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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Ven 22 Avr - 10:23

Google Panda : nouvel algorithme et séisme sur le Web
http://www.pcworld.fr/2011/04/15/internet/google-panda-nouvel-algorithme-seisme-web/514325/
Le nouvel algorithme de classement des résultats de Google crée une onde de choc remarquée sur Internet. Et si les gagnants ne s'en plaignent pas, les sites ayant immédiatement été sanctionnés en visibilité s'inquiètent, voire, accusent...

Nos confrères du Journal du Net reviennent, dans un article étoffé, sur la mise à jour de l'algorithme de Google baptisé Panda qui, introduit depuis peu pour les déclinaisons anglophones du moteur de recherche (et notamment au Royaume-Uni), confirme qu'il bouscule l'ordre établi dans ses résultats comme il l'a d'abord fait aux Etats-Unis. L'idée de Google est claire, peaufiner son algorithme pour dévaluer l'importance des sites de faible qualité et des fermes de contenus, afin de donner plus de visibilité - à l'inverse - aux sites les plus intéressants pour l'internaute. Mais exploitant des outils et un raisonnement mathématiques, les réactions de l'algorithme de Google sont impossibles à anticiper de manière rationnelle. Et si les spécialistes en optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) avaient fini par mettre au point toutes sorties de stratégies pour "mieux ressortir dans Google", ces techniques sont aujourd'hui remises en cause par Panda.

On apprend ainsi qu'à la base de ce nouvel algorithme, Google a mené plusieurs études pour comprendre ce qu'était un site "de faible qualité" pour l'internaute lambda. Les questions utilisées, en vrac, étaient de ce genre : "Donneriez vous votre carte de crédit à ce site ? Donneriez-vous des médicaments venant de ce site à vos enfants ? Pensez-vous que ce site fasse autorité ? Ce contenu serait-il acceptable s'il se trouvait dans un magazine ? Est-ce que ce site vous semble abuser de la publicité ?". Suite à cela, et en ajoutant une reconnaissance des sites "bloqués par les internautes", Google a mis au point le fameux Panda. La méthodologie de Google est bien sûr critiquée par de nombreux acteurs du Web car les dérives du nouvel algorithme sont, pour certaines, difficiles à expliquer.

Des chutes de visibilité dramatiques

Un algorithme qui revoit de fond en comble la manière dont les pages Internet sont traitées par les robots de Google. Résultat, certains sites ont immédiatement perdu la quasi-totalité de leur visibilité, comme c'est le cas du comparateur de prix Ciao.co.uk par exemple (- 94%). Propriété du concurrent Microsoft, Ciao n'hésite plus à accuser Google d'abus de position dominante sur des marchés où le géant de la recherche est devenu acteur (avec Google Shopping en l'occurence). L'impartialité des formules mathématiques de Google est sujette à un questionnement de plus en plus fréquent. Les exemples de ce type seraient nombreux, comme eHow.co.uk, site typiquement cité comme ferme de contenus, qui a perdu 72% de sa visiblilité suite à la mise en place de Panda. Mais aux Etats-Unis, la version américaine de ce même site a changé d'infrastructure suite à l'arrivée du nouvel algorithme, résultat, le changement lui aurait été plutôt bénéfique... On se dit alors que le SEO ne serait pas mort, il aurait juste besoin d'évoluer. Du côté des grands gagnants de cette mise à jour, le Journal du Net cite YouTube (un service Google !) mais aussi eBay ou des sites d'information appréciés comme TechCrunch, Mashable ou The Independant.

Interrogé par le magazine américain Wired à ce sujet, cherchant à savoir pourquoi un site comme Suite101 (réputé pour la qualité de ses contenus) avait été impacté et pas eHow (recensé comme ferme de contenus), un responsable de Google explique : "L'algorithme Panda est très efficace pour trouver les contenus de faible qualité et les sanctionner, mais il doit rester prudent avec les contenus de qualités diverses". On y comprendra surtout que Google peut sanctionner un site qui intègre quelques contenus de faible qualité, même s'il propose un contenu tout à fait original et qualitatif à côté. Tandis que le côté aléatoire de ces sanctions interpelle et met en émois une partie des acteurs du Web qui n'y voit plus clair comme hier. Pour le bien de l'internaute ? De Google ? Des sites qualitatifs ? Questions en suspens, même s'il est clair que l'importance du référencement dans les stratégies Web et les dérives que cela a nourri ces dernières années n'étaient pas moins problématiques.

Panda encourage de nouveaux comportements

Reste que globalement, comme le confirme David Degrelle (agence 1ère Position) interrogé par Journal du net, le nouvel algorithme fonctionne même s'il explique que : "Google Panda a été un tsunami avec de vrais drames et du jour au lendemain, des baisses de trafic pouvant aller jusqu'à 80% de perte en provenance de Google. Ceux ayant mis en place des stratégies de création de contenu de piètre qualité via, entre autres, des méthodes de content spinning qui permettent de générer dynamiquement et à la volée des textes aux contenus uniques". A l'évidence, les répétitions de mots clés, le taux de rebond, l'abus de publicité et l'agrégation de contenus sont des comportements qu'il faudra éviter, ou adopter avec parcimonie, pour ne pas s'attirer les foudres de Google à l'avenir. Un enjeu de taille pour les entreprises qui vivent d'Internet, d'autant plus si elles sont dépendantes des visiteurs en provenance de Google...
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Ven 22 Avr - 19:28

Vie privée : les smartphones Android stockent également les données de localisation
http://www.businessmobile.fr/actualites/vie-privee-les-smartphones-android-stockent-egalement-les-donnees-de-localisation-39760187.htm
Sécurité - Un expert en sécurité a également mis à jour un fichier planqué dans Andrioid qui recense les 50 dernières antennes relais avec lesquelles le terminal a communiqué ainsi que les 200 derniers réseaux WiFi découverts.

Les iPhone sous iOS 4 ne seraient donc pas les seuls à stocker les historiques complets de ses déplacements. Selon un nouvel article du Guardian, un expert en sécurité suédois a découvert que les smartphones Android stockent les allers et venues des utilisateurs de la même manière que le fait l'iPhone.

Il a trouvé un fichier contenant un historique des 50 dernières antennes relais avec lesquelles le terminal a communiqué ainsi que les 200 derniers réseaux WiFi découverts. De quoi dresser un traçage récent de l'utilisateur...

En effet, l'intrusion serait un peu moins importante que sur iPhone puisque ce dernier recense et stocke tous les déplacements pendant un an. Par ailleurs, la différence est que les données sous Android ne seraient pas aussi faciles d'accès que sur l'iPhone, notamment parce que les informations seraient régulièrement écrasées.

Informations transmises ou pas ?

Ces données sont-elles transmises à Google pour affiner par exemple ses offres publicitaires ? Non répond l'expert en sécurité interrogé par The Guardian. Oui, répond au contraire, l'ancien hacker Samy Kamkar interrogé par le Wall Street Journal.

Selon lui, les données de localisation stockées sur Android sont transmises à Google à des intervalles réguliers. Un autre expert indépendant cité par le quotidien américain confirme ces déclarations.

Google France nous confirme "qu'une partie de ces données sont remontées, de manière anonyme, comme sur le Web. Il s'agit d'améliorer la pertinence de nos outils".

Par ailleurs, le groupe nous rappelle que la collecte des informations de localisation ne se fait qu'avec l'autorisation de l'utilisateur. "Si cette autorisation est refusée, aucune collecte n'est effectuée".

De plus, contrairement à Apple, le fichier de donnés n'est copié pas en clair sur l'ordinateur lors de la synchronisation du smartphone. Ce qui est en fait le coeur du problème.

Comme pour Apple, un outil permettant de visualiser graphiquement les informations stockées par son téléphone Android est désormais en ligne.

Si ces données sont transmises, à quoi peuvent-elles servir ? Pour Apple, il s'agit avant tout d'optimiser les applications utilisant la localisation. En effet, dès l'annonce du lancement de l'iPhone 4, et de l'OS qui l'accompagne, Apple avait clairement annoncé la couleur.

"Pour fournir des services de localisations sur les produits Apple, Apple et nos partenaires et licenciés peuvent collecter, utiliser et partager des données précises de votre localisation, y compris l'emplacement géographique en temps réel de votre ordinateur ou de votre dispositif". Voici ce qu'on pouvait lire dans sa politique de confidentialité, modifiée en juin 2010.

Clairement, Apple annonçait qu'il allait collecter de nouvelles données sur les utilisateurs de ses produits, notamment celles concernant leur «emplacement géographique en temps réel». Une collecte effectuée après acceptation de la licence, et étendue aux applications disponibles sur l'Apple Store.

A chaque installation d'une application de ce type, l'utilisateur peut accepter, ou pas, la localisation. En outre, Cupertino avait pris le soin de préciser que ces données seraient anonymes et ne permettraient pas d'identifier tel ou tel utilisateur.

"Ces données de position sont collectées anonymement sous une forme qui ne vous identifie pas personnellement et sont utilisées par Apple et ses partenaires et licenciés pour fournir et améliorer des services et des produits reposant sur la localisation".

Pour autant, dans le cas d'Apple, c'est bien la découverte de la sauvegarde en local et en clair du fichier de logs dans l'ordinateur de l'utilisateur lors de la synchronisation/sauvegarde du mobile qui pose problème.
Ce fichier de données, non crypté, peut être exploité très simplement par n'importe qui, afin de tracer le parcours géographique d'un utilisateur. D'ailleurs, les services de police ne s'en privent pas, selon nos confrères de CNet.com.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Sam 23 Avr - 12:06

Comment et pourquoi votre iPhone vous piste
http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/04/21/01007-20110421ARTFIG00627-comment-et-pourquoi-votre-iphone-vous-piste.php


Le logiciel affiche tous les lieux où l'iPhone est passé.

Le smartphone stocke en mémoire l'historique des déplacements de ses utilisateurs, à leur insu. La Cnil va demander «très rapidement» des explications à Apple.

La démonstration est spectaculaire. En quelques secondes, les utilisateurs d'iPhone peuvent désormais obtenir, grâce à un nouveau logiciel mis en ligne mercredi, une cartographie complète de tous leurs déplacements réalisés au cours des derniers mois avec leur smartphone. Proposé gratuitement par deux universitaires britanniques, le programme «iPhone Tracker» (traqueur d'iPhone) sème l'inquiétude sur les pratiques d'Apple en matière de géolocalisation et de protection des données personnelles. Voici pourquoi.

• Comment fonctionne le logiciel «iPhone Tracker» ?

Ce programme tourne pour l'instant exclusivement sur Mac. Une fois lancé, il affiche sur une carte des cercles de différentes tailles et couleurs qui représentent les lieux où un iPhone ou un iPad 3G ont été utilisés. Ces données de localisation proviennent d'un fichier, appelé «consolidated.db», à l'origine stocké dans la mémoire du smartphone et de la tablette, qui est transféré sur le disque dur de l'ordinateur lors de la synchronisation des appareils. Elles ne peuvent a priori pas être supprimées.

• Que contient cette base de données ?

L'iPhone et l'iPad 3G archivent à intervalles réguliers leur localisation dans cette base de données. On y trouve plusieurs informations, dont la longitude, la latitude et les heures d'utilisation. Ces données sont stockées dans le fichier «consolidated.db» depuis la sortie d'iOS 4, la dernière grande mise à jour du système d'exploitation datant de juin 2010. La localisation n'est pas déterminée grâce à la puce GPS, mais par une triangulation cellulaire. La marge d'erreur est d'une dizaine de mètres en ville à plusieurs kilomètres en zone rurale. Les policiers réclament parfois ces données auprès des opérateurs mobiles pour des enquêtes.

• Pourquoi Apple stocke-t-il ces données dans ses appareils ?

C'est la grande interrogation. En l'état actuel des connaissances, rien ne prouve que ce fichier soit envoyé à Apple par Internet, pour pister en temps-réel les utilisateurs de l'iPhone. D'après Paul Courbis, un ingénieur français qui a découvert l'existence de la base de données dès le mois de septembre 2010, cette base de données pourrait servir à accélérer la localisation du téléphone par GPS. «En effet l'algorithme de détermination de la position GPS se trouve considérablement accéléré si on part d'une position approximative», explique-t-il au figaro.fr. Le scénario d'un fichier cache est aussi privilégié par le blogueur John Gruber, très proche d'Apple.

• Quels sont les problèmes posés par cette base de données ?

Il y a au moins deux problèmes. Par défaut, la base de données n'est pas cryptée. Tous les iPhone peuvent facilement livrer leur historique de localisation dès qu'ils sont connectés à un ordinateur, et potentiellement révéler des informations sensibles, par exemple à un conjoint suspicieux. En outre, il est impossible de s'opposer à cette collecte. «Pour les personnes désireuses de protéger leurs données sensibles, le plus efficace est probablement d'écraser régulièrement le fichier en question avec une version expurgée», explique Paul Courbis. Un logiciel pour les iPhone «jailbreakés» (débloqués) propose de le faire automatiquement.

• Apple exploite-t-il d'autres données de géolocalisation ?

Oui, mais pas de la même manière. Apple récupère ouvertement des données de géolocalisation depuis 2008, et s'en était expliqué devant le Congrès américain l'été dernier (pdf). Lorsque les utilisateurs de l'iPhone font une recherche dans l'application «Plans», ils transmettent par exemple à Apple leurs coordonnées GPS, ainsi que les références des antennes-relais et des points d'accès Wi-Fi aux alentours. Ces données sont anonymes et cryptées, affirme Apple. Elles sont destinées à améliorer son service de géolocalisation et à proposer des campagnes de publicité ciblée.

Le procédé n'est pas réservé à Apple, loin de là. Google récupère des informations similaires sur les téléphones Android grâce à son service «Latitude». En fait, tous les développeurs peuvent obtenir la localisation des téléphones pour enrichir leurs applications, s'ils en font la demande auprès de l'utilisateur. Mais contrairement au fichier découvert dans l'iPhone, cet historique n'est pas stocké sur le téléphone. Et il est théoriquement possible de s'opposer à ces collectes en désactivant la géolocalisation dans les réglages de son mobile.

• Cette base de données est-elle légale ?

«Si les données ne sont pas envoyées à Apple ou à un tiers, ce n'est pas illégal», explique Bertrand Pailhès, ingénieur expert de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), interrogé par lefigaro.fr. En revanche, «l'information des utilisateurs et la sécurité des sauvegardes sont insuffisantes», juge-t-il. La Cnil va donc se rapprocher «très rapidement» d'Apple pour obtenir des explications. Elle souhaite en savoir davantage sur la finalité de cette base de données et sur les outils qui peuvent être mis à disposition des internautes pour la gérer. Le mois dernier, la Cnil avait déjà sermonné Google pour un défaut d'information dans son service «Latitude». Aux États-Unis, un sénateur a également demandé jeudi des explications à Apple.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Sam 23 Avr - 12:09

Le Panda de Google sème la terreur sur le web britannique
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/le-panda-de-google-seme-la-terreur-sur-le-web_252469.html
Après les Etats-Unis, c'est au Royaume-Uni, depuis mardi 12 avril, que Google a déployé la mise à jour de son algorithme nommée Panda. Annoncée et mise en place aux Etats-Unis en début d'année 2011, elle vise à lutter contre les spams et les doublons dans le moteur de recherche, et en particulier contre les fameuses "fermes de contenus". Le but, comme expliqué sur le blog officiel du groupe : mettre en avant les sites de qualité et les contenus originaux.

Spams, doublons, fermes de contenus : mettre fin à la pollution du net

Spam, doublons, fermes de contenu, autant de pratiques qui perturbent la qualité des résultats sur le moteur de recherche. Depuis quelques années, certains sites ont profité des failles du système pour se faire de l'auto promotion, par exemple en dupliquant des contenus pour s'accaparer les premières places dans les résultats de requêtes, ou en publiant un très grand nombre de pages, commandées à des rédacteurs extérieurs dont la charge est d'intégrer le plus de mots clefs possible, correspondant aux requêtes les plus populaire moteur. C'est ce que font les fermes de contenu. Mais souvent ces pages sont décevantes pour les internautes et ne répondent pas à leur recherche. C'est pourquoi Google considère qu'elles viennent polluer ses résultats.

Panda fait des dégâts au Royaume-Uni...
Si Matt Cutts, porte-parole SEO de Google avait annoncé que l'impact de la mise à jour Panda sur les autres pays serait plus faible que sur les Etats-Unis, les chiffres semblent montrer le contraire. Depuis mardi, selon les statistiques de Searchmetrics, certains sites britanniques ont vu leur visibilité chuter de plus de 90%. C'est notamment le cas des sites Ciao, Dooyoo, Qype et Airfaresflights. Les autres grands perdants britanniques sont les sites de coupons, ces sites qui permettent d'obtenir diverses réductions grâce à la saisie d'un code. Voucherstar, site de coupon spécialisé dans le voyage en ligne a perdu la quasi totalité de sa visibilité -99,6%. Wikio, l'agrégateur de contenus d'origine française également actif outre-Manche, n'a pas été épargné et a perdu presque 91% de sa visibilité. eHow, un site du groupe Demand Media, la ferme de contenus la plus connue, a perdu 72%.

...mais aussi des heureux
Le référencement de certains site à lui été amélioré par la mise à jour Panda. Parmi eux, pas de réel outsider car ils sont tous ou presque des sites de référence. Le site d'enchères Ebay a depuis mardi vu sa visibilité augmenter de 42% tandis que celle du site high-tech Techcrunch a pris +41%. La visibilité de Blogspot a elle augmenté de presque 23%, celle de Youtube et Vimeo de 19%.

Pourquoi ces sites là sortent-ils gagnants après le choc Panda ? Selon Searchmetrics, ce n'est pas une surprise car ce sont ceux sur lesquels les internautes passent le plus de temps.

Reste le doute sur certains sites qui pourraient être privilégiés. En mars dernier en effet, Google avait admis lors du salon sur le search marketing SMX West, faire usage de "listes blaches" de sites intouchables, qui échappent à certaines évolutions de son algorithme.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Dim 1 Mai - 9:46

Le Web 2.0 est-il mort ?
http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20110429trib000618688/le-web-2.0-est-il-mort-.html
La cour d'appel a créé une nouvelle obligation pour les hébergeurs de contenus : une fois notifié, tout contenu illicite doit être supprimé. Maître Gaëtan Cordier, avocat associé chez Dewey & LeBoeuf, fait le point sur cette obligation.

La loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004 est claire : les prestataires techniques Internet (hébergeurs de blogs, de plates-formes vidéo, d'encyclopédies collaboratives, de ventes aux enchères, etc.) n'ont aucune obligation de surveiller a priori les contenus qu'ils hébergent à la demande de tiers. Leur responsabilité ne peut être engagée que si un contenu illicite (une contrefaçon par exemple) leur a été notifié (par le titulaire des droits d'auteur sur un film par exemple) sans que ces prestataires Internet n'aient agi rapidement pour en interdire l'accès. En décidant, le 17 février, que la responsabilité de Dailymotion ne pouvait être engagée pour l'hébergement du film « Joyeux Noël » mis en ligne par un tiers, l'hébergeur ayant supprimé rapidement l'accès après réception d'une notification conforme à la loi, la Cour de cassation vient de confirmer ce principe.

Ce principe est essentiel car il assure l'équilibre entre, d'un côté, les « titulaires de droits » qu'ils soient d'auteur, de marque ou d'image et, de l'autre, les acteurs du Web participatif dit « 2.0 » (YouTube, Dailymotion, etc.). Les premiers peuvent ainsi faire protéger leurs intérêts légitimes. Les seconds, dès lors qu'ils hébergent en toute neutralité les contenus fournis par les internautes, n'ont pas à surveiller ou à filtrer les contenus mais à supprimer rapidement l'accès aux contenus illicites qui leur sont signalés.

À l'inverse de cet arrêt de la Cour de cassation, la cour d'appel de Paris a rendu, le 14 janvier 2011, quatre arrêts qui semblent ajouter à ce principe fondamental la règle dite du « take down, stay down » revenant à imposer de fait aux hébergeurs Internet un filtrage général. Dans ces affaires de diffusion litigieuse de films et documentaires, elle a retenu la responsabilité du site Google Vidéos pour n'avoir pas « mis en oeuvre tous les moyens techniques en vue de rendre l'accès à ces contenus impossible... [et] en vue de rendre impossible une nouvelle mise en ligne ». Concrètement, la cour d'appel crée ainsi une nouvelle obligation pour les hébergeurs : ils devraient supprimer un contenu illicite une fois celui-ci notifié (le « take down »), ce que prévoit la loi, mais aussi surveiller et filtrer tous les contenus après une notification unique afin d'empêcher toute nouvelle mise en ligne (le « stay down »), et cela, sans besoin d'une nouvelle notification et sans limite dans le temps.

En introduisant cette obligation qui ne figure pas dans la loi, ces jugements comportent des dangers multiples. Cela reviendrait à imposer aux hébergeurs de filtrer et analyser tous les contenus qui leur sont fournis par des tiers sur simple demande d'un tiers. Et donc à s'équiper, pour filtrer ces millions de documents, de technologies spécifiques dont la loi ne les oblige pas à se doter. Des technologies qui, en outre, ne permettent pas de « bloquer » tous les contenus : ainsi, il n'est pas possible d'identifier un article ou blog « diffamatoire » ou bien de « filtrer » des vidéos ou des images simplement référencées sur les moteurs de recherche. La « surveillance » imposée par certains tribunaux obligerait donc, dans certains cas, à une analyse humaine de centaines de millions de pages et données circulant sur le Web, ce qui est à l'évidence une pure vue de l'esprit.

Revenons à la raison : le cadre légal européen et la loi de 2004 sur l'économie numérique posent en principe l'absence d'obligation de surveillance ou de filtrage a priori des contenus par les hébergeurs. Vouloir leur faire tenir ce rôle au fil de notifications ponctuelles (et parfois abusives) serait contraire à la lettre et à l'esprit de loi mais aussi à la simple raison, puisque cela reviendrait à transformer les hébergeurs en censeurs généraux et aveugles des contenus du Web. Le 14 avril, l'avocat général de la CJUE (aff. C-70/10) a par ailleurs conclu que le cadre légal communautaire mais aussi la Convention européenne des droits de l'homme s'opposent à ce qu'un juge puisse ordonner aux prestataires techniques Internet la mise en place de mesures de « filtrage » générales et préventives et sans limitation de temps, afin d'identifier et « bloquer » la communication d'oeuvres sur Internet. Plus encore, alors que l'association Reporters sans Frontières vient de mettre sous surveillance la France (désormais au même rang que la Thaïlande et l'Érythrée) parce que la liberté sur Internet y est insuffisante, le droit à l'information et la liberté d'expression méritent encore plus d'être protégés, dans le respect de la loi de 2004.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Jeu 5 Mai - 18:59

Intel espère révolutionner les processeurs grâce à la 3D
http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/05/05/01007-20110505ARTFIG00641-intel-espere-revolutionner-les-processeurs-grace-a-la-3d.php

Intel travaille depuis dix ans sur ces transistors 3D. Crédits photo : JUSTIN SULLIVAN/AFP

Le groupe américain a mis au point une nouvelle architecture en trois dimensions, qui permet de concevoir des puces plus rapides et économes en énergie. Des qualités indispensables pour s'implanter sur le marché des smartphones et des tablettes tactiles, dominé par ARM.

Intel prend de la hauteur pour se faire une place dans le marché des smartphones et des tablettes tactiles. Mercredi soir, le groupe américain a annoncé le lancement d'une nouvelle génération de processeurs fabriqués en trois dimensions, qui doit lui apporter de plus grandes performances sans augmenter la consommation d'énergie. «Nous avons une fois de plus réinventé le transistor», s'est félicité Paul Otellini, le PDG d'Intel.

Les transistors s'apparentent à des interrupteurs. Ils étaient jusqu'à présent constitués d'un empilement de couches en deux dimensions. La partie supérieure joue le rôle d'une «porte», qui laisse passer ou bloque le courant entre deux composants des couches inférieures, la source et le drain. Mais à mesure que la taille des transistors s'est réduite à quelques nanomètres, les matériaux conducteurs entre ces éléments se sont eux aussi affinés, aggravant les risques de fuite de courant. Pour y remédier, cela nécessitait d'augmenter la consommation.

Le coût de développement maîtrisé
Face à ce défi, Intel a donc modifié son procédé de fabrication, en enchâssant une fine partie de la couche inférieure dans la «porte» située au dessus (voir le graphique ci-dessous). Ainsi, le contrôle du courant peut s'effectuer sur trois tranches de cette ailette, au lieu d'une seule. «Cela permet la transmission d'autant de courant que possible lorsque le transistor est en mode actif (dans un souci de performances) et aussi proche de zéro que possible quand il est en mode éteint (pour limiter la consommation électrique)», explique Intel.


Avec cette nouvelle architecture, le contrôle du courant s'effectue sur trois tranches (en jaune).

Si Intel a présenté hier cette avancée comme une révolution, les transistors en trois dimensions ne sont en fait pas une idée nouvelle. Ils étaient déjà à l'étude au début des années 2000 dans ses laboratoires (voir pdf: http://download.intel.com/technology/silicon/tri-gate_paper_VLSI_0606.pdf) et chez certains de ses concurrents, dont IBM. Mais il a fallu attendre près de dix ans pour que la technologie puisse aboutir jusque dans les ordinateurs, sans augmenter le coût de production de plus de 2 à 3%.

D'abord pour les PC et les serveurs
Les premiers processeurs intégrant des transistors «Tri-Gate» seront fabriqués en grande série d'ici à la fin de l'année. Connus sous le nom de code «Ivy Bridge», ils seront gravés à 22 nanomètres au lieu de 32 actuellement. «De même que les gratte-ciel permettent aux urbanistes d'optimiser l'espace disponible en construisant en hauteur, la structure du transistor 3D Tri-Gate constitue un moyen de gérer la densité», plaide Intel. De quoi respecter la loi de Moore, qui prévoit que le nombre des transistors double tous les deux ans.

Les nouvelles puces seront d'abord destinées aux ordinateurs de bureaux, aux PC portables et aux serveurs. Les microprocesseurs pour les appareils mobiles arriveront dans un second temps. C'est pourtant sur ce marché que l'innovation d'Intel est la plus attendue. Le groupe américain y est en effet supplanté par les puces conçues autour de l'architecture du britannique ARM. Bien mieux taillées pour les économies d'énergie que les processeurs x86 d'Intel, elles équipent aussi bien l'iPhone, l'iPad que les téléphones Android.

«Le fait que les processeurs x86 aient les premiers accès à la technologie des transistors en 3D aidera probablement à surmonter leur handicap par rapport à ARM dans l'optimisation [des composants] pour les faibles consommations», confirme dans une note l'analyste Doug Freedman, de Gleacher & Co. «Cela ne va pas changer la donne, mais ravivera l'opposition entre ARM et les puces x86», poursuit-il. Selon l'analyste Gus Richard de Piper Jaffray, Intel pourrait du reste se rallier en parallèle à l'architecture ARM pour se faire plus rapidement une place dans les appareils mobiles d'Apple.
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Message  ivo le Lun 9 Mai - 9:20

Pourquoi Intel a inventé le premier transistor 3D
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/pourquoi-intel-a-invente-le-premier-transistor-3d_254940.html
Le nouveau transistor Tri-Gate équipera toutes les puces d'Intel à partir de 2012 et sera plus rapide, moins gourmand en énergie mais aussi plus cher - de 10% - à produire que la génération actuelle. Les explications exclusives d'un des inventeurs.


Le nouveau transistor 3D Tri-Gate de 22 nanomètres inventé par Intel
Intel

C'est la plus importante annonce de l'année pour Intel, qui la qualifie même d'historique. Selon le fabricant, le nouveau transistor Tri-Gate, dévoilé mercredi à San Francisco, lui permet de creuser l'écart avec ses concurrents en matière de performances et d'économies d'énergie.

Une prouesse qui s'avère nécessaire si Intel veut espérer rivaliser avec ARM sur le marché des puces pour smartphones. "Notre architecture X86 est aussi capable que celle d'ARM. Et avec Tri-Gate, nous allons pouvoir fabriquer une puce à très faible consommation adaptée au marché du mobile", affirme Dadi Perlmutter, responsable pour le développement des puces X86 (mobile, PC et serveur) chez Intel. Pourtant, les premiers processeurs Atom équipés des transistors Tri-Gate ne sont pas attendus avant la fin 2012, au plus tôt.

Décryptage avec Mark Bohr, l'un des inventeurs du transistor Tri-Gate chez Intel, interrogé en exclusivité pour LExpansion.com.

Les transistors 3D. C'est vraiment nouveau?

On a commencé à en parler en 2002. A l'époque, c'était une idée ingénieuse, mais qui n'était pas réalisable. Il nous a fallu presqu'une décennie pour prouver que l'on peut fabriquer de tels transistors en volume et à bon marché.

En quoi ce transistor Tri-Gate est-il révolutionnaire?

C'est la première fois en plus de 50 ans que l'on modifie l'architecture même du transistor. Jusqu'à présent, les transistors dits MOS étaient "plats", rangés les uns à côté des autres. Avec Tri-Gate, on est désormais capable de les empiler. L'avantage est que nous aurons un meilleur contrôle sur la consommation d'énergie du processeur, puisqu'il sera possible d'allumer et d'éteindre une "pile" de transistors quasi-instantanément. Ce qui rendra les puces encore plus rapides, tout en réduisant les fuites de courant. Or ces déperditions sont un des gros problèmes à mesure que vous réduisez la taille des transistors, de 32 nanomètres à 22 et plus tard à 14.

La simple miniaturisation des transistors permet déjà ce bond en performances. En quoi est-ce différent avec cette prochaine génération?

Effectivement, si nous avions simplement réduit les transistors d'aujourd'hui de 32 à 22 nanomètres, on aurait obtenu un gain de performances de moins de 20%. Avec Tri-Gate, on atteint près du double! En fait, on a réussi à dépasser la loi de Moore qui veut que les performances d'une génération à une autre doublent tous les 18 mois. Avec cette invention, nous avons désormais plus de 4 ans d'avance sur nos concurrents les plus proches (GlobalFoundries, IBM, Samsung et TSMC, NDLR). C'est énorme. Surtout que cette technologie sera aussi utilisable lorsque l'on passera à un pas de 14 nanomètres, dans quelques années.

Où verrons nous apparaître ces nouveaux transistors?

Tri-Gate sera dans tous les puces d'Intel à partir du début de l'année prochaine. Avec Tri-Gate, une page est définitivement tournée puisque c'est la fin des transistors MOS. Même si les processeurs pour PC et serveurs seront les premiers à utiliser ce nouveau transistor, ce sont les puces Atom qui bénéficieront des importantes réductions de consommation de Tri-Gate.

Ces transistors 3D coûteront-ils plus chers?

Ils seront plus cher à fabriquer, d'environ 10%, par rapport à la génération actuelle. Mais on pourra réutiliser la majorité de nos outils de fabrication pour produire Tri-Gate.

Faut-il alors s'attendre à une augmentation du prix des puces?

C'est encore trop tôt pour vous répondre.
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Message  ivo le Lun 9 Mai - 9:41

Mini taille et mini prix pour l'ordinateur Raspberry Pi
http://www.20minutes.fr/article/720373/mini-taille-mini-prix-ordinateur-raspberry-pi

Le Raspberry Pi est un mini ordinateur à peine plus gros qu’une clef usb à 25$. Que cache-t-il derrière ses quelques centimètres de long? Et à qui s’adresse-t-il?


Il embarque un microprocesseur ARM 11 cadencé à 700MHz, 128Mo de SDRAM, un port HDMI, un port USB et tourne sous Linux Ubuntu. Le mini ordinateur a été conçu par le britannique David Braben.

Il est capable de décoder des vidéos 1080p et dispose aussi d’un connecteur pour y relier un APN pouvant avoir une résolution de 12MPixels. Il est également compatible avec OpenGL ES2.0 qui permet de gérer la 3D dans des applications.

Mais le plus incroyable dans cette histoire, c’est donc qu’il aimerait que son Raspberry Pi soit commercialisé à 25$. Son cheval de bataille est de permettre aux jeunes d’apprendre l’informatique.

Avec un port ethernet en plus et peut-être donc pour un prix légèrement supérieur, il pourrait par ailleurs aider à réduire la fracture du numérique qui prive encore de nombreuses personnes d’accéder à la “société du numérique”.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Ven 13 Mai - 9:51

Internet, arme de liberation à double tranchant selon Amnesty
FRANCE INFO - 05:15
L’organisation internationale publie son rapport annuel, qui a quelque chose d’un inventaire à la Prévert - excepté qu’il ne fait que pointer du doigt un certain nombre de dérives en matière de libertés. On parle du rôle des réseaux sociaux pendant les révolutions arabes, mais pas que : tous les pays, même ceux dits développés, en prennent pour leur grade - détenus sans procès à Guantanamo, la France épinglée pour sa répression à l’encontre des migrants...
Tout le monde s’en souvient : les révolutions arabes de l’hiver n’auraient sans doute pas rencontré le même écho si les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, n’y avaient pas contribué. D’ailleurs, l’une des dernières mesures de Moubarak en Egypte aura été de couper Internet...

Internet, arme de libération massive ? Pas si sûr, analyse Amnesty international dans son rapport annuel. “Il faut également garder à l’esprit que cela donne aux gouvernements l’opportunité de réprimer la population”, écrit l’organisation. “Les gouvernements se battent pour reprendre l’initiative ou pour se servir de cette technologie contre les militants”.
Ainsi, en Egypte, Vodafone s’était-il plaint d’avoir été obligé de diffuser des messages pro-Moubarak. Actuellement, la Libye se sert “de manière systématique de l’internet et des médias sociaux très sophistiqués afin de réprimer la population”.

En Chine, où le contrôle de l’Internet est déjà très serré, les autorités sont en train, selon Amnesty, de renforcer la répression des militants. Et d’intensifier leur contrôle de la Toile.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Mar 17 Mai - 19:03

Un e-G8 initié par Nicolas Sarkozy : mais pour quoi faire?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/980;un-e-g8-initie-par-nicolas-sarkozy-mais-pour-quoi-faire.html
Pour la Quadrature du Net - une organisation de défense des droits des internautes - ce premier G8 du Net est "un écran de fumée". Christopher Ramoné ne va pas aussi loin, mais émet tout de même de sérieux doutes. Sélectionné et édité par Hélène Decommer

Temps de lecture : 2 minutes

Nicolas Sarkozy a confirmé via son compte Facebook avoir invité le gratin du Web pour son e-G8, avec notamment les patrons de Facebook, Amazon et Google. Ce fameux sommet mondial de l'Internet aura lieu les 24 et 25 mai prochain au jardin des Tuileries, à Paris.



Ce n'est pas tant les présences des dirigeants Eric Schmidt (Google), Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon) ou encore Stéphane Richard (France Télécom) qui intéressent là, mais plutôt le projet porteur de ce sommet mondial, et son but.

Sur sa page Facebook, le Président déclare que le sommet sera l'occasion de discuter autour de "toutes les questions liées à l'Internet". On se souvient qu'il y a peu, Nicolas Sarkozy prônait avec force sa volonté d'avoir "un Internet civilisé". Va-t-il vouloir mettre les points sur les "i" avec les grands leaders du Web et ainsi imposer une ligne de conduite ?

Ou bien veut-il s'ouvrir à un secteur très discuté sur la Toile et qui s'oppose régulièrement aux annonces venant du gouvernement (Hadopi principalement), pour mieux connaître les attentes des leaders ainsi que leurs internautes ?

On se souvient également que Lionel Tardy voyait à l'époque "une avancée importante" concernant l'idée de ce G8, alors que d'autres comme Paul Da Silva criait à la "mascarade".

Force est de constater que l'on attend finalement beaucoup de choses de ce rassemblement. On aimerait qu'il ne ressemble pas un super tapis rouge façon "le Cannes du web 2.0", où l'on survole les sujets brûlants. Parmi eux, la sécurité et la place, par exemple, d'un Facebook dont aujourd'hui on peut bloquer les comptes, si l'utilisateur se rend compte de menaces ou de harcèlement. Un endroit où les internautes se demandent comment ne pas tomber dans la dérive, ou comment protéger les plus jeunes face aux dangers du réseau social, sans forcément accuser le géant Facebook.

Le contrôle des internautes est aussi en question, comme par exemple le filtrage des données personnelles, à des fins publicitaires, parfois abusives.

Enfin se pose aussi la question du culturel sur le Web, des livres en libre-consultation sur Google à la place Wikipédia, souvent critiqué sur ses erreurs venant des internautes donateurs d'informations. On sait aujourd'hui que le monde de l'Internet est devenu rapide et diversifié, pluriel à souhait, toujours difficile à contrôler, et les progrès ne cessent de s'accumuler, d'où le redoublement de questionnements à propos des frontières et de la force du Web.

Mais Nicolas Sarkozy va-t-il aussi évoquer Hadopi et le téléchargement illégal sur Internet, puisqu'il invite aussi des gros poissons américains ? Comment éviter le piratage sur la Toile et relancer une industrie du disque et protéger les droits d'auteurs ? Autant de questions chères au Président qui veut persister dans sa politique "juste et civilisée", que beaucoup voient plutôt comme "coloniale". Pas sûr que ce sujet aura sa place lors de ce sommet, surtout lorsque l'on entend Maurice Lévy, patron de Publicis, déclarer qu'il sera question "de voir comment Internet, le numérique et la communication mobile peuvent accélérer la croissance dans les pays développés."

Avec ce sommet, on se demande réellement si cela aura un impact sur la politique globale en matière de gouvernance et d'économie numérique, aussi bien au niveau national qu'international. La réponse dans deux petites semaines...

On sait déjà que les chefs d'Etats réunis à Deauville pour le véritable G8 adopteront une "déclaration" pour le lendemain de ce sommet, et que le ministère de l'Industrie et l'économie numérique devrait plancher sur des possibles mises en œuvre à l'initiative d'Eric Besson.

>>>>>>>>>>>>
Nicolas Sarkozy impose sa vision d'"un Internet civilisé" à Bernard Kouchner
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20101021.OBS1627/nicolas-sarkozy-impose-sa-vision-d-un-internet-civilise-a-bernard-kouchner.html
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Jeu 19 Mai - 8:42

Un logiciel pour authentifier les photos du Web
JÉRÔME COLOMBAIN - 06:10
Une entreprise française a mis au point un logiciel capable de détecter les photomontages.
Ecoutez cette chronique (2'05")

Début mai, après la mort d’Oussama Ben Laden, une photo fait le tour du Web. Elle représente le leader d’Al Qaeda mort, le visage a moitié enfoncé. Image choc sauf que… cette photo est un "fake", comme on dit sur Internet, c’est à dire une photomontage.

Pour détecter ce genre de trucages, une société française a mis au point un logiciel. Baptisé Tungstène, ce programme permet d’analyser une image pour savoir si elle est authentique . Une sorte de détecteur de mensonge des images.

Comment ça marche ? "Le logiciel analyse la photo d’un point de vue purement mathématique", explique son créateur, Roger Cozien, ingénieur, ancien gendarme et responsable de la société Exo Makina. Le programme ne regarde pas l’aspect visuel de la photographie mais les données informatiques qu’elle contient. Sur la photo de Ben Laden, le programme a révélé qu’il y avait traces de deux capteurs photographiques ce qui prouvait que deux images avaient été assemblées.

Tungstène est utilisé par l’Agence France Presse pour détecter les fausses images comme celle de Ben Laden mais également parfois pour authentifier des clichés. Marielle Eudes, responsable du service photo de l’AFP, explique que l’agence y a recours environ une fois par jour. La dernière fois, c’était avant-hier pour vérifier l’authenticité d’une photo de Dominique Strauss Kahn prise à New York par un iPhone - cliché qui s’est d’ailleurs révélé vrai.

Pas question, pour autant, de passer toutes les photos de presse au détecteur. Le procédé est long, complexe et fait appel à des connaissances techniques très pointues. Initialement, ce programme a été mis au point pour les pouvoirs publics. Il est d’ailleurs utilisé un service de renseignements du ministère de la Défense.

La société Exo Makina recherche aujourd’hui des partenaires financiers pour continuer à améliorer cette innovation 100% française qui serait unique au monde.

Problème : Tungstène coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros et pour l’instant il n’est pas question d’en développer une version grand public. Il y a donc peu de chance pour que l’on puisse s’amuser à vérifier nous-mêmes l’authenticité de toutes les photos que l’on voit sur le Web ou dans les magazines…
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Sam 21 Mai - 19:56

Google contre les bases de données de reconnaissance faciale
http://www.minutebuzz.com/2011/05/21/google-contre-les-bases-de-donnees-de-reconnaissance-faciale/
Lors de la conférence « Big Tent » sur le respect et la vie privée sur Internet, l’ex-PDG et actuel Executive Chairman de Google, Eric Schmidt a déclaré être formellement contre les bases de données de reconnaissance faciale.

Bien que cela devienne une possibilité technique indéniable, il est « peu probable » que Google s’aventure dans l’entreprise « sinistre » d’archiver des données qui permettraient de savoir si oui ou non une personne sur deux photos différentes est bien la même. Cependant, si Google assure ne pas vouloir participer à un tel système, il n’est pas impossible de voir d’autres entreprises tenter de mettre en place un service de reconnaissance faciale.

Inquiet de la tournure que prend la sécurité sur Internet, Eric Schmidt a notamment reproché à la France de mettre en place des lois « idiotes« , trop contraignantes et qui empêchent l’innovation. La principale mise en cause : la loi LCEN, de conservation des données. Elle impose aux fournisseurs de services de conserver les noms d’utilisateur et mots de passe des internautes pendant un an et ce dans le cas où les autorités françaises en auraient besoin.


Google est résolument opposé au filtrage du web
http://www.numerama.com/magazine/18855-google-est-resolument-oppose-au-filtrage-du-web.html
Google ne restera pas inactif face aux législations anti-piratage. Si le moteur de recherche ne conteste pas la lutte contre le téléchargement illégal par les ayants droit, il s'oppose à l'utilisation de moyens techniques disproportionnés qui pourraient constituer de dangereux précédents sur Internet. Pour Google, c'est la liberté d'expression qui se joue en toile de fond.


La lutte aveugle contre le piratage ne trouvera aucun soutien chez Google. C'est le message qu'a tenu à faire passer Eric Schmidt, président exécutif du géant américain, lors d'une conférence sur la vie privée organisée à Londres. Pour lui, les tentatives gouvernementales de bloquer les sites illicites pourraient constituer un "désastreux précédent" et porteraient gravement atteinte à la liberté d'expression.

"Si une loi qui requiert le blocage au niveau du DNS est adoptée par les deux chambres du Congrès et est signée par le président des Etats-Unis, alors nous la combattrons si nous sommes en désaccord avec elle" a expliqué Eric Schmidt au cours de son intervention. Le président exécutif de Google a ajouté que son groupe ne donnera pas pas suite aux requêtes formulées par des tierces parties.

L'intervention d'Eric Schmidt survient dans un contexte où le législateur américain tente d'offrir de nouvelles armes aux autorités pour combattre le piratage et la contrefaçon. L'ancien patron de Google a sûrement en mémoire la dernière proposition de loi de ce genre, baptisée Protect IP Act. Celle-ci vise à faciliter la chasse des sites étrangers accusés d'enfreindre la propriété intellectuelle.

La question du blocage des sites web est également posée au Royaume-Uni. Le régulateur britannique des télécommunications, l'Ofcom, a été invité par le gouvernement à examiner la Digital Economy Act, dont certaines dispositions sont calquées sur le modèle de la riposte graduée française. L'autorité doit ainsi déterminer la faisabilité et l'efficacité du blocage des sites illégaux.

L'ancien directeur général de Google a mis en garde les gouvernements qui cherchent des solutions simples à des problèmes complexes. Le blocage d'un site web au niveau du nom de domaine semble une solution attrayante, mais elle risque surtout d'introduire un précédent fâcheux. Un tel gouvernement aurait alors fait un pas dans la mauvaise direction, au risque de ressembler à la Chine.

En France, la situation n'est pas plus idéale même si le moteur de recherche a gagné récemment un répit. Au début du mois, la cour d'appel de Paris a considéré que le Google n'a pas à bloquer la suggestion de termes spécifiques lors des requêtes formulées par les internautes. Le SNEP, un syndicat de l'industrie musicale, voulait obtenir le blocage de "torrent", "RapidShare" ou encore "MegaUpload".

"L'échange de fichiers contenant des oeuvres protégées notamment musicales sans autorisation ne rend pas ces sites en eux-mêmes illicites", a ainsi expliqué l'arrêt de la cour d'appel de Paris. "C'est l'utilisation qui en est faite par ceux qui y déposent des fichiers et les utilisent qui peut devenir illicite". La suggestion automatique de ces sites ne peut générer une atteinte [...] que si l'internaute se rend sur le site suggéré et télécharge effectivement un fichier protégé.


La confidentialité n'intéresse que «l'élite» d'après Google
http://www.linformaticien.com/actualites/id/20722/la-confidentialite-n-interesse-que-l-elite-d-apres-google.aspx
L'ancien CEO de Google, Eric Schmidt, a fait une déclaration choc sur la vie privée lors d'une interview au London Evening Standard.

Dans les colonnes du journal, il évoque le récent scandale d'espionnage des données de géolocalisation par les smartphones Android, et affirme qu'il n'y a que les «élites» qui se préoccupent du respect de la vie privée. Ce genre de questions relatives aux données personnelles n'intéressant pas «Monsieur tout le monde».

Pourquoi ? Parce que les utilisateurs moyens des technologies de Google s'en fichent, selon lui. Sous-entend-t-il qu'ils sont moins informés et plus crédules ? Ou au contraire plus sensés ? Mystère.

Plus loin, il s'exprime à propos des recherches non anonymisées (avec des IP conservées jusqu'à 18 mois) : «La croissante ''interconnectivité'' des technologies de l'information signifie que de plus en plus de données vont être enregistrées. Sur ce point, il n'y a pas de réponse philosophique parfaite, il n'y a que des compromis pragmatiques ».

Ces déclarations vous choquent-elles ? Pourquoi ?
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Re: internet , technologie, ...

Message  Lib le Sam 21 Mai - 21:24

Des débats à la sarko.

Non par devant et déjà en place.

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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Lun 23 Mai - 19:21

e-G8 : Paris déroule le tapis rouge pour les géants de l’internet.
http://www.yeca.fr/44995-e-g8-paris-deroule-le-tapis-rouge-pour-les-geants-de-linternet.html


Paris, la France accueille les grands de l’internet le 24 et 25 mai 2011. Ainsi en guise de préparation du sommet des chefs d’États et de gouvernement la France, Président en exercice du G8 déroule le tapis rouge aux géants de l’internet. Le président Français Nicolas Sarkozy convie à sa table les plus grands noms du web histoire de se faire une nouvelle image sur internet. L’événement qui aura lieu le mardi et le mercredi de ce mois sera organisé par Publicis. Ainsi, le forum de deux (2) jours sera ouvert par le président Nicolas Sarkozy et aura comme hôtes entre autre le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, Schmidt de Google, E-bay ou Besoz de Amazon. Ces derniers réputés dans le monde de l’internet auront la tâche de défendre leurs visions de l’internet mais aussi de parler des actes à promouvoir pour améliorer son développement. Et selon le programme annoncé il y aura des ateliers sur ” l’économie de la culture à l’ère du numérique” ; “l’internet et la croissance économique” mais surtout sur “la régulation du web”. Ainsi au menu de ce forum tant attendu il y aura beaucoup de débats, tables rondes afin de revisiter les différentes facettes du numérique et aider les chefs d’États dans leurs réflexion sur la question de l’internet. Et vous vous en pensez quoi : faut il ou pas réguler le web ?


eG8, le coup de com' numérique de Nicolas Sarkozy ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110523.OBS3774/eg8-le-coup-de-com-numerique-de-nicolas-sarkozy.html

Le forum réunissant mardi les géants du web mondial sera l'occasion pour le chef de l'Etat de faire oublier ses frasques à répétition sur l'"Internet civilisé".

Tout le gratin de l'Internet mondial se réunit à Paris, mardi 24 et mercredi 25 mai, pour un "eG8" dont les conclusions doivent "nourrir le G8 de Deauville".

Un forum réclamé par Nicolas Sarkozy mais qui laisse septique après les déclarations à répétition du chef de l'Etat qui souhaite y promouvoir son idée d'"Internet civilisé".

De Facebook à Google en passant par Amazon et e-Bay, tous les grands noms d'Internet se retrouvent pour une série de tables rondes et d'ateliers afin d'échanger sur leur vision du web et le modèle économique à mettre en place pour assurer son développement et sa pérennité.

A l'issue du forum, une délégation d'intervenants portera à Deauville un résumé des débats pour "faciliter la réflexion des chefs d'Etat", a indiqué le patron de Publicis, Maurice Lévy, chargé par l'Elysée d'organiser ce sommet. "Le contenu des échanges sera rapporté aux chefs d’État et de gouvernements du G8", renchérit Nicolas Sarkozy.

"Ce eG8 n'est qu'un écran de fumée"

Une promesse à laquelle ne croit pas la Quadrature du net. "Comme pour le G8, cela fait plusieurs semaines que les conclusions ont été négociées et le texte final bouclé", estime Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation de défense des droits des internautes, interrogé par Le Nouvel Observateur.

"Ce eG8 n'est qu'un écran de fumée. Il sert de blanchiment politique pour un Nicolas Sarkozy qui veut faire croire qu'il a changé vis-à-vis de l'Internet, et il sert à cacher la tendance lourde de censure du web par les gouvernements des grandes puissances", affirme-t-il.

Le blogueur et cyber-activiste Cory Doctorow poursuit : "C'est une tentative de manipuler les gens qui s'intéressent à Internet", lance-t-il sur BoingBoing après avoir décliné l'invitation.

Le retour de l'Internet civilisé

"Depuis 4 ans, Nicolas Sarkozy agite la notion d''Internet civilisé' mais, en vue de 2012, il cherche à s'attirer les faveurs des internautes avec des discours comme celui du Conseil national du numérique", analyse Jérémie Zimmermann.

En janvier, le chef de l'Etat évoquait encore le eG8 comme la possibilité de "mettre sur la table une question centrale : celle de l'Internet civilisé".

Le blog G8 vs Internet enfonce le clou : "Nicolas Sarkozy a convié les dirigeants du monde à un sommet visant à oeuvrer pour un 'Internet civilisé'. Leur objectif est d'établir la censure et le contrôle, attaquant ainsi la liberté d’expression et d’autres libertés fondamentales".

Pour autant, au programme du eG8, pas d'affichage clair de cette notion d'"Internet civilisé". "L'Internet civilisé ne sera pas le thème de cet eG8", assure-t-on chez Publicis au Nouvel Observateur, renvoyant au slogan "Internet : accélérateur de croissance".

Les débats et ateliers tourneront surtout autour de problématiques économiques (croissance économique, développement des réseaux, propriété intellectuelle...) et sociétales (éducation, vie privée...).

Pourtant, à la mi-mai, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand rappelait "le thème" du eG8 : "civiliser Internet".

"Une série de monologues"

Reste que le eG8 peut difficilement déboucher sur des annonces concrètes au niveau mondial. "Dans la pratique, on risque d'assister à une série de monologues car les différences de vues entre les Etats d'une part, et entre les acteurs d'autre part, sont considérables", souligne un des participants, le PDG du groupe CCM-Benchmark, Benoit Sillard.

Selon Marianne, Nicolas Sarkozy auraient déjà orienté les débats de l'eG8 depuis de longs mois. Le forum, "un simple épiphénomène de communication", viserait seulement à "corriger les axes de la politique sarkozienne sur Internet où la répression et le contrôle étaient jusqu'à présent les seules vraies priorités", selon l'hebdomadaire.

En effet, en 2010, le chef de l'Etat aurait refusé "toute aide à des cyber-dissidents et à la liberté d'expression" dans le monde, suscitant une violente confrontation avec son ministre des Affaires étrangères d'alors, Bernard Kouchner.

Le eG8, un simple coup de com' en vue de l'élection présidentielle ? Une publicité qui coûtera toutefois la bagatelle de 3 millions d'euros à un Publicis qui se dit déjà "pas certain de rentrer dans [ses] frais".



Paris consacre la place d'Internet dans l'économie mondiale avec l'e-G8
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0201390781827-paris-consacre-la-place-d-internet-dans-l-economie-mondiale-avec-l-e-g8-167230.php
Demain et après-demain, la France accueillera la première édition de l'e-G8. Les patrons des plus grandes sociétés de l'Internet, des télécommunications et du divertissement ont répondu à l'appel. Objectif : influencer le G8 de Deauville.

Mark Zuckerberg, Eric Schmidt, Rupert Murdoch, Sean Parker, Yuri Milner... Rarement tous ces grands patrons du Net auront été réunis au même endroit et au même moment. Ils seront pourtant tous à Paris à partir de demain, à l'invitation de l'Elysée et de Publicis, qui organise le G8 de l'Internet au jardin des Tuileries. Le pari de tous les réunir n'était pas gagné d'avance : les organisateurs n'ont eu que deux mois pour convaincre tout le monde d'assister aux débats, avec un budget relativement serré (3 millions d'euros), entièrement financé par des fonds privés. Et Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, n'a confirmé sa présence que la semaine dernière. Maurice Lévy, le patron de Publicis, a pesé de tout son poids pour faire venir ces têtes d'affiche.
Suggestions et polémiques

Pourtant, malgré ce joli plateau, des doutes subsistent quant à la finalité de cette première. Le programme complet n'a été dévoilé qu'au dernier moment. L'objectif avoué est d'apporter, jeudi matin, des suggestions aux chefs d'Etat du G8 réunis à Deauville pour améliorer la gouvernance de l'Internet, assurer la croissance du secteur, favoriser la liberté d'expression ou encore garantir le droit de propriété intellectuelle. Une synthèse des réunions doit ainsi être rédigée mercredi et sera rendue publique jeudi.
Une polémique a néanmoins éclaté à quelques jours de l'ouverture des débats. L'hebdomadaire « Marianne » révélait ainsi vendredique Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avaient eu un différend fin 2010 sur le soutien à apporter aux cyberdissidents. Le président de la République se serait opposé à l'organisation d'une conférence sur la liberté d'expression sur Internet, deux mois avant que n'éclatent les révolutions arabes, largement aidées par le Web, et avant de retirer du programme de l'e-G8 tout ce qui avait trait au thème.
Parmi les propositions de Bernard Kouchner figuraient une assistance technique aux cyberdissidents et la possibilité d'étendre aux blogueurs le régime de protection des journalistes. L'e-G8 accueillera finalement un atelier d'une heure sur le thème « Liberté électronique et les nouveaux outils pour la liberté », avec la participation d'Alec Ross, conseiller spécial de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, la militante égyptienne des droits de l'homme Nadine Wahab, le secrétaire général de Reporters sans frontières Jean-François Julliard ou encore des représentants de Google et de Twitter. De même, la coopération internationale et le développement des pays du Sud grâce à Internet, annoncés dans un premier temps, semblent ne pas avoir été retenus parmi les priorités de l'événement. Les représentants africains, sud-américains ou d'Asie du Sud-Est se comptent sur les doigts d'une main.

Principes et mises en garde

Vendredi également, Eric Schmidt, directeur exécutif et ex-PDG de Google, apportait une première contribution au débat depuis Londres, où il participait à une conférence sur la vie privée. Souvent pointé du doigt pour ses déclarations, Eric Schmidt a mis en garde les gouvernements sur d'éventuels projets de loi sur le blocage de certains sites. Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, mais aussi la France envisageraient ainsi d'étendre leur dispositif de lutte contre le piratage à certains sites de « streaming » en bloquant ceux-ci en amont. « Si j'étais à la place d'un gouvernement, je serais très prudent lorsqu'il s'agit de proposer des solutions simples à des problèmes complexes. Bloquer l'accès à un site semble être une solution attrayante, mais cela établit un précédent désastreux. Car, désormais, tout autre pays se dira : "Je n'aime pas la liberté d'expression et je vais donc bloquer les accès" et il deviendra la Chine », a-t-il déclaré, avant de préciser qu'en cas de vote d'une loi de ce genre au Parlement américain, Google mènerait la lutte contre elle. Les débats promettent d'être animés...
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Mar 24 Mai - 10:56

G8 vs INTERNET
Our imaginations help us protect our rights and a free Internet

http://g8internet.com/?lang=fr

Appel à la résistance créative !
Internet est l’endroit où nous nous rencontrons, communiquons, créons, nous éduquons et nous organisons. Cependant, alors que nous sommes à un tournant dans la jeune histoire du Net, il pourrait tout aussi bien devenir un outil essentiel pour améliorer nos sociétés, la culture et la connaissance qu’un outil totalitaire de surveillance et de contrôle.

Après 15 ans d’un combat contre le partage de la culture au nom d’un régime obsolète de droit d’auteur, les gouvernements du monde s’unissent afin de contrôler et censurer Internet. L’extinction du Net égyptien, la réaction du gouvernement US à WikiLeaks, l’adoption de mécanismes de blocage de sites web en Europe, ou les projets de « boutons d’arrêt d’urgence » [1] sont autant de menaces majeures pesant sur notre liberté d’expression et de communication. Ces menaces proviennent d’industries et de politiciens, dérangés par l’avènement d’Internet.

En tant qu’hôte du G8, le président Nicolas Sarkozy veut renforcer le contrôle centralisé d’Internet. Il a convié les dirigeants du monde à un sommet visant à œuvrer pour un « Internet civilisé », un concept qu’il a emprunté au gouvernement chinois. Par le biais de peurs telles que le « cyber-terrorisme », leur objectif est de généraliser des règles d’exception afin d’établir la censure et le contrôle, attaquant ainsi la liberté d’expression et d’autres libertés fondamentales.

Ils emballeront cette politique dans des termes comme « démocratie » et « responsabilité », mais regardez leurs actions. En France, Sarkozy a déjà permis la déconnexion d’Internet de citoyens et la censure de contenus en ligne.

Internet nous permet d’exprimer nos opinions de manière universelle. Internet nous unit et nous rend forts. Il s’agit d’un espace où se rencontrent les diverses civilisations de notre planète. Notre imagination, à travers les différents médias que nous créons et publions, nous aide à protéger nos droits et un Internet libre. Alors que les dirigeants du monde se réunissent à la fin du mois, nous devons tous ensemble user de notre créativité afin de rejeter toute tentative de transformation d’Internet en un outil de répression et de contrôle.

Tout le monde est invité à envoyer les adresses web URIs de toutes formes d’expression produites en réponse à cet appel à l’adresse submit@g8internet.com.


[1] Voir aussi la saisie par le gouvernement US de centaines de noms de domaines, ou les extrémistes du copyright transformant des sociétés de services en une police privée et la justice utilisant le PROTECT IP Act aux USA, la directive IPRED en Europe et ACTA partout, etc.
https://www.eff.org/coica
https://www.laquadrature.net/fr/anti-sharing-directive-ipred
https://www.laquadrature.net/fr/ACTA



“Internet Civilisé” Megamix: Vous voila prévenus!




Mais où ils ont reniflé ça ?

Un peu d’explication : un renifleur de paquets est un logiciels pour inspecter le contenu de paquets (les petits ensembles de bits d’information transmis sur Internet). Les renifleurs peuvent être utilisés à de nobles fins comme le débogage ou l’optimisation de protocoles et à d’autres fins plus controversées comme l’interception, la prioritisation, le filtrage ou la police des réseaux. Ethereal est renifleur libre reconnu. Le logo de l’eG8 a une ressemblance remarquée avec celui d’Ethereal. Le lecteur décidera de s’il veut l’attribuer à une contrefaçon des équipes de Publicis ou simplement au fait que tout art, design,invention ou idée “nouvelle” est déjà présente sous des formes légérement différentes.
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Message  ivo le Mar 24 Mai - 19:42

e-G8 : Nicolas Sarkozy en appelle à un « Internet responsable »
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0201393684376-e-g8-nicolas-sarkozy-en-appelle-a-un-internet-responsable-167825.php
Le président de la République, qui inaugurait l'événement, s'est félicité de l'innovation apportée par les entrepreneurs du secteur, mais a rappelé des principes intangibles, parmi lesquels le droit d'auteur.

Poser les bases d'une croissance responsable. C'est ce qui pourrait résumer les échanges du premier e-G8, organisé aujourd'hui et demain à Paris par Nicolas Sarkozy et Publicis.
Le président de la République, qui a inauguré l'événement ce matin, a d'ailleurs souhaité préciser la signification de ces deux jours de débat. Fini l'Internet « civilisé », c'est l'« Internet responsable » qui a largement été mis en avant. « Il faut comprendre qu'il y a un socle minimum de règles, de valeurs à respecter pour continuer à évoluer vers des taux de croissance bien importants », a-t-il expliqué. Parmi ces règles : le respect de la propriété intellectuelle et du droit d'auteur. « J'entends bien que notre conception ‘française' du droit d'auteur n'est pas la même qu'aux Etats-Unis ou dans d'autres pays », a continué le président de la République, avant d'être rejoint, plus tard au cours de la journée, par Rupert Murdoch, pour qui « la protection de la culture et du droit d'auteur est un élément essentiel pour l'avenir numérique ».
Le sujet ne fait pourtant pas l'unanimité. Plusieurs associations de consommateurs et représentants du secteur ont critiqué l'omniprésence du thème au cours des débats et la salle a largement applaudi quand un intervenant a affirmé que la loi Hadopi allait « dans le mauvais sens. » Le chef de l'Etat s'est toutefois défendu de vouloir contrôler Internet. « Je n'ai pas été impressionné par les réactions de méfiance que cet événement a suscitées », a-t-il expliqué. Et, s'adressant aux entrepreneurs du secteur, il a précisé : « vous imaginez vraiment que je pense qu'on peut vous contrôler ? »

Un e-G8 tous les ans ?

Autre aspect de cette « responsabilité » que Nicolas Sarkozy a appelée de ses voeux : le renforcement de la coopération internationale. Le thème n'est pas expressément à l'agenda de l'e-G8, mais le président de la République a indiqué qu'il militerait auprès des autres chefs d'Etat pour qu'Internet soit au coeur des futures discussions et que cet événement ait lieu tous les ans. « Il faut essayer d'harmoniser nos positions, dans une dimension internationale. Une discussion nationale n'a pas de sens dans un Internet qui n'a pas de frontière. Je vais porter ces thèmes au G8, mais j'espère aller plus loin et les porter au G20 puis aux Nations Unies. » Et de citer l'exemple du Conseil national du numérique, installé en France pour faire discuter les politiques et les acteurs du Net.
Lors de sa première journée, ce e-G8 n'a toutefois pas échappé à l'écueil de la défense des intérêts particuliers. C'est ainsi que, sur l'épineux dossier de la neutralité du Net, Eric Schmidt et Stéphane Richard, par exemple, se sont renvoyés la balle, par conférences interposées. « Le secteur en général a besoin de régulation, a affirmé le directeur exécutif de Google, mais il faut faire très attention. » Le patron d'Orange a, lui, mis en avant le fait que la question des réseaux était « critique ».
Enfin, interrogé sur la polémique révélée par l'hebdomadaire « Marianne » sur son refus d'organiser une conférence pour les cyber-dissidents et de leur porter assistance, Nicolas Sarkozy a indiqué que la révolution tunisienne avait « changé les choses » et que le mouvement initié sur Internet pour la révolution de jasmin avait modifié la politique française et motivé l'intervention en Côte d'Ivoire et en Libye. « En Afrique comme ailleurs, les vieux réflexes, c'est fini. Personne ne peut contrôler internet, ceux qui voudront empêcher les aspirations démocratiques seront balayés », a-t-il poursuivi, en reconnaissant qu'Internet avait amené plus de transparence dans la gestion des Etats.


L'eG8 : un forum pour "civiliser" l'Internet
http://www.lesinrocks.com/medias/numerique-article/t/65583/date/2011-05-24/article/eg8/


En convoquant les grands manitous du Net au forum du eG8, Nicolas Sarkozy réaffirme sa volonté de “civiliser” Internet. Au risque de voir le réseau fondé sur l’indépendance et la transparence livré aux puissances économiques.

Conçu comme un préalable au G8, qui inscrit pour la première fois “la question d’Internet” à l’ordre du jour, le forum eG8 invitait à Paris les 24 et 25 mai les leaders mondiaux des nouvelles technologies pour discuter des enjeux liés au développement du Net et du secteur numérique. Vu le poids d’Internet dans l’économie aujourd’hui, l’idée fait sens.

Pourtant, cet événement organisé par Publicis, “entièrement financé par le secteur privé”, a des contours et des buts assez flous. Comme l’a révélé La Tribune, Publicis propose aux “gros” invités de sponsoriser l’événement. Ceux qui paient 250 000 euros ou plus ont, en contrepartie, le droit de “participer aux séances plénières, aux tables rondes”.

Parmi les thèmes abordés, le e-commerce, le financement des infrastructures, les nouvelles mobilisations citoyennes, la propriété intellectuelle… Mais, en toile de fond, le sujet de ces discussions est la gouvernance mondiale d’Internet. Au cours des années 2000, la gouvernance concernait la gestion internationale par l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) des infrastructures et des ressources techniques de l’Internet – adresses IP, noms de domaine…

Contrôler tous les enjeux

A partir du World Summit on the Information Society (2003) sont venues se greffer les questions de fracture numérique, de multilinguisme, de neutralité, de cybersécurité… Aujourd’hui tous les enjeux sont concernés : la libre expression, les standards, la confidentialité des données, le piratage, la surveillance… Il ne s’agit plus uniquement de faire fonctionner le réseau, mais, pour les ayants droit, les gouvernements, les agences de sécurité nationale ou les multinationales, d’obtenir plus de contrôle.

Débattre de ces sujets lors d’une manifestation mêlant de façon aussi incertaine grands intérêts privés et dirigeants politiques ne correspond-il pas à l’idée que Nicolas Sarkozy se fait d’un “Internet civilisé”, notion qu’il a essayé de diffuser depuis plusieurs années ? Ce terme est apparu en Chine en 2006, quand le gouvernement a initié un programme de surveillance et de censure du Net (“Let the winds of a civilized Internet blow”). On l’a retrouvé chez Nicolas Sarkozy depuis le discours de l’Elysée (les prémices d’Hadopi) en novembre 2007 (“Je veux saluer ce moment décisif pour l’avènement d’un Internet civilisé”), jusqu’à l’annonce le 19 janvier dernier du eG8 (“Nous allons mettre sur la table une question centrale, celle de l’Internet civilisé, je ne dis pas de l’Internet régulé, je dis de l’Internet civilisé.”).

Cette vision rallie trois groupes d’influence : les paranoïaques de la cybercriminalité, certains “penseurs” qui rejettent le web participatif, de Facebook à Wikipédia, et les politiques les plus réactionnaires, influencés par les lobbies de l’industrie des contenus. Les cadors de la majorité et du gouvernement, Christine Albanel, Frédéric Mitterrand ou Michèle Alliot-Marie ont repris la notion à l’envi, l’opposant à un Internet “zone de non-droit”, lieu de toutes les turpitudes.

Lors d’un discours à l’Assemblée nationale le 15 décembre 2008, le visionnaire Frédéric Lefebvre appelait à un G20 du Net pour “réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde”. Néanmoins, sous l’impulsion de certains membres un peu plus éclairés de l’UMP, la notion d’Internet civilisé semble s’être récemment assouplie – la députée Laure de la Raudière l’annonçait dans un twit mi-avril, “l’Elysée aurait abandonné l’expression ‘Internet civilisé’. Si vous saviez combien cela me fait plaisir…”

Une "oligarchie sécurisée" pour maîtriser Internet

Les préoccupations économiques et le réalisme technologique et juridique commencent à l’emporter sur le tout-sécuritaire, et on pouvait lire il y a un an dans un rapport du groupe de travail UMP “Ethique du numérique” quelques réflexions cohérentes avec les usages et la culture du Net : pérennisation de l’adresse IP comme donnée non personnelle, remise en cause de l’“arsenal de sanctions” contre les utilisateurs…

On y trouvait aussi l’idée qu’il fallait “encourager un plus grand volontarisme des pouvoirs publics français et des institutions européennes afin de faire progresser la régulation du Net, au niveau communautaire et international puisque cette question dépasse largement les frontières nationales”. Dans les gènes de l’UMP comme dans ceux de la tradition jacobine française, demeure l’idée que rien ne saurait exister sans organisme de contrôle. Si l’on ajoute à cela la touche personnelle de Nicolas Sarkozy – sa confiance à l’égard des grands patrons –, on obtient ce raout mondial.

Plus qu’un complot visant à surveiller les internautes, il suggère un Yalta du web, un Internet aux mains d’“une poignée de milliardaires” comme le dénonce Internet sans frontières, un espace circonscrit tenu par quelques grandes entreprises dont les intérêts convergent avec ceux des gouvernements. Par exemple, l’accès aux données des internautes intéresse les premières à des fins publicitaires, les seconds de surveillance. Comme le souligne le journaliste britannique du Guardian et de Wired, Bobbie Johnson, on est peut-être en train d’assister à la fabrication d’une oligarchie sécurisée qui se construit hors de tout contrôle démocratique dans des négociations opaques, ouvertes à tous les lobbyings.

Mais n’est-il pas déjà trop tard pour s’en alarmer ? La vision d’un Internet totalement libre n’est-elle pas une utopie dépassée ? Douglas Rushkoff, théoricien des médias, le pense : “A plusieurs reprises, j’ai proposé que l’on accepte le fait qu’Internet est construit sur une architecture fondamentalement hiérarchique, qu’on le laisse aux mains des entreprises qui le gèrent déjà et que l’on réfléchisse à la construction de quelque chose d’autre, pour nous-mêmes.”
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Message  ivo le Mer 25 Mai - 10:24

Nicolas Sarkozy nouveau gendarme mondial du web ?
http://www.boursier.com/actualites/economie/nicolas-sarkozy-nouveau-gendarme-mondial-du-web-8747.html?sitemap
(Boursier.com) -- Nicolas Sarkozy a lancé mardi les travaux du tout premier "e-G8", qui se tient pendant deux jours dans les jardins des Tuileries à Paris. Devant la grande majorité des groupes emblématiques de la Toile, il a appelé Etats et acteurs de l'internet à mettre au point un "socle commun" de règles.

"Dès lors qu'internet fait aujourd'hui partie intégrante de la vie du plus grand nombre, ce serait une contradiction que de vouloir écarter les gouvernements de cet immense forum", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que son objectif n'était pas de brider la croissance d'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie mondiale. Mais internet ne peut s'affranchir selon lui "des règles du droit, de la morale et plus généralement de tous les principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale dans les pays démocratiques !".

La protection des enfants, la lutte contre le terrorisme ou encore le respect de la propriété intellectuelle, font partie des thèmes cités par le président français, à l'origine de la toute première édition de ce forum. "Nous avons besoin de ce dialogue. Nous avons besoin de comprendre vos attentes vos aspirations, vos besoins. Et vous avez besoin d'entendre nos limites, nos lignes rouges", a-t-il ajouté.

Le "e-G8" doit formuler des recommandations qui seront présentées aux chefs d'Etat et de gouvernement du G8 lors de leur sommet annuel jeudi et vendredi à Deauville. Nicolas Sarkozy a plaidé pour que que ce forum du web se tienne désormais chaque année, avant les sommets traditionnels qui réunissent les huit pays les plus industrialisés de la planète, estimant qu'une "régulation définitive" serait trop figée pour ce secteur en constante évolution...


L’Internet "civilisé" : la nouvelle grande Muraille Chinoise VS la Démocratie...
http://www.lepost.fr/article/2011/05/25/2505372_l-internet-civilise-la-nouvelle-grande-muraille-chinoise-vs-la-democratie.html
Depuis quelques jours, une gigantesque tente blanche se trouve dans le jardin des Tuileries. On y toute le gratin « tel le Fondateur de facebook Mark Zuckerberg, Eric Schmidt, président de Google, Jeffrey Bezos, d'Amazon, Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia et Rupert Murdoch, qui a lancé en février un premier quotidien sur iPad, The Daily ». L’international Net est un autre Davos du Net regroupant près de 800 représentants, ce forum est initié par le président Nicolas Sarkozy à quelques jours de l'ouverture du G8..

Il faut savoir que ce E-G8 a été organisé par la société français Publicis sur le thème L'Internet, accélérateur de croissance. Dans sa lettre d'accueil le Président de la République souligne qu’Internet, c’est aussi un secteur d’activité essentiel à la croissance économique mondiale, que ce soit au travers d’entreprises qui n’existaient pas il y a dix ans comme d’entreprises traditionnelles qui ont développé des activités en ligne et ont su se transformer pour répondre aux défis d’aujourd’hui. Ainsi, l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication nous invite à une réflexion plus globale sur le changement.

L’importance prise par Internet dans nos vies personnelles comme professionnelles, les opportunités mais aussi les défis que le réseau représente pour nos sociétés, nos économies et nos cultures, m’ont convaincu de proposer d’inscrire ce sujet à l’agenda du sommet des chefs d’État et de gouvernement de Deauville les 26 et 27 mai prochains.

Réglementer l’outil qui permis le printemps Arabe

Les peuples des pays arabes ont montrés aux Etats qu’Internet ne leurs appartenaient pas et de nombreuses personnes soupçonnent la France d'organiser cette manifestation afin de promouvoir une nouvelle muraille de chine « Cette notion, d'internet "civilisé" a été empruntée au gouvernement chinois, est dans la droite ligne de la politique Internet de M. Sarkozy1. L'année dernière, M. Sarkozy a aussi essayé d'imposer sur la scène internationale l'idée d'un contrôle des états sur l'architecture du réseau en limitant l'importance d'Internet pour la liberté de communication et la démocratie à travers le monde2. »,
D’ailleurs le forum a été mis en place, à la vitesse de l’éclair soulignons-le, après la décision des éditeurs Gallimard, Flammarion et Albin Michel de poursuivre Google pour avoir numérisé des livres qui n'étaient pas libres de droits.
Le but de ce G8 est de règlementer Internet, en prétextant la cyber criminalité, s’attaquer au seul espace de liberté, semble être une hantise pour les démocraties occidentales, de toute évidence ce monde virtuel échappe encore aux grands groupes et leurs représentants les politiques, les révolutions arabes leurs ont tous montrés qu’internet est aussi un outil qui casse le formatage que nous subissons tous, et que cet outil peut servir aussi à exprimer une autre alternative, la possibilité de vivre dans un autre monde où les priorités devaient être l'égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen, comme l’exprime d’ailleurs le collectif français "Democracia real".
Pour les partisans de la liberté totale sur le Net, ce forum est une menace de plus pour les internautes. «En dépit d'une rhétorique apparemment inoffensive, le forum e-G8 est un écran de fumée pour masquer le contrôle accru des gouvernements sur Internet», écrit Jérémie Zimmermann, président du groupe français La Quadrature du Net.



C’est la responsabilité de la puissance publique d’encadrer la neutralité. A moins qu’on accepte un Internet limité. Ce n’est pas ma position.Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique - Libération, 17 septembre 2009.
La Quadrature du Net a eu accès à des sources qui confirment l'existence d'une politique orientée systématiquement vers le contrôle et hostile au soutien à la liberté d'expression en ligne, en contradiction flagrante avec les affirmations publicitaires du « forum eG8 ». Les gouvernements doivent être tenus responsables des positions qu'ils prennent sur ces questions dans le cadre de discussions fermées.
(..). Une lettre signée par Nicolas Sarkozy prouve que ce dernier est en train de récupérer cet évènement pour y promouvoir une vision répressive d'Internet, et notamment l'HADOPI. Curieusement, cet évènement est piloté au Quai d'Orsay par son secrétaire général, Pierre Sellal, époux de la lobbyiste-en-chef de Vivendi-Universal4, rédactrice de l'amendement Vivendi-Universal5 à la loi DADVSI et farouche partisane de l'HADOPI.

L'Élysée ne veut pas entendre parler de cyberdissidence, ni de liberté d'expression, il veut du “contrôle”.


Appel à la résistance créative !

Internet est l’endroit où nous nous rencontrons, communiquons, créons, nous éduquons et nous organisons. Cependant, alors que nous sommes à un tournant dans la jeune histoire du Net, il pourrait tout aussi bien devenir un outil essentiel pour améliorer nos sociétés, la culture et la connaissance qu’un outil totalitaire de surveillance et de contrôle.
Après 15 ans d’un combat contre le partage de la culture au nom d’un régime obsolète de droit d’auteur, les gouvernements du monde s’unissent afin de contrôler et censurer Internet,(…), l’adoption de mécanismes de blocage de sites web en Europe, ou les projets de « boutons d’arrêt d’urgence » [1] sont autant de menaces majeures pesant sur notre liberté d’expression et de communication. Ces menaces proviennent d’industries et de politiciens, dérangés par l’avènement d’Internet.

Tout le monde est invité à envoyer les adresses web URIs de toutes formes d’expression produites en réponse à cet appel à l’adressesubmit@g8internet.com.

La Novlangue

On remarquera au passage que le président Sarkozy vient d’utiliser une méthode fort bien décrite dans l’appendice du livre 1984 de George Orwell dans sa fameuse méthode d’oppression, se cachant derrière le paravent de lutte contre crime, comme la pédophilie et autres cybers activités criminels qu’on laissera se développer en mettant peu de moyen à la disposition de ceux qui sont chargés de combattre ce fléau, car il servira justement de « raison » et du fameux « pourquoi » pour réduire la liberté d’expression et autres liberté fondamentales.
Le concept « Internet civilisé » a été emprunté au gouvernement chinois. Par le biais de crimes que l’on laissera sciemment s’installer, afin de pouvoir s’en servir et ainsi généraliser des règles d’exception afin d’établir la censure et le contrôle. Dans 1984, le parti d’Océanie avait pour credo « L'ignorance, c'est la Force. », et si on ne fait rien pour s’informer et pour comprendre le véritable but de ce nouvel E-G8, on ne fera que jouer le jeu de ses gens qui pensent qu’ils sont autorisés à bouffer tous les espaces de libertés.

Une solution : Un internet neutre et ouvert.

Il faut « continuer à accorder une grande attention à la nécessité d’un internet sûr et stable sur le plan mondial, au respect des droits de l’homme, à la liberté d’expression, au respect de la vie privée, à la protection des données personnelles et à la promotion de la diversité culturelle et linguistique ». Parmi les principes clés défendus par l’UE,« et qui ont permis le succès de l’internet », elle cite « le caractère ouvert, interopérable et « de bout en bout » de l’architecture centrale de l’internet ».
Au final il faudrait une constitution garantissant aux peuples le droit d'user internet librement et interdire toute mainmise des Etats et autres groupes afin de préserver cet espace de libre circulation des idées.

Source
http://www.ecrans.fr/Bruxelles-pour-un-Internet-neutre,7516.html
http://www.ecrans.fr/Menace-dans-les-tuyaux,8120.html
http://www.laquadrature.net/fr/forum-eg8-un-ecran-de-fumee-pour-le-controle-gouvernemental-du-net
http://www.laquadrature.net/fr/sarkozy-exporte-linternet-repressif
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Mer 25 Mai - 20:17

Le discours de Nicolas Sarkozy à l'eG8
http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/discours-sarkozy-eg8.shtml

Voici le texte et la vidéo du discours tenu le mardi 24 mai par Nicolas Sarkozy, lors de l'inauguration de l'eG8.

Spoiler:
"L'Histoire se souvient toujours de ces lieux vers lesquels, à un moment donné, toutes les forces créatives d'une époque semblent vouloir converger. Aussi, c'est en formant les vœux que Paris devienne pour quelques jours la capitale de l'Internet que j'ai souhaité vous réunir, ici, aujourd'hui, à la veille du G8.

Ce moment est important car c'est à ma connaissance la première fois, que l'ensemble de ceux qui ont contribué par leur talent et par leur ingéniosité à changer le monde, je devrai dire, à nous faire changer de monde, sont réunis en un seul et même lieu.
La France et le G8 ont en effet l'honneur d'accueillir des hommes et des femmes dont le nom est aujourd'hui attaché à l'émergence d'une nouvelle forme de civilisation.

Si nous savons nous écouter, nous parler et nous entendre, j'ai l'intime conviction que nous sommes en mesure de donner à ce G8 une véritable dimension historique ; permettre à notre époque de prendre pleinement conscience d'elle-même et de dépasser de formidables aventures individuelles pour entrer de plain-pied dans l'histoire collective.

Notre monde avait déjà connu deux mondialisations. De la première, celle des grandes découvertes, nous avons hérité un monde achevé, un monde dont Magellan pouvait faire le tour, un monde que l'on pouvait explorer et cartographier.

De la seconde, celle des révolutions industrielles, nous avons hérité un espace non seulement achevé mais domestiqué, asservi même parfois.

Avec la troisième mondialisation, celle dont vous êtes tout à la fois les acteurs et les promoteurs, vous avez changé la perception que le monde se fait de lui-même.

Vous avez changé la notion d'espace car internet non seulement abolit la distance qui sépare les hommes mais il ouvre un monde virtuel qui est par, définition, sans limites. Un monde où chacun peut entrer en contact avec l'autre. Un monde où chacun peut construire son propre territoire, sa propre communauté, voire sa propre société.

Vous avez changé la notion du temps en abolissant la notion même de durée au profit d'une immédiateté qui donne à chacun la possibilité d'accéder instantanément à l'autre, à l'information et pour tout dire au champ des possibles.

Vous avez changé jusqu'à la perception de l'Histoire car même si elle est parfois contestable, dans sa méthode comme dans ses effets, la transparence s'est imposée aux États eux-mêmes.
Vous avez changé la relation aux choses et aux objets par le seul phénomène de la " dématérialisation ".
Vous avez changé la notion même de connaissance en offrant à chacun la possibilité d'accéder à tout le savoir et non seulement d'y accéder mais d'y contribuer. Le rêve d'une bibliothèque universelle qui recueillerait tous les savoirs du monde, ce rêve vieux comme l'Antiquité, est aujourd'hui une réalité quotidienne pour des millions d'internautes.

En quelques années, vous avez bouleversé les fondements même de l'économie mondiale dont vous êtes devenus des acteurs majeurs Aujourd'hui ce sont plus de 8000 milliards d'euros qui sont échangés en une année par le biais du e-commerce.

La contribution de ce fantastique outil technologique qui balbutiait encore il y a dix ans à peine pèse aujourd'hui près de 3% du PIB mondial. Soit un poids supérieur à celui de l'agriculture ou de l'énergie. Sa contribution à la croissance mondiale serait même aujourd'hui de 20%.

Vous avez changé le monde.
Vous avez changé le monde au même titre que Colomb et Galilée.
Vous avez changé le monde au même titre que Newton et Edison.
Vous avez changé le monde avec l'imagination de l'inventeur et l'audace de l'entrepreneur.

Chose unique dans l'Histoire, cette révolution totale est immédiatement et irrémédiablement globale. Chose unique dans l'Histoire, cette révolution n'appartient à personne, n'a pas de drapeau ou de slogan : elle est un bien commun. Chose unique dans l'histoire, cette révolution s'est faite sans violence.

La découverte du Nouveau Monde avait entrainé l'anéantissement des civilisations amérindiennes. La révolution mondiale que vous incarnez, elle, a été pacifique. Elle n'est pas née sur des champs de bataille mais sur des campus universitaires. Elle a surgi de la combinaison miraculeuse de la science et de la culture, de la volonté de connaître et de transmettre.

La mythologie propre à la naissance de votre secteur voudrait que Google ait été créé dans un garage : je retiens surtout que Google est né dans une bibliothèque universitaire.
L'imaginaire d'Hollywood voudrait que Facebook soit né d'un dépit amoureux : je retiens surtout que Facebook est né au sein d'un campus universitaire de très haut niveau.

Cette révolution qui a modifié jusqu'à notre perception du temps et de l'espace a joué un rôle déterminant dans le déroulement d'autres révolutions. En Tunisie comme en Égypte, de simples individus ont pu faire vaciller un pouvoir qui s'était totalement déconsidéré en construisant des barricades virtuelles et des rassemblements bien réels. Les peuples des pays arabes ont ainsi montré au monde qu'Internet n'appartenait pas aux Etats. L'opinion internationale a pu ainsi constater qu'Internet était devenu, pour la liberté d'expression, un vecteur d'une puissance inédite.

Comme toute révolution, la Révolution technologique et culturelle que vous avez initiée est porteuse d'une promesse. Une promesse immense. Une promesse aux dimensions du progrès considérable que vous incarnez.

Aujourd'hui, alors que cette Révolution est arrivée au premier stade de sa maturité, elle ne doit pas oublier la promesse des origines. Si vous avez conçu les outils qui sont aujourd'hui les vôtres, c'est parce que vous rêviez d'un monde plus ouvert. Si vous avez construit les réseaux sociaux qui réunissent aujourd'hui des millions d'hommes et de femmes, c'est parce que vous rêviez d'un monde plus fraternel.

Si vous avez donné une réalité à l'utopie, c'est que vous aviez foi en l'Homme et en son avenir. Si vous avez rencontré aussi vite un succès planétaire, c'est parce que cette promesse fait référence à des valeurs universelles. Votre action se lit donc à l'échelle de l'Histoire et s'inscrit dans une dynamique de civilisation.

De là, votre niveau de responsabilité, sans doute le plus fort que l'histoire ait jamais donné à des individus situés en dehors de la sphère publique et de la représentation des États.

Notre responsabilité, à nous chefs d'États et de gouvernement, n'est pas moindre. Nous devons accompagner une révolution qui est née au cœur de la société civile pour la société civile et qui a un impact direct sur la vie des Etats. Car si la technologie est neutre et doit le rester, on voit bien que les usages d'internet ne le sont pas.

Aujourd'hui penser l'Internet relève d'une véritable responsabilité historique et cette responsabilité ne peut être qu'une responsabilité partagée. Je dis bien partagée et c'est pour cette raison que j'ai tenu à vous réunir, ici à Paris, dans le cadre de ce e-G-8.

Il s'agit pour les États parmi les plus puissants du monde de reconnaître le rôle qui est désormais le vôtre dans la marche de l'Histoire. Nous voulons entendre votre expertise, car nous avons des choses à apprendre et à comprendre. De la même façon que les individus et les entreprises, les Etats n'ont pas l'intention de rater l'opportunité du progrès auquel vous avez donné naissance et que vous incarnez.

Comment utiliser Internet pour renforcer la démocratie, le dialogue social, la solidarité ? Comme utiliser Internet pour améliorer l'efficacité des services publics et du fonctionnement de l'Etat ? Comment insuffler dans l'Etat cet esprit d'innovation et d'entreprise caractéristique de votre secteur ? Autant de question que nous voulons vous poser.

Il s'agissait aussi pour les États que nous représentons de signifier que l'univers que vous représentez n'est pas un univers parallèle, affranchi des règles du droit, de la morale et plus généralement de tous les principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale dans les pays démocratiques.

Dès lors qu'Internet fait aujourd'hui partie intégrante de la vie du plus grand nombre, ce serait aussi une contradiction que de vouloir écarter les Gouvernements de cet immense forum. Personne ne peut ni ne doit oublier que ces gouvernement sont dans nos démocraties, les seuls représentants légitimes de la volonté générale. L'oublier, c'est prendre le risque du chaos démocratique donc de l'anarchie. L'oublier, c'est confondre le populisme avec la démocratie d'opinion.

La juxtaposition de volontés individuelles n'a jamais fait une volonté générale. L'amalgame des seules aspirations individuelles ne suffit pas à faire un contrat social. Les Gouvernements démocratiques ont donc aussi des choses à dire. Les Etats et les Gouvernements ont l'expérience de l'Histoire, et je vous parle au nom du pays qui a forgé la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Soyez fidèle à la promesse de la Révolution que vous avez lancée, comme la France tente depuis plus de deux siècles d'être fidèle à la sienne. Le marché, je le sais, a ses propres mécanismes de régulation mais aucun échange n'est réellement libre si les termes de cet échange sont inéquitables. Ne laissez pas se construire de nouvelles barrières là où vous avez fait tomber les vieux murs de l'ancien monde. Ne laissez pas s'installer de nouveaux monopoles là où vous avez renversé des situations acquises qui paraissaient inébranlables.

En donnant à chaque individu, où qu'il soit et d'où qu'il parle, la possibilité d'être entendu par tous et en tout lieu, vous avez donné à chaque citoyen du monde un droit d'expression qui n'a jamais connu d'équivalent dans l'Histoire. Ce progrès fantastique des pouvoirs de l'individu ne peut pas avoir été gagné aux dépens des droits de l'Autre.

Ne laissez pas la révolution que vous avez lancée porter atteinte au droit élémentaire de chacun à une vie privée et à une pleine autonomie. La transparence totale, celle qui ne laisse jamais l'Homme en repos, se heurte tôt ou tard au principe même de liberté individuelle.

N'oubliez pas que derrière l'internaute anonyme, il y a un citoyen bien réel qui évolue dans une société, une culture, une nation organisée à laquelle il appartient et aux lois de laquelle il adhère. N'oubliez pas que c'est dans l'engagement de vos entreprises à contribuer équitablement aux écosystèmes nationaux, que sera appréciée la sincérité de votre promesse.
Ne laissez pas la technologie que vous avez forgée porter atteinte au droit élémentaire des enfants à vivre protégés des turpitudes de certains adultes. Ne laissez pas la révolution que vous avez lancée véhiculer le mal, sans entrave ni retenue. Ne la laissez pas devenir un instrument aux mains de ceux qui veulent porter atteinte à notre sécurité et donc à notre intégrité.

Vous avez permis à chacun, par la seule magie du Web, d'accéder d'un simple clic à toutes les richesses culturelles du monde. Il serait vraiment paradoxal que le Web contribue, à terme, à les assécher. Cette immense richesse culturelle qui fait l'éclat de nos civilisations, nous la devons à la puissance créative des artistes, des auteurs et des penseurs. En un mot, nous la devons à ceux qui travaillent à l'enchantement du monde.

Pourtant cette puissance de création est fragile car si les esprits créatifs sont spoliés du fruit de leurs talents, ils ne sont pas simplement ruinés, ils perdent leur autonomie, ils sont contraints de mettre leur liberté en gage.

Je vous le dis en pensant à un homme, un français mort il y a plus de deux siècles, qui avec une seule pièce de théâtre a fait vaciller une monarchie presque millénaire, un homme aussi qui, avec Lafayette, fut l'un des premiers défenseurs de l'Indépendance américaine.

Cet homme il vous ressemble car, parti de rien et n'ayant que son intelligence pour tout bagage, il a renversé un ordre que l'on croyait immuable et éternel. Cet homme, c'est Beaumarchais. Ce même homme a inventé le principe du droit d'auteur. Il a, alors, fait mieux que de donner aux créateurs les droits de propriété de leurs œuvres, il leur a garanti l'indépendance, il leur offert la liberté.

Je sais et j'entends bien que notre conception " française " du droit d'auteur n'est pas la même qu'aux États-Unis ou dans d'autres pays. Je veux simplement dire notre attachement à des principes universels, ceux que proclament aussi bien la Constitution américaine que la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 : personne ne doit pouvoir être impunément exproprié du produit de ses idées, de son travail, de son imagination, de sa propriété intellectuelle.

Ce que j'exprime ici chacun de vous doit pouvoir l'entendre car chacun de vous est aussi un créateur et c'est en vertu de ce droit de créateur que vous avez pu fonder des entreprises qui sont aujourd'hui devenues des empires. Ces algorithmes qui font votre puissance, cette innovation permanente qui fait votre force, cette technologie qui change le monde sont votre propriété et personne ne vous la conteste. Chacun de vous, chacun de nous, peut donc comprendre que l'écrivain, le réalisateur ou l'interprète puissent avoir les mêmes droits.

Ce droit des créateurs a pouvoir recevoir la juste rétribution de leurs idées et de leurs talents vaut, je crois aussi, pour chacun des États que nous représentons. Les États investissent dans la formation de ceux qui rejoignent ensuite vos entreprises. Les États investissent dans les infrastructures techniques qui permettent ensuite le transport des services et des contenus qui circulent sur le web.

Les États souhaitent engager avec vous un dialogue pour qu'une voie équilibrée puisse un jour être trouvée entre vos intérêts, ceux des internautes qui vous plébiscitent chaque jour et ceux enfin des citoyens et des contribuables de chaque Nation qui ont aussi des droits.

Nous sortons d'une crise terrible, fruit de l'aveuglement de puissances financières qui ont perdu de vue l'essentiel pour tout sacrifier à l'argent. Des puissances qui ont voulu s'affranchir du regard des peuples, qui ont voulu échapper au dialogue avec les Gouvernement élus qui portent l'intérêt général. C'est donc simplement un appel à la responsabilité collective que je lance ici. Un appel à la responsabilité et donc à la Raison.

Nous croyons aux mêmes valeurs. Je suis donc convaincu qu'un chemin est possible. Un chemin qui puisse permettre au monde que vous avez créé et au monde dont nous sommes les héritiers de marcher côte à côte dans l'intérêt général d'un monde devenu global et en grande partie grâce à vous.

Alors entamons, ensemble, ce dialogue indispensable. Ouvrons et construisons ce nouveau forum. Et avant que nous commencions cette réflexion commune et à la veille de ce nouveau G8, je tenais à vous remercier d'avoir accepté cette invitation au dialogue, d'avoir accepté cette invitation de la France et d'avoir bien voulu par votre seule présence faire aujourd'hui de Paris la capitale d'un Nouveau Monde.

Je vous remercie."


Nicolas Sarkozy appelle à moraliser Internet
http://www.lefigaro.fr/medias/2011/05/24/04002-20110524ARTFIG00709-nicolas-sarkozy-appelle-a-moraliser-internet.php

Nicolas Sarkozy et Rupert Murdoch, PDG de NewsCorp, mardi, à Paris. Crédits photo : Jacques Brinon/AP

Le président de la République a inauguré mardi l'e-G8 Forum à Paris et entrepris de convaincre les géants du Web de la nécessité de protéger les ayants droit en ligne.

Nicolas Sarkozy s'est présenté mardi devant près de 1 500 décideurs du Web pour inaugurer l'e-G8 Forum, à Paris. À cette occasion, il a défendu un Internet protecteur du droit d'auteur et, à l'instar de la vie réelle, répondant à des règles.«La technologie doit rester neutre mais les usages ne le sont pas», a-t-il déclaré, plaidant pour que les acteurs du Web ne laissent pas y «véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue» ainsi que pour le respect d'un minimum de valeurs et de règles sur la Toile. «La transparence totale, celle qui ne laisse jamais l'homme en repos, se heurte tôt ou tard au principe même de la liberté individuelle», a insisté le président français, estimant qu'Internet ne peut s'affranchir «de valeurs minimum, de règles minimum».

Devant les grands noms de l'Internet mondial dont Google, eBay, Facebook ou Groupon, Nicolas Sarkozy a rappelé dans son discours d'ouverture que «l'univers que vous représentez n'est pas un univers parallèle, affranchi des règles du droit, affranchi de la morale et plus généralement de tous les principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale dans les pays démocratiques».

Il a ensuite plaidé pour renforcer le rôle des gouvernements dans la régulation de la Toile. «Dès lors qu'Internet fait aujourd'hui partie intégrante de la vie du plus grand nombre, ce serait une contradiction que d'écarter les gouvernements de cet immense forum. Personne ne peut ni ne doit oublier que les gouvernements sont dans nos démocraties, les représentants légitimes de la volonté géné rale.» Soucieux de convaincre son auditoire, le président a fait appel à la fibre créative des entrepreneurs. «Ce que j'exprime ici, chacun de vous doit pouvoir l'entendre car avant d'être des entrepreneurs, vous êtes des créateurs et c'est en vertu de ce droit de créateur que vous avez pu fonder des entreprises qui sont aujourd'hui devenues des empires», a indiqué Nicolas Sarkozy.

Défendre le droit d'auteur

Alors que l'e-G8 Forum doit permettre de collecter les attentes des acteurs du Web, qui seront soumises ensuite aux chefs d'État du G8, le président de la République a, lui, déjà formulé ses attentes à l'égard de la filière numérique. «Ce droit des créateurs à pouvoir recevoir la juste rétribution de leurs idées et de leurs talents vaut aussi pour chacun des États que nous représentons», a-t-il souligné. Légitimant son projet, il a rappelé que «les États investissent dans la formation de ceux qui rejoignent ensuite vos entreprises et dans les infrastructures techniques qui permettent le transport des services et des contenus qui circulent sur le Web.»

Eric Schmidt, président de Google, a répondu aux déclarations du président. «Avant de décider que nous avons besoin de régulation, demandons-nous d'abord s'il y a des solutions technologiques pour résoudre le problème globalement. Car les technologies vont beaucoup plus vite que les gouvernements», a-t-il plaidé lors d'une table ronde sur l'impact économique d'Internet. «La meilleure politique pour un gouvernement est d'apporter le haut débit fixe et mobile à tous ses citoyens. Si vous n'avez pas de haut débit, vous ne pouvez pas participer à la vision de cette conférence», a-t-il assuré.

L'approche a également été défendue par John Donaho, PDG d'eBay, pour qui «les régulateurs doivent garder en tête l'impact d'Internet sur l'utilisateur final et comment cela améliore leur quotidien». Même Jim Gianopoulos, des studios de cinéma 20th Century Fox, a estimé que «les meilleures solutions passent par des accords volontaires. S'ils ne sont pas possibles ou s'ils échouent, les gouvernements ont un rôle à jouer, car ils ont un droit et un devoir de protéger le droit d'auteur et la propriété intellectuelle». Enfin, Rupert Murdoch, PDG de NewsCorp, a plaidé pour que le numérique révolutionne enfin l'éducation.


Jeff Jarvis à l'e-G8 : "effrayé par les gens qui sont effrayés par Internet"
http://www.sudouest.fr/2011/05/25/jeff-jarvis-a-l-e-g8-effraye-par-les-gens-qui-sont-effrayes-par-internet-408469-4725.php
Le discours de Nicolas Sarkozy mardi au premier G8 de l'Internet a laissé des traces. Les pro "Internet libre" ont répondu ce mercredi matin

Plusieurs acteurs du web opposés à l'idée de régulation sur Internet ont tenu ce mercredi matin une conférence de presse en marge de l'e-G8 Forum, le premier sommet de l'Internet mondial qui se déroule mardi 24 et mercredi 25 mai à Paris.

Une prise de paroles qui est venue en réponse au discours prononcé mardi par Nicolas Sarkozy, un discours prônant une régulation d'Internet.

A la tribune, Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de La Quadrature du Net, avait réuni autour de lui plusieurs voix qui comptent sur le web : Jeff Jarvis, le journaliste et blogueur américain, Susan Crawford, membre de l'ICANN et ancienne conseillère de Barack Obama, Lawrence Lessig, professeur de droit à Standford ou encore Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Jérémie Zimmermann a déclaré qu'il considérait que ce e-G8 ne constituait qu'un "écran de fumée derrière lequel se cache une inquiétante alliance de gouvernements cherchant à contrôler Internet et de quelques entreprises qui tirent profit des restrictions aux libertés en ligne."

Jeff Jarvis a lui expliqué que "le gouvernement agit comme s'il devait nous protéger d'Internet. Au contraire, c'est Internet qui doit être protégé du gouvernement (...) Je suis effrayé par les gens qui sont effrayés par Internet."
Lawrence Lassig a regretté quant à lui l'absence notable de ceux qui apportent actuellement innovation et nouveauté sur le web : "Une grande partie d'Internet n'était pas là, a-t-il dit. En particulier ceux qui dans les 5 prochaines années seront le nouveau Twitter."

Cette conférence de presse a réuni plusieurs dizaines de journalistes venus du monde entier. Pour autant, il semble très peu probable que les voix de ces intervenants se définissant comme la Société Civile, soient portées auprès des chefs d'Etat et de gouvernements, jeudi et vendredi lors du G8 de Deauville.

Le premier e-G8 Forum se termine ce mardi avec l'intervention très attendue en fin d'après-midi de Mark Zuckerberg, co-fondateur et président de Facebook.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Jeu 26 Mai - 11:07

E-G8 : le Net, ce grand incompris des Etats (et de Sarkozy)
http://eco.rue89.com/2011/05/25/e-g8-le-net-ce-grand-incompris-des-etats-et-de-sarkozy-205912


Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy au e-G8 ce 25 mai va sans doute entrer dans les annales de l'histoire d'Internet – et donc du XXIe siècle – et sera vraisemblablement donné un jour en lecture aux élèves de nos écoles. Ils le liront avec le même effarement que le sinistre rapport Nora-Minc de 1978 sur l'informatisation de la société.
Ce serait risible si les conséquences n'en étaient pas aussi graves pour notre pays.


Le rapport Nora-Minc a eu pour conséquence d'entrainer la chute de toute l'industrie informatique française. Il n'avait vu ni la micro-informatique ni Internet. Décidément, nos élites n'apprennent rien de l'histoire, trop préoccupées qu'elles sont de consolider leur pouvoir.

Quand Nicolas Sarkozy parle de « nos limites, nos lignes rouges », on croirait entendre un monarque de l'Ancien Régime s'adressant à ses sujets. Ces limites et ces lignes rouges sont les frontières du pouvoir de l'Etat au sens le plus régressif, sinon répressif.

Nicolas Sarkozy, défenseur de la liberté sur le net ?

Dans une démocratie moderne, ce sont les citoyens qui déterminent ces frontières. Or, ils refusent de voir le formidable espace de liberté ouvert par le net être contrôlé – car c'est bien de contrôle qu'il s'agit derrière le mot régulation – par l'Etat.

Il est extraordinaire d'entendre Nicolas Sarkozy se présenter en défenseur de la liberté sur le net. Son gouvernement n'a de cesse de faire voter des lois liberticides pour les internautes. Elles le sont tellement que peu de démocraties osent suivre la France dans le domaine.

L'apothéose est sans doute atteinte avec l'injonction du Président contre les monopoles du net. C'est le même qui gère le plus grand des monopoles : l'Etat, auquel toute concurrence est insupportable.

Ce discours démontre que notre Etat se sent dépassé. Il perçoit, sans vouloir l'accepter, qu'Internet inverse les perspectives démocratiques. L'Histoire accélère et les peuples veulent s'émanciper d'une forme de gouvernement en voie d'obsolescence. L'Etat perd le contrôle de l'information, des idées, et bien sûr, de l'impôt.

Les formulaires administratifs mis en ligne ne suffisent pas
Les Etats doivent réinventer leur mission et leur rôle dans la postmodernité ouverte par le net. Il ne s'agit pas simplement de rendre les formulaires administratifs accessibles par Internet.

La révolution en cours est un vrai changement de paradigme social et politique. Ce ne sont pas les pouvoirs en place qui sauront, et bien sûr voudront, procéder à ce changement. La société civile n'était pas invitée à ce e-G8. Tout un symbole.

Alors que les mots de liberté, d'ouverture, de création, d'entreprise auraient dû articuler le discours, ils étaient grandement absents.

En moins de vingt ans, Internet a fait bien plus pour les peuples en terme de liberté et de création de richesse que la plupart des gouvernements en cent ans. C'est peut-être cela qui est insupportable pour Nicolas Sarkozy.

La France n'a pas donné d'elle-même une image très enthousiasmante aujourd'hui. Il existe heureusement une consolation, cette image n'est pas celle des Français. Il est urgent de le faire savoir au monde.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Sarkozy, nouveau meilleur ami d'Internet… enfin, de ses patrons
► A la table de l'Elysée, Nicolas Sarkozy drague les stars du web
► Le blogueur tunisien @slim404 démissionne du gouvernement
Ailleurs sur le Web
► eG8 : le rapprochement du net de la politique (sur France-Info.com)
► Le rapport "Nora-Minc" : histoire d'un best-seller (sur Persee.fr)
► Le discours de Nicolas Sarkozy à l'eG8
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Jeu 26 Mai - 19:11

G8 : les chefs d'Etat ont trouvé un consensus sur le développement d'Internet
http://www.zdnet.fr/actualites/g8-les-chefs-d-etat-ont-trouve-un-consensus-sur-le-developpement-d-internet-39761166.htm
Stratégie - Une délégation du e-G8 choisie par Nicolas Sarkozy va rencontrer les huit chefs d'Etat réunis à Deauville. Une déclaration commune sur la protection des données privées et la propriété intellectuelle ainsi que la reconnaissance d'Internet comme vecteur de croissance, de création d'emplois et de liberté d'expression ; devrait être adoptée.

Après deux jours de débats au e-G8, les six membres de la délégation* ont atterri ce matin à Deauville pour porter les propositions du Forum aux chefs d'Etat et de gouvernement.

La veille, ils s'étaient quitté sans être pas tombé d'accord. "Nous allons travailler dans l'avion jusqu'au dernier moment " indiquait Maurice Lévy.

Lors de la dernière session, les dissensions entre les différents ténors du secteur se sont, une nouvelle fois, étalées au grand jour. D'un côté, des acteurs de l'infrastructure comme Orange, plutôt favorables à une régulation ; de l'autre ceux des contenus/services comme Google qui s'y opposent farouchement.

La fracture est déjà ancienne et le e-G8 n'a évidement rien changé à l'affaire.


Quel message "la bande des 6" va-t-elle donc délivrer au G8 ? "Les propositions seront communiquées après le sommet mais nous ne venons pas avec un cahier de doléances. Ce sera un échange mais aucune décision ne sera prise " a prévenu Maurice Lévy.

Mesures de consensus

Après une conférence de presse formelle, le vrai rendez-vous sera une rencontre avec les chefs d'Etat. Les membres de la délégation auront droit à un dialogue direct et chacun pourra défendre son pré carré.

Mais il n'y a pas de grosse surprise à attendre. Comme c'est l'usage dans les grandes réunions internationales, la déclaration finale - déjà largement rédigée par les sherpas - devrait proposer des mesures de consensus. De la régulation avec le renforcement de la protection des données privées et la protection de la propriété intellectuelle. Du "laisser faire" en soutenant le développement d'Internet comme vecteur de croissance, de création d'emplois et de liberté d'expres​sion( le Printemps arabe est passé par là).

Chaque pays sera libre d'adopter les lois nationales pour soutenir ces propositions. Mais c'est la première fois qu'Internet aura droit de citer dans une déclaration finale du G8.

"Ce qui est important, c'est de les sensibiliser. Ce sera une piqure de rappel sur ces sujets" déclarait Maurice Lévy à l'issue du e-G8, confirmant que l'évènement parisien voulu par Nicolas Sarkozy n'avait jamais eu d'autres objectifs.

* Maurice Lévy (patron de Publicis qui a organisé la rencontre), de Stéphane Richard (président d'Orange),d'Eric Schmidt (président de Google), de Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook), de Yuri Milner (patron du fonds Digital Sky Technologies) et de Hiroshi Mikitani (CEO du groupe japonais Rakuten, propriétaire de PriceMinister).


Les grands patrons du web viennent demander au G8 un libre accès à internet
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAQeQ7wlDzow3yry0WCXxTWMRekA?docId=CNG.90a1244474be05e453cfb2d3910f9958.71
DEAUVILLE — Des grands patrons d'internet, dont le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg qui a troqué pour l'occasion son look d'adolescent pour un très classique costume-cravate, sont venus demander jeudi au G8 à Deauville que le libre accès au web soit garanti par les Etats.
"Honoré" d'être reçu par les dirigeants des principales puissances, le jeune patron milliardaire de 27 ans, qui encore la veille, lors de l'e-G8 réunissant à Paris le gratin du web, était vêtu d'un tee-shirt et d'un jean, s'est dit "heureux de jouer le rôle qu'on (lui) demandera de jouer".
"Internet est vraiment une force puissante qui donne une voix aux gens", a-t-il plaidé au cours d'une conférence de presse dans cette ville du Nord-Ouest de la France.
Ces représentants du monde de l'internet sont venus délivrer aux chefs d'Etat et de gouvernement les conclusions de l'e-G8.
"Nous avons unanimement estimé qu'il faut garantir un accès libre et ouvert à internet à chaque habitant de la planète", a déclaré le patron de Publicis Maurice Lévy, organisateur de la réunion des professionnels du web, dont il a souhaité qu'elle soit désormais annuelle.
"Oui, nous devons protéger la propriété intellectuelle, non, nous ne devons pas créer une situation par laquelle internet ne puisse pas grandir et se développer", a-t-il ajouté.
Il a également appelé les gouvernements à "investir massivement" dans le haut débit afin d'éviter que la quantité croissante d'informations ne provoque un "effondrement du système".
Le patron de Google Eric Schmidt a de son côté jugé que les gouvernements qui bloquent l'accès à internet, comme en Syrie ou en Iran, commettaient "une énorme erreur".
Le sommet du G8, qui s'achèvera vendredi, va reconnaître le rôle des gouvernements dans un "essor équilibré" de l'internet, aux côtés des utilisateurs et du secteur privé, selon un projet de déclaration obtenu par l'AFP.


blablabla ....
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Message  ivo le Ven 27 Mai - 10:22

Internet: le sommet du G8 reconnaît le rôle des gouvernements
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioqSj9LZ-62EGDETIfwiuGPhE8lA?docId=CNG.90a1244474be05e453cfb2d3910f9958.891
DEAUVILLE — Les pays du G8 réunis jeudi à Deauville (nord-ouest) ont reconnu le rôle des gouvernements dans un "essor équilibré" de l'internet aux côtés des utilisateurs et du secteur privé, selon une partie de leur déclaration finale publiée par la présidence française.
"Les gouvernements, le secteur privé, les utilisateurs, et les autres parties prenantes ont toutes un rôle à jouer pour créer un environnement dans lequel internet peut prendre son essor d'une manière équilibrée", dit ce premier texte adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 sur le sujet.
"A Deauville en 2011, pour la première fois au niveau des dirigeants (...), nous nous sommes mis d'accord sur un certain nombre de principes, dont la liberté, le respect de la vie privée et de la propriété intellectuelle (...), la cyber-sécurité, et la protection contre le crime, qui sont essentielles à un internet fort et florissant", dit le texte.
Au sujet de la protection de la propriété intellectuelle, les pays du G8 ont ainsi souligné la nécessité de "mettre en place des législations et des cadres nationaux pour en améliorer le respect" et ont promis de "prendre des mesures fermes contre (leur) violation".
Ils ont également insisté sur "la protection effective des données à caractère personnel et de la vie privée" et appelé tous les acteurs de l'internet à "lutter contre (son) utilisation à des fins de traite et d'exploitation sexuelle des enfants".
Dans leur texte, les pays du G8 ont également souligné le rôle joué par internet comme "instrument de liberté et d'émancipation politiques".
"En matière d'accès à l'internet, la censure ou les restrictions arbitraires ou générales sont incompatibles avec les obligations internationales des Etats et tout à fait inacceptables", écrivent les dirigeants, qui s'engagent également à "encourager (son) utilisation comme instrument de promotion des droits de l'Homme et de la participation démocratique".

Au lendemain du premier "e-G8" qui s'est réuni à Paris, plusieurs grands patrons d'internet, dont le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, sont venus demander jeudi à Deauville aux chefs d'Etat et de gouvernement que le libre accès au web soit garanti par les Etats.
Le président français Nicolas Sarkozy a qualifié devant la presse cet échange de "très intéressant" et déclaré qu'il "se reproduirait chaque année", de même que le G8 de l'internet.
L'internet divise traditionnellement les Français, partisans d'une forme de régulation, et les Américains, favorables à une liberté maximum sur l'internet.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Mar 31 Mai - 12:31

EG8 : Tentative de Putsch contre les révolutions et les libertés citoyennes
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/eg8-tentative-de-putsch-contre-les-95120
Le forum eG8 qui s’est tenu le 24 et 25 mai à Paris, « est un écran de fumée derrière lequel se cache une inquiétante alliance de gouvernements cherchant à contrôler Internet et de quelques entreprises qui tirent profit des restrictions aux libertés en ligne » . C’est ainsi que la Quadrature (organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet) qualifie le eG8.

L’ordre de jour officiel de ces deux jours de forum : la régulation, la lutte contre la cybercriminalité, la neutralité du net, les droits d’auteur, la gouvernance des noms de domaine, la protection de la vie privée, la fracture numérique, le cloud computing ou encore l’impact d’internet et des nouvelles technologies sur la croissance.

Mais l’ordre du jour officieux que le Président Sarkozy n’a pas pu résister à l’annoncer lui-même est : comment contrôler Internet et les réseaux sociaux afin de contenir toute révolution ou désobéissance sociale. Car pour ces soi-disant puissants qui se sont réunis à Deauville, la seule leçon retenue de ses révolution arabes est que Internet via ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou autre) peuvent mobiliser une masse populaire échappant à tout contrôle des partis politiques ou des organisations syndicales, capable de renverser les systèmes établis. Enfin inefficace au regard de leur système décisionnel pyramidale qui s’appuie exclusivement sur des compétences « financières » (ministres des finances ou des banquiers centraux). Les experts scientifiques ou sociologiques sont exclus de leurs débats.

Le eG8, cette ‘’stupide’’ idée du Président Sarkozy, était tout simplement, pour lui et ses amis, une tribune permettant d’instaurer des diodes sur la toile permettant d’alerter le système car pour eux tout ce qui n’est pas suffisamment contrôlé est dangereux et certains dictateurs nord-africains en ont récemment fait la douloureuse expérience.

Il était donc urgent pour ces soi-disant puissants d’inventer des armes obligeant Internet à se ‘’civiliser’’ et ’’se moraliser’’. Le Sarkozy champion en matière de punir pour terroriser, inventeur du Hadopi était donc le porteur ‘’légitime’’ de cette initiative régressive de constituer ce sommet eG8 comme un moyen de pression sur tout ce qui pourrait menacer de près ou de loin le système établi.

Voyant, l’expérience des révolutions arabes déclenchées et organisées par les réseaux sociaux. Conscient que ce qui se passe en Espagne et au Portugal ressemble à un début d’un mouvement révolutionnaire identique sur pas mal de point de ce qui s’est passé plus au sud et risquerait de se propager à grand V sur toute l’Europe. La France, inventrice du Minitel, l’invention qui est toujours restée à sa version 1.0, voudra mettre un terme aux évolutions d’internet et des réseaux sociaux. Le président Sarkozy n’a toujours pas compris que ce n’est pas les réseaux sociaux qui déclenchent les révolutions mais c’est plutôt la misère, l’injustice, la précarité, l’autoritarisme. Monsieur Sarkozy voudrait moraliser Internet et les réseaux sociaux comme il a tenté de moraliser le capitalisme. Espérons que sa démarche sur internet aura la même issue que celle de sa démarche sur le capitalisme : UN GRAND FLOP.
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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Mer 1 Juin - 20:39

Cyberattaques : les Etats-Unis envisagent des répliques militaires
http://www.maxisciences.com/cyberattaque/cyberattaques-les-etats-unis-envisagent-des-repliques-militaires_art14979.html
Le Pentagone a fait part de sa volonté d'assimiler les cyberattaques visant les Etats-Unis à des actes de guerre. Une mesure qui pourrait alors permettre au pays de répliquer militairement à des attaques informatiques.

Il y a quelques jours, les Etats-Unis ont présenté une mesure par laquelle le pays pourra "répondre aux actes hostiles dans le cyber-espace de la même manière qu'à toute autre menace pour le pays", rapporte le site du Monde. "Nous nous réservons le droit d'utiliser tous les moyens nécessaires – diplomatiques, relatifs à l'information, militaires et économique – en fonction des besoins et dans le respect du droit international, pour défendre notre pays, nos alliés, nos partenaires et nos intérêts", indique en effet le texte.

Interrogé à ce sujet par le Wall Street Journal, le colonel Dave Lapan, porte-parole du Pentagone, explique que cette mesure a avant tout une visée dissuasive. "Une réponse à un incident cybernétique ou à une cyberattaque visant les Etats-Unis ne serait pas nécessairement une réponse cybernétique". Toutefois "si nous étions attaqués, même sous forme de cyberattaque, toutes les options seraient sur la table", a-t-il dit souligné. Cette nouvelle stratégie permettra au Pentagone de décider de la réponse à adopter en cas cyberattaques en se basant sur la notion d'équivalence. Il s'agira de juger la gravité des dommages engendrés par l'attaque et de déterminer s'ils sont comparables à ceux qu'aurait pu causer une attaque militaire. "Si vous stoppez notre réseau électrique, peut-être que nous vous enverrons un de nos missiles", a expliqué un responsable des forces armées américaines.

Cette nouvelle stratégie a été mise en place suite à l'attaque qui l'automne dernier avait touché par le virus informatique Stuxnet des ordinateurs dédiés au programme nucléaire iranien. Alors que le groupe de défense américain Lockheed Martin a été récemment victime d'une importante attaque contre son système informatique, la lutte contre les cyberattaques est l'une des priorités de Barack Obama.
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Re: internet , technologie, ...

Message  Invité le Jeu 2 Juin - 0:16

"Avoir un téléphone portable, c'est être repérable sans interruption.
Malte Spitz, député vert allemand, qui travaille sur la question de la
protection de la vie privée, a demandé à son opérateur téléphonique les
données de communication le concernant.
Après un procès pour les obtenir, il a pu constater qu'il avait été
localisé 35 831 fois entre août 2009 et février 2010 soit en moyenne
toutes les 7 minutes!
Il a confié ces données à des journalistes de Die Zeit qui ont alors pu
reconstituer tous ces déplacements sur six mois. Le résultat est d'une
précision impressionnante!"

"Un article du Figaro.fr du 25 avril 2011 indique que les écoutes
téléphoniques sont passées de 5845 en 2002 à 35000 par an aujourd'hui.
Cela est favorisé par le développement de la téléphonie mobile qui
permet la géolocalisation précise, la domiciliation du propriétaire et
ses coordonnées bancaires.
Alors qu'en 2002, une telle demande était facturée 1500€ par les
opérateurs, la technique est aujourd'hui automatisée et ne coûte plus
que 12€. La police aurait la pssiblité de suivre 7000 conversations
simultanées."

Paru dans la revue "Silence" (je n'ai pas le lien de ce texte que j'ai reçu par mail).

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Re: internet , technologie, ...

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 10:18

Des comptes Gmail de Google piratés, sans doute depuis la Chine
http://fr.reuters.com/article/technologyNews/idFRPAE7500Z320110602
LOS ANGELES (Reuters) - Des hackers sans doute chinois ont attaqué des centaines de comptes Gmail, dont certains appartenant à des militants chinois, à des journalistes et à de hauts responsables de l'administration américaine, a-t-on appris mercredi auprès de Google.

Les pirates informatiques seraient originaires de Jinan, dans la province de Shandong, entre Pékin et Shanghai.

Sur son blog, Google explique que les hackers auraient tenté de s'introduire dans les messageries et de les surveiller.

Le groupe dit avoir détecté l'opération et l'avoir interrompue. Les victimes et les gouvernements ont été prévenus, ajoute Google.

"Nous examinons ces informations et nous tentons de collecter les faits", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Tommy Vietor.

"Nous n'avons aucune raison de croire qu'ils aient pu accéder à la boîte mail d'un responsable du gouvernement américain", a-t-il poursuivi.

Alexei Oreskovic, Nicolas Delame et Benjamin Massot pour le service français
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