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La révolution grâce à internet

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Message  Invité le Mer 21 Avr - 19:46

Sûrement parce qu'il est syndicaliste révolutionnaire. Et qu'on a tendance à penser que la révolution peut encore passer par la rue : grève = manif = mouvement d'ampleur qui peut faire peur au pouvoir, voire, pourquoi pas, le renverser ? C'est le côté collectif de la lutte...
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Message  Goeland60 le Mer 21 Avr - 19:56

En ce qui me concerne, en tant qu'ex syndicaliste "révolutionnaire", je ne crois plus du tout à la grève.
Car ça ne remet pas en cause le "travail" (malgré tout ce que peuvent dire les anarcho-syndicalistes là-dessus).

Je crois beaucoup plus aujourd'hui aux mouvements qui naissent à l'extérieur du monde du travail.

Pour ça, internet (pour rejoindre le fil de départ :-) a amené un esprit vraiment nouveau : les relations entre les gens n'y sont plus liées au travail.
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Message  spike le Mer 21 Avr - 20:17

Pour ça, internet (pour rejoindre le fil de départ :-) a amené un esprit vraiment nouveau : les relations entre les gens n'y sont plus liées au travail.

Non c'est vrai... Maintenant les relations entre les gens sont fictives et se résume à "thanx for the add!! kikou, lol, mdr, ptdr" et au nombre d'amis fictifs que tu as.
Je sais pas si c'est mieux...^^
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Message  niouze le Mer 21 Avr - 21:04

Nyark nyark a écrit:Sûrement parce qu'il est syndicaliste révolutionnaire. Et qu'on a tendance à penser que la révolution peut encore passer par la rue : grève = manif = mouvement d'ampleur qui peut faire peur au pouvoir, voire, pourquoi pas, le renverser ? C'est le côté collectif de la lutte...

non même pas juste parceque j'ai essayer de montrer que la greve c'etait plus que juste demander une augmentation
ivo tu parle de taz mais une greve peut etre une taz autant qu'internet une teuf ou autre ...

_________________
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Message  ivo le Mer 21 Avr - 21:19

une greve peut etre une taz autant qu'internet une teuf ou autre ...
certes, vu sous cet angle.

street party !! ^^
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Message  Teva le Jeu 3 Juin - 3:51

Le net a un gros inconvénient : les forums y sont autant de planètes s'ignorant entre elles.

Leurs webmestres sont dotés du pouvoir de se débarrasser d'un simple click des contradicteurs, ce qui ne les oblige guère, eux et leurs chapelles, à affûter leurs arguments et à se cultiver pour pouvoir répondre à ces contradictions.

On se retrouve ainsi entre fachos, royalistes, socialistes, libéraux, communistes, anars, et autres. Et tous ceux là se divisent encore en chapelles ne pouvant s'encadrer.

De plus, les membres de ces chapelles habitent à des lieues les uns des autres et ne se rencontrent finalement jamais irl alors qu'ils ont plus de liens entre eux qu'avec la masse qu'ils rencontreront dans une manif. Et comme les liens tissés dans un forum avec des gens qu'on apprécie sont assez agréables, ils peuvent suppléer à la superficialité des liens entre manifestants, superficialité qui n'est alors plus ressentie.

Et donc les manifs finiront par ressembler à des regroupement éphémères de passagers d'un autobus sans trop de cohésion ni de sympathie (au sens littéral). Il n'est qu'à voir la récente mode des beuveries urbaines convoquées par réseaux formant des foules provisoires sans véritable objectif social.
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Message  Etudiant31 le Lun 14 Juin - 3:18

Je reste persuadé que le net, lorsqu'on sait l'utiliser, est un formidable moyen de se cultiver et de "s'affranchir" d'une certaine idéologie bien-pensante.

Cela joue à plusieurs niveaux à mon sens.

D'abord le libre accès aux œuvres culturelles, une sorte de "communisme culturel" qui est de plus en plus remis en cause (loi HADOPI, toussa). L'art accompagne souvent les révoltes, il peut permettre de fédérer les personnes entre elles (le rôle de la musique est je pense ici essentiel, actuellement je pense que certains courants du hip-hop pourraient éveiller les consciences et les unir).

Ensuite le net permet de s'affranchir de l'espace. On peut désormais rencontrer et échanger avec des personnes provenant d'endroits éloignés et l'échange est, on le sait, à la base de beaucoup de choses. Voyager et rencontrer ces personnes directement est évidemment plus profitable, mais bon "time and money" comme on dit...
Les forums sont peut-être un peu trop renfermés sur eux-mêmes comme le signale Teva, mais ils existent et il y a désormais la possibilité de communiquer, d'argumenter, de débattre... Il reste à créer la volonté de la réflexion mais c'est un autre débat. Le terrain existe désormais et c'est déjà énorme.

Je ne crois pas qu'on imagine concrètement tout ce que permet le Net au niveau de la connaissance et des échanges. Il suffit d'imaginer tout ce dont on serait passé à côté si on avait pas eu Internet (films, musique, livres, rencontres, échanges, etc...). Je trouve cela édifiant.

L'outil est vaste, il y a du bon et du moins bon, mais bien utilisé il peut être une arme terrible et la base d'un renouveau. Tout dépend (et c'est la base pour moi de toutes façons) de la volonté des gens à se tourner vers la réflexion, de la capacité des personnes à l'esprit critique et pas seulement par rapport à leur situation mais par rapport à leur monde environnant.

ps : j'ai aimé le post de Goenland sur l'amour comme base en première page.
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Message  Teva le Mar 6 Juil - 11:41

Il me semble tout de même que pour aller puiser des informations sur une thèse, il faut commencer par être au courant de l'existence de cette thèse, ce qui n'est pas évident.
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Message  ivo le Lun 24 Jan - 9:48

Tunisie : une cyber-révolution ?
JÉRÔME COLOMBAIN - 06:02
Internet a joué un grand rôle pendant la révolution en Tunisie. Mais peut-on parler pour autant de cyber-révolution ?
Ecoutez cette chronique (1'54")

Avant la révolution en Tunisie, la censure sur Internet avait un nom : Ammar. Ammar 404 en référence aux erreurs 404 qui indiquent les pages introuvables sur le Web. Derrière Ammar : des services spécialisés du ministère de l’Intérieur chargés de censurer les communications. Et puis, il y a eu le fameux discours de Ben Ali annonçant la libération d’Internet. Une libération en trompe l’œil, selon les internautes tunisiens, car cela aurait surtout permis de renforcer la surveillance des réseaux. Blogueurs, journalistes, avocats évoquant même des vols d’identifiants avec piratage de leurs messageries électroniques.

N’empêche ! Une fois débloqués, Facebook et Twitter, entre autres, mais pas Youtube, n’ont pas provoqué la révolution tunisienne mais ils l’ont sans doute accélérée. Twitter a permis aux habitants de s’alerter les uns les autres face au danger des milices. Sur Facebook, la publication de nombreuses vidéos d’actes de violence a contribué à galvaniser les foules.

Alors, cyber-révolution ?

Pas vraiment. En fait, les seules véritables actions de cyber-guerilla sont à mettre au crédit du groupe Anonymous. Ces internautes masqués, hackers activistes, émules de Wikileaks, ont piraté des sites officiels dans le cadre de la fameuse opération Tunisia. Après coup, ils veulent croire qu’ils ont contribué à faire tomber Ben Ali. Ils s’en vantent dans leurs tweets en promettant de s’en prendre maintenant aux autres pays du Maghreb. Mais selon plusieurs observateurs, les Anonymous, avec leurs actions un peu potaches, ont surtout contribué à attirer l’attention des médias internationaux sur la révolution tunisienne. C’est déjà ça.

Comme dans chaque mouvement populaire désormais sur la planète, Internet accompagne le mouvement. Il y contribue mais sans qu’il soit possible d’en mesurer réellement l’impact. Les véritables révolutionnaires seront toujours ces manifestants morts sous les balles de l’ancien régime.

Où en est l’Internet tunisien aujourd’hui ? Slim Amamou, alias slim404, le bloggeur nommé secrétaire d’Etat, affirme parle d’un grand nettoyage. Malheureusement, il semble que des informaticiens indépendants favorables à l’ancien gouvernement, des hackers pro Ben Ali en quelque sorte, détiennent encore les clés de la censure. Bref, Ammar pas mort. Et sans doute pas facile à neutraliser.
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Message  ivo le Dim 30 Jan - 10:34

Ces «hacktivistes» qui rêvent d'imposer la démocratie
http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/01/26/01007-20110126ARTFIG00790-ces-hacktivistes-qui-revent-d-imposer-la-democratie.php
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Des «Anonymous» manifestent contre une loi sur les médias en Hongrie. Crédits photo : © Lisi Niesner / Reuters/REUTERS

Après avoir défendu WikiLeaks et encouragé les attaques contre les sites gouvernementaux tunisiens, le mouvement «Anonymous» s'engage aux côtés des manifestants en Égypte. Plusieurs membres, souvent jeunes, viennent d'être arrêtés en Europe.

Alors que les manifestants envahissent les rues en Égypte, une autre contestation, plus discrète, prend de l'ampleur. Sur Internet, des internautes se coordonnent à nouveau pour mener des attaques informatiques contre les sites gouvernementaux égyptiens. Le site du ministère de l'Intérieur est resté inaccessible pendant une dizaine de minutes mardi. Le ministère de la Communication devait être leur prochaine cible mercredi.

Ces internautes, éparpillés dans le monde, revendiquent leur appartenance aux «Anonymous» (les «Anonymes»), une nébuleuse attachée à la défense des libertés sur Internet. Leurs premières actions ont visé l'église de Scientologie en 2008. L'an dernier, ils s'en sont pris aux banques qui ont abandonné WikiLeaks. Ils ont ensuite migré vers des combats politiques, en s'attaquant au site officiel du président tunisien Ben Ali, puis en multipliant les messages de menace à l'adresse de tous les régimes autoritaires.

«Ce ne sont pas des experts en géopolitique»

Pour faire entendre leur voix, ces membres du réseau «Anonymous» mènent le plus souvent des attaques par déni de service distribué (DDoS). Grâce à un logiciel gratuit ne nécessitant pas de compétences informatiques poussées, déjà téléchargé plus de 200.000 fois, leurs ordinateurs se connectent au même moment sur le site Internet qu'ils ont défini comme cible, afin de le surcharger de connexions. Au Zimbabwe, 500 participants ont suffi à faire planter la page du président Mougabe. Ils étaient plusieurs milliers en Tunisie.

Ce groupe affirme ne pas avoir de chef. Mais «dans les faits, il y a des leaders, qui montent les sites Internet, créent des affiches de propagande et définissent des cibles», explique au figaro.fr Gwendal Delcros, chercheur en sécurité informatique au Cert-LEXSI. Ils seraient quelques dizaines, souvent jeunes et Occidentaux. Leur intérêt pour la Tunisie et l'Égypte relèverait à l'origine de l'opportunisme, pour attirer l'attention des médias. «Ce ne sont pas des experts en géopolitique», affirme Gwendal Delcros, qui a observé leurs discussions. Ainsi, l'action lancée en Algérie a d'abord été baptisée «Opération couscous», avant d'être renommée.

Leurs agissements ont pourtant des répercussions concrètes dans les pays concernés. «Il ne faut pas limiter ce mouvement à ceux qui en constituent le noyau dur», analyse François Paget, «chercheur de menaces» chez l'éditeur McAfee. Parmi les internautes qui se sont emparés de Facebook et de Twitter pour relayer les appels à manifester et échanger des informations en Égypte et en Tunisie, certains ont aussi participé aux attaques ou y ont vu le signe d'un soutien international. C'est le cas du blogueur Slim404 devenu secrétaire d'État. Le collectif Anonymous est une «nouvelle forme de citoyenneté internationale», a-t-il plaidé dans un entretien à Public Sénat. Provoquer le plantage d'un site officiel est un symbole fort.

Plusieurs adolescents arrêtés en Europe

Pour les spécialistes de la sécurité informatique, les «Anonymous» parviennent en fait à faire sortir de l'ombre et à populariser la notion d'activisme par Internet, ou «hacktivisme». «Les attaques par déni de service deviennent l'équivalent sur Internet du démontage d'un McDonald's», explique François Paget. Et le mouvement serait amené à prendre de l'ampleur en 2011, avec des méthodes de contestation plus sophistiquées. «Nous sommes aux prémices d'actions plus importantes et organisées», estime-t-il.

Confrontés à ces attaques, les gouvernements ont encore un temps de retard. «Ils ont des dizaines de sites à surveiller, l'avantage est toujours à l'attaquant», juge Gwendal Delcros. Mais ils commencent aussi à riposter. Si le déni de service ne fait pas de dégâts physiques, il est illégal dans la plupart des pays. Jeudi, cinq jeunes membres présumés des «Anonymous» ont été interpellés en Angleterre, en lien avec les actions pour défendre WikiLeaks. Deux autres ont été arrêtés en décembre, aux Pays-Bas et en France. Tous avaient entre 15 et 26 ans.
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Message  ivo le Lun 31 Jan - 9:11

Avaaz est le seul réseau citoyen au monde qui soit à la fois massif, high-tech, démocratique, pluri-thématique et véritablement mondiale. Dans un monde où les problèmes auxquels nous faisons face sont internationaux, et où les solutions demandent toujours plus d'action démocratique mondiale, Avaaz occupe une place unique pour faire changer les choses. Aucune autre organisation ne peut organiser rapidement une mobilisation de masse et une pression démocratique coordonnée dans plus de 150 pays en 24 heures. Un nouveau modèle d'action politique fondé sur internet et sur la mobilisation populaire a fait changer les politiques dans plusieurs pays, et Avaaz reproduit ce modèle au niveau mondial. Le résultat: le mouvement mondial sur internet le plus grand jamais créé, et ce n'est que le début de notre histoire.

http://www.avaaz.org/fr/why_donate_to_avaaz/?aboutus
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Message  ivo le Lun 31 Jan - 10:13

15 ans et cyber-révolutionnaire
JÉRÔME COLOMBAIN - 06:48
Qui sont ces jeunes "hacktivistes" qui menacent maintenant de s’attaquer à l’Egypte ?
Ecouter cette chronique (2'07")

Ils ont 15 ans et ils font la révolution par ordinateur. L’un d’entre eux a arrêté la semaine dernière à Clermont Ferrand. D’autres ont également été interpellés à en Grande Bretagne.

Que leur reproche-t-on ? D’avoir attaqué, au mois de décembre, plusieurs sites bancaires - Mastercard, Visa, Paypal et PostFinance – pour marquer leur soutien à Wikileaks.

Qui sont-ils ces jeunes hacktivistes (hackers activistes) ? Sans doute la partie émergée d’un immense iceberg. On parle de plusieurs milliers répartis à travers le monde. Une bande informelle qui se fait appeler les Anonymous (Les Anonymes). Leur credo, à la fois noble et naïf : défendre la libre circulation de l’information. Leur arme ? Un ordinateur et surtout un logiciel, LOIC, qui permet de mener des attaques par « deni de service ». Pas d’intrusion, pas de données volées. Juste un assaut informatique qui a pour effet de saturer les sites Web.

Présentés parfois comme des petits génies de l’informatique, ils n’ont souvent en réalité que des connaissances techniques limitées au domaine qui les intéresse et à l’utilisation du fameux programme LOIC. Alors… Faire la révolution sans sortir de chez soi, ce serait donc possible en 2010 ! Combien d’ados sont ainsi des Che Guevara en culottes courtes qui font trembler le monde sans sortir de leurs chambres et à l’insu de leurs parents ?

Reste à savoir si tout cela peut avoir un réel impact. Reste aussi à faire admettre aux autorités qu’il ne s’agit que de simples actions de protestation alors que la loi parle de délits informatiques à part entière. En tout cas, ils ne désarment pas. Après les banques après aussi la Tunisie avec l’attaque de plusieurs sites officiels, les Anonymous promettent maintenant de s’en prendre à l’Egypte.

L’Egypte toujours coupée du monde informatiquement parlant. Les autorités ont donné l’ordre aux fournisseurs d’accès de couper les connexions avec le reste du monde.

D’ailleurs, cela a donné l’idée à un fournisseur d’accès français, FDN, de proposer aux Égyptiens une connexion de secours à bas débit par téléphone. De quoi peut-être recruter sur place de nouveau Anonymous…
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Message  ivo le Mar 1 Fév - 10:11

Egypte : Google lance la possibilité de "tweeter" par téléphone
Le groupe internet américain Google a annoncé qu’il avait coopéré avec Twitter durant le week-end pour mettre en place un système permettant aux Egyptiens d’envoyer des messages sur le site de microblogs par téléphone, en contournant le blocage d’internet.

"Cela marche déjà et tout le monde peut ’tweeter’ en laissant simplement un message téléphonique à l’un des numéros internationaux suivants : +1 650 419 4196 ou +39 06 62 20 72 94 ou + 97 316 199 855. Le service mettra instantanément le message (sur Twitter) en utilisant le mot-clé îegypt", ont annoncé des responsables de Google sur le blog officiel du groupe.

"Aucune connexion internet n’est nécessaire. Les gens peuvent écouter les messages en composant les mêmes numéros de téléphone ou en allant sur le site internet twitter.com/speak2tweet.


c'est un numéro gratuit ???????? Evil or Very Mad
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Message  ivo le Mar 15 Fév - 11:18

Après la Tunisie : Internet sert-il à faire la révolution ?
http://www.rue89.com/2011/01/22/apres-la-tunisie-internet-sert-il-a-faire-la-revolution-186859
Au moment où le débat fait rage sur l'importance réelle des réseaux sociaux et d'Internet dans la révolution tunisienne, Paris accueille un homme qui plaide à contre-courant : Evgueny Morozov, un exilé biélorusse aux Etats-Unis, qui vient de publier un livre au titre dégrisant : « The Net delusion » (l'illusion du Net).
Morozov dénonce la « cyberutopie » qui draperait la technologie de vertus émancipatrices intrinsèques, mais prend surtout pour cible le soutien officiel des Etats-Unis à des blogueurs ou à des initiatives technologiques en direction des pays qui figurent dans le collimateur de Washington : l'Iran, la Chine, le Venezuela…

Une « ingérence numérique » aux relents de guerre froide, dit-il, qui aurait succédé, en quelque sorte, à l'ingérence de George Bush avec des tanks et des G.I.

Pas de trace de cela en Tunisie. Sans doute, ironise Morozov qui refuse de voir dans la révolution tunisienne un démenti, ou au moins un bémol à ses thèses, parce que les Etats-Unis n'avaient aucune envie de renverser le régime pro-occidental de Ben Ali.

Pas de « révolution 2.0 » mais un effet Facebook
Revenons d'abord sur les événements de Tunisie. L'expression « révolution 2.0 » est assurément un abus de langage : le geste de Mohamed Bouazizi, l'homme qui s'est immolé à Sidi Bouzid, déclenchant le processus qui a abouti un mois plus tard à la fuite du dictateur tunisien, n'a évidemment pas été déclenché par Internet, mais par sa propre exaspération face à l'arbitraire dont il avait été victime.

Mais là où cet événement aurait pu rester localisé et ignoré, il a circulé et a mis le feu à la Tunisie. Et le vecteur de la circulation de l'info fut Internet ou, pour être plus précis, Facebook, qui, avec 2 millions de comptes en Tunisie, était devenue la seule plateforme d'échange d'informations non censurée du pays, alors que YouTube ou Twitter étaient devenus inaccessibles.

Facebook, expliquait vendredi un invité tunisien de France Culture, était devenu un « territoire libéré » pour les jeunes Tunisiens urbains, un pays virtuel où se disait et se montrait tout ce qui pouvait déplaire au régime de Ben Ali.

Lorsque les premières images de manifestations et de répression ont commencé à circuler, elles ont trouvé sur Facebook le vecteur idéal. Particulièrement lorsque sont apparues les vidéos tournées à l'hôpital de Kasserine, la ville qui a connu le plus de victimes, avec des corps atteints par balles à la tête, et la panique dans l'établissement débordé par l'afflux de victimes.

Ces images ont sans doute représenté le point de non-retour pour cette crise sociale devenue révolution politique, et c'est incontestablement l'effet Facebook.

Une fois ce constat établi, Morozov a beau jeu de dire que si l'armée n'avait pas refusé de tirer sur la foule, Ben Ali aurait peut-être pu retourner la situation à son avantage, et aurait lancé une vague de répression contre tous ceux qui s'étaient affichés en faveur de cette révolution sur Facebook, Twitter et autres plateformes web. Avec des si…

Pas de « nouveau Rwanda » grâce à Twitter ?
Car Evgueny Morozov ne craint pas de dénoncer tous ceux qui, depuis les évènements d'Iran il y a deux ans, lors de la réélection d'Ahmadinejad, en passant par la Biélorussie et la Chine, misent sur Internet et les réseaux sociaux pour répandre les idées libertaires et saper les régimes autoritaires ou dictatoriaux.

Avec un florilège de déclarations outrancières, dont celle de Gordon Brown, l'ancien premier ministre britannique, que nous avions relevée en son temps, estimant qu'à l'heure d'Internet, il ne pouvait pas y avoir de « nouveau Rwanda ».

Dans son livre, récemment paru aux Etats-Unis, il parle de « cyberutopie », qui est:

« […] la croyance naïve dans la nature émancipatrice de la communication en ligne, qui repose sur un refus obstiné de prendre en considération ses aspects négatifs ».

Il considère pour sa part que les dissidents et autres activistes qui utilisent le Web dans ces pays soumis à des régimes policiers se mettent en danger car ils laissent derrière eux une trace qui rend leur surveillance et leur éventuelle capture plus aisées.

Vendredi soir, lors d'une rencontre organisée par nos amis d'Owni à La Cantine, un lieu dédié au numérique à Paris, Morozov n'a pas hésité à dire que la leçon que devraient tirer les régimes arabes autoritaires qui craignent aujourd'hui la contagion tunisienne, serait de lever toute censure sur Facebook et de laisser leurs détracteurs sortir du bois. Avant de leur tomber dessus à la première occasion !

Le soutien au cyberactivisme, un « baiser de la mort »
Un brin cynique vis-à-vis de ceux qui s'enthousiasment sur la révolution internet en Tunisie, Evgueni Mozorov est plus convaincant quand il dénonce l'approche idéologique du département d'Etat américain, incarné par le grand discours d'Hillary Clinton il y a tout juste un an, sur la nouvelle frontière de la liberté que représente Internet, et sur le « baiser de la mort » que peut représenter le soutien actif de Washington aux blogueurs issus des pays autoritaires.

Il n'est pas le seul à le penser. Samy Ben Gharbia, un cyberactiviste tunisien exilé en Europe, a récemment publié un long texte, disponible en français sur Owni.fr, dans lequel il déclare d'entrée de jeu :

« Ce document part donc de l'hypothèse que l'engagement privé – des entreprises – et public – de l'administration – US dans le mouvement pour la liberté sur la Toile est dangereux pour cette même liberté. J'éclairerai les raisons pour lesquelles je considère ce nouveau contexte comme étant extrêmement dangereux pour le mouvement des cyberactivistes de base. »

Il convient toutefois de distinguer les engagements politiques, effectivement à double tranchant, des gouvernements occidentaux, Etats-Unis en tête, dans une nouvelle croisade libertaire à manier avec précaution, et l'usage que font les citoyens dans tous les pays concernés de ces technologiques.

Ainsi, vendredi, lors d'un séminaire du Ceri de Sciences-Po sur Internet et diplomatie, la représentante américaine du bureau Internet du département d'Etat, Michele Markoff, a fait un véritable discours de guerre froide face aux menaces russe et chinoise, appelant à une coordination entre pays « amis » au sein de … l'Otan.

Laissant pantois les diplomates, comme la représentante britannique, qui venaient de parler avec enthousiasme de ses ambassadeurs blogueurs et de ses innombrables followers sur les comptes Twitter du Foreign office !

Cyberguerre, cyberpropagande, cyberpolice, vont évidemment de pair, sur les mêmes technologies, avec le simple geste d'un jeune Tunisien qui « poste » la vidéo d'une manif contre Ben Ali.

Mais Evgueni Mozorov va sans doute vite en besogne quand il rejette l'un comme l'autre au nom d'un principe de précaution politique qui, dans le cas de la Tunisie, aurait sans doute privé le geste de Mohamed Bouazizi du retentissement qui, au bout du compte, lui a donné toute sa portée et en a fait l'acte fondateur d'une véritable révolution.

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Message  ivo le Ven 20 Mai - 19:41

Sarkozy préfère «l'Internet civilisé» aux cyberdissidents
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/20/01002-20110520ARTFIG00584-sarkozy-prefere-l-internet-civilise-aux-cyberdissidents.php
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Alors que le G8 de l'Internet doit débuter mardi, un document du Quai d'Orsay révèle que l'Élysée n'a pas hésité à faire annuler un colloque sur la liberté d'expression et la protection des cyberdissidents prévu en octobre 2010.

L'Élysée serait-il passé à côté du potentiel diplomatique d'Internet ? Aiors que le G8 de l'Internet doit s'ouvrir la semaine prochaine à Paris, Marianne explique que Nicolas Sarkozy a brutalement mis fin en septembre au projet de Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, de protéger les cyberdissidents qui prônent l'instauration de la démocratie dans leurs pays. Et ce quelques semaines avant l'éclatement des révolutions arabes.

Entre l'Elysée et le Quai d'Orsay, deux visions antagonistes de l'Internet s'affrontent alors. Tandis que Bernard Kouchner prône la protection de la «liberté d'expression» et des «droits de l'Homme» dans l'espace numérique, Nicolas Sarkozy lui oppose la «cybercriminalité», les «zones de non-droit», et la nécessité de «réguler» Internet pour en faire un lieu «civilisé».

«Internet met à bas les murs et les frontières»

Le projet de Bernard Kouchner était pourtant bien avancé. Selon les documents auxquels a eu accès Marianne, le ministre des Affaires étrangères perçoit dès début 2010 le rôle majeur que joue Internet et plus particulièrement les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook lors de la révolte en Iran. «L'idée de base est simple, explique l'hebdomadaire. Il y a désormais 2 milliards d'internautes et le numérique doit devenir un outil central du soft power, l'influence par la persuasion.» Une théorie que les États-Unis mettent déjà en oeuvre.

En mai 2010, le ministre des Affaires étrangères publie deux tribunes dans Le Monde et le New York Times. Il y écrit qu'«Internet est l'outil le plus formidable de mise à bas des murs et des frontières qui enferment. Pour les peuples opprimés, privés du droit de s'exprimer et de décider de leur avenir, Internet apparaît comme un atout inespéré.» Bernard Kouchner affirme alors que les cyberdissidents «doivent bénéficier du même soutien que les autres victimes de répression politique» et qu'il faut «conférer [à Internet] un statut qui le rapproche d'un espace international, afin qu'il soit plus difficile pour les Etats répressifs d'utiliser l'argument de la souveraineté contre les libertés fondamentales.»

Les événements s'accélèrent dans les semaines qui suivent selon Marianne. Après l'organisation en juillet d'une réunion à Paris regroupant 17 pays, des ONG et des experts, Bernard Kouchner annonce dans un document confidentiel que la France va «soutenir les cyberdissidents confrontés à la répression de la liberté d'expression» grâce notamment à une «assistance technique» pour contourner la censure. Le ministre des Affaires étrangères évoquera aussi «la possibilité d'étendre aux blogueurs le régime de protection normalement réservé aux journalistes».

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères affirme son soutien à Bernard Kouchner en cosignant une lettre officielle destinée à 20 gouvernements étrangers, dont les États-Unis. La date du 29 octobre est alors actée pour une grande conférence internationale sur la liberté sur Internet. Selon Marianne, cela devait être «l'apogée de la carrière de Kouchner».

Rupture entre Kouchner et Sarkozy

Il n'aura pas lieu. Le 29 septembre,une lettre signée de Nicolas Sarkozy, que la Quadrature du net, association militant pour les libertés sur Internet, avait dévoilé en octobre dernier, met fin aux ambitions de Kouchner. La présidence souhaite que la conférence du Quai d'Orsay traite des enjeux globaux d'Internet. Nicolas Sarkozy insiste sur «le respect du droit d'auteur», la criminalité sur la Toile, ou les aspects économiques. En effet, «il ne serait pas concevable que l'Internet se développe comme une zone de non-droit». La conférence du Quai d'Orsay doit donc promouvoir «un Internet civilisé», avec en premier lieu la mise en avant «des initiatives de régulation équilibrées prises par la France», comme «la loi Hadopi». Comme le résume Marianne, «l'Élysée ne veut pas entendre parler de cyberdissidence, ni de liberté d'expression, il veut du “contrôle”».

Selon de nombreuses sources de l'hebdomadaire, cette lettre signe «un point de non-retour dans les relations entre Sarkozy et Kouchner». David Levitte, le conseiller diplomatique du président, rend le message élyséen encore plus limpide en affirmant que la conférence doit désormais porter sur la régulation d'Internet, à défaut de quoi elle devra être annulée. Le ministre des Affaires étrangères tente bien de défendre son projet en écrivant au président, mais rien n'y fait. Le 27 octobre, la conférence est annulée. Officiellement, à cause d'une contrainte d'agenda du côté du ministère des affaires étrangères néerlandais, co-organisateur du projet. Le 13 novembre, Bernard Koucher quitte le gouvernement. Un mois plus tard, Mohamed Bouazizi s'immole par le feu à Sidi Bouzid, lançant le début de la révolution tunisienne, et des révolutions numériques.

Un eG8 très économique

Le programme détaillé de l'eG8, qui aura lieu la semaine prochaine à Paris, illustre l'orientation économique de ce forum mondial. Les invités, essentiellement des entrepreneurs tels Mark Zuckerberg (Facebook) ou Eric Schmidt (Google), débattront sur «la croissance économique», «les infrastructures de demain», ou «la propriété intellectuelle à l'heure du numérique». Seule la conférence «Internet et société» pourrait aborder les thèmes chers à Bernard Kouchner. Les thèmes de la cyberdissidence et des révolutions numériques ne sont cependant pas évoqués dans le programme officiel.


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Message  ivo le Lun 30 Mai - 11:40

Twitter & Facebook : Armes de démocratie massives
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/twitter-facebook-armes-de-94931
Libres. Réellement libres sont les mots qui vont suivre et se propager à travers cette interface virtuelle qu’est votre écran. Leur unique prétention réside dans l’espoir d'attirer l'attention de celui qui leur insufflera la vie. Car ils se veulent l’écho de ma voix et de celles de leurs lecteurs, conjuguées au présent mais propulsées vers le futur.


Peu importe les personnes ou les intérêts qui se cachent derrière les dénominations de “Twitter” et de "Facebook", je les ai choisies pour simplifier et personnifier le raisonnement. Le fait est que c’est grâce à cet espace virtuel que votre lecture anime ces mots auxquels vous faites honneur et permettez d'exister. Le fait est que grâce aux réseaux sociaux, aux sites de partage de vidéos, aux blogs et aux médias participatifs, les vraies informations nous parviennent avant les dépêches de l’AFP, de Bloomberg, de Reuters ou d'autres agences de presse internationales, majoritairement gangrenées par la main mise des pouvoirs exécutifs, qu’ils soient publics ou privés. Le fait est que les peuples qui se sont mobilisés, se mobilisent à l’heure où j’écris ces lignes et se mobiliseront encore lorsque vous les lirez, trouvent dans ces outils leurs armes d'expression, de communication et de libération massives. Le web 2.0 est et sera le vivier des révolutions du 21è siècle.

Les détenteurs historiques du pouvoir d’informer ne dorment pas sur leurs deux oreilles, quoi qu’ils en disent. Leurs sempiternelles tentatives de dénigrement ne feront pas le poids. Les jours de la médiation - si chère aux milieux rédactionnels - sont comptés. Fini l’hégémonie journalistique postmoderne. Les clones de Big Brother ont germé en chacun de nous. Et même si les conservateurs s’assoient sur leur part de marché, le jour viendra où ils auront le cul par terre. Pour l'heure, ils sont déboussolés, pervertis à souhait, ils parlent d’information travestie, convaincus sans doute de la rigueur de leur métier et de leur intégrité. Serviteurs de la pensée unique, c’est de confiance en eux dont ils manquent, celle-ci se dissipe au fur et à mesure que celle que nous leur accordons se perd. Internet est un outil dont les usages sont à l’image de l’humanité, avec ses anges et ses démons. En revanche, il m'apparaît indiscutable que le monopole d’une élite relève de tout sauf de la nature humaine. La différence réside dans sa capacité à manipuler les masses. A l’aube du 21è siècle, à l'heure où la diabolisation, la peur, et la désinformation ravagent plus que jamais le monde - pour ne bizarrement profiter qu’à quelques privilégiés - internet n’est certainement pas un danger, c’est un outil qui a le mérite de permettre l’accès à une conscience collective, quoi que puissent en dire les éternels coincés de la déontologie. La vraie question à se poser, c’est de savoir à qui profite le fait qu’internet, Twitter, Youtube ou Facebook soient soumis à des règlements délimitant le champ d’action des utilisateurs. A croire que ce qui fait peur aux pouvoirs, dans l’état législatif actuel, c’est qu'internet est idéologiquement incontrôlable.

Aujourd’hui, l’info se faufile dans tous les recoins. La multiplicité des témoignages ne peut être que bénéfique. Un envoyé spécial ou un reporter classique ne peuvent pas être partout à la fois et surtout, leurs rapports d’actualité ne seront jamais aussi crédibles que ceux du peuple. Les tweets, les murs virtuels ont également la fonction de servir à diffuser, recevoir, commenter, entrecouper, remettre en question, analyser et vérifier les informations sur les faits que les médias mainstream nous balancent. Lorsque les citoyens d'un pays sont coupés du monde, c'est encore l'ultime moyen de maintenir le contact entre eux et d’avoir une idée plus ou moins proche de la réalité, ce qui est loin d’être le cas avec les adeptes de la propagande ou du silence. Mais on ne peut humainement se résigner car tant qu'il y aura des hommes, il y aura de l’espoir. La vérité est toujours plus forte que l'omerta, l'histoire récente le prouve. Si, par le passé, le délai nécessaire pour la dévoiler au grand jour était parfois très long, aujourd'hui il s'est réduit à ce qu'on appelle l'instant. Ce constat additionné à l’augmentation du potentiel de témoignages est une révolution en soi et nous en sommes tous les acteurs. Bien que la majorité d’entre nous ne publie pas ou très peu d’infos, elle a néanmoins la possibilité de la lire, de la voir, de la critiquer, de la juger et de la partager. Tweeter et Facebook, c’est la possibilité pour chacun de s’exprimer. Dès lors que nous avons accès à internet, ne sommes nous pas égaux face à nos écrans ? La véritable puissance de l’info, c’est tout simplement nous, les utilisateurs.

La démocratie ne consiste-t-elle pas à garantir la liberté d’expression ? La réponse semble évidente à première vue, mais elle l’est beaucoup moins lorsqu’on y regarde de plus près. Les 24 et 25 mai dernier par exemple, juste avant le sommet du G8 des 26 et 27 mai, Nicolas Sarkozy a convié les dirigeants des grandes multinationales de la toile à un sommet quelque peu informel, le eG8. Google, Facebook et Wikipedia entre autres y étaient représentés. Officiellement, le but de ce forum était d’entendre leurs propositions et leurs idées sur le futur d’internet. Mais personne n’est dupe, en filigrane ce sont les potentiels de collaboration et de convergence d’intérêt dont il est question. Dans son discours, emprunt d’une rhétorique insipide et provocante au regard des exactions commises en Libye, en Côte d’Ivoire ou ailleurs, Nicolas Sarkozy plaide la non transparence et la réglementation de l’utilisation de la toile. Il défend l’idée du besoin, pour le bien de l’humanité cela va sans dire, d’instaurer un cadre légal, et cela au nom de la défense et de la protection des pauvres internautes en danger. Pour être clair, le Président de la République Française nous annonce, au nom de sa bande de copains du G8 ne l’oublions pas, que la liberté des utilisateurs doit être réduite dans le but d’être garantie. Et le pire, c’est qu’il brandit le drapeau de la protection de la vie privée pour appuyer sa bonne foi. Alors soit nous sommes dangereusement naïfs, soit l’idéologie qui nous gouverne est le pire prédateur que nous ayons jamais connu. Mais peut-être est-il seulement sincère ? Je vous rappelle que le sens du mot “privé” est double. Il peut à la fois désigner le citoyen, comprenez l’état, et la personne morale, c’est à dire une entreprise commerciale. Je qualifierai ce double langage de miroir de l’argumentation. Encore récemment, je le cite : “rien ni personne ne pourra empêcher l'instauration d'un nouvel ordre mondial”, ou encore mieux : “l’homme n’est pas une marchandise comme les autres”. A vous de juger de la pertinence des messages adressés à l’humanité par l’hôte du Club restreint des grandes puissances monétaires de la planète.

Autre exemple révélateur dans l’actualité, l’affaire DSK. Les directs TV ou radio traditionnels ont perdu leur hégémonie médiatique. Lorsqu’il n’y a plus de filtre, le virtuel devient le direct en direct du réel. Plus de présélection ou d’adaptation, plus de silence complice ni de manipulation. L’information est instantanée et imprévisible. Il n’y a qu’à leur prêter l’oreille pour entendre leur gémissements ou leurs plaidoiries hasardeuses : transgression de la confidentialité, médiatisation à outrance, respect et protection de la vie privée, etc. Tout un tas de prétextes pour imposer et légitimer des mesures de répression ou des tentatives de contrôle de la toile. Via Twitter, Facebook, Youtube ou Dailymotion, on apprend l’existence des évènements, ensuite on peut faire nos recherches et s’informer sur les faits. Ce qui dérange les journalistes, les chaînes de télévision et les gouvernements, c’est l’idée de perdre leur pouvoir de contrôle sur les lignes éditoriales mais aussi celui de posséder des sources exclusives et expansives. Serait-ce le début de la fin pour la pensée unique ?

Ce qui accroît la méfiance et le repli sur soi de nos vénérés autorités médiatiques, politiques et économiques, c’est l’arme du suiveur et son incroyable effet boule de neige. C’est le monde et sa pluralité qui se mélangent, des commentateurs non professionnels, des journalistes, des anonymes, Monsieur tout le monde, des gens de toutes origines, de tous pays, de toutes philosophies, cultures, c’est l’ouverture totale. C’est la dispersion de l’information qui rend Twitter, Facebook et internet redoutables et redoutés. La Bête, comme certains l’appellent est devenue indomptable. Les mauvaises langues veulent nous faire croire qu'internet est une jungle, avec des prédateurs et des proies. Ce qui est évidemment une fausse représentation de la réalité. On sait pertinemment que la vérité se galvaude, s’interprète, se dissimule, se travestit, se déforme. Mais on sait aussi que c’est son essence même. Qui ne prêche pas le faux pour s’en rapprocher ? Les secrets du palais ne le sont plus désormais, puisque le sujet y a accès. L’information doit être libre et plus on voudra la maîtriser, plus on voudra la libérer. C’est instinctif, vital même. La conscience a besoin d’air pour s’épanouir. Tenter de l’enfermer dans un enclos idéologique est voué à l’échec. Aujourd’hui c’est le partage, l’échange qui priment. Fini l’unilatéralité de l’information. Le temps et la distance n’ont jamais réellement été contrôlés par l’homme, bien qu’il s’acharne aveuglément. Inexorablement. Perpétuellement. Les volontés politiques de revoir la structure même d’internet, parce qu’elle menace leur capacité de contrôle sur les masses, est tout simplement inhumain. Voilà pourquoi le 4è pouvoir devrait s’atteler à rédiger son testament. Twitter et Facebook, ce sont des milliards de vérités que par essence révèlent des milliards de voix. C’est l’anti pensée unique par définition. De par son pouvoir de partage de visions, de savoir, d'émotions, de témoignages, internet a paradoxalement des vertus, c'est une sorte de réseau en mouvement relatif permanent. Le symbole de l'anti inertie de notre siècle. Le monde bouge et dans le fossé qui se creuse sans cesse entre riches et pauvres, entre gouvernants et gouvernés, une des seules réelles chances qu'il nous reste, c'est paradoxalement la possibilité de s'enrichir et de s'organiser à travers cet outil virtuel et le partage qu'il permet. Twitter, les médias participatifs, les blogs, Facebook et autres supports contribuent à la naissance d’une intelligence collective. Les cerveaux et les consciences se connectent et créent des synergies, des liens, quel que soit la thématique. Cela permet de suivre des gens qui s’intéressent à des sujets qui nous passionnent, ce qui de tweet en tweet, d'article en article, de vidéo en vidéo, etc. nous aide à nous forger une vision critique des enjeux du monde qui nous entoure.

La preuve, c'est qu'internet et les réseaux sociaux ne sont pas épargnés par la censure. Chaque jour, des comptes ou des pages sont supprimées pour éviter que des mouvements non désirables ne se forment. Rien ne sert de crier à la condamnation ou de perdre son temps à se complaire dans la victimisation. Parce que de toute manière, rien ne pourra y faire, la voix du peuple et les milliards de connexions se renforcent et s’organisent un peu plus à chaque seconde qui passent, de telle sorte qu'aujourd'hui un retour en arrière est impossible. La preuve en est l’ampleur des mouvements dans le monde Arabe, en Espagne à présent et, qui sait, en France et ailleurs plus tard. S’agit-il vraiment des prémices d’une révolte envers le projet de nouvelle gestion mondiale de l'ordre du même nom ? Je l’espère. Mon intime conviction est qu’aucun homme, aucun groupe, aucune alliance n’arrivera jamais à dominer l’humanité car la voix du peuple est par essence insaisissable. C'est donc à vous, concitoyens, lecteurs, internautes, que je m'adresse pour relayer ma modeste voix. Nous avons besoin les uns des autres pour défendre et diffuser nos idées, afin de reconquérir notre liberté. C’est pourquoi la dernière goutte que ce buvard va absorber ne peut être que la suivante :

Tweetez et partagez ce manifeste sur Facebook et ailleurs !
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Message  ivo le Mer 19 Nov - 8:59

“e-révolution” hivernale en Europe de l’Est
http://fr.euronews.com/2014/11/18/e-revolution-hivernale-en-europe-de-l-est/
L’Europe de l’Est entre dans un hiver de mécontentement et de révolte. C’est en tout cas ce que pensent de nombreux experts régionaux. Selon eux, internet et les réseaux sociaux seraient derrière les récents et de plus en plus récurrents mouvements anti-gouvernementaux.

À l’origine de l’agitation en Hongrie par exemple, la tentative maladroite du gouvernement d’introduire une taxe spéciale sur le trafic Internet. En Roumanie, les électeurs ont pris d’assaut internet pour dénoncer le manque de bureaux de vote pour la présidentielle.

Lucian Mandruta, activiste roumain des réseaux sociaux, a vu son compte Facebook littéralement exploser entre les deux tours du scrutin. Pour lui, internet permet aux gens de défier les autorités facilement.

“Avant nous avions le petit écran, la télévision. Les tablettes et autre smartphone arrivaient en deuxième position. Ils ont désormais pris la tête. Le deuxième écran a supplanté le premier et est devenu plus puissant. Cela s’explique par le fait que face à un écran de télévision, il n’y a pas d’interactivité. Il y a seulement des gens qui vous disent quoi penser, comment voter et de quelle façon vous comporter”, analyse Lucian Mandruta.

Plus de 10 000 Hongrois se sont rassemblés à Budapest ce lundi pour protester contre la corruption qui gangrène les institutions de leur pays. Un événement baptisé “journée de l’indignation publique” par les organisateurs. Ces derniers avaient demandé qu’aucun parti politique ne soit officiellement représenté. Une idée très bien accueillie par les jeunes et les moins jeunes, réunis pour l’occasion par les réseaux sociaux.

“Aujourd’hui, Facebook est aussi important pour des personnes de ma génération, pas seulement pour les jeunes”, dit une femme.

“De plus en plus de personnes âgées se rassemblent via Facebook. Et nous en sommes fiers. Ça nous rend même très heureux”, ajoute une autre.

Les organisateurs de cette manifestation, un collectif regroupant des étudiants, des activistes et des artistes, ont déclaré tirer simplement parti d’une indignation générale qui pourraient à présent, selon eux, être canalisée contre la politique du gouvernement.

En tête de cortège, Zsolt Varaday, fondateur d’un réseau social hongrois plus gros que Facebook. Il a récemment annoncé son intention de lancer un site de partage destinés à ceux qui veulent faire bouger les choses en Hongrie.

En Bulgarie, des manifestations de rues quasi-quotidiennes avaient poussé le gouvernement précédent à la démission. Des milliers de personnes s‘étaient rassemblées pour dénoncer la hausse du prix de l‘électricité et la corruption. Reste à savoir si le nouveau gouvernement de coalition sera assez solide face à la mobilisation en ligne des électeurs mécontents.
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