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liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Jeu 29 Avr - 12:21

AFP, Mise a jour : 29/04/2010 07:05
La liberté de la presse a encore reculé dans le monde en 2009

La liberté de la presse a encore reculé dans le monde en 2009, pour la huitième année d'affilée, affirme l'ONG américaine Freedom House dans un rapport présenté jeudi.

La dégradation la plus sensible a été notée en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et au Proche et Moyen-Orient.

L'ensemble Asie-Pacifique a été, à l'inverse, l'unique région à connaître quelques progrès, selon Freedom House.

L'Iran a connu la pire aggravation au Proche et Moyen Orient, dans la foulée de l'élection présidentielle contestée de juin 2009. Les pays du Maghreb et les Emirats reculent aussi. Israël est l'une des rares améliorations notées dans la région, et retrouve le statut de "libre" après la levée des restrictions imposées après la guerre à Gaza fin 2008.

L'Afrique du Sud et la Namibie se distinguent parmi les nombreuses situations de déclin de la liberté de la presse observées en Afrique subsaharienne. Ces deux pays passent de "libre" à "partiellement libre". Madagascar glisse de son côté dans la catégorie "non libre".

En Amérique latine, les reculs les plus flagrants ont été relevés au Mexique et au Honduras, tandis que la situation a empiré en Equateur, au Nicaragua et au Venezuela.

En Asie, le Bangladesh et le Bhoutan sont passés du statut de "non libres" à celui de "partiellement libres". Des améliorations sont aussi enregistrées dans six autres pays, dont l'Inde et l'Indonésie, mais pas en Chine.

La Russie, d'après Freedom House, est restée en 2009 "parmi les environnements les plus répressifs et dangereux pour les médias". En Europe occidentale, seule l'Italie est classée "partiellement libre", en raison de "la concentration des médias et les ingérences officielles dans les médias publics".

Les dix pays que Freedom House juge les pires en 2009 en matière de liberté de la presse sont le Bélarus, la Birmanie, Cuba, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord, le Turkménistan et l'Ouzbékistan.

Dans ces Etats, écrit l'ONG, "les médias indépendants sont soit inexistants, soit à peine capables de fonctionner. La presse est le porte-parole du régime. L'accès des citoyens à une information impartiale est sévèrement limité, et la dissidence est écrasée par l'emprisonnement, la torture et d'autres formes de répression".
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Mer 18 Mai - 12:26

Trente-huit chefs d’Etat ou chefs de guerre sèment la terreur parmi les journalistes
http://fr.rsf.org/moyen-orient-les-predateurs-de-la-03-05-2011,40203.html
Moyen-Orient : les prédateurs de la liberté de la presse vacillent

Chevilles ouvrières d’un appareil de répression, responsables politiques d’un régime hostile aux libertés, organisateurs directs de campagnes de violences contre les journalistes, ils sont les prédateurs de la liberté de la presse. Les médias sont leur proie.


Trente-huit prédateurs en 2011. Honneur à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient où se sont joués les événements les plus intenses, les plus passionnants, mais aussi les plus tragiques de ces derniers mois. C’est dans le monde arabe que des changements importants ont marqué la liste des prédateurs 2011. Certaines têtes sont tombées. La première, celle du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali qui a quitté le pouvoir le 14 janvier 2011, ouvrant à son peuple tout le champ des possibles démocratiques.

Les statues d’autres prédateurs, comme celle du Yéménite Ali Abdallah Saleh, dépassé par la vague de protestations qui gagne son pays, ou de son homologue syrien Bachar al-Assad, qui répond par la terreur aux aspirations démocratiques, pourraient vaciller sur leur socle. Que dire de Mouammar Kadhafi, Guide de la Révolution libyenne, devenu guide d’une violence sourde à la raison contre son peuple ? Que dire du Bahreïn où le roi Ben Aissa Al-Khalifa devrait un jour répondre de la mort en détention de quatre militants, dont celle du fondateur du seul journal d’opposition, et d’une vaste opération de répression contre les manifestants en faveur d’une ouverture démocratique du pays.

Dans la région, la liberté d’expression constitue l’une des premières revendications des populations, et parfois l’une des premières concessions des régimes de transition. Un acquis encore fragile.

Tentatives de manipulation de correspondants étrangers, arrestations et détentions arbitraires, expulsions, interdictions d’accès, intimidations, menaces, la liste des exactions contre la presse pendant le Printemps arabe donne le tournis. Dans ces quatre pays (Syrie, Libye, Bahreïn, Yémen), le travail d’obstruction de l’information a été jusqu’au meurtre, comme dans le cas de Mohamed Al-Nabous, tué le 19 mars par un sniper à Benghazi (Libye), ou des deux journalistes tués au Yémen, le 18 mars, directement visés par des snipers à la solde du pouvoir.

On a dénombré en Libye plus d’une trentaine de cas de détention arbitraire et tout autant d’expulsions de correspondants étrangers. Les méthodes sont similaires en Syrie, au Bahreïn et au Yémen où le pouvoir multiplie les efforts pour tenir la presse à l’écart afin qu’elle ne diffuse les images de la répression.

La presse a rarement été autant un enjeu dans les conflits. Ces régimes d’oppression, déjà traditionnellement hostiles à la liberté de la presse, ont fait du contrôle de l’information une des clés de leur survie.

Les journalistes ont été soit pris dans le feu croisé des violences entre militants et forces de l’ordre, soit les cibles directes des autorités, nous rappelant dans les deux cas les risques qu’ils encourent dans leur indispensable mission d’information.

Les photojournalistes, souvent en première ligne des violences, en première ligne de l’information, ont payé un lourd tribut depuis le début de l’année. Reporters sans frontières rend hommage au Franco-Allemand Lucas Melbrouk Dolega, touché le 14 janvier 2011 par les forces de sécurité lors d’une manifestation à Tunis et décédé trois jours plus tard, au Britannique Tim Hetherington travaillant pour Vanity Fair et à l’Américain Chris Hondros de Getty images, tués par un tir de mortier à Misrata (Libye) le 20 avril 2011.

Dans le reste du monde

En Asie, certains dirigeants ont été remplacés, sans que cela ne remette en cause le système liberticide qu’ils incarnaient. Thein Sein a pris la place de Than Shwe à la tête de la Birmanie. Au Viêt-nam, le Parti communiste a élu à sa direction Nguyen Phu Trong pour succéder à Nong Duc Manh. Dans ces deux pays, où 14 journalistes (Birmanie) et 18 net-citoyens (Viêt-nam) sont actuellement en prison, un prédateur en a remplacé un autre. Ils sont le symbole de deux régimes qui ont mis en place un appareil pénal au service de la censure ne laissent entrevoir aucun espoir d’ouverture. Logique de parti unique, intérêts de clan et unité nationale caractérisent ces dictatures refermées sur elles-mêmes, rendues nerveuses par les mouvements de libération démocratique.

L’onde de choc du Printemps arabe n’est pas sans effet sur la politique menée par les prédateurs chinois, le président Hu Jintao, et azerbaïdjanais, le président Ilham Aliev, qui craignent un effet de contagion. Plus de trente dissidents, avocats et défenseurs des droits de l’homme ont été mis au secret par les autorités de Pékin, sans qu’il soit possible d’obtenir des informations sur leur sort. Récemment, l’artiste internationalement célèbre Ai Wei Wei a été arrêté et placé en détention dans un lieu inconnu. Les tentatives de manifestation à Bakou, en Azerbaïdjan, sur le modèle des revendications arabes amènent aussi les autorités de ce pays à multiplier les manœuvres contre les opposants et la presse : incarcération des activistes présents sur Facebook, enlèvement et intimidation de correspondants du titre d’opposition Azadlig, interpellation et passage à tabac de journalistes tentant de couvrir la contestation, blocage d’Internet.

D’autres prédateurs, enfin, restent tragiquement égaux à eux-mêmes : les présidents Issaias Afeworki, en Erythrée, Gourbangouly Berdymoukhamedov, au Turkménistan, Kim Jong-il, en Corée du Nord, dirigent les pires régimes totalitaires du monde ; leur cruauté est ahurissante. Centralisation à l’extrême du pouvoir, purges, propagande omniprésente ne laissent aucun espace de liberté.

Les prédateurs iraniens - Mahmoud Ahmadinejad réélu à la présidence de la République islamique d’Iran en juin 2009, et Ali Khamenei, Guide suprême - sont les maîtres d’œuvre d’une répression implacable, rythmée par des procès staliniens contre l’opposition politique, les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme. Depuis juin 2009, plus de 200 journalistes et blogueurs ont été arrêtés, 40 sont toujours emprisonnés. Près d’une centaine ont été contraints de fuir le pays. 3 000 journalistes se retrouvent actuellement sans emploi, victimes de la suspension des journaux ou sous le coup d’une interdiction imposée à leur rédaction de les réembaucher. Reporters sans frontières appelle à l’envoi urgent du rapporteur spécial sur la question des droits de l’homme en Iran, comme décidé par la résolution votée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le 24 mars 2011.

De l’autre côté de l’Atlantique, un prédateur remarqué fait son entrée dans la liste des prédateurs de la liberté de la presse : les milices du propriétaire terrien Miguel Facussé Barjum, au Honduras, qui depuis le coup d’Etat du 28 juin 2009, ont les coudées franches pour mater la presse d’opposition avec la complicité régulière de l’armée et de la police. En premier lieu les petites et souvent modestes radios communautaires qui, tel David contre Goliath, bataillent contre de gros intérêts économiques et politiques.

Pakistan et Côte d’Ivoire : deux priorités de l’année

Reporters sans frontières continuera d’approfondir son travail sur les atteintes commises par le crime organisé contre la liberté de la presse. Un premier rapport rendu public en mars 2011, sera étayé, alors que la Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Navanethem Pillay, doit se rendre au Mexique dans les prochains mois (7 journalistes tués en 2010).

Même problématique au Pakistan, où continue la triste litanie des meurtres de journalistes (14 journalistes tués en un peu plus d’un an). Le pays reste l’un des plus dangereux au monde pour la presse. Les rédactions des régions les plus exposées doivent renforcer les mécanismes de protection de leurs journalistes, trop souvent exposés au danger.

Dans ces deux Etats, ainsi qu’aux Philippines, une réalité n’aide pas à la sécurisation de la presse, l’impunité : l’incurie des potentats locaux, la liberté insultante des mafias, la corruption font que, rarement, les exactions contre les journalistes aboutissent à un résultat d’enquête probant. Aucun progrès pour la liberté de la presse ne peut jamais être enregistré sans lutte efficace contre l’impunité.

Concernant Internet, la priorité de Reporters sans frontières portera sur la défense de la neutralité, mise à mal par plusieurs projets de loi. L’organisation observe avec inquiétude une pression accrue, et plus ou moins intense selon la nature des régimes, sur les entreprises du secteur et notamment les fournisseurs d’accès pour qu’ils assument un rôle de régulateur du Net.

La Côte d’Ivoire aura été au cœur de l’actualité ces derniers mois et reste une priorité pour Reporters sans frontières depuis sa mission de monitoring des médias lors de la campagne pour l’élection présidentielle d’octobre-novembre 2010. Des attaques contre les journalistes favorables à Alassane Ouattara jusqu’aux risques récents d’une chasse aux sorcières contre ceux pro-Gbagbo, une fois son rival installé au pouvoir début avril, l’organisation a suivi de près la crise et reste attentive aux développements futurs.

En Turquie (Reporters sans frontières a mené une mission à Istanbul dans le courant du mois d’avril 2011), au-delà des lois liberticides, notamment celle sur le terrorisme et les atteintes à la sûreté de l’Etat, c’est toute une pratique excessive de la justice due à l’ignorance des magistrats sur le travail de la presse d’investigation qui est en cause. Ce phénomène a été récemment illustré par l’incarcération d’Ahmet Sik et de Nedim Sener, deux journalistes renommés pour leurs enquêtes poussées sur l’affaire Ergenekon, et le fonctionnement de la justice et de la police turques.

Dans la région autonome du Kurdistan irakien, les forces de sécurité des partis de gouvernement répondent à la récente exaspération des foules par un déchaînement de violences, dont les journalistes font les premiers les frais.

Le Viêt-nam, aux mains d’un Parti communiste qui reprend au grand frère chinois son modèle de gestion de la chose publique et de répression, multiplie les poursuites judiciaires contre journalistes et net-citoyens. La Chine toujours, l’Iran toujours, ces deux grands pays dévorateurs de leurs journalistes, sont suivis de près par notre organisation.

Pour de nombreux pays comme l’Azerbaïdjan et le Viêt-nam, l’Erythrée, les dictatures d’Asie centrale (Turkménistan et Ouzbékistan en tête), le silence de la communauté internationale est plus que coupable, il est complice. Nous appelons les Etats de droit à ne plus se cacher derrière les intérêts économiques et géopolitiques.
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  niouze le Ven 3 Fév - 14:34


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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Jeu 3 Mai - 16:16

En 2012, un journaliste est tué tous les cinq jours
fr info
C'est la journée mondiale de la liberté de la presse. Reporters sans frontières dénonce le rythme effréné des violences contre les journalistes et les net-citoyens, et publie un constat sans appel : depuis le 1er janvier 2012, un acteur de l’information est tué tous les cinq jours. Depuis le début de l’année, 21 journalistes, 6 net-citoyens et citoyens-journalistes ont été tués, notamment dans des zones de conflit comme la Somalie et la Syrie.


Depuis le début de l'année, 21 journalistes ont été tuésJoel Guenoun pour Reporters sans frontières

Reporters sans frontières a fait les comptes. Sa liste des prédateurs de la liberté d’informer s’élève cette année à 41 membres. “Nos crimes ne doivent pas souffrir de témoins”, “aucune autre voix que la nôtre” : tels sont les mots d’ordre des régimes autoritaires et des groupes armés hostiles à la liberté d’informer. Répression des mouvements de contestation populaire dans certains pays du monde arabe, étouffement de l’opposition politique, de la dénonciation et de la critique dans d’autres parties du globe. Les quatre premiers mois de l’année 2012 ont été particulièrement violents pour ceux dont la vocation est d’informer. Au total, depuis le 1er janvier 2012, 21 journalistes ont été tués.

La Somalie, le pays d'Afrique le plus meurtrier pour les journalistes

Cette année, selon RSF, "six nouveaux prédateurs font, leur entrée dans ce sinistre “club” : le groupe islamiste Boko Haram, qui fait régner la terreur au Nigéria ; le Conseil suprême des forces armées en Egypte, qui assure malheureusement la relève du dictateur déchu Hosni Moubarak en termes d’atteintes à la liberté d’informer ; le ministre de l’Information, des postes et des télécommunications du gouvernement fédéral de transition en Somalie, responsable de pressions et d’intimidations à l’encontre de la presse ; Vasif Talibov, tout-puissant dirigeant de la région du Nakhitchevan en Azerbaïdjan ; les services de renseignement au Pakistan ; et enfin Kim Jong-un, qui perpétue la dynastie prédatrice en Corée du Nord, après la mort de son père, King Jong-il.

D’autres personnalités, comme le président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, mais aussi les chefs d’Etat soudanais et ougandais, Omar el-Béchir et Yoweri Museveni, sont aux portes de la liste des prédateurs. Le Yémen, qui a connu une année 2011 particulièrement éprouvante, reste sous surveillance depuis le départ du pouvoir d’Ali Abdallah Saleh. A contrario, le président birman, Thein Sein, pourrait se révéler, en 2012, comme le président de l'ouverture et de la démocratisation de la Birmanie et se voir ainsi retirer de la liste des prédateurs.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui ont figuré pendant longtemps parmi les prédateurs, reviennent dans l'actualité cette année avec la récente disparition du journaliste français indépendant Roméo Langlois, le 28 avril 2012, après une attaque des rebelles contre un convoi militaire dont il couvrait l’opération antidrogue.

La journée mondiale de la liberté de la presse. Olivier Basille, directeur de Reporters sans frontières
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Mer 12 Fév - 11:51

La France recule au classement RSF sur la liberté de la presse
La liberté de la presse a reculé dans des pays en conflit, comme le Mali ou la République centrafriciane (RCA), mais aussi dans des démocraties qui « utilisent abusivement l'argument sécuritaire », comme les Etats-Unis, selon une étude annuelle publiée mercredi 12 février par Reporters sans frontières (RSF).
« Le classement de certains pays, y compris des démocraties, est largement affecté cette année par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale. Par ailleurs, le classement reflète l'impact négatif des conflits armés sur la liberté de l'information et ses acteurs »
>>>
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2014/02/12/la-liberte-de-la-presse-recule-au-mali-en-centrafrique-et-aux-etats-unis_4364680_3236.html#
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Jeu 13 Fév - 8:46

Classement mondial de la liberté de la presse 2014
L’INFORMATION SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DE LA SÉCURITÉ NATIONALE ET DE LA SURVEILLANCE ?
Les pays qui se prévalent de l’État de droit ne donnent pas l’exemple, loin de là. La liberté de l’information cède trop souvent devant une conception trop large et une utilisation abusive de la sécurité nationale, marquant un recul inquiétant des pratiques démocratiques. Le journalisme d’investigation en pâtit parfois gravement comme aux États-Unis (46e), qui perdent 13 places. L’un des reculs les plus marquants, dans un contexte accru de traçage des sources et de chasse aux lanceurs d’alerte. La condamnation du soldat Bradley Manning ou la traque de l’analyste de la NSA Edward Snowden sont autant d’avertissements à ceux qui oseraient livrer des informations dites sensibles, mais d’intérêt public avéré, à la connaissance du plus grand nombre. La profession a été fortement ébranlée par le scandale des relevés téléphoniques d’Associated Press, saisis sans préavis par le Département de la Justice afin d’identifier l’origine d’une fuite émanant de la CIA. L’affaire a rappelé l’urgence d’une « loi bouclier » entérinant la protection des sources pour les journalistes au niveau fédéral. Le processus législatif réactivé en ce sens ne rassure guère James Risen, du New York Times, soumis par la justice à l’obligation de témoigner au procès d’un ancien agent de la CIA dans une autre affaire de transmission d’informations classifiées. Il ne saurait non plus faire oublier les 105 ans de prison que risque le jeune journaliste indépendant Barrett Brown, pour avoir partagé en ligne certaines données de la société de sécurité privée Stratfor, sous contrat avec le gouvernement.
Le Royaume-Uni (33e, -3) s’est illustré au nom de la lutte contre le terrorisme par des pressions scandaleuses exercées sur le quotidien The Guardian et par les neuf heures de rétention de David Miranda, compagnon et collaborateur du journaliste Glenn Greenwald. Les autorités des deux pays semblent mettre davantage de zèle à traquer les lanceurs d’alerte plutôt qu’à encadrer des pratiques de surveillance abusives qui sont autant de négations du principe de privacy, cher à leur culture démocratique.
La loi sur « les secrets d’État », adoptée par la Diète nippone fin 2013, ajoute davantage d’opacité à la gestion par le gouvernement japonais de sujets d’intérêt général tels que le nucléaire, la relation avec les États-Unis, érigés en autant de « grands tabous ». Les notions de « journalisme d’investigation », d’« intérêt public », et de « secret des sources » ont été passées par pertes et profits par les députés, très soucieux d’éviter au pays (59e, -5) de voir son image écornée par des informations embarrassantes.
La « lutte contre le terrorisme » est également instrumentalisée par des gouvernements prompts à qualifier les journalistes de « menaces à la sécurité nationale ». Des dizaines de journalistes sont emprisonnés sous ce prétexte en Turquie (154e, +1), notamment lorsqu’ils couvrent la question kurde. Le Maroc, où les autorités confondent volontiers « journalisme » et « terrorisme » depuis l’affaire Ali Anouzla, stagne à la 136e place. En Israël (96e, +17), la liberté de l’information est une notion vulnérable face à l’argument sécuritaire. Au Cachemire indien, l’Internet mobile et les communications sont suspendus dès que des troubles menacent. Dans le nord du Sri Lanka (165e, -2), l’armée règne en maître et ne tolère aucune entorse à la vision officielle du processus de « pacification » des anciens bastions séparatistes tamouls. Les pays de la péninsule arabique mais aussi les régimes autoritaires d’Asie centrale, apeurés par les soubresauts des « printemps arabes », renforcent la censure et la surveillance des médias, à l’affût de toute « tentative de déstabilisation du pouvoir ».
>>>
http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php?utm_source=FR&utm_medium=email&utm_content=jedecouvre&utm_campaign=Index2014#

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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Jeu 20 Fév - 9:17

Liberté de la presse : le mythe des états de droit
Au Classement mondial 2014 de Reporters Sans Frontières, France et USA font pâle figure. Est-ce vraiment une surprise ?
Très attendu dans un contexte social très tendu par les ravages d’une mutation économique mondiale et profonde qui ne dit pas son nom, le dernier classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontière (RSF) nous réserve quelques surprises de taille.
>>>
http://www.bakchich.info/medias/2014/02/18/liberte-de-la-presse-le-mythe-des-etats-de-droit-63120
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Re: liberté de la presse dans le monde

Message  ivo le Ven 7 Oct - 9:21

Turquie: la purge médiatique continue, même en Europe
Sous pression d’Ankara, l'opérateur européen de satellites Eutelsat a accepté de suspendre la diffusion d'une chaîne de télévision kurde, Med-Nûçe TV, diffusée dans trois pays européens, dont la Belgique. « Une honte pour l’Europe » selon la Fédération des Journalistes.
>>>
http://www.humanite.fr/turquie-la-purge-mediatique-continue-meme-en-europe-617293
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