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Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Goeland60 le Mar 27 Juil - 1:36

Le communisme-libertaire (d'après ce que j'en connais) est fédéraliste, c'est ce que je voulais dire en fait.
L'exemple le plus connu est l'Espagne de 1936.
On se retrouve à parler de communisme-libertaire ici parce qu'il conçoit la société anarchiste de manière globale.

J'opposerais ça à " l'autonomisme " disons (où les gens se contentent plus de faire au départ les choses dans leur coin (en s'entraidant, bien entendu, mais quand même plutôt à un niveau très local, au départ).

(Je crois qu'on a beaucoup dérivé par rapport au sujet initial Embarassed )

Faut pas hésiter à virer mes posts, je ne vous en voudrai pas Very Happy
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Mar 27 Juil - 17:52


@ SPIKE : quand tu parles de l'organisation sous forme de communes indépendantes entretenant des liens entre elles, c'est exactement comme ça que j'imagine les choses.

J'avais l'impression que tu étais partisan d'un fédéralisme plus poussé.

Dans ta manière de voir les choses, quelle place à le fédéralisme libertaire, à quels domaines l'appliquerais-tu?
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Goeland60 le Mar 27 Juil - 22:20

Je pense que le fédéralisme doit se faire "de lui-même" (ou pas).

En dehors de toute structure préétablie.

Evidemment, ce genre de vision laisse beaucoup de gens sceptiques... :pfffff: Je le comprends.

Je crois à la spontanéité, même si évidemment ça ne marche pas forcément "globalement", mais plutôt au coup par coup.

Je ne dis pas que la spontanéité est quelque chose de merveilleux et que ça marche à tous les coups.
Ca foire souvent.
Mais c'est comme ça que ça me plaît à moi, voilà. drunken

Je ne prétends pas qu'un système soit "meilleur" qu'un autre. santa
Je défends celui qui me plaît, avec ses défauts. Je préfère les défauts de la spontanéité aux défauts du reste.

Je pense qu'on confond souvent structure et organisation. Quelque chose peut être organisé sans être structuré.
L'organisation se fait d'elle-même. La structure vient de l'extérieur (c'est donc pas bien).

C'est évidemment une question de définition. scratch

Pour revenir à la question du "fédéralisme" (sous sa forme spontanée, dont non-structurée), ce qui me semble essentiel c'est que les gens aient envie de bouger, de voyager, de se rencontrer (entre communautés), plutot que de rester chacun dans son coin.

A mon avis, c'est un désir naturel, même s'il ne se manifeste de façon plus ou moins forte selon chacun(e).

Il y a sans aucun doute des personnes plus ou moins sédentaires ou nomades, cela peut varier aussi selon le moment de sa vie.

Sans ce mouvement "naturel", qui permet aux communautés de ne pas rester figées, je crois que l'anarchisme est voué à échouer.

Dans le domaine professionnel, on peut prendre l'exemple du compagnonnage, qui permet aux personnes de "voir du pays" tout en se formant ou en transmettant des savoirs.

C'est sans doute utopique, de se passer d'une structure fédérale, mais je crois que ce genre d'idée est encore plus utopique : ça se sclérose très vite à mon avis et on voit apparaître des petits chefs et une administration. Sleep

Certes on peut faire tourner les mandats (et blablabla), mais les gens se lassent (comme pour le vote) et des permanents se mettent assez vite en place, à mon avis et vu ce que j'ai vu.

Question Question Question


Dernière édition par Goeland60 le Mer 28 Juil - 21:41, édité 1 fois
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  niouze le Mer 28 Juil - 2:04

mode modo on : sa a beaucoup digresser c'est normal me direz vous dans une discutions
cependant pour une meilleur organisation du forum je pense qu'il serait pas mal de splitter ce sujet tout ce qui touche le sujet initial restera avec le titre initial ; pour le reste je sait pas encore peut etre un titre vague type "discution autour de l'anarchie" ou "mode de fonctionnement" ou tout autre idée serait pas mal
qu'en pense les acteurs de la discutions??
mode modo off !!! (et desoler de faire mon casse burnes )


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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Mer 28 Juil - 11:44

niouze a écrit:mode modo on : sa a beaucoup digresser c'est normal me direz vous dans une discutions
cependant pour une meilleur organisation du forum je pense qu'il serait pas mal de splitter ce sujet tout ce qui touche le sujet initial restera avec le titre initial ; pour le reste je sait pas encore peut etre un titre vague type "discution autour de l'anarchie" ou "mode de fonctionnement" ou tout autre idée serait pas mal
qu'en pense les acteurs de la discutions??
mode modo off !!! (et desoler de faire mon casse burnes )


Je suis d'accord, mais on splitera quand la discussion sera moins active....
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Goeland60 le Mer 28 Juil - 21:38

Tout à fait d'accord pour splitter Very Happy

(Niouze, ton intervention n'a rien de celle d'un casse-burnes Smile

Il est clair qu'on a dévié sur la question du fédéralisme / spontanéisme / autonomisme.

(Je vais m'absenter pour une semaine, je ne pourrai donc pas participer dans l'immédiat à la suite de cette discussion).
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Jeu 2 Sep - 19:37

Après quelques lectures c'est compris ce qu'est le fédéralisme libertaire:


Le fédéralisme libertaire est un mode de fonctionnement, ayant pour but la coordinations des actions locales et des actions globales, initiées par les membres de la société eux même, au sein d'une société libertaire. Il repose sur la prise de décision collective lors d'Assemblées Générales souveraines où tous les membres entretiennent entre eux des rapports horizontaux. Lors de ces AG, ou bien pour celles-ci les "travailleurs" peuvent élire des délégués, révocables à tous moment et devant rendre des comptes de leurs actions à "la base". Ainsi tous les "travailleurs" gèrent la société de manière collective.
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  ringostare le Ven 3 Sep - 7:34

Allez, je m'en mêle aussi.

Le communisme libertaire est synonyme de l'anarchisme, en tout cas je l'ai toujours vu comme ça .
Historiquement, lors des internationales communistes regroupant Marx et Bakounine, leurs théories étaient toutes des courants du communisme. C'est Marx qui pour dénigrer les théories de Bakounine à traité d'anarchisme ce courant politique, et le nom est resté. Possible que Marx aie réussi son coup.
Il existe un bouquin sur la correspondance Marx Bakounine, mais je ne sais plus ni de qui, ni chez qui...

Donc, pour moi, toute forme d'anarchisme est du communisme libertaire.
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  niouze le Ven 3 Sep - 15:24

Donc, pour moi, toute forme d'anarchisme est du communisme libertaire.
pas forcement reste les anarchistes individualiste adepte de stirner
le nihilisme de nietzsch qui par certain point ce rapproche de l'anarchisme individualiste cité si dessus
le situationnisme plus trop au gout du jours mais dont j'ai du mal a parler faute d'en connaitre assez
pour ma part si je me declare d' une certaine forme de collectivisme pour tout ce qui serais faire marcher une société anarchiste (dans le sens de l'autogestion etc.. ) je m'approche beaucoup plus des premier pour tout ce qui concerne les liberté individuelle (la liberté est le point fondamentale de ma vision de l'anarchisme, mais comme on a l'habitude de dire il y autant d'idée de l'anarchisme qu'il y a d'anarchiste)

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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Ven 26 Aoû - 0:20

K a écrit:

J'ai été lire les interventions de chacun dans le sujet indiqué. Mais même sans vouloir jouer les lutins égotiques... il y a des choses qui m'échappent.

Je suis pas super doué pour ordonner mes reflexions, alors je les sors comme elles viennent... merci à ceux qui prendront le temps de les lire malgré le bordel ambiant.

De ce que j'ai compris, vous partez chacun sur des modalités différentes qui permettraient d'éradiquer l'argent.

De ce que j'ai pu retenir, Spike et Lib vous êtes plutôt favorables à un système de troc... qui remplacerait les thunes. Pour ce qui est de Ivo, il part plutôt sur un principe de gratuité avec pour principe de donner les éxédents des productions individuelles.

Moi dans ce système où chacun finalement ferait ce que bon lui semble et repartagerait ensuite ses propres « richesses »... que ce soit gratuitement ou en procédant à des échanges, je me pose la question de qui s'acquittera des tâches ingrates dont personne n'aura envie ?

De la même façon qu'un systéme fondé sur une production individuelle a finalité, notamment, de troc ou de don... sous entend un minimum d'activité de chaque individu: alors qu'en sera-t-il des inactifs : trop âgés, trop malades, trop jeunes ?

Est-ce qu'une société ou chacun ne pourra finalement compté que sur lui-même supportera de céder une partie de son travail pour une solidarité nécessaire ?

Ensuite j'ai cru comprendre que pour certains, il fallait également éradiquer l'industrialisation (j'ai bien compris que d'autres estiment que cela serait impossible) mais dans ce cas là : comment on peut, comme le fait GOELAND60, souhaiter la fin de l'industrialisation tout en prônant un mouvement perpétuel ? Parce que sans un minimum d'industrialisation c'est la fin des moyens de transports : trains, avions...

Alors les échanges devront-ils se limiter à des secteurs géographiques restreints ? On devrait finalement faire dans du très local (ce qui colle avec l'idée de retour à l'artisanat prôné par certain)... avec l'idée que chacun son conserve son secteur..... mais ca pose le souci de la limite des ressourses a échangées, données ou troquées, non ? Un artisanat et une agriculture très limités, non ?

Et quid des richesses manquantes : pénuries d'eau, carburant : est-ce l'on pourra donner ce dont on risque de manquer ? et comment acquérir des choses qui ne sont pas matériellement accessibles ?

LIB le dit.... ca revient a revenir peut-être à une société primitive, non ?

Ca pose aussi le souci des inamitiés : celui qui sera hors du systéme il fait quoi ? Sous pretexte qu'il adhère pas, il creve ?

Quant à l'instauration du système.... comment se passera la transition ? Et si tout le monde ne joue pas le jeu ? Parce que prôner la « liberté » c'est aussi prôner le choix, non ? Alors celui qui fera le choix de ne pas participer ? Il sera exclu du système...... avec les dérives auxquelles on assiste aujourd'hui : une exclusion par choix, qui pourrait se transformer assez rapidement, en une exclusion non choisie (les enfants des enfants des enfants de l'exclu du départ)

Est-ce que ca risque pas de créer à termes des tensions ?

SPIKE tu dis que « dans une société libertaire les besoins de l'individualiste peuvent se retrouver dans les besoins communs » est-e que ce ne revient pas à nier les individus, leurs particularismes, leurs envies : au nom d'une entité générale ?

Vous parlez également de décisions prises à la majorité ? Mais est ce que ca risque pas de créer des camps ? Les minoritaires devront se soumettre à la décision d'une majorité : est-ce que c'est pas finalement ce qui se passe aujourd'hui pour les anarchistes ? Qui se sentent (en minorité) soumis à une majorité à laquelle ils n'adhèrent pas ?

Ensuite je lis GROS MECHANT qui dit que « le bâton et la carotte sont les seules modes de gestion des populations »..... serieux c'est une phrase qui fait peur... parce que ca semble totalement en contradiction avec un principe de liberté, non ? et puis ca sonne avec des idéologies extrêmes, non ?

SPIKE tu dis aussi qu'« en anarchie il y a pas de lois ».... ok... pas de textes législatifs, pas de lois gravés sur le marbre.... mais y a des principes.... ne serait-ce que celui du troc : alors est-ce qu'au final ca revient pas au même. « Celui qui ne troquera pas et jouera de la guitare pendant qu'un autre trime pendant trois heures » : il s'auto-excluera du système parce qu'il ne respectera pas le principe avec les conséquences qui en découleront : ca revient a être sanctionner pour non respect d'une loi, non ?

Et si il y a pas de loi.... alors y a pas non plus de décision de prise à la majorité.... puisque rien ne pourra contraindre une minorité a se soumettre à rien..... finalement ca risque pas de faire s'écrouler un système ?

Ce sont des vraies questions... je sais que c'est simple de venir démonter des propositions sans filer des pistes d'alternatives.... mais je cherche simplement à comprendre et a adhérer, ou non, à des idées qui si elles me semblent parfaitement tentantes et respectables, j'ai un peu de mal, dans mon esprit étriqué, à les visualiser concrètement.
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Dim 4 Sep - 20:00



De ce que j'ai pu retenir, Spike et Lib vous êtes plutôt favorables à un système de troc... qui remplacerait les thunes. Pour ce qui est de Ivo, il part plutôt sur un principe de gratuité avec pour principe de donner les éxédents des productions individuelles.

Au début de la discussion en effet j'étais plutôt favorable au troc, mais m'a vision actuelle correspond plus à celle d'ivo et de Niouze qui consiste à donner le surplus et à partager équitablement toutes les richesses.

Je me pose la question de qui s'acquittera des tâches ingrates dont personne n'aura envie ?
Deux optiques s'offre à nous. Soit la science à considérablement évoluée et les tâches ingrates seront accomplies par des machines, soit sinon on sera obligé de se dévouer pour effectuer ces tâches.

De la même façon qu'un systéme fondé sur une production individuelle a finalité, notamment, de troc ou de don... sous entend un minimum d'activité de chaque individu: alors qu'en sera-t-il des inactifs : trop âgés, trop malades, trop jeunes ?

Les personnes ne pouvant pas aider à la production (quelqu'en soit la raison) ne travailleront pas et feront ce qu'elles veulent (art, voyages, études.... etc).

Est-ce qu'une société ou chacun ne pourra finalement compté que sur lui-même supportera de céder une partie de son travail pour une solidarité nécessaire ?

La société anarchiste serait l'inverse de ça! Chaque individu y aurait sa place et elle fonctionnerait par l'entraide et la solidarité, en tenant compte des capacités de chacun.

Ensuite j'ai cru comprendre que pour certains, il fallait également éradiquer l'industrialisation (j'ai bien compris que d'autres estiment que cela serait impossible) mais dans ce cas là : comment on peut, comme le fait GOELAND60, souhaiter la fin de l'industrialisation tout en prônant un mouvement perpétuel ? Parce que sans un minimum d'industrialisation c'est la fin des moyens de transports : trains, avions...

Je ne peux parler à la place de Goéland sur ce point. D'autant que je ne suis pas d'accord avec lui.
Alors les échanges devront-ils se limiter à des secteurs géographiques restreints ? On devrait finalement faire dans du très local (ce qui colle avec l'idée de retour à l'artisanat prôné par certain)... avec l'idée que chacun son conserve son secteur..... mais ca pose le souci de la limite des ressourses a échangées, données ou troquées, non ? Un artisanat et une agriculture très limités, non ?

Tel que je la conçoit la société anarchiste serait divisée en petit commune d'environ 500 personnes (peut être moins). Si chacun y amenerais ses connaissances de bases, tout le monde pourra également s'il le souhaite apprendre de nouvelles choses. Ce serait donc la fin de la connaissance particulière. De plus la production serait guidée par les besoins de la société, donc les objets fabriqués et les aliments cultivés dépendront de l'époque où on se trouve, des événements et de nos besoins.

Et quid des richesses manquantes : pénuries d'eau, carburant : est-ce l'on pourra donner ce dont on risque de manquer ? et comment acquérir des choses qui ne sont pas matériellement accessibles ?
C'est déjà le cas actuellement, donc ce n'est pas spécifique à la société anarchiste. Il manque quelque chose à un endroit et nous ne pouvons pas le produire? Alors nous demanderons aux autres communes si elles peuvent nous dépanner.
LIB le dit.... ca revient a revenir peut-être à une société primitive, non ?

Est-ce négatif? Les générations qui nous ont précédés vivaient avec moins que nous, mais elles étaient pas forcément moins heureuse et vivaient plus sainement...

Ca pose aussi le souci des inamitiés : celui qui sera hors du systéme il fait quoi ? Sous pretexte qu'il adhère pas, il creve ?

Non il ne crèveras pas, mais c'est à voir en fonction de ses besoins et possibilités. Ce sera du cas par cas.

Quant à l'instauration du système.... comment se passera la transition ? Et si tout le monde ne joue pas le jeu ? Parce que prôner la « liberté » c'est aussi prôner le choix, non ? Alors celui qui fera le choix de ne pas participer ? Il sera exclu du système...... avec les dérives auxquelles on assiste aujourd'hui : une exclusion par choix, qui pourrait se transformer assez rapidement, en une exclusion non choisie (les enfants des enfants des enfants de l'exclu du départ)

Est-ce que ca risque pas de créer à termes des tensions ?

A nous de faire en sorte que le maximumu de personne accepte le jeu. Oui il y aura des tensions. Surtout que nous devrons nous défendre contre la bourgeoisie qui aura perdu ses privilège et qui voudra les récupérer.
Si une personne n'est pas bien là où elle est elle peut bouger. Soit dans une autre commune, si c'est l'anarchie partout ou bien elle pourra revenir dans le monde capitaliste libre à elle...

SPIKE tu dis que « dans une société libertaire les besoins de l'individualiste peuvent se retrouver dans les besoins communs » est-e que ce ne revient pas à nier les individus, leurs particularismes, leurs envies : au nom d'une entité générale ?

Les besoins de la société seront évalués de manières commune. S'il faut 10 Hommes pour accomplir une tâche, alors tous les autres pourront assouvir leur propres besoins en construisant autre chose, en faisant des activités artistiques ou autres.



Vous parlez également de décisions prises à la majorité ? Mais est ce que ca risque pas de créer des camps ? Les minoritaires devront se soumettre à la décision d'une majorité : est-ce que c'est pas finalement ce qui se passe aujourd'hui pour les anarchistes ? Qui se sentent (en minorité) soumis à une majorité à laquelle ils n'adhèrent pas ?

Bien vu!! Il faudrait peut être penser un autre système de prise des décisions. Mais du moment où nous avons assez de personnes pour effectuer les tâches necessaires le vote ne sera plus utile. On pourrait effectivent l'utiliser qu'en cas d'extrême urgence.

Je continu l'analyse tout à l'heure...
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Hostyr le Dim 4 Sep - 21:38

J'aime bien la façon dont Spike voit l'Anarchie, c'est sympa^^.

J"continue l'analyse qu'il à commencé, bon, avec mon pont de vue, évidement, hein^^


K a écrit:
Ensuite je lis GROS MECHANT qui dit que « le bâton et la carotte sont
les seules modes de gestion des
populations »..... serieux c'est une
phrase qui fait peur... parce que ca semble totalement en contradiction
avec un principe de liberté, non ? et puis ca sonne avec des idéologies
extrêmes, non ?

J'suis pas remonter voir qui a dis que "le bâton et la carotte sont le seul modes de gestion des populations", Mais c'est un peu le mode de gestion actuel (ce qui craint, de surcroît). C'est d'ailleurs en contradictions du principe de liberté. Mais faut bien se planter pour avancer.
Mais pour ce qui est des idéologies extrêmes, beaucoup de choses dans l'anarchie peuvent être qualifié d'êtrêmes, d'ailleurs les Anarchiste, souvent ils font peur. (y'en a bien qui on peur des clowns)

K a écrit:
SPIKE tu dis aussi qu'« en anarchie il y a pas de
lois ».... ok... pas de textes législatifs, pas de lois gravés sur le
marbre.... mais y a des principes.... ne serait-ce que celui du troc :
alors est-ce qu'au final ca revient pas au même. « Celui qui ne troquera
pas et jouera de la guitare pendant qu'un autre trime pendant trois
heures »
: il s'auto-excluera du système parce qu'il ne respectera pas
le principe avec les conséquences qui en découleront : ca revient a être
sanctionner pour non respect d'une loi, non ?

Et si il y a pas
de loi.... alors y a pas non plus de décision de prise à la majorité....
puisque rien ne pourra contraindre une minorité a se soumettre à
rien..... finalement ca risque pas de faire s'écrouler un système ?

Ce
sont des vraies questions... je sais que c'est simple de venir démonter
des propositions sans filer des pistes d'alternatives.... mais je
cherche simplement à comprendre et a adhérer, ou non, à des idées qui si
elles me semblent parfaitement tentantes et respectables, j'ai un peu
de mal, dans mon esprit étriqué, à les visualiser concrètement.

Pour la partie que j'ai mis en vert, un p'tit point de réflexion. Jouer de la guitare, c'est un troc comme un autre. La musique, c'est important, ça aide aussi celui qui travail (parce que si il faut travailler, il faut travailler en musique, c'est plus agréable. Tout simplement 'bon ensuite tout le monde n'aimes pas forcément la guitare-^^ )

Bon, j'réponds a une question qu'est pas pour moi, mais tant pis.

J'vais te dire ce qu'une amie et ancienne de collègue de bureau (ancienne directrice du circ de ma région, en plus) me disais sur l'Anarchie.

L'Anarchie, c'est le comble de l'ordre. Une société tellement évolué qu'elle n'aurait besoin d'aucun dirigeant pour tenir. C'est quelques chose qu'on a très peut vu dans les dernières millénaires de l'évolution humaine, mais c'est déjà pas mal de pouvoir y pensé.

Il faudra faire avec se que le temps nous apportera, mais bon, qui prédit l'avenir, de nos jours.^^
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Dim 4 Sep - 23:47


Ensuite je lis GROS MECHANT qui dit que « le bâton et la carotte sont
les seules modes de gestion des
populations »..... serieux c'est une
phrase qui fait peur... parce que ca semble totalement en contradiction
avec un principe de liberté, non ? et puis ca sonne avec des idéologies
extrêmes, non ?

Je pense que cette phrase peut être prise de différentes façons (est-elle ironique, ou a prendre au premier degré?), donc je ne me prononcerais pas sur la pensée de GrosMéchant.



SPIKE tu dis aussi qu'« en anarchie il y a pas de
lois ».... ok... pas de textes législatifs, pas de lois gravés sur le
marbre.... mais y a des principes.... ne serait-ce que celui du troc :
alors est-ce qu'au final ca revient pas au même. « Celui qui ne troquera
pas et jouera de la guitare pendant qu'un autre trime pendant trois
heures » : il s'auto-excluera du système parce qu'il ne respectera pas
le principe avec les conséquences qui en découleront : ca revient a être
sanctionner pour non respect d'une loi, non ?

Effectivement, il n'y aurait pas de loi. Le principe qui doit primer sur tout autre c'est celui de la liberté. Chaque personnes pourra faire ce qu'il veut du moment qu'il ne nuit pas à la liberté des autres. Il ne s'agit pas de brider les expressions artistiques bien au contraire. Après si une personne s'exclue, par exemple si elle ne veut pas travailler, plusieurs choix s'offre à nous:

-On peut la punir et ne pas lui donner le fruit du travail collectif
-Quelques personnes peuvent lui expliquer qu'en ne travaillant pas elle nuit à la liberté de se reposé des autres et elle réagit.
-Soit, comme disait Niouze, on s'en fout et on continu comme ça
-Sinon elle peut changer de commune, car c'est peut être juste un problème humain

Mais tu sais si la personne elle est dans une société anarchiste c'est parce qu'elle est d'accord sur les princioes de bases. Sinon elle peut retourner dans la société capitaliste où elle bossera 10h par jour...



Et si il y a pas
de loi.... alors y a pas non plus de décision de prise à la majorité....
puisque rien ne pourra contraindre une minorité a se soumettre à
rien..... finalement ca risque pas de faire s'écrouler un système ?

Oui je t'ai déjà répondu plus haut sur le principe de majorité / minorité. Encore une fois, dans les rares occasions ou nous pourrions recourir au vote majoritaire pour les décision plus complexes, cette personne pourra proposer une autres solution, soit elle accepte ou elle peut changer de commune pour trouver ce qui lui convient le mieux.


Ce
sont des vraies questions... je sais que c'est simple de venir démonter
des propositions sans filer des pistes d'alternatives.... mais je
cherche simplement à comprendre et a adhérer, ou non, à des idées qui si
elles me semblent parfaitement tentantes et respectables, j'ai un peu
de mal, dans mon esprit étriqué, à les visualiser concrètement.

Oui ce sont de vraies question et j'espère y avoir répondu de manière convaincante. Enfin garde à l'esprit que cela représente ma vision de l'anarchisme mais que ce n'est pas LA vision parfaite et absolue de l'anarchisme.
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Invité le Lun 5 Sep - 2:06

(...)


Dernière édition par K le Mer 5 Oct - 13:20, édité 1 fois

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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Lun 5 Sep - 2:11

K a écrit:
spike a écrit: Enfin garde à l'esprit que cela représente ma vision de l'anarchisme mais que ce n'est pas LA vision parfaite et absolue de l'anarchisme.

Merci a vous deux SPIKE et HOSTYR pour les éclaircissements.... j'ai bien compris que cela restait des opinions subjectives.... mais toujours intéressantes pour un troll repenti.

Very Happy Very Happy Very Happy
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  Hostyr le Mar 6 Sep - 1:32

k a écrit:
Merci a vous deux SPIKE et HOSTYR pour les éclaircissements.... j'ai
bien compris que cela restait des opinions subjectives.... mais
toujours intéressantes pour un troll repenti.

Mais de rien Rolling Eyes. Et si les opinions étaient pas subjectives, c'est qu'on filerait droit vers une pensée unique (et ça c'est pas l'Anarchie^^)

Wink
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Dim 11 Sep - 16:29

Et finalement K, quel est ton point de vue sur tout ça?
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Re: Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire

Message  spike le Dim 15 Avr - 22:18

GrosMéchant a écrit:Édifiant article ici :
http://lelaboratoire.over-blog.com/article-4714572.html
(si quelqu'un arrive à le trouver "enregistrable" je suis preneur, merci)

Moi aussi je suis content de me relire!! Very Happy :pfffff:

Le texte en question:

de la résitanceouvrière au travail au travail (SIC)

Michael Seidman
Pour une histoire de la résistance ouvrière au travail
Paris et Barcelone pendant le Front populaire français et la révolution espagnole, 1936-1938
Contribution au débat sur le refus du travail. Une brochure d’Echanges et Mouvement publiée en 2001.
BP 241, 75866 Paris Cedex 18.
Courriel : echanges.mouvement@laposte.net

Pour une histoire de la résistance ouvrière au travail. - I. Barcelone

L’étude de la résistance ouvrière au travail - l’absentéisme, les retards, les simulations de maladie, les vols, le sabotage, les ralentissements du travail, l’indiscipline et l’indifférence - permet de mieux comprendre deux événements politiques contemporains : la révolution espagnole et le Front populaire français. Un examen attentif de la résistance au travail dans les usines de Paris et de Barcelone sous les gouvernements de Front populaire en France et tout au long de la révolution en Espagne fait apparaître dans la vie de la classe ouvrière des constantes essentielles. L’absentéisme, l’indiscipline, et autres manifestations d’une aversion pour le travail préexistaient à la victoire du Front populaire en France et à l’éclatement de la guerre et de la révolution en Espagne, mais il est intéressant de noter que cette résistance persista après la prise du pouvoir politique et, à des niveaux différents, du pouvoir économique, dans ces deux pays, par les partis et les syndicats qui prétendaient représenter la classe ouvrière. En effet, tant dans la situation révolutionnaire que dans la situation réformiste, les partis et syndicats de gauche furent contraints de faire face à d’innombrables refus des ouvriers à travailler.
La résistance ouvrière au travail au xxe siècle a été largement ignorée ou sous-estimée par les historiens marxistes du travail et les théoriciens de la modernisation - deux écoles de l’historiographie du travail importantes, sinon dominantes (1). Quoique opposées sur bon nombre de questions, toutes deux partagent une vision progressiste de l’histoire. La plupart des marxistes considèrent la classe ouvrière comme acquérant graduellement une conscience de classe, allant de l’an sich (en soi) au für sich (pour soi), se constituant en classe pour soi et ayant pour but final d’exproprier les moyens de production ; les théoriciens de la modernisation, eux, envisagent les travailleurs dans leur adaptation au rythme, à l’organisation et aux exigences générales de la société industrielle. Ni les marxistes ni les théoriciens de la modernisation n’ont suffisamment pris en compte les constantes de la culture de la classe ouvrière que révèle sa résistance opiniâtre au travail. En fait, ces conceptions progressistes de l’histoire de la classe ouvrière sont incapables d’appréhender correctement la permanence de l’absentéisme, du sabotage et de l’indifférence. Il n’est pas possible non plus de rejeter la résistance ouvrière au travail dans les deux situations, l’une révolutionnaire, l’autre réformiste, du second tiers du xxe siècle en la traitant de « primitive » ou d’exemple de « fausse conscience ». La persistance de multiples formes de refus du travail est certainement l’indice d’une réponse compréhensible aux difficultés sans fin de la vie quotidienne des ouvriers, et d’un sain scepticisme vis-à-vis des solutions proposées tant par la gauche que par la droite.
La première partie de cet essai examinera la situation révolutionnaire à Barcelone. Elle cherchera à mettre en évidence les divergences de consciences de classe entre les ouvriers militants de gauche, voués corps et âme au développement des forces productives pendant la révolution espagnole, et le bien plus grand nombre de ceux non-militants qui continuèrent à résister au travail, souvent tout comme ils le faisaient auparavant. Différentes consciences de classe s’affrontèrent ainsi durant la révolution espagnole. Mon propos n’est pas de définir quelle fut la forme de conscience de classe « la plus juste », mais de montrer comment la persistance de la résistance au travail a sapé les desseins révolutionnaires des militants et remis en question leur prétention à représenter la classe ouvrière.
La seconde partie de cet article tentera de démontrer l’importance de la résistance au travail pendant le Front populaire à Paris. De même qu’en Espagne, le refus du travail était profondément enraciné dans la culture de la classe ouvrière française et devait persister, et même s’étendre, indépendamment des importantes réformes sociales mises en œuvre par la coalition des partis et syndicats de gauche qui composaient le Front populaire. Tout comme, à Barcelone, les membres des syndicats et des partis qui appelaient de leurs vœux une production et une productivité accrues dans le but de mettre fin à la stagnation économique, échouèrent à cause du refus d’un grand nombre d’ouvriers de travailler avec zèle. Ici encore, des consciences de classe de formes différentes entrèrent en conflit, et la tentative réformiste du Front populaire, à l’instar de la révolution espagnole, en fut désunie et affaiblie.
En Espagne, la résistance ouvrière au travail a, bien sûr, une longue histoire qui date d’avant la guerre civile et la révolution. Au XIXe siècle, les ouvriers catalans, comme les ouvriers français, étaient attachés à la tradition du dilluns sant (Saint-Lundi), un jour de congé officieux pris sans autorisation par beaucoup de travailleurs en prolongement de la trêve dominicale. Les conflits sur l’horaire de travail se poursuivirent au xxe siècle, y compris sous la seconde République. En 1932, par exemple, les ouvriers manifestèrent leur volonté de ne pas travailler le lundi 2 mai, parce que le 1er mai était tombé un dimanche. Plus important, il y avait une lutte incessante autour de la « récupération » des jours fériés de milieu de semaine, qui étaient souvent des jours de fête traditionnels ; les ouvriers catalans, en grande majorité déchristianisés et anticléricaux, persistaient à les célébrer. En 1927, l’association patronale (Fomento del Trabajo Nacional), sise à Barcelone, notait qu’en dépit de la loi les patrons qui tentaient de forcer leurs employés à récupérer les jours fériés autres que le dimanche pouvaient s’attendre à des troubles (2). Effectivement, il y eut au printemps et à l’été 1927, durant plusieurs jours, des grèves pour protester contre un projet de faire des jours de fête des jours ouvrés. En 1929, les ouvriers se battaient à nouveau pour conserver leurs congés traditionnels. Le conflit fut particulièrement dur dans la province de Barcelone, car « la pression de la classe ouvrière a empêché la récupération des jours fériés tombant en semaine, ainsi que l’autorise la loi » (3). Les « tensions sociales » rendaient impossible toute récupération des jours fériés à Barcelone.
Les ouvriers barcelonais bataillèrent ferme pour une semaine de travail plus courte ; cette question fut au cœur d’une multitude de grèves durant la seconde République. A la fin de 1932 et au début de 1933, les menuisiers firent grève pendant trois mois pour la semaine de 44 heures. En 1933, les ouvriers de la construction de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo) se mirent en grève pendant plus de trois mois pour la semaine de 40 heures, et à la fin août, ils obtenaient une semaine de 44 heures au lieu des 48 heures qu’ils devaient faire auparavant. En octobre 1933, les ouvriers de l’eau, du gaz et de l’électricité de la CNT et de l’UGT (Unión General de Trabajadores) obtenaient, sans la moindre grève, la semaine de 44 heures (4). Lorsque la semaine de travail de 48 heures fut rétablie en novembre 1934, plusieurs grèves éclatèrent et les ouvriers quittaient les usines après n’avoir travaillé que 44 heures.
La résistance ouvrière au travail pendant la seconde République n’empruntait pas uniquement les formes collectives que sont les débrayages et les grèves, mais aussi celles d’actions individuelles telles que par exemple l’absentéisme, la simulation de maladies et l’indifférence. En 1932, les industriels du textile accusaient leurs propres contremaîtres d’absences non autorisées (5). Le fleuron de l’industrie de la construction mécanique, la Maquinista Terrestre y Marítima, signalait que lors de la construction d’un pont à Séville, les ouvriers se rendaient eux-mêmes malades en se coupant intentionnellement afin de tirer avantage des indemnités maladie ; ce qui, par contrecoup, provoqua l’exclusion de la Maquinista de sa compagnie d’assurance. D’une manière générale, les employeurs catalans étaient opposés à un programme d’assurance accident et d’indemnisations imposé par le gouvernement, parce qu’ils craignaient que ce programme n’incite les ouvriers à faire traîner leurs maladies. Leur argument était que l’expérience des compagnies d’assurance confirmait l’étendue de la fraude dans les déclarations de maladie, sans compter les automutilations (6). La ressemblance est frappante avec l’affirmation des industriels catalans, au temps du bienio negro* (1934-1935), années où la droite était au pouvoir, que les ouvriers faisaient souvent montre d’« un désir minimal de travailler ». Au cours de ces années 1930, les employeurs repoussèrent les demandes continuelles de la CNT et de l’UGT de supprimer le travail aux pièces.
Les militants anarcho-syndicalistes de la CNT le supprimèrent dans leurs collectivités quand la révolution éclata en réponse au pronunciamiento, mais presque immédiatement, les militants anarcho-syndicalistes et marxistes, qui avaient pris le contrôle des usines, furent amenés à réagir contre la résistance des ouvriers. Après la défaite de la révolte des généraux du 18 juillet 1936, dans les premiers jours de la révolution, la CNT adjurait plusieurs fois les ouvriers de se remettre à l’ouvrage. Le 26 juillet, un communiqué dans le journal de la CNT, Solidaridad Obrera, demandait que les chauffeurs de bus justifient de leur absence au travail. Le 28 juillet, un autre article ordonnait vigoureusement à tous les ouvriers d’Hispano-Olivetti de retourner à leur poste et menaçait de sanctions ceux qui ne viendraient pas travailler sans raison valable. Quoique le 30 juillet, le même journal eût déclaré que le travail avait repris dans la plupart des entreprises de Barcelone, le 4 août, il lançait encore un appel à l’« autodiscipline ». Le lendemain, le syndicat des coiffeurs portait « à la connaissance de ses adhérents qu’ils avaient l’obligation » de travailler 40 heures par semaine et faisait savoir qu’il ne tolérerait pas une réduction de la journée de travail.
Cette aversion pour le travail posa, dès le début de la révolution, un problème aux militants syndicalistes qui géraient les usines et ateliers à Barcelone, et il leur fallut bien s’en occuper. Incontestablement, cette résistance au travail contredisait la théorie anarcho-syndicaliste de l’autogestion qui appelait les ouvriers à s’impliquer activement, et à contrôler leur lieu de travail, avec l’avènement de la révolution. Autrement dit, les activistes anarcho-syndicalistes et marxistes demandaient aux travailleurs de Barcelone d’assumer avec entrain leur rôle d’ouvriers. Mais ces derniers ne cédaient pas aux exigences des militants syndicaux, qui se plaignaient entre autres du manque de participation aux assemblées d’usine et du non-paiement des cotisations syndicales, et déploraient que la seule façon de faire assister les ouvriers aux assemblées étaient de tenir celles-ci pendant les heures de travail, donc au détriment de la production. C’est ainsi, par exemple, que la collectivité Construcciones Mecánicas modifia ses projets de convoquer les assemblées le dimanche, étant donné que « personne n’y viendrait », et choisit le jeudi à la place (7). Dans Barcelone révolutionnaire, les ouvriers se montraient parfois hostiles à participer à la démocratie ouvrière.
Selon les propres chiffres de la CNT (à utiliser avec prudence), elle ne représentait en mai 1936 que 30 % des ouvriers industriels catalans (en baisse par rapport aux 60 % de 1931). Par conséquent, les « dizaines de milliers » d’ouvriers censés avoir peu de « conscience de classe » entraient dans les syndicats pour y trouver une protection sociale et un emploi stable (Cool. H. Rüdiger, un délégué de l’AIT (Association internationale des travailleurs) à Barcelone, écrivait, en juin 1937, qu’avant la révolution la CNT comptait seulement de 150 000 à 175 000 membres en Catalogne. Dans le mois qui suivit l’éclatement de la guerre civile, le nombre d’adhérents catalans à la CNT atteignit d’un bond quasiment le million. Rüdiger en concluait : Les quatre cinquièmes sont donc des nouveaux venus. Une grande partie d’entre eux ne peuvent pas être comptés comme des révolutionnaires. Je pourrais vous citer n’importe quel syndicat en exemple. Beaucoup de ces nouveaux membres pourraient tout aussi bien être à l’UGT (9).
Les militants syndicalistes s’efforçaient d’exaucer certaines attentes de leur base. Comme on l’a vu, le syndicat CNT de l’industrie textile et vestimentaire satisfit, au commencement de la révolution, à une revendication qu’il avançait depuis des années en supprimant les incitations à la production, en particulier le travail aux pièces, selon lui « cause principale des conditions misérables » des ouvriers. Néanmoins, à cause de la faible productivité et de l’indifférence des ouvriers, la suppression du travail aux pièces devint rapidement l’objet des attaques du syndicat lui-même : Dans les branches industrielles regroupées dans notre syndicat [CNT], et où prévalait en grande partie avant le 19 juillet le travail aux pièces, la production a largement décliné maintenant qu’il y a un salaire hebdomadaire fixe (...). Avec tout cela, nous ne pouvons pas donner à notre économie une base ferme, c’est pourquoi nous espérons que tous les travailleurs (...) feront extrêmement attention à tirer le meilleur parti des outils de travail et des matières premières, et qu’ils fourniront le rendement maximum (10).
Les problèmes au sujet du travail aux pièces ont perduré dans l’industrie de l’habillement tout au long de la révolution. La collectivité de la confection F. Vehils Vidals, avec plus de 450 ouvriers, qui fabriquait et vendait des chemises et des lainages, imposa, dès février 1937, un système élaboré de primes pour stimuler son personnel. En 1938, le travail aux pièces fut réintroduit dans les ateliers de fabrication de chaussures récemment regroupés, et un cordonnier, membre du syndicat CNT du textile, protesta contre cette réintroduction en menaçant d’arrêter le travail. En mai 1938, les ouvriers des chemins de fer de Barcelone se virent notifier le rétablissement quasi total du travail aux pièces :
Il faut obéir aux ordres des chefs et les exécuter.
Lors de la fixation des tarifs, il faudra partir du principe qu’ils soient équitables (...) [et] permettent d’obtenir un salaire aux pièces raisonnable. N’oublions pas la règle de base qui est de travailler en commun et de ne pas chercher à tricher entre nous ni avec son chef. Un compte rendu détaillé du travail accompli (...) devra être présenté tous les mois à la date qui conviendra dans chaque secteur, accompagné d’un rapport succinct sur les résultats obtenus et les comparant avec ceux des mois précédents, justifiant les rendements et les variations observées dans le travail (11).
En août 1937, le Conseil technico-administratif du syndicat CNT du bâtiment proposait une révision des théories anarcho-syndicalistes sur les salaires. Pour le Conseil, le dilemme était le suivant : ou bien il restaurait la discipline du travail et abolissait le salaire unique, ou il courait au désastre. Le Conseil constatait des « influences bourgeoises » au sein de la classe ouvrière et appelait à rétablir les gratifications pour les techniciens et l’encadrement. Il recommandait en outre de ne se charger que des « tâches rentables » ; il fallait contrôler le travail, les « masses devaient être rééduquées moralement », et l’ouvrage rémunéré en fonction de l’effort et de la qualité. En juillet 1937, une déclaration commune de la Agrupación Colectiva de la Construcción CNT-UGT de Barcelone admettait que la paye devait dépendre de la production. Les spécialistes de chaque section fixeraient une « échelle de rendement minimum » :
Tout camarade qui ne réalisera pas ce minimum déterminé par la section à laquelle il appartient sera sanctionné, et pourra même être exclu s’il récidive.
Le rapport CNT-UGT recommandait l’affichage de courbes de rendement, en plus des textes de propagande, afin de stimuler le moral et d’accroître la productivité ; tout en soulignant que les ouvriers de la construction faisaient souvent traîner les choses de crainte de se retrouver au chômage une fois un chantier fini. Tant en public qu’en privé, les marxistes de l’UGT préconisaient que le salaire soit lié au rendement et que des sanctions soient imposées aux contrevenants. Le 1er février 1938, l’UGT disait à ces membres de taire toute revendication en ces temps de guerre, et les exhortait à travailler plus. Néanmoins, le syndicat UGT des maçons signalait le 20 novembre 1937 qu’un conflit salarial dans la Agrupación Colectiva avait entraîné des arrêts de travail, et même des actes de sabotage. Il notait aussi que certains ouvriers ne voulaient pas travailler parce qu’ils ne recevaient pas 100 pesetas par semaine, et qualifiait l’attitude de ces ouvriers de « désastreuse et hors de propos en ce moment » (12). Le 15 décembre 1937, il informait que les ouvriers les moins payés exigeaient une égalisation des salaires et qu’il était en pourparlers avec la CNT en vue de fixer des normes de production minima. En janvier 1938, le syndicat UGT du bâtiment faisait savoir dans un rapport que le président de la Agrupación Colectiva de la Construcción CNT voulait conditionner une proposition d’augmentation de salaire à une amélioration de la discipline chez les ouvriers.
Confrontés à de nombreuses revendications salariales, les syndicats adoptèrent des tactiques différentes pour accroître la productivité et cherchèrent à assujettir la paye à la production. Lorsqu’on augmentait les salaires dans des entreprises collectivisées ou contrôlées par les syndicats, on exigeait dans le même temps une augmentation correspondante du rendement. En juillet 1937, le syndicat CNT des ouvriers du plomb demandait que les salaires fussent liés à la production. Le 11 janvier 1938, le syndicat CNT de la construction métallique déclarait que les augmentations de salaire devaient s’accompagner d’un allongement de l’horaire de travail. La petite entreprise de fabrication de vêtements J. Lanau, avec ses trente ouvriers, se trouvait elle aussi dans une situation analogue. Selon un rapport de son comptable de novembre 1937, le personnel, en majorité féminin, était assuré pour les accidents, les maladies et les grossesses. Les ouvrières, écrivait-il, entretenaient de bonnes relations avec le propriétaire et disposaient d’un comité de contrôle composé de deux représentants de la CNT et d’un de l’UGT. Néanmoins, la production avait baissé de 20 %, et le comptable recommandait, pour régler ce problème, d’établir des « quotas de production bien définis » à l’atelier et dans les ventes.
Conflits salariaux et litiges sur le travail aux pièces étaient loin d’être les seules manifestations du mécontentement ouvrier ; les syndicats, tout comme les employeurs avant la révolution, durent aussi faire face à de gros problèmes concernant les horaires de travail. Pendant la révolution, la classe ouvrière catalane, en grande majorité indifférente en matière de religion, continuait à respecter les jours de congés religieux traditionnels qui tombaient en milieu de semaine. La presse anarcho-syndicaliste et communiste critiquait souvent la défense indéfectible de ces traditions par les ouvriers, dont il semblait, comme on l’a vu, qu’elles étaient profondément enracinées dans la culture de la classe ouvrière espagnole. En décembre 1936, Síntesis, la publication de la collectivité CNT-UGT Cros, et en janvier 1938, Solidaridad Obrera, faisaient savoir que les congés religieux traditionnels ne pouvaient pas servir d’excuse pour ne pas se présenter au travail. En fait, l’observance des congés religieux tombant un jour ouvré (aucun observateur n’a jamais noté une participation importante des ouvriers de Barcelone aux messes dominicales), parallèlement à l’absentéisme et aux retards, exprimait un désir constant d’échapper à l’usine, qu’elle fût rationalisée ou démocratique.
Les luttes à propos de l’horaire de travail et des congés n’étaient pas rares. En novembre 1937, un certain nombre de cheminots refusèrent de travailler les samedis après-midi et s’attirèrent un blâme de l’UGT pour indiscipline. Le Comité central de contrôle ouvrier du gaz et de l’électricité réclama la liste de ceux qui avaient quitté leur poste le jour du nouvel an 1937 afin que des sanctions puissent être prises à leur encontre (13). Le 4 octobre 1937, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil général du gaz et de l’électricité, des représentants de la CNT reconnurent que certains de ses membres ne respectaient pas l’horaire de travail ; alors qu’un délégué UGT lui demandait si la Confédération était en mesure de l’imposer, l’un des représentants de la CNT répondait :
J’ai bien peur que non. Ils [les ouvriers réfractaires] se comporteront toujours de la même façon, et ne voudront jamais transiger (...). C’est inutile d’essayer de faire quelque chose alors qu’ils ont montré qu’ils se fichaient des accords et des instructions émanant du comité du bâtiment, des commissions de section, etc. Ils n’y accordent aucune attention, que les ordres viennent d’un syndicat [anarcho-syndicaliste] ou de l’autre [marxiste].
Dans de nombreuses branches d’industrie les camarades étaient souvent « malades ». En février 1937, le syndicat CNT de la métallurgie déclarait sans ambages que certains ouvriers abusaient des accidents du travail. En décembre 1936, un militant important du syndicat des ouvriers du plomb se plaignait des « irrégularités commises dans quasiment tous les ateliers par rapport aux maladies et aux horaires [de travail] ». En janvier 1937, un autre ouvrier du plomb notait « du relâchement » dans plusieurs ateliers :
Il y a beaucoup d’ouvriers qui s’absentent une journée ou une demi-journée par convenance personnelle, et non parce qu’ils sont malades (14).
La commission technique CNT des maçons attira l’attention sur le cas d’un ouvrier qui, ayant un certificat médical d’« épileptique », fut surpris en train de jardiner lors d’une visite des membres de la commission (15).
On signalait des vols dans les ateliers et les collectivités. Le syndicat CNT des métaux non ferreux affirma qu’un camarade travaillant dans une usine contrôlée par la CNT avait emporté des outils lors de son départ à l’armée. En décembre 1936, la section des mécaniciens de la fameuse colonne Durruti avisait le syndicat CNT de la métallurgie qu’un camarade était parti avec des outils « sans doute sans y prêter attention », et demandait que le syndicat lui fasse restituer l’outillage manquant le plus rapidement possible. Le syndicat CNT des cordonniers fit lui aussi état de vols. Et certains militants et officiels des collectivités furent même accusés de détournements et d’abus de fonds (16).
Confrontés au sabotage, au vol, à l’absentéisme, aux retards, aux maladies simulées et autres formes de résistance de la classe ouvrière au travail et au lieu de travail, les syndicats et les collectivités coopérèrent pour établir des règles et règlements stricts équivalents aux contrôles des entreprises capitalistes, ou les surpassant. Le 18 juin 1938, les délégués CNT et UGT de la collectivité Gonzalo Coprons y Prat, qui fabriquait des uniformes militaires, faisaient part d’un sérieux déclin de la production pour lequel il n’y avait pas d’« explication satisfaisante ». Les délégués des deux syndicats appelaient au respect des quotas de production et de l’horaire de travail, à un contrôle rigoureux des absences, et au « renforcement de l’autorité morale des techniciens » (17). La collectivité de la confection F. Vehils Vidals, qui avait mis en place un système complexe de stimulants pour ses 450 ouvriers, approuvait le 5 mars 1938, lors d’une assemblée générale, un ensemble de règles assez sévères (18) : on nomma un ouvrier pour contrôler les retards et un trop grand nombre d’arrivées après l’heure entraînait une exclusion ; les camarades malades recevaient la visite d’un délégué du conseil de la collectivité, et s’ils n’étaient pas chez eux, ils étaient mis à l’amende ; il était interdit de quitter la collectivité durant les heures de travail, et toute tâche effectuée à l’intérieur de la collectivité devait l’être dans l’intérêt de celle-ci, autrement dit, les projets personnels étaient bannis ; les camarades quittant les ateliers avec des paquets étaient obligés de les présenter aux gardes chargés de la surveillance ; si un ouvrier était témoin d’un vol, d’une fraude ou de tout autre acte malhonnête, il devait le signaler ou sinon en être tenu pour coresponsable ; les techniciens étaient priés de faire un rapport hebdomadaire sur ce qui avait été réalisé ou non dans leurs sections ; enfin, on ne tolérerait pas que les camarades perturbent l’« ordre au sein de l’usine ni au-dehors », et tout ouvrier qui n’assistait pas aux assemblées devait payer une amende.
D’autres collectivités de l’industrie vestimentaire publièrent un ensemble de règles similaires. En février 1938, le conseil CNT-UGT de Pantaleoni Germans instaurait un horaire de travail intensif et des pénalités pour les retards. On nomma un camarade afin de contrôler les entrées et les sorties. Il fallait accepter les tâches imparties et les instructions « sans discuter » et les exécuter en temps voulu. Tout déplacement à l’intérieur de l’usine était soumis à l’autorisation du chef de section, et un déplacement non autorisé avait pour conséquence une mise à pied et une retenue de salaire pouvant aller de trois à huit jour
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