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canada >>>informations générales

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canada >>>informations générales

Message  niouze le Sam 3 Juil - 16:54


Attentat contre un bureau de recrutement de l'Armée canadienne

La revendication de l’attentat à Trois-Rivières



Voici une copie de la revendication reçue par courriel par La Presse, vendredi matin, à la suite de l’attentat contre un bureau de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières. La lettre est signée par le groupe «Résistance internationaliste».







La nuit dernière, une charge explosive non improvisée a été activée au Centre de recrutement de l’Armée canadienne à Trois-Rivière (2 appels d’évacuation ont été logés). Résistance internationaliste [Anciennement IRI (Initiative de résistance internationaliste)] sort à nouveau de l’ombre pour joindre l’historique opposition populaire aux pratiques et aux idéaux militaristes de l’État canadien et pour s’assurer que les pouvoirs politique, économique et militaire ne poursuivent impunément l’entreprise d’endoctrinement justifiant leur aventure impérialiste.



Le gouvernement canadien ne se contente pas de nous soumettre à l’oligarchie marchande et de lui livrer nos ressources, il réclame qu’on aille lui asservir d’autres peuples. Subir les effets et les dangers de l’exportation gazière ne suffit pas, il faudrait qu’on aille sécuriser un trajet de pipeline (TAPI) en territoire afghan.



Être les otages dociles des sinistres pétrolières n’est pas satisfaisant, il faudrait joindre la marine canadienne pour aller couvrir leur pillage au Delta du Niger. Demeurer les lucratifs cobayes des machinations de l’industrie pharmaceutique n’est pas assez, il faudrait aller protéger l’approvisionnement mondial d’opium que garantit le narco-régime de Karzaï.



Hostile aux prétentions militaires insufflées par Washington, la population est la cible permanente d’une propagande abjecte où l’occupation étrangère de l’Afghanistan est travestie en mission civilisatrice. Les apôtres des «valeurs démocratiques» et les «sauveurs» des femmes afghanes sont les soldats d’une armée qui donne la torture en sous-traitance et qui cache les crimes sexuels endémiques à tous les échelons de sa hiérarchie, vraisemblablement dans le but de garder les agresseurs sexuels en opération à l’étranger (projet de loi S-3). «Nos soldats» sont les mêmes qui, hier, ont écrasé le peuple métis, maté à mainte reprises des mobilisations ouvrières, mitraillé l’opposition québécoise opposée à la conscription, imposé la Loi des mesures de guerre, assiégé une communauté amérindienne pour un terrain de golf, renversé un gouvernement haïtien démocratiquement élu, et qui demain, nous imposeront les diktats du marché et la soumission fiscale.



Les dirigeants des banques et des multinationales peuvent empocher des fortunes à l’abri du fisc, mais c’est à nous qu’on impose le financement de l’expansion impérialiste. Des blindés à 5 milliards de dollars, des avions à 8 milliards, des navires de guerre à 50 milliards et des soldats à 500 milles par année, c’est une majorité de travailleurs et travailleuses privés d’assurance chômage, c’est le quart des ménages qui peine à se payer un toit, c’est la vieillesse avec des rentes de misère, c’est une multitude d’enfants qui souffre toujours d’insécurité alimentaire.

Cette opération contre le centres d’enrôlement est notre résistance au bourrage de crâne et au racolage intensif par l’armée d’une jeunesse confrontée au vide d’une société avilissante. Nous ne pouvons pas laisser à l’État le monopole de la violence et de sa mise en scène (orgie répressive au G-20, fourniture d’«explosifs» aux jeunes manipulés de Toronto, menaces «fondamentalistes» de l’agent Gilles Breault).

Quant aux soldats de l’Armée canadienne, que ce soit bien clair, ce ne sont aucunement «les nôtres», ils appartiennent à celle à qui ils prêtent bêtement allégeance, sa Majesté Élisabeth II.

CONTRE LA GUERRE IMPÉRIALISTE :

RÉSISTANCE INTERNATIONALISTE (RI)


Cyberpresse, 2 juillet 2010.


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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Lun 8 Nov - 11:36

Des chercheurs canadiens créent du sang à partir de peau humaine
FRANCE INFO - HIER, 21:45
Cette découverte scientifique semble prometteuse dans le traitement de certaines maladies, en particulier des cancers, selon l’étude publiée aujourd’hui dans Nature. Voilà qui remédierait également aux problèmes de transfusion...
On savait déjà transformer de la peau humaine en sang, mais il fallait utiliser pour cela des cellules souches embryonnaires. La découverte des chercheurs canadiens, emmenés par le docteur Mick Bhatia, permet de s’en passer - le processus est alors beaucoup plus simple...

Ces chercheurs ont donc réussi à mettre au point une nouvelle méthode qui permet de fabriquer du sang plus simplement à partir de peau humaine.
Un rectangle de quatre centimètres sur trois permet ainsi de créer suffisamment de sang pour une transfusion.

Car ce serait leur première utilisation : pouvoir transfuser un patient avec du sang provenant de sa propre peau, sans avoir besoin de recourir à des banques du sang.
Cela permettrait aussi à ceux qui subissent une chimiothérapie de ne plus avoir d’interruptions, le temps que le corps se régénère.

Fabriquer du sang à partir de peau humaine, c’est la découverte réalisée par une équipe canadienne. Les perspectives sont très vastes, explique le docteur David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié Salpêtrière, à Paris.

Les essais cliniques pourraient commencer en 2012. Il faudra alors cinq à dix ans pour que la technique atteigne le grand public.
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Re: canada >>>informations générales

Message  niouze le Sam 24 Mar - 19:54

200 000 fois «entendez-nous!»
Une marée humaine. Parents, professeurs et étudiants participent à l'une des plus importantes manifestations qu'a connues Montréal
Lisa-Marie Gervais 23 mars 2012 Éducation

La manifestation monstre d’hier passera à l’histoire, entre autres pour s’être déroulée de façon exemplaire, de l’aveu même des policiers.
À retenir

Regardez notre galerie photo de la manifestation

Des appuis de profs, de parents et d'élèves du secondaire, et une journée de chaleur presque miraculeuse dans un printemps d'exception. Les étudiants ne pouvaient espérer mieux pour leur grande manifestation nationale, l'une des plus importantes qu'a connues Montréal, qui s'est déroulée hier après-midi de façon exemplaire. Dans cet immense appel à se faire entendre, ils ont été 200 000 à crier non à la hausse des droits de scolarité. «Cette fermeté du gouvernement explique que le débat se tient dans la rue», a lancé une représentante de Profs contre la hausse, à une foule survoltée lors des discours d'avant-marche.

Mais alors que le mouvement a atteint les 300 000 étudiants en grève, perturbé la circulation, bloqué le port, réalisé une multitude d'actions artistiques et, surtout, une manifestation monstre qui passera à l'histoire, que peut-il y avoir de plus porteur encore? Le mouvement semble pourtant refuser de s'essouffler.

«Ce-n'est-qu'un-dé-but, conti-nuons-le-com-bat!» Scandé par les étudiants gonflés à bloc, le slogan a résonné longuement sur les murs de pierre et le béton du Vieux-Port, au terme de la protestation. «La grève commence aujourd'hui», pouvait-on lire sur une gigantesque banderole.

L'absence de révision du budget Bachand semble avoir ravivé la colère de plusieurs. «Je pense que c'est un début, surtout après la sortie du budget qui a totalement ignoré les étudiants. C'est pire qu'une insulte», a dit Marie-Frédérique Gagnon, étudiante au certificat en philosophie de l'Université Laval. «Mais c'est sûr qu'on sent que ça se polarise.»

«On ne connaît pas l'avenir, mais ça n'a pas l'air parti pour diminuer», a renchéri son camarade, Isabeau Legendre. Il rappelle que plusieurs associations ont déjà reconduit leur vote de grève

jusqu'au 3 avril. Plusieurs associations notamment de l'UQAM ont également adopté une résolution qui fera en sorte que le prochain vote de reconduction de la grève ne se tiendra que si la ministre de l'Éducation dépose une offre satisfaisante.

«Certains sont restés à la maison depuis le début et trouvent le temps long. C'est sûr qu'on aimerait retourner en cours», a reconnu Perrine Leblan, étudiante en création littéraire et en cinéma. «Mais on va probablement proposer de reconduire la grève jusqu'à ce que le gouvernement accepte de nous écouter.»

Contre la hausse, ils l'étaient tous, oui. Mais le message porté était plus vaste, une sorte de ras-le-bol généralisé. «On est ici par solidarité contre le gouvernement libéral et contre le gouvernement Harper. Ça fait des mois, des années qu'on attend cette manifestation!» s'est écrié Michel Lopez, en disant exprimer une exaspération au-delà des revendications étudiantes.

Selon le porte-parole de Québec solidaire Amir Khadir, le gouvernement Charest ne pourra plus tenir longtemps. «Je les ai sentis préoccupés. Ils ne vont pas l'afficher... mais ils sont dans le pétrin. Politiquement, je ne vois pas comment ils peuvent regarder les caméras et dire que tout va bien. C'est 200 000 personnes dans la rue, du soutien venu de toutes parts», a-t-il souligné.

Une manifestation exemplaire

Vers midi, des élèves des écoles secondaires ont commencé à affluer au square Philips. Une à une, les délégations étaient accueillies en triomphe par des applaudissements et des cris de liesse. Certains ont même bravé leur direction d'école et ont risqué la retenue pour être de la protestation. «On s'est fait stopper. C'était interdit de venir», a confirmé Arnaud Valade, élève de l'école Jean-XXIII. «On ira en retenue avec les autres, par solidarité», a-t-il assuré. Marie-Hélène Vallière était «excitée» d'être de la partie. «Dans ma famille, on est cinq enfants et on est quatre qui vont aller à l'Université. Ça revient vraiment cher pour mes parents», a souligné la jeune fille de 16 ans qui fréquente l'école Pierre-Laporte.

Peu après, vers 13h, forte des passagers de 90 autobus en provenance des régions et de milliers d'universitaires, de cégépiens et des autres manifestants venus en appui, la place du Canada était noire — plutôt rouge — de monde. La foule a mis du temps avant de se mettre en branle. Alors que les manifestants à la tête de la marche déambulaient dans la rue Berri, certains attendaient encore à la place du Canada.

De quoi impressionner le député du NPD de Rosemont-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, croisé en début de parcours. «C'est dans les grandes manifs que j'ai vues, a-t-il souligné en évoquant celle de 2003 contre la guerre en Irak. C'est le peuple de gauche qui se lève.»

Pétrie d'enthousiasme, cette vague humaine a déferlé pendant plus de quatre heures et s'est échouée dans le Vieux-Montréal. Les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans qu'il y ait le moindre soubresaut de violence. On craignait que la manifestation se scinde en deux, mais à part des groupuscules qui ont tenté momentanément de s'écarter du trajet principal, il n'en fut rien. Le seul mouvement de perturbation d'hier a été le blocage du port de Montréal, en matinée.

Toutefois, sous les apparences, on a senti que les trois grands regroupements étudiants, soit la Fédération étudiante collégiale (FECQ), la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), ne filaient pas le parfait bonheur. «Bloquons la récupération. La FECQ et la FEUQ ne nous représentent pas», pouvait-on lire sur une immense banderole aperçue au détour d'une rue. En coulisse, de vives discussions ont éclaté entre les membres des deux fédérations et ceux de la CLASSE, qui voulaient être les seuls à avoir le mot de la fin. Combien de temps tiendra l'unité?

Pour l'instant, les étudiants rappellent que l'heure est à l'action. On promet des perturbations économiques et dans les circonscriptions libérales. «Étudiants, syndicats et partis de l'opposition vont travailler en étroite collaboration au cours des prochaines semaines pour mettre la pression qu'il faudra sur le gouvernement Charest afin de trouver une issue à cette grève», a promis Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. Et aussi longtemps possible, faire durer le printemps.

***

Avec la collaboration de Mélissa Guillemette et Louis Chaput-Richard
http://www.ledevoir.com/societe/education/345740/200-000-fois-entendez-nous

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Message  niouze le Dim 15 Avr - 0:31

Grèves et « printemps érable » au Québec

Par Sophie Chapelle (12 avril 2012)

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« Pour un printemps érable », c’est ce qu’affichent les pancartes du mouvement étudiant québécois qui entre dans sa 9e semaine de grève. En ligne de mire du mouvement, la hausse des droits de scolarité de 1 625 $ (1 235 euros) sur cinq ans. Alors que le gouvernement table sur l’essoufflement du mouvement, environ 179 000 étudiants poursuivent la grève.

La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (Classe) appelle à une grande manifestation le 14 avril, date du 9e anniversaire de l’arrivée au pouvoir du gouvernement Charest. Sous le thème « Vers un printemps québécois », les organisateurs veulent dénoncer certaines décisions des gouvernements provincial et fédéral. « En fait, c’est une grève étudiante, mais on voudrait que ça devienne une lutte populaire », a expliqué une porte-parole de la Classe. Un appel à donner vie à ce printemps québécois a été lancé sur Facebook.
bastamag.net

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Message  ivo le Sam 21 Avr - 10:48

Québec : une manifestation étudiante dégénère dans le centre de Montréal
fr info
Depuis la mi-février, les étudiants québécois sont mobilisés pour protester contre une hausse des frais de scolarité. Aujourd’hui ils ont fait irruption au Palais des Congrès de Montréal qui accueillait le gotha politique et financier de la province pendant un discours du Premier ministre québécois Jean Charest.

Les manifestants ont été rapidement expulsés du centre des congrès, mais les affrontements se sont poursuivis à l'extérieur. Des manifestants ont lancé des pierres, des policiers ont utilisé des gaz irritants. En milieu d'après-midi, des centaines de policiers quadrillaient le centre-ville de la métropole québécois qui vit depuis la mi-février au rythme d'un mouvement de grève étudiant sans précédent au Canada.

"A ceux qui frappaient à notre porte ce matin on va leur offrir un emploi, dans le Nord autant que possible", a ironisé Jean Charest.



A la une du site de Radio Canada

Les étudiants dénoncent la décision du gouvernement québécois d'augmenter les droits de scolarité de 325 dollars par an pendant cinq ans à compter de l'automne, soit une hausse totale de 1.625 dollars ou 75%. Une grande manifestation "pour un printemps québécois", regroupant entre autres des étudiants et des opposants au Plan Nord du gouvernement, est prévue ce dimanche.
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Message  ivo le Ven 27 Avr - 13:47

Le conflit étudiant s'envenime et s'enlise au Québec
fr info
Le conflit étudiant contre la hausse des droits de scolarité s’est envenimé cette semaine au Québec avec des violences et des interpellations. L’organisation de législatives anticipées semble être désormais une possible solution au problème qui dure depuis début février.


"Négocies, Bon sang ! " Les manifestants ont défilé une fois de plus à Montréal cette nuit © Reuters Christinne Muschi

Le bras de fer se poursuit au Québec entre étudiants et gouvernement : Reportage de Pascale Guéricolas

Cette nuit encore, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont défilé dans les rues de Montréal pour appeler le gouvernement à négocier avec les étudiants. Depuis le début du mois de février, la moitié des étudiants est en grève pour protester contre l’augmentation prévue de 75% des droits d’inscription sur cinq ans.

Lundi, les pourparlers avec les organisations étudiances ont été suspendus, à peine après avoir débuté. Le ministre de l’Éducation reprochant à la CLASSE, une organisation syndicale, de ne pas respecter la trêve demandée après des semaines de manifestations. En 70 jours de conflit, Montréal a connu pas moins de 150 défilés, du jamais vu.

Quelques heures plus tard, dans la nuit de mercredi à jeudi, un nouveau rassemblement a donné lieu à des violences. Des casseurs ont été interpellés en marge d’une marche étudiante nocturne obligeant le maire de Montréal à lancer un appel à la négociation affirmant que "la paix sociale de Montréal et du Québec était en jeu".

Désormais, la seule solution efficace pour sortir du conflit semble être l’organisation de législatives anticipées. Ces élections pourraient d’ailleurs conforter la position du gouvernement libéral dirigé par le Premier ministre Jean Charest. Selon lui, ses électeurs désapprouveraient tout recul face aux étudiants tandis que le vote des jeunes est peu important.

Selon plusieurs politologues cet état d’esprit expliquerait que le gouvernement fasse durer, voir laisse pourrir, le conflit. Cela permettrait au Premier ministre de "régler la question dans l’arène électorale plutôt que dans la rue", selon Pascale Dufour une politologue de l’université de Montréal.

Pour Sylvain Robert, professeur de littérature au collège du Vieux-Montréal : "C'est un gouvernement très impopulaire qui a seulement environ 30% d'appui dans la population et on est en fin de mandat. Il y de fortes chances qu'il utilise ce conflit-là pour des raisons électorales."
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l'anti-terrorisme travail a quebec

Message  niouze le Lun 14 Mai - 11:59

Very Happy
Engins fumigènes: le métro de Montréal a été complètement paralysé




Pour une cinquième fois en quatre semaines, la patience et l'humeur de milliers d'usagers du métro de Montréal ont été mises à rude épreuve quand des vandales ont jeté au moins trois engins fumigènes sur les rails, causant la paralysie totale du réseau pendant près de trois heures.


Des quatre événements similaires survenus dans les dernières semaines, aucun n'avait causé une si longue panne.

La première interruption a eu lieu à 7h46, quand un engin fumigène a été déclenché dans le tunnel près de la station Lionel-Groulx.

Il semble dans ce cas que trois jeunes femmes et un homme, dont le SPVM a publié les photos en après-midi, aient réussi à entrouvrir les portes d'un wagon de la ligne verte en marche pour y jeter la bombe sur la voie. Quand les portes sont forcées dans un train en marche, plus de dix secondes après le départ, le train ne s'arrête pas avant la station suivante. Les portes ne peuvent ainsi s'ouvrir de plus de 10 centimètres.

Un citoyen qui se trouvait dans ce wagon aurait ensuite discrètement photographié le quatuor et fourni ses photos aux enquêteurs du SPVM, qui les a publiées en espérant obtenir l'aide du public pour les retracer. Et il semble que cela ait porté fruit, car l'enquête progresserait rapidement et les enquêteurs auraient possiblement identifiés le quatuor, a-t-on appris en début de soirée.

Le train a été évacué à la station suivante, Lionel-Groulx, et les jeunes se seraient voalitilisés.

Dans l'heure qui a suivi, des incidents presque identiques sont survenus entre les stations Jean-Talon et Fabre, sur la ligne bleue, et entre Préfontaine et Pie-IX, sur la verte.

«J'ai vu une petite bombe au milieu des rails, qui ressemblait à une canette. Elle dégageait une fumée blanche pas trop intense», a raconté une usagère du métro à la station Préfontaine.

Tout porte à croire que les auteurs de ces deux autresméfaits ne sont pas les même qu'à 7h46.

Les quatre lignes du métro sont demeurées fermées pendant que les pompiers évacuaient la fumée, que la police enquêtait et inspectait les lieux et les engins fumigènes artisanaux utilisés, et que les ambulanciers s'assuraient que personne n'a été incommodé par la fumée.

Aussi, les politiques du STM les obligent à fermer cinq stations en amont et en aval de celle où un tel événement survient.

Ainsi, pendant trois heures, les quatre lignes du métro ont été complètement fermées, ou en partie seulement par moment.

À 10h40, le service avait repris normalement et heureusement.

L'interminable rupture de service a semé le chaos dans la ville. Des foules se sont agglutinées autour de toutes les stations, à la recherche d'un moyen de se rendre à destination. Ils sont entre 200 et 300 000 à avoir été affectés par la panne, selon la STM. 185 autobus ont été mobilisés pour les dépanner, ce qui demeure nettement insuffisant en pareille situation.

Au métro De L'Église, il n'y a pas eu de fumée, mais il y a eu un mouvement de foule très dense dans les wagons et sur le quai après l'annonce de l'attentat à l'engin fumigène.

«Un femme enceinte a presque perdu connaissance dans le wagon. Nous avons dû nous mettre à trois pour la retenir. Une dame lui a offert del'eau puis elle s'est assise et s'est sentie mieux. Cet acte de vandalisme, il semble, aurait pu avoir des conséquences tragiques», a déploré de son côté Martin Cloutier.

Les interventions des équipes d'urgence ont causé de nombreuses fermetures de rues, ce qui a causé des bouchons monstres partout en ville.

Dans cette cohue où voitures, cyclistes et piétons circulaient dans tous les sens, une femme qui roulait en BIXI a été happée par une voiture et a été blessée à la tête, à l'angle des rues Jean-Talon et deGaspé. On ne craint pas pour sa vie, mais elle a dû être transportée à l'hôpital en ambulance.

Justement, tout ce trafic a causé bien des maux de tête aux ambulanciers.

«Le centre-ville est si paralysé que cela a un impact pour nous. Nos véhicules ont du mal à se rendre rapidement dans les centres hospitaliers», a expliqué Guy St-Pierre, d'Urgences-santé.

La grande question est de savoir qui sont les auteurs de ces méfaits.

En avril, des actes similaires à ceux de ce matin ont été commis à trois reprises, causant des ruptures de service de plus courte durée. Un matin, des sacs de briques ont été jetés sur les rails dans cinq stations, et les freins d'urgence des trains ont été actionnés. Des engins fumigènes ont aussi été lancés lors d'une manifestation étudiante dans le Complexe Desjardins, le 25 avril.

Aucun de ces actes de vandalisme n'a été revendiqué. La police, avec grande précaution, évoque la piste de groupuscules de militants contre la hausse des droits de scolarité, parmi tant d'autres suspects potentiels.

Autour des stations de métro et dans les médias sociaux, les usagers en colère n'hésitent pas à montrer du doigt les étudiants.

«Ça ne va pas attirer la sympathie des gens envers la cause étudiante», a dit un usager.

Une étudiante qui a été retenue au métro Jean-Talon a indiqué qu'elle n'est pas en grève mais appuie le mouvement. Elle croit que ces gestes peuvent avoir été commis par des étudiants, mais à l'initiative de petits groupes isolés.

«Je suis pour la cause, mais contre les actes violents. C'est certain que c'est ennuyeux sur le coup pour ceux qui sont pris là-dedans, mais il ne faut pas juste penser à son petit 15 minutes de retard. Si tout ça peut réveiller les gens, ça ne sera pas trop mal», a-t-elle déclaré.

À la fin d'avril, le SPVM a rendu publiques des imagescaptées par les caméras de surveillance du métro qui montreraient cinq suspects dans le dossier des briques lancées sur les rails, ainsi que celui qui aurait jeté une bombe fumigène dans le métro le 25 avril en matinée. Dans ce dernier cas, il pourrait s'agir d'un militant pour la cause étudiante. Dans le cas d'aujourd'hui, les quatre individus dont la photo a été publiée nous montre de jeunes personnes ne portant aucun signe distinctif du mouvement étudiant. Pas de carré rouge, ni de masque.

Avec Pierre-André Normandin
http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201205/10/01-4523914-engins-fumigenes-le-metro-de-montreal-a-ete-completement-paralyse.php?
ça déconne pas là bas, hop un fumigene et c'est la panique ^^

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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Ven 18 Mai - 9:11

Le Québec dégaine une loi spéciale pour stopper les étudiants
http://www.liberation.fr/monde/2012/05/18/le-quebec-degaine-une-loi-speciale-pour-stopper-les-etudiants_819592

Le Premier ministre québecois Jean Charest à l'Assemblée nationale de Québec, le 16 mai 2012. (Photo Mathieu Belanger. Reuters)

Le gouvernement québécois du libéral Jean Charest, qui compte sur une loi spéciale pour forcer au moins une «pause» dans le conflit étudiant, a subi jeudi au parlement un violent tir de barrage de l’opposition pour son refus de reprendre les négociations.

«Je veux que le Premier ministre rencontre les étudiants aujourd’hui», a tonné la dirigeante du Parti Québécois et chef de l’opposition officielle Pauline Marois, bruyamment applaudie par ses partisans.

«Il faut dialoguer, sans passer par une loi spéciale-matraque», a-t-elle poursuivi avec émotion.

Quelques heures plus tard, les leaders étudiants ont lancé un ultime appel à la négociation pour mettre fin à la grève des cours contre la hausse des frais de scolarité, vieille de quatorze semaines.

Les représentants des principaux syndicats d'étudiants se sont unis pour la première fois à des personnalités politiques de l’opposition - dont Pauline Marois, et plusieurs députés - pour tenir une conférence de presse retransmise en direct à la télévision publique, quelques heures avant le dépôt du projet de loi au parlement.

Les professeurs d’université sont entrés à leur tour de plain pied dans le conflit. La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université s’est prononcée contre le projet de loi spéciale, qui «ne fera qu’envenimer la situation» selon elle.

Jean Charest justifie son refus d’une nouvelle négociation en affirmant avoir perçu un durcissement de la position des étudiants, ce que ces derniers contestent vivement.

«Le gouvernement assume ses responsabilités, c’est ce qu’attendent les citoyens» a-t-il martelé devant la presse.

Le projet de loi spéciale, dévoilé jeudi soir, prévoit notamment une forte restriction du droit de manifester et de très lourdes amendes pour les organisateurs de piquets de grève. Un individu seul, par exemple, encourrait une amende de 1 000 à 5 000 dollars (de 770 à 3 860 euros).

Une association d'étudiants qui organiserait un tel rassemblement ou lancerait le mot d’ordre de bloquer l’accès à une université risquerait, elle, de devoir payer de 25 000 à 125 000 dollars (de 19 320 à 96 600 euros), le double en cas de récidive.


Les représentants étudiants sont apparus choqués, en colère, après lecture du projet de loi. «Cette loi est, et de loin, pire que l’augmentation des droits de scolarité pour les étudiants» a carrément lancé Léo Bureau-Blouin, le président de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec). De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois, président de la CLASSE, le syndicat le plus radical, a affirmé que le texte était tout simplement «anticonstitutionnel» et a appelé à la «désobéissance civile».

Le projet de loi prévoit également une suspension des cours jusqu’au mois d’août dans les établissements en grève, sans annulation de la session.

Selon le gouvernement, 30% seulement des étudiants boycottent les cours, la grève paralysant 14 collèges universitaires sur 48 et «certaines facultés» de 11 universités sur 18 au total.

La dernière offre du gouvernement - massivement rejetée par les étudiants grévistes - prévoit une augmentation de 82% des droits de scolarité à l’université de 1 780 dollars sur sept ans, au lieu de cinq ans initialement, pour arriver à près de 4 000 dollars par an, plus près de la moyenne nord-américaine.

Jean Charest souligne qu’en contrepartie, les prêts et bourses augmenteront également, ce qui devrait annuler la hausse pour environ un étudiant sur deux.
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Message  ivo le Sam 19 Mai - 9:49

Contre le conflit étudiant, le Québec restreint le droit de manifester
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Le Premier ministre Jean Charest fait face à des manifestations chaque jour depuis trois mois © Reuters Mathieu Belanger

Le parlement québecois a finalement adopté la "loi spéciale" proposée par le gouvernement du Premier ministre Jean Charest. Une loi déjà très critiquée car elle apporte de nombreuses limitations aux libertés. Le texte a été approuvé par 68 vois pour et 48 contre. Il vise à mettre fin au conflit étudiant qui dure depuis 14 semaines dans la province.

Cette loi prévoit notamment qu'une manifestation de plus de dix personnes ne peut avoir lieu que si les organisateurs ont informé la police au moins huit heures à l'avance. Elle instaure également de lourdes amendes pour les contrevenants.

Depuis trois mois, le gouvernement fait face à une fronde étudiante de grande ampleur, avec des manifestations quotidiennes. Des casseurs se sont souvent mêlés aux manifestants pour attaquer les policiers ou briser des vitrines. Mais cette nouvelle loi est déjà très attaquée, alors même qu'une majorité de Québécois soutenait le gouvernement auparavant
commentaires:
Française, étudiante à Montréal depuis septembre ! Je suis juste sous le choc des décisions du gouvernement québécois. Plus le droit au manif certes mais surtout à la liberté d'expression. Car OUI, la loi interdit tout soutien de la grève Article 29 du projet de loi "spéciale" 78: «Quiconque, par un acte ou une omission, aide ou, par un encouragement, un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, amène une autre personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même cette infraction et est passible de l'amende prévue au premier alinéa de l'article» Le ministre et son gouvernement sont allés bien trop lon. La loi 78 est terrifiante ! Lisez là s'il vous plait car c'est bien pire qu'on aimerait vous le faire croire
Depuis le temps que l'on vous dit que Libéralisme économique et Démocratie ne sont pas synonymes... Loin s'en faut! D'ailleurs, il n'y a qu'à voir en Chine : Ultra libéralisme et bureaucratie maoïste-stalinienne cohabitent en pleine "harmonie" pour le plus grand confort d'une minorité et au détriment de la majorité... CQFD
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Message  ivo le Lun 21 Mai - 9:34

Plus de 100 arrestations lors de la 27e manifestation nocturne à Montréal
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/21/plus-de-cent-arrestations-lors-de-la-27e-manifestation-nocturne-a-montreal_1704461_3222.html

La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ. | AP/Graham Hughes

Une nouvelle soirée de manifestations émaillée de scènes de violence a conduit à l'arrestation de plus d'une centaine de personnes à Montréal et fait dix blessés, selon les autorités. Quatre policiers figurent parmi la dizaine de blessés légers. Au total, au moins 116 personnes ont été interpellées au cours de la soirée.

La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ, l'itinéraire n'ayant pas été communiqué à la police, contrairement à ce que prévoit la "loi spéciale" votée vendredi qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités. Les forces de l'ordre n'ont pas chiffré le nombre de manifestants mais les médias locaux parlaient de plusieurs milliers de personnes au départ puis de quelques centaines aux alentours de 23 heures, heure locale (5 heures, heure française).

"CHAOS INDESCRIPTIBLE"

Sur le parcours, des vitrines de magasins ont été cassées. Il s'agit notamment de la devanture d'une épicerie Couche Tard, selon le quotidien La Presse, qui explique que les manifestants ont jugé l'enseigne trop "antisyndicale", en référence à de récents conflits sociaux. Une borne incendie a également été ouverte, reliée directement à la porte d'un commerce du centre-ville qui aurait été inondé, selon la police. Après des arrestations de masse aux alentours de 22 heures, heure locale (4 heures, heure française), les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un "chaos indescriptible" dans le centre de Montréal, selon les médias locaux.

Ce mouvement de protestation estudiantin, qui dure depuis trois mois, a pris une nouvelle tournure, plus violente et plus politique, depuis le vote vendredi par le gouvernement d'une "loi spéciale". Le texte, en plus d'imposer de fortes limitations à la liberté de manifester, interdit pratiquement les piquets de grève devant les établissements, au nom de la liberté d'accès à l'enseignement des étudiants non grévistes. Et il met pratiquement fin à la grève, car le semestre en cours est suspendu jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève.


un manifestant arrêté à Montréal,dimanche 20 mai 2012. (AP / Graham Hughes)
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Message  ivo le Mar 22 Mai - 13:15

"Les droits fondamentaux dont nous jouissons doivent être défendus" (un porte-parole des étudiants québécois)
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Au Québec, le mouvement étudiant ne faiblit pas. Il entame aujourd'hui sa 100e journée de contestation contre la hausse des droits de scolarité que veut imposer le gouvernement. Vendredi l'Assemblée nationale a adoptée une loi spéciale destinée à permettre le retour en classe, mais aussi à mater la contestation. Alors qu'une grande manifestation va se dérouler aujourd'hui à Montréal, la principale association étudiante, la Classe, a appelé à la désobéissance civile. Un de ses porte-paroles, Gabriel Nadeau Dubois.

"Les droits fondamentaux dont nous jouissons doivent être défendus"
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Message  ivo le Mer 23 Mai - 9:32

Une cinquantaine d'arrestations à Montréal pour la 29e manifestation nocturne
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VIDEO Les premières heures de manifestation se sont déroulées dans le calme, mais quelques heures plus tard les forces de l'ordre ont dispersé un second rassemblement à coups de matraque et de grenades assourdissantes. Quelques dizaines de personnes ont été arrêtées, en majorité pour "attroupement illégal" et port de masques, comme prévu dans une nouvelle loi très controversée.


Des dizaines milliers de manifestants ont défilé à Montréal au 100e jour du conflit © Reuters Olivier Jean

Ce devait être une manifestation symbolique, au centième jour du conflit qui oppose les étudiants du Québec à leur gouvernement. D'autant plus symbolique qu'elle est désormais interdite, par une "loi matraque" votée vendredi dernier, pour tenter justement de juguler le mouvement. Peine perdue : encore une fois, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont répondu présent dans les rues de Montréal.

La première manifestation s'est déroulée pacifiquement, dans une ambiance festive. Un groupe séparé a bien jeté quelques pierres sur des vitrines, avant d'être déclaré illégal et invité à se dispersé. Mais dans l'après-midi, la police n'avait procédé à aucune arrestation.

http://www.dailymotion.com/video/xr06dd_manifestation-a-montreal_news
Manifestation à MontréalFranceInfo

Des affrontements en fin de journée

C'est dans la soirée que les forces de l'ordre sont intervenues. Coups de matraque, grenades assourdissantes, et au final une cinquantaine d'arrestations. La deuxième manifestation (la 29e marche nocturne quotidienne) rassemblait environ 2.000 personnes. Quelques bouteilles ont été lancées vers les policiers casqués et équipés de boucliers.

Au coeur de ces nouvelles manifestations, il y a bien sûr toujours l'augmentation des droits de scolarité. Mais il y a aussi désormais la loi 78, instaurée la semaine dernière, qui oblige les organisateurs de manifestations de plus de 50 personnes à soumettre à la police l'itinéraire du cortège. De lourdes amendes sont prévues pour dissuader tout rassemblement spontané.

Dans un sondage publié hier à Montréal, 51% de la population se dit favorable à la hausse des droits de scolarité. Mais 53% estiment que la nouvelle loi "est beaucoup trop sévère". 73% considèrent d'ailleurs qu'elle ne ramènera pas la paix sociale dans la province.

"On ne pourra pas retenir le printemps québécois"
Reportage de Pascale Guéricolas


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Message  ivo le Mer 23 Mai - 10:05

Marée humaine à Montréal en soutien au conflit étudiant
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/22/maree-humaine-a-montreal-en-soutien-au-conflit-etudiant_1705649_3222.html?google_editors_picks=true
http://www.youtube.com/watch?v=w-PPtw0csk8&feature=player_embedded
Déroulement de la banderole au début de la manifestation du 22 mai à Montréal.

Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies mardi 22 mai au centre de Montréal pour marquer le centième jour du conflit étudiant au Québec. Rassemblés dans une atmosphère bon-enfant, les manifestants - des étudiants et des syndicalistes mais aussi des gens de tous les horizons et de tous les âges - ont dénoncé la loi spéciale adoptée vendredi dernier par le gouvernement du premier ministre Jean Charest pour restreindre le droit de manifester.

"On déplore que le gouvernement Charest ait choisi la voie de la répression plutôt que la voie de la négociation", a déclaré l'un des dirigeants étudiants, Léo Bureau-Blouin.

Lire les témoignages : Le gouvernement est allé trop loin
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/21/quebec-le-gouvernement-est-alle-trop-loin_1704653_3222.html

"Pour s'assurer que les gens puissent manifester en toute légalité [...], on a donné un trajet [à la police] qu'on va demander aux gens qui nous suivent de respecter pour permettre aux citoyens de manifester en toute sécurité", a ajouté M. Bureau-Blouin.

Un groupe n'a pas respecté cet itinéraire et a provoqué quelques incidents lors desquels trois vitrines de magasins ont été brisées à coups de projectiles. Le groupe a été déclaré illégal et invité à se disperser, mais la police a indiqué n'avoir opéré aucune arrestation.



LEVÉE DE BOUCLIERS

La loi spéciale prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août dans les universités et collèges touchés par la grève étudiante, une façon de casser un mouvement qui dure depuis plus de trois mois. Si la suspension des cours a été plutôt bien accueillie au sein de la population, le reste de cette loi d'exception, notamment la restriction du droit de manifester pour quelque raison que ce soit a suscité une levée de boucliers.

La loi oblige notamment les organisateurs de manifestations de plus de 50 personnes à soumettre à la police, au moins huit heures à l'avance, la trajectoire du rassemblement, au risque de lourdes amendes pour les contrevenants. Les amendes peuvent aller de 1 000 à 5 000 dollars par jour pour les contrevenants et de 25 000 à 125 000 dollars pour les organisations (le double en cas de récidive).

Dès son adoption, la loi a été défiée ce week-end à Montréal et dans d'autres villes de la province, donnant une tournure plus politique et violente aux manifestations, qui ont été ponctuées de centaines d'arrestations. Quelque 36 manifestants, pour la plupart des étudiants, sont ainsi devenus les premières personnes arrêtées en vertu de la loi, dans la nuit de lundi à mardi à Sherbrooke (sud du Québec), a annoncé la police.



UNE MAJORITÉ DE LA POPULATION CRITIQUE

"Se lancer de manière précipitée dans le contrôle du droit de manifester, c'était la très mauvaise idée d'un groupe de ministres au sentiment d'assiégés", écrivait lundi un commentateur du quotidien La Presse, favorable à la hausse des droits de scolarité, sujet à l'origine du conflit. "On ne manifeste en effet plus tellement contre la hausse des droits de scolarité. On manifeste pour la liberté d'expression. On manifeste pour le droit de manifester", poursuivait le journaliste Yves Boisvert.

Un sondage publié mardi par le quotidien Le Journal de Montréal montre que si 51 % de la population est d'accord avec la hausse des droits de scolarité, 53 % estime en revanche que la loi d'exception "est beaucoup trop sévère" et 73 % qu'elle ne contribuera pas au rétablissement de la paix sociale. La majorité appelle à une reprise du dialogue entre le gouvernement et les étudiants.

Des syndicats et des organisations ont annoncé leur intention de contester devant les tribunaux la loi, qui doit rester en vigueur jusqu'au 1er juillet 2013, mais cette procédure pourrait prendre plusieurs années avant d'aboutir. La Classe, la plus radicale des organisations étudiantes en grève, a été plus directe : elle a non seulement appelé à désobéir à la loi mais a également invité les objecteurs à se porter volontaires pour des interpellations sur le site Arrêtez-moi quelqu'un.com. Plus de 3 000 personnes, photos à l'appui, avaient donné leur nom mardi matin, moins de vingt-quatre heures après le lancement de cette initiative.

En images : "Printemps érable" : retour sur trois mois de grève étudiante au Québec
http://www.lemonde.fr/ameriques/infographe/2012/05/12/printemps-erable-retour-sur-trois-mois-de-greve-etudiante-au-quebec_1699538_3222.html

Lire : Au Québec, une université accessible à tous, par Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l'université Laval, au Québec
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/15/au-quebec-une-universite-accessible-a-tous_1701599_3232.html

Lire : Enfin une révolution sociale dans la Belle Province, par Jean Barbe, écrivain, éditeur et journaliste chroniqueur
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/15/enfin-une-revolution-sociale-dans-la-belle-province_1701600_3232.html
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Message  ivo le Jeu 24 Mai - 10:24

Une manifestation nocturne à Montréal se termine par 400 arrestations
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La manifestation, festive mais déclarée illégale par les autorités, a été tolérée pendant plus de trois heures. Mais la police est finalement intervenue, après quelques débordements. Quelque 400 personnes ont été interpellées.


La veille, une cinquantaine de personnes avaient déjà été arrêtées © Reuters

C'était la trentième manifestation nocturne quotidienne à Montréal, et le 101ème jour de la grève étudiante. Plusieurs milliers de manifestants étaient réunis dans un square du centre-ville de la ville. Un type de rassemblement devenu illégal depuis la loi votée vendredi dernier par le gouvernement, qui oblige à fournir à la police le parcours emprunté avant toute manifestation.

Les policiers expliquent qu'ils ont rappelé la loi aux étudiants... Mais qu'ils ont décidé de tolérer la manifestation, tant qu'aucun méfait n'est commis. Le face à face a duré trois heures, dans une ambiance plutôt festive. Jusqu'à ce que des pierres soient lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale.

Aucune résistance de la part des étudiants

À ce moment, la manifestation se trouve prise en souricière par la police, alors qu'elle se dirigeait vers un secteur plus peuplé de la ville. Quelque 400 personnes sont alors interpellées, sans opposer aucune résistance. La police assure que les arrestations ont été effectuées en vertu d'un nouveau règlement municipal, et sont sans rapport avec la loi très controversée décidée la semaine dernière.

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans un bras de fer avec le gouvernement du Premier ministre Jean Charest, pour protester contre une hausse des droits universitaires. Depuis, ce même gouvernement a fait voter la "loi matraque" (selon ses opposants) réduisant la liberté de manifester.

édit:
actualisation.
Quelque 518 personnes ont été interpellées à Montréal, et 170 à Québec.
commentaires:
J'ai fait parti des 400 arrestations. Il n'y a pas eu de projectiles même nos médias rapport se fait. Un policier interviewé a sorti des roches de ces poches pour montrer se que les manifestants avaient supposément lancé. C'était qu'une justification pour faire des arrestation de masse, encerclant les manifestants afin de les décourager de manifester. C'était trop bien organisé, c'était prévu d'avance de faire l'arrestation à ce point précis. Jamais nous avons eu un avis de se disperser avant d'être totalement encercler.
bonjjour, j'aimerais remercier les medias francais de supporter la cause etudiante.. J'ai pris pars dans plusieurs manifestation dont le sommets des amerique a quebec il y a bien des années et j'ai eu droit plus qu'a mon tour a des traitements policiers abusifs. le gouvernement quebecois se raproche de plus en plus du fascisme.. on a l'habotude de se fermer la gueule et se laisser tondre la laine sur le dos, mais des la premiere objection, voyez comment les dirigeant traitent les gens qui les paient, et encore pire, la prochaine generation, qui vont les torcher dans leur vieillesse.. Charest est en train de demolir le quebec, autant par ses actions economiques insensés que par ses paroles qui nous prennent definitivement pour des caves. de meme, j'ai ete souvent ete arreté quand j'etait etudiant a montreal dans des manifestations du genre. J'ai jamais rien cassé, mais j'etait traité en criminel pour seulement dire mon opinion en public avec les autres. c'est pas nouveau que la police bastonne les jeunes ici, ca fait des année qu'on se fait demolir physiquement et moralement jusqua se decourager et entrer dans le moule pour pouvoir mieux vivre.. a cause aucun dialogue.... ca donne rien, c'est jouer au martyrs.... s'il vous plait, lachez-nous pas
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Ven 25 Mai - 9:33

Le mouvement étudiant s'étend au Canada
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Cela fait plus de 100 jours que la jeunesse est mobilisée contre la hausse de 82% sur 7 ans des frais de scolarité. Depuis une semaine, le mouvement s'est étendu à toute la population. Le déclencheur a été l'adoption, vendredi dernier d'une loi spéciale, la loi 78 qui restreint le droit de manifester.


Plus de 200.000 personnes ont défilé à Montréal mardi © Radio France Gilles Gallinaro

Ils appellent ça "le printemps érable". Un mouvement initié il y a trois mois par les étudiants qui n'étaient, au début, que 30.000 dans les rues. Des jeunes en guerre ouverte contre la loi budgétaire adoptée par le Premier ministre libéral Jean Charest, aux manettes de la province depuis 9 ans. Elle prévoit une hausse des frais de scolarité.

Au fil du temps, les manifestations se sont multipliées et ont grossi. Mardi, 200.000 personnes sont descendues dans les rues. Dans cette contestation au carré rouge, l'emblème de la révolte pour dire stop au libéralisme, il y a les graines des indignés, du mouvement Occupy, et même de mai 68.

Un mouvement plein de créativité, qui a ainsi inventé les concerts de casseroles tous les soirs à 20h un peu partout dans Montréal, les manifestations nues avec simplement des carrés rouges pour protéger les parties intimes, façon de demander plus de transparence au gouvernement.

L'escalade depuis une semaine

Mais depuis vendredi dernier, le mouvement s'est étendu à toute une partie de la population qui réclame la démission du gouvernement. En cause, l'adoption il y a une semaine de la loi 78 qui restreint le droit de manifester et pénalise financièrement ceux qui participent à des manifestations non autorisées

Cette loi hérisse le poil des étudiants mais aussi d'une partie de la population. Dans les cortèges désormais, il y a des têtes blanches, des familles, qui ne comptent pas renoncer à manifester, même si la loi leur interdit, bien au contraire.

Et depuis la promulgation de cette loi, c'est un peu l'escalade. Désormais Montréal, d'ordinaire si paisible, vit aux rythmes des manifestations d'une ampleur inédite, et des arrestations nocturnes. Plus de 2 000 personnes ont été interpellées depuis samedi dernier. La plupart ont écopé d'une amende, qu'elles ont d'ailleurs l'intention de contester.

Désormais, la question se pose de savoir comment sortir du conflit. La ministre de l'éducation a annoncé hier qu'elle souhaitait reprendre les négociations avec les fédérations étudiantes, mais aucune date n'a encore été fixée.


Le concert de casseroles, l'un des moyens originaux de protester © Radio France Delphine Gotchaux
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Message  niouze le Ven 25 Mai - 12:20

la tv indépendante d'ou on peut suivre les manifs en direct http://cutvmontreal.ca/


la manif d'avant hier soir par exemple May 23rd: Police Attack CUTV's Journalist & Kettled Protesters http://cutvmontreal.ca/videos/1301

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Message  niouze le Ven 25 Mai - 13:56

Le Québec vibre
Le 22 mai 2012 Anaïs Richardin

Le Québec tranquille c'est fini. La Belle Province se rebelle avec force, dans la rue et sur les réseaux, contre des articles de loi dignes d'un État policier. Avec Twitter comme point de convergence. Défiant la police, les québécois crient leur colère depuis la loi liberticide de vendredi dernier. Récit.

100. C’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis qu’a débuté le “printemps érable”, ce mouvement des étudiants québécois contre l’augmentation programmée de leurs frais de scolarité. D’ici 2017, ils pourraient ainsi passer de 2 168 dollars à 3 793 dollars par an, soit une augmentation de 75%.

Mais depuis vendredi, la contestation s’est étendue à toute la population, suite à la promulgation d’une loi spéciale. Votée après vingt-et-une heures de débat, la loi 78 vise à limiter toute manifestation et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013. Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée. Rien que nous ne connaissions déjà en France.

Mais pour les Québécois, très syndiqués, cette mesure, qui vise en premier lieu à museler les étudiants, prive surtout la population dans sa globalité de sa liberté d’expression et de sa liberté d’association. En cas de non-respect de la loi, les sanctions sont drastiques : de 1 000 à 7 000 dollars d’amende pour un individu et jusqu’à 125 000 dollars pour une association. Pour Moïse Marcoux-Chabot, documentariste québécois, cette loi censée ramener l’ordre a eu l’effet inverse :

Supposée ramener l’ordre, cette loi est aujourd’hui en passe de devenir l’objet et la motivation principale de la manifestation.

Au lendemain de la promulgation de la loi, la 27ème manifestation nocturne (et consécutive) des étudiants était déclarée illégale par le service de police de la ville de Montréal, dix minutes après avoir commencé. La situation a rapidement tourné au grabuge : trois cents arrestations, une dizaine de blessés dont un blessé grave dénombrés le lendemain.
Brutalités

De nombreux journalistes ont été arrêtés avant d’être finalement relâchés une fois leur identité vérifiée. Un soulèvement et une répression sans précédent au Québec, réputée pour être du coté tranquille de la force. Et c’est par le biais d’un tweet que les manifestants ont vite été prévenus de l’illégalité de leur mouvement :

Police Montréal @SPVM

Avis donné à la foule : #manifestation illégale, les gens doivent quitter immédiatement. #GGI
21 Mai 12



Aujourd’hui, manifestants et forces de police s’affrontent dans les rues comme sur les réseaux. La police de Montréal, déjà très présente sur Twitter, live-tweete les actions de ses brigades et le parcours des manifestants. À chaque manifestation nocturne, les messages de 140 signes s’enchainent, rassurent, dédramatisent, informent ou désinforment les 29 000 twittos qui suivent le compte @spvm. Les questions abondent et les accusations de brutalité policières pleuvent. Des accusations qui ne nous étonneraient pas en France où la défiance à l’égard des forces policières est fort, mais au Québec, où la confiance est maitresse, ces messages courts et incisifs semblent montrer un basculement progressif de l’opinion vis-à-vis des forces de police.

En cause, les dispositifs de sousveillance ou copwatching (consistant à surveiller les surveillants) gérés par de nombreux manifestants qui publient des vidéos, parfois sans contexte, montrant le comportement agressif de certains policiers. Sur Facebook, une vidéothèque a même été montée, alimentée par les 410 membres pour inciter les grands médias à parler de ces dérapages. Si les sources et le contexte sont insuffisants, les vidéos sont explicites : coups de matraques, voiture de police vs manifestants, et usage abusif de bombes lacrymogènes sur des manifestants certes un peu provocateurs mais pas agressifs. Cette page Facebook illustre bien la désobéissance qui peut naitre sur internet, selon le concept d’”electronic civil disobedience” (ECD), qui a émergé dans les années 90.

Sur Twitter, les mêmes hashtags #manifencours #GGI (Grève Générale Illimitée) sont utilisés à la fois par les manifestants et par les forces de police. Pourtant, le risque d’une utilisation des tweets par la police pour tracer et sanctionner les manifestants n’est pas à écarter. Une méthode laissée cependant à l’appréciation du juge comme l’indique la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui a remplacé au pied levé Line Beauchamp après sa démission :
Loi matraque

Face à la probable instrumentalisation judiciaire de Twitter, @leclown, un twittos français a décidé de contourner la législation et d’offrir aux Québécois un espace de parole bien chaud, protégé et anonyme. Le compte @manifencoursQbc propose ainsi depuis lundi de retwitter anonymement les messages privés qui lui sont envoyés. Pour le moment, seuls 372 utilisateurs se servent de ce robot. Si les utilisateurs de Twitter ne semblent pas inquiets, l’épluchage du réseau par la police est tout à fait envisageable pour @leClown :

Un grand nombre de personnes dévoilent leur véritable identité sur Twitter et je suppose que cela peut faciliter le travail d’une police déterminée à identifier les personnes diffusant des messages allant a l’encontre de l’ordre établi. Les réseaux sociaux peuvent être légalement passés au peigne fin. C’est cela qui m’a incité a créer le robot manifencoursqbc



Ses craintes sont étayées par des précédents récents puisque des réseaux sociaux ont déjà été utilisés pour condamner des manifestants. Lors des émeutes de l’été dernier au Royaume-uni, la Metropolitan Police a épluché les conversations Blackberry des émeutiers. Une dérive très Big brother qui, au Québec, n’écorne pas la détermination des manifestations à utiliser Internet.

Amir Khadir, député de Québec solidaire, un parti qui tend vers l’extrême gauche, a dénoncé la loi spéciale, surnommée “Loi matraque” et a appelé la population à “réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique”. Le site arretezmoiquelqu’un.com agrège ainsi les photos des “désobéissants”. Lancée hier soir, 2 728 personnes ont déjà participé à cette opération, et le site ne cesse d’enregistrer de nouvelles contributions.

Des Anonymous ont apporté leur soutien en publiant deux vidéos–communiqués intitulées “OpQuébec” et diffusées sur YouTube depuis ce week-end. Au vu de l’usage de termes français et non québécois, elles ne semblent pas avoir été créées par une frange québécoise du collectif informel, comme l’analyse Florent Daudens sur Radiocanada.
Devise

Devant l’entrave à la liberté d’association et d’expression que constitue la loi 78, des Anonymous ont appliqué leurs sanctions habituelles. Ce lundi, le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec, ainsi que celui de la Déontologie policière ont été “défaçés”. Ainsi, en lieu et place du site d’origine, on pouvait lire la devise Anonymous sur fond blanc :

Attaque DDos d'Anonymous


Cette grève étudiante est la plus importante que le pays ait connu avec un pic de 200 000 à 300 000 manifestants (pour sept millions d’habitants) qui ont défilé dans les rues de Montréal le 22 mars 2012, attirant les médias internationaux. Laquelle a récemment trouvé un second souffle dans la fronde grandissante des rues québécoises depuis samedi. En soutien, de nombreux rassemblements sont organisés aujourd’hui à New York ou à Paris, comme l’indique Occupy Paris sur son compte Twitter.
http://owni.fr/2012/05/22/le-quebec-vibre/

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Message  ivo le Sam 26 Mai - 9:37

Forte d'un "soutien populaire énorme", la révolte québécoise prend une tournure juridique
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Plus de 100 jours depuis le début de la grève des étudiants au Québec... Et le mouvement ne semble pas s'essouffler, bien au contraire. Les rassemblements ont continué toute la semaine, malgré une loi limitant le droit de manifester. Une loi que les étudiants attaquent en justice ! Il faut dire qu'ils bénéficient sur le sujet d'un vaste soutien de la population.

Parti d'une grève étudiante, le mouvement prend une ampleur digne d'un "printemps érable"
Reportage à Montréal de Delphine Gotchaux


Deux Québécois sur trois estiment que la loi spéciale sera inefficace © Reuters Olivier Jean

Parfois la rue a besoin d'un petit coup de pouce de la justice. Face à la fameuse loi 78, la "loi matraque" qui restreint le droit de manifester, les étudiants ont décidé d'opposer une loi plus forte, la Constitution. Ils ont déposé cette nuit un recours en justice, contre un texte qui selon eux limite la liberté d'expression et d'association.

"C'est la plus grande affaire constitutionnelle au Québec à cause du nombre de gens concernés", explique Léo Bureau-Blouin, l'un des leaders étudiants, devant la Cour supérieure du Québec. Selon lui, la loi 78 affecte directement 1,5 million de Québecois. "Cette loi ignoble a pour effet de museler, d'écraser, de contrôler et de dominer le mouvement étudiant, et d'autres groupes qui souhaitent s'exprimer publiquement", précise la déclaration commune des requérants.

La première requête, qui vise à bloquer l'application de la loi par la police, pourrait être examinée dès mercredi. La requête en nullité devra attendre début juin. Le gouvernement, lui, raille ce coup d'éclat venant "entre autres d'une association qui se fout des décisions des tribunaux" ("la Classe", organisation étudiante la plus radicale du mouvement).

Deux Québécois sur trois opposés à la loi 78

Pourtant l'opinion semble changer de camp. Jusqu'ici très réservés sur le mouvement étudiant (lancé suite à une augmentation des droits de scolarité), les Québécois se sont très vite opposés à la nouvelle loi. Selon un sondage, ils sont deux sur trois à considérer qu'elle ne réussira pas à rétablir la paix sociale. La moitié des habitants estime toutefois que la négociation est la seule issue possible au conflit. Seuls 16% des Québécois seraient pour des législatives anticipées.

En attendant, les manifestations continuent... Et les arrestations aussi. En une semaine d'application de la loi 78, plus de 2.000 personnes ont été interpellées à Montréal.
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Message  ivo le Sam 26 Mai - 14:18

Loi d'exception: la première version était plus draconienne
http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/22/01-4527670-loi-dexception-la-premiere-version-etait-plus-draconienne.php

En interrogeant des sources au sein du gouvernement, on peut constater qu'il y avait pas mal plus de faucons que de colombes autour de la table du Conseil des ministres, la semaine dernière.

(Québec) Déjà complètement désarçonné par la vive réaction à sa loi sur le contrôle des manifestations étudiantes, le gouvernement Charest l'a échappé belle. La loi spéciale qu'il envisageait à l'origine était encore plus dure.

La Presse a appris de plusieurs sources que les intentions du gouvernement ont été considérablement modifiées après les deux longues séances du Conseil des ministres, mercredi et jeudi derniers, qui ont précédé le dépôt du projet de loi, jeudi soir. Les ministres ont reçu une version écrite du projet de loi 78 jeudi, mais des mesures plus draconiennes encore avaient déjà été soupesées au Conseil des ministres et au comité des priorités.

D'abord, le gouvernement Charest voulait ajouter dans son projet une disposition empêchant les manifestants de porter des masques, une demande pressante des policiers. On l'a mise de côté devant l'intention de l'administration de Gérald Tremblay, à Montréal, d'adopter un tel règlement. «On ne prendra pas 14 marteaux pour taper le même clou», a expliqué hier une source très proche de ces réflexions. À l'origine, «il y avait encore plus de mesures d'encadrement pour les manifestations», a confié un témoin des discussions.

De plus, dans son plan, Québec ne prévoyait pas de clause «crépusculaire», alors que la loi telle qu'adoptée cesse d'être en vigueur à compter du 1er juillet 2013. Hier, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a confirmé à mots couverts que cette disposition avait été ajoutée sur le tard. «C'est une des recommandations de nos légistes pour justement rendre la loi plus acceptable sur le plan des droits et libertés.»

Une autre disposition envisagée un moment par Québec aurait permis de procéder à la désaccréditation des associations étudiantes proposant des débrayages illégaux. On a plutôt opté pour une autre mesure sévère, la fin du versement des cotisations. Intéressante à première vue, l'option de la «désaffiliation» comportait une conséquence embarrassante: au lendemain de l'adoption de cette loi, le gouvernement se serait retrouvé sans interlocuteur légitime. En écartant l'avenue de la révocation d'accréditation, on a retenu l'approche appliquée dans les dernières lois spéciales.

Jusqu'à l'adoption de la loi 78, Québec avait toujours retenu les services d'avocats du secteur privé pour ses lois spéciales. Celle-ci a été préparée uniquement au conseil exécutif par Me Louis Sormany, sous-ministre responsable de la législation, une première. C'est d'ailleurs deux lois spéciales plutôt qu'une seule qui avaient été soumises au comité de législation. La première portait sur la suspension des trimestres, la seconde touchait les questions de sécurité publique. Pour éviter deux bâillons à l'Assemblée nationale et surtout tenter d'enfouir les dispositions plus controversées sous les articles traitant d'éducation, on a fusionné les deux projets. Le résultat est une loi appliquée par la ministre de l'Éducation, mais dont une section relève de son collègue à la Sécurité publique. Une loi bicéphale, donc, ce qui est plutôt inusité.

Beaucoup de faucons... guère de colombes

En interrogeant des sources au sein du gouvernement, on peut constater qu'il y avait pas mal plus de faucons que de colombes autour de la table du Conseil des ministres, la semaine dernière. «Le projet de loi est tough, mais moins que ne l'auraient souhaité certains», a résumé l'un des protagonistes, rare partisan de la ligne modérée.

Parmi les tenants de la ligne dure figure Raymond Bachand, responsable de Montréal, qui est soumis à des pressions importantes des commerçants, des restaurateurs, des hôteliers et surtout des organisateurs de festivals, dont son ami Gilbert Rozon, tous unanimement inquiets des répercussions des manifestations à répétition. «Pour lui, Montréal frôle la catastrophe économique», a résumé un observateur.

Avec lui, on trouve une longue liste de partisans de la ligne dure. Michelle Courchesne, réticente, mais qui savait qu'elle aurait à aller de l'avant avec la loi dès lors qu'elle acceptait l'Éducation. Line Beauchamp a quitté le gouvernement pour cette raison précise; elle savait qu'avec l'échec de son ultime tentative, la loi spéciale, déjà dans les cartons, était désormais incontournable aux yeux du patron Jean Charest. Elle quittera bientôt le Québec pour l'Afrique, pour retrouver sa soeur, a-t-on appris.

D'autres partisans de la ligne dure? Clément Gignac, Sam Hamad, Jean-Marc Fournier, Laurent Lessard, Lise Thériault aussi, galvanisée par un certain succès avec des mesures musclées en construction.

D'autres sont intervenus en faveur de la loi, «ont dit qu'il fallait faire quelque chose», tout en étant personnellement moins profondément convaincus. Me Pierre Moreau, par exemple - sa conjointe est juge, lui-même est avocat jusqu'au bout des doigts, «et un juriste ne peut prétendre que c'est une bonne loi», a confié un collègue. Robert Dutil est, par sa fonction, le défenseur de la loi et l'ordre, mais, personnellement, il est plutôt centriste. Yvon Vallières aussi est un modéré, mais comme bien des ministres de l'extérieur de Montréal, il ne comprend pas le mouvement de protestation qui s'est emparé de la métropole, et trouve urgent d'y mettre fin, confie-t-on.

Parmi les ministres moins enthousiastes à l'égard de la loi spéciale, on trouve Julie Boulet, Yolande James, Marguerite Blais et Geoffrey Kelley, mais il semble que ce camp moins déterminé n'a pas mis beaucoup d'énergie pour freiner le clan des «faucons» qui dominait clairement autour de la table du Conseil.
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Message  ivo le Dim 27 Mai - 13:19

Les Québécois se mobilisent sur Internet contre la hausse des droits de scolarité
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Les étudiants et plus largement la société québécoise sont mobilisés depuis plus de trois mois contre le projet du gouvernement de la province d'augmenter les droits de scolarité à l'université. Trois mois de manifestations, avec le web comme nouveau terrain de mobilisation.


Le site 1625canepassepas.ca centralise les informations autour du mouvement étudiant québécois. © Radio France PB

Pour la 33e "manifestation nocturne" d'hier soir, les Québécois se rencontrent et s'organisent d'abord sur Internet et les réseaux sociaux. Courroie de transmission entre associations étudiantes et leurs adhérents, ils servent aussi et surtout à faire passer le message des manifestants auprès du reste de la population et à décortiquer le discours du gouvernement. Les grévistes sont aidés en cela par La Boîte rouge, un média étudiant qui fournit aux organisation syndicales des vidéos de promotion du mouvement.
http://boiterouge.net/
http://www.youtube.com/user/ChaineBoiteRouge

Beaucoup de choses ont évolué depuis le dernier mouvement étudiant de 2005 au Québec. Pour Martine Desjardins, présidente de la Fédération universitaire du Québec (FEUQ), la mobilisation sur le web est aussi importante que dans la rue :
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/78483/entente-de-principe-entre-quebec-et-les-etudiants
http://www.feuq.qc.ca/

"Les communications, c'est non seulement important, mais c'est crucial dans cette campagne-là. Ce n'est pas juste un site Internet que cela nécessite maintenant, ça prend un compte Twitter, ça prend un compte Facebook aussi."

Même analyse du côté de la CLASSE (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante), explique son délégué aux médias sociaux, qui peut ainsi "sauter la case" de l'exécutif national : "Cela permet aussi de faire passer le discours des étudiants directement auprès de la population, sans avoir recours à un porte-parole."


e compte Twitter de la CLASSE diffuse en direct des informations sur les mobilisation de rue. © Radio France PB

Mobilisation en direct

"Vraiment, ça ne coûte pas cher. D'ailleurs, les personnes qui le font sont principalement des exécutants, donc c'est leur travail comme exécutant national de faire cela", indique la présidente de la FEUQ. Ainsi, sur le terrain, ils continuent de relayer l'information. Sur Twitter en pleine manifestation, il suffit de jeter un œil sur #manifencours ou #casserolesencours pour avoir un aperçu de ce qu'il se passe dans la rue.
http://twitter.com/#!/search/%23manifencours
http://twitter.com/#!/search/%23casserolesencours

L'instantanéité permet de contourner les dispositions de la "loi spéciale 78" votée il y a quelques semaines. Cette loi impose aux manifestants de déposer le parcours de leur défilé à l'avance, sans quoi la manifestation est déclarée illégale.

Par ailleurs, plusieurs recours judiciaires auprès de la Cour municipale de Montréal sont en cours contre cette loi, que les étudiants accusent d'être contraire à la liberté de manifester.

Site contre site

À côté de la mobilisation dans la rue, sur les réseaux sociaux, les opposants à la hausse des droits de scolarité détournent les sites officiels. Ainsi, le gouvernement québécois a dépensé 50.000 dollars canadiens (soit environ 40.000 euros) pour lancer des sites pédagogiques afin d'expliquer la hausse.

En réaction à la création de ce droitsdescolarité.com, les étudiants opposés au projet ont lancé "en l'espace de 48 heures, une copie conforme [droitsdescolarité.ca] avec des chiffres différents et un argumentaire différent", pour contrecarrer l'initiative du gouvernement, indique Martine Desjardins.
http://www.droitsdescolarite.com/fr/combien.php
http://www.droitsdescolarite.ca/fr/combien.html


Site détourné droitsdescolarite.ca contre le site officiel du gouvernement droitsdescolarite.com. © Radio France PB

Contrairement à l'État, les étudiants n'ont eu à dépenser que quelques "pièces", car "les étudiants qui travaillent là-dessus sont bénévoles", ajoute la présidente de la FEUQ. Dans la mobilisation contre la loi spéciale ou le projet de hausse des droits de scolarité, elle se réjouit : "Les étudiants sont imbattables en ce qui a trait aux médias sociaux et à Internet."
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Lun 28 Mai - 17:03

Les négociations reprennent timidement au Québec pour mettre fin au conflit étudiant
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Au 105e jour de conflit, les dirigeants étudiants et le gouvernement doivent reprendre ce soir les négociations. Alors que Montréal est le théâtre de manifestations quotidiennes, les deux parties ont déjà commencé à discuter...par médias interposés.

Les trois principales fédérations étudiantes (la FEUQ, la FECQ et la CLASSE) vont s'asseoir autours de la table des négociations avec le ministre de l'Éducation, le ministre délégué aux Finances et le négociateur du gouvernement. Il s'agit de trouver une issue à la crise qui portait initialement sur la hausse des frais de scolarités.

Une contestation qui s'est étendue à toute une partie de la société civile après l'adoption de la loi spéciale 78 qui restreint la liberté de manifester. Selon Jocelyn Maclure, professeur de philosophie politique, cette loi a fait passer "le débat sur le financement des universités à un débat sur les droits fondamentaux".

Ces deux sujets devraient donc être abordés ce soir par les négociateurs. A travers la presse, l'un des leaders étudiants s'est dit prêt à s'accommoder d'une certaine hausse des frais de scolarité si le gouvernement acceptait, lui aussi de "bouger sur ce terrain".

Mais pour le moment, personne ne s'attend à des avancées véritables. Le Premier ministre de centre droit, Jean Charest s'est jusqu'à présent montré inflexible et désormais tout recul pourrait apparaître comme humiliant.

Reste que le gouvernement semble désormais pris au piège de sa gestion du dossier par la fermeté. Car des contingences économiques font leur apparition. La haute saison touristique va débuter au Québec et les professionnels craignent désormais une année désastreuse. Sans compter la saison des festivals d'été qui approche ainsi que le Grand Prix de Formule 1.
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Mar 29 Mai - 13:12

Les provinces canadiennes scandalisées par les contestations au Québec
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La ministre québécoise de l'Education a rencontré aujourd'hui les associations étudiantes pour tenter de mettre un terme à plus de 110 jours de manifestations d'opposition à la hausse des frais de scolarité universitaire. Alors que la contestation prend de l'ampleur, les autres provinces du Canada sont scandalisées par les largesses québécoises.

Près de 155.000 étudiants québécois, soit plus d'un tiers des étudiants des universités et collèges de la province francophone, sont en grève illimitée pour protester contre la hausse des frais universitaires de 75% au cours des sept prochaines années.
Les grévistes, dont le mouvement est baptisé par certains le "printemps érable", redoutent de devoir s'endetter au fur et à mesure de leur parcours universitaire et dénoncent plus généralement la politique d'austérité du gouvernement.

Depuis lors, les manifestants ne se privent pas de défiler la nuit dans les rues de Montréal sans tenir compte de la loi, en tapant sur des casseroles.

Seulement voilà, les autres provinces du Canada ne comprennent pas cette contestation des étudiants Québécois.
Selon les données de Statistique Canada, la moyenne des frais de scolarité des étudiants canadiens du premier cycle se situe à 5366 dollars canadiens. Le Québec avec 2519 dollars canadiens est bien en dessous de cette moyenne.
De la Colombie-Britannique à l'Ontario, en passant par le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador, la pilule passe mal.
Les frais d'inscription au Québec sont deux à trois fois plus faibles en moyenne qu'ailleurs.



Les frais universitaires au Canada © Statistique Canada
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