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canada >>>informations générales

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Message  ivo le Mer 30 Mai - 10:08

Contre la "loi spéciale", Anonymous appelle au boycott du GP du Canada
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Après avoir bloqué la semaine dernière une douzaine de sites internet du gouvernement du Québec, la branche québécoise du collectif de pirates informatiques a choisi une nouvelle cible pour appuyer la démarche des étudiants québécois, le Grand Prix du Canada.

Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, Anonymous prend accuse Bernie Ecclestone, d'être un "individu cupide et mauvais, résolu à tenir ses courses de Formule 1 en des endroits dénoncés par Amnesty International et d'autres groupes humanitaires pour des violations des droits de l'homme."

Ce collectif affirme vouloir attaquer tous les sites internet, les serveurs et les bases de données liés au Grand Prix du Canada à partir du 7 juin et appelle les pilotes et le public à boycotter le Grand Prix du Canada et à ne pas acheter en ligne les tickets ou d'autres produits.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vpy54Ec-SrM
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Re: canada >>>informations générales

Message  niouze le Ven 1 Juin - 11:34

avec un peu de retard
Québec : Manipulation sondagière en Une de La Presse

par Martin Gauchery, le 23 mai 2012

Nous publions ci-dessous l’article d’un adhérent d’Acrimed qui séjourne depuis plusieurs mois au Québec. Cet article est paru le 19 mai 2012 sur le Blog « montrealmedias - Friture sur la ligne médiatique ». (Acrimed)

Les résultats du sondage publié par le journal La Presse, samedi 19 mai, traduisent un appui massif de la population québécoise à l’adoption de la loi 78. Il s’agit en fait d’une farce en forme de cadeau au gouvernement.

« Les Québécois en faveur de la ligne dure », affiche la Une de La Presse samedi 19 mai. « 66 % appuient la loi spéciale ; 67 % croient que les policiers devraient être plus sévères envers les manifestants ; 65 % jugent l’attitude des étudiants injustifiée », peut-on lire.

Le commentaire journalistique associé aux résultats de ce sondage est sans appel : « La population appuie massivement la décision du gouvernement Charest [1] de recourir à une loi spéciale pour stopper l’affrontement avec les étudiants sur la hausse des droits de scolarité. »

L’analyse de Youri Rivest, vice-président de CROP, l’institut en charge du sondage, finit de nous convaincre : « Les gens sont inquiets, ils ne reconnaissent plus leur Québec, leur société consensuelle. Ils veulent retrouver la sécurité et l’ordre, aussi ils se rallient très nettement au gouvernement [2] »

Mais au lendemain de l’adoption de la loi liberticide proposée par Jean Charest, réprimant de façon drastique le droit de manifester et la liberté d’expression, le lecteur est en droit d’être surpris. Et pour cause, en y regardant bien, ce sondage est aussi sérieux que Jean Charest est libertaire…

Une opinion impossible !

Pour ce sondage, 800 internautes ont été sollicités à partir de jeudi après-midi 16 h 30, jusqu’à vendredi soir. Plusieurs points mettent alors à mal le sérieux de l’enquête :

- La méthodologie : Le sondage a été effectué selon la méthode non-probabiliste, c’est-à-dire avec un panel de personnes qui se sont portées volontaires pour répondre aux questions. Dans l’article expliquant la méthodologie du sondage, Youri Rivest concède sans mal que les sondés sont rémunérés pour leur « travail ». On peut alors facilement imaginer que les personnes sans opinion se soient tout de même portées volontaires et aient tout de même répondu aux questions dans le but d’être rémunérées…

- La date : Les internautes ont répondu à partir de jeudi après-midi, 16 h 30. Ils ont donc donné leur opinion sur un texte de loi dont les principales dispositions, notamment celle concernant le droit de manifester, n’ont été dévoilées que vendredi ! Ainsi, une partie du panel – peut-être la moitié ? – a donné son opinion sur la loi sans savoir ce qu’elle contenait. Une belle prouesse que de donner son opinion lorsqu’il est impossible d’en avoir une…

Ce sondage est donc une véritable farce. Suite à ces trois observations, on remarque que l’utilité d’une telle enquête, aux biais si flagrants, n’est pas de traduire l’opinion de la population mais bien de faire un cadeau au gouvernement. On regrettera d’ailleurs que l’AFP reprenne cette “information” sans le moindre recul critique.

En effet, ces résultats sont une aubaine pour Jean Charest et les siens, qui après avoir été la cible des critiques nourries venant de toute la société civile, peuvent se targuer d’avoir un « appui massif » de la population concernant la Loi spéciale.

Évidemment, cette manipulation sondagière ne présente aucun lien avec la proximité, disons même l’amitié qui lie Jean Charest et Paul Desmarais, co-PDG de Power Corporation, groupe propriétaire de La Presse...

Martin Gauchery

PS : Dans la bataille des sondages que se livrent actuellement les journaux québécois (c’est une manne financière), Le Journal de Montréal publie ce mardi 22 mai un nouveau sondage. À 53 %, les répondants estiment que la loi spéciale va beaucoup trop loin.
http://www.acrimed.org/article3831.html

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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Dim 3 Juin - 9:17

Québec : mobilisation de manifestants de tous âges en soutien aux étudiants
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Deux jours après l'échec des négociations avec le gouvernement sur la hausse des droits d'inscriptions, de 8000 à 25.000 personnes, selon les sources, se sont mobilisés sous la pluie pour soutenir les étudiants. Une manifestation "illégale" qui n'a donné lieu à aucune interpellation.


Manifestants contre le Premier ministre Jean Charest à Montréal © Reuters Christinne Muschi

Casseroles, poêles ou moules à gateaux à la main, ils ont défilé dans le centre-ville dans une atmosphère bon enfant. La manifestation avait été déclarée illégale par la police puisque ses organisateurs n'avaient pas fourni leur parcours en avance, "par principe", comme le prévoit désormais la nouvelle législation.

Québec : mobilisation de manifestants de tous âges en soutien aux étudiants, reportage signé Pascale Guéricolas
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Re: canada >>>informations générales

Message  niouze le Lun 4 Juin - 14:26

Voici un témoignage paru dans la presse bourgeoise...




À plusieurs reprises, les gens ont témoigné sur la brutalité policière et la couverture biaisée des médias. J’y ai toujours cru, mais hier soir, j’en ai eu la preuve incontestable.

Entre 21h et 1h, assise avec une camarade de classe, mon chum et quatre amis dans le café L’Escalier qui fait face au parc Émilie-Gamelin, nous avons été témoins d’une scène terrifiante!

À travers les fenêtres, nous observions le jeu du chat et de la souris décrit dans les médias: des manifestants s’enfuyant au son des bombes assourdissantes et sur leurs pas, les policiers, des anti-émeutes et la Sûreté du Québec. Alors qu’on prenait une bière en dansant la salsa, l’air s’est épaissi plus d’une fois de poivre de cayenne, faisant tousser soudainement tous les clients du café.

Puis, un silence horrifié autour de la table. Première scène sur le trottoir du parc. Un manifestant s’enfuit vers le métro. Des policiers le pourchassent. Un premier agent à vélo le renverse en pleine course. Un deuxième lui rentre dedans avec son vélo. Les autres lui sautent dessus et l’arrêtent de la façon la plus brutale imaginable. Deuxième scène sur le même trottoir. Un autre manifestant en fuite. Un agent arrive derrière lui. BANG, coup de matraque derrière le cou. Il chute brutalement. Un deuxième agent soulève son vélo au-dessus de l’homme qui gît maintenant à terre. PAF PAF PAF. Des coups de bicyclette sur le corps immobile.

Une demi-heure plus tard, il y a toujours dix policiers qui l’encerclent. Tout le monde dans le café se demande « pourquoi est-il encore sur le sol? ». Les agents ont l’air nerveux. Ils demandent à un journaliste de ranger sa caméra. Des passants s’approchent, mais restent en périphérie de la scène. Un policier particulièrement enragé leur crie de dégager et les pousse avec force. Il fait presque tomber à la renverse deux ou trois observateurs. C’est de la pure provocation.

Les minutes passent. Le deuxième manifestant arrêté est toujours couché. Les observateurs se font de plus en plus nombreux. Finalement, l’ambulance arrive et on comprend. Ils l’ont sévèrement blessé. On voit les paramédicaux lui mettre un collier cervical et l’emporter sur une civière. La foule rage. Une fille s’approche des policiers, crie, pointe, leur montre le doigt. Du café, on n’entend pas ses mots, mais on voit son émotion. On se demande si elle est amie ou parente du blessé et on se dit qu’on réagirait exactement comme elle si ça nous arrivait.

La salsa est finie. On sort du café et on s’approche du lieu de l’incident. Des flaques de sang sur le trottoir où l’homme a été battu. Notre groupe d’amis, loin d’être tous des carrés rouges, frissonne de peur et de dégoût. L’une d’entre nous a des larmes aux yeux. Ça donne mal au cœur. On se demande tous comment la manifestation sera rapportée dans les médias le lendemain.

Sans grande surprise, ce matin [21 mai 2012] je lis dans La Presse : « Dans le chaos, ce ne sont pas moins de 305 personnes qui ont été arrêtées et une dizaine blessées, dont une gravement. Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années qui a été blessé à la tête alors qu’il était appréhendé au square Berri. Les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu’ils ont chargé, selon un porte-parole. » Dans Le Devoir : « On rapporte pour hier un blessé grave à la tête, mais on ne craindrait pas pour la vie du manifestant. » À Radio-Canada : rien sur l’incident en question.

C’est tout. Les policiers ont été provoqués. Le gars ne va pas mourir. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Mais des questions restent sans réponse. Pourquoi arrêter les manifestants (dont la « violence » se résume, 99,9% du temps, à du vandalisme et des altercations avec les policiers, et non à de la vraie violence envers les personnes) en utilisant une force qui pourrait tuer ou rendre paraplégique? Pourquoi frapper sur une personne déjà à terre? Pourquoi agresser les observateurs qui ne dérangent pas, à moins d’avoir quelque chose à cacher? Et surtout, pourquoi dans la presse ne parle-t-on jamais des motifs et du déroulement des arrestations, seulement de la casse qui « justifie » la brutalité?
trouver sur AL

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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Jeu 7 Juin - 19:57

Québec : au coeur de la contestation avec les acteurs de la "révolution érable"
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La grogne des Québécois a débuté en février dans les universités. Les étudiants protestaient contre la hausse des frais de scolarité. Elle s'est amplifiée ensuite avec le vote d'une loi 78 qui encadre le droit de manifester. Conséquence, depuis 45 jours, tous les soirs les Québécois descendent dans la rue avec des casseroles pour se faire entendre.


Cette loi 78 dont les Québécois ne veulent pas. © Radio France Nathanael Charbonnier

C'est devenu une sorte de rituel local. Peu après 20 heures vers l'entrée de la station de métro de Berri Uqam, là où se trouve l'université de Montréal, un petit groupe se rassemble. Puis, le petit groupe grossit, et grossit encore pour atteindre suivant les soirs, et suivant la pluie, plusieurs centaines de manifestants. Particularité, tous sont munis de casseroles et autres ustensiles de cuisine. Leur objectif, taper et faire ainsi le maximum de bruit sur la place Dupuis. Cette petite place plantée d'arbres et d'herbe est devenue le centre incontournable pour ceux qui s'opposent à la loi 78.


Place Berri Uqam, berceau de la contestation à Montréal. © Radio France Nathanael Charbonnier

Cette loi interdit toutes les manifestations de plus de 49 personnes, si ces dernières n'ont pas au préalable fait l'objet d'une demande aux autorités. Conséquence, cela fait près de 45 fois que soir après soir, des manifestations "illégales" sont organisées.

Manifestations illégales car une fois une sorte de quorum virtuel atteint, et après un ultime avertissement lancé par la police qui rappelle en français et en anglais l'illégalité de l'attroupement, les manifestants se mettent à marcher au pas de charge dans toute la ville durant des heures et des heures dans une sorte de jeu de chat et de la souris avec les autorités.


Les marches durent souvent jusqu'à minuit même sous la pluie. © Radio France Nathanael Charbonnier

La solidarité à chaque coin de rue

Les mauvaises langues disent que ces quelques centaines de personnes représentent finalement peu de monde dans cette ville de 1.650.000 habitants. Certes. Mais en l'occurrence, ce n'est pas le nombre qui importe dans cette affaire.

Pour s'en convaincre il suffit juste de regarder et de de voir tous ces petits carrés rouges qui symbolisent le mouvement étudiant et qui fleurissent un peu partout dans la ville. Ici sur le rebord d'une fenêtre, là accroché à un sac à dos, ici encore sur le pare-brise d'une voiture.


Le carré rouge, symbole de la contestation des étudiants. © Radio France Nathanael Charbonnier

Il suffit d'observer lorsque le cortège s'avance, les fenêtres des maisons s'ouvrir pour laisser place à des habitants tout sourire qui du haut de leurs balcons applaudissent tout en lançant des V de la victoire.
Il suffit encore d'écouter les clients des terrasses de restaurants qui subitement se mettent à taper avec fourchettes et cuillères dans le fond de leurs assiettes à l'approche des marcheurs de la nuit.


Il suffit enfin de suivre ce professeur connu sur les réseaux sociaux sous le nom d'Anarchopanda, qui ne se déplace jamais sans son costume noir et blanc, et qui à chacune de ses initiatives rassemble un large public. Anarchopanda dont l'un des combats consiste à faire annuler la loi qui interdit de manifester avec un masque.


Derrière "Anarchopanda" on trouve en réalité un professeur d'université. © Radio France Nathanael Charbonnier

Etonnante donc, cette vague de désobéissance, d'autant plus que les Quebécois sont assez respectueux des règles. Traverser sans attendre que le feu soit vert peut vous valoir un rappel à l'ordre des policiers. Alors défier cette même police avec ces manifestations dites "illégales", cela en dit long sur l'importance de cette révolution d'érable. A cela s'ajoute cette réelle notion de liberté si chère au continent américain et que possèdent au plus profond de leurs cœurs nos "chers cousins" Québécois.

Bilan, ce qui n'aurait pu être qu'une grogne passagère, s'est transformé en véritable fronde contre le gouvernement, mais aussi contre la corruption accusée de régner dans l'attribution de certains marchés de crèches ou autre contrats publics.


Les relations entre manifestants et policiers sont parfois tendues. © Radio France Nathanael Charbonnier

C'est ainsi que le cocktail doux au départ s'est petit a petit transformé en cocktail explosif et sonore. La loi 78 qui interdit de manifester est devenue la loi à abattre. Le slogan est sur toutes les lèvres, dans toutes les manifs, il se retrouve écrit sur les murs, c'est maintenant un hymne de ralliement qui unit ceux qui pensent que "la loi spéciale, on s'en calisse !", comprenez "on s'en fout".


La loi 78 on s'en "fout" chantent régulièrement les manifestants. © Radio France Nathanael Charbonnier

Des nuages sur le mouvement

Toutefois le vent de liberté qui souffle sur le Québec n'est pas du goût de tout le monde. Les émissions de talkshow et de direct avec les téléspectateurs rappellent que cette contestation agace aussi. La peur du "communiste" n'est pas loin. Plus particulièrement visé, le leader de la grogne étudiante, Gabriel Nadeau Dubois. Le jeune homme très charismatique n'a pas que des amis. Les menaces qu'il a reçues ont en tout cas été prises très au sérieux par la police qui enquête.

Il faut dire tout d'abord que Gabriel Nadeau Dubois bataille lui sur un autre front, celui des frais des droits universitaires. C'est de là que tout est parti. Le gouvernement de Jean Charest envisage de faire passer les frais de scolarité de près de 2.200 dollars canadien à plus de 3.700 dollars.


La rentrée universitaire ne se fera pas avant le mois d'août. © Radio France Nathanael Charbonnier

En trois mois, Gabriel Nadeau Dubois est donc devenu le porte parole de "la classe". C'est le nom de l'association étudiante dont on peut suivre les actions notamment sur Twitter et qui mène la lutte. Gabriel Nadeau Dubois est celui que l'on voit sur toutes les télés, celui qui doit mobiliser, calmer, négocier pour tenter d'obtenir gain de cause. Or, à ce jour, et malgré tous ses efforts, aucune avancée n'est à constater. Le conflit dure, divise les universités entre le camp des "rouges" pro grève et le camp des "verts" qui aimeraient reprendre le travail.

A cela s'ajoutent de multiples pressions, notamment économiques. Sont évoqués successivement, la baisse de fréquentation touristique, le bon déroulement des festivals de l'été dont le fameux festival du rire de Montréal ou encore le grand prix de F1 qui doit avoir lieu ce week-end et dont une journée portes ouvertes à déjà été annulée. Pression économique et enjeu politique.


Le Premier ministre Jean Charest au centre de la contestation. © Radio France Nathanael Charbonnier

Le gouvernement de Jean Charest, expliquent certains manifestants, préfère jouer le bras de fer avec le mouvement étudiant en espérant qu'à terme, l'opinion change de camp, fatiguée par ce conflit qui a commencé il faut le rappeler en février dernier. Sans compter que cette bataille permet de faire oublier les autres griefs évoqués plus haut, comme la fameuse corruption ou plus simplement la crise économique qui touche aussi le pays.

François Hollande, un espoir québécois

Alors, c'est vrai que cette étrange ambiance à un petit arrière goût de mai 68. Contestation étudiante, pouvoir malmené, grogne qui dépasse le seul seuil des universités, les ingrédients semblent être là. Il faut toutefois y ajouter, le vent de sable du printemps arabe qui souffle également de ce coté de l'atlantique. Il faut dire que la contestation tout comme en Tunisie vit avec le net et les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter. C'est ainsi que tout au long de la journée, en guettant #ggi (grève général illimité), #laclasse ou encore #manifencours on peut a tout moment découvrir l'annonce d'une bataille de polochons et d'oreillers, l'annonce d'un rassemblement en vue d'une action médiatique.


Toutes les idées sont bonnes pour attirer l'attention des médias y compris une bataille d'oreillers. © Radio France Nathanael Charbonnier

On est surpris d'y lire qu'un soutien du nouveau Président de la république français serait le bienvenu. Une attente qui n'est pas isolée, il paraît que la victoire de François Hollande a suscité un réel espoir chez les manifestants. Elle a permis aux grévistes de penser que ce qui est possible dans l'hexagone doit pouvoir l'être aussi au Québec.


A Québec devant le parlement, le rassemblement a lieu tous les soirs à 20 heures. © Radio France Nathanael Charbonnier
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Sam 9 Juin - 9:48

Québec : jeu du chat et de la souris entre policiers et manifestants
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Les étudiants en grève ont choisi le week-end du Grand Prix du Canada pour de nouvelles actions. Le centre de Montréal était bouclé par la police, événement de Formule 1 oblige, mais cela ne les a pas empêchés de chercher à perturber la manifestation sportive.


La police de Montréal boucle tout accès au Grand Prix du Canada. © Radio France Nathanaël Charbonnier

Par petits groupes très mobiles, les étudiants grévistes se faufilent dans le centre de Montréal. Un défi puisque la police montréalaise avait installé un peu plus tôt un cordon d'agents tout autour des lieux dédiés aux festivités du Grand Prix du Canada.

Quelques dizaines de manifestants cherchent à se frayer un chemin entre les policiers casqués et armés de matraques, sans succès. Les assaillants se font "poivrer" (asperger de gaz au poivre) par des policiers "en mode dispersion", explique la police.

Certains manifestants, mobilisés depuis près de quatre mois contre le hausse des frais de scolarité à l'université, se mêlent à la foule venue fêter le Grand Prix, ce qui ne simplifie pas le travail des policiers anti-émeutes. Quelques modestes affrontements ont lieu, à la marge. Des affrontements qui ne font pas fuir les touristes installés en terrasse et entourés de policiers.

Les patrouilleurs@patrouilleurs
Des arrestations à la #manifencours Photo Olivier Pontbriand/La Presse pic.twitter.com/XIkiwFBg

8 Juin 12 RépondreRetweeterFavori

Comme tous les soirs, une manifestation nocturne, "sonorisée" par les traditionnelles casseroles est partie de la place Émilie Gamelin avant de rejoindre les autres groupes. Les différents cortèges ont fini par se mêler à la foule venue pour les Francofolies de Montréal. La police a qualifiée la soirée de "calme", avec simplement une douzaine d'interpellations.
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Re: canada >>>informations générales

Message  niouze le Sam 9 Juin - 14:04

pour le dernier, de la part d'un connard qui a gagné des millions juste en conduisant des bagnoles c'est simplement a gerber , si ce connard ne merite pas la mort des bonnes claques lui ferait pas de mal, à ce bouffon dont ses parents n'ont surement jamais su dire non !!!

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Re: canada >>>informations générales

Message  niouze le Mer 20 Juin - 18:31

Grand prix de la répression
Le 19 juin 2012 Anaïs Richardin

Profilage politique, arrestations préventives, interdictions arbitraires... De multiples témoignages diffusés sur les réseaux permettent de reconstituer les mesures sécuritaires mises en place par les autorités du Québec, à l'occasion du Grand prix de Formule 1 du Canada, organisé à Montréal le 10 juin dernier. L'occasion de montrer un gentil Québec pacifié.



Lors du Grand prix de Formule 1 qui s’est tenu dimanche 10 juin à Montréal, les dispositifs policiers ont été renforcés pour tenir les manifestants à distance du lieu de l’événement et éviter toute perturbation. Protestant contre la hausse programmée des frais de scolarité et contre la liberticide loi 78 limitant leur droit de manifester, de nombreux contestataires mais aussi citoyens lambda se sont vu interdire l’accès à certaines stations de métro ainsi qu’au parc jouxtant le circuit. En un week-end, 139 personnes ont ainsi été arrêtées, dont 34 pour la seule journée du dimanche 10 juin. Sans compter le nombre de personnes gentiment -mais fermement- reconduites au métro par une escorte policière.

Depuis l’arrêt des négociations entre le gouvernement Charest et les associations étudiantes le 31 mai, le conflit s’enlise. Certains manifestants s’étaient donné rendez-vous dimanche pour tenter de perturber le trafic en utilisant la ligne jaune du métro desservant le lieu du Grand Prix.




Une tentative de manifestation contrée par la police qui a employé les grands moyens pour évacuer les jeunes du métro et du parc Jean Drapeau. Depuis, les témoignages de cette journée circulent massivement sur internet laissant penser que les agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) étaient à l’affut de toute personne arborant le symbole de la contestation : un carré rouge, ou un quelconque accessoire du kit du manifestant comme des lunettes de ski (permettant de marcher incognito sans pour autant contrevenir au règlement de la ville de Montréal qui interdit de manifester le visage couvert) un sac à dos, ou même le roman 1984 de George Orwell. De nombreuses personnes dénoncent dans la méthode d’arrestation un profilage politique. Une accusation réfutée par le directeur de la police de Montréal Marc Parent lors d’une conférence de presse lundi 11 juin :

Des usagers du métro se sont fait demander qu’on puisse fouiller leurs sacs. Il y en a eu une cinquantaine. La moitié ou plus n’avait pas de carré rouge. Et certains qui avaient un carré rouge sont entrés sur le site. Il n’y avait pas de fouille et d’intervention systémique sur les gens au carré rouge.

Nous nous sommes entretenus avec Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) qui conteste également cette version des faits :

Les personnes arrêtées de manière préventive sont des gens reconnus comme ayant participé à des manifestations violentes. Sur 180 000 personnes ce jour-là, seules 34 ont été arrêtées. Et sur les 250 000 personnes qui ont transité par le métro, seules 50 ont été dirigées vers la sortie.

Louve PB, de son vrai nom Virginie Bergeron, réfute ce motif d’arrestations. Dans un témoignage publié sur sa page Facebook, elle raconte avoir pris le métro pour se rendre au parc, sans porter de carré rouge, afin de passer inaperçue :

J’avais décidé de ne pas porter de carré rouge. Ni noir. En fait j’avais mis ce que j’avais apporté de plus candide. Une petite robe bleue et des sandales lacées. J’avais mon sac à dos rouge.

Tentative avortée, elle est arrêtée au bout de quelques minutes dans le métro. Escortée par les policiers, elle est alors obligée de prendre une rame en sens inverse pour retourner dans le centre de Montréal, où un comité d’accueil policier l’attend là aussi :

Une policière nous attend et nous dit que si on nous revoit dans une sation de métro, on va être arrêtés.

Pour la jeune femme, le profilage est donc bien réel, toute personne jeune arborant la couleur rouge et n’ayant pas de billets pour le Grand prix étant d’emblée déclarée persona non grata
:

De ce que j’ai vu, les gens comme moi se faisaient arrêter à tout vent, on ne m’a jamais demandé de m’identifier. Du moment que j’ai dit que je n’avais pas mes billets je n’avais “pas d’affaire là” (rien à faire là, NDLR) et j’étais évacuée comme si j’avais commis une infraction

Deux journalistes qui étaient ce jour-là en immersion, portaient chacun une pièce de couleur rouge ainsi qu’un foulard et un sac à dos, laissant penser qu’ils étaient manifestants. À peine arrivés dans le métro, des agents demandent à fouiller leurs sacs mais les laissent monter dans la rame. Arrivés au parc du Grand prix, ils rebroussent chemin devant la forte présence policière mais se font arrêter avant de pouvoir regagner la bouche la plus proche, alors qu’ils discutent avec François Arguin, un citoyen qui filme, dit-il, toutes les manifestations. Ils racontent leur périple dans un article paru sur le devoir.com :

Deuxième fouille, donc, en moins de quinze minutes. Un groupe d’agent est formé autour de Raphaël Dallaire Ferland et Catherine Lalonde, un autre autour de François Arguin. Ils sont, en tout, seize agents pour trois individus. L’attitude, pour la même intervention, est beaucoup, beaucoup plus nerveuse que celle adoptée par les agents qui patrouillaient le métro. Les journalistes coopèrent, mais retournent une question pour chacune qu’on leur pose. Pourquoi nous fouiller? “Parce que vous arborez un signe révolutionnaire”, répondra un agent, visiblement excédé, “pis parce que je suis tanné du monde comme vous.”

Ian Lafrenière, nous a expliqué que suite à certaines menaces et tentatives d’intimidation le SPVM avait décidé pour la sécurité de tous d’accroître la présence policière. Allusion à une phrase qui circula massivement lors des manifestations, faisant craindre un rassemblement important :

Charest tu ris mais check bien ton Grand prix.

En prévisions d’éventuelles violences, le SPVM avait donc massivement placé des agents sur la ligne jaune du métro jusqu’à l’entrée du circuit. Entre interpellations, arrestations et fouilles, 21 personnes ont même été placées en détention dans un bus, garé en plein soleil, qui les a reconduit en ville. Une arrestation dont une victime de la répression policière fait le récit :

Nous (les 21 citoyens détenus, NDLR) avons passé plus de trois heures dans le bus (un véhicule de la Société de transport de Montréal affrété pour l’occasion, NDLR), pour un total de quatre heures de détention, sans jamais avoir d’explications. J’ajoute d’autre part qu’à aucun moment nos droits ne nous ont été lus, bien que nous l’ayons réclamé à plusieurs reprises ; le seul droit qui me fut énoncé est l’absurde « droit de garder le silence » qui ressemblait davantage à un « ta gueule » à peine camouflé.

La manière dont les arrestations sont orchestrées suscite le débat. Les policiers ne semblent pas avoir de méthode précise, prenant pour cible des personnes qui leurs semblent sensibles et bafouant le code de déontologie des policiers du Québec.

Les citoyens sont bien décidés à ne pas rester muets face à une telle situation. Si bien que la police est aujourd’hui la cible d’attaques récurrentes. Anonymous a ainsi piraté les mails de 11 000 policiers la semaine dernière, publiant les listes d’adresses privées ainsi que le nom et le matricule des agents. Tandis que Moïse Marcoux-Chabot, un documentariste engagé dans le mouvement depuis ses débuts a réalisé un minutieux travail de documentation sur sa page Facebook. Il a relevé tous les articles de loi relatifs aux arrestations et s’est intéressé à la jurisprudence pour prouver que ces actions étaient illégales et abusives.

Cet intérêt pour la loi donne aussi aux citoyens les moyens de se défendre et les policiers se retrouvent bien souvent face à des personnes qui connaissent leurs droits et ne se démontent pas. Les détenus ne cessent ainsi de questionner les policiers sur leur arrestation. Le détenu du bus relate qu’il n’obtiendra aucune réponse en quatre heures de détention, si ce n’est la justification évasive de sa détention par l’article 31 du code criminel :

La seule raison légale de notre situation fut l’article 31 (1) du code criminel, sans que jamais ne soit précisé ce qui aurait pu les pousser à croire que nous allions troubler la paix.

L’alinéa 1 de l’article 31 stipule en effet qu’ « un agent de la paix qui est témoin d’une violation de la paix, comme toute personne qui lui prête légalement main-forte, est fondé à arrêter un individu qu’il trouve en train de commettre la violation de la paix ou qu’il croit, pour des motifs raisonnables, être sur le point d’y prendre part ou de la renouveler ».

Que constituent des « motifs raisonnables » ? Porter un sac à dos, comme cet enfant de cinq ans qui a du tendre son sac à un policier pour qu’il le fouille ? Ou même un foulard rouge comme Raphaël Dallaire Ferland, ce journaliste parti en reportage incognito dimanche?
Mais les arrestations préventives, qui ne sont fondées que sur la conviction qu’une personne va commettre un délit, ne s’arrêtent pas là. Les personnes arrêtées sont fouillées, et leurs effets personnels parfois confisqués et altérés comme en témoigne François Arguin. Arrêté dimanche alors qu’il discutait à la sortie du métro avec les deux journalistes, il a été menotté, questionné et s’est vu saisir ses effets personnels, dont la caméra avec laquelle il filmait, avant que les policiers le relâchent après le contrôle d’identité:

On nous annonce que nous allons être escortés en dehors du site et on me remet ma camera, après avoir effacé toute la séquence vidéo d’évènements qui ont précédé notre interpellation, le harcèlement dont j’ai été victime et de la documentation des bris de mes droits fondamentaux de citoyen. C’est a dire profiter d’une journée du samedi a me promener au Parc Jean-Drapeau et filmer sans me faire harceler, insulter, menotter et expulser du parc sans raison par des policiers.

Les policiers se sont emparés de sa caméra pour en effacer le contenu, ce qui est arrivé à de nombreuses autres personnes. Des actes rapportés à Ian Lafrenière en début de semaine et qu’il ne comprend pas :

Ça me surprend beaucoup que les images aient été effacées. puisqu’il y a des caméras partout, des citoyens avec leurs téléphones et aussi les caméras de Radio Canada.

Les images circuleraient donc quoi qu’il arrive. Et quelles images. Cette vidéo de Radio Canada montre que les policiers sont sur les dents et font parfois preuve d’une brutalité qui ne semble pas nécessaire.

En théorie, l’état-major doit être informé de tout ce qui se passe sur le terrain. Mais face au comportement de certains agents, le SPVM dit avoir lancé des vérifications. Une enquête nécessaire pour faire disparaitre cette impression que les agents peuvent agir en toute impunité. Ian Lafrenière, lui, nous explique que les manifestants sont les auteurs d’une véritable campagne de désinformation :

On ne se bat pas à armes égales, nous de notre coté on se bat avec des faits. Nous faisons des vérifications et des contre-vérifications. On a entendu pendant des jours qu’un homme avait été tué par le SPVM. On a envoyé une équipe à la morgue et au final c’est un journaliste qui a retrouvé la personne, chez elle, bien vivante.

Les témoignages sont parfois à prendre avec des pincettes, mais lorsque beaucoup d’entre eux concordent, y compris avec ceux de journalistes sur place, le doute n’est plus possible. Aujourd’hui, des associations de victimes sont bien décidées à ne pas en rester là. Le comité légal de la CLASSE a ainsi annoncé sur une page Facebook dédiée, être à la recherche de témoins pour un recours judiciaire. De nombreux Québecois dénoncent sur les réseaux la montée en puissance de cet État policier à l’aide de vidéos, comme MrTherio6 qui a lancé sa chaine Youtube agrégeant les vidéos montrant la brutalité policière au Québec.

Cette vigilance des citoyens -copwatching-, s’est accrue depuis la répression massive des manifestations lors du G20 de 2009 à Toronto, mais elle ne semble pas être un problème pour Ian Lafrenière :

Une surveillance est souhaitée et souhaitable donc c’est bien qu’ils nous surveillent, mais il y a une différence entre la surveillance et la désinformation. En tout cas, une cohabitation est nécessaire.

http://owni.fr/2012/06/19/quebec-canada-manifestations-prix/

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Message  ivo le Ven 21 Sep - 9:17

Hausse des frais universitaires : les étudiants québécois obtiennent gain de cause
fr info
Les organisations étudiantes crient victoire. Le nouveau gouvernement indépendantiste québécois a abrogé la hausse des frais de scolarité. Le conflit durait depuis plusieurs mois.

La hausse des frais universitaires avait donné lieu à un conflit sans précédent entre l'ancien gouvernement et les étudiants. Des mois de manifestations et de luttes entre les organisations syndicales et le gouvernement libéral de Jean Charest. Ce dernier avait décidé la hausse des frais de 82%. Il avait ensuite fait voter une loi spéciale pour mettre fin aux cortèges et au blocage des cours.

La nouvelle Première ministre québécoise, Pauline Marois a annoncé que son gouvernement indépendantiste entérinait l'annulation de ces deux décisions. Pas une surprise depuis la victoire lors des élections législatives du Parti québécois. En plein "printemps érable", Pauline Marois avait annoncé son intention de revenir sur la hausse des frais de scolarité.

"L'histoire n'est pas terminée"

Ces décisions ont provoqué la joie des organisations étudiantes. "C'est le triomphe de la justice et de l'équité", a réagi en conférence de presse Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

La question du sous-financement des universités québécoises doit maintenant être débattue lors d'un sommet sur l'enseignement supérieur qui doit se tenir prochainement. "L'histoire n'est pas terminée", affirme Eliane Laberge, qui dirige la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
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Message  ivo le Ven 21 Sep - 10:59

Le Québec contre le nucléaire et le gaz de schiste
http://www.marcelgreen.com/article/lire/3259
Fermeture de la centrale nucléaire locale et moratoire sur les gaz de schiste : des débuts remarqués pour le nouveau gouvernement.

Au Québec, depuis ce mercredi, un nouveau gouvernement a pris ses fonctions. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas attendu longtemps avant d'annoncer ses premières mesures : la fermeture de l'unique centrale nucléaire de la province francophone, et le maintien du moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste.

"Je veux que ce geste devienne un symbole pour le Québec, pour l'environnement et le bien-être des générations futures" a déclaré Mme Marois, qui occupe la fonction de premier Ministre de la province. Une décision bienvenue et courageuse, dans un Canada où l'exploitation industrielle des gaz de schiste et autres sables bitumineux fait régulièrement scandale.
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Message  ivo le Sam 3 Nov - 9:14

Un leader des manifestations étudiantes au Québec risque la prison
http://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/leader-manifestations-etudiantes-quebec-prison-12458.php
L’ancien porte-parole du syndicat étudiant québécois de la Coalition Large pour une Solidarité Syndicale Etudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. MediaEtudiant.fr vous en dit plus.

Il aurait prôné « l’anarchie et la désobéissance civile »


C’est hier après-midi que le juge Jacques, de la Cour Supérieure du Québec, a rendu sa décision. Gabriel Nadeau-Dubois a été reconnu « coupable d’outrage au tribunal » pour avoir, durant les révoltes étudiantes, tenu des propos appelant à passer outre un jugement forçant la reprise des cours. C’est suite à la plainte d’un étudiant en Arts Plastiques, Jean-François Morasse, que cette affaire est passée au judiciaire. Jean-François Morasse accuse Gabriel Nadeau-Dubois d’avoir incité les étudiants à ne pas respecter l’injonction qu’il avait obtenue pour pouvoir assister à ses cours lors du conflit étudiant québécois.

L’ex porte-parole de la CLASSE avait déclaré, le 13 mai dernier, sur l’antenne de la RDI : « C’est tout à fait regrettable qu’il y ait une minorité d’étudiants qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise. Donc, nous, on trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève ». Ces propos avaient été tenus après que des tribunaux aient passé des injonctions obligeant les étudiants grévistes à ne pas empêcher la tenue des cours et d’autres élèves à s’y rendre. Le juge Denis Jaques affirme que Nadeau-Dubois prône « l’anarchie et la désobéissance civile ».
Il risque 5 000 dollars d’amende ou une peine d’un an de prison

Le juge a donc donné raison à Jean-François Morasse et écrit dans son rapport que « Gabriel Nadeau-Dubois a choisi la voie de l’affront et de l’incitation au non-respect des injonctions » et qu’il s’agit alors d’une « atteinte grave à l’autorité des tribunaux ». Morasse se dit heureux du jugement même s’il regrette avoir dû aller jusqu’aux tribunaux.

Gabriel Nadeau-Dubois risque 5 000 dollars (3 900 euros) d’amende ou d’une peine maximale d’un an de prison. C’est le 9 novembre prochain que les parties seront réunies pour les représentations sur la peine.
Une manifestation de soutien à celui qui fut un des leaders du mouvement étudiant s’est tenue hier soir au centre de Montréal. Elle a rassemblé une centaine de personnes.

Gabriel Nadeau-Dubois lance un appel à tous
http://www.ledevoir.com/societe/education/363126/gabriel-nadeau-dubois-lance-un-appel-a-tous
Des dons seront recueillis pour assurer sa défense en cour

L’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois a lancé vendredi un double appel : appel de sa condamnation pour outrage au tribunal et un appel à tous, visant tant ceux qui appuient le mouvement étudiant que ceux qui ne sont pas d’accord. « Je veux me battre jusqu’au bout, je ne veux pas qu’au Québec, en 2012, les gens après mon passage aient peur de dire ce qu’ils pensent par peur d’aller en prison », a dit M. Nadeau-Dubois, en indiquant que c’est là sa principale motivation d’interjeter appel. « Je n’appelle pas seulement à la solidarité de gens qui étaient d’accord avec moi, mais aussi à celle des gens qui n’étaient pas d’accord, mais qui pensent que j’avais le droit de le dire. »


C’est par le site www.appelatous.org que l’ex-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) entend recueillir des dons pour le soutenir dans des démarches judiciaires. « [Les dépenses] sont difficiles à évaluer, mais ça se compte en dizaine de milliers de dollars », a dit l’étudiant en histoire, en précisant ne pas vouloir vider les coffres des dons déjà amassés pour d’autres poursuites.

Parmi d’autres, très critiques, des témoignages d’appui ont continué de déferler sur les réseaux sociaux et, déjà, certaines organisations ont répondu à l’appel. C’est le cas de Québec solidaire, qui par la voie de sa députée Françoise David, a invité les militants de son parti à participer à cette campagne de contribution publique.

La Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) a aussi répondu favorablement à cette demande. Le président de la Fédération des enseignants, Mario Beauchemin, a indiqué par voie de communiqué en faire une question de liberté d’expression et de droits démocratiques.

Quel impact ?

Finn Makela, professeur adjoint à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, est d’avis que cette condamnation pour outrage peut avoir des effets néfastes sur la prise de parole publique, tout dépend de comment elle sera interprétée par la population. Il est d’accord avec la thèse du bouc émissaire, avancée par M. Nadeau-Dubois. « A-t-on voulu en faire un exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec la justice ? Absolument. Est-ce que c’est le juge ou la police qui a voulu ça ? Ce n’est pas certain. »

Pour Denis Poitras, qui défend 1200 personnes sur environ 2000 arrêtées lors des manifestations et de piquetage, la condamnation pour outrage au tribunal de M. Nadeau-Dubois n’aura pas d’impact sur ses propres causes. « Ça n’a rien à avoir avec les milliers d’autres constats d’infractions », a-t-il dit, en précisant que la contestation en cours de certaines dispositions de la loi 78 pourrait en avoir bien davantage.

L’avocat de M. Nadeau-Dubois, Giuseppe Sciortino, a semblé plutôt sûr de voir la cause progresser. « Il y a plusieurs motifs, conclusions et commentaires de la part de l’honorable juge Denis Jacques qui sont, à mon avis, manifestement déraisonnables », a-t-il affirmé. Il pourrait œuvrer à démontrer notamment que l’ex-porte-parole de la CLASSE n’était pas au courant de l’injonction visant directement Jean-François Morasse, l’étudiant en arts plastiques à l’origine de cette poursuite pour outrage.

Même si la cause sera portée en appel, les auditions sur les représentations de la sentence pourraient quand même avoir lieu le 9 novembre, étant laissées à la discrétion du juge Denis Jacques. Selon Finn Makela, M. Nadeau-Dubois risque une amende de 5000 $ maximum, puisqu’il est reconnu coupable en vertu de l’article 50 du Code de procédure civile ou d’un an de prison tout au plus. « Il n’est pas un récidiviste, ce serait étonnant qu’il écope d’une peine de prison. »
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Message  ivo le Jeu 7 Mar - 8:55

Un nouveau "printemps érable" ?
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/03/06/un-nouveau-printemps-erable
De nouvelles manifestations ont eu lieu à Montréal, donnant à la ville des airs du printemps 2012. A la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur, qui a eu lieu les 25 et 26 février dernier, le gouvernement Marois a annoncé une indexation des droits de scolarité à hauteur de 3 %, ce qui équivaut à environ 70 dollars canadiens de hausse par an. Cette hausse doit être compensée par une aide financière accrue et une hausse du crédit d'impôt pour les droits de scolarité.

Cette nouvelle n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Le jour de l’annonce, plus de 5 000 étudiants ont manifesté dans les rues de Montréal pour dénoncer l’indexation des droits de scolarité. Quelques semaines plus tard, ce sont plus de 2 000 manifestants qui ont parcouru les rues de Montréal. Des infractions ont été commises lors de la manifestation, qui a été déclarée illégale dès son départ.

Un nouveau printemps mouvementé dans la Belle Province ? "Ça serait une bonne idée de repartir en grève, mais le mouvement s'est essoufflé. On a été écorchés par la police, les médias. Mais nous n'avons plus la masse. C'est dommage, on n'a pas fait six mois de grève pour ça", a affirmé une étudiante de Saint-Jean-sur-Richelieu au journal La Presse. Tout compte fait, la Première ministre du Québec, Pauline Marois, réitère les mêmes paroles : "La crise est derrière nous !"
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Message  ivo le Jeu 2 Mai - 8:35

Canada: disparition de trois milliards de dollars consacrés à la lutte antiterroriste
http://www.rfi.fr/ameriques/20130501-canada-trois-milliards-dollars-lutte-antiterroriste
Au Canada, le vérificateur général, l’équivalent local de la Cour des comptes en France, s’interroge sur l’utilisation de plus de trois milliards de dollars dont il ne retrouve plus la trace dans les comptes du gouvernement. Cette somme devait pourtant être consacrée à la lutte contre le terrorisme entre 2001 et 2009, ce qui plonge les dirigeants canadiens dans l’embarras.

Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas

Dès les événements du 11-Septembre, le Canada a investi massivement dans les mesures antiterroristes. Les différents gouvernements y ont consacré près de 13 milliards de dollars, que ce soit en finançant les services intérieurs de sécurité ou en renforçant le contrôle aux douanes.

Le problème, c'est que le responsable chargé de vérifier l’utilisation des budgets votés ne trouve aucune trace du quart de cette somme. Le gouvernement laisse entendre qu’une partie des trois milliards de dollars disparus n’a tout simplement pas été dépensée, ou qu’elle a été allouée à d’autres fins que la lutte contre le terrorisme.

Si c’est le cas, cela jette le discrédit sur les dirigeants conservateurs, eux qui se targuent de gérer les fonds publics au plus serré. Ce flou artistique sur la véritable utilisation d’une somme aussi importante illustre peut-être, l’importance prise par la lutte contre le terrorisme au fil du temps.

Il y a quelques jours, les dirigeants canadiens ont fait voter une série de mesures judiciaires pour mieux combattre les terroristes, et cela le jour même où la police déjouait un complot visant à faire dérailler un train de passagers.
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Message  niouze le Jeu 23 Mai - 20:05

Au Canada, les Premières nations sonnent la révolte sociale et écologiste

Par Emmanuelle Walter (20 mai 2013)

« L’inertie, c’est fini ! ». Tel est le slogan qui marque le réveil des Premières nations canadiennes. Frappés par de graves inégalités et discriminations, menacés par la folie extractive de l’industrie pétrolière et minière, ignorés du gouvernement ultra-conservateur, peuples autochtones, métis et inuits du Canada sonnent la révolte sociale et écologique. Mené par des femmes, leur mouvement multiforme, Idle No More, s’étend des lointaines plaines glacées aux métropoles, en passant par les réseaux sociaux.
http://www.bastamag.net/article3063.html

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Message  ivo le Ven 13 Déc - 8:51

CANADA - Alberta : le combat environnemental de la décennie
http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/12/alberta-le-combat-environnemental-de-la-decennie?page=all
L'exploitation des sables bitumineux a de lourdes conséquences environnementales, et les émissions de gaz à effet de serre de ce pétrole sont montrées du doigt. Mais le gouvernement canadien et l'industrie sont bien décidés à ne pas abandonner la partie.


Machines à Fort Mc Murray, Alberta.

"Le Canada possède 3 millions de lacs, bien plus que n'importe quel pays au monde, et il se pourrait bien qu'il en fabrique bientôt de nouveaux" :
c'est en commençant par ces mots que Businessweek invite ses lecteurs à découvrir l'un des aspects de l'extraction minière du pétrole des sables bitumineux d'Alberta – un procédé qui utilise beaucoup d'eau et génère d'importants résidus toxiques imbibés de pétrole. En Alberta, certaines sociétés d'exploitation ont donc obtenu le droit d'inonder les mines épuisées en créant des lacs artificiels. "En 2022, la production de ce pétrole sera si importante qu'en un mois les eaux usées pourraient recouvrir l'équivalent de la surface de Central Park [à New York] avec une profondeur de 3 mètres", écrit Businessweek en se fondant sur les études du Pembina Institute, un think tank canadien sur l'environnement.

Les écologistes sont inquiets des conséquences de ce stockage d'eaux toxiques. En octobre dernier, les villageois résidant autour de la rivière Athabasca, importante zone d'exploitation des sables bitumineux en Alberta, ont reçu pour consigne des autorités locales de ne pas consommer l'eau du robinet. Un bassin de stockage de résidus avait cédé, et l'eau contaminée s'était répandue dans la rivière par millions de litres.

De lourds reproches

Eau contaminée, saccage d'écosystèmes tels que les zones humides boréales, pollution qui affecte la vie sauvage et les populations, notamment indiennes, vivant dans les régions riches en sables bitumineux, émissions élevées de CO2, risques avérés de déversement de pétrole pendant le transport, dépense énergétique nécessaire à l'extraction de cet or noir enfoui sous terre : l'industrie pétrolière canadienne est confrontée à de lourds reproches.

Depuis des années, un bras de fer oppose des groupes écologistes, notamment Greenpeace, aux industriels et aux décideurs politiques canadiens qui soutiennent la filière. La polémique est permanente, tant et si bien que certains conseillent à l'industrie de "laisser dire", rapporte The Huffington Post Canada après la révélation par WikiLeaks d'un rapport réalisé en 2010 par une société de conseil pour le groupe pétrolier Suncor sur le "mouvement anti-sables bitumineux". Suncor demandait ainsi à ses conseillers si les militants pouvaient faire obstacle au projet de pipeline Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, que le président Obama n'a toujours pas accepté. "Le pire des scénarios à envisager par l'industrie est en passe de se produire", écrit The Huffington Post. "Le duel sur les sables bitumineux est bel et bien devenu l'ancrage de la décennie sur la question du réchauffement climatique", abonde The New Republic à Washington.

Lobbying européen

Il faut pourtant convaincre, envers et contre tout, car les enjeux économiques pour le Canada sont énormes. Et aussi, souligne l'Association canadienne des producteurs pétroliers, "parce que le monde a besoin d'énergie" – une demande qui devrait croître de 35 % d'ici à 2035.
C'est aussi hors de ses frontières, en particulier auprès de l'Union européenne, que l'industrie pétrolière canadienne doit plaider sa cause. "Ottawa lance une nouvelle offensive contre une directive européenne qui étiquetterait le pétrole canadien comme plus polluant", résume La Presse à Montréal. Ce projet de directive sur la qualité des carburants, sur lequel les Européens, à ce jour, ne sont pas parvenus à s'entendre, classerait les sables bitumineux comme étant 25 % plus polluants que les pétroles classiques, en raison de leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais le ministre des ressources fédérales canadien, Joe Oliver, conteste cette évaluation, relève The Guardian à Londres.

Selon le ministre, qui s'est déplacé à Londres pour un sommet sur l'énergie entre le Canada et l'Europe, cette évaluation est "non scientifique, discriminatoire et opaque". M.
Oliver contre-attaque avec une nouvelle étude commanditée par son gouvernement : celle-ci estime que les émissions de C02 des sables bitumineux dépassent de 10 % celles des pétroles conventionnels et conteste la méthodologie des décideurs européens pour évaluer ce taux de pollution. Soutenu par le ministre britannique de l'énergie, poursuit The Guardian, M. Oliver a contesté le mauvais classement du Canada dans les efforts pour lutter contre le réchauffement climatique et indique que les sables bitumineux représentent à peine 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre responsables de ce réchauffement.

Un grain de sable ?

De fait, en novembre dernier, l'Agence internationale de l'énergie a nuancé l'impact des sables bitumineux sur les changements climatiques.
Selon son économiste en chef, Fatih Birol, "ils contribuent sans conteste à l'accroissement des émissions de CO2", mais, nuance-t-il dans The Globe and Mail, "la différence entre produire du pétrole à partir des sables bitumineux et produire du pétrole conventionnel est si faible qu'on aurait tort de considérer qu'il s'agit d'une source importante d'émissions de gaz à effet de serre".

De son côté, en février 2013, le magazine Nature publiait un éditorial où il avançait que le pétrole issu des sables bitumineux n'était pas aussi polluant qu'on le prétend et que le président américain ferait bien d'approuver le projet d'oléoduc Keystone plutôt que de continuer à maintenir la production de charbon.

La bataille des chiffres sur le CO2 ne peut évidemment occulter les dégâts environnementaux liés à l'extraction elle-même des sables bitumineux.
Dernier exemple en date, le projet de la société Suncor avec le groupe Total. Il s'agit d'exploiter un gisement à Fort Hill, à 90 km au nord de Fort Mc Murray (qui fait office de capitale des sables bitumineux). "Ce gisement est considéré comme le plus important encore non exploité dans la région", explique La Presse. Mais "il va détruire la plus grande région de milieux humides et de tourbières en Alberta, dénonce l'ONG Alberta Wilderness. "Une région d'une biodiversité exceptionnelle."


Même Total, dans une vidéo diffusée lors de l'annonce du chantier, l'a reconnu à mots couverts : ce projet implique de "travailler dans un milieu écologiquement très sensible".


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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 11:42


Résolu à démanteler plusieurs bibliothèques scientifiques pour des raisons budgétaires, le gouvernement canadien est accusé d'avoir dispersé ou mis au pilon des documents rares, certains irremplaçables pour la recherche en sciences de l'environnement.

Cet épisode est le dernier en date d'un feuilleton qui dure depuis plus de cinq ans et qui voit s'opposer les scientifiques au gouvernement conservateur de Stephen Harper. Cette bataille est à l'honneur de l'émission d'investigation de la chaîne CBC qui diffusera, vendredi 10 janvier, un documentaire sur le sujet. Le film raconte les histoires de chercheurs canadiens en butte à la censure, à des fermetures de laboratoires, à des suppressions de programmes scientifiques touchant le climat, la sécurité sanitaire, la qualité de l'eau, la surveillance du secteur pétrolier, etc.
>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/08/le-canada-s-attaque-a-son-patrimoine-scientifique_4344475_3244.html
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Mer 11 Juin - 11:27

Qui veut d'un oléoduc en Colombie-Britannique ?
fri nfo
Sur la côte ouest du Canada un projet d'oléoduc suscite la colère des habitants. Ce pipeline de plus de 1.000 km de long doit transporter du pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta, jusqu’au port de Kitimat de l’autre côté des Rocheuses.
La construction de ce pipeline a pour but de desservir les marchés asiatiques, notamment chinois, et d’augmenter la production pétrolière
. Dans quelques jours, le gouvernement canadien va se prononcer sur ce projet très loin de faire l'unanimité.
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Re: canada >>>informations générales

Message  ivo le Lun 30 Juin - 8:11

Au Canada, la fin de la résignation pour les peuples autochtones
Il s’agissait de tuer l’Indien dans l’enfant

Certains espèrent que l’affaire dite des « pensionnats indiens » fera évoluer les mentalités. « En levant le voile sur l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du pays, explique Mme Michel, la Commission de vérité et de réconciliation sur les pensionnats indiens devrait permettre de faire mieux comprendre les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. » Des années 1880 à 1996, cent cinquante mille enfants, âgés de 6 à 16 ans, ont été arrachés à leur famille et envoyés de force dans cent trente-neuf pensionnats administrés par les paroisses sur des fonds fédéraux. Objectif affiché de ces institutions : « Tuer l’Indien dans l’enfant », selon les mots employés en 2008 par M. Harper quand il présenta ses excuses au nom des Canadiens.

Au moins quatre mille deux cents enfants sont morts de froid, de privations ou de maltraitance ; certains ont même servi de cobayes pour des expériences scientifiques. Aujourd’hui, les langues se délient parmi les soixante-dix mille anciens pensionnaires encore en vie. Les témoignages, qui devraient être collectés jusqu’en juin 2015, sont d’ores et déjà accablants. Nombre d’enfants — parfois 100 % des élèves d’un pensionnat — ont subi des abus sexuels ou des viols. Loin des élucubrations de Paradis, un lien a été établi entre l’enfermement dans un pensionnat — surtout quand il s’est accompagné de violences physiques et sexuelles — et les problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie, qui touchent plus sévèrement les autochtones. Ce lourd traumatisme explique peut-être aussi un taux de suicide cinq fois plus élevé que la moyenne, et onze fois plus si l’on ne tient compte que des jeunes Inuits
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http://www.monde-diplomatique.fr/2014/05/PATAUD_CELERIER/50399

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Message  ivo le Mar 1 Juil - 8:16

Rob Ford de retour à Toronto
Après deux mois de cure de désintoxication, le maire de Toronto reprend ses fonctions. Il sera candidat aux élections municipales du 27 octobre.
Malgré de nombreux débordements, il avait refusé de démissionner, préférant se faire soigner pour ses problèmes d'addiction. Au nombre de ses excès, on dénombre des épisodes d'ivresse sur la voie publique, d'usage de crack, de propos racistes et homophobes et d'une affaire de conflit d'intérêts.
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http://www.courrierinternational.com/article/2014/06/30/rob-ford-de-retour-a-toronto

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Message  ivo le Jeu 27 Nov - 11:06

Canada : silence, on assassine les Amérindiennes
Au Canada, 1 181 femmes amérindiennes ont disparu ou ont été assassinées entre 1980 et 2012. Dans un silence de plomb.
“Quand des femmes meurent par centaines pour l’unique raison qu’elles sont des femmes et que la violence qui s’exerce contre elles n’est pas seulement le fait de leurs assassins mais aussi d’un système ; lorsque cette violence relève aussi de la négligence gouvernementale, on appelle ça un féminicide. Contre toute attente, notre Canada épris de consensus social est le lieu d’un féminicide à bas bruit. Les victimes, ce sont les filles et femmes amérindiennes"
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http://www.lesinrocks.com/2014/11/26/livres/au-canada-11537923/
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Message  ivo le Ven 5 Juin - 9:04

Canada : la douloureuse histoire de la scolarisation forcée des autochtones
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Une commission vérité et réconciliation vient de rendre ses travaux sur un passé douloureux au Canada : la scolarisation forcée de 150.000 enfants amérindiens et inuit. Cette pratique a duré plus d’un siècle, jusqu’en 1970.

7.000 survivants ont été entendus par les commissaires, et leur jugement est sans appel : les autorités de l’époque se sont livrées à un génocide culturel. L’objectif était d’éradiquer la culture indienne et inuit. De 1870 à 1970, les enfants amérindiens et inuit étaient emmenés de force dans des pensionnats souvent religieux. Loin de leur famille et de leur peuple, on les obligeait à parler anglais ou français, à adopter les mœurs canadiennes, et lorsqu’ils revenaient chez eux l’été, ils avaient souvent oublié leur langue. Un nombre important d’enfants étaient battus, violés, agressés dans ces lieux d’éducation, et certains y ont perdu la vie.

Cette histoire a longtemps été cachée au sein même des communautés autochtones. Certains enfants, aujourd’hui adultes, ont découvert justement à l’occasion de ces témoignages devant la commission vérité et réconciliation que leurs parents avaient fréquenté ces lieux de cauchemar. Ils ont alors souvent mieux compris les difficultés vécues au sein de leur famille. La commission a très bien mis en lumière la perte d’identité des enfants autochtones durant leur scolarisation et tous les problèmes que cela a entraîné. Les services sociaux prennent d’ailleurs beaucoup plus en charge des mineurs dans les communautés autochtones que dans le reste de la population.

Des préconisations suivies d'effet ?

Les commissaires suggèrent 94 recommandations et notamment de mener une enquête sur les près de 1.200 femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada au cours des dernières décennies. La violence qui règne au sein des communautés, et celles que les femmes autochtones subissent à l’extérieur des réserves trouve une partie de son origine dans la perte d’identité subie dans ces pensionnats. Il faut donc que les Canadiens aujourd’hui soient au fait de cette réalité, que les écoliers l’apprennent en classe. Plusieurs des recommandations portent d’ailleurs sur l’amélioration de l’éducation comme arme de réinsertion massive.

Malheureusement, si l’on se fie sur l’histoire des autres commissions d’enquête sur les autochtones au Canada, ce rapport court un risque sérieux de prendre la poussière sur une quelconque étagère : un volumineux rapport sur la question paru en 1996 n’a donné naissance à un plan d’action du gouvernement que dix ans après sa parution. Aujourd’hui, tout repose sur la bonne volonté du parti qui arrivera au pouvoir en octobre prochain.

commission vérité et réconciliation
j'adore ^^
on peut faire les pires horreurs et un jour, hop, commission vérité et réconciliation, et c'est fini, plus de pb ^^
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