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droites extremes

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droites extremes

Message  niouze le Ven 9 Juil - 13:35

05 juillet 2010

Dissidents du FN : fiançailles, gamelle et pitbulls

L’avis de fiançailles est tombé lundi 5 juillet. La Nouvelle Droite Populaire (NDP) de Robert Spieler, le MNR d’Annick Martin et le Parti de la France de Carl Lang, formations animées par d’anciens membres du FN, dissidents ou exclus, créent ensemble un Comité de liaison de la Résistance Nationale.


Les trois petites formations qui avaient commencé à se rapprocher à l’occasion des élections européennes de 2009 ( Carl Lang, candidat dans la circonscription du Grand Nord Ouest avait reçu le soutien du MNR et de la NDP), puis lors des régionales de 2010 ( listes communes en Lorraine, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Picardie et Centre ont “décidé de passer la vitesse supérieure pour peser sur la vie politique” selon les termes d’Annick Martin et d’engager, selon Carl Lang, cette “démarche de rassemblement sans précédent dans la droite nationale où prédomine un réflexe hégémonique”.

Aucun des trois mouvements ne disparait : chacun d’entre eux s’est en effet construit une niche qui ne surviverait pas en cas de fusion. Le NDP joue la carte du discours identitaire radical, version néo-paienne ; le Parti de la France se veut le chantre de l’identité chrétienne et lorgne de plus en plus vers monde catholique traditionnaliste depuis que Bernard Antony l’a rejoint, le MNR cultive son label “national”.

“Ce qui est intéressant c’est cette capacité à fédérer des sensibilités qui ne sont pas les mêmes” explique Robert Spieler. En revanche, tous les trois ont en commun l’accent mis sur la “lutte contre l’islamisation” et “la reconquête des territoires et des valeurs”.

PDF, MNR et PDF entendent ainsi pérenniser leur alliance électorale. “Nous présenterons ou soutiendrons un candidat à la présidentielle de 2012, nous le déciderons ensemble au printemps 2011″ a indiqué Carl Lang. Les trois prévoient également d’être présents aux prochaines échéances cantonales et législatives dans le cadre d’une “stratégie de rassemblement des courants nationaux et souverainistes”.

“Me ne frego”

L’idée est évidemment de se prépositionner, dans l’attente du congrès du FN. Et de jeter les bases d’une recomposition post-Congrès, en tentant de fédérer un éventuel pôle alternatif à Marine Le Pen à l’extérieur de ce parti. “L’intérêt du courant national nécessiterait la victoire de Bruno Gollnisch qui est, lui, dans une démarche de rassemblement des nationaux et des patriotes” a ainsi indiqué Carl Lang. Pour lui, M. Gollnisch est dans la situation de quelqu’un qui essaierait de “voler sa gamelle à une famille de pitbulls [c’est-à-dire les Le Pen père et fille]. Les dés sont pipés”.”La rénovation du FN est en réalité un alignement sur les valeurs de l’UMP” a indiqué Annick Martin.

“Lors qu’on m’interroge sur ce qui se passe au FN, je répond : “Me ne frego” ( “Je m’en fous”)”, affirme Robert Spieler qui connait ses classiques (1).Mais qui n’en juge pas moins que le FN est “dans une démarche d’intégration au système”.

(1) Le “Me ne frego” était le slogan préféré des “squadristes” (groupes paramilitaires) fascistes italiens qui menaient des expéditions punitives contre militants et syndicalistes de gauches.
http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/

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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 16:32

je rouvre ce sujet.

les temps à venir vont le voir se remplir ........

entre les "enfants" plus ou moins avoués du borgne et toutes les dérives de tt un chacun ....


>>>>>>
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 16:33

Nouveau dérapage de Jean-Marie Le Pen en clôture du congrès du FN
FRANCE INFO - 14:42
A la fin du congrès du Front National, Jean-Marie Le Pen s’en est pris à un journaliste de France-24. Ce matin celui-ci racontait qu’il avait été agressé hier soir par des vigiles du parti d’extrême droite. Interrogé au cours de la conférence de presse, celui qui est désormais l’ex-patron du parti d’extrême-droite a donné sa version des faits en ironisant sur l’origine juive de ce journaliste, et sur son nez.
Ce matin la chaine de télévision France 24 a annoncé qu’elle boycottait la clôture du congrès du FN parce qu’un de ses journalistes avait été agressé. Celui-ci, Michaël Szames, a raconté qu’il avait porté plainte parce qu’il avait été "molesté" par le service d’ordre du FN alors qu’il s’était rendu au dîner de gala du parti, qui se tenait à huis-clos. Il assure s’être présenté en tant que journaliste et avoir notamment proposé une interview à Jean-Marie Le Pen.

Le témoignage du journaliste de France-24, Michaël Szames a porté plainte (1'01")

Au cours de sa conférence de presse, Jean-Marie Le Pen, interrogé sur cette agression a nié les faits, avant de donner sa version des faits, à sa façon, et de commentée dans la foulée la réaction du ministre de la santé, Xavier Bertrand. “Le personnage en question a cru devoir dire que c’est parce qu’il était juif qu’il avait été expulsé. Ca ne se voyait pas, ni sur sa carte (de presse, NDLR) ni sur son nez, si j’ose dire” a notamment déclaré l’ex-patron du front National.

L’affaire du journaliste agressé au congrès du FN,Jean-Marie Le Pen a donné sa version des faits... (0'52")
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 17:15

Marine Le Pen, "attention, danger !"
http://www.europe1.fr/Politique/Marine-Le-Pen-attention-danger-!-374173/
La classe politique se méfie de la nouvelle présidente du FN, qui garde le "même discours".

L’événement politique du week-end a bel et bien été la prise de pouvoir de Marine Le Pen au Front national. Cette succession familiale a fait réagir dans le reste de la classe politique. Tous ont tenu à prévenir que si le visage du parti d’extrême-droite changeait, le fond de son discours restait lui inchangé.

"Plus dangereuse"

"Je dis d'une manière très calme mais très déterminée : ‘Attention danger!’", a ainsi lancé Laurent Fabius sur Radio J. "L'emballage est plus séduisant parce que c'est une femme. Mais quand on regarde les thèses du Front national version Mme Le Pen, elles sont extrêmement violentes. Elle voudrait que l'Etat fasse la guerre aux musulmans et elle appelle ça la laïcité. Sur le plan économique, la thèse de Mme Le Pen c'est ‘je veux une France bunker contre l'Europe’, ce qui aboutirait à des catastrophes économiques totales."

Même signal d’alarme du côté de Ségolène Royal. "Elle a éliminé toutes les caricatures de son père, c'est une candidate plus crédible, plus dangereuse que son père dans sa force de conviction", a estimé la président de Poitou-Charentes sur Canal Plus. Elle a le même projet et la même politique."

"Une entreprise familiale"

La droite affiche la même méfiance. "C'est toujours la même extrême droite, toujours le même Front national", a soutenu Xavier Bertrand dans le Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France, avant d’énumérer ! "L'incapacité à proposer la moindre solution face aux problèmes que rencontrent les Français, le populisme, ceux qui exacerbent les peurs, les haines(............), c'est ce que fait le Front national, et il n'y a pas de changement entre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen."

Nadine Morano, de son côté, a tenté de minimiser la portée de l’événement. "C'était prévisible et c'est ce qui est arrivé, c'est totalement un non-événement", a déclaré la ministre de l’Apprentissage. "Nous restons bien dans le cadre d'une entreprise familiale. Le Front national change de prénom aujourd'hui, garde le même discours, les mêmes méthodes."
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 18:49

pour ceux qui ont loupé le discours et l'interview sur BFM cet aprem .....


Marine Le Pen veut faire du FN, "un parti renouvelé, ouvert et efficace"
FRANCE INFO - 16:55
Dans son premier discours de présidente du Front National, Marine Le Pen a tracé les grandes lignes du parti tel qu’elle voudrait qu’il soit dorénavant : la "maison commune des Français, la grande maison des amoureux de la France". Mais surtout "un instrument puissant dans notre stratégie de conquête du pouvoir".
Pour Marine Le Pen ; l’Etat est la solution, décryptage de Germain Treille (1'00")

Marine Le Pen veut faire du FN un "instrument pour la conquête du pouvoir" (0'58")


©AFP / MIGUEL MEDINA

Sur le fond, Marine Le Pen s’est placée sur les traces de son père. Elle a décrit une nation "qui sombre dans le pessimisme", et des Français victimes "de propos et de violences racistes dans leur propre pays" :

“Les Français sont victimes de discriminations organisées illégalement par l’état et sont même l’objet de propos ou de violences racistes dans leur propre pays. Soumises à une repentance névrotique, la nation est démoralisée, elle sombre dans le pessimisme. La nationalité est conçue comme une situation administrative qui pour ses nouveaux titulaires ne donne que des droits. Le drapeau tricolore est brulé publiquement et remplacé par des emblèmes étrangers. Notre hymne national est sifflé par des voyous qui se comportent comme un pays conquis. La carte nationale d’identité a pris la forme d’une hideuse carte de crédit que les préfectures se plaisent à délivrer à qui la demande...”

Marine Le Pen dénonce la dislocation de la France (1'51")

De la même façon, elle a critiqué "l’islamisation", l’un de ses thèmes de prédilection. L’Etat doit à ce titre selon elle “interdire l’aménagement d’horaires particuliers dans les piscines pour les femmes musulmanes ou l’introduction d’interdits religieux alimentaires” dans les cantines, affirmant que “personne ne devait être conduit contre son gré ou à son insu à manger halal”.

Autant de thèmes que Marine Le Pen devrait reprendre pendant la campagne pour les élections cantonales, dont elle veut faire “la première étape de notre marche vers le pouvoir.”
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:00

La vague Marine est en marche
http://info.france2.fr/politique/la-vague-marine-est-en-marche-66872008.html
Fidèle un jour, fidèle toujours
Honneur au perdant, c’est Bruno Gollnish qui, le premier, a pris la parole dimanche matin reconnaissant d’emblée sa défaite : "Le scrutin ayant désigné Marine Le Pen, c’est sans arrière-pensée et sans amertume que je me soumets à la volonté librement exprimée par la majorité de nos membres", a déclaré d’une voix tonique M. Gollnisch, longuement applaudi par les adhérents d’un Palais des Congrès archi comble.

"Je remercie du fond du cœur, tous ceux dont la confiance m’honore et qui ont participé à ma campagne", a-t-il poursuivi. Leur dévouement, leur amitié et même leur ferveur m’ont été un réconfort puissant dans lequel je continuerai de puiser les forces nécessaires à notre action car, je continuerai, n’en doutez pas un seul instant".

Sans grande surprise non plus, Bruno Gollnisch a confirmé qu’il restait fidèle au Front national : "Oui je continuerai naturellement à servir la cause que j’ai toujours servi" (…) car nous sommes tous embarqués sur le même navire" a-t-il asséné après avoir assuré les partisans de sa rivale de ses "sentiments d’amitiés et de fraternité".

Quel rôle exact y jouera-t-il ? Rien n’est tranché. Bien que la nouvelle présidente lui ait proposé le poste de "premier vice-président", Bruno Gollnish est demeuré vague sur son avenir au sein du parti, disant n'avoir pas besoin d'un "lot de consolation" ni "de titre ronflant".

Côté gradin, l’heure est au rassemblement
Nostalgiques du chef historique comme pro-Gollnish, tous soutiennent Marine même s’ils avouent à demi-mots, quelques regrets: "Jean-Marie Le Pen, il sera toujours là", reconnaît ce militant de la première heure dans les coursives du Palais de congrès de Tours, et pour lequel l’image du FN est irrémédiablement liée à celle de son fondateur.

"Je suis entrée en politique avec Jean-Marie Le Pen et j’ai fait tous les meetings", raconte Christiane, pimpante octogénaire originaire de Montpellier. "Les gens attendent de voir ce qui va se passer mais sont un peu inquiets", ajoute-t-elle, reconnaissant cependant que "pour le peuple, Marine Le Pen, c’est mieux".

Question charisme médiatique, Marine Le Pen n’a en effet rien à envier à son père. Même assurance, même éloquence, même sens de la répartie. Sur le fond, l’héritage du chef historique est aussi assuré. Le cœur de la doctrine du FN "le refus du multiculturalisme", selon les termes du chercheur Yves Camus, demeure.

Mais la "dédiabolisation" entreprise par Marine Le Pen inquiète une partie des militants. "J’ai peur que cela puisse changer légèrement l’orientation du parti", explique Rudy, vingt ans, adhérent du FN depuis trois ans et pro-Gollnisch. Originaire de Saint-Etienne, et particulièrement sensible aux questions de sécurité, le jeune homme craint que la nouvelle Présidente "soit beaucoup moins ferme" que son malheureux rival.

"J’ai plusieurs membres de ma famille qui se sont fait violemment agressés et se sont retrouvés à l’hôpital. Mais rien n’a été fait", déplore-t-il. "La liberté de la police a régressé. Désormais, c’est elle qui doit prouver qu’elle est en légitime défense. Elle doit réfléchir à deux fois avant d’intervenir", poursuit-t-il dénonçant un "flicage de la police".

Autre sujet de préoccupation, pour Rudy, la question morale. "Je crains que la révocation de la loi Veil (ndlr, autorisant l’avortement) ne fasse plus partie du programme. Je suis catholique et donc pas vraiment pour". Pas Vraiment ? "Franchement contre même".

Un peu plus loin cet autre frontiste ne s’encombre pas d’autant de nuances. "C’est toujours le petit qui morflera (…). La droite, la gauche, c’est tous les mêmes. On est les seuls dans la bataille", s’emporte Henri, français d’origine arménienne. Agé de 71 ans et ancien policier, il s’en prend pêle-mêle à la classe dirigeante et à la magistrature: "Eux aussi on les connait". Originaire de Marseille, Henri a fait le trajet spécialement pour le congrès mais assure que "c’est pas pour moi que je me bats, c’est pour toute la jeunesse et pour ma fille", sa fille qui n’a pas pu venir ce week-end, mais qui est aussi adhérente du FN.

Un FN qui va entrer dans une nouvelle ère. L’ère Marine qui, à la différence de son père, entend bien participer au pouvoir. Comment ? Sans doute en mariant les droites, même si, officiellement "aucune alliance n’est envisagée, ni envisageable". Pour l’heure. Mais demain… est un autre jour.
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Re: droites extremes

Message  Lib le Dim 16 Jan - 19:45

FN : une entrée surprise au bureau politique et des incidents

Entrées surprise -Marine Le Pen a annoncé dimanche 16 janvier en fin de matinée, au dernier jour du Congrès du FN à Tours, la composition du nouvel exécutif du Front national sur laquelle nous reviendrons plus en détail.

S’agissant du bureau politique (le gouvernement du parti) au sein duquel le rapport de force entre ses partisans et ceux de Bruno Gollnisch est du 40/10, il y a une surprise de taille : l’arrivée d’une personnalité qui n’était pas connue pour être encartée au FN, mais plutôt pour être un compagnon de route du Bloc Identitaire.

Laurent Ozon, puisque c’est de lui dont il s’agit, fait ainsi directement son entrée au BP du Front national . Il n’est pas membre du comité central du FN. Mais si le comité central approuve statutairement la composition du BP, pour autant, les membres du BP ne doivent pas obligatoirement être issus du comité central, nous a t-on indiqué sur place à Tours. C’est à Marine Le Pen qui en a les prérogatives en tant que présidente que M. Ozon doit cette nomination.

En octobre 2009, M. Ozon participait en tribune à la convention identitaire à Orange au cours de laquelle le Bloc Identitaire s’est transformé en parti.

Il était ainsi présenté par le site des Identitaires pour leur Convention: “ Laurent Ozon est le fondateur d’un nouveau Mouvement politique localiste et identitaire : « Maison Commune ». Il est président d’un groupe de PME et investisseur en nouvelles technologies.

Organisateur en 1999 du Collectif Non à la Guerre qui avait regroupé des personnalités aussi diverses qu’Alexandre Soljenitsyne, Peter Handke, Harold Pinter, Dominique Venner ou l’Abbé Pierre dans un commun rejet des bombardements de l’OTAN en Serbie, Laurent Ozon est aussi le fondateur de la revue d’écologie profonde « le recours aux forêts » et de l’organisation éco-activiste « Wildniss Club ». Il a travaillé plusieurs années avec Edward Goldsmith et Antoine Waechter pour structurer en France, une activité éditoriale naturaliste et bio-régionaliste.”

Selon Bruno Bilde, proche de Marine Le Pen, “M.Ozon est au FN depuis peu qu’il aurait rejoint en raison de son parcours intellectuel”. Ce ne serait pas, toujours selon M.Bilde, un “signe envoyé aux Identitaires”.

D’ores et déja dimanche en tout début d’après-midi, les plus hostiles à une ligne ” identitaro-compatible”, s’inquiétaient de cette arrivée inattendue dans les instances de direction du FN.

Autre arrivée hors sphère d’influence FN au bureau politique sur la volonté de la présidente : celle de David Mascré, professeur de géopolitique.

Incidents Dimanche peu avant quatorze heures, Farid Smahi, soutien de Bruno Gollnisch, harangue la presse au palais des congrès de Tours. Il n’est plus membre du bureau politique et s’en indigne. “Je paie le fait d’être propalestinien et musulman. On me traite comme le bougnoule de service (…)” commence-t-il. Louis Aliot, le nouveau-vice président chargé du projet l’interrompt: “tu peux pas dire ça”. Le DPS ( le service d’ordre du FN) arrive, l’embrouille devient générale. Farid Smahi qui, jadis, organisa la venue de Dieudonné à la fête des BBR, crie :” Marine roule pour le Lobby. C’est comme toutes ces droites nationales financées par l’Etat d’Israêl pour faire de l’anti-islamisme. Elle est racialiste, avec tous ses mégrétistes qui reviennent comme Philippe Olivier et Nicolas Bay.” Raccompagné fermement vers la sortie par le DPS, il lance: “je me barre comme un bougnoule avec mes valises”.

De son côté, l’entourage de Mme Le Pen faisait valoir que si Farid Smahi n’était plus au BP c’est parce qu’il ne figurait pas sur la liste fournie par Bruno Gollnisch à la nouvelle présidente du Front national. D’autres sources font, elles, état d’une promesse de “repêchage” non tenue.

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/01/16/fn-une-entree-surprise-au-bureau-politique-et-des-incidents/#xtor=RSS-3208

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Re: droites extremes

Message  niouze le Dim 16 Jan - 19:56

MDR ils doivent content les bloceux identitaires qui n'arrete pas de dire que eux c'est pas le FN que eux c'est des vrai etc etc ...

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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:57

ah ben ......... comme par hazard ^^

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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 20:54

FN: "Ce changement n'est qu'un lifting"
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Pascal-Perrineau-revient-sur-l-election-de-Marine-Le-Pen-a-l-apresidence-du-FN-Interview-255369/
Présent à Tours, le politologue Pascal Perrineau livre au JDD.fr son verdict sur le congrès du Front National qui s'est achevé dimanche.

Ce congrès est-il un succès pour le Front National?
Oui, c'est une transition réussie au sens où elle n'a pas dégénéré en rupture et en affrontement.

Le choix des adhérents procède-t-il d'une adhésion au programme de Marine Le Pen, ou d'un pragmatisme offrant le parti au candidat le mieux placé pour 2012?
La dimension pragmatique est essentielle. Les adhérents frontistes sont, comme les autres, sensibles aux logiques de l'opinion et des médias. Et l'avantage de Marine Le Pen dans ce domaine est incontestable. Mais ce changement de président n'est qu'un lifting: la forme change, le fond beaucoup moins. Pendant ces deux jours de congrès, on a d'abord entendu les thèmes traditionnels: immigration, insécurité, décadence... Ce sont ces thématiques auxquelles Marine Le Pen a applaudi pendant les discours. Le changement réside plus dans l'élection d'une jeune femme que dans la ligne du parti.

Qu'ont voulu dire les adhérents en élisant Marine Le Pen à 67,65%, mais en n'accordant que 58% des voix à ses représentants au comité central du parti?
Ils ont voulu montrer que le FN traditionnel continuait, avec ses valeurs fondamentales. Marine Le Pen leur semble la meilleure candidate pour la présidentielle. Mais son rapport à l'identité même du parti suscite des interrogations. Quand Bruno Gollnisch dénonce la "morale du superficiel et du clinquant", il ne pense peut-être pas qu'à la classe politico-médiatique habituelle…

"Le FN reste un parti protestataire"
Que vous inspire la nouvelle équipe dont Marine Le Pen va s'entourer à la tête du parti?
On y retrouve un certain nombre d'anciens mégrétistes, ce qui n'est pas étonnant dans la mesure où ces derniers entendaient, à l'époque déjà, moderniser le FN. Il y a également un phénomène générationnel, avec une rupture dans la manière de parler, de se comporter. Une vraie différence de style donc, mais des différences de pensée bien ténues. Le FN reste un parti protestataire, où la culture de gouvernement est toujours faible.

Le congrès terminé, la "bulle Marine Le Pen" va-t-elle se dégonfler dans l'opinion?
Il faut relativiser cette percée. 20% d'opinions favorables ne signifient pas 20% des voix à la présidentielle. Aux dernières régionales, l'électorat FN était constitué de la clientèle habituelle. Comme son père, mais pas plus que son père, Marine Le Pen sait capter l'inquiétude populaire, sur le chômage, l'insécurité, les délocalisations. Mais elle doit encore faire la preuve de sa capacité à séduire les électeurs de la droite classique et de la gauche.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 16 Jan - 21:13

Le sacre de Marine Le Pen à la présidence du Front national
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/01/16/01002-20110116ARTFIG00225-le-sacre-de-marine-le-pen-a-la-presidence-du-front-national.php
VIDÉO - La nouvelle présidente a présenté le FN comme «un grand parti républicain».

«Les véritables défenseurs de la République, c'est nous!» Marine Le Pen, qui a succédé dimanche à son père à la tête du Front national lors du congrès qui s'est déroulé à Tours (Indre-et-Loire), a prononcé un discours de candidate à l'Élysée. Forte d'une victoire sans appel - elle a obtenu 67,5% des voix et son rival Bruno Gollnisch 32,2% au terme du vote des adhérents appelés à les départager -, Marine Le Pen a affirmé qu'il n'y avait plus désormais «ni marinistes ni gollnischiens», mais «des militants du Front national» unis.

Vêtue d'un tailleur noir, le sourire éclatant et la voix énergique, la nouvelle présidente du FN - qui s'exprimait devant quelque 2000 militants - est restée fidèle aux thèmes traditionnels de son parti tout en évitant le ton âpre et les propos abrupts qu'adoptait son père. Marine Le Pen s'est décrite comme le porte-parole des Français qui, selon elle, seraient «contraints de composer avec des modes de vie et des comportements qui les heurtent», voire «se résignent parfois à une dramatique assimilation à l'envers». Tendant la main à l'électorat populaire de gauche, l'élue d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a cité la phrase célèbre de Jaurès - «La patrie est le seul bien des pauvres» - avant d'affirmer, dans un raccourci peu clair, que le ténor de la SFIO avait «lui aussi», en son temps, été «trahi par la gauche du FMI et des beaux quartiers». Marine le Pen s'est enfin livrée à une défense et illustration du rôle de l'État, ultime recours «à l'heure où la crise et la mondialisation font rage». «L'État est devenu la colonne vertébrale de la France que nous aimons», a-t-elle lancé.

Saluant à la fois Clovis, Henri IV et Bonaparte, la nouvelle présidente du FN a vanté la République qui, prenant le relais de la monarchie, «a forgé la nation». Revendiquant tout cet héritage, Marine Le Pen a présenté son parti comme «un grand parti républicain» et a lancé : «La démocratie ne nous fait pas peur.»

Gollnisch ne sera pas vice-président
Avant le discours de la nouvelle présidente du FN, Bruno Gollnisch a prononcé une allocution. Toute l'assistance s'est levée pour acclamer le rival malheureux de Marine Le Pen avant qu'il ne commence son discours. «C'est sans arrière-pensée et sans amertume que je me soumets à la volonté librement exprimée de nos adhérents», a déclaré le député européen. «Personne, Marine, ne contestera ta légitimité pour nous représenter à l'élection présidentielle.» Bruno Gollnisch a remercié «du fond du cœur» ses militants - parmi lesquels on comptait un nombre très significatif de jeunes - pour «leur dévouement, leur amitié et leur ferveur».

Manifestement soucieux de ne pas servir de caution à Marine Le Pen auprès de l'électorat traditionaliste du FN qu'il représente, l'universitaire lyonnais a décliné la fonction de premier vice-président que lui proposait le vainqueur. Le député européen s'est toutefois défendu de se retirer sur l'Aventin et a vu dans les adhérents qui ont voté pour lui «une composante essentielle de notre mouvement».

Lors de ce même vote interne, les adhérents étaient invités à élire les cent membres du comité central, qui fait office de parlement du FN. Or, les partisans de Bruno Gollnisch ont obtenu 42 des 100 sièges à pourvoir. Pour bien signifier qu'il jugeait vaine la stratégie de «dédiabolisation» poursuivie par Marine Le Pen, Bruno Gollnisch a associé dans un même hommage les morts des guerres d'Indochine et d'Algérie - un classique au FN - et «ceux du 6 février 1934». La nouvelle présidente s'est abstenue d'applaudir ce propos de son rival malheureux.

Le passage de témoin n'a pas été sans heurts. Une figure historique du parti, Roger Holeindre, jusqu'alors vice-président, a démissionné. L'ancien parachutiste a affirmé qu'il ne se reconnaissait en rien en Marine Le Pen. La nouvelle numéro un du FN s'est déclarée très attristée et veut croire que Roger Holeindre reviendra sur sa décision.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Lun 17 Jan - 10:22

Sondage France Info : les Français et Marine Le Pen
FRANCE INFO - 00:00
"Courageuse", "franche" et "compétente" : Marie Le Pen bénéficie d’une image plutôt positive aux yeux d’une majorité de Français. Les trois quarts des personnes interrogées la voient même plus à droite, au centre voire à gauche, plutôt qu’à l’extrême droite.
Dans la perspective de 2012, un Français sur deux estime que l’UMP doit trouver des "points de convergence" avec le FN, voire, pour 30% des personnes interrogées, préparer un "accord" pour les législatives.
Résultat du baromètre Obea/InfraForces pour France Info et 20 MN.


Marine Le Pen dans les studios de France Info ©️ RADIO FRANCE / Gilles Halais

Pour une majorité de Français, Marine Le Pen est courageuse (63%), franche (54%) et compétente (49%). Les personnes interrogées sont plus partagées sur sa capacité à rester "à l’écoute des Français" (45% contre 43%)
A l’inverse, ils sont une majorité à estimer que l’héritière de la dynastie Le Pen n’est pas crédible (39% contre 52%) et qu’elle n’est pas porteuse d’idées nouvelles (59% contre 31%).

Un Français sur trois (34%) lui prédit cependant un destin national (contre 56%) - rappelons que dans les intentions de vote, Marine Le Pen est créditée de 10 à 14% des intentions de vote au premier tour. Mais ils sont plus de trois sur quatre à ne pas la voir un jour à l’Elysée.

S’agissant de son positionnement sur l’échiquier politique, et de l’héritage qu’elle tient de son père, près de deux Français sur trois la voient moins à droite que Jean-Marie Le Pen (73%). Ils ne sont que 2,3% à la positionner à l’extrême droite, alors que 28% la voient plutôt au centre, et 21% la voient même à gauche.
Près d’un sur deux l’estime capable de présenter une image moins controversée du FN.
Parmi ses thèmes qui font mouche : les valeurs nationales (42%), la lutte contre l’insécurité (40%) et l’immigration (36%).


Dans la perspective de la présidentielle de 2012, près d’un Français sur deux estime que l’UMP doit débattre avec Marine Le Pen pour trouver des points de convergence, plus de 30% estiment même que le parti présidentiel doit préparer une alliance avec le FN pour les législatives.

Marine Le Pen : courageuse, franche pais pas très crédible, selon un sondage réalisé pour France Info - les précisions de Philippe Tapia, directeur d’Obea-InfraForces (0'50")

Gilles Halais
Enquête réalisée par téléphone du 7 au 12 janvier 2011 auprès de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas

Téléchargez le PDF de l’intégralité de l’enquête Obea-InfraForces pour France Info (PDF - 310.7 ko)
http://www.france-info.com/france-politique-2011-01-17-sondage-france-info-les-francais-et-marine-le-pen-509015-9-10.html#

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Message  ivo le Lun 17 Jan - 10:35

Le FN fait trembler l’UMP
FRANCE INFO - 08:51
Pouvoir : la nouvelle patronne du FN n’a que ce mot à la bouche. Le Pen fille qui est créditée de 13 à 18% des voix dans les sondages. Dix-huit pour cent, c’est précisément un point de plus que son père en 2002. Jean-Marie Le Pen avait éliminé Lionel Jospin avec 17% des suffrages, un coup de massue qui reste dans tous les esprits.
Tous en campagne - matin / Lundi 17 janvier - Yannick Falt (2'35")

Et aujourd’hui, c’est une partie de l’UMP qui redoute un 21 avril à l’envers alors que le Front national séduit de plus en plus les sympathisants du parti majoritaire. Selon un sondage TNS-Sofres, ils sont deux fois plus nombreux à prôner des alliances avec le FN qu’en 2002 : 43% y sont favorables.
Des alliances ? Pas question, répond le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, qui avait pourtant perdu son siège de député en 1997 dans une triangulaire avec le Front National.


Pas d’alliance, mais un plan anti-FN
Contrer le Front national sur le terrain des idées, c’est la mission que Jean-François Copé a confiée à deux députés : la copéiste Catherine Vautrin et le centriste Marc-Philippe Daubresse, qui est aussi secrétaire général adjoint de l’UMP. Il prépare une note stratégique qui sera finalisée dans une quinzaine de jours. De quoi servir d’argumentaire anti-FN dès les cantonales.

Le FN, l’UMP ne veut ni l’ignorer, ni le banaliser, avec l’arrivée de Marine Le Pen. Commentaire d’une ministre : "c’est vrai, elle est plus jeune, plus blonde, plus dynamique... Mais les idées sont toujours aussi rances"..

Yannick Falt

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Message  niouze le Lun 17 Jan - 14:47

et allez !du coup vont encore plus faire une politique d'extreme droite a l'ump !

la question que je me pose c'est: si sa arrive pour qui vont il appeler a voter à l'ump (vont il enfin montrer leur vrai visage )

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Message  spike le Lun 17 Jan - 15:00


“Les Français sont victimes de discriminations organisées illégalement par l’état

Oui l'Etat, donc les gens de droite pas les arabes. J'ai du mal à comprendre, l'argument est juste mais la réponse, la xénophobie, est à côté de la plaque....
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Re: droites extremes

Message  alangaja le Lun 17 Jan - 17:49

à côté de la plaque aussi : Claude Goasguen qui réagissait sur france inter (ou info) sur le discours de Marine Le Pen : aucune analyse sur son discours laicard et gauchiste, et sur le peu de place laissé au thèm de l'immigration. ou comment l'UMP se fait doubler par le FN... sur sa gauche.
je parle du discours, pas des faits, bien entendu.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Mer 19 Jan - 10:26

Elle n’a rien d’une blonde
http://www.liberation.fr/politiques/01012313753-elle-n-a-rien-d-une-blonde

A 42 ans, l’héritière de Jean-Marie Le Pen, moderne et délurée, chasse sur les mêmes terres que celles de son père, toujours dans l’ombre. Récit d’une ascension dans le huis clos familial.

Ce 13 février 1984, le diable dîne à l’Heure de vérité, et la cuiller est longue pour lui servir la soupe. «Monsieur Le Pen, vous faites peur», dit l’animateur François-Henri de Virieu, livide. Les citoyens, indignés par cette première, font sauter le standard d’Antenne 2, le «Menhir» déguste son triomphe. Devant 15 millions de téléspectateurs, il jubile en antihéros de «la France aux Français» : «J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que les inconnus.» La caméra zoome sur trois filles blondes serrées contre leur mère, tout aussi blonde. Avec, dans l’ordre, Marie-Caroline, Yann et Marine. «Plutôt belles, dans le genre wagnérien, se souvient Alain Duhamel, contradicteur de l’ogre. Je les aurais bien imaginées avec des nattes et des corsages à balconnets.» La future héritière a 16 ans, elle rit fort aux bons mots paternels.

«Marine, c’est le clone absolu de son père», a toujours dit sa mère Pierrette. «Un garçon manqué, chef de bande depuis toujours», ajoute sa sœur Yann. «La façon de rire en laissant tomber la tête en arrière, de lever les bras, l’autorité naturelle… La ressemblance est incroyable», assène la famille. Elle lui a pris la voix forte, le talent pour imposer sa présence sur les plateaux et les tribunes, la repartie qui cloue le faible… Elle ressemble à «Le Pen». Mais il y a une différence de taille : lui, personne ne l’a jamais appelé Jean-Marie. Elle, c’est «Marine», comme on dit des femmes en politique «Ségolène» ou «Martine». La fille Le Pen ne fait pas peur. Elle secoue ses mèches blondes avant de dénoncer l’invasion de la France par l’armée d’occupation musulmane. Elle sourit quand on la dit populiste. Et alors ? «Si le gouvernement par le peuple et pour le peuple c’est le populisme, alors oui, je suis populiste.»

La fille lisse le discours du père, laisse les oriflammes frontistes aux combattants d’autres guerres. «Lui c’est lui, et moi c’est moi.» La Shoah, l’Indochine, l’Algérie ? «Culture du XXe siècle.» Avant la présidentielle de 2002, déjà puissante dans le mouvement, elle avait lancé l’opération «dédiabolisation du Front», dégommant au passage bon nombre d’historiques grincheux. Une décennie plus tard, il faut bien reconnaître qu’elle a marqué des points, glissant du sourd antisémitisme paternel à un anti-islamisme décomplexé. Dédiabolisation accomplie ? «Vous êtes tous là, les journalistes», dit-elle.

«La dérive monégasque»

Le diable, donc, va prendre sa retraite, à 82 ans. Dès décembre, la future présidente et future candidate à la présidentielle, enchaîne quinze émissions de télévision et de radio, fait la une de l’Express ou de VSD. Son visage large campe à droite du père sous les guirlandes de Noël des maisons de la presse. Le résultat du congrès du Front national, à Tours, sera proclamé dimanche, mais la presse a déjà voté. Près de 300 journalistes sont accrédités pour le sacre annoncé de l’héritière. On travaille dur au standard du FN, et ce n’est pas pour Bruno Gollnish. France 2 appelle, réclamant quelques minutes d’intimité télévisuelle avec «Marine», l’attaché de presse répond, goguenard : «Vous ne l’avez jamais invitée à votre émission, ce n’est pas bien.» Il est enchanté par le buzz, «bien plus sympa qu’en 2002».

En 1984, les journalistes d’Antenne 2 s’étaient réunis pour voter. Devait-on inviter Jean-Marie Le Pen ? Aujourd’hui, l’Humanité et la BBC font la queue comme tout le monde pour interviewer sa fille.

Alors, sympa, la fille du diable ? «Marine Le Pen est encore plus dangereuse que son père, dit Alain Duhamel, intervieweur depuis deux générations. Elle arrive les mains dans les poches, complètement décontractée, limite incompétente sur certains sujets, mais elle passe extrêmement bien à la télévision. C’est une vraie machine à capter le populisme.»

Le Front national promet «un 21 avril 2002 à l’envers» en 2012. Un sondage Ipsos-Le Point de décembre crédite Marine Le Pen de 27% d’opinions favorables, score jamais atteint par le père. Ses convictions, portées au pouvoir à Budapest ou à Oslo par de modernes représentants de la droite extrême, tout aussi blonds et avenants, ont cessé d’être tabou. «Elle arrive au bon moment, dit le chercheur Jean-Yves Camus, l’un des meilleurs spécialistes de l’extrême droite française. Nicolas Sarkozy a brouillé les lignes avec le débat sur l’identité nationale.»

Qu’elle soit «fille de», comme un acteur de cinéma sur deux, comme Martine Aubry née Delors, ne choque plus. Sauf quelques opposants internes qui s’étouffent en parlant d’«héritage capétien» ou de «dérive monégasque». Oui, les filles Le Pen ont soigné leur réputation de fêtardes, et Serge Gainsbourg s’est vanté d’avoir fait «la tournée des ducs» avec la benjamine. Marine Le Pen esquive d’un éclat de rire : «C’était ma sœur !» Il lui a fallu du temps, mais à 42 ans, la voilà prête à s’asseoir dans le siège de son père, et elle ne va laisser les grincheux lui gâcher le plaisir : «Je ne suis pas Jean Sarkozy, 23 ans, en deuxième année de droit. J’ai été avocate. Et le FN, j’y bosse depuis vingt-cinq ans. Je suis élue au Parlement européen et conseillère municipale dans le Nord-Pas-de-Calais. J’ai fait mes preuves, non ?» En presque quarante ans, Jean-Marie Le Pen a fait du Front national, créé en 1972, une entreprise familiale. L’ancien pupille de la nation de la Trinité-sur-Mer (Morbihan) a capitalisé sur son nom, devenu la marque unique de la droite extrême. «Le Front national est sa chose, qu’il transmet à son clan», estime Jean-Yves Camus.

Il a d’abord poussé l’aînée, Marie-Caroline, un temps conseillère régionale d’Ile-de-France. Yann, la cadette, a fait carrière dans la machinerie du parti. Marine, la plus jeune, a travaillé quelques années dans un cabinet d’avocats ami avant de revenir, à 30 ans, vers le parti de son père, dont elle est vite devenue un pilier. Chacune s’est mariée deux fois avec des cadres ou sympathisants FN. Sauf l’aînée, qui a récemment pris ses distances, elles n’en sont jamais sorties. Yann Le Pen, partie faire la GO sous les tropiques à 20 ans, puis patronne d’une agence d’hôtesses vite déficitaire, est revenue au bercail : «Je ne peux rien faire en dehors du FN. J’ai essayé, pourtant.»

«Prête à couper les têtes»

Jean-Marie Le Pen a même poussé Jany, sa deuxième femme, pas franchement armée pour la politique, à se présenter devant les électeurs. Aujourd’hui, il passe le flambeau à sa benjamine. «Il a pris son temps, raconte la sœur Yann. A partir de 2002, il l’a regardée se débrouiller, comme un vieux lion qui donne des coups de papatte. Rien ne s’est dit avec des mots.» Il a pris sa décision en 2007, quand le camp Sarkozy pensait avoir essoré pour de bon le Front national et que la débâcle financière semblait irrémédiable. Un calcul de vieux parrain qui assure la pérennité du clan. «Il s’est dit que la famille était une force et qu’il fallait se recentrer sur elle, confie Jany Le Pen, épouse du président du FN. C’est tellement normal : il est très heureux de transmettre à quelqu’un de sa chair et de son sang plutôt qu’à un étranger.»

Cette famille qui l’a accueillie en 1991, Jany Le Pen l’a toujours trouvée «gentille». Et Marine, gentille aussi ? La dévouée Jany ne dit pas cela, dans le cosy pavillon du couple à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) : «Elle n’a pas l’aura magnifique de son père mais elle dégage de la puissance, de la force.» «Enfants, on s’entre-tuait à coups de poings, Marine n’était pas la dernière», raconte Yann Le Pen. A la tête de la régie du barnum FN (elle dit «l’événementiel»), Yann fait la fourmi pour sa sœur, après avoir œuvré pour son père. Elle admire son «âme de chef,[sa] force de ne jamais douter, de trancher».

Lorrain de Saint-Affrique, conseiller de Le Pen devenu «félon», est plus direct : «Le principal talent de Marine, c’est sa capacité à dissimuler la violence qui est en elle. Sa véritable nature est d’ordonner, d’exiger. Si elle n’obtient pas ce qu’elle veut, elle entre dans des fureurs noires, destructrices.» Il a connu Marine Le Pen un jour de mai 1971. La famille célébrait le treizième anniversaire du putsch d’Alger. Elle avait 3 ans, c’était une boule d’énergie qui courait sur la pelouse de la maison de campagne des Le Pen près de Dreux (Eure-et-Loir). L’ancien compagnon de route, à 58 ans, ne se remet pas d’avoir tant aimé les Le Pen : «Une vraie famille de pitbulls. Essayez de leur retirer leur gamelle pour voir.»

A la fin des années 90, quand Bruno Mégret tenta de s’emparer du FN en attaquant le clan familial (surnommé le «canal alimentaire»), c’est Marine Le Pen qui a rugi, plus fort encore que son père, crinière dehors : «On a découvert un mélange de Saint-Just et de Fouquier-Tinville, elle était prête à tout pour couper les têtes», raconte Saint-Affrique. Marine Le Pen était alors directrice juridique du Front national, un poste taillé pour elle. Période tumultueuse où son père se faisait condamner pour ses propos sur l’inégalité des races. Elle soutenait Eric Delcroix, qui comparaissait pour négation de crime contre l’humanité devant la 17e chambre. Delcroix, avocat du FN et auteur de la Police de la pensée contre le révisionnisme, ouvrage antisémite, sera reconnu coupable.

Le «Carré» est le nouveau siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine). Vingt employés, cent de moins qu’au Paquebot, le monumental siège du FN à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), du temps de Bruno Mégret. L’ambiance, c’est machine à café et récit de week-end au Touquet. Sans le drapeau tricolore et l’inévitable Jeanne d’Arc, plantés sur le parking, on se croirait dans une PME de banlieue. Marine Le Pen, 42 ans, reçoit cordialement Libération. Pas de décorum, pas de manières, juste une bonne poignée de mains et un sourire. Redingote cintrée et bottes pointues, quelques bijoux discrets, elle grimpe les étage, sans cesser de parler. Tout le monde est «formidable». Même Bruno Gollnisch, son concurrent à la présidence du Front, qu’elle évoque avec le ton affectueux réservé aux vieilles cousines qui piquent quand on les embrasse. L’ancien dauphin aura vaillamment fait campagne jusqu’au bout, avec sa mèche blanche et ses formules faiblardes («ne pas vendre la peau de l’ours»). Il raconte sur son blog que sa concurrente est déjà invitée dimanche au 13 Heures de TF1 à l’heure de la proclamation des résultats. Et que rien n’a été prévu pour lui. Le Pen a fait son vœu publiquement : «Son élection serait un échec pour moi.»

«Pas de tabou, ici»

Le destin de Gollnisch semble bien avoir été scellé ce jour déjà lointain où le «président» a dit : «Le sort des dauphins, c’est parfois de s’échouer.» Le «président» met rarement les pieds au Carré. Il se préfère perché sur les hauteurs de Saint-Cloud, sous les moulures Napoléon III de son domaine de Montretout. Onze pièces et dépendances, vue sur la tour Eiffel depuis le parc de 5 000 mètres carrés. «Une belle baraque rétro, du genre Psychose», avait dit Raymond Depardon, envoyé prendre des photos pour Libération. Dans cet «endroit sinistre et délabré», de l’avis d’un proche collaborateur, Le Pen père a ses livres, sa statue de la Pucelle, son propre portrait en tenue de corsaire, ses chiens, et quelques fidèles serviteurs. Il se consacre à ses mandats de député européen et de conseiller régional. Et à ses soucis financiers.

«Ne jamais oublier que le fil rouge de Le Pen, c’est l’argent», rappelle Lorrain de Saint-Affrique. Au patriarche de gérer les nombreuses gouttières de Montretout, et l’interminable vente du Paquebot, coulé par la dernière présidentielle. Vide depuis deux ans, l’ancien siège du FN attend preneur, mais les acheteurs se désistent les uns après les autres. Même les Chinois (contre qui les Le Pen n’affichent aucune acrimonie) ont reculé. Il y a aussi la gestion de Cotelec, une sorte de filiale du FN qui recueille les dons des sympathisants, et dont Jean-Marie Le Pen conservera la présidence après dimanche.

Sa fille couronnée, il restera aussi président d’honneur du FN. «Il faudrait être crétin pour ne pas lui demander conseil », dit celle-ci. Sa sœur Yann : «Le président, c’est toujours lui. Et le chef, c’est Marine.» Un bon attelage : «Il a la culture, elle, l’ambition. Elle est couillue, ma sœur, c’est un lion !»

Dans son bureau du Carré, Marine le Pen montre les portraits de ses enfants, Jehanne, Louis, Mathilde, disant son regret de les voir plus souvent en photo qu’en pyjama. «Les femmes comprennent quand je dis ça.» On peut parler de tout, «pas de tabou ici». On peut même fumer, elle a toujours un paquet de cigarettes à portée de main.

Elle est désarmante, la bientôt présidente. Où sont ses diatribes sur les «mafias socialistes», le «tribalisme musulman» ? Ses réparties cinglantes sur l’euro «monnaie des banksters», sur la «dictature des élites», ses appels à «rétablir la peine de mort pour les actes graves» ? Elle sait choisir ses mots et ses publics, saisir les angoisses du moment. Elle avance à l’instinct, mue par «le virus de la politique». Mais un jour, prophétise Saint-Affrique, «il y aura un dérapage, un gros. Elle se montrera telle qu’elle est, très éloignée de l’image lisse actuelle. Comme son père, au fond».

«Elle a le génie de la banalité, et ne sait pas écrire en français, éructe Jean-Claude Martinez, autre transfuge du FN qui fut son professeur de droit à Assas. Mais attendez qu’elle saute à la gorge du premier venu, Strauss-Kahn ou un autre. Le départ de Mégret, c’est elle. L’éviction de Marie-France Stirbois aussi. Elle est redoutable, sans cœur !»

Ses discours, c’est du Le Pen dans le texte, sans les références littéraires et historiques. Marine Le Pen n’a «pas une minute pour lire un livre». Elle est loin d’avoir la culture paternelle, ou celle d’un Bruno Gollnisch : «Je ne lis pas le latin dans le texte, oui. Mais c’est l’Education nationale qu’il faut incriminer, pas moi.»

Pour l’heure, la dame est avenante comme une présentatrice de télévision. Elle a perdu 10 kilos en quatre ans. Et la fête, assure-t-elle, c’est fini, pour démentir son surnom au Paquebot, «la night-clubbeuse». Elle a aussi renoncé à ses longs cheveux de Loana, adoptant la coupe de Claire Chazal et Laurence Ferrari, deux des personnalités préférées des Français. Elle assure s’entourer d’intellectuels. Masqués, car même «dédiabolisé», le FN effraie encore. Elle lève les mains et martèle : «Je ne veux plus qu’un dentiste, un chef d’entreprise ou un haut fonctionnaire ait peur d’être candidat du Front national.» Elle rêve d’un parti aussi décomplexé que la suisse Union démocratique du centre (UDC, populiste), dont les affiches montrent des moutons blancs chassant des moutons noirs des alpages. Mais quelque chose la retient encore. La peur de faire peur ?

«Elle est gentille, Marine, mais un Front national gentil, ça n’intéresse personne», avait dit son père en 2005. Il venait de déclarer que «l’occupation de la France par les Allemands n’avait pas été particulièrement inhumaine». Le dérapage incontrôlé sabotait trois ans de «dédiabolisation», sa fille était partie en plein mois de janvier pour La Trinité-sur-Mer, embarquant ses trois enfants. C’était son «premier vrai conflit avec lui», elle était prête «à tout lâcher». Après dix jours de retraite, elle avait repris sa place au Paquebot, changé son look et signé pour un livre de confidences. A contre flots (1) a servi de psychanalyse à la famille entière : «J’ai eu envie de raconter ma vérité, et mon parcours, tellement lié au sien. Cela a été très difficile.» Le livre terminé, elle part en Suisse, le faire lire à son père. «Il n’a rien dit. J’ai pris son silence pour un jugement favorable.»

Tout était permis sauf «Pif gadget»

Singulier destin que d’être la fille de Jean-Marie Le Pen, l’homme au bandeau de pirate. «Cela signifie l’entrée dans un monde profondément injuste», écrit Marine Le Pen dans son livre. Yann, la plus tendre des trois, complète : «Toute notre vie, on a éprouvé un sentiment d’attaque permanente, de danger, c’était flippant.» La maison familiale n’était pas un cocon. En breton, Le Pen, c’est «le chef», ses filles l’ont compris très tôt. La cadette, Yann : «Chez nous, pas le droit de flancher. On n’a pas été élevées à se plaindre.» Les trois filles se bagarraient «comme des mecs» pour attirer l’attention.

«Pour les parents, on était des choses. Ils partaient en vacances sans nous, tous les soirs en virée. On mangeait dans la cuisine. Ils ne se sont jamais préoccupés de nos devoirs, se foutaient des résultats scolaires», raconte Yann Le Pen. Tout était permis sauf de lire Pif gadget, l’hebdomadaire pour enfants du PCF. La sœur ajoute : «La seule chose qui nous a empêchées de faire n’importe quoi, c’est l’envie de lui plaire, et la peur de le décevoir.»

Les Le Pen habitent villa Poirier, dans le XVe arrondissement, à Paris. Les enfants sont laissés à Nana, la nounou bretonne à leur service depuis l’âge de 14 ans. Pierrette et Jean-Marie Le Pen, gais, complètement insouciants selon leurs filles, font la fête et des tours du monde en bateau. Chez eux, c’est table ouverte, les amis, ex-collègues de Le Pen à l’Assemblée, anciens de l’OAS, font partie de la famille. Parmi les intimes, il y a Jean-Marie Le Chevallier, futur maire FN de Toulon, et le richissime Hubert Lambert, un rentier éthylique qui prend Le Pen pour le messie de la royauté. Il mourra à 42 ans, en 1976, léguant à Le Pen le domaine de Montretout et la fortune des Ciments Lambert.

Six mariages et une cage dorée

Pierrette Le Pen, pin-up des années 60, n’a d’yeux que pour son époux : «Je suis son repos du guerrier», disait-elle. A La Trinité-sur-Mer, Pierrette bronzait «à poil», comme on dit chez les Le Pen. «Papa adorait les bonnes femmes», dit Yann. Parfois, les cinq partaient en week-end à Dreux ou à La Trinité : «Dans la Buick, on chantait en canon les chansons de l’armée, la Madelon, et même l’Internationale», raconte Marine Le Pen. A l’école, les filles sont mises au ban : «Ton père est un fasciste !» Marine le Pen comprend que son nom fait peur. Et elle a peur. La nuit de la Toussaint 1976, elle a 8 ans, vingt kilos d’explosifs font sauter la maison des Le Pen, villa Poirier. L’attentat, jamais revendiqué, sans doute lié à la succession Lambert, ne fait pas de victime. Les trois filles sont traumatisées. Pas Jean-Marie Le Pen, qui dénonce un attentat politique. Quelques semaines plus tard, la famille emménage à Montretout, avec vue sur la tour Eiffel. Les Le Pen vivent à l’étage, sur la tête des cousins Lambert, qui font de la résistance au rez-de-chaussée. Ils finiront par déguerpir. «Il régnait une ambiance de mort, se souvient Yann Le Pen, 13 ans à l’époque. Je mettais des gousses d’ail sous mon oreiller pour conjurer les esprits.»

A Montretout, Le Pen installe «son gouvernement et sa cour», selon un ancien. Il instaure des rituels, la photo obligatoire du maître et de ses visiteurs, en haut de l’escalier, donne des fêtes, des soirées costumées. Il y marie ses filles, six fois. Et c’est là que se déroule le plus grand vaudeville de la Ve République. En 1984, la femme du chef s’envole de la cage dorée, avec le biographe de Jean-Marie Le Pen. Ses filles resteront sans nouvelles pendant quinze ans. Le couple se déchire violemment, elle refuse de lui rendre l’œil de verre de rechange qu’elle gardait toujours dans son sac. Lui retient les cendres de sa mère, qu’elle a oubliées en partant. Une féroce bataille, mais à Montretout, rien ne se dit.

En 1987, c’est l’apothéose. Pierrette Le Pen, pose à moitié nue, déguisée en soubrette dans Play Boy. «Foufoune à l’air, une serpillière dans le cul !» dit Yann le Pen, qui tremble encore d’avoir découvert la photo à la une du Bangkok Post, pendant son voyage de noces. Marine, 19 ans, déclare à Paris Match : «Une mère, c’est un jardin secret, pas une décharge publique.» Un jour, Pierrette est revenue, ruinée et honteuse. «Elle n’a pas survécu loin de nous, dit Yann, il lui a pardonné.» La première épouse vit aujourd’hui dans un petit pavillon du parc. Marine, divorcée, s’est aménagé un loft dans une dépendance. Yann, divorcée, habite au-dessus des bureaux de son père. Le clan cabossé est ressoudé.

Ce n’est pas la fin de l’histoire. Le «Menhir» laisse le devant de la scène à son clone en perruque blonde. Mais il tient toujours les cordons de la bourse, et continue de veiller à la destinée du clan.



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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 21 Jan - 20:25

Marine Le Pen dénonce "la soumission de Nicolas Sarkozy aux intérêts américains"
http://www.lemonde.fr/politique/chat/2011/01/18/le-front-national-va-t-il-changer_1467034_823448.html
LORS D'UN CHAT SUR LE MONDE.FR, MARINE LE PEN, PRÉSIDENTE DU FRONT NATIONAL DÉNONCE LA SOUMISSION DE NICOLAS SARKOZY AUX INTÉRÊTS AMÉRICAINS, S'INQUIÈTE DE L'ÉMERGENCE DE L'ISLAM RADICAL EN TUNISIE ET PRÉSENTE SON PLAN DE PRÉFÉRENCE NATIONALE EN CE QUI CONCERNE L'AIDE SOCIALE.

Emmanuel : Que pensez-vous de la politique mise en place par le gouvernement d'Orban en Hongrie, et plus particulièrement de la loi sur le contrôle des médias ?

Marine Le Pen : Je suis pour la liberté de la presse et accepte, même si c'est pénible, les excès de celle-ci. Mais je suis peut-être plus attachée encore à la liberté et la souveraineté des peuples. Si le peuple hongrois vote une loi de limitation du droit de la presse, c'est son droit.

Fernand : On ne vous a guère entendue sur la Tunisie. Vous réjouissez-vous de la chute de Ben Ali ?

Marine Le Pen : Je voudrais d'abord m'inquiéter de deux graves incompétences du gouvernement français qui sont apparues à l'occasion de ces événements. La première, c'est que le niveau d'impopularité de M. Ben Ali a été manifestement totalement sous-estimé.

La deuxième, c'est que le refus d'accueillir de manière temporaire M. Ben Ali sur le territoire français a été pris non pas en tenant compte des intérêts nationaux français, mais à raison de l'inquiétude liée à des émeutes qui auraient pu survenir sur le territoire français de la part d'une partie de la communauté tunisienne ou franco-tunisienne présente chez nous, dont on apprend par ailleurs qu'elle est extrêmement importante.

Sur le fond, je crois que tous les peuples ont le droit à leur souveraineté et à la démocratie. J'aimerais que le peuple français ne soit pas le seul à ne pas y avoir accès.

Je ne vous cache pas que je nourris tout de même des inquiétudes sur l'avenir de la Tunisie et, notamment, sur l'émergence de mouvements islamistes radicaux qui étaient jusqu'à présent contenus par le régime totalitaire de Ben Ali, qui avait par ailleurs imposé à la Tunisie la laïcité. Je n'oublie pas l'Iran, l'Irak, la victoire du FIS aux élections démocratiques algériennes (annulée postérieurement), l'Afghanistan.

Maleek : Que dit le Front national sur la question palestinienne ?

Marine Le Pen : Le Front national défend, en matière de politique étrangère, la spécificité de la voix de la France. Il a toujours plaidé pour la reconnaissance d'un Etat israélien et d'un Etat palestinien, dont chacun devrait pouvoir bénéficier de l'étendue de sa souveraineté, avoir des frontières sûres et pouvoir assurer la sécurité de son territoire.

Nous regrettons vivement la soumission, maintenant systématique, de la diplomatie française à celle des Etats-Unis et la soumission de Nicolas Sarkozy à la défense des intérêts américains. Cela fait perdre à la France sa crédibilité et sa particularité.

Alexandre : Iriez-vous au dîner du CRIF si vous étiez invitée ?

Marine Le Pen : Pas du tout. Je considère que le communautarisme est un élément de dislocation de notre nation. Tous les communautarismes. Et je ne vous cache pas que je suis assez choquée de voir l'ensemble d'un gouvernement, chaque année, aller au dîner du CRIF, parfois d'ailleurs pour s'y faire donner des leçons sur la politique étrangère qui doit être celle de la France.

La République, je le rappelle, est une et indivisible, et ceci me pousse à rejeter toute participation des institutions ou des représentants politiques à des manifestations communautaires.

Emilie : Madame, je suis musulmane, d'origine et de culture française, je porte le voile par choix et pratique ma religion dans la paix. Serai-je contrainte de quitter la France pour demeurer celle que je désire si vous êtes élue en 2012 ?

Marine Le Pen : Madame, je ne mène pas de combat contre la religion musulmane, ni d'ailleurs contre aucune autre. Je suis attachée à la liberté de culte. En revanche, je suis également attachée au principe de la laïcité, qui permet d'éviter aux religions de déborder sur la sphère publique et de refuser les revendications multiples et variées qui visent à modifier les lois, les codes, les rites, les valeurs, les mœurs ou les modes de vie français.

Je suis à titre personnel opposée au port du voile, dont je considère qu'il est une revendication ostentatoire de l'appartenance à une religion. Je ne mets absolument pas en doute votre sentiment d'être française, et je m'en félicite. Mais étant française, vous savez que les guerres de religion dont notre pays a été victime ont fait naître une règle d'équité et d'équilibre qui est la laïcité et qui est aujourd'hui en train de reculer sous la pression de groupes politico-religieux musulmans.
(triple sic ....)

Léa : Le port de la croix chrétienne fait-il partie de ce "mode de vie français" ?

Marine Le Pen : En France, la liberté est la règle. On a le droit de croire et le droit de ne pas croire. Le port d'un bijou religieux ne choque évidemment personne, m'apparaît tout à fait naturel. Et puis je vais être obligée de rappeler, tout de même, que la France est un pays de racines chrétiennes, forgée par cette religion, que nos églises participent de notre patrimoine et ne sont pas seulement des lieux de culte, que les vacances de nos enfants se déroulent à la Toussaint, à Noël, à Pâques, que le 15 août est férié, que notre identité est imprégnée de ces racines chrétiennes, qu'il serait d'ailleurs absurde de nier.

Jaurès : Qu'est-ce qui vous rapproche et vous oppose concrètement de Mélenchon ?

Marine Le Pen : M. Mélenchon, dont je rappelle qu'il a été vingt et un ans au Parti socialiste, a découvert récemment les ravages de la mondialisation. Je me félicite de cet éclair tardif de lucidité. Nous pouvons donc, sur un certain nombre de sujets, partager un même constat.

Je trouve en revanche son programme particulièrement incohérent, puisque, luttant soi-disant contre la mondialisation, il reste un internationaliste, favorable à l'ouverture totale des frontières, et donc à la concurrence déloyale faite par les pays émergents à nos industries et à nos ouvriers. Il reste pour une augmentation de l'immigration, alors même que celle-ci sert à peser à la baisse sur les salaires des Français.

Il a participé à un gouvernement qui a procédé à des privatisations confiscatoires pour les Français sans jamais s'en offusquer. Il a enfin été un défenseur résolu de Maastricht, et donc de la libéralisation des services publics, ainsi que la promotion d'une monnaie, l'euro, qui a contribué à l'effondrement du pouvoir d'achat des Français.

Voilà quelques-unes des incohérences que je reproche à M. Mélenchon ; mais il y en a bien d'autres.

Julia : Quel est votre projet pour la France en matière de politique sociale ?

Marine Le Pen : Je crois que l'avenir des politiques sociales de notre pays est en réalité lié à l'euro. Je m'explique. Il ne vous a pas échappé que pour sauver l'euro, les institutions mondialistes, avec la complicité du FMI et de nos dirigeants nationaux, sont prêtes à effectuer un véritable saccage social du type de celui qui est d'ores et déjà appliqué à la Grèce, à l'Irlande, et demain au Portugal, à l'Espagne et peut-être à la France.

Baisse de 12 % du smic, baisse du traitement des fonctionnaires, baisse des allocations familiales, baisse des indemnités de chômage : voilà ce qui est d'ores et déjà imposé à certains peuples européens et qui le sera demain à d'autres. Nul n'ignore que la réforme des retraites a été effectuée par Nicolas Sarkozy dans l'urgence, à la demande et sous le chantage des agences de notation. Le choix que je fais d'un recours à la monnaie nationale est un des moyens majeurs de sauver l'avenir de nos politiques sociales.

De surcroît il est illusoire d'imaginer que nous pourrons maintenir le niveau de protection sociale que nous avons atteint en France en acceptant la mondialisation de notre système. C'est la raison pour laquelle je pense qu'une grande part des aides sociales doivent être réservées aux Français.

Les étrangers qui viennent dans notre pays devant pouvoir subvenir à leurs propres besoins. Il est inadmissible qu'un clandestin puisse se faire soigner sans débourser un centime, y compris pour des soins tels que les traitements contre l'infertilité ou les cures thermales, alors qu'une proportion de plus en plus importante de la population française renonce à se soigner par manque de moyens financiers.

Il est aussi inadmissible que nos jeunes compatriotes guadeloupéens, martiniquais qui viennent faire leurs études en France ne puissent avoir un accès prioritaire au logement étudiant parce que la venue d'étudiants étrangers a explosé. Ces principes sont issus du concept de préférence nationale que nous voudrions voir appliquer.

Collaro : Soutenez-vous le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, dans sa décision de célébrer le cinquantième anniversaire de la mort de l'écrivain antisémite Louis-Ferdinand Céline ?

Marine Le Pen : Il est rare que je soutienne Frédéric Mitterrand dans ce qu'il fait mais, en l'occurrence, Céline est à l'évidence un très grand écrivain français qui participe du patrimoine littéraire français. Par conséquent, cette décision ne me choque pas outre mesure.

Sébastien : Etes-vous favorable à l'euthanasie ?

Marine Le Pen : Je tiens à dire en préalable que je sais ces sujets extrêmement sensibles, car recouvrant des situations personnelles de souffrance intense. En revanche, il m'apparaît que la légalisation de l'euthanasie serait la négation des valeurs essentielles de notre civilisation.

La loi Leonetti, qui permet dans de bonnes conditions de limiter les souffrances des patients en fin de vie, m'apparaît suffisante pour répondre aux préoccupations humaines que soulève la douleur en phase terminale. La loi ne doit pas, à mon avis, aller plus loin.

Jérémy : Espérez-vous un rajeunissement des militants FN ?

Marine Le Pen : Les militants du Front national sont déjà jeunes. Je vous rappelle que le Front national est un parti qui a régulièrement effectué des percées électorales, spectaculaires d'ailleurs, chez les jeunes. Bien sûr, je souhaite que les jeunes Français s'engagent à nos côtés, comme sont en train de le faire assez massivement les 30-40 ans qui, en revanche, étaient sous-représentés pendant longtemps dans notre mouvement.

Tout devrait pousser la jeunesse française à s'interroger sur les choix politiques et économiques qui ont été ceux de l'"UMPS" dans les trente dernières années et qui contribuent à boucher totalement son avenir. Je rappelle qu'un quart des jeunes sont au chômage, et je pose la question : à qui la faute ?

Aurélia : Ne craignez-vous pas de perdre un certain nombre d'adhérents gollnischiens ?

Marine Le Pen : Je ne le crois pas du tout. Bruno Gollnisch a rappelé, avec un incontestable fair-play, que lorsqu'on participe à une compétition électorale, on en accepte le résultat. Si la ligne qu'il défendait et la mienne ont incontestablement des sensibilités différentes, nous partageons également des combats essentiels communs : la lutte contre le mondialisme, contre le diktat de l'Union européenne, la nécessaire protection de l'identité française, la lutte contre l'immigration, l'insécurité et tant d'autres.

Ces sujets majeurs pousseront les militants qui ont soutenu Bruno Gollnisch à rester dans la seule formation politique capable de changer l'avenir de la France. D'ailleurs, depuis dimanche, il n'y a plus ni gollnischiens ni marinistes, il n'y a plus que des militants Front national.

Erylena : Dans l'hypothèse où vous seriez élue à la présidence de la République, savez-vous qui serait susceptible de participer à votre gouvernement ?

Marine Le Pen : Bien sûr. Nous avons, au Front national, des cadres et des experts d'une très grande compétence. Un certain nombre se feront connaître dans les mois qui viennent ; d'autres préféreront sûrement rester encore dans l'ombre compte tenu des postes éminents qu'ils occupent. Nous n'avons aucun complexe d'infériorité à avoir lorsqu'on analyse les résultats économiques et sociaux pitoyables des soi-disant experts qui nous gouvernent. La qualité de notre programme, de nos analyses et de nos prévisions parle d'ailleurs d'elle-même.

Pollux : Pourquoi être devenue députée européenne alors que vous siégez très peu à Strasbourg ? Selon les registres de cette semaine, sur quatre jours, vous n'étiez présente qu'une journée (mercredi).

Marine Le Pen : Il ne vous a pas échappé qu'il s'est déroulé un événement, que vous jugerez certes mineur, dimanche dernier, à savoir mon élection à la tête du Front national. Ceci m'a éloignée cette semaine de Strasbourg. La présence n'est pas toujours un gage de compétence. J'ai des souvenirs de quelques collégiens systématiquement assis à côté du radiateur, qui pourtant ne brillaient pas par leurs résultats.

Ce mauvais procès m'a été fait lors des dernières élections européennes, et si les électeurs ont choisi de me faire à nouveau confiance, c'est qu'ils savent, eux, l'importance de la présence du Front national et de la mienne dans cette instance, que nous combattons.

Nathan Lefebvre : Concernant le mariage homosexuel (en ce moment étudié au Conseil consitutionnel) vous opposeriez-vous à une révision de la législation ?

Marine Le Pen : Oui. Je pense que cette revendication du mariage homosexuel est en réalité une revendication ultraminoritaire. L'immense majorité des homosexuels ne la réclame pas. De manière générale, ils ne réclament d'ailleurs pas le droit à la différence, mais le droit à l'indifférence.

Souvenez-vous que le pacs était soi-disant réclamé par les homosexuels. La réalité aujourd'hui, c'est que seuls 5 % des pacs visent des couples homosexuels. Les revendications qui sont portées par des associations soi-disant représentatives ne correspondent pas aux préoccupations essentielles des homosexuels.

Le mariage doit rester l'union organisée par la société entre un homme et une femme. Il en est ainsi d'ailleurs de la parentalité. C'est la raison pour laquelle je suis également opposée à l'adoption pour les couples homosexuels.

Yannick : En 2012, quelle consigne donnerez-vous à vos militants pour le 2e tour ?

Marine Le Pen : En 2012, le choix sera binaire : soit celui de la mondialisation, des délocalisations qui en sont la conséquence, de la disparition définitive de la souveraineté nationale, du chômage de masse et de l'effritement continu de l'identité ; soit celui de la nation, de la liberté du peuple, de la lutte contre les injustices, de l'arrêt de l'immigration. Si je ne suis pas au second tour, il n'y aura donc plus de choix puisque l'UMP et le PS défendent les mêmes orientations mondialistes. Entre Sarko et Strauss-Kahn, qui sont des jumeaux politiques, il n'y a pas d'autre choix que le ni l'un, ni l'autre.

Helder : Vous parliez récemment avec éloge des institutions helvétiques. Le Front national pense-t-il étendre la démocratie directe en France ?

Marine Le Pen : Le référendum d'initiative populaire existe dans le programme du Front national depuis des décennies. Je tiens d'ailleurs à attirer l'attention des internautes sur le soi-disant référendum d'initiative populaire promu par le gouvernement français, et qui en réalité est une vaste escroquerie, puisque celui-ci est soumis à l'autorisation d'une proportion très importante de députés.

Je suis maintenant consciente que les "votations à la suisse", c'est-à-dire très fréquentes, sont difficilement transposables en France. En revanche, un grand référendum par an pourrait être organisé sur les orientations essentielles pour l'avenir de notre pays et de notre peuple.

Fred : Quels sont les grands sujets pour lesquels vous organiserez un référendum des Français si vous êtes élue présidente de la République ?

Marine Le Pen : Si je suis élue présidente de la République, tout ce qui concerne par exemple la souveraineté de la nation n'aura pas besoin d'être soumis à référendum, puisque cela aura appartenu au programme que j'aurai porté. Je pense que les Français doivent pouvoir être interrogés, par exemple, sur la peine de mort, sur la réforme de la Constitution afin d'y intégrer la préférence nationale et le refus du communautarisme. D'autres référendums pourraient être envisagés, mais ils dépendront également du score de la présidentielle.

Flaub : Partagez-vous les principales idées et le sens de l'humour d'Eric Zemmour ?

Marine Le Pen : Un certain nombre de billets d'Eric Zemmour sont une véritable bouffée d'oxygène dans un monde médiatique souvent touché par l'unicité de la pensée. M. Zemmour ne manque pas de courage pour aborder des sujets qui fâchent et, en cela, il remplit sa mission de journaliste.

Je n'ai pas non plus une connaissance absolue de son intervention, puisque je rate systématiquement celle du samedi "On n'est pas couchés"… mais moi, oui.

Yuki Milhane : Est-ce que vous vous distancez des propos antisémites de votre père ?

Marine Le Pen : Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Maxime : Quels sont, selon vous, vos points forts et/ou vos points faibles par rapport à votre père ?

Marine Le Pen : Mon point faible, c'est que je n'ai évidemment pas l'expérience qui est la sienne. Il a déjà vécu cinq présidentielles, il a soixante ans de vie politique derrière lui, il a été député à 27 ans, il a dirigé quarante ans le Front national.

En revanche, je pense être une jeune femme, mère de famille, proche des préoccupations des Français, et très au fait des problématiques nouvelles qui touchent notre pays et qui sont la conséquence, notamment, de l'aggravation du processus de mondialisation.


Chat modéré par Abel Mestre, Caroline Monnot et Eric Nunès




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elle est bien plus dangereuse de J.M ......
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Re: droites extremes

Message  ivo le Sam 22 Jan - 10:46


Le Front national fait la manche pour survivre

http://www.maghreb-intelligence.com/village-maghrebin/642-le-front-national-fait-la-manche-pour-survivre-.html
Suite à deux revers électoraux (présidentielles et législatives) de 2007, le Front National (FN) est pratiquement plongé dans la banqueroute financière. Le président historique du parti populiste français, Jean-marie Le Pen et ses acolytes ont presque dû faire la manche pour assurer la survie de leur formation.
Le chef de file de l’extrême droite française vient de céder le flambeau à sa fille Marine Le Pen, plébiscitée dimanche 16 janvier, avec 67,65% des voix lors d'un scrutin interne. A vrai dire, c’est un cadeau empoisonné que la fille reçoit de son père, car elle hérite d’une formation pratiquement au bord du gouffre, financièrement parlant. La descente aux enfers du FN a commencé en 2007, année des élections présidentielles et législatives en France, au cours desquelles J.M Le Pen a dû s’endetter fortement pour financer ses campagnes électorales. C’est auprès de Fernand Le Rachinel, ex-cadre du parti et ancien imprimeur du FN, que le Pen a pu obtenir 8 millions d’euros. Mais la débâcle enregistrée par le FN aux législatives n’a fait qu’enfoncer le clou en siphonnant la trésorerie du parti. Même la subvention annuelle de l’Etat qu’il devait percevoir dans le cadre du financement public des partis politiques, soit la bagatelle de 1.838.650 €, a été saisie par huissier de justice pour rembourser en partie la colossale dette du FN envers Le Rachinel. N’arrivant plus à joindre les deux bouts, le Front frappe à toutes les portes. Il a même mis en vente son ancien siège historique à Saint-Cloud, "le paquebot". Mais là aussi ça coince, il n'a toujours pas de preneur. « Ça a été très dur, on a dû faire la manche », reconnaît Wallerand de Saint-Just, le trésorier du parti populiste. Heureusement pour Le Pen qu’il y a le Cotelec. Ce micro parti qui sert grosso modo à financer le FN. Rien qu’en 2007, cette «pompe à fric» a réussi à collecter pour le FN, plus de 415 mille euros. Malgré la disette des moyens financiers et à la veille de la campagne pour les présidentielles de 2012, Marine Le Pen semble bien déterminée à grignoter des voix dans les rangs de la droite traditionnelle. A l'Élysée, elle est perçue comme une véritable menace pour les autres prétendants à la présidence de la république. Ses performances dans les sondages - 18 % d'intentions de vote, selon l'institut CSA -, son audience dans les médias et ses percées sur le terrain en font une dangereuse adversaire pour 2012. Son grand point faible, c’est la trésorerie du parti qui est à sec.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 28 Jan - 11:24

Marine Le Pen donne sa définition d'une France laïque
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/marine-le-pen-donne-sa-definition-d-une-france-laique-28-01-2011-1247059.php
Marine Le Pen a précisé vendredi sur la chaîne quelle était sa vision de la laïcité en France. «Je pense que la France peut être laïque parce qu'elle est chrétienne de culture, et on s'aperçoit d'ailleurs que les pays musulmans ont les plus grandes difficultés à être laïcs», a déclaré la nouvelle présidente du Front national.

«Les pays musulmans qui sont laïcs l'ont été en général par la force», a-t-elle poursuivi, citant Irak et Tunisie, ou «par l'armée comme en Turquie».

«La laïcité n'est pas absolument compatible... pas naturelle, avec l'islam, puisque l'islam confond le spirituel et le temporel», a encore jugé Marine Le Pen.

En décembre, en pleine campagne pour la présidence du Front national, la fille de Jean-Marie Le Pen avait provoqué une vive polémique en comparant les «prières de rue» pratiquées par des musulmans dans certains quartiers à l'Occupation allemande. «Mon propos n'est pas de lutter contre les religions, mon propos c'est de dire: en France "pas d'Etat dans l'Etat"», a-t-elle déclaré vendredi.

«La France est la France. Elle a des racines chrétiennes, c'est ainsi, c'est ce qui fait aussi son identité. Elle est laïque, et nous tenons à cette identité et nous ne permettrons pas que cette identité soit modifiée», a encore expliqué la nouvelle patronne frontiste.

Selon un sondage exclusif Harris Interactive pour La Chaîne Parlementaire, Marine Le Pen recueille une majorité d'opinions favorables dans l'électorat de droite, qui la juge plutôt courageuse (79%) et estime qu'elle comprend bien les préoccupations des Français (58%).
LeParisien.fr


Sondage : Marine Le Pen séduit de plus en plus à droite
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/sondage-marine-le-pen-seduit-de-plus-en-plus-a-droite-27-01-2011-1245894.php
Si huit Français sur dix ne croient pas que la patronne du Front national ferait une bonne présidente de la République, elle gagne néanmoins en crédibilité auprès des électeurs de droite, selon un sondage Harris Interactive* réalisé pour la chaîne LCP-Assemblée nationale avec «le Parisien» et «Aujourd'hui en France», rendu public vendredi

18% des personnes interrogées considèrent que Marine Le Pen ferait «plutôt bien» une bonne présidente de la République, contre 81% qui estiment qu'elle le ferait «plutôt mal». 1% ne savent pas.

Selon cette enquête d'opinion, la nouvelle présidente du Front national bénéficie d’une image de plus en plus favorable auprès des Français. 68% des personnes interrogées considèrent que la caractéristique «courageuse» lui correspond «plutôt bien». La proposition «elle comprend bien les préoccupations des Français» partage (50%-50%) les personnes interrogées. 44% estiment qu'elle est «compétente», 37% «sympathique», 37% qu'elle «a de bonnes idées pour la France», 29% qu'elle «peut réformer le pays» et 16% qu'elle «peut bien représenter la France à l'étranger».

Marine Le Pen réalise une vraie percée parmi les électeurs UMP : 77% des sympathisants du parti présidentiel jugent la nouvelle présidente du FN courageuse, 56% pensent qu’elle comprend bien les préoccupations des Français et 47% estiment qu’elle a de bonnes idées pour la France.

* Enquête réalisée en ligne les 25 et 25 janvier 2011 pour LCP dans le cadre de l’émission « Politique Matin », auprès d’un échantillon de 1015 individus représentatifs de la population française. Marine Le Pen est ce vendredi matin l’invitée dans la matinale politique sur LCP-Assemblée nationale.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 28 Jan - 17:08

Strasbourg : des croix gammées sur des maisons incendiées
Les pompiers ont été appelés peu avant l’aube par les habitants de ces deux maisons d’Hoenheim (Bas-Rhin), des familles d’origine turque, et ils ont pu rapidement maîtriser les départs de feu. Des incendies criminels.
Des croix gammées avaient été dessinées sur le crépi blanc de ces deux maisons, situées dans la banlieue de Strasbourg.

Strasbourg a connu en 2010 une impressionnante série d’agressions ou de dégradations à caractère raciste ou antisémite. Nombre d’entre elles visaient l’importante communauté turque de la ville.
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Re: droites extremes

Message  niouze le Lun 14 Fév - 1:02

Europe : le multiculturalisme, mal imaginaire des islamophobes
Par Philippe Marlière | Politiste à Londres | 11/02/2011 | 16H31

En ce début de XXIe siècle, la bête immonde est de retour en Europe. Elle ne revêt plus les traits de la judéophobie, mais véhicule une islamophobie – en réalité une arabophobie – aussi banalisée que décomplexée.

Dans l'Allemagne réunifiée, dans la République sarkozyste et, aujourd'hui, dans le Royaume-Uni de la libre entreprise, le même discours de défiance, les mêmes propos hostiles résonnent à l'encontre des musulmans.

Les gouvernements britanniques qui n'ont pas eu à faire le deuil de l'Algérie font figure de néophytes dans le combat contre le « péril islamique ».

Tony Blair avait posé les bases de cette nouvelle croisade dans des discours post-9/11 et post-7/7. Sous couvert de lutte contre le « terrorisme islamique », il avait fait voter une série de lois sécuritaires jetant la suspicion sur l'ensemble des musulmans.

Gordon Brown avait fait l'apologie du colonialisme britannique et exhorté un retour aux « valeurs britanniques ».

David Cameron, chef d'un gouvernement de droite ultralibérale, poursuit le travail de sape. Le 5 février, dans une conférence internationale consacrée aux questions de sécurité à Munich, il a établi une corrélation insidieuse entre musulmans, islamistes et terrorisme. (Voir la vidéo, en anglais)


« L'ennemi de l'intérieur » selon Cameron

Cameron a dans un premier temps précisé qu'islam et islamisme ne pouvaient être confondus et réfuté la thèse d'un choc de civilisations entre le Nord et le Sud. Se contredisant ensuite, il a pourfendu « l'ennemi de l'intérieur », c'est-à-dire, le musulman britannique, plutôt jeune, « radicalisé » ou « en voie de radicalisation ».

Selon le premier ministre britannique, le problème serait d'ordre identitaire et le multiculturalisme britannique serait la cause de ce mal. En défendant les cultures minoritaires, le multiculturalisme d'Etat inciterait certains individus à vivre en marge de la société britannique et de ses valeurs. Le « communautarisme » qui en découle, fournirait le terreau dans lequel « l'extrémisme islamiste » prend racine.

Ce grossier amalgame ne vise ni plus ni moins qu'à jeter l'opprobre sur l'ensemble des musulmans, et à réduire l'islam à la caricature terroriste d'Al-Qaeda.
Universalisme des droits vs pluralisme « pragmatique »

Davantage, le multiculturalisme britannique ne saurait se réduire à la caricature du « politiquement correct devenu fou » que l'extrême-droite britannique et les néo-républicains français dénoncent. Avant d'être des politiques de « discrimination positive » à l'endroit des minorités, le « communautarisme » est essentiellement un état d'esprit, une philosophie de la tolérance et du respect de la différence.

La France et le Royaume-Uni mettent en avant deux récits nationaux radicalement différents :

* d'un côté, un universalisme des droits insensible aux discriminations de nature ethnique, religieuse et de genre ;
* de l'autre, un pluralisme « pragmatique » qui tente de traiter à la source ces discriminations, certes avec plus ou moins de réussite.

Le résultat est pourtant à peu près identique dans les deux sociétés. Les populations issues de l'immigration y sont :

* majoritairement prolétarisées,
* connaissent de moins bons taux de réussite scolaire,
* davantage touchées par le chômage,
* regroupées dans des zones d'habitat « ethnicisés ».

Faisons tomber les faux-semblants idéologiques et les pseudo-modèles nationaux d'intégration. Dans les deux cas, ce sont les décennies de politiques néolibérales qui ont failli à l'encontre des citoyens d'origine étrangère :


* en France, le Français, d'origine maghrébine ;
* en Grande-Bretagne, le Britannique d'origine pakistanaise.

Dans les deux pays, on assiste à la mise à l'écart économique et citoyenne de ces populations. « L'ennemi de l'intérieur » – un musulman, donc terroriste virtuel – est avant tout un exclu de la redistribution des richesses et du savoir au sein de la nation.
Les errements politiques, vivier du terrorisme virtuel et réel

Il existe pourtant une différence entre les deux pays. En Grande-Bretagne, l'islamophobie reste socialement indicible et taboue. En France, elle a acquise depuis vingt ans ses lettres de respectabilité. Des néo-républicains tels Pierre-André Taguieff, Alain Finkielkraut ou Caroline Fourest soufflent sur ses braises à longueur d'articles d'opinion ou d'émissions radiophoniques.

Peut-être faudrait-il préciser que cette islamophobie était taboue jusqu'au discours de David Cameron. Appelant à rompre avec des décennies de « tolérance passive », il a souhaité l'émergence d'un « libéralisme musclé ». Pitoyable et irresponsable idéologie réactionnaire !

Cameron n'est pas à une contradiction près. Car ce n'est pas le multiculturalisme qui racialise les rapports sociaux au Royaume-Uni, mais sa politique néolibérale de choc. Ainsi, Cameron promeut le développement d'écoles confessionnelles subventionnées par des fonds publics ; a soutenu les guerres impériales en Afghanistan et en Irak, ainsi que les despotes Moubarak et Ben Ali et il impose actuellement une réduction radicale des dépenses publiques qui pénalise en premier lieu les populations issues de l'immigration.

Le multiculturalisme, commode cible expiatoire, n'est pas plus responsable des tensions raciales que ne peut l'être en France le républicanisme d'inspiration rousseauiste.

Ce sont les errements politiques des gouvernements britanniques qui sont le vivier du terrorisme virtuel ou réel en Grande-Bretagne.
Le mal imaginaire

Le British National Party (BNP, l'équivalent du Front national des années 70) n'a pas tardé à crier victoire. Nick Griffin, son leader, a déclaré que le discours de Munich avait donné un cachet de respectabilité aux thèses du BNP. Au moment même où Cameron discourait à Munich, 3 000 militants de la English Defence League (droite fasciste qui combat « l'influence » de l'islam en Grande-Bretagne) manifestaient dans les rues de Luton aux cris de « Allah, Allah, who the fuck is Allah ».

L'histoire balbutie : dans un premier temps, nous assistons à la mise en place de politiques antisociales par la droite et leurs supplétifs sociaux-démocrates. Quand ces politiques font sentir leur plein effet, le gouvernement s'empresse de faire diversion, en désignant un mal imaginaire : ici, le multiculturalisme « islamophile ».

La lepénisation des esprits made in Britain a commencé.

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Re: droites extremes

Message  ivo le Mar 22 Fév - 11:22

La phrase du jour / Marine Le Pen: «Il y a incontestablement une vague de faveur du Front national»
http://www.lunion.presse.fr/actu/la-phrase-du-jour-marine-le-pen-%C2%ABil-y-a-incontestablement-une-vague-de-faveur-du-front-national
«Il y a incontestablement une vague de faveur du Front national. Elle s'explique notamment par le fait que tout ce que nous avons dit se réalise, que ce soit au niveau de l'Europe ou de la monnaie unique...». Bilan positif dressé par la nouvelle présidente du Front national. Sollicitée en permanence par les médias, Marine Le Pen passe régulièrement par Lille, puisqu'elle siège au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. L'occasion d'un rapide tour d'horizon de ses idées.



Immigration: face aux flux, Marine le Pen propose du flou
Marianne2.fr - ‎Il y a 6 heures ‎
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Marine Le Pen se prend pour Julian Assange !
http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/marine-le-pen-se-prend-pour-julian-29319
Marine Le Pen a fait sensation lundi 21 février, lors d’une conférence de presse, en prétendant révéler les vrais chiffres de l’immigration, cachés selon elle par le gouvernement, grâce à des fuites en provenance de hauts fonctionnaires rebelles.

"Ce sont des chiffres savamment cachés, érigés en secret d’Etat, des chiffres que des hauts fonctionnaires républicains écoeurés" ont fourni au Front national, a assuré la présidente du FN, osant même une comparaison entre ces "patriotes" et l’icône de la Résistance, Jean Moulin. Le FN se destine-t-il à devenir une sorte de WikiLeaks à la française ?

Selon Marine Le Pen, 198 604 titres de séjour auraient été délivrés en France en 2010, soit 13,2% de plus qu’en 2009. Les dernières statistiques officielles disponibles remontent à septembre dernier. Éric Besson avait livré des chiffres portant sur les huit premiers mois de 2010 : le ministre de l’Immigration faisait état de 122 246 autorisations de long séjour accordées à des personnes étrangères sur le territoire national.

Marine Le Pen détaille ses propres données : "Parmi ces titres de séjour accordés, l’immigration professionnelle a progressé de 4,8 %. Quant à l’immigration familiale, elle a augmenté de 7,5 %, et non diminué de 14 %, comme l’a dit le numéro un de l’UMP Jean-François Copé." Elle évoque aussi "17 000 régularisations d’adultes clandestins pour l’année 2010, auxquelles il faut ajouter 40 % au titre de nombre de régularisations de mineurs".

Elle accuse successivement Jean-François Copé, Eric Besson et Nadine Morano de mensonges, avant d’affirmer que l’immigration "est volontairement accélérée dans un processus fou dont on se demande s’il n’a pas pour objectif le remplacement pur et simple de la population française".

Réaffirmant son attachement au principe de préférence nationale et son rejet du droit du sol, elle finit par dire qu’avec un FN au pouvoir, le nombre de titres de séjour délivrés en France n’excéderait pas 10.000 par an, contre environ 200.000 aujourd’hui, soit une baisse de 95% !

On attend la réaction du gouvernement à ces prétendues révélations...

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ivo

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