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droites extremes

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Re: droites extremes

Message  ivo le Mer 18 Avr - 7:58

A son procès, Breivik dit avoir agi au nom des droits de l'Homme pour sauver son peuple
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Après une matinée consacrée à entendre la très longue déclaration de l'accusé, le tribunal a commencé à l'interroger sur les motivations de son geste. Où l'on a appris, sans surprise, que Breivik se définissait comme un "ultra-nationaliste" qui a voulu sauver son peuple...


Breivik approche du box des témoins, cet après-midi à Oslo © Reuters Lise Aserud

Aucun remords, avait-il dit ce matin. Si c'était à refaire, je le referais (voir article précédent). Cet après-midi, Anders Behring Breivik a justifié son massacre par... les droits de l'Homme. "Si l'on prend la Déclaration universelle des droits de l'Homme comme point de départ, on peut se donner soi-même le mandat" de défendre son pays, a-t-il expliqué sans ciller. "Ca a peut-être l'air stupide mais c'est le cas".

Avec le plus grand calme, il a raconté avoir été poussé à l'action parce que son peuple était, selon lui, "victime d'une déconstruction systématique qui équivaut à une purification ethnique".

A ce titre, a-t-il poursuivi, "mes frères nationalistes européens finiront par gagner car nous n'acceptons pas que notre pays soit colonisé contre notre gré". Et pour y parvenir, il affirme que les militants nationalistes européens ont "beaucoup à apprendre" d'Al-Qaïda, "l'organisation militante ayant le plus de réussite au monde".

Quant aux larmes, versées hier lors du visionnage de son petit film de propagande islamophobe, il a expliqué que c'était "parce que mon pays est en train de mourir, c'était la tristesse de voir son peuple et sa culture être détruits".

Le témoignage de Breivik doit encore durer jusqu'à la fin de la semaine.


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Re: droites extremes

Message  ivo le Mer 18 Avr - 19:29

Pour Anders Breivik, il n’y a que deux issues justes : peine de mort ou acquittement
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Anders Behring Breivik a livré aux juges la sanction qu’il estimait juste. Il est jugé pour avoir tué 77 personnes à Oslo l’été dernier. L'accusé s’est également plaint du traitement que lui réserve le tribunal et s’est expliqué sur une mystérieuse cellule dormante.

L’auteur du massacre de 77 personnes l’été dernier sur l’île d’Utoeya a également exprimé sa colère à l’égard des juges. Il s’est plaint d’être ridiculisé au tribunal et a réclamé que ses meurtres soient jugés comme un combat contre l’immigration

"J’espère que vous allez vous concentrer sur le problème, et non sur ma personne."

Anders Behring Breivik a également été interrogé sur son parcours. Il a notamment expliqué être entré en contact en 2001 avec les "Chevaliers templiers", un groupe de militants nationalistes. Il serait ensuite allé au Libéria puis à Londres rencontrer d’autres militants.

L’accusé s’est d’ailleurs emporté contre un magistrat qui a qualifié la rencontre avec les "Chevaliers templiers" d’imaginaire :

"Votre intention est de semer le doute sur l'existence de ce réseau."

Anders Behring Breivik a aussi été Interrogé sur le fait de savoir si les deux "cellules" qu'il évoque régulièrement existent vraiment, et s'il y avait des raisons de craindre qu'elles puissent frapper la Norvège à tout moment, il a répondu par l'affirmative à deux reprises.

L'accusation a expliqué ne pas croire en l'existence de ces cellules.
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Re: droites extremes

Message  spike le Mer 18 Avr - 22:12

Cette histoire est intéressante, parce que comme vous le savez peut être la peine de prison maximale en Norvège est de 21 ans. Or étant contre les prisons je ne peux applaudir à la peine qu'il va effectuer et je suis contre la peine de mort, mais je ne souhaite pas qu'il refasse un massacre. Ce sera intéressant de voir comment la justice norvégienne va gérer l'affaire.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Jeu 19 Avr - 19:06

Breivik, le tueur d'Oslo, avait vu encore plus grand
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Le scénario imaginé par le tueur d'Oslo se dessine petit à petit au quatrième jour de son procès. L'objectif d' Anders Behring Breivik : tuer tout le gouvernement norvégien et tous les jeunes travaillistes réunis sur l'île d'Utoeya.

Dans la salle d'audience du tribunal d'Oslo, l'homme au cheveu ras ne se départit jamais d'un léger sourire. Pourtant, son dessein était redoutable. Interrogé par l'accusation depuis ce matin sur la préparation du massacre qui l'a conduit à tuer 77 personnes l'an dernier, Anders Behring Breivik décrit un scénario encore pire que celui que la capitale norvégienne a enduré.

L'extrémiste avait pourtant dû revoir à la baisse ses ambitions meurtrières. Voulant à l'origine faire exploser trois bombes, il s'était résolu à ne plus en poser qu'une de 950 kg au pied d'une tour de 17 étages dans le quartier des ministères. Là encore, sinistre objectif : "tuer tout le gouvernement norvégien, y compris le Premier ministre", a expliqué froidement Breivik. Mais la tour ne s'effondrera pas et l'explosion ne tuera "que" huit personnes parmi ses employés et des passants. L'opération est alors "un fiasco" pour le militant d'extrême droite.

Le lac d'Utoeya, "une arme de destruction massive"

La suite le laissera aussi sur sa fin. Quand il surgit sur l'île d'Utoeya, habillé en policier norvégien, Breivik raconte être mû par un objectif tout aussi radical : tuer tous les jeunes travaillistes réunis sur place. Ils sont 569 sur l'île ce jour-là. Il explique avoir prévu d'exécuter les responsables puis de tirer des coups de feu pour obliger les adolescents à se jeter à l'eau et s'y noyer. Le lac lui apparaît alors comme "une arme de destruction massive". Le bilan est loin du compte. Il n'en reste pas moins dramatique : 69 tués.

"J'assume Utoeya. J'assume ce que j'ai fait. Je le referais", affirme-t-il devant la cour. Pourtant, Anders Behring Breivik nie être "un tueur d'enfants" - il affirme qu'il était convaincu que tous avaient au moins 16 ans - et met en cause, dans un raisonnement alambiqué, les autorités norvégiennes pour rendre trop difficile l'acquisition des composants d'une bombe, l'obligeant par là à tirer sur des êtres humains.


Quand Breivik "préparait" son massacre sur World of Warcraft
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Au quatrième jour de son procès à Oslo, Anders Behring Breivik a expliqué la planification de sa tuerie, "le rêve de toute une vie".

En 2006, le tueur d'Oslo a 27 ans. Il retourne vivre chez sa mère, où il passe jusqu'à 17 heures à jouer à World of Warcraft. C'est alors, selon son témoignage devant la cour d'Oslo ce matin, qu'il fomente ce qu'il appelle alors "une opération-suicide". Il pense alors avoir peu de chance ("moins de 5%", dit-il) de survivre à son massacre.

"Le plan, c'était trois voitures piégées suivies d'une fusillade"

Anders Behring Breivik ne met cependant pas sa tuerie sur le compte d'un abus de jeu vidéo -"ce n'est pas un jeu violent du tout"-, mais affirme que le jeu en question lui a permis néanmoins de "se préparer mentalement". Un autre jeu Call of Duty : Modern Warfare lui aurait permis d'apprendre à viser au fusil. Mais pour exercer son habilité in vivo, il s'inscrit dans un club de tir et commence à accumuler des armes auxquelles il donne des petits noms tirés de la mythologie norvégienne.

Des exercices pratiques, alors que se dessinent dans sa tête les contours de sa tuerie, "le rêve de toute une vie". Son plan initial ? "C'était trois voitures piégées suivies d'une fusillade", déclare-t-il. Il compte alors placer deux bombes d'une tonne chacune, l'une dans le quartier des ministères, l'autre près du siège du parti travailliste. Et une dernière de 500 kg près d'une troisième cible indéterminée. Il envisage ensuite de tirer tous azimuts contre un célèbre squat d'Oslo, Blitz, le journal Dagsavisen et le parti de la Gauche socialiste. Trop compliqué. Il en restera à une seule bombe et se rabattra sur le camp d'été de la jeunesse travailliste à Utoeya.

L'homme, malgré l'énormité de ses propos, est toujours aussi calme. À mesure qu'il entre dans le détail de ses crimes et de leur mise en oeuvre, il semble même moins provocateur. Ainsi a t-il renoncé ce jeudi matin, pour la première fois, à faire le salut nazi en entrant dans la salle d'audience. Mais son procès devant durer encore 10 semaines, Breivik ménage peut-être de futurs effets.
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Re: droites extremes

Message  spike le Dim 22 Avr - 0:47



Breivik espérait tuer tout le gouvernement norvégien

Au troisième jour de son procès pour les tueries du 22 juillet, l'extrémiste a par ailleurs assuré qu'il planifiait initialement trois attentats à la bombe et une fusillade.

Anders Behring Breivik, jugé pour avoir tué 77 personnes dans deux attaques distinctes l’an dernier en Norvège, a révélé jeudi que son objectif initial était de perpétrer trois attentats à la bombe suivis d’une fusillade.

Il a également dit avoir voulu tuer l’ensemble du gouvernement norvégien en plaçant une bombe de près d’une tonne dans le quartier des ministères et exécuter des responsables de la mouvance travailliste sur l'île d'Utoya, puis tirer des coups de feu pour obliger les participants du camp d'été à se jeter à l’eau et à se noyer.

Pour la quatrième journée de son procès, Breivik a renoncé à faire son salut extrémiste -bras droit tendu, poing fermé- qui provoquait survivants et proches des victimes.



« Le plan, c'était trois voitures piégées suivies d’une fusillade », a déclaré Breivik.

Interrogé par l’accusation, l’extrémiste de droite a expliqué qu’il comptait placer deux bombes d’une tonne chacune, l’une dans le quartier des ministères - comme il l’a fait le 22 juillet 2011 - et l’autre près du siège du parti travailliste.

Il envisageait aussi de déposer une bombe de 500 kg près d’une troisième cible « très incertaine », évoquant une tour abritant le journal norvégien Aftenposten, le Parlement, l’Hôtel de ville d’Oslo ou encore le Palais royal.

S’il avait survécu à ces attaques, ce qu’il jugeait très improbable, il comptait aussi perpétrer une fusillade contre les occupants d’un squat célèbre d’Oslo, le Blitz, le journal Dagsavisen et le parti de la Gauche socialiste, dont les bâtiments sont géographiquement proches.

L’extrémiste a finalement renoncé à ce plan en juin : « C'était beaucoup plus difficile que je ne le pensais de faire une bombe », a-t-il expliqué, évoquant aussi l’amenuisement de ses moyens financiers.

Tuer tout le gouvernement

Concluant qu’il n’y parviendrait pas, il a précisé s'être rabattu sur l’idée de s’en prendre au seul siège du gouvernement et au camp d'été de la Jeunesse travailliste rassemblant des centaines d’adolescents sur l'île d’Utoya.

« L’objectif primaire était de tuer tout le gouvernement norvégien, y compris le Premier ministre », a déclaré l’extrémiste de droite.

Le 22 juillet 2011, Breivik avait garé une camionnette bourrée de 950 kg d’explosifs au pied de la tour de 17 étages abritant notamment le siège du Premier ministre travailliste, Jens Stoltenberg, alors absent.

L’explosion avait fait huit victimes parmi les employés et les passants.

Cette tour est « la cible politique fixe la plus attractive en Norvège », d’autant qu'« il n’y a aucune boutique, aucun café ni civils dans les parages », a-t-il expliqué.

Ayant appris à la radio que la tour ne s'était pas effondrée et que seule une victime avait alors été rapportée, Breivik dit avoir considéré que l’opération était « un fiasco ».

Breivik a indiqué avoir commencé à envisager dès 2006 « une opération-suicide » et d'être entré dans la phase de préparation opérationnelle à partir de 2009. « Je pensais que mes chances de survie étaient équivalentes à zéro », a-t-il dit.

Retourné vivre chez sa mère

Lors de cette même journée d'audience, Breivik a expliqué s'être préparé à son carnage dès 2006 en consacrant une année entière à des jeux vidéo.

Il a répondu aux questions de l’accusation portant sur l’année 2006, quand il est retourné vivre chez sa mère à l'âge de 27 ans, s’isolant socialement et jouant à World of Warcraft jusqu'à 16 ou 17 heures par jour.

« Certains rêvent de faire le tour du monde à la voile, certains rêvent de jouer au golf et moi, je rêvais de jouer à World of Warcraft », a dit l’extrémiste de droite.

Dès cette période, a-t-il expliqué, il savait qu’il exécuterait ultérieurement une « opération-suicide » -il a dit plusieurs fois qu’il ne pensait pas survivre à ses attaques du 22 juillet 2011- et il a dit ne pas vouloir mourir sans avoir réalisé « le rêve de toute une vie ».

« Ce n’est pas un jeu violent du tout », a-t-il affirmé, précisant cependant que le jeu lui avait permis de « se préparer mentalement » au massacre qu’il a perpétré cinq années plus tard.

Il a aussi indiqué avoir joué, mais dans une moindre mesure, à Modern Warfare, un jeu de simulation de tir.

« Je n’avais pas un goût très prononcé pour ce jeu (...) mais c’est bien pour s’entraîner », a-t-il dit.

«Perpétuer une tradition»

Toujours calme et plus coopératif que la veille, quand il avait refusé de répondre à de nombreuses questions sur les Chevaliers Templiers, organisation mystique à laquelle il dit appartenir, l’accusé a souri à plusieurs reprises en évoquant les techniques de tir.

Interrogé sur ce point par le procureur Svein Holden, Breivik a concédé que les familles des victimes réagiraient vraisemblablement « avec effroi et dégoût » à ses sourires.

A la même période, il a expliqué s'être entraîné dans un club de tir et s'être procuré des armes auxquelles il a donné des noms inspirés de la mythologie nordique : Gungnir pour son fusil, Mjoelnir pour son pistolet Glock mais aussi Sleipnir pour son véhicule.

« On sait que les armes avaient aussi des noms dans la mythologie norroise et j’ai donc choisi de perpétuer une tradition », a-t-il dit.

Le 22 juillet, Breivik avait d’abord tué huit personnes en faisant exploser une bombe au pied de la tour qui abrite le siège du Premier ministre travailliste, absent à ce moment-là.

Puis, déguisé en policier, il avait froidement tiré pendant plus d’une heure sur des membres de la Jeunesse travailliste réunis en camp d'été sur l'île d’Utoeya, près d’Oslo, faisant 69 autres victimes, essentiellement des adolescents.

Se disant en guerre pour protéger « les Norvégiens de souche » contre l'« islamisation », Breivik a reconnu les faits mais refuse de plaider coupable.

Le principal point d’interrogation du procès qui devrait durer 10 semaines porte sur sa santé mentale.

S’il est déclaré pénalement responsable, l’extrémiste de 33 ans encourt 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée indéfiniment s’il reste considéré comme une menace à l’issue de cette période.

Si en revanche les cinq juges du tribunal d’Oslo le déclarent irresponsable dans leur jugement attendu en juillet, il risque l’internement psychiatrique, potentiellement à vie.

http://www.liberation.fr/monde/2012/04/19/breivik-dit-s-etre-entraine-mentalement-via-des-jeux-videos_812843
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Re: droites extremes

Message  ivo le Lun 23 Avr - 20:34

Anders Breivik s'excuse... pour certaines victimes
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Au sixième jour de son procès, le tueur d'Oslo a tenu à faire la différence entre ses victimes sans appartenance politique et les autres. Il n'a présenté des excuses que pour les premières, estimant s'en être pris à "des cibles politiques légitimes".


"J'aimerais leur présenter mes profondes excuses." La phrase n'est pas anodine, venant de celui qui répète depuis le début de son procès qu'il ne regrette rien. Mais elle ne vise qu'une petite partie des 77 victimes du tueur, celles tuées par l'explosion de sa bombe à Oslo. Lorsque le procureur lui demande s'il veut étendre ses excuses aux familles des victimes des adolescents d'Utoeya, Breivik répond par la négative.

Il explique que sur les 69 personnes mortes sur l'île (un "camp d'endoctrinement politique"), 44 avaient des responsabilités au sein de la Jeunesse travailliste. Ce qu'il regrette, c'est de ne pas avoir toujours su faire la différence entre ses victimes "marxistes" et les autres. "Certaines personnes ont l'air plus de gauche", détaille-t-il, tout en rappelant qu'il a par exemple épargné un jeune homme qui lui semblait "de droite". Un jeune homme sur qui Breivik a quand même tiré, lui logeant une balle dans l'épaule.

"Moi, j'ai perdu famille et amis"

Autre regret de Breivik, ne pas avoir pu identifier les victimes mineures. "Il n'est pas souhaitable de s'en prendre à des personnes de moins de 18 ans. Mais dans la pratique, il était impossible de faire la différence", précise le tueur. "Le referais-je sachant que 40% des victimes avaient moins de 18 ans ? Oui, je le referais."

Breivik a également reconnu que les proches des victimes ont "perdu tout ce qu'il avaient de plus cher. Mais moi, j'ai perdu famille et amis. Même si, en ce qui me concerne, c'était un choix".

La question de la santé mentale d'Anders Behring Breivik est plus que jamais centrale dans ce procès. S'il est déclaré pénalement irresponsable, il risque l'internement psychiatrique à vie, contre 21 ans de prison s'il est déclaré responsable. Une peine qui peut être prolongée aussi longtemps qu'il sera considéré comme dangereux.
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égalité et réconciliation (...avec les fachos)

Message  niouze le Ven 11 Mai - 10:35

Enquête 09/05/2012 à 19h04
Egalité & Réconciliation : enquête sur un vivier du FN
Rozenn Le Carboulec et Anaïs Condomines | Journalistes



Fondée par l’idéologue Alain Soral, cette association vante la nation, l’honneur et la virilité, mais se défend (mal) d’être d’extrême droite.

Chez Egalité & Réconciliation, chaque parti en prend pour son grade, qu’il s’agisse du NPA ou de l’UMP. La revendication d’« E&R », c’est la « réconciliation nationale ». Dans l’optique de dépasser les clivages partisans, ethniques ou religieux, Egalité & Réconciliation prétend être une association qui rassemblerait plus de 800 « patriotes » en France. Sa devise : « Gauche du travail, droite des valeurs. »

Si ses membres refusent les étiquettes politiques, certains ne manquent pas d’en créer pour eux. Perçue comme une association d’extrême droite par le collectif antifasciste rennais, Egalité & Réconciliation fait tache dans une ville comme Rennes, connue pour sa modération politique. Le 25 mai 2011, une altercation violente opposait ses membres à des militants d’extrême gauche, devant ce même café où nous les avons rencontrés.
Pas de photo, « par sécurité »

Les opposants (gauchistes) à E&R protestaient alors contre la venue de l’écrivain Laurent James, mais le face-à-face a vite dégénéré. Il s’est soldé par l’intervention des patrons du bar, munis de flashballs. Les deux gérants ont récemment fait l’objet d’un procès, pour emploi illégal de matériel policier. Depuis, les forces de l’ordre leur ont vivement conseillé de ne plus accueillir les réunions d’E&R.

Lors de nos entretiens, aucun militant[d'E&R]n’a souhaité être pris en photo, « par sécurité ». Quant à leur porte-parole, Guytan, 27 ans, il se présente toujours sous ce pseudonyme, jamais sous son vrai nom.

Bien qu’ils se fassent volontairement discrets, les membres d’E&R estiment n’avoir rien à se reprocher.

Pour Kévin, 31 ans, la comparaison avec l’extrême droite tiendrait au seul fait qu’Alain Soral ait été adhérent au Front National. Depuis que ce dernier a créé Egalité & Réconciliation en 2007, c’est sous sa coupe que l’identité du mouvement s’est cristallisée.

L’essayiste à la réputation sulfureuse a été militant du Parti communiste dans les années 1990, pour finalement se ranger derrière Jean-Marie Le Pen en 2005. Deux années plus tard, il devient membre du comité central du Front national, mais quitte le parti en 2009.

Depuis, il collectionne les casquettes. Soutenu par Dieudonné, avec qui il se lie d’amitié, Soral présente une liste « antisioniste » aux élections européennes de 2009.

Tantôt journaliste pour le bimensuel patriote Flash, tantôt écrivain, il enchaîne les publications, sur papier comme sur la Toile. En 2011, il publie l’une de ses œuvres phares, dont les fondements idéologiques sont largement repris par les membres d’E&R : « Comprendre l’empire : demain la gouvernance globale ou la révolte des nations ? ».

Aujourd’hui instructeur de boxe anglaise, il continue à railler les politiques à travers les nombreuses vidéos qu’il publie sur le Web. Des vidéos qui attirent chaque jour un peu plus de sympathisants.
Alain Soral, leur maître à penser

Alain Soral lors d’une conférence de presse pour les élections européennes de juin 2009, le 23 avril 2009 à Paris (Patrick Kovarik/AFP)

La majorité des membres d’E&R admettent ainsi que c’est avant tout le discours et la personnalité de ce maître à penser qui ont retenu leur attention. Kévin a adhéré à l’association il y a deux ans, après avoir lu un article d’Alain Soral, puis regardé ses vidéos :

« Tout ce qu’il dit ou fait ne me plaît pas, mais il m’a permis de mettre un fil conducteur à mes idées. »

A l’image du parcours de Soral, les jeunes d’E&R sont tous passés par des expérimentations politiques diverses, voire opposées.

Eduqué par un père de la droite gaulliste, « mais pas pour autant anticommuniste », Kévin estime avoir « toujours eu une conscience politique ».

Alors qu’il ne s’était jamais retrouvé dans un parti auparavant, il a récemment adhéré à l’Union populaire républicaine de François Asselineau. Actuellement inspecteur général des finances publiques, ce gaulliste et ancien proche de Charles Pasqua prône la sortie de l’Union européenne, « pour rétablir la démocratie en France ».

Kévin aurait voté pour lui s’il avait eu ses 500 signatures, mais il a finalement opté pour Dupont-Aignan. Bien qu’il ne soit membre d’aucun parti, après avoir été déçu par l’UMP, Guytan l’admet lui aussi : « Il n’y a rien à jeter chez Dupont-Aignan. »
« Le FN est le meilleur animal politique »

Si l’attrait de plusieurs membres d’E&R pour Debout la République semble évident, tout devient beaucoup plus flou dès qu’on évoque l’extrême droite. « Ah, le Front national, c’est compliqué… », souffle Cyril, qui a été membre du syndicat Force ouvrière pendant onze ans, puis s’est tourné vers le Parti ouvrier indépendant, avant de rencontrer Guytan.

A 22 ans, Jean-Christophe est lui étudiant en sciences politiques à la fac de droit :

« E&R appartient à une mouvance qui défend une certaine forme de nationalisme, et ça, c’est affilié à l’extrême droite. Mais les gens confondent radicalité et extrémisme. On n’est pas extrémistes. »

Pourtant, Rémy, 28 ans, ne cache pas son admiration pour Jean-Marie Le Pen. Finalement, tous s’accordent à dire que « le FN est le meilleur animal politique ». Autrement dit, le seul parti nationaliste qui aurait suffisamment de poids pour porter leurs revendications dans les sphères de pouvoir.
Vivier de recrutement pour le FN

Et à regarder d’un peu plus près les grands noms qui gravitent autour du FN d’une part, d’E&R d’autre part, il apparaît clairement que le lien entre les deux associations politiques n’est pas si ténu qu’on voudrait nous le faire croire. Frédéric Chatillon, cofondateur d’E&R, n’est autre que le conseiller en communication et l’ami proche de Marine Le Pen.

Autre initiateur du mouvement E&R, Philippe Peninque, ancien avocat, a rejoint l’équipe de campagne de la candidate FN en 2011. La frontière entre le Front national et Egalité & Réconciliation est poreuse pour ces conseillers de l’ombre, souvent hardis professionnels de la communication, qui savent jouer de l’ambiguïté entourant le groupuscule.


Pour Stéphane François, politologue spécialiste des droites radicales qui a étudié cette association, cette ambiguïté n’est pas entretenue par hasard :

« Il s’agit d’attirer des jeunes aux profils variés, qui serviront de vivier de recrutement pour le FN. »


Et cela se retrouve dans le choix de leur slogan – « Gauche du travail, droite des valeurs » – qui aurait également pour but d’attirer des jeunes de toutes sensibilités politiques. « C’est très bien travaillé pour recruter, ça fait partie d’une stratégie », analyse le politologue.

D’ailleurs, les explications des jeunes d’E&R restent floues sur cette « droite des valeurs ». Guytan finit par répondre :

« Ce sont les valeurs traditionnelles de l’honneur, de la parole donnée, du respect, de la camaraderie et de la justice. »

La gauche qu’ils défendent est quant à elle essentiellement inspirée du marxisme et favorise le travail.
« La maîtrise de son corps et de son esprit »

Malgré cette définition assez large de l’idéologie d’Egalité & Réconciliation, Guytan assure opérer une sélection à l’entrée de l’association. « A E&R, on est exigeants, on choisit les gens », défend-il.

Ainsi, pas question d’accueillir des personnes qui n’ont pas un minimum de culture politique, qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Si l’on s’en tient à leurs témoignages, tous répondent à un certain nombre de critères, que l’on pourrait associer au proverbe latin « Mens sana in corpore sano » (un esprit sain dans un corps sain).

C’est avant tout par l’apprentissage de valeurs et d’un certain mode de vie que les membres de l’association se distinguent. Guytan décrit :

« E&R, c’est d’abord la maîtrise de son corps et de son esprit, c’est toujours intellectuel et physique. »

Pour Stéphane François, ce culte du corps relève bel et bien d’un système de valeurs d’extrême droite. « Cela fait partie d’un certain imaginaire », ajoute-t-il. Nombreux sont d’ailleurs ceux, à E&R, qui s’adonnent à une pratique sportive régulière, se tournant notamment vers les arts martiaux.

Lorsque Ludovic, 30 ans, décrit les apports d’un tel engagement, il est davantage question d’apprentissage personnel que de politique :

« C’est l’autonomie sur le corps, le sport, la voile, la découverte de différentes cultures… En un an, j’ai vraiment beaucoup progressé. »

Plusieurs fois dans l’année, le groupe organise des week-ends à la campagne, histoire de vivre à la dure pendant quelques jours.

Le plus important aux yeux de ces jeunes serait donc d’adopter une certaine hygiène de vie : manger sain, savoir bien s’entourer, lire les bons livres et faire du sport sont leurs principales lignes de conduite. Ils font sans cesse l’éloge d’œuvres vantant la nature et les grands espaces, comme celles de Jack London.
« Nationalistes révolutionnaires »

Logo d’Egalité & Réconciliation

Malgré la diversité de leurs parcours, tous ont un point commun, d’après Stéphane François : « Ce sont des nationalistes révolutionnaires. »

Le politologue décrit également :

« Ils ont une fascination pour l’islam, pour son aspect antimoderne et viril, qui vient clairement d’en haut. »

Marc George, ancien bras droit d’Alain Soral et ancien membre du FN, a lui-même affiché sa conversion il y a quelques mois. Ce qui n’empêche pas Alain Soral de vouloir combattre l’« arabisation de la France ».

La religion et la spiritualité occupent une place primordiale dans la vie de certains. « J’ai rencontré des camarades musulmans qui avaient les réponses à mes questions à E&R », confie Jean-Marie, anciennement catholique, qui s’est récemment converti à l’islam.

Ludovic, de son côté, est musulman depuis dix ans et vient de créer un club de musulmans patriotes : Fils de France. Pour son lancement, ce dernier a d’ailleurs bénéficié de la venue de Nicolas Dupont-Aignan, ou encore de Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, connu notamment pour ses prises de position en faveur de Dieudonné, et dont l’ouvrage « Vive Le Pen ! » avait suscité la polémique en 2011.
« Mon arrière-grand-père est juif, ma femme voilée »

Ces profils diversifiés sont-ils gages d’une ouverture culturelle ou une manière détournée de se défendre de tout lien avec l’extrême droite ? Toujours est-il que les arguments de Ludovic, comme ceux de ses camarades, sont bien rodés :

« Mon arrière-grand-père est juif, il a fait Auschwitz, ma femme est voilée, donc les mecs qui me traitent de fasciste… »

Là encore, les spécialistes se rejoignent pour affirmer qu’il s’agit d’une stratégie. Sylvain Crépon, spécialiste de l’extrême droite, analyse :

« Alain Soral essaye d’établir des passerelles entre les nationalistes et les jeunes musulmans. »

Il ajoute : « Ils sont obsédés par la virilité. »

Leur mouvement est très masculin. Aucune femme ne nous a d’ailleurs été présentée. Et pour cause : elles sont très minoritaires, voire quasiment absentes dans l’association. « Notre graphiste est une femme », défend Guytan. Mais à la minute d’après, la réalité reprend le dessus :

« Quand on fait des réunions, les femmes sont à la logistique, je mets les pieds sous la table. »

http://www.rue89.com/2012/05/09/egalite-reconciliation-enquete-sur-un-vivier-du-fn-232023

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Re: droites extremes

Message  ivo le Lun 28 Mai - 10:42

Pourquoi la phobie de l'islam gagne du terrain
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/05/24/pourquoi-la-phobie-de-l-islam-enfle-qui-gagne-du-terrain_1706990_3246.html?google_editors_picks=true
Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : "On est la nouvelle droite ! C'est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini." Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l'immigration et l'islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d'alternance. Il se prépare à affronter l'UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d'entre elles.

Ce succès de l'extrême droite, sa conversion en une "droite nationale" rejetant, au moins en paroles, "les formes de xénophobie, de racisme et d'antisémitisme", tout en faisant de la lutte contre l'immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l'Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l'Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd'hui les 5 % des suffrages, quand ils n'atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l'extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l'émergence d'une "nouvelle droite radicalisée". Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s'opposent sur l'économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un "nationalisme social ", explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l'innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s'en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D'autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un "libéral populisme", constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l'Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l'islam et du multiculturalisme. Ils "jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l'immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation".

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, aux Pays-Bas) qui considère l'islam non comme une religion mais comme "une idéologie fasciste", homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna ("Discorde" en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf - ce qui lui a valu d'être interdit de séjour au Royaume-Uni - et appelle les musulmans d'Europe à abjurer leur foi. Il préconise l'arrêt de toute immigration ainsi que l'expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit.

"LES BONS ET LES MAUVAIS FRANÇAIS"

Un des textes de Geert Wilders circule sur "Paroles de France - Le Forum des patriotes avec Marine Le Pen" (où il est par ailleurs traité de "sioniste de merde"). On y lit sa description des banlieues : "C'est le monde des têtes couvertes d'un foulard, où souvent les femmes circulent couvertes d'un semblant de tente, avec une poussette de bébé et une traînée d'enfants. Leurs maris, ou propriétaires d'esclaves, si vous préférez, marchent trois pas devant elles. C'est un monde avec des mosquées à tous les coins de rue. Les boutiques ont des enseignes que vous ne pouvez pas lire et vous aurez du mal à y trouver des traces d'activité économique. Ce sont des ghettos musulmans contrôlés par des fanatiques religieux."

En Norvège, Carl Hagen, dirigeant du Parti du progrès (FrP), déclarait en 2005 : "Les musulmans ont, de la même manière qu'Hitler, depuis longtemps dit les choses clairement. Sur le long terme, leur but est d'islamiser le monde. (...) Ils sont maintenant en Europe." En Suisse, qui compte 4 % de musulmans, Oscar Freysinger, de l'UDC, a dénoncé "l'islamisation rapide du pays" et lancé avec succès le mouvement antiminaret.

Aux journées d'été du FN, en 2011, Marine Le Pen a déclaré que "l'arrivée massive, en un temps très bref, vingt ou trente ans, de femmes et d'hommes ayant pour une très grande majorité une culture très différente de la nôtre rend toute assimilation inopérante, voire impossible". Elle prône l'arrêt de toute immigration du Sud, mais aussi "l'inversion des flux migratoires". Ce qui fait dire à Jean-Yves Camus : "Parler d'inversion, c'est appeler à expulser des Français d'origine immigrée. Il faut qu'ils soient clairs ! C'est une logique d'affrontement entre bons et mauvais Français."

Plusieurs intellectuels, dans des ouvrages, des conférences ou sur Internet, portent ce mouvement anti-islam radical. Celui qui ouvre la voie, en 1996, est le politologue américain Samuel Huntington, avec son livre Le Choc des civilisations, paru en français en 1997 (Odile Jacob), dans lequel il présente la culture islamique comme un ensemble unifié, n'évoluant pas, répugnant à s'ouvrir aux influences extérieures. A la suite d'Huntington, plusieurs essais décrivent une opposition frontale entre l'Occident et le monde arabo-musulman. La plupart parlent d'une bataille de valeurs et de l'intelligence, où l'islam incarne l'intolérance et un passé rétrograde face à un Occident démocratique.

Certains mettent l'accent sur le fait que l'islam menace l'Europe. En 2006, l'essayiste britannique Bat Ye'or prévient dans Eurabia. L'axe euro-arabe (Jean-Cyrille Godefroy) que l'Union européenne sera bientôt absorbée par un monde arabe expansionniste du fait d'une immigration arabe massive voulue par l'élite multiculturelle. On retrouve cette description d'un islam conquérant, autoritaire, envahissant l'Europe, chez de nombreux essayistes : Daniel Pipes, Ayaan Hirsi Ali, Melanie Phillips, Mark Steyn, Bernard Lewis, Bruce Bawer ou Robert Spencer, directeur du site Jihad Watch.

La féministe italienne Oriana Fallaci, auteur de La Rage et l'Orgueil (Plon, 2002), déclare en 2006 au journal Corriere della Sera : "Cela fait quatre ans que je parle du nazisme islamique, de la guerre à l'Occident, du culte de la mort, du suicide de l'Europe. Une Europe qui n'est plus l'Europe mais l'Eurabia, qui, avec sa mollesse, son inertie, sa cécité et son asservissement à l'ennemi, est en train de creuser sa propre tombe." Toute cette pensée a été digérée par Anders Breivik, qui a affirmé vouloir prévenir le monde de cette arrivée imminente de l'"Eurabie" en commettant ses attentats, en 2011, qui ont fait 77 morts et 151 blessés.

L'ouvrage le plus synthétique sur la dangerosité de l'islam reste l'enquête du journaliste américain Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux. Comment l'islam va transformer la France et l'Europe (Toucan, 2011). C'est devenu la bible de la nouvelle droite. Que dit-il ? Les musulmans envahissent l'Europe grâce à leur natalité galopante alors que les naissances des Européens s'effondrent à "1,3 enfant par femme". Il prédit que l'Italie va perdre, d'ici à 2050, la moitié de sa population autochtone. Que 17 % à 20 % des Pays-Bas seront musulmans. Que "les étrangers" représenteront entre 20 % et 32 % de la population européenne.

6 % DE PERSONNES SUPPOSÉES MUSULMANES EN EUROPE EN 2010

Nombre d'études, réalisées dans des pays différents, contestent ces chiffres. Celle du Pew Research Center, un think tank américain, établit à 6 % le nombre de personnes supposées musulmanes (de par leurs parents) dans l'Europe de 2010, soit 44,1 millions. Les projections montent à 8 % en 2030. Le rapport précise que toutes les prédictions d'une Europe à majorité musulmane ("Eurabie") sont sans fondement.

Dans Le Rendez-Vous des civilisations (Seuil, 2007), les démographes Youssef Courbage et Emmanuel Todd montrent que la fécondité des pays musulmans chute partout. En Algérie, en 2005, les femmes se marient à 28 ans, et ont en moyenne 2,4 enfants. Au Maroc, 2,2 enfants. En Tunisie, 2,1 enfants, comme en France. La natalité des musulmanes européennes recule aussi - 2,9 enfants par Marocaine aux Pays-Bas, 1,9 pour les Turques - et finit par rejoindre celle des Européennes. Une enquête du journal britannique Financial Times conclut : "L'islamisation, et a fortiori la charia, n'est pas une perspective envisageable grâce à une poussée démographique." Les spécialistes de l'Institut national d'études démographiques (INED) arrivent à la même conclusion pour la France : en 2010, 2,1 millions de personnes se sont déclarées musulmanes pratiquantes en France - pour 63 millions d'habitants.

Une autre raison expliquerait la montée d'un sentiment anti-islam en Europe : la contamination des musulmans par l'extrémisme islamiste et le salafisme djihadiste. C'est la conviction de Christopher Caldwell, qui cite notamment la France. Et qui ne manquera pas de faire référence à Mohamed Merah, l'assassin de Toulouse et de Montauban, qui se disait "salafiste".

Mohamed Merah, il est vrai, a été en partie formé dans des camps, en Afghanistan. Mais il apparaît isolé. Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a émis des doutes sur l'existence d'un réseau salafiste français violent. Son passage à l'acte, dit-il, relèverait "davantage d'un problème médical et de fanatisme que d'un parcours djihadiste". Il serait plutôt "un loup solitaire".

Le sociologue Samir Amghar, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, cite les renseignements généraux dans son livre Le Salafisme d'aujourd'hui (Michalon, 2011) : les salafistes seraient entre 12 000 et 15 000 en France, dont 95 % de "piétistes", c'est-à-dire apolitiques, légalistes, partisans d'une foi rigoureuse, de l'abattage halal strict et du port du hidjab (le voile traditionnel, qui n'est pas la burqa). Quant aux salafistes révolutionnaires, ils seraient ultraminoritaires et très surveillés. "C'est aujourd'hui une sorte d'anachronisme historique de voir un individu se réclamer du djihad", explique Samir Amghar.

Reste qu'un seul assassinat, même condamné par les musulmans français, qui vient s'ajouter à toutes ces informations qui nous parviennent sur la place prise par l'intégrisme dans les pays du "printemps arabe", permet à l'extrême droite d'entretenir un sentiment de peur et d'attirer une partie de l'opinion - Marine Le Pen était à 13 % dans plusieurs sondages avant l'affaire Merah. Elle a déclaré aussitôt après, le 25 mars, à Nantes : "Ce qui s'est passé n'est pas l'affaire de la folie d'un homme ; ce qui s'est passé est le début de l'avancée du fascisme vert dans notre pays."

Pour le politologue Olivier Roy, spécialiste de l'islam, les deux discours extrémistes - l'anti-islamiste (Anders Breivik) et le djihadiste (Mohamed Merah) -, tous deux partisans d'un clash des civilisations, se répondent et s'amalgament en une "prophétie autoréalisatrice". Une logique de guerre, à laquelle l'opinion n'est pas insensible.

Beaucoup d'intellectuels issus de l'immigration sont choqués par cette logique, réductrice mais efficace, développée par Christopher Caldwell et reprise par les nouvelles droites européennes, qui vise à opposer un bloc identitaire musulman et un bloc chrétien. Une logique, aussi, qui considère tous les immigrés, leurs enfants, les nouvelles générations, quels que soient leur milieu social et leur manière de vivre, comme de potentiels "islamistes" actifs.

L'anthropologue des religions Malek Chebel, né en Algérie, auteur d'un Manifeste pour un islam des Lumières (Hachette, 2004), s'en inquiète : "Caldwell et Marine Le Pen passent sous silence les milliers de musulmans éduqués, les cadres, les médecins, les ingénieurs, les militants politiques et syndicaux, les étudiants, la "beurgeoisie"." Il voit dans cet acharnement une résurgence de la colonisation, le retour de conceptions racistes déguisées sous un habillage culturel. Car dans le concert européen, la France tient une position particulière : en raison de la guerre d'Algérie, l'Arabe n'est pas dans l'Hexagone un étranger comme les autres, mais porteur de phobies plus ou moins conscientes.

ANACHRONISME

Malek Chebel considère également cette islamophobie comme d'un autre temps, incapable de penser la pluralité des musulmans des années 2010. "La plupart des pays musulmans de la zone asiatique, les plus peuplés, vivent un islam apaisé, affirme-t-il. S'il y a en Orient ou au Pakistan des groupements de talibans anachroniques, je ne vois pas une planète musulmane à feu et à sang. Je vois aussi partout des exemples concordants d'une modernisation. Partout, la jeunesse proteste, clame son impatience de voir les structures fossiles bouger ; plus aucun despote ne peut conduire son peuple sans être contesté, plus aucun démagogue religieux ne peut se prévaloir de son lien unique à Dieu quand tout le monde "tweette" et "skype"."

Consultons par exemple Salamnews ("La Paix"), le nouveau site des jeunes musulmans français modernistes. Leur ligne éditoriale : "Rester fidèle aux principes laïques et républicains de la France tout en étant ouvert aux réalités multiculturelles." Leurs pages "beauté", présentant les stars françaises d'origine africaine, vaut le détour. Selon eux, la confrontation des traditions musulmanes et de la modernité européenne secoue les nouvelles générations.

Ces voix, qui veulent mettre en avant un islam ouvert, sont face à une difficulté : comment imposer dans l'opinion ce que vivent une immense majorité de musulmans, plutôt qu'une extrême minorité ? On a un bon exemple de ce casse-tête avec deux films récents montrant le basculement de musulmans vers l'action violente, en France et au Maroc : La Désintégration (2011), de Philippe Faucon, sorti en salles en février, et Les Chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch, qui vient d'être présenté au Festival de Cannes. Ces deux films racontent, à leur façon, comment de jeunes musulmans, en butte au chômage, au racisme et à la pauvreté, plongent dans l'action violente salafiste. Des cas rarissimes, que l'extrême droite pourrait récupérer. Aussi, la rédactrice en chef du site Salamnews, lors d'un débat à Sciences Po, a critiqué La Désintégration, avec cet argument : "Il y a des milliers de jeunes musulmans français qui se voient refuser des stages, mais ils ne commettent pas des attentats !"

La dénonciation virulente de l'islam et le succès des partis d'extrême droite doivent enfin beaucoup à une réalité dérangeante : la difficile cohabitation entre immigrés et Français dans les quartiers pauvres et les cités. Pour l'expliquer, les responsables politiques de gauche et de droite évoquent avec raison l'urbanisme dégradé et la désocialisation. L'extrême droite, elle, met surtout en avant une promiscuité non désirée, les gestes d'incivilité, les modes de vie différents, le port du hidjab, les agressions verbales, le rejet culturel. Et elle fait mouche.

L'équipe du sociologue Pierre Bourdieu a constaté les difficultés de la cohabitation dans sa grande enquête sur La Misère du monde (Seuil, 1993), où nombre des témoignages de Français expriment la sensation d'être exilé chez soi. Ecoutons Mme Meunier parler de ses voisins arabes : "Ça va et ça vient et ça n'arrête pas. C'est toujours une marmaille de gosses. Ça braille, ça pleure. (...) Même les voitures, quand elles passent, c'est dangereux. C'est dangereux pour tout le monde. (...) Mais quand on leur dit, ça leur plaît pas. Ils ne sont pas contents. Ils crient que c'est du racisme. (...) Ce ne sont pas les parents les pires. Ce sont les jeunes, leurs enfants. Eux peuvent tout se permettre ; ils sont grossiers, ils sont haineux, leur regard est méchant. (...) Ils me foutent la trouille." Pendant ce temps, sur un autre palier, une jeune femme arabe se plaint de l'arrogance de sa voisine : "Elle trouve tout à fait normal de lâcher son chien dans le jardin. Le jardin est à elle, me dit-elle. C'est sa manière de me dire : "La France, elle est à moi" ; c'est sa France. Nous, les Arabes, nous ne sommes pas de cette France. Elle ne nous appartient pas."

Dans Les Immigrés de la République (Seuil, 2010), Philippe d'Iribarne, spécialiste des relations interculturelles, citant la phrase fameuse de Jacques Chirac sur "les bruits et les odeurs", rappelle combien les émanations des cuisines inconnues, les radios, les manières de parler participent de "l'univers familier" ; et combien celui-ci peut devenir invivable quand personne ne fait d'efforts.

De nombreuses études racontent la difficulté à vivre ensemble de gens venant d'univers éloignés, ne partageant pas les mêmes habitus, la même religion, parfois la même langue. La façon dont les femmes et les homosexuels sont traités par certains musulmans - l'homophobie gagne en banlieue - est également exploitée par l'extrême droite. Bien sûr, là encore, il existe des contre-exemples, nombre d'expériences de cohabitation qui se passent bien grâce à l'action d'associations, de comités de quartier, de mairies actives. Mais on le sait moins.

Le sociologue américain Edward T. Hall (1914-2009) était le grand spécialiste de la "proxémique" : l'étude des variations des distances sociales et du sentiment d'univers privé dans les différentes cultures. Dans La Dimension cachée (Seuil, 1984), il faisait la comparaison entre la distance physique qu'instaurent deux Anglais à l'arrêt de bus avec l'inéluctable bousculade du Caire. Il était persuadé que l'entassement humain dans les cités, sans considération culturelle et ethnique, sans sentiment de sécurité pour chacun, était pathologique. Il bataillait pour que les architectes travaillent avec des psychologues et des ethnologues, s'intéressent aux conflits interculturels, pour éviter le chaos relationnel dans les cités. Pour lui, la politique de la ville et l'urbanisme social sont décisifs.

En 2007, Fadela Amara annonçait un "plan des banlieues". Elle posait de bonnes questions : où loger les nouveaux immigrés, quels "lieux de vie" pour les jeunes, comment faciliter l'insertion d'entreprises en banlieue... Ce plan a fait long feu. En avril, à Vaulx-en-Velin (Rhône), François Hollande a appelé à "moins d'incantation" et à "faire davantage en matière d'éducation, de services publics, de logement et d'emploi dans les quartiers populaires". C'est un peu court au regard de l'affrontement annoncé par une nouvelle droite décidée à en découdre avec l'islam.

Allez voir "Les 4 vérités", le blog de Rémi Carillon, candidat FN dans les Hauts-de-Seine. On y trouve cet appel : "Contre l'islam, la méthode forte." C'est-à-dire ? "L'objectif sera de démontrer que le "vivre ensemble", sous-entendu "avec la charia", est une utopie vouée à l'échec. La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées : 1) La France cède à l'islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d'une paix durable. 2) L'islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d'origine), quitte à provoquer une guerre civile."

Frédéric Joignot

Pour en savoir plus
Extrémismes en France : Faut-il en avoir peur ? de Jean-Yves Camus (Milan, 2006).
Une révolution sous nos yeux. Comment l'islam va transformer la France et l'Europe de Christopher Caldwell (Toucan, 2011).
Le choc des civilisations de Samuel Huntington (Odile Jacob, 1997).
Manifeste pour un islam des lumières de Malek Chebel (Hachette, 2004).
La misère du monde de Pierre Bourdieu (Seuil, 1993).
Le langage silencieux d'Edward T. Hall (Seuil, 1984).
Et aussi
La Désintégration de Philippe Faucon (DVD, Pyramide)
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Re: droites extremes

Message  ivo le Mar 5 Juin - 11:49

Agression antisémite : Aliot (FN) accuse les "milieux musulmans"
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120604.OBS7405/agression-antisemite-aliot-fn-accuse-les-milieux-musulmans.html
Trois jeunes juifs portant la kippa ont été agressés samedi 2 juin au soir à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, par une dizaine d'individus. Ces derniers les ont frappés à coups de marteau et de barre de fer. Des actes "d'une extrême gravité" dénoncés par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et condamnés à l'unanimité par la classe politique.

Manuel Valls a qualifié cette agression antisémite "d'une extrême gravité" et rappelé "sa détermination à lutter contre toute agression à caractère religieux". "Ces actes d'une extrême gravité sont une attaque délibérée contre notre modèle républicain qui doit permettre à tous, sans distinction, de vivre librement et en toute sécurité son appartenance religieuse", selon le communiqué du ministère de l'Intérieur.

"Manuel Valls assure de la mobilisation totale des services de police sur place afin que les auteurs de cette agression soient, comme le prévoient les lois de la République, interpellés et mis à la disposition de la justice", ajoute-t-il.

"Nous ne sommes pas responsables de l'antisémitisme en France"

De son côté, le vice-président du Front national Louis Aliot a mis en cause sur BFMTV-RMC les "milieux jeunes" et "musulmans".

C'est quoi les "milieux jeunes" ? "C'est-à-dire des milieux on va dire... musulmans qui s'identifient au conflit israélo-palestinien et qui prennent dans les rues des jeunes juifs pour cible", a poursuivi le conseiller régional de Languedoc-Roussillon.

Dénonçant les critiques d'associations telles que la Licra contre le FN, Louis Aliot a affirmé : "Je rappelle à ces messieurs, toujours les mêmes de la Licra, que (ces actes) ne sont pas le fait du Front national (...). Nous ne sommes pas responsables de l'antisémitisme en France".

L'agression, a dit Louis Aliot, est "bien sûr condamnée par le FN".

Une "insécurité grandissante pour les juifs en France"

L'Union des étudiants juifs de France (Uejf) a "condamné" dans un communiqué l'agression. "En France, il existe des zones (...) où les citoyens juifs sont des cibles récurrentes des actes antisémites. Il est essentiel d'identifier ces lieux et de lutter de manière générale contre cette insécurité grandissante pour les juifs en France", selon l'Uejf.

Le président du Consistoire israélite Joël Mergui s'est insurgé contre "la banalisation des actes antisémites". Dans un appel à l'AFP, Joël Mergui a déclaré que "chaque acte antisémite devait être traité comme un fait exceptionnel, grave et pas comme un acte banal".

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, a estimé que cette agression "témoigne de comportements antisémites que nous ne saurions tolérer". Le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, a fait part de son "émotion" et de son "indignation".

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a également condamné l'agression "avec la plus grande fermeté" et ajouté que le PS "combattait l'antisémitisme sous toutes ses formes".

Richard Prasquier a estimé que cette agression s'inscrit "dans la suite de la tuerie de l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse" par Mohammed Merah et exprime son "inquiétude". Reconnaissant que le problème ne concernait qu'une partie des jeunes, il a insisté sur "le travail en profondeur qui doit être fait pour déconstruire le fanatisme qui s'est emparé du cerveau de ces jeunes, c'est quelque chose de compliqué, mais de très important".

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a condamné lundi à Forbach l'agression de trois jeunes juifs près de Lyon, un acte "très grave", d'une "violence insupportable". "J'exprime ma solidarité avec les victimes, c'est une évidence pour moi", a-t-il ajouté en marge d'une visite en Lorraine. Selon lui, "il faut mener en permanence le combat contre toutes les formes d'antisémitisme, de racisme. Il faut le faire à la fois à travers la fermeté mais aussi l'éducation".

Chrétiens et musulmans expriment leur "solidarité fraternelle"

La Conférence des évêques de France (CEF) et le Conseil français du culte musulman condamnent également l'agression, assurant la communauté israélite de leur "solidarité fraternelle", dans des communiqués séparés.

"Le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Président de la Conférence épiscopale des Evêques de France tient à assurer les communautés juives de sa fraternité totale", a déclaré le cardinale dans un commniqué. "Rien, ni dans la conjoncture internationale, ni dans une argumentation religieuse ne peut ni ne doit conduire à poser ou à justifier des actes violents antisémites dans notre pays", ajoute-t-il.

De son côté, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) condamne "avec la plus grande vigueur les actes d'agression antisémites dont ont été victimes trois jeunes juifs portant la kippa samedi dernier à Villeurbanne". "Le CFCM assure les victimes, leurs familles et la communauté juive de France de son soutien et de sa solidarité fraternels face à ces actes odieux et insupportables" et "appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour que les auteurs de ces actes soient arrêtés et punis avec la plus grande sévérité".

Le président de l'observatoire de l'islamophobie, Abdallah Zekri, dénonce, lui, un "acte raciste", une "agression lâche" et "inacceptable", demandant que l'on "évite de dresser les communautés les unes contre les autres".


Marine Le Pen outrée d'être snobée par l'Elysée
http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/05/marine-le-pen-outree-de-ne-pas-etre-invitee-a-l-elysee_823673


Marine Le Pen a qualifié mardi sur France Info de «scandale» le fait de ne pas être reçue à l’Elysée, comme le sont les représentants des principaux partis politiques, en prévision notamment du G20 au Mexique.

«M. Hollande fait exactement comme son prédécesseur, c’est un véritable scandale», a lancé la présidente du Front national.

Soulignant qu’elle souhaitait «bien sûr» être reçue par le président François Hollande, Marine Le Pen a estimé qu’il s’agissait là de «la moindre des choses, je représente 20% des électeurs français» et la «troisième force politique du pays».

Cette «concertation» du président Hollande se tient avec l’ensemble des formations politiques représentées au Parlement, ce qui exclut le Front national qui n’a ni député, ni sénateur, bien que représenté au Parlement européen.

Marine Le Pen s’en est prise d’autre part très vivement à Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, qu’elle affronte dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont.

«Pauvre chochotte, a-t-elle raillé. Il va pleurnicher au tribunal parce qu’on est méchant avec lui. Il n’y a qu’un malheur, c’est qu’il va perdre son procès parce que ce tract est parfaitement légal».

Marine Le Pen a affirmé mercredi dernier qu’elle assumait «totalement» la diffusion par ses équipes d’un tract anonyme avec la mention «Votons Mélenchon» en français et en arabe, un faux «grossier» selon le leader du Front de gauche.

Jean-Luc Mélenchon a saisi le tribunal correctionnel de Béthune pour «délits de manœuvre frauduleuse» dans cette affaire.

Marine Le Pen a enfin accusé Jean-Luc Mélenchon de promettre «la terreur et la peur» à l'électorat du Front national dans sa circonscription.

«Ces menaces physiques, ces menaces de chasse à l’homme devraient scandaliser l’ensemble de la classe politique et de la classe médiatique», a-t-elle lancé.

«Quand on leur promet la terreur et la peur (aux électeurs de sa circonscription), je dis stop», a-t-elle ajouté.

«Ce monsieur peut tout se permettre, y compris des propos profondément anti-démocratiques et anti-républicains, sans que, semble-t-il, cela n’entraîne de condamnations de la part des grands moralisateurs traditionnels», a-t-elle conclu.

(AFP)


"Hurluberlu", "Tartuffe"... Le Pen parle de Mélenchon
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/05/hurluberlu-tartuffe-le-pen-parle-de-melenchon_1712666_823448.html?google_editors_picks=true
"Cet hurluberlu d'extrême gauche débarqué avec troupe de cirque et panneaux publicitaires." De qui parle ainsi Marine Le Pen ? De Jean-Luc Mélenchon, avec lequel la tension n'en finit pas de monter, à quelques jours des législatives.

En meeting à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), lundi 4 juin, la candidate du Front national dans la 11e circonscription du département, accompagnée de Steeve Briois, son suppléant, "local de l'étape" et secrétaire général du FN, n'ont pas retenu leurs coups contre le candidat du Front de gauche, qui se présente dans la même circonscription. "Il vomit la démocratie, exprimant son admiration pour la dictature cubaine (...), soutenant la Chine contre le Tibet", a lancé Mme Le Pen.

"RÉVOLUTIONNAIRE DE SALON"

Devant les 400 personnes qui remplissent à ras bord la petite salle des fêtes, elle ne s'arrête plus :"C'est un Tartuffe (...), un révolutionnaire de salon, un personnage grossier, haineux, revanchard et violent", accusé d'"envisager de noyer la circonscription sous une marée de clandestins".

Revenant sur les propos de M. Mélenchon prononcés dimanche à l'issue d'une marche en l'honneur de la résistante Emilienne Mopty, Mme Le Pen a assuré qu'il "a montré son vrai visage, et celui-ci est hideux et dangereux". M. Mélenchon avait déclaré que "les murs (...), c'est eux qui vont les raser, nous allons les faire partir, les chasser et avant, nous allons les éradiquer politiquement !"

"IL REPARTIRA"

"Raser les murs ? C'est ça, sa promesse ? La peur ? Une chasse à l'homme ? Il veut nous faire raser les murs ? (...) Comme Emilienne Mopty, comme les résistants du département sous l'Occupation ? Comme les dissidents qui se battaient pour la démocratie et la liberté en Union soviétique ? Lui, le sénateur de l'Essonne, le député européen du Sud-Ouest, veut venir ici pour vous chasser de vos villes ?", a martelé Mme Le Pen. "Si je suis élue, personne n'aura à raser les murs, a-t-elle promis. Je serai l'élue de tous y compris de ceux qui n'ont pas voté pour moi."



Un peu plus tôt, s'adressant aux électeurs de la circonscription, une terre ancrée à gauche, M. Briois a qualifié M. Mélenchon "d'agité du bocal". Et stigmatisé certains de ses collaborateurs dans la campagne pour avoir été des proches de Gérard Dalongeville, ex-maire PS de la ville accusé de malversations. "Ce n'est pas Mélenchon qui vous protégera, qui luttera contre les élites et pour le peuple. Nous resterons et il repartira", a-t-il assuré.

PRÉFÉRENCE NATIONALE

Mme Le Pen a ensuite visé le gouvernement. Notamment Manuel Valls, le ministre de l'intérieur, et son projet de délivrer un récépissé après un contrôle d'identité. Elle a ironisé : "Lematin à 9 heures, vous vous faites contrôler et tout le reste de la journée, vous pouvez trafiquer tranquillement." "C'est injuste, humiliant, insultant pour les forces de l'ordre, et peut être entendu comme un signal de laxisme."

Puis elle a développé son programme, notamment le protectionnisme économique, la lutte contre la grande distribution ou la préférence nationale, rebaptisée "priorité nationale", qui entend réserver certaines aides aux seuls Français et en leur accordant une "priorité" pour l'emploi ou l'attribution des logements sociaux. D'ailleurs, son dernier tract, sous forme de carte postale, est barré de ce slogan : "Les nôtres avant les autres." Et en dessous, "Ici on vote Marine !", avec sa traduction en ch'ti.


Abel Mestre (Hénin-Beaumont, Pas-de-Calais, envoyé spécial)

"Pauvre chochotte"

Marine Le Pen s'en est prise très vivement à Jean-Luc Mélenchon mardi 5 juin sur France Info. "Pauvre chochotte, a-t-elle raillé. Il va pleurnicher au tribunal parce qu'on est méchant avec lui. Il n'y a qu'un malheur, c'est qu'il va perdre son procès parce que ce tract est parfaitement légal". La présidente du Front national a affirmé mercredi dernier qu'elle assumait "totalement" la diffusion par ses équipes d'un tract anonyme avec la mention "Votons Mélenchon" en français et en arabe, un faux "grossier" selon le leader du Front de gauche.
Jean-Luc Mélenchon a saisi le tribunal correctionnel de Béthune pour "délits de manœuvre frauduleuse" dans cette affaire.
c'est beau la politique ... surtout celles là ...


Pour JFK, Marine Le Pen a déjà gagné. Sauf si...
http://www.marianne2.fr/Pour-JFK-Marine-Le-Pen-a-deja-gagne-Sauf-si_a219178.html
Après une cure de silence politique, le fondateur de Marianne revient par la librairie avec un opus décapant sur le fond et sur la forme. Présentation et courts extraits.

JFK revient. On le supposait fou de joie le 7 mai, au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozyste. Lui, le premier anti-sarkozyste de France. Lui, le seul journaliste ou presque avec lequel Sarko n'a jamais réussi à déjeuner. Lui, l'homme dont « les gens bien » changeaient de trottoir en le croisant en 2007, lorsqu'il prétendait que nous étions en train d'élire un dingo à l'Elysée. Aujourd'hui, la « dinguerie » de l'ex-président est une banalité que l'on n'ose même plus proférer tant elle a traîné dans les dîners en ville.

On attendait donc le sourire de Kahn. On attendait son triomphe modeste, et cette élégance naturelle qui l'a toujours empêché d'accabler des hommes à terre. On espérait son soulagement. On guettait son optimisme retrouvé. Enfin, tout redevenait possible. Le centrisme et la révolution.

Erreur. Bernique. Revoilà notre Kahn plus pessimiste que jamais. Sa plume trempée dans le fiel et pas dans le miel (heureusement, ça se lit mieux), entre Céline et Hugo. Sauf imprévu, la France est foutue. « Marine » est au bout du chemin. Et cet enfer-là est pavé de mauvaises intentions. Selon JFK, la droite, autrefois républicaine, est en train de doubler le FN sur sa droite. Le rejet des corps intermédiaires, l'exacerbation des divisions entre Français, la systématisation des logiques de bouc-émissaire n'ont-ils pas été au centre de la campagne de Nicolas Sarkozy ?
La gauche vient donc de vivre une fausse victoire. Elle a gagné dans les urnes mais perdu sur le tapis des idées. Et si les éléphants sont heureux de retrouver les lambris, ils ne paient rien pour attendre : Hollande a gagné un référendum anti-Sarkozy, il n'a pas convaincu les Français de se rassembler et pourquoi faire d'ailleurs ? Sarkozy a perdu, mais Buisson a gagné et quand le grand chauve triomphe, Le Pen n'est jamais bien loin. Pronostic kahnien : sans sursaut, nous aurons Marine Le Pen numéro deux du gouvernement dans cinq ans.
Souhaitant au lecteur de lire son opus dans sa totalité, car il le mérite, on ne le résumera pas davantage la thèse de son auteur ci-dessous. Juste un zakouski, pour donner envie...

SARKOZYSTES

Eric Besson, comme feu Gamelon, se réveillera dans la peau d'un adjectif;
Jean-Marie Bockel s'affolera d'avoir perdu jusqu'à son ombre;
Hervé Morin reculera d'horreur devant l'abîme ouvert dans sa propre conscience de soi;
Jean-Louis Borloo, de rage, cassera la lanterne qui éclairera un spectacle de désolation là où résidaient ses plus légitimes espérances; et le souvenir de
Bernard Kouchner, l'homme qui fut le plus populaire de France, sera réduit à un avis de recherche.

UN LIVRE « NI NI »

Entre Nadine Morano et Pierre Moscovici, le gros rouge qui tache ou la limonade qui ne pétille même plus, Papandréou ou Orban, vous préférez quoi ? Qui ? Barroso ou Socrates ? Tony Blair ou George Bush ? Quel type de désastre : celui-ci ou celui-là ? Aucun échapatoire : soit celui qui réveille, surtout le pire. Ou celui qui endort, même le meilleur. Le voyou ou le mou du genou.
Et si, en leur for intérieur, en leur intime, les Français ne voulaient ni l'un ni l'autre - parce que tous deux, même Sarkozy, ont leurs fans - mais ni ce que traîne l'un, ni ce que brade l'autre. Ni le « sale mec », ni le « brave type ». Ni le lourd ni le lisse. Ni la vulgarité accrocheuse ni l'urbanité décrocheuse. Ni l'égoutier dégoulinant ni le trop propre sur lui.

ADRESSE À MÉLENCHON

Le fascisme ne passera pas ? Est-on convaincu que la meilleure façon de dresser devant lui un barrage efficace c'est d'en faire avec délectation son ennemi préféré ? De le promouvoir pour mieux prétendre le combattre ? D'agiter hystériquement son spectre à des fins tacticiennes, comme la droite affichait, à la veille des élections d'avant-guerre, l'homme au couteau entre les dents ?

ADRESSE À HOLLANDE

Osons ce verdict : dans le passé, la gauche perdit légalement des épreuves qu'elle gagnait intellectuellement. Cette fois, la gauche a gagné légalement une élection qu'elle a perdue intellectuellement.
Le premier tour, déjà, nous disait tout : le candidat de droite, déglingué par son psychisme, a certes été limogé, mais les droites l'avaient emporté (plus de 46% contre moins de 44%). En fonction de quoi, un candidat de gauche a gagné alors que les gauches avaient perdu.



La catastrophe du 6 mai 2012, par Jean-François Kahn, 150 p, Plon
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Re: droites extremes

Message  Invité le Mer 6 Juin - 19:41


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Re: droites extremes

Message  ivo le Mar 19 Juin - 8:28

Rapports UMP et FN : le jeu du "je t'aime moi non plus"
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Après le virage à droite imprimé par Nicolas Sarkozy dans la campagne présidentielle, plusieurs responsables du parti d'opposition ,confrontés à l'essor du Front National, ont appuyé pendant la campagne législative sur les valeurs communes entre les deux formations. L'UMP prend-elle un risque en faisant bouger les lignes à droite ? Comment les électeurs des deux camps se situent-ils par rapport à cette stratégie ?

Morsbach est une petite commune de 2.700 habitants qui s'étire le long de la Nationale 3 dans l'est de la Moselle. Dans les deux bureaux de vote, Marine le Pen est arrivée en tête aux présidentielles, son candidat aux législatives également, avec 33% des voix au premier tour.

Morsbach est dirigé par un maire centriste, mais le Front national est en progression. Dans la circonscription, les électeurs de droite ont été mis au pied du mur. Ils ont eu à trancher dimanche entre un candidat PS et Front National.

Dans son jardin, Denis – gaulliste de toujours – ne s'interdit plus le vote FN. Il estime que les valeurs sont communes, sur la sécurité et l'immigration notamment.

Les électeurs FN sont ils prêt à revenir dans le camp UMP ?

Patrick a 57 ans. Il est artisan et est un déçu du chiraquisme. Depuis 2002 il vote Front national. Lui aussi reconnaît un socle commun de valeur avec l'UMP, mais il ne croit plus en la capacité de la droite à les appliquer. Il dit qu'il votera FN jusqu'à ce qu'il accède au pouvoir, sourd aux appels du pied de l'UMP.

Patrick 20 ans a voté Nicolas Sarkozy aux deux tours des présidentielles, et Front national lors des législatives. Il est satisfait du bilan du président sortant et pourtant, il flirte avec le parti concurrent, coincé à mi-chemin.
....
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Re: droites extremes

Message  ivo le Mar 19 Juin - 9:28

JT : Marion Le Pen fait son baptême du feu
http://www.europe1.fr/Politique/JT-Marion-Le-Pen-fait-son-bapteme-du-feu-1135141/
Marion Maréchal-Le Pen a eu droit à son premier JT, lundi soir.

Elue dimanche, Marion Maréchal-Le Pen a déjà eu droit à son 20 heures, lundi soir. Sur France 2, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, 22 ans et plus jeune députée de l'Assemblée, a expliqué qu'elle ferait entendre sa voix à au Palais Bourbon sur le thème du pouvoir d'achat. Notamment en défendant une augmentation de 200 euros par mois des petits salaires.

"Le pouvoir d'achat avant toute chose"

"Nous allons avant toute chose nous prononcer sur le pouvoir d'achat, parce que c'est une préoccupation première des Français", a assuré la jeune femme, en duplex de sa circonscription du Vaucluse, avant d'ajouter : "Nous avons une mesure phare dans ce domaine qui est l'augmentation de 200 euros de tous les salaires, jusqu'à 1.500 euros, par la prise en charge des cotisations salariales par l'Etat".

"Nous sommes des personnes normales"

A l'aise, mais encore un peu gauche devant les caméras, Marion Le Pen a ensuite affirmé qu'elle poursuivra ses études de droit "pour ne pas être de ces élus déconnectés de la réalité".

Enfin, aspirant à poursuivre la dédiabolisation du parti d'extrême droite, elle a assuré : "Nous sommes des personnes normales, j'irai dans le sens de la recomposition à droite dont le FN sera le moteur, notamment dans le Vaucluse".


Droite populaire : après les œillades, la débandade
http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/18/droite-populaire-apres-les-oeillades-la-debandade_827233?google_editors_picks=true
Les candidats UMP qui ont le plus dragué le FN se sont pris une veste.

Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN
Une raclée. Sur la quarantaine de membres de la Droite Populaire candidats à leur réélection lors du scrutin législatif, seuls 19 ont passé le cap. 21 de chute pour l'aile droitière de l'UMP. Si Christian Vanneste, exclu de son parti pour des propos homophobes, a été éjecté dès le premier tour, Eric Raoult, Brigitte Barèges et Richard Mallié font, eux, partie des battus du deuxième tour. Seules figures médiatiques à s’en sortir, Lionnel Luca avait assuré sa réélection dès le premier tour dans la 6e des Alpes-Martimes, tandis que l'ancien ministre Thierry Mariani l’a emporté dans la nouvelle et confortable 11e circonscription des Français de l'étranger. Pendant que son ancienne circonscription tombait dans l'escarcelle de son rival Jacques Bompard, le maire d'extrême droite d'Orange (Vaucluse).

Parmi les députés Droite populaire, le cas de Jean-Paul Garraud (Gironde) a suscité une forte polémique pendant la campagne. Et provoqué la colère du maire de Bordeaux, Alain Juppé, l'élu s'étant interrogé durant l’entre-deux tours sur «la pertinence du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN», allant même jusqu'à évoquer un «certain nombre de convictions communes» avec l’extrême droite. Malgré cette danse du ventre explicite, Garraud a été battu (45,4%) par son rival socialiste, tout comme Maryse Joissains-Masini dans les Bouches-du-Rhône, elle qui avait aussi multiplié les clins d'œil au Front national. Battue aussi, Brigitte Barèges, qui déclarait la semaine dernière que l'élection de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale la ravirait.

Faiblesse électorale

De fait, les sortants UMP les plus motivés à draguer le FN et ses électeurs ont souvent pris cette stratégie en pleine figure. Comme si leurs appels du pied avaient d'abord été jugés comme une preuve de leur faiblesse électorale. Visant ouvertement un éclatement de l'UMP, Marine Le Pen a pris un malin plaisir à s'engouffrer dans cette brèche en les laissant en plan et parfois en les faisant battre. Quitte à appeler ouvertement à voter contre un candidat UMP, même quand celui-ci affrontait un PS en duel au deuxième tour.

C'est cette situation qu'a vécue Nadine Morano, non membre de la Droite populaire, et qui lui a coûté sa réélection en Meurthe-et-Moselle. L'ancienne ministre de l'Apprentissage n'avait pourtant pas ménagé sa peine, assurant durant l'entre-deux tours son accord avec le FN «sur la lutte contre l’immigration illégale, sur l’interdiction des prières de rue, sur le respect de nos traditions et sur le patriotisme». Des valeurs communes qu'elle était allée jusqu'à agiter dans l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, selon elle «un support comme un autre». A l'inverse, Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand, pourtant en bonne place sur la «liste noire» des candidats à battre établie par Marine Le Pen, ont dénoncé le jeu du FN et, surtout, réussi à mobiliser leur camp. Une stratégie fidèle avec le «ni FN, ni front républicain» prôné pendant la campagne par la direction de l'UMP. NKM et Bertrand ont sauvé leur siège, de justesse. Et se retrouvent en position de force pour contraindre l'UMP à éviter tout flirt avec l'extrême droite.

À LIRE AUSSI
L’UMP se brûle les ailes sur le Front national


La brèche ouverte par l'extrême-droite
http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2012/06/19/La-breche-ouverte-par-l-extreme-droite


Maréchal, la voilà. On s'en amuse depuis dimanche soir et Marion Maréchal-Le Pen subira, un moment sans doute, cette plaisanterie de chansonniers. Élue dans le Vaucluse dimanche, sur la très symbolique circonscription de Carpentras, la petite fille de Jean-Marie Le Pen, jeune femme mince et effacée jusqu'à la transparence, additionne des exceptions qui manifestement la dépassent.

35 députés en 1986

Benjamine de cette législature, comme le fut son ascendant voici près de soixante ans, elle est aussi, à 22 ans, la plus jeune députée dans l'histoire parlementaire de la Ve République.
A ces titres un peu encombrants s'ajoute une exclusivité, puisque Marion Maréchal est, à ce jour, la seule des trois élus nationalistes, encartée au FN. Ni Jacques Bompard, son voisin d'Orange, ni Gilbert Collard, frontalier du Gard, n'appartiennent à la formation lepéniste. Le premier en fut un cacique (et un élu) de premier rang jusqu'en 2005, date d'une brouille avec le patriarche. Le second, (au parcours politique imprévisible) a fait campagne sous les couleurs (un peu monochromes) du « Rassemblement Bleu Marine » sans être adhérent du FN, dont il voudrait changer le nom.
Ce sont des nuances et presque des points de détail. Il était évident dès dimanche soir, au fil des commentaires apportés par les responsables frontistes, que ces trois nouveaux députés allaient porter les espoirs du parti d'extrême droite. Et incarner sa revanche sur un système politique bipolaire jugé sclérosé et un mode de scrutin l'ayant longtemps éloigné de l'hémicycle. Renvoyant au score « mariniste » de la dernière présidentielle (19 %), Laurent Fabius lui-même admettait, dimanche en soirée, la nécessité d'une correction dans la représentation de ce courant d'opinion à l'Assemblée.

>> A Lire : des députés, ça changerait quoi pour le FN ?

L'introduction du scrutin proportionnel en 1986, à la suite d'une promesse de François Mitterrand avait fait entrer d'un coup, et avec grand émoi, 35 parlementaires lepénistes, constituant un groupe sans difficultés. Avec le retour au scrutin majoritaire, seuls Yann Piat en 1988 puis Jean-Marie Le Chevallier en 1997 (invalidé l'année suivante) avaient prolongé la présence frontiste au palais Bourbon.
Deux élus cette fois, trois au mieux, c'est peu sans doute soulignait dimanche Marine Le Pen. Battue à quelques dizaines de voix près, la chef de file utilisera le parti comme caisse de résonance à « la résistance au système UMPS » engagée par ses députés. D'ores et déjà elle spécule sur l'implosion de l'UMP ficelée par l'idéologie du « ni - ni » excluant toute alliance à l'extrême droite comme à gauche. Des accords locaux et ponctuels lors de ces législatives ont ouvert des passerelles. Et François Hollande s'était engagé à rétablir une dose de proportionnelle…

ça va etre trop bon 2017 ....
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Re: droites extremes

Message  ivo le Jeu 20 Sep - 8:39

Cantines scolaires : Marine Le Pen dit-elle vrai sur la viande halal ?
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En pleine polémique sur les caricatures de Mahomet, Marine Le Pen dénonce, sur France 2, "les reculades" des gouvernements successifs face aux chefs religieux de l'islam. Parmi les exemples qu'elle donne, il y a les cantines scolaires : "D'abord on a commencé par enlever le porc, et puis maintenant on oblige les écoles à servir du halal", selon Marine Le Pen. Vrai ou faux ?

C'est faux !

Il y a encore du porc dans les cantines. Et tous les parents peuvent le constater en jetant un œil sur les menus affichés dans les écoles de leurs enfants.
Quant à l'obligation qui serait faite aux cantines scolaires de servir de la viande halal, c'est tout aussi faux. "Rien ne pourrait obliger à servir du halal ou du casher. Pas plus qu'il n'y a d'obligation à servir du poisson le vendredi"
, explique Jean-Jacques Hazan, président de la fédération de parents FCPE.

Dans une circulaire adressée en août 2011 aux collectivités territoriales, responsables de la restauration scolaire, le ministère de l'Intérieur (également chargé des cultes) rappelle la règle : "Le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers, ni une obligation pour les collectivités".

Traçabilité hygiène et traçabilité religieuse

Les collectivités qui pourraient être tentées de passer à la viande 100 % halal seraient bien en mal de le faire. Les prescriptions religieuses imposent en effet une traçabilité religieuse, alors que les responsables de restauration scolaire doivent fournir une traçabilité hygiène complète, "de la fourche à l'assiette", explique Jean-Jacques Hazan, qui est également directeur de la restauration scolaire dans le XIIe arrondissement de Paris. Or ces deux exigences sont le plus souvent incompatibles.
Sur son secteur, les cantines servent chaque jour plus de 9.000 repas, ce qui représente une tonne de viande travaillée chaque matin. Sur de telles quantités, "ce qui est suggéré comme étant déjà fait par Marine Le Pen est pure lubie", affirme Jean-Jacques Hazan.

Tables musulmanes

Mais face à la demande croissante, depuis une dizaine d'années, de repas spécifiques, de plus en plus de cantines scolaires proposent des plateaux de substitution quand il y a du porc au menu : un plat principal végétarien, à base de poisson, voire de viande halal.

A Strasbourg, le menu halal est même l'un des quatre menus proposés aux familles dès la rentrée, depuis une quinzaine d'années Proposé mais pas imposé. Et les personnels des cantines n'ont pas eu à gérer de tensions particulières : il n'y a pas les tables musulmanes et les autres. Cette initiative a surtout permis d'accueillir à la cantine des enfants qui, jusqu'alors, en étaient privés par leurs familles. Tout en respectant à la lettre la laïcité.

Les cantines seraient obligées de servir de la viande halal : la phrase de Marine Le Pen sur France 2

>>>>
http://www.franceinfo.fr/document-circulaire-du-ministere-de-l-interieur-sur-les-principes-de-laicite-en-mati
http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2012/09/19/743423/pdf/fichier/circulaire-laicite-cantine-1107.pdf
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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 21 Sep - 13:37

Marine Le Pen veut interdire le voile et la kippa dans la rue
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Au nom de la laïcité, le présidente du Front national prônait déjà, dans son programme présidentiel, l'interdiction de tout signe religieux ostentatoire. Elle le redit aujourd'hui, dans un entretien au Monde. "Tout ce qui divise est maladroit", a rapidement réagi François Hollande.

Quand le journal Le Monde donne la parole à Marine Le Pen, cela donne une interview-fleuve. Où la présidente du Front national livre sa version de la laïcité. Et comme il est beaucoup question en ce moment de manifestations islamistes, Marine Le pen en profite pour rappeler son souhait d'interdire le voile islamique dans "les magasins, les transports, la rue". "Le voile est interdit. C'est clair. On est capable de faire la différence entre un voile religieux et un voile qui ne l'est pas. Il est évident que si l'on supprime le voile, on supprime la kippa dans l'espace public."

Interrogée sur le caractère liberticide d'une telle idée, Marine Le Pen botte en touche : "ça dépend de ce que vous considérez comme la liberté. On vous interdit de vous balader nu dans la rue... C'est liberticide ?"

En fait, elle redit ce qu'elle prônait dans son programme présidentiel : l'interdiction "du port du voile ou de tout autre signe religieux ostentatoire".

Plus généralement, elle se prononce à nouveau pour "une application stricte de la loi de 1905" sur la laïcité : "plus de financement, direct ou indirect, des mosquées. Plus de financement étranger. Sauf réciprocité."

"Tout ce qui déchire, oppose, divise est maladroit, et donc nous devons appliquer les règles ; les seules règles que nous connaissons ce sont les règles de la République et de la laïcité", a rapidement réagi François Hollande.

François Hollande : "La laïcité, seule règle à appliquer en matière de vie commune"
commentaire:
Je serais curieux de savoir ce qu'elle pense des bures des moines, des habits des dominicains, des cols romains voire des soutanes de certains prêtres…


ok donc interdisons TOUTES ces putains de croix qu'il y a partout.
et les religieuses curés etc dans la rue sauf en jean.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 21 Sep - 19:32

Le Pen, le voile et la kippa : indignation générale
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Mission accomplie pour Marine Le Pen : ses déclarations sur l'interdiction du voile et de la kippa dans la rue sont abondamment commentées. Et condamnées par la classe politique et confessionnelle.

"Le voile est interdit. C'est clair. On est capable de faire la différence entre un voile religieux et un voile qui ne l'est pas. Il est évident que si l'on supprime le voile, on supprime la kippa dans l'espace public." Ces quelques mots, sans doute volontairement provocateurs, ont fait mouche. A la veille de l'université d'été du Front national, Marine Le Pen suscite le débat. Et la polémique.

"Tout ce qui déchire, opppose, divise, est maladroit", a rapidement réagi François Hollande, en pleine tentative pour prendre de la hauteur. L'attaque ad hominem, elle, est venue du ministre de l'Education, Vincent Peillon : "Tous ces amalgames, ces imprécisions, font le lit de l'obscurantisme et de la haine. Marine Le Pen est la première des intégristes."

Le ton est plus mesuré à droite. Mais tout aussi ferme. "Elle montre qu'elle n'a rien compris à la laïcité", tranche Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP. "La laïcité n'est pas l'éradication de toutes expressions religieuses dans la société."

La laïcité n'est pas la négation des religions, estime Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP

La kippa, nouvelle cible du FN ?

C'est un peu la "nouveauté" du discours lepéniste : mettre au même niveau voile islamique et kippa juive. Du coup, les associations juives n'ont pas tardé à monter, elles aussi, au créneau.

"Rappelons que la laïcité a pour esprit de protéger la liberté de culte et non de la restreindre comme veut le faire croire Marine Le Pen", précise le président de l'Union des étudiants juifs de France, Jonathan Hayoun.

Et le président du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, d'enchaîner : "Cela fait partie de ces déclarations qui, sous prétexte de lutter contre les débordements, augmentent encore les conflits à l'intérieur du pays", estime Richard Prasquier.

"Ceux qui appellent aujourd'hui à interdire le voile et la kippa dans l'espace public aspirent à instaurer un régime totalitaire en France", tranche le Conseil français du culte musulman.

Et le Conseil de rappeler très opportunément que, lors des débats sur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, certains députés avaient réclamé l'interdiction du port de la soutane dans l'espace public. Aristide Briand avait alors répliqué que quand on instaurait un régime de liberté, la soutane devenait un vêtement comme les autres...
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Re: droites extremes

Message  ivo le Sam 22 Sep - 10:29

"Le conspirationnisme est au coeur de la réacosphère"
Interview de Yannick Cahuzac, chercheur et spécialiste de l'extrême-droite sur internet, sur la galaxie du web identitaire.

Dans son dossier consacré aux néo-réacs, le "Nouvel Observateur" s'est penché sur l'écho de l'affaire Millet, du nom de l'auteur d'"Eloge littéraire d'Anders Breivik" dans la "réacosphère". Yannick Cahuzac, sociologue et spécialiste de l'extrême droite sur internet, décrypte les ressorts de la galaxie du web identitaire.
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http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120921.OBS3170/reacosphere-le-conspirationnisme-est-au-coeur-de-la-dynamique.html
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INFOGRAPHIE. La galaxie des néo-réacs
http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120920.OBS3072/infographie-la-galaxie-des-nouveaux-fachos.html
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Re: droites extremes

Message  ivo le Sam 22 Sep - 10:34

Marine Le Pen : "Je mets à la porte tous les intégristes étrangers"
Après une longue pause estivale, Marine Le Pen fait sa rentrée à l'occasion de l'université d'été du Front national, qui se déroule à La Baule, les 22 et 23 septembre. Dans un entretien exclusif au Monde, la présidente du FN utilise les événements récents dans le monde musulman et les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo (lire en édition abonnés) pour faire le procès en laxisme des gouvernements qui se sont succédé en France. Elle dresse un bilan sévère des premiers mois de François Hollande.
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http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/21/marine-le-pen-je-mets-a-la-porte-tous-les-integristes-etrangers_1763542_823448.html?google_editors_picks=true

Pour Mélanie, jeune militante, le FN est «une digue républicaine»
A la veille de l'université de rentrée du Front national, le témoignage d'une frontiste francilienne de 28 ans.
http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/21/pour-melanie-jeune-militante-le-fn-est-une-digue-republicaine_847943?google_editors_picks=true
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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 23 Sep - 9:56

A La Baule, les mots très durs de Jean-Marie Le Pen contre l'immigration
Devant une salle comble de près de mille personnes, et sous le regard de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen n'a rien dit de neuf sur le sujet. Mais les mots choisis, eux, étaient extrêmement durs. " Deux cents millions de musulmans à nos portes, au sud de la Mediterranée, c'est une menace sérieuse ", a notamment affirmé le président d'honneur du FN qui a fait son entrée sur scène au son du Chant des esclaves de Verdi.
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http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/22/a-la-baule-les-mots-tres-durs-de-jean-marie-le-pen-contre-l-immigration_1764180_823448.html?google_editors_picks=true
commentaire
Si le Fn et accessoirement Le Monde ressortent le vieux, c'est que Marine a du jeu dans la partie de poker qui est engagée. Et il ne faut pas croire que les évènements passés le soufflé va retomber car le FN va continuer son travail de terrain dans toutes les couches de la société. Et les discours d'appel au calme ne feront rien contre cette "armée de l'ombre" qui à la conviction que le pays est en guerre. Enfin ce que j'en dis c'est juste pour causer. c'est comme vous voulez.

Jean-Marie Le Pen: «Les musulmans sont une menace sérieuse»
Pas question de mollir sur les fondamentaux frontistes. Après les déclarations de Marine Le Pen sur l’interdiction du voile et de la kippa dans la rue, Jean-Marie Le Pen a cloturé, samedi la première journée de cette université d'été à la Baule avec une conférence sur l’immigration. Devant près d’un millier de sympathisants et de cadres frontistes, très longuement acclamé à son arrivée sur scène, le président d’honneur du Front National s’est livré pendant près d’une heure à une dénonciation de l’immigration particulièrement dure, la rendant responsable de toutes les crises subies par la société française.
>>>
http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/22/a-la-baule-les-le-pen-jouent-la-fermete_848169?google_editors_picks=true

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Re: droites extremes

Message  ivo le Lun 24 Sep - 9:16

Paul-Marie Couteaux se prononce pour une "préférence chrétienne"
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/23/paul-marie-couteaux-se-prononce-pour-une-preference-chretienne_1764216_823448.html
Allié du Front national, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux a mis en garde dimanche 23 septembre contre "le piège" de la laïcité et s'est déclaré pour "la préférence chrétienne", lors de l'université d'été du FN. "Il ne faut pas considérer la laïcité comme une 'théologie', sinon tôt ou tard, on se prend les pieds dans le tapis", a-t-il lancé lors d'un débat sur "les valeurs", deux jours après le tollé général provoqué par Marine Le Pen, qui s'est déclarée favorable à l'interdiction du voile musulman et de la kippa juive, y compris dans "la rue".

"Certes Marine (Le Pen) a fort bien fait de mettre les choses au point pour l'espace public", a convenu M. Coûteaux, mais "je suis vraiment pour la préférence chrétienne". Et "j'ajouterais (...) la tradition juive", mais "je ne mettrais pas sur un même pied d'égalité la tradition musulmane", a-t-il déclaré, sous des applaudissements nourris.

"La laïcité peut être aussi un piège, car si nous fondons l'ensemble de la société sur la laïcité, à ce moment-là nous faisons le jeu de tous ceux qui veulent détacher les hommes de la foi", et "à ce moment-là nous faisons l'affaire du fric", a conclu M. Coûteaux.

"TRÈS CATHOS"

Ancien député européen, il a fondé début 2012 un petit parti, le Siel (Souveraineté, indépendance et libertés), qui s'est allié au FN pour les législatives. "Nous sommes très 'cathos' et la laïcité à toute berzingue, ça ne nous plaît pas trop", avait confié samedi soir à quelques journalistes un dirigeant du Siel, sous couvert d'anonymat, qualifiant aussi la sortie de Marine Le Pen sur la kippa de "très inattendue".
Avant ce débat sur les "valeurs", la tribune était réservée à la vice-présidente du FN chargée des questions sociales, Marie-Christine Arnautu. La dirigeante est apparue au pupitre avec une croix catholique bien visible autour du cou.

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Re: droites extremes

Message  Invité le Lun 24 Sep - 17:42


Manif: Après les islamistes à la Concorde, les fascistes lyonnais débarquent à Paris
La préfecture de police autorisera-t-elle le défilé des Jeunesses Nationalistes samedi 29 septembre ?

News Après l’interdiction des manifs islamistes, les Jeunesses Nationalistes vont-ils défiler samedi prochain à Paris au slogan «d'Islam hors d'Europe» ? La préfecture pourrait autoriser le rassemblement du mouvement qui pèse le plus, à droite du FN.
manif-apres-les-islamistes-a-la-concorde-les-fascistes-lyonnais-debarquent-a-paris
Bientôt à Paris ?

Attention ! Ecartez femmes voilées et messieurs à kippa : Les néo-fascistes lyonnais débarquent à Paris. Samedi 29 septembre, le groupuscule « nationaliste » et « anti-judaïque », les Jeunesses Nationalistes, organise une manifestation en plein coeur de Paris avec pour mot d’ordre : « Rester maître chez nous. »

Joint par StreetPress, leur leader Alexandre Gabriac prévient qu’un des slogans du cortège sera « Islam hors d’Europe » – parmi les classiques « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » ou encore « La rue, la France, nous appartient. » Il se dit même que l’écrivain antisémite Hervé Ryssen serait de la partie !

Alors que partout en France les manifestations organisées contre le film « anti-islam » Innocence of muslims ont été interdites, les islamophobes antisémites des Jeunesses Nationalistes auront-ils le droit de défiler à Paris ? La préfecture de police de Paris pourrait, elle, bien autoriser la manifestation du samedi 29 septembre.

Provoc’ Le rendez-vous est donné à 14h00 place de la République, pour une arrivée en fin d’après-midi à Saint-Michel. « Mais je ne peux pas vous donner l’itinéraire exact », explique Alexandre Gabriac , bientôt 22 ans. Avant de se justifier : « C’est pour des questions de sécurité et éviter qu’on ait des désagréments sur le parcours. »

En attendant, le boss des Jeunesses Nationalistes livre quelques indices : le cortège traversera « des quartiers symboliques pour réaffirmer qu’on est maîtres chez nous. » Comprendre des quartiers où vivent « des allogènes » (les immigrés, ndlr). De la provocation ? « Nous voulons montrer qu’il y a des Français non-reniés qui ne veulent plus être considérés comme étrangers sur leur propre sol. »

Autorisation Jointe par StreetPress, la préfecture de police de Paris confirme qu’une déclaration de demande de manifestation a bien été déposée par les Jeunesses Nationalistes au début du mois de septembre. Celle-ci est en cours d’examen et devrait être acceptée si le préfet estime qu’il n’y a pas de « risques de troubles à l’ordre public. » Une possibilité à envisager, d’autant plus qu’aucune contre-manifestation n’a été annoncée par les groupuscules antifascistes.

Alexandre Gabriac se dit d’ailleurs optimiste pour la tenue du défilé : « On a eu un appel de la préfecture qui nous a dit que pour le moment il n’y avait pas de problèmes. » L’ancien cadre du Front National de la Jeunesse rappelle aussi que deux manifestations de l’extrême droite radicale s’étaient tenues à Paris au printemps dernier, « en plein centre-ville, dans des zones touristiques, sans que cela pose problème. » « Logiquement, celle de samedi devrait pouvoir passer. »


Au centre Alexandre Gabriac, avec les gentlemen fascistes du Gud

Gabriac : « L’engouement est vraiment très important en ce moment. On sent que ça pousse ! »

Dynamique C’est la première fois que les Jeunesses Nationalistes organisent une manifestation à Paris. Créé en octobre 2011, le tout jeune groupuscule était jusqu’à présent actif dans son bastion de Lyon où deux manifestations et plusieurs actions « coups de poing » ont déjà été organisés.

Joint par StreetPress, le chercheur à l’Iris et spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus estime que les Jeunesses Nationalistes sont déjà « le courant largement le plus dynamique et inquiétant à la droite du FN. » « Et aujourd’hui ils ont la masse nécessaire pour s’agrandir, hors de leur base lyonnaise. »

La manifestation du samedi 29 septembre a donc pour objectif « de confirmer le développement national » du groupuscule et « de leur permettre de se compter à Paris », comme l’explique à StreetPress Yvan Benedetti , ancien bras droit de Bruno Gollnsich et mentor des Jeunesses Nationalistes. Alexandre Gabriac attend, lui, entre 400 et 1.000 manifestants à Paris, jugeant que « l’engouement est vraiment très important en ce moment. » « On sent que ça pousse ! » Dans la capitale, le groupuscule vient d’ailleurs de créer une section qui vivra son baptême du feu.



Alexandre Gabriac et son mentor Yvan Benedetti

Appel à tous les nationalistes Parmi les stars du cortège, il devrait y avoir Hervé Ryssen, écrivain antisémite que StreetPress vous avait présenté ici . Ryssen, qui se revendique « anti-juif, antisémite et anti-judaïque », est un proche de l’Oeuvre Française , mouvement pétainiste dirigé par Yvan Benedetti et matrice des Jeunesses Nationalistes – le même Benedetti qui confie à StreetPress que « la religion shoiste (de Shoah, ndlr) constitue le fondement du système occidental. »

Pour Jean-Yves Camus, les Jeunesses Nationalistes et l’Oeuvre Française veulent « réunir la famille de l’extrême droite radicale sur la base de l’antisémitisme et de l’obsession complotiste. » Le chercheur continue : « Depuis 2012 et la crise au Bloc Identitaire , un espace s’est libéré à la droite du FN et c’est cet espace qu’est en train de conquérir Yvan Benedetti via les Jeunesses Nationalistes. »

Benedetti et Gabriac lançent d’ailleurs pour samedi « un appel à l’union de tous les nationalistes » autour de leur manif pour fédérer la mouvance. Un appel qui pourrait aussi faire plouf puisque que la manifestation n’est que très peu relayée – rien chez les identitaires, ni chez les nationaux-révolutionnaires de Troisième Voie , les deux autres principaux groupuscules de la droite radicale.

Benedetti a d’ailleurs des mots durs à l’encontre de ses meilleurs concurrents :

« Le Bloc Identitaire ce ne sont pas nationalistes. C’est un clivage qui fait que ni eux, ni nous, ne pouvons travailler ensemble. Quant à Troisième Voie où est leur conscience raciale ? »

StreetPress : La conscience raciale, M. Benedetti ?

« Oui. La conscience de faire partie d’une civilisation développée sur un continent européen qui abrite depuis toujours une ethnie et un peuple : la race blanche »

« La religion shoiste constitue le fondement du système occidental. »

Opération coup de poing La dernière fois que les Jeunesses Nationalistes avaient organisé une manifestation, c’était à Lyon le 23 juin et elle avait finalement été interdite par la préfecture devant la pression des Verts et d’autres mouvements de gauche . Quelques jours plus tard pour protester contre la décision, on retrouvait Alexandre Gabriac perché sur un toit de la gare Part-Dieu avec une banderole où était inscrite: « Interdictions, rafles, stop ! Maîtres chez nous ! » Le GIPN avait été mobilisé pour déloger le spiderman fasciste qui depuis peut fanfaronner à foison en montrant les super photos de son arrestation .

« Ils ont le goût des manifestations victimes de la répression d’état. C’est pour ça qu’il ne faut surtout pas interdire ce genre de manifestation », insiste Jean-Yves Camus. Pourtant, comment autoriser une manifestation ouvertement raciste et anti-républicaine dans les rues de Paris, après avoir interdit celle des islamistes ? Alexandre Gabriac estime lui avoir pris toutes les précautions pour que la manif soit autorisée. « La dernière fois à Lyon, ils avaient sorti l’argument de ma condamnation pour interdire la manif. Cette fois-ci ce n’est pas moi qui l’ai déposée en préfecture.»

Et dans le pire des cas, il assure avoir déjà un plan B :

« On a déjà réfléchi à des rassemblements sauvages, des actions coup de poing type occupation d’un toit ou d’un bâtiment symbolique si la manifestation est interdite. La Révolution on ne la déposera pas en préfecture. »

Source : http://www.streetpress.com/sujet/53908-manif-apres-les-islamistes-a-la-concorde-les-fascistes-lyonnais-debarquent-a-paris

Pour l'instant aucune contre-manif n'est prévue...

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