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droites extremes

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Re: droites extremes

Message  ivo le Mar 22 Fév - 18:48

ce post ira bien ici car il montre à quel point certains milieux se font contaminer par la moisissure fasciste et combien certains sont perdus face à l'inexistence de la gauche ...


Il militait en même temps à la CGT et au FN
FRANCE INFO - 16:16
Vingt-sept adhérents CGT de la mairie de Nilvange, en Moselle, ont été suspendus hier par leur centrale syndicale. En cause : la décision de leur secrétaire de déposer sa candidature pour les élections cantonales sous la bannière du Front National. Fabien Engelmann assure que les cas comme lui sont nombreux et feront bientôt leur "coming out".
C’est dans un article de presse que la CGT de Moselle a découvert le changement d’étiquette de son responsable local, Fabien Engelmann. Sa section CGT compte 26 agents territoriaux syndiqués au sein des services municipaux de Nilvange, une commune du bassin sidérurgique.

La très grosse majorité d’entre eux ont refusé de se désolidariser de leur leader. La CGT indique pourtant qu’ils seront invités à se réunir autour d’un nouveau secrétaire, faute de quoi la section sera dissoute.

Fabien Engelmann, lui, estime que son statut de candidat FN n’est pas incompatible avec le fait d’être syndicaliste CGT.
Son parcours politique est chaotique : il a commencé par militer à Lutte Ouvrière, puis a rejoint le Nouveau Parti Anticapitaliste, pour finalement le quitter en octobre dernier pour le Front National...

Fabien Engelmann estime que son statut de candidat FN n’est pas incompatible avec le fait d’être syndicaliste CGT. Il répond aux questions de Julien Pearce. (1'42")

Fabien Engelmann a annoncé cet après-midi qu’il porte plainte contre la centrale CGT de Montreuil pour "discrimination politique".
"Mon avocat, Me Gilbert Collard, va déposer la plainte jeudi au nom de la liberté d’expression et contre la police de la pensée", a précisé Fabien Engelmann, 31 ans, secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle) et candidat FN dans le canton d’Algrange (Moselle).

"Les camarades disaient qu’il faisait bien son boulot, mais l’appartenance au Front national est complètement incompatible avec le mandat de délégué CGT", a indiqué le secrétaire départemental du syndicat, Denis Pesce. "Les statuts de la CGT, qui proscrivent les thèses racistes et xénophobes, sont incompatibles avec les thèses du parti de Marine Le Pen qui accordent la priorité aux Français", a-t-il ajouté.

Et cette affaire fait réagir. Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, en campagne pour les prochaines élections professionnelles, était à Toulouse cet après-midi.

Gilbert Garel, le secrétaire général de la CGT-Cheminots était à Toulouse cet après-midi. Il ne pointe rien d’illégal, mais plutôt un gros problème philosophique. (0'40")

"Dans une, voire deux semaines, des dizaines d’adhérents de la CGT vont faire leur ’coming out’. Ce sera du ’jamais vu’ !", a indiqué Fabien Engelmann.

Clara Beaudoux, avec agences.


la où l'auteur fait preuve d'incompétence ou de naiveté c'est que ce parcours n'a rien de chaotique.
au contraire il est d'une logique imparable et qui va se généraliser...
ça fera du bien à la cgt pour des decenies de fluidité du dialogue et paix sociale à coups de millions d'€.
décidément la "gauche" française est "au moins" aussi puante que la droite.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Mer 23 Fév - 9:18

Marine Le Pen, le verrou a bel et bien sauté
FRANCE INFO - HIER, 19:29
En 2002, Jean-Marie Le Pen était le diable…. En 2012, sa fille espère bien ne plus incarner cet aspect négatif du Front National…. Marie-Eve Malouines
Marine Le Pen, le verrou a bel et bien sauté. La chronique de Marie-Eve Malouines (3'03")

Premier signe visible de cette évolution, un militant de la CGT qui entendait porter les couleurs du FN aux cantonales. Il a été suspendu de la centrale syndicale, mais Marine Le Pen entend bien en faire un symbole.
L’avocat Gilbert Collard va défendre les intérêts de ce syndicaliste. Qu’il existe une porosité entre l’électorat populaire du parti communiste et celui du Front National, cela ne constitue pas vraiment une surprise. Ce qui est plus nouveau, c’est que désormais, les électeurs du FN assument publiquement cet engagement.
Fabien Engelmann, est ce militant suspendu de la CGT. Pour lui, c’est bien Marine Le Pen, qui a réussi a opérer ce changement d’image.


"Marine Le Pen a réussi à dé-diaboliser le FN, souvent victime de caricature. Je me suis rendu compte que les militants du FN sont des gens honnêtes, corrects, qui aiment la France, et ne sont pas du tout racistes."

La dé-diabolisation, d’après Louis Aliot, le numéro 2 du FN, elle n’était due qu’à une chose, dans le discours de Jean-Marie Le Pen, un propos qu’il ne veut même pas reformuler.

"Moi j’ai toujours dit que la diabolisation était liée à un seul sujet, qui d’ailleurs n’est pas un sujet politique en soit. Le fait que Marine Le Pen ait été très claire avec toute l’histoire et notamment de la deuxième guerre mondiale fait qu’aujourd’hui les gens se reconnaissent totalement dans ce qu’elle dit."

Une circonvolution pour ne pas rappeler que Jean-Marie Le Pen avait estimé que les chambres à gaz étaient un "détail" de l’histoire de la seconde guerre mondiale.

Propos de son père que Marine Le Pen ne reprend pas du tout à son compte.


Marine Le Pen a officiellement succédé à son père, Jean-Marie Le Pen, à la tête du Front national qu'il dirigeait et incarnait depuis près de 40 ans, en remportant largement, avec plus des deux tiers des voix, la consultation interne au parti, le 16 janvier à Tours.
©REUTERS/Stephane Mahe

Elle s’était même brouillée avec son père en 2005, quand il avait tenu des propos du même relent dans Rivarol. Aujourd’hui, Marine Le Pen le dit en toutes lettres (c’était dans une interview au Point au début du mois) : "ce qui s’est passé dans les camps est le summum de la barbarie".
Elle précise : "je ne me sens aucune filiation avec ce que fut l’armée allemande". Ces quelques phrases signent la dé-diabolisation du Front National. Elles sont destinées à stopper toutes les dénonciations sur la couleur vert de gris qui flottait au sein la formation d’extrême droite. Marine Le Pen se veut d’une nouvelle génération, pour laquelle la seconde guerre mondiale appartient à une histoire révolue.

Et on le voit dans les sondages, ce re-positionnement politique profite à Marine Le Pen.

Oui, elle frôle les 20% dans les intentions de vote pour la prochaine présidentielle.
Elle ironise, et prétend profiter des erreurs de la majorité sarkozyste sur l’immigration, l’insécurité et l’Islam, mais Marine Le Pen profite tout autant de sa stratégie visant à rendre le FN plus fréquentable sous son prénom.
Pour les cantonales, le FN rêve ainsi d’une "vague bleu marine". La formule adoucit l’image du mouvement, et l’identifie à sa nouvelle patronne.


Le FN mise beaucoup sur ces cantonales, mais il ne prétend pas prendre la direction d’un département ?

Non, les cantonales présentent un tournant tactique pour le FN. Il espère se retrouver au second tour, soit face à un candidat de gauche, soit face à un candidat de droite.
La gauche a déjà appelé à voter à droite pour barrer la route à Jean-Marie Le Pen.
L’inverse est plus difficile pour la majorité. A un an de la présidentielle, l’UMP peut-elle courir le risque de braquer un électorat qu’elle souhaite reconquérir en 2012 ? Un dilemme observé avec gourmandise par Marine Le Pen et ses amis.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Jeu 24 Fév - 9:59

« Sarkozy fait du super Le Pen »
http://www.sudouest.fr/2011/02/24/sarkozy-fait-du-super-le-pen-326060-755.php

J. Colombier : « De beaux jours devant nous ». PHOTO ARCHIVES F. C.

"Il y a un refus de plus en plus marqué de la politique de ceux qui nous dirigent." Le patron du Front National en Gironde Jacques Colombier se dit très confiant pour 2012.

« Sud Ouest ». Comment le FN tourne-t-il la page Jean-Marie Le Pen qui a laissé le parti exsangue financièrement ?

Jacques Colombier. Le FN continue de vivre et de militer. Au moment des législatives, le parti s'était engagé à rembourser tous les frais de campagne des candidats qui n'auraient pas atteint le seuil nécessaire. Nous avons tenu parole et cela a provoqué un choc financier terrible. Peu de partis y auraient résisté. Nous, on vit chichement mais on est toujours là. De toute façon, ce n'est jamais le manque d'argent qui tue un parti. C'est quand il ne correspond plus à l'attente de ses concitoyens. De ce côté-là, nous avons de beaux jours devant nous. Notre situation financière nous contraint cependant à des choix. Pour ces cantonales en Gironde par exemple, nous ne présenterons que 26 candidats sur les 31 renouvelables, c'est-à-dire sur les cantons où nous avons dépassé les 7 % aux élections régionales et où nous pouvons donc espérer dépasser la barre des 5 % nécessaire pour être remboursés de ses frais de campagne. Pour ma part, je me présente à Pauillac (http://maps.google.fr/maps?q=Pauillac&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wl) qui est un canton qui réussit plutôt au Front national et où on retrouve tous les symptômes que nous dénonçons depuis des années : l'immigration, l'insécurité, le chômage, l'enclavement… Les violences physiques ont augmenté de 35 % et ce n'est pas nous qui le disons mais le sous-préfet lui-même. (...)

Comment le FN aborde-t-il ces élections, les premières de l'ère Marine Le Pen ?

Nos analyses sont de plus en plus partagées par des Français qui en ont vraiment ras-le-bol des promesses non tenues et de l'état du pays. Il y a un refus de plus en plus marqué de la politique de ceux qui nous dirigent. Croyez-vous qu'on puisse offrir aux Français le choix entre un Strauss-Kahn qui minaude du haut de sa sphère libérale et dorée et un Sarkozy qui s'agite avec une petite cuiller pour écoper une baignoire qui se remplit à grands jets ?

Comment le FN peut-il affirmer son unité après son dernier congrès ?

Au contraire, on nous prédisait je ne sais quelle guerre. Les militants ont tranché dans le calme, comme des gens qui comprennent que vu l'état désastreux du pays, on n'a pas le droit de se livrer à des petites chamailleries politiciennes. Il y a eu des petites phrases mais qui sont davantage venues des entourages que des candidats eux-mêmes et qui sont de toute façon inhérentes à toute compétition. Avez-vous constaté des départs massifs ou une scission interne ? Franchement, le FN fait davantage preuve d'unité que l'UMP ou le PS. Ce qui explique aussi que la vague qui porte le FN monte jour après jour. Je me méfie des sondages mais ils traduisent quand même un fait politique réel et je suis persuadé que Marine Le Pen sera présente au second tour de la présidentielle. Pour ma part, j'ai soutenu activement Bruno Gollnisch mais Marine Le Pen m'a maintenu sa confiance en me reconduisant au bureau politique et j'ai été réélu secrétaire départemental par les militants. Je n'ai pas d'état d'âme.

Le FN a vécu calmement son congrès. À mes yeux, c'est l'UMP qui s'affole, voyez comment Marine Le Pen est devenue la cible prioritaire. Regardez comment l'UMP change les règles de la partie électorale en remontant le seuil nécessaire pour être présent au deuxième tour. Encore une fois, ceux qui nous dirigent veulent casser le thermomètre plutôt que s'attaquer à la maladie.

Comment parler d'un nouveau FN alors que vous employez toujours les mêmes slogans ?

Eh oui, nous répétons depuis des années le même discours sur l'immigration, l'insécurité, l'euro qui ne protège pas nos économies, bien au contraire les plonge dans la crise, la mondialisation qui casse nos emplois et nos services publics mais les faits et surtout les Français nous donnent de plus en plus raison. Ce qui change au FN, c'est que nous enregistrons de plus en plus d'adhésions de jeunes militants qui veulent s'impliquer.

Comment jugez-vous le débat sur l'islam que veut lancer Nicolas Sarkozy ?

La politique d'immigration sera sans doute la principale cause de l'échec et de la défaite de Sarkozy en 2012. Aujourd'hui, il a beau vouloir faire du super Le Pen, les Français ne s'y trompent plus. Sur l'immigration, c'est le FN qui a une légitimité certaine pour parler et pour être pris au sérieux par les Français. Le gouvernement a perdu la première manche avec le débat sur l'identité nationale. Et si le FN n'avait pas été là, le débat sur l'identité et le débat qu'on nous annonce sur l'islam n'auraient jamais vu le jour.


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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 25 Fév - 20:18

Marine Le Pen, une nouvelle Marianne ?
http://www.lepoint.fr/debats/marine-le-pen-une-nouvelle-marianne-21-02-2011-1297834_34.php
L'UMP annonce un débat sur la compatibilité entre la laïcité et l'exercice des cultes en France. "L'erreur serait de ne pas traiter le sujet", dit Jean-François Copé. Le FN l'a fait.

"La droite dite parlementaire s'est fait littéralement confisquer le vrai discours sur la laïcité" : berdepas traduit le sentiment dominant dans les commentaires. "Cette grande conquête de la République, cette 'libération des consciences' qu'a été la loi de 1905 organisant la séparation des Églises et de l'État", on ne voit pas très bien pourquoi elle serait remise en cause ou "amendée", comme le suggérait Benoist Apparu, secrétaire d'État.

Beaucoup d'internautes ne se reconnaissent plus dans les partis traditionnels, qu'ils jugent plus intéressés par leur futur résultat aux élections que par la résolution des problèmes de fond, dont le culte islamique fait partie : "Tout ce beau monde a été laxiste afin d'assurer des vues électoralistes" (MalaJaurès). Et jpc marque déposée de renchérir : "Pour l'instant, le seul objectif de nos hommes politiques - de droite comme de gauche - est de faire plaisir à tout le monde." C'est ça, le "manque d'autorité" et le "clientélisme".

Pourtant, la question d'un éventuel aménagement entre la laïcité et le culte des musulmans préoccupe. Elle est récupérée par un Front national débarrassé de l'image fascisante qu'on lui voyait souvent lors des années Jean-Marie Le Pen. Une majorité de commentateurs se montrent réceptifs au message délivré par la présidente du FN, même quand ils ne se revendiquent pas du parti. Le sentiment dominant est alors : "Le FN n'est probablement pas la solution, mais il pose bien le problème." (barrabas). Marine Le Pen apparaît comme une garante des valeurs républicaines dont les positions "nettes, claires, précises, sans aucune ambivalence" (Septik 1er), "parfaitement claires et laïques" (pierrehu), tranchent avec les propos d'un président de la République en bout de course qui ferait "de l'enfumage et du populisme" (Macampagne).

C'est ainsi que "face à un Nicolas Sarkozy qui s'échine à penser qu'il lui faut récupérer les voix FN en mettant en oeuvre une stratégie, reconnue maintenant comme celle du bobard, il suffit à Marine Le Pen de recaler le discours que Nicolas Sarkozy aurait dû prononcer." (Emile). Cosinus synthétise : "Par sa proposition, M. Apparu a sans doute reçu la consigne de fédérer les votes musulmans vers l'UMP en reniant les valeurs républicaines et laïques de la France. Il n'a fait que donner l'occasion à Marine Le Pen de recadrer les choses avec justesse. Si la gauche doit sa bêtise à son idéologie anti-identitaire, la droite doit la sienne à sa lâcheté électoraliste. Il faut reconnaître au FN d'avoir seul fait 'front' à cette démagogie destructrice dont les Français sont de plus en plus conscients."

"Enfin une patriote qui s'occupe des véritables maux de la France" (decide)

Pour beaucoup d'entre vous, il y a un gouffre entre les propos tenus par les hommes politiques, de droite comme de gauche, et la réalité de votre quotidien : "Comment expliquer que, contrairement à la réalité que tous les citoyens constatent jour après jour sans volonté de nuire, ni préjugés racistes, par le simple bon sens, une chape de discours officiels fait se demander à chacun d'eux s'il n'a pas la berlue, s'il ne juge pas les choses de mauvaise foi ?" (Clement71) Le discours de Marine Le Pen, lui, vous semble souvent autrement plus cohérent : "C'est la première fois que je lis, de la part d'une personnalité politique, un raisonnement juste sur la situation de la religion en France, spécialement de l'islam" (ClauZ). Vous sentez les valeurs républicaines péricliter dangereusement, à l'instar de Transall : "Le drapeau est insulté, personne ne bouge ; la Marseillaise est sifflée, le président ne dit pas un mot ; nos valeurs sont bafouées tous les jours", et seule Marine Le Pen semble s'en inquiéter : "Apparemment, la seule personnalité politique qui défende aujourd'hui les valeurs républicaines est Marine Le Pen. Quand je pense qu'il y a dix ans, je manifestais contre son père, je me sens un peu perdu !" (laik57).

En cause principalement, la proposition d'amender la loi 1905 vous paraît aberrante, antirépublicaine : "Je suis athée et je respecte toutes les religions, mais je refuse de payer pour les religions et le développement de ces religions. On n'a pas le droit de m'imposer de payer pour la religion, c'est anticonstitutionnel ; nous ne sommes pas une république islamique et nous n'avons pas vocation à le devenir ; chacun sa religion, chacun son chemin pour gravir la montagne de Dieu" (Pacificateur), ou même gravement régressive : "Si, en plus, il faut maintenant tenir compte des opinions de curés, d'imams ou de rabbins, c'est que nous retournons à l'obscurantisme qui a été rejeté par les Lumières" (conscience). D'une autre couleur politique, Républicain75 atteste : "Je suis de gauche et laïque, et il est clair que l'État n'a pas à aider ou favoriser le culte musulman, aider à la construction de mosquées (valable pour les collectivités) ou continuer à tolérer certains discours et écrits religieux contre la République et ses principes. Il est temps d'être ferme et de faire respecter la séparation des cultes et de l'État."

C'est que les valeurs républicaines ne sont pas un acquis, dites-vous, il faut se battre pour les préserver : "Les gens qui fustigent le FN et croient que l'islam n'est pas un danger pour la France ou pour le monde ne se souviennent sûrement pas des combats que nos ascendants ont dû mener pour se libérer du joug de la religion catholique, et comme c'est souvent le cas dans l'histoire, les peuples croient que ce qui est obtenu est acquis pour toujours, mais ce n'est pas le cas" (stileto).

Marine Le Pen serait-elle la nouvelle Marianne dans ce combat ? Les partis traditionnels, par leurs prises de position jugées injustes et liberticides quant à la place croissante de l'islam dans notre pays, semblent en tout cas offrir sur un plateau à la nouvelle figure de proue du Front national tout loisir d'incarner cette figure emblématique. Cette aura fraîchement acquise ne laisse pas mistigri18 indifférent : "Clarté dans tous les mots de Marine Le Pen qui décrit l'exacte situation. Et l'on constate que nos lois sont bafouées avec la passivité de l'État qui s'empresse d'organiser des débats, afin de donner raison à ceux qui défient la loi. On voit combien les citoyens sont désinformés, manipulés dans leur conscience." Alors qu'une image de division est associée aux autres partis politiques, le discours de Marine Le Pen rassemble des citoyens de différents horizons politiques, les fédère autour d'une valeur républicaine. "Cette femme politique dit encore une fois des vérités criantes : assez des communautés, une seule communauté indivisible : le peuple français."

Laissons à phidias la conclusion : "À nier les évidences, on favorise le vote populiste, les propos de madame Le Pen ne sont pas particulièrement choquants, ils expriment de manière habile les inquiétudes et les refus de ceux, dans la population, qui s'inquiètent d'une dérive identitaire de la France. Le principe républicain est que la loi est la même pour tous, elle est faite en fonction des intérêts du peuple, et non pour satisfaire les désirs de telle ou telle communauté. La République n'est pas un conglomérat d'ethnies, de communautés ou de religions, elle est une et indivisible."

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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 27 Fév - 10:26

Du NPA au FN, un phénomène rare?
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Un-syndicaliste-CGT-ancien-adherent-au-NPA-passe-au-FN.-Analyse-273417/
Passer en quelques temps du NPA au FN. C'est que vient de faire un ex-syndicaliste CGT en Moselle. Un tel transfert peut-il toucher de nombreuses personnes à l'extrême gauche? L'hypothèse ne résisterait pas aux faits.

Il était syndicaliste à la CGT, adhérent à Lutte Ouvrière puis au Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot; il devient candidat aux prochaines cantonales en Moselle sous l'étiquette Front national. Un transfert qui a heurté au sein de l'organisation de travailleurs. Fabien Engelmann et l'ensemble de son syndicat des agents territoriaux de la mairie de Nilvanges viennent d'être suspendus par la centrale de Montreuil parce que les "idées du FN n'ont pas leur place à la CGT", a réagi mardi le secrétaire de l'union CGT du département.

Ce passage d'un bord à l'autre de l'échiquier politique est spectaculaire, mais, pour l'intéressé, il est tout à fait naturel: "Je suis un esprit libre et considère qu'on ne doit pas mélanger le syndicalisme avec la politique partisane", a-t-il expliqué dans une interview donné à Nouvelles de France , site Internet écrit par des journalistes et des internautes "de droite, libéraux et conservateurs". Le jeune homme promet même dans cet entretien qu'il ne sera pas seul à franchir cet immense guet: "Dans une, voire deux semaines, des dizaines d'adhérents de la CGT vont faire leur 'coming out'. Comme moi, ils ont compris que le FN n'était pas le diable et que Marine Le Pen a un discours plus social qu'Olivier Besancenot."

Pour lui, c'est l'affaire de la candidate voilée du NPA aux dernières régionales qui l'a révolté et encouragé à passer d'un extrême à l'autre, a raconté au JDD.fr Pierre Cassen, fondateur du site Riposte Laïque, auquel Engelmann a collaboré et à qui il a donné une longue interview fin janvier. "La position des partis de gauche ne lui a pas paru en défense des intérêts matériels des travailleurs. Il n'aurait jamais intégré le FN de Jean-Marie Le Pen, mais par contre celui de Marine Le Pen lui parle", précise Cassen, lui-même ancien ouvrier du livre et encarté à la CGT, qui reprend sur son site des thèses proches du discours du FN.

"Le vote FN mord dans l'électorat ouvrier"
Le fondateur du site, qui avait co-organisé les "apéros saucissons pinard" et autres "apéros républicains", estime d'ailleurs que l'on ne peut plus qualifier le Front national de Marine Le Pen de parti d'extrême droite mais plutôt d'organisation "gaullo-communiste" qui parle aux ouvriers et aux travailleurs confrontés à "la réalité du voile, du repli communautariste, à des provocations comme les prières dans la rue, à l'offensive du hallal et de ce que ça signifie dans les cantines d'entreprises", lance-t-il. Les classes populaires d'ordinaire proche de la gauche seraient donc, selon Cassen, plus encline aujourd'hui à adhérer aux idées du FN. "Le vote FN mord dans l'électorat ouvrier, qui est la première victime de la mondialisation libérale, de la précarité, du chômage, de l'insécurité", ajoute-il, estimant que le responsable de ces défections serait la gauche elle-même et ses personnalités comme Jean-Luc Mélenchon "qui ose dire qu'il n'y a pas de problèmes avec l'islam".

Pour autant, cette traversée du spectre politique ne représente pas grand monde. "Ça reste un épiphénomène, contrairement à ce que l'on croit", analyse Frédéric Dabi, directeur du département Opinion de l’Ifop. "Cette idée est invalidée par les faits", précise-t-il, chiffre à l'appui. Dans une grande enquête post électorale de 2007, seuls 7% des sympathisants d'extrême gauche avaient déclaré avoir voté pour Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle. Or, les deux candidats d'extrême gauche (Arlette Laguiller et Olivier Besancenot) avaient cumulé 6% des voix. Ce transfert ne représenterait donc que 0,42% des électeurs. Dans une enquête plus récente sur les intentions de votes en 2012, seuls 7% également des gens se disant proches de LO ou du NPA disaient vouloir voter Marine Le Pen. " Ce sont des scores extrêmement faibles. Et parmi les gens proches du Front de Gauche, on n'en a aucun qui veut voter Le Pen", poursuit-il, estimant cependant que les choses peuvent changer, avec le discours plus "social" développé actuellement par la nouvelle présidente du Front.

Le transfert est plus important du côté de l'UMP
Mais d'où viennent les gains de Marine Le Pen dans les sondages? Interrogé il y a trois semaines sur le "phénomène Le Pen", François Hollande estimait pour sa part que cette hausse n'était due aux catégories populaires, mais que les nouveaux sympathisants étaient des "bobos" urbains, citant l'exemple des prières dans la rue, qui sont surtout visibles à Paris. Frédéric Dabi dément l'idée et affirme que le FN est le premier parti chez les ouvriers et les salariés.

Il tient aussi à rappeler que les gains de Marine Le Pen en intention de vote viennent plutôt de la droite. "Il y a une sorte de renversement de ce qu'on a constaté en 2007. On avait alors entre 20 et 30% des électeurs proches du FN qui ont voté directement pour Nicolas Sarkozy. Là, sur 100 électeurs de Sarkozy au premier tour en 2007, on en a 18 qui vont directement voter pour Marine Le Pen." Et ce transfert de voix là se fait bien, lui aussi, par le biais de la question de l'islam: "Il y a une porosité importante des proches de l'UMP sur ces questions. Quand on évoque la position de Marine Le Pen sur les prières de rue, on a un électeur sur deux de l'UMP qui approuve son discours".



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Re: droites extremes

Message  ivo le Dim 27 Fév - 10:38

Peut-on élire un Président juif en France?
http://www.slate.fr/story/34331/elire-president-juif-dsk
La question que certains sous-entendent dans la polémique lancée par Christian Jacob est, hélas, une vieille rengaine française.

Dimanche 13 février 2011, sur Radio J, Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a déclaré que Dominique Strauss-Kahn n'incarnait «pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». Au mieux, cette phrase, largement commentée depuis, est maladroite; au pire, carrément nauséabonde.

Depuis, le responsable UMP a précisé ses propos en expliquant qu'à ses yeux, DSK incarne davantage «les bobos» que la «France rurale». Mais la strauss-kahnie, elle, les a interprétés autrement, dégainant illico le point Godwin. Sortie «profondément malsaine» pour Pierre Moscovici qui craint d'y retrouver «un peu une rhétorique de l'extrême droite de l'entre-deux-guerres». Déclaration «indigne» pour Jean-Christophe Cambadélis, estimant que «dire que DSK n'est pas à l'image de la France, c'est sous-entendre qu'il est un étranger, un apatride, membre du “parti de l'étranger”, voire malheureusement bien autre chose».

Au-delà de la polémique politique, l'affaire Jacob-DSK soulève une interrogation indirecte: les Français votent-ils pour un candidat en tenant compte de sa confession, juive dans le cas de Dominique Strauss-Kahn, ou de ses origines? Difficile de répondre clairement tant la question a toutes les caractéristiques du tabou. Une chose est sûre: à ce jour, aucun président de confession juive n'a été élu sous la Ve République. Si la question d'une éventuelle incompatibilité semble avoir peu de sens en 2011, elle en a eu pendant longtemps. Chercheuse au Centre d'études européennes de Sciences-Po et spécialiste de l'extrême droite, Nonna Mayer rappelle que «la possibilité qu’un président de la République soit juif (...) paraissait choquante à un Français sur deux en 1966».

Durant l'entre-deux-guerres, le débat a été encore plus violent et les exemples politiques nombreux, surtout à l'encontre de figures de la gauche attaquées par l'extrême droite de l'époque. En 1936, Xavier Vallat, député nationaliste et antisémite, futur «commissaire général aux questions juives» sous le régime de Vichy, déplorait notamment qu'avec la nomination de Léon Blum à la présidence du conseil, «la France, vieux pays gallo-romain, soit désormais dirigée par un juif». Plus tard, Pierre Mendès-France, figure de la gauche morale, se verra lui aussi reprocher de n'avoir «pas assez de terre française à la semelle de ses souliers». Que dire enfin de la sortie en 2010 de l'ancien baron socialiste de l'Hérault Georges Frêche contre la «tronche pas catholique » de Laurent Fabius?

Une réalité française

L'antisémitisme en France est-il vraiment de l'histoire ancienne? Pas sûr si l'on se réfère à une étude commandée en 2009 par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) sur «la circulation des préjugés» dans notre pays. Selon ce sondage qui fait un tour d'horizon de préjugés types concernant différentes minorités (les arabes et le vol, les femmes et la compétence professionnelle, les noirs et la force physique...), 42% des personnes interrogées estiment «pas grave» de déclarer que «les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias». Elles sont même 18% à estimer que ce n'est «pas du tout grave», de quoi accréditer l'idée d'un noyau dur d'environ 20% de Français prompts à nourrir des réflexes antisémites.

Dominique Strauss-Kahn lui-même semble avoir envisagé par le passé ses origines juives comme un possible frein pour sa carrière politique. Dans un article du Monde paru en octobre 2006, il expliquait avoir «longtemps pensé qu'être juif serait un handicap dirimant. Aujourd'hui, je crois que si être juif est un handicap, cela ne l'est qu'auprès de la frange très marginale des électeurs de gauche antisémites».

L'hostilité serait désormais cantonnée à une marge de l'électorat dépassant le clivage droite-gauche classique. Au printemps 1991, DSK qui est alors ministre délégué à l'Industrie dans les gouvernements Cresson puis Bérégovoy, donne une interview à la revue de géopolitique Passages. Dans cet entretien publié en pleine guerre du Golfe et des menaces de Saddam Hussein contre Israël, le socialiste déclare:

«Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël.»

Ces cinq phrases ne cessent depuis d'être commentées sur internet, et les attaques sont multiples: forums, sites ou blogs d'extrême droite comme d'extrême gauche, islamistes comme altermondialistes... Ceux-là y voient la preuve du communautarisme juif du leader socialiste français et celle d'un complot de la finance mondialisée et cosmopolite, vieilles thématiques du discours antisémite.

La fin d'un phantasme

Mais d'autres études pondèrent ce niveau général inquiétant d'un antisémitisme de France et développent au contraire l'idée d'une plus grande tolérance de la société. Chaque année, le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur «le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie» pointe un recul constant des opinions ouvertement hostiles aux minorités, y compris à la minorité juive.

Dans celui publié en 2009, la CNCDH précise même que «90% de la population (soit +2 points par rapport à 2008) considère que les Français juifs sont des Français “comme les autres”». Ce «niveau le plus bas» des opinions antisémites s'expliquerait par «le renouvellement générationnel, la hausse du niveau d’études et la diversité croissante de nos sociétés».

Le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste des extrêmes droites, confirme «une normalisation du fait juif dans la vie politique française». «Cette question ne se pose plus, mais elle se posait encore jusque dans les années 1980 avec par exemple la personne de Simone Veil qui appartient à la dernière génération politique victime d'antisémitisme de la part d'une fraction de la population», précise le chercheur.

Le préjugé négatif concernerait davantage aujourd'hui la minorité musulmane. Dans le rapport de 2009 de la CNCDH, 30% des sondés avaient une mauvaise image de l'islam, un chiffre élevé mais en baisse (ils étaient 39% en 2007). «Pour beaucoup de Français, voter pour un candidat musulman fait plus débat que voter pour un candidat juif», explique Nonna Mayer, qui cite le rapport de la CNCDH selon lequel «de toutes les religions, (la religion musulmane) serait celle qui suscite le plus d'images négatives» dans l'Hexagone.

A l'inverse, si la judéité n'est plus un handicap politique, elle pourrait être, à l'instar d'autres «marqueurs» de minorités, un atout.

Jérôme Sainte-Marie, de l'institut de sondage CSA, y voit «un possible effet valorisant pour le candidat». «D'un côté, c'est quelque chose de bon pour l'estime de soi de l'électeur qui peut se prévaloir de voter pour un candidat issu d'une minorité –juif, noir ou femme par exemple– même si en privé, il développe des comportements antisémites, racistes ou machistes. De l'autre, c'est un élément de protection pour le candidat lui-même, avec un effet bouclier contre d'éventuelles basses attaques», explique le sondeur.

En ce sens, les propos de Christian Jacob contre DSK sont du pain béni pour le responsable du FMI. Ils le victimisent au point même d'obliger l'ensemble du PS à faire bloc derrière lui.

L'effet Sarkozy

L'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 semble avoir été un pas de plus en avant. Même s'il n'est pas juif au sens religieux du terme –il n'est pas né de mère juive ou ne s'est pas converti au judaïsme– le chef de l'Etat a néanmoins mis en avant durant la dernière campagne électorale ses origines familiales hongroises et juives par son grand-père paternel, allant jusqu'à se présenter comme un «petit Français de sang mêlé». Dans une interview au quotidien israélien Haaretz en 2006, Christian Estrosi, l'un de ses soutiens, l'a même présenté comme «le candidat naturel des électeurs juifs».

Cette élection aurait fait bouger les lignes, y compris dans son propre camp. Dans leur biographie fouillée de Jean-François Copé, publiée en 2010, les journalistes Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin expliquent que la victoire de Nicolas Sarkozy a levé sur ce point comme sur beaucoup d'autres, les doutes de «l'homme pressé» de la droite et désormais patron de l'UMP (et chroniqueur sur Slate.fr). Avant de s'appeler Copé, la famille du député-maire de Meaux s'appelait jusqu'aux années 1950 «Copelovici». Des racines juives au double patrimoine ashkénaze et sépharade: la Roumanie et la Bessarabie (actuelle Moldavie) du côté de son père; l'Algérie, la Tunisie et le Maroc du côté de sa mère.

Selon ses biographes, l'ancien ministre du Budget a toujours fait part de la plus grande pudeur, voire d'une certaine gêne, à l'égard de ses origines.

«Jean-François Copé, élevé dans l'univers très bourgeois – et très largement catholique – des VIIe et VIIIe arrondissements de Paris, est longtemps resté discret sur sa judéité, quand il ne l'a pas carrément tue

Peu après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé se serait confié à un ami, cité dans le livre. «Tu sais, l'élection de Sarko a brisé pas mal de tabous...», lui aurait-il dit. «De quoi veux-tu parler?» lui demande son proche. «Il avait un grand-père juif», aurait répondu Copé.

Bastien Bonnefous

Article modifié le 24 février 2011: contrairement à ce qu'il était indiqué, Nonna Mayer ne travaille plus au Cevipof mais au Centre d'études européennes de Sciences-Po


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Re: droites extremes

Message  niouze le Jeu 3 Mar - 13:16

Marine Le Pen vient d'interdire au FN belge, jugé trop facho, l'utilisation de son image.
http://pavillonnoir.forumactif.org/t1228p780-today-s-joke#18460

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Re: droites extremes

Message  niouze le Jeu 3 Mar - 13:42

L'anti-islamisme ou «l'antitotalitarisme des imbéciles»


L'extrême droite contre l'islamisation vu par le dessinateur Large
Le nouveau militant d'extrême droite contre l'islamisation vu par le dessinateur Large, dans l'hebdomadaire français La Mèche © Large

L'information pourrait paraitre anecdotique, ou en tous cas, sans grande portée. Elle est pourtant révélatrice d'un certain climat. Le samedi 18 décembre se sont tenues à Paris des «Assises contre l'islamisation de l'Europe». On y a entendu les habituels discours xénophobes enrobés dans les fantasmes et les clichés jouant sur la peur d'une opinion souvent mal informée sur les questions touchant à l'Islam et aux musulmans. Invasion, terrorisme, intégrisme, immigration, dans ces discours haineux tout est volontairement confondu. C'est en général l'extrême droite la plus radicale qui organise ce genre de manifestation.

C'était encore le cas à Paris avec le groupe Bloc Identitaire mais celui-ci s'était allié à «Riposte laïque» qui se revendique «de gauche, laïque et progressiste». Ce n'est pas la première fois que cette alliance contre-nature se forme dans l'anti-islamisme, témoignant ainsi de la vraie nature de ce combat. Ce n'est par hasard non plus que Martine Le Pen utilise l'anti-islamisme dans son arsenal de propagande mais ce qui est nouveau est qu'elle le fasse au nom de la défense de la République et de la laïcité dont elle affirme même être le vrai rempart.

Le Front national qui a le vent en poupe, légitimé notamment par le sarkozysme sécuritaire, mêle ses vielles diatribes xénophobes à la défense de valeurs qu'il ne revendiquait pas jusqu'ici. La formule risque d'être payante. Surtout si à gauche comme à droite on ne se démarque pas catégoriquement de ce populisme anti-islamiste. Cette instrumentalisation de la laïcité, que l'on retrouve d'ailleurs chez nous aussi dans certains discours, inquiète l'ancien Grand maître du Grand Orient de France pour qui «la défense de la laïcité ne doit pas servir à exprimer une xénophobie et un racisme antimusulman».

Personne ne doute que l'émergence de l'Islam en Europe pose de nouvelles questions à la laïcité notamment en ce qui concerne l'expression des convictions religieuses dans l'espace public ou la conciliation entre certaines pratiques religieuses et les valeurs égalitaires, homme-femme, notamment. Tout cela est débattu dans nos sociétés et doit encore l'être. Mais l'expression de ce nouvel anti-islamisme qui s'étend bien au de-là de l'extrême-droite inquiète.

Dans les sociétés en crise que nous connaissons, crise multiforme - économique, sociale, identitaire, idéologique - l'anti-islamisme sert d'exutoire et les musulmans de boucs émissaires. Un peu comme l'antisémitisme des années 1930 en Europe. A cette époque le socialiste allemand August Bebel avait baptisé cet antisémitisme «le socialisme des imbéciles», l'anti-islamiste contemporain mériterait bien l'appellation que lui a donnée l'historien Daniel Lindenberg, «d'antitotalitarisme des imbéciles».

Hugues Le Paige
Co-directeur de POLITIQUE revue de débats



© Hugues Le Paige. Texte publié le 23 décembre 2010 sur le blog d'Hugues Le Paige et republié avec son autorisation sur le site de RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite le 28 décembre 2010.

http://www.resistances.be/antiislam.html

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Re: droites extremes

Message  niouze le Mer 9 Mar - 14:30


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Re: droites extremes

Message  niouze le Mer 9 Mar - 22:33

en lisant sa on comprend certaine choses
Les années Minute de Patrick Buisson, conseiller de Sarkozy
Par Nolwenn Le Blevennec | Rue89 | 09/03/2011 | 19H01


Celui qui vante au Président la chasse aux voix FN est un ex-journaliste de l'hebdo d'extrême-droite. Nous avons relu ses articles.

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.

Patrick Buisson, 61 ans, est « conseiller extérieur » de Nicolas Sarkozy. Le directeur du cabinet de sondages Publifact et directeur de la chaîne de télé Histoire est celui qui a proposé au Président de réinvestir les « lieux de mémoire ». Le Puy-en-Velay, d'abord (Le Mont-Saint-Michel devrait suivre).

Il n'a pas écrit le discours de Grenoble d'août mais ses idées l'auraient fortement inspiré et il n'est probablement pas étranger à la récente « chasse aux voix FN » du Président.

Nous avons retrouvé et lu ses articles écrits dans le journal d'extrême-droite Minute. Il y a passé au moins six ans, de 1981 à 1987. Patrick Buisson, grand enquêteur puis grand reporter, y dévoile ses idées politiques et ses obsessions, avec une jolie plume.

Si son auteur a probablement changé depuis, la lecture de ses articles de jeunesse n'est pas sans intérêt : Patrick Buisson faisait partie de la droite dure, certes, mais avec un très grand contrôle ce qu'il écrivait.
Même pas de sévices au quartier haute sécurité !

Patrick Buisson (capture d'écran de l'émission de LCI Politiquement show du 2 septembre 2006).

C'est l'un de ses premiers papiers à Minute : en janvier 1981, Patrick Buisson publie un article au surtitre vendeur : « J'ai visité “l'enfer” des quartiers de haute sécurité ». Le mot « enfer » est entre guillemets, parce que le journaliste s'apprête à démontrer que la réalité est « sensiblement différente ».

Dans un paragraphe baptisé « Ni hôtel, ni ghetto », il décrit les « QHS » :

« Rien à voir avec le Club Méditérrannée, certes. Rien à voir non plus avec les “ghettos d'extermination” complaisamment décrits par les enfants de la balle 9 mm [en référence à Mesrine qui se battait pour la disparition des QHS, ndlr]. »

Patrick Buisson interroge un médecin qui travaille dans ces quartiers. Lui demande si l'assistance médicale est suffisante. Dr Laurens « ricane » :

« Une sainte colère lui brosse l'échine, vu qu'avec une sinon deux visites de l'interne chaque semaine et le psy à la demande, il ne voit guère que les nurseries pour rivaliser dans ce domaine. »

Le journaliste trentenaire discute avec un détenu. Il se moque de la futilité de ses frustrations : pas de salle de sports, les séances télé sont interrompues en plein milieu du film, son courrier est parfois intercepté. « Des sévices ? Non, pas de sévices », lui répond le détenu. (Mais alors, de quoi se plaignent-ils ? )

Le journaliste conclut ainsi : ces quartiers « fournissent déjà le prétexte d'une nouvelle libéralisation du régime pénal appliqué aux autres délinquants. En attendant sans doute de servir d'alibi à l'abolition de la peine de mort ».
Les « gauchistes de la JOC » ? Des meurtriers

La couverture du Nouvel Obs sur la mort d'Anne-Monique.Quelques mois plus tard, autre long reportage à dessein idéologique. Le journaliste part d'une couverture du Nouvel Obs, titrée « Chômage : ce qui a tué Anne-Monique ».

Il riposte :

« Ce n'est pas du chômage qu'est morte Anne-Monique. Mais d'un matraquage idéologique, qui l'a métamorphosée en zombie. »

Les responsables : la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).

Patrick Buisson raconte la descente aux enfers d'Anne-Monique, au fur et à mesure de son implication militante à la JOC. Elle ne cherche plus d'emploi car « à ce stade, le chômage n'est plus une fatalité mais un choix plus ou moins conscient ».

Elle milite bêtement :

« Qu'on ne compte pas sur elle pour l'économie d'une action inutile. Ni de revendications tantôt ubuesques, tantôt surréalistes, comme celle qui consiste à réclamer, vêtue de lin blanc et de probité candide, des places de cinéma gratuites pour les chômeurs. »

Anne-Monique finit par se suicider d'une balle entre les deux yeux. Patrick Buisson accuse les « gauchos-cathos de la JOC » d'avoir fait une récupération politique de sa mort. Avant de conclure :

« Jocistes et communistes l'ont étouffée dans leur médiocrité soigneuse de fanatiques. Mais il y a peu de chances que cet aveu passe jamais les lèvres des cagots rouges. »

Expert en patrimoine et casseroles socialistes

Sa haine de la gauche, Patrick Buisson l'alimente chaque semaine dans ses articles. Comme par exemple, quand il décortique le patrimoine des socialistes. Son péché mignon. Il le fera à plusieurs reprises dans l'hebdomadaire Minute.

Dans un article sur l'argent de la gauche co-signé avec Philippe Joffard en 1981, il liste « les milliards de Defferre, la banquière de Chevènement, les langoustes d'Attali, les Picasso de Dumas, le manoir de Cresson, les studios de Mauroy, les collections de Fabius, etc ». Laurent Fabius ?

« Laurent a grandi dans un hôtel particulier à l'ombre de la colline de Chaillot entre un père antiquaire et une mère (née Mortimer) issue d'une famille de diamantaires. »

Tandis que Jacques Attali « déjeune volontiers au Pré-Catelan, le restaurant du bois de Boulogne. C'est là que ce damné de la chère déguste le saumon à l'oseille, et la langouste sauce grelette, arrosés d'un champagne rosé ».

Dans ses autres enquêtes, Patrick Buisson attaque Mitterrand sur son dilletantisme. Il fait le compte de ses séjours à Latché, de ses heures dans une journée de travail et de ses voyages à l'étranger :

« Vingt-quatre voyages, quarante pays visités en dix mois, dans la tête une valise en sommeil, des fourmis dans les jambes : mais qu'est-ce qui fait courir Tonton, alias “la madone des aéroports” ? »

Il accuse Gaston Defferre, surnommé « Gastounet », de faire régner à Marseille « le règne des copains et des requins » et d'être indirectement impliqué dans la tuerie d'Auriol. Lionel Jospin, de protéger les membres d'Action directe.

Et Pierre Mauroy lui inspire des titres comme « La miraculeuse opération immobilière de Rougeaud de Lille » – un article sur les conditions d'achat de son hôtel particulier dans le Vieux-Lille.
La « caste » des fonctionnaires

Sous le titre « La caste des fonctionnaires, plus égaux que les autres », Patrick Buisson dresse la liste des privilèges de la fonction publique. L'illustration, à côté de l'article, montre un fonctionnaire fumant un cigare, dont la chemise éclate sous l'embonpoint. Le journaliste écrit :

« La fonction publique, un terre de haute privilégiature, une Nomenklatura à la française où l'on bénéficie simultanément de la sécurité de l'emploi, de l'avancement à l'ancienneté, de la surprotection syndicale, du droit à la retraite prévoce, d'une couverture sociale sans équivalent, de rémunérations annexes mais substantielles, de facilités de crédit, etc. »

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.A propos des employé de la Banque centrale :

« Ce cas unique d'hermaphrodisme statutaire les situe à mi-chemin entre le fonctionnaire et le banquier. Avec les garanties de l'un et la paye de l'autre. »

Dans la rubrique « Des idées pour l'opposition » qu'il dirige pendant quelques mois, il défendra le retrait de l'impôt sur la fortune qui touche les classes moyennes, la fin aussi de l'impôt sur le revenu (« à quoi ça sert ? ») et la mise en place du plan André Saltiel pour la Sécurité sociale (le plan d'épargne sociale individuelle, chacun gère son pécule).

Dans ces pages, il fait également intervenir Bruno Mégret qui propose la constitution de « groupes de progrès » pour briser le monopole des syndicats. Et il invite Jean-Marie Le Pen à faire ses propositions pour la fin du chômage (immigration zéro).
Jean-Marie Le Pen va faire un malheur !

Patrick Buisson est l'un des premiers à signer des reportages dont Jean-Marie Le Pen est le héros, accompagnant ainsi sa première ascension, celle des européennes de 1984.

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.En décembre 1983, il signe un article « Le Pen à l'abordage du Morbihan », à propos de l'élection législative partielle du département.

Complaisant :

« Jean-Jean, comme l'appellent
les vieilles dames de la Trinité-sur-Mer, c'est avant tout le fils de Pierre-Marie, patron-pêcheur mort pour la France. »

« La percée du Front national est si spectaculaire, le courant porteur si impétueux que le candidat officiel de l'opposition a changé son fusil d'épaule. »

Quelques mois plus tard, rebelote pour les élections cantonales, il écrit « A Marseille, je n'ai rencontré que des lepénistes », qui commence par :

« A Marseille, personne n'en doute : dimanche, “ ils ” vont faire un malheur. “ Ils ”, ce sont les candidats du Front national lancés à l'assaut des vingt-trois cantons renouvelables dans les Bouches-du-Rhône. »

Enfin, mai 1985, à un an de la présidentielle, il écrit l'article qui accompagne un sondage interne au RPR que Minute s'est procuré et selon lequel 30% des militants sont favorables à l'union avec le FN.

Cohabitation, immigration, peine de mort, rejet du Front national : Chirac est trop à gauche, dit le journal. A la lecture de ce sondage, commente-t-il, « les adversaires de la stratégie de recentrage peuvent se frotter les mains ».

Illustrations : article signé Patrick Buisson, paru dans Minute, en décembre 1983 ; Patrick Buisson (capture d'écran de l'émission de LCI « Politiquement show » du 2 septembre 2006) ; la couverture du Nouvel Obs sur la mort d'Anne-Monique ; articles signés Patrick Buisson, parus dans Minute, en décembre 1983.

http://www.rue89.com/2011/03/09/les-annees-minute-de-patrick-buisson-conseiller-de-sarkozy-194143

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Re: droites extremes

Message  niouze le Mer 16 Mar - 1:17

Cantonales : un ex-sarkozyste de gauche dit « non aux minarets »
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 14/03/2011 | 19H41

Conseiller de Brice Hortefeux jusqu'à son débarquement du gouvernement, le jeune Geoffroy Didier crée la polémique dans le canton de Gonesse (95) où il est candidat UMP avec un tract « Non aux minarets, non à la burqa, non à l'asservissement de la femme ». Portrait d'un ambitieux qui professait autrefois des idées plus tolérantes.

A 33 ans, l'UMP Geoffroy Didier vit son baptême du feu politique dans un canton difficile : lors des dernières élections, en 2004, le FN s'était retrouvé au second tour face à la gauche, qui avait gagné. Pour le PS, voilà pourquoi l'UMP utilise des slogans « tout droit sortis d'une campagne du Front national ». Les socialistes ont publié le tract sur leur site départemental.

Dans ce Val-d'Oise déjà secoué par les attaques de membres de l'UMP contre le candidat socialiste Ali Soumaré, aux régionales de 2010, le tract de Geoffroy Didier a ranimé les cantonales. Ce dernier assume tout, les slogans et la stratégie :

« S'il y a plus de burqas et plus de minarets, il y aura plus de tension et donc plus de FN. En tant que candidat, je me dois d'avoir une réponse sur tous les sujets, des réfections de chaussée à la santé des personnes âgées en passant par le pacte républicain, même si ce n'est pas de la compétence d'un conseil général.

Les socialistes caricaturent mon message, qui est pourtant compris par les musulmans avec qui j'ai discuté trois heures à la mosquée de Gonesse la semaine dernière. »

Sa boussole, « c'est la République » (et sa notoriété)

Geoffroy Didier dément avoir distribué ce tract seulement dans les plus petits villages du canton, et pas dans les plus grandes villes (dont Gonesse et Roissy). Il répète : « Ma boussole, c'est la République. »

.Quand on lui rappelle que François Fillon a inauguré le 29 juin 2010 une mosquée coiffée d'un minaret à Argenteuil (95), il répond :

« Ne faites pas d'opposition artificielle, je suis solidaire de l'immense majorité des décisions du gouvernement. François Fillon n'a pas pris position pour les minarets, et lui était garant du libre exercice des cultes. »

Enfant des beaux quartiers parisiens, fils d'un polytechnicien et économiste chevronné, le jeune candidat UMP a tous les diplômes qu'il faut : Sciences-Po Paris, l'Essec et les masters en droit de deux des plus prestigieuses universités de la planète, Columbia et Harvard (Etats-Unis). Il dit qu'il a « toujours voulu faire de la politique ».

Entre 2002 et 2004, quand il était à Harvard puis avocat au barreau de New York, il trouve le moyen de se faire remarquer en France : il envoie des tribunes au Figaro, à Libération ou aux Echos.
« Concilier ses origines et le “cocorico” national »

Voici ce qu'il écrivait dans Le Figaro sous le titre « Aux âmes, citoyens ! », le 24 juin 2002, en réaction au choc du 21-Avril (Jean-Marie Le Pen au second tour) :

« Il est de la responsabilité de chaque Français d'accepter l'idée qu'en ouvrant son pays à d'autres cultures et à d'autres logiques, la nation n'en sera pas pour autant disloquée.

Vouloir sa France tolérante et audacieuse ou la déshonorer. Celui qui aspire à devenir français doit, quant à lui, réaliser que le ralliement au “ cocorico ” national ne l'empêchera nullement de sauvegarder ses origines. »

Pour le taquiner, je lui lis cette citation en lui disant simplement qu'elle est l'œuvre d'un candidat de son canton. Il avance :

« Ça doit être le candidat du FN, non ? »

Puis je lui en révèle le véritable auteur.

« Ah non, ce n'est pas moi, je suis formel. »

Après relecture, il assume ses écrits, ne les trouve pas du tout en contradiction avec son tract de 2011. Il ajoute, en retombant sur ses pattes :

« J'évolue sans doute, mais ça prouve qu'il y a neuf ans j'avais déjà une colonne vertébrale, et qu'elle était républicaine. »

En 2006, il était pour un « sarkozysme de gauche »…

C'est vrai qu'il a évolué. Après deux ans comme avocat aux Etats-Unis, il rentre en France dans le cabinet Veil-Jourde, dirigé par Jean Veil, fils de Simone et défenseur de Jacques Chirac, entre autres. En 2004, il écrit à Brice Hortefeux, à l'époque conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy.

« L'ami de trente ans » du Président le prendra sous son aile puis dans ses cabinets ministériels, de 2005 à février 2011, jusqu'au poste de conseiller politique et « plume » du ministre de l'Intérieur.

En 2006, Geoffroy Didier s'engage dans un mouvement promis à une belle carrière médiatique, bien qu'en sommeil aujourd'hui : la Diagonale, qui rassemble des « sarkozystes de gauche ». « C'est un raccourci journalistique », se récrie aujourd'hui Geoffroy Didier.

C'était pourtant le titre de la profession de foi de ce mouvement, dès sa première prise de position publique, le 1er mai 2006 sur un Skyblog : « Pour un sarkozysme de gauche ».
…et contre le Sarkozy de la « droite décomplexée »

Les membres de la Diagonale y disent leur attachement à Nicolas Sarkozy, « en dépit de son appartenance affichée à une droite décomplexée ».

Cette fois, Geoffroy Didier prend ses distances :

« Je ne peux pas signer et contresigner chaque phrase. D'ailleurs, je ne suis devenu le porte-parole de la Diagonale qu'à la fin de l'année 2006. »

On devrait retrouver le jeune homme parmi les stars de la droite des prochaines décennies. Une dernière avant le scrutin ?

« Quand vous voulez que les gens votent pour vous, vous devez aborder tous les sujets qui les concernent. »


http://www.rue89.com/2011/03/14/cantonales-un-ex-sarkozyste-de-gauche-dit-non-aux-minarets-194892

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Message  spike le Jeu 17 Mar - 20:09


Avant les cantonales, le clin d'œil de Guéant aux électeurs du FN
Il juge que que «les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux». Pour Martine Aubry, le ministre de l’Intérieur «se moque des valeurs de la République».
170 réactions
Par LIBÉRATION.FR

A deux jours du premier tour des cantonales, le clin d’oeil assumé aux électeurs tentés par par le Front national ne passe pas inaperçu. C’est le nouveau ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, un très proche de Nicolas Sarkozy, qui s’est chargé de ce ratissage du côté de l'extrême droite.

«Les Français à force d’immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale», a-t-il affirmé sur Europe 1. Et de reprendre, pour défendre le débat organisé par l’UMP sur la laïcité, très controversé dans le contexte de progression dans les sondages de Marine Le Pen: «Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu’on leur impose un mode de vie.»



Satisfecit ironique de la présidente du Front national, qui juge Claude Guéant «touché par la grâce». «Il pourrait être adhérent d’honneur du FN, raille Marine Le Pen interrogée par l’AFP, sauf que cela n’annonce que les prochaines élections.» Son père, Jean-Marie Le Pen, minimise, lui, des «paroles verbales» non suivies d’effets.

A gauche, en revanche, on s’étrangle. Pour la première secrétaire du PS, Martine Aubry, le nouveau ministre de l’Intérieur «se moque des valeurs de la République» en tenant ces propos sur les risques d’une «immigration incontrôlée» juste avant les cantonales, tout en «pleurant des larmes de crocodiles en nous disant que le FN augmente».

«Insupportable et politiquement suicidaire»

François Hollande, très probable candidat à la primaire PS, suggère à l’ancien secrétaire général de l’Elysée d’«éviter d’utiliser les mots» du Front national.

Réaction d’Harlem Désir, numéro deux socialiste, sur Twitter:



Le villepiniste Jean-Pierre Grand qualifie, lui, «d’insupportable» et de «politiquement suicidaire» la sortie de Guéant: «C’est la même chose que d’appeler à voter FN parce que par définition les électeurs préfèrent l’original à la copie», dit-il à l’AFP.

Combien de temps leurs stratégies pourris vont elle encore fonctionner!!??
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Message  niouze le Mer 23 Mar - 15:12


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Message  niouze le Jeu 24 Mar - 14:11

Guéant veut interdire les signes religieux aux usagers des services publics

Les agents des services publics "ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse", mais les usagers du service public "non plus", a déclaré le ministre de l'Intérieur.




Les usagers des services publics "ne doivent pas porter de signes religieux", ni "manifester une quelconque préférence religieuse", a déclaré jeudi 24 mars dans la matinée le ministre de l'Intérieur Claude Gueant sur i-Télé et Radio Classique.
Le ministre était interrogé sur i-Télé et Radio Classique sur le débat sur la laïcité et l'islam organisé par l'UMP le 5 avril.

Des décrets

"Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne doivent pas non plus", a-t-il souligné.
"Par exemple, on sait qu'à l'hôpital il y a un certain nombre de personnes qui refusent, pour des femmes, des soins prodigués par des hommes. Eh bien, ce n'est pas admissible", a estimé le ministre.
"Il ne faut pas une loi, il n'est pas question de faire des lois, il suffit de décrets parfois ou d'instructions", a-t-il dit.


Les prières dans la rue

"Ce que j'attends de ce débat, (...) c'est que les préoccupations de nos compatriotes non musulmans, qui sont froissés, troublés par un certain nombre d'irruptions de la religion sur l'espace public, sur l'espace social, soient satisfaites, mais qu'en même temps nos compatriotes musulmans trouvent les moyens de vivre leur foi de façon plus paisible", a dit Claude Guéant.
"Nous savons bien que nos compatriotes sont très choqués par l'organisation de prières dans la rue, et ce n'est pas non plus une situation qui soit facile à vivre pour les musulmans", a-t-il jugé.
"La question se pose aussi de la réaffirmation" et de "l'inscription dans des textes de règles concernant le positionnement religieux dans les services publics", a ajouté Claude Guéant.



Nouvelobs.com

dans le fond pourquoi etre contre ; effectivement personne ne devrait porter de signe religieux ...le probleme vient bien de la forme , car ce n'est pas toute les religion qui sont viser ici (d'ailleurs quid des chapelles qui existe dans les hopitaux publiques) mais bien une seule , et toujours la même en ce moment ... celle des "envahisseurs" selon l'extreme droite

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Message  Lib le Mer 30 Mar - 12:42

UMP-FN : vers un bloc néoconservateur

A travers toute l'Europe, la crise provoque des fièvres populistes. Les symptômes sont les mêmes : le repli identitaire, le ressentiment social et plus largement la recherche de solutions alternatives face à l'échec des partis de gouvernement – de droite comme de gauche. Les conséquences, aussi : une recomposition violente du paysage électoral.

Lorsque la droite populiste s'élève à un étiage qui la rend incontournable, la droite de gouvernement se radicalise et fait alliance, pour accéder ou demeurer au pouvoir, créant un bloc de nature néoconservatrice. Le centre-droit, de culture chrétienne-démocrate, fait sécession et rejoint le camp progressiste. C'est typiquement ce qui s'est passé en Italie, où l'alliance Berlusconi-Ligue du Nord-Alliance Nationale a provoqué le basculement à gauche des chrétiens-démocrates, au sein du Parti démocrate.

La France pouvait échapper à ce scénario. La politique française, fondée sur la légitimité présidentielle et le fait majoritaire, rend peu probable la nécessité d'une alliance pour gouverner, et inimaginable la prise de pouvoir majoritaire par l'extrême droite. Nicolas Sarkozy l'a pourtant rendu possible. C'est la particularité du cas français : la recomposition électorale n'est pas initiée par l'extrême droite, mais par la droite.

Historiquement, avec le gaullisme social de l'UMP et les chrétiens-démocrates de l'UDF, la droite de gouvernement française se positionne au centre-droit de l'échiquier politique. A partir de 2007, Nicolas Sarkozy rompt avec ce positionnement historique et radicalise son camp.

ANTI-HUMANISME

Le sarkozysme met en œuvre une rupture anti-humaniste. Elle se caractérise par la recherche systématique de coupables, de boucs émissaires à désigner à la vindicte populaire. Il y a toujours les bons citoyens à protéger et les mauvais à bannir hors de la communauté nationale – les immigrés, les musulmans, la racaille de banlieue, les délinquants, les assistés, les fonctionnaires privilégiés…

Cet anti-humanisme se déploie dans le débat sur l'identité nationale. Il défend une vision régressive de la nation, figée sur l'identité fantasmée du passé, à tentation ethnique (blanche), à coup sur culturaliste (religieuse, les racines chrétiennes). Une identité fermée, qui exclut les générations de Français d'immigration récente, considérés comme des étrangers sur leur propre sol.

Une telle rupture se retrouve aussi dans la politique d'immigration, de plus en plus brutale. "Rafles" policières de sans-papiers, jusqu'aux enfants dans les écoles ; délit de solidarité ; expulsions de réfugiés politiques vers l'Afghanistan ; climat de soupçon dans les préfectures ; chasse aux Roms… L'exemple du Calaisis, qui concerne les demandeurs d'asile en transit vers l'Afghanistan, est édifiant : fermeture du centre d'hébergement d'urgence de Sangatte, démantèlement des campements de fortune de la "jungle", jusqu'à la condamnation à l'errance. Une chute de Charybde en Scylla.

La politique pénale subit le même processus de radicalisation. Le champ des "criminels", des "monstres" s'élargit toujours plus. La répression s'intensifie. La politique de "castration chimique" pour les pédophiles est emblématique. Jusqu'à l'évocation inouïe par Michèle Alliot-Marie de la castration physique – une mutilation d'Etat, une vision de la France digne d'Orange Mécanique. Même la peine de mort n'est plus taboue.

Les dérapages verbaux, autrefois apanage du Front national, se multiplient au sein de la majorité. Des "Auvergnats" ("Quand il y en a un ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes") jusqu'à "la France n'est plus la France", en passant par les musulmans qui doivent se montrer "discrets" ou "remettons-les dans les bateaux", la frontière entre l'UMP et l'extrême droite devient floue. Au point que l'hebdomadaire Newsweek, en octobre dernier, choisit Nicolas Sarkozy pour illustrer sa "une" sur la montée de l'extrême droite en Europe.

La radicalisation de l'UMP obéit à un pari stratégique : la volonté de siphonner l'électorat du FN. Ce pari est couronné de succès en 2007 mais ne s'avère pas pérenne. Le sarkozysme ne parvient pas à fidéliser les voix du FN. C'est que le rapport de forces s'est inversé : Nicolas Sarkozy, au zénith de sa popularité en 2007, n'est plus crédible aujourd'hui ; le FN, affaibli à l'époque par un vieux leader en fin de carrière, est dynamisé par une Marine Le Pen moderne et charismatique.

BANALISATION D'UN FN "NEW LOOK"

Après la radicalisation de l'UMP, on assiste maintenant à la deuxième étape : la banalisation d'un Front national "new look", qui de se débarrasse de ses oripeaux infréquentables, antisémites, nostalgiques de Vichy, aux relents néo-nazis, et qui – lui – ne dérape plus. Le FN sort de son ghetto protestataire pour muer en un parti de droite nationale, qui aspire à gouverner, sur le modèle de l'Alliance nationale en Italie. "Donnez-nous les manettes", clame désormais Marine Le Pen.

La dernière étape est déjà écrite : la constitution d'un bloc néoconservateur, entre une UMP droitisée et un FN dédiabolisé. Cette jonction n'est pas pour tout de suite, encore qu'on en voit de nombreux signes annonciateurs, dont le rejet du front républicain au profit du "ni-ni". Mais le "big bang" politique est lancé.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/30/ump-fn-vers-un-bloc-neoconservateur_1500020_3232.html#ens_id=1404433&xtor=RSS-3208

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Message  niouze le Mar 5 Avr - 13:49

nous sommes gouverné par des malades mentaux
HACHIS - Parmentier, NKM et la laïcité

Interrogée sur sa présence au débat sur la laïcité organisé par l’UMP, mardi 5 avril, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’écologie, a expliqué de manière très claire ce qu’elle en attendait sur France Inter. En parlant d’un “sujet qui se pose quotidiennement et qui commence à casser la tête de tout le monde”, elle dénonce ces “enfants de 6 ans qui refusent de manger du hachis Parmentier sous prétexte que le bœuf n’a pas été égorgé comme il faut”.

Nathalie Kosciusko-Morizet par franceinter

Arrêt sur images (en payant) s’est demandé d’où pouvait sortir cette histoire de hachis Parmentier et a appelé les écoles et les responsables des cantines de Longjumeau, la ville dont NKM est maire. Et la plupart sont “perplexes” et avouent qu’ils n’ont jamais eu connaissance de problèmes de hachis Parmentier. “Sur le halal, il y a effectivement des demandes, mais je suis incapable de les chiffrer. Mais il n’y a pas eu de problème récemment”, confie le responsable des cantines au site.

Idem dans plusieurs écoles interrogées, qui n’ont pas connaissance de tels problèmes. Les parents qui souhaitent que leurs enfants mangent halal préfèrent en effet les faire déjeuner à la maison plutôt qu’à la cantine. “Nathalie Kosciusko-Morizet détient cette information d’une Atsem (agente territoriale spécialisée des écoles maternelles), qui lui a dit que certains enfants refusaient de manger un plat qui n’est pas halal. Cela pose problème quand il y a un plat unique comme le hachis Parmentier où tout est mélangé. Mais cela concernerait très peu de personnes, peut-être deux ou trois, dans une ou deux écoles. Ce n’est pas un mouvement de fond”, finit par admettre le directeur de cabinet de NKM.

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Message  Invité le Mar 5 Avr - 23:45

Le Bloc identitaire force encore et encore la surenchère sur l’islam

Dur, dur pour le Bloc identitaire d’exister face au Front national. Au sortir d’élections cantonales calamiteuses pour le BI, le petit parti d’extrême droite essaie de rebondir sur son thème favori: “le combat contre l’islamisation“. Comprendre: l’islamophobie.

A la veille du débat organisé par l’UMP le 5 avril, Fabrice Robert, le président du Bloc accompagné de Pierre Cassen (Riposte Laïque) et Christine Tasin (Résistance républicaine) - les trois organisateurs de l’apéro saucisson pinard (voir ici , ici, ici , là ou encore là) et des “Assises sur l’islamisation”- ont donné une conférence de presse pour exposer leurs “solutions”. Tous trois brandissent la même menace d’une “islamisation inéluctable de la société”. Les “mesures de salut public” - selon le mot de Pierre Cassen- sont, elles, divergentes.

Pour le Bloc identitaire, il faut “un référendum sur la place de l’islam en France”, et “inverser le rapport de force avec les musulmans”. “Le message doit être clair: ni mosquée, ni voile, ni subventions, ni revendications“, à lancé M. Robert qui parle même de “ré-immigration de certains musulmans”, barbarisme pour signifier le renvoi des musulmans “en terre d’islam”.

“C’est vrai que c’est faire violence aux musulmans de préconiser des mesures aussi strictes. Mais justement, nous préconisons des partenariats avec les pays musulmans, pour que les musulmans de France, puisse aller vivre leur foi en terre d’islam”, a-t-il expliqué avant de se prononcer pour “l’arrêt de l’immigration”. “Nous considérons que l’immigration, couplée à une démographie galopante de l’Islam, est une des causes importantes de l’islamisation de notre sol.”

Après avoir affirmé que“la liberté de conscience, d’expression, de changer de religion et d’aimer la personne de son choix, quels que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, doit être respectée”, Christine Tasin, elle, est allée encore plus loin. Elle s’est prononcée notamment pour “l’interdiction du voile sur l’ensemble du territoire français”, “l’interdiction de la production de halal”, “l’interdiction d’horaires ou de lieux réservés aux femmes”, “l’interdiction de carrés musulmans et de la finance islamique”, ou encore: “faire cesser l’immigration interdire le regroupement familial et mettre fin au droit du sol qui nous amène à une situation catastrophique comme c’est le cas à Mayotte”.

Et en conclusion, elle a lancé: “Si les musulmans refusent de se soumettre à nos lois et de supprimer de leurs textes ce qui est incompatible avec la République française, l’islam devra être interdit et ceux qui désirent vivre selon la charia invités à aller vivre dans les pays musulmans. Ce n’est pas la France qui doit s’adapter à l’islam, c’est l’islam qui doit s’adapter à la France.” Un peu plus tard, interrogée par notre confrère de l’AFP, elle a maintenu ses déclarations au Point où elle affirmait être “islamophobe”. “Que les gens ne soient pas islamophobes, ça me sidère”, a-t-elle ajouté, tout en revendiquant “l’impérieuse nécessité d’être islamophobe”.


Querelles de personnes

Pas sûr pour autant que cela suffira à faire sortir le Bloc identitaire de l’ornière. Marine Le Pen et le FN sont hégémoniques à l’extrême droite. Et la candidature à la présidentielle de 2012 d’Arnaud Gouillon au nom des Identitaires est, pour l’instant, invisible. “Le contact n’est pas rompu avec le FN, assure Fabrice Robert. Il n’y a pas de mur entre nous”. “Imaginez la force de frappe que l’on aurait”, souligne-t-il. Mais le rapprochement entre des régionalistes pan-européens (le Bloc identitaire) et des nationalistes jacobins (le Front national), n’est pas chose aisée.

Au FN, on ne nie pas des contacts “individuels” avec certains identitaires, mais pas d’organisation à organisation. “Je pense qu’il y a une incompatibilité idéologique. Et s’il y a un jour compatibilité, ce seront eux qui feront le pas vers nous, pas le contraire”, nous a déclaré Louis Aliot, vice-président chargé du projet. Qui ajoute: “Certains identitaires ont un certain côté sulfureux”.

Surtout, des querelles de personnes empêchent, pour l’instant, tout rapprochement. Bruno Larebière, rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute et cadre dirigeant du Bloc, est personna non grata au Front national. Idem pour Richard Roudier, chef de file de la Ligue du Midi. Du côté du FN, Laurent Ozon, membre du Bureau politique du parti d’extrême droite, fut un temps proche des Identitaires. Aujourd’hui, il se fait épingler chaque semaine dans Minute…

“Ca peut passer par Riposte Laïque”, indique M. Aliot. “J’ai vu Cassen à la conférence de presse que l’on a faite avec Gilbert Collard, on a discuté et il a quelques amitiés au Front. Mais ça peut être des soutiens. Je doute qu’ils soient dans un organigramme. Et je ne vois pas le Bloc identitaire dans la plateforme de gouvernement avec des circonscriptions.”

Fabrice Robert évoque, quant à lui, la possibilité d’une stratégie “avec un pied dedans, et un pied en dehors du Front national”.

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Message  spike le Mer 6 Avr - 17:21



La nouvelle photo qui embarrasse le FN...
Après la polémique autour d'un candidat frontiste photographié en faisant un salut nazi, un blog antifasciste ressort un cliché de 2006 sur lequel Marine Le Pen apparaît avec «deux militants de la mouvance néonazie lyonnaise».


Stratégie de «dédiabolisation» contre mémoire du Web. Le Front national, qui voudrait polir son image, voit de nouveau ressortir une cliché compromettant. Après la publication, par le NouvelObs.com il y a une dizaine de jours, de la photo d’un candidat FN aux cantonales, faisant un salut nazi, drapeau avec croix gammée en toile de fond, c’est un cliché avec Marine le Pen qui circule. L’actuelle présidente du Front national y prend la pose avec «deux militants de la mouvance néonazie lyonnaise», selon le blog du militant antifasciste qui a publié le document vendredi.

La photo aurait été prise en 2006, lors de la dernière fête des BBR (Bleu blanc rouge) réunisant des sympathisants et militants du FN, d’après les Inrocks.com qui la repéré sur le blog «Ni bannière ni drapeau».

Joint par Libération.fr, l'auteur de ce blog explique que «des amis lyonnais impliqués dans l’antifascisme ont monté de faux comptes Facebook pour surveiller les actions de ces groupuscules». La photo avait été postée par l’un de ces militants d’extrême droite radicale sur son compte sur le réseau social. Elle avait d’ailleurs déjà circulé sur Internet pendant la campagne interne du FN pour la succession de Jean-Marie Le Pen.

Les deux hommes, sur la photo, ont la panoplie du skinhead, crâne rasé et tee-shirts évocateurs: celui de gauche arbore un logo détournant la marque «Lonsdale». «Lonsdape» donne, si l’on retire les deux premières et la dernière lettres, le sigle «NSDAP», parti d’Hitler. Le second porte un tee-shirt flanqué d’une croix gammée aux bords arrondis, surmontée d’une tête de mort.

Joint par les Inrocks, Marine Le Pen invoque une photo sans doute prise sur le vif sans qu’elle ait eu le temps de prêter attention à la tenue des deux individus. «Depuis trois ou quatre ans, j’ai dû me faire photographier 10.000 fois, et encore, je suis sûrement en dessous de la réalité. Alors c’est sûr, si le type arrive avec une croix gammée sur le front, je vais le voir. Mais ces types là sont des pervers», se justifie-t-elle, sur le site de l’hedbomadaire, disant son parti piégé par «l’entrisme de l’Oeuvre française», groupuscule pétainiste. «Vu le look pas banal, vu ce qu’ils arborent, et le contexte, elle ne peut pas nier», commente, sceptique, le blogueur antifasciste. Qui promet de prochaines publications embarrassantes sur un ancien candidat du Front national.
http://www.liberation.fr/politiques/01012330188-la-nouvelle-photo-qui-embarrasse-le-fn

Et en même on en remet une couche sur le mouvement skinhead...
http://11sept2010.wordpress.com/2011/04/01/marine-le-pen-en-photo-avec-des-neo-nazis/
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Message  niouze le Mer 6 Avr - 18:17

vu la photo mais reste circonspect trop facile pour elle de dire je savait pas (oui nous on sait mais les pauvre bougre un peu limité qui vote pour elle ? )
par contre si on veut parler de ses relation on devrait plutot parler par exemple de celle qu'elle a avec Mario Borghezio député européen des ligues du nord avec qui elle était a lampedusa et qui dit
l’Europe doit rester « blanche et chrétienne »
http://www.livingscoop.com/watch.php?v=NDAx

voila a mon avis ce qu'on devrait dénoncer

edit a lire http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/03/11/marine-le-pen-ira-a-lampedusa-avec-mario-borghezio-de-la-ligue-du-nord/

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Message  spike le Mer 6 Avr - 19:15

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Message  niouze le Dim 10 Avr - 15:51


09 avril 2011
Un conseiller de l’Elysée reprend l’argumentaire du FN sur le référendum

Maxime Tandonnet, conseiller intérieur et immigration à l’Elysée, a écrit récemment sur son blog une note qui n’est pas passée inaperçue à l’extrême droite.

Dans ce texte titré “Le garrot”, M. Tandonnet reprend purement et simplement l’analyse que fait le FN du “frein” que constitueraient le bloc de constitutionnalité ainsi que les traités européens.

Voilà ce que nous expliquions à ce sujet dans un article (“le FN est-il devenu un parti comme les autres ?”) paru dans Le Monde daté du 30 mars :

“Qu’il s’agisse de la préférence nationale ou du rétablissement de la peine de mort, le FN récuse ce que Louis Aliot [numéro 2 du FN] nomme « la contestation du pouvoir dans la République par des moyens détournés ». Comprendre les obstacles constitutionnels et de droit européen.

Pour appliquer leur programme, Marine Le Pen et ses proches misent sur le référendum. Il s’agit d’opposer ainsi la légitimité populaire à celle du juge constitutionnel. Pour Sylvain Crépon [sociologue, spécialiste du FN], c’est là un vrai marqueur d’extrême droite. « Cette dernière a toujours mis en avant la démocratie plébiscitaire, par défiance envers la représentation électorale. »”

“Droits formels”

Revenons à Maxime Tandonnet. Il écrit : “Nous observons en ce moment une prolifération de décisions des juridictions dans les domaines régaliens qui deviennent un obstacle réel à la conduite des politiques”. Au centre de ses critiques: les avis, arrêts, décisions rendus en matière de sécurité ou d’immigration par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de Cassation, la Cour de justice européenne, la Cour européenne des droits de l’homme. Ainsi que “l’empilement de lois européennes, de règlements et de directives, qui échappe au contrôle des autorités nationales les décisions étant prises à la majorité qualifiée et en « codécision » avec le Parlement européen”, et sur lesquels se fonderaient les décisions des juridictions précitées. Contrairement à ce qu’écrit M.Tandonnet, règlements et directives n’échappent pas au contrôle des autorités nationales, puisque les Etats participent au processus via le Conseil de l’Union européenne.

“Les instances européennes, les juridictions suprêmes font partie de ces élites sous l’emprise de la pensée unique sur la sécurité et l’immigration, qui privilégient les droits formels des individus sur l’intérêt général ou celui des personnes dans leur vie quotidienne(…) Trop de droit finit par tuer le droit”, estime encore le conseiller de l’Elysée.

Selon lui, “l’Etat de droit semble s’emballer, devenir comme fou, au détriment de l’autorité politique, contre le pouvoir du peuple et celui de ses représentants élus, contre la démocratie”. Une assertion étonnante, tant il est vrai que le principe de l’Etat de droit est précisément de poser des garanties contre une éventuelle volonté de toute puissance du pouvoir politique.Il signifie en effet que toute personne physique ou morale, publique ou privée, est soumise au droit à commencer par l’État lui-même. Il est dans sa nature de s’exercer parfois “au détriment de l’autorité politique” et c’est en cela qu’il est une condition de la démocratie. Même chose pour le législateur qui est notamment tenu de respecter la norme constitutionnelle.

M. Tandonnet, lui, conclut : “On ne pourra vraiment sortir de ce mécanisme que par une logique de recours au référendum, le jour où les conditions politiques le permettront sans risque de confusion entre la question posée et un vote de protestation. Face à une décision émanant directement du peuple, on peut supposer que les hautes juridictions choisiront de se soumettre, sauf à abolir ouvertement la démocratie.” Bref, la démocratie plébiscitaire contre l’Etat de droit.

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/04/09/un-conseiller-de-lelysee-reprend-largumentaire-du-fn-sur-le-referendum/#xtor=RSS-3208

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Message  spike le Mer 20 Avr - 0:37


L'élu FN faisant le salut nazi sur une photo a été exclu du parti
Ce conseiller régional en Rhône-Alpes, qui se présentait aux cantonales, passait, ce mardi,devant la commission des conflits du Front national.



L’élu du Front national, Alexandre Gabriac, dont une photo le montrant en train de faire le salut nazi avait circulé il y a un mois sur Internet, a été définitivement exclu ce mardi.

Ce conseiller régional en Rhône-Alpes est passé devant la commission des conflits, qui a proposé de le sanctionner par «un blâme», a annoncé à l’AFP une source dans l’entourage de Marine Le Pen.

Selon cette source, la présidente du FN, à qui revenait la décision finale, a décidé de l’exclure, ce qu’elle avait laissé entendre dès le début de l’affaire. «Je serai ferme et brutale s’il le faut, parce que nous en avons soupé de ce type d’agissement», avait-elle prévenu fin mars à l’AFP, précisant par ailleurs que Gabriac «est un type de l’Oeuvre (française)», groupuscule nostalgique du pétainisme.

Le 25 mars, le site Nouvelobs.com avait publié une photo, non datée, d’Alexandre Gabriac, faisant de la main gauche le salut hitlérien devant un drapeau nazi, une image peu conforme à la stratégie de «dédiabolisation» du FN voulue par Marine Le Pen.

Plus jeune conseiller régional de France, Alexandre Gabriac avait été élu par les adhérents au comité central du FN, en janvier dernier, sur la liste de Bruno Gollnisch, le challenger malheureux.

Candidat aux cantonales dans l’Isère (Grenoble-6), il s’est qualifié pour le second tour.

L’entourage de Marine Le Pen a précisé à l’AFP qu’une «vingtaine» de frontistes étaient convoqués, ce mardi, pour passer devant la commission des conflits, pour divers motifs. Figurent notamment l’ancien secrétaire départemental de l’Ain, Olivier Wyssa, et plusieurs autres membres du FN dans le département. Contacté par l’AFP, Olivier Wyssa, qui soutenait Gollnisch durant la campagne interne, a confirmé qu’il leur était notamment reproché d’avoir déserté la campagne des cantonales, quelques jours avant l’élection. Conseiller régional du FN en Rhône-Alpes, il dit avoir démissionné de ses fonctions de secrétaire départemental après l’élection de Marine Le Pen, car il ne partage pas sa ligne politique, dont «les références à la laïcité, à la République et à l’Etat».

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/politiques/01012332681-l-elu-fn-faisant-le-salut-nazi-sur-une-photo-a-ete-exclu-du-parti
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Re: droites extremes

Message  ivo le Jeu 21 Avr - 10:52

le prog de marine



et en pdf



de quoi s'intruire d'un possible futur ....



(les liens sont en hide)



édit:

je conseille le pdf.
instructif ... pour ceux qui ne tomberont pas dans les vaps.
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Re: droites extremes

Message  ivo le Ven 22 Avr - 13:57

Exclusion pour salut nazi : Jean-Marie Le Pen conteste la décision de sa fille
FRANCE INFO - 13:13
C’est la première fois qu’un désaccord entre le président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, et la présidente, Marine Le Pen est rendu public depuis que la fille a pris la succession de son père. Invité du blog politique de LCI, Jean Marie Le Pen a ainsi critiqué le choix de sa fille d’exclure un élu FN du conseil régional de Rhône-Alpes, photographié en train de faire le salut nazi. Un désaccord public qui intervient à un peu plus d’une semaine de la traditionnelle manifestation du Front National, le 1er mai.


Jean-Marie Le Pen et sa fille
©RF/ Nathanaël Charbonnier

“La présidente qui se trouve à l’extérieur de l’Europe pour l’instant devra peut-être réétudier la question avec le rapport de la commission (des conflits du FN) qu’elle ne connaît pas... C’est une réaction rapide et elle ne possédait peut-être pas tous les éléments d’information” a expliqué Jean-Marie Le Pen.

Mercredi, Bruno Gollnisch s’était déclaré “extrêmement étonné” , avant de contester la “réalité de ces photos”.

Le conseiller régional mis en cause, Alexandre Gabriac, affirme lui depuis le début que cette photo est un “montage grossier”, une thèse réfutée par le nouvelobs.com, qui l’avait diffusée le 25 mars.

Selon une source dans l’entourage de Marine Le Pen citée par l’AFP, la commission des conflits avait proposé mardi d’infliger un blâme à cet élu FN. Mais Marine Le Pen a décidé de l’exclure, conformément à ce qu’elle avait annoncé : “Je serai ferme et brutale s’il le faut, parce que nous en avons soupé de ce type d’agissement” avait-elle déclaré fin mars à l’AFP, en précisant qu’Alexandre Gabriac “est un type de l’Oeuvre (française)”, un groupuscule nostalgique du pétainisme.
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