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SIDA

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SIDA

Message  spike le Mer 21 Juil - 15:12


«En Afrique, le traitement contre le sida est plus efficace que le préservatif»
Le professeur Bernard Hirschel, infectiologue à l’université de Genève, vantait déjà il y a trois ans les bienfaits du traitement antirétroviral comme prévention.


C’était, il y a trois ans. Le professeur Bernard Hirschel, infectiologue à l’université de Genève, lâchait une petite bombe: les traitements antirétroviraux ont une conséquence indirecte, ils rendent le patient quasiment non contaminant en faisant diminuer très fortement les particules de virus circulant dans le sang. Et ce Suisse d’insister et de lancer une formule: «le traitement comme prévention».

Le constat qu’il faisait n’avait rien de révolutionnaire, mais il était le premier clinicien à le dire clairement, et surtout à essayer d’en tirer toutes les conséquences. Il disait même que le traitement se révélait plus efficace que le préservatif, celui-ci risquant de casser ou de ne pas être disponible.

L’année suivante, en août 2008, lors de la conférence mondiale qui se tenait à Mexico, Bernard Hirschel promenait sa silhouette de professeur Tournesol, un peu isolé, un peu égaré. On l’écoutait, tout le monde l’écoutait, mais sur le coté. Pourtant, tout ce qu’il disait avec force se confirmait: ainsi, dans les études sur les couples séro-discordants (c’est-à-dire des couples où l’un est séropositif et l’autre séronégatif), si celui qui est infecté suit un traitement, alors le risque de contamination dans le couple est presque nul.

D’autres études, plus générales, montraient que dans des régions où les séropositifs étaient largement traités, alors le nombre de nouvelles infections baissaient.

Ce mercredi, à la conférence de Vienne, nous avons retrouvé un autre Bernard Hirschel. Il est intervenu en séance pleinière. La cinquantaine, costume trois pièces, élégant et ironique, il triomphait, à sa façon, modeste et efficace. «Aujourd’hui, le traitement est plus efficace que le préservatif en Afrique», a-t-il répété.

Et de montrer toute une série d’études, pointant des liens forts entre le nombre de personnes traitées et la baisse de nouvelles infections. Une projection de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à partir d’un modèle mathématique, aboutit même à la conclusion que si on traite la très grande majorité des séropositifs dans le monde, en moins de dix ans la pandémie est bloquée.

Bernard Hirschel a écouté, avec un léger sourire. Puis il a terminé sa présentation par une diapositive, montrant que l’avenir restait «une course d’obstacles».
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spike

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Re: SIDA

Message  spike le Lun 18 Juil - 20:08



Nouveaux espoirs dans la lutte contre le Sida
Plus le virus est traité tôt, plus il est possible d'éviter sa transmission, révèle une étude qui passionne la conférence sur le Sida ouverte aujourd'hui à Rome.

La conférence scientifique sur le sida de Rome s'est passionnée lundi pour une étude phare qui établit que traiter tôt une personne infectée par le virus l'empêche dans plus de 96% des cas de transmettre l'infection, ce qui pourrait transformer le visage de l'épidémie.

Cette étude a suscité l'enthousiasme dans la capitale italienne mais également suscité de nombreuses questions sur la façon de mettre ses enseignements en application et sur le problème, central, du financement.

Infection bloquée

L'essai a été conduit dans neuf pays -Afrique du sud, Inde, Brésil, Etats-Unis, Botswana, Kenya, Malawi, Thaïlande, et Zimbabwe-, où des combinaisons d'antirétroviraux ont été fournies à 1763 couples sérodiscordants -un séropositif, l'autre non-, pour la grande majorité (97%) hétérosexuels.

Le traitement était fourni plus ou moins tôt dans l'infection, définie par une baisse du niveau de cellules CD4 du système immunitaire, que cible le virus. Dans la moitié des couples, la personne infectée a été aussitôt mise sous traitement, dans l'autre moitié, on a attendu que le compte de CD4 descende en-dessous de 250 ou que la personne souffre d'une infection dite opportuniste (maladie causée par la baisse de l'immunité), conformément aux critères de l'Organisation mondiale de la santé au moment où commençait l'étude.

Au total, il y a eu 29 cas d'infections dont 28 chez les personnes traitées plus tardivement. Avec un bénéfice pour la personne traitée plus tôt, puisqu'il y a eu aussi 41% de moins de maladies opportunistes et de décès. En outre, le seul cas d'infection dans le couple traité tôt est intervenu très probablement juste après le début du traitement, qui n'avait pas eu le temps de faire son effet.

«Changement de donne»

L'OMS, qui devait présenter à Rome ses recommandations sur le dépistage et le traitement dans les couples sérodifférents, a retardé cette publication. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain sur les maladies infectieuses (NIAID), qui sponsorisait l'étude, a pointé "la fausse dichotomie entre les ressources données au traitement et celles données à la prévention".Il a estimé qu'il y avait "changement de donne" et qu'aujourd'hui "on peut avoir un impact majeur sur l'épidémie", soulignant que "moins il y a de personnes infectées, moins il y en a qui vont être infectées".

Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, s'est montré réaliste. Pour lui, avant de songer à traiter tout le monde dès qu'il est infecté, il faut traiter ceux qui ne bénéficient pas de traitement, alors même qu'ils le devraient, conformément aux critères fixés par l'OMS. "Aujourd'hui, on a 40% de couverture des besoins si on traite à partir d'une descente des CD4 à 350", a-t-il rappelé, estimant qu'il faut, "d'un point de vue de santé publique et d'éthique, commencer par les priorités". Pour lui, "mettre toutes les personnes infectées sous traitement, ce n'est pas envisageable, ni du point de vue des ressources, ni du point de vue opérationnel". Il a rappelé à cet égard de la moitié des personnes infectées ne savent pas qu'elles le sont.

Fin 2010, plus de 34 millions de personnes vivaient avec le virus, dont les deux tiers en Afrique, selon l'Onusida. L'infection a tué quelque 30 millions de personnes en 30 ans.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/sciences/01012349642-nouveaux-espoirs-dans-la-lutte-contre-le-sida
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Re: SIDA

Message  spike le Mer 20 Juil - 0:35



Sida: viser la rémission, à défaut de guérison
Alors que se tient actuellement, à Rome, la sixième conférence de la société internationale sur le sida (IAS), les chercheurs estiment que c'est «le bon moment» pour faire avancer les recherches.

Les chercheurs qui travaillent sur le sida estiment que c'est "le bon moment" pour accélérer la recherche pour parvenir, si ce n'est à l'élimination, au moins à une rémission de l'infection, c'est-à-dire un état où le virus ne peut ni se manifester ni se reproduire.

"Aujourd'hui, le traitement dure toute la vie, il est difficile à suivre", note Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008. Sans compter qu'il est coûteux. "La seule voie réaliste serait l'élimination du virus et la guérison", glisse Peter Piot, ancien directeur de l'Onusida.

Mais il faut bien admettre, comme le dit Christine Rouzioux, professeur de virologie, qu'"on n'a pas les outils pour l'éradication du VIH", un rétrovirus qui s'attaque au système immunitaire.

On peut à tout le moins envisager de parvenir à une "guérison fonctionnelle", ou rémission: le virus toujours présent dans des réservoirs -moelle osseuse, tissus lymphoïdes...- ne se manifesterait pas et ne se reproduirait pas, et le patient "guéri" n'aurait plus besoin de prendre un traitement. C'est déjà le cas pour ceux qu'on appelle les "contrôleurs d'élite" (moins de 1% des séropositifs) qui ne prennent pas de traitement.

Réunis à l'occasion de la conférence scientifique internationale de l'Association internationale du sida (IAS), des chercheurs ont lancé "la déclaration de Rome", qui demande une accélération de la recherche.

"Les récents progrès scientifiques dans la recherche sur le VIH ont conduit à une résurgence de l'intérêt et de l'optimisme, dans la perspective d'au moins une guérison fonctionnelle", souligne la déclaration.

«Ca se fera plus vite que le vaccin»

Un groupe de travail s'est mis en place, co-présidé par le Pr Barré-Sinoussi et par le Pr Steve Deeks (Université de Californie), avec un conseil d'orientation incluant des représentants de l'IAS, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Institut national de santé (NIH) américain, de l'ANRS (Agence française de recherche sur le sida).

"C'est possible" d'induire une rémission, comme pour le cancer, dit la Prix Nobel. "Nous sommes très optimistes".

Elle cite le cas de cet Allemand séropositif à qui on a fait une greffe de moëlle osseuse d'un donneur aux caractéristiques génétiques l'empêchant de contracter le sida. Le virus ne s'est plus manifesté.

Mieux encore, elle relève que "l'on est en train de comprendre le mécanisme" des contrôleurs d'élite, qui, dit-elle, disposent d'une réponse immunitaire "très forte". "C'est vraiment le moment", dit-elle, "de stimuler la recherche sur le sujet".

Les chercheurs comparent souvent cette infection au cancer, du fait du mécanisme de prolifération des cellules, similaire dans les deux types de maladies. Ils imaginent aussi qu'on pourrait, pour détruire peu à peu les cellules cachées dans les réservoirs, utiliser des molécules servant à contrôler le cancer en combinaison avec des antirétroviraux (ARV).

Le Pr Rouzioux cite le cas de 17 personnes, mises sous ARV rapidement après l'infection, qui ont interrompu leur traitement sans que le virus ne se manifeste.

Pour la virologue, il faudrait aller chercher les cellules en dormance dans les réservoirs, les activer pour les rendre sensibles au traitement, et les détruire.

On essaiera sur des personnes ayant des réservoirs du virus bas, "parce qu'il sera plus facile d'essayer de les réduire", explique le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS.

Ce sera long "mais on y arrivera", affirme le Pr Rouzioux. "Ca se fera plus vite que le vaccin", estime-t-elle.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/societe/01012349857-sida-viser-la-remission-a-defaut-de-guerison
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