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Afrique du Sud

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Afrique du Sud

Message  le_vieux le Ven 24 Juil - 19:43

Par Reuters, publié le 22/07/2009 à 18:55

BALFOUR, Afrique du Sud - Pour la deuxième journée consécutive, des manifestations ont dégénéré en émeutes mercredi dans le township sud-africain de Thokoza, à Johannesburg, ainsi que dans plusieurs autres quartiers pauvres du pays.

Plusieurs milliers d'habitants de Thokoza défilaient pour réclamer davantage de services publics, de logements et d'emplois. Des manifestants ont jeté des pierres en direction de la police, qui a riposté par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Le mouvement de protestations a également gagné Meyerton, au sud de Johannesburg, où des habitants ont occupé des terres agricoles afin de protester contre leur expulsion de campements provisoires.

Dans le township de Balfour, dans le nord-est, des résidents ont menacé d'incendier des bâtiments municipaux si cent personnes arrêtées lors de manifestations, mardi, n'étaient pas libérées, rapportait Talk Radio 702.

Ces violences sont les plus graves depuis l'entrée en fonction début mai du président Jacob Zuma, alors que les mouvements sociaux et les menaces sur le secteur industriel se multiplient ces derniers mois.

Ce dernier pourrait avoir du mal à tenir ses promesses électorales d'aide aux plus pauvres, l'Afrique du Sud étant entrée dans sa première période de récession en dix-sept ans.

Ces émeutes rappellent en outre les violences menées contre les étrangers l'an dernier, dans lesquelles 62 personnes avaient été tuées, et jettent le doute sur l'image positive que tente de projeter le pays à moins d'un an de l'organisation de la Coupe du monde de football.


Pour la deuxième journée consécutive, des manifestations ont dégénéré en émeutes mercredi dans plusieurs townships sud-africains, comme ici, aux abords du quartier pauvre de Balfour, dans le nord-est du pays. (Reuters/Siphiwe Sibeko)

Voir aussi ici
http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve58

(et petit rappel http://www.pavillon-noir.info/internationales-f5/afrique-du-sud-gryve-de-la-construction-des-stades-du-mondial-t103.htm )
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Ven 7 Mai - 21:26

Afrique du Sud : la police déjoue une tentative d’attentat contre des townships noirs

Cinq extrémistes blancs viennent d’être inculpés pour avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs, le ministre de la Police l’a annoncé hier. Près d’un mois avant l’envoi du Mondial de football, les tensions raciales, bien que sous-jacentes restent vivent dans le pays.

Les cinq extrémistes sud-africains blancs, soupçonnés d’avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs, ont été inculpés pour terrorisme. "La police a fait une descente dans un certain nombre d’endroits et certaines personnes avaient caché des armes et des munitions", a déclaré Nathi Mthethwa, le ministre de la Police.

Fin avril, la police avait arrêté sept hommes à Phalaborwa dans le nord-est du pays après la profanation de la tombe d’un haut-responsable noir, a indiqué Musa Zondi, porte-parole des Hawks, l’unité d’élite de la police criminelle. Lors de l’interrogatoire, "ils nous ont orientés vers leurs autres activités et vers une cache d’armes et d’explosifs", a-t-il précisé. " Ils voulaient notamment poser des bombes dans des zones où vivent des Noirs ," a-t-il précisé.
Les sept ont été inculpés pour terrorisme mercredi de la semaine dernière, mais les charges ont été retirées aujourd’hui contre deux d’entre eux.
"aucune menace terroriste" sur le Mondial de football

Ces arrestations ont lieu un mois après le meurtre du leader extrémiste blanc Eugène Terre’Blanche dont le procès avait occasionné un regain de tension raciale dans le pays, seize ans après l’abolition de l’apartheid.
Mais ce projet d’attentat a surtout lieu près d’un mois avant l’envoi de la Coupe du Monde de football, l’évènement sportif de l’été.

L’heure est à l’apaisement entre les communautés dans le pays organisateur. Selon le ministre de la Police, ces dernières arrestations démontrent que l’Afrique du Sud est "bien préparée" pour accueillir le Mondial-2010 du 11 juin au 11 juillet.
Il n’y a "aucune menace terroriste" ou autre contre le Mondial pour lequel 44.000 policiers sont mobilisés a soutenu Siyabonga Cwele, le ministre des Renseignements. Les 32 pays participant à la Coupe du Monde seront protégés par des unités spéciales de la police et l’armée.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Ven 17 Aoû - 18:08

Afrique du Sud : la police abat plus de 30 mineurs
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La mine de platine Lonmin de Marikana (province du Nord-Ouest) a été le théâtre de violents affrontements jeudi.La police a ouvert le feu sur des grévistes armés. La police sud-africaine a tué 34 mineurs et en a blessé 78. C'est l'une des interventions policières les plus meurtrières depuis la chute de l'apartheid en 1994.


Afrique du Sud : la police a abattu plus de 30 mineurs © Reuters SIPHIWE SIBEKO

Une centaine de mineurs, qui vivent dans des taudis près de la mine, avaient lancé une grève "sauvage" vendredi dernier pour réclamer un triplement de salaire, de 400 à 1.250 euros par mois. "Nous sommes exploités, ni le gouvernement ni les syndicats ne sont venus à notre aide", avait déclaré mercredi l'un des gréviste, Thuso Masakeng, "les sociétés minières font de l'argent grâce à notre travail et on ne nous paye presque rien. Nous ne pouvons pas nous offrir une vie décente. Nous vivons comme des animaux à cause des salaires de misère." a t-il ajouté.

Des affrontements meurtiers

Jeudi matin, la direction de la mine a demandé aux grévistes armés de machettes, de gourdins, et de barres de fer de reprendre le travail, menaçant de licencier les récalcitrants. Face au refus des mineurs de se disperser et d'abandonner leurs armes, la police a d'abord utilisé un canon à eau, et tiré des balles en caoutchouc ainsi que des gaz lacrymogènes. Puis elle a ouvert le feu en tirant à balle réelle avec des armes automatiques sur un groupe de mineurs qui aurait surgit à travers les taillis vers une rangée de policiers. Une enquête est en cours, a déclaré le porte parole du ministère de la police, Zweli Mnisi.

Selon plusieurs sources, les affrontements avaient d'abord éclaté vendredi 10 août entre les partisans des deux principaux syndicats, AMCU et NUM. Dix personnes y avaient trouvé la mort, dont deux policiers.

La police n'aurait pas eu le choix

Le ministre de la police, Nathi Mthethwa, a déploré cette explosion de violence, tout en rappelant que les autorités avaient négocié pendant trois jours avec les grévistes.

"Ceci ne devait pas arriver. Nous avons toujours insisté sur le fait que nous avons des lois dans ce pays, qui permettent aux gens de faire grève [...] C'est une situation terrible pour tout le monde," a t-il déclaré

Le porte parole de la police, Dennis Adriao, a affirmé que la police n'avait pas eu le choix. "La police a été attaquée lâchement par le groupe, qui a fait usage d'armes variées, dont des armes à feu. Les policiers, pour protéger leur vie et en situation de légitime défense, ont été obligés de répondre par la force".

http://www.dailymotion.com/video/xsvhwn_police-shoot-striking-mine-workers_news
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Lun 10 Sep - 20:14

Afrique du Sud : la grève continue dans les mines du pays
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Le mouvement de revendication salariale des mineurs sud-africains est entré dans sa quatrième semaine et s'est étendu à de nouvelles exploitations. Plus de 41.200 personnes sont en grève dans tout le pays.


Des mineurs en grève sur le site de Marikana, dans la banlieue de Johannesbourg © Reuters

À Marikana, la troisième plus grande mine de platine du monde et point de départ de la contestation, seuls 6% des 28.000 ouvriers se sont présentés selon la direction. C'est dans cette mine que les violences policières ont fait un total de 44 morts depuis le 10 août (34 morts lors de la fusillade du 16 août).

Ce matin, 4.000 grévistes équipés de bâtons, de lances ou de machettes ont décidé de briser l'ultimatum et ont continué d'occuper le terrain, à une cinquantaine de mètres à peine d'unités des forces de police anti-émeute lourdement armées et appuyées par des véhicules blindés.

Un mouvement qui s'étend et qui s'étoffe

Environ 15.000 mineurs sud-africains ont également stoppé le travail dans une mine d'or exploitée à plus de 3.000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg, pour une raison encore non élucidée (selon l'employeur). Quatre jours après une première grève sauvage affectant les puits Est de cette mine de 27.000 salariés, c'est cette fois tout le secteur Ouest qui a cesser de fonctionner. Une agitation sociale relativement courante en temps ordinaire mais qui prend aujourd'hui une teinte inquiétante car dans le même temps, les autorités redoublent d'efforts pour obtenir la reprise du travail à Marikana, en vain.


Les foreurs en grève réclament toujours un triplement de leurs salaires pour atteindre 12.500 rands (1.200 euros).

Pour les observateurs, le secteur minier risque de vivre au rythme de ces perturbations jusqu'au congrès de l'ANC (Congrès National africain, au pouvoir) en décembre. Le parti est secoué par des querelles de personnes et des batailles idéologiques.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Sam 15 Sep - 9:59

Afrique du Sud: descente de police massive dans des foyers de mineurs à Marikana
http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Afrique_du_Sud_descente_de_police_massive_dans_des_foyers_de_mineurs_a_Marikana24150920120930.asp
JOHANNESBURG - La police sud-africaine a annoncé samedi avoir effectué une descente massive dans des foyers d'hébergement autour de la mine en grève de Marikana dans la nuit de vendredi à samedi, procédant à 12 arrestations et à la saisie de quantité d'armes traditionnelles.

500 policiers sont intervenus à 2h00 du matin (00h00 GMT) dans des foyers où résident environ 600 mineurs autour de Marikana. Nous avons saisi des pangas (machettes, ndlr) et toutes les armes dangereuses qu'ils ont l'habitude de porter en public, a indiqué à l'AFP l'un porte-parole de la police régionale, Thulani Ngubane, précisant qu'il y avait eu 12 arrestations.


(©AFP / 15 septembre 2012 09h29)
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Dim 16 Sep - 9:09

Afrique du Sud : intervention policière massive à Marikana, heurts avec les grévistes
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/09/15/afrique-du-sud-heurts-entre-police-et-mineurs-a-marikana_1760764_3212.html


La police sud-africaine a effectué, samedi 15 septembre, une intervention massive autour de la mine en grève de Marikana en Afrique du Sud, provoquant des heurts qui ont fait plusieurs blessés, dont plusieurs femmes, un mois après une fusillade policière qui avait fait 34 morts.
Au lendemain d'un appel du pouvoir à rétablir l'ordre dans ce bassin minier, d'où sort plus d'un cinquième de la production mondiale de platine, les foyers d'hébergement et baraquements de mineurs du groupe britannique Lonmin ont été perquisitionnés dans la nuit. Au moins 500 policiers sont entrés en action à 2 heures du matin, dans la première intervention policière depuis la fusillade du 16 août, qui avait réveillé les fantômes de la répression de l'époque de l'apartheid.

Environ 150 militaires ont été également positionnés en renfort dans la région.

La chaîne d'information eNCA a indiqué que les policiers avaient opéré sans ménagement, "mettant tout sens dessus-dessous", y compris dans les pièces où étaient hébergées des familles. La police a rempli plusieurs camions de bâtons traditionnels et machettes saisis.

"NÉCESSAIRE D'INTERVENIR"



"Il est nécessaire d'intervenir car nous sommes arrivés à un point où il faut faire des choix importants", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence Mac Maharaj. "Si nous laissons cette situation se développer, l'économie va en souffrir gravement". Les employés de Lonmin sont en grève depuis le 10 août pour leurs salaires, et le mouvement a été suivi par des mineurs d'autres sociétés du secteur.

Après la descente de police, des mineurs se sont regroupés dans la matinée non loin du lieu de la fusillade du 16 août. C'est là que la police a fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. Ils se sont alors enfuis vers la zone de bidonvilles voisine, érigeant des barricades à l'aide de pneus incendiés et de rochers, et lançant des pierres sur les policiers qui les poursuivaient. La police a répliqué par des tirs de balles en caoutchouc qui ont fait plusieurs blessés, dont au moins deux femmes, selon l'agence Sapa, six selon un autre témoignage.

"Les gens ont peur. La police a tiré sur des gens innocents qui ne faisaient que se rassembler pour entendre le compte-rendu [des négociations de la veille], nous ne savons plus quoi faire", "ni où nous réunir", a déploré Molisi Phele, un représentant des grévistes.

"LA RÉPRESSION DU TEMPS DE L'APARTHEID"

"Le gouvernement doit être fou pour croire que ce qui ressemble pour moi à la répression du temps de l'apartheid, puisse réussir", a dénoncé l'évêque anglican, Jo Seoka, médiateur dans le conflit. "Nous ne devons pas oublier que de telles méthodes dans le passé ont conduit à plus de résistance et que le gouvernement ne peut pas se permettre d'être perçu comme l'ennemi du peuple qui l'a porté au pouvoir", a-t-il estimé, redoutant une "révolte totale" dans la région.

Le gouvernement sud-africain avait annoncé vendredi des mesures de maintien de l'ordre dans la région. Le secteur minier est la principale source d'exportations du pays. Dans la semaine, les multinationales Anglo American, Aquarius, Xstrata, avaient annoncé la suspension provisoire de leur activité dans la zone.

Le mouvement social a débuté chez Lonmin, à l'initiative de 3 000 foreurs en rupture avec le principal syndicat des mines (le NUM), accusé comme l'ANC au pouvoir de négliger les intérêts des millions de Sud-Africains pauvres. Les négociations doivent reprendre lundi mais l'évêque Seoka redoute désormais un blocage.

Le groupe britannique avait reformulé une offre salariale vendredi soir, proposant notamment 1 875 rands (175 euros) d'augmentation aux foreurs. Cela reste loin des revendications des grévistes, qui réclament 12 500 rands mensuels (1 160 euros) pour reprendre le travail. Ils refusent aujourd'hui de céder, au nom des grévistes tués en août. Le conflit s'est étendu ces derniers jours aux salariés d'Amplats et à une mine d'or du groupe Gold Fields près de Johannesburg, en grève depuis une semaine.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Lun 17 Sep - 9:35

Les mineurs de Marikana ne désarment pas
http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/16/01003-20120916ARTFIG00210-les-mineurs-de-marikana-ne-desarment-pas.php

Des mineurs ont manifesté, dimanche à Rustenburg, près de Johannesburg, avant d'être dispersés par la police. Crédits photo : ALEXANDER JOE/AFP

Leur mouvement de grève est un défi à l'autorité de Jacob Zuma, qui n'exclut pas d'appeler l'armée à la rescousse.

Originaire de la très pauvre province du Cap-Oriental, la famille Mayengese travaille à la mine de Lonmin, à Marikana, depuis 1987. Plus de vingt ans après la fin de l'apartheid, elle vit toujours dans le bidonville avoisinant de Wonderkop. Une cabane de tôle ondulée à peine plus grande que ne l'était la cellule de Nelson Mandela lorsqu'il était prisonnier. Le père, qui gagne 500 euros par mois, est le seul de la famille à avoir un emploi. Il nourrit cinq enfants et aide ses quatre sœurs, qui vivent au village. Comme 28.000 de ses camarades aujourd'hui en grève, il réclame un salaire de 1.250 euros (12.500 rands) par mois.

Les raisons de la colère qui a fait 45 morts en cinq semaines dans les mines sud-africaines sont faciles à comprendre. Mais les conséquences de cette révolte, que même les syndicats traditionnels ne contrôlent plus, sont tous les jours plus difficiles à cerner. Dimanche encore, la police a dispersé une manifestation de mineurs, les empêchant d'entrer dans la ville de Rustenburg, près de Johannesburg. La veille, les forces de l'ordre avaient effectué un raid nocturne pour désarmer les résidents des townships. Le président Jacob Zuma emploie désormais les grands moyens, n'excluant pas d'appeler l'armée pour «restaurer la paix et la stabilité», au risque de perdre sa place de président de l'ANC (Congrès national africain) lors de la grande conférence élective de décembre prochain.

Manipulation

«On peut nous donner n'importe quoi, juste quelque chose…», supplie le chef de la famille Mayengese, un peu gêné par l'attention internationale que le mouvement a créée. Car Thembisa n'est pas un leader. Il n'était pas présent quand des affrontements intersyndicaux ont fait dix morts, début août. Il n'était pas non plus sur la montagne le jour ou la police a tué 34 mineurs dans des circonstances encore non élucidées. Mais il suit docilement le mouvement parce qu'il a peur aussi des mineurs, qui menacent avec leurs machettes les briseurs de grève…

Leurs revendications salariales ne datent pas d'hier. Mais l'«effet Marikana» fait boule de neige. La brutalité policière contre les ouvriers de Lonmin, le 16 août dernier, n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. Paralysées pendant six semaines au début de l'année 2012, les mines d'Impala Platinum sont de nouveau en grève. Les opérations d'Amplats (Anglo American Platinum) près de Rustenburg ont été interrompues la semaine dernière. Quand à l'australien Aquarius Platinum, quatrième producteur mondial de platine, il a annoncé la suspension jusqu'à dimanche soir de l'activité de sa mine de Kroondal.

«Ce qui nous inquiète vraiment, c'est que le mouvement est en train de s'étendre aux mines d'or», confiait récemment Frans Baleni, secrétaire général de NUM (). C'est aujourd'hui fait. Plus de 15.000 travailleurs paralysent la mine KDC de Goldfield.

«C'est de la manipulation. On utilise ces mineurs comme de la chair à canon à des fins politiques,» déclare Neil Froneman, directeur exécutif de Goldfield. Car c'est à Goldfield que Julius Malema, l'ex-leader des mouvements de jeunesse de l'ANC exclu après avoir été reconnu coupable d'incitation à la haine contre les Blancs, a appelé la semaine dernière à une grève nationale de cinq jours par mois pour obtenir 12.500 rands de salaire. «C'est une révolution sérieuse, n'abandonnez pas», a-t-il lancé, accusant les syndicats traditionnels d'avoir trahi leur base.

C'est la première fois dans l'Afrique du Sud post-apartheid qu'un mouvement de grève échappe aux leaders syndicaux traditionnels affiliés à la Cosatu (convention des syndicats sud-africains). «Malema joue un jeu dangereux. Il risque d'allumer un feu qu'il ne sera jamais capable d'éteindre», déclarait Patrick Craven, porte-parole de la Cosatu.

À Marikana, les syndicats sont inquiets. L'«accord de paix» signé le 7 septembre à Lonmin par le patronat, les syndicats et le ministère du travail s'est avéré caduc. Ni l'Amcu, le syndicat dissident des mineurs de la construction, ni les travailleurs eux-mêmes n'ont voulu le ratifier. Samedi, le patronat a doublé la mise en proposant une augmentation d'environ 200 euros par mineur.

«Ce n'est pas l'état d'urgence, mais il faut nous assurer que la paix et la stabilité reviennent dans les zones minières», déclarait, le 14 septembre, à Pretoria, Jeff Radebe. Le ministre de la Justice a fait savoir que le gouvernement ne tolérerait désormais aucune manifestation illégale, aucun port d'armes dangereuses ni aucune forme d'incitation à la violence. Sa police est entrée le lendemain dans les domiciles de mineurs pour confisquer bâtons, armes traditionnelles et machettes. Plus de 1 200 soldats étaient déployés dans la zone tout au long du week-end.

Du pain et du Coca-Cola

À Wonderkop, la vie quotidienne était presque normale, dimanche, exception faite des véhicules blindés de l'armée ou de la police positionnés un peu partout dans le township. «On leur avait dit qu'on en avait marre de vivre comme ça. Ils n'ont rien fait. On a continué à voter pour eux. Maintenant, ils tuent nos familles et ils ne font toujours rien. Ça, c'est sûr, on ne vote plus!», explique Primrose Sonti.

La voisine de la famille Mayengese a vu des amis tomber sous les balles de la police sud-africaine. Son fils aussi a été arrêté. Elle soutient sans faillir un mouvement qui l'appauvrit de jour en jour. Comme la famille Mayengese, elle se nourrit désormais de pain et de Coca-Cola. À Marikana, aujourd'hui plus qu'hier, l'important, c'est de tenir.


Grève dans les mines sud-africaines: Zuma se défend de copier l'apartheid
http://www.liberation.fr/depeches/2012/09/16/afrique-du-sud-les-mineurs-se-dispersent-dans-le-calme-a-rustenburg_846639

Des mineurs de Rustenburg font face à la police anti-émeute, le 16 septembre 2012 en Afrique du Sud (AFP)

Le président sud-africain Jacob Zuma s'est défendu dimanche de copier les méthodes de l'apartheid après l'envoi en force de la police pour empêcher des manifestations de mineurs en grève, un mois après la fusillade qui avait fait 34 morts à Marikana (nord).

"L'Etat intervient à Marikana uniquement pour mettre un terme à la violence et à l'intimidation", a souligné le président Zuma, affirmant agir "comme dans n'importe quel pays démocratique du monde".

"Les travailleurs ont le droit de négocier avec leurs employeurs sur les salaires et les conditions de travail et l'Etat ne prend pas parti dans le conflit", a ajouté M. Zuma, accusé de tourner le dos aux intérêts des mineurs.

C'est dans ce contexte social tendu que le président sud-africain ouvrira lundi matin le congrès du Cosatu, la grande confédération syndicale du pays, dont la fédération minière, le NUM, n'est jamais apparue aussi contestée par sa base.

Dimanche matin, les forces de l'ordre, qui ont reçu du gouvernement la consigne de mettre un terme aux troubles dans le bassin minier de Rustenburg, avaient bloqué une nouvelle manifestation de mineurs du secteur du platine dans cette zone vitale pour l'économie nationale.

Barrant la route avec des véhicules blindés, la police a sommé les manifestants de quitter les lieux. Ces derniers ont obtempéré par peur de nouveaux affrontements.

Les mineurs, venus sans armes ni bâtons, voulaient marcher "pacifiquement" vers le poste de police pour protester contre les violences de la veille.

Samedi, la police avait opéré une spectaculaire descente nocturne dans les logements de Marikana, y confisquant armes blanches et bâtons. Les forces de l'ordre avaient ensuite dispersé un rassemblement de mineurs, usant de gaz lacrymogènes et tirant des balles en caoutchouc qui ont fait plusieurs blessés.

Dimanche, tandis que la manifestation se dispersait, un mineur, Lunsstone Bonase, 32 ans, affirmait aux journalistes: "Le gouvernement est contre le peuple et permet qu'on tue des gens (...) Est-ce qu'on va travailler comme sous l'apartheid? Ils nous forcent à retourner au travail, comme ils le faisaient sous l'apartheid".

"répression digne de l'apartheid"

Les références au régime raciste et répressif de l'apartheid, disparu en 1994, se sont multipliées depuis que la police a tué 34 mineurs en grève le 16 août à Marikana
, sur le site exploité par le britannique Lonmin. Les grévistes réclamaient un triplement de leurs salaires, à 12.500 rands mensuels (1.160 euros).

Samedi, l'évêque anglican Jo Seoka, médiateur dans les pourparlers entre les mineurs et leur direction, a mis en garde le pouvoir: "Le gouvernement doit être fou pour croire que ce qui ressemble pour moi à la répression du temps de l'apartheid, puisse réussir".

"Le gouvernement ne peut pas tolérer une situation dans laquelle les gens manifestent dans les rues avec des armes dangereuses", a rétorqué M. Zuma.

Il a assuré que "le gouvernement comprenait pleinement la détresse des pauvres et de la classe ouvrière du pays". Il a sommé les compagnies minières d'agir "immédiatement" pour se mettre en règle et notamment améliorer les logements. Une demande assortie toutefois d'aucune menace de retirer leurs licences aux compagnies.


L'agitation sociale dans les mines, qui touche essentiellement la ceinture de platine autour de Rustenburg -- d'où les multinationales du secteur extraient plus d'un cinquième de la production mondiale -- a débuté après le massacre du 16 août à Marikana.

Depuis, les mineurs d'autres sites ont réclamé les mêmes augmentations de salaire et, face aux risques de violence, les majors du platine ont fermé un à un leurs puits dans la région. L'activité devait reprendre lundi chez le géant australien Aquarius, et mardi chez Amplats, filiale du groupe Anglo American selon un communiqué.

Chez Lonmin, les négociations doivent reprendre lundi dans un lieu éloigné du site où depuis le 10 août, 3.000 foreurs refusent de redescendre sous terre.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Mer 19 Sep - 8:53

Afrique du Sud : les mineurs grévistes acceptent les hausses de salaires
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Les grévistes de la mine de platine de Marikana en Afrique du Sud ont accepté mardi un accord avec la société Lonmin et doivent reprendre le travail jeudi prochain. Les salaires vont être augmentés de 22%.

Les employés de la mine sud-africaine de Marikana, exploitée par Lonmin, le troisième producteur mondial de platine, ont accepté une hausse de 22% des salaires. Ils reprendront leur travail jeudi après six semaines de grève. Des grèves marquées par les violences policières qui ont fait un total de 44 morts depuis le 10 août, dont 34 lors de la fusillade du 16 août.

Un accord accepté dans la joie

Environ 5.000 grévistes s'étaient rassemblés dans un stade pour écouter la présentation de l'accord. Ils ont explosé de joie à l'annonce de la proposition formulée par la direction d'augmenter les salaires de 22%. "Les travailleurs sont très contents de cet accord, et nous pensons que ce qui c'est passé ici est une vraie victoire pour les travailleurs", a indiqué l'évêque anglican Jo Seoka, le principal médiateur religieux. L'accord salarial contient également une prime unique de 2.000 rands (190 euros) qui sera versée à ceux qui retourneront bien à la mine jeudi.

Le conflit, aura duré six semaines et s'est étendu à plusieurs importantes compagnies minières. Il a par ailleurs déclenché une vague de critiques contre le président Jacob Zuma et son parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), accusés par leurs rivaux politiques d'avoir négligé les travailleurs pauvres.

Les mineurs grévistes de Marikana, qui réclamaient des hausses de salaire, appartiennent à l'Association du syndicat des mineurs et des ouvriers du bâtiment (AMCU), rivale du Syndicat national des mineurs (NUM), qui est lui très proche du Congrès national africain (ANC).

L'Afrique du Sud abrite 80% des réserves connues de platine dans le monde. La révolte des mineurs aura entraîné une perte de production évaluée à 4,5 milliards de rand (421 millions d'euros) pour l'industrie minière, a déclaré lundi le président sud-africain Jacob Zuma.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Ven 21 Sep - 19:24

Afrique du Sud : levée du moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste
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L'Afrique du Sud a annoncé la levée d'un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste dans le pays, avec cette technique de forage: la fracturation hydraulique, que les écologistes critiquent vivement à travers la planète.

L'exploration dans le Karoo, une zone semi-désertique va commencer. Cinq entreprises ont manifesté leur intérêt et doivent donc demander des licences d'exploitation au gouvernement.

Le Vice-ministre aux Affaires minérales, Godfrey Oliphant parle "d'immenses ressources potentielles de gaz. (...) En ce qui concerne le principe du pollueur payeur, de la pollution environnementale, nous faisons de notre mieux. Les comportements des entreprises minières sont encadrés par la loi dans ce pays, et nous les considérons comme des citoyens responsables pour ce qui touche à la protection de l'environnement". C'est l'occasion pour le pays de changer la donne énergétique. Depuis 2008, il y a de gros problèmes d'alimentation en électricité avec la croissance économique et le charbon est très polluant. L'Afrique du Sud a grand besoin de cette énergie, car il y a dix millions de personnes qui n'ont pas accès à l'électricité dans ce pays. En plus, cette activité va générer des emplois, des revenus et de la croissance.

Cette exploitation s'avère être un gros débat entre sud-africains et les inquiétudes sur le plan environnemental sont certaines. Le gouvernement est accusé de ne pas assez consulter la population. La fracturation hydraulique fait peur quant à ses conséquences sur les écosystèmes voisins des sites de production.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Sam 22 Sep - 10:52

Afrique du Sud: nouvelle grève dans une mine d'or, le secteur toujours agité
Une nouvelle grève a éclaté vendredi dans une mine d'or sud-africaine, preuve que la crise sociale n'est toujours pas terminée dans ce secteur vital de l'économie, malgré l'accord trouvé à Marikana (nord), où le conflit avait fait 46 morts en un mois.
>>>
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Afrique-du-Sud-nouvelle-greve-dans-une-mine-d-or-le-secteur-toujours-agite-_NG_-2012-09-21-856123

Marikana ouvre une brèche en Afrique du Sud
Après un mois d’août sanglant, les grévistes de la mine de platine viennent d’obtenir une revalorisation des salaires. Partout dans le pays, ils sont érigés en exemple.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2012/09/19/marikana-ouvre-une-breche-en-afrique-du-sud_847484
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Mar 25 Sep - 9:55

Marikana, Malema : comment Jacob Zuma prépare sa réélection
Rappelez-vous de la leçon apprise il y a an : savoir se méfier de Jacob Zuma. Le chef d'Etat sud-africain vous donne toujours le sentiment d'avoir un coup de retard ? En réalité, il prépare déjà le coup d'après.

La semaine qui vient de s'écouler en est une nouvelle illustration.
>>>
http://afriquedusud.blog.lemonde.fr/2012/09/22/marikana-malema-comment-jacob-zuma-prepare-sa-reelection/
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Message  ivo le Sam 6 Oct - 9:30

Afrique du Sud: Amplats licencie 12.000 mineurs en grève sauvage
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/afrique-du-sud-amplats-annonce-le-licenciement-de-12-000-mineurs-grevistes-05-10-2012-2207211.php
Le numéro un mondial du platine Amplats a annoncé vendredi le licenciement de 12.000 de ses 28.000 mineurs en grève sauvage du site de Rustenburg dans le nord de l'Afrique du Sud, au lendemain de la mort d'un gréviste tué par la police.
Amplats avait convoqué cette semaine tous les grévistes en conseil de discipline, et menacé de licencier ceux qui refuseraient de comparaître.


"Environ 12.000 employés ont décidé de ne pas se présenter (...) et ont donc été licenciés en leur absence", a annoncé Amplats, filiale d'Anglo American, dans un communiqué.
Un mineur de 21 ans, qui refuse de donner son nom, a montré à l'AFP le sms reçu sur son téléphone portable: "En conséquence de votre absence à l'audience où vous deviez expliquer votre participation à une action de grève illégale, la société a pris la décision de vous licencier en votre absence. Vous avez trois jours pour faire appel".
L'entreprise, dont tous les puits du bassin de Rustenburg sont bloqués depuis le 12 septembre, avait déjà lancé plusieurs ultimatums à ses employés, les sommant de reprendre le travail sous peine de licenciement. Les ultimatums avaient jusqu'à présent été repoussés à chaque fois.
"Je ne ferai pas appel", a réagi le jeune mineur, en affirmant qu'il n'était pas en grève, mais qu'il avait peur des représailles s'il reprenait le travail: "Ces gens sont en colère, et si je vais au travail, ils savent qui je suis dans le shack (bidonville) et ils vont me tuer, c'est sûr à 100%".
Les grévistes, dont le mouvement ne respecte pas les procédures du droit du travail sud-africain, réclament de substantielles augmentations de salaire.
Jeudi soir, un mineur a de nouveau été tué dans des affrontements entre employés d'Amplats et policiers à Rustenburg.
"Nous ne pensions pas que les choses en arriveraient là", a déploré un représentant des grévistes, Gaddhafi Mdoda, "ils ne nous laissent pas le choix. Notre grève a été pacifique mais ils commencent à tuer des innocents".
La grève à Amplats avait tout de même fait cinq morts en début de semaine, dans des circonstances qui restent à élucider.
"On ne reculera pas, peu importe ce qu'ils disent ou ce qu'ils font, on se battra jusqu'à la dernière goutte de sang", a renchéri l'un des animateurs du mouvement, Mametlwe Sebei.
Depuis une semaine, les mineurs d'Amplats, relativement pacifiques jusque là, semblent s'engager dans un bras de fer sans merci.
Les menaces à peine voilées proférées vendredi aux non-grévistes n'augurent rien de bon. "Ceux qui vont au travail sont responsables de la mort des autres", a lancé l'un des leaders du mouvement, promettant que "personne ne dormirait la nuit prochaine car nous devons contrôler les gens qui vont au travail".
Il a ensuite donné rendez-vous à tous samedi à 07H00 (05h00 GMT) pour un nouveau meeting suivi d'une marche jusqu'au lieu du décès de la victime de jeudi pour y prier.
Tandis que l'impasse semble totale chez Amplats, une lueur d'espoir est apparue cette semaine pour les mines d'or où le mouvement a fait tâche d'huile.
La Chambre des mines a accepté, sous la pression, de tenter de débloquer la situation et de proposer sans tarder des hausses de salaires.
La crise sociale a été exacerbée par la fusillade de Marikana, où la police a abattu 34 mineurs en grève le 16 août sur un site de platine exploité par Lonmin.
Depuis deux semaines, les transporteurs routiers ont également cessé le travail pour réclamer de meilleurs salaires, ce qui porte à environ 100.000 le nombre de salariés en grève dans le pays, selon un décompte de l'AFP.
Le constructeur automobile General Motors et le pétrolier Royal Dutch Shell ont prévenu vendredi que la grève des routiers commençait à avoir un impact sur leurs activités dans le pays, le premier annonçant un ralentissement de la production et le second des difficultés de livraisons.
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Message  ivo le Sam 6 Oct - 18:59

Pour les mineurs sud-africains, "c'est le début de la guerre"
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Ils sont plusieurs centaines à s'être réunis pour rejeter le licenciement massif de 12.000 mineurs, suite à une grève non autorisée. Certains appellent même à recourir à la violence pour forcer l'exploitant de la mine à les réembaucher.


"On ne se bat pas mais ils nous tirent dessus", référence à la mort d'un mineur tué par la police jeudi dernier © Reuters Mike Hutchings

La manifestation s'est déroulée sous haute surveillance, avec une escorte policière et un hélicoptère au-dessus de la zone. Car les mineurs du site de Rustenburg (nord du pays) d'Amplats, numéro un mondial du platine, sont furieux. Jeudi dernier, l'un de leurs collègues était tué dans des affrontements avec la police. Et le lendemain, la filiale d'Anglo American mettait sa menace à exécution : le licenciement de 12.000 personnes (sur les 28.000 employés du site). Tous étaient en grève sauvage et refusaient de comparaître devant un conseil de discipline.

"C'est le début de la guerre", lance l'un des responsables syndicaux des mineurs. "Si Anglo American n'est pas prêt à négocier, ils doivent faire leurs bagages et partir." Depuis le 12 septembre, les employés réclament des augmentations de salaire. Dans tout le pays, les mineurs se sont successivement mis en grève depuis plusieurs semaines.

"Beaucoup de choses vont brûler à partir d'aujourd'hui"

L'annonce des 12.000 licenciements a fait redoubler la colère des mineurs de Rustenburg. "S'ils ne veulent pas nous parler, beaucoup de choses vont brûler à partir d'aujourd'hui", lance un des manifestants. "S'ils disent qu'ils nous licencient, nous allons nous battre contre eux. Il y a déjà des gars qui projettent de brûler la fonderie."

Le site de Rustenburg produit un quart du platine mondial. Près de 100.000 personnes (mineurs et transporteurs routiers) sont en grève actuellement en Afrique du Sud, pour réclamer de meilleurs salaires.
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Message  ivo le Mar 30 Oct - 9:10

Nouveaux heurts dans une mine de platine en Afrique du Sud
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8LU2BN20121030
RUSTENBURG, Afrique du Sud, 30 octobre (Reuters) - Des centaines de mineurs d'Anglo American Platinum (Amplats) , premier producteur mondial de platine, refusaient toujours mardi de se rendre à leur travail et bloquaient l'accès à une partie des sites de Rustenburg, malgré l'annulation de 12.000 licenciements annoncée ce week-end.

La police sud-africaine a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène contre les protestataires qui barricadaient les routes.

Amplats avait annoncé que les employés, licenciés au début du mois par SMS pour s'être livrés à des grèves sauvages, seraient à nouveau embauchés s'ils revenaient mardi, et recevraient une indemnité de 2.000 rand (178 euros).

"Personne n'est allé travailler aujourd'hui, à moins d'être passé en douce", a déclaré Mayford Mjuza, l'un des représentants des centaines de mineurs qui bloquaient mardi l'accès à la mine de Thembelani, à Rustenburg, à 120 km au nord-ouest de Johannesburg.

Les mineurs qui refusent de reprendre le travail souhaitent une hausse de salaire de 22%, équivalente à celle accordée par Lonmin à ses travailleurs, à l'issue des grèves meurtrières entamées début août sur le site de Marikana.

Certains employés d'Amplats accusent le Syndicat national des mineurs (NUM), proche du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, d'avoir négocié un accord insuffisant avec Amplats.

Amplats est la dernière grande compagnie minière paralysée par la série de mouvements, qui ont fait près d'une cinquantaine de morts depuis août, et ont mis en difficulté le président Jacob Zuma.

L'agence de notation Standard & Poor a dégradé ce mois-ci d'un cran la note de l'Afrique du Sud, de BBB+ à BBB avec une perspective négative, estimant que les grèves du secteur minier et les tensions sociales pouvaient réduire la marge de manoeuvre financière et nuire à la croissance. (Sherilee Lakmidas, Julien Dury pour le service français)
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Jeu 28 Fév - 9:48

ANC : le parti tend encore à considérer qu'en raison du rôle qu'il a joué dans une "lutte" quasi mythique, il est investi du droit divin de tout diriger, de contrôler tous les établissements publics, de nommer tous les juges, de se partager tous les emplois bien payés, d'ignorer la Constitution quand cela l'arrange et d'utiliser l'appareil de l'Etat dans son propre intérêt. Pendant ce temps, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse et la criminalité n'en finit pas de sévir.
>>>
http://www.courrierinternational.com/article/2013/02/27/l-affaire-oscar-pistorius-revele-les-dessous-de-mon-pays
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Sam 2 Mar - 10:27

Hausse du salaire minimum des ouvriers agricoles sud-africains
Depuis ce vendredi 1er mars au matin, le salaire minimum des travailleurs agricoles en Afrique du Sud a augmenté de 52%. Il est maintenant de 105 rands par jour, soit à peu près 9 euros.

Manifestation d'ouvriers agricoles en grève à Doorns, une ville au nord du Cap, en Afrique du Sud (photo prise le 10 janvier 2013). Le conflit a mis en lumière la situation misérable des ouvriers agricoles de la région.
AFP PHOTO / RODGER BOSCH
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130301-salaire-minimum-ouvriers-agricoles-sud-africains-greve-fermiers-pauvrete

Afrique du Sud: la police éclaboussée par un nouveau scandale
La police sud-africaine fait face à un nouveau scandale avec la mort d’un chauffeur de taxi mozambicain en cellule après qu’il ait été attaché et traîné à l’arrière d’un véhicule de police. La scène a été filmée en vidéo par des témoins et largement diffusée. Tout a commencé par une banale affaire de mauvais stationnement. Le président Zuma et la chef de la police ont dû réagir. Une enquête est ouverte et les huit policiers impliqués ont été arrêtés.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130301-police-sud-africaine-mozambique-scandale-
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Sam 11 Mai - 8:41

Amplats, le n°1 mondial du platine, va supprimer 6 000 emplois en Afrique du Sud
http://www.rfi.fr/afrique/20130510-afrique-sud-amplats-numero-1-mondial-platine-va-supprimer-6000-emplois
Amplats, le numéro un mondial du platine, filiale à 80% du groupe Anglo American Platinum, a annoncé ce vendredi 10 mai qu’il prévoyait de supprimer 6 000 emplois en Afrique du Sud pour essayer de renouer avec les bénéfices.

Les emplois supprimés devraient concerner essentiellement le bassin de Rustenburg, à 120 kilomètres environ au nord-ouest de Johannesburg. Là où s’était concentré l’essentiel des grèves sauvages pour de meilleurs salaires, l’an dernier. Pas très loin de Marikana, dans la ceinture du platine.

Le groupe a revu à la baisse un premier projet annoncé au début de l’année qui prévoyait, lui, 14 000 suppressions d’emplois. Amplats a dû reculer devant les protestations du gouvernement, du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), et des syndicats.

Le plan prévoit de réduire de quatre à trois le nombre de mines à Rustenburg et d’en vendre une autre. Tout cela pour produire environ 10% de platine en moins cette année par rapport à l’année dernière et espérer renouer avec les bénéfices.

NUM, le syndicat des mines affilié au Cosatu, la grande centrale syndicale sud-africaine, s’est aussitôt dit opposé à ce plan. Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordham, estime, lui, qu’avoir fait baisser de 14 000 à 6 000 le nombre d’emplois supprimés est une sacrée réussite qui démontre que la négociation permet de trouver de meilleures solutions.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Mer 15 Mai - 9:34

Afrique du Sud: le secteur minier à nouveau sous tension
http://www.rfi.fr/afrique/20130515-afrique-sud-greve-minier-marikana-lonmin-nouveau-sous-tension

Des salariés de Lonmin en grève sur le site de Marikana, le 14 mai 2013.
Une nouvelle crise dans les mines sud-africaines? C’est ce que beaucoup redoutent. Les mineurs sud-africains du groupe britannique Lonmin ont débrayé hier mardi 14 mai, interrompant la production de platine à la mine de Marikana près de Rustenburg (Nord). Les tensions sociales se font vives dans le secteur après l'annonce de licenciements dans un autre grand groupe minier et l'assassinat d'un syndicaliste.

La souffrance et la violence n’ont pas quitté Marikana. Neuf mois après la mort de 34 personnes tuées par la police, au plus fort d’une grève sauvage pour les salaires, la tension reste forte dans cette mine de platine située à 120 km de Johannesburg.

Il y a eu, le week-end dernier, le meurtre par balle d’un leader syndical dans un bar. Cet homme était à l’origine de la percée du petit syndicat Amcu dans cette mine, auparavant un bastion du Syndicat national des mineurs (NUM), le grand syndicat. Il était aussi l’un des témoins clés dans l’enquête sur les évènements de Marikana, en cours actuellement.

Deux autres personnes ont été tuées ce même week-end, dans un bidonville tout proche de la mine. Le NUM affirme que l’une des victimes faisait partie de ses troupes. A cela se sont ajoutés des affrontements entre policiers et habitants du bidonville quand les forces de l’ordre sont arrivées sur place.


Plans sociaux dans les cartons

Tous ces évènements ont lieu alors que les mines de platine s’apprêtent à négocier sur les salaires, dans une ambiance de surenchère syndicale et sur fond de plans sociaux : Amplats, le numéro un mondial du platine envisage de supprimer 6 000 emplois dans la région, ajoutant à la tension.

Enfin, personne n’a oublié les évènements du mois d’août dernier. Depuis le mois de décembre, sept mineurs se sont suicidés à Marikana, d’après un chercheur de la fondation Bench Mark. Des mineurs traumatisés, endettés. Une vague de suicides inhabituelle dans la région d’après ce chercheur.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Mar 4 Juin - 8:35

Afrique du Sud: un responsable syndical tué à la mine de Marikana
Un responsable du syndicat national des Mines (NUM) a été abattu de deux balles dans la tête et un autre grièvement blessé, ce lundi 3 juin, par des hommes armés, dans les locaux du syndicat, sur le site de la mine de platine de Marikana, près de Rustenburg, à 120 km au nord-ouest de Johannesburg. La victime était un employé du groupe britannique Lonmin. Le gouvernement sud-africain envisage d’envoyer une force d’interposition pour mette fin à la violence dans les mines.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130603-afrique-sud-responsable-syndical-tue-mine-marikana
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Sam 21 Sep - 9:42

Afrique du Sud: la police n'aurait pas dit toute la vérité sur la tuerie de Marikana
http://www.rfi.fr/afrique/20130920-afrique-sud-police-verite-tuerie-marikana-enquete-mineurs-salaire-anc-cosatu
En Afrique du Sud, la police aurait menti au sujet des circonstances de la « tuerie de Marikana » en août 2012. A l’époque, la police avait tiré sur des mineurs qui manifestaient à Marikana pour une hausse de leur salaire. Trente-quatre mineurs étaient morts. La police avait invoqué la légitime défense, accusant certains mineurs d’être armés. Depuis, une commission d’enquête, mise sur pied par le gouvernement, est chargée de faire la lumière sur cet incident et d’établir les responsabilités. Et après des mois d’audiences, jeudi, cette même commission a fait savoir qu’elle avait de nouveaux documents indiquant que la police n’a pas dit toute la vérité.

Par Alexandra Brangeon

La commission dit avoir obtenu l'accès informatique à des disques durs appartenant à des membres de la police. Sur ces disques durs, elle a pu récupérer des documents que la police affirmait ne pas détenir. Mais aussi des pièces qui sembleraient avoir été falsifiées et même fabriquées après les événements. On n’a pas accès à ces documents, mais apparemment il s’agirait de vidéos et de photos qui incrimineraient les forces de sécurité.

Par exemple, une vidéo avec des mineurs morts et les mains attachées dans le dos. Il y aurait également des photos de victimes allongées par terre sans armes, et quelques heures plus tard, les mêmes photos sont prises avec des armes autour des corps. Bref, des documents qui, pour la commission, « prouvent que la version de la police sur les événements de Marikana ne correspond pas à la vérité ». La commission n’utilise pas le mot mentir, mais on n’en est pas loin.

La police affirme avoir agi en légitime défense…

La police a accusé certains mineurs d’être armés de couteaux et de machettes. La chef de la police nationale Riah Phiyega n'a jamais admis la moindre responsabilité des forces de sécurité. Et à ce jour, aucun policier n’a été inquiété pour la mort de ces 34 mineurs. Et pourtant les premières auditions avaient déjà révélé que certaines victimes avaient été poursuivies et abattues dans le dos par des policiers.

... et regrette la méthode utilisée par la commission

Ce vendredi matin, la police a simplement publié un communiqué regrettant de ne pas avoir pu clarifier ces informations avant qu’elles ne soient rendues publiques. Elle regrette la méthode utilisée par la commission. Et rappelle que cette commission est censée être neutre. La police ajoute qu’elle sera prête à répondre à toutes les questions mercredi prochain quand la commission reprendra ses audiences.

Le mutisme de la classe politique

Ce qui est plus étonnant, c’est le manque de réaction du monde politique. Il n’y aucune réaction du gouvernement, du parti au pouvoir, l’ANC, de la Cosatu, la principale confédération syndicale. Ni même du parti de Julius Malema, que RFI a eu en ligne cet après-midi. Il y a un silence total sur cette affaire.

Ce qui dérange, ce sont les liens entre la police et la compagnie minière Lonmin qui détient le site de Marikana et le gouvernement et donc l’ANC. Le gouvernement paye les avocats qui représentent la police auprès de la commission. Les mineurs, qui n’ont pas les moyens d’avoir une représentation légale, accusent le gouvernement de prendre parti. Donc, il y a un conflit entre les deux et la Cosatu est déchirée entre son alliance avec le gouvernement et son devoir de défendre les travailleurs. RFI a également tenté de joindre tout au long de la journée AMCU (Association des mineurs et du bâtiment), le petit syndicat radical à qui appartenaient les mineurs, en vain. Seule l’Alliance démocratique de Hellen Zille, la maire blanche du Cap, s’est exprimée, disant qu’il s’agissait d’ « une des révélations les plus choquantes de notre démocratie ».

Quelles implications ces révélations vont-elles avoir ?

On est passé d’un débat sur « y a-t-il eu légitime défense ? » à « y a-t-il eu tentative de dissimulation ? Et si c’est le cas, qui en a donné l’ordre ? Jusqu’où remonte la responsabilité ? »

Cette affaire met en cause l'intégrité et l'honnêteté du haut commandement de la police sud-africaine. La semaine dernière, la commission a auditionné le lieutenant-colonel Duncan Scott, qui était chargé des opérations policières pour contenir la manifestation de Marikana. Lors de son contre-interrogatoire, il a proposé le disque dur de son ordinateur à la commission. Et c’est là qu’auraient été trouvés certains documents qui n’avaient pas été apportés au dossier auparavant. Il semblerait qu’en faisant cela le lieutenant-colonel ait cherché à impliquer sa hiérarchie et de montrer que si manipulation il y a, cela vient de bien plus haut. La commission d’enquête va reprendre ses audiences la semaine prochaine.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Ven 4 Oct - 8:41

Afrique du Sud: la police de nouveau au cœur d’un scandale
http://www.rfi.fr/afrique/20131003-afrique-sud-police-nouveau-coeur-scandale
La police sud-africaine est de nouveau sur la sellette après la mort en début de semaine d’une jeune fille de 17 ans lors d’une manifestation. La police a tiré à balles réelles pour disperser une marche contre le manque de logements dans la ville de Durban. La jeune fille est décédée après avoir été touchée par un tir. Cet incident intervient au moment de la publication d’un rapport édifiant sur la criminalité au sein de la police. Selon l’IPID, la police des polices, le nombre de crimes commis par les forces de l’ordre a augmenté de 37% cette année par rapport à l’année précédente.

Plus de 890 membres de la police sud-africaine sont accusés d’activité criminelle cette année. Les accusations vont d’actes de corruption à des viols, voire même des meurtres. En effet, 700 personnes sont décédées aux mains de la police entre avril 2012 et mars 2013.

L’incident le plus connu est la fusillade de Marikana durant laquelle 34 mineurs en grève ont été abattus par la police en août de l’année dernière. Mais il y a aussi le cas d’un chauffeur de taxi mozambicain, qui après une altercation avec les forces de l’ordre, a été attaché à l’arrière d’un fourgon de police et traîné dans la rue. Il est décédé peu de temps après être arrivé au commissariat.

→ A (RE)LIRE : Afrique du Sud: la police n'aurait pas dit toute la vérité sur la tuerie de Marikana

Plus de 6 500 plaintes enregistrées en 2012

Le rapport de l’IPID note également une tendance dérangeante du nombre de viols commis par des officiers de police avec 146 plaintes l'an dernier. La plupart de ces viols l'ont été en dehors des heures de service, mais la police des polices enquête sur 22 viols commis sur des détenus, lors de leur garde à vue.

Au total, 6 728 plaintes ont été reçues par l'IPID l'an dernier. L’opposition note que sur presque 900 policiers en cours d’investigation, seul 22 ont été suspendus et elle appelle à un sérieux ménage au sein des forces de l’ordre.
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Re: Afrique du Sud

Message  ivo le Mar 15 Oct - 8:27

L'opposant Julius Malema passe à l'attaque
http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/14/l-opposant-julius-malema-passe-a-l-attaque
Craint par les élites politiques et économiques en place, l'ex-ANC et opposant numéro un au gouvernement lance un nouveau parti. Ses promesses : redistribution des richesses et nationalisation de la terre.

Le béret rouge des révolutionnaires sur la tête, le poing gauche levé, tel un leader des Black Power ou des mouvements de décolonisation africains, Julius Malema a lancé son nouveau parti ce week-end : les Combattants pour la liberté économique (Economic Freedom Fighters, EFF). Le populiste faisait la une de tous les grands titres du pays ce matin, et notamment du Sowetan, quotidien vendu dans le plus grand township du pays, aux portes de Johannesburg. Car en Afrique du Sud Julius Malema fait peur : aux Blancs, aux libéraux, aux investisseurs étrangers et au parti historique au pouvoir, l'African National Congress (ANC).
Ce lundi, le Sowetan titrait : "Malema sort les armes contre la Cosatu [le plus grand mouvement syndical sud-africain]." Ses armes, ce sont ses mots, choisis pour échauffer les électeurs. Julius Malema a été le président des Jeunes de l'ANC, avant d'être suspendu pour ses positions nationalistes radicales et ses déclarations à l'encontre du président Jacob Zuma en 2012.

Le leader de l'EFF a choisi un lieu symbolique pour lancer officiellement son mouvement politique : la mine de Marikana où, en août 2012, 34 mineurs en grève avaient été abattus par la police. Dans son discours, Malema a évoqué ses sujets de prédilection avec sa verve populiste, affichant son ambition d'accueillir tous "les orphelins et ceux qui ont perdu tout espoir [en l'ANC]". Il appelle à une redistribution "sans compensation" des terres, encore largement aux mains de la minorité blanche : "C'est votre terre ! a-t-il lancé à ses nouveaux militants. Vous n'avez pas à payer pour cette terre. Elle a déjà été payée par la sueur de nos pères. Eux [les Blancs] voudraient que nous nous mettions à genoux devant eux. Mais nous ne le ferons pas, nous n'allons pas mendier nos terres, nous allons les récupérer."

Quant au président Jacob Zuma, il a été décrit comme "un vieil homme qui danse comme un adolescent". Julius Malema, ex-ANC, s'est excusé devant ses supporters de leur avoir livré "un leader médiocre qui ne sait ni lire ni penser". Pour l'instant, le mouvement de l'EFF manque de moyens financiers et de forces vives, mais il compte bien conquérir les voix de l'immense majorité noire sud-africaine, qui vit toujours dans une extrême précarité dix-huit ans après la fin de l'apartheid. Toutefois, accusé de blanchiment d'argent et de fraude fiscale, Malema pourrait voir ses ambitions politiques réduites à néant.

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ivo

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