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Mali>>>

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Message  ivo le Mar 29 Jan - 9:31

suite de l'apologie de l'intervention:

http://www.franceinfo.fr/monde/reportage-au-sein-de-tombouctou-liberee-875301-2013-01-28
http://www.franceinfo.fr/monde/le-plus-france-info/tombouctou-liberee-les-habitants-racontent-le-quotidien-875459-2013-01-29

où l'on trouve bizarrement ceci sans commentaire

Une femme et un enfant près de leur maison détruite par une frappe aérienne française © AFP - Erix Feferberg
.......





Alors que les troupes françaises et maliennes entrent à Tombouctou, un étonnnant parallèle historique...

C'est à lire sur rue89 et c'est raconté par l'historien Francis Simonis, spécialiste du l'histoire de l'Afrique. Car ce n'est pas la première fois que des soldats français accompagnés de troupes africaines prennent Tombouctou.

Il faut remonter à 1893-94, et le parallèle est saisissant. A l'époque, les Français sont déjà installés à Bamako. Certains officiers rêvant de gloire militaire veulent pousser jusqu'à Tombouctou, la cité sainte de l'islam, pour - selon eux - venir en aide à une population victime des exactions des Touaregs.

Pas de parachutistes à l'époque pour sauter sur Tombouctou, mais l'équivalent de l'actuelle opération Serval, avec une double offensive, un impressionnant convoi de 300 pirogues sur le fleuve Niger, doublé d'une colonne terrestre.

Début janvier 1894, pratiquement sans tirer un coup de feu, la ville est prise, le drapeau français flotte sur Tombouctou, la population est décrite comme enchantée de l'arrivée des Français. Quant aux redoutables Touaregs, invisibles, ils ont préféré éviter le combat et se replier dans le désert. Une belle victoire à annoncer à l'opinion publique en France, et on parle même d'un "raid merveilleux".

L'euphorie sera de courte durée. En quelques jours, les choses tournent mal. Sortis de Tombouctou pour débarrasser les environs de la menace touarègue, les Français et leurs alliés africains sont submergés par les combattants Touaregs et taillés en pièces.

L'Histoire ne se répète pas toujours, mais 120 ans après, à l'heure djihadiste, la leçon qui valait à l'époque vaut sûrement d'être méditée : au terme d'une promenade militaire, les Français avaient pris Tombouctou sans coup férir, avec des troupes africaines. Ils ont compris, trop tard à l'époque, qu'il ne suffisait pas de tenir la ville pour tenir le désert.
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Mar 29 Jan - 12:11

Mali : mission accomplie ?

"Mission accomplie"
le ministre de la Défense français
heureusement que la France et le président de la République ont été à la hauteur d'une situation historique
Harlem Désir
"Je crains qu'au Mali on n'en soit pas à la fin de l'histoire."
Pierre Haski de Rue89
"On ne peut que se réjouir mais cette avancée vers Kidal va se transformer en piège politique", "Il faut bien entendre ce que les Américains ont dit, c'est un conflit qui est parti pour durer des années. Mais il n'y a toujours pas de solution politique, on revient à la situation de départ."
Jean-Sébastien Ferjou d'Atlantico.
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Mar 29 Jan - 19:52

résumé

La "fin" de la guerre au Mali est saluée de nombreuses manières par les hommes politiques. La majorité salue la guerre éclair menée au Mali.
...
A Tombouctou des scènes de liesse ont eu lieu avant de laisser place aux pillages.
La libération de Tombouctou par les forces françaises et maliennes, et la joie ont laissé place aux pillages. Dans de nombreux quartiers, notamment celui du marché, où se trouvent les boutiques des commerçants arabes, les grilles de toutes les échoppes ont été fracturées. Pourtant, il ne restait pas grand-chose dans ces magasins.
...
La France apportera une aide logistique de 47 millions d'euros au Mali, a annoncé Laurent Fabius lors de la Conférence d'Addis-Abeba où il s'agit de financer la force africaine de 6.000 hommes.
La force africaine doit prendre le relais de l'armée française pour sécuriser le territoire malien. Le budget de cette force sous mandat de l'ONU devrait dépasser les 400 millions de dollars. Pour le moment, les promesses de participation financière s'élèvent à 300 millions d'euros. Mais les besoins africains ne cessent d'augmenter et pourraient s'élever à 900 millions d'euros pour la reconstruction du Mali.

Scènes de représailles et pillages à Tombouctou
fr info
Au Mali, le départ des islamistes de leur principal bastion est loin d'avoir tout réglé. A Tombouctou certains habitants sont accusés d'avoir fait preuve de bienveillance à leur égard et les scènes de pillages et de colère se multiplient. Un homme a même dû être exfiltré par l'armée mardi matin.


A Tombouctou l'armée française tente de contenir les mouvements de représailles contre les "Arabes" et Touaregs © ARNAUD ROINE/ECPAD/SIPA

Musulmans et nomades de Tombouctou ne sont plus en sécurité. Accusés d'avoir été tolérants, voire accommodants, envers les djihadistes qui tenaient la ville sous leur joug depuis huit mois, ils font aujourd'hui les frais de la colère de la population après la libération de la ville par les armées française et malienne.

Des centaines d'habitants de la mythique cité du nord du Mali ont pillé mardi des magasins appartenant selon eux à "des Arabes", accusés d'être "des terroristes" alliés aux islamistes armés qui ont récemment fui la ville. Certains se battent pour la possession d'objets, quelques-uns sont piétinés par la foule en furie, sans grand dommage. Chaque magasin est vidé en quelques minutes.

Risques de tensions inter-ethniques

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a demandé lundi aux autorités maliennes de prendre "des mesures immédiates" pour "protéger tous les Maliens de représailles", évoquant "des risques élevés de tensions inter-ethniques" dans le Nord, où la rivalité est forte entre Arabes et Touareg la plupart du temps assimilés à des islamistes, et les Noirs, majoritaires au Mali.


A Tombouctou le reportage de l'envoyé spécial de France Info Antoine Giniaux
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Mer 30 Jan - 9:05

résumé

Des militaires français ont pris position dans la nuit de mardi à mercredi sur l'aéroport de Kidal. Troisième centre régional du Nord du Mali, Kidal avait été la première ville conquise par les rebelles touareg et les groupes islamistes en mars 2012.
...
Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, se sont réfugiés dans les montagnes près de la frontière algérienne.



En pleine guerre au Mali, l'armée de Terre recrute
fr info
L'armée de Terre vient de lancer une nouvelle campagne de recrutement. Dans des spots télévisés, sur des affiches, elle annonce embaucher 10.000 jeunes cette année. Cette campagne a débuté il y a un peu plus d'une semaine. Hasard du calendrier, elle a commencé juste avant l'intervention française au Mali. Une coïncidence favorable à l'armée qui affirme que les demandes sont deux fois plus nombreuses que lors des précédentes campagnes.


'affiche de la campagne de recrutement de l'armée de Terre

Reportage dans un centre de recrutement de l'armée de Terre : Anne Lamotte

Depuis le début de la campagne il y a dix jours, ce sont 1.500 candidatures qui auraient été reçues. Beaucoup plus que d'habitude. "On a entre 30.000 et 50.000 visiteurs sur les sites et derrière plusieurs centaines de candidatures", confirme le général de brigade Benoît Royal, le sous-directeur de l'armée de Terre.

Selon lui, la guerre au Mali est une "heureuse coïncidence, un accélérateur". Mais ce n'est pas un déclencheur. Selon les conseillers en recrutement du centre de Versailles, la guerre au Mali n'est pas pour l'instant à l'origine de vocations soudaines mais elle peut favoriser la candidature de certains jeunes.

L'été dernier, l'annonce du retrait des troupes françaises d'Afghanistan avait eu l'effet inverse. Les centres de recrutement de l'armée de Terre avaient vu leur fréquentation baisser.

............................................
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Mer 30 Jan - 12:33

résumé

Kidal, la troisième grande ville au nord du Mali, est tombée mercredi aux mains des troupes françaises, a annoncé un officier français.
...
Cette nouvelle conquête des militaires français peut surprendre dans la mesure où elle intervient alors que François Hollande parlait mardi de passer le relais aux Africains pour la suite de la conquête du nord du Mali.
...
C'est peut-être grâce à l'aide des Touaregs que l'armée française est parvenue jusqu'à Kidal.
Mieux valait pour les dissidents touaregs, en lutte de longue date avec l'armée malienne, que les Français soient présents pour libérer Kidal. Les hommes bleus du désert craignant des représailles de la part des soldats maliens s'ils étaient entrés seuls dans la ville.

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Re: Mali>>>

Message  ivo le Ven 1 Fév - 12:25

résumé ..........

...
Les reporters nous font vivre la guerre pas à pas sur le terrain
...
On parle souvent de guerre, mais parfois cela est différent. "C'est une guerre mais dans ce que nous avons vu dans le flanc ouest du pays, cela s'apparente plus à une chasse. Il y a eu très peu de coups de feu et c'est surtout l'aviation qui a bombardé les secteurs dans lesquels se situaient les djihadistes. Quand les troupes au sol avancent, elles ne trouvent personne et c'est une stratégie pour éviter les combats en ville et pour repousser les djihadistes", explique Etienne Monin.
...
C'est une guerre sans bilan, sans chiffre, sans mort. On ne sait pas combien il y a de morts d'un côté et de l'autre"
....
François Hollande attendu au Mali samedi
Le président de la République sera accompagné de Jean-Yves Le Drian, Laurent Fabius et Pascal Canfin, respectivement ministres de la Défense, des Affaires étrangères et chargé du Développement. Pas d'autre précision, selon le communiqué officiel de l'Elysée.

d'apres envoyé special hier soir:
- il y aurait au moins des dizaines de morts, rien que pour l'armée malienne qui rentre en premier dans les villes. aucun autre chiffre dispo ...
- les exactions se multiplient, rétention d'infos idem.
- la remontée dans le nord était prévue des le debut malgres tout ce qu'on a pu entendre.
- au niveau info: silence total des politiques, des militaires et bloquage complet des journalistes affirmé et assumé.

fermez vos gueules et amen.
la volonté de "mouiller" toute l'europe et plus est une reconnaissance de plus en plus difficilement cachée d'une guerre de religion entre chretienté et islam, sans toutefois jamais prononcer de mots explicites.

enjoy.

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Re: Mali>>>

Message  ivo le Sam 2 Fév - 9:02

résumé:


...
Dans l'opération menée au Mali, il n'y a pas sur le terrain de soldats européens aux côtés des militaires français. Mais l'intervention a été approuvée par les 27 pays de l'UE et une dizaine d'entre eux apportent un soutien logistique. Le 12 février, commencera la mission EUTM, l'envoi de 450 européens pour la formation de l'armée malienne.
Cette opération est prévue pour durer 15 mois. Des instructeurs proposés par les pays de l'UE feront un travail de formation militaire de l'armée malienne, mais aussi de formation au droit humanitaire.
La mission EUTM sera coordonnée par le SEAE (Service européen d'Action extérieure) dirigé par Catherine Ashton et le Comité militaire de l'Union européenne, ainsi que par l'Etat-major de l'UE.
Des engagement d'aide au Développement et d'aide humanitaire ont également été pris par l'UE.
Pour plus d'informations
http://www.consilium.europa.eu/eeas/security-defence?lang=fr
...
Quelque 4.600 soldats français - dont 3.500 sur le sol malien - sont actuellement engagés dans l'opération Serval.
(largement plus qu'en afghanistan ...)

...
"Ce qu'il a fait, il n'y a que Dieu qui aurait pu le faire", déclare un vendeur de thé à Tombouctou. Le ton est donné : cette visite de François Hollande samedi au Mali s'annonce triomphale, trois semaines après le début de l'intervention française dans le pays.
...
Sur le tarmac de l'aéroport, une chorale d'enfants chantera et François Hollande recevra un dromadaire en cadeau de bienvenue, comme le veut la tradition.
...
les habitants sont impatients de voir arriver celui qu'ils considèrent comme leur "sauveur".
commentaires:
Si c'est pas un president neo-colonial ca, alors je ne sais pas ce que c'est.... Et dire que la gauche a reussit a se faire passer comme anti-coloniale alors que la colonisation a ete initiee puis defendue essentiellement par la gauche... et ce de tout temps, hier comme aujourd'hui. Il faut vraiment que nous ayons la droite la plus bete du monde pour que l'on ait laisse l'histoire etre falsifiee de la sorte!
Les anciens colonisés en redemande, trop comique ! comme quoi les uns sont les uns et les autres sont les autres, comme disait Nicolas, un jour ils vont rentrer dans l'histoire ! l'uranium d'Areva au Niger et au Mali ne craint rien, chaque chef d'état putschiste recevra un loyer de la France pour compléter sa manne dans les coffres suisses, le ridicule ne tue pas, il se porte même comme un charme ! bravo François, au prochain prix de l'eurovision tu as toutes tes chances, tu nous chanteras sous le soleil africain, accompagné des voix des petites noires qui n'ont pas encore été violées par leur grand oncle et celles des petits garçons qui n'ont pas encore muées, à bientôt bwana. Comme le dit si bien, ganymede40, aux municipales, nous allons mettre un peu d'ordre dans tous ces délires, à très bientôt dans l'urne !
Critiquant Sarkozy pour ses achats d'avions (7X, Airbus) il est heureux de se pavanner à longueur de KM. Combien cela nous coute-t-il à nous les pauvres crétins que nous sommes? Attention aux municipales, cela va saigner!
MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE VOUS LA BIENVENUE AU MALI , VOUS ETES CHEZ VOUS AU MALI AVEC TOUTE VOTRE DELEGATION VOUS AVEZ SAUVE LE MALI ET TOUS LES MALIENS DU CHAOS INDEFINISSABLE VIVE L'AMITIE ENTRE LES PEUPLES VIVE LA FRANCE VIVE FRANCOIS HOLLANDE
François devrait se mettre en uniforme ? il doit être colonel de réserve, ça lui permettra de briller au milieu des africains habillé de neuf pour la circonstance ? un déguisement en vaut un autre ? pendant la guerre, avant de devenir général, De Gaulle aussi a été colonel, il n'y a pas de honte a commencé en bas de la hiérarchie militaire ? avec un peu de chance les africains le feront peut être maréchal ?
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Dim 3 Fév - 9:10

résumé:


...
le président malien a également promis qu'il n'y aurait "aucune exaction, aucun réglement de compte, aucune représailles" après la reconquête du Nord du Mali, occupé par les groupes islamistes armés.
...
François Hollande a expliqué qu'il était "important de combattre le terrorisme, ici, au Mali et en Afrique de l'Ouest ". En agissant ainsi, le président a estimé que la France était "à la hauteur de son histoire".
...
Selon le président français, les groupes islamistes ont essuyé de nombreuses pertes, mais ils "n'ont pas disparu", le combat n'est donc "pas terminé". Mais attention, prévient-il, "la France n'a pas vocation à rester, ce sont les Maliens eux-mêmes qui assureront la sécurité" de leur pays.
......
François Hollande a utilisé des mots forts lors de son discours. Il a estimé que la France avait "payer sa dette" envers le Mali et l'Afrique qui ont combattu à ses côtés lors de la seconde guerre mondiale. "Parce que moi je n'oublie pas que lorsque la France a été elle-même attaquée, lorsqu'elle cherchait des soutiens, des alliés, lorsqu'elle était menacée pour son unité territoriale, qui est venu alors? C'est l'Afrique, c'est le Mali, merci au Mali".
....
Le président Français a même parlé de "nouvelle indépendance". Après avoir vaincu le colonialisme, le Mali a vaincu le "terrorisme" et le "fanatisme", selon François Hollande.
....
Il a également mis en garde les Maliens contre d'éventuels actes de vengeance. "La justice n'est pas une vengeance, vous devez être exemplaires" a prévenu François Hollande, "ceux qui se sont associés aux groupes terroristes devront répondre de leurs crimes devant la justice". Il demande aux Maliens de faire de "belles élections" en juillet prochain.
...
François Hollande a parlé des sept otages français retenus dans ce pays. Le président de la République a dit aux ravisseurs "qu'il est encore temps de les libérer", car la France est toute proche d'eux.
...
Il a prévenu les ravisseurs : "ils peuvent faire maintenant l'acte qui est attendu d'eux, sans négociation. (...) Nous sommes tout près. A partir de là, les ravisseurs doivent comprendre". Il n'a pas souhaité en dire plus pour ne pas "mettre en péril" la vie des otages.
...
Le 12 février, commencera la mission EUTM, l'envoi de 450 européens pour la formation de l'armée malienne.
Cette opération est prévue pour durer 15 mois. Des instructeurs proposés par les pays de l'UE feront un travail de formation militaire de l'armée malienne, mais aussi de formation au droit humanitaire.
Pour plus d'informations sur cette opération:
http://www.consilium.europa.eu/eeas/security-defence?lang=fr
commentaires:
Ce voyage du président au Mali ma rapelle celui du Général De Gaulle le 4 Juin 58. Le fameux "je vous ai compris..." pononcé sur le Forum dAlger n'a certe pas été avavcé mais c'est tout comme, mêmes intonations, même liesse après les différents disours. J'étais militaire et j'ai vécu la même euphorie collective. Espérons pour les Maliens que cette viste à Bamako ne ressembe pas à celle d'Alger.
Plus facile d'organiser une marche commando avec partage complet au Mali, de donner aux homosexuels le droit de se marier et le droit de vote aux étrangers que de s'occuper du chômage, de l'insécurité et des retraites en France...
François Hollande remercie le Mali. Notre Président a un vrai sens de l'histoire, et nous pouvons en être fiers.
Difficile de faire plus provocateur et contre productif pour la libération de nos otages, ces gens, les islamistes radicaux ne craignent pas la mort, les menacer est une folie ! pour eux mourir et buter avant nos otages, ne leur pose pas le moindre problème, redescend sur terre François, ces gens sont différents, nos repères de bisounours bien nourris, n'existent pas pour ces combattants trafiquants en tous genres, d'un autre age, danger ! on est tout prêt d'un danger imminent !
L' UE au Mali ? scoop ? les pays de l' UE sont incapables de s'entendre sauf pour protéger les paradis fiscaux et leurs magouilles financières, qu’iraient ils faire dans le désert ? l'Allemagne fait de la rente, les anglais veulent partir, les belges comptent les points, les autres font la manche et la France ? ....dépense le pognon qu'elle n'a pas en enfumant les français sur une prétendue mission démocratique chez un peuple en souffrance ! François est dans le col de Roncevaux à souffler dans l’olifant, qui aurait intérêt à soutenir cette aventure, personne ? peut être le cavalière ? si on lui dit propose des parties fines chez les morts de faim ?
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Dim 3 Fév - 13:50

résumé:

frappes massives au nord de Kidal
...
D'"importantes frappes aériennes" ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, au Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées françaises. les Français continuent donc leur offensive vers le Nord. Selon Paris, cette région est le lieu de détention "probable" des sept otages français.
...
Il s'agit d'aller "plus au Nord, finir cette opération"
...
"La position que nous avons maintenant au Mali, la complicité objective de la population et le fait d'avoir toute cette zone comme une base arrière, permet d'être dans une position beaucoup plus facile pour négocier les conditions de la libération", analyse Christian Prouteau sur France Info, ancien préfet et fondateur du GIGN.
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Mer 6 Fév - 9:07

résumé

Laurent Fabius a annoncé que le nombre de soldats français au Mali devrait commencer à diminuer "à partir de mars". Près de 4.000 soldats français sont engagés sur le terrain.
...
Se refusant à donner un chiffre exact soulignant qu'il n'était "pas question de se livrer à un décompte macabre" Jean-Yves Le Drian a dressé un premier bilan de l'opération. Selon le ministre français de la Défense, plusieurs centaines d'islamistes ont été tués lors de frappes aériennes et de combats au sol.
...
la France a également confirmé la capture par les rebelles touaregs de plusieurs personnalités du groupe islamistes Ansar Dine. Le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) affirme par ailleurs qu'il se coordonnait dans le nord du Mali avec les forces françaises contre les "terroristes" islamistes.

.......
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Re: Mali>>>

Message  niouze le Mer 6 Fév - 12:02

pour mieux cerner ce qu'il se passe au mali
Mali : les véritables causes de la guerre

Par Eros Sana (4 février 2013)

Tout était en place pour que le Mali s’effondre et que le Sahel explose. Affaibli par les politiques d’austérité du FMI, longtemps paralysé par la Françafrique, victime du réchauffement climatique et de multiples sécheresses, le Mali est devenu l’une des pièces centrales du nouveau grand jeu sahélien. Revendication touarègue, djihadistes enrichis par le narcotrafic, déstabilisation libyenne et ambiguïtés algériennes, financements occultes saoudiens, stratégie à court terme des États-Unis et de l’Union européenne... Voici toutes les raisons de la guerre.



Nous sommes en 1960, le Mali accède à l’indépendance. Le premier président malien, Modibo Keïta, instituteur et panafricaniste, élu démocratiquement, a à peine le temps d’entamer une profonde réforme agraire avant d’être renversé en 1968 lors d’un coup d’état mené par Moussa Traoré, soutenu par la France.Durant les vingt-trois ans d’un règne sanglant, ce dernier bénéficiera constamment du soutien de tous les gouvernements français. La Françafrique dans toute sa laideur. Moussa Traoré recevra également le soutien du FMI et de la Banque Mondiale dont il appliquera les directives de « plans d’ajustement structurel ». Aggravant ainsi la situation économique et sociale de son pays.

Sécheresses, sous-développement et rébellion dans le nord

Moussa Traoré ne se contente pas d’appauvrir et d’affamer son peuple, il mène aussi une forte répression contre la minorité Touareg du Mali. Les Touaregs représentent environ 2 % de la population malienne [1]. Ils sont également présents au Niger, au Burkina-Faso, en Mauritanie, en Libye et en Algérie. Ils connaissent parfaitement toute la bande sahélienne et gardent, pour un grand nombre d’entre eux, un mode de vie nomade. Ils refusent d’être incorporés dans des structures étatiques et restreints par des frontières nationales qu’ils contestent. Et revendiquent le Nord Mali – l’Azawad – comme territoire indépendant. Une spécificité niée par le découpage des frontières coloniales. Les principales organisations armées touarègues sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ansar Dine et un tout récent groupe issu de la scission de ce dernier, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), dont le leader se revendique « malien et contre toute forme de terrorisme » [2]

Le réchauffement climatique

La longue lutte du « peuple du désert » s’analyse aussi par les enjeux climatiques : un siècle de détérioration des terres arables, grignotées par le désert malgré les « ceintures vertes », et de longues sécheresses, qui ont bouleversé le modèle pastoral des Touaregs. Les sécheresses de 1968, 1974 et 1985 affamèrent des milliers de Touaregs et les poussèrent dans les villes du sud du Mali. L’année 2012 n’a pas manqué à la règle et a été marquée par une grande sécheresse, amplifiée par le dérèglement climatique.

Peu de temps après le déclenchement de la deuxième rébellion touarègue de 1990, le dictateur Moussa Traoré est renversé par un autre militaire, Amadou Toumani Touré, dit ATT. Il met fin à la dictature ainsi qu’à la guerre contre la rébellion touarègue en signant les accords de Tamanrasset de 1992, qui prévoient la démilitarisation du nord, une décentralisation de l’État et des investissements pour aider au développement de la région, délaissée depuis deux décennies.

La dette et le FMI

C’était oublier la dette. La jeune démocratie malienne, menée par Alpha Oumar Konaré, est empêtrée dans le remboursement d’une dette de près de 3 milliards d’euros, équivalente au PIB annuel du pays. Une dette largement héritée de la dictature militaire : de 1968 à 2001, elle a été multipliée par 30 ! Près de 60 % des recettes fiscales du Mali servent à payer le service de la dette (l’emprunt et les taux d’intérêt) au FMI, empêchant le paiement des salaires, aggravant les inégalités territoriales et la pauvreté. Il faut attendre 2005, pour que le G8 décide d’annuler la moitié de la dette du Mali. Trop tard…

Les fourches caudines du FMI et de la Banque mondiale déstabilisent profondément la société malienne et ses paysans. Le pays perd sa souveraineté alimentaire : il importe les trois quarts des céréales qu’il consomme. Les maliens sont systématiquement poussés à l’exode : des villages vers les villes, du Mali vers la France. La diaspora malienne à l’étranger représente la première source de devises étrangères au Mali.

Malgré un Programme de soutien au développement du nord, doté de 300 millions d’euros, le gouvernement malien ne peut tenir ses engagements. Et en dépit de nouveaux accords de paix signés à Alger, les troubles s’intensifient à nouveau en 2006, puis en 2009. La rébellion touarègue, désormais alliée de circonstance de groupes armés islamistes venus d’Algérie, s’emparent de Kidal (Nord-est) et Menaka (région de Gao), entraînant le redéploiement des forces maliennes au Nord. L’escalade commence.

L’arrivée des djihadistes

De nouveaux acteurs contribuent à fragiliser encore davantage une région déjà explosive. Aux indépendantistes touaregs « laïcs », s’ajoutent des groupes « salafistes » et « djihadistes ». Le plus connu se fait appeler Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Essentiellement composé d’Algériens et de Mauritaniens, AQMI est né sur ce qui reste du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Un mouvement initialement algérien, né pendant la guerre civile, encore plus radical que le Front islamique du salut, et dont les liens avec les services secrets de ce pays ont toujours été troubles. AQMI et ses satellites se déplacent avec de l’essence qui ne peut venir que d’Algérie. Les mêmes routes voient transiter armes et matériel. Dont des missiles issus des arsenaux libyens après la chute du régime de Kadhafi en 2011.

Le Sahel : arrière-cour de Kadhafi et des généraux algériens

Le régime des généraux algériens considère le Sahel comme l’un de ses prés carrés stratégiques. Il n’a jamais stoppé son influence, directe ou indirecte, sur les 1 400 kilomètres de frontière que l’Algérie partage avec le Mali. Certains analystes comparent le double jeu des services secrets algériens dans le Sahel à l’attitude des services secrets pakistanais, vis-à-vis des talibans afghans.

L’Algérie n’est pas seule au Sahel. Elle s’est confrontée à l’influence de la Libye de Kadhafi. Pendant des années, le défunt colonel a poussé ses pions dans la région. Recevant par vagues successives une partie des combattants touaregs qu’il a soit intégrés à des unités spéciales libyennes, soit structurés autour de groupes touaregs spécifiques. En 1981, Kadhafi est à l’origine du mouvement fantoche « Front populaire pour la libération du Sahara ». « Pour manipuler les Touaregs, dont le MNLA, il suffisait à Kadhafi d’héberger dans ses hôtels quelques leaders touaregs pendant quelques jours, de boire un thé et du lait et puis de leur remettre des enveloppes pleines de dollars », raconte un ancien du mouvement.

Quand l’Europe finance indirectement les groupes armés

La Libye de Kadhafi a signé des accords avec l’Union européenne en vue de contenir les dizaines de milliers de migrants africains qui transitaient par la Libye pour tenter d’accéder aux côtes européennes. Avec l’aide de Frontex, l’agence quasi-militaire européenne de gestion des migrants, Kadhafi a non seulement créé des camps de rétention, mais il a généralisé les expulsions des migrants africains vers le désert. Du pain béni pour les filières de trafic humain, majoritairement contrôlées par les groupes armés et djihadistes sévissant dans le Sahel. Ce trafic demeure une source majeure de leur financement. Ces groupes ont ainsi pu continuer de s’armer au su et au vu des services de sécurité français, allemand ou italien présents légalement sur le territoire libyen.

Accaparement de terres : un facteur de guerre ?

Kadhafi et son régime, ne se sont pas contentés de distribuer des dollars à quelques chefs touaregs. Ils ont également investi dans de nombreux projets au Mali. Investissements qui ont créé de profonds déséquilibres au sein de l’économie malienne : du fait de la dépendance qu’ils instituent, et des dégâts sociaux et environnementaux qu’ils causent. En 2008, Kadhafi utilise un fonds d’investissement libyen « dédié » à l’Afrique pour créer la société Malibya Agriculture. Celle-ci achète secrètement plus de 40 000 hectares le long du fleuve Niger, dans la région de Ségou, entre Bamako et Mopti. Objectif : y cultiver du riz et des agrocarburants. Avec l’aide de contractants chinois, des canaux d’irrigation de dizaines de kilomètres sont construits, mettant en danger la biodiversité et la survie des paysans locaux, à la fois privés de leurs terres et de leur eau.

Les conséquences non maîtrisées de la chute de Kadhafi

En plus de ces investissements lourds, Kadhafi multiplie les financements à petite échelle : écoles, dispensaires ou routes dans l’ensemble du Mali. Lorsque Kadhafi et son régime disparaissent, ce sont d’un côté de très nombreuses armes et des centaines d’hommes aguerris qui s’exilent dans le Sahel ; et de l’autre, des flux de plusieurs centaines de milliers d’euros qui se tarissent. Pour un pays dont plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, c’est une importante manne qui s’envole. Après avoir appuyé militairement le renversement du régime libyen, les puissances de l’Otan auraient dû prévoir ce vide causé par la chute du colonel et le combler. Cela n’a pas été fait.

Le business des prises d’otages

Une partie des mouvements opérant au Sahel compensent cette perte de ressources en accroissant leur implication dans les trafics. Aux filières clandestines de migration, se substitue le kidnapping. Toujours en 2008, près de cinq millions d’euros sont versés à AQMI en échange de la libération de deux touristes autrichiens (une rançon démentie officiellement par le gouvernement autrichien). La même année, deux diplomates canadiens sont kidnappés et libérés dans les mêmes conditions. Un chantage que n’accepteront plus la France, après avoir négocié la libération de Pierre Camatte en 2010, encore moins l’Algérie comme on l’a vu lors de la prise d’otage du site gazier d’In Amenas. « Les procédures algériennes et françaises s’unifient de plus en plus dans le refus de sauver les otages et d’accepter de les sacrifier en refusant le chantage des djihadistes », note Alain Joxe, chercheur en géopolitique et directeur du Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et d’études stratégiques (Cirpes).

Les narcotrafiquants latino-américains

Au kidnapping s’ajoute un important trafic de drogue, d’une envergure phénoménale. En 2008, les forces maliennes ont réussi à saisir 750 kilos de cocaïne, dont la revente équivaut à plus d’un tiers du budget de l’armée malienne ! En novembre 2009 c’est carrément un Boeing 727 plein de cocaïne qui se crashe en tentant de re-décoller du désert malien. Avec un équipage composé de nigérians, l’avion, enregistré en Guinée-Bissau, a effectué de fréquents vols entre l’Afrique de l’Ouest, le Mexique, la Colombie et le Venezuela [3]. Les narcotrafiquants latino-américains ont fait de l’Afrique de l’Ouest la plaque tournante du trafic de stupéfiants vers l’Europe. Selon certains experts, près de 60 % de la cocaïne consommée en Europe occidentale - d’une valeur marchande de près de 18 milliards de dollars - transiterait par l’Afrique de l’Ouest. Avant que ne soit fantasmée et utilisée la crainte d’attentats terroristes perpétrés sur le sol français par AQMI, le gouvernement français, l’Union européenne et les États-Unis auraient du tout mettre en œuvre pour endiguer ce phénomène.

Les pétrodollars saoudiens et qataris

Une dernière source de financement des acteurs de la région – et un autre facteur de déstabilisation – est l’argent qui vient du Golfe persique. Des intérêts saoudiens et qataris soutiennent financièrement des djihadistes salafistes du Sahel. Comparée au kidnapping, à l’arsenal libyen et au trafic de drogue, cette ressource n’est pas la plus importante. Elle pose cependant la question fondamentale de la politique différenciée des États occidentaux. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont présentés par les États-Unis et la France comme des alliés stratégiques, notamment dans la lutte contre le régime tyrannique syrien, ainsi que dans le maintien du système financier international, sensiblement alimenté par les milliards des fonds souverains des puissances pétrolières. De l’autre, des membres de ces deux pays financent sans scrupules des groupes « salafistes djihadistes surarmés » comme les qualifie Alain Joxe. Des groupes qui déstabilisent, notamment, le Mali, le Niger, le Nigeria, voire la Tunisie.

Leur objectif : soutenir partout – de l’Indonésie au Nigeria – une vision wahhabite de l’Islam. Elle s’oppose ainsi à la vision de l’Islam majoritairement syncrétique des Maliens. Les fortunes saoudiennes et qataries qui financent ces groupes salafistes ont aussi été profondément perturbées par les révolutions arabes. Elles ont eu des effets jusque dans le golfe persique. Où, comme à Bahreïn, les soulèvements ont été réprimés dans le sang et une quasi-indifférence médiatique [4]. Ils sont résolus à tout mettre en œuvre pour empêcher qu’émerge un modèle démocratique et musulman qui marquerait la fin des régimes dictatoriaux et monarchiques. Avec, de fait, l’aval implicite des États-Unis et de la France.

Une corruption généralisée

Au Mali, ni le président Konaré, ni le président Touré n’ont lutté contre la corruption généralisée du pays. Pire, il semble qu’ils aient entretenu la corruption au sein de l’armée comme de l’Etat. En 2011, dans le rapport de l’ONG Transparency International sur l’état de la corruption dans le monde, le Mali se retrouve à la 118ème place, sur 184 pays analysés, pour l’indice de perception de la corruption, reculant de 22 places. C’est d’abord face à cette corruption généralisée que le capitaine Bakary Sanogo a justifié le putsch du 22 mars 2012 qui a renversé le président malien, sous l’œil plutôt compatissant de la société civile et des partis politiques maliens, et alors que les soldats maliens étaient mis en déroute au nord du pays.

L’échec du modèle français et américain de sécurité

Pourtant, France et États-Unis ont sensiblement investi dans l’armée malienne. Elle bénéficie de programmes spécifiques pour se moderniser. Depuis 1998, la France, suivi par l’Union européenne, a mis en œuvre l’initiative Recamp (« Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix ») en Afrique en général et au Mali en particulier. Recamp était censé « soutenir des actions de formation de cadres et d’unités en vue d’opérations de maintien de la paix, organiser des exercices au profit de ces unités africaines formées et entraînées, et enfin fournir équipements et matériels aux forces africaines qui seraient réellement engagées pour une opération de maintien de la paix sur le continent africain », explique le général de division Michel Klein, de la Fondation pour la recherche stratégique. En dépit des millions d’euros, et alors que Recamp a longtemps été vanté comme un modèle de stabilisation, les capacités de l’armée malienne ne se sont pas renforcées. Loin de là.

Les États-Unis ne sont pas en reste. Le 11 septembre 2001 et l’émergence de la Chine accélèrent l’implication états-unienne en Afrique de l’Ouest. L’administration Bush lance l’initiative pan-sahélienne (Pan Sahel Initiative), qui devient en 2005 la « Trans-Sahel Counterterrorism Initiative » [5]. Elle intègre les Etats sahéliens plus le Nigeria et le Ghana, pour une dépense globale de plus de 500 millions de dollars. La majeure partie de cette aide est constituée d’ouverture de crédits en vue d’acheter du matériel militaire américain. Les opérations états-uniennes en Afrique, des drones décollant de Djibouti aux avions cargos atterrissant en Mauritanie, sont coordonnées depuis l’African Command, créé en 2007 et situé en Allemagne.

A l’instar de l’exemple français, le modèle américain de sécurité pour le Mali est un échec. Pire, il est peut-être à l’origine de l’accélération du conflit.
Car, dans la poursuite de la « War On Terror » (Guerre au terrorisme) de Bush, Washington concentre son attention sur les aspects militaires, ignorant la réalité politique et même sociale des pays concernés, dont les questions de la corruption et de la pauvreté. Anecdote révélatrice : les forces spéciales US ont formé des combattants qui se sont retrouvés dans les deux camps. A Bamako, le putschiste Sanogo est un pur produit de l’armée états-unienne : il a été formé au Defense Language Institute entre 2005 et 2007, avant de suivre une formation en renseignement militaire (US Army Intelligence Program) en 2008, et une formation plus conventionnelle d’officier courant 2010. Plusieurs combattants ayant bénéficié de l’entraînement des forces spéciales ont quitté l’armée malienne pour rejoindre les groupes armés du nord et leur offrir leur savoir-faire…

Le Mali, au cœur d’un nouveau « grand jeu » ?

Le Mali semble être l’un des terrains de prédilection d’un nouveau « grand jeu » en matière de lutte d’influences, en vue de conquérir et de maintenir des points stratégiques. A l’instar des alliances et des retournements d’alliances au sein des forces qui avaient conquis le nord du pays, les puissances s’allient et se concurrencent conjoncturellement. La France depuis l’époque coloniale, l’Algérie, la Libye du temps de Kadhafi, les États-Unis et la Chine s’intéressent aux richesses maliennes ou à celles auxquelles le contrôle de son territoire donne accès : en particulier les gisements présumés d’uranium et de diamants situés dans les sous-sols de Kidal au Nord, les terres arables du Sud, les importantes ressources en fer mauritaniennes, ou l’uranium nigérien, exploité par Areva et désormais protégé par les forces spéciales françaises. Et plus loin le pétrole nigérian et tchadien ou le gaz algérien.

Si la France n’était pas intervenue, que ce serait-il passé ? Nombre de Maliens reconnaissent que les rebelles djihadistes auraient marché sur Bamako et se seraient emparés du pouvoir. Mais la France intervient pour éteindre un feu qu’elle a en partie contribué à allumer et alimenter. Maintenant qu’une partie du Nord est sous contrôle malien et français, que va-t-il se passer ? « Cette opération devrait être accompagnée d’une proposition de mutation dans l’aide proposée au Mali. Le discours purement militaire ne saurait suffire, souligne Alain Joxe. Si Hollande veut réellement rompre avec la Françafrique, il va devoir démontrer qu’il va, au-delà du discours de lutte contre le terrorisme, se donner les moyens pour lutter contre les narcotrafics et le financement international des djihadistes. » Seul un scénario qui permettra au peuple malien de renouer le dialogue, notamment en vue de régler la question touarègue, et de reprendre un contrôle sur ses institutions – politiques, judiciaires et militaires – permettra de sortir durablement de cet effondrement.

Eros Sana

Photo : ministère de la Défense
Notes

[1] Et 10 % au Nord, où vivent également Belas, Songhaïs, Peuls, Maures et Arabes.

[2] Dans un rapport, Amnesty international décrit l’ensemble des exactions et graves violations des droits humains dont sont responsables le MLNA et Ansar Dine : http://www.amnestyusa.org/news/news...

[3] The Globe and Mail, 13 avril 2012

[4] Bernard Dréano, La perle et le colonel, éditions Non lieu.

[5] Qui devient ensuite Trans-Sahel Counterterrorism Partnership.
http://www.bastamag.net/article2921.html

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Re: Mali>>>

Message  ivo le Ven 8 Fév - 9:49

résumé:

...
"Il y a deux ans, Aqmi a pris des Français en otages dans une mine
d'uranium
au nord du Niger, et pour faire libérer ces otages la France a payé une rançon d'environ 17 millions de dollars", déclare dans cette interview Vicki J. Huddleston. Et elle explique que "les rançons, comme toutes les rançons, ont été payées indirectement. Elles
ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes"
.
... enlevés sur un site du groupe nucléaire français Areva à Arlit ...
...
beaucoup de Maliens le disent, l'entrée des soldats français dans leur ville ressemble à une "deuxième indépendance".
...
Si les armées françaises et maliennes ont pu reprendre – presque sans difficulté – les principales villes du pays, les islamistes affirment avoir ouvert un nouveau front. Mercredi, une mine a tué quatre civils dans le nord du pays.
...
Désormais, c'est une nouvelle guerre qui s'ouvre pour les hommes de l'opération Serval. L'aviation française a mené ces derniers jours des bombardements contre des positions et dépôts d'armements des groupes islamistes retranchés au nord de Kidal. Ils se sont réfugiés en particulier dans le massif des Ifoghas.
Un porte-parole du Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, affirme pour sa part que son mouvement a réussi "à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes". Ils affirment ainsi avoir posé des mines entre Douentza et Gao. L'une d'elles a tué quatre civils mercredi.

commentaire:
Une guerre avec peu d images. Des consignes de Paris de ne pas parler des prisonniers d ami qui sont transférés dans des bases militaires en France...et on nous dit que les soldats Français vont repartir....sans avoir terminé un travail que les africains eux mêmes sont incapable de faire faute de moyens et de cohésion territoriale ....!! Que se passe t il donc ? Jamais un conflit n aura montre aussi peu de combattants....quelque chose sent sacrément mauvais...!

presque sans difficulté
comprendre des dizaines de morts de part et d'autre, et civils ... , plus les "exactions" ... comme ça commence à se savoir ...
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Ven 8 Fév - 20:05

résumé:

...
Des soldats français et tchadiens ont pris le contrôle de l'aéroport et de la ville de Tessalit, située à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne, a annoncé vendredi le ministère français de la Défense.
Cette prise de contrôle s'est effectuée au terme d'une opération aéro-terrestre menée dans la nuit de jeudi à vendredi mêlant parachutage de membres des forces spéciales, raids aériens et intervention de blindés
...
un attentat-suicide a été commis vendredi matin à Gao par un kamikaze qui s'est fait exploser à un poste de contrôle de l'armée malienne. Un soldat malien a été légèrement blessé.
L'action a été revendiquée, auprès de l'AFP, par un groupe islamiste, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). "Nous revendiquons l'attentat d'aujourd'hui contre les militaires maliens qui ont choisi le camp des mécréants, des ennemis de l'islam", a déclaré Abou Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao, menaçant de mener d'autres actions du même type.
Ce type d'attentat-suicide est le premier jamais commis sur le territoire malien.
>>>
http://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/operation-serval-les-forces-francaises-et-tchadiennes-s-emparent-de-tessalit
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Dim 10 Fév - 9:17

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...
Quatre jours après leur interpellation en région parisienne, quatre personnes ont été mises examen pour avoir voulu mettre en place une filière djihadiste entre la France et le nord du Mali.
...
Marc Trévidic s'intéresse de prêt à cette filière depuis l'arrestation d'un Français en août dernier au Niger alors qu'il tentait de rejoindre des groupes djihadistes au nord du Mali. D'après le juge antiterroriste, entre "10 et 15 Français ou résidents français" sont partis dans la zone occupée par les combattants islamistes.
...
deux adolescents montés sur leurs ânes se dirigeaient vers la ville de Gao samedi matin quand ils ont été interceptés par les militaires maliens à une vingtaine de kilomètres de la ville du nord-Mali. D'après l'armée, ils portaient des ceintures bourrées d'explosifs.
C'est la deuxième fois que les islamistes tentent de déstabiliser la région par l'intermédiaire de kamikazes. Vendredi, un homme à moto s'est fait explosé près de militaires maliens basés à Gao
...
les groupes islamistes pourraient bien refaire surface derrière la ligne de front. Cette semaine, le Mujao a dit vouloir créer "une nouvelle zone de conflit", promettant d'attaquer des convois, de poser des mines et "d'organiser des kamikazes". Mercredi dernier, quatre civils maliens sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur voiture entre Douentza (centre) et Gao.
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Dim 10 Fév - 10:00

revue de presse:

The Independent révèle une bavure française au Mali
http://www.courrierinternational.com/une/2013/01/28/the-independent-revele-une-bavure-francaise-au-mali
“Révélations : comment un raid français a tué 12 civils maliens,” titre en une The Independent. Selon le quotidien britannique, un hélicoptère d’assaut français a bombardé la ville de Konna, dans la région de Mopti au centre du pays, tuant douze civils et en blessant quinze. Parmi les victimes figuraient trois enfants âgés de moins de 11 ans.

La bavure aurait eu lieu "il y a deux semaines" au moment où les forces françaises essayaient de chasser les islamistes qui avaient pris la ville. Les faits n’ont été rapportés que ce week-end, après la reprise de la ville par les troupes françaises et maliennes. Depuis, la ville de Konna est accessible à la presse.

C'est lors de cet assaut que le pilote d'hélicoptère français Damien Boiteux aurait également été tué. A ce jour, c'est le seul soldat français mort dans l'opération Serval.

La France utilise au Mali des armes à uranium appauvri
L’armée française ne dément pas utiliser au Mali des obus flèche à l’uranium appauvri. Celui-ci est un déchet radioactif recyclé. Son usage militaire conduit à une contamination des zones impactées.
>>>
http://www.reporterre.net/spip.php?article3816

Au Mali, l’inusable refrain de la guerre au terrorisme
La guerre déclenchée par Paris au Mali le 11 janvier 2013 reçoit un soutien international d’autant plus mitigé que les objectifs fixés restent flous. « Détruire les terroristes », comme l’a suggéré le président François Hollande ? Stabiliser la situation ? Reconquérir le nord du pays ? Comme les Etats-Unis en Afghanistan, et faute d’une vision stratégique, la France risque de s’enliser dans de vastes zones désertiques propices à la guérilla.
>>>
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/ZAJEC/48725

Les zones d’ombre de l’intervention française au Mali
Conformément aux objectifs de l’association Survie, ce document se concentre sur le rôle de la France au Mali et aborde de façon moins approfondie le rôle des autres acteurs clé de la crise. Il ne s’agit pas de les dédouaner ou de faire porter à la France l’entière responsabilité de la crise au Mali.
Il s’agit de décrypter le rôle qu’a joué la France dans la genèse de cette crise et le jeu diplomatique qu’elle a mené pour une intervention militaire dont elle est aujourd’hui la principale force, à la lumière des enjeux français dans la zone.
>>>
http://survie.org/francafrique/mali/article/les-zones-d-ombres-de-l

Intervention militaire française au Mali : osons quelques questions.
l’entrée en guerre de la France au Mali, décidée par le Président de la République française, ainsi que l’unanimité médiatique qui l’accompagne, interrogent tous les artisans de Paix. Le MAN refuse l’argumentaire permanent sur l’inéluctabilité des interventions militaires et entend poser un certain nombre de questions
>>>
http://nonviolence.fr/spip.php?article693

Mali : ne pas s’y fier !
Comme suite à l’attaque surprise de commandos en 4x4 d’Aqmi sur Konna (bourg du Nord Mali), le jeudi 10 janvier 2013, le président Dioncounda Traoré proclame l’état d’urgence, car seraient menacés non seulement les 100 000 habitants de Mopti (ville historique des Dogons), mais aussi la route de la capitale Bamako. Il lance un appel au secours à son collègue François Hollande. Le chef suprême des armées françaises saute sur ses godillots et casque colonial, pour répondre présent, officiellement le vendredi 11 janvier, dans l’espoir d’arrêter une chute vertigineuse dans les sondages d’opinion.
>>>
http://www.unionpacifiste.org/

L’armée française pour protéger l’uranium d’Areva : entre colonialisme et dépendance
Selon Le Point, le gouvernement français a décidé l’envoi très prochain des forces spéciales de l’armée « pour assurer la sécurité des principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger ».
Il s’agit là d’une décision injustifiable qui démontre, s’il en était encore besoin, que la « Françafrique » a encore de beaux jours devant elle et que les ressources naturelles du Niger appartiennent dans les faits à la France, aujourd’hui comme du temps de la colonisation.
>>>
http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/24/larmee-francaise-pour-proteger-luranium-dareva-entre-colonialisme-et

Présence d’Areva sur le continent africain
En intervenant au Mali, la France cherche à conforter son rôle de "gendarme" en Afrique. La situation géopolitique complexe - voir à ce sujet le dossier de l’association Survie "Les zones d’ombres de l’intervention française au Mali - ne doit pas occulter la volonté de notre pays de garder la mainmise sur le Sud du Sahara, et notamment sur son sous-sol riche en pétrole et uranium. L’accès à ces ressources, pillées depuis des décennies, fait en ce moment l’objet d’une protection rapprochée, comme l’a montré l’envoi de troupes sur la mine d’uranium d’Imouraren, au Niger.
>>>
http://groupes.sortirdunucleaire.org/La-face-cachee-du-nucleaire,381?origine_sujet=LI201302

Mines d'uranium : "la France n'a pas intérêt à ce que le conflit malien s'étende au Niger"
l'entrée en guerre de Paris vise directement à "sécuriser l'approvisionnement des centrales françaises en uranium : ce dernier est extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali... par une ligne sur les cartes géographiques".
>>>
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/30/mines-d-uranium-la-france-n-a-pas-interet-a-ce-que-le-conflit-malien-s-etende-au-niger_1825026_3212.html#xtor=AL-32280515
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Dim 10 Fév - 19:57

Mali : échanges de tirs et attentats suicides à Gao
fr info
Des combats opposant soldats maliens et islamistes ont éclaté ce dimanche dans le centre de la ville de Gao, frappée également par deux attentats suicides en deux jours. La situation demeure instable dans la plus grande ville du Nord du Mali, récemment reprise par les militaires français et maliens aux groupes islamistes armés


La France a dépêché ce dimanche des soldats et des blindés en renfort dans la ville de Gao © Reuters

Explosions, tirs à l'arme automatique, tirs de kalachnikov : le centre de la ville de Gao a été le théâtre ce dimanche de combats entre l'armée malienne et des islamistes. Ces derniers ont pris pour cible l'ancienne poste de police de la ville avec des tirs de kalachnikov, auxquels les militaires maliens ont répliqué à l'arme lourde.

Ces hommes seraient rentrés dans Gao durant la nuit de samedi soir. Des habitants auraient aperçu des pirogues accoster sur des berges de la ville. Un déploiement qui a échappé à l'armée malienne alors en train de faire face, au Nord de la ville, à une tentative d'attentat suicide.

"Il y a des groupes, à quelques kilomètres de la ville, lourdement armés" / A Gao, par notre reporter Antoine Giniaux

La France a dépêché ce dimanche des soldats et des blindés en renfort. La ville de Gao est l'ancien fief du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe armé dissident d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui occupait depuis des mois le Nord du pays.

Un deuxième attentat suicide en deux jours

Samedi soir, les soldats maliens ont été la cible d'une nouvelle tentative d'attentat suicide, la deuxième en deux jours à Gao. L'incident s'est produit à un barrage de sécurité à la sortie nord de la ville. Exactement là où un homme circulant à moto s'était fait exploser vendredi, blessant un soldat malien.

"Nos soldats ont été pris sous le feu des islamistes depuis le pont. Au même moment, un autre les a contournés et a sauté par dessus le mur. Il a pu actionner sa ceinture d'explosifs", a raconté le capitaine Sidiki Diarra.

Aucun militaire malien n'a cependant été touché dans l'explosion, selon les soldats sur place.

L'attentat de vendredi avait été revendiqué par le Mujao qui avait menacé d'attaquer des convois, de poser des mines, et d'utiliser des "kamikazes". "Nous nous engageons à augmenter les attaques contre la France et ses alliés. Nous demandons à la population de se tenir loin des zones militaires pour éviter les explosions", a de nouveau mis en garde samedi le porte-parole du Mujao, Abou Walid Sahraoui.

La Guerilla dans le nord-Mali, promise par les islamistes, semble bel et bien engagée.
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Lun 11 Fév - 21:16

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De nouvelles explosions ont retenti dans la nuit de dimanche à lundi à Gao, située au nord du Mali. Depuis vendredi, la ville est en proie à de nouvelles attaques des islamistes, quinze jours après sa libération. Selon des témoins, il s'agissait d'un bombardement de l'aviation française sur le commissairiat de la ville où se trouvaient des islamistes armés. Au moins deux islamistes retranchés, et trois civils auraient été tués au cours des combats qui ont également fait 17 blessés.
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regain d'activité des islamistes du Mujao depuis quelques jours, qui n'hésitent plus à s'en prendre à l'armée et à la population.
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plusieurs des villages entourant Gao sont acquis à la cause des islamistes. "Les espaces entre les villes ne sont pas tenus par l'armée", expliquait sur France Info Vincent desportes, ancien directeur du Collège interarmées de Défense.
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Message  ivo le Ven 15 Fév - 13:44

Mali : les islamistes ont-ils recruté des enfants soldats ?
C'est une situation inédite pour le Mali. Des enfants auraient été enrôlés par les différents groupes d'islamistes lorsque ceux-ci occupaient le nord du pays. L'envoyée spéciale de France Info au Mali, Anne Lamotte, a recueilli le témoignage d'un journaliste de Tombouctou qui aurait été témoin de ces enrôlements.
>>>
http://www.franceinfo.fr/monde/mali-les-islamistes-ont-ils-recrute-des-enfants-soldats-893403-2013-02-15
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Message  ivo le Ven 15 Fév - 21:07

RSF CONDAMNE L’INTERPELLATION DE PLUSIEURS JOURNALISTES FRANÇAIS À BAMAKO
Depuis le début de l’intervention militaire au Mali, les journalistes éprouvent de grandes difficultés à accéder à l’information, notamment en zone de combats. Ce week-end, l’attaque inattendue des djihadistes sur Gao a permis aux reporters déjà présents sur place de tourner pour la première fois des images des combats. Rapidement, une cinquantaine de journalistes ont été évacués par l’armée française vers l’aéroport.
DANS LE MÊME PAYS » MALI
"Zéro image de combat" : objectif médiatique atteint pour l’opération Serval - 15 février 2013
Reporters sans frontières demande le libre accès des journalistes aux zones de combats - 16 janvier 2013
A Gao, bras de fer entre le Mujao et les derniers soldats de l’information - 8 août 2012
Reporters sans frontières soutient l’opération "Journée presse morte" - 17 juillet 2012
Un journaliste enlevé et retrouvé blessé au nord de Bamako - 13 juillet 2012
>>>
http://fr.rsf.org/mali-rsf-condamne-l-interpellation-de-11-02-2013,44053.html
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Message  ivo le Lun 18 Fév - 8:58

On l'aurait presque oublié, mais la France est en guerre au Mali...
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Et c'est Libération qui pose à la Une cette question quand même dérangeante : "Où est passée la guerre" au Mali ? Les images et les informations sont rares. A tel point que pour Libération l'opération "Serval" est même devenue "furtive".


Que se passe-t-il vraiment dans le nord du Mali ? Quelles opérations, quels succès ou quels échecs, quel bilan humain, d'ailleurs est-ce qu'on se bat encore ? Officiellement, selon le dernier point de l'armée jeudi dernier, il y avait eu 200 sorties aériennes pendant la semaine écoulée, dont une cinquantaine de frappes notamment sur des dépôts de carburant ou des centres d'entraînement.

C'est à peu près tout ce qu'on sait, et pour Libération, impossible de mesurer par exemple l'état d'affaiblissement réel des djihadistes. Flou total sur le bilan humain et matériel, flou aussi sur la question d'éventuels prisonniers de guerre.

Alors Thomas Hofnung s'étonne dans Libération : pourquoi garder secrète une opération qui apparaît plutôt réussie et légitime ? C'est le paradoxe de cette guerre du Mali, avec un seul élément de réponse : le recours massif aux forces spéciales dont Paris ne dit traditionnellement rien, pour cause de secret défense. Ce qui pose une autre question sans réponse : jusqu'où peut-on priver le citoyen des informations qui concernent une guerre menée par l'armée de son pays ? Pour Libération, après plus d'un mois de guerre, il serait temps de sortir de l'ambiguïté.
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Message  ivo le Mar 19 Fév - 19:28

Plusieurs morts dont un soldat français dans un "accrochage sérieux" au Nord-Mali
fr info
Un soldat français, un légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes, a été tué au Mali lors d'"un accrochage sérieux" mardi dans le nord du pays, a indiqué François Hollande. "Plus d'une vingtaine" d'islamistes ont également été tués, indique l'état-major des armées.

l s'agit du deuxième soldat français tué au Mali depuis le début de l'intervention Serval il y a un mois et demi. Le premier, un pilote d'hélicopère, était mort dès le premier jour de l'intervention.

Cette fois il s'agit d'un légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes : le sergent-chef Harold Vormezeele. "Sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi", a précisé le ministre de la Défense.

Il participait avec près de 150 soldats français et maliens à une opération des forces spéciales, "l'opération Panthère", lancée mardi vers 11h dans le massif de l'Andrar, dans le nord du Mali, précise le ministère sur son site Internet.

"Nous sommes maintenant dans la dernière phase de l'opération" (François Hollande)

Le soldat a été tué lors d'"un accrochage sérieux". Le chef de l'État a indiqué qu'il y avait aussi eu "plusieurs morts" dans le camp des "terroristes", "plus d'une vingtaine" a précisé l'état-major des armées. "Cette action des forces françaises a permis de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d'une vingtaine d'entre eux", ajoute le communiqué du ministère de la Défense.

Le détachement français a été pris à partie par des islamistes. Un soldat a été tué, raconte le colonel Burkard, le porte-parole de l'état-major français

"Nous sommes maintenant dans la dernière phase de l'opération", a assuré François Hollande. Il s'agit d'"aller jusqu'au bout, c'est-à-dire l'arrestation des derniers chefs ou groupes terroristes qui demeurent à l'extrême nord du Mali".

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Message  ivo le Jeu 21 Fév - 10:18

Mali : «Le risque, c’est que l’on s’engage dans un combat extrêmement long»
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« Panthère IV » c’est une opération qui est faite pour durer ?

Oui.
Au moins le temps que l’on trouve nos otages, et puis le temps d’éliminer les bandes d’Aqmi. La France a concentré beaucoup de moyens de renseignements au-dessus de cette zone. Nous avons des avions Atlantique 2, qui font de l’écoute, nous avons des satellites qui passent régulièrement au-dessus de la zone, nous avons déployé des drones Harfang. Donc, il y a une très grande concentration de moyens de renseignements. Techniques, essentiellement, mais aussi humains, avec la population locale. Son attitude sera certainement essentielle, dans la suite des événements.
...
Quels sont les principaux risques rencontrés sur une opération comme celle-là ?

Les risques, c’est que l'on s’engage dans un combat extrêmement long, dans une recherche extrêmement longue, difficile, d’adversaires un peu insaisissables, qui auraient la capacité de franchir assez facilement les frontières. Et donc, on peut s’engager sur quelque chose qui peut être très long. Je pense que c’est le risque essentiel.

Le deuxième risque c’est aussi des représailles sous forme d’actes terroristes, comme on peut le voir au nord du Cameroun, par exemple ?

Oui, ça c’est le risque global de toute cette opération, et on le savait depuis le début. C’est-à-dire qu’il était évident que nos adversaires allaient jouer de ce mode d’action indirecte, frapper des intérêts français, des ressortissants. Soit les adversaires directs que l’on affronte, comme le Mujao ou Aqmi, mais aussi d’autres organisations alliées, comme Boko Haram, qui est probablement à l’origine d’enlèvements de ce mardi.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130220-mali-le-risque-est-on-s-engage-combat-extremement-long

que dit le gouvernement déjà ??
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Jeu 21 Fév - 11:13

Incroyable ! On meurt à la guerre…
http://www.marianne.net/Incroyable--On-meurt-a-la-guerre_a226784.html
Le discours des médias sur les opérations militaires au Mali témoigne d’une méconnaissance stupéfiante de ce qu’est le fait guerrier. A la fois mortel et ennuyeux.



« La guerre se durcit. Un soldat français tué au Mali ». Ces mots font peur à lire. Peur parce qu’ils sont le titre d’un journal sérieux, en l’occurrence Le Monde (1). Peur parce qu’ils témoignent d’un manque de recul sur ce qu’est la guerre. Toute notre époque médiatique est là : dans le perte de la mesure et, disons-le, du sens commun. Un mort à la guerre et la voilà qui se durcit ! On se pince…

Il se trouve qu’en effet, on meurt à la guerre. C’est même une vieille histoire, qui remonte plus haut que le néolithique. Les soldats ne s’en étonnent pas. S’ils pleurent leurs camarades tombés au champ d’honneur, l’évocation d’un « durcissement » de la guerre, après qu’un sergent-chef des commandos ait été mortellement touché, ne provoquerait que soupirs ou éclats de rires dans les popotes. Plus que jamais, les médias ressemblent à ces fidèles que Bossuet moquaient dans ses sermons : « On n’entend dans les funérailles que des paroles d’étonnement de ce mortel est mort ».

La nouveauté radicale des guerres contemporaines est bien que les militaires y meurent peu. Mais de là à s’étonner qu’il y ait encore des morts… Pour s’en tenir aux Français, depuis le 11 janvier, deux militaires ont été tués dans les combats du Mali. En Libye, aucun mort ni blessé. En Afghanistan, 88 morts mais en dix ans… Comparons simplement ce chiffre aux 24.000 militaires décédés durant la guerre d’Algérie, sur une période plus courte. Sans parler des 900 morts par jour de la Première guerre mondiale.

Certes, tout ce qui est rare est cher. La perte d’un seul militaire est ainsi devenu un événement national – qui justifie un tweet de l’Elysée et une cérémonie officielle. Il est légitime que la nation honore ceux qui tombent en son nom, mais l’émotion ne doit pas systématiquement prendre le pas sur la raison. Si l’on s’engage dans un conflit armé – et l’on doit s’interroger sur la nécessité de le faire – il faut quand même en accepter les conséquences. Et la première d’entre elles, c’est qu’il y aura des morts et que la guerre ne se durcira pas au deuxième d’entre eux.

Cette attitude infantile, qui consiste à s’étonner de la conséquence de ces actes, on la retrouve malheureusement dans les piaillements de la presse sur la couverture des événements du Mali. Lundi, un autre journal sérieux, Libération, titrait : « Où est passé la guerre ? » Sous-entendu : on nous cache tout, on nous dit rien. Le gouvernement et l’armée ne communiquent pas et les journalistes ne peuvent pas travailler correctement. Le reportage en zone de guerre est un exercice compliqué, dangereux. Et le dialogue entre militaires et journalistes est par nature l’objet de tensions. Les uns ont besoin des autres et réciproquement, car une guerre moderne se gagne aussi sur le terrain médiatique.

Mais la guerre - tous les militaires de tous les temps l’ont toujours su – est essentiellement faite de longs moments d’ennuis au cours desquels ils ne se passent rien et de très brefs moments d’action, de violence et de peur. Ce sont eux, et eux seulement, qui intéressent les médias. Or, la réalité des opérations au Mali – sur lesquelles on dispose d’informations très complètes – est qu’il y a peu d’opérations... et, qui plus est, qu’elles se déroulent sur un territoire immense. Quelques patrouilles des forces spéciales dans le nord-est. Parfois un accrochage. Des frappes aériennes ciblées. Au fond, pas grand chose à montrer.

Prenons une frappe aérienne : qu’est ce que c’est ? L’imagination du public, nourrie de films de guerre, nous fait volontiers imaginer un avion arrivant dans un grand vacarme et larguant ses bombes sur une colonne de pick-up en fuite. Vous n’y êtes pas ! Si vous êtes en l’air, c’est un échange de coordonnées sur ordinateur, le « clang » que fait la munition quand elle se détache pour se diriger vers sa « target » à plus de dix de kilomètres. Si vous êtes au sol, vous ne voyez pas la bombe arriver et soudain c’est une grosse explosion. Personne ne s’est même rendu compte qu’un avion était là… Efficace, mais moins spectaculaire qu’un Stuka en piqué toute sirène hurlante.

On nous dit rien, on nous cache tout ? Faisons simplement l’effort de comprendre que les guerres réelles ne sont pas celles que nous fantasmons. On y meurt toujours, mais ce n’est pas non plus le grand barnum auquel les médias aspirent.

(1) Le titre complet de la Une du journal daté du jeudi 21 février est « Otages, combats rapprochés : la guerre se durcit. Une famille française enlevée dans la nord du Cameroun, un soldat français tué au Mali. »
commentaires:
A titre de simple pékin, Je regrette que ce ne soit jamais ceux qui décident de la guerre qui en meurent en premier, cela les appellerait à plus de circonspection.
"S'il faut verser le sang, allez verser le vôtre,
"Vous êtes bon apôtre, Monsieur le Président."
"La nouveauté radicale des guerres contemporaines est bien que les militaires y meurent peu."
Et les civils, en masse... je crois depuis la seconde guerre mondiale.
Ce qui est stupéfiant c'est le silence quasi-total sur les pertes ennemies dans cette guerre du Mali. Aucun chiffre, à part un vague "plusieurs centaines" du ministre de la défense. A part cela on parle d'un millier de raids aériens, mais combien de victimes ennemies par raid, on n'en sait rien. Pourtant pour se faire une idée des enjeux il faudrait avoir des réponses à quelques questions, comme celle-ci : quelle est la probabilité pour qu'un djihadiste en fuite puisse rejoindre indemne les refuges du nord, compte tenu de la surveillance et des frappes aériennes ?
Il est au contraire salutaire que le gouvernement ne communique pas ou peu sur les pertes ennemies. S'il le faisait, il y aurait immanquablement une pression politique et médiatique sur l'armée: "comment ça? Seulement 10 méchants tués cette semaine? Faut vous secouer un peu les gars!" Faut-il rappeler les effets catastrophiques induits par la sinistre politique du "body count" au Vietnam, en Tchétchénie ou encore en Colombie, lorsque des militaires auxquels on ordonne ainsi de "faire du chiffre" finissent toujours par massacrer des villageois qu'ils déguisent ensuite en "terroristes", dans de macabres mises en scène? L'armée française, au Mali, semble agir de manière très professionnelle. Ne perturbons pas ce fonctionnement, nous qui regardons cela tels les spectateurs des jeux du cirque. Une fois la guerre terminée et les troupes rentrées, il sera toujours temps de nous livrer à de ridicules calculs d'épiciers.
où l'on note que compter les morts est un ridicule calcul d'epicier ........
objection votre honneur !
les politiques et les militaires aidés de leurs bras droit , les médias, nous ont servi depuis 20 ans au moins le mythe de la guerre propre , chirurgicale , voir bio
on nous a donné à voir quantité d'experts militaire commenter des images tirés de playstation ou de nintendo (je sais plus ), forcément nous on y a cru !
maintenant que la guerre est enfin propre grâce à la technologie , on peut l'exporter partout ou les gens ont des tenues un peu folkloriques , c'est même un devoir purificateur
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Re: Mali>>>

Message  ivo le Ven 22 Fév - 12:05

Gao à nouveau sous le feu des djihadistes maliens
Les islamistes du Mujao, qui ont engagé une stratégie de guérilla, promettent de «revenir jusqu'à la libération» de la ville.

Le scénario tant redouté depuis l'attaque islamiste contre le commissariat de Gao, le 10 février dernier, s'est vérifié jeudi dans la capitale du nord du Mali. Des islamistes armés, infiltrés la nuit précédente, ont mené une attaque d'envergure contre des bâtiments publics. L'assaut confirme que le conflit dans cette partie du pays a basculé dans une guérilla urbaine.
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http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/21/01003-20130221ARTFIG00734-gao-a-nouveau-sous-le-feu-des-djihadistes-maliens.php
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