Derniers sujets
» les photos d'actus - l'info en résumé
par ivo Mer 22 Nov - 10:15

» vite, je vais vomir ...
par ivo Mer 22 Nov - 10:12

» macronie
par ivo Mer 22 Nov - 9:07

» pesticides / fongicides
par ivo Mer 22 Nov - 9:02

» contre l'esclavage moderne
par ivo Mer 22 Nov - 8:54

» Sur les rives du Jourdain
par ivo Mer 22 Nov - 8:52

» petits business entre amis
par ivo Mer 22 Nov - 8:41

» No Futur - la terre au 21° siecle
par ivo Mer 22 Nov - 8:36

» blancs comme neige ^^
par ivo Mer 22 Nov - 8:34

» homophobie dans le monde ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:19

» immigration ...
par ivo Mer 22 Nov - 8:16

» Nucléaire mon amour ...
par ivo Mar 21 Nov - 9:19

» Afrique coloniale belge
par ivo Mar 21 Nov - 8:50

» Révolution russe
par ivo Mar 21 Nov - 8:01

» la police s'étonne qu'on ne l'aime pas
par ivo Lun 20 Nov - 8:44

» agriculture
par ivo Dim 19 Nov - 8:26

» <<< Santé >>>
par ivo Dim 19 Nov - 8:21

» droites extremes
par ivo Sam 18 Nov - 11:01

» Birmanie
par ivo Sam 18 Nov - 10:35

» enfance ...
par ivo Sam 18 Nov - 10:33

» U.E.
par ivo Sam 18 Nov - 10:10

» pologne
par ivo Sam 18 Nov - 8:44

» No Futur - l'espace au 21° siecle
par ivo Ven 17 Nov - 8:36

» Réunionnais de la Creuse
par ivo Ven 17 Nov - 7:56

» la phrase du jour
par ivo Ven 17 Nov - 7:13

» rwanda
par ivo Jeu 16 Nov - 9:49

» médias ? quels médias ??
par ivo Jeu 16 Nov - 9:27

» flicage total du net
par ivo Jeu 16 Nov - 8:19

» internet , technologie, ...
par ivo Jeu 16 Nov - 8:07

» Infos insolites.
par ivo Mer 15 Nov - 8:04

» ZAD partout ?
par niouze Mar 14 Nov - 17:54

» pape, cathos, vatican et autres ....
par ivo Mar 14 Nov - 9:00

» Necronomacron
par ivo Lun 13 Nov - 7:46

» monde - stupéfiants
par ivo Dim 12 Nov - 8:20

» état d'urgence et autres restrictions....
par ivo Dim 12 Nov - 8:16

» conditions de travail ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:10

» ... 14/18 ...
par ivo Dim 12 Nov - 8:07

» Combien d’autres murs à faire tomber ?
par ivo Sam 11 Nov - 10:23

» salaires
par ivo Sam 11 Nov - 9:15

» impots
par ivo Sam 11 Nov - 9:12

» démocratie et justice ...
par ivo Sam 11 Nov - 8:33

» Today's joke
par ivo Ven 10 Nov - 9:49

» Les prisons: questions.
par ivo Ven 10 Nov - 9:04


affaire[S] Bettencourt

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Ven 22 Oct - 18:42

Le procureur de Nanterre ouvre une enquête sur la juge de l’affaire Bettencourt
France Info - 12:30

Les relevés de conversations téléphoniques de journalistes utilisés une deuxième fois dans l’affaire Bettencourt. D’abord par l’IGS, et maintenant par la justice, révèle lemonde.fr. Le procureur de Nanterre Philippe Courroye aurait cherché à faire dessaisir la juge Prévost-Desprez, en tentant de prouver qu’elle parlait à la presse…
Ecoutes téléphoniques : cette fois, c’est la justice qui consulte les fadettes des journalistes, révèle Le Monde -


Révélée par lemonde.fr, l’information est confirmée par le procureur de Nanterre. Philippe Courroye annonce avoir ordonné des investigations pour "violation du secret de l’enquête" susceptibles de mettre en cause la juge Isabelle Prévost-Desprez, la magistrate en charge du dossier d’abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt.

En s’appuyant sur une plainte déposée par Me Georges Kiejman, l’avocat de Liliane Bettencourt, le procureur cherche à prouver que les deux signataires d’un article du Monde ont été informés par la juge elle-même. Si les faits étaient prouvés, ils pourraient appuyer une demande de dessaisissement.
"Au moment où Le Monde portait plainte, le 20 septembre, pour violation du secret des sources, le parquet de Nanterre se plongeait dans les fadettes (listing des communications, ndlr) des journalistes, dans des conditions discutables, écrit le quotidien sur son site internet.

A l’origine de cette affaire : la parution en ligne, le 1er septembre dernier, d’un article intitulé "Les policiers sont à la recherche des ‘petits papiers’ de Mme Bettencourt". L’article faisait état d’une perquisition en cours au domicile de la milliardaire. Les policiers de l’Inspection générale des services examinent alors, selon lemonde.fr, à la seule initiative du procureur, les fadettes des deux signataires de l’article.
A-t-on le droit de consulter ces relevés ? Le Monde en doute, affirme Cécile Prieur, chef adjointe du service France au Monde

Procédure illégale, selon Me Uves Baudelot, avocat du Monde : les journalistes doivent être informés au préalable de la consultation par la justice de leurs relevés téléphoniques

Cet examen minutieux aurait "mis en évidence des échanges très nombreux entre la juge et l’un des deux journalistes, entre le août et le 1er septembre", selon une source proche de l’enquête.
Dans la foulée, le procureur Courroye saisit le procureur général de Versailles d’une procédure pour "violation du secret professionnel", procédure qui vise explicitement sa collègue.

Demande de dessaisissement

Il reviendra au procureur de Versailles ou de Pontoise de décider s’il faut engager des poursuites contre la magistrate. Parallèlement, et fort de cette plainte, le procureur général de Versailles pourra alors saisir la Cour de cassation d’une demande de dessaisissement de la juge Prévost-Desprez de l’affaire Bettencourt.

Interrogée par France Info, la direction du Monde explique qu’elle pourrait être amenée à déposer une deuxième plainte pour "violation du secret des sources". Aucune décision n’est prise à ce jour.
Une première affaire d’écoutes dans des conditions discutables avait en effet conduit Le Monde à déposer plainte. Dans cette première affaire, l’informateur présumé des journalistes, David Sénat, un proche conseiller de Michèle Alliot-Marie, avait été démis de ses fonctions et muté.

Le procureur Courroye, en conflit notoire avec la juge Prévost-Desprez, a déjà ouvert plusieurs enquêtes préliminaires dans la tentaculaire affaire Woerth-Bettencourt.

"C’est clairement la volonté d’entraver une enquête. Que le président de la République et le garde des Sceaux assument !, analyse le président de l’Union syndicale des magistrats (USM). "Quand on ne peut se débarrasser d’un juge par des voies légales, on le fait par des voies détournées", ajoute Christophe Régnard.

bon alors ...

quel juge sera suffisament ... souple pour satisfaire tout le monde ??
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Sam 23 Oct - 11:07

Bettencourt : le procureur général de Versailles veut que "tous les dossiers" quittent Nanterre
France Info - 07:17

L’affaire Bettencourt, c’est décidément un feuilleton riche en rebondissements surprenants. Ainsi hier soir, dans un communiqué, le procureur général de Versailles désavoue la juge de Nanterre. Mais dans une interview publiée par le site du Journal du Dimanche cette nuit, il semble vouloir aller plus loin en demandant le dépaysement de "tous les dossiers". Une déclaration qui pourrait donc concerner aussi les enquêtes préliminaires dont est chargé le juge Courroye. Tout cela "pour assurer les conditions d’une justice sereine".

“Pour assurer les conditions d’une justice sereine, il va être sollicité de la Cour de cassation de se prononcer... sur le renvoi de la procédure suivie contre François-Marie Banier, vers une juridiction d’une autre cour d’appel”, déclaratit hier soir Phillipe Ingall-Montagnier dans un communiqué transmis.

Sur le site du JDD, le même Philippe Ingall-Montagnier estime ce matin que “dans le climat actuel, l’image et la sérénité de la justice ne sont plus lisibles au tribunal de Nanterre. Je vais donc saisir la chambre criminelle près de la cour de cassation pour lui demander de se prononcer sur un éventuel dépaysement de tous ces dossiers Bettencourt. Il ne me semble plus souhaitable, pour une bonne justice, que ces dossiers soient suivis à Nanterre, et même dans le ressort de la cour d’appel de Versailles”.

Le procureur général de Versailles est le supérieur hiérarchique du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, explique à ce propos qu’il “faudra aussi se poser la question du devenir de ces enquêtes dans ce contexte général.”

- Le 27 septembre dernier le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, avait recommandé la désignation d’un juge d’instruction dans l’affaire Bettencourt. Le procureur Courroye avait refusé.

- Dans l’affaire ou plutôt les affaires Bettencourt, la juge Isabelle Prévost-Desprez est chargé du volet "abus de faiblesse" de la milliardaire visant François-Marie Banier. Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye dirige lui trois enquêtes préliminaires, notamment sur le volet Woerth de cette affaire.


....... un bon juge ....
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Dim 24 Oct - 12:40

Affaire Bettencourt : des journalistes espionnés
http://www.humanite.fr/24_10_2010-affaire-bettencourt-des-journalistes-espionn%C3%A9s-456327
L'affaire Bettencourt risque le grand enlisement avant enterrement : en s'entêtant dans une bataille sourde contre la juge Prévost-Desprez, le procuerur Courroye, ami revendiqué de Sarkozy, est en passe d'obtenir le dépaysement de l'enquête, qui repartirait ainsi à zéro.

Devant les dernières révélations que le procureur de Nanterre a demandé les factures téléphoniques détailles de deux journalistes du Monde, le procureur général de Versailles (son supérieur) veut sortir toute l'affaire Bettencourt du tribunal de Nanterre. Manière de couper l'herbe sous le pied de la juge Prévost-Desprez qui devait entendre l'héritière de L'Oréal dans le cadre de son enquête pour "abus de faiblesse" visant l'artiste François-Marie Banier. La police a examiné, en parfaite illégalité, les relevés de communications téléphoniques de deux journalistes du Monde, Jacques Follorou et Gérard Davet, et mis en évidence l'échange de textos entre eux et Isabelle Prévost-Desprez. Le procureur devait légalement demander l'autorisation des journalistes pour examiner leurs appels. Le Monde a annoncé vendredi soir qu'il porterait plainte.

L'Union syndicale des magistrats (USM), a dénoncé "une opération de manipulation" visant à "faire diversion".

Curieusement, la demande du procureur général a été rendue publique vendredi, le jour où Philippe Courroye annonçait une enquête visant la juge Prévost-Desprez pour "violation du secret de l'enquête", après une fuite dans la presse. Les enquêteurs cherchaient la source d'un article du Monde du 1er septembre, faisant état d'une perquisition menée par Isabelle Prévost-Desprez chez Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine.

La juge Prévost-Desprez s'était saisie d'un supplément d'information sur cet abus de faiblesse après avoir renvoyé le procès de M. Banier sine die le 1er juillet. Mis en cause dans les enregistrements, le ministre du Travail, Eric Woerth, doit se défendre d'accusations de conflit d'intérêt et de financement politique illégal.

Après avoir annoncé la veille qu'il saisissait la Cour de cassation pour un dépaysement du volet d'abus de faiblesse, confié à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, le procureur Philippe Ingall-Montagnier a déclaré au JDD qu'il souhaitait aussi un dépaysement des enquêtes préliminaires ouvertes par son subordonné, le procureur de Nanterre Philippe Courroye. Or, le procureur général de Versailles n'a "absolument pas les moyens" de dessaisir le procureur de la République de Nanterre des enquêtes préliminaires qu'il a ouvertes notamment pour financement illégal politique, a précisé l'Union syndicale des magistrats. "C'est un magistrat avec une certaine ancienneté. Il le sait parfaitement. Il n'y a aucun moyen procédural pour dessaisir le procureur de la République de Nanterre. On est dans une opération de manipulation", a estimé son président.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Dim 24 Oct - 13:45

Affaire Bettencourt, Eva Joly dénonce une "opération de manipulation"
France Info - 13:12

Invitée de France Info, l’eurodéputée Eva Joly a vivement réagi aux dernières décisions et déclarations du procureur général de Versailles. "Je trouve cela indécent que la justice soit à ce point là instrumentalisée". Le procureur général est "complice de Philippe Courroye et les deux ont comme objectif d’empêcher la vérité de se faire jour dans l’enquête concernant Eric Woerth".

Vendredi soir, le procureur général de Versailles a annoncé dans un communiqué qu’il allait demander à la Cour de cassation le dépaysement du dossier concernant François-Marie Banier, accusé d’"abus de faiblesse" sur Liliane Bettencourt et confié à la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, il a également souhaité que "tous les dossiers" quittent le tribunal de Nanterre.

Sur France Info, Eva Joly a dénoncé ce matin une "opération de manipulation :“Mon étonnement à moi c’est que le procureur Ingall-Montagnier n’utilise pas son pouvoir hiérarchique d’obliger Philippe Courroye (le procureur) d’ouvrir une enquête sur l’affaire Woerth. Et qu’en réalité, il ne s’occupe que de faire dessaisir Isabelle Prévost-Desprez.” Et s’il souhaite que "tous les dossiers" quittent Nanterre, c’est parce qu’il est “urgent de gagner du temps. Comme cela il donne l’impression que la justice fonctionne bien. Et il va dire plus tard que c’est la faute de la cour de cassation qui ne veut pas dessaisir Philippe Courroye...Et je trouve indécent que la justice soit à ce point là instrumentalisée...Cela atteint gravement la crédibilité du parquet général de Versailles qui est là pour les justiciables...Et là on voit qu’il est complice de Philippe Courroye...et les deux ont comme objectif d’empêcher la vérité de se faire jour dans l’enquête concernant Woerth.”
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Lun 25 Oct - 19:05

Un journaliste du Monde, qui enquête sur l’affaire Bettencourt, cambriolé
France Info - 16:16

Le journaliste du Monde Gérard Davet a été cambriolé jeudi à Paris. Son ordinateur personnel, notamment, a été dérobé. Ce qui est troublant, c’est que Gérard Davet, qui enquête sur l’affaire Bettencourt, apprenait dans le même temps qu’à la demande du procureur Courroye, ses listings téléphoniques avaient été étudiés. Le Monde a d’ailleurs porté plainte vendredi pour violation du secret des sources.

Gérard Davet est notamment le co-auteur d’un article du Monde, début septembre, qui a entraîné l’ouverture à Nanterre d’une procédure pour "violation du secret de l’enquête". Elle pourrait aboutir au dessaisissement de la juge Isabelle Prévost-Desprez.
Il y a quelques semaines déjà, les relevés téléphonique de ce même journaliste étaient saisis par les services secrets. Un conseiller de Michèle Alliot-Marie était soupçonné de lui communiquer des informations.


Le domicile du journaliste, dans le 11e arrondissement de Paris, n’a pas subi d’effraction. "Ce n’est peut-être que l’oeuvre d’un maraudeur, relativise Gérard Davet, mais dans le contexte actuel j’ai préféré porter plainte."
Cambriolage chez un journaliste du Monde qui enquête sur l’affaire Bettencourt : coïncidence ?

L’enquête a été confiée à la section criminelle du 2ème district de police judiciaire de Paris.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mar 26 Oct - 19:52

Le procureur général de Versailles souhaite le dépaysement du dossier Bettencourt
France Info - 15:03

Le parquet général de la cour d’appel de Versailles a demandé l’ouverture d’une information judiciaire sur l’ensemble des enquêtes préliminaires menées dans l’affaire Bettencourt. Un juge d’instruction va donc être désigné. Dans un second temps, les différents dossiers pourraient quitter la juridiction de Nanterre. Une mauvaise nouvelle pour le procureur Philippe Courroye qui s’était jusque là toujours opposé à cette voie.

"Le climat qui règne à Nanterre (...) n’est pas compatible avec une justice sereine", déclarait ce matin l’ancien Garde des Sceaux socialiste, Robert Badinter. Comme un écho à ce jugement sévère, quelques heures plus tard le parquet de Versailles demandait l’ouverture d’une information judiciaire. L’objectif du procureur général de Versailles : résoudre le problème posé pour "l’image de la justice" par le conflit opposant à Nanterre (Hauts-de-Seine), lieu actuel des procédures, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez et le procureur Philippe Courroye.
Le procureur général de Versailles Philippe Ingall-Montagnier explique les raisons de cette décision en exclusivité pour France Info

Cette information judiciaire sur l’ensemble des enquêtes préliminaires de l’affaire Bettencourt est un passage obligé pour permettre la désignation d’un juge d’instruction. Deuxième conséquence : la Cour de cassation pourrait ensuite décider de transférer les dossiers dans une autre juridiction. Cet ordre qui lui est adressé est une mauvaise nouvelle pour le procureur Courroye.

Philippe Courroye mène trois enquêtes. Une première sur le contenu d’enregistrements réalisés chez Liliane Bettencourt ; une deuxième, qui met en cause le ministre du Travail Eric Woerth, sur du financement politique illégal ; une dernière pour atteinte à la vie privée. Pour les trois il a toujours refusé d’ouvrir des informations judiciaires et de lâcher ses dossiers.

Le supplément d’enquête pour "abus de faiblesse" de la juge Isabelle Prévost-Desprez serait aussi concerné par un dépaysement. Cette décision du parquet peut donc entraîner un changement complet des magistrats qui gèrent cette affaire complexe. La décision de la Cour de cassation sera définitive, rappelle le procureur de Versailles Philippe Ingall-Montagnier. "Il est à souhaiter que dès lors, on laissera la justice remplir sa mission en toute indépendance et sérénité d’esprit", dit-il.

Allusion à peine voilée à l’ambiance délétère qui règne à Nanterre... Le procureur Courroye a en effet fait examiner les relevés détaillés de communications téléphoniques de deux journalistes du Monde -une méthode qui pourrait s’avérer illégale - pour porter une accusation de "violation du secret de l’enquête" contre Isabelle Prévost-Desprez.
Le but de cet ordre du parquet : éteindre les polémiques, dans un contexte toujours aussi tendu.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mar 26 Oct - 19:55

Un journaliste du Point travaillant sur l’affaire Bettencourt se fait voler son ordinateur

L’ordinateur portable du journaliste du Point Hervé Gattegno, qui travaille sur l’affaire Bettencourt, a été volé samedi au siège du journal, a-t-on appris auprès de l’intéressé.

Ce vol est intervenu le même jour que celui de l’ordinateur de Gérard Davet, journaliste au Monde, qui travaille sur la même affaire

"Sur trois journalistes nommément cités, deux se font voler leur ordinateurs le lendemain, mais il peut aussi s’agir d’une coïncidence", a-t-on commenté au sein de la rédaction de l’hebdomadaire..
La direction du Point a porté plainte pour vol.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mer 27 Oct - 13:36

Plusieurs journalistes victimes de cambriolages, en pleine affaire Bettencourt
France Info - 12:41

C’est une série bien étrange de cambriolages. Après le vol de l’ordinateur d’un journaliste du Monde, c’est un autre reporter qui a été victime d’un cambriolage. Hervé Gattegno, journaliste au Point, s’est fait dérober son ordinateur au siège de l’hebdomadaire.
Les deux hommes travaillent sur l’affaire Bettencourt. Le site Mediapart a également été "visité".


Il est possible de n’y voir qu’une simple coïncidence, mais l’enchaînement des événements est troublant : le vol de l’ordinateur du journaliste du Point est intervenu le même jour que celui dont a été victime son collègue du journal Le Monde (voir notre article), qui lui aussi enquête sur l’affaire Bettencourt.

Autre hasard du calendrier : la veille de ce cambriolage, les deux journalistes ont été soupçonnés publiquement d’être en contact avec la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui dirige une partie de cette enquête.
Pour Franz-Olivier Giesbert, le directeur du Point, ce vol est l’illustration d’un climat malsain. Et ne sert à rien : l’ordinateur dérobé ne contenait aucune information sur l’affaire Bettencourt.

Les locaux du site d’information Mediapart ont eux aussi été cambriolés. Deux ordinateurs portables et des cd-rom ont été volés.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  Invité le Jeu 28 Oct - 10:23

09h15 le neuf-quinze

Dassault, Courroye, insoumissions
Décidément, l'insoumission est partout. Même chez Dassault, ami pourtant fidèle. Figurez-vous qu'il renâcle à racheter Le Parisien : trop cher ! Pourtant, raconte Le Point (meilleur investigateur sur les patrons de médias que sur les femmes de polygames, on sent clairement une connaissance plus fine du terrain), Guéant n'a pas ménagé ses efforts. Pour éviter que Le Parisien tombe en de "mauvaises mains" avant 2012, il a fortement incité l'avionneur à se pencher sur l'affaire. Et pour faire pression, de l'autre côté, sur la vendeuse, Marie Odile Amaury, l'Elysée aurait dégainé cette terrifiante menace : si vous renâclez à vendre à Dassault, on vous fera payer les gendarmes qui assurent la sécurité du Tour de France. Non mais !

Où l'on apprend donc que c'est le contribuable, qui paie une partie de l'organisation de ce rassemblement annuel de dopés, qui mobilise trois longues semaines les routes et les antennes. Voilà une aide à la presse, qui était passée inaperçue. N'empêche que la manoeuvre (à en croire Le Point) va échouer. Guéant s'est montré impuissant, face à une vendeuse qui ne souhaite pas vendre, et un acheteur qui ne souhaite pas acheter, à concrétiser la belle opération projetée : concentrer deux des plus importants quotidiens nationaux subsistants entre les mêmes mains du même industriel dépendant des commandes de l'Etat. Tout aussi impuissant, que la saison dernière dans l'affaire du Monde, quand l'Elysée avait pareillement tenté de favoriser la reprise du journal par le tendem Perdriel-Olivennes.

Insoumission aussi à la Cour d'appel de Versailles ? On reste encore stupéfait devant l'audace du supérieur de Courroye, le procureur général Philippe Ingall-Montagnier. La main tremblante, le verbe hésitant, il vient, si l'on a bien compris, de lâcher Courroye, et de l'obliger, sur l'affaire Woerth-Bettencourt, à désigner des juges d'instruction indépendants, comme le réclame la gauche depuis le début de l'affaire. Le temps que ces juges d'instruction s'instruisent eux-même, puis commencent à instruire, la porte est ouverte à une mise en examen de Woerth, et à un éventuel procès...après 2012. On notera aussi que le procureur général a attendu la veille de la fin du débat parlementaire sur les retraites, pour accomplir le geste fatal. Il n'est pas interdit à un insoumis de savoir regarder un calendrier.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Ven 29 Oct - 12:17

Bettencourt : Courroye saisit des juges d’instruction et défend son travail
France Info - 11:49

Après avoir freiné des quatre fers pendant des mois, le procureur de Nanterre est maintenant contraint par sa hiérarchie d’ouvrir une information judiciaire dans l’affaire Woerth/Bettencourt. Il annonce ce matin la saisine "d’un ou plusieurs juges d’instruction". Malgré ce désaveu, Courroye défend dans la presse la qualité de son travail.

"Un modèle du genre en matière de rapidité et d’efficacité" : c’est en ces termes, dans un entretien au figaro.fr, que le procureur de Nanterre Philippe Courroye défend son travail, les quatre enquêtes préliminaires lancées dans l’affaire Woerth/Bettencourt.
Les investigations "sont quasiment terminées", poursuit le magistrat. Il ne lui restait plus qu’à "procéder à quelques auditions, peu nombreuses, dont celle d’Eric Woerth", le ministre du travail.


Mais dans l’intervalle – et bien qu’il s’en défende, le procureur de Nanterre a été désavoué par sa hiérarchie. Le procureur général de Versailles lui a en effet intimé l’ordre d’ouvrir une information judiciaire, ce à quoi Courroye s’était jusqu’à présent refusé.
Ce matin, Philippe Courroye annonce qu’il va saisir dans la journée "un ou plusieurs juges d’instruction" . L’instruction sera, dans un premier temps, confiée au tribunal de Nanterre, avant que la cour de cassation ne statue sur un éventuel dépaysement de l’ensemble du dossier.

"Symphonie inachevée"

"Evidemment je suis déçu", reconnaît le procureur Courroye ce matin sur Europe 1. "Si j’étais musicien, ce serait une symphonie inachevée", poursuit le magistrat à propos de l’obligation qui lui est faite de passer la main dans les volets de l’affaire mettant en cause le ministre du Travail.

Interrogé sur son amitié avec le président Sarkozy, "il est temps de refermer la boite à fantasmes", rétorque Philippe Courroye.
Et à propos de la série de vols chez des journalistes travaillant sur l’affaire Bettencourt, le procureur ironise : "Au train où c’est parti, je vais vérifier si j’ai un bon alibi parce que je me demande si on ne va pas me soupçonner d’avoir volé ces ordinateurs"
.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Jeu 4 Nov - 11:09

Affaire Bettencourt : la juge Prévost-Desprez va être saisie d’une nouvelle procédure

La juge Isabelle Prévost-Desprez, en voie d’être écartée du dossier Bettencourt, va être saisie le 25 novembre d’une nouvelle procédure pour abus de faiblesse de la milliardaire.

Me Olivier Metzner, l’avocat de la fille de Liliane Bettencourt a annoncé avoir déposé aujourd’hui une citation directe devant la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre visant à faire comparaître pour abus de faiblesse l’artiste François-Marie Banier, déjà poursuivi dans cette affaire, aux côtés de Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de l’héritière de l’Oréal, et de Fabrice Goguel, ex-avocat fiscaliste de la milliardaire.

La présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel, Isabelle Prévost-Desprez, ne sera saisie de cette citation directe élargie qu’à l’audience fixée au 25 novembre.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mar 9 Nov - 20:54

Bettencourt : un témoin parle à nouveau de Nicolas Sarkozy
Publié : mardi 9 novembre 2010 à 12:27
http://www.linfo.re/-France-/Bettencourt-un-temoin-parle-a-nouveau-de-Nicolas-Sarkozy
L’affaire Bettencourt n’a pas encore livré toutes ses surprises. Un ancien chauffeur des héritiers de l’empire L’Oréal a assuré dans une interview accordée au site Médiapart que le Nicolas Sarkozy a bien demandé de l’argent à l’époque de la campagne présidentielle de 2007.


Répondant au nom de Dominique Gautier, cet ancien employé des Bettencourt a indiqué qu’une employée, Nicole Berger, lui a confié au début de l’année 2007 que Nicolas Sarkozy était bien venu chercher de l’argent chez le couple Bettencourt en pleine campagne électorale. Nicole Berger a été gouvernante de la maison des héritiers de L’Oréal pendant trente ans. Elle est décédée en septembre 2008. "Lors d’une conversation téléphonique, elle m’a dit que M. Sarkozy était venu chercher de l’argent chez M. et Mme Bettencourt. C’était juste en pleine campagne électorale", a déclaré Dominique Gautier.

Cette affirmation rejoint ainsi celles de l’ex-comptable Claire Thiboult qui avait évoqué sur le même site Médiapart des remises d’espèces à des hommes politiques dont probablement Nicolas Sarkozy. Par ailleurs Dominique Gautier a admis qu’il n’a rien dévoilé aux policiers qui l’ont déjà interrogé, de peur de subir les mêmes pressions que l’ex-comptable. "Quand on voit à quelle sauce est mangée Mme Thibout maintenant, j’ai pas envie de passer par là", explique Dominique Gautier qui a travaillé pour les Bettencourt de 1994 à 2004.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Ven 12 Nov - 21:04

Nicolas Sarkozy aurait demandé de l'argent aux Bettencourt, selon un nouveau témoignage
http://www.20minutes.fr/article/619785/societe-nicolas-sarkozy-demande-argent-bettencourt-selon-nouveau-temoignage
POLEMIQUE - L'ancienne comptable des Bettencourt avait déjà affirmé en juillet que le chef de l'Etat «recevait des enveloppes»...

Un ancien chauffeur des Bettencourt affirme que Nicolas Sarkozy leur a demandé de l'argent à l'époque de sa campagne présidentielle de 2007, dans une interview à Mediapart publiée lundi [article payant] où il rapporte les propos d'une gouvernante décédée.

Dominique Gautier, chauffeur du couple Bettencourt de 1994 à 2004, «affirme avoir recueilli au début de l'année 2007, les confidences de l'ancienne gouvernante» des Bettencourt, Nicole Berger, décédée en septembre 2008, qui lui a glissé que Nicolas Sarkozy était à cette époque «venu demander de l'argent aux Bettencourt», selon Mediapart.

«C’était en pleine campagne électorale»

Une autre employée des Bettencourt, l'ex-comptable Claire Thibout, avait affirmé début juillet à Mediapart qu'Eric Woerth avait reçu en tant que trésorier de l'UMP la somme de 150.000 euros en liquide pour financer cette campagne. Elle affirmait aussi que Nicolas Sarkozy, quand il était maire de Neuilly et «un habitué» de la table des Bettencourt, «recevait aussi son enveloppe». L'entourage de Nicolas Sarkozy avait fermement démenti ses propos.


«Lors d'une conversation téléphonique, (Nicole Berger, ndlr) m'a dit que Nicolas Sarkozy était venu chercher de l'argent chez M. et Mme Bettencourt (...) C'était juste en pleine campagne électorale», explique Dominique Gautier, ajoutant qu'elle tenait probablement ses informations de Liliane ou André Bettencourt.

Nicole Berger, gouvernante chez les Bettencourt pendant trente ans, «s'occupait, selon Dominique Gautier, de la partie vestimentaire de madame, de l'achat de vaisselle et de tout ce qu'il fallait pour la maison».

«Ah non, je n’en ai pas parlé aux policiers!»

Interrogé sur la raison pour laquelle il n'a jamais livré ce témoignage à la police, il répond: «Ah non, je n'en ai pas parlé aux policiers! (...) Quand on voit à quelle sauce a été mangée Mme Thibout maintenant, j'ai pas envie de passer par là».

Le volet politique de l'affaire Bettencourt notamment pour financement illégal de parti, est entre les mains de trois juges d'instruction de Nanterre dans l'attente d'un dépaysement souhaité par le procureur général de Versailles.

Le bras droit du président Sarkozy, Claude Guéant, a décidé de porter plainte contre Mediapart, après avoir été accusé par le site de piloter des opérations illégales de surveillance de journalistes.
— © 2010 AFP
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mer 17 Nov - 18:50

L’affaire Woerth-Bettencourt déménagée à Bordeaux, par souci de "sérénité"
France Info - 18:10
Les deux magistrats de Nanterre, en charge de cette affaire tentaculaire et éminemment politique, étaient à couteaux tirés, depuis des mois. Pour tenter de garantir la "bonne marche" de l’enquête, la Cour de cassation a donc décidé de la "dépayser". Ses nombreux volets ne seront plus instruits par la juridiction de Nanterre, mais par le tribunal de grande instance de Bordeaux.
Un éloignement qui devrait apaiser mais aussi retarder ces multiples instructions.

La Cour de cassation avait été saisie par le parquet général qui estimait que les rivalités entre le procureur de Nanterre Philippe Courroye et la juge Isabelle Prévost-Desprez étaient préjudiciables à la bonne marche de l’enquête.

Selon le parquet, les mises en cause des deux magistrats "affect[ai]ent par leur répétition, l’image d’une justice qui se doit d’être perçue [...] comme indépendante, impartiale, objective et sereine". Le parquet qui avait suggéré le "dépaysement" de l’affaire à Paris, devant le tribunal de grande instance, expérimenté et rompu aux affaires délicates. Mais la Cour de cassation a finalement porté son choix sur Bordeaux.

Trois volets de l’affaire sont concernés : l’information judiciaire conduite par le juge Courroye qui vise en vrac les faits de trafic d’influence, de blanchiment d’argent ou le financement illicite d’activités politiques, l’enquête sur l’abus de faiblesse qui vise des proches de Liliane Bettencourt, dossier instruit par Isabelle Prévost-Desprez, enfin les investigations qui visent cette dernière, la juge, pour des fuites dans la presse, qu’elle aurait orchestrées.

Le tribunal de grande instance de Bordeaux va donc devoir redistribuer ces dossiers à plusieurs de ses magistrats. De quoi retarder les instructions en cours. Le procès du photographe Jean-Marie Banier pour abus de faiblesse était prévu courant 2011, l’échéance pourrait être repoussée.
Quant à l’information judiciaire issue des enquêtes de Philippe Courroye, qui touche notamment Éric Woerth, elle pourrait ne pas être bouclée avant la présidentielle de 2012.

C’était en tout cas la deuxième décision de la journée autour de la tentaculaire affaire Woerth-Bettencourt. Plus tôt dans l’après-midi, la justice s’était prononcée sur la troisième demande de mise sous tutelle de Liliane Bettencourt. La juge des tutelles de Courbevoie n’a pris aucune mesure contraignante, mais a jugé que cette demande était "recevable", et méritait donc d’être examinée.

Le "dépaysement" en Droit, c’est quoi ?

Drôle de terme que "dépaysement" pour qualifier le simple fait de faire instruire une affaire par une autre cour. Ce vocable imagé d’ailleurs est introuvable dans les textes. Dans le Code de procédure pénal, on parle plus prosaïquement du "renvoi d’une affaire d’une juridiction à une autre". Autrement dit, on la déménage de son tribunal naturel vers un autre tribunal siégeant plus loin.

Dans quel cas, peut-on dépayser ?

"Pour cause de sûreté publique" ou "dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice", dit le Code. Dans l’affaire Bettencourt, c’est le deuxième motif qui est invoqué, motif plutôt vague, qui peut donc prêter à diverses interprétations.

Le but, in fine, est évidemment de dépassionner les débats, notamment dans les affaires politico-judiciaires. Ainsi, en 1992, le procès d’Henri Emmanuelli dans l’affaire Urba avait eu lieu devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor, alors que les faits portaient sur le financement occulte du Parti socialiste dans la Sarthe.

Autre exemple, plusieurs volets du dossier des disparues de l’Yonne, normalement instruits à Auxerre, avaient été dépaysés à Paris en mars 2002 pour "lever le trouble et la légitime émotion des familles", après des "accusations et insinuations" à l’encontre de l’institution judiciaire.

En tout état de cause, c’est la chambre criminelle de la Cour de cassation qui statue sur une demande de dépaysement. Elle a, selon les cas, 8 à 15 jours pour le faire.

On notera enfin qu’on ne peut dépayser une enquête préliminaire. C’est pour ça qu’à la demande de sa hiérarchie, le procureur Philippe Courroye s’est résolu à ouvrir une information judiciaire regroupant trois enquêtes préliminaires.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Dim 28 Nov - 19:56

Affaire Bettencourt-Woerth : les secrets de Patrice de Maistre
http://www.rue89.com/2010/11/24/affaire-bettencourt-woerth-les-secrets-de-patrice-de-maistre-176081
L'homme de confiance de la milliardaire se retrouve visé par une nouvelle procédure. Enquête sur la nébuleuse de Maistre.

Dans l'affaire Bettencourt-Woerth, tout ramène à Patrice de Maistre. L'état de santé réel de Liliane Bettencourt, ses combines fiscales, sa générosité à l'égard de François-Marie Banier ? C'est lui qui connaît le mieux la milliardaire et qui gère sa fortune. Les liens avec le monde politique ? C'est lui qui avait recruté l'épouse d'Eric Woerth et reçu la Légion d'honneur des mains du ministre.

L'avocat de la fille de Liliane Bettencourt, Olivier Metzner, le vise désormais directement. Il réclame l'ouverture d'une procédure contre Patrice de Maistre, à la fois comme « complice » de François-Marie Banier et bénéficiaire de dons de la milliardaire, révélés par les enregistrements clandestins. Ce jeudi, le tribunal de Nanterre a estimé que la demande de l'avocat était recevable.

Si Patrice de Maistre est celui qui en sait le plus, c'est aussi celui qui en dit le moins. Depuis la révélation des enregistrements de ses conversations avec sa patronne, il évite les médias. Ses rares interviews lui ont surtout permis d'imposer une image, celle d'un expert comptable discret et « vieille France », dont le seul objectif était de remettre en ordre les comptes de Liliane Bettencourt.

Un peu trop simple. Patrice de Maistre et son avocat n'ont pas souhaité répondre à nos questions, mais les zones d'ombre du CV de l'homme de confiance de Liliane Bettencourt et les comptes de ses sociétés personnelles révèlent un personnage plus complexe. Avec des activités discrètes, légales mais pas très « vieille France ».

Parallèlement à ses activités pour Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre a ainsi administré un « hedge fund » installé aux îles Caïmans, entretenu sa carrière d'expert-comptable grâce aux réseaux de la Françafrique, investi dans des PME françaises depuis le Luxembourg et intégré un des clubs d'investisseurs les plus fermés de France.

Un fonds pour grandes fortunes aux Caïmans

On peut être « vieille France » et apprécier les placements exotiques. Jusqu'en 2005, Patrice de Maistre a été administrateur d'un « hedge fund » -un fonds d'investissement spéculatif- domicilié aux îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes.

Ce fonds, baptisé Overlook Performance Fund, a été créé en 1988 par Glenn Dubin et Henri Swieca, deux vedettes de Wall Street. A l'époque, peu d'Européens devinent que les « hedge funds » vont révolutionner la finance. Parmi eux, le Français Bernard Lozé, associé des deux Américains depuis 1984.

Convertir les Européens aux « hedge funds »
Il s'agit donc de convertir les grandes fortunes européennes aux « hedge funds » et à leur stratégie de « gestion alternative ». « Alternative », car elle promet des rendements supérieurs à ceux de la Bourse, mais aussi car elle est plus risquée. Un document réservé aux investisseurs -et que nous a transmis Bernard Lozé- le souligne :

« Il ne peut pas y avoir de garantie que l'objectif d'investissement sera atteint, et les résultats peuvent varier substantiellement d'une année sur l'autre. […] Un investisseur peut perdre l'intégralité ou une partie substantielle de son investissement. »

Le fonds sera donc réservé à des investisseurs non-américains et « qualifiés », c'est-à-dire des sociétés de gestion de portefeuille ou des investisseurs individuels suffisamment riches pour ne pas craindre de perdre quelques millions. Pour y entrer, il faudra investir au minimum un million de dollars, un seuil relevé à cinq millions en 2004.

Et pour faciliter les choses, on choisit une domiciliation off-shore : le fonds investira essentiellement aux Etats-Unis, mais il sera domicilié aux Caïmans. Là-bas, moins de formalités et, accessoirement, pas d'impôt sur les sociétés.

« L'individu le plus droit et le plus méticuleux »
Bernard Lozé, qui n'a pas répondu à nos questions, connaît Patrice de Maistre de longue date. « Il est sans doute l'individu le plus droit et le plus méticuleux qu'il m'ait été donné de rencontrer », expliquait-il au Point en juillet.

Ces qualités permettront à Patrice de Maistre de le rejoindre au conseil d'administration du fonds. Avec un autre Français, Olivier Roussel. Ce dirigeant du groupe Bolloré a également été membre du conseil de surveillance d'Alternative Leaders France, une société fondée par Bernard Lozé et présidée par Eric de Serigny, le conseiller de l'ombre d'Eric Woerth.

Patrice de Maistre démissionne en mars 2005, « pour raisons professionnelles », selon le communiqué destiné aux investisseurs du fonds. Peut-être parce qu'il a trouvé d'autres occupations. Depuis fin 2003, il travaille pour Liliane Bettencourt, la propriétaire de L'Oréal, tout en conservant des activités personnelles discrètes. Au Gabon par exemple.

Affaire Bettencourt-Woerth : les secrets de Patrice de Maistre
http://www.rue89.com/2010/11/24/affaire-bettencourt-woerth-les-secrets-de-patrice-de-maistre-176081?page=0,1#
Un comptable en Françafrique

En 2001, Patrice de Maistre décide de se mettre à son compte. Il a 52 ans, dont vingt-neuf passés dans l'audit et la comptabilité. Il a notamment dirigé un des plus gros cabinets indépendants français, Calan Ramolino, qu'il a ensuite fusionné avec le géant américain Deloitte. Cette fusion lui a permis de devenir vice-président du groupe en France. Et, au passage, commissaire aux comptes d'un de ses principaux clients, L'OréaL.

Après son départ de Deloitte, Patrice de Maistre crée une société de conseil et d'investissement, Eugenia & Associés, du nom d'un de ses enfants. Il en est le seul associé et salarié. Les affaires marchent bien : au cours des dix-huit premiers mois d'activité, le chiffre d'affaires frôle les 590 000 euros, et le bénéfice, les 253 000 euros.

Des missions discrètes en Afrique
Qui sont ses clients ? Pas encore Liliane Bettencourt, assure la porte-parole de la propriétaire de L'Oréal : celle-ci ne fera appel à Patrice de Maistre qu'en 2003. Les rapports de gestion d'Eugenia & Associés révèlent en fait qu'il a continué à travailler discrètement pour Deloitte. Le cabinet nous confirme « des relations contractuelles de prestations de services jusqu'à la fin 2006 », mais refuse d'en dire plus.

Patrice de Maistre a pourtant participé à la création d'une filiale de Deloitte, Taj, un cabinet d'avocats fiscalistes. Selon sa biographie dans le Who's Who, il en sera le secrétaire général de 2003 à 2004. Mais il s'est aussi employé à entretenir les affaires de Deloitte en Afrique.

Il connaît en effet bien l'Afrique -ou plutôt la Françafrique, ces réseaux d'influence entre la France et ses anciennes colonies. Comme l'ont expliqué L'Express et Jeune Afrique, Patrice de Maistre a été marié en premières noces à la fille de Roland Dru, un puissant homme d'affaires français installé au Gabon.

De quoi lui ouvrir des portes, comme celles de BGFI Bank, un établissement souvent présenté comme « la banque des Bongo », la famille du président gabonais. Jusqu'à 2006, Patrice de Maistre en est le commissaire aux comptes, au nom de Deloitte. Il certifie aussi les comptes d'une autre entreprise influente au Gabon, la Compagnie du Komo. Cette holding financière et industrielle est justement un des principaux actionnaires de BGFI Bank, avec 25% du capital.

Une proximité étonnante
Or, Patrice de Maistre connaît bien un des dirigeants de la Compagnie du Komo, qui est également administrateur de BGFI Bank : le Français Robert Boutonnet. C'est en effet un de ses associés : ensemble, ils ont créé deux sociétés d'investissement au Luxembourg et en France. Une proximité étonnante.

Pour éviter les conflits d'intérêts, le code de déontologie des commissaires aux comptes interdit certains « liens professionnels ». Notamment avec « la personne ou entité dont les comptes sont certifiés ou ses dirigeants ». Deloitte n'a pas voulu nous préciser si, selon son interprétation du code, cette interdiction aurait dû s'appliquer aux liens entre les deux hommes. Pas de réponse non plus à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, l'organisme professionnel chargé de veiller au respect du code de déontologie.

Aujourd'hui, Patrice de Maistre n'est plus commissaire aux comptes de BGFI Bank, mais il en reste proche : il siège au conseil d'administration de la filiale parisienne, BGFI International.


Affaire Bettencourt-Woerth : les secrets de Patrice de Maistre
http://www.rue89.com/2010/11/24/affaire-bettencourt-woerth-les-secrets-de-patrice-de-maistre-176081?page=0,2#
Une bonne affaire grâce aux privatisations

En 2002, Patrice de Maistre, Bernard Lozé et Robert Boutonnet décident d'investir ensemble, en France. Mais en faisant d'abord un détour par le Luxembourg. En décembre, ils y créent une holding, Valorem Investissements. Celle-ci contrôlera une seconde société, française cette fois-ci : Brinon Investissement, fondée en février 2003. Une référence à la propriété de Patrice de Maistre en Sologne, à Brinon-sur-Sauldre (Cher).

Brinon va profiter des opérations de « respiration du secteur public » lancées par le gouvernement, qui permettent aux établissements publics de privatiser certaines de leurs filiales. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) veut ainsi céder Antea. Cette société d'« ingénierie environnementale » de 400 salariés intervient sur de gros chantiers, en France mais aussi à l'étranger, notamment en Afrique.

Un acheteur sans expérience dans le secteur
Le BRGM a déjà décliné deux offres, émanant des dirigeants d'Antea eux-mêmes et d'un concurrent. En mai 2003, il annonce avoir conclu la vente avec Brinon, qui n'a aucune expérience dans le secteur. Un syndicaliste du BRGM se souvient : « On a été surpris, personne ne les connaissait, et on a été informé a posteriori du nom des repreneurs. »

Le BRGM ne souhaite pas révéler le montant de la transaction. « La vente s'est inscrite strictement dans la procédure de “respiration”, sous le contrôle de la direction du Trésor et de l'Agence des participations de l'Etat », assure simplement son secrétaire général, Renaud Guerillon. Brinon l'aurait emporté parmi « une dizaine » de candidats parce qu'il proposait de faire entrer au capital le personnel d'Antea.

Le prix de vente « confidentiel » est révélé par les comptes de Brinon et de la holding créée pour l'occasion, La Financière A : 9 millions d'euros. L'opération est financée par un LBO (« leveraged buy-out »), un « rachat avec effet de levier » : on emprunte pour acheter l'entreprise, on rembourse avec ses bénéfices.

Patrice de Maistre et ses associés déboursent 5,8 millions d'euros, et empruntent 3,2 millions aux banques. Un an après le rachat, ils empruntent 2 millions supplémentaires, pour augmenter le capital et y faire entrer le personnel. Et ils préfèrent déléguer, en maintenant à leurs postes les dirigeants d'Antea (le directeur général de l'entreprise de l'époque n'a pas répondu à nos sollicitations).

Une plus-value de 32%
Brinon annonçait un investissement à long terme, mais en octobre 2009, Antea est revendu au groupe néerlandais Oranjewoud. Avec une plus-value de 32% : Brinon a dépensé au total 11 millions d'euros pour l'entreprise et la cède pour 14,5 millions. Le bilan de sa gestion est mitigé. En six ans, le chiffre d'affaires a progressé, passant de 45 à 49 millions d'euros, mais le bénéfice s'est effondré, de 2 millions à moins de 680 000 euros.

Patrice de Maistre et ses associés n'ont pas perdu leur intérêt pour le secteur. En 2006, ils ont racheté un autre spécialiste de l'« ingénierie environnementale », Vectra (dont la direction ne nous a pas non plus répondu). Ce cabinet d'une soixantaine de salariés est lui aussi actif en France comme en Afrique.


Affaire Bettencourt-Woerth : les secrets de Patrice de Maistre
http://www.rue89.com/2010/11/24/affaire-bettencourt-woerth-les-secrets-de-patrice-de-maistre-176081?page=0,3#
Un club d'investisseurs très fermé

Tous les investissements de Patrice de Maistre n'ont pas été des succès. En janvier 2002, il s'associe à Fabrice Larue, à l'époque ex-patron du pôle médias du groupe LVMH (La Tribune, Radio Classique…), et aujourd'hui propriétaire des sociétés de production Capa et Telfrance. Leur société, L de M Capital, sera dissoute un an plus tard. L'entourage de Fabrice Larue explique :

« Cette société avait vocation à créer un fonds d'investissement, mais Patrice de Maistre est parti vers d'autres activités et Fabrice Larue s'est adossé à un autre partenaire. »

Patrice de Maistre a plus de chances avec sa société personnelle, Eugenia & Associés. En 2008, elle affichait un chiffre d'affaires de 950 000 euros et un bénéfice de 420 000 euros, en hausse de 35% (les comptes de 2009 n'ont toujours pas été déposés au tribunal de commerce). L'essentiel du chiffre d'affaires est assuré par Liliane Bettencourt : Patrice de Maistre est rémunéré en honoraires versés à Eugenia & Associés, explique la porte-parole de la propriétaire de L'Oréal.

Des personnalités partageant « la même philosophie des affaires »
C'est aussi via sa petite société personnelle que Patrice de Maistre a rejoint un club d'investisseurs aussi puissants que discrets. Le rapport de gestion d'Eugenia & Associés pour 2006 annonce en effet « un investissement dans le FCP [Fonds commun de placement, ndlr] Sagard à hauteur de 1,6 million d'euros ».

Sagard a été créé par le milliardaire canadien Paul Desmarais, un proche de Nicolas Sarkozy, qui lui a même remis la grand-croix de la Légion d'honneur. Et parmi les investisseurs, on retrouve les représentants de quelques-unes des plus grandes fortunes de France. Comme Laurent Dassault, le fils de Serge, qui expliquait à Challenges :

« Sagard n'est pas qu'un fonds d'investissement, c'est un club composé de personnalités qui partagent la même culture familiale et la même philosophie des affaires. »

Sagard n'a pas souhaité répondre à nos questions. Ni sur l'identité de ses investisseurs, ni sur le montant requis pour entrer dans les fonds gérés par la société.

Accepté au « club » grâce à Bettencourt ?
L'investissement de 1,6 million d'euros annoncé par Patrice de Maistre en 2006 semble pourtant modeste : le fonds lancé cette année-là par Sagard représente au total 808 millions d'euros. Cette somme a, selon le site de Sagard, été récoltée auprès de « dix familles industrielles » et « neuf investisseurs institutionnels ».

Comment Patrice de Maistre a-t-il pu entrer dans ce « club » ? Selon Challenges, Liliane Bettencourt en fait justement partie. A-t-elle cédé quelques parts à son homme de confiance, Sagard a-t-il voulu le remercier de lui avoir apporté cette cliente ou a-t-il seulement bénéficié de son amitié avec les piliers du « club » ? Patrice de Maistre chasse avec Robert Peugeot, un des principaux investisseurs. Il siège au conseil d'administration d'IDI Group avec Aimery Langlois-Meurinne, vice-président du comité des investissements de Sagard. Et son ami Eric de Serigny a, lui, été marié à la fille de Paul Desmarais.

Pas sûr que les autres membres du « club » apprécient la récente célébrité de leur ami Patrice de Maistre : leur « philosophie des affaires » repose, avant tout, sur la discrétion.

► Mis à jour le 25/11/2010 à 19h30 : le tribunal de Nanterre a jugé recevable la demande de l'ouverture d'une nouvelle procédure, visant notamment Patrice de Maistre.
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Lun 6 Déc - 18:11

Affaire Bettencourt : fin des poursuites entre la mère et la fille
FRANCE INFO - 13:47
L’un des deux volets de l’affaire Bettencourt se referme.
Un accord est intervenu entre les différents protagonistes du volet "abus de faiblesse" de l’affaire Bettencourt : la milliardaire, sa fille, son gestionnaire de fortune et son ami le photographe ont trouvé un arrangement qui satisfait tout le monde. En contrepartie, chacun retire sa ou ses plaintes.
Reste le volet politico-financier de cette tentaculaire affaire...


Liliane Bettencourt, le photographe François-Marie Banier, et la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers - © AFP

Une mère et une fille vont "se retrouver, en toute sérénité, en tout amour".
C’est avec ces mots que Me Olivier Metzner, l’avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, signe l’épilogue de l’affaire Bettencourt, évoquant la "parfaite réconciliation" de l’héritière du groupe L’Oréal et de sa fille. Dans leur communiqué, Liliane et Françoise Bettencourt disent vouloir "se tourner vers l’avenir" après des années de guerre ouverte par avocats et médias interposés.

Un accord a été conclu entre les différents protagonistes, qui permet de mettre un point final à ce qui avait lancé les affaires Bettencourt : les soupçons d’abus de faiblesse sur la milliardaire.
L’accord prévoit que le photographe François-Marie Banier et Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt vont sortir de la vie de la milliardaire. Ce dernier cessera par ailleurs de s’occuper de la fortune de la milliardaire.

Accord secret

Au terme de cet accord, dont les détails seront tenus "secrets", Françoise Bettencourt-Meyers met fin à toutes les poursuites judiciaires qu’elle avait engagées, notamment à l’éncontre du photographe. Et François-Marie Banier se désistera des plaintes qu’il avait, lui aussi, déposées dans cette affaire. "François-Marie Banier a renoncé à ce dont il profitait", a simplement lâché Me Metzner, précisant que "tout s’est passé par avocats". Mais une première rencontre entre la mère et la fille devait avoir lieu dans la journée.


La fille unique de Liliane Bettencourt accusait François-Marie Banier d’avoir capté près d’un milliard d’euros de la fortune de l’héritière du groupe L’Oréal, en profitant de son emprise psychologique sur la vieille dame qui n’avait plus toute sa tête.

Soupçons

La famille se retrouve et se recentre autour de ce qui a fait sa fortune : le groupe L’Oréal.
Liliane Bettencourt reste à la tête du Conseil des surveillance de Tethys, la holding qui contrôle la fortune familiale. Jean-Pierre Meyers, son gendre, en devient le directeur-général, tandis que ses deux petits-fils font leur entrée au conseil de surveillance.


Reste toutefois le volet politico-financier de la tentaculaire affaire Bettencourt, qui mouille notamment l’ancien ministre du Travail Eric Woerth. Des soupçons de "trafic d’influence" et de "financement illicite de parti politique" pèsent sur l’ex-ministre, ex-trésorier de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est soupçonné d’avoir obtenu de l’argent de la famille Bettencourt et la justice enquête pour vérifier s’il existe en lien entre ce financement et l’octroi à Patrice de Maistre de la Légion d’honneur.

Gilles Halais, avec agences


Affaires Bettencourt : l’état des procédures

L’accord passé entre l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt et sa fille Françoise Meyers change la donne sur les multiples procédures judiciaires ouvertes sur l’affaire.

Abus de faiblesse

L’abandon des poursuites engagées par Françoise Meyers contre l’artiste François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre et l’avocat Fabrice Goguel met quasiment fin à la procédure, dans la mesure où le parquet a toujours refusé de soutenir l’accusation, jugeant la plainte irrecevable.
Une audience au tribunal de Bordeaux sera nécessaire pour constater la fin de cette instance.

Placement sous tutelle

Refusée par le parquet et une première fois par le juge des tutelles faute de certificat médical, une nouvelle demande de placement sous tutelle de Liliane Bettencourt déposée par Françoise Meyers a été déclarée recevable le 17 novembre. Elle est aux mains d’un juge de Courbevoie (Hauts-de-Seine).
La procédure va suivre son cours, même si Françoise Meyers renonce à sa demande. Les deux parties font valoir que l’accord entre la fille et la mère atteste en lui-même du fait qu’une tutelle n’est plus nécessaire.

Information judiciaire

L’information judiciaire ouverte sur les autres aspects de l’affaire le 29 octobre par le procureur de Nanterre Philippe Courroye et transférée ensuite à Bordeaux reste ouverte et elle est susceptible de déboucher sur des poursuites, même si le conflit familial qui en est à l’origine est refermé. Elle vise les faits de :

Trafic d’influence

Vise la Légion d’honneur remise à Patrice de Maistre par l’ancien ministre du Budget Eric Woerth et l’embauche par Patrice de Maistre de l’épouse d’Eric Woerth.

Financement illégal de parti politique ou de campagne électorale

Vise les accusations évoquant des versements en espèces pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.

Blanchiment

Vise la fraude fiscale admise par Liliane Bettencourt en Suisse et aux Seychelles.

Atteinte à l’intimité de la vie privée

Concerne les enregistrements clandestins de la milliardaire par un employé.

Publication des enregistrements

Vise la presse.

Violation du secret professionnel

Dénonciation calomnieuse d’Eric Woerth

Concerne la plainte de ce dernier sur le témoignage de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt Claire Thibout.

Subornation de témoins

Vols au préjudice de Liliane Bettencourt

Escroquerie et abus de confiance sur Liliane Bettencourt

Violences volontaires de Françoise Meyers sur sa mère

Abus de biens sociaux au préjudice de la société de Patrice de Maistre, Clymène.



la blague du jour qui fait gerber ....
qui aime le crabe ???
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mar 7 Déc - 10:04

Affaire Bettencourt: le socialiste Montebourg mis en examen pour diffamation
(AFP) – il y a 1 heure
PARIS — Le député PS Arnaud Montebourg a indiqué mardi à l'AFP avoir été mis en examen pour diffamation envers Florence Woerth, la femme de l'ancien ministre Eric Woerth.
"Je maintiens les propos attaqués par Mme Woerth dont j'apporterai les preuves. Pour moi, être être mis en examen pour diffamation à la demande de la famille Woerth est un honneur", a déclaré M. Montebourg.
Il a indiqué que l'eurodéputée Eva Joly (EELV) était également mise en examen, également pour diffamation.
Le député de Saône-et-Loire avait évoqué un présumé conflit d'intérêts entre les fonctions de Mme Woerth comme gérante de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt et celles de son mari, ex-ministre du Budget. Ses propos avaient été repris par Mme Joly.
Dans un entretien diffusé par le site lexpress.fr le 19 juin, il avait jugé que le maintien au gouvernement d'Eric Woerth "empêcherait que la vérité éclate". "Nous avons un ministre du Budget (le portefeuille d'Eric Woerth de 2007 à mars 2010, ndlr), en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt", avait-il affirmé.
Florence Woerth avait porté plainte pour diffamation le 24 juin contre le député et l'ancienne juge afin, selon son avocat, de "manifester son souci de vérité et de transparence".
Copyright © 2010 AFP
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Lun 6 Juin - 19:41

Le parquet s'oppose à l'annulation des enquêtes Bettencourt
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7550PL20110606?sp=true
BORDEAUX (Reuters) - Le parquet général de Bordeaux s'est opposé lundi aux demandes d'annulation des enquêtes judiciaires concernant l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, que cette dernière soutient avec sa fille.

La chambre de l'instruction, après une audience à huis clos, a mis a décision en délibéré au 28 juin.

Réconciliées après une longue bataille judiciaire, Liliane Bettencourt et sa fille Françoise Meyers sont désormais d'accord pour tenter de mettre fin aux enquêtes nées de leur querelle.

"On cherche le calme, que l'affaire s'arrête", a dit Olivier Metzner, avocat de Françoise Meyers, à la presse.

Si les magistrats suivaient ses demandes, ils mettraient fin à une affaire qui a provoqué le départ du gouvernement d'Eric Woerth fin 2010 et qui menace toujours potentiellement l'Elysée à moins d'un an de l'élection présidentielle de 2012.

L'enquête porte aussi en effet sur un éventuel financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le groupe L'Oréal est aussi concerné, son image ayant été écornée par les révélations sur Liliane Bettencourt, 88 ans, principale actionnaire du géant mondial des cosmétiques.

Les avocats de la milliardaire, Pascal Wilhelm et Bertrand Favreau, visent l'utilisation d'enregistrements clandestins de conversations de Liliane Bettencourt réalisés par un majordome.

Les avocats mettent en cause la validité d'une preuve constituée dans le cadre d'une violation de la vie privée et ont saisi la chambre de l'instruction d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur ce point.

La chambre, si elle transmettrait cette QPC à la Cour de Cassation, provoquerait une suspension du dossier pendant trois mois, le temps de statuer sur une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel.

Les avocats de la milliardaire ont soulevé en outre des demandes d'annulation portant sur les gardes à vue.

AUTRES DEMANDES D'ANNULATION

Me Olivier Metzner a demandé de son côté l'annulation de toute la procédure en arguant du fait qu'elle a démarré, à ses yeux, de manière irrégulière.

En effet, le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye avait initialement ouvert une enquête préliminaire pour violation de la vie privée pour enquêter sur les enregistrements avant qu'une plainte soit déposée quelques jours plus tard.

Or, selon le code de procédure, avance l'avocat, seule une plainte peut déclencher l'action publique en la matière. "Il s'agit pour moi de condamner les méthodes du procureur de Nanterre", a dit Me Metzner à la presse."

Après un imbroglio entre Philippe Courroye et la présidente du tribunal de Nanterre, trois juges d'instruction bordelais, Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, ont hérité fin 2010 de toutes les procédures.

Ils ont notamment effectué des perquisitions à l'UMP et interrogé plusieurs proches de Nicolas Sarkozy.

Eric Woerth doit être interrogé, lui, sur l'embauche de sa femme en 2007 par le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre, et sur la Légion d'honneur remise à ce dernier par le ministre début 2008.

Il est également question dans cette procédure d'une allégation de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, dont Eric Woerth était le trésorier.


Le dossier à l'origine de l'affaire, un supposé abus de faiblesse à propos de dons d'une valeur d'un milliard d'euros de Liliane Bettencourt au photographe François-Marie Banier, est théoriquement clos après un accord signé en décembre dernier.

François-Marie Banier a renoncé à toucher environ 600 millions d'euros d'assurances-vie. Le tribunal devrait refermer ce dossier avant l'été.

Claude Canellas, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Yves Clarisse et Gilles Trequesser


.......................
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mer 8 Juin - 8:52

la blague du jour ... ^^

dernière minute Affaire Bettencourt : Selon LeMonde.fr, Françoise Bettencourt-Meyers a saisi hier la juge des tutelles de Courbevoie "de nouvelles demandes visant à mieux assurer la protection juridique de sa mère", Liliane Bettencourt._
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Bettencourt : la bataille familiale reprend

Message  ricou adzif le Sam 11 Juin - 10:03



F. Bettencourt-Meyers a saisi un juge des tutelles pour assurer la protection juridique de sa mère.

Nouveau rebondissement dans la saga Bettencourt. Après s'être déchirées puis réconciliées, la mère et la fille Bettencourt se divisent à nouveau. Françoise Bettencourt-Meyers aurait saisi la juge des tutelles de Courbevoie, rapporte Le Monde. Le fille de la milliardaire assure vouloir ainsi "mieux assurer la protection juridique de sa mère, Liliane".

Liliane Bettencourt ne peut plus "pourvoir seule à ses intérêts"

Fin mars, la juge de Courbevoie avait déjà constaté "l'état de faiblesse" de Liliane Bettencourt, révèle par ailleurs Le Monde. "Les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt sont nettement altérées par une maladie cérébrale", écrit-elle. L'héritière de l'Oréal serait ainsi dans "l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts".

Françoise Bettencourt craint "de nouvelles dérives"

Dans la requête déposée mardi par Françoise Bettencourt-Meyers qu'a pu se procurer le quotidien, la fille Bettencourt fait part d'"inquiétudes (...) qui font craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Mme Liliane Bettencourt". Il serait question de "la protection de la personne" de l'héritière de l'Oréal, mais aussi de "la gestion de ses biens". "Se reconstitue autour (d'elle) un cercle qui se prétend affectif au détriment de sa famille", affirme Françoise Bettencourt-Meyers.

Françoise Bettencourt-Meyers pointe ainsi du doigt Me Pascal Wilhelm. L'avocat s'était vu confier fin janvier après l'accord signé entre la mère et sa fille un mandat de protection future. Or il est toujours le conseil de Liliane Bettencourt. D'où un risque de conflit d'intérêts soulevé par la fille de la milliardaire : dans la requête déposée mardi, il est question de récents investissements dans une société de médias, dont Me Wilhelm est également l'avocat.

Le bâtonnier de Paris, Me Jean Castelain, a d'ailleurs décidé d'ouvrir une enquête déontologique sur cette opération sans attendre de plainte formelle de Françoise Bettencourt-Meyers, révèle mercredi après-midi Le Parisien. "Me Pascal Wilhelm est un très remarquable confrère. Je suis stupéfait qu’il ait pu faire ça. Si ce que rapporte la presse est vrai, cela pose une vraie question", a déclaré le bâtonnier au quotidien.

Victime de "dénigrement"

Et comme il y a quelques mois, Françoise Bettencourt-Meyers se dit aussi victime d'une campagne de "dénigrement". "Selon ses dires, plusieurs personnes, dont l'infirmier et le médecin de l'héritière de L'Oréal, auraient constitué un véritable cordon sécuritaire visant à l'écarter", écrit Le Monde.

http://info.sfr.fr/france/articles/bettencourt-bataille-familiale-reprend,577785/
avatar
ricou adzif

Messages : 102
Date d'inscription : 17/01/2011

Revenir en haut Aller en bas

Les oubliés de l'affaire Bettencourt

Message  ricou adzif le Sam 11 Juin - 10:06



Contrairement à François-Marie Banier, l'ex-comptable et l'ex-majordome sont toujours poursuivis.

Alors que l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, et sa fille se déchirent de nouveau, l’ex-comptable de la famille et l’ancien majordome, toujours poursuivis dans le cadre d’une de ces affaires, se disent "consternés".

"L'engagement n'a pas été tenu"

"Mes clients assistent à tout cela en spectateurs consternés", a ainsi expliqué, vendredi à Europe 1, Me Antoine Gillot, leur avocat. Pascal Bonnefoy et Claire Thibout "pensaient que, suite à l’accord entre madame Bettencourt et sa fille [lors de leur réconciliation en 2010, ndlr], les plaintes contre eux seraient retirées. Et ils s’aperçoivent aujourd’hui que c’est un engagement qui n’a pas été tenu, en tous cas du côté de madame Liliane Bettencourt. Car sa fille, elle, a renoncé à sa plainte contre François-Marie Banier, qui se trouve, aujourd’hui à l’abri de toute poursuite", a déploré l’avocat.

Dans la procédure pour abus de faiblesse, lancée par Françoise Meyers-Bettencourt contre François-Marie Banier, l'ex-comptable et l'ancien marjodome décrivaient notamment l'emprise du photographe sur la milliardaire.

"Poursuivis pour atteinte à la vie privée et vols"

"Donc, on se retrouve dans cette situation paradoxale, qui est que monsieur Banier - qui a pu conserver son pactole - n’est pas inquiété. Mais en revanche, mes clients - qui sont de simples témoins dans cette affaire - continuent d’être poursuivis pour de multiples délits : atteinte à la vie privée, vols, subornation de témoins", a insisté Me Gillot.

Pascal Bonnefoy et Claire Thibout, l'ancien majordome d'André Bettencourt et l'ancienne comptable du couple, sont désormais au chômage. Ce sont eux qui avaient lancé le volet politique de l'affaire Bettencourt en diffusant des conversations pirates. Après la réconciliation de Liliane Bettencourt et de sa fille, ils espèrent en avoir eux aussi en fini avec la justice

http://info.sfr.fr/france/articles/oublies-de-affaire-bettencourt,581625/
avatar
ricou adzif

Messages : 102
Date d'inscription : 17/01/2011

Revenir en haut Aller en bas

Liliane Bettencourt placée sous curatelle renforcée ?

Message  ricou adzif le Jeu 16 Juin - 14:18


La milliardaire serait atteinte d'une maladie cérébrale. Mais la décision revient au juge.

La polémique entourant l’état de santé de Liliane Bettencourt n’en finit décidément pas de s’étoffer. Les trois médecins commis le 17 novembre dernier par la juge des tutelles de Courbevoie, Stéphanie Kass-Danno, ont rendu un dossier d’expertise médicale selon lequel l’héritière de L’Oréal n’a plus toutes ses capacités.

"Une maladie cérébrale"

Les trois experts évoquent une "maladie cérébrale", indique mardi le site du Monde, qui révèle l’information. Selon eux, Liliane Bettencourt serait atteinte d’une "altération conjointe des facultés mentales et physiques". Par cette affirmation, les médecins font référence à un certain problème de surdité de l'héritière de 88 ans et à une fatigue physique à partir d'une certaine heure.

D’après les médecins, la milliardaire est sujette à une dégénérescence telle, qu’elle doit être au minimum mise sous "curatelle renforcée". Liliane Bettencourt, écrivent-ils, "doit pouvoir bénéficier d'une mesure de protection dans les actes de la vie civile, tant patrimoniaux qu'à caractère personnel, de type curatelle renforcée".

Un curateur pour la milliardaire

La curatelle renforcée est un statut intermédiaire, qui se situe entre la curatelle simple et la mise sous tutelle. Il s’agit de nommer un curateur, qui percevrait ses revenus et assurerait le règlement de ses dépenses.

De quoi satisfaire la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers-Bettencourt, qui avait initié une action en justice pour abus de faiblesse contre François-Marie Banier, et accusé des "prédateurs" de soutirer la fortune de sa mère. Toutefois, une mise sous curatelle de Liliane Bettencourt ne la contraindrait pas forcément à démissionner de son mandat d'administratrice de L'Oréal, renouvelé pour 4 ans en avril dernier. Contrairement à une mise sous tutelle, un placement sous curatelle renforcée n'implique pas obligatoirement que la milliardaire renonce à son mandat.

Le juge, seul décideur

Reste que la décision n'est pas entérinée. Les conclusions des experts ont été transmises à la juge Stéphanie Kass-Dano dès le 27 mai dernier et quelques jours plus tard au juge bordelais Jean-Michel Gentil.

Mais, selon Florence Fresnel, avocate du barreau de Paris et spécialiste des tutelles, ces expertises pourraient ne pas influencer le magistrat. "Le juge des tutelles n’est absolument pas lié par les expertises des différents médecins. C’est lui qui prend la décision, c’est tout. Il peut prendre cette décision, en prendre une autre ou nommer de nouveaux experts. Il n’est pas lié par la décision des experts", a-t-elle assuré sur Europe 1.

Les médecins n'ont jamais examiné Liliane Bettencourt

Enfin, le juge pourrait être influencé par le fait que les trois médecins n'ont jamais examiné Liliane Bettencourt. Pour fournir leurs conclusions, ils ne se sont basés que sur son dossier médical. Un travail qui remonte à novembre dernier, lorsque Françoise Meyers-Bettencourt souhaitait mettre sa mère sous tutelle.

Mais depuis, la fille de Liliane Bettencourt a renoncé à l'action en justice qu'elle avait engagée. La Cour de cassation a été saisie. Elle doit dire la semaine prochaine si la juge des tutelles de Courbevoie est toujours compétente dans l'affaire. Le dossier est donc loin d'être refermé.

http://info.sfr.fr/france/articles/liliane-bettencourt-placee-sous-curatelle-renforcee,585907/
avatar
ricou adzif

Messages : 102
Date d'inscription : 17/01/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Mer 31 Aoû - 11:36

Affaire Bettencourt : Sarkozy mis en cause par la juge Prévost-Desprez
FRANCE INFO - 07:07
C’est un livre intitulé "Sarko m’a tuer" qui apporte ce nouveau rebondissement dans l’affaire Bettencourt. La juge Isabelle Prévost-Deprez y confie un témoignage accablant pour le président de la République, recueilli lorsqu’elle instruisait encore l’affaire. L’infirmière de la milliardaire lui aurait affirmé avoir vu Nicolas Sarkozy recevoir des espèces avant son élection en 2007. L’Elysée dément.
Affaire Bettencourt : Nicolas Sarkozy mis en accusation dans un livre choc qui paraît demain Le point d’Erik Kervellec (1'22")


© REUTERS/Gonzalo Fuentes

La comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, avait déjà évoqué ces enveloppes de liquide remises à Nicolas Sarkozy chez la milliardaire, avant de se rétracter en juillet 2010. Mais cette révélation est aujourd’hui corroborée par le témoignage en longueur et sans réserve de la juge Isabelle Prévost-Desprez.
Dessaisie en automne 2010, après avoir instruit un des volets de l’affaire Bettencourt, elle s’exprime dans le livre Sarko m’a tuer qui paraît aujourd’hui. Ouvrage écrit par deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme qui ont interrogé des personnalités censées avoir subi les foudres du chef de l’État.

La juge raconte donc ses déboires dans cette affaire, les pressions, "la peur des témoins", et révèle au détour de son récit que l’infirmière de Liliane Bettencourt a confié à sa greffière après son audition : "j’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal".
Pour la magistrate de Nanterre, porteuse de ce secret d’instruction, le sort était jeté : " il fallait me dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer", raconte-elle. Une accusation grave, mais réfléchie. Selon Libération, la magistrate a pris le soin de relire son témoignage et de le corriger, avant d’autoriser sa publication.


Démenti de l’Elysée
Restent des interrogations. Pourquoi la juge n’a-t-elle pas acté cette fracassante confidence de l’infirmière dans sa procédure ? Elle devra sans doute en répondre. Les nouveaux magistrats instructeurs de l’affaire vont sans doute aussi interroger la greffière et la fameuse infirmière.
En attendant, l’Élysée dément. Et s’indigne de voir cette information sortir dans la dernière ligne droite avant la présidentielle.

"Je ne pense pas qu’Isabelle Prévost-Desprez soit dans une quelconque campagne, défend l’un des auteurs de l’ouvrage Fabrice Lhomme. C’est une femme qui a été cassée, qui a laissé un peu mariner ce qu’elle avait dans la tête et sur le cœur. Et nous sommes tombés au bon moment, on a réussi à la confesser".

"Il y a une vraie pression sur les gens qui détiennent des informations jugées explosives par le pouvoir" Fabrice Lhomme, journaliste au Monde, interrogé par Olivier Emond (4'20")
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Jeu 1 Sep - 10:28

Affaire Bettencourt : un journaliste du Monde espionné par les services secrets ?
FRANCE INFO - 08:48
C’est le Monde qui l’affirme ce matin. Contrairement aux dénégations de l’exécutif, le contre-espionnage français aurait bien réclamé les factures téléphoniques détaillées de Gérard Davet, journaliste du quotidien, et co-auteur de l’ouvrage sorti hier "Sarko m’a tuer".
Une opération, si elle se confirmait, qui tombe sous le coup de la loi sur le secret des sources. Interrogé sur France Info ce matin, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a reconnu des "repérages de communications téléphoniques" et dit s’en remettre à la justice.

La première plainte du journal le Monde et de son journaliste Gérard Davet remonte au 20 septembre 2010, plainte contre X pour violation du secret des sources. Elle avait classée sans suite par le parquet de Paris. Une seconde plainte avec constitution de partie civile avait donc été déposée, aboutissant cette fois à l’ouverture d’une information judiciaire le 13 mai dernier.

Le quotidien accuse l’Élysée d’avoir sollicité les services de la DCRI, Direction centrale du renseignement intérieur, pour identifier les informateurs de son journaliste, dans le cadre de l’affaire Woerth-Bettencourt. David Sénat, conseiller au cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors garde des Sceaux, avait alors été soupçonné d’être l’une de ces sources, et avait dû quitter ses fonctions. Pourtant l’Élysée a toujours nié avoir placé sur surveillance un quelconque journaliste, reconnaissant néanmoins avoir "espionné" David Sénat.

Deux fax classés "confidentiel"
Pourtant, selon lemonde.fr ce matin, les investigations de la juge Sylvia Zimmermann démontrerait le contraire. Ses enquêteurs auraient en effet mis la main sur deux fax, classés "confidentiel", adressés par le contre-espionnage à l’opérateur Orange. Fax signés de la DCRI, réclamant les fadettes (factures détaillées) du téléphone portable de Gérard Davet entre le 12 et le 16 juillet 2010.

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, invité de France Info ce matin, est resté évasif, évoquant "des repérages de communications téléphoniques", mais sans préciser s’ils concernaient David Sénat ou Gérard Davet. Il s’agissait, selon lui, de "rechercher l’auteur de divulgation de procédures judiciaires, à l’intérieur de l’administration, ce qui est tout à fait scandaleux [...] Je ne dis pas que c’est normal, la justice nous le dira ".
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  ivo le Lun 17 Oct - 10:28

Un rapport conclut à la "démence mixte" et l’Alzheimer de Liliane Bettencourt
FRANCE INFO - 08:40
Le rapport d’expertise médical a été dévoilé ce matin par Le Monde. Rendu fin septembre, il établit que Liliane Bettencourt souffre d’une "démence mixte" et d’"une maladie d’Alzheimer à un stade modérément sévère" avec "un processus dégénératif cérébral lent".
La juge de Courbevoie devrait s’y appuyer pour rendre sa décision aujourd’hui sur l’éventuel placement sous tutelle de la milliardaire.
La liste des troubles dressée par le rapport que cite Le Monde est longue : "troubles cognitifs évidents avec désorientation temporelle, troubles mnésiques, troubles de raisonnement et éléments aphasiques..." C’est ce que les médecins appellent " un tableau clinique de démence à un stade modérément sévère".

Les experts ont entendu le neurologue Bruno Daunizeau, le psychologue Jean-François Dartigues, et surtout le médecin traitant de Liliane Bettencourt, Christophe de Jaeger. C’est d’ailleurs lors de cet entretien qu’ils disent avoir découvert sa "démence mixte".

La juge des tutelles de Courbevoie censée rendre sa décision aujourd’hui sur l’éventuel placement sous protection judiciaire de l’héritière de L’Oréal, devrait évidemment s’appuyer sur ce rapport. Une audience à huis-clos est prévue ce matin à 10h.
Mais Liliane Bettencourt a prévenu dans le JDD qu’elle partirait "à l’étranger" si la justice la plaçait sous l’autorité de sa fille Françoise Meyers-Bettencourt. "Si ma fille s’occupe de moi, j’étoufferai". Néanmoins, celle-ci n’a jamais fait cette demande. Et étant donné les relations conflictuelles entre les deux femmes, il y a fort à parier que la juge choisira une option alternative. Cependant, quel que soit le tuteur choisi, si tutelle il y avait, l’avocat M° Pascal Wilhem a prévenu qu’il ferait appel.

dernière minute Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, placée sous tutelle (avocat de sa fille)_


XD
avatar
ivo

Messages : 26703
Date d'inscription : 17/05/2009

http://gravos.110mb.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: affaire[S] Bettencourt

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum