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Message  ivo le Sam 30 Oct - 10:15

Scrutin historique en Côte d’Ivoire
France Info - Hier, 15:41

La Côte d’Ivoire vit ce week-end sa première élection présidentielle depuis la crise politique et le coup d’Etat de 1999. Un scrutin jugé très ouvert par les observateurs. Le chef de l’Etat sortant, Laurent Gbagbo, sera confronté à ses deux principaux opposants, l’ancien président Henri Konan Bédié et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara.

Jamais depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993, une élection n’a été aussi attendue en Côte d’Ivoire. Après la crise politique amorcée en 1999 par un coup d’Etat et qui a vu le pays coupé en deux après le putsch manqué de 2002, l’élection présidentielle a été reportée... six fois. Les trois candidats ont chacun une revanche à prendre,

- Opposant devenu chef de l’Etat en 2000 dans des condition controversées, Laurent Gbagbo, 65 ans, espère laver l’affront que fut pour lui la rébellion de 2002, qui s’empara du nord. Resté au pouvoir malgré la fin de son mandat en 2005, il est en quête de légitimité, à l’intérieur comme à l’extérieur.

- Champion du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique), Henri Konan Bédié, 76 ans, qui succéda à Houphouët-Boigny, compte effacer ce Noël 1999 qui vit des soldats mutins mués en putschistes le chasser du pouvoir, lors du premier coup d’Etat de l’histoire ivoirienne.

- L’ex-Premier ministre Alassane Ouattara, 68 ans, veut réparer l’"injustice" que fut à ses yeux son exclusion de la présidentielle en 2000 pour "nationalité douteuse". Le chef du Rassemblement des républicains (RDR) aspire aussi à se défaire de l’image de parrain de la rébellion de 2002 que ses détracteurs lui attribuent.

La population est lasse et redoute des violences en marge du scrutin. Le représentant de l’ONU en Côte d’Ivoire, Youn-jin Choi, s’est engagé jeudi à "sauvegarder le verdict des urnes". Le représentant de l’ONU s’est dit "convaincu" que le "vote historique" de dimanche "se déroulera d’une manière pacifique et ordonnée".

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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Dim 31 Oct - 12:43

Cafouillages à l’ouverture des bureaux de vote en Côte d’Ivoire
France Info - 09:29

Près de 6 millions d’électeurs appelés aux urnes, aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Une élection présidentielle à hauts risques, après 10 ans de crise politico-militaire. 14 candidats sont en lice, dont le président sortant, Laurent Gbagbo. Théoriquement, les bureaux de vote devaient ouvrir leurs portes à 8H. Mais les électeurs ont dû bien souvent patienter. D’autant qu’un million d’entre eux n’auraient pas reçu leur carte électorale.

Sur les cinq bureaux de vote d’Abidjan visités ce matin par notre correspondant, trois étaient encore fermés à 10h, soit près de deux heures après le début officiel du scrutin. C’est souvent avec beaucoup de retard que les opérations électorales ont commencé.

Si la campagne électorale s’est globalement déroulée dans le calme et si les échanges entre les candidats ont été moins houleux que prévu, les craintes demeurent de voir voler en éclat les bonnes résolutions dès l’annonce des résultats.

“Les résultats de l’élection seront probablement contestés et le second tour, fixé au 28 novembre, pourrait être repoussé” indique Rolake Akinola, experte de l’Afrique de l’Ouest à l’Eurasia Group. Face aux risques de contestation, le Premier ministre, Guillaume Soro, a appelé hier les candidats à accepter les résultats qui devraient être annoncés dans les trois jours suivant le scrutin.

A l’approche des élections, les forces de sécurité ont été déployées dans le pays. Policiers et gendarmes sont chargés d’assurer la sécurité dans le Sud tandis que les anciens rebelles sont responsables du Nord qu’ils contrôlent depuis la guerre de 2002-2003.
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Message  ivo le Ven 3 Déc - 17:51

Après Ouattara hier, Gbagbo proclamé vainqueur de la présidentielle ivoirienne
FRANCE INFO - 16:27
C’est le Conseil constitutionnel qui a tranché cet après-midi. Alors que la commission électorale avait annoncé hier la victoire de l’opposant Alassane Ouattara à la présidentielle du 28 novembre, le Conseil constitutionnel est revenu sur les résultats, proclamant le président sortant vainqueur.
Une annonce, alors que la tension est à son comble entre les deux camps. Ouattara, plus tôt, annonçait déjà le "putsch" de son adversaire.


Selon le Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo aurait remporté l’élection avec plus de 51% des voix. Le Conseil qui invalide du coup les résultats prononcés hier, avec un jour de retard, par la commission électorale. Elle donnait Alassane Ouattara vainqueur avec plus de 54% des suffrages.

Convaincu d’avance de la décision du Conseil constitutionnel, le camp Ouattara avait quelques dizaines de minutes avant mis en garde contre "un putsch" du sortant Gbagbo. Selon lui, les signes étaient déjà là, avec la fermeture hier des frontières et la suspension de la diffusion des médias étrangers, comme RFI ou France 24. "Nous ne reconnaîtrons pas les décisions du Conseil constitutionnel qui seront rendues dans de telles conditions", avait alors prévenu le directeur de campagne de Ouattara, Amadou Gon Coulibaly.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, de fait, est dirigé par un proche du chef de l’État. Il a semble-t-il annulé les votes dans sept départements du nord du pays, dont celui de Bouaké, fief de Ouattara. Le Conseil qui parle de scrutin "frauduleux", de "bourrage d’urnes", d’électeurs "empêchés de voter" et d’autres "contraints, sous la menace des armes".

Pour l’Union africaine, il faut s’en remettre à la décision du Conseil constitutionnel, pour éviter "une crise aux conséquences incalculables pour le pays, ainsi que pour la région et l’ensemble du continent". Mais tout le monde ne partage pas cet avis.
Sur les réseaux sociaux qui ont pris le relais des médias étrangers interdits de diffusion depuis hier, le ton a très vite changé. Alors que les débats étaient mâtinés de proverbes africains et maximes appelant à la sagesse et au calme, depuis la proclamation de la victoire de Gbagbo, on y parle de "chaos" ou "mascarade", jusqu’à ce genre de tweets très vindicatifs "Après les deux Corées, voici les deux Côtes d’Ivoire" ou pire "Souviens-toi de Ceauscescu" !


Cécile Quéguiner, avec agences


Côte d’Ivoire : l’information continue... sur Twitter
FRANCE INFO - 13:27
C’est ce qui s’appelle "verrouiller l’information" : après avoir contesté la victoire de son adversaire Alassane Ouattara annoncée hier par la commission électorale, Laurent Gbagbo, le président sortant, a fermé les frontières et suspendu la diffusion dans le pays des médias étrangers accusés d’intox. Mais, sans surprise, internet et surtout les réseaux sociaux ont aussitôt pris le relais.

La Côte d’Ivoire, coupée du monde ? C’est bien ce que Laurent Gbagbo, président sur la défensive, a tenté d’obtenir, en tout cas hier, en fermant les frontières et en coupant le sifflet de Canal+ Horizon, France 24, TV5 Monde et de la radio RFI. C’était sans compter avec le sursaut des internautes. À la manière des blogueurs et twitterers iraniens ou chinois, les Ivoiriens se sont connectés sur le net.

Difficile de mesurer l’ampleur du phénomène, même si en suivant les tags #civ2010, #peacevote ou #wonzomai (comme sentinelle en langue Bété) sur Twitter, la conversation, les débats sont particulièrement nourris. Une blogueuse Nnenna tient les comptes (dans tous les sens du terme) depuis hier : elle recense d’heure en heure les comptes qui participent au débat sur Twitter. Et dit-elle, "ils augmentent comme le feu". En outre, Diabymohammed, très actif aussi sur Twitter estime que si tout le monde n’a pas internet à Abidjan, "le pote to pote" fonctionne à plein : "ton pote a internet, explique-t-il, et il te refile les infos".

Précisément, le site de microblogging permet d’abord de contourner l’interdit. Dès hier, les messages affluaient pour tweeter et re-tweeter les liens internet des chaînes, privées de diffusion hertzienne.

Et mieux encore que le hertzien, Twitter permet de s’exprimer, de commenter, de témoigner, voire d’invectiver les candidats à la présidentielle. Ainsi, un internaute s’adressant à Laurent Gbagbo : "Laurent ! On peut mettre sa main sur son visage pour ne pas voir le soleil, mais on ne peut pas cacher le soleil avec sa main". Entendez : qu’il admette sa défaite !


Ces candidats, d’ailleurs, sont eux-aussi présents. Laurent Gbagbo a son compte Twitter. C’est même là qu’il a annoncé mercredi qu’il prorogeait le couvre-feu. Et les partisans de son adversaire Alassane Ouattara ne sont pas en reste. Le compte ADO_Solutions transmet en direct les messages officiels du candidat, tel "OFFICIEL : Le RHDP vous demande de respecter le couvre-feu pour éviter tout incident".


Cécile Quéguiner, avec agences
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Message  ivo le Sam 4 Déc - 10:30

Côte d’Ivoire : deux présidents et échanges de tirs dans la nuit
FRANCE INFO - 09:27
Des échanges de tirs nourris ont eu lieu au sud et au nord d’Abidjan, la capitale économique du pays. Alors que la communauté internationale se range du coté de son adversaire, Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, qui a reçu le soutien de l’armée, a prévu de prêter serment pour un nouveau mandat à 12h00 GMT.
Selon des riverains, des tirs ont retenti jusqu’aux environs de 7h à la lisière du quartier populaire d’Abobo et de la banlieue d’Anyama. Leur origine n’est pas connue. D’autres tirs ont été échangés entre une patrouille de gendarmes et des inconnus armés vers 4h à Port-Bouët. Ce quartier, situé au sud d’Abidjan, abrite la base de la force militaire française Licorne et l’aéroport de la ville.

De leur côté, des centaines de jeunes en colère ont érigé des barricades et mis le feu à des pneus ou des bouts de bois dans le quartier populaire de Koumassi, au sud de la ville.

D’autres barricades ont été dressées par des manifestants à Bouaké, dans le centre d’Abidjan et sur le boulevard Giscard d’Estaing, principale artère reliant l’aéroport au centre administratif, avant d’être rapidement levées.

Avec un président proclamé, Laurent Gbagbo, et un reconnu par l’ONU, la France et les Etats-Unis, Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire est sous haute tension depuis la présidentielle du 28 novembre.

Côte d’Ivoire : Sarkozy demande le respect de la volonté du peuple
FRANCE INFO - 09:20
Au premier jour de sa visite en Inde, le président français a appeléau respect de "l’élection incontestable" de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara à la présidentielle en Côte d’Ivoire.
“Je lance un appel à tous les dirigeants et responsables civils et militaires (ivoiriens) pour qu’ils respectent la volonté du peuple et s’abstiennent de toute initiative de nature à provoquer la violence. Je me suis entretenu cette nuit avec le secrétaire général de l’ONU, avec le président Gbagbo, et avec le président élu Alassane Ouattara. J’aurai aujourd’hui un nouvel entretien avec le président Gbagbo. Un président est élu en Côte d’Ivoire. La communauté internationale et les Nations unies l’ont reconnu. Ce président c’est Alassane Ouattara” a déclaré le président français.

La communauté internationale se range derrière Ouattara

Avec d’abord le secrétaire général de l’ONU qui a félicité “M. Alassane Ouattara, du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), pour son élection et demande au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation en Côte d’Ivoire.”

De même le président américain Barack Obama a lui aussi félicité Alassane Ouattara “pour sa victoire” et appelé le président sortant à “reconnaître et respecter” le résultat du scrutin de dimanche dernier.
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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Sam 4 Déc - 18:57

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo a prêté serment pour un nouveau mandat
FRANCE INFO - 15:27
Lendemains d’élections surréalistes en Côte d’Ivoire. Le soutien apporté par la communauté internationale à son adversaire Alassane Ouattara n’a pas fait reculer Laurent Gbagbo. Fort du soutien de l’armée, le président sortant a prêté serment cet après-midi. Alassane Ouattara lui a prêté serment "en qualité de président"... par courrier.


©Reuters/ Luc Gnago

“Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation...Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois si je trahis mon serment” a déclaré M. Gbagbo lors d’une cérémonie organisée au palais présidentiel et retransmise en direct par la télévision ivoirienne.

Au cours d’une allocution prononcée ensuite, il a dénoncé les ingérences étrangères, mettant en cause son adversaire. “Ces derniers jours, j’ai noté des cas graves d’ingérence. Pour que notre souveraineté ne soit pas piétinée, n’appelons pas les autres à s’ingérer dans nos affaires. Je n’ai jamais appelé quelqu’un du dehors pour m’investir. La souveraineté de la Côte d’Ivoire, c’est elle que je suis chargé de défendre et elle, je ne la négocie pas” a affirmé Laurent Gbagbo.

Jeudi, la commission électorale a pourtant crédité son rival Alassane Outtara de 54,1% des voix exprimées au second tour de la présidentielle. Mais hier, le Conseil constitutionnel, invoquant des fraudes dans le Nord, a invalidé des milliers de bulletins et proclamé la victoire du chef de l’Etat sortant.

Alassane Ouattara placé désormais sous la protection des Nations Unies, qui a reçu le soutien de l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro.


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Message  ivo le Dim 5 Déc - 9:54

L’impasse en Côte d’Ivoire : et maintenant ?
FRANCE INFO - 08:02
Ce dimanche, la Côte d’Ivoire a deux présidents qui ont tous les deux prêté serment. L’un, Laurent Gbagbo occupe le palais présidentiel même si sa réélection a été contestée. L’autre, l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara s’est réfugié dans un hôtel international sous la protection des Nations Unies.
Que peut-il se passer maintenant ? Laurent Gbagbo peut-il reculer devant la communauté internationale, et un éventuel embargo et reconnaitre le vote des Ivoiriens ? Ou le troisième tour va-t-il se jouer dans la rue ?


D’un coté donc Laurent Gbagbo, le président sortant, dont chaque élection est contestée. Son point fort, le soutien de l’armée. Parmi les ambassadeurs étrangers qui assistaient à sa prestation de serment, deux pays alliés, l’Angola et le Liban. Laurent Gbagbo se retrouve seul contre une bonne partie de la communauté internationale. Il en a l’habitude, c’était le cas depuis l’éclatement de la crise politico-militaire de 2002.

De l’autre son ancien Premier ministre, Alassane Ouattara, soutenu par l’ex Premier ministre de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, le leader de l’ex-rébellion des Forces nouvelles qui tient le nord du pays depuis le putsch manqué de septembre 2002. Mais aussi par l’ONU et les grandes capitales occidentales. Et par le FMI. Dominique Strauss-Kahn, son directeur général a affirmé que qu’il était “absolument certain, en pratique, que le FMI travaille avec des gouvernements reconnus, reconnus par les Nations unies”, autrement dit pas avec la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara a donc lui aussi a prêté serment "en qualité de président", par courrier adressé au Conseil constitutionnel.


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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Lun 6 Déc - 18:18

La Côte d’Ivoire s’enfonce dans la crise politique
FRANCE INFO - 11:56
Deux présidents pour un seul pays. C’est la situation inédite que vit la Côte d’Ivoire depuis le deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire et ont tous deux nommé un chef de gouvernement hier. La communauté internationale a, dans son ensemble, apporté son soutien à l’opposant Ouattara. Mais sur le terrain, la population s’inquiète des conséquences de ce bras de fer, dont certains craignent qu’il ne se transforme en une nouvelle guerre civile.


Dans les rues d'Abidjan ce week-end, la tension était palpable.
©RF / Philippe Étienne

Deux présidents et deux premiers ministres* se disputent donc désormais la Côte d’Ivoire, qui s’enfonce dans une crise politique inquiétante. Tandis que les réactions se multiplient sur la scène internationale, qui dans sa majorité soutien l’opposant Alasane Ouatara, la population, elle, redoute des affrontements entre partisans des deux camps.
C’est aussi l’inquiétude qui prédomine parmi les quelques 15 000 Français installés en Côte d’Ivoire, mais aussi une certaine lassitude pour ceux qui ont déjà vécu les troubles de 2002 et 2004. Beaucoup d’entre eux ne souhaitent d’ailleurs pas parler au micro, les autres le font mais demandent à rester anonymes.
Seule bonne nouvelle, l’armée ivoirienne a annoncé qu’elle rouvrait ce matin les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays, qui étaient bouclées depuis jeudi. L’incertitude plane toujours en revanche sur le maintien ou l’arrêt du couvre-feu nocturne qui avait été instauré avant le scrutin du second tour et qui était censé prendre fin à l’issue des opérations de vote.

Depuis plusieurs jours déjà, les expatriés français vivent pour la plupart reclus chez eux

Sur le plan diplomatique, l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki est arrivé hier sur place pour tenter une médiation au nom de l’Union africaine. Mais il semblerait que les deux présidents ivoiriens campent sur leurs positions. Alassane Ouattara, qui bénéficie du soutien de la communauté internationale, n’entend pas renoncer à la victoire.
Interrogé par nos confrères d’Europe 1 sur le fait de savoir s’il était prêt à "déloger" Laurent Gbagbo, son Premier ministre Guillaume Soro, également titulaire du stratégique portefeuille de la Défense, a répondu : " s’il nous oblige, on n’aura pas d’autre choix ", tout en plaidant pour une issue pacifique.

De son côté, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis dix ans, ne semble pas plus déterminé à lâcher les rênes du pays, malgré les appels répétés de ses (ex) homologues européens, comme Nicolas Sarkozy, qui l’a appelé à démissionner. Au cours d’une conférence de presse ce matin à New Dehli, en Inde, où il est en voyage officiel, le président français a précisé qu’il avait eu Mr. Gbagbo au téléphone ce week-end. Un entretien au cours duquel il lui a demandé de laisser la place au président élu Alassane Ouattara.

* Déclaré vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la Commission électorale indépendante (CEI), avec 54,1%, l’opposant Alasane Ouatara a formé hier son gouvernement après avoir reconduit comme Premier ministre Guillaume Soro. Proclamé vainqueur par un Conseil constitutionnel acquis à sa cause, avec 51,45% des suffrages, le président sortant Laurent Gbagbo a immédiatement répliqué en nommant son propre Premier ministre en la personne de l’universitaire Gilbert Marie N’gbo Aké.

Cécile Mimaut, avec agences
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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Lun 6 Déc - 18:40

Côte d’Ivoire : couvre-feu prolongé d’une semaine
Le couvre-feu nocturne, instauré avant la présidentielle du 28 novembre en Côte d’Ivoire, a été prologné d’une semaine : il devait être levé aujourd’hui, mais ne le sera pas avant le 13 décembre.

A l’issue de ce scrutin officiellement remporté par Alassane Ouattara, le président sortant Laurent Gbagbo s’est autoproclamé vainqueur. Et il a dans la foulée prêté serment et formé un gouvernement.
Alassane Ouattara a fait de même.
Et le pays est à présent, avec deux présidents et deux gouvernements, au bord de la guerre civile.
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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Mar 7 Déc - 10:07

Les pressions internationales s'accentuent sur la Côte d'Ivoire
LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.10 | 08h58
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/12/07/les-pressions-internationales-s-accentuent-sur-la-cote-d-ivoire_1449889_3212.html
Barack Obama a formellement menacé le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo d'une opposition des Etats-Unis et de sanctions s'il continuait à s'accrocher au pouvoir. Cette décision a été révélée par un responsable de la présidence américaine, lundi 6 décembre, alors que la pression internationale s'accentue pour que la crise en Côte d'Ivoire, déchirée entre deux présidents proclamés, soit résolue au plus vite.
"Pour la Maison Blanche, Alassane Ouattara est le vainqueur légitime de l'élection" du 28 novembre, malgré l'investiture samedi de M. Gbagbo à la magistrature suprême de ce pays d'Afrique de l'Ouest, a rappelé le responsable américain.

LES ÉTATS-UNIS ENVISAGENT DES SANCTIONS

Le président américain a fait remettre à M. Gbagbo une lettre par voie diplomatique en fin de semaine dernière, lui présentant le choix qui s'offre à lui, selon la même source. Les termes de ce choix sont "soit de respecter les résultats de cette élection et vous écarter", soit "de faire face à un isolement accru sur la scène internationale" et de "subir les conséquences de vos actes injustes", a ajouté le responsable, évoquant en particulier des "sanctions ciblées".

Dans cette lettre, le président a aussi affirmé être prêt, si M. Gbagbo s'inclinait, à l'inviter à Washington "pour discuter de la façon dont vous pouvez continuer à jouer un rôle en Afrique de l'Ouest à l'avenir", a révélé le responsable.

Un autre responsable de la Maison Blanche a développé cette idée de sanctions, révélant que les Etats-Unis "discutent de la crise avec un grand nombre de partenaires", dont la France, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), les pays limitrophes de Côte d'Ivoire et l'Union africaine. "Nous avons été clairs et nets : ceux qui incitent à la violence devront répondre de leurs actes", a ajouté ce responsable.

L'ONU RETIRE DU PERSONNEL

Lundi, les Nations unies ont annoncé le retrait d'une partie de son personnel non essentiel, soit 460 personnes. La mission de l'ONU dans le pays compte plus de 10 000 casques bleus, policiers et employés civils. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon demeurait "profondément préoccupé" par la crise.

A l'étranger, la crise inspire toujours une "grande inquiétude", selon l'expression employée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui s'interrogeaient sur la poursuite de leur aide. France Télécom-Orange a aussi décidé de rapatrier ses salariés français ou binationaux non indispensables ainsi que leurs familles, soit une vingtaine de personnes.

Au moins 20 personnes ont été tuées par balles depuis le second tour de la présidentielle le 28 novembre, à Abidjan et dans l'ouest notamment, a annoncé Amnesty International. Autre signe que la tension restait forte : le couvre-feu nocturne qui devait s'achever ce lundi, tout en étant allégé de quelques heures, a été prolongé d'une semaine par Laurent Gbagbo.

LES ÉTATS D'AFRIQUE DE L'OUEST SE RÉUNISSENT

Pour tenter de résoudre la crise, la Cédéao doit tenir un sommet mardi 7 décembre à Abuja auquel, selon un porte-parole, aucun dirigeant ivoirien n'a été convié. Ce sommet s'ouvre dans l'urgence pour tenter de trouver une solution, alors que le pays, coupé en deux depuis huit ans, se retrouve avec deux présidents et que leurs partisans pourraient être tentés de se radicaliser, plongeant le pays dans le chaos.

Alassane Ouattara bénéficie d'un très large soutien international. L'ONU, les Etats-Unis, la France, l'Union européenne, la Grande-Bretagne, la Francophonie mais aussi l'Union africaine et la Cédéao ont avalisé les résultats de la CEI et reconnu sa victoire.

Alors que l'Union européenne faisait planer la menace de sanctions, la France a appelé à "une transition ordonnée, sereine et digne". Dépêché dimanche par l'Union africaine pour tenter une médiation, l'ex-chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki a exhorté les dirigeants ivoiriens à faire "tout leur possible" pour "préserver la paix", après une nouvelle rencontre avec M. Gbagbo. Il a quitté le pays en fin de journée
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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Mar 7 Déc - 12:51

Côte d’Ivoire : l’ONU retire une partie de son personnel
FRANCE INFO - 11:17
Face aux tensions dans le pays, les Nations-Unies ont décidé d’évacuer le personnel "non essentiel" - ça représente 460 personnes, sur les 10.000 en poste aujourd’hui, Casques bleus, policiers et employés civils.


Des policiers onusiens protègent le siège de l'ONU à Bouaké. Les partisans de Ouattara y manifestaient, dimanche...
© REUTERS/ Luc Gnago

C’est un signe qui ne trompe pas : l’ONU a beau avoir reconnu la victoire d’Alassane Ouattara, son secrétaire général, Ban Ki-moon demeurer “profondément préoccupé” par la crise, elle évacue (un peu) les lieux.
Quelque 460 personnes, du personnel non essentiel des Nations-Unies, vont quitter le pays. C’est une goutte d’eau, bien sûr : le personnel onusien représente aujourd’hui 10.000 personnes, Casques bleus, policiers et employés civils.


Mais c’est un signe de la dégradation de la situation en Côte d’Ivoire. Un pays déchiré entre deux présidents, l’un élu, l’autre proclamé. Le couvre-feu a été prolongé d’une semaine, des manifestations ont encore eu lieu hier à Abidjan, avec pneus brûlés et barricades dressées.
Et le Premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro, d’évoquer désormais ouvertement une confrontation. “S’il (Gbagbo, ndlr) nous oblige, on n’aura pas d’autre choix”.

On n’y est pas encore... Toutes les voies de discussion ne sont pas encore épuisées. Hier, Alassane Ouattara a bien tenté de faire un geste hier envers Laurent Gbagbo, en lui proposant d’intégrer à son gouvernement des ministres à lui - en cas de démission bien sûr.

Au nom de l’Union africaine, Thabo Mbeki, l’ancien président sud-africain, a tenté une médiation entre les deux présidents. Il a quitté hier le pays, sans avancée notable.

C’est maintenant la Cédéao, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, qui prend le relais. Elle tient aujourd’hui un sommet extraordinaire au Nigeria. Sans avoir invité aucun des protagonistes de l’affaire. L’ordre du jour lui-même n’est pas formellement public...
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Message  ivo le Mer 8 Déc - 9:44

Les voisins de la Côte d’Ivoire demandent à Gbagbo de "rendre le pouvoir"
FRANCE INFO - HIER, 20:54
Les pressions internationales sont de plus en plus fortes à l’encontre de Laurent Gbabgo, qui estime être sorti vainqueur de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, c’est au tour de l’organisation des pays de l’Afrique de l’Ouest de lui demander de quitter le pouvoir et de reconnaître la victoire de son ancien opposant Alassane Ouattara.
Il est pour le moment resté sourd aux pressions internationales. Laurent Gbagbo a même formé aujourd’hui son gouvernement. Mais il est cependant de plus en plus seul. Les voisins de la Côte d’Ivoire ont décidé eux aussi de tourner le dos au président sortant.

"Le sommet invite M. Laurent Gbagbo à respecter les résultats de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire [...] et rendre sans délai le pouvoir". Dans un communiqué officiel, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) affirme que "Alassane Ouattara est celui que nous reconnaissons comme le président de Côte d’Ivoire".

La Cedeao a donc décidé de suspendre la Côte d’Ivoire de l’organisation, en attendant que la situation se normalise.

Les voisins de la Côte d’Ivoire rejoignent ainsi la communauté internationale, qui exhorte depuis plusieurs jours Laurent Gbagbo à reconnaître la victoire de son adversaire. "Un seul candidat a remporté l’élection, avec une nette avance", a martelé devant le Conseil de sécurité le représentant de l’ONU dans le pays, Choi Youn-jin. Barack Obama a formellement mis en garde le sortant contre un "isolement accru" et dit qu’il subirait les "conséquences de ses actes injustes" s’il s’accrochait au pouvoir.
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Message  alangaja le Mer 8 Déc - 21:53

je ne sais pas si ça a été dit ici, mais Ouattara est l'ancien directeur adjoint du FMI....
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Message  ivo le Mer 22 Déc - 19:03

Paris recommande aux Français de quitter "provisoirement" la Côte d’Ivoire
FRANCE INFO - 12:14
La France a officiellement recommandé à ses ressortissants de quitter "provisoirement" la Côte d’Ivoire. Le porte-parole du gouvernement, François Baroin l’a annoncé à l’issue du Conseil des ministres. Il invoque une "mesure de précaution" et précise que les "ressortissants étrangers ne sont pas menacés jusqu’à présent". 15.000 Français se trouvent en Côte d’Ivoire.

La Belgique l’avait demandé jeudi dernier, c’est au tour de la France de conseiller officiellement à ses ressortissants de quitter la Côte d’Ivoire. Pour l’instant, le gouvernement ne recommande qu’un départ “provisoire”. Son porte-parole, François Baroin, l’a annoncé ce mercredi à la sortie du Conseil des ministres : “par mesure de précaution nous recommandons à tous les Français qui le peuvent de quitter provisoirement la Côte d’Ivoire dans l’attente d’une normalisation de la situation”. Le conseil concerne 15.000 personnes, qui se trouvent actuellement dans le pays. Il s’adresse aussi à ceux qui projetaient un voyage dans ce pays.

Jusqu’ici, le gouvernement estimait que la sécurité des Français présents dans le pays n’était pas menacée. François Baroin n’a pas changé d’avis sur ce point et il précise : “bien que les ressortissants étrangers ne soient pas menacés jusqu’à présent il nous paraît nécessaire de renouveler de prudence”. Inutile, pense-t-on au gouvernement, d’attendre que qu’ils ne le soient pour être obligé de prôner le sauve-qui-peut. Mais en cas de besoin, l’Etat assure que l’armée française, présente en Côte-d’Ivoire, est en mesure de prendre en charge une évacuation des ressortissants.

L’Allemagne a lancé ce matin la même recommandation vis à vis de ses ressortissants.

APPEL A UTILISER LA FORCE

La communauté internationale augmente par ailleurs d’un cran les sanctions contre Laurent Gbagbo et ses proches. L’UE a entériné celles qui visent le président et 18 personnes de son entourage, à savoir des interdictions de visas. Les Etats-Unis ont pris le même type de mesure de leur côté. Ce matin, la Banque mondiale a également gelé les financements destinés à la Côte d’Ivoire. L’Union économique et monétaire ouest-africaine pourrait elle aussi décider de geler ses prêts.

Le premier ministre d’Alassane Outtara, Guillaume Soro, revient sur les évènements depuis l’élection, et appelle les Ivoiriens à se rebeller contre "la dictature".

Certains Ivoiriens du camp Ouattara l’appellent à aller plus loin. Ainsi, Guillaume Soro, son premier ministre et ex-chef de la rébellion durant la guerre civile de 2003, appelle l’ONU, à l’UE et à la Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest à utiliser la force pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir : “Après les sanctions qui n’ont pas produit d’effet, il n’y a qu’une solution qui reste, celle de la force”, argumente-t-il.
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Message  ivo le Jeu 23 Déc - 13:59

173 morts en Côte d’Ivoire depuis le 16 décembre, selon l’Onu
FRANCE INFO - 12:44
Le nouveau bilan livré par l’Onu ce matin va dans le même sens que les témoignages recueillis auprès de la population ivoirienne : témoignages d’exactions violentes et souvent nocturnes.
On serait passé de 50 à 173 victimes, selon l’Onu qui évoque aussi 471 arrestations du 16 au 21 décembre, ainsi que des cas de tortures et de mauvais traitements.



Les manifestations de joie des partisans de Ouattara ont rapidement tourné à l'affrontement violent avec les partisans du président sortant Gbagbo © REUTERS/Luc Gnago

La haute commissaire adjointe aux droits de l’Homme des nations unies s’est dit "alarmée par les violences occasionnées" par la présidentielle, à l’occasion d’une session spéciale sur la Côte d’Ivoire ce matin. La haute commissaire qui cite nommément le camp responsable de ces exactions. Elle dénonce " l’usage excessif de la force par les partisans de Laurent Gbagbo".

Mardi soir, Laurent Gbagbo avait donné son propre bilan, à la télévision nationale ivoirienne. Mais l’Onu qui soutient son rival Ouattara vient le contredire. Un bilan et une condamnation qui rejoint les dires de la population d’Abidjan, notamment dans les quartiers proches d’Alassane Ouattara, originaires du nord. Ils racontent voir des hommes en arme la nuit, venir semer la terreur...

Le bilan des violences en Côte d’Ivoire a triplé en quelques jours

L’Onu s’inquiète de la recrudescence des exactions en Côte d’Ivoire


Guillaume Soro, Premier ministre au tempérament rebelle

Chef du gouvernement de Laurent Gbagbo depuis l’accord de paix de 2007, Guillaume Soro, leader de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle le nord du pays depuis le putsch raté de 2002, a été reconduit dans ses fonctions par Alassane Ouattara. Le Premier ministre au tempérament rebelle déteint aussi le portefeuille de la Défense.
Originaire du nord de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro Kigbafori est né le 8 mai 1972 à Kofiplé, sous-préfecture de Diawala. Chrétien catholique, il est aujourd’hui marié et père de quatre enfants.

Étudiant à l’Université de Cocody-Abidjan, où il obtient une maîtrise d’anglais, il s’engage très tôt dans des actions militantes. Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d`Ivoire (FESCI) entre 1995 et 1998, il est plusieurs fois arrêté pour son opposition farouche au régime du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti au pouvoir) de Henri Konan Bédié, ce qui lui vaut le statut de Prisonnier d’opinion d’Amnesty International en 1995 et celui d’Homme de l’Année en Côte d’Ivoire en 1997.

En 1998, Guillaume Soro s’exile en Europe, en Grande-Bretagne d’abord, puis en France, où il poursuit des études. Il s’inscrit notamment en sciences politiques à Paris VIII. Il revient en Côte d’Ivoire à la suite du coup d’Etat de Noël en 1999, qui porte le général Robert Gueï au pouvoir, et crée le Forum international des étudiants francophones (FIEF). Surnommé "le Che" par certains pour ses positions très à gauche, il s’allie politiquement au Rassemblement des républicains (RDR) de l’opposant Alassane Ouattara. En décembre 2000, il est colistier d’Henriette Dagri Diabaté, secrétaire générale du RDR, dans une commune d’Abidjan, avant que le RDR ne décide finalement de boycotter les élections législatives.

Après le lancement d’une insurrection contre le président Laurent Gbagbo, en septembre 2002, Guillaume Soro est nommé à la tête du groupe rebelle, le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire, dont il est membre fondateur. Ce mouvement rejoint ensuite les Forces nouvelles, qui contrôlent aujourd’hui le nord du pays.

De mars 2003 à décembre 2005, Guillaume Soro est nommé ministre de la Communication dans le Gouvernement de réconciliation nationale dirigé par le Premier Ministre Seydou Elimane Diarra. En décembre 2005, il est nommé ministre chargé du programme de la reconstruction et de la réinsertion dans le Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Charles Konan Banny.

En 2007, alors qu’il est visé par des sanctions de l’ONU depuis un an, le président Laurent Gbagbo, arrivé au pouvoir en Côte d’Ivoire en 2000, se réinvente en apôtre de la paix et appelle à "tendre la main à l’ennemi d’hier". Il signe alors de nouveaux accords de paix à Ouagadougou et nomme Guillaume Soro Premier ministre. Mais le président ivoirien ne veut pas entendre parler d’élection tant que les rebelles des Forces nouvelles n’ont pas déposé les armes. Les rebelles s’y refusent et accusent le gouvernement de ne pas avoir tenu ses promesses. Aujourd’hui, les FN sont toujours maîtres des 60% du pays conquis en 2002.

Guillaume Soro, une carrière en solo Portrait du Premier ministre ivoirien signé Hervé Toutain (0'52")

A l’issu du second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, Alassane Ouattara, qui revendique la présidence comme son rival Laurent Gbagbo, a décidé de reconduire Guillaume Soro dans ses fonctions. Ce scrutin présidentiel était le premier en dix ans dans un pays toujours coupé en deux. Du retour de l’Etat à l’intégration des anciens combattants dans la future armée, le nord de la Côte d’Ivoire s’impose comme l’un des grands défis du futur président.

Cécile Mimaut, avec agences
Bibliographie : "Pourquoi je suis devenu un rebelle", de Guillaume Soro, ed. Hachette Littérature - avril 2005

France Info - 12:51

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Message  alangaja le Jeu 23 Déc - 16:58

le canard de cette semaine me confirme que Ouattara est une enflure du FMI qui a déjà testé ses méthodes sur le pays ; pote avec Bouygues et Sarko en plus, tant qu'à faire. on comprend mieux l'empressement de l'élite politico-médiatique (je fais mon Soral, hi hi hi) pour le mettre sur le trône...
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Message  ivo le Ven 24 Déc - 11:15

Côte d’Ivoire : expéditions punitives contre les partisans de Ouattara
FRANCE INFO - 07:06
Après le nouveau bilan de 173 morts en 5 jours dressé par l’Onu, le camp d’Alassane Ouattara a demandé hier une mission de la Cour pénale internationale pour enquêter sur ces décès et les exactions attribués aux partisans de Gbagbo.
Les témoignages se multiplient dans les quartiers pro-Ouattara, narrant les agressions menées par des hommes armés, souvent anglophones...

Le camp Ouattara a encore gagné des points hier sur le plan diplomatique : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a reconnu son candidat Alassane Ouattara "comme président légitimement élu de Côte d’Ivoire ", seul habilité à prendre au nom de son pays des mesures monétaires.

Mais un peu plus tôt, le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu avait adopté une résolution dénonçant les "atrocités" commises après la présidentielle. Il a relevé "173 meurtres, 90 cas de tortures et mauvais traitements, 471 arrestations, 24 cas de disparitions forcées".

Mercenaires libériens

L’organisation Human Rights Watch corrobore ces chiffres, affirmant que des membres des forces sécurité favorables à Laurent Gbagbo "enlèvent et font disparaître les partisans de son rival". l’Onuci, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire elle-même indique avoir été empêchée par les forces armées d’enquêter sur l’existence éventuelle de charniers à Abidjan et confirme la présence de combattants libériens "lourdement armés" agissant pour le compte de Gbagbo.

Les expéditions punitives se multiplient dans le quartier des abattoirs, au sud d’Abidjan, quartier pro-Ouattara

Sommet de la Cédéao et appel au calme de Drogba

Le gouvernement Ouattara réclame donc la venue d’une mission de la Cour pénale internationale.
Aujourd’hui, doit se tenir à Abuja, un sommet extraordinaire de la Cédéao, Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. Sommet présidé par le président du Nigeria, qui avait demandé il y a 15 jours à Gbagbo de céder le pouvoir à Ouattara. L’organisation pourrait décider de lui couper les vivres.

Le capitaine de l’équipe ivoirienne de football, Didier Drogba, a quant à lui lancé un "appel solennel à l’apaisement" dans son pays.
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Message  Invité le Ven 24 Déc - 13:03

2 pourritures qui se battent pour le pouvoir et le peuple qui en fait les frais... Pas vraiment original, mais toujours aussi écoeurant...

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Message  ivo le Sam 25 Déc - 12:27

L’Afrique de l’Ouest prête à déloger Gbagbo par la force
FRANCE INFO - HIER, 22:32
Très fermes, les pays d’Afriques de l’Ouest, réunis au sein de la Cedeao, menacent maintenant directement Laurent Gbagbo : il doit quitter le pays, sinon la Cedeao fera usage de la force...
Le communiqué final du sommet exceptionnel de la Cedeao, qui s’est tenu aujourd’hui au Nigéria, ne souffre aucune ambigüité : Laurent Gbagbo, président autoproclamé de Côte d’Ivoire doit partir. “En cas de rejet de cette demande non négociable, la Communauté n’aura d’autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien”.

C’est la première fois depuis le début de la crise née de la présidentielle du 28 novembre que Gbagbo, qui a ignoré jusque-là ultimatums et sanctions, est directement sous la menace d’une opération militaire destinée à renverser son régime.

Et la Cedeao de conclure : “le sommet a décidé de faire un dernier geste en direction de M. Gbagbo en l’exhortant à faire une sortie pacifique. A cet effet, l’autorité a décidé de dépêcher une délégation spéciale de haut niveau en Côte d’Ivoire”.
Le communiqué ne précise ni la composition de cette délégation, ni la date de la visite.

L’Afrique de l’Ouest donne une dernière chance à Laurent Gbagbo de se retirer dignement. Après, elle se dit prête à faire usage de la force.

Dans le même temps, ou presque, Alassane Ouattara, que le monde entier reconnaît comme le président légitimement élu, est sorti de son silence aujourd’hui, pour appeler l’armée, restée fidèle à Gbagbo, à lui obéir et à protéger la population.
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a adopté hier une résolution dénonçant les “atrocités” commises après le scrutin - selon le décompte de l’ONU, il y a eu 173 victimes.
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Message  ivo le Dim 26 Déc - 14:52

Côte d’Ivoire : dernière médiation avant une intervention militaire ?
FRANCE INFO - 06:31
Une mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest est attendue mardi à Abidjan. Laurent Gbagbo est désormais sous la menace d’une intervention militaire de ces pays africains. Son porte-parole a évoqué un risque de "guerre civile".

Réunie en sommet à Abuja au Nigéria, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a menacé d’user de la “force légitime” si Laurent Gbagbo ne cédait pas le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale.

Une mission de la Cédéao, composée des présidents béninois Boni Yayi, cap-verdien Pedro Pires et sierra-léonais Ernest Koroma, est attendue mardi à Abidjan.

C’est la première fois que Laurent Gbagbo, qui a ignoré jusque-là ultimatum et sanctions, est directement sous la menace d’une opération militaire. Une menace jugée “inacceptable” par le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, qui a dénoncé “un complot du bloc occidental dirigé par la France”. Et il a évoqué un risque de “guerre civile” si ce projet était mis à exécution : “Tous les pays (d’Afrique de l’Ouest) ont des ressortissants en Côte d’Ivoire, ils savent que s’ils attaquent la Côte d’Ivoire de l’extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l’intérieur.”

Environ 14.000 Ivoiriens ont déjà fui vers le Liberia voisin en près d’un mois pour échapper aux violences et certains ont été empêchés par des éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion alliée à Ouattara) de traverser la frontière, selon les Nations unies.
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Re: Côte d'Ivoire >>>

Message  ivo le Lun 27 Déc - 11:14

Laurent Gbagbo dénonce un "complot" franco-américain
pour Le Monde.fr | 27.12.10 | 07h34
http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2010/12/27/laurent-gbagbo-denonce-un-complot-franco-americain_1457949_3208.html
Dans un entretien au "Monde", Laurent Gbagbo, président sortant de Côte d'Ivoire, revient sur le déroulement de l'élection présidentielle du 28 novembre. Il accuse la France et les Etats-Unis d'avoir incité l'Union africaine, les Nations unies et la Cédéao à soutenir son rival Alassane Ouattara.
La Cédéao, l'organisation économique des pays d'Afrique de l'Ouest, menace de recourir à la "violence légitime", en d'autres termes d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Prenez-vous ces menaces au sérieux ?

Laurent Gbagbo : Les menaces, il faut les prendre au sérieux mais après, il faut garder la tête froide et se rendre compte que ce serait bien la première fois que des pays africains partiraient en guerre contre un autre pays parce qu'une élection s'est mal passée. Regardez la carte de l'Afrique, regardez la carte des élections qui se passent plus ou moins bien, plus ou moins mal, et puis la carte de là où il n'y a pas d'élections du tout. Si on devait aller en guerre avec cette carte-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre. Donc je prends cela au sérieux parce que ce sont des menaces, mais je reste tranquille, j'attends de voir.

Vous croyez à la possibilité d'une intervention militaire ?

Les choses peuvent déraper à tout moment, donc il faut prendre tout au sérieux, mais ils ont décidé de m'envoyer une délégation [de chefs d'Etat mardi]. On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de choses, beaucoup de salive, beaucoup d'adrénaline. Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire, et quand on a vu ce qui se passe, alors on prend les décisions.

Y a-t-il des conditions qui vous permettraient de négocier avec M. Ouattara ?

Je ne pose jamais de préalables quand je discute. Moi, je constate que les règles en vigueur en Côte d'Ivoire, qui n'ont jamais été dénoncées par qui que ce soit, font que je suis le président de la République, donc naturellement, quand on discutera je vais mettre ça sur la table, il faut dire que ces règles-là n'ont été dénoncées par personne.

Vous avez parlé de complot de la France et des Etats-Unis contre la Côte d'Ivoire. De quoi s'agit-il ?

Avant les élections, j'ai fait ma part. J'ai demandé que les autres [les ex-rebelles] fassent leur part en désarmant. Toutes les pressions sont faites pour qu'on aille aux élections sans désarmement. Là, on peut parler du début du complot. Toutes les pressions, de toutes parts. Moi-même je n'avais pas de raison de douter des rebelles avec qui j'étais en accord avec l'accord de Ouagadougou, et avec lesquels je gérais la sortie de crise. Je les voyais bien, intégrés, se comportant de façon loyale, je n'avais pas de raison de douter qu'ils allaient utiliser après les armes qu'ils n'avaient pas déposées pour pervertir les élections. Ensuite, les institutions en place, reconnues par tous [en réalité, le Conseil constitutionnel], elles proclament le président élu , tout le monde dit : " non, c'est Ouattara que nous tenons pour président ".

Qui est ce "nous" ?

Ce nous c'est d'abord la France, mais c'est surtout l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis. Nous voilà au terme du premier tour. Les résultats sont un peu contestables mais je ne les ai pas contestés. On va au deuxième tour, la CEI [Commission électorale indépendante] a trois jours pour donner des résultats, elle ne les donne pas. A minuit moins le quart, le président de la CEI, M. Bakayoko, intervient à la télévision, on lui dit que TV5 aurait donné des résultats, il fait une mise au point nette pour dire : nous n'avons donné aucun résultat. Minuit arrive. Candidat, je suis devant mon poste de télévision, parce que c'est le moment que tous les candidats guettent pour voir comment les votes se sont portés sur eux. Minuit passe. La CEI est "off". Le lendemain, l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis vont chercher Youssouf Bakayoko, président de la CEI, et l'amènent à l'hôtel du Golf, qui est le quartier général de mon adversaire. On apprend qu'il y a une télévision étrangère, sur laquelle aurait été donné le résultat qui donne Ouattara vainqueur. Le président du Conseil constitutionnel intervient pour dire que ce ne sont pas des résultats. Il décide que Gbagbo Laurent est élu président de la République. A partir de ce moment-là, Français et Américains disent : non, nous c'est Ouattara que nous reconnaissons. C'est tout ça qu'on appelle le complot.

Quel est le problème avec la France et les Etats-Unis ?

Je ne vois pas le problème, c'est eux. En quoi nos élections sont leur problème ?

La France et les Etats-Unis sont suffisamment puissants pour entraîner l'Union africaine, les Nations unies, la Cédéao [Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] ?

Je me rends compte qu'ils sont suffisamment puissants pour ça.

C'est le discours que vous tiendrez mardi à la délégation de chefs d'Etat de la Cédéao ?

Ce sont les faits que j'expose. Je dirai les faits.

Vous pensez les convaincre ?

Je vais leur dire d'aller vérifier la matérialité de ces faits-là partout où c'est possible. Quand les gens se détachent des faits, c'est qu'ils ne veulent pas la vérité, pas la justice. Or, ces conflits sont créés par des gens qui sont étrangers à nous. Je ne comprends pas pourquoi ces gens-là choisissent un candidat qu'ils reconnaissent. Ce n'est pas leur rôle.

Eux ? La France et les Etats-Unis ?

En premier lieu. Avec les positions incroyables, inexplicables et injustifiables qu'ils prennent, ces pays-là poussent à un affrontement interne. Aujourd'hui, moi je m'appuie sur les institutions ivoiriennes, sur les lois. Alors que vous avez maintenant d'autres qui s'appuient sur les puissances étrangères. Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d'Ivoire, parce que nous n'allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions.

Vous êtes prêt à aller jusqu'où ?

Il n'y a pas à être prêt à aller quelque part, c'est nous qui sommes agressés. C'est nous qui avons le droit pour nous. Jusqu'où ceux qui nous agressent sont prêts à aller ? Je vais vous signaler quelque chose. Je suis élu président en 2000. En 2002, je suis attaqué, agressé. On n'a jamais vu ni la France, ni l'Union européenne, ni les Etats-Unis, ni l'ONU, ni la Cédéao, prendre des sanctions contre ceux qui ont agressé un régime conformément à la loi. On ne les a jamais vus.

Qui fallait-il sanctionner ?

Mais ceux qui nous avaient agressés !

Et de qui s'agissait-il ?

Ils sont connus ! Vous ne les connaissez pas ? Cette position qu'ils prennent est la continuation de l'agression que nous avons subie en 2002. De 2002 à aujourd'hui, ceux qui ont pris les armes contre un Etat souverain, un régime démocratiquement élu, ceux-là n'ont jamais été sanctionnés par personne.

Leurs noms ?

C'est un détail. A ce moment-là, tout le monde a fait l'aveugle, tout le monde a fait le sourd, tout le monde a fait le muet, comme les singes de la parabole. Aujourd'hui, ils retrouvent tous la parole, l'usage des yeux, l'usage des oreilles, et ils crient : "haro sur Gbagbo !" Mais Gbagbo a la loi avec lui.

Les enlèvements, les tortures d'opposants, 173 morts selon l'ONU…

Quand j'ai pris le pouvoir en 2000, ils avaient sorti des charniers, il y avait des charniers à Yopougon, des assassinats. Aujourd'hui, le débat principal c'est quoi ? C'est Gbagbo et Ouattara sont candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle. Qui est élu ? C'est ça le débat. Alors quand ce débat gêne, comme en 2000, on glisse de ce débat vers les droits de l'homme. Ah oui, il y a eu des morts, il y a eu des charniers… Je constate la similitude du comportement entre 2000 et 2010. Je vois la même chose, exactement. Parce qu'en 2000, il y en a qui ont contesté mon élection, qui ont essayé de faire endosser [cette position] par l'Afrique. Le Nigeria d'Obasanjo et l'Afrique du Sud avaient même demandé l'annulation des élections. Je leur ai envoyé des gens pour dire que c'était irréaliste. Donc après ça, on est passé à "oui, il y a des charniers, il y a des gens qui sont morts et tout"… Moi dès demain lundi je vais demander au ministre de la justice de mettre tous les procureurs [à l'œuvre] pour faire des enquêtes. [Il s'empare d'un dossier jaune] Nous avons ici des enquêtes sanitaires du ministère de la santé sur les gens qui sont blessés, qui sont morts. Il n'y en a pas plus que ça... Il y a beaucoup de blessés, des blessés par armes blanches. Des forces de l'ordre qui sont blessées par balles, armes blanches. Nous avons nos documents, on n'a pas peur de ce débat.

Alassane Ouattara a lancé l'idée de faire venir une délégation de la CPI...

Au moment des discussions de Marcoussis, en janvier 2003, je connais un chef d'Etat voisin qui a été élu à 80 %... – j'aurais peut-être dû m'arranger pour gagner avec 80 %, j'aurais été moins suspect – qui avait dit "Oui, Gbagbo doit aller à la CPI". Lui ! Et c'était tout à fait succulent. Donc ce sont les mêmes glissements. 2000, 2010, c'est le même scénario. Donc on n'est plus surpris. Les Ivoriens ont voté le 28 novembre, ils ont élu qui ? Et les institutions ont proclamé qui ? C'est ça qui est le fond de la question. Il ne faut pas glisser dessus pour aller sur des problèmes qu'on sait déjà.

Il y a un complot, donc ?

Qui vise à installer Ouattara au pouvoir. Et il y a des puissances extérieures à l'Afrique dont, je ne sais pas pourquoi, le rêve est de mettre Ouattara au pouvoir.

Et les pays africains qui soutiennent la décision de l'ONU ? Ils sont manipulés ?

Je ne veux pas parler de ça. Sinon, ou bien on est trop méchant, ou on ne dit rien. Sachez seulement que nous faisons les réunions de l'Union africaine et de la Cédéao, les représentants des pays européens sont toujours plus nombreux dans les couloirs que ceux des pays africains. Ils sont toujours dans les couloirs, très nombreux, pour vous donner un exemple, au sommet de Charm el-Cheikh, il y avait à l'ordre du jour le problème du Zimbabwe, il y avait tellement d'Européens dans les couloirs qu'un chef d'Etat africain a pris la parole pour dire : "Ecoutez, les Européens font une pression tellement grotesque que nous décidons de soutenir Mugabe, même si on ne l'aime pas." Et c'est cette position qui a été passée. Il y a des fois où ça suscite un ras-le-bol. Les pressions sont énormes. Sur tous les chefs d'Etat que moi j'ai eus au téléphone, les Africains, ils disent la même chose : on n'en peut plus ! Il y en a même un qui m'a dit qu'il reçoit trois coups de téléphone par jour au moins de l'Elysée.

Vous vous sentez dans une situation comparable à celle de Robert Mugabe ?

On ne se connaît pas bien, je l'ai aperçu comme ça quelques fois, mais quand on subit ce que j'ai subi, on se dit que l'autre n'avait pas totalement tort. Ici vous pouvez chercher on n'a rien à cacher à personne… Ni au niveau de l'argent, ni au niveau de la gouvernance, ni au niveau des droits de l'homme, alors quand vous voyez les gens s'acharner sur nous, tous les gens qui viennent pour discuter affaires, je ne leur ai jamais demandé un franc, donc vraiment je suis très à l'aise. Quand vous voyez ces gens s'acharner, vous vous dites, peut-être que celui-ci [Mugabe], il n'avait pas tort.

La présence de l'hôtel du Golf, c'est durable ?

Je ne sais même pas pourquoi ils sont là-bas.

Pour l'instant, ils ne peuvent ni sortir ni entrer…

Non ! Celui qui veut aller chez lui peut aller chez lui.

Il y a des barrages qui interdisent d'en sortir…

Les barrages ont été mis à partir du moment où les gens ont été dedans. Quand ils ont utilisé des armes. Or, de l'hôtel du Golf, on est peut-être à cinq ou dix minutes de pirogue de la résidence du chef de l'Etat, c'est tout près. Nous sommes obligés de prendre des mesures de sécurité aussi bien pour eux que pour nous. Je ne sais pas pourquoi ils sont allés s'agglutiner dans un coin du territoire.

Propos recueillis par Jean-Philippe Rémy
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Message  alangaja le Lun 27 Déc - 17:01

je suis d'accord avec Gbagbo ! c'est un complot contre lui... après avoir longtemps été pour lui. le vent a tourné.
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Message  spike le Lun 27 Déc - 23:58



Des partisans d'Alassane Ouattara occupent l'ambassade de Côte-d'Ivoire à Paris
Ils entendent y rester jusqu’à l’arrivée d’un nouvel ambassadeur en France, désigné par Ouattara. L'Union Africaine a demandé au Premier ministre kenyan de «coordonner les efforts» pour résoudre la crise.

L’appel à la grève générale lancé par le camp d’Alassane Ouattara semble peu suivi ce lundi à Abidjan. En revanche, à Paris, des partisans de Ouattara ont investi lundi l’ambassade de Côte-d’Ivoire en France en attendant l'arrivée du nouvel ambassadeur.

En Côte-d'Ivoire, le président sortant Laurent Gbagbo, très isolé, reste sous forte pression, son régime étant menacé d’une opération militaire de ses voisins d’Afrique de l’Ouest. Le pays est suspendu à la visite prévue mardi de trois chefs d’Etat ouest-africains.

Ils doivent demander à Gbagbo de céder la présidence à Ouattara, reconnu chef de l’Etat par une immense partie de la communauté internationale, faute de quoi il court le risque d’une intervention armée régionale.

Un nouvel ambassadeur en Belgique, bientôt aussi en France

Des partisans d’Alassane Ouattara ont investi lundi l’ambassade de Côte-d’Ivoire à Paris et veulent y rester jusqu’à l’arrivée d’un nouvel ambassadeur désigné par Ouattara. «A la suite du mot d’ordre de grève générale décidé jusqu’au départ de Laurent Gbagbo, la jeunesse du RHDP (le camp pro-Ouattara, ndlr) a décidé que les fonctionnaires de l’ambassade devaient aussi cesser de travailler», a expliqué depuis l’intérieur du bâtiment Bouaké Karamoko, secrétaire général de ce mouvement en France.

«Les fonctionnaires sont partis. Il n’y a pas eu de violences. Nous attendons la venue du nouvel ambassadeur», a-t-il ajouté. Le camp d’Alassane Ouattara veut ainsi remplacer Pierre Kipré, une personnalité proche du président sortant Laurent Gbagbo, qui n’était pas à l’ambassade ce lundi, a-t-il précisé.

Une vingtaine de policiers bloquaient l’entrée de l’ambassade, située près de la place de l’Etoile à Paris.

La France a été informée aujourd'hui de la désignation par Alassane Ouattara d’un nouvel ambassadeur à Paris et entamé la procédure d’agrément du diplomate. «Nous avons pris acte de cette décision prise par les autorités légitimes de la Côte d’Ivoire, ainsi que de la demande d’agrément pour un nouvel ambassadeur», a déclaré un peu plus tôt le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. «La procédure d’agrément est en cours», a-t-il ajouté, sans donner l’identité de celui qui a été désigné.

La Belgique a déjà décidé elle de reconnaître comme nouveau représentant de la Côte d'Ivoire à Bruxelles une chargée d'affaires nommée par le président ivoirien Alassane Ouattara. L'ancienne ambassadrice, Marie Gosset, jugée proche de Laurent Gbagbo, a elle été révoquée.

Un médiateur nommé pour résoudre la crise

L'Union africaine (UA) a demandé lundi au Premier ministre kényan, Raila Odinga, de coordonner les efforts de l'organisation panafricaine pour tenter de résoudre la crise politique en Côte d'Ivoire.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a demandé à Raila Odinga «d'assurer le suivi de la situation en Côte d'Ivoire et de renforcer les chances de succès des efforts en cours».

Jean Ping a souhaité que cette mission permette «d'enclencher une dynamique salutaire qui soit de nature à préserver les acquis de la démocratie en Côte d'Ivoire».

Les 53 membres de l'Union africaine ont suspendu la Côte d'Ivoire le 6 décembre en raison du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir.

Gbagbo dénonce un «complot»

Laurent Gbagbo se prépare à un rendez-vous bien plus important mardi, avec la venue à Abidjan des présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert). Ils doivent l’appeler à céder la place, au nom de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a menacé de recourir à la «force légitime» s’il ne se pliait pas à cette injonction.

Dans des entretiens aux quotidiens français Le Figaro et Le Monde, Laurent Gbagbo a dit «prendre au sérieux» cette menace, mais a invoqué le respect du droit pour justifier son maintien. Le Conseil constitutionnel, juridiction suprême ivoirienne, l’avait proclamé président, tandis que son rival a été désigné vainqueur par la commission électorale.

Le président sortant, qui dénonce un «complot» mené par les Etats-Unis et la France, a lancé une sévère mise en garde, alors que la Côte d’Ivoire a déjà été éprouvée par une quasi-guerre civile en 2002-2003.

«Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d’Ivoire, parce que nous n’allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions», a-t-il prévenu.

Son gouvernement avait déjà clairement averti contre une opération de la Cédéao, en insistant sur la présence sur le sol ivoirien de millions d’immigrés ouest-africains, qui pourraient être pris à partie.

Les craintes de nouvelles violences - 173 morts récemment selon l’ONU, 53 morts depuis fin novembre pour le gouvernement Gbagbo - poussent de plus en plus d’Ivoiriens à quitter leur pays. Quelque 14.000 ont fui vers le Liberia depuis un mois, selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

(Source AFP)
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Message  niouze le Mar 28 Déc - 0:19

alangaja a écrit:je suis d'accord avec Gbagbo ! c'est un complot contre lui... après avoir longtemps été pour lui. le vent a tourné.
pas pour le peuple ...

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Message  ivo le Mar 28 Déc - 11:11

Trois présidents africains en Côte d’Ivoire pour faire céder Gbagbo
FRANCE INFO - 07:31
Ils viennent "encourager" Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir dans les plus brefs délais. Les chefs d’Etat du Bénin, du Sierra Leone et du Cap-Vert mènent aujourd’hui une mission de la dernière chance. Le président sortant risque fort de ne pas se laisser convaincre, d’autant que son rival Alassane Ouattara a du mal à mobiliser ses troupes.
C’est tout sauf une visite de courtoisie. Boni Yayi (président du Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert) viennent faire part à Laurent Gbago d’un ultimatum : le président sortant doit rendre les clés du pays, sous peine de voir la Cedeao, la communauté des pays d’Afrique de l’Ouest, recourir à la "force légitime" .

Les trois émissaires semblent confiants dans leurs chances de succès : ils se disent prêts à ramener Laurent Gbagbo avec eux lorsqu’ils quitteront la Côte d’Ivoire. Tous les pays de la Cedeao lui ont offert l’asile.

Mais Laurent Gbabgo, qui résiste depuis un mois à toutes les pressions internationales, ne semble toujours pas prêt à céder. "Je prends au sérieux les menaces mais je reste tranquille" avait affirmé le président auto-proclamé dans un entretien ce week-end au Figaro. "Ce serait bien la première fois que des pays africains seraient prêts à aller en guerre contre un autre pays parce qu’une élection s’est mal passée".

Soutenu par la quasi-totalité de la communauté internationale, Alassane Ouattara semble malgré tout avoir du mal à mobiliser ses partisans. La coalition de partis pro-Ouattara avait appelé la population à la grève générale à partir d’hier. Un appel relativement peu suivi. "L’info n’est pas très bien passée" justifie Anne Ouloto, porte-parole de Ouattara, soulignant que son camp ne bénéficiait pas du relais de la radio-télévision d’Etat, contrôlée par le camp Gbagbo.

Les partisans de Ouattara ont cependant eu un motif de satisfaction à l’étranger. Une trentaine d’entre eux ont pris le contrôle hier de l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Paris, un poste stratégique pour la diplomatie ivoirienne. Les occupants réclamaient notamment le départ de l’ambassadeur pro-Gbagbo au profit d’un proche d’Alassane Ouattara.


En fin de soirée, les manifestants ont quitté les lieux. Le Quai d’Orsay a annoncé qu’un nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire en France allait être nommé.
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