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étude du fascisme

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Re: étude du fascisme

Message  alangaja le Lun 1 Nov - 21:10

merci de l'avoir déplacé ici. mon but était de faire une sorte de synthèse qui ne nécessite aucune connaissance livresque, et n'oblige pas non plus de se reporter à des sources, ou de la littérature secondaire.
j'y laisse l'individu libre de tirer ses conclusions pour lui-même, s'interroger sur ce qu'il veut, se définir comme il veut.
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mar 2 Nov - 19:07

j'aurais du mal à faire une critique de ton analyse sans en référer à REICH,
simplement je voudrais rajouter que tu mets tres bien en avant plusieurs choses simples.

. le fascisme est la logique extreme de toute societe patriarcale autoritaire poussée aux limites de ses aberrations.
. donc du coup de toutes nos societes capitalistes occidentales mais pas que ... loin de là ...
. il fonctionne sur une logique de peur, de soumission acceptée (... ) et pourrait presque etre qualifié de religion dans la veneration du "chef" et la promesse d'une "pureté" à retrouver.
. cela démontre aussi sa base élitiste et militariste, donc ses origines ...

à noter que ces simples faits sont bien sur toujours niés et inversés.
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Re: étude du fascisme

Message  alangaja le Mer 3 Nov - 12:06

merci ivo ! oui, il faut voir le fascisme comme un choix de société. même si la majorité est perdante, comme toujours.
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mar 28 Déc - 14:04

Théories du fascisme

Les théories du fascisme s'attachent a expliquer les causes, les origines, la nature, la dynamique interne du phénomène fasciste. Ces théories, développées depuis le début du fascisme, sont nombreuses, diverses et contradictoires, tributaires notamment de la définition de l'objet étudié, de la position idéologique de la personne qui les exprime et de son angle d'approche (militant, moraliste, scientifique...) et de l'époque de leur expression.
Le fascisme, sous sa forme italienne d’abord, puis sous sa forme générique d’idéologie politique nationaliste et autoritaire des années 1920-1940 a donné lieu à de nombreuses interprétations contradictoires de la part des différents courants de pensée politiques ainsi que des chercheurs des différentes sciences humaines – histoire, économie, sciences politiques, sociologie, psychanalyse, etc. Ces interprétations se basent par ailleurs sur des définitions parfois différentes du fascisme, élément qui doit également être pris en compte pour bien les comprendre. Elles ont cependant tendance à considérer le fascisme sous sa forme large, c’est-à-dire de phénomène politique européen (incluant en général fascisme italien et nazisme allemand, parfois d'autres régimes tels le franquisme espagnol, etc.) et pas seulement sa définition strictement italienne.
Les interprétations du fascisme sont classiquement regroupées en trois grandes catégories, à l’instar de l'historien français Pierre Milza dans son ouvrage de synthèse Les Fascismes1 :
Les trois thèses classiques, contemporaines du fascisme, sont souvent le fait de militants et penseurs antifascistes et sont donc marquées par ce contexte : thèse libérale de la « parenthèse antilibérale » ; thèse du déterminisme historique de l’Italie et de l’Allemagne ; thèse marxiste de l’expression du grand capital.
Les thèses issues des sciences humaines ont dominé les années 1950-1960. Parmi elles, la thèse du phénomène totalitaire de l’école américaine, la thèse de l’expression politique des classes moyennes et les thèses psychanalytiques (dont Wilhelm Reich et l'École de Francfort).
Les années 1970 voient l’appropriation du phénomène par les historiens, symbolisé notamment par la controverse autour des travaux de Renzo De Felice concernant le fascisme italien, la « querelle des historiens » suscitée par les travaux d'Ernst Nolte sur le nazisme, ou encore les spéculations sur l’existence ou non d’un fascisme français à la suite des travaux de Zeev Sternhell, etc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_du_fascisme

Wilhelm Reich

Wilhelm Reich est un psychiatre, psychanalyste et critique de la société autrichien né le 24 mars 1897 à Dobrzcynica (en), alors en Autriche-Hongrie, aujourd'hui en Ukraine, et mort le 3 novembre 1957 à Lewisburg, Pennsylvanie, États-Unis d'Amérique. Élève de Sigmund Freud à Vienne, il est connu pour ses contributions à la sexologie et à la thérapie psychanalytique, son engagement en faveur de l'émancipation de la satisfaction sexuelle (la fonction de l'orgasme), et ses recherches sur l'« énergie d'orgone ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Reich
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Re: étude du fascisme

Message  Groucho Marx le Mar 28 Déc - 18:29

si tu as des liens vers des extraits de textes de Reich, balance, j'ai pas trouvé grand chose mise à part cette vidéo :
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Re: étude du fascisme

Message  Groucho Marx le Mar 28 Déc - 19:07

c'est pas moi qui te dirait le contraire pour le papier! Twisted Evil
mais j'ai déjà tellement de bouquins à lire, que je prefere me contenter d'analyses et résumés concernant ce qui a trait au fascisme (sujet rabaché depuis plus de 30 ans pour ma part! Wink )
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Re: étude du fascisme

Message  Groucho Marx le Mar 28 Déc - 19:31

si il y avait que reich! Wink
mais ça existe!
...
la video que j'ai posté le prouve!... il me reste à écouter les videos suivantes... à défaut de retrouver une retranscription!
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mar 28 Déc - 19:42

Marianne Nizet
Wilhelm REICH. La Psychologie de masse du fascisme

http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1182
Texte intégral

Wilhelm Reich
La psychologie de masse du fascisme.
PBP. Paris . 1977.

Cet ouvrage fut conçu entre 1930 et 1933, alors que l’Allemagne est en crise sociale et politique. Reich est parti de ses travaux sur l’économie sexuelle afin de cerner, par la « psychologie des profondeurs », le succès de la propagande nazie.

Son analyse est novatrice, renversant celles des marxistes qui ne pouvaient, selon lui, appréhender le fascisme par des réflexions intellectuelles datant du siècle précédent.

Il rappelle que l’autorité patriarcale et anti-sexuelle issue de l’ordre social bourgeois (et de la division sociale en classes), que les masses subissent depuis des millénaires, est la base sur laquelle leurs structures caractérielles serviles et mystiques se sont formées. L’assise du capitalisme, et plus précisément du fascisme, qui en est une des concrétisations les plus abouties, avec le libéralisme, n’est alors pas le point de départ de l’histoire d’une nation, d’un parti, d’un führer, mais est inscrite dans l’histoire de la société occidentale entière et donc de tous les hommes qui appartiennent à cette société. La singularité du fascisme n’est donc pas niée mais inscrite dans un processus.

Reich replace alors les masses face à leurs responsabilités, et notamment les couches petites-bourgeoises allemandes qui se rallièrent à l’idéologie dominante de la classe bourgeoise, pourtant en contradiction totale avec leur situation économique insatisfaisante. Il s’avère que c’est à cette foule qui a peur de la liberté, lui préférant la docilité et la répression pulsionnelle et qu’il connaît si bien, puisqu’il en est issu, qu’Hitler s’adressa.

Ne se liant pas aux ouvriers de l’industrie et connaissant une compétition interne très importante de par son statut, la seule entité qui permit de rassembler les membres de la petite-bourgeoisie, et sur laquelle le national-socialisme joua, fut la propriété individuelle défendue par l’institution familiale autoritaire, avec tous les principes moraux que ceci entraîne, à savoir la répression sexuelle, l’inculcation de l’honneur, du devoir…, permettant ainsi une transposition, par la suite, de la mère à la nation et du père à l’Etat.

Le fascisme gagna aussi la classe prolétarienne grâce à l’embourgeoisement progressif, idéologique et parfois matériel, de celle-ci. Reich revient sur le fait que la morale sexuelle n’avait jamais atteint les masses ouvrières auparavant, et qu’elle n’aurait eu aucun effet sur elles si elle n’avait pas été internalisée.

Elle le fût parce que les nationaux-socialistes reprirent à leur compte tous les supports symboliques révolutionnaires en y faisant passer leur programme réactionnaire. Ils avaient effectivement compris que devant des foules de plus en plus apolitiques, de moins en moins empruntes à se donner les moyens matériels d’une révolution totale, il fallait jouer sur les sentiments, la croyance en une libération prochaine facile et méritée à qui de droit, faire naître un nouveau mysticisme issu de celui religieux, et non en appeler à leur raison, comme les communistes l’ont cru à tort.

Le point important du livre est ici : les foules ne furent pas abusées, « violées », selon Reich, par la propagande nazie, mais elles s’y soumirent de leur plein gré. Ce n’est pas alors le fascisme qui a endoctriné les masses, mais ce sont les masses, mystiques, réceptives aux illusions seules, qui ont porté le fascisme au pouvoir.

L’erreur des communistes fut donc d’en appeler à leur raison au lieu de tenter de comprendre les processus psychologiques, en jeu chez l’homme mystique, afin de mieux les combattre. Ils échouèrent alors à vouloir se battre avec les armes d’adversaires réactionnaires, notamment la religion chrétienne qui était en place depuis deux milles ans et dont le pouvoir était ancré dans les profondeurs psycho-sexuelles des masses, pouvoir misant sur le déplacement des énergies vitales, que l’on interdit de se dégager par une vie sexuelle naturelle, au profit d’un sentiment religieux substitutif. L’homme mystique devient incapable de se tourner vers un discours rationnel puisqu’il a perdu le goût du bonheur en même temps que son énergie sexuelle.

Reich explique alors comment l’idéal d’une organisation internationale, pensée par les socialistes, ne se réalisa que sur le plan économique. Les masses ne prirent aucune responsabilité, abandonnant ainsi l’ébauche de toute fondation structurelle et idéologique indispensables à un véritable mouvement universel. Le mouvement international socialiste éclata et se fractionna en de nombreux petits mouvements nationaux, s’opposant les uns aux autres de part leur déception commune. C’est la capacité à s’emparer de cette lacune idéologique des communistes qui fit la puissance des fascismes allemand et italien et leur permit cette internationalisation fulgurante.

Le fascisme et l’église firent bon ménage dans la manipulation des masses de par, nous l’avons déjà vu, l’enchaînement par l’angoisse sexuelle, mais aussi par un semblant de discours anti-capitaliste qui mirent en confiance les foules, de sorte que la confusion régnait à tous les niveaux excepté sur l’illusion que seul le parti nazi, et son führer en tête, connaissait les attentes du peuple et pouvait les satisfaire.

Et si la propagande n’innova pas en s’appuyant sur la conservation et le renforcement de la famille autoritaire, elle le fit cependant sur la théorie raciale, en ayant pour but explicite la préservation de la race aryenne et l’anéantissement du peuple juif.

Le coup de maître fut d’y mêler la sexualité, saine, allemande (pour la procréation et le renouvellement de la race, dans les règles de la religion), d’une part, et sale, juive, française, débauchée, jouissive, source de maladies telle la syphilis, de l’autre, renforçant ainsi le consentement des foules dans leur propre angoisse sexuelle et permettant d’alimenter leur refoulement mystique et nationaliste.

Face à ce phénomène, l’économie sexuelle que propose Reich est une pratique qui consiste à démasquer l’idéologie mystique et à libérer les énergies qu’elle implique afin qu’elles soient réinvesties par chacun dans un combat juste contre l’origine de sa détresse, à savoir sa condition sociale, en vue d’abolir sa soumission volontaire à l’autorité et la perpétuation de l’éducation autoritaire anti-sexuelle qui en découle.

Reich nous fait alors, non pas une prescription idéologique, mais un constat que l’on pourrait qualifier de clinique lorsqu’il conclut que les ouvriers ont vu, dans l’avancée du capitalisme, les conditions d’une libération prochaine mais qu’ils apprirent à leur dépens que les progrès techniques ne font qu’accroître leur misère ; le pouvoir de décider de la tournure de leurs vies ne revint pas aux hommes des masses mais à l’Etat, continuation de la domination des classes dirigeantes sur les foules apeurées de construire leur liberté en dehors du cadre rigide de ce fameux Etat. Mais Reich rappelle que l’Etat fut créé par des esclavagistes grecs et romains, et ce dans le but de conserver et de légitimer leur organisation hiérarchique, et qu’aucun revirement véritable ne peut se faire dans ce cadre-là.

De plus, l’évolution des rapports entre les hommes et leur travail fut un élément déterminant car avec l’essor de la mécanisation, du rendement et du profit, le travail n’est plus une source de joie pour l’ouvrier mais devient au contraire aliénant, non reconnu et non valorisé.

La conclusion de cet ouvrage peut sembler assez noire puisque aucun faux espoir n’est donné par l’auteur. Le constat est sans appel, mais rationnel, et adressé à des personnes rationnelles : L’homme ne sera vraiment libre que lorsqu’il se détachera de la machine, qu’il ne reniera plus son origine animale et qu’il retrouvera alors son autodétermination sexuelle. À cette seule condition travailler redeviendra épanouissant et chacun se sentira, et sera concrètement responsable dans l’organisation de la société car la démocratie ne pourra s’exercer que lorsque toute forme d’idéologie prônant le « non-travail », c’est-à-dire sans intérêt vital, sera éliminée. Ceci revient à dire lorsque les classes dominantes, réprimées sexuellement, n’oppresseront plus sadiquement les masses, sur fond de politique, et que le travail rationnel retrouvera sa place de référence à la base d’une construction sociale réellement humaniste.

Marianne Nizet

Pour citer ce document

Marianne Nizet, «Wilhelm REICH. La Psychologie de masse du fascisme», Les Cahiers de Psychologie politique [En ligne], numéro 7, Juillet 2005. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1182
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mar 28 Déc - 19:50

"Nouveau millénaire, Défis libertaires"
http://search.atomz.com/search/?sp_a=sp10044108&sp_q=W.REICH&sp_p=all&sp_f=ISO-8859-15

=============

EXTRAIT d’un livre maudit sauvé des flammes par Myron SHARAF , ancien secrétaire de Reich :

Report on the Orgonic research Center, given by Wilhem REICH at the second orgonomic conference. August 25, 1950.

Myron SHARAF a fait paraître en 1986 une biographie de REICH . (« Fury on earth ». ed.. San Martin’s/Marek. New York). Psychanalyste, psychiatre et biologiste, psychopédagogue, il était né en Autriche Collaborateur de Reich, avec lequel il a entretenu des relations passionnées et parfois difficiles, il est mort en 1997 au cours d’une tournée de conférences à Berlin.

A l’occasion d’une session sur l’analyse bioénergétique, je l’avais rencontré à Boston en 1981. Nous avions passé de longues heures à parler de pédagogie, et des rapports de REICH avec NEILL (Libres enfants de Summerhill). 1

Myron m’avait confié comme une relique un livre échappé à l’autodafé des œuvres de Reich ordonné par le tribunal du Maine. « Children in the future ».

J’ai passé une bonne partie de la nuit à recopier et traduire quelques chapitres de ce livre.

Le passage suivant me semble particulièrement à méditer

… « Nos parents et grand-parents, au cours du siècle passé, ont sincèrement tenté de pénétrer le mur de la malfaisance sociale par toutes sortes de théories sociales, de programmes politiques, de réformes et de révolutions.

Ils ont lamentablement échoué à chaque fois.

La génération actuelle a hérité de la confusion. Elle a essayé vainement d’en sortir.

Alors, n’y a-t-il aucun espoir ?

Il y a un espoir. Beaucoup d’espoir.

La première condition [….] c’est la prise de conscience de notre propre fonctionnement.

Nous ne sommes que les courroies de transmission d’un passé démoniaque vers un éventuel futur meilleur.

Nous ne serons pas ceux qui construirons ce futur, et nous n’avons aucun droit à dire à nos enfants comment ils doivent construire leur avenir, puisque nous avons prouvé notre impuissance à construire notre présent.

Nous ne pouvons pas prêcher « l’adaptation culturelle » pour nos enfants alors que cette même culture s’est désintégrée sous nos pieds depuis 35 ans. Devons-nous adapter nos enfants à l’âge de la guerre, de l’extermination de masse, à la tyrannie, à la détérioration morale ?

Nous ne pouvons pas dire à nos enfants quel monde ils doivent bâtir. Mais nous pouvons les équiper des structures de caractère, de la vigueur biologique qui les rendra capables de prendre leurs propres décisions, trouver leurs propres voies pour construire leur propre futur et celles de leurs enfants de façon plus rationnelle. »
http://www.psychasoc.com/Textes/Reich-et-Les-enfants-du-futur


===============

http://www.femme-medecine.ch/downloads/ecoute_petit_homme.pdf
http://www.staps.uhp-nancy.fr/bernard/cours/fctionorgasme.pdf
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Re: étude du fascisme

Message  spike le Mer 29 Déc - 0:22

^o as-tu un but précis en postant tous ces textes?
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Re: étude du fascisme

Message  Groucho Marx le Mer 29 Déc - 5:04

"tous ces textes"?... yen a que deux
si le 2me est effectivement hors-sujet (il parle plus de reich que de fascisme), le 1er correspond à ma demande de résumé/analyse. d'ailleurs merci Ivo
...
oops Embarassed mais j'avais pas fait gaffe qu'ivo en avait effectivement posté pas mal! :pfffff:
Tous ceux qui suivent ce qui se passe sur le forum auront compris qu'ici, Ivo est un représentant de la Secte Reichienne lol! Wink
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mer 29 Déc - 11:01

spike m'attrappe, G.M me confond.

damned !!!


oui j'avoue, je suis un clone de reich ^^



sinon plus sérieusement spike, à mon sens, c'est reich qui a developpé la critique la plus complete du fascisme.
c'est tout.
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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Mar 11 Jan - 12:21

Larry Portis - Qu'est-ce que le fascisme ?

http://www.pavillon-noir.info/t1815-larry-portis-qu-est-ce-que-le-fascisme#15908

l’auteur relève une constante : son lien nécessaire et systématique avec le capitalisme. Le fascisme n’est jamais accidentel ou spontané : il est la réponse du capitalisme à la crise, lorsque parlementarisme, puis autoritarisme « ordinaire » ne permettent plus au système de se maintenir. Il est la réponse d’une oligarchie pour rester au pouvoir « quand plus rien d’autre ne marche »


Dernière édition par ivo le Lun 14 Fév - 13:53, édité 1 fois
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Re: étude du fascisme

Message  alangaja le Mar 11 Jan - 13:23

j'ai adopté pas mal de concepts chez Reich aussi...
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Re: étude du fascisme

Message  niouze le Mer 30 Mar - 22:51

tient j'ai vu que Larry Portis etait par chez moi pour une conf' mais j'ai oublier la date :pfffff:

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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: étude du fascisme

Message  Invité le Jeu 14 Avr - 19:20

Entretien avec Larry Portis : « Qu’est-ce que le fascisme ? »


Larry Portis, ancien professeur à l’université de Montpellier, étasunien et auteur de plusieurs ouvrages d’histoire sur le syndicalisme et le fascisme, publie en décembre Qu’est-ce que le fascisme ? aux éditions Alternative libertaire. Il nous explique ses motivations et les idées clés de l’ouvrage.

Larry, après un premier livre intitulé Histoire du fascisme aux Etats-Unis, tu en proposes un deuxième sur la question, mais en situant plus largement le sujet. Pourquoi cette nouvelle exploration ?

Larry Portis : Je m’intéresse à l’extrême droite depuis que j’ai commencé à me préoccuper sérieusement de politique, il y a 45 ans. La raison principale : j’ai vécu une grande partie de mon enfance dans le Montana aux Etats-Unis où la pensée et les organisations d’extrême droite sont très présentes. De fait, mes premiers articles dans l’hebdomadaire de l’université concernaient le financement par de grands groupes de ces mouvances. Anecdote amusante : ces articles m’ont valu la visite d’un lobbyiste envoyé par l’un des groupes mis en cause. Mais, pour l’avoir éconduit, j’ai retrouvé le pare brise de ma voiture mystérieusement pulvérisé !

Au delà des raisons personnelles, mon but est de montrer que le jeu des partis politiques est en grande partie un écran de fumée dissimulant les influences occultes et la violence permanente contre toute instauration d’une démocratie participative directe. Enquêter sur le fascisme mène forcément dans les coulisses de la scène politique, d’habitude invisible au grand nombre.

J’ai fait ce deuxième livre sur le fascisme pour deux raisons. Tout d’abord : je pense qu’on vit un moment où les idées et les mouvements fascisants ressurgissent dans le monde capitaliste et en conséquence, qu’il faut en parler et se préparer à les combattre, et les présenter d’une manière claire, débarrassée de certaines élucubrations universitaires ou autres. Deuxièmement, et puisque mon premier livre n’abordait pas d’une manière soutenue la question de la définition de fascisme, j’ai pensé qu’il fallait le faire. Je vois beaucoup de confusion sur la question, autant chez les militants progressistes que dans la population générale.

Tu demandes : « Qu’est-ce que le fascisme ». Quelles difficultés pour y répondre ?

Larry Portis : La première est qu’il s’agit d’un mot contesté dès ses origines. Comme d’autres mots en isme – « socialisme », « populisme » – celui de « fascisme » désigne un phénomène complexe touchant à toutes les dimensions de la vie sociétale contemporaine. Ils aident à identifier les processus qui structurent notre vie personnelle et notre devenir collectif. Mais s’ils sont essentiels, les mots sont toujours défaillants. « Fascisme » fait appel à l’imagination analytique tout en démystifiant un processus existant dans la réalité, processus historiquement situé dont les significations s’ancrent dans des idéologies.

L’autre difficulté est que le mot « fascisme » est réifié, c’est-à-dire que le mot devient un objet représentant une réalité en soi, un peu comme « classe sociale ». Alors, comment continuer de l’utiliser tout en maintenant un minimum de rigueur conceptuelle ?

Enfin : la vulgarisation du terme. On appelle trop souvent « fasciste » une manifestation de violence ou d’autorité quelconque. Oui, le fascisme use de violence, mais toutes les manifestations de violence ne sont pas proprement « fascistes ». L’intervention politique exige une plus grande clarté d’expression. Sinon on ne peut pas espérer changer les choses.

A te lire, il ressort qu’il y a un véritable enjeu à définir avec précision le fascisme. Pourquoi ça ? Et laquelle retiens-tu au final ?

Larry Portis : Oui. L’enjeu est de taille parce que les idéologues capitalistes s’attachent à nier l’existence du fascisme, ou à en rejeter la responsabilité sur les victimes. Il est souvent avancé qu’en France ou aux Etats-Unis par exemple, un véritable fascisme n’a jamais existé, que le phénomène est spécifique à l’Italie de l’entre-deux guerres, ou que le nazisme n’était pas un « vrai » fascisme ! On fait aussi l’amalgame entre stalinisme et fascisme.

Or, il est faux de dire que les phénomènes sont identiques, ce qui serait fausser notre compréhension des dérives proprement socialistes. En disant qu’il n’y a pas de différence entre fascismes « brun » et « rouge », on n’est pas loin de dire que le fascisme a été enfanté par les révolutionnaires libertaires. Et c’est ce que dit un idéologue notoire dont les livres sont vendus dans les librairies libertaires !

Quant à moi, je propose une définition simple et « générique » comme point de départ : le fascisme est un mode de contrôle politique autoritaire et totalitaire qui émerge dans les sociétés industrielles capitalistes en réponse à une crise économique. Il existe comme idée et mouvement, et non seulement comme régime politique. Phénomène social à la fois simple et complexe, il faut en accepter l’ambiguïté pour en comprendre la dialectique.


Peux-tu préciser pourquoi le rapport fascisme-capitalisme est si étroit ?

Larry Portis : Le lien est direct entre, d’une part, le système de représentation politique développé avec l’émergence du capitalisme industriel et d’autre part, le fascisme.

Une certaine forme de liberté est au cœur du capitalisme : libre concurrence, mouvements libres des biens, des ressources, du capital et de la propriété, sont essentiels à son fonctionnement.

Parallèlement, le système politique qui sert à arbitrer entre les différents intérêts capitalistes est la démocratie représentative. Mais puisque ce système de production est aussi fondé sur l’exploitation, le système de représentation permet aux dominants, via les communications de masse et les institutions éducatives, de manipuler et contrôler l’apparence d’une égalité civique.

Il y a pourtant des moments où la production capitaliste entre en crise et ne peut plus subvenir aux besoins du plus grand nombre. C’est le moment où le système des institutions politiques devient dangereux, et si la masse des travailleurs devient trop exigeante et incontrôlable, des moyens exceptionnels de contrôle – autoritaires et totalitaires – sont appliqués. Les idées, les appareils politiques et leurs personnels sont toujours prêts, en attente, et soutenus par des possédants soucieux de garder leurs privilèges et leur pouvoir. C’est ainsi que le fascisme existe à l’état latent, ou larvé, à l’intérieur même des institutions politiques libérales, dites démocratiques.

Pour toi, racisme d’état, dérive autoritaire et sécuritaire ne suffisent pas pour parler de fascisme « réel ». Quelle est la situation aujourd’hui ?

Larry Portis : Le racisme est une idéologie qui a ces origines dans l’essor du capitalisme commercial moderne impulsé par les conquêtes européennes des XVe et XVIe siècles. La notion de races conçues comme espèces humaines biologiquement inégales, a émergé pour justifier la domination et l’exploitation des « inférieurs ». Que cette idée persiste pendant l’ère industrielle et même « post-industrielle » n’est pas particulièrement étonnante.

Si dans la plupart des « démocraties » libérales, la discrimination implicite dans l’idée de « race » n’est pas acceptée formellement par les institutions, elle reste utile pour stigmatiser une partie de la population et mobiliser les autres. Diviser pour renier, créer des boucs émissaires en temps de « crise », autant des pratiques employées depuis toujours par patrons et politiques. Les fascistes pousseront la logique jusqu’au bout. Il y a de nos jours en France une « xénophobie d’État » s’appuyant sur des sous-entendus racistes sans pour autant affirmer de thèses racistes.

Mais les conditions se réunissent pour favoriser l’acceptation des attitudes et des idées exploitables par le fascisme. Si, comme je le pense, nous n’en sommes qu’au début d’une crise économique et politique capitaliste, il faut se préparer à lutter contre un renouveau du fascisme sous toutes ses formes.

Propos recueillis par Cuervo AL95

* Larry Portis est notamment l’auteur de Les Classes sociales en France. Un débat inachevé (1988) ; IWW. Le syndicalisme révolutionnaire aux États-Unis (2003) ; La Canaille ! Histoire sociale de la chanson française (2004) ; Histoire du fascisme aux Etats-Unis (2008).

* Larry Portis, Qu’est-ce que le Fascisme ? édition Alternative libertaire, 9 euros, 120 pages

Cet ouvrage est aussi disponible sur la boutique en ligne des éditions d’AL.
... et dans toutes les bonnes bibliothèques !
@ niouze : si tu as l'occasion d'aller le voir, ne le loupe pas, il est, en plus, passionnant à écouter.
Source :
Alternative libertaire

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Re: étude du fascisme

Message  ivo le Jeu 21 Avr - 11:31

Si, comme je le pense, nous n’en sommes qu’au début d’une crise économique et politique capitaliste, il faut se préparer à lutter contre un renouveau du fascisme sous toutes ses formes.

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