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Message  ivo le Jeu 11 Nov - 10:44

Les causes de la Grande Guerre
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=fr&idPage=2501
La Première Guerre mondiale fit environ 8 millions de morts. Avec le recul du temps, il est difficile de comprendre comment et pourquoi en 1914 les grandes nations européennes se sont précipitées les unes contre les autres avec fureur. Raison de plus d'analyser avec la plus grande précision comment la guerre est arrivée.

S'il est vrai que les causes d'un événement historique sont en général multiples et complexes, il peut quand même paraître surprenant que, 90 ans après les débuts de la Grande Guerre, on s'interroge encore sur celles de ce conflit. La raison en est que, pendant très longtemps, on s'est moins consacré à en analyser les causes qu'à en déterminer les responsabilités, qui étaient évidemment le fait de l'autre ! Il faut chercher l'explication de la guerre dans l'état de l'Europe au début du XXe siècle. Non pas, d'ailleurs, dans les séquelles d'événements antérieurs comme la revanche ou la perte de l'Alsace-Lorraine, mais dans le développement des nations tout au long du XIXe siècle. L'idée nationale était devenue maîtresse en Europe.

Mais loin de créer l'harmonie entre les peuples, elle avait plus souvent favorisé la croissance d'antagonismes nationaux, qui d'ailleurs ne recouvraient pas nécessairement les ennemis "héréditaires" d'antan. Ainsi, l'antagonisme séculaire entre la France et l'Angleterre s'était résorbé pour se transformer en "Entente cordiale" en 1904, alors que l'hostilité franco-allemande tendait à se développer, conséquence du souvenir de la guerre de l870, mais plus encore des crises qui avaient opposé la France et l'Allemagne à propos du Maroc - notamment celle de l911, qui avait laissé les deux opinions publiques meurtries et méfiantes l'une envers l'autre -. Les Français, du moins certains journalistes et certains généraux, craignaient une "attaque brusquée" allemande, tandis que les Allemands s'étaient convaincus que l'esprit de Revanche continuait à fleurir en France, opinion que ne pouvait que conforter l'attitude d'une partie de la presse française et la sorte de "démagogie militariste" (1) qui s'était manifestée lors du rétablissement à trois ans du service militaire en 1913. Autre élément clé : l'alliance entre la France et la Russie, qui pouvait faire redouter à l'Allemagne, le cas échéant, une guerre sur deux fronts. Quand, de plus, en 1907, la Russie se rapprocha du Royaume-Uni, le sentiment d'être victime d'un véritable encerclement se répandit en Allemagne, où existait, à l'époque, une hantise du géant slave.

L'attentat de Sarajevo, l'étincelle dans les Balkans

Les suspicions que nourrissaient les nations les unes envers les autres avaient en quelque sorte transformé l'Europe en baril de poudre. Mais un baril de poudre n'est dangereux que si quelqu'un s'avise d'y mettre le feu. Or les gouvernements européens, et plus encore les peuples, étaient en fait, à quelques exceptions près, pacifiques.
Cependant, l'agitation qui régnait dans l'Europe balkanique constituait un éventuel péril. Depuis le début du XIXe siècle, Serbes, Grecs, Roumains, Bulgares n'avaient eu de cesse d'échapper à la domination ottomane pour constituer leur propre nation. De l'ancien Empire turc, il ne restait plus en Europe, à l'aube du XXe siècle, qu'une large bande formée, pour l'essentiel, de l'Albanie, de la Macédoine et de la Thrace. Lors d'une première guerre balkanique en 1912, les Turcs furent pratiquement chassés d'Europe, mais le partage des territoires conquis provoqua, en 1913, une seconde guerre balkanique dont les Bulgares furent les perdants et les Serbes les gagnants. Ces derniers, les seuls dans les Balkans à avoir une dynastie nationale, faisaient preuve d'un nationalisme virulent et revendiquaient la libération des Slaves du sud dominés par l'Autriche-Hongrie, en particulier ceux de la Bosnie-Herzégovine majoritairement peuplée de Serbes. L' Autriche-Hongrie supportait mal l'agressivité de ce nationalisme serbe sur ses frontières méridionales.


Dans la poudrière européenne, les Balkans étaient donc une zone sensible où il valait mieux éviter qu'il n'arrive quelque chose. Tous les gouvernements en étaient conscients (sauf dans une certaine mesure le gouvernement austro-hongrois), mais ils ne furent pour rien dans l'incident. Le 28 juin, de jeunes nationalistes serbes, originaires de Bosnie-Herzégovine, assassinaient à Sarajevo l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand ainsi que son épouse. Selon les conceptions de l'époque, pour garder sa crédibilité internationale, l'Autriche-Hongrie devait exiger réparation. Mais, les jeunes terroristes étant des sujets autrichiens, il fallait montrer que la véritable responsable était la Serbie. D'ailleurs, pour quelques boutefeux, tels le chef de l'armée, Conrad von Hotzendorf, et le ministre des affaires étrangères, le comte Berchtold, soutenus par une opinion très remontée contre les Serbes, cet attentat avait l'avantage de fournir la raison de mater la Serbie. Néanmoins, l'Autriche-Hongrie ne pouvait agir sans l'accord de son puissant allié allemand. Cet accord n'allait pas de soi puisque l'année précédente - dans des circonstances certes différentes - le gouvernement allemand s'était opposé à une action que l'Autriche-Hongrie voulait engager contre les Serbes. Cependant, le gouvernement allemand adopta alors une autre attitude, et cela pour deux raisons. La première était que l'Allemagne ne pouvait plus laisser affaiblir son seul allié véritable, qui permettait de constituer au coeur de l'Europe un bloc germanique considérable (même si les Allemands étaient minoritaires dans l'Empire de François-Joseph). La seconde se fondait sur l'idée que les autres puissances européennes, devant l'horreur de l'attentat et, d'une façon générale, en raison de leur peu de sympathie pour les Serbes, ne réagiraient pas. Le raisonnement allemand se révéla erroné parce qu'une fois obtenu l'accord de l'Allemagne, le gouvernement autrichien n'en fit qu'à sa tête, sans plus guère la consulter. Il voulait faire tout de suite la guerre à la Serbie quelle que fût l'attitude qu'adopterait cette dernière. Après lui avoir adressé un ultimatum "inacceptable", il ne tint aucun compte du fait que les Serbes l'aient en grande partie accepté et déclara la guerre à la Serbie le 28 juillet. Décision très précipitée d'autant que l'armée austro-hongroise n'était pas en état d'entrer en campagne avant un certain temps. Ce bellicisme affiché changea la donne. Une partie de l'opinion européenne, et en particulier l'opinion russe, se retourna.

Dans un premier temps, ni le gouvernement russe ni l'opinion (celle des villes, la seule qui comptait) n'avaient réagi. Il avait simplement été conseillé à la Serbie de faire preuve de modération (ce qui ne fut pas entendu de la presse serbe non loin d'approuver l'attentat). Mais le bellicisme de l'Autriche-Hongrie finit par provoquer chez les Russes, une fois l'émotion retombée, le sentiment qu'il n'était pas possible d'abandonner le "petit frère serbe" à la vindicte autrichienne. Après bien des tergiversations, les généraux russes, soutenus par l'opinion, parvinrent à arracher au Tsar Nicolas II l'ordre de mobilisation générale le 30 juillet.

La montée d'un élan patriotique et belliqueux


Ce que tout le monde pouvait imaginer arriva : la mobilisation générale russe fit l'effet d'un "chiffon rouge" sur l'opinion allemande : au mouvement pacifiste, qui n'était pas négligeable, se substitua un élan patriotique et belliqueux aux conséquences immenses. En effet, en cas de conflit européen, le plan de guerre allemand, "le plan Schlieffen", prévoyait de mettre hors de combat l'armée française avant de se retourner contre la Russie. Après avoir montré beaucoup de virulence en juillet, l'empereur Guillaume II se rendit compte de l'absurdité d'attaquer la France pour régler un conflit en Bosnie. Il ne comprenait pas l'attitude extrémiste de l'Autriche et pensait qu'il fallait différer l'application du "plan Schlieffen". Mais il fut alors "bousculé" par l'état-major affirmant que l'on ne pouvait plus modifier les plans, sauf à mettre l'Allemagne en grand danger.

Qu'en était-il de la France qui risquait ainsi de se trouver en première ligne d'un conflit qui ne la concernait guère ? Le gouvernement français était resté dans l'expectative d'autant que le président de la République, Raymond Poincaré, et le président du Conseil, René Viviani, rentrant d'un voyage de routine à Saint-Pétersbourg, se trouvaient en mer Baltique au moment où la crise avait éclaté et étaient donc dans l'impossibilité de prendre des initiatives. La Russie avait décrété la mobilisation générale sans même en avertir la France, ce qui permettait en principe à cette dernière de rester en dehors du conflit.

Mais cela n'était guère possible : l'application du plan allemand ne lui en laisserait pas le loisir, et la politique menée par Poincaré depuis plusieurs années l'empêchait de se désolidariser de la Russie, quelles que soient les circonstances. Alors que dans l'opinion française les manifestations pacifistes étaient bien plus nombreuses que les manifestations nationalistes, alors que la population - en majorité rurale - n'était guère consciente de ce qui se passait, le gouvernement français fut lui aussi soumis au chantage du chef de l'état-major, le général Joffre, qui jeta sa démission dans la balance estimant qu'il n'était plus possible d'attendre pour prendre les mesures nécessaires. C'est ainsi que dans l'après-midi du samedi 1er août, pratiquement à la même heure, la France et l'Allemagne décrétèrent la mobilisation générale.

Parmi les grandes puissances - à part l'Italie qui préféra, pour l'heure, proclamer sa neutralité (3 août) -, restait le Royaume-Uni. Sa politique avait été terne pendant la crise, ses problèmes intérieurs et un pacifisme profond de la population le conduisant à rester en dehors du conflit. Mais l'attitude du gouvernement, bientôt suivie par l'opinion, fut modifiée par l'ultimatum adressé le 2 août à la Belgique exigeant qu'elle laisse le passage à l'armée allemande : le gouvernement britannique, estimant alors que la rupture de l'équilibre européen qui était en train de se produire le menaçait directement, déclara, le 4 août, la guerre à l'Allemagne qui, elle-même, l'avait déclarée le 1er à la Russie et le 3 à la France.


Agresseurs ou agressés ?
Les causes de la guerre sont donc bien plus complexes qu'on ne le pense. Tous les États européens, d'une certaine façon, ont joué un rôle dans le déclenchement du conflit qui embrasa l'Europe. Mais le déroulement des événements - l'invasion de la Belgique et l'attaque contre la France (sans compter, dans leur prolongement, les exactions des troupes allemandes) - ont installé durablement dans l'esprit français la conviction de l'agression allemande. Pourtant, les Français de l'époque n'imaginaient pas qu'au même moment tous les peuples européens avaient la même conviction d'être agressés directement ou indirectement, y compris le peuple allemand.

extrait:
Les buts de guerre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale
La formulation des buts de guerre est délicate pour la plupart des États belligérants. Beaucoup de chefs d'État considèrent cela comme dangereux et inutile, car la proclamation de buts de guerre concrets pourrait entraîner des obligations qu'ils préfèreraient éviter. Ne pas atteindre les buts de guerre annoncés publiquement pourrait en effet être perçu par la suite comme une défaite. Les chefs d'État parlent dans la première phase de la guerre des buts de guerre uniquement de manière générale et cela jusqu'en 191756 et se consacrent plus volontiers à rallier l'opinion publique à l'idée générale de victoire. Des buts de guerre détaillés sont secondaires, ne compte que le caractère héroïque de la guerre. D'un autre côté, les aspirations d'expansion exprimées publiquement ont une influence négative sur la position des États neutres. Par la suite, la formulation publique des buts de guerre se révèle souvent nécessaire pour analyser s'il est toujours la peine de combattre pour telle ou telle ambition. Tout comme les Alliés, les Empires centraux utilisent les buts de guerre pour encourager leur population, leurs alliés ou les pays neutres ou les brandissent pour menacer et ainsi décourager leurs ennemis. La politique des buts de guerre de chaque camp comporte également un aspect économique : occuper ou exercer une influence dans les secteurs commerciaux pour ses propres exportations d'une part et obtenir de nouvelles sources de matières premières d'autre part.

>>>>> 18 millions de morts ....
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Message  ivo le Jeu 11 Nov - 19:27

Première Guerre mondiale
La première base présente plus de 1,3 million de fiches individuelles numérisées de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention "Morts pour la France". La seconde comprend plus de 70 000 fiches individuelles numérisées de soldats ayant appartenu à l’aéronautique militaire. La dernière base présente les images numérisées des journaux des marches et opérations, des carnets de comptabilité en campagne, des journaux de bord, etc. de toutes les unités militaires engagées durant la Première Guerre mondiale.

Morts pour la France

Personnels de l’aéronautique militaire

Journaux des unités
à consulter ici:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?rubrique16

également:


http://www.curiosphere.tv/guerre14_18/index.htm



1914-18, la Der des Ders
http://www.1914-18.org/

historial de la grande guerre

http://historial.inovawork.net/
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Message  ivo le Jeu 5 Mai - 11:04

Le dernier vétéran de la Grande guerre est mort
france-info
Né le 03 mars 1901 en Angleterre, il avait eu 110 ans le mois dernier. Officier dans la Royal Navy pendant la guerre de 14-18, Claude Choules, qui vivait en Australie depuis le milieu des années 20, est mort hier soir à Perth.

Après la mort, en février dernier, de l’Américain Franck Buckles, 110 ans lui aussi, Claude Choules était le dernier survivant connu des quelque 70 millions de soldats mobilisés pendant la Première guerre mondiale.
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Message  ivo le Sam 14 Sep - 10:30

Comment on déclenche une boucherie universelle
http://www.marianne.net/Comment-on-declenche-une-boucherie-universelle_a231594.html
L'historien australien Christopher Clark publie les Somnambules (Flammarion), époustouflant récit d'une marche à la guerre qui commence, en 1903, par un coup d'Etat particulièrement sanguinaire en Serbie et trouve son aboutissement lorsqu'un nationaliste serbe assassine, à Sarajevo, l'archiduc héritier du trône d'Autriche-Hongrie, François-Ferdinand. Démontage d'un mécanisme qui, quelle que soit la volonté des hommes, va provoquer le pire holocauste de l'histoire universelle.



Qui furent les principaux responsables. Il y a cent ans, des gens ordinaires, apparemment sensés, bons père de famille et peut-être bons époux, souvent intelligents, toujours cultivés, vont enclencher, froidement, en toute bonne conscience, un engrenage qui déclenchera une guerre quasi universelle, qui ne se terminera qu'en 1945. Guerre qui se soldera par plus (peut-être même beaucoup plus) de 50 millions de morts... Car la Première Guerre mondiale et la Seconde ne font qu'une, en vérité. La seconde n'est que l'inéluctable conséquence de la première.

Comment cela fut-il possible ? Comment a-t-on pu permettre, commettre, puis assumer un crime d'une telle effroyable ampleur ? Aucun des monstres révélés par les plus horribles de nos faits divers n'a fait pire. Quelles furent les motivations des serial killers de 1914 ? Quelle force irrépressible les a fait basculer dans cette folie meurtrière ?

Evidemment, une question nous taraude : quel est le principal responsable de cet holocauste ? Quel personnage, quel pays ? La Serbie, dont l'hystérie nationaliste a inspiré, et peut-être instrumentalisé, l'attentat de Sarajevo contre l'héritier du trône d'Autriche ? L'étrange personnage surnommé Apis, un officier serbe auteur d'un coup d'Etat précédent, qui organisa cet attentat ? L'Autriche, qui sauta sur l'occasion pour humilier la Serbie et châtier le peuple serbe ? La Russie, qui, désirant imposer son leadership dans les Balkans, et apparaître comme la protectrice de tout le monde slave, se mit, pour se faire, au service du nationalisme et de l'expansionnisme serbe ? La France, qui avait conclu avec la Russie tsariste une alliance qui l'entraînait mécaniquement dans toute guerre voulue par Saint-Pétersbourg ? L'Italie, qui, en envahissant la Libye pour profiter de la crise de l'Empire ottoman, incita la Serbie à envahir l'Albanie, ce qui inquiéta l'Autriche.

Cette guerre que ne désirait pas l'Allemagne

Paradoxalement, outre la Grande-Bretagne entraînée dans ce conflit qui ne la concernait guère : par suite de l'Entente cordiale, avec la France, le pays qui redoutait le plus ce conflit, c'était l'Allemagne. Cette guerre, elle la préparait mieux que les autres, mais, prise entre deux feux, entre l'alliance franco-britannique à l'ouest et la Russie à l'est dont elle surestimait la puissance militaire, elle ne la désirait pas. A la veille de son déclenchement, le Kaiser, l'empereur d'Allemagne, était en croisière. Seuls certains chefs militaires allemands affirmaient : « Nous sommes encerclés. Mieux vaut donc que l'affrontement ait lieu aujourd'hui sans quoi nous serons écrasés demain. »

En fait, si tous les protagonistes, en particulier le tsar Nicolas II et le président français Poincaré, ont leur part, leur très grande part de responsabilité, aucun n'imaginait, et donc ne le désirait point, que l'affrontement se généraliserait à ce point et atteindrait un tel degré de violence paroxystique. L'implacable logique des choses l'emporta sur la volonté des esprits. Un mécanisme infernal s'emballa et personne ne fut plus en mesure de le stopper. Les apprentis sorciers avaient déchaîné des forces aveugles qui les dépassaient et les submergeaient.

Reconstituons cette machinerie devenue folle. Tout commença en 1903 par un coup d'Etat militaire particulièrement sauvage en Serbie...

Des comploteurs d'opérette prêts à tout

Pour sanguinaire qu'il fût, le massacre de Belgrade n'inquiète pas cependant Londres et Paris, ces capitales brillantes qui viennent de célébrer l'avènement du siècle de l'électricité et du progrès. Sir Francis Plunkett, ambassadeur de Grande-Bretagne à Vienne, est frappé par « le calme extraordinaire avec lequel un crime aussi atroce a été accepté ». Les conséquences de ce crime vont pourtant être considérables. Cerveau de cette « révolution », le lieutenant Dragutin Dimitrijevic ne revendique pas le pouvoir pour lui-même. Si ce n'était le sang répandu, il passerait facilement pour un comploteur d'opérette avec ses uniformes rutilants et sa carrure qui lui vaut d'être surnommé Apis, comme le dieu taureau de l'Egypte. Comment prendre au sérieux ces conjurés qui se réunissent au grand jour dans les cafés enfumés de Belgrade, se retrouvent à table au mess des officiers et qui vont fonder publiquement une société secrète, La Main noire ? Et pourtant, ce groupe d'officiers menés par Dragutin Dimitrijevic va mettre le feu à l'Europe.

Explications : la Serbie de 1903 n'est qu'un petit pays taillé dans les décombres de l'Empire ottoman, lorsque Pierre Karadjorjevic devient Pierre Ier de Serbie à la faveur du massacre de la dynastie rivale des Obrenovic.

A priori, Pierre Ier a tout pour rassurer Londres et Paris. Il a vécu l'essentiel de sa vie en Suisse et en France et il affiche une solide culture anglophone. La nouvelle Constitution adoptée semble démocratique et le gouvernement revient à un radical, Nicolas Pasic, qui ne semble guère différent des politiciens de Paris et de Londres. On ne s'inquiète pas trop du pouvoir parallèle constitué par les officiers conjurés et massacreurs. La Serbie est pauvre et ne peut équiper son armée sans s'endetter auprès des grandes puissances. La concurrence en Europe étant ce qu'elle est, il lui suffira de s'intéresser aux armements allemands pour que la France consente des crédits quasi illimités permettant d'acheter les meilleures productions des usines d'armement françaises. Et, plus la France investit en Serbie pour faire la pige à l'Allemagne, plus elle est entraînée dans le sillage de l'aventurisme serbe.

La Russie se pose en protectrice du nationalisme serbe

L'importance de la Serbie doit plus à sa situation géographique qu'à ses maigres richesses. Son grand voisin, l'empire d'Autriche, survit sous la forme d'une double monarchie d'Autriche et de Hongrie dont le faste, la splendeur des fêtes et la brillance intellectuelle et musicale dissimulent mal qu'elle avance, avec la plus belle inconscience, vers la catastrophe finale.

L'affaiblissement de la Turquie donne à Vienne l'illusion d'être la puissance dominante des Balkans. La première monarchie serbe se présentait comme l'alliée de l'Autriche-Hongrie. Le coup de force de 1903 change brutalement la donne. Belgrade entend désormais disputer à Vienne les scories balkaniques de l'Empire ottoman. Les Russes, qui ont avalé la Crimée, y voient l'occasion de pousser, eux aussi, leurs pions. Les Serbes ne sont-ils pas, comme eux, des Slaves de religion orthodoxe ? La situation s'envenime, dès la fin 1903, lorsque la Serbie et la Bulgarie, encouragées par la Russie, se rapprochent, forment secrètement une union douanière qui évolue rapidement vers une alliance politique et militaire. Vue de Vienne, cette alliance slave des Balkans, soutenue par Saint-Pétersbourg, ressemble à un encerclement.

Puisqu'il en est ainsi, l'Autriche-Hongrie décide, en septembre 1908, d'annexer la Bosnie-Herzégovine. Hurlement de Belgrade qui en appelle à la solidarité armée de tous les Serbes. Le ministre russe des Affaires étrangères propose un compromis : la Russie accepte l'annexion en échange du soutien de l'Autriche-Hongrie à la revendication russe de libre accès aux détroits qui permettrait à la flotte russe de croiser en Méditerranée. Seulement, l'Angleterre, quoique liée à la Russie par un accord, n'est guère pressée de voir les Russes sortir de la mer Noire pour piétiner ses plates-bandes. La pression britannique oblige les Russes à dénoncer l'accord, et donc l'annexion de la Bosnie par l'Autriche. Le tsar Nicolas II jure qu'il n'a jamais soutenu la démarche de son ministre, lequel affirme avoir été dupé par les Autrichiens.

L'empire des Habsbourg d'Autriche «gémit», perclus de rhumatismes

Occasion ratée. Les antagonismes s'exacerbent.

Cependant, les deux empires qui s'opposent masquent mal leur décrépitude. Le tsar Nicolas II achève tout juste de contenir la poussée révolutionnaire de 1905. Il a mené une effroyable répression tout en concédant une vague libéralisation du régime. En fait, il trouve l'occasion de conforter son trône chancelant en réveillant le chauvinisme russe et en jouant la solidarité slave et orthodoxe. En 1909, il expédie un nouvel ambassadeur à Belgrade, Nicolas Hartwig, considéré en Autriche comme «un fanatique slavophile». Celui-ci va, en effet, systématiquement jeter de l'huile sur le feu.

On a fêté, en 1908, à Vienne, les 50 ans de règne de François-Joseph, mais les fastes du jubilé ne trompent personne.

Dominé par deux nationalités minoritaires, les Allemands et les Hongrois, le vieil empire est une mosaïque de peuples, des Polonais aux Italiens, en passant par les Ukrainiens, les Ruthènes, les Roumains, les Tchèques, les Slovaques, les Slovènes, les Croates et les Bosno-musulmans.

Les tensions nationales, ethniques et religieuses sont partout. Entre Tchèques et Allemands, entre les Polonais de Galicie et les minorités ruthènes et ukrainiennes des Carpates, entre Hongrois et Roumains en Transylvanie, Hongrois et Serbes en Voïvodine, entre Serbes et Croates en Croatie-Slavonie, et, bien sûr, en Bosnie et en Herzégovine, récemment annexées, où la tension avec une population musulmane s'ajoute à l'hostilité entre Serbes et Croates.

Certes, de Trieste à Cracovie, de Cernovice à Ljubljana, l'Autriche-Hongrie semble florissante, elle connaît une forte croissance économique et une formidable vie culturelle. Mais Vienne, Budapest et Prague ont beau être les capitales de la musique, l'Autriche-Hongrie se débat dans une assourdissante cacophonie. Les malheurs du vieil empereur François-Joseph fourniront de beaux scénarios de cinéma, son fils Rodolphe s'est suicidé, pour des raisons sentimentales, à Mayerling, l'impératrice Elisabeth, «Sissi», est assassinée en Suisse. La succession du trône revient à un neveu de François-Joseph, l'archiduc François-Ferdinand, dont le mariage avec une simple comtesse tchèque, Sophie Chotek de Chotkowa, est considéré comme une mésalliance. L'archiduc n'est pas seulement un successeur obligatoire, c'est un homme politique convaincu de la nécessité de réformer l'empire et de mieux y intégrer les composantes slaves.

Les Balkans : champ clos des affrontements. Les intérêts impérialistes

La petite Serbie, elle, s'enflamme. Son nationalisme devient d'autant plus exalté qu'elle se sent soutenue par la «grande» Russie (et indirectement par la France). Elle veut regrouper, sous sa férule, les Serbes de Macédoine, de Voïvodine et de Bosnie-Herzégovine. Elle lorgne sur le Monténégro, qui dispose d'un accès à l'Adriatique, et regarde vers l'Albanie, enclave ottomane qui accède à l'indépendance en 1912.

Comment les Balkans, qui ne constituent pas, loin s'en faut, un eldorado regorgeant de richesses naturelles, peuvent-ils embraser l'Europe entière ? En fait, ils catalysent les tensions qui s'accumulent entre des puissances européennes qui se disputent des continents entiers, et en particulier l'Empire ottoman.

La France s'est consolée en Afrique et en Extrême-Orient de la perte de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. La nostalgie des territoires perdus nourrit sans doute la littérature, les romans nationaux d'Erckmann-Chatrian, la prose envoûtante de Maurice Barrès et la poésie de Charles Péguy, mais les politiques, depuis Jules Ferry, regardent ailleurs, préférant les conquêtes coloniales au rêve d'une reconquête.

C'est en Afrique, et en Afrique du Nord tout particulièrement, que l'on s'efforce de limiter la présence allemande. Maîtresse en Algérie, protectrice de la Tunisie, la France veut renforcer sa présence au Maroc, malgré l'opposition allemande. Pour y parvenir, elle se rapproche de l'Angleterre. La IIIe République cultive le souvenir de la Révolution française, mais elle ne tient nullement à s'isoler face à une Europe presque entièrement constituée de monarchies. Si les liens du sang fondaient la politique, la République française serait en face d'une coalition écrasante. Le Kaiser d'Allemagne, Guillaume II, et le roi George V d'Angleterre sont tout deux petits-fils de la reine Victoria. La très fantasque tsarine, épouse de Nicolas II, Alexandra Hesse Darmstadt, est également une petite-fille de Victoria. Les mères de George V et de Nicolas II sont sœurs. Le Kaiser et le tsar Nicolas descendent l'un et l'autre du tsar Paul Ier. La grand-mère du tsar n'est autre que Charlotte de Prusse, grand-tante de Guillaume II.

Si le roi d'Angleterre ne se mêle pas directement du gouvernement, le Kaiser d'Allemagne et le tsar - les deux termes signifient «César» - demeurent, eux, de véritables chefs d'Etat.

La France construit le système d'alliances qui va rendre tout conflit mondial

La France compense l'instabilité de ses gouvernements par la permanence de ses institutions et de sa bureaucratie. Les ministres passent, les ambassadeurs restent : des diplomates jouent ainsi un rôle considérable.

Ministre des Affaires étrangères presque inamovible, Théophile Delcassé a fixé la ligne de la politique française : l'alliance avec l'Angleterre est plus précieuse que tous les territoires disputés en Afrique. Ce pourquoi la droite nationaliste se déchaîne contre lui et la presse le traîne la boue ! En 1899, il est, cette fois, critiqué à gauche pour avoir relancé l'alliance franco-russe qui devient de plus en plus clairement une alliance militaire. Le tsar Nicolas II se rend triomphalement à Paris, les Russes et les Français organisent des parades et des manœuvres communes. Ce rapprochement avec le plus antidémocratique des régimes européens heurte bien Jean Jaurès, mais l'opinion républicaine l'approuve, parce qu'il paraît clairement dirigé contre l'Allemagne. Théophile Delcassé n'est pas un va-t-en-guerre, mais il a mis au point un redoutable système d'alliances, qui donne au moindre conflit une dimension européenne, sinon mondiale.

Il ne reste plus qu'à rapprocher les deux alliés de la France, l'Angleterre et la Russie. C'est chose faite en 1907. Les Russes et les Anglais se mettent d'accord sur les zones d'influence respectives, comme sur le partage des dépouilles de l'Empire ottoman. Tout est donc en place..., si une partie s'embrase, le tout flambe. La France s'est engagée à défendre la cause serbe et la politique russe dans les Balkans, la Russie en retour soutiendra les revendications françaises sur l'Alsace et la Moselle.

Curieusement, dans cette danse macabre des diplomaties européennes, cette question d'Alsace et de Moselle semble bien enterrée. Elle hante certes la politique française, du moins dans les discours, les journaux, les pamphlets et les chansons ; mais tous les conflits portent sur les partages coloniaux ou sur les Balkans, jamais sur cette revanche dont rêvent les Français depuis 1870 ! Les plus germanophobes des Français préparent les conditions de la guerre sans jamais évoquer l'Alsace. Les regards sont tournés vers la ligne bleue des Vosges, mais la pratique passe par l'Afrique du Nord et les Balkans.

L'Italie met le feu aux poudres

L'Italie (membre de la Triple Alliance avec l'Autriche et l'Allemagne) veut une part du partage colonial et se lance à l'assaut de la Libye, profitant à son tour de la décrépitude ottomane. Et, puisque les Italiens attaquent un lambeau de l'Empire turc, les Serbes, les Monténégrins et les Bulgares se sentent en droit d'arracher les dernières possessions balkaniques de Constantinople.

Conséquence : la guerre éclate dans les Balkans en 1912. Le roi Pierre Ier de Serbie prend la pose du libérateur des peuples frères opprimés par les Turcs. Les Grecs cherchent à reprendre Salonique, les Bulgares entrent en Macédoine. Du coup, Serbes et Grecs se retournent contre les Bulgares. Micmac sanglant. La Russie tente d'arbitrer et de fédérer les Slaves tout en cherchant un accord avec Constantinople : la détente contre le passage de la flotte russe dans les détroits ! Ce n'est plus une guerre, c'est un imbroglio. La Serbie remporte toutefois une victoire hautement symbolique sur les lieux mêmes de sa défaite devant les Ottomans en 1389 : le Kosovo ! La libération de cette province historique rehausse le prestige du roi Pierre Ier et, surtout, celui des militaires nationalistes.

Au même moment, sur le front colonial, une provocation allemande au large d'Agadir tourne court. Joseph Caillaux dirige le gouvernement français et, à l'inverse de nombre de diplomates et d'hommes politiques, il se montre totalement hostile au déclenchement d'une guerre en Europe. L'affaire se solde par un compromis. Ce qui prouve que c'était possible.

Le calme avant la tempête

Paradoxalement, au début de 1914, l'Europe respire. L'affaire des Balkans semble s'être tassée, les Allemands ont renoncé au Maroc et reçoivent en échange une concession, entre Cameroun et Congo.

Le 10 mai 1914, les Français élisent leurs députés et donnent une majorité écrasante à la gauche (ce qui démontre qu'ils ne veulent pas la guerre). La Chambre les républicains, radicaux et radicaux-socialistes sont plus de 300 et la SFIO (les socialistes) de Jean Jaurès et Jules Guesde obtient 106 députés. Les divisions entre radicaux et républicains rendant cependant difficile la constitution d'une majorité, le président Raymond Poincaré fait appel à l'ex-socialiste droitisé René Viviani, qui forme un gouvernement (celui qui sera entraîné dans le conflit) dont le ministre des Affaires étrangères, Aristide Briand, passera bizarrement à la postérité avec le titre d'« apôtre de la paix ».

Ce gouvernement, formé le 14 juin 1914, n'a rien de plus pressé que le renforcement des alliances de la France. Il répond donc positivement à Nicolas II qui propose d'organiser une grande réunion franco-russe en juillet à Saint-Pétersbourg. On y rendra encore plus automatique l'entrée en guerre de la France en cas de conflit de la Russie avec l'Autriche.

Pendant que Russes et Français échangent des amabilités, l'archiduc François-Ferdinand est en visite officielle à Sarajevo.

Le 28 juin 1914 est pour les Serbes une date symbolique : c'est le jour anniversaire de la défaite de 1389 (contre les Turcs), et c'est la première fois qu'on le célèbre dans le Kosovo redevenu province serbe. La visite de l'archiduc autrichien en Bosnie en ce jour sacré est un affront pour les Serbes de Sarajevo. La Main noire, société secrète ultranationaliste formée par les militaires conjurés de Belgrade, ne peut laisser passer ce défi. Apis - le revoilà -, l'instigateur du massacre de 1903, inspire directement les «terroristes» de Sarajevo.

Un attentat de branquignols qui réussit par hasard

Le complot est si peu discret que les services autrichiens, conscients du danger, transmettent une note à Vienne. Inconscients, l'archiduc et sa femme caracolent dans Sarajevo à bord d'une voiture découverte. Quelques soldats et policiers surveillent le parcours, mais François-Ferdinand et Sophie n'ont que leur chauffeur et un garde du corps comme protection rapprochée. Les terroristes sont pourtant du genre Branquignols. Ils ont prévu de lancer successivement deux bombes manuelles sur la voiture. Le premier lanceur reste comme paralysé au moment d'agir. Le second rate sa cible, la bombe rebondit sur la capote de la voiture de Ferdinand et Sophie, elle explose sur la voiture suivante.

Cette tentative manquée devrait logiquement conduire à l'annulation du programme de visites. Le cortège parvient à l'hôtel de ville de Sarajevo ; le maire et l'archiduc prononcent les discours prévus. Mais, après cette halte, on repart : puisque le danger est passé ! L'âme de la conjuration, Gavrilo Princip, sait que ses hommes ont échoué. Il semble difficile de rattraper le coup, mais - changeant de position - il tente le tout pour le tout. L'homme n'est pas un tireur d'élite mais il réussit à tirer deux balles à bout portant. Le chauffeur accélère, fonce au palais du gouverneur. Sophie est déjà morte et l'archiduc François Ferdinand succombe peu après son arrivée au palais.

Il ne faut pas quatre semaines pour transformer cet attentat en guerre mondiale. Gavrilo Princip n'est pas un illuminé agissant spontanément. Une partie des services secrets et de l'état-major serbe sont derrière lui. L'Autriche tourne donc un doit accusateur vers la Serbie...

A Paris, après avoir fêté dignement le 14 juillet 1914, le président Poincaré et le chef du gouvernement, René Viviani, gagnent le port de Dunkerque où ils embarquent à bord du France, pour Saint-Pétersbourg. Ils parviennent le 19 juillet dans la capitale russe. Au même moment, à Vienne, le Conseil des ministres met au point l'ultimatum adressé à la Serbie, qui se sait soutenue par la Russie.

Le jeu des engagements réciproques

La Serbie veut réunir toutes les populations serbes des Balkans au détriment de l'Autriche. L'Autriche veut donc punir les Serbes. Mais les Serbes bénéficient du soutien des Russes, qui cherchent à se rallier le monde orthodoxe et slave. Or, la France s'est engagée à être solidaire des Russes, tandis que l'Allemagne ne peut laisser tomber l'Autriche, et que la Grande-Bretagne a signé un traité d'alliance avec la France. L'irrémédiabilité de la tragédie réside dans le jeu de ces engagements mécaniques et réciproques. La guerre n'est retardée que par le voyage des dirigeants français, qui prennent leur temps à Saint-Pétersbourg, puis sur le chemin du retour qui se déroule au rythme d'une croisière, avec escale à Stockholm.

Mais on n'y peut plus rien... C'est parti...

EXTRAITS

Mieux qu'un polar

Tout commence par une tuerie royale abominable

En ce 11 juin 1903, peu après 2 heures du matin, 28 officiers de l'armée serbe s'approchent de l'entrée principale du palais royal, à Belgrade. Après un échange de tirs, les sentinelles qui montent la garde devant le bâtiment sont arrêtées et désarmées. Grâce aux clés dérobées au capitaine de service, les conjurés s'introduisent dans la salle de bal et se dirigent vers la chambre à coucher du roi, grimpant les escaliers et traversant les couloirs en toute hâte. Une double porte de chêne massif interdit l'accès à l'appartement du roi : les conjurés la font sauter avec une cartouche de dynamite. La charge est si forte que les portes sont arrachées de leurs gonds et projetées à l'intérieur de l'antichambre, tuant l'ordonnance qui se tenait derrière. L'explosion provoque aussi un court-circuit qui plonge le palais dans le noir. Imperturbables, les assaillants mettent la main sur des bougies dans une pièce voisine, pénètrent dans l'appartement du roi, mais, le temps qu'ils parviennent à la chambre à coucher, le roi Alexandre et la reine Draga ont disparu. Le roman français que lisait la reine est resté ouvert, posé à l'envers sur la table de nuit. Touchant les draps, l'un des conjurés s'aperçoit que le lit est encore tiède : à l'évidence, les souverains viennent juste de s'enfuir. Les assaillants passent le palais au peigne fin, à la lueur des bougies, pistolet au poing.

Tandis que les officiers avancent de pièce en pièce en faisant feu sur toutes les cachettes possibles - meubles, tentures, canapés -, le roi Alexandre et la reine Draga restent tapis à l'étage, dans un minuscule réduit situé derrière la chambre à coucher où, en temps ordinaire, les femmes de chambre de la reine repassent et préparent ses robes. La fouille du palais se poursuit pendant presque deux heures. Le roi, n'ayant aucune envie que ses ennemis ne le découvrent nu, profite de cet intervalle pour enfiler un pantalon et une chemise de soie rouge. La reine parvient à se couvrir d'un jupon, d'un corset de soie blanche et d'un unique bas jaune.

Dans Belgrade, d'autres victimes sont débusquées et tuées : les deux frères de la reine, que beaucoup soupçonnent d'avoir des vues sur le trône de Serbie, se laissent convaincre par ruse de quitter la demeure belgradoise de leur sœur, puis, « emmenés dans un corps de garde non loin du palais, ils [sont] insultés et sauvagement poignardés ». Le Premier ministre, Dimitrije Cincar-Markovic, et le ministre de la Guerre, Milovan Pavlovic, sont tous deux assassinés dans leurs appartements - Pavlovic est transpercé de 25 balles alors qu'il s'était caché dans un coffre en bois. Laissé pour mort, le ministre de l'Intérieur, Belimir Théodorovic, lui, survivra à ses blessures.

Pendant ce temps, au palais, le premier aide de camp du roi, le loyal Lazar Petrovic, désarmé et fait prisonnier après un échange de coups de feu, est amené de salle en salle par les assassins, dans l'obscurité, et contraint d'appeler le roi à chaque porte. Retournant dans la chambre royale pour la fouiller à nouveau, les conjurés finissent par trouver une porte dissimulée derrière la tenture. Quand l'un des assaillants propose d'abattre le mur à la hache, Petrovic comprend que la partie est jouée et accepte de demander au roi de sortir. De derrière la boiserie, le roi demande qui s'adresse à lui, ce à quoi Petrovic répond : « C'est moi, votre fidèle Lazar, ouvrez la porte à vos officiers. » Au roi qui demande alors s'il peut avoir confiance en la parole de ses officiers, les conjurés répondent par l'affirmative.

Selon un témoignage, le roi émerge, amorphe, lunettes sur le nez, vêtu de son incongrue chemise de soie rouge, tenant la reine dans ses bras. Le couple est abattu par une volée de balles tirées à bout portant. Dégainant un pistolet qu'il avait caché sur lui, Petrovic tente désespérément de protéger son maître (ou du moins c'est ce qui sera déclaré plus tard) mais tombe également sous les balles. S'ensuit alors un déchaînement de violence gratuite : cadavres transpercés de coups d'épée, déchirés à la baïonnette, à demi éventrés, frappés à coups de hache jusqu'à en devenir méconnaissables. Le barbier italien du roi, à qui l'on donne l'ordre de ramasser les corps et de les préparer pour l'enterrement, rapportera, traumatisé, comment le corps de la reine a été traîné jusqu'à la balustrade de la fenêtre et jeté dehors dans le jardin, à moitié nu et couvert de sang. On raconte également que, lorsque les assassins ont tenté de faire de même avec Alexandre, une de ses mains s'est refermée sur la balustrade. Un officier lui tranche le poignet d'un coup de sabre, et le corps ainsi que plusieurs doigts sectionnés tombent à terre. Au moment où les assassins se rassemblent dans le jardin pour fumer une cigarette et inspecter le résultat de leurs œuvres, il se met à pleuvoir.

Les événements du 11 juin 1903 marquent un nouveau départ dans l'histoire politique serbe. La dynastie des Obrenovic, qui avait dominé la Serbie pendant presque toute la courte existence de ce pays depuis son indépendance, a pris fin. Quelques heures après les assassinats, les conjurés annoncent l'extinction de la lignée des Obrenovic et l'avènement sur le trône de Pierre Karadjordjevic, le futur Pierre Ier de Serbie, alors exilé en Suisse.

Extrait des Somnambules, de Christopher Clark, Flammarion
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Message  ivo le Dim 22 Juin - 8:37



Les fusillés attendront pour l’honneur collectif, mais auront une salle aux Invalides
http://www.humanite.fr/les-fusilles-attendront-pour-lhonneur-collectif-mais-auront-une-salle-aux-invalides-545218
Le Sénat a refusé jeudi 19 juin de rétablir dans leur honneur les soldats fusillés pour l’exemple entre 1914 et 1918. Le secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Kader Arif, a annoncé la création d’une salle dédiée à ce sujet, qui sera inaugurée en novembre aux Invalides.

La mémoire, la dignité et l’histoire étaient convoquées jeudi 19 juin, dans la salle des séances du Sénat. Sous les statues de Colbert, Saint-Louis ou Charlemagne, les élus ont longuement débattu autour d’un thème propice aux clivages entre la droite et la gauche de l’hémicycle. A savoir le rétablissement dans leur honneur des soldats fusillés pour l’exemple entre 1914 et 1918. Le sujet tombait à pic, en cette journée du Sénat dédiée à la Grande Guerre. Une date symbolique, cent ans après le début du conflit, qui n’a pas porté chance à Guy Fischer, sénateur PCF du Rhône, à l’initiative de cette proposition de loi déposée par le groupe Communiste, citoyen et républicain (CRC). Au moment de comptabiliser les votes déposés dans les urnes vertes, le non l’a largement emporté devant cette loi déclarative, inspirée par l’exemple britannique de 2006.

Seuls les groupes communiste et écologiste ont voté pour. Ils ont rappelé qu’entre 1914 et 1918, plus de 600 soldats français furent fusillés pour l’exemple. Les fautes reprochées ? Des prétextes aussi divers que sentinelle endormie, insulte à officier, battue en retraite sans autorisation, mutinerie, désertion… Les deux tiers d’entre eux furent exécutés durant les premiers mois du conflit, après des jugements sommaires et expéditifs, réalisés au sein de conseils de guerre spéciaux. Le droit de défense était inexistant, celui de grâce présidentielle suspendu et les mesures de révision impossibles. « Les principales dérives ont eu lieu à ce moment. En 1915, ces conseils de guerre exceptionnels furent supprimés, ce qui était déjà comme une forme d’aveu… » analyse Michelle Demessine.

La sénatrice PCF du Nord, qui rapportait la loi au Sénat, a demandé que ces soldats fusillés pour manquement à la discipline militaire, « trop longtemps stigmatisés et mis au ban de la mémoire », soient reconnus comme victimes du conflit comme les autres et réhabilites collectivement. « Il faut que la France sorte de ses réticences. Il ne s’agissait pas de mutins, de lâches ou de traitres, mais d’une chaire à canon qui, à la limite de ses forces, s’est révoltée devant l’horreur de la guerre » a insisté Guy Fischer.

Leïla Aïchi, du groupe écologiste, a enfoncé le clou. « Il ne suffit pas de se sacrifier pour la patrie pour être un héros. Les mutins qui ont bravé l’autorité militaire absurde étaient eux aussi des héros. Leur image est déjà réhabilitée dans la conscience collective. Il faut maintenant légiférer. Nous ne pouvons pas souscrire au principe de discrimination des morts » s’est-elle émue.

Une déclaration qui a soulevé les protestations de Roger Karoutchi, sénateur UMP et agrégé d’histoire, qui a justifié les mesures extraordinaires prises par l’armée : « Souvenons-nous ! Les forces allemandes avaient enfoncé le front. Les chefs militaires ont pris des mesures pour sauver la France, la patrie, la République ! On ne peut pas reprocher à l’armée d’avoir fait en sorte que le front tienne ! » Au sujet d’erreurs potentiellement commises, le sénateur ajouté : « Lorsque réellement il n’y avait pas de motif, lorsque c’était absurde, alors oui, il faut réhabiliter, mais au cas par cas. Collectivement, c’est impossible. »

Alain Néri, du groupe socialiste, a lui aussi débattu dans ce sens : « Une réhabilitation collective serait injuste pour ceux qui ne la méritent pas ». Michel Billout, du groupe CRC, lui a répondu : « Au cas par cas, c’est impossible cent ans après ». Avant d’ajouter que tous les fusillés pour l’exemple méritent la réhabilitation : « Le refus de guerre est une conviction respectable. La Grande Guerre, c’était un déchaînement de nationalismes. Les intérêts en jeu n’étaient pas ceux des soldats. »

Dans l’après-guerre, suite à la mobilisation des familles, une quarantaine de soldats fusillés pour l’exemple seulement furent réhabilités. Les travaux d’historiens, les initiatives d’élus locaux, les films, comme le très célèbre Les Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrick, ont lentement rendu populaire cette question. Christian Namy, sénateur UDI-UC, a appelé à s’abstenir : « L’enfer des tranchées a enseveli toute une génération d’hommes. C’était une boucherie humaine sans nom. La justice militaire était intransigeante et les circonstances terribles. La question de Guy Fischer est plus que légitime. Pendant trop longtemps, le sceau de la honte a marqué les fusillés pour l’exemple. Lorsque l’on atteint les limites de l’intolérable, on devient tout simplement incapable de se battre, sans pour autant trahir son pays. Je suis tenté d’adhérer à cette proposition de loi, mais pas pour tous les soldats sans distinction. »

Kader Arif, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire présent au débat, a appelé à repousser cette loi. Mais il a rappelé son attachement personnel au sujet et a annoncé l’inauguration le 7 novembre prochain d’une salle dédiée à cette question au Musée de l’armée, situé aux Invalides, conformément au souhait du président de la République François Hollande. « Dès l'entrée dans les salles de la Grande Guerre, l'écran d'accueil mentionnera désormais, aux côtés des 1,4 million de soldats morts pour la France, les soldats fusillés. C'est là une véritable reconnaissance » a-t-il défendu. Des photographies commentées des conseils de guerre et les ordres d’exécution feront partie de la visite. « Le musée de l'Armée disposera aussi de la base de données de tous les fusillés. Ainsi, l'histoire des fusillés sera réintégrée dans celle de la Première Guerre mondiale, et donc dans la mémoire collective de cette guerre » a-t-il ajouté. Il a également précisé que selon les toutes dernières recherches, le nombre de fusillés pour l’exemple entre 1914 et 1918 était désormais estimé à 918 victimes.

lire aussi : http://www.humanite.fr/les-fusilles-pour-lexemple-seront-ils-rehabilites-544360

c'est bien plus que ça.
surtout si on rajoute les executions sommaires etc ...
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Message  ivo le Dim 29 Juin - 10:13

Les Serbes boycottent les cérémonies officielles du centenaire de la Grande guerre
Les tirs de Gavrilo Princip il y a cent ans n’ont pas été des tirs contre l’Europe mais des tirs pour la liberté
Cinq semaines après l’attentat, entraînées par leurs rivalités, leurs peurs, leurs alliances et l’aveuglement de leurs dirigeants, les grandes puissances européennes sont entrées en guerre.
Ce conflit laissera l’Europe exsangue : 10 millions de morts et 20 millions de blessés parmi les combattants, et des millions de civils tués.
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/06/28/les-serbes-boycottent-les-ceremonies-officielles-du-centenaire-de-la-grande-guerre_1052894?xtor=rss-450
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Re: ... 14/18 ...

Message  ivo le Lun 17 Nov - 10:52

Fusillé pour l'exemple : "Ne plus avoir ce poids sur nos épaules"
Cent ans après le début de la Première Guerre mondiale, la France tente de faire la paix avec ce chapitre très sensible du conflit.
Toute la famille pâtit de la condamnation du soldat. Un fardeau qui se transmet de génération en génération : "Ma grand-mère n’a pas eu de pension de veuve de guerre. Ma mère n’a pas eu le statut d’orphelin. C’était une sanction financière, alors que la vie n’était pas facile durant cette période, mais aussi une honte à porter. Ma mère n’a jamais parlé de cette histoire de son vivant. J’ai découvert ce dossier à son décès".
"On veut occulter certaines choses à travers ces grands pardons, mais à mes yeux, il faut plutôt reconnaître que l’État de droit n’existait plus durant cette période. Il faut travailler au cas par cas pour montrer que les soldats n’ont pas eu le droit à une défense et que les pleins pouvoirs ont été données aux militaires de manière abusive".
‘C’est triste de voir qu’il est mort pour rien’".

>>>
http://www.france24.com/fr/20141105-fusille-exemple-demande-rehabilitation-premiere-guerre-mondiale-famille-pierre-mestre/

Grande Guerre : fusillé, mais toujours bien vivant
"C’est un général qui avait l’habitude de commander des troupes coloniales. Il n’avait pas conscience d’avoir face à lui des citoyens. Il a pris une décision arbitraire qui a abouti à un assassinat"
Il est bien difficile d’imaginer ce qui peut traverser l’esprit d’un condamné à mort à l’instant où il fait face au peloton d’exécution. Les morts ne parlent pas. Dans des lettres bien réelles, François Waterlot, un soldat de 27 ans, raconte pourtant comment il a été fusillé le 7 septembre 1914 : "On nous demanda notre mouchoir et l’on nous banda les yeux […]. J’étais placé le premier à droite et je commençais à compter le peu d’instants que j’avais encore à vivre avant de faire le grand voyage". Ce réserviste du 327e régiment d’infanterie n’est pas un mort-vivant, mais le seul cas connu d’un poilu qui a réchappé à son exécution.
Comme si de rien n'était, le "fusillé vivant" retourne donc sur le front.

>>>
http://www.france24.com/fr/20140902-grande-guerre-fusille-vivant-francois-waterlot-premiere-mondiale-soldat-francais/

Grande Guerre : les Gueules cassées "faisaient tache dans la population"
Sur le champ de bataille, ils sont parfois laissés pour morts. "Quand les brancardiers passaient, ils disaient 'il a la gueule ouverte, il n’y a rien à faire'. Le blessé ne pouvait plus crier. L’un des fondateurs des Gueules cassées, Albert Jugon, est resté deux ou trois jours par terre avant qu’un brancardier ne remarque qu’il vivait encore"
Défigurés, ces poilus deviennent en quelque sorte des cobayes.
"On a voulu les oublier car on s’est dit que cela faisait tache dans la population. Ils ont été laissés pour compte car tout le monde voulait reprendre sa vie",
http://scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_ct_api_bigger_169/article/image/gueules-cassees-main.jpeg
>>>
http://www.france24.com/fr/20141016-grande-guerre-gueules-cassees-blessures-face-medecine-colloque-operation/

Les prisonniers des colonies, objets de propagande allemande
"Les scientifiques étaient seulement intéressés par leurs origines. On était dans une science raciale, comme en France d'ailleurs à la même époque. On classait les êtres humains selon ces critères".
Les camps deviennent des laboratoires à disposition des chercheurs.
Dans les livres, sur des cartes postales et même à travers des jouets pour enfants, les troupes africaines sont dessinées sous la forme de singes ou de cannibales. Cette représentation négative marquera durablement les esprits. C'est la propagande qui a exagéré tous ces faits et qui en a fait des barbares". Une rhétorique qui sera bien entendu réutilisée quelques années plus tard par les nazis.
"Ces théories raciales ont malheureusement encore un impact sur notre vision de l'Afrique et de ses habitants. Dans les médias, on aime les présenter comme étant sous-développés. Nous avons encore des préjugés"

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http://www.france24.com/fr/20140915-exposition-francfort-prisonniers-coloniaux-allemagne-science-propagrande-premiere-guerre-mondiale/

La Grande Guerre a-t-elle vraiment permis aux femmes de s'émanciper ?
Une partie de la bourgeoisie considère à partir de là que ses filles peuvent apprendre et exercer un métier. Celles qui suivent un enseignement secondaire vont pouvoir après la Première Guerre mondiale, grâce au décret de Léon Bérard en 1924, aller jusqu'au baccalauréat, ce qui n'était pas le cas avant 1914. Elles peuvent désormais, en plus grand nombre, faire des études et devenir avocat, professeur ou encore médecin.
Mais globalement, ce qu'on pourrait appeler la classe des femmes n'est pas émancipée à l'issue de la guerre car aucun des droits revendiqués avant 1914 n'est reconnu. On vote d'ailleurs une loi extrêmement répressive en 1920 qui interdit toute information sur la contraception et l'avortement. Les lois votées disent clairement aux femmes que leur tâche prioritaire est d’être mères et de repeupler le pays.

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http://www.france24.com/fr/20140919-femmes-premiere-guerre-mondiale-emancipation-droit-travail-garconne-/

Grande Guerre : Marie Marvingt, la fiancée du danger
Bien que son statut de femme ne lui permette pas de combattre, Marie Marvingt s’en moque. Elle se déguise en homme et intègre le 42e bataillon de chasseurs à pied sous le nom de "Beaulieu".

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http://www.france24.com/fr/20141007-grande-guerre-marie-marvingt-fiancee-danger-aviation-pionniere-feminisme-record/

Grande Guerre: l'internement par le Canada de ses "citoyens ennemis"
Lors de la Première Guerre Mondiale, les autorités canadiennes ont emprisonné des milliers d'hommes, femmes et enfants dans 24 camps d'internement à travers le pays. Leur crime: avoir été des ressortissants de l'Empire Austro-Hongrois, ennemi du Canada et des ses allié
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http://www.france24.com/fr/20140925-canada-premi%C3%A8re-guerre-mondiale-internement-camps-austro-hongrois-ukrainiens-citoyens/

la Grande Guerre version insolite
“Le Miroir” présente à la population à l'arrière, les astuces des poilus pour tromper l'ennemi, l'organisation parfois pittoresque de leurs camps, les palpitants combats aériens, les nouvelles avancées technologies, la participation essentielle des femmes ou encore le rôle touchant des animaux.
Comme le rappelle la préface du livre, le journal avait bien entendu pour mission de participer lui aussi à l'effort de guerre en maintenant l'esprit patriotique des Français. L'ennemi est montré sous son pire jour, alors que la bravoure des poilus est à son paroxysme

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http://www.france24.com/fr/20140910-photos-grande-guerre-version-insolite-le-miroir-soldats-front-archives-france/
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Re: ... 14/18 ...

Message  ivo le Jeu 20 Nov - 7:44

Grande Guerre : la famine oubliée qui tua un tiers des Libanais
Selon les chiffres, entre 120 000 et 200 000 Libanais, soit un tiers de la population, sont ainsi morts de faim au cours de cette période. Largement oublié, cet épisode de la Grande Guerre, parfois qualifié de génocide, suscite encore de vives polémiques.
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http://www.france24.com/fr/20141117-grande-guerre-famine-oubliee-mont-liban-ottomans-premiere-guerre-mondiale-martyrs/



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Message  ivo le Jeu 20 Nov - 8:34

La bande-son de 14-18
Des centaines de chansons populaires ont été composées et reprises en coeur pendant les quatre ans de conflit, au front ou à l’arrière. L’immense majorité n’a jamais été enregistrée, jusqu’à ce que les formations musicales de Radio France s’en emparent, cent ans plus tard.
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http://nvx.francebleu.fr/chansons-guerre-14-18/
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Message  ivo le Jeu 20 Nov - 10:12

Les Amérindiens dans la Grande Guerre
Les Amérindiens ont été nombreux à prendre part à la première guerre mondiale. Environ 12 000 soldats ont servi sous les drapeaux, ce qui représente 13 % à 15 % des hommes amérindiens en âge de combattre, une proportion bien supérieure à celle de la population générale. Pas plus de 5 % des Américains ont pris part à la guerre.
Une telle volonté d’aller combattre peut surprendre, car à l’époque les Amérindiens n’étaient pas citoyens américains.
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http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/11/14/les-amerindiens-dans-la-grande-guerre_4523992_3232.html
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Message  ivo le Sam 29 Nov - 8:52

Grande Guerre : Bassora sous l'empire britannique
...
"La protection des raffineries pétrolières britanniques était l’une des priorités de l’Empire dans le Golfe persique", explique à France24 Kristian Coates Ulrichsen, spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut Baker de Houston. "Un autre des objectifs était de maintenir la sécurité au niveau du Canal de Suez et la route maritime vers l’Inde". Selon ce chercheur, en s'engageant au Moyen-Orient, les Britanniques cherchaient aussi à réduire l’influence politique des Ottomans dans la région : "Ils voulaient renforcer leur prestige auprès des tribus locales arabes qui auraient pu être attirées par l’appel au jihad lancé par le sultan à Constantinople".
...
Forte de ses succès militaires, la Grande-Bretagne devient la puissance dominante dans la région à la fin de la Première Guerre mondiale. En vertu des accords secrets signés en mai 1916 entre le conseiller diplomatique britannique Mark Sykes et le premier secrétaire français de l'ambassade à Londres François Georges-Picot, les anciennes provinces ottomanes doivent être partagées entre les deux pays. Après quelques modifications, la Grande-Bretagne s’octroie l’Irak ainsi que la Palestine.
...
Cent ans plus tard, les conséquences de cet accord se font toujours sentir dans la région, même si le tracé Sykes-Picot n’a jamais été réellement appliqué. Pour preuve, les jihadistes de l’État islamique y ont encore fait référence en juin dernier en demandant que ces frontières résultant de la Grande Guerre soient "brisées". "Cet accord est toujours vu comme un symbole de l’action des anciennes forces impériales et de la pénétration des Occidentaux au Moyen-Orient", constate Kristian Coates Ulrichsen.
Il est cependant difficile d’interpréter l’instabilité de cette zone comme un héritage direct de la Première Guerre mondiale, estime ce spécialiste : "Il s’est passé tellement de choses en un siècle. Mais il est vrai que les accords et les décisions prises pendant et après le conflit ont entraîné la création des États que nous connaissons aujourd’hui. Cela a conduit aux événements auxquels nous avons et nous sommes encore confrontés : les révolutions, l’émergence d’Israël, le nationalisme arabe, l’islam politique ou encore le terrorisme"
>>>
http://www.france24.com/fr/20141125-grande-guerre-mesopotamie-irak-bassora-bagdad-ottomans-britanniques-petrole/



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Message  ivo le Ven 5 Déc - 8:42

Londres se décide à rembourser ses dettes de la Première Guerre mondiale
http://www.france24.com/fr/20141204-cameron-dette-ww1-premiere-guerre-remboursement-uk-royaume-uni-creance/
David Cameron a annoncé, mercredi, que le Royaume-Uni allait rembourser 2,42 milliards d’euros en mars 2015. Un montant qui correspond à ce que l’État avait emprunté aux Britanniques en 1917 pour financer son effort de guerre.

Il y a mille et une manières de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale. Le Premier ministre britannique David Cameron vient d’en trouver une nouvelle, plutôt originale : rembourser la dette britannique contractée en 1917 auprès de la population.

Le gouvernement de sa très gracieuse - mais endettée - Majesté doit, en effet, la bagatelle de 1,9 milliard de livres sterling (2,42 milliards d’euros) depuis la “Der de Der”. David Cameron a assuré, mecredi 3 décembre, que la Grande-Bretagne pouvait, aujourd'hui "être fière, car nous pouvons rembourser la dette contractée pour financer notre effort de guerre. C’est un signe de notre crédibilité fiscale et c’est une bonne affaire pour cette génération de contribuable."

Londres épurera ce vieux passif le 9 mars 2015. Un cadeau de Noël en retard pour tous ceux, ou leur famille, qui avaient souscrit aux “bons de guerre” que le Royaume-Uni avait proposé à la population pendant la Grande Guerre. À l’époque, le slogan du gouvernement britannique était “si vous ne pouvez pas vous battre, vous pouvez aider en investissant dans les bons du Trésor… À l’inverse des soldats, les investisseurs ne risquent rien !”. Deux fonds britanniques de gestion d’actifs, Fidelity et Threadneedle, détiennent 3,5 % de cette dette et plus de 120 000 particuliers (ou leurs descendants) possèdent le reste des titres.

Bonne affaire financière

Mais l’histoire est, en fait, un peu plus compliquée. Londres ne solde pas vraiment son ardoise de 1917... mais celle de 1932. Le ministre de l’Économie de l’époque, Neville Chamberlain, avait transformé les “bons de guerre” de la Première Guerre mondiale en nouveaux titres, sur lesquels l’État paie moins d’intérêt. Depuis 1932, le Royaume-Uni a, tout de même, versé environ 5,5 milliards de livres (7 milliards d’euros) d'intérêts sur cette dette.

David Cameron ne dit pas non plus toute la vérité en affirmant que le Royaume-Uni se déleste enfin de cette dette centenaire. L’État fait, plutôt, une bonne affaire financière en transformant ces titres en nouvelle dette. C’est un peu comme ce qui s’était passé en 1932, souligne le site du magazine américain “Forbes”. Le gouvernement va rembourser tous ces créanciers qui patientent depuis la fin de la Grande guerre en empruntant 1,9 milliard de livres sur les marchés à un taux d’intérêt historiquement bas. Les investisseurs estiment, en effet, que les obligations britanniques sont beaucoup plus sûres que ceux d’autres pays européens. Ce tour de passe-passe financier doit permettre d’économiser 15 millions de livres par an (19 millions d’euros).

Le Royaume-Uni peut, d’ailleurs, trouver d’autres sources d’économie du même ordre, puisqu'il traine des dettes qui remontent même à la crise financière de 1720. L’État détient, en effet, des dettes contractées à l’époque de la faillite de la Compagnie des mers du sud, d’autres qui datent de la guerre de Crimée contre Napoléon (1853-1856) et aussi de la Grande Famine en Irlande (1845 à 1852). En tout, le Royaume-Uni doit encore 435 millions de livres (554 millions d’euros), comme le rappelle le quotidien “The Guardian”.
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Message  ivo le Ven 16 Jan - 8:47

Comités secrets
Le droit, pour une Assemblée, de se former en comité secret lorsque les circonstances l'exigent a toujours été inscrit dans les Constitutions et les règlements .
En période de guerre la publicité des débats constitue un risque pour la sécurité de la nation. Aussi les parlementaires rencontrent-ils des difficultés dans l'exercice du contrôle de l'armement et plus encore dans l'utilisation des hommes et des munitions. Joffre, soutenu par Millerand, se déclare opposé à l'exercice du contrôle des armées par la Chambre, estimant qu'il nuit à la discipline, à l'exercice du commandement et à l'état moral des troupes.
>>>
http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/1914-1918/comites-secrets

Le Sénat et la guerre de 14-18 : les comités secrets
>>>
http://www.senat.fr/evenement/archives/D16/comites.html

Archives des comités secrets
A partir de la fin de l'année 1915, certains parlementaires ont souhaité redonner de l'importance aux séances plénières afin de permettre à tous les parlementaires, et pas seulement aux membres des commissions les mieux informées, d'exercer un contrôle sur la conduite de la guerre par le Gouvernement et le Haut commandement. Le Gouvernement leur opposa la nécessité d'éviter toute indiscrétion susceptible de compromettre le succès des opérations militaires.
Le recours à la procédure des comités secrets paru constituer la meilleure solution compte tenu de cet impératif de discrétion.
La constitution des chambres en comité secret, qui est restée sans précédent jusqu'à la Première guerre, a pour conséquence l'interruption de la publicité des débats et l'absence de tout public dans les tribunes, la séance publique étant suspendue pendant que l'assemblée - Chambre des députés ou Sénat - est constituée en comité secret.


Comité secret du mois de juillet 1916
Séance du mardi 4 juillet 1916
Comité secret du mois de décembre 1916
Séance du mardi 19 décembre 1916
Comité secret du mois de juin 1917
Séance du mercredi 6 juin 1917
Comité secret du mois de juillet 1917
Séance du jeudi 19 juillet 1917
>>>
http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/seances/comiteSecret.html
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Message  ivo le Ven 5 Juin - 8:37

DES AMÉRINDIENS DANS LES TRANCHÉES
En 1917, constatant le taux élevé de pertes au combat et le manque d’effectifs, le gouvernement canadien modifie sa politique et envoie des agents recruteurs auprès des membres des Premières Nations. La même année est instaurée la loi du Service militaire. Elle impose la conscription pour tous les Canadiens.
Aucune exemption n’est prévue pour les Indiens qui n’avaient pourtant pas la citoyenneté canadienne.
Pour ceux qui revinrent à la vie civile, la reconnaissance de la patrie s’était arrêtée en 1918. De retour chez eux, plusieurs ont constaté que leurs terres avaient été attribuées à d’anciens combattants blancs…
>>>
http://webdoc.rfi.fr/amerindiens-grande-guerre-1914-1918-canada/







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Re: ... 14/18 ...

Message  ivo le Lun 29 Juin - 8:36

"La violence sauvage"
Les combattants ont eu immédiatement conscience d’assister à quelque chose d’inédit et à une violence sauvage. Ils ont vu qu’une civilisation qui était en grand progrès envoyer une génération complète vers la mort de masse
>>>
http://www.france24.com/fr/20150627-souchez-lens-musee-premiere-guerre-mondiale-photographies-morts-corps-violence-combats





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Re: ... 14/18 ...

Message  ivo le Jeu 12 Nov - 8:54

14-18: les tirailleurs
Les tirailleurs africains seront plus de 135 000 à venir combattre en Europe. Le recrutement de ces supplétifs venant des colonies françaises en Afrique - Sénégal, mais aussi de l'actuel Mali, du Burkina Faso, et de Madagascar - s'accélère en 1915, à cause des batailles de tranchées particulièrement dévastatrices en hommes fin 1914, début 1915. « Il ne faut pas oublier que c’est à ces deux dates-là qu’il y aura le plus de morts de toute la Grande guerre. L’armée française reprend l’idée de la mobilisation de l’Empire, une idée qu’elle avait un peu abandonnée malgré la propagande de Léon Maujean au début de la Grande Guerre parce qu’on n’y croyait pas », détaille Eric Deroo, auteur de films documentaires et chercheur associé au CNRS.

Le recrutement se fait alors directement dans les communautés. « Les chefs de village sont contraints de fournir à l’administration un nombre, décidé de façon souvent arbitraire, de recrues. On imagine que tel village, en fonction des estimations de sa population, devra fournir vingt hommes, quinze hommes, dix hommes. Evidemment tout ça, c’est livré à l’arbitraire à la fois de l’administration coloniale, mais surtout des petites chefferies locales qui vont désigner, en fonction des intérêts locaux, des intérêts privés, des intérêts familiaux », poursuit l'historien.
>>>
http://www.rfi.fr/europe/20151111-14-18-bande-dessinee-madagascar-tirailleurs-collegiens
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Re: ... 14/18 ...

Message  niouze le Jeu 12 Nov - 16:00

ce que ne raconte pas euronews sur les commémoration de gentioux cette année c'est que les pandores y etait :
http://quadruppani.blogspot.fr/2015/11/maudite-soit-la-guerre-de-la-pensee.html 



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