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algérie

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Re: algérie

Message  ivo le Sam 12 Fév - 14:16

ah ben moi:

Page Web inaccessible

Il se peut que la page Web à l'adresse http://www.elwatan.com/ soit temporairement inaccessible ou qu'elle ait été déplacée de façon permanente à une autre adresse Web.

Plus d'informations sur cette erreur
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ben du coup t'es bon pour nous faire le direct live Wink
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Re: algérie

Message  spike le Sam 12 Fév - 15:44



Charge policière sur les manifestants, les jeunes resistent


La police tente de chasser les manifestants dont le nombre ne cesse d'augmenter, mais c'était sans compter sur la determination de ces jeunes, qui ont réussi à reprendre le terrain. Les policiers et les manifestants jouent au chat et à la souris. Les groupes de manifestants changent bougent beaucoup pour ne pas être pris en tenaille par la police.




Plus de 2000 manifestants sont actuellement rassemblés à la place du 1er Mai. Ils occupent tout l'espace autour du jet d'eau. Les policiers bloquent la rue Hassiba. Certains manifestants proposent de passer la nuit sur la place du 1er Mai d'Alger. Les manifestants crient des slogans hostiles au pouvoir. "Ouyahia esserak" (Ouyahia voleur), "Echaab yourid iskat enidham" (le peuple veut la chute du régime), "mazalna mazalna thouar" (on demeure des révolutionnaires).

A constantine un rassemblement de jeunes a été dispersé par la police, une heure après son début.

13h30: Le nombre de manifestants ne cesse de grossir. Des dizaines de jeunes, y compris ceux qui scandaient dans la matinée des slogans pro bouteflika, ont rejoint la place du 1er Mai où quelques escarmouches ont été signalées.

12h40 : La foule grossit avec l'arrivée de nombreux jeunes manifestants criant "Bouteflika Serrak" (Bouteflika voleur)...

12h30 : Des centaines de manifestants sont toujours rassemblés à la place du 1er mai à Alger. Un imposant cordon sécuritaire les empêche de bouger.

12h00 : Les manifestants, rassemblés en petits groupes, essaient tant bien que mal de contourner le cordon de sécurité. Chaque groupe tente de temps en temps de marcher, forçant les policiers à courir dans tous les sens pour les bloqué.

11h40 : Des dizaines de jeunes arrivent à la place du 1er Mai venant de la rue Hassiba, rejoignent les manifestants. Ils sont environ 2000 manifestants à se rassembler à coté de la pompe à essence, derrière le ministère de la jeunesse et des sports, à Alger.

11h30 : Des renforts de policiers arrivent à la place du 1er mai pour contenir les manifestants, qui tentent de forcer le dispositif.

11h20 : Les voyous rameutés pour la contre marche ont agressé Amazigh Kateb.

Les pro bouteflika continuent leurs provocations envers les manifestants. La police les laisse faire.

11h10 : Des centaines d'étudiants rejoignent les manifestants à la place du 1er Mai à Alger. A chaque fois que les manifestants tentent de forcer le cordon de sécurité, ils sont bastonnés et repoussés.

11h00 : L'heure prévue pour le début de la marche. Les manifestants sont toujours bloqués derrière le ministère de la jeunesse et des sports, à la place du 1er mai à Alger. D'autres arrestations sont opérées. Les députés du RCD arrêtés ce matin, on été relachés avant d'être une nouvelle fois arreté.

10h40: La situation reste très tendue à la place du 1er Mai, Alger. Les quelques "pro Bouteflika" postés face aux manifestants, multiplient les provocations à l 'encontre des membres du la CNCD.

10h30 : Said Sadi est bousculé par les policiers, qui bastonnent tout le monde sans distinction.

Des jeunes, des voyous, selon des témoins, chauffés à blanc, scandant des slogans pro Bouteflika, foncent sur les manifestants, sous l'oeil des policiers, qui ont laissé faire.

10h20 : Les policiers chargent le groupe de manifestants. Des membres de la coordination sont arrêtés et d'autres tabassés. Fodil Boumala, Sadali du Satef, entre autres sont embarqués au commissariat. De nombreuses femmes aussi.

10h10 : Un groupe d'une vingtaine de personne s'est constitué en face des manifestants et commencent à crier des slogans pro Bouteflika. Une contre marche que les policiers laissent faire.

10h00 : Plus de 500 manifestants, pour la plupart des jeunes au cotés de Bouchachi, Ali Yahia Abdenour, Said Sadi et d'autres membres de la coordination pour le changement démocratique, sont rassemblés à la station de taxi derrière le ministère de la jeunesse et des sports. Les policiers ont cessé la matraque, tout en maintenant l'encerclement des manifestants. Des groupes de jeunes des quartiers environnants affluent vers le lieu du rassemblement.

9h45 : Plusieurs personnes viennent d'être arrêtées, dont une journaliste de la presse étrangère, à la place du 1er Mai. Les coups de matraques pleuvent sur de nombreux manifestants. Personne n'est épargné.

Un autre député du RCD, Lila Hadj Arab, un journaliste Kader sadji, et une trentaine d'autres manifestants sont conduits au commissariat du 8eme arrondissement, à coté de l'hopital Mustapha.

9h30 : Environ 200 manifestants sont rassemblées derrière le ministère de la jeunesse et des sports. Ils sont encerclés par les forces anti émeutes, qui leur bloquent le passage vers la place du 1er Mai.

9h20 : Said Sadi, Ali Yahia Abdenour et d'autres personnalités politiques et syndicales font leur apparition à la place du 1er mai. Ils sont immédiatement cernés par des policiers qui les empêchent de bouger.

9h15 : Une cinquantaine de personnes arrêtées par des policiers devant l'hopital Mustapha et conduits au commissariat, parmi eux quatre députés du RCD, Aider Arezki, Mohcene bellabes, Tahar Besbes, Mazouz Athmane

Le siège du RCD à la rue Didouche Mourad encerclé par des dizaines de policiers.

Un trafic ferroviaire suspendu, des gares fermées, des bus au compte-gouttes, des barrages fixes installés un peu partout, une ciruclation routière perturbée, en ce samedi 12 février, Alger ressemble à un établissement pénitentiaire surveillé soigneusement par les sAervices de sécurité.

Des les premières lueurs du soleil, des milliers de policiers ont pris d'assaut Alger et ses grandes artères. Les camions blindés et les 4X4 des forces de l'ordre ont quadrillé, dès les premières heures du matin, de nombreux quartiers à Alger. Cependant, le dispositif le plus impressionnant a été installé au niveau de la rue Hassiba Ben Bouali et la place du 1er Mai.

Sur cette place qui devrait accueillir les manifestants pour donner le coup d'envoi à la marche, une centaine de policiers ont investi les lieux en arborant leurs boucliers et leurs batons. Si pour l'heure, les forces de l'ordre n'empêchent guère les citoyens de circuler au niveau de la place du 1er Mai, il n'en demeure pas moins que cette forte présence policière n'a pas manqué de susciter l'angoisse et la peur parmi les Algérois.

De leur côté, les militants et les organisateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie affirment qu'aucune arrestation n'a été enregistrée jusque là parmi leurs rangs. "Nous nous attendions à un tel dispositif sécuritaire. C'est pour cela que nous avons adapté notre organisation pour passer entre les mailles des services de sécurité. L'appreil repressif de l'Etat ne mettra pas en péril notre détermination à marcher et manifester à Alger", confient plusieurs militants du Syndicat National autonome des personnels de l’administration algérienne (SNAPAP) et de la ligue algérienne de la défense des droits de l'hommes (Laddh).
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Re: algérie

Message  ivo le Sam 12 Fév - 19:38

Alger : Les manifestants de la place du 1er Mai se dispersent
http://www.elwatan.com/actualite/alger-les-manifestants-de-la-place-du-1er-mai-se-dispersent-12-02-2011-111332_109.php
Des dizaines de manifestants arrêtés samedi matin à la place du 1er Mai à Alger, sont encore dans les commissariats. Hakim Addad, Salem Sadali du Satef, Idir Achour du Cla et des militants du MDS, de RCD et des jeunes manifestants sont toujours en détention à l'heure ou nous mettons en ligne (16h50).


15h45 : La police a réussi à disperser les manifestants de la place du 1er Mai. Une dizaine de jeunes ont été arrêté. Ainsi, se termine cette journée de manifestation de la coordination pour le changement. le mur de la peur a sauté et de nombreux jeunes ont montré leur volonté de faire avancer les choses.

La coordination prévoit de tenir une réunion dimanche à la maison des syndicats, pour faire le bilan de l'action d'aujourd'hui et trouver les moyens de capitaliser la dynamique né ce samedi 12 février 2011.

70 arrestations à Oran et une trentaine à Annaba, selon la Ligue algérienne de défense des droits d 'homme en algérie (LADDA).

15 h 30: Une véritable chasse à l'homme à la place du 1er Mai. La police, qui a dispersé de façon musclée les manifestants, opérent plusieurs arrestations
.
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Re: algérie

Message  spike le Sam 12 Fév - 19:41



En Algérie, «le régime, dehors !»

Quelque 2.000 personnes ont tenté de marcher samedi matin à Alger à l’appel de l’opposition pour «changer le système» mais ont été bloquées très rapidement par un très important dispositif des forces de l’ordre qui ont procédé à des interpellations musclées.

Des échauffourées entre ces manifestants et les forces de l’ordre ont éclaté bien avant le début de la marche prévue à 11H00 à partir de la Place de la Concorde (plus connue sous son ancien nom de Place du 1er mai) puis se sont progressivement calmées.

En tout début d’après-midi, la circulation avait timidement repris dans ce secteur auparavant entièrement bouclé par d’importantes forces de l’ordre entourées de dizaines de véhicules blindés.

Les autorités avaient pris des mesures draconiennes avec près de 30.000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours des marcheurs, prévu initialement de la Place du 1er mai jusqu’à la Place des Martyrs, distante d’environ 4 km.

Parmi les manifestants, figuraient des responsables de la vie politique et de la société civile mais aussi le co-fondateur du Front islamique du salut (FIS) Ali Belhadj, a constaté un photographe de l’AFP.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a annoncé que 14 personnes avaient été brièvement interpellées puis relâchées.

A Alger, un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz, a été brièvement retenu ainsi que Fodil Boumala, co-fondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD, formée de représentants des partis politiques, de la société civile et des syndicats autonomes) qui avait appelé à la manifestation, dès sa création le 21 janvier.

«Le régime dehors!»

Le président du RCD, Said Sadi, présent dans la manifestation, s’est indigné auprès de l’AFP que «le doyen de la Ligue de défense des droits de l’homme algérien, Ali Yahia Abdelnour, âgé de 90 ans, ait été malmené» par les forces de l’ordre.

Les manifestants lançaient des slogans tels que «Algérie Libre» en arabe, «Le régime dehors!», «Système, dégage!».

Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient leur soutien au président algérien: Abdelaziz «Bouteflika n’est pas Moubarak», en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak.

A Oran, grande ville de l’ouest algérien où une manifestation avait aussi été interdite par les autorités selon l’opposition -ce que dément le ministère de l’Intérieur samedi-, un rassemblement de 400 personnes Place du 1er novembre (ancienne Place des Armes) a été de courte durée et s’est achevé par une trentaine d’arrestations.

Le chef local de la CNCD, le professeur d’université Kadour Chouicha et son fils, et deux journalistes, Djaafar Bensaleh du quotidien arabophone El-Khabar et Kamel Daoud du Quotidien d’Oran, ont été brièvement interpellés, selon des témoins. De même que deux artistes mimes, entièrement peints en blanc, une croix rouge sur les lèvres.

Une contre-manifestation d’une soixantaine de membres des partis de l’Alliance au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), a ensuite occupé tranquillement les lieux pendant une courte durée.

Les premiers manifestants se sont, eux, dirigés dans le calme vers la cathédrale d’Oran toute proche. Devant la gare centrale de Tizi Ouzou, la principale ville de Kabylie, une poignée de jeunes gens ont brûlé des pneus.

La presse pro-gouvernementale avait insisté samedi matin sur le boycottage de cette marche de l’opposition par de nombreuses organisations et partis politiques non membres de l’alliance au pouvoir.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012319620-le-vent-de-revolte-gagne-l-algerie
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Re: algérie

Message  ivo le Dim 13 Fév - 10:24

Algérie : "pour un changement radical"
http://www.europe1.fr/International/Algerie-pour-un-changement-radical-410849/

Les manifestations ont été réprimées samedi en Algérie. © MAXPPP

TEMOIGNAGE E1 - Fodil Boumala, opposant au pouvoir algérien, a été retenu par la police samedi.

Les manifestations de samedi ont été réprimées en Algérie, mais Fodil Boumala, cofondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), ne faiblit pas.

Alors que son mouvement, qui regroupe les partis d’opposition, avait appelé à manifester samedi, il a été arrêté trois heures par la police. "Ils ont arrêté beaucoup de femmes, de jeunes filles, d’hommes, ils m‘ont kidnappé de la même façon. Ils m’ont mis au commissariat d’Alger centre (…) Ils nous ont retenu pendant plus de deux-trois heures", témoigne le militant au micro d’Europe 1.

Ecoutez-le :

"Un changement radical du pouvoir"
envoyé par Europe1fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


La manifestation à Alger était interdite, et le blocage de la rue par la police, ainsi que les nombreuses interpellations, ont fait tourner court cette marche d’opposition au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika. "Bien sûr, la marche était interdite par les pouvoir publics. Ils (ndlr les policiers) nous ont parlé d’une tentative de coup contre le pouvoir", raconte Fodil Boumala, avec qui la conversation a été étrangement coupée par une musique au moment où la répression policière était évoquée.

Lui et ses compagnons ont dû forcer le dispositif de sécurité pour se retrouver Place de la Concorde, plus connue des Algérois sous le nom de Place du 1er Mai.

"Un changement radical du pouvoir"

"L’atmosphère est très tendue, tout le monde est déterminé à aller jusqu’au bout dans le sens d’un changement radical du pouvoir c’est un pouvoir qui n’a aucun respect ni pour la société, ni pour la constitution, ni pour les lois que lui-même a mis en place. C’est un système corrompu", lance l’opposant algérien.

Interrogé sur une contagion possible des mouvements démocratiques tunisien et égyptien en Algérie, l'universitaire et écrivain la souhaite : "c’est le tour de tous les régimes totalitaires, c’est le tour de tous ceux qui s’accrochent au pouvoir contre les libertés et l’ouverture du système politique de cette région, aussi bien au Maghreb qu’au Moyen-Orient".

2.000 manifestants à Alger

Les manifestants étaient au nombre de 2.000 à Alger samedi. Face à eux, 30.000 hommes des forces antiémeutes quadrillaient le centre de la ville de plus de trois millions d'habitants.

Les manifestants ont brandi une large banderole qui proclamait : "Système dégage", et scandé des slogans qui faisaient échos à ceux criés en Tunisie et en Egypte notamment "Algérie Libre" en arabe, "Le régime dehors !".

Pour la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), plus de 300 personnes auraient été interpellées à Alger, Oran, dans l'Ouest du pays, et à Annaba, dans l'Est.


« Bouteflika, dégage ! »
http://www.leparisien.fr/international/bouteflika-degage-13-02-2011-1313291.php

Juchés sur le socle de la statue de la place de la République, hier après-midi à Paris, une dizaine de jeunes gens gesticulent. Plusieurs brandissent le drapeau vert et blanc de l’Algérie. En contrebas, d’autres manifestants agitent, comme en signe de victoire, l’étendard rouge, blanc et noir de l’Egypte. D’autres portent la bannière écarlate de la Tunisie.

Sur le terre-plein central de la place, devant les étals des marchands de merguez, ils sont environ un millier à se retrouver dans une ambiance bon enfant. Certains sont venus pour fêter le départ de l’ex-président égyptien, Hosni Moubarak, mais les plus nombreux sont là pour soutenir le peuple algérien, en lutte pour la démocratie. Les plus organisés ont inscrit leurs revendications sur des pancartes : « Boutef, dégage » (NDLR : pour Abdelaziz Bouteflika); « Souveraineté au peuple »; « Algériens, nous sommes avec vous »… D’autres reprennent en chœur ce slogan : « A bas Bouteflika, à bas les généraux, à bas le FLN ».


A PARIS, DES CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT LEUR SOUTIEN

Professeur de physique dans une université parisienne, Amor, né il y a quarante ans en Kabylie, où ses parents vivent toujours, résume la situation : « Le problème, c’est le système que le clan Bouteflika a installé, corruption généralisée et incompétence à tous les niveaux. » Invité à définir le régime politique en Algérie, Aziz, 27 ans, étudiant en mastère d’économie de l’environnement à Versailles (Yvelines), lance ces deux mots, comme un cri du cœur : « Totalitaire, dictature ». Né en Algérie, il assène sur le ton de l’évidence : « Là-bas, nous avons toujours le parti unique, le FLN, depuis 1962 et les généraux qui tuent ou essaient d’acheter toute opposition. C’est une misère morale. Il est temps de laisser le pouvoir aux jeunes. »
Le corps enveloppé dans un drapeau algérien, Zaki, né en Algérie il y a vingt-neuf ans, explique « soutenir la manifestation à Alger quadrillée par la police ». Après la Tunisie et l’Egypte, la rue peut-elle renverser le pouvoir ? Le jeune homme répond de façon mesurée : « La priorité chez nous, ce n’est pas la démocratie mais l’urgence qu’il y a à réveiller le peuple algérien, anesthésié par le terrorisme et la guerre civile des années 1990. »
Le Parisien
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Re: algérie

Message  ivo le Dim 13 Fév - 17:59

Nouvelle marche de l’opposition algérienne le 19 février
Un membre du mouvement d’opposition algérien Coordination nationale pour le changement et la démocratie, Me Moustepha Bouchachi, a annoncé une nouvelle marche à Alger pour le 19 février.

Hier, quelques milliers de personnes sont descendues dans la rue, à Alger, pour réclamer un changement démocratique. Le rassemblement a été durement réprimé par les forces de l’ordre
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Re: algérie

Message  ivo le Dim 13 Fév - 18:13

Un premier pas pour le changement
http://www.elwatan.com/une/un-premier-pas-pour-le-changement-13-02-2011-111487_108.php


La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) dénonce la répression disproportionnée de la manifestation. De nombreuses personnalités politiques nationales ont répondu, hier, à l'appel pour la marche.


Un petit air de «Maydan Attahrir», l’héroïque place de la Libération cairote : voilà à quoi ressemblait la place du 1er Mai, hier. Des militants politiques, associatifs, des syndicalistes, des chômeurs, des cadres, des fonctionnaires, des femmes, beaucoup de femmes, des artistes, des étudiants, des universitaires, des retraités, des adolescents, des jeunes filles, des vieux, des laïcs, des islamistes, des communistes, des facebookistes, des sans-opinion-fixe : la place du Champ de manœuvres était pétillante, bouillonnante, pleine de cette effervescence rageuse des villes fières.

Ils étaient plusieurs milliers, en effet, à répondre à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) en investissant, dès les premières heures de la journée, la place du 1er Mai d’où devait partir la marche en direction de la place des Martyrs. Une marche pour la liberté réprimée avec brutalité mais transformée aussitôt en un immense sit-in, un rassemblement spectaculaire qui aura duré de 8h à 16h. Et huit heures durant, les manifestants ont tenu le «siège» d’Alger, en tenant la dragée haute à l’appareil répressif du régime.


Me Ali Yahia Abdennour sauvagement malmené


Il est 8h30 et une tension se lit sur Alger. La rue Didouche Mourad est prise d’assaut par un imposant dispositif de police. Plusieurs éléments des Unités républicaines de sécurité (URS) avec casque, gilet par-balles, bouclier antiémeute et trique en bois, ont pris position autour du siège régional du RCD. Un parfum du scénario du 22 janvier flotte dans l’air. L’ambiance est crispée. Plusieurs magasins ont baissé rideau. Les buralistes et quelques cafés assurent un minimum d’animation. Un hélicoptère ne cesse de tournoyer dans le ciel en produisant un bourdonnement harassant. «Voilà la vraie provocation ! On se croirait en pleins territoires occupés», s’indigne un citoyen.


8h50. Place du 1er Mai. Un déploiement policier impressionnant quadrille la placette jouxtant l’hôpital Mustapha Pacha. Les CNS sont sur le pied de guerre. Les organisateurs sont arrivés tôt le matin pour encadrer les manifestants. «Il va être difficile de trouver une place avec tous ces flics qui squattent les lieux», lâche un militant des droits de l’homme. D’emblée, plusieurs membres de la CNCD sont brutalement interpellés par la police. Un groupe de députés RCD est arrêté d’entrée et conduit au commissariat. Parmi eux, Tahar Besbas, Mohcen Bellabes et Arezki Aïder. 9h05. Maître Ali Yahia Abdennour, entouré de Me Mustapha Bouchachi, Me Fetta Sadat et d’autres militants, est sauvagement bousculé par une horde de policiers en furie. Les CNS veulent à tout prix le chasser de la place mais l’infatigable militant de la démocratie qu’il est ne l’entend pas de cette oreille. «Ana nemchi maâ echaâb !» (je marche avec le peuple), répète-t-il. A 90 ans (il est né en 1921), Me Ali Yahia est plus déterminé que jamais à en découdre avec les tenants du régime. D’ailleurs, si le rassemblement a pu avoir lieu, il le doit en grande partie au courage et à la pugnacité de Me Ali Yahia. «Les policiers sont des enfants du peuple et doivent marcher avec nous ! Quel intérêt y a-t-il à servir un régime qui a pris tous les milliards de l’Algérie, plus que la Tunisie et plus que l’Egypte ?», assène-t-il. A force d’être malmené, le président d’honneur de la LADDH est pris d’un malaise tandis qu’un grand désordre règne sur la place de la «Concorde». Le dispositif de police tente de contenir les marcheurs et d’empêcher toute velléité de faire bloc.


«Echaâb yourid isqat ennidham !»


Un groupe a réussi à se former en martelant : «Système barra !», «Y’en a marre de ce pouvoir !», «Pouvoir assassin !». Des pancartes et des banderoles sont brandies dans le dos de la police qui n’a pas vu le groupe venir : «A bas la dictature !» lance la foule transcendée. La police fond sur les manifestants et leur arrache les pancartes des mains. Les interpellations se multiplient. Des dizaines de manifestants sont embarqués en quelques minutes. Les femmes n’ont pas été épargnées. Elles ont été des dizaines à être appréhendées. Des femmes policières ont été largement mises à contribution à cet effet. Chérifa Kheddar, présidente de l’association Djazaïrouna, a subi le même sort : «Ils m’ont arrêtée pour avoir dénoncé les ‘baltaguia’, les sbires de Bouteflika, au lieu d’arrêter ces voyous, et j’ai été conduite au commissariat du 8e. Il y avait au moins une vingtaine de femmes là-dedans», témoigne-t-elle. «Rendez-nous l’Algérie !» entonnent d’autres femmes. Des altercations éclatent avec les CNS suivies d’interpellations toujours aussi féroces. Passée la première heure qui aura été marquée par une gestion particulièrement musclée des événements par la police, les manifestants réussissent le tour de force d’occuper l’espace et de marquer leur territoire. Cantonnés devant la station-service attenante à la fontaine du 1er Mai, ils sont maintenant cernés par un imposant bouclier de CNS.

Mais ils peuvent néanmoins improviser un rassemblement à défaut d’étrenner leur marche. D’autres groupes de frondeurs prennent position, sortent des pancartes et des banderoles qu’ils avaient sciemment dissimulées, et le mouvement de repartir de plus belle. Sur l’une des pancartes, on peut lire : «One : Tunisie. Two : Egypte. Three : Viva l’Algérie !» Tout le monde scande à l’unisson : «Echaâb yourid isqat ennidham !» «Le peuple veut faire tomber le régime ! ». Et de reprendre : «Bouteflika-Ouyahia, Houkouma irhabiya» «Bouteflika, Ouyahia, gouvernement terroriste !». La place étant acquise, la foule ne cessera de grossir après que la peur se soit dissipée. Galvaudés par les ardeurs des plus chevronnés, de nombreux citoyens qui étaient jusque-là sceptiques, ont rejoint massivement le mouvement, en toute spontanéité. Une dame s’avance avec un bouquet de fleurs blanches dans une allusion à la Révolution du jasmin qui a libéré Tunis. Si Mohamed Baghdadi du Réseau des démocrates lui emboîte le pas et bat le pavé avec une fleur à la main. Un homme s’approche de nous et tonne : «Le DRS est la sève du système, il doit foutre le camp !»


Amazigh Kateb enflamme la foule


9h30. Les manifestants sont repoussés par les forces antiémeute jusqu’au deuxième rond-point jouxtant la station de bus du Champ de Manœuvres. Ce «manège» va se reproduire tout au long de la journée : les CRS cernent un groupe de manifestants et les empêchent d’avancer ; un autre groupe prend place à un autre endroit et une nouvelle vague de tenter de lancer la marche. A un moment donné, une foule compacte occupe totalement l’espace réservé à la station de taxis du 1er Mai. Certains ont même pris d’assaut les abribus alentours. Juchées sur un banc, des personnalités apparaissaient comme les figures de proue de ce mouvement : maître Ali Yahia Abdennour, le président du RCD Saïd Sadi, l’opposant Arezki Aït Larbi (SOS Libertés) ainsi que maître Mustapha Bouchachi (LADDH). Les slogans fusent de plus en plus fort : «Echaâb yourid isqat ennidham», «Moubarak rah, laâqouba l’Bouteflika» (Moubarak est parti, c’est au tour de Bouteflika), «Djazaïr horra, Bouteflika barra !» (Algérie libre, Boutef dégage !), etc.


Autre moment fort : l’entrée en lice de l’ex-leader de Gnawa Diffusion, Amazigh Kateb. Le fils de Kateb Yacine, le keblouti insurgé au milieu des révoltés d’Alger : tout un symbole ! Son arrivée enflamme littéralement la foule. Il est hissé aussitôt par des jeunes en transe. D’autres artistes, convient-il de le souligner, se sont également joints aux manifs, à l’instar du musicien Safy Boutella. 10h30. A quelques pas de là, mouvement de panique parmi les CNS, et pour cause : Ali Benhadj a débarqué. Ses affidés lâchent : «Ya Ali, Ya Abbas, el djabha rahi labès !» Des manifestants leur rétorquent : «Boulayha barra !» (barbu dégage !) Ali Benhadj sera embarqué un peu plus tard en provoquant une grosse échauffourée.


Autre fait à relever : la contre-manif déclenchée par des jeunes qui répètent : «Bouteflika machi Moubarak !» (Bouteflika n’est pas Moubarak), «Bouteflika eddana l’esoudane», (Bouteflika nous a emmenés au Soudan) et autre «la police dialna !». Ils sont aussitôt qualifiés de «baltaguia», de «voyous à la solde du pouvoir pour casser la marche». L’un d’eux a même tenté d’agresser Amazigh Kateb. En début d’après-midi, la contre-manif finira par s’estomper. Et les jeunes du quartier de scander : «Khawa, khawa, zkara feddoula» (nous sommes tous des frères, au grand dam du système).


Un groupe se crée autour de Amazigh Kateb, près des arrêts de bus. Très vite, le groupe envahit le boulevard Belouizdad et se met en position pour marcher devant le ministère de la Jeunesse et des Sports. «Bab El Oued-Champ Manœuvres, aya les jeunes !», «Barra barra ya l’pouvoir !» sourdent de la bouche des émeutiers. Les pétarades du Mawlid Ennabaoui en rajoutent une couche. Une forte déflagration déchire l’air. Une grenade lacrymogène, semble-t-il. «Le pouvoir veut gérer la génération facebook avec l’esprit de 1962», ironise un citoyen. A partir de 13h, la manif change de contenu. Malgré l’affluence continue de manifestants, les jeunes du quartier de Belouizdad prennent le dessus. Sauf qu’ils ont cessé de s’en prendre aux marcheurs. «Nous leur avons parlé et les avons retournés contre ceux qui les ont payés», se félicite Abderrahmane Oukali, chef du bureau d’Alger du RCD.


A mesure que les heures s’égrènent, la place du 1er Mai semble plus que jamais conquise. Des débats parfois passionnés éclatent entre «pro» et «anti» Bouteflika, le tout dans une ambiance citoyenne relevée, comme les Algériens n’en ont pas vue depuis belle lurette. C’est peut-être cela, le plus grand trophée de cette journée impétueuse : reconnecter les Algériens entre eux. «Cette marche, même si elle a été réprimée par la police, même si des milliers de manifestants ont été empêchés de rejoindre la capitale, a été pour moi un franc succès», se félicite Mustapha Atoui du Snapap et membre de la CNCD, qui ajoute : «Il faut simplement se dire que ce n’est que le début et qu’il ne faut surtout pas lâcher cette dynamique. En Egypte, ils ont commencé à 40 et ont fini par être des millions. C’est le début de la fin pour ce système !»


Luis Martinez : " En cas de révolte populaire, l'armée poussera Bouteflika vers la sortie"
http://www.elwatan.com/actualite/luis-martinez-en-cas-de-revolte-populaire-l-armee-poussera-bouteflika-vers-la-sortie-13-02-2011-111561_109.php

"En Algérie, le contexte est explosif", a estimé Luis Martinez, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po. Dans un entretien accordé samedi à leMonde.fr, cet éminent expert a relevé que "le mouvement de protestation pourrait durer plus longtemps en Algérie qu'ailleurs". Et pour cause, l'Algérie "ne dépend pas de l'industrie touristique comme l'Egypte, son système politique n'est pas bâti sur la rente du canal de Suez ni sur les aides de l'armée américaine à l'armée égyptienne", analyse-t-il.


Ainsi, pour Luis Martinez, avec ses milliards, "l'Algérie n'a donc aucun problème en terme de résistance à la pression extérieure. D'ailleurs, on voit mal l'Union européenne exercer la moindre pression : l'Algérie l'approvisionne pour 10 % en gaz et en pétrole", explique-t-il.

Ceci dit, le chercheur français croit savoir que ni la police, ni l'armée, ni les politiques n'ont envie "de revivre une épreuve de force qui pourrait durer des semaines et des semaines : ils savent d'expérience que cela pourrait déboucher sur une guerre civile".

Au sujet de la coordination nationale pour le changement et la démocratie, Luis Mrtinez voit en elle une excellente initiative pour "associer les forces démocratiques traditionnelles en Algérie". Cependant, "la coordination doit trouver de vrais supports politiques, comme en Tunisie et en Egypte, pour passer du virtuel au réel et transformer les aspirations en négociations", avertit-il.

Concernant le rôle de l'armée Algérienne dans une révolte populaire, Luis Martinez relève que l'ANP pourrait bien ne pas se ranger du côté des décideurs. "Si l'armée égyptienne est prête à laisser partir le raïs la tête haute, pourquoi pas en Algérie ? J'attends de voir si les Algériens vont reprendre les mêmes slogans qu'en Egypte. Si c'est le cas, cela veut dire que le mode opératoire est comparable", confie-t-il à lemonde.fr.

"Pour l'armée algérienne, revenir dans la rue affronter la population est difficile à concevoir. Et si la pression populaire était suffisamment forte demain pour faire partir Bouteflika, je pense que l'armée n'aurait pas de mal à le pousser vers la sortie", explique-t-il encore.

Enfin, pour Luis Martinez, le principal obstacle auquel sera confronté une révolte populaire en Algérie est "la question de la solidarité du pays avec sa capitale". Selon lui, il n'est pas sur que "la dynamique va prendre car Alger a pendant longtemps été considérée comme une ville frondeuse, emplie de révoltés et de manifestants, et dans laquelle le reste du pays ne se retrouve pas forcément", estime-t-il.

"En Egypte, le Caire a été soutenu très rapidement par le reste du pays. Idem en Tunisie, où la révolution est partie d'une petite ville de province pour arriver jusqu'à Tunis, preuve que l'ensemble du pays s'est reconnu dans le mouvement. En Algérie, en revanche, cette question reste la grande inconnue", conclut le directeur de recherche à Sciens Po et auteur de plusieurs ouvrages sur l'Algérie et le Maghreb .


Appel à une marche populaire le 19 février à Alger
http://www.elwatan.com/actualite/appel-a-une-marche-populaire-le-19-fevrier-a-alger-13-02-2011-111573_109.php

La coordination nationale pour le changement démocratique en Algérie, qui s'est réunie dimanche à Alger pour faire le bilan de la marche repriméé, vendredi à Alger, a lancé un appel à une nouvelle marche pour le 19 février prochain.


Elle s’est également entendue sur le principe d’une grève générale pour les prochains jours. Cette option devrait être en revanche décidée en concertation avec les différents partenaires sociaux.

La coordination, qui a jugé que son action de vendredi a été plus que positive, veut élargir ses rangs à d'autres acteurs de la société civile.

D'autre part les membres de CNCD compte mettre à profit la semaine qui commence, pour informer et sensibiliser les citoyens sur les enjeux du combat politique pour le changement démocratique en Algérie.
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Re: algérie

Message  ivo le Dim 13 Fév - 19:26

Algérie : l'opposition manifestera "jusqu'à ce que le régime tombe"
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/13/algerie-l-opposition-appelle-a-une-nouvelle-manifestation-le-19-fevrier_1479543_3212.html
Au lendemain d'une manifestation qui a réuni entre 2 000 et 3 000 personnes à Alger, le mouvement d'opposition algérien Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNDC) a appelé à de nouvelles mobilisations dans la capitale algérienne tous les samedis "jusqu'à ce que le régime tombe", selon un porte-parole du parti d'opposition Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohsen Belabes. "Chaque samedi, nous maintiendrons la pression", a-t-il expliqué. Peu de temps avant, Moustepha Bouchachi, membre du CNCD, avait déclaré qu'une manifestation aurait lieu le 19 février, sans préciser que le mouvement était appelé à se renouveler toutes les semaines.

La coordination, qui réunit des partis d'opposition, de la société civile et de syndicats autonomes, était à l'origine d'une première marche à Alger, qui a été empêchée par un important dispositif estimé à quelque 30 000 policiers. Plusieurs centaines de manifestants avaient néanmoins bloqué la Place du 1er-Mai pendant plusieurs heures, malgré l'interdiction de la marche par les autorités. Les organisateurs cherchent maintenant à mobiliser davantage de personnes.

"LES GENS ONT BRAVÉ L'INTERDICTION"

Le lieu de rendez-vous, samedi 19 février, sera le même, ont précisé les organisateurs. Lors de sa réunion, la CNDC a fait le bilan de la tentative de marche de samedi, jugeant le bilan de cet événement "positif"."Les gens ont bravé l'interdiction pour venir manifester pacifiquement", s'est réjoui M. Bouchachi. Samedi, des rassemblements de très durée s'étaient également tenus à Oran, la grande ville de l'ouest algérien, où une trentaine de participants ont aussi été interpellés, ainsi qu'à Constantine, Annaba, Tizi Ouzou et Bejaia.

Créée le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début de l'année contre la vie chère, la CNCD avait promis " un grand jour pour la démocratie en Algérie." L'initiative a toutefois été rejetée par plusieurs syndicats et formations d'opposition historiques, dont le Front des forces socialistes, le Front national algérien (15 députés sur 389) et le Parti des travailleurs.

Dimanche, des affrontements ont eu lieu à Annaba, dans l'est de l'Algérie, entre policiers et jeunes chômeurs qui dénoncaient les lenteurs de l'administration. Les chômeurs s'étaient rendus dans la matinée à des guichets publics d'offres d'emploi à durée déterminée pour jeunes, avec ou sans diplômes, initiés par l'action sociale. Mais las de revenir tous les jours et d'attendre des heures d'être reçus par les fonctionnaires pour espérer bénéficier de ces contrats, ils s'en sont pris aux employés de l'administration qui ont pris la fuite. Quatre policiers ont été blessés.
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Re: algérie

Message  ivo le Lun 14 Fév - 10:16

Algérie : la levée de l’État d’urgence paraît désormais imminente
Après le président Bouteflika il y a dix jours, c’est le ministre algérien des Affaires étrangères qui a annoncé ce matin que les jours de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992 étaient comptés. "Dans les jours prochains, on en parlera comme du passé", déclare Mourad Medelci, au surlendemain d’une manifestation qui a -chose rare- rassemblé près de 2.000 personnes à Alger, pour protester contre le pouvoir en place.

Le ministre qui fait montre de ne pas s’inquiéter de ces rassemblements organisés tous les samedis désormais. "Les marches organisées il y a quinze jours et samedi ont bien démontré que ces mouvements étaient des mouvements minoritaires. Je suppose, que de marche en marche, elles ne feront pas mieux, assure-t-il. L’Algérie n’est pas la Tunisie, l’Algérie n’est pas l’Égypte "


Après la Tunisie et l’Egypte, la soif de démocratie gagne l’Algérie
FRANCE INFO - 07:33
"C’est parti pour le changement", titrait hier le quotidien libéral algérien Liberté, après une journée de manifestation qui n’a pourtant rassemblé que quelques milliers de personnes à Alger. Le vent de révolte qui a renversé les régimes tunisiens et égyptiens va-t-il souffler aussi sur l’Algérie ? Enquête d’Isabelle Labeyrie, l’envoyée spéciale de France Info au pays d’Abdelaziz Bouteflicka.
L’Algérie, troisième sur la liste ? Plongée dans ce pays qui bouillonne, après les révolution tunisienne et égyptienne. Un reportage de Isabelle Labeyrie (4'58")


Manifestation samedi à Alger. L'opposition, malgré la foule de policiers mobilisée, appelle à manifester à nouveau samedi prochain, sur la Place du 1er mai © REUTERS/Zohra Bensemra

Difficile en Algérie d’organiser des manifestations de masse. L’état d’urgence en vigueur depuis 2001 dans le pays interdit tout rassemblement. Celui de samedi à Alger s’est heurté à un sévère dispositif de sécurité et a vite tourné court. Près de 30.000 policiers avaient été déployés dans la capitale. Mais "ce n’est qu’un début", assurait un des leaders de la contestation.

Pourtant, à la différence des Tunisiens ou Égyptiens, les Algériens ne comptent pas sur les militaires pour leur venir en aide et relayer leurs revendications. L’armée qui gouverne en sous-main a déjà montré par le passé qu’elle n’avait aucune envie de lâcher le pouvoir. Les Algériens en outre sont toujours traumatisés par la "décennie noire" qui a suivi la révolution de 1988 : des violences attribuées aux islamistes qui ont fait près de 200.000 morts et des milliers de disparus.

Consciente de ces difficultés, l’opposition mène une campagne de mobilisation des esprits, en convoquant désormais tous les samedis des rassemblements contre le pouvoir. Une opposition qui cependant n’a pas beaucoup de crédit. Elle est protéiforme et désorganisée. Elle apparait depuis le 21 janvier, après les émeutes qui ont fait 5 morts, sous le nom de CNCD, regroupant des partis d’opposition, des organisations de la société civile et des syndicats non officiels.

La culture politique qui existait en Tunisie, reste donc à construire en Algérie. Le pays qui est riche grâce au pétrole et au gaz que contiennent ses sols a toujours eu les moyens d’acheter la paix sociale. Début janvier, lors des premiers signes de contestation, le gouvernement a pris des mesures pour limiter la flambée des prix de l’huile et du sucre. Mais il n’est pas sûr désormais que cela suffise à calmer le sentiment d’injustice sociale qui s’est emparé de la jeunesse algérienne.
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Re: algérie

Message  ivo le Lun 14 Fév - 10:56

L'Algérie ne sera ni la Tunisie ni l'Egypte, dit Alger
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE71D03820110214
PARIS (Reuters) - L'Algérie ne suivra pas la voie de la Tunisie et de l'Egypte, a déclaré lundi le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

Sur Europe 1, il a cependant précisé que l'état d'urgence, instauré en 1992, serait levé "dans les jours prochains", semblant donner des gages à l'opposition algérienne qui appelle à manifester chaque samedi jusqu'à la démission du gouvernement.

"L'Algérie n'est pas la Tunisie, n'est pas l'Egypte", a prévenu Mourad Medelci.

Début février, alors qu'un soulèvement populaire venait de faire tomber le régime Ben Ali à Tunis et qu'un autre menaçait le président égyptien Hosni Moubarak, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé février la levée prochaine de l'état d'urgence, sans plus de précision.

Il a également promis un meilleur accès aux médias pour les partis d'opposition et l'adoption de mesures favorables à la création d'emploi.

Plusieurs centaines de manifestants algériens ont défié samedi l'interdiction qui leur était faite de se rassembler place du 1er-Mai dans le centre d'Alger.

Des milliers de policiers antiémeutes avaient été déployés pour faire échec à cette tentative de rassemblement pour réclamer des réformes démocratiques.

Les révolutions en Tunisie et en Egypte "réveillent un certain nombre de voix, minoritaires" en Algérie, a expliqué le ministre algérien des Affaires étrangères.

"Les marches qui ont été organisées (...) ont bien démontré que ces mouvements sont des mouvements minoritaires", a-t-il estimé.

Interrogé sur la levée de l'état d'urgence, il a répondu: "dans les jours prochains, on en parlera comme du passé".

DES "AJUSTEMENTS" AU GOUVERNEMENT?

Cela veut dire "le retour à l'état de droit qui permet de manière totale l'expression des opinions", a-t-il ajouté.

"Les mesures exceptionnelles prévues par l'état d'urgence pourront être levées mais la lutte contre le terrorisme sera encadrée par des lois", a souligné le chef de la diplomatie algérienne.

Mourad Medelci a écarté toute démission du gouvernement algérien, évoquant seulement des "ajustements".

"Le changement de gouvernement appartient au seul choix du président de la République qui évaluera la possibilité, comme il l'a fait dans le passé, d'apporter des ajustements", a fait valoir Mourad Medelci.

Instauré en 1992 après l'annulation par l'armée du second tour des élections législatives que le Front islamique du salut (Fis) était sur le point de remporter, l'état d'urgence était présenté par les autorités comme une mesure nécessaire à la "lutte antiterroriste".

Après les démissions de Zine ben Ali et d'Hosni Moubarak sous la pression de la rue, de nombreux observateurs se demandent si un autre pays du monde arabe ne va pas à son tour s'enflammer contre le pouvoir en place.

Des troubles en Algérie pourraient avoir des conséquences sur l'économie mondiale en raison de son statut de puissance exportatrice de gaz et de pétrole.

Beaucoup d'experts doutent toutefois d'un scénario à l'égyptienne ou à la tunisienne car le gouvernement semble disposer des ressources nécessaires, via la manne énergétique, pour répondre à la plupart des revendications.

>>>>>>>>>

EL WATAN la une

Mourad Medelci : "Des mouvements minoritaires" réclament le changement du système !

Annaba : Plusieurs blessés entre policiers et manifestants

Petits réglages en vue de la prochaine manif

Une autre marche samedi prochain : La Coordination remet ça !

Qui sauvera le soldat Bouteflika ?

La dérive de certains journaux



on verra si L'Algérie n'est ni la Tunisie ni l'Egypte ........

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Re: algérie

Message  ivo le Mar 15 Fév - 13:11

Algérie : la jeunesse se mobilise
FRANCE INFO - 10:42
En Algérie, une nouvelle marche de protestation est prévue samedi. Le premier rassemblement réprimé par la police n’avait réuni que 2.000 personnes. Le week-end prochain, les opposants au régime, inspirés par les exemples tunisien et égyptien, espèrent faire mieux : les militants ont commencé à mobiliser autour d’eux.
Avec notre envoyée spéciale, Isabelle Labeyrie, nous vous proposons de partir à la rencontre de deux amis, Kacimi et Amine. L’un est étudiant Kabyle, l’autre employé Algérois.


Des jeunes et des chômeurs algériens, lors de la manifestation du 6 février, devant le ministère du Travail, à Alger.
© REUTERS / Zohra Bensemra

La Tunisie n’est pas loin. Et l’Egypte est dans toutes les têtes. Nombre d’Algériens souhaiteraient voir la liesse de la place Tahrir, au Caire, éclore au cœur d’Alger. L’opposition est la première à en rêver, et elle appelle à manifester tous les samedis jusqu’à la démission du gouvernement.

Ce temps est encore loin, et même incertain. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, l’a dit clairement : “l’Algérie n’est pas la Tunisie, n’est pas l’Egypte”. Géographiquement parlant, personne ne lui donnera tort. Mais l’espoir qu’ont semé ces révolutions fait bouillir le sang d’une partie de la jeunesse. Et la jeunesse, en Algérie, c’est près de la moitié de la population. Le printemps, saison du renouveau, n’est pas si loin après tout. Alors, malgré les avertissements et les interdictions lancés par le gouvernement, nombreux sont ceux qui n’ont plus qu’une chose en tête : samedi prochain.

C’est le cas de Kacimi et Amine. L’un est Kabyle et étudiant, l’autre est Algérois et employé. Notre envoyée spéciale, Isabelle Labeyrie, a rencontré ces deux amis, qui parlent de leurs espoirs, de leurs vies, avec l’humour et l’insouciance apparente de ceux qui se sentent soulevés par les évènements...

Kacimi l’étudiant et Amine l’employé algérois préparent la manifestation de samedi à Alger. Isabelle Labeyrie a croisé leur chemin... (2'21")
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Re: algérie

Message  ivo le Mer 16 Fév - 9:36

Carnet de reportage en Algérie : avec les chômeurs-émeutiers de Bordj Menaiel
FRANCE INFO - 04:59
L’Algérie suivra-t-elle la voie de la Tunisie et de l’Egypte ? L’opposition appelle à une marche pour les libertés samedi prochain. Toute cette semaine, nous vous invitons à prendre le pouls de ce pays, avec notre envoyée spéciale, Isabelle Labeyrie. Aujourd’hui, nous quittons Alger pour nous rendre aux portes de la Kabylie, à Bordj Menaiel, à la rencontre de jeunes chômeurs, qui n’ont plus d’autre alternative que la révolte.
Pour faire les 70 kilomètres qui séparent Alger de Bordj Menaiel, notre reporter, Isabelle Labeyrie, a dû prévoir large. Tout le long du parcours, dans un superbe paysage, des barrages de police arrêtent les véhicules pour contrôler s’ils ne sont pas piégés. Séquelle de la “décennie noire”, celle de la guerre civile des années 90, dont les bilan varient de 60.000 morts à 150.000, le terrorisme est encore latent dans ces régions.

Arrivée à Bordj Menaiel, notre envoyée spéciale a découvert une ville encore très marquée par le tremblement de terre du 21 mai 2003, qui a notamment détruit l’ancienne mosquée, une des plus grandes d’Algérie.

Embarquez avec notre reporter, Isabelle Labeyrie, pour la ville de Bordj Menaiel, à 70 kilomètres d’Alger : une plongée dans la vie quotidienne d’une Algérie sous tension. (4'36")

Là, l’attendent Amine, Yacine et Imad. Ils ont 23 ans. Ils sont chômeurs depuis qu’ils ont quitté l’école à 16 ans. Aujourd’hui, ils sont en révolte. Pas à cause des révolutions, de jasmin ou du Nil et de l’électrochoc qui traverse le monde arabo-musulman, mais parce qu’ils ne voient plus que faire d’autre.

Amine, Yacine et Imad, chômeurs de 23 ans, qui "font des émeutes", à défaut de pouvoir se construire une vie. (1'57")

Amine, Yacine et les autres n’iront pas manifester à Alger, samedi, à l’appel de l’opposition : le déplacement est trop cher et de toutes façons, la police les en empêchera. Ils continueront leur révolte, ici, dans leur ville, espérant moins finalement vivre libres, que vivre tout court.

A Bordj Menaiel, les révolutions de jasmin ou du Nil ne font pas rêver. La motivation est ailleurs. (2'26")

Chaque jour de cette semaine, nous vous invitons à retrouver Isabelle Labeyrie en Algérie. Demain, avec la coordination nationale pour le changement et la démocratie.
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Re: algérie

Message  ivo le Ven 18 Fév - 10:01

Carnet de reportages en Algérie : Diar Echems ou la vie à 12 dans 27 mètres carrés
FRANCE INFO - 09:15
A la veille de la grande marche pour les libertés organisée par les opposants au pouvoir algérien, alors que la Lybie et le Bahreïn s’enflamment, l’Algérie s’engagera-t-elle à son tour dans une révolution ?
Toute cette semaine, l’envoyée spéciale de France Info, Isabelle Labeyrie a pris le pouls de la société algérienne. L’une des questions les plus sensibles dans le pays est celle du logement. Notre reporter s’est rendue dans le quartier de Diar Echems, à Alger. Elle nous ouvre ses carnets de reportages...

Le quartier de Diar Echems (“Les maisons du soleil”), à Alger, n’est pas très difficile à trouver. D’abord parce qu’il n’est pas très éloigné du palais présidentiel. Ensuite parce que tout le monde le connaît. En 2009 et en 2010, il a été le lieu d’émeutes. La colère des habitants s’explique rien qu’en jetant un coup d’œil à leurs logements.

Perchée sur une hauteur d’Alger, le quartier de Diar Echems symbolise les problèmes de logements du pays. Isabelle Labeyrie nous décrit le panorama (1'09")

Dans cette cité nationalisée qui s’est dégradée au fil des ans, les appartements sont exigus. Deux ou trois familles doivent pourtant s’y serrer. Les conditions de vie sont donc à l’avenant et, comme sur les navires de l’ancien temps, les habitants doivent y pratiquer le système de la “bannette chaude” : chacun dort à tour de rôle dans un même lit. Construire sa vie à Diar Echems relève alors du rêve inaccessible.

Les conditions de vie, très difficiles, sont organisées en fonction de l’étroitesse des lieux. (2'49")

Visite du quartier de Diar Echems avec ses habtitants. Le reportage d’Isabelle Labeyrie. (1'54")

La cité de Diar Echems vit toutefois ses derniers mois. Les barres d’immeubles se vident et les habitants sont en passe d’être relogés... dans d’autres barres d’immeubles, plus grandes, et plus lointaines, dans la plaine de la Mitidja. Mais les habitants y gagneront-ils au change ? Dans un premier temps, sans doute, mais à plus long terme, rien n’est moins sûr.

Les habitants de Diar Echems vont être relogés. Mais le problème est plutôt déplacé que réglé. (2'42")

Tous les matins cette semaine, retrouvez une nouvelle page des carnets de reportages d’Isabelle Labeyrie. Demain, notre reporter suivra une marche improvisée à Alger, lancée par un groupe d’opposition sur Facebook.
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Re: algérie

Message  ivo le Sam 19 Fév - 10:37

Carnet de reportages en Algérie : quand Facebook fait un "flop"
FRANCE INFO - 01:09
La seconde marche pour la liberté organisée par les opposants au régime algérien va-t-elle faire basculer le pays dans la révolution, à l’image de son voisin tunisien ? Elle doit avoir lieu ce matin à Alger. Mais le pays ne semble pas prêt à s’engager dans cette voie. La marche qui devait avoir lieu hier, à l’appel d’un groupe Facebook a échoué. Notre envoyée spéciale, Isabelle Labeyrie, qui se trouve en Algérie depuis une semaine a vécu une situation rarissime, elle a pu constater que seuls quatre manifestants avaient répondu à l’appel à la mobilisation...

Les réseaux sociaux ont irrigué et donné le tempo des révolutions tunisiennes et égyptiennes. Logiquement, c’est sur Facebook que les militants algériens se lancent des rendez-vous, comme c’était le cas hier. Près de 4.200 personnes ont répondu à l’appel d’un mystérieux groupe Facebook, appelant à une marche ce vendredi dans plusieurs villes, avant celle du samedi. Mais hier, dans les rues d’Alger, c’est une surprise qui attendait les journalistes qui s’étaient déplacés en nombre pour couvrir la manifestation.

Une première manifestation devait avoir lieu hier dans plusieurs villes d’Algérie à l’appel d’un groupe Facebook... mais lorsque notre envoyée spéciale, Isabelle Labeyrie, s’est rendue sur le lieu de rendez-vous, une surprise l’attendait...avec Grégoire Lecalot (3'11")

Il est vrai que le nombre d’internautes en Algérie est moitié moins important qu’en Tunisie, pour un pays pourtant trois fois plus peuplé. Les niveaux d’éducation, d’équipement des familles et d’infrastructures expliquent sans doute ce retard.

Dès lors, c’est “à l’ancienne”, si l’on peut dire, que le comité qui organise la marche d’aujourd’hui tente de mobiliser. Dans un pays en état d’ébullition quasi permanent, ou les manifestations, locales ou catégorielles, ponctuent la vie sociale (chômeurs, professions judiciaires, étudiants etc...), la tâche pourrait paraître assez simple. Mais l’organisation d’une telle marche de contestation, portant sur des mots d’ordres très vastes, est une nouveauté en Algérie. Et le comité rencontre des difficultés d’organisation, d’autant que le pouvoir contre-attaque.

L’opposition peine à s’organiser en Alérie, le reportage d’Isabelle Labeyrie, l’envoyée spéciale de France Info (1'51")

La coordination nationale d’opposants au pouvoir algérien peine à s’organiser... (3'12")

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Re: algérie

Message  ivo le Sam 19 Fév - 11:22

La CNCD appelle les citoyens à se mobiliser pour le changement et la démocratie
La marche d’aujourd’hui aura-t-elle lieu ?

http://www.latribune-online.com/evenement/47632.html
La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) maintient son appel à la mobilisation populaire pour une marche aujourd’hui même, de la place du 1er-Mai à celle des Martyrs. La réunion tenue à huis clos, le 15 février, a été clôturée, après l’évaluation de la première marche du 12 février avortée par l’impressionnant dispositif des services d’ordre qui ont littéralement occupé Alger, par la tenue cyclique de manifestations chaque samedi. Qualifiant la manifestation du 12 de «succès», la CNCD a félicité les manifestants pour leur «courage» qui a réussi à «briser le mur de la peur».
Forte de cette évaluation, la Coordination appelle «tous les Algériens, jeunes, femmes, chômeurs, retraités, travailleurs, cadres… à participer massivement à une marche pacifique le 19 février à 11 heures, de la place du 1er-Mai à la place des Martyrs». «La prochaine manifestation de samedi (aujourd’hui) se prépare bien. Il y a moins de peur», affirmait Fodil Boumala, l’un des membres de la Coordination après la réunion. Sur la page Facebook de la CNCD, la même personne a appelé à une autre manifestation hier, vendredi, à la place du 1er-Mai, l’heure fixée étant 14 heures. A ladite heure, seule une poignée de journalistes et un nombre important des forces de l’ordre occupaient les lieux. Les facebookers n’ont donc finalement pas suivi le mouvement. Rappelons que le 12 février passé, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie avait bravé l’interdit en décidant, malgré le refus d’autorisation des pouvoirs publics, d’organiser une marche pacifique. Empêchée par la police, elle se transforme en un rassemblement à la place du 1er-Mai. Le taux de mobilisation était timide. Entre 2 000 et 3 000, selon les organisateurs, à peine 250 d’après le ministère de l’Intérieur. Le nombre d’arrestations fait également polémique puisque les premiers parlent de 300 interpellations et les seconds donnent le chiffre de 14 manifestants arrêtés. Pour l’heure, aucun indice
ne permet de mesurer l’ampleur de la mobilisation pour la marche d’aujourd’hui. Si les membres de la Coordination espèrent une adhésion plus massive des citoyens à la manifestation, les pouvoirs publics n’ont toujours pas fait entendre leur son de cloche.
Vont-ils interdire la marche, réprimer la manifestation ou simplement la canaliser ? Les promesses du régime de lever l’état d’urgence à la fin du mois et autres décisions connexes ont-elles eu un écho chez les citoyens et calmé leurs ardeurs ? La CNCD mobilise-t-elle ?
Autant de questions qui restent posées tant que la rue n’a pas exprimé sa position. «L’Algérie est vraiment en marche pour un changement. Notre lutte dépasse la levée de l’état d’urgence», soutenait un membre de la Coordination. On attendra la réponse du peuple.


Algérie : dispositif policier impressionnant pour étouffer la marche du CNCD
http://www.afrik.com/breve27859.html

Un important dispositif policier a été déployé samedi matin, dans la capitale Alger, pour bloquer la marche pour « le départ du système » qu’entend organiser la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) et ses sympathisants, rapporte El Watan. Les gares ferroviaires ont, une nouvelle fois, été fermées et aucun train n’a quitté les quais. Les barrages routiers ont été mutipliés notamment sur l’autoroute qui relie Tizi-Ouzou, Boumerdes et Béjaia à Alger, rapporte le quotidien algérien.
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Re: algérie

Message  ivo le Sam 19 Fév - 12:46

Malgré le dispositif policier, nouvelle tentative de manifestation à Alger
FRANCE INFO - 11:13
En criant "pouvoir assassin" ou "vive l’Algérie libre et démocratique" quelque 200 personnes ont tenté à nouveau ce samedi de manifester leur mécontentement dans le centre d’Alger. Mais elles ont été bloquées par le dispositif des forces de l’ordre. Des véhicules blindés avaient même pris position en plusieurs endroits du centre de la capitale. Les manifestants ont promis de revenir tous les samedis.
Des affiches hostiles à la manifestation avec le slogan “Ne marche pas sur ma tranquillité et ma liberté” ont été collées hier soir sur les murs d’Alger. Toutes les voies menant à la place du 1er-mai ont été bouclées et des barrières métalliques disposées sur le site lui-même empêchaient l’arrivée de manifestants. Nombre d’entre eux, cartons rouges à la main, étaient bloqués dans les rues adjacentes. Les forces de l’ordre étaient postées quasiment à chaque mètre, un dispositif similaire à celui de la semaine dernière. Tout cela pour tenter de dissuader les manifestants. Mais certains se sont mobilisés quand même.


Nouvelle tentative de manifestation à Alger, le récit de notre envoyée spéciale Isabelle Labeyrie (0'50")

Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination, s’en est pris une nouvelle fois aux autorités. “Il faut une rupture définitive avec ce régime incarné depuis 1999 par le pouvoir lui-même composé de forces militaro-civiles, parmi lesquelles le président Abdelaziz Bouteflika”.

Cette coalition de partis, de membres de la société civile et de syndicats autonomes a été créée le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières du début de l’année en Algérie qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés.
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Re: algérie

Message  ivo le Sam 19 Fév - 19:31

Une armada policière à Alger pour empêcher la marche de la Coordination pour le changement démocratique
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110219.FAP5269/une-armada-policiere-a-alger-pour-empecher-la-marche-de-la-coordination-pour-le-changement-democratique.html
ALGER (AP) — La Coordination pour le changement démocratique en Algérie (CNCD) a tenté samedi d'organiser une marche à Alger, mais en a été empêchée par un important dispositif policier.

Un millier de personnes, selon les organisateurs, et entre 200 et 500, selon l'agence APS, ont participé à cette manifestation transformée en rassemblement sur la place du 1er Mai, qui devait être le point de départ de la marche prévue vers la place des Martyrs, soit un parcours de cinq kilomètres.

Le face à face entre policiers et manifestants a ainsi duré jusqu'à 12 heures avant que les membres de la Coordination n'ordonnent aux manifestants de "se retirer dans le calme et ne pas répondre aux provocations".

La Coordination pour le changement démocratique tiendra dimanche une réunion de son bureau pour faire une évaluation de la manifestation et décidée également des suites à donner à son mouvement de revendication.

Très tôt, la place du 1er Mai avait été quadrillée par un dispositif de police très mobile déployé de telle sorte à empêcher les manifestants de se rassembler. A chaque tentative des manifestants de se regrouper, la police intervenait pour les éparpiller et les repousser vers les ruelles adjacentes.

Le Dr Tahar Besbés, député du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie, a été chargé par un policier qui lui a asséné un coup de matraque sur la nuque, ce qui a nécessité son transfert au service de neuro-chirurgie de l'hôpital Mustapha, selon son parti.

"Il a retrouvé ses esprits, il souffre d'un traumatisme crânien", a expliqué dans une déclaration à l'Associated Press, Mohsin Bélbés, responsable de communication au RCD. Une autre député du RCD, Malika Hadj Arab, et Mohamed Malaoui, chef du syndicat autonome SNAPAPA, ont été également blessés lors de l'intervention de la police.

"Y'en a marre de ce pouvoir", "Algérie libre et démocratique", "Bouteflika, dégage" étaient les slogans lancés par les manifestants. Une dizaine de partisans du président Bouteflika, brandissant son portrait, ont tenté d'infiltrer les manifestants en criant "Vous êtes manipulés", "le président Bouteflika a ramené la paix", "le président Bouteflika n'est pas Moubarak".

Cette intrusion des partisans du président Bouteflika est imputée par les membres de la CNCD à un "manque d'expérience" dans la gestion des foules de leur part. "Il y a un manque de coordination entre nous, les responsables auraient dû rester au même endroit pour que les manifestants puissent se regrouper autour d'eux", reconnaît Amine Menadi du collectif Algérie Pacifique sur Facebook. "Mais notre message est passé, le monde a vu à travers l'armada policière lâchée aujourd'hui que ce pouvoir n'est pas prêt de renoncer à ses méthodes répressives, nous allons continuer à les harceler chaque samedi", jugeait Amine Menadi.

Du haut de ses 90 ans, Ali Yahia Abdenour, vieux militant des droits de l'Homme en Algérie, considérait le rassemblement comme une "réussite politique et médiatique" en dépit du recul du nombre de manifestants par rapport à la semaine précédente. Et cet avocat de préciser que "cette marche, c'est une marche des jeunes, c'est eux qui souffrent des turpitudes du système, nous on est là juste pour les encadrer". AP

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Re: algérie

Message  ivo le Lun 21 Fév - 9:28

La "mal-vie" de la jeunesse algérienne
FRANCE INFO - 04:57
Si l’Algérie n’est pas encore mûre pour sa révolution, elle souffre et la révolte gronde : chaque jour, des dizaines de grèves et de mouvements sociaux se produisent à travers le pays. Des signaux d’alarme révélateurs de ce qu’on appelle la "mal-vie" de la jeunesse. Les moins de 30 ans représentent aujourd’hui 68 % de la population.
La "mal-vie" de la jeunesse algérienne L’enquête d’Isabelle Labeyrie, envoyée spéciale de France Info en Algérie (5'24")


Des jeunes chômeurs pratiquent le "trabendo", le marché noir, dans une ruelle du quartier populaire Belcourt dans le centre d'Alger
© AFP



La "mal-vie", c’est d’abord devoir vivre chez ses parents. A 20 ans, mais aussi à 25, à 30 ou à 35 ans à cause du chômage ou tout simplement du coût de la vie.
Vivre chez ses parents, c’est vivre au quotidien l’inconfort matériel et psychique : pas d’indépendance, pas d’espace à soi, aucune possibilité de rapports sexuels.

Sidi, 30 ans, et Mohamed, 28 ans, habitent avec 9 autres membres de leur famille dans un deux-pièces misérable de la cité de Diar Echems, à Alger (traduction : Karim Ouahadi) (2'18")

Le logement, mais aussi le chômage, et la corruption qui s’infiltre jusque dans l’enceinte de l’école.
A Bordj Menaiel, Amine, 17 ans, a quitté le collège l’an dernier. Il s’est improvisé gardien de parking pour gagner quelques dizaines de dinars. Il a vu l’un de ses camarades de classe, qui n’avait pas le niveau pour passer en terminale, faire passer un kilo de bananes, des recharges téléphoniques et un peu d’argent au proviseur… Et tout s’est arrangé.
Aujourd’hui, à l’Agence pour l’emploi où Amine vient chercher des boulots d’intérim… c’est comme à l’école.

La corruption gangrène toute l’Algérie, explique Menaiel Amine (traduction : Abderrahmane Semmar) (0'27")

Et quand on ne vous demande pas d’argent, on vous demande d’avoir des réseaux. Sihem, commerciale bac +4, n’avait ni l’un ni l’autre.

Il a fallu à Sihem trois ans avant de trouver un travail (0'29")

Conséquence de cette "mal-vie" : la fuite vers l’Europe par la mer. Ceux qui tentent l’aventure sont baptisés "haragas". Pas forcément des candidats à l’exil. Certains ne cherchent qu’une bouffée d’air frais le temps de quelques semaines ou quelques mois.
Zoha, 33 ans, chômeur, a pris la mer en 2006 et en 2009, pour 1.000 euros. Son bateau a été intercepté, une fois au large de l’Espagne, une fois au large de l’Italie.

Mais Zoha le dit : il va recommencer (traduction : Mehdi) (1'31")

Les jeunes comme Zoha n’ont pas vraiment de loisirs, ils ne connaissent pas le milieu associatif, ils n’ont jamais vu de meeting politique et ce sont presque deux générations qui les séparent de leurs dirigeants.

Imad Boubekri, chargé des jeunes à la Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme (0'39")

Reportage : Isabelle Labeyrie,
Envoyée spéciale de France Info en Algérie
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Re: algérie

Message  ivo le Mar 22 Fév - 10:21

Raffarin : "Bouteflika est très informé"
http://www.europe1.fr/Politique/Raffarin-Bouteflika-est-tres-informe-423499/

L’ancien Premier ministre s’est rendu en Algérie pour prôner la coopération économique avec la France.

Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial français en Algérie a rencontré Abdelaziz Bouteflika lundi soir Il était chargé par le président Nicolas Sarkozy de faire avancer la coopération bilatérale entre la France et l’Algérie, en proie, comme d'autres pays du monde arabe, à un mouvement de révolte populaire contre le pouvoir en place.

Des annonces en Algérie mardi

L’ancien Premier ministre a déclaré, mardi matin sur Europe 1, avoir trouvé que le président algérien était "très informé et très mobilisé", face au mouvement de contestation qui secoue le pays depuis quelques semaines. Abdelaziz Bouteflika aurait même confié à Jean-Pierre Raffarin avoir "plus de convictions que de force" aujourd’hui, face au mouvement de révolte.

"Un Conseil des ministres doit avoir lieu ce mardi", a ajouté Jean-Pierre Raffarin, précisant que le président algérien devrait ensuite "annoncer des initiatives d’ampleur, mais dont je ne connais pas le contenu".

"Ma mission, je la mets sur le plan social"

L’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy a rappelé que le but de son voyage en Algérie était, avant tout, "de trouver un moyen de créer des emplois". "On prévoit une usine Renault pour le marché algérien. Environ 100.000 voitures", a-t-il détaillé, soulignant qu’il mettait sa "mission sur le plan social".

"Je pense qu’il faut être attentif au problème de la jeunesse. Nous avons à répondre à l’aspiration populaire et nous ne pouvons pas être indifférents à la crise sociale", a souligné Jean-Pierre Raffarin. "La France est prête à apporter son concours pour cette réponse sociale à l’aspiration du peuple algérien", a-t-il précisé.

ils commencent vraiment à stresser.
c'est bien ^^
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Re: algérie

Message  ivo le Jeu 24 Fév - 20:08

L'Algérie lève l'état d'urgence
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/l-algerie-leve-l-etat-d-urgence_966090.html
Instauré en 1993 pour lutter contre la guérilla islamiste, l'état d'urgence a été levé par décret présidentiel.

L'état d'urgence en vigueur en Algérie depuis 19 ans a été levé par un décret publié au Journal Officiel ce jeudi.
Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui avait demandé cette levée le 3 février, a promulgué l'ordonnance d'abrogation du "décret législatif numéro 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l'état d'urgence instauré par décret présidentiel numéro 92-44 du 9 fev 1992", lit-on dans le Journal Officiel en ligne à la date du 23 février mais mis en ligne jeudi.
L'armée ne va pas toutefois retourner dans les casernes et va continuer de conduire la lutte anti-terroriste.
Le Conseil des ministres a adopté un texte qui "confirme que la conduite et la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme et la subversion sont prises en charge par l'état-major de l'ANP" (armée nationale populaire), selon le communiqué.
Les autorités algériennes avaient instauré l'état d'urgence pour faire face à la guérilla islamiste qui avait éclaté à la suite de l'annulation des résultats des élections législatives de décembre 1991 que le Front islamique du salut (FIS, dissous) était en passe de remporter.
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Re: algérie

Message  ivo le Sam 26 Fév - 11:05

Alger : La Place des Martyrs bouclée, Said Sadi violemment bousculé par la police
http://www.elwatan.com/actualite/alger-la-place-des-martyrs-bouclee-said-sadi-violemment-bouscule-par-la-police-26-02-2011-113587_109.php
10h15 : Said Sadi est violemment bousculé par une nuée de policiers. Après avoir essayer de monter sur un véhicule de police pour parler à la famille, il est violemment poussé par des policiers, lui et ses gardes du corps. la tension est très vive.


10h00 : Place des martyrs, il est 10h00, un premier groupe de manifestants se rassemble à la place des martyrs. Said Sadi est parmi les manifestants. La police intervient et fait disperser le carré de manifestants. Pour les contenir la police parvient à diviser les manifestants en deux petits groupes.

Les services de sécurité ont reconduit samedi leur impressionnant dispositif policier au centre de la capitale, Alger. Dès les premières lueurs de la matinée, les citoyens ont constaté que tous les accès piétons de la Place des Martyrs ont été bouclés par quelques centaines de policiers, dotés de casques et de boucliers, pour empêcher tout rassemblement.

La consigne est donc claire : la manifestation qui doit partir, vers 11 H, de la Place des Martyrs en direction de celle du 1er Mai ne sera guère tolérée. Et pour ce faire, les aurotiés n'ont pas hésité à demander aux force de l'ordre d'investir les rues. Et même à la Place du 1er mai, les trottoirs et espaces réservés aux piétons sont tous occupés par les éléments de police et leurs véhicules blindés.

Les transports demeurent également très perturbés. Les trains sont à l'arrêt et les guichets des gares ferroviaires sont fermés. Au-dessus de la capitale, un hélicoptère survole toutes les grandes artères et les principaux boulevards pour surveiller le moindre mouvement de foule.


Le «mur de l’interdit» sera-t-il abattu ?
http://www.elwatan.com/actualite/le-mur-de-l-interdit-sera-t-il-abattu-26-02-2011-113510_109.php


Rejeter l’interdiction de manifester à Alger et exiger le changement et la démocratie.» La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) tentera de marcher une nouvelle fois dans la capitale, dont les espaces publics sont fermés depuis une dizaine d’années à toute manifestation de l’opposition.


Malgré la défection de six de ses membres fondateurs (LADDH, Snapap, CLA, Satef, SOS Disparus et Algérie Pacifique), la CNCD maintient sa cohésion et s’apprête à battre le pavé aujourd’hui.
L’itinéraire a changé. Sur proposition du président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Ali Yahia Abdennour, la marche de ce samedi s’ébranlera de la place des Martyrs vers la place du 1er Mai.
A cet effet, la CNCD appelle à une mobilisation maximale pour abattre définitivement le «mur de l’interdit». «La CNCD appelle les citoyennes et les citoyens à rejoindre massivement cette marche pour rejeter l’interdiction de manifester à Alger et exiger d’une seule voix le changement et la démocratie», lit-on dans un communiqué rendu public jeudi.


Cette Coordination, composée essentiellement de partis politiques, d’associations et de personnalités, se dit attachée à son objectif principal qui est «le changement radical du système politique en place depuis 1962». «Les tentatives de division et de reniement des engagements qui ont présidé à la création de la CNCD, en date du 21 janvier 2011, qui s’est assignée comme objectif principal le changement radical du système politique en place depuis 1962, ne réussiront pas», ajoute-t-on.
La CNCD réussira-t-elle à marcher ? Alger, quadrillée par la police au lendemain de la publication du décret présidentiel abrogeant l’état d’urgence, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a réitéré l’interdiction des manifestations dans la capitale : «Les marches ne sont pas interdites, elles sont soumises à autorisation. Elles doivent offrir le maximum de garanties quant aux risques pour être autorisées. Le moment ne paraît pas venu pour les autoriser à Alger.

La capitale est actuellement ciblée par les dirigeants des groupes terroristes, cela leur permettra d’avoir un impact médiatique», avait-il affirmé lors de son passage, jeudi, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Comme pour joindre le geste à la parole, des milliers de policiers ont été déployés, depuis hier, dans les différents quartiers de la capitale. La place des Martyrs, d’où devrait s’ébranler la marche, est hermétiquement quadrillée. Des dizaines de véhicules (4x4) et de fourgons de police ont pris possession des principaux axes routiers menant vers cette place. Même décor sur la place de 1er Mai, point de chute des manifestants. Ici, le bleu clair de l’entreprise de transport public de la capitale (Etusa) est fortement dominé par le bleu foncé de la police. Plusieurs dizaines de véhicules de police et de chasse-neige sont déjà là.


Le dispositif sera, comme ce fut le cas pour les précédentes manifestations, renforcé dès le matin. Afin de chahuter la manifestation, on parle également de manipulation des groupes «de jeunes chômeurs du quartier de Bab El Oued».
Les responsables des communes avoisinantes auraient même été convoqués en urgence, jeudi dernier, pour préparer un plan à même de contrer les manifestants et ainsi faire avorter cette marche. Le modus operandi est toujours le même : transformer les places publiques en «houma» (quartier) et faire croire aux jeunes d’Alger que «des personnes étrangères à la capitale menacent leur sécurité et leur stabilité». Nous l’avons constaté à l’occasion des marches interdites des 12 et 19 février derniers.
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Re: algérie

Message  ivo le Dim 27 Fév - 10:43

Algérie: une nouvelle marche de l'opposition bloquée par la police à Alger
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g9yK0pIKNyg1iqUrczrfjlKBJSYA?docId=CNG.df7f83f199cfc5b15e093ac8c4df9496.771
ALGER — Une centaine de manifestants ont bravé samedi un important dispositif de police à Alger pour tenter leur troisième marche en un mois en faveur d'un changement de régime en Algérie mais leur mouvement a une nouvelle fois été neutralisé.
Les marcheurs, emmenés par le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) Saïd Sadi, n'ont même pas pu se réunir Place des Martyrs, leur lieu de rendez-vous, a constaté un journaliste de l'AFP.
M. Sadi s'est retrouvé encerclé dès avant l'heure prévue du début de la marche, 10h00 GMT, par les forces de l'ordre. Un autre député du RCD, Mohamed Khendek, a été évacué en ambulance.
"J'ai reçu des coups de matraque au ventre lorsque j'ai tenté de m'opposer à des policiers qui chargeaient Saïd Sadi. Je me suis évanoui et on m'a transporté à l'hôpital. Je ne suis pas blessé", a-t-il dit à l'AFP au téléphone après avoir quitté l'hôpital.
Les policiers ont réussi à repousser vers le front de mer tout proche les partisans du RCD réunis sous la bannière de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), un mouvement né il y a un mois mais déjà scindé en deux.
Une vingtaine de partisans du président Abdelaziz Bouteflika sont apparus, brandissant des portraits, scandant son nom et affichant une pancarte en arabe: "Les Algériens sont pro-Bouteflika, ils ne veulent pas de la Coordination des avides".
La présence de la police entre les deux camps a évité tout affrontement.
La manifestation devait se diriger de la Place des Martyrs vers celle du 1er Mai, à quelque 4 km de là, selon un modus operandi similaire aux manifestations avortées des 12 et 19 février mais suivant un itinéraire inversé.
La forte présence policière sur la place et aux alentours a empêché tout rassemblement.
Cette marche avortée intervient après la levée jeudi de l'état d'urgence décrété il y a 19 ans. Les manifestations de rue demeurent toutefois interdites dans la capitale.
"Toutes les décisions prises par le pouvoir ne sont pas faites pour apaiser les esprits. La meilleure preuve est qu'après la levée de l'état d'urgence, il a empêché des Algériens de manifester", a estimé le député du RCD Tahar Besbas, blessé lors de la marche du 19 février.
"Le vent du changement est entrain de souffler sur l'Afrique du nord et le Moyent-Orient, l'Algérie ne peut pas être en marge de ce changement", a-t-il ajouté.
Un membre de la direction du RCD, Madjid Yousfi s'est dit convaincu que "la révolte dans les pays de la région va conduire à la chute de toutes ses dictatures comme cela avait le cas dans les années 1950 avec la décolonisation".
Mais l'opposition s'est divisée cette semaine: le camp de la société civile et des syndicats autonomes de la CNCD n'a pas voulu manifester samedi. Il entend d'abord "recadrer le mouvement".
M. Sadi et ses partisans ont de leur côté promis de continuer à protester "tous les samedis".
L'un des fondateurs de la CNCD, l'universitaire et journalise Fodil Boumala, a annoncé sa démission du mouvement, ne pouvant cautionner "sa scission".
Outre la levée de l'état d'urgence, le pouvoir a annoncé une série de mesures en faveur de l'économie, de l'emploi et du logement pour tenter de reconquérir l'opinion publique et se mettre à l'abri d'une contestation similaire à ce qui s'est passé en Egypte ou en Tunisie.
Copyright © 2011 AFP.
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Re: algérie

Message  spike le Sam 5 Mar - 2:28


L’Algérie va-t-elle rater le coche ?
93 réactions
Par BOUALEM SANSAL Ecrivain algérien


Le monde arabe de papa est mort, on se félicite chaudement. Soyons modestes, disons qu’il se meurt. Il sera fini lorsque tombera le dernier dictateur et que sera brisé ce machin absurde, l’Arabie Saoudite, club de faux princes arrogants et cruels, qui se pose en gardien de la mythique race arabe et du véritable islam, et que disparaîtra la Ligue arabe, club fantoche mais combien pernicieux avec sa vision raciale et raciste du monde. A ce stade l’affaire sera réglée, on aura arraché la racine, on tournera la page et on tentera de rattraper le temps perdu et d’échapper définitivement aux travers de ce monde : le passéisme, la folie des certitudes et l’imprécation. Et on aidera pour que meure cet autre monde, celui des ayatollahs et des talibans, là-bas en Asie. On balaie partout, ou ce n’est pas la peine.

Mais en vrai rien ne sera réglé tant que la question arabe, mélange d’islam, d’islamisme, de nationalisme, de panarabisme, de terrorisme, d’émigration, et autres ombres au tableau, hante les arrière-pensées des Occidentaux. Il faudrait aussi qu’ils cessent de penser que la démocratie et le droit leur appartiennent et qu’il leur revient de les dicter, agissant ainsi comme les princes et dictateurs arabes qui se sont convaincus que tout, la langue arabe, l’islam, son prophète, les peuples et les terres arabes, le pétrole et l’avenir du monde leur appartiennent et qu’il leur revient de convertir les mécréants ou de les tuer.

La question se pose : si le monde arabe de papa tombe, le monde arabe que les Occidentaux portent dans la tête va-t-il tomber aussi ou vont-ils le garder pour les besoins de leur vision du monde ? Le monde arabe peut-il se transformer de lui-même et échapper au scénario écrit par l’Occident ? Lui-même verra-t-il l’Occident autrement que comme un monde de mécréance et de manipulation ? Moi, je ne sais pas répondre à ces questions, sauf à dire qu’il faut en finir avec tous ces mondes qui se regardent en chiens de faïence, qui finalement n’existent que dans et par le regard méprisant de l’autre et l’échange de mauvais procédés. Ce sont des questions pour les philosophes, ils pourraient se démener et nous dire si les choses existent par elles-mêmes ou si elles ne sont que des arguments de vente qui naissent de la confrontation d’idées fausses. Il faut des philosophes courageux qui ne craignent ni les tyrans ni les fous qui mènent le monde au crash. S’il faut par exemple parler de la place de l’islam dans l’Etat et la société, ils devront le faire en toute clarté et simplicité. Y en a-t-il dans l’avion ? Il y a urgence car le diable ne dort jamais longtemps et les révolutions se dévoient comme rien. La fin des dictatures soulève des montagnes de questions existentielles.

Parlons un peu de l’Algérie. Je sais qu’on se demande ce qui se passe. L’Algérie est un pays révolutionnaire prompt à bondir, or voilà qu’il ne bouge pas. Les Algériens sont-ils déjà morts, tués préventivement ? Pourquoi ce silence, alors que de Nouakchott à Manama la bataille fait rage et que les tyrans capitulent l’un après l’autre. Même la police n’en revient pas : les 12, 19 et 26 février, jours de marches organisées par l’opposition, elle avait sorti 35 000 hommes, les meilleurs, suréquipés, gonflés à bloc, car s’attendant à un tsunami de hooligans. Et qu’a-t-elle vu ? Rien d’effrayant, un petit groupe de personnes d’âge mûr, bien mis, polis, les matraques leur en sont tombées des mains. Il faut dire que le vieux Bouteflika avait pris les devants. Cela faisait des semaines, depuis la fuite de Ben Ali, qu’il arrosait à tout-va. Ce sont des millions de dollars qui coulent du robinet jour après jour. Si on ne s’enrichit pas en ce moment avec papa Bouteflika, on ne s’enrichira jamais, c’est l’astuce du jour, elle brille au fronton des administrations, ouvertes en priorité aux jeunes, aux diplômés chômeurs, aux sans-logis, à tous les mécontents. Il a écrasé son orgueil de chef d’Etat et s’est pris d’amour fou pour ces fainéants, comme il les appelait hier. Il ne travaille que pour eux, les annonces budgétaires se succèdent à feu roulant. Le bonheur revient, la révolution recule. Le prix du pétrole grimpe, ça va, le pays ne sera pas ruiné tout de suite même si l’inflation accourt.

Est-ce tout ? Qu’en pense Toufik (1), le grand patron de l’Algérie ? Va-t-il laisser faire ? Est-il derrière les marches d’avertissement à Bouteflika ? Va-t-il le garder comme bouclier, chiffon rouge, attendre que son cancer l’emporte, qu’il démissionne ? Qu’en pense la DST en France, alliée stratégique du DRS (2), a-t-elle encore besoin de M. Bouteflika et sa concorde foireuse ? Si oui, pourquoi le terrorisme, s’étant déplacé au Sahel, ne sévit-il plus en Algérie que sur commande, comme piqûre de rappel ? Et M. Sarkozy, pourquoi le soutient-il encore (3), puisqu’il vient de dire que l’hypothèse islamiste a vécu et la Françafrique aussi ? Ne voit-il pas que l’homme est une potiche qu’on laisse jouer au dictateur pour cacher les vrais pouvoirs, les vrais enjeux ? On sait qu’Obama déteste Bouteflika et Sarkozy, mais ira-t-il jusqu’à actionner l’ANP (4), l’autre grand patron de l’Algérie, pour les sortir du jeu ?

Qui va gagner ? C’est opaque, le jeune Algérien veut savoir avant d’aller mourir dans les rues d’Alger. D’un autre côté, Tunis, Le Caire, Benghazi, Manama, Sanaa, le font rêver, les jeunes s’y battent comme des lions, il fait corps avec eux, via Al-Jezira. La révolution c’est beau, les peuples n’ont qu’elle pour exister, mais la révolution, comme les trains, n’attend pas. De ceux qui ratent la chance de leur vie, on dit ici : «Bobby les a mangés.» Bobby, c’est le chien de garde.

(1) et (2) Le général major Toufik est le patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), les services secrets, cœur battant du système politique algérien.

(3) Sarkozy avait déclaré durant la présidentielle algérienne de 2008 : «Je préfère Bouteflika aux talibans à Alger.» Il s’adressait évidemment aux généraux algériens, les faiseurs de rois, lesquels s’exécutèrent, après accord de confirmation de la CIA. Bouteflika eut son 3e mandat, avec un score de 94%.

(4) L’Armée nationale populaire, autre cœur battant du système politique algérien.
http://www.liberation.fr/monde/01012323257-l-algerie-va-t-elle-rater-le-coche
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Re: algérie

Message  spike le Sam 16 Avr - 17:15



Bouteflika annonce l'ouverture en Algérie

Abdelaziz Bouteflika a annoncé vendredi soir un programme de réformes politiques prévoyant d’ici un an une modification de la Constitution, de la loi électorale et celle concernant la vie des partis politiques.

Dans un discours très attendu de 20 minutes, son premier depuis les révolutions qui embrasent le monde arabe, le président algérien a précisé que ces réformes doivent être réalisées avant les «prochaines échéances électorales nationales» prévues en mai 2012.

«Conscient de la responsabilité qui m’incombe, fort de votre soutien et soucieux de préserver l’équilibre des pouvoirs, j’oeuvrerai à introduire des amendements législatifs et constitutionnels en vue de renforcer la démocratie représentative dans notre pays», a assuré Bouteflika. La Constitution de 1996 a été légèrement amendée en 2009 pour permettre à Bouteflika, 74 ans, de briguer un troisième mandat.

La modification annoncée vendredi soir était réclamée à la fois par l’opposition et par les trois partis de l’Alliance présidentielle.

«J’ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Constitution et j’ai réaffirmé cette conviction et cette volonté à plusieurs occasions», a assuré le chef de l’Etat algérien en annonçant la création d’une commission constitutionnelle «à laquelle participeront les courants politiques reconnus et des experts en droit constitutionnel». La commission fera des propositions que Bouteflika va ensuite soumettre soit à l’approbation du parlement, soit par voie de référendum, a-t-il dit.

Bouteflika a également annoncé une «révision profonde» de la loi électorale pour permettre aux Algériens d’«exercer leur droit dans les meilleures conditions, empreintes de démocratie et de transparence».

Les partis politiques, présents ou non à l’Assemblée nationale, seront associés à la révision de cette loi, a assuré le chef de l’Etat. Cette garantie concerne notamment le Front des Forces Socialistes (FFS) du dirigeant historique, Hocine Ait-Ahmed qui milite pour l’élection d’une Assemblée constituante. L’Algérie compte 26 partis reconnus. Une dizaine d’autres attendent, depuis des années, leur agrément par le ministère de l’Intérieur.

La loi sur les partis sera elle aussi révisée, a ajouté Bouteflika. Elle permettra, selon lui, une contribution «plus efficace de ces partis au processus de renouveau du pays».

Alors que l’opposition se plaint du verrouillage des médias audiovisuels, monopole de l’Etat, le président algérien a promis une révision de la loi sur les médias permettant «la création de chaînes thématiques spécialisées et ouvertes à toutes les opinions, dans leur diversité». Bouteflika ne s’est pas engagé explicitement sur l’ouverture de l’audiovisuel aux investisseurs privés. La loi sur l’information va garantir, selon lui la «dépénalisation du délit de presse».

Le Président a rappelé qu’après «le recouvrement de la paix et de la sécurité» lors de son premier mandat (1999-2004), «le lancement de programmes de développement ambitieux» durant le deuxième quinquennat (2004-2009), il avait «décidé de parachever cette démarche par un programme de réformes politiques visant à approfondir le processus démocratique».

Evoquant brièvement les révolutions qui secouent le monde arabe, M. Bouteflika a réaffirmé l’attachement de l’Algérie «à la souveraineté des pays frères et à leur unité, son rejet de toute ingérence étrangère et son respect de la décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale».

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012332151-bouteflika-annonce-l-ouverture-en-algerie

Attention langue de bois...
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Re: algérie

Message  ivo le Lun 6 Fév - 10:22

Voyage dans l’Algérie des immolés
http://www.lematindz.net/news/7182-voyage-dans-lalgerie-des-immoles.html


Il ne se passe quasiment pas de jour sans que de nouveaux cas d’immolation par le feu soient signalés.

On ne compte plus ces Algériens qui se transforment en torches humaines pour crier leur désarroi dans une société qui semble faire la sourde oreille à leurs souffrances. Après les harraga, voici donc venu le cycle des grands brûlés de la vie. On est passé de l’eau au feu, et l’expression de la détresse sociale est ainsi montée d’un cran. En négatif, le tableau noir d’un peuple profondément tourmenté.

En épluchant les comptes rendus de presse, il ressort clairement que, contrairement à une idée largement répandue, les Algériens n’ont pas attendu Mohamed Bouazizi, l’icône de la révolution tunisienne, pour passer à l’acte. Même si l’année 2011 a connu une véritable explosion du phénomène, les immolations ont commencé bien avant. Le premier cas à avoir défrayé la chronique, faut-il le rappeler, est celui de Djamel Taleb, 40 ans, entrepreneur établi à Djelfa, qui s’est immolé par le feu, le 18 mai 2004, devant la Maison de la presse, à Alger, pour protester contre la saisie de ses biens par la justice. Le 29 octobre 2009, c’est toute une famille qui s’asperge d’essence à l’APC de Chlef suite à la démolition de sa construction jugée illicite.

L’année 2010 a été également émaillée par plusieurs tentatives de suicide par le feu. Le 10 avril, un agriculteur de 52 ans s’est brûlé vif après qu’une décision de justice eut été prononcée à son encontre par le tribunal de Remchi. En voulant le sauver, un jeune étudiant, Mustapha Benbekhti, sera mortellement dévoré par les flammes. Le 20 janvier de cette même année, trois chômeurs mettent le feu à leurs corps devant la direction de l’action sociale de la wilaya d’Oum El Bouaghi.

Cependant, il est indéniable, comme nous le disions, que l’année 2011 a enregistré un véritable pic à ce sujet. Parmi les cas les plus marquants, celui de cette femme résidant à Biskra, de condition modeste, mère de six enfants, dont quatre en bas âge. Elle a aspergé de carburant toute sa progéniture après s’être imbibée elle-même (Liberté du 21 mai 2011). Dans le même registre, on retient le geste désespéré de ce père de famille, originaire de la localité de Aïn Rahma, dans la wilaya de Relizane, chauffeur au parc communal de son état, qui, profitant que sa femme et ses trois enfants faisaient la sieste (c’était au mois de Ramadhan, le 11 août), a mis le feu à sa demeure.

Il est important de souligner que le phénomène n’épargne désormais personne : jeunes, vieux, chômeurs, lycéens, entrepreneurs, fonctionnaires… Même les imams ne sont pas en reste, à en croire cette information rapportée par le quotidien Ennahar : "L’imam de la mosquée El Makassem, commune d’El Hanaya, dans la wilaya de Tlemcen, a tenté de se suicider par immolation dès que les services de la commune, accompagnés par la Gendarmerie nationale, avaient procédé à la démolition de son habitation, construite illicitement." (Ennahar du 2 juillet 2011).

Un instrument de revendication sociale

Le logement et le chômage sont les mobiles les plus invoqués pour expliquer ces actes. Mais en affinant notre enquête, il apparaît que le panel s’élargit à des motifs frisant parfois la désinvolture comme le cas de ce jeune de Bordj Bou Arréridj qui s’est immolé au siège de la wilaya pour s’être vu refuser un récépissé de carte d’identité (Ennahar du 28 février 2011).

A Chréa, dans la wilaya de Tébessa, un collégien s’est embrasé dans la cour de son CEM suite au refus de l’administration de son établissement de valider le certificat médical qu’il avait présenté pour justifier une absence de 17 jours (Le Temps d’Algérie du 20 mai 2011). Dans 9 cas sur 10, les immolations se déroulent sur la place publique, en ciblant le plus souvent un bâtiment officiel : siège d’APC, daïra, wilaya, commissariat de police, direction de l’emploi, tribunal ou quelque autre institution. Cela se passe rarement entre quatre murs comme dans le cas des pendaisons par exemple, et autres suicides exécutés en solitaire.

On ne manquera pas de noter que les immolations sont devenues un instrument de chantage, de négociation ou de pression, c’est selon, et tendent à s’ériger en moyen de revendication sociale. Nous avons été interpellés en l’occurrence par la multiplication des tentatives d’immolation collectives. Parfois, c’est un groupe de chômeurs, d’autres fois, c’est un collectif de travailleurs d’une même entreprise qui entendent protester par ce moyen contre leur précarité socioprofessionnelle. C’est ce qui s’est passé en mars 2011 lorsque 10 travailleurs de la Société des courses hippiques, qui avaient été suspendus, avaient menacé de s’immoler simultanément (Le Soir d’Algérie du 17 mars 2011).

Autre fait à retenir : la communication. Les immolations s’accompagnent, pour certaines d’entre elles, d’une vraie mise en scène, d’un travail sur la signalétique et sur l’image. Le cas de Lakhdar Malki est édifiant à ce propos. Il avait pris le soin de se draper de l’emblème national et d’envelopper sa fille d’un drapeau avant de gagner le siège de la BDL pour s’immoler. Des images de son action manquée ont été prises avec un téléphone portable, et l’on retrouve cela sur facebook et sur YouTube. Notre ami Madani de Ouargla a pris des photos du jeune Mohamed Reghis qui s’est incendié dernièrement à Ouargla et ces images ont fait le tour des réseaux sociaux. Les nouvelles technologies permettent ainsi de combler un tant soit peu le déficit en images sur l’ENTV qui observe un black-out total sur le sujet.

Ce ne sont évidemment-là que quelques enseignements livrés en vrac. Il appartient à la communauté scientifique de s’emparer de ce phénomène dont on peine à cerner les contours. Pourquoi le feu ? Comment le fuel qui est l’emblème de notre richesse nationale est-il devenu une arme de destruction massive ? Des équipes de recherche pluridisciplinaires, des laboratoires spécialisés, sont appelés à se mettre au travail pour se pencher sérieusement sur la question. Des enquêtes sociologiques sont requises. La psychiatrie serait également d’un apport précieux pour comprendre ce qui se passe dans la tête d’un homme qui s’apprête à jeter sa vie au bûcher. Dans la foulée, il n’est pas interdit de réfléchir à un protocole thérapeutique à même de prendre en charge les auteurs de ces actes ainsi que leurs familles.

Bien évidemment, une réponse de type scientifique au phénomène ne suffit pas. Une réponse politique d’envergure s’impose. Au moment où nous abordons les législatives, force est de constater que l’assemblée sortante ne s’est à aucun moment donné la peine de consacrer un débat en plénière à cette tragédie. Aucune commission d’enquête n’a été mise sur pied pour disséquer publiquement le problème. «On dirait des chiens qui sont morts», nous disaient des citoyens au bord du suicide. C’est une affaire de la plus haute gravité qui appelle, nous semble-t-il, une intervention au plus haut niveau de l’Etat.

L’urgence d’une réponse politique

Il n’est pas anodin de faire remarquer qu’à ce jour, aucun chiffre officiel n’a été rendu public à propos des suicides par le feu. C’est pourtant un secret de Polichinelle que de dire que cela a pris des proportions alarmantes. Cela a dû franchir aisément la barre des 100 victimes quand on sait que le service des grands brûlés du CHU d’Oran a enregistré à lui seul 45 tentatives d’immolation, dont 43 ont succombé à leurs brûlures (Liberté du 12 novembre 2011). Le gouvernement craindrait-il à ce point de rendre publiques ces statistiques ? Cela risque, on le comprend, de porter un cinglant discrédit à sa gestion.

Nous avons fait 2500 km à sillonner le pays. Deux régions connues pour leurs richesses minières et énergétiques ont particulièrement retenu notre attention : Ouargla et Tébessa. Les citoyens de ces wilayas se demandent à juste titre comment se fait-il qu’ils manquent à ce point de tout au moment où leur potentiel les autorise à aspirer à une vie nettement meilleure. Cela nous fait penser fatalement à cette formule de Benbitour qui a fait florès : "Un pays riche pour un peuple pauvre." Au moment où nous célébrons le cinquantenaire de l’indépendance, l’épidémie des immolations par le feu couplée à celle des harraga sonne comme un aveu d’échec. Nous ne comptons plus le nombre d’Algériens qui nous disaient un peu partout : "Mazal ma edinache listiqlal." "Nous n’avons pas encore accédé à l’indépendance." Cela est sorti même de la bouche d’anciens maquisards pour qui le combat libérateur, le serment fait aux chouhada, ont été trahis. Puisse l’Algérie renaître des cendres de ses enfants…

Mustapha Benfodil
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