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WIKILEAKS

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WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 25 Nov - 10:53

DOCUMENTS SECRETS
WIKILEAKS - Washington redoute la publication de câbles diplomatiques

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/wikileaks-washington-redoute-la-publication-de-cables-diplomatiques-25-11-2010-1266801_47.php

Après les fuites de WikiLeaks sur l'Afghanistan et l'Irak, les États-Unis craignent de voir publier des câbles diplomatiques. © AFP Photos

Les États-Unis s'attendent à des fuites massives de câbles diplomatiques américains par le biais du site WikiLeaks dans les prochains jours et "se préparent au pire scénario", a confié, mercredi, Philip Crowley, le porte-parole du département d'État. "Nous nous préparons au pire scénario" qui serait "que des câbles concernent un large éventail de dossiers et de pays", a-t-il déclaré.

Les premières fuites de WikiLeaks, sur l'Afghanistan, contenaient peu de révélations importantes. Celles émanant d'Irak se concentraient en majorité sur des exactions commises entre différentes factions irakiennes. Washington pourrait être plus embarrassé par la divulgation de documents rédigés par ses diplomates, en particulier s'ils mettent en cause des partenaires étrangers des États-Unis. "Nous avons passé des mois à étudier les fuites qui pourraient avoir lieu et leur impact potentiel", a dit Philip Crowley.

Possibles tensions diplomatiques

"Nous sommes en contact avec nos postes dans le monde, qui ont commencé à informer les gouvernements que la publication de documents est possible dans un avenir proche", avait-il auparavant déclaré à la presse. "Ces révélations (...) vont créer des tensions dans les relations entre nos diplomates et nos amis dans le monde", a-t-il regretté, déplorant une initiative "nuisible à notre sécurité nationale". "Nous ne savons pas ce qui va être publié", a assuré Philip Crowley. Les câbles, qui sont les messages internes à la diplomatie, "comprennent des discussions que nous avons eues avec des responsables gouvernementaux et des citoyens privés", a expliqué le porte-parole.


Le département d'État et celui de la Défense ont mis sur pied des groupes qui seront chargés d'analyser les fuites après leur publication et travailleront de concert. Selon Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone, certains câbles pourraient aborder "des sujets liés au département de la Défense". Les fuites, a-t-il estimé, seront publiées en fin de semaine ou en début de semaine prochaine par WikiLeaks. Le site, spécialisé dans la révélation de documents confidentiels, avait promis, lundi, une prochaine publication sept fois plus volumineuse que les 400.000 documents confidentiels récemment publiés sur la guerre en Irak, sur un sujet et à une date non précisés.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 27 Nov - 20:29

Les prochaines divulgations annoncées de Wikileaks inquiètent les Etats-Unis
http://www.rfi.fr/ameriques/20101127-prochaines-divulgations-annoncees-wikileaks-inquietent-etats-unis
Les nouvelles révélations à venir du site Wikileaks semblent inquiéter au plus haut point la diplomatie américaine : depuis plusieurs jours, le département d'Etat s'active pour limiter les dégâts auprès des alliés des Etats-Unis.

Wikileaks s'apprête à frapper un grand coup. Ce site qui s'est illustré dans la mise en ligne massive sur internet d'écrits et de videos confidentiels, en juillet sur l'Afghanistan puis le mois dernier sur l'Irak, a promis de faire plus fort encore en diffusant dans les jours qui viennent des millions de documents diplomatiques américains.

Ce qui affole le département d'Etat, lequel s'est mis à alerter tous azimuts les alliés de Washington, ou même simplement ceux qui ne lui veulent officiellement pas de mal, depuis Moscou jusqu'à Londres en passant par Jérusalem et Bagdad, des méfaits à venir de Wikileaks.

Hillary Clinton a personnellement contacté ses homologues d'Allemagne, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Grande-Bretagne, de France et d'Afghanistan. Un branle-bas de combat diplomatique à la mesure des dégâts attendus par les Etats-Unis de la divulgation sauvage de cables en principe secrets et pour cela plus rugueux que ne le sont les échanges diplomatiques officiels.

Sachant que Wikileaks joue sur la quantité : il y a forcément des informations très dommageables dans le grand nombre de documents bruts subtilisés grâce à des agents des renseignements indiscrets dont le Pentagone croyait avoir identifiés en mai au moins le plus actif. Ce qui n'empêche manifestement pas Wikileaks de continuer à s'approvisionner aux meilleures sources.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Dim 28 Nov - 10:01

WikiLeaks : la mise en garde américaine
FRANCE INFO - 07:24
Selon des responsables américains, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks a envoyé une lettre au département d’Etat dans laquelle il tente de répondre aux craintes des Etats-Unis que la diffusion annoncée de nouveaux documents ne mette des personnes en danger. Washington parle d’une démarche dangereuse de de violation de la loi américaine.
Les Etats-Unis ont rejeté hier soir toute négociation avec Wikileaks sur la diffusion de millions de documents secrets américains, en affirmant que le site internet spécialisé les détenait en violation de la loi américaine et que c’était une démarche “dangereuse”.

“Nous ne nous engagerons pas dans une négociation sur la diffusion ou la divulgation de documents confidentiels américains obtenus illégalement... Comme vous savez, si n’importe lequel de ces documents que vous prétendez publier a été fourni par des responsables gouvernementaux, ou par quelque intermédiaire que ce soit sans l’autorisation appropriée, il l’aura été en violation de la loi américaine et sans considération pour les graves conséquences de ce geste... La violation de la loi persiste aussi longtemps que Wikileaks détient ce matériel” écrit le conseiller juridique du département d’Etat, Harold Koh, dans une lettre adressée au fondateur du site, Julian Assange, et à son avocat, remise aux médias.



WikiLeaks : des centaines de nouveaux documents concerneraient la France
FRANCE INFO - HIER, 21:13
Le site spécialisé WikiLeaks s’apprête à publier une nouvelle série de millions de documents confidentiels. Selon owni.fr, généralement bien informé sur le contenu de ces fuites, 500 à 1.000 mémos concerneraient directement la France et pourraient bien vexer Paris...
Cette nouvelle salve de documents secrets concernerait directement la Russie, la Turquie, le Moyen-Orient et des pays d’Europe de l’Ouest dont la France. Il s’agit de "câbles diplomatiques" émanant des ambassades américaines dans ces pays. Des documents à usage interne, potentiellement très embarrassants pour Washington.

Alors, pour déminer le terrain, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a décroché son téléphone vendredi pour prévenir personnellement les dirigeants français, afghans, émiratis, britanniques et chinois.
Cette entreprise de limitation des dégâts est d’autant plus aléatoire que WikiLeaks disposerait au total de près de trois millions de documents de toutes sortes émanant des ambassades américaines dans le monde entier : analyses, compte-rendus de réunions avec des dirigeants étrangers, notes divers... De quoi donner la migraine à plus d’un dirigeant et d’un haut fonctionnaire.

Des mémos sur la France

Quelque 500 à 1.000 mémos viseraient directement la France. D’après le Daily Mail, Paris pourrait bien être vexé en prenant connaissance de ces rapports, des notes échangées entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Si l’on en croit le site indépendant owni.fr, généralement bien au fait des livraisons de Wikileaks, Der Spiegel a déjà mis en ligne des "repères chiffrés" de cette rafale de documents samedi après-midi sur son site internet, avant de les retirer quelques minutes plus tard. Et selon ces repères relayés par owni, 251.287 mémos diplomatiques, dont 16.652 classifiés "secrets", devraient être publiés dès dimanche soir. Des premières fuites sont attendues dans la journée.

Selon une source officielle britannique, une partie des documents pourrait faire l’objet de "notes-DA". Selon ces accords volontaires, les médias acceptent de ne pas publier certaines informations jugées sensibles sur les opérations militaires et de renseignement. Parmi les sujets susceptibles de figurer dans les fuites figurent le Proche-Orient, mais aussi l’Afghanistan et l’Irak, deux pays déjà au centre des précédentes fuites organisées par WikiLeaks.

Fin octobre, owni avait réalisé l’interface permettant la consultation des 400.000 documents secrets de l’armée américaine sur la face sombre de la guerre en Irak rendus publics par WikiLeaks. Et le site a promis il y a quelques jours une publication sept fois plus volumineuse !

Gilles Halais, avec agences


au bucher les médias vendus !!!!!!!!!!!!!!
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Lun 29 Nov - 9:28

Cinq journaux publient les nouvelles "bombes" de WikiLeaks
FRANCE INFO - HIER, 20:56
Trois années de "câbles diplomatiques" américains. Plus de 250.000 messages classifiés émanant des ambassades américaines révèlent les dessous de la diplomatie des Etats-Unis, comme lorsque Ryad appelait Washington à attaquer l’Iran.
Pour amortir le choc des révélations, parfois crues, Hillary Clinton a multiplié les contacts depuis vendredi avec plus d’une dizaine de pays, dont la France.
Le site spécialisé dans la diffusion de documents officiels WikiLeaks a transmis à cinq journaux partenaires, quelque 250.000 télégrammes diplomatiques venus du département d’Etat à Washington et de toutes les ambassades américaines dans le monde.
Une semaine que 120 journalistes de ces rédactions – The New York Times aux Etats-Unis, The Guardian en Grande-Bretagne, Der Spiegel en Allemagne, Le Monde en France, El Pais en Espagne – décortiquent les documents : une coopération sans précédent dans le monde de la presse.
Et ce soir, les premières fuites avant que WikiLeaks ne livre l’intégralité de ces "bombes" : un véritable "11 septembre de la diplomatie mondiale", selon le gouvernement iralien.


Car ces quelque 250.000 documents étalent au grand jour les pratiques habituellement tenues secrètes de la diplomatie américaine sur toute une série de dossiers, sensibles ou non.
The Guardian indique par exemple que le roi Abdallah d’Arabie saoudite a appelé les Etats-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire.

Concernant le dossier iranien, les documents montrent qu’Israël a poussé à la fermeté en décembre 2009 les Etats-Unis contre l’Iran, en affirmant que leur stratégie de négociation avec Téhéran "ne marchera pas" (Le Monde). Ou encore que l’Iran aurait acquis auprès de la Corée du Nord des missiles capables de frapper l’Europe occidentale (The New York Times).

Déminage d’Hillary Clinton

Pour tenter d’amortir les effets dévastateurs pour la diplomatie mondiale, les autorités américaines avaient prévenu plus d’une dizaine de pays, dont les alliés stratégiques que sont l’Australie, la Grande-Bretagne, le Canada, Israël et la Turquie. Mais aussi la France.
Elles ont rejeté samedi soir toute négociation avec WikiLeaks, en affirmant que le site internet spécialisé détenait ces informations en violation de la loi américaine.

Le site internet de Wikileaks était ce soir inaccessible, victime d’une attaque informatique, selon ses dirigeants.

Les premières fuites de WikiLeaks, en juillet sur l’Afghanistan, contenaient peu d’importantes révélations, et celles émanant d’Irak se concentraient en majorité sur des exactions commises entre différentes factions irakiennes.

Gilles Halais, avec agences

Comment WikiLeaks s’est-il procuré ces "câbles" secrets ?

La correspondance diplomatique secrète publiée par WikiLeaks provient du système de communication utilisé par le département de la Défense américain et le département d’Etat, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Une partie des documents provient du système SIPRNet (Secret Internet Protocol Router Network), auquel ont accès quelque 2,5 millions de fonctionnaires américains, sur des ordinateurs agréés. Les procédures d’accès sont modifiées environ tous les 150 jours, précise l’hebdomadaire allemand.

Les documents "top secret" ne transitent pas par le réseau SIPRNet, mais ils sont eux-mêmes accessibles à 850.000 américains, ajoute le magazine.

Seulement 6% des quelque 250.000 documents publiés, soit 15.652 dépêches, sont classés "secrets", dont 4.330 "à ne pas communiquer à des étrangers". Environ 40% sont classés "confidentiels" et la majorité ne porte aucune mention restrictive.
A l’exception d’un document remontant à 1966, la plupart ont été envoyés entre 2004 et fin février 2010, date à laquelle, pour une raison inconnue, la source de WikiLeaks a cessé de transmettre.

L’hebdomadaire allemand se montre très prudent sur leur exploitation car il ne sait ni "dans quelles circonstances l’informateur de WikiLeaks a pu les copier", ni si les documents représentent toute la production ou s’il s’agit "d’une sélection de documents opérée selon des critères que nous ignorons".
De même, l’absence de documents "top secret" peut s’expliquer soit par le fait que l’informateur n’y a pas accès, soit parce qu’il n’a pas souhaité le faire, pour brouiller les pistes sur son identité, par exemple.

Si les dépêches diplomatiques sont compréhensibles par tous, car elles ne sont généralement pas rédigées dans l’urgence, leur exactitude reste incertaine. "Les auteurs n’hésitent pas à rapporter le moindre ragot ou bruit de couloir" dans ces dépêches, rédigées dans l’idée qu’elles ne seront pas rendues publiques avant 25 ans, écrit l’hebdomadaire.


WikiLeaks : les chefs d’Etats étrangers, vus par Washington
FRANCE INFO - HIER, 22:04
La diplomatie c’est le talent de dire les choses élégamment en public, sans froisser, mais les câbles secrets américains publiés par le site Wikileaks révèlent que les employés du département d’Etat ont parfois des jugements sans merci.

Parmi les milliers de documents mis en ligne par Wikileaks, on trouve des portraits peu flatteurs de dirigeants alliés ou non des Etats-Unis.
Voici un florilège des plus édifiants publiés par les quotidiens américain New York Times et britannique Guardian et l’hebdomadaire allemand Spiegel.

Nicolas Sarkozy y est comparé à une "empereur sans apparat" . Il est décrit comme "susceptible et autoritaire" selon l’ambassade des Etats-Unis, qui souligne les manières abruptes qu’adopte selon elle le dirigeant français avec ses collaborateurs.

De la chancelière allemande Angela Merkel, il est dit qu’elle "évite souvent le risque et fait rarement preuve d’imagination". Alors que son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, ouvertement homosexuel, est qualifié de "personnalité exubérante" mais ayant peu de savoir-faire en matière de diplomatie.

Un diplomate américain de haut rang décrit Silvio Berlusconi comme "irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne" . Un autre câble le décrit comme "faible physiquement et politiquement" et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu’au bout de la nuit l’empêchent de récupérer.

Le Colonel Khadafi aurait "des blondes plantureuses en guise d’infirmières." Un câble indique qu’il a aussi peur de survoler l’eau et de se rendre dans les étages d’un immeuble.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est tout simplement appelé "Hitler".

Quant au Nord-Coréen Kim Jong-Il, il aurait "des accès d’épilepsie",

Vladimir Poutine est comparé à un "chien de meute". Et le président russe Dmitri Medvedev au "Robin du Batman joué par Poutine" . L’ambassade des Etats-Unis à Moscou fait allusion au jeune comparse du héros de bande dessinée, pour souligner que c’est en fait le Premier ministre Vladimir Poutine qui détient le pouvoir en Russie.

Enfin, ces notes contiendraient également des commentaires sur la corruption de certains chefs d’Etats et de gouvernements.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Lun 29 Nov - 10:10

Wikileaks: la France «solidaire de l'administration américaine»
http://www.liberation.fr/monde/01012305078-wikileaks-la-france-tres-solidaire-de-l-administration-americaine
Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a considéré comme «une menace» la publication par WikiLeaks de documents secrets.

François Baroin, porte-parole du gouvernement, considérant comme «une menace» la publication par WikiLeaks de documents secrets, a dit la France «très solidaire de l'administration américaine».

«Nous sommes très solidaires de l'administration américaine sur la volonté d'éviter ce qui, non seulement porte atteinte à l'autorité des Etats, à la qualité de leurs services, mais met en danger des hommes et des femmes qui ont travaillé au service du pays», a déclaré Baroin sur Europe 1.

Il a indiqué que le gouvernement français avait «été informé par les autorités américaines de la réalité de ces publications». «Il faut qu'on soit très attentifs et très solidaires au niveau des Etats pour lutter contre ce qui est une menace» contre «l'autorité et la souveraineté démocratique», a-t-il insisté.

Selon le ministre, s'il y avait un tel site en France qui révélait des secrets d'Etat, «il faudrait être intraitable», le «poursuivre». «Moi j'ai toujours pensé qu'une société transparente, c'était une société totalitaire», a dit le ministre. «La protection des Etats, c'est quelque chose de sérieux, c'est la protection des hommes, des femmes, des citoyens» qui est en jeu, a expliqué le porte-parole.

(Source AFP)
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Lun 29 Nov - 10:15

Wikileaks : la France pas épargnée par les révélations
http://www.leparisien.fr/international/wikileaks-la-france-pas-epargnee-par-les-revelations-28-11-2010-1169421.php
Le moment tant redouté par les ambassades du monde entier, et en premier lieu le Secrétariat d'Etat américain, est arrivé. Le site Wikileaks, spécialisé dans le renseignement et dont l'objectif est la diffusion de documents ultra-secrets, vient de mettre en ligne des câbles diplomatiques qui révèlent les dessous de la diplomatie américaine et internationale.

Les Etats-Unis ont pris la peine d'appeler auparavant chaque pays directement concerné par ces 250 000 télégrammes échangés avec ces ambassades entre 2004 et mars 2010 pour s'excuser. Il faut dire que les documents permettent une plongée inédite dans les arcanes de la diplomatie US où on découvre ici des portraits du président libanais ou de son homologue et là une description précise des moeurs particulières au Daguestan.

La France pas épargnée

Nicolas Sarkozy y est qualifié de «susceptible et autoritaire» selon l'ambassade des Etats-Unis qui souligne notamment les manières abruptes qu'adopte selon elle le président français avec ses collaborateurs.

Si la chancelière allemande est décrite comme «frileuse» dans les mémos, les dirigeants français ne sont pas épargnés dans le flot de documents. Jean-David Lévitte, le conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy a «fait observer que le président vénézuélien Hugo Chavez est "fou" et a dit que même le Brésil ne pouvait plus le soutenir». Le mémo est tiré d'une discussion avec le sous-secrétaire d'Etat américain Philip Gordon le 16 septembre 2009.

De son côté, Silvio Berlusconi est décrit par un diplomate américain comme étant «irresponsable, imbu de lui même et inefficace en tant que dirigeant européen». Un autre message évoque un chef du gouvernement italien «faible physiquement et politiquement» et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu'au bout de la nuit l'empêchent de récupérer.

Parmi ce torrent d'indiscrétions, de grandes tendances diplomatiques se dégagent, notamment sur le Moyen-Orient. Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite, inquiet du programme nucléaire iranien a appelé Washington pour attaquer Téhéran. On découvre aussi qu'Israël a poussé les Etats-Unis à la fermeté en décembre 2009 contre l'Iran, en affirmant que leur stratégie de négociation avec Téhéran «ne marchera pas».

Selon Baroin, ces documents sont une «menace»

La voix de la France, à la suite de ces annonces tonitruantes, n'a pas tardé à se faire entendre. François Baroin, porte-parole du gouvernement a déclaré ce lundi matin sur Europe 1 que les documents secrets mis en ligne constituaient une «menace».

«Nous sommes très solidaires de l'administration américaine sur la volonté d'éviter ce qui, non seulement porte atteinte à l'autorité des Etats, à la qualité de leurs services, mais met en danger des hommes et des femmes qui ont travaillé au service du pays», a affirmé le Ministre.

Alerté par les autorités américaines, le gouvernement a fait savoir qu'il resterait «attentif» face à ces menaces contre «l'autorité et la souveraineté démocratique».

Selon le Ministre, si un tel site en France mettait en ligne des documents similaires, il faudrait être «intraitable» et le «poursuivre» en justice.

«La protection des Etats, c'est quelque chose de sérieux, c'est la protection des hommes, des femmes, des citoyens» a t-il conclu.

Troisième fuite en quelques mois pour Obama

C'est la troisième fuite en quelques mois à laquelle l'administration Obama doit faire face à cause de Wikileaks après celles sur la guerre en Aghanistan et celles sur le conflit en Irak.

Sur les 251 287 télégrammes diplomatiques rendus publics, 16 652 mémos sont classés "Secret" et 101 748 mémos "Confidentiels". Ceux classés"Top Secret", le plus haut niveau de classification aux Etats-Unis, n'ont pas été révélés tout comme les documents militaires ni ceux émanant des services de renseignement.

Une coopération journalistique sans précédent

Le quotidien le Monde précise que «cent-vingt journalistes de cinq pays ont étudié les télégrammes, partagé informations et expertises. Ils ont aussi décidé des sujets qu'ils ne traiteraient pas, parce que les sources citées ne leur paraissaient pas suffisamment fiables. Une telle coopération entre cinq médias est sans précédent de mémoire de journaliste».


Devant l'émoi qu'a suscitée et continuera de susciter la diffusion des ces correspondances secrètes, les journalistes ont par ailleurs précisé que les noms de personnes à protéger, notamment celles vivant dans des pays sous le joug d'une dictature ou en guerre ont été listées et masquées.

Enfin, taxé d'irresponsabilité par les Etats-Unis car la diffusion des noms pourrait mettre en danger des personnes aux quatre coins du monde, le site WikiLeaks a accepté de ne pas diffuser dans l'immédiat les 250 000 télégrammes. «Seuls les mémos ayant servi à la rédaction des articles des cinq journaux seront, après protection des identités, publiés», précise le Monde.
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Re: WIKILEAKS

Message  Invité le Lun 29 Nov - 12:29

09h15 le neuf-quinze
Wikileaks : Tempête sur les cancaneries


Tout ça pour ça ? Depuis quelques jours, la rumeur promettait l'apocalypse dans les ambassades. "Tempête sur les capitales mondiales" titrait le site du Monde. Il fallait, pour un ministre italien, s'attendre à un "11 Septembre de la diplomatie". Or, qu'apprend-on dans les premiers articles sur les 250 000 dépêches diplomatiques mises en ligne par Wikileaks ? Que les diplomates, les conseillers diplomatiques, ou les chefs d'Etat, comme vous et moi (surtout moi) cancanent et médisent quand ils se rencontrent. Vous savez ce qu'il vient de me balancer, Msieu Lévitte ? Que Chavez est fou. Mais si, fou. Et Merkel, quelle frileuse ! Et ce Kadhafi, qui ne peut pas se déplacer sans une infirmière à la forte poitrine, eh bien vous savez quoi ? Il a la phobie des bâtiments à étages. Sinon, ces Iran iens, bien d'accord avec vous, des vrais fascistes. Faudrait quand même les surveiller de près. Et cette pauvre Russie ! C'est bien vrai, qu'il n'y a plus de démocratie. Z'avez qu'à voir le Poutine. Inquiétant, le Poutine.

Tempête ? Pour qu'une tempête se lève, il faudrait que Hugo, Mouammar ou Angela surpris et meurtris par ces méchancetés, rappellent leurs ambassadeurs à Washington, et rompent les relations diplomatiques. Ah ! Quelle blessure ! Nous qui croyons être aimés et appréciés pour nos grandes qualités humaines, qui n'avions pas le moindre doute sur la chaleur de la poignée de mains de l'ambassadeur américain. Si on avait pu imaginer ! On boude. On va se regrouper entre potentats sympas, qui ne débinent pas les copains par derrière.

Si la portée diplomatique de cette divulgation de la page Facebook des Grands de ce monde semble devoir être limitée, l'événement est néanmoins considérable sur le plan de la circulation de l'information, et de l'inévitable redéfinition des règles de la diplomatie qu'il va imposer. Sans parler de notre représentation du monde. Que ce soit le Département d'Etat, c'est à dire la première puissance mondiale, celle dont on redoute depuis des décennies les grandes oreilles, qui soit elle-même victime d'écoutes, comme un petit dealer, ou une vulgaire Liliane Bettencourt, pose des questions qui dépassent les capacités embrumées du matinaute. Une diplomatie peut-elle fonctionner sans secret ? Bien sûr que non. Les journaux partenaires ont-ils raison de publier ? Bien sûr que oui. Aux appareils d'Etat, de protéger plus efficacement leurs secrets con tre les intrusions. Comment ? Aucune idée. Mais ils trouveront bien des solutions.



Daniel Schneidermann

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Re: WIKILEAKS

Message  Invité le Jeu 2 Déc - 18:38

09h15 le neuf-quinze

Wikileaks, un bon vieux scoop ?

Les arguments des adversaires de l'opération Wikileaks / presse occidentale se partagent en deux grandes catégories. Les "il ne fallait pas le dire", et les "on le savait déjà". Les "on le savait déjà" sont experts, diplomates, agents secrets, agents demi-secrets, éditorialistes, rédacteurs en chef, ministres, anciens ministres, futurs ministres. Par définition, ils savaient déjà que l'Arabie Saoudite s'alarme du bellicisme de l'Iran, et que les Etats-Unis s'alarment de la détention par le Pakistan de l'arme nucléaire. Et les "il ne fallait pas le dire" ? Ils se déploient, eux, au nom du secret nécessaire aux grandes négociations internationales, argument parfaitement recevable. Mais l'étonnant est que ces deux arguments (pourtant apparemment incompatibles) sont défendus par l es mêmes avocats. Comment parviennent-ils à défendre à la fois le "il ne fallait pas le dire", et le "on le savait déjà" ? C'est un paradoxe qui sera certainement expliqué ces prochains jours.

Les "il ne fallait pas le dire" et les "on le savait déjà" se partagent l'intéressant Libé des philosophes de ce matin, qui flingue élégamment l'opération du Monde concurrent. Des signatures connues (Elizabeth Roudinesco, Umberto Eco) et d'autres qui le sont moins, déclinent à l'infini les deux arguments, agrémentés d'un troisième: "ça va entretenir la théorie du complot". Le plus spectaculaire est pourtant ceci: de tous ces articles rédigés par d'éminents intellectuels, pas un seul ne traite du contenu concret, précis, des documents Wikileaks, par exemple (j'insiste) le passionnant "Sarkozy l'Américain" du Monde d'hier (visites répétées du ministre Sarkozy à l'ambassade US, débinage de la politique de son propre gouvernement devant des diplomates étrangers, etc) dont l'humble matinaute doit bien reconnaître que non, il ne le savait pas déjà, et que non, il ne voit pas non plus pourquoi il ne fallait pas le dire.

Il est encore trop tôt, bien trop tôt, pour analyser l'événement considérable qui se déroule depuis trois jours, et notamment répondre à cette question: Wikileaks a-t-il imposé sa logique aux médias classiques, ou bien ceux-ci,comme nous en avons eu l'intuition le premier jour , ont-ils pris la main sur Wikileaks ? Constatons simplement une chose : "il ne fallait pas le dire", et "on le savait déjà", sont parmi les arguments traditionnellement opposés aux journalistes qui font leur boulot, par tous ceux que ce boulot dérange. Et si l'opération Wikileaks n'était au fond rien de plus, rien de moins, sous des habits neufs, qu'un bon vieux scoop, "à l'heure d'Internet", comme on dit ?

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Re: WIKILEAKS

Message  alangaja le Jeu 2 Déc - 22:17

Libé a chié sur wikileaks (article notamment d'umberto eco et d'une "universitaire"), france inter aussi. avec un argumentaire qui commence par "rien de nouveau" pour finir par "y'a des trucs vraiment intéressants" en passant par "faut pas trop donner d'infos". un grand moment de foutage de gueule chanté par la profession (le canard par contre est resté digne!).
dans la série "c'est nous qu'on donne les bonnes zinfos"...
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Message  Groucho Marx le Ven 3 Déc - 3:05

mais sinon, ya quelqu'un qui a lu ce qui se dit sur wikileaks ?
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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Ven 3 Déc - 17:23

(c'est vrai qu'en me relisant, c'est pas clair! :pfffff: )
est-ce que quelqu'un a lu les articles de wikileaks?
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 3 Déc - 17:28

honnetement pas les derniers, pas eu le temps.


les derniers que j'ai lu concernaient l'irak.
et c'était imbuvable pour un non averti.
sans compter tt ce qui est ..... "barré".

aux dernieres news il semblerait que le site soit victime de "piratage".
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 3 Déc - 18:03

Eric Besson ne veut plus que WikiLeaks soit hébergé en France
FRANCE INFO - 14:06
Le ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Eric Besson, a demandé aujourd’hui au Conseil général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies de mettre fin à l’hébergement du site WikiLeaks en France. Ou plutôt de trouver "au plus vite" les moyens de le faire. De son coté, OVH, l’hébergeur français a saisit la justice en référé sur la légalité de WikiLeaks sur le territoire français.


© RF/ Gilles Halais

Selon les termes de la lettre adressée par le ministre au vice-président du CGIET, “Cette situation n’est pas acceptable. La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique. On ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres Etats en raison d’atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux. Je vous demande de bien vouloir m’indiquer dans les meilleurs délais possible quelles actions peuvent êtres entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France, et que tous les opérateurs ayant participé à son hébergement puissent-être dans un premier temps sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités.”

Selon l’AFP, ce matin le traçage d’adresse IP montrait que WikiLeaks, expulsé mercredi du serveur américain Amazon, restait hébergé en France sur les serveurs de la société OVH, l’un des plus importants hébergeurs en Europe. WikiLeaks est aussi hébergé en Suède, où un mandat d’arrêt international a été lancé contre Julien Assange, soupçonné de viol dans ce pays.

L’hébergeur saisit la justice

OVH, l’hébergeur français de Wikileaks, a annoncé cet après-midi qu’il allait saisir un juge en référé sur la “légalité ou pas de ce site sur le territoire français”, affirmant que “ce n’est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider” de sa fermeture
.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 3 Déc - 19:19

Qui se cache derrière Wikileaks ?
http://www.01net.com/editorial/524146/qui-se-cache-derriere-wikileaks/
Wikileaks de nouveau sur le devant de la scène. Avec la publication des câbles diplomatiques américains, il réalise peut-être son plus gros coup. Retour sur un site et son fondateur, Julian Assange.

Paradoxalement, ce site qui veut « ouvrir les gouvernements » et prône une transparence totale, est un des sites des plus secrets du Web. De Wikileaks, on connait surtout son mystérieux cofondateur et porte-parole Julian Assange.
Cet Australien de 39 ans, ancien hacker, a lancé son « bébé » en 2006 avec « des dissidents chinois, des journalistes, des mathématiciens et des techniciens en provenance des Etats-Unis, de Taiwan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Sud. L’objectif à l’époque était de développer un Wikipedia non censurable, pour la fuite et l’analyse de masse de documents ».
La section « A propos » de la première version du site, aujourd’hui disparue, ajoute que « [le premier objectif de Wikileaks] est d’exposer les régimes oppressifs en Asie, de l’ancien bloc soviétique, de l’Afrique sub-saharienne et du Moyen Orient ». En bon hacker, Assange assure que les individus qui envoient des documents le font de manière parfaitement anonyme, par le biais de systèmes de cryptage divers, notamment le réseau TOR.
Quelques mois seulement après son lancement, Wikileaks produit son premier grand fait d’armes : la publication du « manuel des opérations courantes au Camp Delta », qui détaille le fonctionnement du centre de détention de Guantanamo. Viendront ensuite, en 2008, la publication de la messagerie électronique de Sarah Palin, la colistière de John McCain pour la Maison-Blanche, ou encore des documents embarrassants pour l’Eglise de scientologie. Pêle-mêle, citons encore en 2009 la liste des sites censurés en Australie, une série de rapports confidentiels de l’ONU ou une collection impressionnante de messages du 11 septembre... Autant dire que Wikileaks n’a pas chômé.
Wikileaks v2.0
En parallèle à la publication de ces nombreuses révélations, le site, dont l’équipe est bénévole, ne cesse d’en appeler aux donations pour subvenir à ses besoins. A tel point que Wikileaks va jusqu’à fermer ses portes début février 2010, faute d’avoir pu réunir les fonds nécessaires à son fonctionnement. Du jour au lendemain, tous les contenus du site disparaissent. Ils ne reviendront pas.
Wikileaks est en réalité en train de passer à la vitesse supérieure et se prépare à diffuser des documents bien plus compromettants. Cela commence par la vidéo présentant une attaque de l’armée américaine sur Bagdad en 2007, qui tua douze personnes, dont des enfants et deux journalistes de Reuters. Puis, le 25 juillet, Wikileaks diffuse, avec l’aide de grands journaux, quelque 92 000 documents de l’armée américaine sur la guerre en Afghanistan. Suivront, en octobre 2010, les 400 000 documents secrets sur la guerre d’Irak puis les 250 000 câbles diplomatiques livrés depuis ce week-end.
En quelques mois, Julian Assange a réussi à faire de son site une machine à faire trembler les gouvernements. Mais l’Australien n’en demeure pas moins un personnage trouble, qui a été lâché par de nombreux compagnons de route dans sa quête de la transparence totale. Peu après la publication des documents sur la guerre d’Afghanistan, Wired rapportait « qu’au moins une demi douzaine d’employés du site avaient démissionné », notamment Daniel Domscheit-Berg, porte parole allemand du site. La faute à Assange, accusé par Domscheit-Berg de ne pas prendre suffisamment de précautions avant de publier des documents et de se comporter « comme un genre d'empereur ou de marchand d'esclaves ».
Un mystérieux comité consultatif
Difficile aujourd’hui de savoir qui travaille avec Assange sur Wikileaks. A une époque, le site affichait fièrement un « comité consultatif » qui comprenait des personnalités hétéroclites, dont plusieurs dissidents chinois comme Wang Dan, un des leaders de la révolte de Tiananmen. Cette page a disparu du site, peut-être à la suite d'un article du magazine Mother Jones, qui mettait en doute l’existence même de ce fameux comité : Tashi Namgyal Khamsitsang, un ancien représentant du dalaï-lama, dit à peine souvenir d’avoir reçu un e-mail de la part de Wikileaks.
Et Ben Laurie, expert en sécurité informatique – il a notamment écrit Apache-SSL – indique au journal en riant : « Wikileaks a un soi-disant comité consultatif, et j'en suis prétendument membre. » Il avoue juste avoir vu Assange quelquefois, alors que ce dernier était en recherche de conseils afin de sécuriser les envois de documents confidentiels. « C’est un type étrange. Il semble être assez nomade, et je ne sais pas comment il fait pour vivre comme cela, pour être honnête. Il arrive avec un sac à dos, et je soupçonne que c’est tout ce qu’il possède », indiquait-il à Mother Jones.
Un sac à dos… Et de nombreuses infos explosives dans un coin de disque dur. Wikileaks et le mystérieux Assange n’ont sûrement pas fini de révéler des secrets. Récemment, le Twitter officiel du site indiquait que « les prochains mois verront un nouveau monde, dans lequel l’Histoire globale sera redéfinie ».


voir tous les liens sur la page.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 3 Déc - 19:20

http://wikileaks.org/

Petit problème... Google Chrome n'est pas parvenu à trouver la page wikileaks.org.
Essayez de recharger : wikileaks. org

Autres suggestions :
Accédez à une copie en cache de la page wikileaks. org.
Rechercher sur Google :

Aide Google Chrome - Pourquoi cette page s'affiche-elle ?
©2010 Google - Accueil Google



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Message  ivo le Ven 3 Déc - 19:22

Wikileaks : "menaces de mort" contre Assange
http://www.europe1.fr/International/Wikileaks-menaces-de-mort-contre-Assange-323495/
Recherché, le fondateur du site a répondu aux questions des internautes sur le site du Guardian.

Sous mandat d’arrêt international, Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks, est sorti de son silence vendredi après-midi. Celui qui ne s’était pas exprimé publiquement depuis les dernières révélations de son site a participé à un chat organisé par le site du quotidien britannique The Guardian . L’occasion pour lui de faire part des “menaces de mort“ qui lui ont été adressées, alors qu'il réside dans un lieu tenu secret.

"Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions adéquates dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une super puissance", a confié Julian Assange, répondant à la question d’un internaute.

Des archives réparties entre 100.000 personnes

Interrogé sur le risque que son site disparaisse, et les documents confidentiels accumulés avec, Julian Assange s’est voulu rassurant : “Nos archives de documents diplomatiques ont été disséminées vers 100.000 personnes sous forme de dossiers cryptés, tout comme d’importants documents provenant des Etats-Unis et d’autres pays“, a-t-il précisé.

“S’il devait nous arriver quelque chose, les clés de cryptage seraient automatiquement délivrées“ à ces 100.000 personnes, a-t-il ajouté. L’homme à l’origine de fuites massives de documents diplomatiques a aussi été interrogé sur sa stratégie médiatique, les conséquences de ses révélations pour les pays concernés, ou encore sur des documents secrets portant sur les ovnis.

Des attaques cybernétiques contre Wikileaks

Victime de nouvelles cyber-attaques, le site WikiLeaks a trouvé refuge vendredi en Suisse alors que Washington cherche à stopper ces fuites. L'avocat londonien de WikiLeaks, Mark Stephens, a déclaré vendredi que "quelqu'un, probablement un acteur étatique, a pris le contrôle de centaines de milliers d'ordinateurs vulnérables dans le monde, et les fait tous se connecter simultanément" au site afin de le mettre en panne.

Selon lui, ces tentatives "sophistiquées" font partie d'un plan plus général visant à réduire au silence son fondateur, Julian Assange.

La Suède le recherche à nouveau

Julian Assange est par ailleurs recherché par la Suède et visé par un mandat d'arrêt d'Interpol dans le cadre d'une enquête pour "viol et agression sexuelle" en 2008 en Suède.

L'Australien de 39 ans se trouverait selon plusieurs médias britanniques en Angleterre. Selon son avocat, qui ne confirme pas cette information, la police britannique et les autorités suédoises ont les moyens de le joindre depuis plusieurs semaines.
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Re: WIKILEAKS

Message  niouze le Ven 3 Déc - 21:30

vive les démoctraties ^^

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Re: WIKILEAKS

Message  niouze le Ven 3 Déc - 21:54

Pourquoi Besson aura du mal à expulser WikiLeaks de France
Par François Krug | Eco89 | 03/12/2010 | 19H54

Le site WikiLeaks a trouvé refuge sur les serveurs d'une société française. Casse-tête juridique pour le gouvernement.

Ce vendredi, WikiLeaks nous a indirectement offert une nouvelle révélation : il existerait en France une institution méconnue, le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET), rattachée à Bercy. Le ministre de l'Industrie mais aussi de l'Economie numérique a chargé cet organisme de réfléchir sur la légalité de l'hébergement de WikiLeaks en France.
Besson ne veut pas de « sites qualifiés de criminels »

Dans sa lettre au CGIET, révélée par LePost.fr, Eric Besson explique :

« La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique. Elle ne peut héberger les sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d'autres Etats en raison des atteintes qu'ils portent à leurs droits fondamentaux.

Je vous demande de bien vouloir m'indiquer dans les meilleurs délais possibles quelles actions peuvent êtres entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France et que tous les opérateurs ayant participé à son hébergement puissent être dans un premier temps sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités. »


Le site de WikiLeaks a en effet beaucoup voyagé ces derniers jours : après avoir été hébergé puis chassé des serveurs d'Amazon aux Etats-Unis, il a trouvé refuge chez l'hébergeur suédois Bahnhof mais aussi chez le Français OVH, comme l'a révélé ZDNet.fr.
Les documents de WikiLeaks hébergés à Roubaix

La société OVH, installée à Roubaix, a-t-elle le droit d'héberger WikiLeaks et ses milliers de documents confidentiels ? A lire son courrier, Eric Besson s'est déjà fait une opinion sur la question, mais il préfère que celle-ci soit confirmée par des experts. Le ministre de l'Industrie a raison d'être prudent.

En France, les hébergeurs bénéficient d'un statut relativement protecteur. Selon l'article 6 de la Loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), datant de 2004, un hébergeur n'est pas responsable de la mise en ligne par ses clients de contenus illicites : le premier responsable est d'abord l'auteur de ces contenus ou celui qui les a mis en ligne. En l'occurrence, donc, WikiLeaks.

OVH pourra être poursuivi s'il ne respecte pas l'obligation prévue par la LCEN : une fois alerté qu'il stocke des contenus illicites, un hébergeur doit agir « promptement pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible ». Encore faut-il savoir si les contenus en question sont, ou non, illicites.

Images pédophiles, appels au terrorisme, textes racistes, atteintes au droit d'auteur avec des films ou des disques piratés : dans ces cas-là, les contenus sont manifestement illicites, et l'hébergeur n'a pas d'autre choix que de les retirer.
Protéger les intérêts de l'Etat ou la liberté d'expression ?

Et lorsqu'il s'agit de « câbles » diplomatiques américains ? Sur ce point, le droit français reste muet. Cédric Manara, professeur à l'Edhec, spécialiste du droit sur Internet et blogueur, explique :

« Là, on est face à un problème. D'un côté, il y a la question de la protection des intérêts de l'Etat et des relations diplomatiques. De l'autre côté, il y a la liberté d'expression et d'accès à l'information. […] On touche aux libertés, et seul un juge judiciaire peut prendre des mesures privatives de liberté. »

C'est justement l'avis d'OVH, qui a habilement décidé de prendre les devants. Sans attendre les résultats de la réflexion commandée aux experts par Eric Besson, l'hébergeur annonce qu'il a saisi le juge des référés pour y voir clair.

Dans un communiqué envoyé aux médias ce vendredi, le directeur général d'OVH, Octave Klaba, affirme que « l'histoire est banale et quotidienne » :

« Le système est totalement automatique et fonctionne 24 heures sur 24. Nous avons découvert comme vous tous que [WikiLeaks] est chez nous hier… dans la presse.

OVH n'est ni pour, ni contre ce site. La question est hors sujet pour nous. OVH est une entreprise qui fournit les infrastructures […], et notre rôle est d'assurer cette prestation technique. C'est tout. On n'a pas demandé d'héberger ce site ou ne pas l'héberger. Maintenant qu'il est chez nous on assure le contrat. […]

Ce n'est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider la fermeture ou pas d'un site mais à la justice. C'est comme que ça doit marcher dans un pays de droit. »

Le juge des référés devra trancher rapidement, en attendant un jugement sur le fond. Devant la complexité du dossier, il pourrait se raccrocher à « une notion un peu attrape-tout », explique Cédric Manara : celle du trouble à l'ordre public, en l'occurrence le scandale provoqué par les documents révélés par WikiLeaks et le risque de désordre dans les relations internationales.
WikiLeaks serait seulement « sous-hébergé » en France

Un petit détail pourrait compliquer un peu plus le travail du juge : WikiLeaks n'est pas hébergé directement par OVH, mais par un client d'OVH. Et l'hébergeur de Roubaix est décidé à faire valoir cet argument du « sous-hébergement » pour sa défense. Dans son communiqué, le directeur général d'OVH explique :

« Il s'agit d'un client qui a commandé un serveur dédié. […] Sa facture payée par CB s'élève à moins de 150 euros. Et donc il héberge le site WikiLeaks.

Juridiquement parlant, OVH n'est pas l'hébergeur de ce site. OVH est juste le prestataire technique de la solution technique que le client a commandée. »

Une façon de se dédouaner ? Peut-être, mais ça peut marcher. Et OVH est bien placé pour le savoir : en matière de « sous-hébergement », c'est un arrêt le concernant qui fait jurisprudence à ce jour. Le 11 décembre 2009, la cour d'appel de Paris a donné raison à OVH contre Jean-Yves Lafesse. Des sketches piratés de l'humoriste étaient accessibles sur un site « sous-hébergé » par un client d'OVH. Comme l'y obligeait la loi, OVH avait « promptement » signalé à son client ces contenus illicites : il avait donc rempli ses obligations légales, selon la cour d'appel.

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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 4 Déc - 10:35

Julian Assange craint pour sa vie
FRANCE INFO - HIER, 16:40
Le fondateur du site Wikileaks a participé aujourd’hui à un forum sur le site internet du quotidien The Guardian. S’exprimant sur les révélations de son site qui n’en finissent pas de bouleverser la diplomatie mondiale, Julian Assange a confié qu’il craignait pour sa vie. Un mandat d’arrêt international a été lancé par la Suède contre l’Australien de 39 ans, soupçonné de viol dans ce pays.
"The threats against our lives are a matter of public record", "les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique" répond Julian Assange à un internaute qui lui demande s’il craint pour sa vie. L’ennemi public numéro 1 de nombreux pays agacés par les révélations de son site Wikileaks participe à un forum sur le site du quotidien britannique The Guardian.

Les fuites de Wikileaks n’en finissent pas de provoquer des réactions de chefs d’Etats partout dans le monde. Au total 250.000 câbles américains, qui empoisonnent les relations entre ambassades. On imagine l’ambiance au Kremlin depuis la publication de celui qui décrit un Medvedev dominé par son Premier ministre et prédécesseur Vladimir Poutine et voit dans la Russie un pays gangréné par la corruption. De quoi faire grincer des dents dans les ambassades.

Les internautes ont donc interrogé l’Australien sur sa perception des conséquences de ces fuites. Julian Assange reconnaît que Wikileaks joue un "rôle global, comme lorsqu’il a pesé sur les résultats des dernières élections générales au Kenya".

Assange dérange. Depuis le 18 novembre un mandat d’arrêt suédois a été lancé par Interpol. Il est soupçonné par le parquet suédois de viol, violences sexuelles et contrainte illégale. Selon le quotidien britannique The Independent, Julian Assange se trouverait en Grande-Bretagne et aurait fourni ses coordonnées à la police britannique à son arrivée dans le pays en octobre.

Mais l’Agence britannique de lutte contre le crime organisé (Soca) se refusait à l’arrêter, car, toujours selon The Independent, elle avait besoin d’éclaircissements concernant le mandat d’arrêt européen lancé par des procureurs suédois. C’est désormais chose faite : la Suède a renvoyé le mandat d’arrêt international complété des éléments réclamés par la police britannique, a annoncé une porte-parole du Parquet. La BBC prévoit, elle, une arrestation imminente de Julian Assange.

Caroline Caldier, avec agences

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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 4 Déc - 11:15

Petit problème... Google Chrome n'est pas parvenu à trouver la page wikileaks.org.
Essayez de recharger : wikileaks. org

Autres suggestions :
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 4 Déc - 11:40

Wikileaks : Eric Besson et la position du liberticide couché
http://www.lepost.fr/article/2010/12/04/2328393_wikileaks-eric-besson-et-la-position-du-liberticide-couche.html

Eric Besson est un cas. Enfin débarassé, lors du remaniement, du fardeau ministériel de l'Identité nationale et de ce que cela impliquait question vies brisées (cf sans-papiers, Roms, etc) le ministre avait hérité d'un portefeuille pépère, censé l'éloigné de ses pulsions liberticides.

Las... Cela n'aura duré que quinze jours. Hier, le ministre ministre auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique a annoncé qu'il avait décidé de bouter le site Wikileaks hors de France. Il a demandé au Conseil général de l'Industrie, de l'Énergie et des Technologies (CGIET) de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France, pour cause de violation du secret diplomatique et d'activités criminelles : "On ne peut héberger des sites Internet qualifiés de criminels et rejetés par d'autres Etats en raison d'atteintes qu'ils portent à leurs droits fondamentaux, écrit Eric Besson. Je vous demande de bien vouloir m'indiquer dans les meilleurs délais possibles quelles actions peuvent êtres entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France et que tous les opérateurs ayant participé à son hébergement puissent être dans un premier temps sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités."

Petit rappel. Jusqu'à jeudi soir, WikiLeaks était hébergé par la société EveryDSN.net basée à Las Vegas. La société a fermé le site à la suite de la multiplication d'attaques informatiques qui mettaient en péril son fonctionnement. Depuis, WikiLeaks se trouve chez OVH, un hébergeur français, qui refuse d'obtempérer à l'injonction bessonienne. Le directeur général d'OVH, Octave Klaba a déclaré : « Ce n'est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider la fermeture ou pas d'un site mais à la justice. C'est comme ça que ça doit marcher dans un pays de droit. »

Que dire ? Déjà rappeler que l'initiative d'Eric Besson est contraire à toutes les normes érigées par le droit français en matière de liberté d'opinion et d'expression, Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Constitution de 1958, loi sur la liberté de la presse de 1881... Juridiquement, le ministre a tort.

Le revoilà dans une posture qu'il affectionnait déjà du temps de son passage à l'Identité nationale. Combien de fois s'est-il fait prendre en flagrant délit de violation de l'Etat de droit dans le seul but de satisfaire le narcissisme présidentiel (comme ici, avec Wikileaks) et le sien (Eric Besson, comme Le Pen, adore jouer le rôle du méchant) ?

Dans un second temps, on s'interroge. Comment est-il possible qu'Eric Besson, où qu'il soit, quoi qu'il fasse, se retrouve-t-il toujours en situation d'attenter au Droit et libertés publiques ? Pourquoi, où qu'il soit, quoi qu'il fasse, Eric Besson se retrouve-t-il toujours en position de liberticide ? Pourquoi, où qu'il soit, quoi qu'il fasse, Eric Besson se retrouve-t-il à s'afficher comme détestable et méprisable et à s'en montrer heureux ?

Comment devient-on Eric Besson ?

PS : voilà une question passionnante pour l'émission de France 2 "Un Jour, un destin".
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Re: WIKILEAKS

Message  alangaja le Sam 4 Déc - 14:59

on s'en tape que Assange soit chelou (par contre il n'est surement pas responsable du viol dont on l'accuse), que wikileaks soit opaque. ils livrent des docs qui expliquent ce qui se trame dans notre dos ; dans ce genre d'affaire, on voit bien qui est dans le camp de la liberté d'expression, et qui ne l'est pas : Eric Besson peut compter sur libé, c'est acquis...
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 4 Déc - 19:13

L'action de Besson contre l'hébergeur de WikiLeaks constitue une "situation inédite"
http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/03/besson-contre-l-hebergeur-de-wikileaks-une-situation-inedite_1448820_1446239.html

Après les Etats-Unis, le ministre de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, Eric Besson, a décidé, vendredi 3 décembre, d'engager la bataille contre WikiLeaks, en étudiant les recours possibles contre l'hébergement en France du site qui a "violé" le secret diplomatique en publiant, depuis le 28 novembre, des centaines de documents confidentiels américains en collaboration avec Le Monde et d'autres grands titres de la presse mondiale. Le ministre de l'économie numérique a ainsi chargé, dans une lettre, le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) de lui indiquer "dans les meilleurs délais possibles quelles actions peuvent être entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France". Dans la foulée, l'hébergeur OVH a annoncé, dans un message sur le forum de sa société, sa décision de "saisir le juge en référé afin qu'il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français".

"Une situation inédite", ont estimé les avocats Anthony Bem et Etienne Papin, spécialisés en droit des nouvelles technologies, qui reviennent sur les moyens légaux dont pourraient disposer le ministre et les services de l'Etat pour faire interdire l'hébergement de WikiLeaks par la société roubaisienne OVH et d'autres hébergeurs sur le territoire français.

La démarche entreprise par le ministre Eric Besson est-elle courante ?

Non, selon Me Etienne Papin, qui estime que "ce n'est pas tous les jours que le ministre s'interroge sur la légalité d'un site et saisit le CGIET". Selon l'avocat, la question se pose de savoir pourquoi le ministère demande "un conseil juridique" au CGIET, qui "a des fonctions uniquement consultatives et est chargé dans certains domaines technologiques de formuler des avis pour les pouvoirs publics". "Ce n'est pas totalement illogique", commente-t-il, bien que "curieux", dans la mesure où le CGIET réalise davantage des enquêtes de fond, sur la durée.

Circonspect sur l'issue de la démarche du ministre, Me Anthony Bem y voit toutefois des aspects politique et juridique positifs. "C'est positif de faire avancer le débat politique sur la question de la responsabilité sur Internet et de la responsabilité des sites, car il y a un grand contentieux et un défaut de règles légales, un vide juridique. Il faut organiser et fixer les procédures", estime-t-il.

De quels moyens légaux dispose le ministre ?

"A minima, le ministre dispose des mêmes moyens que tout un chacun, particulier ou entreprise, qui, par la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004, permet de notifier à l'hébergeur le caractère illicite du contenu et demander le retrait", en faisant une requête auprès du président du tribunal de grande instance, explique Me Papin. "En tant que prestataire technique, OVH n'est pas responsable juridiquement du contenu des sites", précise Me Bem.

Selon l'article 6 de la LCEN, le seul à traiter de la question de la responsabilité des sites, "il y a un distinguo entre hébergeur et éditeur pour dire si un site est responsable ou pas", explique Me Bem. "Dans la jurisprudence, l'éditeur est identifié comme l'auteur du contenu, alors que l'hébergeur est le prestataire technique. Ce sont deux notions très importantes : l'éditeur est responsable automatiquement de plein droit et l'hebergeur a, lui, une responsabilité atténuée : il ne devient responsable qu'après avoir reçu notification de retrait qu'en bonne et due forme", précise-t-il. La notification doit comporter des indications très précises, telles que l'URL des pages litigieuses, la nature des propos litigieux, le nom de la victime et le fondement légal.

"Ce n'est qu'après avoir reçu notification de retirer un contenu et n'avoir rien fait dans les quarante-huit heures que l'hébergeur est tenu responsable", conclut Me Bem. "Quasi quotidiennement, des hébergeurs reçoivent des notifications. Généralement, ils ne se posent pas de questions et assurent le retrait pour ne courir aucun risque", note Me Papin.

Pensez-vous qu'une action puisse être engagée contre le site WikiLeaks sur la base des qualifications avancées par Eric Besson dans sa lettre au CGIET ?

"A ma connaissance, la violation du secret en France concernant un étranger ou un autre Etat ne constitue pas une infraction pénale", estime Me Bem. Par ailleurs, "la qualification de 'site Internet criminel' n'existe pas en tant que telle, seul un contenu pourrait revêtir une telle qualification pénale susceptible d'entraîner des infractions pénales", ajoute-t-il, en précisant qu'une action en justice par une personne privée ou morale est nécessaire au préalable.

Le droit reconnaît tout de même "toute une gamme de contenus illicites : atteinte du droit d'auteur, à la vie privée, diffamation, violation du secret...", note Me Papin. Toutefois, pour juger du caractère illicite des contenus trouvés sur WikiLeaks ou de l'existence d'une infraction pénale au sens du droit pénal français, il faudrait analyser l'intégralité du contenu. En règle générale, note-t-il, "il n'est pas difficile de trouver une infraction pénale comme la mise en danger de la vie d'autrui".

La décision de l'hébergeur OVH de "saisir le juge en référé afin qu'il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français" est-elle habituelle ?

"La situation est assez exceptionnelle", commente Me Papin, car si l'on trouve de "nombreuses jurisprudences qui ont considéré que l'hébergeur ne devait pas attendre la décision du juge quand il a été notifié", dans ce cas-ci, OVH n'a pas encore fait l'objet d'une notification d'une personne se plaignant du contenu du site. Or, ainsi que le souligne Me Bem, "il ne peut y avoir de décision de justice que si une personne publique ou privée assigne OVH en référé", cette procédure étant contradictoire.

"Il y a donc un risque que le juge n'accepte pas cette procédure en référé, mais il existe des précédents où l'on sort un peu des sentiers battus", selon Me Papin, qui estime que "la démarche d'OVH a du sens, est compréhensible et tout à fait logique". Si le juge accepte la demande de référé, "il va se poser la question de l'illicité manifeste du contenu contre celle de la liberté d'expression en son âme et conscience". Toutefois, nuance-t-il, "ce n'est pas comme cela que la LCEN a été conçue".

"C'est un des problèmes du droit Internet : on est en train de faire de la cuisine sans les instruments", commente Me Bem. "OVH a peut-être créé un nouveau type de requête consistant à demander à être fixé juridiquement sur sa situation et ses obligations", ajoute-t-il, y voyant un précédent. "Les sites sont plutôt dans un rôle, en général, où ils jouent la politique de l'autruche : ils n'ont pas la démarche de questionner la légalité de leurs activités, leur responsabilité commerciale." Pour l'avocat spécialisé en droit des nouvelles technologies, c'est "une démarche intelligente et prudente car ils ont conscience qu'il peut y avoir un risque et souhaitent une réponse judiciaire car il n'y a rien dans le code, ni sur la procédure ni sur le fond".

Une interdiction d'hébergement du site WikiLeaks à l'encontre d'OVH s'appliquerait-elle à tous les hébergeurs en France ?

"La décision d'hébergement ne s'appliquerait pas à tous les hébergeurs en France car les hébergeurs n'ont pas une obligation générale du contenu qu'ils hébergent", affirme Me Papin, qui nuance toutefois pour deux exceptions introduites dans la LCEN que sont la lutte contre les activités illégales de jeu d'argent et la lutte contre la pédo-pornographie. "Dans ces cas-là, les serveurs ont l'obligation de vérifier sur leurs serveurs qu'il n'y a pas de contenus illégaux."

En ce qui concerne le site WikiLeaks, "il est clair que les hébergeurs ont tout intérêt, pour éviter des problèmes et des pertes de temps, à ne pas héberger les pages, à moins de se faire le fer de lance de la liberté d'expression", estime Me Papin. En soi, l'interdiction d'hébergement par OVH ne s'appliquerait qu'à cet hébergeur et pourrait inciter le site "à simplement changer d'hébergeur", souligne Me Bem.

Propos recueillis par Hélène Sallon
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