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WIKILEAKS

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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 10 Déc - 11:07

Les pirates pro-wikileaks ne relâchent pas la pression
JÉRÔME COLOMBAIN - 06:07
Les « Anonymes », ces pirates informatiques qui soutiennent Wikileaks, promettent de nouvelles actions.

L.O.I.C. C’est le nom de l’arme fatale utilisée par les « Anonymes », ces hackers qui depuis 48 heures mettent à mal les sites Web de plusieurs grandes entreprises en soutien à Wikileaks. LOIC signifie littéralement « canon à ion en orbite basse ». Difficile à trouver dans le commerce… Il s’agit d’une arme fictive tirée du film Star Wars. Mais en informatique c’est le nom d’un logiciel facile à dénicher sur Internet qui permet de mener des attaques contre des serveurs informatiques.

Tous ceux qui utilisent LOIC permettent que leur ordinateur soit utilisé, avec des centaines d’autres, pour lancer ces attaques. Lorsqu’il y a suffisamment d’ordinateurs connectés en réseau, le système déclenche une offensive par « déni de service » ce qui a pour effet de saturer un site Internet.

LOIC ne permet pas de paralyser longtemps les sites Web. A peine quelques heures. Mais c’est suffisant pour causer préjudice à des entreprises comme Mastercard ou Paypal avant-hier. Les pirates avaient annoncé hier qu’ils s’en prendraient aussi à Amazon mais aucun incident n’a finalement été signalé.

Les attaques par déni de service sont devenues une véritable arme de « guerilla numérique » utilisées par les « hacktivistes » de tout poil. Ce type d’attaque est interdit dans de nombreux pays mais les internautes qui la pratiquent, en réalité, courent peu de risques de se faire repérer.

CIBLE : WWW.VISA.COM :: FEU FEU FEU !!!

Ces militants pro-Wikileaks utilisent les réseaux sociaux pour se synchroniser. Ces derniers jours, on a pu lire sur Twitter des messages du genre : « CIBLE : WWW.VISA.COM :: FEU FEU FEU !!! » indiquant à tous les participants le moment pour lancer une attaque contre le site des cartes bancaires Visa. Mais hier Twitter a fait le ménage et plusieurs comptes de pirates ont été suspendus. Idem sur Facebook ou la page intitulée « Opération riposte » a également été supprimée.

Persuadés d’être dans leur bon droit en agissant pour un idéal de liberté, ces guérilleros des temps modernes annoncent qu’ils seront bientôt de plus en plus en nombreux et que leur action va s’intensifier.
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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Dim 19 Déc - 12:22

http://www.organisationpirate.com/2010/12/interview-dun-journaliste-autour-du-cas.html
Interview d'un journaliste autour du cas Wikileaks

Afin de poursuivre le débat, nous avons interviewé un journaliste de la presse écrite française, également blogger invétéré, à propos de l'affaire Wikileaks. Interview avec celui qui se fait appeler "le Chafouin" - et que nous remercions pour ses analyses:


L’OP : Pour Umberto Eco, l'affaire Wikileaks est "un scandale apparent, un scandale qui n’apparaît comme scandale que devant l’hypocrisie qui régit les rapports entre les Etats, les citoyens et la presse". Les révélations, pour la plupart, n'en sont pas. Alors pourquoi les médias acceptent-ils de jouer le jeu? Cela ne contribue-t-il pas finalement à rendre légitime l'action de Wikileaks? Ou à réduire la frontière qui existe entre la presse et la presse à scandale?

Le Chafouin : Jusqu’à présent, Wikileaks avait fait du bruit sans passer par les médias traditionnels, ou malgré eux. Ceux-ci avaient tenté de raccrocher le wagon et déjà, lors des dernières révélations sur l’Irak, le quintet Guardian/Le Monde/New York Times/El pais/Der Spiegel avait travaillé avec la société de Julian Assange, mais en aval. Cette fois-ci, la méthode a changé et le partenariat s’est soudé en amont : ce sont les médias traditionnels qui ont dicté leur mode de fonctionnement à Wikileaks, qui s’est borné à jouer le rôle de « source », d’un banal « informateur » donc. Wikileaks n’a publié que les informations sélectionnées, vérifiées et analysées par ces médias. C’est très bon pour le site, qui devient « crédible » aux yeux de M. Toutlemonde, et en même temps, celui-ci perd le rôle de moteur et a été très critiquée dans la communauté des geeks et des supporteurs de l’open-data, qui en veulent à Wikileaks de n’avoir publié qu’une très faible partie des 250 000 télégrammes promis.



Quant aux médias, ce genre d’affaire est inespérée pour eux : cela fournit un feuilleton pour plusieurs semaines, et des gains importants en terme de vente, et de visiteurs internet. On a pu remarquer que Le Monde a soigneusement égrainé ses infos au fil de cette semaine, selon des thèmes décidés conjointement avec les quatre autres membres du quintet de luxe. Le journal a aussi habilement réservé l’essentiel des infos pour sa version papier, histoire de rentabiliser le scoop au maximum.
Peu importe que l’info soit de qualité ou pas, finalement : elle est lue, c’est tout ce qui compte. Admettons malgré tout qu’il y a quelques bonnes infos dans le flot d’idioties sur le caractère de untel ou untel : il est assez savoureux par exemple de voir les Français raconter leurs stratégies pour faire libérer Clotilde Reiss, et leurs méthodes de manipulation de la presse. Même si on se doute que le pouvoir agit de la sorte, le lecteur est toujours content d’avoir l’impression d’accéder à ce qui se passe en coulisses.
Pour finir, il est assez cocasse de voir que majoritairement, les autres grands médias français ont plutôt condamné la méthode Wikileaks. Tout simplement parce qu’eux n’en ont presque rien retiré : ils étaient contraints de reprendre une à une toutes les bonnes infos du Monde… Leur positionnement est donc purement opportuniste.

L’OP : Wikileaks cherche à rendre visible ce qui est caché (ou plutôt à rendre légitime le fait que ce qui était caché jusqu'à présent devienne visible). C'est également une revendication des cyberhackers qui dévoilent le code de certains softwares protégés par des copyrights. Wikileaks est-elle une organisation pirate, comme le laisse entendre Umberto Eco? Si oui, qui est réellement piraté dans cette affaire et avec quelles conséquences pour le fonctionnement des médias?

Le Chafouin : Umberto Eco qualifie plutôt Wikileaks de chevalier blanc qui voudrait surveiller l’Etat pour équilibrer la relation entre le citoyen et le pouvoir, qui est largement déséquilibrée puisque les moyens de technologie moderne rendent très facile la surveillance à tout instant de tout un chacun. Eco se trompe à mon sens en estimant que ces moyens techniques permettent également à tout citoyen de surveiller l’Etat. En l’occurrence, la thèse qui prévaut, c’est qu’un militaire américain, qui avait les codes nécessaires pour entrer dans le système, aurait copié ces informations pour les donner (ou les vendre ?) à Wikileaks. On n’est donc pas dans le cadre d’un piratage utilisant des méthodes extraordinaires ou modernes, mais dans celui d’une banale fuite comme il y en a chaque semaine dans le Canard Enchaîné. La différence tient juste, à mon sens, à la masse des informations et à leur portée, mondiale en l’espèce.

L’OP : Wikileaks annonce pour début 2011 des révélations fracassantes, et un scandale de la dimension d'Enron, à propos du fonctionnement d'une grande banque dont le nom est tu pour l'instant. Ces révélations, si elles se confirment, auront-elles un statut différent de celui des annonces faites ces derniers jours? Pourquoi?

Le Chafouin : Ces révélations, si elles se confirment, prendront bien sûr une toute autre dimension : d’abord, elles seront bien plus universelles, tout le monde se sentira concerné, dans un contexte de crise mondiale. Elles pourraient gêner les gouvernements, si elles créent une onde de choc financière, mais elles pourraient aussi servir de levier à ceux-ci, dans le contexte du G20, pour prendre des mesures répondant à ces révélations. Et ainsi se présenter comme des champions de la moralisation du capitalisme. Ce peut être parfait pour Nicolas Sarkozy, par exemple, qui ne cesse de vouloir endosser ce costume.
Par ailleurs, ce type de révélations correspondrait plus à ce qu’on attend de Wikileaks : être un contre-pouvoir. La diplomatie est nécessairement un monde feutré, fait de secrets, et les relations entre Etats ne peuvent s’établir au grand jour. En revanche, tout le monde attend une transparence de la part du monde bancaire. Il n’y aura donc pas grand monde pour critiquer d’éventuelles révélations de Wikileaks sur ce thème. Enfin attendons de voir car il peut aussi s’agir d’un gros coup de bluff de Julian Assange.

N.D.L.R: Le Chafouin a déjà posté un article sur son blog à ce sujet.
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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Dim 19 Déc - 12:26

article du chafouin :
http://penseesdoutrepolitique.wordpress.com/2010/11/30/wikileaks-le-culte-malsain-de-la-transparence/
Voir l'article pour des liens complémentaires
Wikileaks, le culte malsain de la transparence
30 novembre 2010 · 10:24

Trois jours avant la publication de 250 000 mémos diplomatiques sur le site Wikileaks, on nous bassinait déjà avec l’écho qu’auraient ces révélations fracassantes, analysées en lien avec cinq grand quotidiens : Der Spiegel, Le Monde, le New York Times, El Pais et The Guardian. Depuis, on cherche. Et à part des infos ras de plafond sur la santé de Kirchner ou la susceptibilité de Merkel, on cherche désespérément l’intérêt de ce scoop qui fragilise les positions diplomatiques de l’occident et d’une partie du monde arabe.

Autant les précédentes révélations de Wikileaks, notamment sur la guerre en Irak, avaient un intérêt en soi – révéler des illégalités pour que celles-ci cessent, et ainsi faire progresser le sort de la population irakienne, par exemple – autant l’affaire de la diplomatie ressemble à un gros soufflé retombé à peine les infos outées. La ficelle est un peu grosse : on fait mariner les médias internationaux et les grandes capitales en annonçant un scoop énorme, et on fait monter la pression pour assurer un maximum d’audience aux révélations.

Bon. Admettons que la technique de Wikileaks consistant à faire travailler ensemble les cinq grands médias susnommés est une bonne idée : cela permet au site de crédibiliser ses informations, puisque ces « références » se sont partagées la tâche d’authentification et d’analyse de ces documents, livrés de manière brute par Wikileaks. A contrario, cette tactique montre que Wikileaks ne fait pas de journalisme mais de l’agit-prop. Et que sortir 250 000 mémos d’un coup n’a aucun sens, puisque le journalisme consiste justement à trier l’info, à la hiérarchiser, à lui donner une signification. Quand Mediapart sort un scoop, il n’a pas besoin du Monde pour l’aider.

Bon, et alors, que nous disent ces télégrammes, ces mémos diplomatiques? Ce qui est drôle, c’est que Le Monde lui-même, qui consacre une couverture très importante à cette affaire qui lui assure une audience maximale, l’avoue d’emblée : « Les télégrammes n’apportent pas jusqu’ici de révélations fracassantes sur les grandes questions internationales. Elles portent en revanche un coup terrible à la crédibilité des Etats-Unis et remettent en cause la culture du secret, fondement de la diplomatie, en livrant au grand public les jugements parfois assez crus que certains diplomates portent sur les dirigeants de la planète. »

La messe est dite : tout ce qu’on apprend dans ces mémos, jusqu’à présent, c’est essentiellement du superflu, de l’écume des choses. Passons rapidement sur le fait que ce que semblent surtout retenir les médias, c’est la rubrique cour de récré, avec les révélations sur ce que pense tel ambassadeur de Poutine, tel autre de Sarkozy, et tel autre de Berlusconi ou Merkel. Franchement, est-il important d’avoir connaissance des doutes d’Hillary Clinton sur la santé des Kirchner?

Heureusement, il existe des contenus un peu plus intéressants, notamment sur la France. Mais sur le fond de l’affaire, sur les rapports entre diplomates, au-delà justement de l’écume des choses, c’est sur un terrain très dangereux qu’on s’engage. Je suis bien d’accord avec Koz sur ce point : la diplomatie est-elle un domaine dans lequel on peut exiger la transparence? N’est-elle pas au contraire un terrain politique qui par nature a besoin du secret pour être efficace?

C’est ce qu’écrit avec brio Charles Rivkin, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, dans une tribune au Monde :

Les diplomates doivent pouvoir mener des discussions franches avec leurs collègues, et doivent être assurés que ces discussions garderont leur nature privée. La franchise du dialogue au sein des gouvernements et entre les gouvernements est au cœur même des relations internationales; nous ne pourrions pas assurer la paix, la sécurité et la stabilité internationale sans un tel dialogue. (…) Quelles que soient leurs intentions en publiant ces documents, il est clair que cette divulgation suscite des risques bien réels pour des personnes bien réelles, et bien souvent justement pour des personnes qui ont consacré leur vie à protéger d’autres vies. Une action destinée à émettre une provocation contre les puissants pourra, au contraire, mettre en danger les personnes sans défense.

La diplomatie est un domaine où les tractations en coulisses sont indispensables. Wikileaks va-t-il un jour nous raconter par quel biais un pays fait libérer des otages, de la même manière qu’il nous révèle de manière imbécile comment certains pays arabes manient le double discours à l’égard de l’Iran?

Les citoyens n’ont pas besoin de savoir avec précision ce qu’il se passe. Parce que s’ils le savaient, il n’y aurait plus de diplomatie.

Bon. Puisque la mode est à la transparence, je ne résiste pas au plaisir de vous confier cette petite phrase de Koz, en guise de conclusion. Il ne l’a pas écrite dans un mémo mais tout bêtement sur son blog :

Il faut arrêter avec l’intelligence collective : la connerie aussi, ça se mutualise.

Certes.
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Re: WIKILEAKS

Message  alangaja le Dim 19 Déc - 19:14

oui, mais qu'en penses-tu ? souvent vous oubliez de donner votre opinion, un comble pour un forum, non ?
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http://www.freewebs.com/alangaja/fascisme2.html

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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Dim 19 Déc - 20:34

ce n'est pas forcément un oubli... je n'expose une opinion que lorsque je juge qu'elle peut être intéressante (et que j'ai le temps de la formuler)... quand j'ai une opinion... ce qui n'est pas le cas concernant wikileaks
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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Lun 20 Déc - 7:44

je suis tombé sur ça ce matin, j'ai pas eu le temps de lire :
http://www.contretemps.eu/interventions/art-fuite-philosophie-politique-julian-assange-par-lui-meme
L’art de la fuite. La philosophie politique de Julian Assange par lui-même.


A titre de document et de contribution au débat, Contretemps publie un texte écrit par Julien Assange en 2006, au moment de la fondation de Wikileaks. Ce texte théorique éclaire rétrospectivement sa visée stratégique. Contrairement à ce qu’une lecture hâtive peut laisser penser, ce qui est proposé ici n’est pas tant une théorie du complot - du moins pas sous la forme classique de la dénonciation paranoïaque - qu’un usage heuristique du modèle organisationnel de la conspiration : un réseau de pouvoir dont on peut tracer la carte. Assange est un hacker. S’il modélise la structure d’un pouvoir, c’est pour en découvrir les failles. Son but n’est pas de crier à la conspiration, mais de trouver les instruments à même de rendre tout « pouvoir conspiratif » - c'est-à-dire toute gouvernance autoritaire fondée sur le secret partagé - impossible. Que faire pour qu’un pouvoir de ce type ne puisse plus exister ? Ce moyen, ce contre-dispositif, il l’entrevoit dans ces lignes. Ce sera l’organisation de « fuites » massives, ceci dans une stratégie de désorganisation et d’affaiblissement cognitif des régimes de gouvernance autoritaire. Par l’organisation de fuites de masse, produire des effets structurels sur ces régimes, alors supposés être contraints, par pression adaptative, par modification de leur environnement informationnel, de se réformer ou de s’écrouler.
[...]
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Mer 22 Déc - 11:13

Apple justifie la censure de Wikileaks sur l'App Store
http://www.numerama.com/magazine/17649-apple-justifie-la-censure-de-wikileaks-sur-l-app-store.html
Une porte-parole d'Apple a confirmé le retrait de la vente d'une application dédiée à Wikileaks. D'après elle, Wikileaks App ne respectait ni les consignes destinées aux développeurs ni les lois locales. Une décision qui peut étonner, dans la mesure où le site lanceur d'alerte n'est pour l'heure pas poursuivi pour la diffusion des documents.


Mardi, nous vous rapportions la suppression d'une application Wikileaks sur l'App Store. Développée par un programmeur russe, celle-ci permettait de suivre le fil Twitter du site lanceur d'alerte et de consulter les télégrammes diplomatiques publiés en partenariat avec les cinq grands quotidiens occidentaux. Mis en ligne et validé par Apple le 11 décembre dernier, l'application a été retirée de la vente six jours plus tard.

L'entreprise américaine s'est finalement expliquée hier sur les raisons qui l'ont poussé à supprimer Wikileaks App. D'après la porte-parole d'Apple, Trudy Muller, l'application a été retirée "parce qu'elle a enfreint nos consignes destinées aux développeurs", ajoutant que "les applications doivent respecter avec toutes les lois locales et ne doivent pas causer de préjudice à un individu ou un groupe donné".

La décision peut surprendre. En effet, Wikileaks et Julian Assange ne sont pour l'instant pas poursuivis pour la diffusion de documents confidentiels liés aux activités militaires et diplomatiques des États-Unis. Si ces derniers et certains de leurs alliés cherchent activement une prise pour engager des poursuites, le site web et son porte-parole ne sont pas encore véritablement inquiétés.

Dans un communiqué de presse, Reporters Sans Frontières avait expliqué hier qu'en "matière d'investigation journalistique les documents révélés par Wikileaks et portés à la connaissance de grands médias d'information ont été obtenus par des procédés en dehors de la légalité. De fait, Wikileaks et les médias qui ont collaboré avec lui ont certes été placés en position de receleurs".

Mais Reporters Sans Frontières a également rappelé "que la Cour européenne des droits de l'Homme a récusé la notion de recel quand pouvait être invoqué l'intérêt général - ce qui est le cas - et le droit du public à être informé". C'est pour cette raison que la poursuite judiciaire de Wikileaks en Europe et en Amérique du Nord est une tâche relativement compliquée à mettre en place.

Avec l'affaire Wikileaks, les conditions d'utilisation et les consignes édictées par les différents services semblent avoir pris une importance considérable. Toutes les sociétés privées qui ont limité les marges de manoeuvre de Wikileaks ont mis en avant leurs conditions d'utilisation. C'est le cas de PayPal, de MasterCard, de PostFinance, d'Amazon ou encore de MoneyBookers.

Ces arguments semblent pourtant à géométrie variable, puisque Maître Eolas rappelait dans un billet dédié à l'affaire Wikileaks, OVH et Éric Besson que certaines de ces entreprises "acceptent toujours de fournir leurs services pour la boutique du Ku Klux Klan", ajoutant que "c'était aux Etats-Unis de prendre les précautions suffisantes pour que ces documents ne fuitent pas".

De manière générale, la politique de contrôle concernant les contenus publiés sur l'App Store vise avant tout à préserver l'image familiale d'Apple. C'est pour cette raison que la firme de Cupertino endosse parfois le rôle de censeur de la morale publique, juge de l'utilité des logiciels ou encore contrôleur de la ligne éditoriale des magazines.

Mais cela n'empêche pas de temps à autre l'entreprise de se conformer aux exigences des États. En Chine, comme de nombreuses autres entreprises occidentales, Apple doit bloquer toutes les applications pouvant contester d'une façon ou d'une autre la légitimité du pouvoir central. En particulier, les applications dédiées au Dalai Lama ne doivent pas apparaître sur la version chinoise de l'App Store.

Dans le cas contraire, les autorités n'hésitent pas à bloquer complètement le service pour contraindre l'entreprise à suivre leurs consignes. C'est pour cette raison que l'iTunes Store fut temporairement bloqué en 2008 pour empêcher la diffusion de musiques liées au Tibet
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 23 Déc - 13:39

Contre l'interdiction de Wikileaks
http://www.mesopinions.com/Contre-l-interdiction-de-Wikileaks-petition-petitions-490d836c34fa7f081804316262fc56a7.html
Auteur :Fabienne

A l'attention de monsieur le premier ministre

Le ministre Eric Besson (économie numérique) veut faire interdire l'hébergement en France de Wikileaks. C'est une atteinte très grave - à la chinoise - à la liberté d'information.
Il faut réagir et empêcher ce forfait contre la démocratie !

Nous demandons donc au premier ministre de donner un démenti immédiat à cette annonce.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 24 Déc - 11:55

Julian Assange n'est pas pro-Israël
Par Emma Paoli , le 24 décembre 2010 à 17h47, mis à jour le 24 décembre 2010 à 09:31
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/2010-12/israel-mis-sur-le-banc-de-touche-par-wikileaks-6196038.html

Des documents confidentiels israéliens seront bientôt publiés sur la plateforme Wikileaks selon les dires de Julian Assange, interviewé jeudi par la chaîne arabe Al-Jazira.


Soupçonné d'entretenir une entente secrète avec Israël, le fondateur de Wikileaks souhaitait rappeler à la chaîne d'information Al-Jazira que l'Etat ne bénéficie d'aucune impunité particulière.

Julian Assange affirme détenir plus de 3700 documents confidentiels israéliens, dont seulement 2% ont été rendus public pour l'instant. Les prochaines publications concerneront entre autres la guerre d'Israël au Liban en 2006 et l'assassinat à Dubaï d'un haut responsable du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, attribué aux services secrets israéliens.

"Terrorisme de la haute technologie"

Par ailleurs, Julian Assange, libéré sous caution par la justice britannique, ne cesse de multiplier les déclarations. Il a lancé mercredi sur la chaîne américaine MSNBC un appel aux journalistes, les avertissant des menaces pesant sur le libre exercice de leur profession. Selon lui, ces derniers seront les prochaines cibles des autorités américaines. Cette alerte fait échos aux poursuites judiciaire qu'encourt The New York Times pour sa détention de 250 000 télégrammes diplomatiques, dont il assure une diffusion régulière.

Quant aux attaques du vice président des Etats-Unis, Joe Biden, présentant la plateforme comme "terrorisme de la haute technologie", Julian Assange lui a retourné le compliment: "Les terroristes ici, ce n'est pas nous...il y a des menaces répétées de la part des gens appelant à m'assassiner".

« Inside Wikileaks », ou les dessous de la diplomatie du royaume d'Assange.

Dans Inside Wikileaks, Daniel Domscheit-Berg, l'ancien porte-parole de la plate-forme, dresse un portrait peu flatteur de Julian Assange. Sous-titré Le temps que j'ai passé dans le site internet le plus dangereux du monde, le livre de Daniel Domscheit-Berg, le livre prend les allures d'un pamphlet. L'ancien bras droit du fondateur y révèle le caractère susceptible de Julian Assange et lui reproche sa gestion ultra-hiérarchisée de la plateforme. Il y explique également la raison de sa démission, liée à la paranoïa de ce dernier, persuadé que Daniel Schmitt (pseudo de Daniel Domscheit-Berg comme porte-parole de Wikileaks) souhaitait lui voler la vedette. Inside Wikileaks sera disponible en France aux éditions Grasset début 2011.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Ven 24 Déc - 13:52

Wikileaks : l'Amérique en guerre contre des OVNIS !!
http://www.lepost.fr/article/2010/12/20/2347385_wikileaks-l-amerique-en-guerre-contre-des-ovnis.html

D'après le site WhatDoesItMean.Com , Wikileaks était sur le point de révéler une information d'une importance capitale !
Rappel : Wikileaks a fait son apparition sur la scène médiatique en 2006.
Soulignons ici que Wikileaks ne publie que des documents originaux et authentiques : en 2009, le site avait révélé les exactions des forces alliées en Afghanistan et en Irak en publiant plus de 400 000 documents confidentiels, en Novembre 2010, étaient publiés plus de 250 000 documents diplomatiques.
Assange annonçait d'autres révélations à court et moyen terme... Il a été arrêté le Mardi 7 décembre, puis relâché après avoir été interrogé par la police britannique, les services secrets suédois, le FBI et la CIA.
Besoindesavoir.com reproduit ici (partiellement) le compte-rendu d'un rapport confidentiel, publié sur WhatDoesItMean.Com, et expliquant, avec force détails, des faits troublants associés à une guerre USA-UFO (OVNIS) !
----------------------------
"Un rapport remis récemment au Kremlin et préparé pour le président Medvedev par les VKS (Forces spatiales russes) indique que, parmi les documents secrets américains rendus publics par Wikileaks, un câble classé secret défense fournit la preuve que les Américains sont "engagés" depuis 2004 dans une «guerre» contre les OVNIS, basés sur le continent Antarctique et dans l'océan Austral.
Selon ce rapport, les États-Unis ont décrété le niveau d'alerte maximal depuis le 10 Juin 2004, en réaction à l'attaque d'une flotte ovni (Vidéo) "soudainement émergée" de l'océan Austral et qui s'est s'approchait du continent américain (à moins de 1600 KM de Guadalajara,mexique) . Avant d'atteindre la frontière des États-Unis, cette flotte d'OVNI aurait fait demi-tour et serait retournée dans leur "base" de l'océan Austral
Le rapport indique que les craintes des Américains relatives à ces OVNIS de l'océan Austral ont débuté avec les événements sans précédent du 11 Juillet 1991 (référence : 7/11) lorsque, pendant une éclipse solaire, des appareils mystérieux sont apparus par centaines dans le ciel du Mexique, survolant même la capitale.
Lors de ce 7 / 11, des millions de Mexicains étaient devant leur téléviseur et ont pu voir cette invasion d' OVNI sur la ville de Mexico (Vidéo) ; les médias américains ont choisi de ne pas diffuser ces images.
Depuis 2004, poursuit le rapport, les flottes OVNIS de l'océan Austral ont continué à sortir de leurs bases : le dernier événement en date est celui du 11 décembre 2010 quand une grand partie de l'armada a été aperçue au-dessus du Chili.
Ce rapport met en garde contre un «danger immédiat» : lorsque ces flottes massives d' OVNIS émergent de l'océan Austral, elles provoquent des vagues géantes générées par la soudaine éruption de leurs bases sous-marines. Début Décembre 2010, un navire de croisière ,le Clelia II, alors qu'il naviguait en Antarctique avec 160 personnes à bord , a failli chavirer (Vidéo) à cause de vagues immenses ; un Insung a été coulé , seuls 20 de ses 42 membres d'équipage ont été sauvés.

http://www.lessentiel.lu/fr/news/monde/story/Un-chalutier-sud-cor--en-coule-en-Antarctique-16868358

Il est également intéressant de noter que ce rapport confirme que ces mêmes OVNIS seraient responsables de la fermeture de l'espace aérien de la ville de New York le 13 Octobre 2010.
Des OVNIS " sont apparus " ouvertement et ont été observés par des dizaines de milliers de personnes ; cette manifestation est intervenue ( par coïncidence?) au cours de la période où étaient exposés les mystérieux crânes de cristal.
Encore plus intéressant : des tremblements de terre mystérieux signalés dans le golfe d'Aden (où un mystérieux "Vortex" serait en train de causer une catastrophe météorologique mondiale) sont maintenant signalés près de l'Antarticque.
http://www.sabanews.net/fr/news228836.htm
Ce rapport précise que Julian Assange , fondateur de Wikileaks a été immédiatement arrêté par la police britannique sur de fausses accusations émises par le gouvernement suédois, juste après avoir indiqué qu'il s'apprêtait à rendre publics d'autres documents secrets des États-Unis relatifs à ces OVNIS de l' océan Austral , et à la "guerre" que les Américains sont en train de mener contre "eux" !
----------------------------------
besoindesavoir.com précise que l'on ignore, à ce jour, si Assange et son équipe seront en mesure de révéler l'ensemble de ces communiqués sur ces OVNIS de l'océan Austral, tant ces fichiers pourraient être bien plus embarrassants que de simples câbles

vidéo
http://www.liveleak.com/view?i=828_1175399004




Les Américains divisés face à WikiLeaks
http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/24/les-americains-divises-face-a-wikileaks_1457344_1446239.html
NEW YORK, CORRESPONDANT - La classe politique américaine, républicains et démocrates confondus, s'est quasi unanimement rassemblée pour condamner la diffusion vers la presse menée par WikiLeaks de milliers de documents diplomatiques internes au département d'Etat. Les premiers jours, les mots de "trahison" et d'"atteinte à la sécurité nationale" furent entendus.

Le 1er décembre, l'important groupe de réflexion Council on Foreign Relations (CFR) réunissait un colloque avec six de ses meilleurs "experts": tous concluaient que les révélations mises au jour par les cinq journaux ayant accès aux documents "pourraient être dommageables aux relations [diplomatiques]".

La première leçon de cette diffusion était que des mesures devaient être prises pour sécuriser à l'avenir les documents diplomatiques américains. Plusieurs spécialistes expliquaient que ces mesures incluraient les moyens nécessaires pour neutraliser ceux qui se livrent à des pratiques rendues possibles par l'évolution technologique – y compris, donc, en les capturant éventuellement pour les juger.

"TERRORISTE HIGH-TECH"

Joseph Biden, le vice-président américain, a d'ailleurs implicitement abondé en ce sens. Le 19 décembre, il a publiquement traité Julian Assange de "terroriste high-tech". Cet homme "a mis en péril la vie et le métier de certaines personnes dans le monde", a-t-il spécifié, faisant référence à des diplomates, militaires et membres des forces spéciales américains et à ceux avec qui ils ont été en contact.

Et de conclure que si le dirigeant de WikiLeaks a "comploté avec un militaire des Etats-Unis pour mettre la main sur des documents secrets", il pouvait être déféré devant la justice américaine – une référence au soupçon selon lequel le soldat Bradley Manning, aujourd'hui incarcéré mais non jugé, serait à la source des fuites.

L'idée du "complot" est précisément celle sur laquelle travaillent les services de la justice américaine, au cas où l'administration Obama requerrait que M.Assange soit extradé aux Etats-Unis afin d'y être jugé. Mais la Maison Blanche en est consciente, cette décision serait autant politique que juridique.

"CONSÉQUENCES BÉNIGNES"

Un mouvement de sympathie, réunissant défenseurs des droits civiques, libertariens et pacifistes, se manifeste déjà en faveur de Julian Assange et de son association aux Etats-Unis. Des groupes de divers bords se mobilisent pour enrayer toute velléité d'extradition de l'administration Obama.

Fondateur de la revue "de charme" Hustler, honni des puritains et victime en 1978 d'un attentat qui l'a laissé paralysé à vie, le célèbre Larry Flint a publiquement offert 50 000 dollars à WikiLeaks parce qu'il est "contre toute censure": il n'y a pas de démocratie "sans accès libre aux faits".

Nombre de juristes sont par ailleurs très sceptiques quant à la possibilité de déférer le fondateur de WikiLeaks devant un juge américain. Pour Baruch Weiss, avocat spécialisé dans les questions "de sécurité" du cabinet Arnold &Porter, "poursuivre Julian Assange ne sera pas aisé".

Son argument tient en trois points. Un: "Aucune loi américaine ne stipule que la divulgation d'une information classifiée constitue un délit." Au contraire, la charge de préserver le secret revient au détenteur de l'information. Deux: "Le premier amendement de la Constitution américaine est toujours en vigueur." Protégeant la liberté de la presse, il protège M. Assange d'autorité, puisqu'il a utilisé la presse pour dévoiler ces informations. Trois: si un procès avait lieu, il rendrait obligatoire "la divulgation d'autres secrets".

Comment, en effet, prouver la nocivité de telle ou telle information sinon en faisant citer des témoins qui seraient alors interrogés par les deux parties? Des requêtes en informations supplémentaires seraient forcément déposées, auxquelles l'Etat américain refuserait d'accéder, se mettant en porte-à-faux avec sa propre plainte.

Vieux routier des services secrets et du Pentagone, seul Robert Gates, le secrétaire à la défense, a accueilli avec quelque détachement le récent vacarme créé autour de WikiLeaks. "Ces révélations sont-elles embarrassantes? Oui, a-t-il déclaré. Délicates? Oui. Mais leurs conséquences pour la politique étrangère américaine? Franchement, elles sont, je crois, assez bénignes." En d'autres termes, pas de quoi perdre son temps à s'emparer, coûte que coûte, de Julian Assange.

Sylvain Cypel


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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Dim 26 Déc - 14:44

Pour payer ses frais de justice, Julian Assange écrit son autobiographie
FRANCE INFO - 07:37
Dans une interview publiée ce matin par le Sunday Times, le fondateur de WikiLeaks annonce qu’il a signé un contrat portant sur un peu plus d’un million d’euros pour son autobiographie. Julian Assange explique que cette somme l’aidera à se défendre contre les accusations d’agressions sexuelles portées par deux femmes en Suède.

“Je ne veux pas écrire ce livre mais je dois le faire", affirme-t-il. "J’ai déjà dépensé 200.000 livres en frais de justice et je dois me défendre et garder WikiLeaks à flot” a-t-il expliqué. Le jeune australien a précisé qu’il recevra 600.000 euros d’Alfred A. Knopf, son éditeur américain, et 380.000 euros du Britannique Canongate. D’autres contrats devraient lui rapporter environ un million d’euros.

Julian Assange qui bénéficie actuellement d’un régime de liberté conditionnelle en Grande-Bretagne, est sous le coup d’une extradition vers la Suède pour "agressions sexuelles". De son côté, Washington envisagerait de le poursuivre pour espionnage après la diffusion sur WikiLeaks de milliers de notes diplomatiques américaines.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Dim 26 Déc - 15:11

WikiLeaks : la presse se régale
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJA20101221113655/algerie-diplomatie-maroc-pressewikileaks-la-presse-se-regale.html
Les télégrammes diplomatiques américains publiés par WikiLeaks dévoilent certains dessous de la relation de l'Algérie avec le Maroc et les États-Unis. De quoi faire les choux gras de la presse...

Le lyrisme des messages que se sont échangés le président Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohammed VI, à l’occasion des fêtes nationales, a pris un coup. Grâce à WikiLeaks, on apprend ainsi que le président algérien ne « serrera plus jamais la main » du souverain marocain. Il ne lui pardonne pas l’annulation, à la dernière minute, d’un voyage officiel que devait effectuer son Premier ministre, Ahmed Ouyahia, au Maroc en 2006. Ce qui n’a pas empêché Mohammed VI de féliciter Bouteflika après la victoire de l’équipe de foot algérienne contre l’Égypte, en match de qualification pour le Mondial 2010 (une rencontre qui avait occasionné une grave crise diplomatique entre Alger et Le Caire). Bouteflika, si l’on en croit les confidences faites à un émissaire américain, se serait à l’époque abstenu de rendre publique la missive royale pour ne pas mettre son auteur « dans la gêne ». C’est maintenant chose faite.

Les documents rendus publics font également état des inquiétudes américaines concernant la santé de Bouteflika ou encore des appréciations très sévères de l’ancien ambassadeur, Robert Ford (actuellement en poste à Bagdad), sur l’avenir du pays. Ces révélations embarrassent Alger, qui s’est abstenu de les commenter. Les quotidiens, arabophones et francophones, s’en donnent en revanche à cœur joie et consacrent, chaque jour, plusieurs pages aux informations contenues dans les télégrammes « piratés ». Avec une mention spéciale pour ceux consacrés à l’attentat qui, s’il n’avait pas été déjoué par les services de sécurité, aurait pu coûter la vie à l’ex-secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, lors de sa visite à Alger, en 2008.


WikiLeaks : petits secrets du Grand Maghreb
2010-12-13 17:37:37
Afrique : la bombe WikiLeaks
2010-12-13 15:06:04
Bouteflika aux Américains : "La France n'a jamais vraiment accepté l'indépendance algérienne"
2010-12-04 11:46:20
WikiLeaks : vraie-fausse indifférence au Palais
2010-12-23 13:01:59
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Mar 28 Déc - 20:31

Julian Assange : "C’est intéressant de voir la censure en Occident"
| 24.12.10 | 12h30 • Mis à jour le 24.12.10 | 17h59
http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/24/julian-assange-c-est-interessant-de-voir-la-censure-en-occident_1457331_1446239.html
ELLINGHAM (ANGLETERRE), ENVOYÉ SPÉCIAL - Depuis sa libération conditionnelle après neuf jours de prison, Julian Assange vit avec sa garde rapprochée dans un manoir, en pleine campagne anglaise, prêté par un riche sympathisant de WikiLeaks. En attendant que la justice britannique décide s'il sera extradé vers la Suède, suite à deux plaintes pour agression sexuelle, il est soumis à un strict contrôle de police.
Malgré ces contraintes, il a dû se remettre au travail aussitôt, car les problèmes financiers de WikiLeaks se sont brutalement aggravés. Coup sur coup, le service de paiement en ligne PayPal, les sociétés de cartes de crédit Visa et MasterCard, puis Bank of America et la banque suisse Postfinance ont bloqué sans préavis les transactions de WikiLeaks, et fermé des comptes personnels de Julian Assange.

Dans un entretien accordé au Monde, il reconnaît que ces mesures ont eu un effet dévastateur: "Grâce à la médiatisation de notre action, nous avions commencé à recevoir près de 100000 euros de dons par jour" – surtout des petites sommes provenant de sympathisants du monde entier.

Cela n'a pas duré: "Les banques ont tout coupé. En une semaine, nous avons subi un manque à gagner de près de 100 000 euros par jour, soit au total un demi-million d'euros. Or ce trésor de guerre nous aurait permis de continuer à fonctionner pendant au moins six mois. Et cette perte augmente jour après jour."

Selon lui, cette cascade d'interdictions bancaires n'est pas une coïncidence. Il est persuadé que Washington, qui veut sa perte depuis que WikiLeaks divulgue ses documents militaires et diplomatiques confidentiels américains, orchestre en sous-main une guerre financière : "C'est intéressant de voir comment fonctionne la censure en Occident. Une censure économique extrajudiciaire, résultant d'ingérences politiques visant des multinationales. Ces pressions s'étendent aux banques suisses, sensibles aux menaces américaines de réglementation des flux financiers."

FRAIS DE JUSTICE

Le manque d'argent se fait aussi sentir sur le front judiciaire, car WikiLeaks est régulièrement traîné devant les tribunaux: "Le fonds de soutien servant à assurer notre défense a été paralysé. Par générosité, des avocats travaillent pour nous bénévolement, mais d'autres ont besoin d'être payés. WikiLeaks a une dette de plus 200 000 euros de frais juridiques."

S'y ajoutent les dépenses engendrées par l'affaire personnelle de M. Assange, son combat contre la procédure d'extradition: "Si l'on inclut le paiement de ma caution, mes frais de justice se montent déjà à environ 500 000 euros." A elle seule, la traduction en anglais des documents judiciaires envoyés par la Suède a coûté près de 20 000 euros – alors que la convention européenne des droits de l'homme obligeait la justice suédoise à fournir les documents déjà traduits.

Julian Assange se veut pourtant optimiste: "A ma sortie de prison, j'ai été impressionné par la vague de soutien dont nous avons bénéficié." Il n'approuve pas les cyberattaques menées en représailles contre les banques par des hackers gagnés à sa cause, mais il y voit un indice de sa popularité montante sur le Net, et au-delà.

Par ailleurs, ses partisans ont lancé une contre-attaque judiciaire: la société islandaise qui gérait une partie des transactions de WikiLeaks a porté plainte contre Visa Europe pour rupture abusive de contrat.

WikiLeaks a réussi à conserver quelques canaux de financement, notamment via la fondation allemande Wau Holland (proche de l'association de hackers libertaires Chaos Computer Club), qui collecte et gère des fonds pour WikiLeaks depuis des années. Mais Julian Assange note que la guerre insidieuse contre lui semble se poursuivre: "D'un seul coup, sans raison valable, les autorités cherchent à remettre en cause le statut d'association caritative de Wau Holland", ce qui risquerait d'entraver ses activités financières.

En attendant, il invite ses partisans à lui envoyer de l'argent au moyen de transferts vers des comptes en Islande et en Allemagne, ou par mandat postal vers des adresses en Angleterre et en Australie.

Yves Eudes
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Re: WIKILEAKS

Message  Groucho Marx le Mar 28 Déc - 21:01

tiens pendant que j'ai CQFD sous la main, alanganja me demandait ce que j'en pensais!

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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 30 Déc - 12:22

Selon WikiLeaks, des partis français auraient été financés par Omar Bongo
Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, le défunt président gabonais aurait détourné près de 30 millions d’euros de la Banque des Etats d’Afrique centrale. Une partie de cet argent aurait servi à financer des partis politiques français. La note cite Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
L’information a été donnée par un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun, quelques jours après la mort d’Omar Bongo, en juin 2009. Divulguée par WikiLeaks, cette note vient d’être publiée sur le site du journal espagnol El Pais.

Selon ce haut fonctionnaire, Omar Bongo aurait détourné à son profit près de 30 millions d’euros de la Banque des Etats d’Afrique centrale. "Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l’argent à des partis politiques français." Selon cette même source, l’argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy".

"Cette ambassade n’est pas en mesure de vérifier la véracité de l’accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l’ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey.

Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l’Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 30 Déc - 19:13

UMP et PS nient tout financement par Omar Bongo
http://www.leparisien.fr/politique/ump-et-ps-nient-tout-financement-par-omar-bongo-30-12-2010-1207573.php
Le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé a jugé jeudi «totalement fantaisiste» une information révélée par WikiLeaks faisant état d'un possible financement de partis politiques français, notamment à droite, par l'ex-président gabonais Omar Bongo.

Du côté du Parti socialiste, Régis Juanico son trésorier, a assuré que son mouvement ne se sentait «en rien concerné».
Qualifiant ces informations de «fantaisistes», Dominique Paillé a invité «à la prudence», d'autant plus «que les notes citées utilisent le conditionnel, ce qui démontre la très grande fragilité de ces accusations». Une «prudence» prônée également par le Parti socialiste.

«Il faut rester toujours prudent par rapport au contenu des dépêches diplomatiques qui sont révélées. Ce qui apparaît dans ces dépêches, c'est que des fonds avaient été détournés par le président Bongo, une partie de l'argent semble-t-il, serait allé à des partis politiques français», expliqué jeudi Régis Juanico, le trésorier du mouvement. Il a néanmoins affirmé que son mouvement «ne se sent en rien concerné par ces affirmations». L'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, Roland Dumas n'avait pas été aussi catégorique, en juin 2009 juste après la mort d'Omar Bongo.

Des notes diplomatiques au conditionnel

Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par WikiLeaks au quotidien espagnol «El Pais», près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le défunt président gabonais Omar Bongo, principalement à son profit.

Toutefois, une partie de ces fonds auraient aussi servi à financer plusieurs partis politiques français des deux camps «surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques, ndlr) Chirac mais aussi Sarkozy», selon les télégrammes diplomatiques américains envoyés quatre jours après la mort du chef d'Etat gabonais, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun.

Celle-ci n'a toutefois pas été «en mesure de vérifier la véracité de l'accusation» visant des responsables hexagonaux. Ce serait pour cette raison, selon «Libération», que le journal «Le Monde», qui comme le «New York Times» ou le quotidien britannique «The Guardian» analyse et relaie les informations que lui fournisse WikiLeaks, en aurait laissé la primeur au journal madrilène.

Selon VGE, Chirac aurait profité des largesses de Bongo

Des rumeurs de financement de la vie politique française par Omar Bongo ont souvent circulé, en France comme sur le continent africain, sur fond de relations privilégiées entre l'ancien dirigeant gabonais et une grande partie de la classe politique de l'ex-puissance coloniale.

Après la mort d'Omar Bongo, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing avait spectaculairement rompu le silence entourant habituellement ce sujet, en affirmant que le président gabonais avait financé en 1981 la campagne présidentielle de Jacques Chirac. L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, considéré comme un homme de réseaux liés à l'Afrique, avait réagi le premier, clamant l'innocence de l'ex-maire de Paris : il n'en a «jamais entendu parler», qualifiant les accusations de VGE de «basses insinuations»

Quant à l'intéressé, il avait dénoncé des propos «dénués de tout fondement» et ne relevant qu'une «médiocre polémique».
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 6 Jan - 14:10

Suspendu de ses fonctions pour avoir créé un site WikiLeaks 13
FRANCE INFO - 10:12
Un ingénieur informatique du Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui avait créé il y a quelques jours un site internet baptisé "WikiLeaks 13", a été suspendu de ses fonctions pour ne pas avoir respecté le devoir de réserve. Il voulait publier des révélations sur les passations de marchés publics.




Un grand déballage : c’est ce que voulait faire, sur la toile, cet informaticien de 39 ans, salarié du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Son crédo : la transparence totale sur les marchés publics - et leurs dérives - et la dénonciation des pratiques frauduleuses mises au jour sur tout le territoire du Grand Marseille par plusieurs instructions judiciaires ouvertes depuis quelques mois. Les rubriques du site sont sans équivoque : "abus de pouvoir, copinage, corruption, marchés publics bidons, mensonges et omissions".

Son mentor ? Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. C’est pourquoi l’informaticien marseillais avait baptisé son site wikileaks13.fr.

Mais quelques jours après la mise en ligne du site, l’homme a été rattrapé par ses ambitions. Suspendu de ses fonctions pour ne pas avoir respecté le devoir de réserve auquel il est soumis.
Il avait notamment mis en ligne des enregistrements sonores de délibération du Conseil général.
L’homme sera prochainement traduit en conseil de discipline.


De source proche du dossier, on indique que l’agent territorial aurait décidé de fonder son site après avoir vu l’émission "C dans l’air" diffusée sur France 5 peu avant noël et baptisée "Marseille connection".

Gilles Halais, avec agences
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Dim 9 Jan - 13:44

Le créateuLe créateur du site "WikiLeaks13" tente de se suicider
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/09/le-createur-du-site-wikileaks13-tente-de-se-suicider_1463078_3224.html
Un agent du conseil général des Bouches-du-Rhône, créateur d'un site Internet baptisé "Wikileaks13" visant à "dénoncer les pratiques illégales" dans la région marseillaise, , a tenté de se suicider, samedi 8 janvier. Le quotidien La Provence rapporte que Philippe Sion a été transporté à l'hôpital Nord de Marseille. Son état de santé n'inspire pas d'inquiétude.

Cet ingénieur informatique territorial de 39 ans avait lancé le 1er janvier son site afin de "dénoncer ce qui est mal, ce qui est faux, contraire à l'intérêt" de Marseille et de ses habitants, se revendiquant du travail de Julian Assange, un des fondateurs de WikiLeaks. Il avait été suspendu par le conseil général pour non-respect du devoir de réserve.

Il lui est notamment reproché d'avoir mis en ligne des enregistrements sonores d'une séance de la commission administrative paritaire, qui s'occupe de décider de l'avancement des cadres de la collectivité.
Le conseil général s'estime "victime d'une tentative de chantage". Lors de ses voeux à la presse vendredi, le président de la collectivité territoriale, Jean-Noël Guérini, a évoqué à propos de Philippe Sion "une menace clairement exprimée dans un mail en date du 20 décembre indiquant que le site serait mis en ligne s'il ne lui était pas confiée la mission de son choix à compter du 1er janvier 2011, avec à la clé un budget de 300 000 euros".

Toujours selon l'institution, l'ingénieur a déjà été sanctionné à la suite de nombreux incidents en 2010, dont une sanction définitive prononcée le 17 décembre. Le conseil général, qui ne précise pas la teneur de cette sanction ni son motif, n'a pas exclu de donner une suite judiciaire à l'affaire.
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Mar 11 Jan - 14:29

Exclusif : rencontre avec Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks
FRANCE INFO - 00:46
L’éventuelle extradition de Julian Assange vers la Suède sera examinée par la justice les 7 et 8 février prochains. C’est ce qu’a décidé ce matin le tribunal de Westminster. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est recherché en Suède pour viols et agressions sexuelles. Sébastien Baer l’a rencontré Julian Assange à Beccles, petite ville de l’est de l’Angleterre, où il est assigné à résidence.
Exclusif : l’envoyé spécial de France Info, Sébastien Baer, a pu rencontrer le fondateurs de WikiLeaks, Julian Assange. Il raconte (5'41")

“C’est une rencontre inattendue. Je sais que Julian Assange doit se présenter chaque jour, entre 14 et 17 heures, au petit poste de police de Beccles, à une dizaine de minutes du manoir où il est assigné à résidence. Il doit pointer là quotidiennement. Cette mesure fait partie des obligations auxquelles il a été soumis après avoir passé neuf jours en prison, à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks arrive finalement peu après 15h30 au poste de police, il est assis sur le siège passager de la petite Opel Corsa. Quatre proches l’accompagnent dans cette démarche quotidienne et contraignante.
Il y a notamment un journaliste islandais, Kristinn Hrafnsson, le nouveau porte-parole de WikiLeaks. L’homme approche quand j’interpelle Julian Assange qui sort du véhicule pour aller pointer au poste de police. Il fait barrage pour m’empêcher d’approcher du fondateur de WikiLeaks et m’explique que non, Julian Assange n’accordera pas d’interview. Il a d’autres préoccupations. J’évoque la tentative de suicide du responsable de WikiLeaks 13, à Marseille. Le journaliste islandais a l’air intéressé. Mais cela ne donne rien. D’ailleurs, une minute plus tard, Julian Assange remonte dans la voiture, suivi de Kristinn Hrafnsson. Un petit signe de la main pour me dire au revoir et l’Opel Corsa s’éloigne. Dépité, je regagne aussi ma voiture.

Et puis, surprise, 200 mètres plus loin la voiture de Julian Assange s’arrête sur le côté de la route. Le porte-parole est sur le trottoir. Je m’arrête à sa hauteur et je lui demande, sans trop y croire : “c’est moi que vous attendez ?”. Il me fait signe que oui, de me garer derrière leur Opel. La conductrice s’avance alors vers moi. Elle me dit que Julian Assange consent à m’accorder quelques instants, que nous pouvons nous voir dans un pub, pas très loin de là. Mais c’est un dimanche et le pub est fermé.

L’interview aura donc lieu sur un petit parking, à une centaine de mètres de là. Barbe de trois jours, veste kaki, Julian Assange reste assis dans la voiture pour me répondre. Il a l’air un peu fatigué mais répond volontiers à mes questions. Il semble préoccupé par la tentative de suicide du fondateur de WikiLeaks 13 et me demande des informations. Il m’explique aussi qu’il a le sentiment de vivre une “situation orwellienne” et se dit rasséréné de voir les soutiens dont il fait l’objet, dans le monde entier. Il dit aussi sa détermination à poursuivre son combat pour la liberté d’expression et annonce une intensification des publications, même si l’isolement auquel il est soumis dans ce coin reculé de la campagne anglaise complique singulièrement sa tâche.

Une poignée de main et Julian Assange repart vers son manoir, pour respecter le couvre-feu du soir auquel il est soumis.”

Comment vivez-vous le fait d’être assigné à résidence ?

Je suis surveillé en permanence. C’est une situation orwellienne pour moi mais nous continuerons le combat et jusqu’à présent la justice britannique a écouté ce que nous avions à dire. Je suis habitué à ce genre de pression… je l’ai vécue d’une façon ou d’une autre, depuis 20 ans, dans mon activité et mon combat pour la liberté de la presse. Mais la situation actuelle est peut-être plus dramatique et difficile que ce que j’ai connu jusqu’à aujourd’hui. Mais c’est le même genre d’expérience.

Vous allez poursuivre votre combat ?

Quoi qu’il arrive, nous continuerons, le nombre de publications quotidiennes s’est intensifié ces derniers temps et va continuer à augmenter. Nous voyons également que dans le monde entier nos sympathisants et nos défenseurs continuent à se battre pour nous.

L’isolement en zone rurale est difficile, cela perturbe notre travail. Mais les soutiens que nous recevons n’ont jamais été aussi importants. Dans le même temps, les attaques qui nous visent n’ont jamais été aussi fortes… tout cela va de pair.

Nous sommes prudents et nous surveillons la situation parce que c’est un cas de figure très grave. Je ne suis pas le seul à être menacé, tous les membres de notre équipe sont menacés, nos sympathisants aux Etats-Unis et les gens qui collectent de l’argent pour Bradley Manning, le jeune analyste qui est emprisonné depuis 230 jours en cellule d’isolement, à Quantico en Virginie, et qui est dans l’attente de son procès.

Quelle est votre réaction aux demandes d’informations émises par les Etats-Unis à votre sujet, notamment via Twitter ?

Depuis décembre, les autorités américaines tentent de collecter des informations de Twitter et d’autres organisations… Leur but, c’est de rassembler des informations sur les 637.000 followers que nous avons sur Twitter, sur moi, sur les personnes impliquées dans la création de la vidéo “collateral murder”, qui est la première charge retenue contre Bradley Manning. Il s’agit donc là d’une tentative évidente destinée à forcer les gens à livrer des informations, en vue des poursuites judiciaires engagées contre moi et mon équipe. Il s’agit d’une procédure en lien avec la vidéo dans laquelle on voit les meurtres de deux journalistes de Reuters à Bagdad, en 2007, et de 18 à 26 autres personnes.

C’est leur intention (de m’extrader) c’est l’intention évidente du Ministre de la justice. Ils essaient de collecter suffisamment d’informations. Beaucoup d’informations ont aussi été collectées grâce à une activité d’espionnage régulière. On se bat contre cela. J’ai confié ce travail à des avocats aux Etats-Unis.

Comment réagissez-vous à la tentative de suicide du fondateur du site WikiLeaks13, qui vous citait en exemple ?

Il doit y avoir une enquête immédiate et complète pour déterminer ce qui a poussé cet homme à tenter de se suicider. Je suis personnellement touché et ému de ce qui est arrivé à cet homme. Nous, nous nous sommes habitués à la pression qui est montée petit à petit, mais pour cet homme, elle a été soudaine.

Nous connaissons ce site, WikiLeaks13, même si nous n’avons pas participé à son élaboration ; il représente une expression du mécontentement à Marseille. Dans le monde entier, il existe plusieurs sites qui se sont inspirés de notre travail. Nous leur souhaitons bonne chance mais nous leur conseillons aussi d’être prudents quand ils marchent sur nos pas parce que la pression est très forte.

C’est difficile de diriger WikiLeaks, c’est difficile de bien connaître le cadre légal et les mesures de sécurité, donc les gens doivent être prudents.

Propos exclusifs recueillis par Sébastien Baer
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Lun 17 Jan - 12:51

Le blues de Julian Assange
http://www.lepoint.fr/technologie/le-blues-de-julian-assange-17-01-2011-129962_58.php
Le Point a rencontré le fondateur de WikiLeaks qui s'inquiète à l'idée d'être renvoyé devant la justice américaine.

Privilège rare, Le Point a pu brièvement rencontrer Julian Assange à Ellingham Hall, le manoir où il réside en liberté surveillée depuis le 16 décembre. Ce jour-là, le cofondateur de WikiLeaks a remis son passeport aux autorités anglaises avec interdiction de sortir du territoire britannique. La propriété se situe dans le comté de Suffolk, à trois heures au nord de Londres.

En attendant le 7 février, date de son procès qui décidera s'il doit ou non être envoyé en Suède pour répondre des accusations d'agressions sexuelles dont il fait l'objet, Assange se rend chaque jour entre 14 et 17 heures au commissariat de Beccles, petite ville où a enseigné Chateaubriand à la fin du XVIIIe siècle. Ces derniers jours, Assange utilisait une Opel Corsa noire, conduite, c'est selon, par un avocat ou une attachée de presse.

Le lieu de résidence d'Assange appartient à Vaughan Smith, un ancien militaire devenu reporter de guerre qui tient davantage de Higgins, le personnage de la série Magnum, que du militant altermondialiste. Sur place, Assange est bien traité : le château abrite une dizaine de chambres et un salon orné de confortables fauteuils. Ce dernier donne sur un parc fermé où trône un cèdre bleu. De l'autre côté de la propriété, qui sert à l'occasion de lieu de cérémonie pour les mariages, se trouve un parc à chevaux. Une gouvernante fait la cuisine pour toute la famille (Smith a quatre enfants) ainsi que pour les amis d'Assange. Smith est en outre un bon vivant. L'ex-officier de l'armée britannique a mis en évidence dans sa cuisine un magnum de Krug, à côté de plusieurs bordeaux dont un Château Haut-Batailley Pauillac.

Tristesse

Pourtant, quand Le Point demande à Assange s'il se sent bien à Ellingham Hall, le fondateur de WikiLeaks, dont les yeux clignent dès qu'il se rapproche de la lumière, affiche une mine d'enterrement. "Je me sens triste. C'est difficile de perdre sa liberté." Si le cofondateur de WiliLeaks se sent aussi mal, c'est aussi qu'il sait risquer d'être un jour envoyé aux États-Unis où il pourrait encourir la peine de mort. La menace de le poursuivre pour trahison a en effet été brandie par plusieurs responsables politiques, dont l'ex-candidate à la Maison-Blanche Sarah Palin. Si la justice britannique répond favorablement à la demande d'extradition de Stockholm, "je ferai appel sans hésiter" annonce Assange qui, du coup, pourrait rester plusieurs mois supplémentaires dans le Suffolk...

Ce blues n'empêche pas Assange de rester actif. Il multiplie ainsi les rencontres à Ellingham Hall, comme ce 13 janvier, où il est allé accueillir une délégation de sympathisants à la gare de Beccles. Pour lui, c'est une manière de se reconcentrer "sur le fond des dossiers" et non sur les frasques que l'on ne cesse de lui reprocher. Le fondateur de WikiLeaks devait tenir par ailleurs ce lundi 17 janvier une conférence de presse à 11 h 30, heure de Londres (12 h 30 à Paris), aux côtés de l'ex-banquier suisse Rudolf Elmer, qui s'apprête à dévoiler sur le site l'identité de 2.000 évadés fiscaux. Parmi eux figureraient plusieurs milliardaires, de grandes entreprises et des hommes politiques. Bref, même avec un bracelet électronique au pied, Assange continue à faire du bruit.


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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Jeu 27 Jan - 18:19

Un Auvergnat de 15 ans interpellé comme hacker pro-WikiLeaks
FRANCE INFO - 18:01
Il n’a que 15 ans et vit chez ses parents en Auvergne. Et pourtant, ce jeune Français est soupçonné d’avoir participé à une cyberattaque internationale. Ce petit génie du web aurait en effet en décembre, avec d’autres hackers, piraté des sites hostiles à WikiLeaks et à son fondateur Julian Assange. Il a été interpellé, il y a quelques semaines, et pourrait être poursuivi pour délit d’entrave à un système informatique.


L’affaire a commencé à l’automne, quand le gouvernement américain a prié plusieurs grandes sociétés de stopper toute collaboration avec sa nouvelle bête noire WikiLeaks. Parmi ces sociétés, Amazon, l’hébergeur du site de Julian Assange, mais aussi Visa et Mastercard, organismes de crédit par lesquels transitaient les paiements des donateurs nécessaires à la survie de WikiLeaks. Ces entreprises ont donc cédé à la pression de la Maison Blanche, sans imaginer que cela provoquerait la colère d’internautes du monde entier, acquis à la cause d’Assange.

Un réseau de hackers s’est alors créé, début décembre, par solidarité, pour imaginer une riposte, une cybervendetta contre les sites de Visa ou Mastercard entre autres. Ces offensives, dans le jargon informatique, s’appellent des attaques de déni de service et consiste à submerger un serveur de multiples requêtes pour le paralyser. En l’occurrence, les sites de Visa et Mastercard sont restés inaccessibles pendant plusieurs heures.

Le FBI a dès lors ouvert une enquête. Le FBI et... la gendarmerie française. Car ces pirates auraient coordonné leurs attaques depuis cinq serveurs basés en France. Et parmi ces pirates, les enquêteurs ont identifié un Auvergnat, un adolescent de 15 ans, interpellé chez ses parents dans la région de Clermont-Ferrand.
Il a été interrogé et son matériel saisi. Un internaute "très doué" qui aurait expliqué avoir participé à cette attaque virtuelle pour "protéger la liberté d’expression", témoigne le lieutenant-colonel Éric Freyssinet, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité à la gendarmerie.


Un Français de 15 ans interpellé dans une enquête internationale sur des cyberattaques en lien avec WikiLeaks Le lieutenant colonel de gendarmerie Eric Freyssinet (2'04")

Si son rôle est avéré, il pourrait être poursuivi pour entrave à un système informatique et risquerait jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.

L’interpellation de l’adolescent a eu lieu il y a déjà quelques semaines. Mais on ne l’apprend qu’aujourd’hui, jour choisi par le FBI pour mener des perquisitions chez des particuliers et des hébergeurs aux États-Unis. Jour choisi aussi par la police britannique pour arrêter cinq autres jeunes qui seraient impliqués dans cette affaire.

Reste que le FBI va peut-être bien finir par considérer l’Auvergne, comme une terre de hacking. Le dernier pirate français à s’être illustré sur le web américain venait de là lui aussi : un certain "Hacker-Croll", 23 ans, qui avait pris le contrôle des comptes Twitter de Barack Obama et Britney Spear. Il avait écopé de cinq mois de prison avec sursis.

Élodie Guéguen, avec Cécile Quéguiner
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Re: WIKILEAKS

Message  ivo le Sam 29 Jan - 10:31

Le Hacker de 15 ans versus The World Company
http://www.20minutes.fr/article/661060/high-tech-le-hacker-15-ans-versus-the-world-company

Par les volcans endormis, les pneus rutilants, le Saint-Nectaire sacré et la flotte fraîche ! C'est encore un auvergnat qui se retrouve entre 2 gendarmes à cause de ses compétences en informatique. (Le précédent auvergnat s'appelait Hacker-Croll et il avait accédé aux comptes Twitter d'Obama et d'autres personnalités). Celui-ci pensait défendre Wikileaks en attaquant des sites comme Paypal, Visa ou Mastercard car ces derniers avaient interrompu leurs services avec le site d'information. Mais, je vais vous poser une question importante...

Cette attaque faisait partie d'une opération mondiale, baptisée Payback. Le but était d'attaquer par déni de service ces sites de paiement pour qu'ils saturent. Vengeance ! Ils y sont arrivés avec PayPal, mais Visa et Mastercard n'ont été indisponibles que quelques heures.

Peu importe, notre jeune auvergnat, qui administrait 3 serveurs, pensait simplement agir au nom de la liberté d'expression.

Je comprends la position de l'état qui oeuvre à protéger le système. C'est normal, personne n'a le droit d'attaquer impunément un site. Mais, et j'insiste là-dessus, quand Visa, Mastercard ou Paypal refusent de vendre leur service à Wikileaks, y-a-t-il un refus de vente ?

La loi dit : “Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d’un produit ou la prestation d’un service, sauf motif légitime,...”


Bien sûr, il faut définir les motifs légitimes. Je ne suis pas juriste, mais je sais lire : « les refus de vente ou de prestations de service pour des raisons politiques sont considérées comme discriminatoires aux termes de l'article 225-1 du Nouveau Code Pénal, et sont punissables par des peines prévues à l'article 225-2, soit deux ans d'emprisonnement et 30.489,80 EUR (200.000,00 FF) d'amende. » Source

En conclusion, (si je comprends bien), on arrête un ado qui a fait une bêtise, et on laisse tranquille les banques qui font de la politique discriminatoire. Si c'est le cas, ça me rend triste. S'il y a un juriste parmi vous, qu'il prenne le clavier... Maitre Eolas es-tu là ?


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