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Message  ivo le Mer 21 Mai - 10:13

Thomas Piketty : « Il faut donner un parlement à l'euro »
http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/05/20/thomas-piketty-la-democratie-contre-les-marches_4421986_4350146.html
Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Thomas Piketty triomphe aux Etats-Unis avec la traduction anglaise de son livre Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), qui analyse la montée des inégalités. Signataire du « Manifeste pour une union politique de l'euro », il dénonce, dans un entretien au Monde, le vide démocratique de l'Europe et plaide pour la création d'un parlement de la zone euro.

Vous aviez espéré voir en François Hollande un « Roosevelt européen ». Etes-vous déçu aujourd'hui ?

Ma déception porte d'abord sur l'absence d'impulsion européenne, même si, sur le plan intérieur, il y a beaucoup à redire. La situation était compliquée : un nouveau traité [fixant la règle d’or obligeant les Etats à ramener le déficit structurel, hors effet de la conjoncture, vers 0,5 % du produit intérieur brut] avait été adopté six mois avant les élections, mais la façon dont M. Hollande a essayé de faire croire qu'il allait le renégocier, pour dire ensuite qu'il avait fait son travail et qu'il fallait attendre que ça passe… Je comprends le traumatisme du « non » au référendum de 2005, mais d'autres enjeux sont apparus depuis la crise financière.

Lesquels ?

En 2005, nous étions encore dans l'ambiance intellectuelle de stagflation [inflation et stagnation économique] qui régnait au moment de la création de l'euro, après des années marquées par l'inflation et le chômage. On pensait qu'une banque centrale devait être la plus indépendante possible car on restait traumatisé par l'hyperinflation des années 1970 et 1980.

L'Europe a appliqué cette logique au-delà de toute limite. C'est la thèse de Milton Friedman : tout ce dont on a besoin, c'est d'une bonne banque centrale. Pas d'Etat-providence. Pas d'impôt progressif. C'est une illusion ! Cela a volé en éclat avec la crise. Pendant longtemps, on a cru qu'un grand marché avec une concurrence libre et parfaite était suffisant pour fonder un projet politique ; on a ajouté l'euro, en redoutant l'inflation et en se méfiant des Etats. L'idée d'une monnaie sans Etat a germé à ce moment-là. C'est une folie.

On ne peut pas faire fonctionner une monnaie unique comme ça. On a besoin d'un minimum d'union budgétaire et fiscale et pour cela d'un minimum d'union politique, démocratique.

Comment la bâtir ?

Cela exige non pas de faire le deuil de l'Europe à 28, mais d'accepter qu'il y ait, de façon plus ou moins durable, deux architectures politiques, démocratiques en Europe.

Vous pensez à un noyau dur autour de la zone euro ?

Absolument. Si on veut aller plus loin dans l'union politique, c'est nécessaire. Tous les pays voudront-ils d'une telle intégration ? Il faut avoir une approche ouverte, laisser le choix, sans laisser des pays bloquer le processus.

Comment cela s'articulerait-il ?

A côté du Parlement européen, on devrait avoir une chambre qui représenterait les Etats, avec des députés de leur Parlement national, à proportion de la population de chaque pays. Les députés nationaux ne pourraient plus se défausser sur des institutions européennes les obligeant, soi-disant, à faire des choses horribles qu'ils n'ont pas choisies.

N'est-ce pas déjà le rôle du Conseil européen ?

On vit dans l'illusion que le conseil des chefs d'Etat et ses déclinaisons représentent les Etats. C'est ce qui condamne l'Europe au choc des égoïsmes nationaux. Le summum de la folie, c'est cette séquence de conseils nocturnes où des ministres vous annoncent au petit matin qu'ils ont sauvé l'euro avant qu'on ne se rende compte, vingt-quatre heures plus tard, qu'ils ne savent pas ce qu'ils ont décidé ! La différence entre ces conseils et des débats parlementaires, c'est la différence entre l'Europe du congrès de Vienne [1814-1815] et celle du XXIe siècle. La démocratie, ça s'organise. On ne peut pas avoir une monnaie unique, c'est-à-dire perdre notre souveraineté monétaire et ne plus pouvoir dévaluer, et dire à ceux qui veulent que l'euro disparaisse : on a renoncé à tout ça, mais on ne peut rien changer…

Ce second parlement ne conduirait-il pas aussi à un abandon de souveraineté ?

C'est pour cela qu'il faut déléguer uniquement les sujets où la souveraineté nationale est devenue un mythe. Je prends l'exemple de l'impôt sur les sociétés. La souveraineté, ici, ça consiste à se faire avoir ! Les Etats sont dans une compétition qui profite aux multinationales qui paient des taux insignifiants moindres que les PME. Une absurdité économique. Même chose pour les paradis fiscaux.

Il ne s'agit pas de tout mettre en commun. Le taux de TVA sur les coiffeurs n'aurait rien à y faire. Va-t-on traverser la frontière pour se faire couper les cheveux ? On a parfois l'impression que l'Europe se venge de son incapacité à être décisionnaire sur des sujets importants en étant bêtement intrusive sur d'autres, plus secondaires.

Le vide démocratique, c'est le principal défaut de l'Europe ?

Oui. Refuser de parler des institutions parce que c'est trop technique, c'est laisser libre court aux forces du marché, au capitalisme débridé.

L'Europe peine à se sortir de la crise, c'est la faute de l'euro ?

Quand on regarde le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l'Europe, le verdict est terrible. On n'est pas plus endetté mais il y a une défiance. Tant qu'il y aura dix-huit dettes publiques que les gouvernements refuseront de mettre en commun, il y aura des tentatives de spéculer sur tel ou tel pays. Avec l'euro, on a remplacé la spéculation sur les taux de change par la spéculation sur les taux d'intérêt. C'est pire. Comment voulez-vous avoir un débat serein sur les réformes si un Etat ne sait pas si son budget sera chamboulé parce qu'il devra rembourser plus cher sa dette ? Cette architecture est bancale.

Que peut-on faire ?

Si on avait une seule dette publique, il serait plus simple pour la Banque centrale européenne [BCE] de stabiliser les taux d'intérêt. C'était une idée que des économistes conseillaient à Angela Merkel fin 2011. Cela ne vient donc pas d'un cénacle d'extrême gauche L'idée est de mettre en commun les dettes dépassant 60 % du PIB dans un fonds capable d'emprunter aux marchés. Les pays remboursent au prorata de ce qu'ils ont mis. L'objectif est de réduire ce fonds à zéro.

En plus, on propose un volet politique : notre Parlement fixe le rythme de désendettement. C'est cohérent : on finance la dette et on détermine le déficit ensemble. Si des pays veulent aller au-delà, ils peuvent émettre de la dette sans garantie européenne, comme la Californie ou New York.

Quel avantage aurait la France, qui paie déjà des faibles taux d'intérêt sur sa dette ?

C'est de l'égoïsme à courte vue. La récession en zone euro nous coûte à tous.

Les Etats sont-ils prêts à de telles réformes ?

Le danger, c'est que l'Allemagne fasse des propositions. La réforme du traité de 2012 – imposée par Berlin – doit nous servir de leçon. C'est une mauvaise réforme. Vouloir attribuer des sanctions, des bonus, c'est le summum du fédéralisme technocratique. Je me méfie plus du souverainisme français que de l'égoïsme allemand, mais la France doit assumer des propositions pour démocratiser l'Europe.

Si on ne fait rien ?

L'exemple qui me hante, c'est la longue pénitence du Royaume-Uni. Après les guerres napoléoniennes, la dette dépasse 200 %, les Britanniques choisissent de s'en débarrasser par des excédents budgétaires et de l'austérité. Ça marche. Mais il faut un siècle…

Quelle a été la grande erreur de ces cinq dernières années ?

Il y a eu une longue séquence d'erreurs. La première est peut-être celle de la BCE, qui a décidé de ne plus prendre en pension les titres de la dette grecque si les agences de notation, qui étaient discréditées, les dégradaient. Elle a refusé de racheter des dettes grecques. On a aussi bricolé des institutions postdémocratiques, comme la « troïka ». Incompréhensible, inefficace.

Que pensez-vous de la campagne européenne ?

Je suis attristé par la morosité et la résignation en France. A droite comme à gauche, on refuse de parler des institutions alors qu'on a besoin de la démocratie pour reprendre le contrôle des forces du marché. On se couvre la tête de cendres en pensant à cette dette qu'on va laisser à nos enfants mais on laisse aussi une quantité de patrimoine immobilier, financier, inédit depuis la Belle Epoque. C'est plutôt une bonne nouvelle !

Lire : Les propositions alternatives au modèle « tout austérité » de la troïka se multiplient
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Message  ivo le Sam 24 Mai - 9:16

La visée contre-révolutionnaire de la construction européenne
http://www.marianne.net/La-visee-contre-revolutionnaire-de-la-construction-europeenne_a238920.html
Pour Francis Daspe, membre du Parti de gauche, l'Union européenne est « contre-révolutionnaire » car, selon lui, elle empêcherait les Etats de « déterminer en toute souveraineté qui paye l’impôt, quel impôt est payé, à quel taux celui-ci est payé et à quoi serviront les recettes fiscales ».

Les révolutions sont des phénomènes éruptifs pour lesquels il est aisé de discerner un déclenchement. On ne peut en revanche pas en dire autant des contre-révolutions : il s’agit bien souvent de processus à la fois plus insidieux et éminemment complexes. Les actes de ruptures y sont plus difficiles à identifier.

La mise en perspective de la situation actuelle caractérisant les orientations de l’Union européenne et des racines de la Révolution française est à cet égard édifiante. Deux revendications furent aux origines des événements de 1789 : le libre consentement à l’impôt, la libre disposition des fruits de celui-ci. Ces fondements de la démocratie sont aujourd’hui fortement remis en cause par l’Union européenne.

En quoi consiste le libre consentement à l’impôt ? Il s’agit de déterminer en toute souveraineté qui paye l’impôt, quel impôt est payé, à quel taux celui-ci est payé. En quoi consiste la libre disposition de l’impôt ? C’est de délibérer à quoi serviront les recettes fiscales, en somme d’édifier un budget en fonction des priorités politiques retenues.

Ces droits élémentaires sont méthodiquement remis en cause par l’Union européenne. La Commission de Bruxelles possède désormais un droit de regard sur les budgets des Etats membres ainsi que sur le débat parlementaire qui précède son vote. Ses recommandations s’inscrivent dans une finalité claire : réduire les dépenses publiques conformément au dogme de l’austérité. Il y a donc mise sous tutelle par une instance supranationale non élue de la souveraineté budgétaire des Etats.

En outre, certaines dépenses sont impitoyablement et systématiquement traquées : les dépenses sociales, les dépenses d’investissement, les dépenses en faveur des services publics. Des impôts n’ont pas bonne presse : ceux qui sont progressifs, ceux qui ont une fonction redistributive, ceux qui visent un meilleur partage des richesses et une plus grande solidarité, ceux qui touchent les revenus du capital.

VERS UN SYSTÈME FISCAL D’ANCIEN RÉGIME ?

A l’opposé, d’autres sont outrageusement recherchés : les impôts proportionnels (on n’ose pas encore les forfaitaires), les impôts indirects, les impôts sur la consommation, la TVA étant l’exemple parfait. On assiste de ce fait à un gigantesque transfert de richesses en faveur des plus nantis et au détriment des plus modestes, à l’image du système fiscal d’Ancien Régime.


Les autorités européennes intiment l’ordre aux gouvernements nationaux de ne plus décider du type d’impôt, des personnes assujetties et du taux. Cette tutelle est aggravée par la constitutionnalisation ad vitam aeternam d’une politique économique reposant sur la concurrence libre et non faussée et l’austérité. A ces deux piliers s’ajoute le dogme monétariste de l’euro fort, indépendant, à défaut de l’être des marchés, du pouvoir politique. La monnaie, fonction régalienne par essence, a été exfiltrée du champ d’intervention de la souveraineté populaire. Quel que puisse être à l’avenir le sens des votes des citoyens, aucune inflexion des politiques économiques n’est possible : c’est le TINA (« Il n’y a pas d’alternative ») thatchérien qui l’emporte.

Le processus à l’œuvre à l’échelon européen est bien de nature contre-révolutionnaire. Tout ce qui a été conquis est programmé pour se volatiliser. Les propos tenus par Pierre Mendès-France devant l’Assemblée nationale à l’occasion du débat du 18 janvier 1957 relatif à la ratification du traité de Rome prennent une résonance particulière :

« L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale ».


Ils situent clairement un des enjeux des élections européennes du 25 mai prochain : mettre fin au déficit démocratique par la reconquête de la souveraineté populaire et la nécessité d’une nouvelle révolution citoyenne.


* Francis Daspe est président de la Commission nationale Education du Parti de gauche et secrétaire général de l’AGAUREPS-Prométhée (Association pour la gauche républicaine et sociale – Prométhée).
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Message  ivo le Sam 24 Mai - 11:05

Traité transatlantique : pas d'huile sur le feu en période électorale
fr info
Le traité commercial transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis a fait figure d'épouvantail pendant la campagne pour les élections européennes. Cela n'empêche pas les négociations de se poursuivre. Elles ont eu lieu toute la semaine près de Washington.

Pendant toute la semaine, les dizaines de négociateurs américains et européens qui préparent l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe (Transatlantic Free Trade Area ou TAFTA) se sont retrouvés à huis clos dans un centre de conférence près de Washington. Les échos de la campagne européenne leur sont sans doute quand même parvenus. L'objectif c'est donc de rassurer. Ayez d'autant moins peur que nous ne décidons ici de rien. Message passé par le chef de la délégation européenne, Ignacio Garcia Bercero :

"Le travail que nous effectuons à ce stade des négociations est essentiellement technique. Nous examinons seulement un certain nombre de sujets pour permettre de prendre les décisions politiques qui interviendront plus tard."

Des discussions techniques certes mais qui durent depuis près d'un an. D'où l'interrogation : quel bilan, où en êtes-vous? Des questions sont simples et la réponse, d'une certaine manière, également. "Nous en sommes à la 5e séance, version américaine. Où nous devons en être au bout de onze mois, version européenne". On comprend qu'il n'est pas question de s'avancer plus en période électorale, sur le "vieux continent" ce week-end, aux Etats-Unis en novembre prochain. D'ici là, il faut surtout éviter de jeter de l'huile sur le feu et par exemple sur le désormais fameux poulet lavé à la Javel, symbole actuel de la malbouffe.

"Il n'y a aucune intention de forcer les Européens à manger quoi que ce soit qu'ils ne veulent pas manger. Ce n'est pas l'objet de ces négociations", a promis le négociateur américain, Dan Mullaney, lors de la conférence de presse de clôture.
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Message  ivo le Dim 25 Mai - 8:21

Bruxelles veut sa part du maquereau !
http://www.marianne.net/Bruxelles-veut-sa-part-du-maquereau-_a238952.html
A la demande de Bruxelles, les revenus de la prostitution et du trafic de drogue seront désormais comptabilisés dans le calcul du PIB des pays de l’Union européenne. Une pratique qui arrangent les pays libéraux en matière de mœurs comme les Pays-Bas, mais aussi les Etats où l'économie souterraine est importante comme l'Italie et les pays de l'Est...

Les vices privés font le bien public », disait Mandeville, dans sa Fable des Abeilles au début du XVIIIe siècle. Le gouvernement italien connaît ses classiques. Conformément à une réforme du Système européen de comptes (SEC 2010) qui se produit tous les cinq ans, l’institut de statistiques italien (l’Istat) a annoncé que les revenus estimés de la prostitution et du trafic de drogues seront désormais intégrés dans le calcul du Produit intérieur brut (PIB) italien. Contacté par Challenges.fr, le patron de la direction de la comptabilité nationale de l’Istat, Gian Paolo Oneto, se défend de vouloir doper le revenu national : « Les règles sont les mêmes pour tous les pays de l’Union Européenne. (…) Nous devons les appliquer ! », s’offusque-t-il.

Pourtant, force est de constater que c’est une excellente nouvelle pour l’économie transalpine. Le déficit public étant calculé en pourcentage du PIB, celui-ci se retrouve dilué et, de facto, « Matteo Renzi aura une plus grande marge de manœuvre budgétaire », affirme à Bloomberg Giuseppe Di Taranto, économiste et professeur à l’université de Rome. Le président du Conseil italien pourra ainsi mener à bien son plan de relance de 60 milliards d’euros qu’il a annoncé en mars sans que le déficit public n’augmente. D’autant que, selon la Banque d’Italie, les activités criminelles représenteraient 10,9% du PIB en 2012, comme le rapporte Challenges.fr. Les mesurer et rendre compte de leurs variations dans le calcul de la richesse nationale n’est donc pas sans conséquence. Tandis que le gouvernement tablait sur 0,8% de croissance pour 2014, celle-ci pourrait s’élever jusqu’à 1,6% du PIB en comptabilisant les revenus des activités illégales. Une aubaine pour l’Italie qui fait figure d’« homme malade de l’Europe ».

Déjà en 2006, la Grèce avait tenté de gonfler de 25% son PIB en incluant dans son calcul la prostitution, le trafic de drogues, le blanchiment d’argent, etc. L’Union européenne ne s’y était pas laissé prendre et avait rejeté ses comptes.

La France « bonne élève » mais prude !

Et en France, qu’en est-il ? Comme chaque année, l’Insee a publié le 15 mai dernier le PIB actualisé des trois dernières années, c’est-à-dire en tenant compte des informations qui lui sont parvenues entre temps et des nouvelles normes de comptabilité édictées par le SCE. Cependant, l’Insee n’a pas inclus dans ses calculs, comme son homologue italien, les activités illégales. Du moins en apparence… La France est du genre « bon élève » et ne souhaite pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de Bruxelles. C’est pourquoi elle lui transmettra les chiffres comprenant ses estimations des revenus de l’économie criminelle. Pour autant, ils ne seront pas rendus publics, l’Insee, dans une grande pruderie, craignant de légitimer le trafic de drogue et la prostitution…

Pourtant, l’Insee sait évaluer, avec une certaine précision, les revenus de cette fameuse « économie criminelle ». Nos statisticiens nationaux font, par exemple, bien le distinguo entre les activités dissimulées, comme le travail au noir, et les activités criminelles, telles que le trafic de drogues. Les activités dissimulées, elles, sont d’ailleurs comptabilisées depuis assez longtemps et estimées aux alentours de 3,4% du PIB.

Dealers et maquereaux, les nouvelles forces vives de l'Europe ?

D’accord, mais au juste, pourquoi cette réforme ? Il s’agirait d’un alignement sur les normes internationales, les Etats-Unis, eux, ayant déjà franchi le pas. Par ailleurs, comme le montrent certaines études, si le trafic de drogue ou la contrebande représentent un coût économique et social non négligeable pour les Etats, ces activités génèrent aussi de la richesse. Un dealer qui écoule sa demi-tonne de cannabis et s’achète une Bentley contribue aussi à la croissance de la consommation !


Bien qu’au total, les activités criminelles constituent une perte nette pour notre économie, comptabiliser les revenus qu’elles génèrent va en tout cas faire augmenter mécaniquement le PIB européen. Du fait de cette réforme, il pourrait gonfler de 0,5 à 2,4% en volume. Or, la contribution des Etats au budget de l’Union européenne est proportionnelle à leur richesse. On comprend mieux pourquoi les institutions européennes ont tout intérêt à la refonte de la statistique européenne.

Pour autant, certains pays sortent plus avantagés que d’autres de cette affaire, comme l’explique un représentant du think-tank « Open Europe », Pieter Cleppe, à la Libre Belgique : « Les pays où la prostitution et la vente de drogue s’organisent dans un cadre légal étaient favorables à une telle réforme. Les Pays-Bas en font partie car ils espèrent que les autres contribueront davantage au budget de l’UE. Pendant des années, des pays avec un grand secteur informel, comme la Grèce et les pays de l’Europe de l’Est, ont aussi poussé cette réforme afin de bénéficier de chiffres de déficit plus favorables ».

Bref, la France peut « remercier » ses partenaires de l’UE les plus libéraux (en matière de mœurs) et les moins vertueux. Certes, leur contribution au budget de l’Europe devrait augmenter, mais la sienne aussi...
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Message  ivo le Dim 25 Mai - 13:50

Pourquoi le drapeau européen est-il bleu avec 12 étoiles dorées en cercle ?
fr info
Si vous n’avez jamais scruté le drapeau européen, c’est le moment ou jamais aujourd’hui : à cause des élections, on le voit partout !

Voici sa description officielle donnée par l’union européenne : "le drapeau est représenté par un cercle de 12 étoiles d’or sur fond bleu les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe". Pourquoi ces 12 étoiles? Pourquoi pas moins puisque l’Europe fut fondée à six, et pourquoi pas plus puisqu’il y a désormais 28 états membres? Pourquoi ces couleurs? Pourquoi ce cercle ? Et surtout quel rapport avec la politique ?

Aucun. Tout commence en 1950, quand le conseil de l’Europe, qui est alors un modeste organisme qui s’occupe de culture et de droits de l’homme, cherche un symbole pour le représenter. Le service de presse demande à un certain Arsène Heitz, fonctionnaire au même conseil, de proposer un projet pour le futur drapeau. Auparavant, le conseil avait refusé plusieurs projets, dont un gros E majuscule, de couleur verte sur fond blanc. Selon Paul Reynaud, "on aurait dit un caleçon qui sèche dans un pré".

Arsene Heitz s’inspire d’une médaille porte-bonheur qui était en vente chez les petites sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, une institution religieuse catholique. Il conçut un drapeau bleu sur lequel se détachent les 12 étoiles de la médaille miraculeuse. Il se garda bien de révéler la source de son inspiration, et les membres du conseil ne virent là que le ciel bleu sans nuage, et la symbolique rassembleuse du chiffre 12 (les 12 mois de l’année, les 12 heures de la journée, les 12 signes du zodiaque, les 12 travaux d’Hercule, etc.).

Précisons qu’à l’époque, la communauté européenne du charbon et de l’acier, ancêtre de notre Europe ne comprenait que six états fondateurs : la France, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, et ce qu’on appelait alors l’Allemagne de l’Ouest. Ce drapeau fut adopté par les toutes les communautés européennes en 1986 avec l’arrivée du Portugal et de l’Espagne qui donna naissance à "l’Europe des 12".

En 1989, on a trouvé dans une revue catholique confidentielle Magnificat la confession d’Arsène Heitz, qui se disait très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame. Récemment, sa veuve a confirmé l’histoire et justifié la discrétion de son mari : "Il fallait garder le secret, car il n’y a pas que la religion catholique en Europe". Sans compter tous les athées qui auraient fait retoquer son projet, à commencer par la France état laïque par nature.

Si vous allez vous promener dans une cathédrale après être allé voter, levez la tête sur les vitraux. Il n’est pas rare d’y croiser une splendide vierge Marie de bleu vêtue, avec 12 étoiles d’or en cercle autour de sa tête. Et même un jour où il n’y a pas d’élection.


Jusqu’à preuve du contraire.

..........
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Message  ivo le Lun 26 Mai - 8:29

Le repli national
http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/25/le-repli-national
Les partis populistes de droite sont les grands vainqueurs de ces élections. Pourquoi un tel succès ?

U.E.                 - Page 2 1229-Eur_Vote_0

Pour la première fois de l’histoire de l’Union européenne, les populistes de droite semblent partis pour constituer une part notable des députés européens – jusqu’à un tiers, selon certains. Le fait est qu’ils sont désormais présents dans presque tous les Etats de l’UE.

Leurs partis veulent limiter l’immigration, en particulier celle des réfugiés, des demandeurs d’asile et des musulmans, nourrissent de sérieuses réserves envers les professionnels de la politique et leurs institutions, et s’opposent aux alliances politiques dont les effets s’étendent au-delà du pays – ce qui ne les empêche pas de voir dans l’UE un bon moyen de faire passer leur programme.

On qualifie souvent d’incohérence leur participation aux élections européennes, mais c’est un tort. En effet, la plupart des responsables et des élus européens sont patriotes : s’ils tentent leur chance au niveau européen, c’est parce qu’ils sont convaincus que les ressources de l’UE leur permettront de servir au mieux les intérêts de leur pays.

“Le peuple” : une fiction. Un samedi matin de printemps, un petit groupe de manifestants se rassemble devant la statue de Tito Speri dans la vieille ville de Brescia, dans le nord de l’Italie. Au printemps 1849, ce nationaliste italien s’était soulevé contre l’armée autrichienne pendant dix jours avec une poignée de francs-tireurs et il avait fallu au maréchal Radetzky tout un corps d’armée pour les battre.

La douzaine de manifestants de Brescia Patria qui brandissent des drapeaux bleu et blanc sous l’œil vigilant d’autant de policiers n’ont du nationalisme qu’une conception très limitée : ils ne demandent certes pas l’indépendance de leur ville natale mais celle de la Vénétie (même si Brescia se trouve en Lombardie), parce que cette région abrite l’histoire de la république de Venise, à laquelle leur ville a appartenu.

“Chi paga commanda !” scande le meneur – celui qui paie commande. Il veut dire par là que Brescia et la région versent bien plus à l’Etat italien qu’elles n’en reçoivent. Brescia Patria a beau n’être qu’un groupuscule séparatiste à l’imagination fertile, il a des liens évidents avec la Ligue du Nord, le parti populiste du nord de l’Italie qui existe depuis la fin des années 1980, et les Forconi [les fourches] – le mouvement des paysans, des routiers et des petits entrepreneurs.

Or la Ligue du Nord compte des maires dans nombre de villes du Nord et c’est le parti le plus ancien du Parlement italien. Brescia Patria n’a donc rien d’anodin. De ce côté-là de l’échiquier politique – les Vrais Finlandais, qui ont fait leur entrée au Parlement avec 20 % des voix ; le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, qui souhaite sortir de l’UE ; le Parti de la liberté autrichien, qui scande “Notre argent aux nôtres !” ; le Parti pour la liberté néerlandais –, on est uni par une même idée, qui vaut pour tous les peuples d’Europe : on est mieux entre soi, quand on a affaire à ses semblables, au moins dans la vie de tous les jours.

On a déjà tenté un nombre incalculable de fois de justifier l’absurdité historique que représente cette conception du mot “peuple”, mais, même s’il est évident que tout “nous” national est une fiction dépourvue de base ethnique, linguistique, sociale et économique, certains s’y accrochent inlassablement avec tous les moyens que la société et l’Etat mettent à leur disposition. Si l’on voulait vraiment lutter contre le populisme de droite, il faudrait commencer par le nationalisme. Quand un peuple est-il “entre soi” ?

Les Vrais Finlandais souhaitent priver la population suédoise de sa langue. Le Vlaams Belang veut être “maître” chez lui et diviser la Belgique. Les nationalistes conservateurs du Fidesz, au pouvoir, permettent aux extrémistes de droite du Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) d’identifier la vraie Hongrie et de manifester escortés par leur propre “gendarmerie” pour clamer haut et fort que les Juifs, les Roms et les homosexuels n’en font pas partie. Si l’on veut parvenir au “vrai” peuple, on doit faire un tri et séparer les bons des méchants. C’est notamment pour cette raison que le nationalisme radical se transforme vite en séparatisme. On peut même pousser les choses jusqu’à considérer une ville relativement petite comme Brescia comme une patrie.

Or il est impossible de définir ce qui entre dans le cadre du “vrai” peuple. Il faut donc décider qui a le droit d’en faire partie, quitte à recourir à des critères arbitraires. Les mouvements populistes affichent un dégoût de la démocratie, un rejet des processus complexes de l’égalité, un refus des compromis qui leur semblent aller contre leurs intérêts, des minorités, du droit d’asile ou même des étrangers pauvres. Comment ce dégoût est-il apparu ? Peut-être parce qu’avec la supranationalité il fallait un nouveau régionalisme pour compenser. Et très certainement parce que les citoyens d’un Etat démocratique attendent de celui-ci qu’il serve leurs intérêts.

Et, quand ce n’est pas le cas, ou pas assez, ils recherchent un parasite à qui en fait porter la responsabilité. La Hongrie s’est payé des infrastructures modernes en s’endettant dans l’espoir d’attirer les investisseurs, mais ceux-ci se sont révélés exigeants et difficiles. Si la situation financière calamiteuse, la corruption endémique et le nationalisme latent favorisent le populisme de droite, c’est toujours par le biais des mêmes arguments : ils nous ont tous menti, ils nous ont volés – surtout l’ancien gouvernement –, ils ont vendu le pays – surtout aux étrangers.

Le moyen que préconise le Fidesz pour rétablir la situation, et qui rencontre un grand succès auprès des électeurs, c’est la purification nationale : il faut nettoyer l’Etat et la société de tous les éléments qui n’ont pas pour priorité le bien de la nation. Il lui arrive même de s’en prendre aux investisseurs étrangers, à la grande horreur de l’UE et du Fonds monétaire international.

Un personnel jeune. Quand Jimmie Akesson, président des Démocrates suédois, s’est exprimé pour la première fois lors de la semaine politique d’Almedalen, un forum qui se déroule chaque été sur l’île de Gotland et où tous les chefs de parti suédois exposent leur programme de l’année, il a lancé sous les acclamations de ses partisans : “Nous sommes pour l’Etat social et contre l’immigration.”

Le coût de celle-ci dépasse de loin son utilité, a-t-il ajouté. Bien entendu, les progressistes et la gauche lui ont répliqué que l’immigration rapportait plus qu’elle ne coûtait. Il est évident que cette polémique ne débouchera jamais sur rien, ma is elle explique les difficultés que connaissent les partis traditionnels face aux populistes de droite.

La dose de nationalisme susceptible de servir les intérêts nationaux est un élément qui différencie les camps politiques, qu’il est toutefois possible de contourner en pratique : quand un populiste de droite est expérimenté, on ne peut que rarement prouver qu’il est ouvertement raciste, du moins en Europe de l’Ouest. En revanche, le nationalisme est partout considéré comme une vertu. “Nous sommes le réveil français”, promettait le Front national, les populistes de droite français, avant les élections municipales de mars.

Le parti a conquis toute une série de mairies, en particulier dans le Sud, en Lorraine et dans l’extrême nord du pays, des régions qui n’ont jamais été industrialisées ou qui sont restées au stade industriel. Et dans ce contexte il faut désormais prendre cette promesse de “réveil” bien plus au sérieux qu’auparavant. Car elle ne signifie pas seulement nationalisme et repli sur soi, mais aussi modernité. Ce n’est pas un hasard si partout en Europe les partis populistes de droite disposent d’un personnel relativement jeune et maîtrisent à la perfection les nouveaux moyens de communication.

Ce n’est pas un hasard non plus si le groupe parlementaire du Dansk Folkeparti [Parti populaire danois] enregistre des chansons rock tandis que les séparatistes de Vénétie font campagne sur Internet. La promesse d’un avenir meilleur, plus glorieux, qui appartenait jadis au répertoire de certains partis conservateurs et avait été abandonnée, vit encore dans le populisme de droite sous la forme d’une contradiction : on vise une société moderne mais activement fermée.
Publié le 3 mai 2014
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Message  ivo le Lun 26 Mai - 8:46

Européennes. Les résultats pays par pays
Le bloc eurosceptique, qui bénéficie notamment de la percée du Front national en France, obtiendrait dans son ensemble 129 élus
La formation d'extrême droite Aube dorée obtiendrait elle un score compris entre 8 % et 10 %, en progression par rapport à son résultat obtenu lors des législatives de 2012.
Le nouveau parti anti-euro AFD, créé au printemps 2013, réalise un score de 6,5% qui lui permettrait de faire son entrée au parlement européen, d'après de premiers chiffres diffusés par les télévisions publiques allemandes.Le parti d'extrême droite NPD était crédité de 0,8% des voix, dans une première estimation.
En Grande Bretagne, l'Ukip, parti europhobe devance les conservateurs au pouvoir et l'opposition travailliste
en Autriche, cette élection a été marquée par une nette poussée de l'extrême droite. Le FPÖ, qui espère constituer un groupe commun avec notamment le Front national dans le prochain Parlement européen, obtiendrait la troisième place avec 19,9% des suffrages, contre 12,7% en 2009.
Au Danemark, les premières projections font du Parti du peuple danois (anti-immigration), parti eurosceptique de droite, le premier parti du pays avec 23,1 %. Le DF est allié à l'UKIP britannique et a toujours refusé de s'allier avec le FN.
En Pologne, le petit parti europhobe polonais Congrès de la nouvelle droite (KNP) est sur le point d’entrer au Parlement européen avec quatre députés, en obtenant 7,2% des voix
les souverainistes de Vrais Finlandais (PS) 12,8 % des sufffrages
.
>>>
http://www.humanite.fr/les-premieres-estimations-pays-par-pays-535545
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Message  ivo le Lun 26 Mai - 9:09

L'euroscepticisme se fait un nid douillet au Parlement
http://www.marianne.net/L-euroscepticisme-se-fait-un-nid-douillet-au-Parlement_a239093.html
En Allemagne, l’euroscepticisme était inexistant jusqu’en 2013. La CDU et les libéraux accueillaient bien quelques députés eurosceptiques mais ce courant n’était pas jusque-là incarné par un parti politique. Pour sa première élection européenne, l’AFD qui réclame le retour au Deutsche Mark réussit son entrée dans le paysage politique allemand et européen en récoltant 6,5% des suffrages. Il enverra six députés eurosceptiques au parlement européen.

Au Royaume-Uni, la percée annoncée du parti anti-européen Ukip (United Kingdom Independence Party) s'est confirmée, au détriment des trois formations parlementaires classiques. La formation du tribun Nigel Farage, qui a déjà réalisé une percée aux élections locales, remporterait 24 sièges.

En Grèce, Syriza, qui a une position trop ambiguë sur l’Europe pour pouvoir le ranger dans le courant eurosceptique a néanmoins bâti sa campagne électorale sur la dénonciation des mesures de rigueur et une critique féroce de l’Union européenne. Il obtient 26,7% des voix. Quant aux néo-nazis d'Aube Dorée, ils recueilleraient eux 9,3%. En 2009, la formation de Nikólaos Michaloliákos avait obtenu moins de 0,50% des suffrages.

En Autriche, le parti d'extrême droite FPÖ progresserait nettement et arriverait en troisième position, avec 19,9% des suffrages, en hausse de plus de cinq points par rapport à 2009, derrière les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates au pouvoir. Ce parti espère constituer un groupe notamment avec le Front national.

Le mouvement espagnol Podemos, nouveau venu sur la scène politique espagnole, favorable à la réalisation d’un audit citoyen de la dette et le non-paiement de la dette illégitime, la nationalisation des banques, et critique de l’austérité et des coupes dans les services publics recueillerait près de 10% des suffrages.

Largement qualifié de pays « europtimiste », la Pologne — où la campagne a largement porté sur la crise ukrainienne — a vu les dirigeants du parti Nouvelle droite, eurosceptique et ultralibéral, tout sourire à l’annonce des résultats, affichant un score de 7,2% ce qui signifie qu’ils auront des représentants au Parlement européen.

Au Danemark, le Parti du peuple est le grand vainqueur du scrutin en engrangeant près d’un quart des suffrages (24,9 %). Ce parti très critique à l'égard de la construction européenne s’impose comme le premier parti du pays.

En Hongrie, le parti d’extrême droite ultranationaliste Jobbik, créé en 2003, avait réalisé son meilleur score en avril 2014 avec 20% des voix. Le Jobbik s’est imposé, cette fois, devant le parti socialiste hongrois, en obtenant 15 % des voix. Ce qui leur permet d'obtenir 3 députés contre 2 jusqu'ici.

Les Démocrates suédois (SD), parti eurosceptique allié au FN, obtiennent 7% des voix et entrent eux aussi au Parlement. Le parti des Vrais finlandais de Timo Soini, souvent qualifié de « populiste », hostile à l’Union européenne et à l’immigration, qui avait réalisé 9,8% en 2009, dépasserait le score de 13%.

À l'inverse, le Vlaams Belang belge est en chute libre et flirte même avec le seuil électoral après avoir perdu près de 10% de voix. Ils seraient représentés par deux élus au parlement européen. Aux Pays-Bas, le parti Geert Wilders subit le même échec avec 12% des suffrages contre 18% en 2009.

Les résultats du scrutin italien ne seront connus que dans la nuit. Les derniers sondages donnaient Beppe Grillo, qui a demandé l'organisation d'un référendum populaire sur la sortie de l'euro, à 22,7%.

Au total, les forces anti-européennes pourraient décrocher une centaine de sièges sans compter que les pays de l’Europe centrale et orientale, largement enthousiastes envers l’UE, ont pour leur part boudé massivement les élections. Pas suffisant pour bloquer la construction européenne, mais largement de quoi se faire entendre dans une enceinte jusque-là tenues par les partis traditionnels...
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Message  ivo le Lun 26 Mai - 9:54

Européennes : les eurosceptiques bousculent l'UE
>>>
http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/26/01053-20140526ARTFIG00028-europeennes-les-eurosceptiques-bousculent-l-ue.php
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Européennes 2014 : ce qu'il faut retenir de l'élection
Après sa nette victoire, le Front national se réclame «premier parti de France»
Le FN appelle à la dissolution de l'Assemblée nationale et à la démission de Valls
Le président de l'UDI Hervé Morin a pour sa part réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale «ou mieux encore», la démission de François Hollande
Percée de l'extrême droite en Europe
>>>
http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/25/01053-20140525ARTFIG00249-europeennes-2014-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-election.php
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Message  ivo le Lun 26 Mai - 10:26

Européennes : les premières projections, pays par pays
fr info
Sans même attendre tous les résultats officiels, le Parti populaire européen revendique déjà la présidence de la Commission européenne pour son poulain, Jean-Claude Juncker. Les dépouillement des bulletins sont en cours, et vont durer une bonne partie de la nuit.

Les dépouillements vont bon train, dans les 28 pays de l'Union européenne. Si aucune formation politique n'obtient à elle seule la majorité absolue, le PPE, le parti populaire de centre droit revendique une légère avance.

Voici le détail des résultats/estimations qui nous sont parvenus :

Allemagne : les conservateurs, conduits par Merkel, l'emportent
Les conservateurs de la CDU-CSU sont à 35,6%, en tête donc, mais en recul. Ils obtiendraient 35 sièges. Les sociaux-démocrates du SPD devraient recueillir 27,2% des voix, soit 27 sièges. Les Verts allemands sont à 10,8% (contre 12,1% en 2009), 11 sièges, et le parti de gauche radicale, Di Linke, ne bouge pas, à 7,5% (sept sièges).

Les néo-nazis du NPD, le Parti national-démocrate, sont crédités de 1%, ce qui pourrait leur permettre d'entrer au Parlement européen - il n'y a plus de seuil minimum en Allemagne...

Autriche : les conservateurs en tête
Les conservateurs chrétiens-démocrates de l'ÖVP, le Parti du peuple autrichieen, sont donnés en tête à 27,3%. Suivent les SPÖ, le parti social démocrate, à 23,8%, puis les nationalistes du FPÖ à 19,5% ; les Verts sont à 14,9%, les libéraux du NEOS à 7,8%.

Belgique : l'extrême-droite disparaît
​Le Vlaams Belang s'est totalement effondré, passant sous la barre des 5%. Au profit des nationalistes de Bart De Wever, président du parti N-VA, l'Alliance néoflamande.

Bulgarie : le centre-droit en tête
Le GERB, Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie, ontient 28,6%, ce qui lui donnerait six sièges, devant les socialistes du BSP, 19,8%, quatre sièges.

Danemark : le parti anti-immigration arrive en tête
Le parti du peuple danois arrive en tête du scrutin, avec 23% des voix.
Il obtiendrait trois sièges sur les 13 accordés au pays, soit autant que le parti social-démocrate au pouvoir, qui obtient 20,2%.


Espagne : recul des deux grands partis traditionnels
Le Parti populaire remporte 16 sièges, contre 24 dans le Parlement sortant, le Parti socialiste en enlève 14 contre 23 auparavant. Les deux partis traditionnels cèdent du terrain face aux petites formations, de gauche notamment, comme Podemos, né de la mouvance des indignés, qui entre au Parlement avec cinq sièges.

Grèce : la gauche radicale l'emporte, les néo-nazis troisième
Les projections donnent 27,8% des voix à Syriza, le parti de la gauche radicale vent debout contre le plan d'aide international à la Grèce, loin devant le parti conservateur du Premier ministre Antonis Samaras, Nouvelle démocratie, crédité de 22,8%. Les socialistes du Pasok sont à 8,1%. Derrière les néo-nazis d'Aube dorée, qui obtiendraient 9,3% des voix.

Hongrie : le parti au pouvoir aultra-dominant
Le parti conservateur Fidesz, du dirigeant Viktor Orban, a largement dominé les élection. Il remporte 51,5% des suffrages, ce qui lui vaudra 12 des 21 sièges. Le Jobbik, parti ultra-nationaliste, arrive second... à 14,7%, ce qui lui donne trois sièges.

Italie ; le parti démocrate, au pouvoir, en tête
​Selon un sondage sorti des urnes, le Parti démocrate de Matteo Renzi est arrivé en tête, devant le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo. Le PD est crédité de 33% des suffrages, contre 26,5% pour le M5S, et Forza Italia, de Berlusconi, tombe à 18%.

Pays-Bas : les chrétiens-démocrates sauvent l'honneur
Le parti chrétien-démocrate, pro-européen, est arrivé en tête aux européennes. Il occupera 5 des 26 sièges attribués au pays. Devant le Parti de la Liberté de Geert Wilders, anti-islam et anti-UE, qui arrive ex-aequo avec le D66, centriste pro-européen - quatre sièges chacun.

Pologne : Le parti de centre-droit l'emporte
Le parti du centre droit au pouvoir, la Plateforme civique du Premier ministre Donald Tusk, est arrivé en tête avec 32,8% des voix, soit 18 députés ; tout juste devant Droit et Justice de Jaroslaw Kaczynski qui a obtenu 31,8% des voix, et autant de sièges. Le parti social-démocrate SLD est en 3e position (9,6% des voix, 5 députés), devant KNP, un petit parti europhobe, et l'allié de la PO, le Parti paysan PLS (7,0% et 4 députés).

Portugal : la coalition au pouvoir distancée par les socialistes
Au Portugal, les différents sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote créditent le PS de 30 à 36%, soit sept à neuf sièges, contre 25 à 29%, soit six à huit sièges pour la coalition au pouvoir. Le taux d'abstention, traditionnellement élevé, est évalué entre 61 et 66%. Ce résultat, s'il se confirme, constitue un sérieux revers pour le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, à un peu plus d'un an des élections législatives, prévues pour l'automne 2015.

Roumanie : large victoire du centre-gauche
L'alliance de centre-gauche, dirigée par les sociaux-démocrates au pouvoir, est arrivée très nettement en tête, avec 41% des voix, selon deux sondages sortis des urnes. Les libéraux du PNL arrivent deuxième, avec 14% des voix, suivis des démocrates-libéraux, de l'opposition, 12% et par le Mouvement populaire, opposition, 6%. A noter que le parti d'extrême droite Romania Mare (PRM), en chute libre depuis plusieurs années, a obtenu environ 2,5% des voix, privant son chef historique Corneliu Vadim Tudor du siège qu'il détient actuellement à Bruxelles.

Royaume-UNi : l'Ukip europhobe attendu au tournant
L'Ukip de Nigel Farage est en tête
dans deux des douze régions britanniques, dans l'est et le nord-est. Le dépouillement continue.




CARTE INTERACTIVE ►►► Retrouvez les résultats des européennes par commune, département, circonscription, pays, via notre moteur de recherche en cliquant ici.
http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/les-resultats-des-elections-europeennes-471531

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Message  ivo le Mer 28 Mai - 10:11

Présidence de la Commission: la Grande-Bretagne contre la démocratie
Donc, si on suit bien le Premier ministre britannique,  il veut davantage de démocratie en Europe, mais celle-ci se résumerait au conclave des chefs d’État et de gouvernement statuant à huis clos… Le plus étonnant est qu’il est soutenu par la Suède, le Danemark ou encore les Pays-Bas, trois pays qui se veulent des parangons de démocratie. Comprenne qui pourra.
>>>
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/05/pr%C3%A9sidence-de-la-commission-la-grande-bretagne-contre-la-d%C3%A9mocratie.html

Les dirigeants européens veulent revoir les priorités de l'UE
Les dirigeants européens ont décidé mardi de revoir les priorités de l’UE pour répondre à la vague europhobe des élections européennes, avant de nommer le prochain président de la Commission. Les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 étaient réunis à Bruxelles deux jours après ce scrutin qui a vu notamment l’extrême droite arriver en tête en France et les europhobes de l’Ukip au Royaume-Uni.
Après le vote de défiance sans précédent de dimanche dans plusieurs pays, les dirigeants européens veulent aussi fixer des «priorités» à l’UE et à la prochaine Commission. Herman Van Rompuy a cité «la croissance, la compétitivité et les emplois», «une union monétaire qui fonctionne mieux, la lutte contre le changement climatique», le projet d’une «union de l’énergie» et le «combat contre l’immigration illégale».
Hollande et Cameron ont demandé que l’Europe se réforme. «Je veux que l’Europe change. Elle doit entendre ce qui s’est passé en France», a lancé le président français. «Oui, il y a un problème, mais pas seulement pour la France», a-t-il affirmé. «C’est aussi un problème pour l’Europe». Le Premier ministre britannique a lui aussi réclamé une réforme de l’UE. «Elle est devenue trop grosse, trop autoritaire, trop intrusive», a-t-il tonné. Mis en difficulté par l’Ukip, qui réclame la sortie du Royaume-Uni de l’UE, David Cameron exige une limitation des interventions de l’Europe «là où elles sont nécessaires».
>>>
http://www.liberation.fr/monde/2014/05/28/une-consultation-pour-determiner-les-priorites-de-l-eu_1028573?xtor=rss-450
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Message  ivo le Jeu 29 Mai - 9:29

Les chefs d’Etats ne semblent plus vouloir respecter le vote des peuples, ni le choix des parlementaires élus !
De la colère social qui s’est exprimé dans les urnes, quelle que soit comment elle s’est exprimé, des peuples qui souffrent de l’Europe telle quelle se fait, de la misère et du chômage qui sont le fruit des politiques d’austérité mené, pas un mot. Du vote de défiance des citoyens européens, pas une conclusion.
les chefs d'États européens ont décidé de réfléchir seuls aux orientations future de l’Union européenne ; et après viendra le temps de désigner le pantin qui les mettra en musique.
>>>
http://www.humanite.fr/patrick-le-hyaric-les-chefs-detats-europeens-restent-sourds-la-colere-et-au-desarroi-des-peuples
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Message  ivo le Jeu 29 Mai - 10:03

C'est donc un président surprise que les dirigeants européens devraient sortir de leur chapeau, bien loin des promesses de campagne qui stipulaient que les membres du Conseil tiendraient compte des résultats du scrutin. L'enfumage a fonctionné à plein et les débats organisés entre les différents candidats à la présidence de la Commission n'auront été, aussi, qu'un écran de fumée. C'est ainsi que va l'Union européenne.
"Les dirigeants ne doivent pas paniquer devant la montée des eurosceptiques"
U.E.                 - Page 2 982913-1164864

apres les finances et l'economie de sarko ....
le FMI de la crise et de l'austerité ...
et sans oublier l'affaire Tapie ....
cette .... chose .... pour "sauver l'europe" ?????


welcome to a brave new world ....
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Message  ivo le Jeu 29 Mai - 12:44

U.E.                 - Page 2 Marine
A l'issue de cette journée à Bruxelles, Marine Le Pen s'est affichée avec ses partenaires habituels : le chef du Parti pour la liberté (PVV) des Pays-Bas, Geert Wilders, de représentants du Vlaams Belang belge, du Parti de la liberté d'Autriche et de la Ligue du Nord italienne. Ce qui, en comptant les eurodéputés du FN, représente 38 députés. C'est plus que le nombre nécessaire mais cela ne représente pas assez de nationalité. Car pour former un groupe au Parlement européen, il fait rassembler au moins 25 députés issus d'au moins sept Etats. Bref il manque encore deux nationalités au Front national.

Et Marine Le Pen a assuré qu'il n'était pas dans ses intentions de chercher à s'unir avec les trois élus grecs d'Aube dorée, les trois élus du Jobbik hongrois ou l'élu allemand du NPD, à l'extrême droite radicale. Mais elle n'est pas inquiète : "Le nombre d'opportunités que nous avons ensemble évoqué nous rende extrêmement optimistes".

Mais le FN peut tenter de séduire le Congrès de la nouvelle droite polonais (KNP, 4 élus) ou négocier avec le parti lituanien Ordre et justice, qui a obtenu deux eurodéputés. Les groupes doivent être formés avant le 24 juin.
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/parlement-europeen-marine-le-pen-encore-la-recherche-d-allies-478541
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Message  ivo le Ven 30 Mai - 8:25

Traité transatlantique : quels enjeux pour le numérique ?
Deux questions fondamentales liées au numérique pourraient être négociées dans le traité transatlantique (Tafta): le libre commerce des données personnelles et un alignement de la propriété intellectuelle sur le copyright américain. -
>>>
http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-quels-enjeux-pour-le-numerique-538740
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Message  ivo le Ven 30 Mai - 9:19

Royaume-Uni: le PIB pourrait croître de 12 milliards d'euros en intégrant la drogue et la prostitution
http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/29/pib-royaume-uni-12-milliards-euros-drogue-prostitution_n_5412162.html?utm_hp_ref=france&ir=France
EUROPE - Les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution au Royaume-Uni, qui seront intégrés en septembre dans le calcul du PIB, pourraient le doper de 10 milliards de livres (12,3 milliards d'euros), à en croire des évaluations officielles publiées jeudi. Selon ces estimations de l'Office national des Statistiques (ONS) fondées sur des données datant de 2009, la prostitution fait augmenter le PIB de 5,3 milliards de livres (6,5 milliards d'euros) et le trafic de drogue, de quelque 4,4 milliards (5,4 milliards d'euros).

La prise en compte de ces activités illégales dans le PIB est prévue par des règles européennes, dans le but de comparer les économies des pays membres de l'UE. Le 23 mai, on a ainsi appris que l'intégration du trafic de drogue et de la prostitution dans le PIB de l'Italie pourrait lui apporter 1 point supplémentaire de croissance.

Lieux de prostitution, achats de préservatifs et "vêtements de travail"

Pour mesurer les revenus issus de la prostitution, les statisticiens doivent prendre en compte le coût de la location des lieux de prostitution, les achats de préservatifs et de "vêtements de travail". Ils ont évalué à 58.000 le nombre des prostituées au Royaume-Uni et à entre 20 et 30 le nombre de leurs clients hebdomadaires. En ce qui concerne le trafic de drogue, l'ONS prend en compte la production et la vente de crack, de cocaïne, d'héroïne, de cannabis, d'ecstasy et d'amphétamines.


Des militants luttant contre les violences faites aux femmes ont jugé "inquiétante" l'évaluation financière de ces activités. Une porte-parole de l'association Eaves s'est déclarée "surprise et attristée que des activités illégales, des délits et abus (...) soient considérés comme partie intégrante du PIB". Mais le secrétaire d'Etat à la prévention de la délinquance Norman Baker a réaffirmé l'engagement du gouvernement à lutter contre "les dégâts et l'exploitation engendrés par la drogue et la prostitution". La prostitution en elle-même n'est pas illégale mais les activités commerciales qui l'entourent le sont, comme la tenue de maisons closes.
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Message  ivo le Ven 6 Juin - 9:05

La BCE veut relancer le crédit par la méthode coué
http://www.humanite.fr/bce-relancer-le-credit-par-la-methode-coue-543721
Jouer de quelques dizaines de points sur les taux directeurs, cela donne à Mario Draghi l’impression de sauver l’Euro. Il faut dire que parfois, un petit coup comm’, ça marche sur la « psychologie des marchés ».
Le gros souci de la banque centrale européenne, c’est que les banques privées ne prêtent quasiment pas, et surtout pas à ceux qui en auraient besoin. Ni vraiment aux particuliers, ni aux entreprises, et encore moins aux jeunes créateurs de petites structures. Pas de crédit, pas de consommation, pas de création de valeur, donc récession, baisse des prix, encore moins de crédit…  Une spirale infernale qu’on connait d’autant mieux qu’on la subie depuis quelques années.

Mario Draghi a les cartes en mains pour briser ce cercle infernal, puisqu’il a les clés de la BCE, et donc du financement de l’économie de la zone euro. Il pourrait par exemple racheter de ces dettes qui étouffent les Etats, ou financer de grands investissements d’avenir à taux 0. Mais il considère que son rôle, c’est de financer uniquement les banques, qui, rappelons le, ne prêtent pas. Alors, il baisse les taux auxquels les banques se refinancent, espérant ainsi qu’elles seront moins réticentes à prêter en retour aux entreprises.  Ainsi  la BCE  a encore baissé son taux principal directeur à 0,15%, taux donc auquel se financent les banques avant d’hésiter à prêter à 3,5% aux entreprises et particulier. Pourtant, cela ne suffit pas, le taux précédent était à 0,25% et les banques préféraient garder leur argent en coffre. Et puis cela fait 5 ans que la BCE baisse à rythme régulier ses taux directeurs sans grand effet. Alors Draghi a décidé de baisser son taux de dépôt à -0,1%, ce qui fait que désormais cela coûte (légèrement) de l’argent aux banques de ne pas dépenser leur magot.  La BCE va également prolonger l'octroi illimité de liquidités à court terme pour les banques, au minimum jusqu'en décembre 2016 et a dit préparer activement un programme de rachat d'actifs adossés à des prêts (ou ABS).

Après les décisions prises par la BCE, les banques "n'auront plus aucune excuse pour ne pas prêter aux entreprises" s’est exclamé enthousiaste Arnaud Montebourg, qui sait bien la part de psychologie énorme qui dirige les marchés financiers. C’est un "premier pas spectaculaire vers une politique monétaire plus orientée vers la croissance". Sauf que au fond, rien n’oblige les banques à prêter aux PME françaises, plutôt qu’à investir dans les matières premières ou divers produits financiers toujours plus opaques.
Mais l’important, c’est d’y croire !
En zone euro "nous ne voyons pas de déflation (...) nous ne voyons pas les ménages reporter leurs dépenses", l'un des symptômes de ce phénomène de baisse générale des prix et des salaires, a ainsi affirmé Mario Draghi. Si les taux ont été baissés jeudi, c'est parce que "nous avons réagi à un risque d'inflation basse prolongée", et non à une éventuelle menace déflationniste. Premier effet toutefois, l’Euro a (très) légèrement baissé par rapport au dollar, à 1,3503 dollar ce jeudi après midi, son niveau le plus faible en quatre mois - contre 1,3599 dollar mercredi vers 21H00.
tiens ils font semblant d'avoir eu peur ...
pour se refiler du pognon entre eux ...


La BCE bricole, ce sont les salaires qu’il faut augmenter !
Le problème européen, ce n’est pas le manque d’argent, la zone euro en regorge.
>>>
http://www.marianne.net/La-BCE-bricole-ce-sont-les-salaires-qu-il-faut-augmenter-_a239288.html
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Message  ivo le Mar 10 Juin - 8:36

BCE: LA PRIME AUX BANKSTERS
https://www.bakchich.info/france/2014/06/10/bce-la-prime-aux-banksters-63428
Le 5 juin, pendant qu’elle bénéficiait de la mobilisation générale à Paris, BNP PARIBAS et ses copines européennes passaient aussi à la caisse à Francfort…

Le vaste mouvement de soutien de l’Etat à la BNP PARIBAS promise aux outrances de la justice américaine, nous aurait presque fait oublier celui inédit quoique plus discret que les cardinaux de la BCE réunis en conclave à Francfort le même jour, ont décidé de prodiguer à l’ensemble des banques européennes.

Cocasse, la situation l’est indiscutablement : voir les dirigeants de la BCE avec l’assentiment des états qui applaudissent à tout rompre – y compris outre-Rhin - décréter que les principaux responsables de l’hécatombe économique qui sévit sur le vieux continent depuis 2008 sont les seuls capables d’y apporter remède est déjà historiquement troublant. Les doter qui plus est, de moyens financiers directs et indirects colossaux qui feraient pâlir d’envie leurs victimes qui voient leurs carnets de commandes se réduire de jour en jour par leur faute, a quelque chose d’inconvenant.

DÉFLATION, JE T'AIME MOI NON PLUS

Car au delà des envolées incantatoires du chef de l’état sur le retour de la croissance, les indices PMI (Purchasing Manager’s Indexes) de Markit confirment, sur les 4 secteurs où ils sont calculés (industrie manufacturière, construction, commerce de détail et services) que l’hexagone demeure bel et bien sinistré. Le 5 juin par exemple (décidemment !) Markit constatait dans le commerce de détail que « les ventes ont augmenté de manière marginale en mai mais demeurent inférieure au niveau d’il y a un an ». La veille 4 juin, le même relevait « une première baisse de l’activité depuis 3 mois en mai dans le secteur des services ». Une sinistre nouvelle suivant de peu celle du 2 juin du même auteur sur l’industrie manufacturière selon laquelle « ..une baisse des nouvelles commandes entraîne un repli de l'indice PMI en Mai. le volume des nouvelles commandes diminue pour la première fois depuis 3 mois»...Et l'on vous fait grâce des compliments dressés par Markit au secteur hexagonal de la construction, ils font froid dans le dos...Reste évidemment « l’effet Coupe du monde de football » ; on a les miracles qu’on mérite…

Bref, nous serions au bord du précipice de la déflation, le sujet économique le plus à la mode. Et c’est la BCE qui est chargée d’empêcher que l’Union ne se jette dans le précipice.

On préfère bien entendu maintenir les masses dans l’ignorance des inconvénients les plus fâcheux de la déflation et notamment du premier d’entre-eux à savoir qu’elle rend la vie impossible aux malheureux débiteurs – lisez les Etats endettés jusqu’aux yeux – qui ne parviennent plus dans de telles circonstances à rembourser leurs obligations en monnaie de singe.

Lorsqu’on pousse dans leurs retranchement les « experts » en déflation, la seule explication qu’ils trouvent à la baisse de la consommation des ménages et des entreprises en période de baisse des prix en spirale est qu’ils se restreindraient dans l’attente d’obtenir des prix encore plus bas…Un peu court tout de même.

Donc, comme tout ce qui a été tenté depuis 2008 pour remettre l’économie sur les rails au niveau des états a lamentablement échoué, ne subsistait plus que la possibilité de consentir aux banksters des gâteries inédites. C’est chose faite depuis le 5 juin. Des mesures historiques qui confirment s’il en était encore besoin que la finance n’est plus l’ennemie décriée ; jugez plutôt.

Lire: L'Europe aussi soutient ses banksters

Une nouvelle baisse – mais jusqu’où s’arrêteront-ils disait l’autre – du taux directeur de la banque centrale européenne qui passe à 0,15% avec un taux de dépannage en cas d’urgence se situant maintenant à 0,40%.

400 MILLIARDS D'EUROS DE CADEAU

Mais c’est pas fini comme dit la pub un peu chiante de l’opérateur téléphonique : une nouvelle enveloppe dodue de 400 milliards d’euros destinée à ce qu’enfin, les banques européennes se décident à faire leur devoir de prêteur. Des fonds qu’elles pourront emprunter à échéance de 4 ans au taux archi-cadeau de 0,10% au dessus du taux directeur de la BCE.

Au train où vont les choses, ce sera bientôt à 0,10% un point c’est tout. Chacune d’elles pourra aller piocher dans cette manne providentielle à hauteur de 7% de ses encours, à l’exception des prêts hypothécaires, faut pas abuser quand même... Au cas où elles ne trouveraient pas preneurs auprès de leurs clients qu'elles continueraient éventuellement à tenter de tondre au prix fort, les banques devront les restituer dans deux ans maximum.

Trois bonnes nouvelles ne venant jamais seules, de mars 2015 à juin 2016, elles pourront en plus emprunter à taux-canon auprès de la BCE jusqu’à trois fois le montant des prêts nets consentis à leurs clients, au dessus d’un seuil qui sera fixé par la banque centrale…

Et puis il fallait bien donner un os à ronger aux commentateurs : alors la BCE s’est aventurée – c’est dire si elle a épuisé toutes ses munitions de calibre usuel sans résultat notable – sur le territoire vierge du taux de rémunération négative des fonds que les banques considèrent comme plus sûr de déposer à la Banque Centrale que de prêter à des emprunteurs insolvables.

5 JUIN, JOUR DE LA FÊTE DES BANQUES

C’est le fameux taux négatif de 0,1% qu’elles devront payer dorénavant faute d’accomplir la mission qu’on leur a confié. En plus, ça présente l’avantage de donner l’impression que la BCE n’a pas purement et simplement capitulé. Tout est relatif : le total des fonds qui dorment aujourd’hui sur les comptes de la BCE frôlent les 30 milliards d’euros. Ce sont des milliers de milliards de dollars que les banques US ont déposé à la Réserve Fédérale. Pas étonnant que Janet Yellen la collègue de Draghi, ait indiqué à ce sujet le 14 novembre 2013 dans son premier discours de patronne de la FED que plus le taux de rémunération des dépôts bancaires est proche de zéro, (il est actuellement de 0,25% à la FED) et plus est élevé le risque de rupture des marchés qui contribuent à financer les banques…

Reste que sur le papier, s’il ne tue pas la déflation, un taux négatif devrait au bout du bout, faire baisser la devise européenne, une prétendue nécessité pour relancer la croissance à l’intérieur de la zone Euro. Ce n’est pas vraiment ce qu’ont constaté les banques centrales nationales de la Suède qui en a fait l’expérience pendant 14 mois en 2009-2010 et du Danemark qui s’y est collé en juillet 2012 jusqu’à avril dernier pour d’autres raisons.

Il n’en demeure pas moins que cette vague perspective si ténue qu’elle soit, devrait suffire pour inciter les pouvoirs publics à décréter le 5 juin, fête des banques…

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Message  ivo le Ven 13 Juin - 9:53

L'Espagne va intégrer la drogue et la prostitution à son PIB
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/12/l-espagne-va-integrer-la-drogue-et-la-prostitution-a-son-pib_4437363_3214.html
La prostitution, le trafic de drogue ou la contrebande de tabac : toutes ces activités illégales seront intégrées à partir de septembre dans le calcul du PIB de l'Espagne. Ce nouveau mode de calcul devrait gonfler de 2,7 à 4,5 % le PIB total, selon l'institut statistique espagnol.

Madrid se conforme ainsi à de nouvelles règles européennes devant être appliquées en septembre. L'Italie et le Royaume-Uni ont fait des annonces similaires ces dernières semaines, Londres estimant notamment que les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution pourraient augmenter le PIB de 12,3 milliards d'euros, un peu moins de 1 %. La Belgique vient de procéder à ce nouveau calcul.

Lire notre post de blog : La Belgique intègre drogue et prostitution au calcul de son PIB

L'institut espagnol, l'INE, ne détaille pas l'apport spécifique de ces activités illégales, dont il admet « les difficultés inhérentes à leur estimation », mais combine dans son calcul plusieurs changements méthodologiques : celui d'Eurostat pour intégrer les activités illégales, mais aussi la prise en compte de meilleures informations statistiques, comme un recensement plus récent.

L'ESPAGNE VIENT DE SORTIR DE LA RÉCESSION

Il y ajoute aussi la nouvelle méthodologie internationale du PIB, laquelle par pure coïncidence doit aussi être appliquée au plus tard en septembre, et qui va aussi augmenter les niveaux de richesse en incluant les dépenses de recherche et développement. Le budget alloué à l'armement militaire sera également pris en compte.

Au final, l'INE prévoit de publier le 25 septembre prochain tous les chiffres, de 1995 à 2013, révisés selon ces nouveaux critères. Le PIB du pays souffre aussi d'une importante économie souterraine (dans ce cas, il peut s'agir d'activités légales mais non déclarées), évaluée autour de 20 % du PIB par diverses études.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est sortie récemment de sa deuxième récession en cinq ans, et a enregistré au premier trimestre une croissance de 0,4 %, soit le double de la moyenne en zone euro. Toutefois, sur le front de l'emploi, l'amélioration ne se fait toujours pas sentir : à fin mars, le taux de chômage atteignait 25,93 %, et selon les projections du gouvernement, il ne devrait passer sous les 20 % qu'en 2017.

j'ai du mal à comprendre l'embrouille mais je sens que ça va etre savoureux ....
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Message  ivo le Lun 16 Juin - 11:25

Des règles plus intelligentes pour des denrées alimentaires plus sûres: la Commission propose un paquet législatif primordial pour moderniser, simplifier et renforcer la filière agroalimentaire en Europe
Bruxelles, le 6 mai 2013
>>>
http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-13-398_fr.htm
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Message  ivo le Mer 18 Juin - 7:56

Promesses, aveux, cassandres
http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/A/50313
Promesses

(Lues ou entendues lors des campagnes référendaires de 1992 sur le traité de Maastricht et de 2005 sur le traité constitutionnel européen.)

Je crois que l’Europe est la plus belle nouvelle dans l’histoire de l’humanité depuis cinquante ans.
Harlem Désir, alors vice-président du groupe parlementaire du Parti socialiste européen, Le Monde, 21 octobre 2004.

L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion.
Martine Aubry, alors ministre du travail, 12 septembre 1992.


Avec Maastricht, on rira beaucoup plus.
Bernard Kouchner, alors ministre de la santé, Tours, 8 septembre 1992.


La merveilleuse légende de l’Europe s’inscrit surtout dans l’ordre de la dynamique et du symbole. (...) Le seul éclair apparu dans les ténèbres de l’histoire depuis qu’elle existe.
Jean Daniel, éditorialiste, Le Nouvel Observateur, Paris, 25 novembre 2004.

Un « non » au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir.
Jacques Lesourne, directeur du Monde, 19 septembre 1992.

Mon raisonnement est profondément social-démocrate. A vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là.
Michel Rocard, Libération, Paris, 3 août 1992.


Aveux

Je suis partagé entre deux ambitions : celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale.
François Mitterrand, 1983, cité par Jacques Attali dans Verbatim. 1981-1986, Fayard, Paris, 1994.


L’Europe est une machine à réformer la France malgré elle.
Denis Kessler, La Tribune, Paris, 4 décembre 2000.

Imaginons un peu ce qu’il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu’il y avait l’Europe pour empêcher ceux-ci d’aller jusqu’au bout de leurs idées et de leur logique. C’est aussi cela, l’Europe !
Nicolas Sarkozy, conseil national de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), 5 décembre 2008.


Cassandres

On invoquera les dures lois de la compétition internationale pour démontrer qu’un niveau d’emploi élevé ne pourra être assuré que si les travailleurs se montrent « raisonnables ». (...) Les capitaux auront tendance à déserter les régions et les pays où la classe ouvrière fera preuve de combativité, où les salaires seront relativement élevés, où certaines lois sociales seront susceptibles de gêner une exploitation trop éhontée.
Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la Confédération générale du travail (CGT), 1956.


En l’état, ce programme risque de remplacer un financement privé par un autre, public. En d’autres termes, plus crus, il pourrait apparaître non pas comme un plan de sauvetage de la Grèce (...), mais comme un plan de sauvetage de ses créanciers privés, principalement des institutions financières européennes.
Paulo Nogueira Batista, directeur exécutif du Fonds monétaire international (FMI) pour le Brésil, lors d’une réunion du conseil d’administration du Fonds destinée à approuver le premier plan de sauvetage de la Grèce, 9 mai 2010
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