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Re: egypte

Message  ivo le Sam 16 Juin - 9:41

Les Égyptiens élisent leur président dans un climat tendu
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Le second tour de la présidentielle égyptienne a lieu aujourd'hui et demain, et jusqu'au bout, la situation dans le pays sera incertaine. Face à face, le candidat des Frères musulmans et l'ancien Premier ministre de Moubarak. Et dans la rue, la colère des Égyptiens après deux décisions controversées de la Cour constitutionnelle.


Un manifestant place Tahrir, au Caire, s'en prend à la photo de l'ex-président Moubarak © Reuters Mohamed Abd El Ghany

Près de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pendant deux jours... Pour un second tour entre colère et résignation. Résignation car beaucoup d'Égyptiens sont tentés par l'abstention ou le vote blanc. Les résultats du premier tour, qui ont porté Mohamed Morsi et Ahmed Chafik au second, ont beaucoup déçu.

La colère, elle, est venue jeudi, avec la décision de la Haute cour constitutionnelle non seulement d'invalider les résultats du précédent scrutin législatif, mais aussi de valider la candidature d'Ahmed Chafik, ancien Premier ministre de Moubarak. Il était pourtant visé par une loi interdisant aux figures de l'ancien régime de se présenter.

"Un scénario de contre-révolution"

Depuis, les manifestations se succèdent, notamment place Tahrir. Et beaucoup redoutent un retour déguisé à l'ère pré-révolution. Pour les islamistes, l'armée orchestre actuellement un "coup d'État". Le candidat Mohamed Morsi brandit déjà la menace d'une "énorme révolution" après la présidentielle, en cas de coup tordu. Car en mettant hors-jeu le Parlement récemment élu, et avec un président qui lui serait favorable, le Conseil suprême des forces armées pourrait récupérer le pouvoir législatif.


"Le scénario de la contre-révolution est bien clair à travers une série d'épisodes", s'inquiètent des représentants des partis de gauche, laïques et libéraux, citant "les acquittements dans le procès de Moubarak, la décision de donner à la police militaire le pouvoir d'arrêter des civils, et finalement l'invalidation du Parlement".

Avant même le scrutin, les deux camps semblent se préparer au pire. L'armée a averti qu'elle ferait "fermement face à quiconque empêcherait les citoyens de choisir le futur président de l'Égypte". 150.000 militaires seront déployés pendant les deux jours pour assurer la sécurité des bureaux de vote.

Tous les clignotants sécuritaires sont au rouge. Le reportage au Caire de l'envoyée spéciale de France Info, Vanessa Descouraux
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Re: egypte

Message  ivo le Dim 17 Juin - 9:32

En pleine présidentielle, l'armée annonce la dissolution du Parlement égyptien
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La décision avait été prise jeudi d'invalider un tiers des sièges de la chambre basse. L'armée confirme dans une lettre que cela entraîne la dissolution immédiate du Parlement. Les Frères musulmans, eux, contestent cette décision et réclament un référendum.


L'annonce de la décision de la cour constitutionnelle avait provoqué une série de manifestations (ici place Tahrir au Caire) © Reuters Suhaib Salem

Le Parlement égyptien dominé par les islamistes, cela n'aura pas duré longtemps. En plein coeur de l'élection présidentielle, qui se poursuit jusqu'à demain, l'armée annonce sa dissolution. C'est le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (au pouvoir), qui l'a annoncé par écrit aux parlementaires.

Dans sa lettre, il évoque la décision prise jeudi par la Cour constitutionnelle, et considère le Parlement "dissout depuis vendredi". La décision avait provoqué un véritable tollé en Égypte, les Frères musulmans parlant même de "coup d'État total" orchestré par l'armée.

Scrutin sous haute tension

Le contexte de cette annonce est particulièrement délicat. Les Égyptiens votent jusqu'à demain pour désigner le successeur de l'ex-dictateur Hosni Moubarak. Un scrutin qui suscite déjà peu d'enthousiasme à cause de la présence de l'ancien Premier ministre du précédent régime, Ahmad Chafiq. Là encore, c'est la Cour constitutionnelle qui lui a permis de se maintenir, en dépit d'une loi interdisant aux responsables de l'ancien régime de se présenter.

En face, le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi avait estimé que l'invalidation d'un tiers du Parlement n'entraînaient pas forcément sa dissolution. Son mouvement avait obtenu une large part des sièges, lors d'élections législatives entre novembre et février. Les Frères musulmans réclament ce soir un référendum sur cette dissolution.

Beaucoup craignent désormais un maintien forcé de l'armée au pouvoir, surtout si Ahmad Chafiq, qu'elle soutient, devient président.
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Re: egypte

Message  ivo le Dim 17 Juin - 19:30

L'Égypte sous tension à l'heure d'élire son président
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Qui d'Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak, ou de Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, pour gouverner le pays ? Quel que soit le résultat, il ne risque pas d'apaiser les tensions qui pèsent sur le scrutin présidentiel. Les deux camps s'accusent de fraude et les Égyptiens boudent les urnes.

C'est un scrutin sous haute tension qui s'achèvera ce soir à 21 heures. Une victoire d'Ahmad Chafiq, qui symbolise, à 70 ans, la continuité au régime déchu, entraînerait inévitablement de nouvelles protestations place Tahrir, de la part des révolutionnaires et des Islamistes. Ancien commandant de l'armée de l'air, Ahmad Chafiq voyait sa candidature menacée par une loi visant à éloigner les proches d'Hosni Moubarak. Mais jeudi, une décision du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui assure le pouvoir de manière transitoire, a validé sa présence au second tour.

"Coup d'État"

Cette décision a été perçue par les Frères musulmans, principale force d'opposition, comme un "coup d'État" des militaires, qui avaient pourtant promis de remettre, le 1er juillet, le pouvoir au président élu. D'autant que le CSFA a également ordonné hier la dissolution du Parlement, où le parti islamiste détenait près de la moitié des sièges. Aujourd'hui, les militaires ont déclaré leur intention de continuer d'assurer le pouvoir législatif et les finances publiques en l'absence d'un Parlement élu.

La figure de Mohammed Morsi, le candidat soutenu par les Frères musulmans, est toutefois loin de séduire une bonne part de l'électorat laïc et modéré. Depuis le début du scrutin hier, de nombreux Égyptiens ont décidé de bouder les urnes.

..........
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Re: egypte

Message  ivo le Lun 18 Juin - 9:10

Egypte : la junte militaire s'attribue le pouvoir législatif
LE LUNDI 18 JUIN 2012 À 00:46
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La junte militaire au pouvoir en Egypte depuis la chute de Hosni Moubarak a officiellement dissout la chambre des députés dominée par les Frères musulmans. Un arrêt de la Haute Cour constitutionnelle évoque un vice juridique dans la loi électorale.

Les militaires se sont octroyés le pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'un nouveau Parlement. Il conditionne de nouvelles élections à l'adoption d'une constitution par référendum, selon un document publié par le Conseil suprême des forces armées
.



Egypte : les Frères musulmans s'attribuent la victoire à la présidentielle
LE LUNDI 18 JUIN 2012 À 05:35
fr info
Mohamed Morsi est le premier président de la République élu par le peuple, affirme le parti de la liberté et de la justice ; le camp de l'autre candidat, Ahmad Chafiq, conteste ces résultats... dont l'annonce officielle n'est prévue que jeudi prochain.

Deux candidats à la présidentielle... et deux vainqueurs, si l'on en croit les principaux intéressés. Les résultats officiels, eux, ne sont attendus que jeudi.

C'est donc le camp islamiste qui a dégainé le premier. "Le docteur Mohammad Morsi est le premier président de la République élu par le peuple", a affirmé, sur son compte Twitter, le Parti de la liberté et de la justice, le bras politique des Frères musulmans. Morsi s'est exprimé peu après, pour remercier ses électeurs, et pour s'engager à travailler "main dans la main avec les Egyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix". Son directeur de campagne avance le chiffre de 52,5% des suffrages.

Quelques minutes plus tard, le camp de l'autre candidat, Ahmad Chafiq, ancien Premier ministre de Moubarak, souvent présenté comme le candidat de l'armée, s'est réveillé. Pour contester ce résultat. Et avancer ses propres chiffres : 52% pour Chafiq. Bref, rien n'est réglé.

D'autant que, quel que soit le résultat, le pouvoir restera aux mains de l'armée, jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple, à la place de celle dissoute samedi - en application d'un arrêt de la Haute cour constitutionnelle. Cette nouvelle Assemblée ne pourra pas être élue avant la rédaction d'une nouvelle Constitution, et son adoption par référendum.
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Re: egypte

Message  ivo le Lun 18 Juin - 10:06

Morsi donné gagnant en Egypte, le pouvoir législatif à l'armée
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/morsi-donne-gagnant-en-egypte-le-pouvoir-legislatif-a-l-armee-18-06-2012-1474685_240.php
LE CAIRE (Reuters) - Les Frères musulmans ont revendiqué lundi la victoire de leur candidat à l'élection présidentielle en Egypte, où les généraux ont publié un nouveau décret transférant le pouvoir législatif à l'armée quelques jours après la dissolution du parlement dominé par la confrérie islamiste.

Rendu public alors même que le dépouillement du scrutin présidentiel était en cours, ce texte élaboré par le Conseil suprême des forces armées (CSFA) n'accorde en outre que des prérogatives limitées au futur chef de l'Etat. Cette "déclaration constitutionnelle" pourrait aussi permettre aux généraux de confier la rédaction de la future Constitution à une commission formée par leurs soins.

Révolutionnaires, libéraux et islamistes ont immédiatement dénoncé un "coup d'Etat".

Aucun résultat officiel n'a encore été communiqué après les deux jours de vote de l'élection présidentielle samedi et dimanche.

Les Frères musulmans, qui disposent d'un vaste réseau d'observateurs, assurent cependant que leur candidat Mohamed Morsi arrive en tête avec 52,5% des suffrages après dépouillement de la quasi totalité des bulletins. Il sortirait ainsi vainqueur de son duel avec Ahmed Chafik, dernier chef de gouvernement d'Hosni Moubarak présenté par ses détracteurs comme le candidat de l'ancien régime et de l'armée.

"Mohamed Morsi est le premier président d'Egypte élu par le peuple", affirme sur son site internet le parti Liberté et Justice fondé par la confrérie islamiste.

Au siège d'Ahmed Chafik, certains refusaient de reconnaître la défaite mais d'autres la jugeaient probable.

Dans sa première allocution après l'annonce de sa victoire par son camp, Mohamed Morsi s'est engagé à être le président de tous les Egyptiens et à ne pas chercher la vengeance ni les règlements de compte.

Le taux de participation, qui s'était élevé à 46% au premier tour, n'aurait pas augmenté lors du second tour.

RÉFÉRENDUM

Beaucoup parmi les 50 millions d'électeurs inscrits se sont refusés à choisir entre un fidèle du président déchu et un candidat qui se présente au nom de Dieu.

Une élection de Mohamed Morsi à la présidence pourrait ouvrir la voie à un affrontement avec l'appareil militaire, qui dirige le processus de transition depuis la chute d'Hosni Moubarak, renversé le 11 février 2011 par un soulèvement populaire .

Quelques jours après l'invalidation des élections législatives de l'hiver dernier par la Haute Cour constitutionnelle, juridiction issue de l'ancien régime, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du CSFA, a signé un décret indiquant que l'armée ne comptait pas dans l'immédiat laisser le champ libre aux Frères musulmans, ses adversaires historiques.

"Le CSFA assumera les responsabilités législatives (...) jusqu'à l'élection d'un nouveau parlement", proclame le décret.

L'armée, qui a fourni à l'Egypte tous ses présidents depuis le renversement de la monarchie en 1952, s'est engagée à remettre le pouvoir au président civil élu au plus tard le 1er juillet. Si un nouveau chef d'Etat prête serment, cette promesse sera respectée en théorie mais la dernière "déclaration constitutionnelle" laissera dans les faits le pouvoir à l'armée, qui contrôle en outre de vastes pans de l'économie égyptienne.

Le parlement désormais dissout n'est pas parvenu à s'entendre sur la formation de la commission chargée de rédiger la future Constitution. Les libéraux contestent en justice une présence jugée excessive des islamistes dans cette instance.

Aux termes du décret de l'armée, la rédaction de la future Constitution pourrait être confiée à une commission formée par le CSFA si la justice invalide l'instance formée par le parlement, comme cela a déjà été le cas une première fois.

La future Constitution devra être approuvée par référendum puis de nouvelles élections législatives seront organisées.La "déclaration constitutionnelle" évoque un calendrier d'environ cinq mois pour achever la "transition vers la démocratie".

"LE DEVOIR DE NOUS Y OPPOSER"

Ce texte laisse en outre à l'état-major "le contrôle intégral des affaires internes à l'armée, notamment les nominations et les destitutions du personnel militaire, et du budget de la Défense".

L'initiative de l'armée a été vivement dénoncée par les révolutionnaires de janvier-février 2011 et les islamistes.

"Grave revers pour la démocratie et la révolution", a ainsi écrit sur Twitter Mohamed ElBaradeï. "Le CSFA conserve le pouvoir législatif, prive le président de toute autorité sur l'armée et solidifie son contrôle", ajoute l'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique.

Islamiste battu au premier tour de la présidentielle, Abdel Moneim Aboul Fotouh a lui aussi réagi sur Twitter: "La 'déclaration anticonstitutionnelle' est la continuation d'un coup d'Etat militaire pur et simple. Nous avons le devoir de nous y opposer."

Sur Facebook, réseau social largement utilisé par les jeunes révolutionnaires pour mobiliser les foules contre Hosni Moubarak début 2011, une page consacrée à la critique de ce décret de l'armée portait ce commentaire: "Cela signifie que le président est élu mais qu'il n'a aucun pouvoir."
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Re: egypte

Message  ivo le Mar 19 Juin - 19:35

Égypte : l'armée s'accroche au pouvoir, Tahrir se réveille
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Alors que les résultats officiels de la présidentielle ne sont pas encore connus, l'armée s'est arrogée de nouveaux pouvoirs. Militants pro-démocratie et Frères musulmans appellent à manifester ce soir contre ce qu'ils appellent le "coup d'État constitutionnel" des militaires.

Foule, drapeaux, colère : Tahrir se réveille. Le récit de Claude Guibal


Hier à Tahrir. Dans l'attente des résultats définitifs de la présidentielle, la place se remplit un peu plus chaque jour © Maxppp Virginie Nguyen Hoang/Wostok Press

Sur la place Tahrir en fin d'après-midi, plusieurs centaines de personnes, brandissant des drapeaux égyptiens et d'autres, verts, barrés de sabres croisés, symbole de la confrérie des Frères musulmans. Même foule qu'au temps de la révolution, réunissant activistes pro-démocratie et islamistes dans une même voix : "Morsi, Président", "À bas le pouvoir militaire", "Rendez-nous le parlement".

"Les Frères musulmans et l'armée se préparent à la bataille du Parlement"

L'Égypte est depuis ce week-end dans une absurde situation, les deux candidats à la présidentielle ayant revendiqué la victoire chacun à leur tour : Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans dès hier matin, puis Ahmad Chafiq, ex-Premier ministre de Moubarak cet après-midi. Mais cette querelle pourrait n'être que symbolique, tant l'armée a dépouillé le futur chef de l'État de ses prérogatives. Celui-ci ne pourra en effet prendre aucune décision sans en passer par les militaires qui ont repris le pouvoir législatif après la dissolution de l'Assemblée samedi dernier.

Les Frères musulmans qui détenaient avec les salafistes les trois-quart du Parlement n'entendent pas se laisser faire. Deux députés ont même tenté ce matin d'aller siéger, mais se sont heurtés aux barrières installées par l'armée devant le Capitole. "Les Frères et l'armée se préparent à la bataille du Parlement", titre le quotidien libéral égyptien al-Wafd. C'est aussi là, tout près de la place Tahrir, que les manifestants entendent converger ce soir.
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 20 Juin - 8:50

L'ancien dictateur égyptien Hosni Moubarak entre la vie et la mort
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Il avait juré un jour qu'il assumerait ses responsabilités "jusqu'à son dernier souffle". L'Histoire lui a donné tort. Ebranlé par la révolte de la place Tahrir, au Caire, le raïs avait dû fuir le 11 février 2011. Il est emporté, à 84 ans, par une attaque cérébrale et un nouvel infarctus, deux semaines après avoir été condamné à la prison à vie pour la répression sanglante de la révolte de son peuple.


Lorsque Hosni Moubarak, homme sans grand charisme, succède en 1981 au président Anouar al-Sadate — assassiné par des islamistes, rares étaient ceux qui osaient parier sur sa longévité à la tête de l'Egypte. Il restera au pouvoir... près de trois décennies.

Né le 4 mai 1928 dans une famille de la petite bourgeoisie du delta du Nil, Hosni Moubarak fait ses preuves à l'armée. Diplômé de l'académie militaire en 1949, il fait carrière dans l'aviation alors que l'Egypte entre dans la révolution nassérienne.
Lors de la guerre du Kippour d'octobre 1973 contre Israël, il acquiert la stature d'un héros en menant l'offensive aérienne égyptienne. Il devient commandant en chef des forces aériennes puis vice-président en avril 1975.

Dérive autoritaire

À la tête du plus peuplé des pays arabes, il érige dès 1981 la stabilité de son régime en dogme. Pendant près de 30 ans, il s'appuiera sur un redoutable appareil policier et un système politique dominé par un parti à sa dévotion.
Pragmatique, il a maintenu contre vents et marées l'ancrage de son pays dans le camp pro-américain et préservé les accords de paix avec Israël, signés en 1979, qui avaient coûté la vie à son prédécesseur.

Au cours de sa longue carrière, il a échappé à au moins six tentatives d'attentat, et n'a jamais levé l'Etat d'urgence mis en place depuis son accession au pouvoir.

Chômage, pauvreté, corruption

Au fil des années, les apparitions du "Sphinx" (il était surnommé ainsi pour son immobilisme) se font de plus en plus rares et sont soigneusement mises en scène. Garant de la stabilité d'un régime converti au libéralisme, menacé par l'islamisme, il refuse d'ouvrir le système, opposant régulièrement le spectre d'une déstabilisation catastrophique du pays et de la région.

C'est finalement la Révolution du jasmin qui aura raison de sa dictature. Après 18 jours de manifestations non-stop de la jeunesse égyptienne sur la place Tahrir pour dénoncer les maux de son règne (chômage, pauvreté, corruption, omniprésence policière), Moubarak est évincé du pouvoir le 11 février 2011.

Prison à vie

Rattrapé par la justice, Hosni Moubarak est jugé à partir d'août 2011 pour la répression sanglante des manifestations — plus de 850 morts. Le procureur requiert la peine de mort par pendaison contre l'ancien dictateur, jugé sur une civière en raison de la dégradation de son état de santé.
Le 2 juin 2012, Hosni Moubarak est condamné à la prison à vie.
Le jour même, sa santé se dégrade de nouveau.
Il est déclaré cliniquement mort, ce mardi soir, après son transfert à l'hôpital à la suite d'une attaque cérébrale et de plusieurs infarctus. Avant que des informations contradictoires ne le laissent dans le coma...

Retour sur les grandes étapes de la dictature Moubarak, avec Jacques Plana

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Re: egypte

Message  ivo le Mer 20 Juin - 9:52

En Egypte, les militaires veulent imposer un nouveau calendrier de transition
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/06/19/egypte-l-armee-veut-imposer-un-nouveau-calendrier-de-transition_1721029_3212.html


Egypte: manifestation au Caire contre l'armée, accusée de s'accrocher au pouvoir
http://www.liberation.fr/depeches/2012/06/19/egypte-manifestation-au-caire-contre-l-armee-accusee-de-s-accrocher-au-pouvoir_827578
Des milliers d'Egyptiens manifestaient mardi au Caire pour dénoncer le "coup constitutionnel" des militaires au pouvoir, qui viennent de s'octroyer de vastes prérogatives leur permettant de rester aux commandes quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle.

Les deux protagonistes du vote qui s'est achevé dimanche, le Frère musulman Mohammed Morsi et l'ancien Premier ministre de Hosni Moubarak Ahmad Chafiq, assurent chacun avoir gagné, en attendant les résultats officiels jeudi.

Les appels à manifester ont été lancés par des organisations de jeunes militants pro-démocratie rejoints par les Frères musulmans, première force politique d'Egypte et rivaux historiques des militaires qui dominent le système depuis la chute de la monarchie en 1952.

Le rassemblement se tenait sur la célèbre place Tahrir dans le centre de la capitale, et des cortèges devaient se diriger vers le siège de la chambre des députés, toute proche, qui vient d'être dissoute.

"A bas le pouvoir militaire" ou "la légitimité appartient au peuple", scandaient en fin d'après-midi des centaines de manifestants, parmi lesquels de nombreux islamistes, progressivement rejoints par de nombreuses autres personnes. Les manifestations au Caire battent actuellement leur plein en soirée, en raison des fortes chaleurs de la journée.

L'armée veut tout contrôler

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis le départ en février 2011 de Hosni Moubarak, a confirmé lundi sa volonté de remettre l'exécutif au futur président avant la fin juin.

Mais le prochain chef de l'Etat se trouvera en pratique dans l'incapacité de faire passer la moindre loi sans l'assentiment des militaires, qui ont décidé de récupérer à leur compte le pouvoir législatif à la suite de la dissolution de l'Assemblée du peuple, dominée par les islamistes.


Cette dissolution a été prononcée samedi par l'armée sur la base d'une décision de justice invalidant le mode de scrutin des législatives tenues de novembre à janvier derniers, et une nouvelle assemblée ne devrait pas être élue avant la fin de l'année.

Les Frères musulmans et d'autres mouvements y voient un "coup d'Etat constitutionnel" au profit des généraux du CSFA, transformant dans les faits la présidence en coquille vide.

L'armée se réserve aussi le droit d'intervenir dans le processus de rédaction de la future Constitution et gardera la haute main sur le système répressif grâce aux renseignements et à la police militaires, autorisés à arrêter des civils.

Le résultat de la présidentielle incertain

Elle se réserve également toutes les questions la concernant directement, dont le droit de nomination ou révocation au sein de sa haute hiérarchie, se mettant ainsi à l'abri de tout changement que pourrait souhaiter le prochain président.

Ces nouvelles dispositions sont contenues dans une "Déclaration constitutionnelle complémentaire" publiée dimanche par le CSFA, au moment où les urnes fermaient pour le second tour de la présidentielle.

M. Morsi a revendiqué dès lundi la victoire à la présidentielle sur la base de résultats provisoires qui lui donneraient 52% des voix. Sa campagne a répété mardi qu'il avait réalisé ce score après un décompte de l'intégralité des bulletins.

Mais le camp opposé a vivement protesté contre cette annonce, assurant que M. Chafiq, général à la retraite et dernier chef de gouvernement de M. Moubarak, était en tête.

"Nous sommes certains que le prochain président de l'Egypte est le général Ahmed Chafiq", a dit Ahmed Sarhane, l'un de ses porte-parole. Son camp assure que l'ancien Premier ministre a récolté 51,5% des suffrages.

Les tensions politiques ont fait chuter la Bourse du Caire de 4,2% mardi.

La France a appelé mardi à un transfert "rapide et ordonné" du pouvoir des militaires égyptiens aux "autorités civiles élues démocratiquement".

La veille, Washington s'était dit "profondément inquiet" des prérogatives que s'est attribuées la junte militaire égyptienne, et réclamé le transfert de "l'intégralité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu".

Pour Amnesty International, la décision de l'armée de s'attribuer de larges pouvoirs, avant l'annonce des résultats de la présidentielle, "ouvre la voie à davantage de violations des droits de l'Homme".


Bras de fer dangereux entre l'armée égyptienne et les islamistes
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202126745093-bras-de-fer-dangereux-entre-l-armee-egyptienne-et-les-islamistes-335574.php

Des supporters du candidat des Frères musulmans à la présidentielle manifestent sur la place Tahrir au Caire contre la junte militaire. - patrick baz/AFP

C'est dans une ambiance tendue qu'une foule de dizaines de milliers d'Egyptiens s'est rassemblée hier place Tahrir, au Caire, haut lieu d'une phase du printemps arabe qui avait abouti au renversement d'Hosni Moubarak en février 2011. Des cortèges ont essayé de se diriger vers le Parlement tout proche, dominé par les islamistes mais dissous samedi par la junte militaire. Des mouvements de jeunes à l'origine de la révolte de l'an dernier ainsi que des organisations islamistes, dont les Frères musulmans, entendaient protester contre le « coup d'Etat constitutionnel » des militaires. La junte s'est efforcée lundi de désamorcer les critiques en affirmant qu'elle respecterait le calendrier de la transition politique, avec l'installation d'un président civil le 1 er juillet, mais elle a fait de ce dernier, par un décret ce week-end, une « coquille vide », presque sans pouvoir, et elle garde la main sur la rédaction de la nouvelle Constitution.

Avertissement des Etats-Unis

Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, affirme avoir remporté l'élection présidentielle de dimanche, tout comme son adversaire, l'homme de la junte, Ahmed Chafiq. Des syndicats d'agriculteurs, enseignants, médecins et ingénieurs ont aussi demandé l'abrogation du décret renforçant les pouvoirs de l'armée, assimilé à un rétablissement de l'Etat d'urgence instauré en 1981 et annulé il y a deux mois. Les Etats-Unis ont averti la junte, hier, que faute de transition véritable vers un régime civil comme prévu, l'ensemble des relations entre Washington et le Caire serait « revu ». Washington accorde 1 milliard de dollars par an d'aide militaire à l'Egypte, son principal allié au Proche-Orient. Paris s'est dit préoccupé.
Cette tension s'est répercutée sur les marchés financiers égyptiens. La Bourse du Caire, après avoir perdu 3,5 % lundi, a encore décroché de 4,2 % hier. La livre égyptienne s'est affaiblie. La baisse de la monnaie égyptienne a des conséquences sociales immédiates puisque la majorité des produits alimentaires sont importés. Dans un pays de 82 millions d'habitants délaissé par les investisseurs et les touristes, la croissance économique devrait ne pas dépasser 1,5 % cette année, selon le FMI.
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Re: egypte

Message  niouze le Lun 25 Juin - 19:46

Victoire des Frères musulmans en Egypte : l’heure des islamistes
Pierre Haski | Cofondateur Rue89





C’est historique : la victoire de Mohamed Morsi, le candidat des Frères musulmans à la présidentielle égyptienne, porte à la tête du plus grand pays arabe le représentant d’un parti fondé en 1928, et qui a longtemps été clandestin et réprimé.

C’est aussi un signe de plus que ce sont les partis islamistes qui sont en position, aujourd’hui, de récolter les fruits des révolutions démocratiques qui ont débuté fin 2010 en Tunisie ; des révolutions que les islamistes n’ont pas initiées, et qu’ils ont d’abord hésité à soutenir.

Au cours des derniers mois, des partis islamistes dits modérés, ont remporté les élections en Tunisie et au Maroc, et, en attendant les premières élections post-Kadhafi en Libye le mois prochain, des islamistes participent activement au gouvernement de Tripoli.

Comment expliquer ce retournement de situation ? Les révolutions ont-elles été « confisquées », selon une formule célèbre ? Que feront les islamistes de leur succès ? Et quelles en sont les conséquences internationales ? Toutes ces questions se posent dans la nouvelle phase du grand chamboulement enclenché par les événements tunisiens, et qui n’est pas prêt de s’arrêter.
Le succès des Frères musulmans

La victoire de Mohamed Morsi est véritablement historique. D’abord parce que dans ce deuxième tour qui l’opposait au « candidat de l’armée », le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Chafik, il n’était pas dit que le candidat de « l’ordre » ne l’emporterait pas.

Hassan el-Banna (HassanAlBanna.org via Wikimedia Commons)

Ensuite parce que c’est une page qui s’écrit dans l’histoire du mouvement. Les Frères musulmans ont été fondés dès 1928 par Hassan el-Banna, afin d’organiser une renaissance islamiste face à l’influence dominante occidentale. Ce mouvement est une référence dans tout le monde arabo-musulman, et a engendré des excroissances comme le Hamas palestinien qui contrôle la bande de Gaza.

Sous la houlette de Hassan el-Banna (au passage le grand-père de l’intellectuel islamiste suisse Tariq Ramadan), les Frères musulmans évoluent vite de mouvement spirituel à une force politique. Le mouvement sera dissout une première fois en 1948, et son fondateur assassiné l’année suivante sur ordre du roi Farouk.

Depuis, le mouvement des Frères musulmans navigue entre interdit et tolérance, entre opposition frontale et discrète, voire flirt avec le pouvoir, selon les périodes politiques, de Nasser à Sadate puis à Moubarak. Le vainqueur du scrutin, Mohamed Morsi, a lui-même eu de nombreux contacts avec les dirigeants de l’appareil de sécurité au cours des années qui ont précédé le renversement de Moubarak.

Le mouvement devient aussi une nébuleuse de clans et de tendances, pas toujours à l’unisson, comme l’a montré la présence d’un Frère dissident plus libéral au scrutin présidentiel égyptien, Abdel Moneim Aboul Fotouh.

Sur la place Tahrir du Caire, en 2011, les islamistes sont passés de présence discrète à force majeure, montant en puissance pendant les journées révolutionnaires de janvier et février, puis dans les mois suivants. Les Frères musulmans, rebaptisés Parti de la justice et de la liberté, en récoltent les fruits aux élections législatives de janvier dernier, dont ils sortent vainqueurs avec près de la moitié des sièges.

Cette victoire de Mohamed Morsi, un ingénieur terne de 60 ans, ne doit toutefois pas cacher qu’entre janvier et le premier tour de la présidentielle, les Frères musulmans ont perdu la moitié de leurs suffrages, et n’ont dû leur succès qu’au rejet encore plus grand du candidat de l’armée au sein d’une partie de la population et au ralliement des autres candidats anti-armée. Vainqueur, donc, mais loin d’être hégémonique.
Le temps des islamistes

La Tunisie, précurseur en révolution, avait aussi précédé l’Egypte dans le fait de donner le pouvoir à l’ancienne opposition islamiste. Pas le pouvoir absolu, puisque les trois pôles du pouvoir tunisien sont partagés entre islamistes et non-islamistes, même si le Premier ministre, qui dispose du pouvoir exécutif, est issu des rangs d’Ennahda, le parti islamiste.

Ennahda, le « Mouvement de la renaissance », fondé en 1981 puis interdit, pourchassé, avec un leadership exilé, a été très peu présent dans les événements qui ont conduit au départ du président Ben Ali, le 14 janvier 2011.

Ça ne l’a pas empêché de s’imposer progressivement, à la fois comme la force politique la mieux organisée, la plus riche (merci le Qatar), et légitimée par l’histoire de ses « martyrs » torturés dans les geôles de la dictature.

Labellisés islamistes modérés, et d’ailleurs soumis à la surenchère radicale des salafistes, comme en Egypte, les dirigeants d’Ennahda ont su rassurer et rassembler, aux dépens des acteurs principaux de la révolution de janvier.

En Egypte comme en Tunisie, la dispersion du camp démocratique et « moderniste » a grandement fait le jeu des islamistes. Tirant les leçons de leur échec, ces partis tentent péniblement de se regrouper en Tunisie comme en Egypte, c’est-à-dire en grande partie de surmonter les querelles d’égos qui les ont empêchés de se rassembler autour d’une candidature unique.

La lame de fond touche également un pays comme le Maroc, qui n’a pas connu de changement de régime mais quelques reformes politiques initiées par le pouvoir du roi Mohammed VI. Et c’est en toute connaissance de cause que ce dernier a permis la formation d’un gouvernement par les vainqueurs des législatives, les « islamistes du palais » du Parti de la justice et du développement conduits par Abdelilah Benkirane, nommé Premier ministre.
Après la vague verte ?

Tunisie, Maroc, Egypte, sans doute demain Libye et dans d’autres pays. Il y a une avancée cohérente et presque logique dans l’émergence de ce courant politique conservateur, auréolé de sa résistance passée aux anciens despotes, mieux structuré que les démocrates et « modernistes » incapables de se regrouper après la chute des dictatures.

De fait, cela fait plusieurs années que ces islamistes, au-delà de la référence obligée à l’AKP turc au pouvoir à Ankara, dépoussièrent leur image et recherchent une certaine respectabilité.

Les Frères musulmans égyptiens, par exemple, ont entamé depuis plusieurs années un dialogue discret mais connu avec les Etats-Unis, qui n’était pas nécessairement du goût du pouvoir de Moubarak.

Désormais au pouvoir, ils sont obligés de concilier avec d’autres forces, politiques ou militaires, et ne sont pas en mesure de dicter leur loi.

Deux questions se posent néanmoins :

les pessimistes voient un scénario à l’iranienne, où une révolution pluraliste est progressivement confisquée par les mollahs et se transforme en dictature implacable. Ce scénario est dans beaucoup d’esprits, mais n’a guère de réalité à ce stade. Les forces démocratiques, la société civile dynamique issue des révolutions de 2011 reste vigilante, mais sans être totalement rassurée ;

les conséquences géopolitiques de cette onde de choc sont importantes. La victoire des Frères musulmans en Egypte, par exemple, est vécue comme un cauchemar en Israël, qui redoute de voir son plus grand voisin redevenir ouvertement hostile. A l’opposé, le Hamas, à Gaza, issu des Frères musulmans, a célébré cette victoire comme la sienne. Le rôle des Etats-Unis reste central, et Washington se veut de ce point de vue légitimiste et rassurant, saluant la victoire de Mohamed Morsi et se déclarant prêt à travailler avec lui.

Ces victoires islamistes ne signifient pas la fin des révolutions ouvertes en 2011, ni même la fin du pluralisme brouillon né de la fin des dictatures. Comme toutes les révolutions de l’Histoire (souvenons-nous de la française...), celles des pays arabes n’échappent pas aux flux et aux reflux, aux avancées chaotiques qui tranchent avec la stabilité apparente des dictatures abattues.

Les nouveaux pouvoirs se retrouvent avec l’immense défi de se transformer, de forces rodées dans la clandestinité et l’opposition, en forces de gouvernement et de gestion, face à l’attente considérable de citoyens passablement échaudés par les turbulences des derniers mois.

L’attitude la plus cohérente pour les voisins du monde arabe, à commencer par l’Europe, est de soutenir et d’encourager les processus démocratiques en cours – tant qu’ils restent démocratiques.
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Re: egypte

Message  ivo le Ven 12 Oct - 10:49

Egypte: le procureur général, renvoyé par Morsi, refuse de démissionner
De Mona Salem (AFP) – il y a 1 heure
LE CAIRE — Le procureur général égyptien a refusé jeudi de démissionner après que le président Mohamed Morsi l'eut démis de ses fonctions pour calmer la colère du peuple égyptien au lendemain de l'acquittement de figures du régime déchu de Hosni Moubarak.
"Je reste à mon poste", a dit Abdel Meguid Mahmoud à la presse, quelques heures après avoir été démis de ses fonctions, ajoutant que, "selon la loi, un membre du corps judiciaire ne peut pas être démis par le pouvoir exécutif".
Le chef de l'Etat, issu de la confrérie des Frères musulmans, a décidé de nommer M. Mahmoud ambassadeur d'Egypte au Vatican et a chargé l'un de ses adjoints d'assumer les fonctions de procureur général, selon la télévision égyptienne.
Le président Mohamed Morsi a nommé M. Mahmoud à un poste à l'étranger parce que la loi égyptienne ne permet pas de destituer le procureur général, a-t-on indiqué de sources judiciaires.
M. Mahmoud occupait le poste de procureur depuis sept ans.
Ce renvoi est intervenu au lendemain de l'acquittement de figures du régime déchu de Hosni Moubarak, soupçonnées d'implication dans la mort de manifestants pendant la révolte qui a provoqué sa chute.
M. Mahmoud est accusé par plusieurs militants de la révolte de 2011 de continuer de soutenir le régime déchu et d'avoir été à l'origine de l'insuffisance des preuves présentées par le parquet dans les procès de responsables accusés d'implication dans la mort de manifestants.

Mercredi, 24 figures de l'ère Moubarak, accusées d'avoir envoyé des hommes de main, à dos de chameau et à cheval, attaquer les manifestants réunis place Tahrir au Caire le 2 février 2011, en plein soulèvement, ont été acquittées par la cour pénale.
Cette attaque, survenue lors d'une des journées les plus violentes de la révolution égyptienne, et qui a fait vingt morts, est considérée comme un évènement charnière qui a poussé encore plus de gens à rejoindre les rassemblements anti-régime.
La cour pénale du Caire a jugé "insuffisantes" les preuves contre les 24 accusés parmi lesquels deux piliers du régime déchu, Fathi Sorour et Safwat el-Chérif, de même que l'ancienne ministre de la Main-d'oeuvre Aïcha Abdel Hadi et l'homme d'affaires Mohammed Aboul Einen.
Jeudi soir, des centaines d'Egyptiens ont manifesté au Caire contre cet acquittement, accusant les juges de "complicité" avec les responsables de l'ex-régime Moubarak. "Le peuple veut purifier la justice", criaient-ils.
Les Frères musulmans, la principale force politique du pays, ont appelé à manifester vendredi au Caire pour réclamer que les responsables de la mort de manifestants pendant la révolte soient rejugés.
De nombreux groupes et partis politiques ont également appelé à manifester vendredi contre l'Assemblée Constituante égyptienne à dominante islamiste et chargée de la rédaction de la nouvelle Constitution.
Des activistes laïcs veulent la mise en place d'une institution plus représentative et que justice soit rendue aux manifestants tués et torturés l'année dernière.

Le soulèvement de janvier-février 2011 a fait en 18 jours près de 850 morts et plus de 6.000 blessés, selon des chiffres officiels.
Hosni Moubarak et son ministre de l'Intérieur Habib al-Adly ont été condamnés à la prison à vie pour leur rôle dans la mort de manifestants pendant la révolte, mais six hauts responsables de la sécurité jugés en même temps qu'eux ont été acquittés.
De nombreux policiers accusés de meurtre de manifestants ont eux aussi été acquittés, faisant craindre une impunité généralisée pour la police.
M. Mahmoud avait déjà été critiqué pour plusieurs acquittements prononcés à l'égard de responsables dans des cas de corruption et de torture.

torturez, massacrez ... vous serez acquittés ...
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 13 Oct - 9:43

Au Caire, des violences font une centaine de blessés
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Des heurts ont opposé vendredi au Caire partisans et adversaires du président égyptien Mohamed Morsi. Ils manifestaient séparément place Tahrir, sur fond de bras de fer entre l'exécutif et la justice. Il y aurait au moins 110 blessés.


Des heurts entre partisans et opposants au président Morsi font au moins 50 blessés au Caire. © Reuters Mohamed Abd El Ghany

Ils manifestaient séparément. Des partisans et des adversaires du président égyptien Mohamed Morsi se sont affrontés place Tahrir au Caire. Ils se sont jeté des pierres, faisant au moins 50 blessés, selon le ministère de la Santé. Des coups de feu ont été tirés. Ce sont les premières violences de cette ampleur depuis l'élection du président Morsi en juin dernier.

Bras de fer entre l'exécutif et la justice

L'origine des violences résulte d'un bras de fer entre le pouvoir exécutif et judiciaire.

A l'appel des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, des centaines de personnes ont manifesté contre l'acquittement mercredi de 24 figures de l'ancien régime. Ces caciques du régime Moubarak étaient accusés d'avoir envoyé des hommes de main pour attaquer les manifestants place Tahrir pendant la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak, début 2011.

Le président Morsi, en déplacement à Alexandrie vendredi, a annoncé que les hauts responsables de l'ancien régime seraient jugés malgré le verdict prononcé mercredi.

Une cinquantaine de blessés

Dans le même temps, une autre manifestation avait été convoquée par des militants laïques pour réclamer la formation d'une nouvelle commission constituante plus représentative, alors que la Haute cour administrative doit se prononcer mardi sur la légalité de la commission actuelle dominée par les islamistes.

Les heurts ont commencé quand des partisans des Frères Musulmans ont détruit le podium d'un groupe qui scandait des slogans anti-Morsi. Les deux camps se sont ensuite battus, se sont lancé des pierres et des cocktails molotov. Il y aurait au moins 110 blessés.

Les violences ont eu lieu à plusieurs endroits de l'emblématique place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011.
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Re: egypte

Message  ivo le Ven 23 Nov - 18:03

Egypte : partisans et opposants du président s'affrontent à distance
http://www.franceinfo.fr/monde/egypte-partisans-et-opposants-du-president-s-affrontent-a-distance-811281-2012-11-23

Egypte : le décret qui divise le pays
fr info
Le journal égyptien indépendant Al-Masry Al-Youm a titré aujourd'hui "Morsi, dictateur, temporaire". C'est le sentiment d'une partie du peuple égyptien, après un décret renforçant ses pouvoirs. L'ONU s' est déclarée inquiète sur ce décret et son implication sur la question des droits de l'homme. Une manifestation a lieu en ce moment partout en Égypte. De nombreux incidents ont lieu.

La population est une nouvelle fois descendue dans la rue. Il y a les opposants au président Mohamed Morsi qui dénoncent sa nouvelle main-mise sur le pays. Hier, il a annoncé par décret qu'il allait renforcer ses pouvoirs, et qu'il pourrait, si besoin, prendre des mesures exceptionnelles pour "protéger la révolution" ce sont ses termes.

En face des opposants, les partisans du chef d'Etat, venus défendre ses décisions. Des manifestations dans les grandes villes d'Égypte, au Caire, mais aussi à Port Saïd, Alexandrie et Suez avec des incidents, une quinzaine de personnes a déjà été blessée.

En direct du Caire, Vanessa Descouraux. Le point sur la manifestation place Tahrir qui vire à l'affrontement.

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Re: egypte

Message  ivo le Sam 24 Nov - 13:52

Egypte : les forces anti-émeutes interviennent place Tahrir
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Alors que des opposants à Mohamed Morsi, le chef de l'Etat islamiste observent depuis vendredi soir un sit-in sur la place symbole de la révolution arabe, les forces de l'ordre sont intervenues ce samedi matin.


Scènes de violence ce vendredi soir place Tahrir © Reuters Mohamed Abd El Ghany

En fin de matinée ce samedi, de petits groupes de manifestants sont revenus sur la place après avoir fui les gaz lacrymogènes. Le trafic est quasiment interrompu sur ce grand carrefour du centre-ville.

Commentaire d'un manifestant qui rappelle la révolte populaire qui a renversé Hosni Moubarak en février 2011 :

"L'Egypte entre dans une nouvelle révolution car notre intention n'était pas de remplacer un dictateur par un autre"

Les protestataires ne veulent pas abandonner la place Tahrir, récit de Vanessa Descouraux

Le Courant populaire, dirigé par le nationaliste de gauche Hamdeen Sabbahi, troisième de la présidentielle de juin, avait annoncé ce vendredi soir "toutes les forces révolutionnaires" avaient décidé d'entamer un sit-in sur la place Tahrir. Il avait aussi annoncé une manifestation de masse mardi pour obtenir que Mohamed Morsi revienne sur un décret promulgué jeudi et qui renforce ses pouvoirs.
commentaire
Encore une fois, on a volé au peuple leur révolution.....et encore une fois la preuve que l'islam est un danger pour les démocraties. Restons attentifs à ce qui pourrait arriver en France avec l'Islamisation à outrance...
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Re: egypte

Message  ivo le Mar 27 Nov - 9:51

Mohamed Morsi face à la colère des juges
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En Egypte, Mohamed Morsi a réaffirmé que ses pouvoirs n'étaient que provisoires, en l'occurrence jusqu'à l'élection d'un nouveau parlement. Cette déclaration n'a pas apaisé les contestataires, qui continuent d'occuper la célèbre place Tahrir au Caire. Des affrontements ont eu lieu dans plusieurs villes de province entre Pro et anti-Frères musulmans.

De leurs côtés les juges ont lancé un appel à la grève. La justice est la première visée par un décret de Mohamed Morsi, qui réduit leur indépendance puisque le pouvoir judiciaire passe entre ses mains. Visiblement surpris par l'ampleur et la radicalité de la contestation, Mohammed Morsi tente de se justifier et appelle au dialogue. S'il cherche l'apaisement ce n'est pas le cas de tout le monde. Une cour a annoncé qu'elle allait examiner la validité de ce décret.
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 28 Nov - 11:03

Forte mobilisation des Égyptiens contre le président Morsi
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Des dizaines de milliers d'Égyptiens se sont rassemblés mardi place Tahrir au Caire. Une manifestation pour protester contre la décision du président Mohamed Morsi de s'octroyer des pouvoirs exceptionnels. Des heurts ont éclaté entre manifestants et policiers. En province, il y a eu de graves incidents.


Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées en Égypte pour dénoncer "un nouveau pharaon" © Reuters Asmaa Waguih

Forte mobilisation place Tahrir au Caire, la correspondance de Vanessa Descouraux

Les opposants à Mohamed Morsi dénoncent "un nouveau pharaon" scandant "dégage" sur la place Tahrir, reprenant ainsi le slogan emblématique de la révolte populaire qui avait chassé le président Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011.

Mardi, les dizaines de milliers d'Égyptiens ont cette fois-ci protesté contre la décision de Mohamed Morsi de renforcer provisoirement ses pouvoirs pour – dit-il – engager des réformes. Inadmissible pour les manifestants qui dénoncent également le puissant mouvement des Frères musulmans dont est issu le président. L'un des manifestants expliquait :

"Nous ne voulons pas d'un nouveau dictateur. Le régime de Moubarak était dictatorial. Nous avons fait la révolution pour avoir la justice et la liberté."

Ce nouveau rassemblement au Caire a donné lieu a des heurts entre manifestants et force de l'ordres qui ont répondu aux jets de pierres par des tirs de gaz lacrymogène. Un militant de l'Alliance populaire est mort étouffé selon le petit parti de gauche. Trois personnes sont mortesdepuis le début de la mobilisation.

Par ailleurs, d'autres manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes égyptiennes. Là aussi, des affrontements ont opposé des sympathisants et des opposants au président égyptien.À El-Mahalla El-Koubra, dans le delta du Nil, 300 personnes ont été blessées, une centaine par balles, selon notre correspondante en Egypte. A Alexandrie, les Frères Musulmans ont fait évacuer leur locaux avant l'arrivée des manifestants.
A Mansoura, le QG du parti des Frères a été incendié.

Lundi, le chef de l'État a tenté de rassurer la population en rappelant le caractère temporaire du décret qui sera abrogé une fois la nouvelle constitution adoptée et le nouveau parlement élu, ce qui ne devrait pas arriver avant le milieu de 2013.

Bilan des incidents lors des manifestations en Egypte contre le président Morsi
Vanessa Descouraux


Au coeur de la manifestation place Tahrir © Radio France Vanessa Descouraux
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 29 Nov - 20:12

Egypte
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C'est une étape importante aujourd'hui en Egypte. Après la chute d'Hosni Moubarak en février 2011, la constitution a été supprimée. Un nouveau texte fondateur se prépare aujourd'hui.
Au Caire, une commission constituante, vote article par article et détermine ainsi ce qui sera gardé ou non dans la constitution.

Alors comment se déroule précisément cette opération ? Pour l'instant, est-ce que des articles importants ont été adoptés ?

Khaled Al Khamissi : "En Egypte, la révolution continue"
fr info
La situation est très tendue en Egypte. La constitution, très controversée, pourrait être adoptée dès aujourd'hui, malgré de nombreuses oppositions. Le romancier égyptien Khaled Al Khamissi reste pourtant optimiste.


Hier, j'étais un manifestant. Aujourd'hui, je construis l'Egypte". Les opposants n'ont pas l'intention de laisser l'armée confisquer leur révolution. © ©AFP PHOTO/PATRICK BAZ Radio France

En quelques heures, le calendrier s'est accéléré en Egypte. L'Assemblée constituante, tenue par les partis islamistes, essaie de faire adopter immédiatement la nouvelle constitution. Vanessa Descouraux, correspondante de France Info au Caire, souligne le danger de la situation, dans un pays divisé : les Frères musulmans prévoient de manifester samedi place Tahrir, là-même où des opposants, déterminés, continuent de se réunir.

Le romancier Khaled Al Khamissi vient de publier L'Arche de Noé (Actes Sud). Selon lui, ces nouveaux événements sont logiques : "c'est la révolution, dit-il. Les Frères musulmans ont perdu beaucoup de légitimité. Aujourd'hui, c'est clair, la population rejette les Frères musulmans et leur constitution. C'est le début d'une guerre politique entre les libéraux, les laïcs et les Frères". L'écrivain en est pourtant certain : "L'avenir de l'Egypte appartient à la jeunesse, pas aux Frères musulmans. 70% de la population a moins de 25 ans. Cette jeunesse tient a son rêve".

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Re: egypte

Message  ivo le Lun 10 Déc - 12:24

L'opposition égyptienne appelle à manifester mardi contre le référendum
>>>
http://www.franceinfo.fr/monde/l-opposition-egyptienne-appelle-a-manifester-mardi-contre-le-referendum-828151-2012-12-09


Egypte : Morsi donne "tous les pouvoirs d'arrestation" à l'armée
fr info
La président égyptien qui a retiré samedi le décret du 22 novembre qui augmentait ses pouvoirs, donne aujourd'hui à l'armée, toujours par décret, "tous les pouvoirs d'arrestation judiciaire" jusqu'à l'annonce du résultat du référendum sur la Constitution.

"Les forces armées appuient les services de police en complète coopération avec elles pour préserver la sécurité et protéger les installations vitales de l'Etat, pour une période temporaire jusqu'à l'annonce du résultat du référendum sur la Constitution" indique le décret publié ce lundi au journal officiel égyptien.

Un texte qui donne notamment le pouvoir à l'armée d'arrêter les civils: "Les officiers et sous-officiers des forces armées participant aux missions de préservation de la sécurité et de protection des installations vitales de l'Etat ont tous les pouvoirs d'arrestation judiciaire."

Ce nouveau décret est publié à la veille de manifestations organisées les unes par les islamistes pour soutenir le projet de référendum du 15 décembre, les autres par l'opposition de gauche et libérale pour s'y opposer.
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Message  poil de yak le Mar 25 Déc - 21:47

Le
projet de Constitution défendu par les islamistes au pouvoir en Égypte a
été approuvé par 63,8 % des votants, au terme d’un référendum qui s’est
déroulé en pleine crise politique, a annoncé mardi la commission
électorale. Le taux de participation a été de 32,9 %, a précisé Samir Aboul Maati, le président de la commission, lors d’une conférence de presse.
Une
fois la Constitution ratifiée, le Sénat dominé par les islamistes
récupèrera le pouvoir législatif jusqu’à l’élection d’une nouvelle
Assemblée (chambre des députés). L’ancienne, où les islamistes étaient
aussi majoritaires, avait été dissoute en juin. Des élections
législatives doivent se tenir dans les deux mois suivant l’adoption de
la Constitution. Le président Morsi a, dans ce contexte, signé lundi un
décret convoquant pour mercredi une réunion du Sénat, a rapporté
l’agence de presse égyptienne Mena. Pour les islamistes, l’adoption du
texte doterait le pays d’un cadre institutionnel stable après la
transition tumultueuse qui a suivi la chute de Hosni Moubarak en février
2011. L’opposition laïque, de gauche et libérale dénonce de son côté un
texte adopté par une commission dominée par les islamistes, qui ouvre
selon elle la voie à des interprétations rigoristes de l’islam et offre
peu de garanties pour certaines libertés.
Dimanche,
le Front du salut national (FSN), la principale coalition de
l’opposition, a vivement contesté les résultats préliminaires dus selon
lui "à la fraude et aux irrégularités" et promis de faire appel du
résultat. Ce référendum "n’est pas la fin du chemin", mais "n’est qu’une
bataille" dans le combat contre le pouvoir du président Morsi, affirmé
le FSN dans un communiqué. Le Prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradei,
chef de file du FSN, a admis que le texte va être adopté, dans un
entretien lundi avec la chaîne américaine PBS. "Le texte va passer. À
mon avis, ce sera vraiment un triste jour pour l’Égypte parce que ce
vote va institutionnaliser l’instabilité", a-t-il dit. La nouvelle
Constitution devra être considérée comme un texte "intérimaire" jusqu’à
la rédaction d’un nouveau projet sur la base d’un consensus, a-t-il
ajouté.
Dimanche,
la républicaine Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la commission des
Affaires étrangères de la Chambre des représentants, avait qualifié le
vote de "défaite pour le peuple égyptien". "Nous ne pouvons célébrer le
fait d’échanger un régime autoritaire contre une dictature islamiste",
avait-elle dit dans un communiqué. Selon des analystes, l’adoption de la
nouvelle loi fondamentale a peu de chances de conduire à un
redressement de l’économie du pays en proie à de graves difficultés
depuis la chute de Moubarak. Avec 83 millions d’habitants, l’Égypte est
le plus peuplé du monde arabe, mais aussi l’un des plus pauvres, avec 40
% de sa population vivant avec deux dollars ou moins par jour.

la constitution pourrie est en phase de passer
en egypte , resultats du référendum divulgué aujourdhui , presentement
les revolutionnaires bloquent six voies de circulation avec des gros
feux dans le caire au dessus du nil , ca risque de chauffer les jours
qui viennent , nous sommes pile en face
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poil de yak

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Re: egypte

Message  ivo le Ven 25 Jan - 9:25

Egypte : deux ans après la révolution
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Chute de Moubarak, élections, nouvelle constitution... L'Egypte a connu ces deux dernières années un chemin chaotique. Malgré la présence du nouveau Président, Mohamed Morsi, le pays cherche toujours sa voie.

Ce 25 janvier, l'Egypte fête un anniversaire, celui des deux ans de sa révolution. Pourtant, pour beaucoup d'Egyptiens, le coeur n'est pas à la fête. Une partie de ceux qui ont longuement lutté se demandent ce qu'est devenue la révolution égyptienne. Le pays a un nouveau Président, Mohamed Morsi, mais il n'est pas stabilisé pour autant.

Un pays toujours pas stabilisé

Le chef de file des Frères musulmans a obtenu 64 % des suffrages au profit de la nouvelle constitution mais les heurts sur la désormais célèbre Place Tahrir ne cessent pas pour autant. Le pays est divisé et aucun consensus n'est pour l'instant imaginable entre pro et anti-Morsi.

La campagne sur le référendum constitutionnel et les affrontements qui en ont découlé ont divisé jusque dans les familles et les plaies sont loin d'être cicatrisées. Pas d'apaisement dans le pays, d'autant que l'état des finances n'est pas au beau fixe.

La livre égyptienne s'écroule, le prix des produits s'envole

Et c'est sans doute économiquement que la situation est la plus critique. La Banque Centrale ne peut compter que sur trois mois de réserves. La livre égyptienne s'écroule et par conséquent, le prix des produits importés explose.

Egypte: état des lieux par Vanessa Descoureaux

Politiquement la crise est aussi sensible. Les opposants au régime en place, parlent de "frérisation de la société" pour dénoncer l'emprise des Frères musulmans sur tous les postes-clefs.

Quant aux libertés individuelles, les dernières tentatives du gouverment pour tenter de faire taire l'humoriste Bassem Youssef qui anime une émission critique à l'égard du pourvoir en place les vendredis soirs.

Plus largement, les condamnations pour insultes au Président ne cessent d'augmenter. Mais ils sont encore nombreux à ne pas vouloir baisser les bras et à ne pas vouloir céder la place au pouvoir actuel. Comme l'explique le romancier Khaled al Khamissi.

"Le futur est à nous pas à eux. Eux, ils vivent au 8ème siècle " l'écrivain égyptien Khaled Al Khamissi
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Re: egypte

Message  ivo le Ven 25 Jan - 20:56

Egypte : où est passé le millier d'opposants à Moubarak ?
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En Égypte, des milliers de personnes manifestent cet après-midi au Caire, mais aussi à Alexandrie, Suez ou encore Port Saïd. Deux ans après le début de la Révolution, les espoirs d'une partie de la jeunesse sont déçues. Et dans certaines familles, les mamans se demandent encore où leurs enfants ayant manifesté sont passés.

Egypte

Vanessa Descouraux a retrouvé ceux qui ont fait la révolution l'an dernier, et notamment les familles de ces jeunes qui ont disparu Ils étaient partis manifester et ne sont jamais rentrés. Ils seraient un millier dans ce cas.

Egypte : les manifestants s'attaquent à des bâtiments officiels
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Les esprits se sont échauffés en Egypte ce vendredi, à l'occasion du 2e anniversaire de la révolution. Les manifestations ont tourné à l'affrontement au Caire et à Alexandrie. Plusieurs bâtiments officiels ont été pris d'assaut. À Ismaïlia, les locaux des Frères musulmans ont même été incendiés.


Des manifestants s'affrontant à la police à Alexandrie © Reuters - Asmaa Waguih

Les affrontements entre policiers et manifestants avaient déjà débuté dans la nuit de jeudi à vendredi, aux abords de la place Tahrir, au Caire et devant le palais présidentiel à Héliopolis, dans la banlieue, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution de l'hiver 2011. Cocktails Molotov, pétards, contre les barrages de police qui barrent l'accès aux bâtiments officiels, les heurts se sont poursuivis. Les ambulances ne cessant de faire des va-et-vient, alors que l'air de Tahrir est saturé de gaz lacrymogène. Bilan de ces heurts au Caire et dans le reste du pays : au moins 91 civils et 42 membres des forces de l'ordre blessés, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

Elijah Zarwan @elijahzarwan

Burning tires to block 6 Oct Bridge pic.twitter.com/0e16Zpb9
2:00 PM - 25 janv. 13


>>> Lire aussi L'Egypte, deux ans après la révolution

Les manifestants s'en sont pris notamment à des bâtiments officiels. À Ismaïlia, un groupe de jeunes protestataires a mis à sac les locaux des Frères musulmans, avant d'y mettre le feu. D'autres ont attaqué le siège du gouvernorat, dans la ville et dans le Delta du Nil. Des bâtiments publics ont également été encerclés à Damiette et Kafr el-Sheikh.


Des manifestants lançant des projectiles contre les barrages dressés par les forces de l'ordre aux alentours de Tahrir © Reuters Arm Dalsh

À Alexandrie, la deuxième ville du pays, neuf personnes au moins ont été touchées par des tirs de fusils à plomb, selon des sources médicales. Des milliers de personnes ont enfin défilé à Port-Saïd et Suez, où des manifestants ont jeté des pierres sur le siège du gouvernorat local.

"Les gens veulent la fin du régime", dit un slogan

Les manifestants invoquent tous l'esprit et le souvenir de la révolution de l'hiver 2011 pour demander le départ du président Morsi. "Les gens veulent la fin du régime", lit-on sur des pancartes. Régime qu'ils accusent d'être autoritaire et socialement injuste.


Sentant la contestation monter, le président égyptien avait d'ailleurs anticipé, appelant dès jeudi la population à célébrer la révolution "d'une manière civilisée, pacifique, qui préserve notre nation, nos institutions, nos vies". Les Frères musulmans de leur côté ont préféré se tenir en retrait et ont décidé de fêter cet anniversaire en lançant une campagne caritative en faveur des plus démunis.

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Re: egypte

Message  ivo le Sam 26 Jan - 10:15

Egypte : huit morts à Suez, plus de 450 blessés ce vendredi
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L'Egypte célèbre ce vendredi les deux ans de la révolution. Plusieurs manifestations ont eu lieu, entraînant des affrontements entre la police et les manifestants. A Suez, huit personnes ont été tuées par balles. Une autre a été tuée à Ismaïlia. Les autorités annoncent plus de 400 blessés.


Affrontement entre policiers et manifestants à Alexandrie © Reuters - Asmaa Waguih

Ce vendredi, en une journée, neuf personnes ont été tuées et au moins 456 ont été blessés, selon le ministère égyptien de la Santé. L'Egypte célèbre dans le sang les deux ans de la révolution. Les manifestations ont tourné à l'affrontement au Caire, à Alexandrie et dans plusieurs villes égyptiennes.

Vendredi soir, à Suez, huit personnes, dont un policier, ont été tuées par armes à feu. Une autre personne a été tuée à Ismaïlia, dans le nord du pays. Les victimes ont été touchées par balle à la poitrine et au ventre. Le responsable de la sécurité publique de Suez a demandé le déploiement de troupes de l'armée égyptienne samedi matin.

Dans un communiqué, le président Morsi a affirmé avoir l'intention de "poursuivre les criminels et les livrer à la justice". Il a appelé les Egyptiens à manifester leur opinion de façon pacifique.

Cocktail molotov contre lacrymo

Selon notre correspondante en Egypte, Vanessa Descouraux, "le poumon de la révolution est asphyxié". La place Tahrir est "inondée de gazs lacrymogènes lancés par la police". Les autorités répondent aux jeunes qui sont épaulés par les "black bloc" (regroupement éphémère d'individus dans une manifestation qui utilisent souvent la violence).
Sur la place Tahrir, une énorme pancarte a été déployée à l'encontre du président Mohamed Morsi : "Dégage, dégage !".

"C'est pire que Moubarak"
pour une manifestante - Les précisions de Vanessa Descoureaux, sur la place Tahrir

Inès Bel Aïba @InesBelAiba

Des ambulances traversent la foule #Egypte #Tahrir http://twitpic.com/by6q0l
6:27 PM - 25 janv. 13


Dans le Nord de l'Egypte, à Ismaïlia, les manifestants ont mis le feu aux locaux des Frères musulmans. D'autres ont attaqué le siège du gouvernorat, dans la ville et dans le Delta du Nil. Des bâtiments publics ont également été encerclés à Damiette et Kafr el-Sheikh.

Dans la soirée, il y a également eu des affrontements devant les locaux de la télévision d'Etat. "Le cœur du Caire ne vibre plus au son des slogans, c'est le ballet des ambulances qui résonne", rapporte la correspondante de France Info.

A relire >>> Egypte : les manifestants s'attaquent à des bâtiments officiels

Contre les super pouvoirs du président

L'opposition dans la rue ce vendredi, est descendue avec le même mot d'ordre qu'il y a deux ans : "Pain, liberté, justice sociale". Depuis le mois de novembre, la situation est tendue entre l'opposition (mouvements de gauche et libéraux) et Mohamed Morsi. Le 22 novembre, le président a annoncé qu'il renforçait ses pouvoirs, en particulier face à la justice. Le texte a été adopté par referendum en décembre dernier.

Dans ce contexte, une autre annonce pourrait envenimer la situation. Samedi, le verdict du procès des responsables présumés de la mort de 74 personnes après un match de foot est attendu. Le match avait eu lieu à Port-Saïd, le 25 janvier 2011.
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