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egypte

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Re: egypte

Message  ivo le Mer 2 Fév - 17:18


En direct : nouvelles manifestations au Caire


17h15
Des cocktails Molotov jetés dans la cour du Musée du Caire

16h53
L'armée dément avoir tiré "le moindre coup de feu" place Tahrir. Seules "quelques grenades fumigènes" auraient été tirées près de l'ambassade des Etats-Unis, pour disperser la foule.

16h38
L'Agence France Presse estime à plusieurs centaines le nombre de blessés sur la place Tahrir. Les Etats-Unis appellent "toutes les parties à cesser la violence".

16h13
Les manifestants des deux camps ramassent des projectiles à terre et se les lancent mutuellement. Des manifestants pro Moubarak jettent des blocs de pierre sur leurs adversaires

16h12
Washington dénonce les "attaques" contre les médias étrangers en Egypte

16h09
Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, juge les attaques contre des manifestants pacifistes "inacceptables"

16h06
Des manifestants lancent des objets depuis les toits des immeubles situés aux abords de la place Tahrir

15h58
Mohamed ElBaradei réclame l'intervention de l'armée pour protéger les manifestants anti-gouvernementaux. Il s'attend à recevoir le soutien de l'armée

15h45
Un journaliste belge affirme avoir été molesté et tabassé, puis emmené dans une caserne militaire par des hommes en civil. Notre confrère affirme être gardé par deux hommes avec kalachnikovs et baïonnettes

15h35
Les manifestants pro-Moubarak chassent les journalistes de la place Tahrir à coups de pierres. Et les poursuivent jusqu'à leurs hôtels

15h20
L'armée égyptienne tire en l'air pour tenter de disperser les manifestants

15h19
Les heurts se poursuivent sur la place de la Liberté (Tahrir) : des dizaines de blessés. De grandes taches de sang maculent le sol.

15h18
L'Egypte refuse les appels des puissances étrangères à une transition immédiate du pouvoir

15h18
Les manifestants anti-gouvernementaux refusent de quitter la place Tahrir. L'armée appelle à l'aide de mégaphones les manifestants à stopper les affrontements

15h17
La figure de proue de l'opposition, Mohamed ElBaradeï, accuse le pouvoir de recourir à "la tactique de la peur". Nouveau signe "qu'un régime criminel a recours à des actes criminels". "J'ai peur que cela tourne au bain de sang", conclut-il.

15h17
L'Union européenne appelle Hosni Moubarak à agir "le plus vite possible" pour réaliser la "transition" politique demandée par les manifestants

15h17
Des partisans du président Moubarak chargent les manifestants réclamant son départ à cheval et à dos de chameau. ils sont encerclés par les manifestants et désarçonnés

15h17
Les manifestants se battent à coups de bâtons et de jets de pierres autour des chars de l'armée gardant les accès de la place

15h17
Plusieurs personnes ont été blessées au cours de violents heurts entre manifestants des deux camps

15h17
Heurts entre pro et anti-Moubarak en début d'après-midi sur la place Tahrir
mercredi 2 février 2011
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 2 Fév - 17:45

Scènes de guérilla au Caire
http://www.europe1.fr/International/Scenes-de-guerilla-au-Caire-396475/

Les affrontements ont fait des centaines de blessés depuis le début de l'après-midi au Caire. © REUTERS

EN DIRECT - Suivez les événements, autour de la place Tahrir, en Egypte, minute par minute.

17h : La nuit est tombée sur Le Caire. Des feux ont été allumés place Tahrir, où ne sont plus rassemblés que les manifestants les plus radicaux.


La place Tahrir à la tombée de la nuit, mercredi © CAPTURE D'ECRAN BBC

16h41 : Les Etats-Unis sortent de leur silence et exhortent "toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter la violence". La Maison Blanche "déplore et condamne" la violence contre les "manifestants pacifiques".

16h35 : L'AFP fait état de centaines de blessés parmi les manifestants au Caire. La chaîne Al-Jazeera parle elle de 500 blessés.

16h20 : Les partisans des deux camps sont montés sur les toits des immeubles pour jeter des pierres. Les pro-Moubarak lancent également des cocktails molotov. Des voitures, des camions et des arbres sont en feu, à proximité du musée égyptien.

16h15 : Les Etats-Unis dénoncent les "attaques" contre les médias en Egypte. Plusieurs journalistes ont en effet été molestés par des manifestants. Un des correspondants de France 24 parle de "chasse aux sorcières" contre les journalistes. Le journaliste vedette de CNN, Anderson Cooper, aurait lui été frappé à la tête par les manifestants pro-Moubarak.
Un journaliste belge, correspondant pour le quotidien français La Voix du Nord, aurait lui été enlevé alors qu'il était en reportage dans le centre du Caire. Le journaliste a pu appeler la rédaction et indiquer qu'il avait été "emmené auprès d'un poste militaire, où il s'est entendu accuser d'espionnage, puis annoncer qu'il allait être transféré vers des services de sécurité".

16h10 : Un correspondant de France 24 au Caire affirme avoir assisté à des arrestations musclées de manifestants pro-Moubarak qui sont en fait des policiers, selon la profession indiquée sur leur carte d'identité.

16h02 : Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, qualifie d'"inacceptables" les attaques contre les manifestants pacifistes au Caire et les "les condamne fermement". Il a appelé "toutes les parties à la retenue".

15h58 : L'opposant égyptien Mohammed ElBaradei dit s'attendre à une intervention de l'armée égyptienne aujourd'hui, sur Al-Jazeera. Il dit avoir demandé à l'armée d'intervenir pour protéger les Egyptiens. Il affirme par ailleurs avoir des preuves que des manifestants pro-Moubarak sont des policiers
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Re: egypte

Message  Invité le Mer 2 Fév - 19:29

09h15 le neuf-quinze
El Baradei, ballon médiatique ?


L'interview est terminée. Il est l'heure de rendre l'antenne. "Je voudrais encore dire quelque chose", insiste Khaled Al Khamissi, écrivain égyptien, interviewé au Caire, par téléphone, sur France Inter. "Alors vite !" le presse Pascale Clark. L'auditeur dresse l'oreille. Il sait bien que c'est dans ces moments-là, quand se fissure l'immuable liturgie, hors timing, hors questions prévues, qu'une vérité dérangeante a une petite chance de pointer le bout de son nez. Pour qu'un invité, vainquant sa peur, prenne le risque, avec sa petite pancarte, de se dresser contre le tout-puissant chronomètre, il faut que sa soif d'expression soit irrésistible.

L'écrivain tient vraiment à ce qu'il va nous dire en deux mots: Mohammed El Baradei, prix Nobel, unanimement présenté par les médias occidentaux comme le chef de l'opposition égyptienne, n'est qu'un "ballon médiatique". Les Egyptiens ne le connaissent pas. Et paf ! En effet, ça valait le coup de bousculer le timing. Depuis que El Baradei est rentré au Caire, la machine médiatique internationale n'a d'yeux que pour lui. Que dit-il ? Est-il assigné à résidence ? Va-t-il se rendre place Tahrir, haranguer les manifestants ? Il y va. Il arrive. Il vient d'arriver. Il descend de voiture. Il prend le mégaphone. Est-on certain qu'on peut l'entendre du bout de la place ? Que demande-t-il exactement ? Le départ de Moubarak ? Son procès ? Tout juste les envoyés spéciaux glissent-ils timidement, en fin d'article, qu'il "ne fa it pas l'unanimité de l'opposition" (encore ce matin, quelques minutes après Al Khamissi, Vanessa Decourau, envoyée spéciale au Caire). Mais "ballon médiatique", personne n'avait encore osé.

Non pas que l'inconscient collectif médiatique soit particulièrement "elbaradeiste", (ou qu'il soit contaminé par le syndrôme gersois), mais il a soif d'incarnation. Il lui faut un Walesa, un Mandela. On peut à l'extrême limite, comme en Tunisie, s'en passer. Mais que survienne un visage connu, et les caméras sont aimantées (et d'autant plus que la Tunisie, justement, vient de les sevrer de leader charismatique). Pour achever de fausser notre vision, s'ajoutent à ce besoin d'incarnation les prismes à travers lesquels nous regardons la révolution égyptienne. Prisme tunisien: mais comment donc ? Moubarak n'est pas encore parti, alors que Ben Ali a déguerpi en une journée ? Qu'attend-il ? Que se passe-t-il ? On s'ennuie ! Prisme iranien: ah, ces inquiétants "frères musulmans". Où est donc leur Khomeiny ? Cherchons la barbe, et le turban. Sur la révolution égyptienne, la seule chose que nous devrions savoir, c'est que nous ne savons pas grand chose.

Daniel Schneidermann

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Re: egypte

Message  ivo le Mer 2 Fév - 20:16

Journée d’affrontements entre pro et anti-Moubarak
FRANCE INFO - 18:44
Symbole de la révolte en cours, la place Tahrir, en plein centre du Caire, a été investie par les partisans du président, qui voulaient en chasser les opposants.
Les affrontements ont fait au moins 500 blessés, selon les médecins - un mort et 600 blessés selon le dernier bilan du ministère de la Santé.



Face-à-face, les pro et les anti-Moubaraj, place Tahrir, au Caire, aujourd'hui.
© REUTERS/ Amr Abdallah Dalsh

Un véritable champ de bataille. Et une bataille rangée entre, d’un côté, les partisans du président Moubarak, et de l’autre, les opposants - qui ont fait de la place Tahrir, en plein centre du Caire, le symbole de la résistance.

Hier, les opposants étaient au moins 500.000 à réclamer le départ de Moubarak. Le président a eu beau annoncer qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, en septembre, rien n’y a fait.
Dès hier soir, la rue a continué à réclamer son départ.

A moins que le discours de Moubarak n’ait fait mouche. Et que ses partisans soient plus nombreux qu’escomptés...
Toujours est-il que ce sont eux qui sont descendus dans la rue aujourd’hui. Pour en découdre, place Tahrir.

Arrivés par milliers, ils ont notamment jeté des blocs de pierre sur les manifestants, depuis les toits et les balcons.
Un peu plus tôt, certains avaient chargé à cheval ou à dromadaire, armés de fouets, de bâtons et de pierres, avant d’être mis à terre par les opposants.


A la mi-journée, l’armée a appelé tout le monde à rentrer chez soi. Pour que“ la sécurité et la stabilité” soient rétablies. “Vos revendications ont été entendues”, a déclaré un porte-parole à la télévision publique

Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, des soldats ont tiré en l’air pour tenter de disperser les groupes rivaux, mais l’armée a démenti cette information. Un journaliste de Reuters a vu des hommes en civil tirer en l’air.
Des cocktails Molotov ont été lancés et ont provoqué des débuts d’incendie.


Selon l’opposition, des policiers en civil se trouvaient parmi les pro-Moubarak - une information démentie par le ministère de l’Intérieur.

“Ce qu’on voit devant nous n’est jamais arrivé auparavant. Des accrochages entre Egyptiens, c’est la guerre civile”, déplore un manifestant, interrogé par l’AFP.

Toute la journée, pro et anti-Moubarak se sont affrontés place Tahrir, en plein coeur du Caire. Etienne Monin raconte... (2'41")

Au total, les affrontements ont fait au moins 500 blessés, si l’on en croit les médecins volontaires qui ont installé un hôpital de campagne à la mosquée Ibad al-Rahmane, près de la place.
Le ministère de la Santé, lui, parle d’un mort et de 600 blessés - un appelé, selon les termes du communiqué ; un militaire, selon la télévision d’Etat



Protesters hurt in Tahrir Square
envoyé par CNN_International. - L'info video en direct.
.

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Re: egypte

Message  spike le Mer 2 Fév - 22:10

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Re: egypte

Message  niouze le Jeu 3 Fév - 0:51

j'attend d'en savoir un peu plus mais j'ai de serieux doute sur les pro moubarak

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 10:36

Nuit d’extrême violence au Caire
FRANCE INFO - 05:50
La place Tahrir, envahie par une foule pacifique la veille encore, s’est transformée hier en véritable champ de bataille, opposant pro et anti-Moubarak. Et cette nuit, les affrontements ont pris encore une autre ampleur, affrontements non plus seulement à coups de pierres ou de bâtons, mais d’armes à feu. Au moins trois personnes auraient été tuées par balle tôt ce matin. Des véhicules militaires ont été déployés. Et l’armée a commencé à procéder à des arrestations et à évacuer la place.

Le point à 7h45 sur les heurts qui secouent la place tahrir depuis hier Question-réponse d’Etienne Monin, notre envoyé spécial, avec Marc Fauvelle (3'37")


Place Tahrir, au Caire, très tôt ce matin © REUTERS/Yannis Behrakis

La situation est très tendue et confuse autour de la place Tahrir du Caire et du pont d’Octobre. Après une journée très violente déjà hier, des tirs ont recommencé à se faire entendre vers quatre heures ce matin, entre les partisans d’Hosni Moubarak et ses adversaires.
Dans la soirée, l’armée a été massivement déployée autour du théâtre des heurts, mais sans véritablement intervenir. Le bilan officiel de ces heurts fait état de cinq morts et 836 blessés, mais cette nuit, des témoins ont encore vu au moins trois personnes se faire tuer par balle.


"La peur est revenue" Retour sur les affrontements d’hier avec Vanessa Descoureaux (1'21")

Des journalistes étrangers ont également été pris à partie hier, voire molestés lors de ces affrontements, par des manifestants pro-Moubarak. Certains photographes et caméramen se sont vu casser leur matériel.
Trois journalistes de la chaîne France 24 ont été interpellés hier en fin de journée et sont détenus par "les renseignements militaires".


Reste à savoir qui sont ces partisans du président Moubarak qui semblent désormais prêts à en découdre. Des témoins affirment que des policiers en civil se cachent parmi eux. Information démentie par le ministère égyptien de l’Intérieur.

Les pro-Moubarak sont téléguidés par le pouvoir en place selon Ahmed, un manifestant de la place Tahrir (0'54")

Du côté de l’opposition enfin, on ne désarme pas. Une nouvelle manifestation massive pour réclamer la fin immédiate du mandat du raïs est toujours programmée demain. La journée a d’avance été baptisée "Vendredi du départ".

Cécile Quéguiner, avec agences

Nouvelle journée très tendue au Caire

10h21
L'Union européenne appelle à traduire les responsables des violences du Caire en justice

10h16
Un porte-parole du gouvernement égyptien rapporte que des mesures vont être prises pour identifier les responsables des violences, qui ont fait entre cinq et sept morts et des centaines de blessés depuis hier au Caire

10h14
Des témoins rapportent que l'armée s'interpose ce matin entre partisans et adversaires de Moubarak

10h09
La télévision d'Etat annonce que le dialogue entre pouvoir et "partis et forces nationales" a débuté

09h50
Partis du quartier de Guizèh, de l'autre côté du Nil, les pro-Moubarak se regroupent sur les ponts et les bretelles routières qui surplombent la place Tahrir, sur laquelle sont massés les opposants au pouvoir, derrière de véritables murs de tôles

09h36
D'autres partisans du président Moubarak se dirigent vers la place Tahrir, armés de couteaux et de bâtons, rapportent des témoins

09h21
Place Tahrir, sous les yeux de nos envoyés spéciaux, les manifestants anti-Moubarak installent de véritables bunkers de fortune avec des tôles

09h20
Le mouvement islamique des Frères musulmans appelle au renversement d'Hosni Moubarak

09h14
Début de matinée place Tahrir (Libération) dans le centre du Caire : l'armée égyptienne intervient pour déloger les manifestants pro-Moubarak. C'est la première fois.

jeudi 3 février 2011


Face aux manifestants, la police de Moubarak applique des méthodes françaises.
JULIEN MOCH - 08:27
La formation à la française des policiers de Moubarak (2'36")

Une formation délivrée quelques mois à peine avant le début de la contestation. Dans la semaine du 10 au 16 octobre 2010, explique l’Humanité, deux directeurs départementaux de la sécurité publique sont envoyés au Caire. Ils sont missionnés par Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, pour transmettre leur savoir-faire aux policiers égyptiens. le stage porte sur la "gestion des foules et des grands événements". Trois mois plus tard, la "gestion des foules" à la française est pointée du doigt. L’ONU accuse la police de Moubarak d’être à l’origine de plusieurs centaines de morts...

Cette coopération policière n’est pas nouvelle, elle est prévue dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, chère à Nicolas Sarkozy. L’Humanité y voit surtout "l’expression du soutien politique des dirigeants occidentaux et Français à des régimes oppressifs". Et le journal de rappeler les propos de Michelle Alliot-Marie, en visite au Caire il y a quelques jours. La ministre des Affaires étrangères avait vanté "la démocratie et la tolérance" de l’Etat égyptien. C’était le 22 janvier dernier : dans les rues du Caire, la "gestion des foules" avait déjà fait 23 morts.

Les français du Caire très remontés contre l’ambassade.

Là aussi, il est question de gestion des foules... en tout cas de la gestion des 9.600 ressortissants français installés en Egypte. Doivent-ils partir ? Ou rester ? L’ambassade de France a bien prévu un plan d’évacuation, mais ne donne aucune consigne claire. Dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France, certains expatriés dénoncent un discours langue de bois et des déclarations à l’emporte-pièce. Dernièrement, face aux familles, l’ambassadeur en personne a comparé la gestion de la crise égyptienne à celle de la grippe H1N1. Puis un diplomate a assimilé les manifs du Caire aux défilés du 1er mai à Paris. "On se demande, conclut une Française, s’ils réalisent ce qui est en train de se passer."
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 11:22


Nouvelle journée très tendue au Caire


11h17
Les manifestants affirment avoir capturé cette nuit cent vingt fauteurs de trouble pro-Moubarak. Selon Kamal Ismaïl, membre du comité d'organisation des manifestations, certains ont été identifiés comme des membres de la police ou du pouvoir. Ils auraient été remis à l'armée.

11h01
Les pro-Moubarak franchissent le cordon de l'armée qui sépare les deux camps qui s'opposent depuis hier place Tahrir, rapporte l'AFP

10h59
Des manifestants de la place Tahrir conviés au dialogue qui se serait ouvert avec le pouvoir ce matin, selon les services du Premier ministre égyptiens. Lire notre article "Les anti-Moubarak se structurent"

10h49
La coupure d'internet pendant cinq jours par le gouvernement égyptien aurait coûté à l'Egypte 90 millions de dollars, soit 65 millions d'euros, selon une première estimation publiée par l'OCDE

10h43
Le groupe de hackers Anonymous annonce dans le New York Times avoir bloqué hier les sites web du gouvernement égyptien, par solidarité avec les manifestants anti-Moubarak. http://www.nytimes.com/2011/02/03/world/middleeast/03hackers.html

10h38
L'opposant Mohamed ElBaradeï récuse l'offre de négociation du Premier ministre et réclame le départ immédiat d'Hosni Moubarak

10h37
Déclaration commune Sarkozy-Merkel-Cameron-Zapatero-Berlusconi : Le "processus de transition en Egypte doit commencer dès maintenant", une "transition rapide et ordonnée". Les cinq chefs d'Etat et de gouvernement européens font part de leur "extrême préoccupation" sur "la dégradation de la situation"



Face-à-face ce matin entre les pro-Moubarak au fond et les anti-Moubarak devant, près de la place Tahrir © AFP/Mohammed Abed
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 13:16


Nouvelle journée très tendue au Caire


13h14
Après l'agression de plusieurs journalistes étrangers ou locaux depuis hier, la Commission de protection des journalistes (CPJ) accuse le pouvoir égyptien de
tentative d'intimidation à l'encontre des médias. "Le gouvernement égyptien recourt à une stratégie qui
consiste à éliminer les témoins de ses actes", affirme son coordinateur pour le
Proche-Orient et l'Afrique du Nord.


13h10
La France est "extrêmement préoccupée par la dégradation de la situation", déclare François Fillon. Elle plaide pour "une transition rapide et
ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie", ajoute-il, paraphrasant le communiqué conjoint publié ce matin par Nicolas Sarkozy,
Angela Merkel, Silvio Berlusconi, David Cameron et José-Luis Zapatero.

12h37
Notre envoyée spéciale Vanessa Descoureaux raconte combien les journalistes étrangers sont "devenus des cibles" au Caire. Il leur est devenu "impossible de circuler à pied, les taxis refusent de les transporter. Ils sont régulièrement contrôlés par la police". Elle témoigne aussi du "rôle trouble de l'armée" qui tantôt propose de les escorter, tantôt les interpelle. Un reporter aurait ainsi été retenu pendant sept heures dans une caserne.

12h25
Un char et des militaires égyptiens tentent d'éloigner les manifestants pro-Moubarak, selon l'agence
Reuters

12h20
Reprise des affrontements entre partisans et détracteurs du président Moubarak aux abords de la place Tahrir, tandis que "la vie a repris son cours normal dans le reste du Caire", témoigne notre correspondante au Caire Claude Guibal.

12h07
L'envoyée spéciale de France Info Valérie Crova raconte que les partisans de Moubarak ne sont plus que "quelques poignées éparpillées" près de la place Tahrir

11h55


11h52
L'ONU évacue une partie de son personnel. 350 de ses employés en Egypte devraient partir "temporairement" pour Chypre. Les autres restent pour assurer "les fonctions essentielles".

11h43
Profitant sans doute des troubles actuels, des membres du Hezbollah libanais se seraient évadés de prisons égyptiennes, selon les services égyptiens de sécurité

11h22
La Coalition nationale pour le changement (qui fédère plusieurs mouvements d'opposition dont les Frères musulmans) affirme refuser toute négociation avant le départ d'Hosni Moubarak. Annonce alors qu'une amorce de dialogue est censée s'être ouverte officiellement ce matin.

11h21


Une foule de blessés ce matin parmi les manifestants anti-Moubarak ©AFP/Mohammed Abed
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 16:30

Nouvelle journée très tendue au Caire


16h27
France Info: Un hypermarché est en feu dans la banlieue du Caire. C'est ce qu'affirment des témoins.

16h01
France Info: Des partisans du président Moubarak font irruption dans des hôtels du Caire et pourchassent des journalistes, rapporte la chaîne Al Arabia

15h22
France Info: Pris pour cible par des groupes de manifestants, voire interpellés, les journalistes présents en Egypte travaillent toujours cet après-midi dans des conditions extrêmement tendues.

"On a dû s’arrêter à deux reprises à un barrage tenu par des militants pro-Moubarak armés de gourdins et de machettes. Ces militants pro-Moubarak nous ont fait sortir de la voiture, ils ont pris nos passeports et nous ont emmené dans une caserne militaire où des journalistes sont retenus depuis plusieurs heures", témoigne l’une des envoyées spéciales de France Info au Caire, qui a finalement pu ressortir de cette caserne avec nos autres confrères.

Un épisode qui pose des questions sur le rôle ambigu de l’armée qui semble parfois être de mèche avec les militants pro-Moubarak.

15h03
France Info: Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafic s'est excusé pour les affrontements meurtriers aux cours des dernières heures entre partisans et opposants du président Moubarak sur la place Tahrir.

Ahmed Chafic a demandé qu'une enquête soit menée.

Le Premier ministre dit également ne pas "avoir assez de policiers"

14h52
France Info: Le Canada conseille à ses ressortissants de quitter l'Egypte.
"Nous exhortons vivement tous les Canadiens à quitter l'Egypte", a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères Laurence Cannon dans un communiqué

14h48
France Info: La France ne prévoit "pas d'évacuation" de ses ressortissants en Egypte pour le moment.
"Il n'y a aucune agressivité en Egypte à l'égard des Français. Nous n'avons pas préconisé le retour massif de tous les Français qui vivent en Egypte", a affirmé le Premier ministre français François Fillon lors d'un point presse avec son homologue palestinien en visite à Paris, Salam Fayyad.

La France est néanmoins disponible "pour aider tous ceux qui souhaitent rentrer et qui n'ont pas de raisons impératives de rester en Egypte de le faire", a ajouté le chef du gouvernement.

14h39
France Info: Le département d'Etat américain dénonce une "campagne concertée" contre les médias étrangers couvrant la révolte populaire contre le régime du président égyptien Hosni Moubarak

14h38
France Info: Deux journalistes grecs ont été blessés dans les affrontements au Caire, mais leurs jours ne sont pas en danger (source gouvernementale)

14h35
France Info: Les groupes de jeunes militants pro-démocratie initiateurs du mouvement de contestation en Egypte rejettent l'offre de dialogue proposée par le Premier ministre, exigeant au préalable le départ du président Hosni Moubarak. C'est ce qu' a indiqué un des représentants de ces groupes à l'AFP

14h10
France Info: L’une des correspondantes de France info en Egypte rapporte de nouveaux affrontements place Tahrir opposant "de petits groupes qui s’en prennent cette fois aux militaires positionnés devant le musée nationale du Caire" tandis que de l’autre côté du Pont du 6 Octobre "des chars tentent de tenir à l’écart d’autres groupes de manifestants"

14h04
France Info: Le Premier ministre égyptien Ahmad Chafic se dit prêt à se rendre place Tahrir pour discuter avec les manifestants, selon des propos cités par l'agence Mena

13h50
France Info: Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, appelle à la pleine protection de la liberté d'expression en Égypte.
Plusieurs journalistes étrangers et égyptiens ont été agressés au Caire lors des violences.


La Commission de protection des journalistes (CPJ) accuse le gouvernement égyptien de tentative d'intimidation et de censure généralisée à l'encontre des médias.

13h45
France Info: Un journaliste de l'AFP rapporte des tirs nourris aux abords de la place Tahrir au Caire

13h27


Place Tahrir, côté anti-Moubarak. Le face-à-face continue à coup de jets de pierres © REUTERS/Goran Tomasevic

13h14
France Info: Après l'agression de plusieurs journalistes étrangers ou locaux depuis hier, la Commission de protection des journalistes (CPJ) accuse le pouvoir égyptien de
tentative d'intimidation à l'encontre des médias. "Le gouvernement égyptien recourt à une stratégie qui
consiste à éliminer les témoins de ses actes", affirme son coordinateur pour le
Proche-Orient et l'Afrique du Nord
.
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 3 Fév - 20:16

Confusion au Caire dans une ambiance extrêmement tendue
FRANCE INFO - 16:56
En attendant la grande manifestation prévue demain, les opposants au régime d’Hosni Moubarak tiennent leurs positions sur la place Tahrir. La plus grande confusion règne dans ce lieu devenu le symbole de la contestation. L’armée tente de faire tampon entre les anti et pro-Moubarak. Les journalistes eux sont persona non grata dans la ville.

Actualisé à 18h45 avec l’interview du vice-président


Les partisans d'Hosni Moubarak, difficilement contenus par l'armée aux abords de la place Tahrir.
© Reuters/Goran Tomasevic

Les opposants au régime d’Hosni Moubarak ne comptent pas lâcher la place Tahrir. En dépit des assauts violents des partisans du rais qui ont fait au moins six morts et plus de 800 blessés, ces milliers de manifestants n’en démordent pas : Moubarak doit quitter le pouvoir. Leurs armes : des pierres. Entre les deux camps, l’armée tente de faire respecter une sorte de "zone tampon".

La situation est donc toujours extrêmement tendue et le Premier ministre égyptien s’est excusé jeudi pour les affrontements meurtriers. "Je présente toutes mes excuses pour ce qui s’est passé hier et il y aura une enquête", a déclaré Ahmed Chafic. Le Premier ministre a également fait aveu d’impuissance. "Je n’ai pas assez de policiers. Lorsque l’armée est arrivée, beaucoup de policiers anti-émeutes sont rentrés dans leurs villages, ils sont partis et nous n’arrivons pas à les faire revenir".

La place Tahrir est devenue le symbole ultime de la contestation. Omar Ouhamane l’un des envoyés spéciaux de France Info au Caire décrit l’ambiance qui y règne. (3'26")

Un des envoyés spéciaux de France Info, Grégoire Lecalot, a tenté de traverser la ville. Il raconte une ville coupée en deux, et des journalistes devenus des cibles - il a été brièvement arrêté aujourd’hui... (5'41")


Tentative d’apaisement ?

Difficile pour la presse de rendre compte d’une situation changeante et complexe dans la mesure où les journalistes sur place sont de moins en moins en sécurité. Accusés de relayer des informations affaiblissant le pouvoir, plusieurs reporters étrangers et locaux ont été agressés.

Les journalistes étrangers sont devenus des cibles pour les partisans du rais. Les explications de Claude Guibal, correspondante de France Info au Caire (2'00")

Le vice-président Omar Souleimane, cité par la télévision d’Etat a annoncé que ni le président Hosni Moubarak, ni son fils ne seront candidats à l’élection présidentielle prévue en septembre.
Quelques heures plus tard, dans une interview à la télévision d’Etat, Omar Souleimane a estimé que les appels au départ de Moubarak étaient des appels au chaos. Que les violences étaient le résultat d’un complot, fomenté en Egypte ou à l’étranger. “Nous allons étudier (les violences), en considérant qu’il s’agissait d’un complot. Il est possible qu’il y ait plusieurs desseins étrangers, ou des Frères musulmans (...) ou de certains partis ou d’hommes d’affaires.”

Caroline Caldier, avec agences


Le point sur les journalistes étrangers arrêtés

Selon les informations fournies au Quai d’Orsay par l’ambassade de France au Caire, voici la liste, à 16h00 GMT, des journalistes de médias français ayant été retenus :

Deux journalistes de France 24, pris à partie mercredi, sont retenus depuis lors et n’ont pas été localisés.
Un journaliste du Figaro a été arrêté jeudi à Abou Hamous, à une cinquantaine de kilomètres d’Alexandrie, et été remis à la Sûreté d’Etat.
Deux journalistes de TF1 sont incarcérés depuis jeudi matin.
Une équipe de BFM TV a été victime d’une agression collective mercredi et libéré dans la soirée à Héliopolis.
Deux journalistes de TF1 ont été arrêtés puis relâchés mercredi.
Un journaliste de Libération a été brièvement détenu.
Une équipe de France 2 a essuyé des coups de feu, été exfiltrée par l’armée égyptienne et évacuée vers l’hôpital militaire du Mahdi, au Caire
.


France Info - 17:31


Les journalistes étrangers, cibles des pro Moubarak
DANIÈLE OHAYON - 18:45
Dans les rues de la capitale égyptienne, la chasse à la presse a commencé. Qui se promène avec une caméra ou un appareil photo est rapidement pris à partie par des hommes en civil favorables au président Moubarak, mais aussi par des manifestants anti-gouvernementaux, de plus en plus nerveux.
De nombreux journalistes couvrant les affrontements entre les partisans et les adversaires de Moubarak sont la cible de violences depuis hier. Frappés, molestés, voire enlevés par des proches de l’actuel président.
Exemple : cette vidéo qui fait le tour de la Toile, on y voit l’agression d’un célèbre journaliste de CNN, Anderson Cooper, qui est une véritable star dans son pays.
Il tente de fuir au milieu de dizaine de personnes qui ne cherchent qu’une chose : le lyncher.


Cliquer ici pour visionner cette vidéo

Autre exemple : les difficultés que rencontrent depuis hier les envoyés spéciaux de Radio France au Caire. Témoignage, notamment, de Vanessa Descouraux.

Ecouter la chronique de Benjamin Muller (4'30")


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Re: egypte

Message  ivo le Ven 4 Fév - 11:12

"Vendredi du départ" : journée-clé en Egypte
FRANCE INFO - 06:00
Après dix jours de révolte, dont les deux derniers d’extrême violence, la journée d’aujourd’hui s’avère d’avance capitale. Malgré les heurts sur la place Tahrir entre pro et anti-Moubarak, ces derniers ont maintenu leur appel à manifester dans tout le pays. Les organisateurs espèrent mobiliser, comme mardi dernier, plus d’un million de personnes après la prière hebdomadaire.
La journée a été baptisée "journée du départ". Départ du raïs auquel les Américains ont reconnu hier œuvrer ardemment.


Hier, à Alexandrie. La pancarte de cette manifestante dit : "Le peuple d'Egypte prévient que si le régime reste, il y aura vengeance" © REUTERS/Dylan Martinez

Les altercations à coups de bâtons, de pavés ou de barres de fer, dans le centre-ville du Caire ont fait au moins huit morts et plus de 800 blessés ces deux derniers jours. Ces heurts entre opposants au régime et pro-Moubarak (hommes de main ?) sont soupçonnés d’avoir été orchestrés, organisés, sans doute pour affaiblir le mouvement d’insurrection qui dure depuis le 25 janvier. Mais rien n’y a fait.

Retour sur la journée d’hier, à quelques heures des nouvelles manifestations Le Plus de France Info avec Omar Ouahmane et Etienne Monin (5'47")

Les organisateurs ont décidé de maintenir l’appel à de nouvelles manifestations monstres dans le pays ce vendredi. Et espèrent rassembler à nouveau, comme mardi dernier, un million d’Égyptiens. Des manifestations qui se veulent elles pacifiques, comme les premières, pour réclamer encore et toujours le départ immédiat d’Hosni Moubarak. Mais le resteront-elles, alors que la place Tahrir est encerclée par les pro-Moubarak, qui en interdisent l’accès et empêchent tout ravitaillement des anti-Moubarak à l’intérieur.

Inquiétudes avant le démarrage de cette nouvelle journée de manifestation au Caire Géraldine Hallot, envoyée spéciale (1'05")

Une journée à haut risque en Egypte Valérie Crova (0'48")

Discussions américaines pour un départ anticipé
Hier, alors que la télévision d’État annonçait l’ouverture d’un dialogue entre pouvoir et opposants, la Coalition nationale pour le changement qui fédère les plus importants mouvements d’opposition a prévenu qu’il lui était impensable de négocier avec le régime avant le départ immédiat du raïs.
Un ultimatum considéré comme un "appel au chaos" pour Omar Souleïmane, le nouveau vice-président égyptien. Le président lui, sur la chaîne ABC s’est dit las du pouvoir, mais déterminé à rester "pour que le pays ne sombre pas".

Il pourrait être cependant poussé vers la sortie plus vite qu’il ne l’entend. Selon le New York Times, Washington aurait entamé des discussions avec des responsables égyptiens pour établir une stratégie pour son départ immédiat.

Chasse aux journalistes
En attendant, cette journée de manifestation est considérée comme à haut risque, après ces deux jours de violence. À haut risque aussi pour les journalistes, traqués hier jusque dans leurs hôtels, intimidés voire molestés par les partisans de Moubarak. Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF dénonce sur France Info ces "agressions orchestrées".

Cécile Quéguiner, avec agences


Journalistes agressés : "Les ordres viennent bien de quelque part" (RSF)
FRANCE INFO - 08:29
Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, était l’invité de France Info ce matin, après la vague d’agressions constatée contre des journalistes en Egypte hier et avant-hier.
Des "agressions physiques brutales, orchestrées, concertées", selon lui. Le patron d’RSF cependant considère qu’"il faut rester" couvrir les évènements égyptiens.
Difficile pour les journalistes étrangers de faire leur travail depuis deux jours en Égypte. Après avoir couvert sans difficulté la première semaine de manifestations, les voilà pris pour cibles. Cibles d’injures, de tracas administratifs, d’interpellations, voire de passages à tabac en règle. "Coups de pied, de poing, coups de couteaux, de clubs de golf, tout y passe", raconte Jean-François Julliard rapportant les témoignages de nombreux confrères. Selon lui, un journaliste suédois a notamment été grièvement blessé. Et ses jours seraient en danger.

Des agressions qui proviennent essentiellement des partisans du président Moubarak, donnant "le sentiment de consignes claires" pour chasser les journalistes. "Les ordres viennent bien de quelque part", subodore le secrétaire général de RSF.

Jean-François Julliard cependant refuse tout angélisme à l’égard des anti-Moubarak. Eux aussi s’en seraient parfois pris à des journalistes. Une équipe de la chaîne Al-Arabiya notamment aurait été agressée, pour "avoir fait le jeu des pro-Moubarak".

Agression de journalistes : "n’y aurait-il pas eu des consignes ? " s’interroge Jean-François Julliard de RSF avec Ersin Leibowitch (3'18")


Moubarak dit sa lassitude du pouvoir... mais refuse de le quitter
FRANCE INFO - HIER, 21:09
C’est un entretien exclusif qu’a décroché la chaine américaine ABC : un entretien avec l’homme le plus honni ou le plus aimé d’Egypte, c’est selon. Hosni Moubarak y dit sa lassitude à être président. Mais ajoute aussitôt qu’il ne peut pas partir, de peur que le pays ne sombre dans le chaos...
C’est la première fois qu’Hosni Moubarak se confie à un média étranger. Dans un entretien exclusif avec Christiane Amanpour, de la chaîne américaine ABC, le président égyptien dit sa lassitude du pouvoir.
L’entretien a été filmé - et diffusé à 23h30 heure de New York (vendredi 5h30 à Paris), mais la journaliste en racontais avant sa diffusion les grandes lignes. Moubarak, selon elle, dit notamment : “j’en ai assez d’être président. Je partirais bien maintenant, mais je ne peux pas, de peur que le pays ne sombre dans le chaos” .

Un peu après, il explicite sa pensée. A Obama qui lui demande de partir, il rétorque : “Vous ne comprenez pas la culture égyptienne, et ce qui se passerait si je démissionnais.”

Enfin, il dit se soucier de ce qui se passe en ce moment. Se désole de voir “les Egyptiens se battre entre eux”. Et pointe du doigt la responsabilité des Frères musulmans dans les violences qui se déroulent toujours sur la place Tahrir, au Caire.

J’aimerais quitter le pouvoir, dit Moubarak à la journaliste d’ABC. Grégory Philipps (0'52")

Hosni Moubarak veut garder la main sur le pouvoir Analyse de Claude Guibal, notre correspondante permanente (0'53")

"Après moi le chaos" Posture du raïs Explications de Jacques Plana (0'49")


Départ de Moubarak : les scénarios de Laurent Fabius
FRANCE INFO - 08:37
Invité ce matin de France Info, l’ancien Premier ministre socialiste estime que le président égyptien "va partir de toutes les manières, immédiatement ou dans quatre mois". Et il présente trois scénarios, dont l’un "souhaitable" et un à "éviter".
“Monsieur Moubarak va partir de toutes les manières, immédiatement ou dans quatre mois. Il y a trois scénarios : Le premier c’est qu’il soit remplacé par quelqu’un de l’armée avec un gouvernement qui ne change pas. Le deuxième, qui est le bon et le souhaitable, c’est qu’il y ait une transition qui s’ouvre aux partis d’opposition, aux forces nouvelles. Et le troisième qu’il faut éviter, c’est le chaos et finalement les islamistes. Je crois que ce qui est en route, j’espère en tout cas, c’est le deuxième scénario” estime Laurent Fabius

Laurent Fabius interrogé ce matin par Célyne Bayt-Darcourt (8'53")


Laurent Fabius, très critique sur l’attitude de la France depuis “quelques semaines, pour ne pas dire quelques mois”, il estime que “monsieur Sarkozy a perdu le contact, le fil...on a vu ce qui s’est passé avec la Côte d’Ivoire où monsieur Sarkozy avait dit d’un air martial un vendredi qu’avant trois jours monsieur Gbagbo devait avoir quitté le pouvoir...il est toujours là...En Tunisie, c’est un contresens total, pas seulement madame Alliot-Marie...tout cela n’est pas conforme à la position que devrait avoir la France...”


Le plan américain pour "démissionner" Moubarak
FRANCE INFO - 06:56
Les États-Unis auraient-ils définitivement lâché Hosni Moubarak ? Selon le New York Times en tout cas, ils auraient un plan. Un plan discuté avec des responsables égyptiens pour obtenir le départ anticipé du président, et organiser un pouvoir de transition sous l’égide du vice-président Omar Souleïmane.

"Nous avons discuté avec les Egyptiens des divers moyens de faire avancer ce processus, mais toute ces décisions doivent être prises par le peuple égyptien" Barack Obama hier à la Maison blanche © AFP/Jewel Samad

L’obsession de Washington : la "transition douce". Effrayées à l’idée de voir des Islamistes se saisir de la place laissée vacante par Hosni Moubarak, les autorités américaines ont -semble-t-il- pris les devants pour organiser la transition. C’est le New York Times qui le rapportait dans son édition d’hier : l’administration Obama serait déjà en grandes discussions avec des responsables égyptiens pour tracer les lignes de ce futur pouvoir de transition.

Selon le quotidien américain, il serait question de confier ce pouvoir à Omar Souleïmane, le vice-président nommé samedi dernier par le raïs, avec le soutien de l’armée. Ce gouvernement de transition serait ouvert à l’opposition, y compris aux Frères musulmans, histoire de préparer pour septembre des "élections libres et équitables".

Des discussions américano-égyptiennes pour le départ immédiat de Moubarak Les précisions de Fabienne Sintès, à Washington (1'02")

Ce scénario est fragile. Il suppose que les manifestations d’aujourd’hui ne dégénèrent pas, et surtout que l’armée ne tire pas sur la foule. Il suppose aussi que Omar Souleïmane et les militaires abandonnent Moubarak.

Celui-ci, en tout cas, n’est pas décidé à céder la place. Dans une interview à la chaîne ABC, le raïs affirme : "Si je pars aujourd’hui, ce sera le chaos". Le président égyptien est convaincu que les Américains n’ont rien compris à la situation. Il aurait déclaré à Barack Obama : " Vous ne comprenez pas la culture égyptienne et ce qui se passerait si je démissionnais".

Cécile Quéguiner, avec agences


Dernière édition par ivo le Ven 4 Fév - 13:55, édité 1 fois
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Re: egypte

Message  ivo le Ven 4 Fév - 13:53

"Ici on tue l’info" : manifestation devant l’ambassade d’Egypte à Paris
FRANCE INFO - 13:25
Une vingtaine de militants de l’organsiation Reporters sans frontières (RSF) a manifesté ce matin devant l’ambassade d’Egypte à Paris aux cris de "Ici, on tue l’info".
Les manifestants ont collé sur la façade du bâtiment, avenue d’Iéna (XVIe), des photos de journalistes agressés en Egypte cette semaine par des personnes qui les accusent de déstabiliser le régime.
Les forces de l’ordre, une quinzaine de cars de gendarmes mobiles et de policiers, s’apprêtaient à évacuer les manifestants.
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Re: egypte

Message  ivo le Ven 4 Fév - 19:12

ElBaradei ne veut pas être candidat à la présidentielle égyptienne
FRANCE INFO - 18:45
Il ne compte pas se présenter, si l’on en croit l’entretien qu’il a donné au journal autrichien Der Standard. "Je ne serai pas en lice. Le mieux que je puisse faire, c’est d’œuvrer au changement", explique le prix Nobel de la paix...
Grosse surprise à la lecture de cet entetien. “Non, je ne serai pas en lice” dit Mohamed ElBaradei au journal autrichien Der Standard. Lui qui fait figure aujourd’hui de principal opposant en Egypte ne sera pas candidat à la présidentielle.

Il s’en explique : “Le mieux que je puisse faire, c’est d’œuvrer au changement”. Et poursuit : “Naturellement, je veux jouer un rôle dans l’avenir mais savoir qui sera candidat à l’élection, ce n’est vraiment pas important en ce moment”.
Cette non-candidature n’est donc peut-être pas définitive...

Difficile, pour l’heure, de savoir qui d’autre, dans l’opposition, pourrait être candidat. Car la Coalition nationale pour le changement s’est montée autour d’ElBaradei.
Mais il est vrai que la question ne se pose pas encore officiellement, puisque Hosni Moubarak exclut de partir avant le terme de son mandat, en septembre.


La place Tahrir toujours tenue par les anti-Moubarak, le Caire sous tension
FRANCE INFO - 17:12
La place Tahrir, symbole de la contestation populaire au Caire mais aussi théâtre hier d’affrontements d’une extrême violence entre pro et anti-Moubarak, est toujours cet après-midi noire d’une foule compacte qui réclame sans fin le départ du président égyptien. La manifestation dite du "vendredi du départ" se déroule dans un calme tout relatif. Retour sur cette journée avec nos envoyés spéciaux au Caire.

18h - L’un des enseignements de cette journée, selon notre correspondante au Caire, Claude Guibal, c’est que les anti-Moubarak se sont une nouvelle fois mobilisés en masse (plusieurs dizaines de milliers de personnes), malgré les violences des derniers jours : "ils n’ont pas eu peur".
Les manifestants pro Moubarak, eux aussi, se sont rassemblés cet après-midi, mais sur une autre place du Caire. Il n’y a apparemment pas eu d’affrontements d’ampleur entre les deux camps.

Le reportage de Valérie Crova, sur la place Tahrir (2'02")

Dina, une Egyptienne de 27 ans, est rentrée de Grande-Bretagne pour participer au mouvement Elle répond à Marion L’Hour (2'00")

17h - Grégoire Lecalot estime que cette journée ressemble à "une démonstration de force réussie" de la part des opposants à Moubarak. La situation est certes tendue, mais moins ouvertement violente que les deux derniers jours. Peut-être une conséquence du déploiement de nombreux véhicules de l’armée, pour tenter de créer une "zone tampon" entre anti et pro Moubarak.
Etienne Monin, de son côté, signale que des coups de feu ont été entendus dans la journée, mais pas sur la place Tahrir : dans d’autres quartiers de la capitale égyptienne.

15h30 - "La foule est canalisée par des groupes de manifestants qui laissent entrer les gens par petits groupes, très tranquillement", explique cet après-midi Valérie Crova. Une ambiance "presque festive" qui contraste avec ces dernières 48 heures d’affrontements qui ont plongé l’Egypte dans un véritable chaos.

Le point en fin d’après midi avec l’un des envoyés spéciaux de France Info, Omar Ouahmane (3'05")

15h00 – Si la manifestation dite du "vendredi du départ" semble se dérouler dans une ambiance étrangement calme place Tahrir, à l’extérieur, c’est "beaucoup plus tendu", rapporte Vanessa Descouraux. "Certains barrages militaires ont reçu l’interdiction de laisser passer les étrangers et en notre présence, le ton peut s’échauffer très rapidement", ajoute-t-elle. Toute la journée, la chasse aux journalistes a continué, leurs hôtels ont été visités et leur matériel confisqué.


Un "vendredi du départ" sous haute tension.
©REUTERS/Suhaib Salem

13h00 – "Des centaines de personnes marchent vers la place Tahrir". Etienne Monin se trouve à l’opposé du pont Kasr El Nil. "On a vu passer deux cortèges, bruyants, mais il n’y a pas de panneau, il n’y a pas de slogan apparent, il y a seulement des drapeaux égyptiens", observe-t-il. Une manifestation qui semble maintenant contrôlée par les militaires. A l’intérieur, des témoins rapportent une ambiance de kermesse, "mais on en sait plus qui est qui, s’il y a des pro-Moubarak ou pas", poursuit notre envoyé spécial.

12h45 – " De longues files d’attente se sont formées en face de barrages de l’armée ". Des militaires qui procèdent à "des fouilles et des contrôles d’identités", nous dit Grégoire Lecalot, qui tente d’approcher de la place Tahrir. Aux abords de la place "la situation semble normale" mais sur le bâtiment d’en face "on voit des policiers armés de mitraillettes et de fusils à pompes".

12h00 – C’est l’heure de la prière hebdomadaire du vendredi. Une prière dédiée aux personnes qui sont mortes dans les affrontements cette semaine.


Dans les rues du Caire à l'heure de la prière vendredi à midi.
©RADIOFRANCE/ Grégoire Lecalot

Des dizaines de milliers d’opposants au président égyptien Hosni Moubarak sont prosternés place Tharir, certains les larmes aux yeux. Mêmes scènes dans les rues du Caire, où est massée une foule compacte mais incroyablement disciplinée.

10h00 – "Les opposants rêvaient d’un vendredi du départ. Cela ressemble plutôt à un vendredi de la peur", résume Géraldine Halot. "La place Tahrir se réveille ce matin après une nuit moins violente que la précédente mais avec toujours des milliers d’opposants toujours regroupés sur la place et entourés par les pro-Moubarak ". Une place sur laquelle on ne peut plus pénétrer et difficilement sortir et où les manifestants se sentent "complètement pris au piège", lui confie un opposant joint par téléphone.

Cécile Mimaut
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 10:27

Statu quo au Caire : Moubarak inflexible
FRANCE INFO - 06:30
Malgré l’ampleur des manifestations et les pressions internationales, le président Hosni Moubarak ne cède pas. Au lendemain du "Jour du départ", il reste au centre du jeu.

©Reuters/ Dylan Martinez

Malgré le succès de la journée de manifestations d’hier, le chef de l’Etat n’a pas cédé de terrain. Il est resté sur la position affichée lors d’un entretien avec la chaîne américaine ABC. Moubarak a admis qu’il en assez après trois décennies à la tête de l’Egypte, mais il affirme qu’un départ anticipé plongerait son pays dans le chaos et risquerait de livrer le pouvoir aux Frères musulmans.

Le vieux chef d’Etat et ancien militaire aurait également réussi à faire fléchir une partie de l’opinion publique en déclarant que l’Egypte était le pays “que j’ai défendu et dans lequel je vais mourir.” Des Egyptiens parlaient hier de lui permettre un départ “dans la dignité.”

Moubarak l’inflexible aurait réussi à émouvoir certains Egyptiens, les explications de Claude Guibal, correspondante de France Info au Caire (1'29")

Le ministre de l’intérieur et des hommes d’affaires sont aussi maintenant les cibles des manifestants.

Reste que les manifestants eux aussi se disent très déterminés, le témoignage d’Ahmed joint à Alexandrie par Célyne Bayt-Darcourt (3'29")

La pression internationale s’intensifie

Au cours d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre canadien, Stephen Harper, Barack Obama a espéré hier soir que son homologue égyptien parviendra à prendre la "bonne décision" : “Ayant accompli cette rupture psychologique, ayant pris la décision de ne pas se représenter, je pense que la chose la plus importante qu’il doit à présent se demander, c’est comment rendre cette transition efficace, durable et légitime”.

Que peut faire Barack Obama ? Fabienne Sintès (1'00")

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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 10:29

La France n’exporte plus de matériel de guerre vers l’Egypte
FRANCE INFO - 10:07
Selon Lemonde.fr qui cite le cabinet de François Fillon, la décision de suspendre ces exportations a été prise le 27 janvier dernier. D’éventuelles expéditions de matériels de maintien de l’ordre et matériels explosifs sont concernées par cette décision.
Le Premier ministre a la responsabilité des autorisations de ventes d’armes et il préside la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre. Toujours selon Le Monde, “le marché égyptien, pour les ventes d’armes françaises, est relativement modeste. ”


Les leçons de la polémique tunisienne

Le 14 janvier dernier, les agents de la douane française avait bloqué des produits explosifs, destinés au maintien de l’ordre en Tunisie, quelques heures seulement avant le départ de Ben Ali. Dans une lettre adressée au président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault, François Fillon a reconnu que ces exportations avaient fait l’objet d’autorisations délivrées le 12 janvier.
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 11:46

Hosni Moubarak tient une réunion ministérielle
http://www.lefigaro.fr/international/2011/02/05/01003-20110205ARTFIG00363-egypte-attaque-contre-un-gazoduc-vers-israel.php

Des dizaines de manifestants tentent d'empêcher les chars de l'armée de quitter la place Tahrir, au Caire. Crédits photo : MARCO LONGARI/AFP

MINUTE PAR MINUTE - Alors que des dizaines de manifestants tentaient samedi matin d'empêcher les chars de quitter la place Tahrir, au Caire, de crainte de violences, le président égyptien a réuni ses conseillers. Par ailleurs, un gazoduc approvisionnant Israël a été attaqué.



La pression de la rue s'est faite encore plus forte vendredi en Égypte contre le président Hosni Moubarak, appelé également par Barak Obama à écouter les revendications des manifestants. De son côté, le premier ministre égyptien Ahmad Chafic a exclu que la proposition de transfert de pouvoir entre le raïs égyptien et son vice-président, Omar Souleimane, soit «acceptée», comme le souhaiteraient les États-Unis. «Nous voulons un processus démocratique sans délai, mais nous laissons aux Égyptiens le soin de déterminer qui doit le conduire et comment», a pour sa part plaidé Nicolas Sarkozy.

» Revivez la journée de vendredi



SAMEDI

10h35 : Le vice-président égyptien, Omar Souleimane, devrait recevoir aujourd'hui des personnalités indépendantes qui proposent un règlement de la crise aux termes duquel il assumerait les pouvoirs présidentiels au cours d'une période de transition.

09h44 : Hosni Moubarak a reçu ce matin les principaux ministres chargés des questions économiques au sein du nouveau gouvernement, rapporte l'agence de presse officielle égyptienne. Etaient présents autour du raïs le premier ministre Ahmed Chafik, le ministre des Finances, celui du Pétrole et celui du Commerce et de l'Industrie, ainsi que le gouverneur de la banque centrale.

8h54 : Des dizaines de manifestants tentent d'empêcher les chars de l'armée déployés sur la place Tahrir, au Caire, de quitter ce lieu symbole du mouvement de contestation contre le régime d'Hosni Moubarak, de crainte de violences.

08h43 : Interrogé par Le Monde.fr, le cabinet de François Fillon affirme avoir suspendu les autorisations d'exportations du matériel de guerre vers l'Égypte. Une décision qui aurait été prise, assure Matignon, le 27 janvier.

8h16 : Une attaque a été menée contre un terminal gazier approvisionnant Israël, indique un responsable égyptien. Les assaillants ont attaqué le terminal et le gazoduc à Cheikh Zouwayed dans le Sinaï, à 10 kilomètres de la bande de Gaza.

08h12 : L'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International annonce que deux de ses employés arrêtés la veille au Caire ont été libéré.

08h09 : A-Jezira annonce que le directeur de son bureau au Caire et l'un de ses journalistes ont été arrêtés, au lendemain de la mise à sac du bureau. Les autorités égyptiennes ont déjà interdit depuis le 30 janvier à la chaîne, qui couvre largement le soulèvement contre le président Hosni Moubarak, de travailler en Égypte. Al-Jezira a toujours eu des relations tendues avec le gouvernement égyptien.

04h20 : Le nouveau ministre égyptien des Finances Samir Radwan présente ses excuses pour tous les cas de «mauvais traitements» infligés aux journalistes et manifestants par les forces de l'ordre égyptiennes, dans une interview accordée à CNN.

00h58 : Canal+ annonce la libération de deux journalistes d'une agence de presse française qui travaillaient pour elle, arrêtés jeudi par des forces de sécurité au Caire. Dans un communiqué, la chaîne précise qu'ils sont «sains et saufs» et «rejoignent leur base».


A la Une: l'avenir incertain de l'Egypte
http://www.rfi.fr/emission/20110205-une-avenir-incertain-egypte
Bientôt deux semaines de contestation du pouvoir en Egypte mais son président, Hosni Moubarak, est toujours en poste. Il reste en place au terme d'une nouvelle journée de manifestation présentée comme le «vendredi du départ», or personne n’est parti…

Moubarak toujours là, mais tellement affaibli que pour la plupart des observateurs, la période de transition a déjà commencé. Pour aboutir sur quoi ? Ça, nul ne le sait. L'impression laissée par cette fin de semaine est bien celle d'un « entre-deux » : entre les 29 années de pouvoir Moubarak et un avenir en gestation.

Et c'est aussi le sentiment qui se dégage à la lecture de la presse du jour, à l'image du Monde pour qui «l'après-Moubarak se joue actuellement entre la place Tahrir et Washington». Alors que les responsables américains font pression pour des élections libres, «le président égyptien s'accroche au pouvoir», résume le quotidien du soir.

Il s'accroche au pouvoir, d'où ce titre en forme de jeu de mots à la une de Libération : «Momie fait de la résistance».

S'il s'obstine, «dans les faits la transition a peut être déjà commencé, écrit Libération : Hosni Moubarak n'apparaît plus comme le vrai détenteur du pouvoir. Celui qui parle, annonce les réformes, détaille l'agenda, lance les invitations à dialoguer, c'est Omar Souleiman.

Si la pression devenait trop forte, ce dernier pourrait bien se voir rapidement transférer l'ensemble des pouvoirs par Moubarak qui terminerait son mandat comme président honoraire, une sorte de reine d'Angleterre au pays des pharaons».

Voilà - en termes imagés - un scénario possible décrit dans Libération. Alexandre Adler lui, souligne dans Le Figaro le rôle décisif joué par l'armée égyptienne. A ses yeux, «la situation est en train de lui conférer un pouvoir arbitral indiscuté et tout montre qu'elle va s'en servir».

Un pouvoir islamiste au Caire ?

La presse s'interroge par ailleurs sur l'importance des Frères musulmans. «Peu nombreux au début de l'insurrection, ils ont gagné en légitimité et sont désormais très présents» note Libération. Les envoyés spéciaux du journal au Caire rapportent au sujet des islamistes que «peu à peu ils s'enhardissent. Ce vendredi ils sont venus en masse place Tahrir assister à la grande prière et à la manifestation appelant au départ d'Hosni Moubarak».

Dans ces conditions faut-il craindre l'émergence d'un pouvoir d'obédience islamiste au Caire ? La question est au cœur de plusieurs éditoriaux, comme celui du quotidien L'Alsace qui affirme que «le danger que les Frères musulmans fassent main basse sur l'Egypte sera d'autant plus grand que les aspirations à la liberté seront réprimées».

Dans Ouest France on lit que l'accession au pouvoir des Frères musulmans est actuellement l'une des trois menaces majeures qui guettent l'Egypte, avec la guerre civile et la dictature militaire.

Autre réflexion, c'est un point de vue de l'essayiste et journaliste Caroline Fourest paru dans Le Monde : elle souligne au contraire que ce danger n'est plus vraiment d'actualité, car «nous ne sommes plus en 1979. La révolution islamiste a beaucoup déçu. Les jeunes arabes connectés à Internet ont vu les vidéos des jeunes Iraniens massacrés par les sbires d'Ahmadinejad. Ils s'identifient plus à eux ou aux jeunes Tunisiens qu'aux "barbus"».

Bref, écrit encore Caroline Fourrest à propos des manifestants égyptiens, «aucun régime ne pourra plus ni les censurer ni les couper du monde».(...)

Dans la continuité de ce qui précède, c'est à dire l'onde de choc des événements en Egypte et en Tunisie, l'Algérie n'est pas épargnée. L'Algérie dont le président Bouteflika «veut désamorcer la contestation» annonce Le Figaro. Le chef de l'Etat a cherché à enrayer le mouvement de gronde populaire en annonçant plusieurs initiatives, dont la prochaine levée de l'état d'urgence et l'ouverture des médias publics à l'opposition.
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 12:50

Angela Merkel invite les Egyptiens à la patience
FRANCE INFO - 12:02
Dans son intervention au cours de la conférence de Munich sur la sécurité, la chancelière a comparé la situation en Egypte avec la réunification allemande. Et elle a expliqué que le changement devait "être organisé".


Angela Merkel et David Cameron se sont exprimés sur le sort de l'Egypte, ce matin, lors de la conférence de Munich sur la sécurité
©REUTERS

Pendant la période précèdent la réunification de l’Allemagne, “on ne voulait pas attendre un seul jour” a-t-elle rappelé en affirmant comprendre l’impatience de ceux qui souhaitent un changement rapide en Egypte. Mais elle a semblé vouloir laisser du temps au temps : “Il y aura des changements en Egypte, mais ils doivent être construits, pacifiques”.

Ainsi elle a estimé que “des élections anticipées au début du processus de démocratisation, ce serait probablement une mauvaise approche” .

De même le Premier ministre britannique, David Cameron, a insisté sur le fait qu’il s’agissait d"“un processus”, qui ne se réduisait par à un seul événement, comme les élections à venir. C’est pourquoi, a-t-il souligné, “il faut encourager les discussions”entre les parties égyptiennes.

Lors d’un sommet vendredi à Bruxelles, les 27 pays de l’UE ont exigé que le processus de transition politique commence immédiatement en Egypte, en laissant entendre que dans le cas contraire l’aide européenne pourrait être suspendue.

la blague du jour !!!
angela donne des conseils ^^

l'occident stress du cul grave...
ça serait le moment de plein de choses ....
prions mes freres ^^
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 13:46

Alaa El Aswany « Hosni Moubarak est prêt à tuer des milliers d’Égyptiens »
http://www.humanite.fr/03_02_2011-alaa-el-aswany-%C2%AB%C2%A0hosni-moubarak-est-pr%C3%AAt-%C3%A0-tuer-des-milliers-d%E2%80%99%C3%A9gyptiens%C2%A0%C2%BB-464297
L’écrivain Alaa El Aswany dénonce la dictature, l’envoi de criminels contre les manifestants et l’attitude des pays occidentaux qui ne réclament pas le départ du despote. Envoyé spécial.

Écrivain égyptien, Alaa El Aswany est l’auteur de nombreux ouvrages dont plusieurs ont été édités par Actes Sud. Citons notamment le best-seller l’Immeuble Yacoubian, Chicago, ou encore dernièrement un recueil de nouvelles qui prend un sens particulier aujourd’hui : J’aurais voulu être égyptien. Ce romancier, dans la lignée du grand Nagib Maghfouz ou de Sonallah Ibrahim, scrute la société égyptienne, rend, à travers le verbe, l’amour de ce peuple. El Aswany est au Caire et participe aux manifestations sur la place Tahrir depuis le premier jour. Il ne craint pas de s’exprimer et dénonce un régime dictatorial qui, aujourd’hui, assassine tout un peuple. Paradoxe, alors que nous nous trouvions au Caire, nous avons réalisé l’entretien par téléphone, coincé sur cette place Tahrir, encerclée par des partisans du régime.

Mardi il y avait plus d’un million 
de personnes dans les rues 
du Caire et le lendemain les nervis de Moubarak ont attaqué. 
Quel est votre sentiment ?

Alaa El Aswany. Ce qui se passe depuis plus de dix jours maintenant est une révolution. C’est une révolution parce que des millions de personnes sont descendues dans la rue. Ils veulent en finir avec ce régime et construire une nouvelle Égypte. Comme d’habitude, la dictature est en train de commettre tous les crimes possibles contre le peuple. Mercredi, ce régime a tout fait pour arrêter le peuple. Ils ont arrêté, battu les gens, ils ont torturé et tué. Mais ils ne sont pas arrivés à faire taire le peuple. Depuis trois jours, on ne voit pratiquement plus la police dans les rues, ils ont libéré des criminels des prisons, les ont armés et ont donné des instructions pour attaquer des innocents. Il s’agissait de liquider la révolution. Mais ils n’y sont pas parvenus. Mercredi, ils ont utilisé les mêmes criminels et des policiers en civil mais armés. Maintenant, ils tirent sur les jeunes pour les tuer simplement parce qu’ils se sont exprimés politiquement. Ce qui se passe en Égypte maintenant dépasse le politique. C’est une question humaine. C’est un crime contre l’humanité, contre les droits de l’homme. Tout ça pour maintenir en place un dictateur qui est la cause des souffrances de l’Égypte pendant trente ans.

Qu’avez-vous pensé du discours d’Hosni Moubarak, prononcé mardi soir, dans lequel il a annoncé 
qu’il ne se représenterait pas 
à l’élection présidentielle ?

Alaa El Aswany. On se moque de ce discours. En réalité, il n’a rien dit. Il nous prend pour des êtres stupides. Il a dit qu’il n’avait pas l’intention de se représenter, il n’a même pas dit qu’il avait décidé de ne pas se représenter. Il a même dit qu’il allait s’adresser au Parlement égyptien pour débattre de changements dans la Constitution. Mais le Parlement égyptien est un parlement croupion, issu d’élections truquées. Mais les millions d’Égyptiens qui sont descendus dans les rues ne demandent qu’une seule chose : que M. Moubarak quitte le pouvoir. Il n’y a pas d’autres solutions, surtout après les massacres des 
2 et 3 février. Nous sommes face à un dictateur qui vit ces derniers moments. Il est connu dans, l’histoire et dans la littérature, que le dictateur, dans ses derniers moments, devient comme un tigre blessé. Il est prêt à tuer des milliers d’Égyptiens et à brûler le pays pour rester. J’en suis persuadé.

Êtes-vous déçu par l’attitude 
de l’armée ?

Alaa El Aswany. On est déçus depuis hier. J’ai participé aux manifestations et je peux dire que jusqu’à mercredi l’armée s’est bien comportée. Elle n’est pas comme les armées d’Amérique latine dans le passé. L’armée c’est notre fierté, elle a toujours protégé les Égyptiens. Nous sommes sûrs que l’armée ne pourra jamais tirer sur le peuple. Mais mercredi, le comportement de l’armée a été différent parce qu’elle a laissé les criminels armés attaquer les gens sur la place Tahrir. Pour moi, c’est une faute grave. J’espère que ce n’est pas une stratégie. Je voudrais croire qu’il s’agit de la faute d’un officier. Parce que si l’armée choisit le camp du dictateur, la position de l’Égypte sera beaucoup plus grave et beaucoup plus compliquée.

La communauté internationale soutient-elle suffisamment le peuple égyptien dans cette épreuve ?

Alaa El Aswany. Si, quand on parle de la communauté internationale, on parle du peuple, alors oui, on est très touchés du soutien que nous apportent tous les peuples du monde. Parce que ce n’est pas vraiment un combat politique mais un combat humain. Des millions d’Égyptiens sont prêts à donner leur vie pour obtenir la liberté. Je pense que c’est une question humaine. Je n’attendais pas autre chose des peuples du monde. J’ai reçu énormément de soutien de la part de tous les gens que je connais. Mais si on parle des gouvernements occidentaux, c’est une autre histoire. L’attitude des Américains est très négative. Soit ils sont vraiment très naïfs, soit ils essaient de couvrir ou de soutenir Moubarak. On ne peut pas vraiment demander à un dictateur qui a opprimé un peuple pendant trente ans de mettre en place la démocratie du jour au lendemain. C’est vraiment incroyable. C’est une blague mais c’est une blague qui ne fait pas rire.



Et la France ?

Alaa El Aswany. Les Français, la presse, les intellectuels nous soutiennent. Mais on attendait plus des autorités françaises. J’ai écrit un mot sur le site du maire de Paris pour dire qu’on est dans la rue pour la liberté, l’égalité, la justice. La culture française a toujours défendu ces valeurs humaines. Mais, honnêtement, je suis vraiment déçu parce que la réaction du gouvernement français n’est pas claire. Il se cache derrière des mots qui ne sont pas très clairs. Le message qu’attend le peuple égyptien est que les gouvernements occidentaux – pas pour des raisons politiques mais pour des raisons humaines – demandent à Hosni Moubarak de quitter le pouvoir. Les gouvernements français, américain et les autres jouent avec les mots. Ils disent que la transition doit commencer aujourd’hui. Mais qui va organiser la transition vers la démocratie ? M. Moubarak ? On demande à un dictateur qui est en train de tuer son peuple de faire la transition vers la démocratie ? Qu’est-ce que ça signifie ? Mais je sais que l’Humanité va transmettre à ses lecteurs la réalité des crimes qui sont commis contre le peuple.


Entretien réalisé par P. B.
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Re: egypte

Message  ivo le Sam 5 Fév - 18:02

Face à face tendu entre manifestants et officiers place Tahrir
FRANCE INFO - 14:22
C’est une grande confusion qui règne cet après-midi sur cette place où sont rassemblés encore quelques milliers d’opposants à Hosni Mourabarak, dont beaucoup de jeunes très déterminés. L’armée semble vouloir les évacuer, pour le moment par la négociation... Aux officiers qui leur demandaient d’évacuer la place puisqu’ils avaient gagné, puisque Moubarak allait quitter le pouvoir, les jeunes ont répondu qu’ils partiraient après lui...
Face à face tendu place Tahrir, le point de la situation à 16h avec l’un de nos envoyés spéciaux Omar Ouamane (1'16")


©Reuters/ Suhaib Salem

Egypte : démission du bureau exécutif du parti au pouvoir
Le bureau exécutif du parti au pouvoir en Egypte, le Parti national démocrate (PND) du président Hosni Moubarak, a démissionné.
Selon la télévision d’Etat égyptienne , “les membres du comité exécutif ont démissionné de leurs postes. Il a été décidé de nommer Hossam Badrawi secrétaire général du parti”.
M. Badrawi, connu pour avoir de bons rapports avec l’opposition égyptienne, a également été nommé président du comité politique du PND, un poste jusqu’ici occupé par Gamal Moubarak, le fils du président Hosni Moubarak.
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Re: egypte

Message  Invité le Sam 5 Fév - 19:50

Entrevue avec un militant anarcho-communiste sur la Place de la Liberté au Caire

«L'obstacle le plus difficile pour les révolutionnaires égyptiens est la coupure des moyens de communication. Les révolutionnaires occidentaux doivent mettre la pression sur leur gouvernement pour empêcher le régime égyptien de le faire. Pour le moment, personne ne peut dire ce qu'il va arriver dans le long terme. Si la révolution est un succès, les révolutionnaires occidentaux devront faire preuve de solidarité avec leurs camarades égyptiens contre le risque d'agression des États-Unis et d'Israël. Si la révolution est vaincue, ce sera le massacre de tous les révolutionnaires égyptiens.»



Char de l'armée égyptienne et contestataires

Entrevue avec un anarcho-communiste sur la Place de la Liberté au Caire

Peux-tu s'il te plaît nous dire qui tu es et à quel mouvement tu appartiens ?

Je suis Nidal Tahrir de Black Flag, un petit groupe d'anarcho-communistes en Égypte.

Le monde regarde l'Égypte et est solidaire des événements. Cependant, à cause de la coupure du réseau Internet, les informations sont très dures à trouver. Peux-tu nous dire quels événements ont eu lieu la semaine passée en Égypte. À quoi ça ressemblait de ton point de vue?

La situation à cet est instant vraiment cruciale en Égypte. Cela avait commencé par une invitation à une journée de contestation contre le régime de Moubarak le 25 janvier. Personne ne s'attendait à une invitation pour une journée de contestation, de la part d'un groupe Facebook, pas vraiment organisée et appelée «Nous sommes tous Khalid Said» (Khalid Said était un jeune égyptien qui a été tué par la police de Moubarak l'été passé à Alexandrie), c'était le mardi où tout a commencé, l'étincelle qui a mis le feu à tout le reste. Ce mardi, il y a eu des grandes manifestations dans la rue de toutes les villes égyptiennes, le mercredi le massacre a commencé. Il a commencé lorsque se terminait le sit-in sur la place Tahir, très tard dans la nuit de mardi et a continué lors des jours suivants, spécialement à Suez. Suez a une valeur toute particulière au cœur des égyptiens. C'était le centre de la résistance contre les sionistes en 1956 et 1967, dans le même district. Suez a combattu les troupes de Sharon dans la guerre israélo-palestienne. La police de Moubarak a perpétré un massacre - 4 personnes ont été tuées, 100 blessées, avec des gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc, des lances-flammes et une étrange substance jaune, peut-être du gaz moutarde, projeté des airs. Vendredi a été appelé le Jumu'ah de la rage - Jumu'ah est le nom arabe de vendredi. C'est la fin de semaine nationale en Égypte, dans beaucoup d'autres pays musulmans aussi. C'est un jour sacré de l'Islam parce les grandes prières ont lieu ce jour, appelées les prières de Jumu'ah. Il était planifié d'aller aux manifestations après les prières, à midi, mais la police a essayé d'arrêter ces marches avec toute sa puissance et sa violence. Il y a eu pas mal d'accrochages au Caire (dans le centre-ville, à Mattareyaf, dans l'Est du Caire), dans toute l'Égypte, spécialement à Suez, Alexandrie, Mahalla (dans le delta du Nil, un des centres des classes laborieuses). En plein soleil de midi, le peuple a marché au Caire en direction du centre-ville, pour se rendre à un sit-in sur la place Tahir, pour demander la fin du régime de Moubarak, en chantant le slogan «Le peuple demande la fin du régime». En fin d'après-midi, vers 17h, Moubarak a décrété un couvre-feu et a déployé l'armée dans les villes égyptiennes. Le couvre-feu a été suivi d'un plan orchestré par la police, pour laisser des criminels et voyous appelés Baltagayyah s'échapper. La police a orchestré l'évasion à grande échelle de criminels dans de nombreuses prisons égyptiennes afin d'effrayer le peuple en Égypte. Pas de police, plusieurs troupes armées incapable de contrôler les rues, les gens étaient effrayés. Cela a été suivie par une série de nouvelles sur la télévision égyptienne, les radio, les journaux à propos de pillages dans de nombreuses villes et de tirs sur des personnes. Les gens ont organisé des «comités populaires» pour sécurisé chaque rue. C'était bienvenu pour le régime qui voulait faire peur à la population avec l'instabilité du pays, mais c'est aussi grâce à ces troubles que nous avons pu commencer à construire les conseils ouvriers.

Depuis Mercredi, il y a eu des affrontements entre pro et anti-Moubarak. Est-ce que cela décrit correctement la réalité? Qui sont ces «supporters de Moubarak»? Quel impact ont eu ces affrontements sur l'attitude de classe laborieuse égyptienne?

C'est absolument faux de présenter ces affrontements comme des affrontements entre pro et anti-Moubarak. Les pro-Mubarak étaient constitués en majorité par des Baltagayyah et la police secrète, dans le but d'attaquer les contestataires sur la place Tahir. Cela a uniquement commencé après le discours de Moubarak hier, après celui d'Obama. Personnellement, je pense que Moubarak a sentit le ciel lui tomber sur la tête et son sang n'a fait qu'un tour. Il se sent comme Neron et veut brûler l'Égypte avant de la quitter, essayer de faire croire aux gens qu'il était un facteur de stabilité, de sûreté et de sécurité. Dans ce sens, il a réellement réussit à progresser - une sainte alliance nationale a été formée contre les Tahrites (les contestataires de la place Tahir) et la «commune de la place Tahir». Bon nombre de gens, spécialement ceux de la classe moyenne, ont affirmé qu'il fallait mettre fin aux manifestations à cause du risque de voir l'Égypte brûler, la famine commencer, mais évidemment tout cela n'est pas vrai - c'est largement exagéré. Chaque révolution a ses difficultés et Moubarak use de la peur et de la terreur pour rester plus longtemps au pouvoir. Personnellement, je dis que les contestataires prennent leurs responsabilités concernant la situation et que Moubarak doit partir, il le doit parce qu'il est dans l'incapacité de négocier dans la situation actuelle.

Que pense-tu qu'il va se passer la semaine prochaine? À quel point la position prise par les États-Unis affecte-t-elle la situation actuelle?

Personne ne peut prédire ce qu'il va se passer la semaine prochaine. Moubarak est un idiot têtu et les médias égyptiens font la plus grosse campagne médiatique de leur histoire pour discréditer les prochaines protestations prévue le vendredi 4 février. Nous appelons à une nouvelle marche d'un million de personne à Tahir, appelé le «Jumu'ah du salut». La position qu'a pris le gouvernement des États-Unis l'affecte plus que les manifestations. Moubarak est un traître, capable de tuer tout le peuple, mais il ne peut pas dire non à son maître.

Quel est la participation des anarchistes lutte-de-classiste? Qui sont vos alliés?

L'anarchisme en Égypte n'est pas un grand courant. On peut trouver quelques anarchistes mais pas encore de grand courant. Les anarchistes en Égypte ont joint les contestataires et les comités populaire pour défendre les rues des voyous. Les anarchistes égyptiens ont un certain espoir dans ces conseils. Les alliés des anarchistes en Égypte sont les marxistes, évidemment. Nous avons actuellement un débat idéologique - toute la gauche appelle à l'unité et ensuite argumente sur tout. Les anarchistes en Égypte sont une part de la gauche égyptienne.

Quelles formes de solidarité peut-on construire entre les révolutionnaires en Égypte et les révolutionnaire de "l'occident"? Que peuvent-ils faire immédiatement et à long terme?

L'obstacle le plus difficile pour les révolutionnaires égyptiens est la coupure des moyens de communication. Les révolutionnaires occidentaux doivent mettre la pression sur leur gouvernement pour empêcher le régime égyptien de le faire. Pour le moment, personne ne peut dire ce qu'il va arriver dans le long terme. Si la révolution est un succès, les révolutionnaires occidentaux devront faire preuve de solidarité avec leurs camarades égyptiens contre le risque d'agression des États-Unis et d'Israël. Si la révolution est vaincue, ce sera le massacre de tous les révolutionnaires égyptiens.

Quelles seront les principales tâches, une fois que Moubarak sera parti ? Y a-t-il déjà des planifications au niveau de la rue? Que proposent les révolutionnaires anti-capitalistes?

Les principales tâches actuelles, si on parle des demandes de la rue, sont une nouvelle constitution, un gouvernement provisoire et des nouvelles élections. Il y a beaucoup de planification à ce sujet par de nombreux courants politiques, en particuliers les Frères Musulmans. Les révolutionnaires anti-capitalistes ne sont pas très nombreux au Caire - les communistes, la gauche démocratiques et les trotskystes ont revendiqués les mêmes choses concernant la constitution et de nouvelles élections, mais pour nous en tant qu'anarchistes -- anti-capitalistes et anti-étatique aussi -- nous allons essayer de faire en sorte que les comités qui ont été formés pour protéger et sécuriser les rues, deviennent plus fort et de les transformer par la suite en véritables conseils populaires.

Que veux-tu dire aux révolutionnaires à l'étranger?

Cher.ère.s camarades du monde entier, nous avons besoin de votre solidarité, d'une large campagne de solidarité et la révolution égyptienne gagnera!

Audio Interview: http://electricrnb.podomatic.com/entry/2011-02-03T00_56_54-08_00?x

Interview edited by http://www.anarkismo.net

Interview traduit de l'anglais au français par L'Organisation socialiste libertaire

Source : anarkismo.net

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Message  ivo le Sam 5 Fév - 20:36

Manifestations de soutien aux Egyptiens à Paris et en province
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/05/manifestations-de-soutien-aux-egyptiens-a-paris-et-en-province_1475879_3218.html

Plus de 2 000 personnes ont manifesté samedi à Paris et dans des villes de province pour exiger le départ du président égyptien Hosni Moubarak qui semble s'accrocher au pouvoir après douze jours de manifestations contre son régime, selon la police et des journalistes de l'AFP. A Paris, 1 700 personnes selon la préfecture de police et 4 000 selon les organisateurs, ont participé à la marche de "solidarité avec le peuple égyptien" à l'appel d'un collectif regroupant une centaine d'associations et des personnalités.

Le cortège qui s'est ébranlé de la place de la République vers la Madeleine n'a pas été autorisé à se rendre devant l'ambassade d'Egypte dans le XVIème arrondissement. Tout au long du parcours, les manifestants, étroitement encadrés par un important dispositif de sécurité, scandaient des slogans hostiles au régime égyptien. "Moubarak dégage", "démocratie et dignité en Egypte", ont-ils notamment crié. Au milieu de la manifestation, des jeunes arboraient des T-shirts aux couleurs de l'Egypte ou encore des drapeaux algérien, marocain, tunisien et palestinien.

De nombreuses banderoles dénonçaient par ailleurs "les ingérences étrangères" dans les affaires de l'Egypte. "Il faut que les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël respectent la volonté du peuple égyptien qui, dans son immense majorité, exige la fin de ce régime corrompu", a fustigé Samir Abdallah, qui avait pris part à la flottille humanitaire internationale pour Gaza en juin dernier.
"Ce n'est pas à eux de décider qui va prendre en main les destinées du pays. Il faut que le pouvoir réel revienne au peuple et non aux exécutants dont l'agenda est fixé par les USA, l'UE et Israël", a-t-il martelé.

Présent en tête du cortège, Alain Krivine du Nouveau Parti Anti capitaliste (NPA) a jugé que la "révolution, exemplaire en Tunisie et maintenant en Egypte, est un modèle pour tous les peuples qui se battent contre l'oppression et la dictature". Certains manifestants brandissaient le portrait de Gamal Abdel Nasser, le dirigeant nationaliste décédé le 28 septembre 1970 à son bureau. "Lui, ce n'était pas un voleur", disaient-ils.

Quelques dizaines ou centaines de personnes se sont également rassemblées autour de mots d'ordre similaires à Strasbourg, Grenoble, ou encore Lyon.

Appel à témoignages
Vous êtes en Egypte, racontez nous les manifestations

Après cinq jours de suspension, le Web a été partiellement rétabli, mercredi 2 février, en Egypte. Vous êtes sur place, comment avez-vous fait pour communiquer avec vos proches durant cette interruption ? En quoi le mouvement de contestation contre Hosni Moubarak et les mesures de couvre-feu affectent votre quotidien ? Votre activité professionnelle est-elle à l'arrêt ? Rencontrez-vous des difficultés d'approvisionnement dans les magasins ? Une sélection de témoignages sera publiée sur Le Monde.fr
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Re: egypte

Message  ivo le Dim 6 Fév - 10:06

Egypte : début des négociations et changement de ton de Washington
FRANCE INFO - 07:30
Le vice-président Omar Souleimane a rendez-vous avec les représentants de l’opposition ce dimanche en fin de matinée. Les Frères musulmans qui était jusqu’à présent hostile au dialogue avec les autorités, ont accepté de participer. Changement de ton des Etats-Unis : Hillary Clinton s’est prononcé pour la tenue d’élections en septembre. Et il n’est plus question du départ "immédiat" d’Hosni Moubarak.


Hosni Moubarak et son vice président, la transition pourrait ne pas être immédiate
©Reuters/

Hier, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé qu’il fallait laisser du temps aux discussions menées par le vice-président Omar Souleimane : “Il est important de soutenir le processus de transition annoncé par le gouvernement égyptien” et que l’application de ce processus “convainque les personnes engagées” dans le mouvement de contestation “qu’il permettra la tenue dans l’ordre des élections prévues en septembre.” L’émissaire américain Frank Wisner qui est allé un peu plus loin en affirmant que le chef de l’Etat devait rester au pouvoir pour le moment afin de superviser la transition a été désavoué par l’administration Obama : ses propos “n’engagent que lui et non le gouvernement américain.”

Début des négociations au Caire, et changement de ton de Washington, le décryptage de Claude Guibal, la correspondante de France Info en Egypte (1'07")

Dans les négociations, Les Frères musulmans

Omar Souleimane doit rencontrer les représentants de l’opposition ce dimanche matin. Les Frères musulmans ont accepté d’assister à cette séance. “Nous avons décidé de nous engager dans un cycle de dialogue pour évaluer le sérieux des autorités en ce qui concerne les revendications de la population et leur volonté d’y répondre”.

Certains au sein de l’opposition craignent toutefois que ce dialogue ne donne lieu à un compromis, proposé par "Conseil des sages", qui verrait Moubarak se maintenir comme il en a l’intention jusqu’à la fin de son mandat, en septembre, et confier ses pouvoirs à Omar Souleilman pour lui permettre d’entamer la transition. Ainsi Mohamed ElBaradeï : “Entendre que Moubarak doit rester et conduire le changement, et que le processus reposerait essentiellement sur son plus proche conseiller militaire, qui n’est pas la personnalité la plus populaire en Egypte, sans partage du pouvoir avec les civils, serait très, très décevant...


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Re: egypte

Message  ivo le Dim 6 Fév - 12:37

Egypte : et si Moubarak restait au pouvoir jusqu’en septembre ?
FRANCE INFO - 12:19

Hosni Moubarak, lors de son intervention télévisée le 1e février
©REUTERS/Ho New

Alors que le vice-président égyptien Omar Souleimane a entamé des consultations avec les représentants de l’opposition pour tenter de trouver une issue à la crise, les Américains par exemple ne demande plus le départ "immédiat" du président Moubarak. Et certains leaders de l’opposition commencent à s’inquiéter, alors que la mobilisation s’essouffle.
Au sein de l’opposition, certains craignent que ce dialogue ne donne lieu à un compromis, proposé par le "Conseil des sages", qui verrait Moubarak se maintenir comme il en a l’intention jusqu’à la fin de son mandat, en septembre, et confier ses pouvoirs à Omar Souleimane pour lui permettre d’entamer la transition.

Le vice-président a rencontré au cours des derniers jours plusieurs personnalités indépendantes et de l’opposition pour discuter des moyens de mettre fin à la crise politique que traverse le pays. Mais l’ancien directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, Mohamed El Baradei, n’a pas été invité au dialogue jusqu’à présent. Il exige un départ du président Moubarak avant tout dialogue sur l’avenir politique du pays.

Hier Hosni Moubarak a réuni pour la première fois le nouveau Premier ministre Ahmad Chafic, les ministres du Pétrole et des Finances ainsi que le chef de la Banque centrale. Cette réunion “est une preuve qu’il s’accroche à sa position et veut montrer au peuple qu’il est toujours là” a estimé le chef du mouvement d’opposition Kefaya, Georges Ishaq.

Sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, les manifestants qui réclament depuis treize jours la démission immédiate du chef de l’Etat se disent décidés à obtenir gain de cause.
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ivo

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