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egypte

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Re: egypte

Message  ivo le Dim 6 Fév - 17:39

L’Egypte dit stop aux "diktats" de l’étranger
FRANCE INFO - 17:17
Dans un communiqué, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki adresse ce soir une mise en garde à tous les pays qui multiplient les messages et directives en direction de l’Egypte. Il affirme que "le peuple égyptien dans son ensemble n’acceptait pas les diktats étrangers."
Dans cette période de crise, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a “reçu des appels de ses homologues des Etats-Unis et d’un certain nombre de pays européens ainsi que du Canada et de l’Australie”pour s’informer de la situation. Il leur a indiqué, précise ce communiqué, “ que le peuple égyptien dans son ensemble n’acceptait pas les diktats étrangers”.

Et il a insisté sur “l’importance que les responsables étrangers cessent d’apparaître comme imposant à l’Egypte une méthode précise... Répéter des termes comme "période de transition immédiate" reflète une incompréhension de la situation et de la Constitution égyptiennes... ”. Le rejet de “toute ingérence étrangère dans les affaires égyptiennes” figurait également dans le communiqué rendu public en début d’après-midi à l’issue de la réunion de négociation entre des représentants du régime, et des représentants de l’opposition, dont les Frères musulmans.
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Re: egypte

Message  ivo le Lun 7 Fév - 12:00

Divisions en Egypte, au 14ème jour de contestation
FRANCE INFO - 11:33
14ème jour de contestation en Égypte, et le doute qui s’insinue dans les esprits, alors que des propositions de réformes ont été conclues entre opposition et régime. Faut-il continuer la mobilisation coûte que coûte, au risque de ralentir l’économie ? Faut-il poursuivre le siège de la place Tahrir, au risque de subir la répression du régime ?
Continuer à manifester ou pas. Les Egyptiens sont divisés
. Reportage de Géraldine Hallot (1'21")


Hier, place Tahrir. Les manifestants ont installé matelas et couvertures au pied des chars, pour camper jusqu'au départ de Moubarak © REUTERS/Dylan Martinez

Ils sont encore quelques milliers, de jour comme de nuit, à occuper la place Tahrir, bastion des anti-Moubarak, en plein cœur du Caire. Ils dorment sous des bâches installés au pied des chars de l’armée, pour éviter que ceux-ci ne s’aventurent à évacuer le site emblématique. Parmi eux, les premiers jeunes contestataires qui ont annoncé hier la formation d’une coalition, et assuré qu’ils ne videraient pas les lieux tant que le président Hosni Moubarak ne quitterait pas le pouvoir. Le bras-de-fer est engagé et peut durer longtemps, à en croire la détermination du raïs à aller jusqu’au bout de son mandat.

Les Frères musulmans nombreux et organisés place Tahrir Reportage de Vanessa Descoureaux (1'21")

L’écrivain Cherif Choubachy, ancien secrétaire d’Etat à la Culture, ne croit pas au départ précipité de Moubarak (0'54")

Une occupation qui se poursuit, alors que les Frères musulmans, pour la première fois en un demi-siècle, ont accepté hier de s’asseoir à la table des négociations avec le pouvoir et plusieurs autres forces d’opposition. Il en est sorti un texte prévoyant "une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution" et demandant "la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1981" dans le pays. "Insuffisant", selon les Frères musulmans. "Opaque", selon l’autre figure de l’opposition Mohamed ElBaradeï, qui assure n’avoir pas été invité.

Climat tendu alors que s’amorce un dialogue entre opposition et régime Claude Guibal (0'54")

Reprendre ou pas une vie normale
Devant cette amorce de dialogue et la longueur du conflit, certains ont décidé de reprendre une vie normale, par pragmatisme. Les banques et commerces ont rouvert leurs portes. La circulation sur les routes et les ponts a été rétablie.

"Il faut regarder ce qu’on gagne, et ce qu’on ve perdre" Ce pharmacien est hostile à Moubarak mais favorable à la fin des manifestations (0'43")

D’autres manifestants ont arrêté marches et slogans, par peur des représailles. Si l’on a beaucoup parlé des arrestations et intimidations des journalistes étrangers, ce sont eux, les manifestants de la place Tahrir qui ont été les premiers à subir les pressions du régime.

La répression ordinaire contre les manifestants de la place Tahrir Témoignage de Zeinab, 27 ans, d’une ONG pour le développement (0'59")

Enfin, l’Égypte est divisée sur le rôle des pays étrangers et notamment des Américains. Les médias nationaux notamment évoquent l’ingérence de certains États et accusent les journalistes étrangers de s’être rendus coupables d’espionnage au service d’Israël.

Amina, manifestante de la Place Tahrir, en a marre des Américains (0'49")

Ce matin, des inconnus ont tiré quatre roquettes sur une caserne de police dans la ville de Rafah, à la frontière entre l’Égypte et Gaza. Mais, sans revendication, on ignore si cette attaque a un rapport avec la contestation anti-Moubarak ou non.

Cécile Quéguiner, avec agences
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Re: egypte

Message  ivo le Mar 8 Fév - 12:10

15ème jour de contestation en Egypte : la place Tahrir toujours en état de siège
FRANCE INFO - 06:18
Si le Caire semble reprendre vie, des dizaines de milliers de manifestants continuent d’occuper la place Tahrir, au cœur de la capitale. Ils réclament toujours le départ immédiat du président Hosni Moubarak. Et ces contestataires ne cèdent pas un pouce de terrain. Certains vivent littéralement au pied des blindés de l’armée qui entourent la place. Dans un climat serein.
15ème jour de contestation en Egypte : la place Tahrir toujours en état de siège Reportage de l’un des envoyés spéciaux de France Info au Caire, Richard Place. (1'52")


La place Tahrir, devenue un symbole de la contestation au Caire, reste occupée par des milliers de manifestants anti-Moubarak... et de blindés de l'armée.
©REUTERS/Asmaa Waguih
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Re: egypte

Message  niouze le Mar 8 Fév - 14:52

Chasse au journaliste en Egypte : « C'est un espion, tuez-le ! »
Par Baudouin Long | Journaliste | 06/02/2011 | 18H34

(Du Caire) La révolution s'était enfoncée dans une torpeur routinière depuis la fin des violences avec la police, vendredi 28 janvier. La place Tahrir, le cœur du Caire et de la contestation avait pris un aspect familial et bon enfant. Venir manifester s'apparentait à une promenade du dimanche au jardin des Tuileries.

Dans une ambiance festive, les Egyptiens venaient faire le tour de la place et y retrouvaient leurs amis. On discutait, on plaisantait, on prenait des photos.

Des familles, papa, maman, le gamin sur les épaules ou dans les jambes, venaient faire une balade et profiter du soleil, du ciel azuré et des températures agréables de cette fin de mois de janvier.
C'était l'époque où l'on humait la victoire

Etrangers et journalistes pouvaient se promener eux aussi, et profiter de la dernière attraction touristique du Caire. C'était l'époque où l'on humait la victoire. Un peu trop tôt, on prenait les photos triomphales devant les chars et les épaves brûlées.

Les journalistes étaient les bienvenus, ils retransmettraient au monde entier le message du peuple, la volonté du peuple : « Moubarak doit partir. » La foule des reporters et photographes dépêchés spécialement pour l'occasion se pressait dans le centre, du pain béni, ils attendaient avec la foule en liesse que le vieux raïs annonce son départ.

Les jours ont passé et le processus s'est répété. Tous étaient persuadés que ces manifestations pacifiques allaient lasser le président, et que bientôt il annoncerait sa démission. Bien sûr, on parlait de pillages, d'insécurité, mais qu'importe, puisque la révolution était ici.

Point d'orgue, la manifestation de mardi, manifestation anniversaire, commémorant la première manifestation, avait réuni deux millions de personnes dont la seule revendication était le départ de Moubarak.

Triomphants, ils n'hésitaient pas réclamer le départ du vice-président tout juste nommé, Omar Souleiman. Mais ce vieux renard, puissant seigneur, attendait, complotait. Dans l'ombre il préparait un artifice qu'ils n'avaient pas prévu, pauvres naïfs…
Dans la foule des pro-Moubarak, des hommes armés de bâtons

Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour renverser la situation. Il est 14 heures au Caire. Une foule immense se pressait sous le pont du Six-Octobre. Mais contrairement aux manifestants des jours précédents, ceux-ci scandaient le nom de Moubarak pour lui demander de rester.

La foule grossissait sans cesse. C'étaient des jeunes, des femmes, des enfants. Une composition éparse presque représentative de la population égyptienne bien qu'il manquât quelques barbes.

Près de la place Tahrir, les pro-Moubarak remontaient. A mesure que l'on s'approchait, les familles disparaissaient pour faire place à des hommes, dont beaucoup étaient armés de bâtons. Les journalistes se firent entourer par une foule. Une femme s'agitait, hurlant, hargneuse :

« Nous voulons la liberté, nous voulons Moubarak, ce n'est pas un million d'Egyptiens, ce sont 80 millions d'Egyptiens qui pensent comme nous, qui soutiennent Hosni Moubarak. »

Un autre expliquait : « Avant j'étais là-bas, mais maintenant, je suis avec Moubarak, il fait tout pour le peuple. »
« Qu'est-ce que vous allez dire à la télévision ? »

Les tons faussement sympathiques se teintaient de menaces à peine voilées. « Vous travaillez pour qui ? » demanda un petit homme mal rasé au regard inquisiteur. « Vous devez tout dire, qu'est-ce que vous allez dire à la télévision ? », interrogeait-on. « Allez-vous dire ce que vous voyez là ? Il faut tout regarder, pas seulement la place Tahrir ».

Le groupe grossissait, l'atmosphère devenait oppressante, il était temps de battre en retraite. Dans les rues qui menaient à Tahrir, les pierres volaient, les gens couraient des bâtons à la main.

Un des hommes, parmi les plus insistants, suivit les journalistes et commença à les harceler de questions. Ces salopards n'arrêtent pas de dire du mal de Moubarak, il fallait qu'ils comprennent que Moubarak aime le peuple, et que le peuple l'aime. Il était temps de partir.

Les groupes affluaient de toutes parts, des portraits gigantesques du leader au sourire débonnaire accompagnaient les déclarations d'amour. Montée sur un pick-up, une sono crachait le tube égyptien du moment. Un moustachu bedonnant s'approcha : « Je suis de la police, partez ! » Il faut partir.

De l'autre côté de la place, rue Mohammad-Mahmoud. A droite, les gentils ; à gauche, les pro-Moubarak. Pendant une heure, une heure et demie peut-être, ils se sont tabassés. A la fin les antis prirent le dessus, une partie des pro-Moubarak se sont joints à eux tandis que les autres s'enfuyaient.

« C'est bon, on arrête, on arrête, on est tous une seule main », une manière de dire nous sommes tous ensemble. Est-ce que 100 livres égyptienne et un repas au KFC justifiait en effet de mourir face à ces forcenés de la liberté ?
La chasse aux journalistes occidentaux

Les affrontements ont fait rage pendant deux jours. Mais le jeudi, les hommes de main du régime commençaient à faire la chasse aux journalistes. Certains ont été molestés par des partisans dans la rue, d'autres simplement arrêtés, détenus et souvent malmenés.

La psychose s'installe. Tout Occidental avec un appareil photo devient un ennemi à abattre. Les services de renseignement, militaires semble-t-il, font des rafles dans les hôtels, les appartements, cherchent les journalistes parmi les occidentaux.

Dans leurs interventions radiophoniques, les journalistes ont la gorge serrée, la voix teintée d'émotion.

L'appartement d'un groupe d'étudiants a été investi dans la matinée. Cinq personnes, armées de kalachnikovs, ils parlent bien le français, sont très gentils malgré leurs armes, et repartent avec les grands parents de l'un des étudiants. Ils seront relâchés quelques heures plus tard sans qu'aucun mal ne leur ait été fait.

La scène est banale mais la terreur se propage. Le mot d'ordre passa, journalistes étrangers, ne sortez plus, laissez vos appareils photos chez vous, terrez-vous !
Coursé par des fous furieux : « C'est un espion, tuez-le, tuez-le »

Les journalistes égyptiens comme les simples curieux sont loin d'être à l'abri. Un badaud qui prenait jeudi une photo de manifestants pro-Moubarak avec son téléphone portable a manqué de peu de se faire écharper.

Il s'est fait poursuivre par des fous furieux criant : « C'est un espion ! Tuez-le ! Tuez-le ! » Mais il parvint de justesse à se réfugier auprès de l'armée avant qu'ils n'aient eu le temps de lui faire la peau.

Claquemurés, les journalistes, les étrangers n'osent plus aller humer le parfum de révolution, ils ne goûtent que l'amertume de la déception face à la révolution qu'ils pensent noyée, inachevée.


voila pourquoi les info vont etre de plus en plus courte et qui nous rammene aux texte poster par nyark quelques jours plus tot ....(page précedente)
L'obstacle le plus difficile pour les révolutionnaires égyptiens est la coupure des moyens de communication.(...) Si la révolution est vaincue, ce sera le massacre de tous les révolutionnaires égyptiens.»

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: egypte

Message  niouze le Mar 8 Fév - 17:15

Lundi 7 février

Sur la rue Talaat Harb, le premier check-point commence cinq cent mètres avant Tahrir. L’immensité de la mobilisation et le professionnalisme croissant dont font preuve les manifestants pour l’organisation de leur propre sécurité les a incités à annexé au territoire révolutionnaire les rues adjacentes à la place. Sur le premier barrage, une plaque de tôle ondulée porte l’inscription suivante : “Welcome to the Independant Republic of Tahrir”. Les policiers ne s’aventurent pas au-delà du check-point. IIci, les rapports de pouvoir sont inversés. Le long de l’avenue qui mène à la place, des rangées de volontaires, tous les trente mètres environ, vérifient à nouveau nos pièces d’identité et nous fouillent. Je soupçonne que ces différents barrages ont aussi pour vocation de repérer – à l’aide de ces critères à la fois objectifs et arbitraires qui surprennent tant dans la société égyptienne – qui pourrait être baltagueya, employé par la police. Arrivé sur la place, c’est le choc. Je ne l’ai pas vue depuis la fameuse bataille du 2 au soir : je l’avais quittée encore ressemblante à ce qu’elle était avant, les voitures en moins et les manifestants en plus. Elle s’est complètement transformée.

Je pénètre une autre ville.

Les commerces se sont installés en masse. Ils étaient présents dès le début, petits vendeurs de cigarette ou d’eau, le plus souvent déambulant et sans doute vivant d’habitude du tourisme. Maintenant, de véritables points fixes de vente se sont installés. On trouve à manger, mais pas seulement : des drapeaux, des chaussettes, des badges aux couleurs de l’Egypte. Parallèlement, des hommes et des femmes circulent dans la foule pour distribuer gratuitement du thé ou des biscuits. Les deux systèmes économiques coexistent paisiblement selon des arrangements spontanés qui m’échappent. Le coin Frères Musulmans que j’avais repéré la semaine dernière ne l’est plus. Leur point dominant est occupé à présent par des concerts. Je ne suis pas sûr que les évolutions que je tente de noter aient une signification réelle. Je ne crois pas que quiconque les ait décidées. La place est organique, elle se recompose en permanence en fonction de ses majorités de passage. Elle ne s’installe pas encore dans le temps, elle est une suite de moments de présent, s’actualisant pour rester cette membrane de réception sensible d’un mouvement qui n’en finit plus de réinventer ses formules.
Les tanks qui ferment la place du côté du musée des antiquités, là où s’est déroulée la bataille majeure, ont la veille semblé vouloir partir. Pour les habitants de Tahrir, ce serait la catastrophe. Si le rôle de l’armée reste d’une ambiguïté extrême c’est elle qui permet aux manifestants de relâcher la surveillance des frontières. Mais ils ne mettent jamais longtemps à trouver une solution. Autour de chaque tank, des centaines de dormeurs se relaient, la tête appuyée sur les chenilles, allongés sous le canon, mosaïque humaine enrobant les chars. Ces hommes n’ont pas sommeil, ils prennent leur tour de garde, s’allongeant à la place de ceux qui se relèvent pour rejoindre les manifestants. L’image est saisissante. Debout sur leurs tanks, les jeunes soldats semblent encombrés de leurs mitrailleuses. Un homme aimable vient me prévenir que je risque d’avoir des ennuis à les filmer de si près. C’est que j’oublie la puissance qu’ils représentent tant le peuple l’a mise en échec.

Les habitants de Tahrir ont mis en place un système de communication de masse dont je n’ai pas encore compris exactement le fonctionnement. Un sifflet retentit : immédiatement, il est relayé par des jeunes hommes qui, en faction, tapent sur les mats des lampadaires à l’aide de pierres. La plupart des hommes se met alors à courir dans une direction précise. L’afflux soudain est étonnant. La masse des hommes se dirige vers les trois tanks dont je suis proche. Les soldats tirent des rafales de mitraillettes en l’air : très impressionnant pour moi, mais ça fait rigoler tous ceux qui m’entourent, comme d’un dernier et attendrissant sursaut de vanité. La semaine dernière, le 30, un avion militaire ultra-sonique tournait au-dessus de la place et passait en rase-motte, produisant un son assourdissant. La première fois, tout le monde avait sursauté. Dès la deuxième, on riait en haussant les épaules. L’opération était apparemment destinée à démontrer la force et la puissance de l’armée – peut-être également le signe d’une concurrence entre armée de terre et de l’air, pas exactement sur la même ligne (Moubarak était pilote pendant la guerre de 73). Elle a eu surtout pour conséquence que depuis les Cairotes disent en choeur que Hosni est devenu fou. A partir de ce ridicule spectacle aérien, on s’est moqué de lui plus encore qu’on ne l’a haï. Hier soir, plusieurs alertes de ce type sont lancées successivement (sifflet strident suivi de coups sur les lampadaires) sans que jamais l’évènement qui l’ait causé ne me semble majeur.
Ça se confirme : Tahrir est décidément l’endroit le plus sûr du Caire.

Tahrir est un palimpseste géant en perpétuel renouvellement. On écrit beaucoup depuis la révolution. Des hommes marchent lentement tout autour du rond-point en tenant de grands écriteaux où ils ont exprimé leur singulière manière de congédier Moubarak. Chacun d’eux s’arrête devant moi pour que je le filme. Sérieux derrière leurs bouts de carton, prenant la pose, soutenant de leur regard profond le texte qu’ils ont écrits et que je ne comprends pas, il sourient tendrement dès que je leur fais signe que mon plan est fini. Il y en a tant que je suis obligé de me mettre à les ignorer. Le grand drap blanc que les manifestants avaient laborieusement tendu la semaine dernière pend maintenant lamentablement. D’y avoir vu Moubarak les insulter, le soir du premier février, leur a peut-être ôté l’envie de l’utiliser pour projeter des images de télévision. Ce n’est pas grave, Tahrir n’a pas besoin d’images produites ailleurs, ses habitants sont capables d’inventer leur imaginaire. Les hauts-parleurs qui servaient à diffuser le son de la retransmission sont utilisés à présent par des orateurs inconnus qui se relaient au micro. Je me fais traduire leurs harangues. Ce sont des mises en garde contre les infiltrés du gouvernement ; des annonces concernant un besoin urgent de volontaire pour tel ou tel check-point ; l’annonce d’un évènement… Entre deux annonces, d’autres font des discours politiques ou scandent des slogans que reprend la foule.

La foule n’est pas structurée une fois pour toutes autour de points fixes qui rallieraient les masses. Un endroit clairsemé deviendra bondé parce qu’une discussion peu à peu aura été rejointe. En revanche, la foule délaissera un orateur imprécis, laissant ses hauts-parleurs diffuser dans l’espace vide, déplaçant ainsi les points de densité. Plusieurs fois, des discussions s’initient entre des manifestants et moi autour desquelles, très rapidement, se coagulent une foule de curieux qui tous ont quelque chose à dire. Ils ne savent pas le formuler en anglais et, pressée par des interventions de toute part, la personne à qui je parlais initialement se trouve contrainte de me traduire tout ce qui se dit autour. Il n’est pas rare qu’un des manifestants, pris d’une envie de monologue, prenne au piège de sa loghorée les anglophones condamnés à me la traduire, jusqu’à ce qu’ils en aient assez et s’éloignent sans avoir pu s’exprimer en leur nom.

La discussion principale se divise en débats parallèles entre tous ceux qui n’ont pas réussi à capturer l’interprète contre son gré. Et nous voici en quelques minutes au centre d’un groupe compact, là où il n’y avait juste avant qu’un lieu de circulation fluide, et sans qu’il soit possible de distinguer, dans le groupe ainsi formé, les interlocuteurs qui en étaient à l’origine. Je circule un moment entre les groupes, avec l’impression d’être un corps inerte se laissant aller à l’attraction naturelle qu’exercent sur lui des masses puissantes de matière mouvante. Un attroupement célèbre des blessés. On les voit beaucoup ce soir, les blessés aux yeux pochés, au crâne bandé, à la patte lourde, et la foule sait les fêter. Depuis la bataille nocturne du 2, le pouvoir n’a plus osé envoyer ses sbires. C’est à partir de ce moment que Tahrir s’est sédentarisé et que les commerces sont réellement apparus. Il semble que cette bataille ait comme autorisé les manifestants à se sentir chez eux sur la place – elle n’est plus seulement un contenant circonstanciel de leur soulèvement ; elle est devenue le lieu dont l’organisation interne figure littéralement la nature de leur mouvement. Ils ont gagné le droit d’en faire un symbole. On comprend donc que les héros de cette nuit là soient fêtés. Je vois, autour de deux hommes blessés tenant une bougie et souriant tendrement, tout éberlués, un groupe faire la ronde en chantant.

Je rencontre Shalppy, un copte résidant au nord de Louxor. C’est la première fois qu’il vient à Tahrir depuis le début des évènements, il a fait cinq cent kilomètres pour venir constater l’improbable. Alors que la foule est plus éparse que les jours de grosse mobilisation (les vendredis et mardi dernier), et que je craignais qu’elle ne comporte que des “habitués”, je rencontre au contraire plusieurs personnes qui me disent venir pour la première fois. L’un d’eux, un jeune homme apparemment pauvre, me dit : “Jusqu’à récemment, je croyais ce que disait la télévision nationale. Mais ses mensonges sont devenus tellement éhontés que j’ai eu envie de venir voir moi-même.” Et de remercier la chaîne nationale de l’avoir aidé à franchir le pas. Shalppy vit de petits boulots liés au tourisme, évidemment impossibles en ce moment. Il a des rudiments de français qu’il lui tarde d’utiliser. Passionné de littérature, lui-même voulant écrire, il se désole de n’avoir ni le temps ni les moyens de s’acheter des livres. J’évoque rapidement la question religieuse qui pour lui n’en est pas une : “nous sommes tous égyptiens, l’islam d’ici est modéré”. Shalppy a trente-cinq ans. Il voudrait fonder une famille un jour mais ne le peut pas financièrement.

Les évènements survenus en Egypte depuis le 25 janvier sont un basculement politique majeur. Mais il ne faudrait pas qu’il cache une autre révolution qui, elle, n’a pas besoin de la chute de Moubarak pour être déjà accomplie. Cette deuxième révolution, plus secrète, moins visible, que jamais n’évoquent les médias occidentaux, occupés à construire la menace islamiste, est sociétale. Il est frappant de constater que les causes de la révolution, quand on les évoque avec les manifestants, sont souvent liées à des questions de société. La situation économique catastrophique et sans perspective de changement dans une atmosphère de corruption généralisée place les jeunes gens dans une position d’indigence qui ne leur permet plus de se marier. Cette situation est très fréquemment évoquée comme raison de l’insurrection : plus personne ne pouvait se marier avant trente ans. Dans le regard de Shalppy, je ressens une tristesse teintée d’amertume, comme si cette révolution arrivait un peu tard pour lui. Il a déjà derrière lui une vie de rêves brisés.
Il est venu pour tenter de croire à son propre avenir.

Rien de tel chez Ahmed et Hossam, deux frères qui sont depuis le début sur Tahrir. Ahmed a 22 ans, il est un peu timide, pratique un anglais hésitant, boit occasionnellement de l’alcool et est obsédé par les femmes ; Hossam a 20 ans, il est brillant, audacieux, et fait ses cinq prières. Il étudie le chinois, langue de l’avenir. Ces deux frères sont gais et rieurs, impossible de ne pas les aimer au premier instant. Ils ont été de toutes les batailles, ont vu des morts et des blessés et gardent un sourire enthousiaste, prêts à s’amuser de tout, désamorçant tous les débuts d’inquiétude et sûrs de leur puissance.

Que se passerait-il pour l’Egypte, d’un point de vue sociétal, si chaque ville avait son Tahrir, lieu d’expérimentation d’une société qui se regarde comme pour la première fois ? Je me suis rapidement renseigné aujourd’hui sur la situation dans les autres villes d’Egypte. Si les manifestations y restent très importantes, aucun lieu n’est occupé de façon permanente. Ailleurs qu’à Tahrir, on en est encore au soulèvement – avec courage et persévérance, ce dont il faudrait écrire également l’histoire ; mais à Tahrir, c’est déjà la Commune. Demain, je m’inquièterai de ce décalage et de son danger pour l’unité du mouvement et de la société qui le porte. Je tenterai de comprendre quelles cartes le régime va tenter d’abattre. Mais aujourd’hui, je voudrais m’offrir le luxe de n’avoir qu’une chose à faire : m’émerveiller.

La société égyptienne a décidé de se donner en spectacle sur Tahrir. Elle ne s’affranchit pas d’elle-même comme dans les révolutions d’inspiration marxiste, exigeant de son peuple qu’il renonce à ce qui le lie. Elle vient se montrer à elle-même – se révéler au sens photographique – par un acte tautologique. L’utopie n’est plus : voilà ce que je pourrais ou devrais être ; elle est : voilà ce que je suis.Trente ans de dictature ne l’ont pas fait cesser d’être, sous le boisseau, cette grande société ouverte, fière de ses ascendances glorieuses et contrastées. Dès le premier jour de la révolution, elle l’est redevenue, retrouvant tous ses réflexes d’ouverture. A l’extérieur de Tahrir, les regards sur les étrangers sont devenus parfois méfiants ces derniers jours. Sur Tahrir, personne ne s’étonne de ma présence.
Il suffit d’en passer les frontières pour retrouver l’Egypte.

Les amis chez qui je loge m’appellent à deux heures du matin, très inquiets pour moi. A sept heures du soir, la police militaire a débarqué chez eux, armée jusqu’aux dents. Mitraillettes sous le nez, menottes, bandeaux sur les yeux, tous les ingrédients de la terreur sont réunis. Ils sont amenés dans un premier quartier militaire, puis dans un secteur de haute-sécurité dont ils ignorent la position dans la ville. Les ordinateurs sont fouillés mais heureusement vides d’images embarrassantes – mises à part des photos de jeunes femmes dénudées dont les militaires se régalent, tout en nous blâmant de les posséder. Mes amis sont finalement libérés. Ils me déconseillent de quitter Tahrir : on est en plein couvre-feu et l’armée tient apparemment à faire subir la même et humiliante procédure à tous les étrangers qui le bravent. Je dois passer la nuit là si je veux l’éviter.

Hossam et Ahmed m’entrainent dans le down-town de la place : ce qui fut autrefois le terre-plein du rond-point est devenu un véritable bidonville. Des chemins de terre boueux nous font circuler entre d’improbables constructions de toile cirée, de nattes, de bâches transparentes. Le sol où les gens dorment est jonché de tapis. Certains ont tiré une ligne des installations électriques de la ville et consultent leurs ordinateurs. Si la disposition des hommes pour la prière est toujours d’une géométrie irréprochable, celle des dormeurs est anarchique, en tous sens, suivant le sinueux tracé des sentiers que personne n’a décidé. Il n’y a rien de normatif dans l’organisation de cet espace de vie. Certains de ses quartiers sont d’une propreté impeccable ; nous en traversons d’autres jonchés d’ordure et dans l’un d’eux, où dorment des centaines de gens, l’odeur d’urine est insupportable.

Les habitants de Tahrir, pour être réunis ici, n’en réforment pas pour autant leur façon de vivre ou leur degré d’exigence de propreté. Au fond, les Egyptiens font la révolution comme ils conduisent, à l’instinct. Ici, le klaxon sert de radar aux automobilistes. A l’approche d’un croisement, on prévient simplement qu’on arrive et puis on verra bien. Des feux rouges ont été installés il y a quelques années. Ils ont fonctionné plusieurs mois sans que personne les respecte ; à présent la lumière orange clignote en permanence, ne servant plus qu’à témoigner de l’incapacité de l’état à imposer des règles. Le code de la route ici doit consister en la formule suivante : rouler à droite – quand c’est possible. Je n’ai jamais compris l’anarchisme ; il m’était introuvable. Comme la circulation routière au Caire, Tahrir en est pourtant une belle image : l’anarchisme, c’est la société sans l’état. Et au Caire ça veut dire : l’ordre sans la violence. Est-ce que ça pourrait durer ? La question n’est pas là. Ne durerait-il qu’une nuit, le phénomène n’en serait pas moins inouï.
Nous y voici au “moment révolutionnaire” – cet instant de mutation chimique des corps et des esprits…

Ce n’est pas la première fois que je l’observe, le paradigme révolutionnaire en action. Le saisissement simultané des êtres par la puissance de vie. Toujours, jusqu’alors, dans des lieux circonscris et des communautés homogènes. Je n’imaginais pas le voir un jour à cette échelle. Pour la première fois, j’emploie le mot peuple en sachant ce qu’il désigne. La vie a repris depuis deux jours au Caire. Pas complètement, évidemment. Mais les banques ont rouvertes, les bureaux également… Ce sont les mêmes, souvent, qui sont sur Tahrir et parallèlement ont repris le travail

Bien-sûr, l’Egypte ne sera pas vertueuse après-demain, le système de corruption s’est installé bien au-delà des dépendances réelles du pouvoir central. Le processus de négociation sera peut-être décevant. Mais ce moment, pour toujours, aura été vécu. Je ne vois pas comment ses effets chez ceux qui s’en sont fait traverser pourraient disparaître. La dictature change les corps, elle les accable sous le poids de sa permanente surveillance. Qu’on ne s’étonne pas, dans ce contexte, que la religion en profite pour rigidifier ses codes et ses diktats. Une société où l’on doit se méfier de son voisin, arrêté arbitrairement un beau matin et contraint d’être indicateur le lendemain, incite à s’observer mutuellement et à tiquer sur les cheveux aux vents d’une telle, le manque d’assiduité à la prière d’un autre, la précoce rupture du jeûne d’un troisième. Les consciences sont rétrécies en régime policier, et les corps contraints. Sur Tahrir, on ne s’observe que pour séduire ou s’amuser. Toutes les tendances s’y mêlent sans que nul n’ait même l’idée de reprocher à l’autre la façon dont il vit. Les Egyptiens ne sont pas strictement pieux ; ils ne sont que bigots – de cette bigotterie de la peur. Elle disparaitra avec sa cause, le régime.

On trouve, entre deux dormeurs, une place large comme un homme allongé. On s’y encastre à trois, en poussant un peu nos voisins. Je ne dors que vingt minutes. Le froid me réveille et je passe le reste de la nuit à trembler et à chercher une position où ma caméra et mon enregistreur ne me rentrent pas dans les côtes. Je regarde la bâche transparente au-dessus de moi vibrer dans le vent. Des respirations nombreuses, certaines timbrées comme des prières, en accompagnent le bruissement. Depuis que je suis ici, jamais je n’ai voulu participer à la moindre action révolutionnaire, fut-elle anodine. Je ne porte pas de panneau, je ne répète aucun slogan et je ne donne que prudemment mon avis : il serait inconvenant que je me fasse une place dans le soulèvement contre une dictature dont je n’ai pas souffert. Mais cette nuit-là, j’ai trouvé le lieu exact de mon implication, élément parmi d’autres d’une mer de respiration dont l’inertie ne limite pas la puissance. Sonneries des réveils peu avant la prière, vers cinq heures. On se lance à la recherche de l’une des chaussures de Hossam, perdue dans la marée humaine qui s’ébroue lentement de sous ses toiles cirées. Les vendeurs de thé sont déjà prêts. On urine dans un chantier adjacent à la place, paysage surréaliste. Il fait très froid, ce qui n’empêche nullement les hommes de faire leurs ablutions à l’eau glaciale.
L’appel à la prière commence.

D’une position dominante, je vois les hommes courir prendre leur place dans l’assemblée, créant naturellement les lignes et les colonnes qui, peu à peu, les transforme en damier géant. Quelques femmes, comme nous, les regardent faire. Beaucoup de dormeurs sont encore sous les bâches du down-town. Trois jeunes femmes aux voiles colorées font des sourires à mes deux nouveaux amis, qui se liquéfient. Le haut-parleur tombe en panne pendant la prière, au moment où les prieurs commencent à répéter “amen” après chaque phrase de l’imam. Qu’ils ne l’entendent plus ne les empêchent pas de continuer, et de graves “amen” retentissent à intervalles réguliers sur la place, entrecoupés de silence. Finalement, un des prieurs remplace de sa voix tonitruante l’imam devenu inaudible. Mais au lieu d’un verset, il hurle : “Eran, eran, Hosni Moubarak” et sans tiquer, comme ils répétaient les sentances coraniques, les prieurs reprennent en choeur le slogan. La journée militante peut commencer, dont l’énergie collective est directement puisée de la prière.

Aujourd’hui, ils ont encore prévu de nous surprendre. Au programme un footing au rythme des slogans, la construction d’un mot géant par la disposition précise de manifestants, et déjà je vois affluer de nouveau ceux qui ne passent pas la nuit sur place. Le soleil se lève, éclairant par leur face orientale des nuages soudain étincelants. Il nous reste une heure à tuer avant la fin du couvre-feu. Hossam est survolté. Il en a marre de tourner en rond autour du bidonville. “As if we were in fucking Saoudi Arabia” ajoute-t-il joliment en évoquant La Mecque. Il veut absolument convaincre son frère d’écrire un mot avec les pierres brisées regroupées en tas depuis la bataille du 2 février. C’est qu’on en fait des efforts, sur Tahrir, pour que les pilotes d’hélicoptères qui tournent en permanence au-dessus de nous ne s’ennuient pas. Ahmed propose de former le mot “sex”, puis “blondie girl”. Hossam laisse tomber. Il me fait écouter la chanson “Aïcha” sur son portable, dont je lui traduis la partie en français tandis qu’il m’explique la partie en arabe. Vaincus par la fatigue et la nervosité, nous rions tellement que nous n’arrivons même plus à parler.

J’écris cet article dès mon retour à l’appartement, au petit matin. Cette nuit, la république indépendante de Tahrir m’a offert l’asile politique. Depuis que j’en ai repassé la frontière, difficile de ne pas me sentir en exil…

[LIVE] Dans les rues du Caire
http://owni.fr/2011/02/06/live-dans-les-rues-du-caire/

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Re: egypte

Message  ivo le Mar 8 Fév - 19:07

Egypte : des dizaines de milliers d’opposants toujours rassemblés place Tahrir
FRANCE INFO - 15:06
La contestation, qui entre dans sa troisième semaine, ne faiblit pas. Une foule immense est toujours rassemblée aujourd’hui place Tahrir, au coeur du Caire, et des nouveaux-venus ont rejoint les opposants de la première heure. Hosni Moubarak tente pourtant d’apaiser la colère des contestataires : il vient d’annoncer la formation d’une commission chargée de réformer la Constitution.

Sur cette affiche portée par des manifestants, Hosni Moubarak est dépeint en Hitler.
© REUTERS/Dylan Martinez

"Nous sommes le peuple, nous sommes le pouvoir". Le mouvement de contestation est entré dans sa troisième semaine, mais les slogans sont toujours les mêmes. "Le peuple veut faire tomber le régime" lit-on sur les dizaines de banderoles déployées depuis ce matin sur la place Tahrir. "Nous avons entendu dire qu’un million de personnes allaient manifester aujourd’hui" raconte une jeune femme de 26 ans, venue du sud du Caire avec des amis. "Aucune de nos demandes n’a été entendue" martèle Mohammad, un manifestant de 36 ans.

Aux côtés des manifestants de la première heure, figurent des nouveaux-venus. "Je suis venu ici pour la première fois aujourd’hui parce que ce gouvernement est un échec. Moubarak n’arrive pas à croire que c’est terminé" explique l’un d’eux. Un jeune chirurgien, qui rejoint le mouvement, affirme que l’opinion publique évolue : "les gens ne croyaient pas à la chute du régime, mais c’est en train de changer."

Egypte : des dizaines de milliers d’opposants toujours rassemblés place Tahrir. Les précisions de Richard Place, envoyé spécial au Caire, interrogé par François Lepage (2'22")

Manifestations également à Alexandrie

Et Le Caire n’est pas une exception : 5.000 personnes manifestent aujourd’hui à Alexandrie, des milliers d’autres à Minya, Sohag et Assiout.

Le mouvement ne faiblit pas, donc, malgré les annonces du pouvoir. Le vice-président, Omar Souleimane, s’est exprimé à la télévision nationale, aujourd’hui, pour annoncer la création d’un comité chargé de réfléchir à des réformes constitutionnelles. Parmi les réformes proposées, la limitation du nombre de mandats présidentiels. Le raïs, selon Omar Souleimane, a par ailleurs ordonné une enquête sur les violents affrontements de la semaine dernière entre manifestants pro et anti-Moubarak. (...^^)

Ce sont les militaires qui maintiennent Moubarak au pouvoir selon Mustapha El Gendy, ancien député d’opposition égyptien qui rentre aujourd’hui dans son pays. Il est interrogé par Ouafia Kheniche (7'22")

Hier, déjà, le gouvernement a annoncé une augmentation de 15% des salaires et retraites des fonctionnaires. Sans réussir à convaincre les opposants : "Ils essaient de nous leurrer" affirme ainsi un manifestant. "C’est un pot-de-vin politique pour réduire le peuple au silence".

Près de 300 morts depuis le 25 janvier

Par ailleurs, l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch assure qu’au moins 297 personnes ont été tuées au cours des manifestations. Selon l’ONG, la majorité des victimes ont trouvé la mort les 28 et 29 janvier, touchées par des balles réelles, lors de heurts entre police anti-émeutes et manifestants.
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 9 Fév - 10:06

Egypte : la mobilisation résiste, la répression se renforce
FRANCE INFO - 07:02
Au Caire, les anti-Moubarak n’ont jamais été aussi nombreux à manifester hier. Ils réclament toujours le départ de leur président et seule cette décision pourra stopper la contestation selon eux.
Après avoir promis qu’il ne briguerait pas sa propre succession, après avoir annoncé une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires et des retraites à partir du 1er avril, Hosni Moubarak propose maintenant d’amender la Constitution pour une transition pacifique. Mais ces concessions ne suffisent pas à apaiser la colère des manifestants. Hier, ils n’ont jamais été aussi nombreux à descendre dans la rue depuis le début du mouvement le 25 janvier. Au Caire, mais aussi en province, et notamment à Alexandrie (nord), des centaines de milliers de personnes ont défilé pour demander le départ immédiat du président.


La contestation contre le président égyptien Hosni Moubarak s'est intensifiée hier avec des centaines de milliers de personnes défilant au Caire et en province.
©REUTERS/Dylan Martinez

Au 16ème jour de la contestation, l’opposition entre le pouvoir et les contestataires reste donc féroce. Encerclés par les chars de l’armée, des milliers de manifestants refusent toujours de quitter la place Tharir, devenue le lieu symbolique de la révolte dans le centre de la capitale. Certains sont là depuis plusieurs jours, dormant à même le sol devant les blindés, manquant d’eau et de nourriture.
La répression, elle aussi, n’a jamais été aussi forte. S’il n’y a plus d’affrontements dans le centre-ville du Caire, les interpellations sont nombreuses. Et l’on ignore actuellement ce qu’il est arrivé à ces prisonniers tombés aux mains des très redoutés services de sécurité d’Etat. Ils seraient des dizaines, voire des centaines.


Egypte : la repression de plus en plus dure Le reportage de Richard Place (0'59")


Un manifestant campe au pied d'un char de l'armée stationné place Tahrir, dans le centre du Caire.
©REUTERS/Dylan Martinez

Les heurts entre policiers et manifestants pendant les premiers jours de la contestation, puis entre militants pro et anti Moubarak le 2 février, ont fait près de 300 morts, selon l’ONU et Human Rights Watch, ainsi que des milliers de blessés.

Cécile Mimaut, avec agences


La branche irakienne d’Al-Qaïda appelle les manifestants égyptiens à la guerre sainte
"Le marché du jihad" a ouvert en Egypte et "les portes du martyr sont ouvertes".

Voici un extrait, selon une traduction du texte fournie par le centre américain de surveillance de sites islamistes, du message lancé par l’Etat islamique d’Irak (ISI) à l’adresse des manifestants egyptiens.

Ce communiqué, qui semble être la première réaction d’un groupe lié à Al-Qaïda sur les évènements en cours en Egypte, a été posté hier sur des forums jihadistes, selon SITE.
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 9 Fév - 13:45

Le Caire: manifestation devant le Parlement
http://info.france2.fr/monde/le-caire-manifestation-devant-le-parlement-67264355.html

Des Egyptiens ont manifesté devant le Parlement au Caire (9-2-2011)
AFP - MOHAMMED ABED

Plusieurs centaines de manifestants tentent mercredi de bloquer l'accès au Parlement égyptien au Caire
Le Parlement, dominé par le Parti national démocrate (PND) de Hosni Moubarak, est protégé par des militaires et des blindés, mais aucune violence n'avait éclaté mercredi matin.


Les protestataires sont assis devant le bâtiment pour en bloquer l'entrée, non loin de la place Tahrir, au centre de la capitale, occupée depuis près de deux semaines par les manifestants.

Des milliers de personnes ont passé la nuit de mardi à mercredi sur la place Tahrir.

Les manifestations de mardi en Egypte ont été les plus importantes depuis le début de la contestation anti-Moubarak.

Les manifestants, présents sur la place depuis 16 jours, exigent toujours un départ immédiat du chef de l'Etat égyptien.

La foule a réservé un accueil triomphal au cyber-militant et cadre de Google Wael Ghonim, libéré lundi après 12 jours "les yeux bandés" aux mains des très redoutés services de sécurité d'Etat.

Les mesures politiques -y compris l'annonce le 1er février du président qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre- n'ont pas apaisé la colère des protestataires qui exigent toujours un départ immédiat de M. Moubarak.

"Nous sommes sur le bon chemin pour sortir de la crise actuelle", avait dit Souleimane, qui a évoqué réformes politiques et transition ces dernières 48 heures avec des personnalités indépendantes et des représentants de l'opposition, dont les Frères musulmans.

"Une feuille de route claire a été mise en place avec un calendrier pour un transfert pacifique et ordonné du pouvoir", a précisé Omar Souleimane, dont les propos ont été diffusés par la télévision nationale.

Le premier vice-président en 30 ans de pouvoir sans partage de Moubarak a assuré que, selon celui-ci, les jeunes qui manifestent "méritent l'estime de la nation" et que le chef de l'Etat avait "donné des instructions pour qu'ils ne soient pas poursuivis, harcelés ou privés de leurs droit à s'exprimer librement".

Les promesses de Soleimane n'ont pas convaincu
Jusque-là, le dialogue engagé par Omar Souleimane avec les opposants n'a conduit qu'à des promesses, celles d'étudier des réformes constitutionnelles, de libérer les détenus politiques, de cesser de museler la presse et de lever l'état d'urgence en vigueur depuis que Hosni Moubarak à succédé à Anouar Sadate, assassiné en 1981.

Lundi, le chef de l'Etat a promis une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires et des retraites à partir du 1er avril. Il a aussi demandé la formation d'une commission d'enquête sur les violences du 2 février place Tahrir, où des affrontements meurtriers ont opposé partisans du régime et opposants à M. Moubarak.

L'annonce le 1er février du président qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre n'a pas apaisé la colère des protestataires qui exigent toujours son départ immédiat alors que le mouvement est entré lundi dans sa troisième semaine.

Le soulèvement populaire qui a paralysé le pays et fait 300 morts ainsi que des milliers de blessés, selon l'Onu.
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 9 Fév - 18:44

Egypte : la contestation gagne le sud du pays
FRANCE INFO - 15:20


De la place Tahrir dans le centre du Caire, la contestation populaire gagne le reste de l'Egypte.
© REUTERS/Dylan Martinez

Les manifestants n’ont jamais été aussi nombreux. La répression n’a jamais été aussi forte. S’il n’y a plus d’affrontements dans le centre ville du Caire, les interpellations sont monnaie courante. L’opposition entre le pouvoir et les contestataires reste féroce. Et l’on ignore actuellement ce qu’il est advenu des prisonniers.
Place Tahrir au Caire, les manifestants ne lâchent pas prise. Campés en permanence au milieu de ce symbole de la contestation du pouvoir en place, leur opinion est inflexible. Ils maintiennent la pression pour obtenir des changements politiques d’envergure. L’Egypte rurale, restée un moment dans l’expectative, aspire elle aussi au changement.

Fermiers et travailleurs agricoles, qui arrachent de maigres revenus à la terre dans la vallée du Nil, ont observé les remous urbains qui ont ébranlé le pouvoir et beaucoup approuvent les jeunes "surfeurs du web" qui ont galvanisé le pays.

En Egypte, la répression est de plus en plus violente. Le reportage de l’envoyé spécial de France Info au Caire, Richard Place (1'52")

Si le pouvoir égyptien a promis lundi une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires et des pensions de retraite pour tenter de contrer la vague de mécontentement, il semblerait que cela ne suffise pas. Plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail sont apparus dans le sud du pays. Aussitôt violemment réprimés par les forces de l’ordre.

La police a tiré à balles réelles mardi contre des manifestants dans la ville d’El Khargo, à plus de 400 kilomètres au sud du Caire. Trois personnes ont succombé à leurs blessures, plusieurs autres ont été blessées par balles. La foule en colère a réagi en mettant le feu à sept bâtiments officiels, dont deux commissariats, un tribunal et le siège local du parti du président Hosni Moubarak, le Parti national démocrate (PND). Les protestataires réclament le limogeage d’un haut responsable de la police locale accusé d’abus.

Caroline Caldier, avec agences
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Re: egypte

Message  ivo le Mer 9 Fév - 18:52

En Egypte, les anti-Moubarak refusent de lâcher prise, 3 morts dans le Sud
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/en-egypte-les-anti-moubarak-refusent-de-lacher-prise-3-morts-dans-le-sud-09-02-2011-1307272.php
Les manifestants ont continué de défier mercredi le président Hosni Moubarak en encerclant le Parlement et le siège du gouvernement au Caire, en dépit des mises en garde du régime qui les accuse de risquer de faire basculer l'Egypte dans le chaos.
Ce 16e jour de la révolte en Egypte a été endeuillé par la mort de trois personnes lors de manifestations dans le sud.

A la contestation politique se sont ajoutés plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans les arsenaux de Port-Saïd (nord-est), dans plusieurs sociétés privées travaillant sur le canal de Suez (est) ou encore à l'aéroport du Caire.



Le vice-président Omar Souleimane a assuré mardi soir que M. Moubarak était en faveur d'une "passation du pouvoir", à travers le dialogue engagé avec l'opposition, mais a réaffirmé qu'une fin immédiate du régime "signifierait le chaos".
Malgré tout, au Caire, sur la place Tahrir, rond-point devenu symbole du mouvement de contestation déclenchée le 25 janvier, des dizaines de milliers de protestataires étaient rassemblés pour réclamer le départ du chef de l'Etat, qui a gouverné l'Egypte d'une main de fer pendant près de 30 ans.
"Je n'ai pas peur, j'ai déjà vu la mort", a assuré Ahmad Talal, un étudiant de 25 ans, parmi une foule dense agitant des drapeaux égyptiens. "Je ne crains pas les paroles ou menaces d'Omar Souleimane et de son gouvernement, parce que nous sommes là pour gagner notre liberté et celle de notre pays".
"C'est de la manipulation mais nous ne sommes pas menacés"
, a renchéri Neven al-Sergany, enseignante de 44 ans.
Non loin de là, des centaines de personnes ont encerclé le Parlement et le siège du gouvernement, situés l'un en face de l'autre. Les deux bâtiments étaient protégés par des blindés et le Conseil des ministres a dû se tenir dans un autre lieu.
"Nous sommes venus pour empêcher les membres du PND (parti de M. Moubarak, ndr) d'entrer. Nous resterons jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites ou nous mourrons ici
", a déclaré un autre manifestant Mohammed Abdallah, 25 ans.
Parallèlement, la plupart des commerces ont rouvert, alors que le couvre-feu reste en vigueur dans la capitale, à Alexandrie (nord) et Suez (est) de 20H00 (18H00 GMT) à 06H00 (04H00 GMT).
La mobilisation a aussi touché le sud de l'Egypte: des manifestations mardi à El Kharga, à 400 kilomètres au sud de la capitale, lors desquelles la police a utilisé des balles réelles pour disperser les protestataires, ont fait une centaine de blessés dont trois ont succombé mercredi, selon un responsable.
Une foule en colère a réagi à ces morts en mettant le feu à sept bâtiments officiels, dont deux commissariats, un tribunal et le siège local du parti au pouvoir.
Les manifestants anti-gouvernementaux au Caire ont été galvanisés par la foule monstre rassemblée la veille place Tahrir, où, selon des photographes de l'AFP, le nombre des protestataires a été le plus important depuis le début de la contestation.
Les mesures d'apaisement annoncées par le régime de M. Moubarak ces derniers jours n'ont pas satisfait ses détracteurs.

M. Moubarak, 82 ans, a formé mardi une commission pour amender la Constitution, notamment les articles contestés par l'opposition et liés au mandat présidentiel et aux conditions très restrictives de candidature.
Il a déjà annoncé le 1er février qu'il s'effacerait à la fin de son mandat en septembre, mais les manifestants veulent le voir partir immédiatement.
Membre de la contestation, la confrérie islamiste des Frères musulmans, principale force d'opposition qui participe au dialogue, a réaffirmé qu'elle ne recherchait pas le pouvoir, alors que beaucoup, en particulier en Occident, redoutent l'émergence d'une Egypte islamiste.
Ce risque "n'existe pas", a estimé le chef de la Ligue arabe, l'Egyptien Amr Moussa, assurant que la "révolution" n'allait pas faiblir. M. Moussa n'avait pas exclu sa candidature à la présidence.
Entre-temps, la pression internationale pour une transition du pouvoir continue, même si M. Souleimane a rejeté les "ingérences étrangères" en estimant qu'elles étaient "plutôt une invitation à davantage de chaos".
Les Etats-Unis ont souhaité des réformes "irréversibles", au moment où des rassemblements de soutien au peuple égyptien ont lieu dans le monde arabe.
Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme. Des heurts entre policiers et manifestants les premiers jours, puis entre pro et anti-Moubarak le 2 février, ont cependant fait près de 300 morts, selon l'ONU et Human Rights Watch, ainsi que des milliers de blessés.
Malgré l'absence de toute explication, les services d'immigration ont reçu la consigne de ne pas laisser entrer les Palestiniens en Egypte. Douze ont déjà été refoulés à l'aéroport du Caire.
Enfin, le satellite Nilesat, qui relève du gouvernement, a rétabli la diffusion de la chaîne Al-Jazira qui couvre largement le soulèvement anti-Moubarak après une suspension de onze jours.



SUR LE MÊME SUJET
Egypte : le mouvement de contestation s'intensifie
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 8:58

Le nouveau ministre de la Culture égyptien démissionne
Le nouveau ministre égyptien de la Culture, Gaber Asfour, a annoncé qu’il avait démissionné, quelques jours après sa nomination lors d’un remaniement ministériel effectué sous la pression des manifestations contre le régime.

Le ministre démissionnaire, professeur d’université et critique littéraire, a invoqué des "raisons médicales" pour expliquer sa décision. Son entrée au gouvernement avait été critiquée par des intellectuels.
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 10:29

Egypte : Moubarak menace de faire intervenir l'armée
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110210.CHA3045/egypte__moubarak_menace_de_faire_intervenir_larmee.html
Alors que les manifestants de la place Tahrir au Caire sont toujours mobilisés contre le président Hosni Moubarak, le pouvoir a menacé de faire intervenir l'armée en cas de "chaos".

Sur place. Alors que les manifestants de la place Tahrir au Caire ne semblaient pas vouloir lâcher prise mercredi, au 16e jour de révolte et au lendemain d'une mobilisation monstre contre le président Hosni Moubarak, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a menacé de faire intervenir l'armée en cas de "chaos". Déjà mardi, le vice-président Omar Souleimane avait averti qu'une fin immédiate du régime "signifierait le chaos". Sur le rond-point devenu symbole du mouvement de contestation déclenchée le 25 janvier et transformé en village de tentes, les milliers de protestataires présents en permanence promettent de ne pas céder avant le départ du chef d'Etat, l'une de leurs principales revendications. La révolte a aussi touché la ville d'Assiout, au sud du Caire, où des manifestants anti-Moubarak ont bloqué une voie de chemin de fer et coupé une autoroute reliant le nord et le sud du pays à l'aide de pneus brûlés. Des manifestants ont également saccagé un bâtiment officiel dans la ville de Port Saïd (nord-est), à l'entrée méditerranéenne du canal de Suez, et incendié la voiture du gouverneur. A la contestation politique se sont ajoutés plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans les arsenaux de Port-Saïd, dans plusieurs sociétés privées travaillant sur le canal de Suez (est) ou encore à l'aéroport du Caire.
Parallèlement, la vie reprenait au Caire son cours dans la journée, la plupart des commerces ayant rouvert dans la capitale. Mais en soirée le couvre-feu reste en vigueur au Caire, à Alexandrie (nord) et Suez (est) de 20 heures (18 heures GMT, 19 heures françaises) à 6 heures.

Le nombre de victimes. Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme. Des heurts entre policiers et manifestants pendant les premiers jours de la contestation, puis entre militants favorables et opposés à Hosni Moubarak le 2 février, ont fait près de 300 morts ainsi que des milliers de blessés selon l'Onu et Human Rights Watch. La révolte a touché une ville à 400 km au sud du Caire, El Kharga, où cinq personnes, blessées dans des heurts entre manifestants et policiers ayant fait usage de balles réelles, ont succombé, selon des sources médicales.

En politique intérieure. Dans une tentative d'apaisement, Hosni Moubarak, 82 ans et presque 30 ans à la tête de l'Etat, a annoncé la création d'une commission pour amender la Constitution, dans le cadre du "dialogue national" entamé dimanche entre le pouvoir et l'opposition dont, pour la première fois, les Frères musulmans, jusqu'ici bête noire du régime. L'opposition conteste notamment les articles de la Constitution liés aux conditions très restrictives de candidature à l'élection présidentielle et au mandat présidentiel. Mais ces mesures politiques -dont l'annonce le 1er février du président qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre- ne semblent pas avoir convaincu les opposants qui exigent toujours un départ immédiat d'Hosni Moubarak. Entre-temps, les Frères musulmans ont réaffirmé qu'ils ne recherchaient pas le pouvoir, alors que beaucoup, en particulier en Occident, redoutent l'émergence d'une Egypte islamiste.

Des conséquences économiques. La crise risque de coûter cher à l'économie du pays le plus peuplé du Moyen-Orient, l'instabilité ayant fait fuir les touristes et pouvant refroidir durablement l'ardeur des investisseurs étrangers. Le directeur de l'Organisation mondiale du tourisme a déclaré mercredi ne se faire "aucun souci" quant à l'attractivité de l'Egypte comme destination touristique. Aucun assureur ne garantit la perte d'exploitation liée à des troubles ou le remboursement de frais supplémentaires pour rapatrier des touristes. Des voyagistes réclament la constitution d'un fonds de mutualisation à l'image de ce qui existe aux Pays-Bas.
Le nouveau gouvernement égyptien a approuvé, par ailleurs, une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires ainsi que des retraites des militaires et des civils. Ces augmentations entreront en vigueur à partir du 1er avril.
Le gouvernement a approuvé également la création d'un fonds à hauteur de 5 milliards de livres (840 millions de dollars) pour compenser les propriétaires de commerces, d'usines et de voitures victimes de vol, de pillage et de vandalisme au cours des manifestations réclamant la chute du président Hosni Moubarak.
La réouverture de la Bourse du Caire a été reportée à dimanche.

A l'international. Le président de l'UE Herman Van Rompuy a concédé mardi que les Européens avaient parlé de manière trop dispersée sur les troubles en Egypte, ce qu'ont vivement critiqué les chefs des principaux groupes politiques du Parlement européen.
La Maison Blanche a de son côté assuré lundi que les autorités américaines n'étaient pas en contact avec les Frères musulmans, soulignant "les nombreux désaccords (des Etats-Unis) avec les déclarations de certains dirigeants de cette organisation". Le président des Etats-Unis, Barack Obama a estimé quant à lui que le processus politique en Egypte enregistrait des "progrès". Pour autant, selon le porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley, l'organisation d'élections libres à brève échéance en Egypte constituerait "une entreprise ambitieuse".
De son côté, tout en affirmant que la France ne souhaitait pas "s'ingérer dans le choix du peuple égyptien", le ministre français de la Défense Alain Juppé a souligné que Paris soutenait l'avènement d'une "réelle démocratie" et estimé que "la transition (devait) se développer dès que possible". "J'ignore ce qui va arriver en Egypte, mais notre intérêt est clair : il faut préserver la paix qui existe depuis trois décennies et a apporté le calme dans le sud (d'Israël) et la stabilité dans la région", a à cet égard dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le site internet allemand d'information Spiegel Online écrivait dans la soirée que Hosni Moubarak pourrait venir effectuer "un bilan médical prolongé" en Allemagne, évoquant des réflexions "concrètes" en faveur d'une telle solution. Le porte-parole du gouvernement allemand a toutefois assuré qu'il n'y avait eu "ni demande officielle, ni demande officieuse concernant un tel séjour". (...??^^)

Les consignes de sécurité. Le ministère des Affaires étrangères, notant "des signes d'une reprise d'activités" en Egypte, a indiqué mercredi que les expatriés pouvaient commencer à "préparer" leur retour dans ce pays, dans une actualisation de sa rubrique Conseils aux voyageurs de son site internet. Pour le tourisme, le Quai d'Orsay continue d'inviter les Français "à reporter leur voyage afin de s'assurer que les évolutions actuelles se confirment dans les jours qui viennent". A noter que les voyagistes français ont décidé de prolonger jusqu'au 14 février inclus, la suspension de tous les départs de vacanciers pour la Tunisie et l'Egypte, départs suspendus depuis le 28 janvier pour l'Egypte et depuis mi-janvier pour la Tunisie.

(Challenges.fr)
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 18:48

Journée cruciale en Egypte : suivez les événements en direct

Egypte : le jour de la chute d'Hosni Moubarak

18h38
[Fichier audio] Le point sur la situation ce soir avec Hervé Toutain.mp3 Visionner

18h31
[Fichier audio] Plusieurs membres du gouvernement dasn le collimateur des manifestants (Richard Place).mp3 Visionner

18h21
Hosni Moubarak s'entretient en ce moment avec son vice-président, Omar Souleimane.

18h18
Place Tahrir, les gens s'embrassent et se congratulent en se tapant dans le dos et chantent leur victoire.

18h06
[Fichier audio] Richard Place en direct de Tahrir square.mp3 Visionner

17h53
Le vice-président Omar Souleimane serait le remplaçant vraisemblable d'Hosni Moubarak, selon la CIA américaine. De nombreux manifestants ont clamé leur désaccord avec cette option ces derniers jours.

17h48
La place Tahrir se remplit de plus en plus. L'ambiance est à la liesse, sans aucune tension.

17h38
17 h 30 : C'est confirmé, Hosni Moubarak s'adressera à la nation ce soir, depuis le palais présidentiel du Caire. Selon la chaîne de télévision Al-Arabia, le chef de l'Etat égyptien se trouverait à Charm el Cheikh, dans le sud du pays.
jeudi 10 février 2011


Egypte : Hosni Moubarak sur le point de tomber ?
FRANCE INFO - 16:48
Le parti au pouvoir en Egypte, le PND, a annoncé à la BBC que le président Hosni Moubarak pourrait "répondre aux revendications du peuple". La chaîne CNN annonce par ailleurs que le président va renoncer à ses fonctions de commandant en chef de l’armée. L’armée égyptienne, qui a rassemblé son conseil supérieur, dit prendre des mesures pour "protéger la nation".


Un manifestant brandit une affiche anti-Moubarak au Caire.
© REUTERS / Suhaib Salem

Selon plusieurs témoignages, un officier supérieur de l’armée, Hassan al Roweny, s’est présenté place Tahrir, au Caire, lieu symbole de la contestation du régime égyptien. Il a pris la parole, devant les opposants qui réclament le départ du président Moubarak depuis 17 jours : “tout ce que vous souhaitez sera réalisé”, aurait-il annoncé. Une véritable liesse s’est emparée des manifestants, qui chantent, font des V de victoire et remercient Dieu.

La foule envahit de nouveau la place Tahrir, au Caire. Les précisions de Richard Place. (3'57")

Que ce soit un militaire qui annonce aux manifestants cette nouvelle pleine de promesses ne doit sans doute rien au hasard. Car l’armée égyptienne semble être à la manœuvre dans ce qui, de minute en minute, ressemble de plus en plus à la chute d’Hosni Moubarak.

Le conseil supérieur de l’armée égyptienne a décidé de siéger en permanence, sous la direction du populaire général Hussein Tantaoui. Dans un communiqué, l’armée a affirmé prendre des mesures pour “protéger la nation” et pour “appuyer les demandes légitimes du peuple”. Selon un responsable militaire, l’armée attend des ordres “qui vont faire plaisir au peuple”.

Les déclarations laissant entendre un départ d’Hosni Moubarak, peut-être dans les prochaines heures, se sont multipliées très rapidement depuis la fin d’après-midi. Et la situation semble se dénouer, après 17 jours de bras de fer. Le secrétaire général du parti au pouvoir, le PND, Hossan Badraoui, a déclaré à la BBC que le président pourrait “répondre aux revendications du peuple” et qu’il parlerait à la nation ce soir.

Si le Premier ministre, Ahmed Chafik, tente de ralentir le mouvement en rappelant que tout reste “entre les mains de Moubarak”, d’autres responsables sont moins prudents et annoncent que Moubarak “va très probablement démissionner”. La CIA américaine pense la même chose et juge “fort probable” que le président démissionne ce soir.

Hosni Moubarak quand à lui, pourrait se trouver à Charm el-Cheikh, selon la chaîne d’information Al-Arabiya. Il serait accompagné du chef d’état-major de l’armée. Une information encore non confirmée.
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Message  ivo le Jeu 10 Fév - 19:09

ÉGYPTE : Le président Hosni Moubarak doit s’adresser à la nation égyptienne ce soir
Le président égyptien s'adressera à la nation, ce jeudi soir, de son palais du Caire, annonce la télévision d'État. Suivez en direct l'évolution de la situation en Égypte sur le liveblogging de FRANCE 24.

http://www.france24.com/fr/20110210-suivez-heure-heure-17e-journee-revolte-egypte-manifestations-moubarak-place-tahrir-liveblogging

Liveblogging Égypte 10/02/11

19h03
[Commentaire de la part de maldoror ]
La télévision d'Etat égyptienne titre maintenant "L'Egypte en train de changer"

19h03

Plus tôt dans l'après-midi, l'armée a publié un communiqué pour expliquer que ses responsables étaient réunis pour formuler des réponses aux demandes des manifestants. Ce communiqué est le premier émis par l'armée égyptienne depuis la guerre de 1973.

18h59
[Commentaire de la part de horia ]
ce qui etait inespéré il y a quelques temps est devenu réalité

18h59
[Commentaire de la part de Vinyl ]
@Miki eh bien... nous sommes au moins deux, j'ai pu suivre le LIVEBLOGGING de FR24 depuis 2 semaines et c'est très très fort la progression de ces évènements historiques. see You !

18h58
[Commentaire de la part de ibrahim ]
il faut que le monde sache que les freres musulmans ne sont pas des al qaidah il faut quils montrent le vrai visage de l'islam tolerant et visionaire

18h56

18h56
[Commentaire de la part de Alpha ]
Vous êtes bien sûrs qu'il va partir ?

18h55

Voici le dernier tweet de Ghonim Wael Ghonim, le représentant de Google devenu un des symboles de la répression : "Revolution 2.0: Mission Accomplished #Jan25" (Revolution 2.0 : mission accomplie !)



18h50
[Commentaire de la part de Doudou ]
Courage peuple Egyptien,la victoire est de votre cote.

18h49
[Commentaire de la part de Miki ]
Merci Vinyl, je partage ta remarque.

18h48
[Commentaire de la part de Guyan ]
J'espère que le peuple égyptien ne se fera pas voler sa révolution ! Nous devons les soutenir et être vigilants avec eux. Merci France 24 de nous permettre de vivre en direct ce moment historique !

18h46
[Commentaire de la part de Vinyl ]
Si vous me permettez, sans être rabat-joie, ne confondons pas ces évènements extraordinaires avec un match de foot ou un épisode de real-TV, Il s'agit d'un peuple qui lutte pour son quotidien et le chemin est encore long... mais + nous serons solidaires, + la victoire et la joie seront grandes !!

18h46
[Commentaire de la part de La tunisienne Nadia ]
Je suis de tout coeur avec le peuple egyptien en esperant un VERITABLE changement.Non aux dictatures qui restent la gangraine de l'Afrique.

18h45
[Commentaire de la part de Aalifou ]
Soutien au peuple Égyptien. En réalité le pouvoir c'est le peuple qui le donne à qui il veut. BRAVO! BRAVO! BRAVO!



EN DIRECT: En Egypte, Moubarak serait proche du départ
(AFP) – Il y a 2 heures
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jOEy9NbQ89VoKrHYDh5qu1eGW_vQ?docId=CNG.282f1fa184b01f8cf4cb82324f8ae19c.501
18H54 - "Mission accomplie" - "Révolution 2.0: Mission accomplie#25JANVIER", écrit sur son compte Twitter l'informaticien Waël Ghonim, devenu un cybermilitant icône du soulèvement en Egypte.

18H49 - Patience - "Il va falloir attendre et voir ce qui se passe", déclare le président Barack Obama à des journalistes lors d'une visite dans le Michigan.

18H42 - L'armée veille - Le conseil suprême des forces armées "a décidé de rester réuni en session permanente pour examiner les décisions qui peuvent être prises en vue de protéger la nation, les acquis et les ambitions du grand peuple d'Egypte".

18H39 - Réunion élargie - La rencontre de M. Moubarak avec son vice-président Omar Souleimane s'est poursuivie avec celle du raïs et son Premier ministre Ahmad Chafic, selon la télévision d'Etat.

18H25 - "Ne spéculez pas trop!" - Un cri de l''informaticien Waël Ghonim: "Les amis, ne spéculez pas trop pour le moment. Attendez pour voir", écrit-il sur Twitter. Le cybermilitant trentenaire, cadre marketing chez Google, a passé 12 jours aux mains des redoutés services de sécurité d'Etat avant de devenir une icône du soulèvement.

18H20 - "Que va-t-il annoncer?" - Dans un café de la place Tahrir, la tension est palpable. Des Egyptiens ne parlent que de l'annonce télévisée attendue de Moubarak, raconte un photographe de l'AFP Marco Longari. "Que va-t-il annoncer. Et après, quoi?".

18H16 - MOUBARAK SE REUNIT "EN CE MOMENT" AVEC SON VICE-PRESIDENT OMAR SOULEIMANE -

18H10 - Klaxons - De nombreuses voitures convergent vers la place Tahrir. Les manifestants agitent des drapeaux et klaxonnent. La foule continue d'affluer.

17H59 - A bord d'Air Force One - Le président Barack Obama suit la "situation fluctuante" régnant en Egypte à bord de son avion, Air Force One, lors d'un déplacement dans le nord des Etats-Unis.

17H54 - "Urgence" - La Grande-Bretagne appelle une nouvelle fois à un changement politique "d'urgence". "Notre position n'a pas changé. Il faut un gouvernement avec une base très large et une feuille de route pour le changement. C'est au peuple égyptien de décider. Cela doit se passer d'urgence", déclare à l'AFP un porte-parole du Premier ministre David Cameron.

17H49 - Souleiman pressenti - Le vice-président Omar Souleiman sera le remplaçant vraisemblable de Moubarak si le raïs démissionne, selon la CIA. Omar Souleimane a dirigé pendant près de 20 ans les services secrets. C'est l'homme-clé des dossiers diplomatiques dont celui du conflit israélo-palestinien. Il a été nommé vice-président, premier poste du genre, durant les premiers jours de la révolte.

17H40 - Vacillant - Il n'est pas clair si l'annonce de l'armée met un terme au règne de M. Moubarak, au pouvoir depuis 1981, mais elle lui assène un coup qui pourrait être fatal après un mouvement de révolte qui a mobilisé des centaines de milliers de manifestants.

17H31 - MOUBARAK VA S'ADRESSER A LA NATION CE SOIR, ANNONCE LA TELEVISION D'ETAT - "Le président Moubarak s'adresse à la nation ce soir du siège de la présidence au Caire", indique un bandeau.

17H25 - Survoltée - Place Tahrir, au coeur du Caire, épicentre de la révolte depuis plus de deux semaines, l'ambiance est survoltée parmi les milliers de manifestants anti-Moubarak réunis. Il n'y a aucun mouvement de troupe pour le moment, selon les journalistes de l'AFP.

17H15 - LA CIA ESTIME "FORT PROBABLE" QUE MOUBARAK QUITTE LE POUVOIR DANS LA SOIREE - C'est une déclaration de son directeur Leon Panetta lors d'une audition au Congrès. Mais il fait référence aux informations rapportées par les médias, pas à celles dont disposerait en propre l'agence.

17H09 - Changement - Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafic affirme sur la télévision d'Etat que "tout est entre les mains du (président Hosni) Moubarak", après l'annonce de l'armée.

17H05 - ANNONCE DE L'ARMEE - La télévision publique a interrompu ses programmes pour diffuser un texte de l'armée, lu par un militaire et présenté comme "le communiqué numéro un" du conseil suprême des forces armées. Ce conseil indique s'être réuni "pour examiner les mesures à prendre pour préserver la nation" et pour "appuyer les demandes légitimes du peuple".

EN DIRECT - Les événements s'accélèrent brusquement en Egypte, où des manifestants réclament depuis 16 jours le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans. Des déclarations de l'armée et de responsables laissent penser qu'un dénouement de la crise qui ébranle le pays arabe le plus peuplé est imminent.


Copyright © 2011 AFP
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 19:52



Egypte : le jour de la chute d'Hosni Moubarak ?

19h42
Discours d'Obama sur l'Egypte : "l'histoire est en marche", dit le président américain.

19h35
Selon la chaîne de télévision Al-Arabiya, l'armée interviendra si les manifestants refusent le transfert du pouvoir du président au vice-président.

19h31
Un responsable des Frères musulmans, Essam al Erian, a déclaré qu'il redoutait un putsch de l'armée : "Le problème, ce n'est pas le président, c'est le régime". Mais il a ensuite préféré la prudence et il a décidé de "s'abstenir de tout commentaire jusqu'à ce que la situation se décante".

19h29
[Fichier audio] Israël inquiète, Gaza en fête (à Jérusalem, la correspondance de Frédéric Barreyre).mp3 Visionner

19h16
[Fichier audio] Conjectures sur la succession de Moubarak (au Caire, Claude Guibal).mp3 Visionner

19h09

Vue de la place Tahrir ce soir, envahie par la foule (photo justimage, via twittpic)

19h07
Le ministre égyptien de l'Information dément que le président Moubarak soit sur le point de démissionner.

19h06
[Fichier audio] Interview France Info de Robert Solé, écrivain et journaliste.mp3 Visionner

18h58
[Fichier audio] Les manifestants pensent avoir gagné (Richard Place, à Tahrir square).mp3 Visionner

18h56
Sur la place Tahrir, les militaires se font prendre en photos et serrent des mains par centaines
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 21:01


Egypte : le jour de la chute d'Hosni Moubarak ?

20h49
Image et son sans commentaire de la place Tahrir : http://www.pbs.org/newshour/rundown/2011/02/watch-live-large-crowd-gathers-in-cairos-tahrir-square-as-night-falls.html

20h43
[Fichier audio] Le point ce soir place Tahrir (Sébastien Logénie).mp3 Visionner

20h29
Pour la première fois, la télévision publique égyptienne montre des images en direct de la place Tahrir.

20h25
Les voyagistes français décident de prolonger d'une semaine la suspension des départs de vacanciers en Egypte. La prochaine date butoir est fixée au 21 février.

20h05
Il n'y a pratiquement plus de place pour se tenir debout place Tahrir, ce qui signifie que des centaines de milliers de personnes y sont arrivées.

20h02
[Fichier audio] Les Etats-Unis et la crise égyptienne (à Washington, les explications de Fabienne Sintès).mp3 Visionner

19h54
Hosni Moubarak s'exprimera à 21 h, heure française.

Watch Live: Protesters in Tahrir Square











http://www.pbs.org/newshour/rundown/2011/02/watch-live-large-crowd-gathers-in-cairos-tahrir-square-as-night-falls.html





il y aurait d'apres al jazeera 3 millions de personnes place de la liberté.
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 22:03

discours live de moubarak.

du blabla nationaliste pour la foule.
il va filer le pouvoir au vice president et à l'armée ...............
et se preparer une petite retraite tranquille avec les xx milliard de dollars qu'il a dépouillé.
bref absolument rien de nouveau !!!

égyptiens, à votre place je me méfierais ..........



réactions apparement ... mitigées au caire .....
il semblerait que des mouvements bcp moins joyeux de foules se dessinent ...


vous etes 3 millions ?
prenez la ville et faites le menage !!!!
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 22:46

blabla populonationaloreligieux identique du vice président live.

les egyptiens ont les boules ....
une partie semble vouloir marcher sur le palais présidentiel.
l'armée ne réagit pas pour l'instant ....


la nuit va etre longue .........
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 22:51

Egypte : le jour de la chute d'Hosni Moubarak ?

22h36
[Fichier audio] 'Ahmed, qui habite Alexandrie.mp3 Visionner

22h12
La foule est furieuse place Tahrir. Les manifestants brandissent des chaussures et crient "dégage !"

22h09
[Fichier audio] Abattement et colère place Tahrir (Richard Place).mp3 Visionner

22h04
Hosni Moubarak délègue ses pouvoirs au vice-président, mais ne quitte pas le pouvoir.

21h59
Cris sur la place Tahrir pendant que Moubarak annonce qu'il "continuera à endosser ses responsabilités".

21h57
"Il faut maintenant restaurer la confiance en notre économie et restaurer notre image internationale" (Moubarak).

21h51
Hosni Moubarak : "je vais continuer à assumer mes responsabilités", jusqu'à des "élections libres", en septembre.

21h48
Discours de Moubarak : le président promet de punir les responsables des crimes et s'excuse auprès des familles de victimes.

21h37
Moubarak annoncerait un transfert des pouvoirs au vice-président Omar Souleimene (Al Arabiya).

21h31
Al Arabiya affirme que Moubarak pourrait annoncer la levée de la loi d'urgence.

21h31
La chaîne de télévision Al Arabiya affirme connaître le contenu du discours : il confirmerait ne pas briguer de nouveau mandat présidentiel, et présenterait ses excuses aux familles des victimes des troubles.

21h29
Selon la chaîne de télévision Al Arabiya, Hosni Moubarak affirmerait dansson discours ne pas accepter des ordres de l'extérieur. Le président devrait exposer une procédure constitutionnelle, amendant cinq articles et en annulant un sixième. puis il annoncerait transférer le pouvoir au vice-président, Omar Souleimane, sans démissionner à proprement parler.

21h25
[Fichier audio] Incertitude ce soir au Caire (analyse de Yves Izard).mp3 Visionner

21h21
Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, trois millions d'Egyptiens seraient dans les rues du Caire ce soir, attendant l'allocution du président Moubarak.

21h17
Les manifestants entonnent l'hymne national égyptien sur la place Tahrir.

21h10
Alors que Moubarak est attendu d'une minute à l'autre, la foule crie "irhal ! irhal " ("Dégage ! Dégage !).

21h01
Quelques minutes avant l'allocution de Moubarak, le ministre de l'Information redit qu'il ne va "certainement pas démissionner".
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Re: egypte

Message  ivo le Jeu 10 Fév - 23:04

Les manifestants furieux
après le discours de Moubarak

http://www.lefigaro.fr/international/2011/02/10/01003-20110210ARTFIG00600-egypte-le-president-moubarak-pourrait-demissionner-rapidement.php

Les Égyptiens manifestent leur colère en brandissant leurs chaussures après le refus du président Moubarak de démissionner. Crédits photo : DYLAN MARTINEZ/REUTERS

MINUTE PAR MINUTE - Dans son allocution télévisée, le président égyptien a annoncé le transfert de ses pouvoirs au vice-président Omar Souleiman, sans pour autant annoncer sa démission.

22h51 : Le vice-président a appelé les manifestants à ne pas écouter les «télévision du satellite» et de n'écouter «que leur coeur».

22h40 : Le vice-président s'exprime à son tour à la télévision d'État et défend le président en assurant qu'il a placé les intérêts du pays au-dessus des siens. Il appelle les manifestants à rentrer chez eux et tous les Égyptiens à travailler ensemble.

22h36 : Obama réunit son équipe de sécurité nationale après le discours de Moubarak. La CIA pensait en effet que le président égyptien annoncerait sa démission, un scénario qui était privilégié par les États-Unis.

Egypte : Moubarak reste
FRANCE INFO - 22:46


Hosni Moubarak, lors de son allocution télévisée de jeudi soir.
© REUTERS

Démentant les rumeurs de démissions qui circulaient depuis la fin de l’après-midi au Caire, le président égyptien Hosni Moubarak a expliqué qu’il resterait à son poste jusqu’aux élections de septembre. En attendant, il transfère l’ensemble de ses pouvoirs au vice-président, Omar Souleimane. Place Tahrir, où sont réunis des centaines de milliers de manifestants, l’abattement cède la place à la colère.

C’est la douche froide sur la place Tahrir. Les manifestants y ont cru. Depuis la fin de l’après-midi, les signes avant-coureurs d’une démission du président Hosni Moubarak se multipliaient : de l’armée venue annoncer que les occupants de la place seraient “satisfaits”, à la CIA, qui jugeait le départ de Moubarak “probable”. Mais le raïs a pris tout le monde à contre-pied, dans une sorte de “je vous ai compris”, version 2011.

Dans une allocution enregistrée, diffusée par les soins des militaires, le président explique qu’il compte “endosser ses responsabilités” jusqu’à la tenue d’élections “libres et démocratiques” en septembre. Il répète qu’il ne briguera pas de nouveau mandat. Il assure que les demandes du peuple sont “légitimes”, et promet que les réformes promises auront bien lieu. Il annonce une réforme constitutionnelle. Il promet que les responsables des crimes qui ont ensanglanté le pays durant les 17 jours de protestation seront punis et il présente ses excuses aux familles des victimes. Mais pas de démission.

Pour Vincent Geisser, enseignant à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, Hosni Moubarak est aveugle et n’entend pas la rue. (1'52")

Hosni Moubarak a annoncé qu’il transférait son pouvoir au vice-président, Omar Souleimane, sans préciser exactement ce qu’il entendait par là. Ne sera-t-il plus qu’un président honorifique, à l’allemande, ou continuera-t-il à tirer les fils de la politique ? La répartition des pouvoirs n’est pas claire.
Hosni Moubarak jure aussi qu’il n’obéirait pas à des injonctions de l’étranger, visant les Etats-Unis et les pays européens, et aussi la presse étrangère, notamment la chaîne de télévision qatarie Al Jezira.


La situation est d’autant plus embrouillée que l’attitude de l’armée laissait penser qu’elle avait récupérer l’essentiel du pouvoir : outre leurs promesses à demi-mot, les militaires ont tenu un haut conseil sans le président, ni le vice-président, un acte quasi-révolutionnaire en soi. L’armée soutient-elle le processus piloté par le raïs, ou y-a-t-il un bras de fer en coulisses entre civils et militaires ? Là encore, c’est l’incertitude.

Ce qui est sûr en revanche, c’est la colère des manifestants de la place Tahrir. D’abord abasourdis par la nouvelle qui les a totalement surpris, ils ont ensuite laissé éclater leur colère. Ils ont brandit des chaussures vers le ciel en criant “démission ! Démission !”. Certains se seraient mis en marche vers le ministère de l’Intérieur.

Que vont faire les partisans du régime, qui étaient sortis du bois au soir du précédant discours du raïs, et avaient déchaîné la violence dans les rues du Caire ? Que va faire l’armée, qui avait annoncé qu’elle n’accepterait pas la contestation de la transmission des pouvoirs au vice-président ? Que va faire l’opposition ? Tout le monde retient son souffle en Egypte en attendant le prochain épisode d’une crise dont les développements ont, jusqu’ici, surpris tout le monde, étrangers comme Egyptiens. Le vice-président, Omar Souleimane, a pris la parole après Hosni Moubarak. Il promet le dialogue et demande aux manifestants de rentrer chez eux. Il est peu probable qu’il soit écouté.

Grégoire Lecalo


nouveau blabla live de moubarak qui doit commncer à réaliser qu'il a merdé ...
si ce n'est pas le cas ......... les titres seront encore plus gros demain ....
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Re: egypte

Message  Invité le Ven 11 Fév - 0:00

Il est fou. Le pouvoir rend fou...

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Re: egypte

Message  spike le Ven 11 Fév - 0:50

Il faut qu'ils s'arment sinon ils vont se faire laminer....
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spike

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Re: egypte

Message  niouze le Ven 11 Fév - 1:33

LIVE DANS LES RUE DU CAIRE
Mardi 8 février

Hier matin, je rends visite à mes amis arrêtés la veille et relâchés au bout de quatre heures d’une invraisemblable violence. En frappant à la porte de chez eux, j’essaie de charger mon geste de toute la tendresse du monde pour ne pas qu’un instant ils puissent imaginer que je leur sois hostile. Plus tard, l’un d’eux dormant encore, je dois aller récupérer dans sa chambre un chargeur de portable. J’y pénètre doucement et je déambule à reculon dans la pièce, restant face à lui pour que s’il s’éveille il voit mon visage paisible et bienveillant. Je m’en voudrais terriblement que ma présence dans sa chambre réveille en lui, même un court instant, les sensations de la veille.
Je parviens à peine à me figurer qu’ils ont vécu une chose pareille.

Je les imagine une mitraillette sous le nez, puis dans un mini-bus de l’armée, les yeux bandés, exhibés à la population, mais l’image que je m’en crée est irréelle. Quelques heures après leur réveil, je sens que l’expérience de la veille commence à remonter dans leur corps… Le moindre bruit les fait sursauter.

Je suis saisi surtout par le contraste entre ma nuit sur Tahrir – l’expérience révolutionnaire – et leur arrestation – la terreur dictatoriale en action, inutilement violente. J’ai l’impression pour la première fois d’entrer dans la vibration de l’Histoire. L’étrange période que nous vivons, et qui m’apparaît de plus en plus inédite, est une dialectique des extrêmes. Ce que la politique fait aux corps, je peux le constater de façon saisissante en comparant les manifestants de Tahrir, la tête haute, le sourire large, le pas sûr, et mes amis visités hier par la police et dont la posture traduit encore ce qu’ils ont vécu.
J’ai cessé de comprendre ce qui se passe ici.

Il suffisait de ça pour en être d’autant plus pénétré. Certains évènements échappent à leur réductibilité au sens. Ils ne prennent leur ampleur véritable que dans l’opacité du vécu.
Nous en sommes réduits à cheminer dans le brouillard. De ce que nous pouvons comprendre, il nous semble qu’il y a dans l’armée des tendances opposées et qu’elles se soupçonnent mutuellement de préparer un coup d’état. Les discussions commencent entre les représentants politiques. Les policiers sont progressivement remis en place, sans qu’on sache si l’appareil répressif l’est également – les policiers réintégrés dans leur fonction ont le regard fuyant et la posture humble. Un commerçant du quartier nous a dit hier : “Ils ont l’air de fiancées peureuses, de petites vierges.” Il leur faudra du temps avant d’impressionner à nouveau. Les indic’ eux aussi sont revenus, en faible nombre. Nous traversons une rue hier sous les yeux en biais d’un homme se tenant sur le bord du trottoir, occupé à observer les habitants. Il a la touche d’un gangster de Verneuil. Lui aussi, comme les militaires qui ont visité mes amis hier, surjoue sa fonction, pourtant censément discrète.

Ce que je lis de la presse française m’accable. Je n’ai pas tout lu, évidemment, mais ce que j’en vois passe tout à fait à côté de ce qui me semble singulier dans les évènements égyptiens. On n’y parle que de l’Egypte de Moubarak. Tout a changé et l’on pense ce pays avec les critères anciens. Les données sociétales sur lesquelles s’appuient ces analyses ne peuvent être qu’obsolètes…
Les habitants de Tahrir ont toujours une longueur d’avance.

Aujourd’hui, ils débattent de la possibilité de restreindre leur territoire pour permettre aux ponts enjambant le Nil d’être réouvert à la circulation. L’idée serait de pérenniser l’occupation de Tahrir sans totalement paralyser la ville. La constitution de l’Egypte impose la tenue d’élections présidentielles dans les soixante jours suivant la destitution du président. La chute de Moubarak, si elle survenait, devrait accélérer un processus politique qui s’annonce ardu : il s’agit de créer une culture multipartisane dans un pays déshabitué du débat public. Il n’est pas impossible que les manifestants, tout en continuant à réclamer sa tête, s’habituent à l’idée qu’il restera jusqu’en septembre et s’organisent pour que Tahrir, d’ici là, reste ce laboratoire à ciel ouvert où peu à peu prend forme l’Egypte future.

Il y a d’autres batailles sur d’autres front, et d’abord l’obtention d’un renoncement total à la terreur par les autorités. Mais autorisons-nous à rêver : et si Tahrir restait, même au-delà du mois de septembre, un endroit d’expression et de rencontre librement organisé par ceux qui l’occupent ? L’Egypte ne serait plus seulement le pays des Pyramides mais le but d’un pélerinage politique où l’on viendrait se redonner le goût de la liberté.

comme vous l'avez comprit je me mefie autant des journaleux que des pouvoirs mais
rien encore sur aujourd'hui mais je pense que le gars doit etre encore sur la place tahrir
http://owni.fr/2011/02/06/live-dans-les-rues-du-caire/

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Re: egypte

Message  niouze le Ven 11 Fév - 2:03

omar souleiman (le nouveaux vice president ) bio wiki
Le lieutenant général Omar Souleiman (arabe : عمر سليمان}, né le 2 juillet 1936 à Qena en Haute-Égypte, est un officier général égyptien.

En 1954, à 19 ans, il commence des études supérieures à l'école militaire du Caire, complétées en Union soviétique à l'Académie militaire Frounzé (Военная академия им. М. В. Фрунзе) de Moscou. Par ailleurs il a reçu à l'Université du Caire une licence et une maîtrise en science politique.

Il était depuis 1993 le chef du Gihaz al-Mukhabarat al-Amma, le puissant service de renseignements militaires égyptien, avec rang de ministre (sans portefeuille).

Il a été nommé vice-président de la République arabe d'Égypte le 29 janvier 2011 par le président Hosni Moubarak, durant une longue série de manifestations antigouvernementales dans le pays[1], devenant ainsi son successeur constitutionnel présomptif aux dépens de son fils Gamal.


Gihaz al-Mukhabarat al-Amma (arabe:جهاز المخابرات العامة) est un service de renseignement général de l'Égypte. Des autres services de renseignement sont Idarat al-Mukhabarat al-Harbyya wa al-Istitla et Gihaz Mabahith Amn al-Dawla. Il était établit dans les années 1950 et subordonné alors au Premier Ministre, puis progressivement au Chef de cabinet du Président.

Pendant plusieurs années son nom était connu seulement aux hauts fonctionnaires et aux rédacteurs en chef des journaux du gouvernement.

Omar Suleiman est le chef de Gihaz al-Mukhabarat al-Amma chef à partir de 1993. Son prédécesseur était Nour El Dien Afeefy, depuis 1991.
wikipedia

Le général Souleiman a, en particulier, été l'interlocuteur privilégié de la CIA américaine dans le programme dit « Rendition », lorsque l'administration Bush « externalisait » la torture des suspects dans sa « guerre contre le terrorisme ». Souleiman était apprécié par Washington pour sa détermination contre les islamistes, et pour son hostilité envers l'Iran. Pour la survie du régime, le général Souleiman n'a pas hésité à se salir les mains.
sont bien barré :s

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Re: egypte

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