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affaire(S) Woerth ...

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Woerth et l'oréal

Message  spike le Ven 2 Juil - 12:27




Woerth a-t-il donné son aval aux 30 millions versés par le fisc à Bettencourt?

L'administration fiscale a remboursé cette somme à la milliardaire de L'Oréal en mars 2008 au titre du bouclier fiscal, selon de nouvelles révélations du site Internet Mediapart.


En 2007. (AFP)

Après une nouvelle révélation du site Mediapart, très embarrassante pour Eric Woerth, l’ancien ministre du Budget, se défend, ce vendredi matin, dans un communiqué. Il affirme ne pas avoir donné «son aval» au remboursement de 30 millions d’euros à la milliardaire Liliane Bettencourt dans le cadre du bouclier fiscal.

Selon Le site d'information, en pointe sur l'affaire Bettencourt, qui a déterré les fameux enregistrements pirates qui ont tout déclenché mi-juin, Liliane Bettencourt aurait touché de l'administration, au mois de mars 2008, une somme de 30 millions d'euros au titre du bouclier fiscal. Mars 2008: l'époque ou Eric Woerth était ministre du Budget. Si le versement n'a rien d'illégal, cette nouvelle information embarasse encore un peu plus les acteurs de cette affaire qui vire chaque jour davantage au scandale d'Etat.

D'abord, souligne Mediapart, parce qu'au moment où elle aurait perçu le «remboursement» de ces 30 millions, l'héritière de l'empire L'Oréal était à la fois détentrice de deux comptes en Suisse non-déclarés au fisc, employeur de Florence Woerth, l'épouse du ministre, et soutien financier de l'UMP. Et ensuite parce que «les fonds ont été débloqués avec une célérité remarquable», précise l'article.

«Un ministre du Budget n’intervient en aucun cas»

«Un ministre du Budget n’intervient en aucun cas dans cette procédure», se défend Woerth dans son communiqué. «Contrairement à ce qui est dit, Eric Woerth, alors ministre du Budget, n’a donc pas "donné son aval" pour le versement du bouclier fiscal de Mme Bettencourt», est-il écrit. Et le ministre d’appeler «à la plus grande prudence celles et ceux qui reprennent les allégations totalement à charge d’un site internet et leur demande au minimum de vérifier leur vraisemblance au regard de la loi fiscale», ajoute le communiqué.

Pourtant, selon un fonctionnaire des impôts cité par Mediapart, au-delà d’une certaine somme, les remboursements effectués par le fisc doivent passer par le ministre de tutelle.

Dans la série révélations gênantes, on apprend aussi ce vendredi, cette fois dans Le Monde, qu'Eric Woerth a dîné en 2008 avec Liliane Bettencourt. Là encore rien d'illégal, mais de quoi nourrir la machine à soupçons.

TF1 diffuse ce soir dans son journal de 20 heures une interview de Liliane Bettencourt, interrogée notamment sur ses relations avec sa fille Françoise Bettencourt-Meyers. Le site de la chaîne en diffuse un extrait.
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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  Invité le Lun 5 Juil - 10:45

09h15
le neuf-quinze

Conflits d'intérêts : l'embouteillage

Dès qu'on soulève une pierre, c'est la joie. Vous avez peut-être entendu ce week-end que le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier, ayant pris le temps de la réflexion, ayant consulté les plus hautes sommités de la Science Juridique, s'apprêterait donc à envisager d'enquêter sur d'éventuelles évasions fiscales de Liliane Bettencourt. Vous l'avez lu dans toute la presse du matin (à l'exception, commele relève Gilles, du Figaro, qui ne souhaite pas démoraliser ses lecteurs). Vous avez lu entre les lignes que cette enquête pourrait amener Florence Woerth à être entendue par la Justice. Vous en aurez peut-être déduit tout seuls que cette information n'était peut-être pas étrangère à la double démission, annoncée en catastrophe dimanche soir, du bâtisseur du Var, et de l'amateur de Havanes,double démission qui, en effet, occupe la plupart des Unes, en ce lundi matin.
Or, que nous rappellent opportunément Les Echos ?
Que le procureur général de Versailles Ingall-Montagnier, celui-là même qui au terme d'une longue "analyse juridique", a conclu qu'il y aurait peut-être matière à enquêter sur l'évasion fiscale de Bettencourt, serait une bonne connaissance de Patrice de Maistre et de...Liliane Bettencourt. Du moins de Maistre, dans une conversationde l'époque où il espérait faire capoter le procès intenté à Bettencourt par sa fille, s'en vantait-il. "En première instance on ne peut rien faire de plus, mais si vous perdez en cour d'appel on connaît très très bien le procureur. » La transcription est certes ambiguë.
Où est la virgule ? Après "perdez", ou après "en Cour d'appel" ? N'empêche. En voilà un, ce procureur général, qui risque de se trouver en situation de conflit d'intérêt. On l'espère aussi fondamentalement honnête que Woerth. Et on espère que cette absolue honnêteté lui permettra de gérer au mieux cette situation délicate.
D'autant que le procureur général se trouve apparemment en prise avec une autre situation tout aussi délicate. Le président du sénat Gérard Larcher, également maire de Rambouillet, est visé par une plainte pour avoir sous-évalué , dans ses déclarations, le montant de ses indemnités d'élu. Le parquet général va-t-il ouvrir une enquête pourfaux en écriture publique ? Coïncidence, il se trouve que l'épouse du procureur général, Magali Ingall-Montagnier, est depuis 2009 conseillèredu président du Sénat, pour les questions de Justice. Fortunes et infortunes de la vie conjugale. Dès qu'on soulève une pierre...


Daniel Schneidermann
Me demande si on devrait pas ouvrir une rubrique "people"...

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Mer 7 Juil - 19:50


Affaire Woerth: la droite attaque violemment Mediapart, Plenel réplique
ACTUALISÉ
Dans cette offensive de l'UMP contre les médias, en particulier la presse en ligne, Xavier Bertrand a notamment parlé de «méthodes fascistes» du site d'information. Le directeur de la publication porte plainte.

Course au scoop, infos qui ne seraient pas vérifiées, chasse au Woerth... C’est désormais aux médias et particulièrement à la presse Internet que s’en prend la majorité pour contre-attaquer dans l’affaire Bettencourt qui éclabousse plus que jamais le ministre du Travail. Nouvel angle d’attaque qui traduit, au passage, une profonde méconnaissance des sites d’information.

Eric Woerth lui-même, qui s’expliquait mardi soir au JT de TF1, s’est plaint d’avoir été, depuis trois semaines, «mis au pilori par une forme de presse et par le PS».

C’est aussi Xavier Bertrand qui, accompagné de Woerth, un peu plus tard dans la soirée, pour un débat sur les retraites au Raincy (Seine-Saint-Denis) a concentré ses tirs sur le site Mediapart, en pointe sur le dossier Bettencourt, qui avait révélé les enregistrements pirates et publié mardi une interview explosive de l’ancienne comptable de la milliardaire de L’Oréal.

Et le secrétaire général de l’UMP n’y est pas allé de main morte. «Quand certains médias, notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d’écoutes qui sont totalement illégales (...) mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!, s’est-il exclamé.



Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart, a annoncé, sur France Info, qu’il allait, avec ses avocats «saisir la justice», les déclarations du patron du parti présidentiel étant «diffamatoires». Dans un communiqué laconique, Xavier Bertrand dit prendre acte «sans surprise» de la réaction de Plenel et se déclare persuadé qu' «il s’agit assurément de la part de Mediapart et de son fondateur de faire diversion». Sans préciser diversion de quoi.

Le journaliste a, plus tard dans la journée, fait l’objet d’un commentaire ironique de Nicolas Sarkozy, rapporté par des députés Nouveau centre qui rencontraient le Président. «Il s’est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique. Au niveau déontologie, c’est inimaginable», s’est-il étranglé, prédisant que tout «ça va lui retomber sur la tête».

«Une certaine presse des années 30»

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a lui aussi eu des mots outranciers à l’égard des médias. Allant jusqu’à affirmer que Mediapart lui rappelait «une certaine presse des années 30». «Qui a apporté une preuve?» lance-t-il sur France Info, visant le journaliste Fabrice Lhomme qui aurait dit, selon Estrosi: «Nous n’avons aucune preuve, mais ça paraît plausible.» Et d’en appeler à «la déontologie et [à] l’éthique des journalistes».

Volant également à la rescousse de son collègue du gouvernement «chaque jour calomnié à partir de rumeurs», le ministre de la Défense, Hervé Morin, y voit, lui, «une compétition effrénée entre la presse médiatique classique et Internet» où «plus rien n’est contrôlé», «où on ne prend pas le temps, un seul instant, de vérifier simplement l’information qui vous est donnée». «Ce qui se fait sur Eric Woerth, c’est une tyrannie», a-t-il dénoncé sur RMC-BFM TV.

Tout aussi prompte à prodiguer des leçons de journalisme, la secrétaire d’Etat, Nadine Morano, qualifiant Mediapart de «site de ragots, de déclarations anonymes», s’est scandalisée sur le plateau du 19/20 sur France 3: «Je trouve qu’aujourd’hui, on a dépassé les bornes et j’en appelle à l’éthique des journalistes, mais de tous les journalistes !»

«Attaque en règle contre la profession»

Des propos qui ont choqué le SNJ-CGT. S’inquiétant d’une «véritable attaque en règle contre la profession», le syndicat national des journalistes répond, dans un communiqué, à Morano: «La profession n’a pas besoin que la ministre d’un gouvernement et d’un président de la République aux abois, emmêlés dans les affaires de fric roi, vienne nous donner des leçons».

En sortant de Matignon où le Premier ministre a reçu une partie de son gouvernement et des parlementaires de la majorité, Morano persiste et signe reprenant à son compte l’attaque de =Bertrand, et dénonçant des «méthodes fascistes de sites internet» et une «collusion politico-médiatico-trotskyste». «J’en appelle à votre vigilance. Un jour, cela peut vous arriver d’avoir votre honneur jeté aux chiens», a-t-elle avertit.

«Au bout de trois semaines de révélations», «la garde rapprochée du Président» fait preuve, dénonce encore Edwy Plenel, «d’un mépris profond de la démocratie et de la justice, dans sa mauvaise foi». S’appuyant sur le refus, la semaine dernière, du tribunal de grande instance de Paris, de retirer les enregistrements pirates sur Mediapart et lepoint.fr, comme le demandait le camp Bettencourt, le journaliste rappelle que la justice a donc estimé ces informations «légitimes et d’intérêt public»: «nous avons fait notre travail de manière rigoureuse.»

Affichant son «soutien aux médias «attaqués par le gouvernement» et l’UMP, le PS a condamné les «attaques injurieuses» et «extrêmement graves» contre Mediapart.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Mer 7 Juil - 21:44

c'est drole quand on inculpe des jeune de banlieu sur la base de dénonciation payer ...
c'est la justice
quand des journalistes denoncent les magouilles financiere d'un parti c'est du fascisme, y en a il manque vraiment pas d'air !!!

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Jeu 8 Juil - 12:17


L'ex-comptable des Bettencourt se rétracte partiellement
Si elle confirme la scène de remise de 50.000 euros en espèces à ses employeurs, il n'est plus question, selon «le Monde», du 26 mars 2007. Des propos en accord avec les extraits des carnets de la comptable révélés aujourd'hui en exclusivité dans «Libération».
233 réactions
Par LIBÉRATION.FR


Claire T., l'ex-comptable des Bettencourt dont les révélations à Mediapart ont sérieusement mis en cause le ministre du Travail Eric Woerth ainsi que Nicolas Sarkozy, serait partiellement revenue sur ses déclarations auprès des enquêteurs, selon Le Monde ce jeudi. Les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) l'ont auditionnée en urgence hier soir mercredi.

Dans ses déclarations à Mediapart, elle expliquait que, le 26 mars 2007, Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, lui aurait demandé de retirer 150.000 euros en espèces pour les remettre à Eric Woerth en vue de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle n'aurait retiré «que» 50.000 euros, son plafond autorisé, tandis que les 100.000 euros restant auraient été retirés en Suisse.

«Si elle confirme la scène de remise de 50.000 euros en espèces à ses employeurs, il n'est plus question du 26 mars 2007. Ce n'est pas la bonne date, convient-elle», écrit Le Monde.

Ce qui confirme une information parue dans Libé aujourd'hui. Selon les carnets où elle a consigné les dépenses des Bettencourt et que Liberation s'est procurés, il n'y a pas trace d'une remise en espèces de 50.000 euros à la date du 26 mars 2007. Il faut remonter au mois de janvier pour retrouver 140.000 euros remis à André Bettencourt.

De son côté, l'avocat de Liliane Bettencourt, Maître Georges Kiejman, a assuré que le retrait d'espèces évoqué par l'ex-comptable et dont les policiers ont bien retrouvé mercredi la trace n'était pas destiné à Eric Woerth.

«Quant aux remises d'enveloppes à Nicolas Sarkozy, décrit comme un visiteur des Bettencourt venu bénéficier de leurs largesses financières, lorsqu'il était maire de Neuilly, elle a affirmé aux enquêteurs que ses propos auraient été "romancés"», poursuit Le Monde. Mediapart assure cependant que les déclarations de Claire T. ont été scrupuleusement retranscrites.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Jeu 8 Juil - 12:32

Pour la presse internationale, Sarkozy est "comme Nixon pendant le Watergate"
LEMONDE.FR | 07.07.10 | 18h34 • Mis à jour le 07.07.10 | 18h47



A mesure qu'elle se rapproche du chef de l'Etat, l'affaire Woerth-Bettencourt trouve de plus en plus d'écho dans la presse internationale. "L'affaire qui embrase la famille [Bettencourt] semble ne pas pouvoir s'arrêter et le scandale risque d'atteindre le président Sarkozy", rapporte ainsi The Independent, reléguant au second plan le rôle d'Eric Woerth, les dons de Mme Bettencourt au photographe François-Marie Banier et l'emploi qu'occupait auprès de la milliardaire l'épouse du ministre du travail.


"Le parti de Nicolas Sarkozy [aurait] benéficié, pour sa campagne de 2007, d'un financement illégal de 150 000 euros provenant de la fortune de l'héritière de L'Oréal", résume ainsi El Pais, alors que Vanity Fair se demande, dans un long article en "une" de son site Internet, si "Sarkozy peut survivre au scandale Bettencourt". Pour le magazine, l'affaire "pourrait puer autant qu'un camembert". Reconnaissant la complexité de cette affaire, l'auteur de l'article s'excuse : "Si, arrivé à ce point de l'article, vous suivez encore, j'admire votre persévérance." Puis, il explique : "L'opinion publique française ne s'intéresse guère à la vie sexuelle de ses hommes politiques, et c'est sans doute pourquoi les scandales politiques français sont plus complexes que ceux des Américains."

"AMOUR, ARGENT, TRAÎTRISE"

"Des comptes en Suisse, une île aux Seychelles, une milliardaire de 87 ans qui ne parle plus à sa fille et héritière, un photographe qui croule sous les cadeaux, un majordome-espion, un ministre dans la tourmente… Amour, argent, traîtrise, politique, justice : tous les ingrédients d’un feuilleton haletant dont la France et Nicolas Sarkozy se seraient pourtant bien passés", ironise Marwane Ben Yahmed dans l'éditorial qu'il signe dans Jeune Afrique. La tourmente est telle, estime l'agence officielle chinoise Xinhua, que "peu importe qu'elle soit vraie ou fausse, elle déshonore le gouvernement français, déjà bien mal en point".

En conséquence, le président a été obligé d'évoquer l'affaire tout en "refusant de la commenter publiquement", souligne le Guardian, qui rapporte les propos de Sarkozy lors de son déplacement, mardi, à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). A l'instar du Guardian, de nombreux journaux ont usé de cette citation du président où il enjoignait aux Français de se concentrer sur les sujets importants au lieu de perdre du temps sur cette histoire. "Malgré ses dénégations, la controverse ne semble pas vouloir mourir", explique le quotidien britannique, qui rappelle que la cote de popularité du chef de l'Etat a "sombré à 26 %".

"WATERGATE"

Le New Zealand Herald estime que l'affaire est sur le point de tourner "à la tragédie" pour le président. Pour Le Soir, la polémique a déjà "viré au scandale d'Etat" et ne laisse désormais que "peu de marge de manœuvre" à Sarkozy, qui devra tôt ou tard lâcher son ministre du travail s'il ne veut pas y laisser trop de plumes. La Libre Belgique remarque, elle, que, "sans répondre sur le fond du dossier, la droite accuse l'opposition de faire le jeu de l'extrême droite" et n'hésite pas à évoquer les "méthodes fascistes" de la presse.

Alors, Sarkozy peut-il survivre ? Julian Sancton, qui posait la question dans Vanity Fair, est pessimiste et ose une comparaison que les médias français n'ont pas risquée. "Comme Nixon pendant le Watergate, Sarkozy risque de mourir à petit feu [Sarkozy is facing a death by a thousand cuts] et il tente de minimiser les dégâts. Et comme ils l'ont fait pendant le Watergate, les hommes politiques les plus puissants, ceux qui étaient au cœur du scandale, sont restés à leur poste alors que leurs collaborateurs ont été jetés par-dessus bord comme du ballast. Et comme lors du Watergate, je présume que les révélations vont se poursuivre." Jusqu'où ?
Jonathan Parienté

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Jeu 8 Juil - 14:27

L'ex-comptable des Bettencourt se rétracte partiellement

Affaire Woerth : la comptable se rétracte, l'Elysée jubile


A nouveau interrogée mercredi, Claire Thibout explique n'avoir jamais accusé Sarkozy d'avoir reçu de l'argent liquide de Bettencourt.

L'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy n'en finit plus de rebondir : Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire, est revenue sur ses déclarations lors d'un nouvel interrogatoire mené en urgence mercredi par des policiers disculpant notamment Nicolas Sarkozy. Côté Mediapart, on dénonce des pressions policières.




12h11. Mediapart contre-attaque. Sur BFM-TV, son fondateur Edwy Plenel dénonce « la très forte pression » qui a poussé Claire Thibout à se rétracter, « sur un point, ses déclarations sur Nicolas Sarkozy, qu'elles nous a bien faites évidemment » :

« Je rappelle que les policiers n'agissent pas dans un cadre totalement indépendant, mais sous le contrôle du procureur Philippe Courroye, proche de l'Elysée. »


Joint par Rue89, Fabrice L'Homme, le journaliste qui a cosigné l'article révélant l'existence d'« enveloppes d'argent à Woerth et à Sarkozy », explique à Rue89 que ses échanges avec Claire Thibout n'ont pas été enregistrés.

Mais il indique qu'ils se sont passés en présence de tiers, dont il ne donne pas les identités :

« Face à la pression, Claire Thibout est en panique, ce qui est totalement compréhensible. Mais je maintiens l'intégralité de l'article. Je n'inventerais pas les détails qu'elle me donne, sur la remise des enveloppes au rez-de-chaussée, sur le fait qu'il s'agisse d'enveloppes kraft demi-format… »

Mediapart annonce qu'il donnera en début d'après-midi plus de détails sur ces entretiens.

12h55. L'Elysée sent le vent tourner, et entend bien en profiter. Dans l'entourage du Président, on n'hésite pas indiquer que Woerth et Sarkozy ont été totalement disculpés des accusations de financement illégal. Et au passage, on charge la presse, indique LeFigaro.fr :

« C'est une mauvaise nouvelle pour la profession de journaliste et une bonne nouvelle pour l'Elysée. »

Extrait du procès-verbal d'audition de Claire Thibout12h50. Une « romance de Mediapart » : c'est ainsi que Claire Thibout, ancienne comptable de Liliane Bettencourt, a qualifié lors d'une nouvelle audition en urgence devant la brigade de répression financière (BRDP) certaines des révélations du site d'Edwy Plenel.

C'est ce que rapporte Le Monde :

« L'article de Mediapart me fait dire que j'aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C'est totalement faux. C'est de la romance de Mediapart. De même que je n'ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy. »

LeFigaro.fr publie de son côté un extrait du procès-verbal de cette audition.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Jeu 8 Juil - 22:55

texte discutable mais qui n'est pas dénuer d'interet (même si il rejoint les hurlement de certain membre de droite sur un point )
Woerth : une affaire qui pue le facho

L’affaire Woerth fait couler beaucoup d’encre. Même (surtout) le canard enchainé en fait des caisses. Tout le monde fait l’indigné…et pourtant, l’histoire est d’une banalité…

Les faits sont ceux ci : Woerth est ministre du travail ex ministre du budget. Ministre du budget, donc grand chef des impôts. Il est aussi trésorier du parti UMP, c’est à dire, entre autre chargé de collecter des fonds. L’épouse de monsieur, Mme Woerth gère une partie de la plus grande fortune française : celle de Liliane Bettencourt (l’Oréal). Or Liliane Bettencourt est soupçonnée d’évasion fiscale. Et elle fait partie aussi du "premier cercle", généreux donateurs pour l’UMP.

Ca fait donc beaucoup d’intérêts croisés et de possibles retours d’ascenseur. Quelle surprise !!!

Comme s’il fallait encore s’étonner de la communauté relative d’intérêt entre la classe politique et le patronat.

Comme si, et cela depuis l’avènement du capitalisme comme principe d’organisation de la société, la classe politique devait représenter un "modèle" de vertu.

Comme si la démocratie représentative n’était pas précisément faite pour protéger les grands intérêts privés.

Comme si les politiciens et patrons ne fréquentaient pas les mêmes salons et les mêmes lieux de vacances. Avec ses clans certes, mais avec le sens d’un intérêt commun.

Comme s’il pouvait exister une classe politique qui rompt avec ses pratiques là, tel que voudrait nous faire avaler la gôche de la gôche de la gôche de la gôche.

Ce raisonnement, celui du bon et du mauvais politique (l’un étant acquis à la cause du peuple, l’autre à la magouille politicienne) ne sent pas bon. Parce qu’après avoir essayé la droite, la gauche, le centre et l’écolo qui reste-t-il ? Sarko était déjà vu comme une sorte de messie à son élection 2007. Rupture, rupture, rupture. On a vu ce qu’on a vu. Plus que les anarchistes, cette affaire, au vu de ce qui se trame dans les tites têtêtes, sert surtout l’extrême droite.

Et cela à cause, notamment, de l’analyse en terme de bonne et mauvaise classe politique. Ca pue le facho…. et oui encore.

Répétons le : il est dans la nature même de la "concentration de pouvoir" de vouloir se perpétuer. Tous les coups sont permis, même les plus bas. Et il n’existe aucune classe politique éclairée, quel que soit les dits extrêmes. La solution ne peut se situer que dans la répartition de pouvoir. Dans sa limitation, son contrôle et sa diversité.

La campagne 2012 commence ? Commençons une campagne d’abstention !

PS : Devinette : Crise économique + racisme ambiant + affaires politico financières = la tête à facho.

Raph

publié le 5 juillet 2010

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article44653


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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Jeu 8 Juil - 23:37

L'avocat de Claire Thibout : « On essaye de la faire craquer »
Par Zineb Dryef | Rue89 | 08/07/2010 | 20H24


L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a été interrogée pour la quatrième fois. Elle a confirmé que le couple finançait les politiques.



Claire Thibout, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, est entendue ce jeudi, pour la quatrième fois, par les enquêteurs de la brigade financière.

Dans ses précédents interrogatoires, elle avait évoqué une enveloppe de 150 000 euros remise par Patrice de Maistre à Eric Woerth pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Une affirmation que la comptable avait répétée sur Mediapart, en ajoutant que Nicolas Sarkozy recevait régulièrement des enveloppes de la part des Bettencourt. Elle a retiré cette dernière accusation ce jeudi mais a maintenu celle qui vise Eric Woerth.
« Elle est convoquée en permanence »

Contacté par Rue89, son avocat Antoine Gillot n'a pas souhaité faire de commentaires tant que sa cliente n'était pas sortie des bureaux de la brigade financière. Mais il a dénoncé des pressions du parquet :

« C'est une pression constante. Elle est en permanence convoquée par la brigade financière. On essaye de la faire craquer. »


Réfugiée à Fourques après ces révélations pour échapper à la pression médiatique, Claire Thibout n'a d'abord pas répondu aux convocations des enquêteurs, lesquels sont allés l'interroger dans le Gard mercredi. Dans un long interrogatoire, elle a nuancé certaines accusations mais confirmé que plusieurs personnalités politiques étaient arrosées par la famille Bettencourt. Extraits (Mediapart publie le PV en intégralité).

Dépositions vs article de Mediapart

Question. « Quelles sont les modifications apportées dans l'article de Mediapart par rapport aux échanges téléphoniques avec le prénommé Fabrice [journaliste à Mediapart, ndlr] ? »

Claire Thibout. « L'article de Mediapart me fait dire que j'aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Edouard Balladur. C'est totalement faux, c'est de la romance de Mediapart. De même que je n'ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy. »

Les 150 000 euros qu'Eric Woerth aurait touchés

Claire Thibout. « S'agissant de M. Woerth, vos collègues [de la police financière, ndlr] m'ont demandé si je savais qui avait touché de l'argent ou pas.

Je leur ai alors dit que M. de Maistre m'a demandé avant les élections présidentielles d'aller lui chercher 150 000 euros à la banque. Je n'avais pas la possibilité de traiter une telle somme car il fallait une autorisation spéciale.

Quand je lui ai demandé pourquoi c'était faire, pourquoi une telle somme, il m'a répondu qu'il devait organiser un dîner avec M. Woerth pour la lui remettre. Il voulait que cela se passe par l'intermédiaire de Mme Bettencourt. Je lui alors dit que cela n'était pas possible d'aller chercher un tel montant, sutout pour l'usage qu'il voulait en faire. Il s'est énervé et il m'a dit qu'il allait voir avec la BNP. »

Question. « Vous dites que le dîner auquel M. de Maistre devait remettre une enveloppe d'espèces à M. Woerth “a bien eu lieu très rapidement”. Quelle est la date de ce dîner ? De quelles informations
disposez-vous pour dire que ce dîner a bien eu lieu et que M. Woerth a reçu des espèces à cette
occasion ? »

Claire Thibout. « Je ne me souviens pas de la date de ce dîner. Je ne sais pas si M. Woerth a reçu ces espèces car je n'étais pas là lors du dîner. Par contre, je sais que ce dîner a eu lieu car M. de Maistre me l'a dit. »

Claire Thibout. « Je n'ai pas évoqué d'autres politiques que M. Woerth car c'était la première et la seule fois que l'on m'a demandé directement (M. de Maistre) d'aller retirer de l'argent et qu'il m'a dit le nom de la personne pour laquelle cet argent était destiné.

Pour ce qui est des autres politiques même si je me doute qu'ils versaient pour récupérer des enveloppes on ne me l'a jamais dit directement, ce ne sont que mes déductions. »

Les enveloppes que Sarkozy aurait perçues

Question. « Vous avez déclaré à Mediapart : “C'était un vrai défilé d'hommes politiques dans la maison, ils venaient surtout au moment des élections. Chacun venait toucher son enveloppe. Certaines atteignaient même parfois 100 000 voire 200 000 euros.”

Or, lors de votre audition du 5 juillet 2010, après avoir évoqué une demande de 150 000 euros par Patrice de Maistre pour le compte de M. Woerth, vous avez seulement déclaré que vous n'excluiez pas des remises d'espèces à d'autres politiques.

De quels éléments probants disposez-vous pour avoir été aussi affirmative avec Mediapart ? »

Claire Thiboult. « J'ai effectivement dit à Fabrice de Mediapart qu'il y avait souvent des hommes politiques à la maison. Je n'ai pas parlé de “défilé” ni qu'ils venaient surtout lors des élections. Je lui ai seulement dit que souvent ces messieurs venaient pour avoir de l'argent. Je lui ai dit que je n'ai jamais assisté à une remise d'enveloppe à ces personnes.

Je n'ai jamais parlé des montants de 100 000 ou 200 000 euros. Je lui ai seulement dit qu'il y avait des enveloppes d'espèces qui étaient remises par M Bettencourt ou de temps en temps par Mme Bettencourt à des politiques.

Je n'ai pas cité de noms mais le journaliste de Mediapart m'a demandé si M. Sarkozy venait à la maison (avant qu'il soit président) et s'il avait touché des enveloppes. Je lui ai répondu que c'était possible. »

Question. « Quels politiques venaient au domicile de M. et Mme Bettencourt ? »

Claire Thiboult. « Il y en avait beaucoup. Parmi les plus proches, il y avait M. Pierre Messmer, Mme Pompidou, M. Léotard, M. Longuet, M. et Mme Chirac, M. Balladur, M. Kouchner, Mme Mitterrand (M. Mitterrand était un ami de longue date de M. Bettencourt), M. Donnedieu de Vabres.

Il y avait comme, je l'ai déjà dit, M. Sarkozy et plus récemment M. Woerth. Généralement, ces personnes avec leurs épouses venaient sur invitation pour un repas. »

Question. « Comment pouvez-vous être aussi affirmative sur le fait que des hommes politiques recevaient de l'argent alors que vous indiquez que ceci repose sur des déductions ? »

Claire Thiboult. « Comme je vous l'ai expliqué quand quelqu'un vient déjeuner et que l'on me demande une enveloppe, enveloppe que je remets à M. Bettencourt et que cette enveloppe est vide après le déjeuner, on peut imaginer que M. Bettencourt ait donné de l'argent à cette personne. »

Question. « Quels étaient les autres hommes politiques qui selon vos déclarations à Mediapart ont été concernés par des remises d'espèces ? »

Claire Thiboult. « Vous ne pouvez pas me demander ça. M. et Mme Bettencourt étaient des personnes généreuses et il y a eu beaucoup de personnes politiques qui ont reçu de l'argent.

Je ne serais pas exhaustive et ne veux pas faire de délation. Pour ce qui est de M. Woerth, s'il n'y avait pas eu les histoires de carnets, je n'en aurais jamais parlé à personne. »

A l'issue de leur confrontation ce jeudi dans les locaux de la police financière, Claire Thiboult et Patrice de Maistre ont chacun campé sur leur position, le gestionnaire de la fortune de la milliardaire affirmant ne rien savoir du versement de 150 000 euros.

De leur côté, les journalistes de Mediapart « maintiennent l'intégralité de leurs articles ».

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vous suivez toujours ??!

Message  niouze le Ven 9 Juil - 14:25

Affaire Bettencourt-Woerth : des perquisitions chez Patrice de Maistre et à la société Clymène
LEMONDE pour Le Monde.fr | 09.07.10 | 11h50 • Mis à jour le 09.07.10 | 13h05



Des perquisitions menées par les enquêteurs de la brigade financière étaient en cours, vendredi 9 juillet en milieu de matinée, notamment au domicile de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et dans les locaux de la société Clymène, dédiée à la gestion de ces avoirs, dont M. de Maistre est le directeur général depuis novembre 2003.


Ces perquisitions interviennent au lendemain de la confrontation entre Claire Thibout, la comptable de Mme Bettencourt jusqu'en novembre 2008, et M. de Maistre son ancien employeur. Lors de cette confrontation, Mme Thibout est restée ferme dans ces accusations contre M. de Maistre, si l'on en croit le procès-verbal établi par la brigade financière auquel Le Monde a eu accès.

Elle assure toujours lui avoir remis 50 000 euros. Le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt souhaitait, selon elle, contribuer à la campagne de Nicolas Sarkozy et donner cette somme à Eric Woerth. "Je confirme que M. de Maistre m'a fait venir dans son bureau de la rue des Poissonniers pour me demander 150 000 euros (...). J'ai refusé sachant qu'il s'agissait alors de financer une campagne électorale." Elle dit ne lui avoir fourni que 50 000 euros.

"Je dis que Mme Thibout ment et je ne vois pas pourquoi, si j'avais eu cette intention, je m'en serais ouvert à Mme Thibout", a répondu le gestionnaire de fortune. Et il insiste : "Je n'ai jamais remis et je n'ai jamais eu l'intention de remettre de l'argent à M. Woerth."

Les enquêteurs interrogent, lors de cette confrontation, sur les comptes en Suisse de Mme Bettencourt. "C'est un pur mensonge. Je ne m'occupais pas des comptes en Suisse de Mme Bettencourt", affirme M. de Maistre. "Je pense que M. de Maistre ment. M. de Maistre s'occupait des comptes en Suisse, des transferts de fonds de Suisse vers l'île d'Arros" déclare, de son côté, la comptable.

Le procureur de Nanterre a par ailleurs fait entendre Eva A., la chargée de clientèle de Mme Bettencourt à la BNP. Mme Thibout assurait que l'employée de banque lui avait déconseillé de décaisser 150 000 euros en espèces des comptes de la milliardaire. Or la chargée de clientèle dément la conversation.

L'ancien maitre d'hôtel des Bettencourt, Xavier B., a également été entendu. "Je n'ai jamais entendu parler d'enveloppes d'argent. C'est pure invention de sa part [Mme Thibout], a-t-il déclaré aux enquêteurs.


Gérard Davet

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Sam 10 Juil - 16:21


Ces 150 000 euros qui posent toujours question
RÉCIT
Les perquisitions se sont multipliées vendredi au siège des sociétés financières de Liliane Bettencourt et chez son conseiller. Le Président s’exprimera à la télévision lundi soir.


Comment vérifier ? Et surtout pourra-t-on vérifier ? Claire Thibout, l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt, a maintenu, mercredi et jeudi, ses déclarations sur l’octroi d’une somme de 150 000 euros destinée, via Eric Woerth, à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Des perquisitions ont été conduites à Neuilly (Hauts-de-Seine), vendredi, par la brigade financière au siège des sociétés Clymène et Téthys, gérant le patrimoine de la milliardaire, ainsi qu’au domicile de Patrice de Maistre, son conseiller financier. Le parquet de Nanterre a simultanément ouvert une troisième enquête préliminaire pour «blanchiment de fraude fiscale» après l’authentification «technique» des enregistrements du maître d’hôtel de Liliane Bettencourt. La tourmente judiciaire ne fléchit donc pas. Et Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il s’exprimerait, lundi, sur «toutes les questions d’actualité» dans une émission d’une heure sur France 2.

La police vérifie. Et surtout confronte. Jeudi, Claire Thibout a été réinterrogée devant son ancien patron, Patrice de Maistre. L’homme de confiance de l’héritière de L’Oréal, celui qui dans les écoutes semble tirer toutes les ficelles. Devant lui, l’ancienne comptable a expliqué avoir été convoquée, début 2007, à son bureau de Neuilly. «Il m’a reçue en tête-à-tête et m’a demandée d’aller retirer 150 000 euros en espèces à l’agence BNP Grande-Armée. Comme c’était la première fois qu’il me sollicitait en ce sens, je lui ai demandé pourquoi. Il m’a dit clairement qu’il devait organiser un dîner à son domicile, y recevoir M. Woerth et lui remettre cette somme de 150 000 euros», a-t-elle déclaré, selon un extrait du procès-verbal dévoilé par le Figaro, vendredi. Faux, a rétorqué le conseiller financier. «Je dis que Mme Thibout ment en faisant cette déclaration, et je ne vois pas pourquoi, si j’avais eu cette intention, je m’en serais ouvert à Mme Thibout», a-t-il fait remarquer. «Je n’ai pas remis et je n’ai jamais eu l’intention de remettre de l’argent à M. Woerth.»

«Enveloppe». Déjà entendu, mardi, l’homme de confiance de Bettencourt avait présenté son agenda 2007 aux enquêteurs, en certifiant qu’il n’avait pas rencontré Eric Woerth lors de la campagne présidentielle et jusqu’en juillet 2007. Mercredi, Claire Thibout a expliqué qu’elle avait refusé d’«aller chercher un tel montant [de 150000 euros, ndlr], surtout pour l’usage qu’il voulait en faire». «M. de Maistre m’a par contre demandé quel montant je détenais, et j’ai mis dans une enveloppe la somme de 50 000 euros pour Mme Bettencourt. Il m’a dit qu’il se débrouillerait du reste. Un peu plus tard, il a fait un commentaire du style "des fois, ça sert d’avoir des comptes en Suisse"». La comptable en a déduit que cette somme avait été prélevée à Genève, sans pour voir dire «sur quel compte». De Maistre a justifié ses déplacements à Genève. «Les Bettencourt avaient des comptes officiels en Suisse, explique Me Pascal Wilhelm, son avocat. Mon client était en relation avec des sociétés financières à Genève, et il s’y rendait. Il a fourni toutes les indications, ainsi que les numéros de vols.» Un retrait des comptes suisses n’a rien pourtant d’invraisemblable. Dans les écoutes, à la date du 14 décembre 2009, Patrice de Maistre dit clairement à Liliane Bettencourt qu’a travers son banquier suisse, René Merkt, il a «fait revenir de l’argent» selon ses instructions.

Un autre argument, plus inattendu, est soulevé par l’avocat de Patrice de Maistre : la comptable avait suffisamment de liquidités pour répondre favorablement à son patron. «Dans ses carnets de caisse, on constate que Mme Thibout n’a eu aucune difficulté pour retirer 145 000 euros en janvier 2007, juge Me Wilhelm. C’est vrai que certains mois elle ne sortait que 50 000 euros, mais, en mars 2008, elle a sorti 130 000 euros.» Conclusion : elle aurait parfaitement pu remettre cette somme à Patrice de Maistre. Sauf qu’apparemment elle s’y refusait. «C’était la première et la seule fois» qu’on lui demandait «directement d’aller retirer de l’argent» en lui donnant «le nom de la personne» qui en était bénéficiaire. Claire Thibout a d’ailleurs précisé qu’elle n’était jamais présente lors des remises d’espèces à des politiques. Mais qu’elle était chargée de les préparer au coup par coup.

«Dépassement». Ces financements secrets ont été confirmés, jeudi, par Chantal T., une ex-secrétaire particulière d’André Bettencourt, licenciée comme la comptable, après son témoignage dans l’affaire d’abus de faiblesse reproché au photographe François-Marie Banier. D’autres employés devaient être entendus, et des vérifications bancaires entreprises.

Interrogée jeudi, une responsable de la BNP a contesté avoir été sollicitée, en 2007, par la comptable de Liliane Bettencourt au sujet d’un «dépassement» de son autorisation de retrait de 50 000 euros. Mais il est vrai que les montants de retraits en espèces qu’elle consentait l’obligeaient théoriquement à en faire une déclaration de soupçon à Tracfin - le service antiblanchiment de Bercy. En faisant l’addition des sorties d’espèces, qui apparaissent dans les carnets de caisse de la comptable, pour les quatre premiers mois de 2007, Marianne arrive à la somme significative de 388 000 euros.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Jeu 15 Juil - 12:13

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  niouze le Jeu 15 Juil - 13:25

Affaire Bettencourt : Patrice de Maistre et François-Marie Banier en garde à vue
Le 9 juillet, la police avait effectué une perquisition dans les bureaux de Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt.

De source proche de l'enquête, quatre personnes sont interrogées, jeudi par la brigade financière, notamment sur les soupçons d'évasion fiscale.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Mer 21 Juil - 11:35


Le parquet demande à entendre Eric Woerth

Et aussi: une enquête est ouverte à la suite de la plainte d'un actionnaire de L'Oréal contre Banier. L'ex-comptable a reçu 400.000 euros de Françoise Meyers. «Le Canard enchaïné» qui reparle de l'hippodrome de Compiègne...


Le ministre du travail, Eric Woerth le 19 juillet 2010 à Guyancourt (AFP Martin Bureau)

La requête est désormais officiellement lancée. Le parquet de Nanterre a demandé au gouvernement son feu vert pour l'audition d’Eric Woerth dans le cadre de l’enquête sur les enregistrements pirates chez Liliane Bettencourt.

Une porte-parole du parquet a précisé à l'AFP que la demande avait été adressée au Conseil des ministres. Sans doute ce mardi, puisque Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, avait affirmé, lundi, que le Conseil n’avait «pas été saisi», un préalable nécessaire pour l'audition d'un membre du gouvernement. Le Conseil des ministres examinera, demain mercredi, la requête.

Empêtré dans l'affaire Bettencourt depuis un bon mois, le ministre du Travail avait affirmé, à plusieurs reprises, avoir lui-même demandé à être entendu par la police.

«Je n'ai aucune intention de démissionner»

Le même Woerth, qui défend, ces jours-ci le projet de loi sur les retraites, devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, s'accroche. Sur Europe 1 ce mardi, il a réaffirmé n’avoir «aucune intention de démissionner».



Et de se défendre de nouveau contre le soupçon du piston, alors que son épouse a travaillé de novembre 2007 à juin 2009, chez Clymène, société gérant les actifs de Liliane Bettencourt. «Ma femme a été embauchée normalement dans un job qui convient à son parcours professionnel», promet-il, encore mis en difficulté, ce week-end, par les déclarations de Patrice de Maistre, ex-patron de Florence Woerth et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.

100 millions remboursés en 4 ans au titre du bouclier

Au total ce sont 100 millions d’euros remboursés par le Trésor public, ces quatre dernières années, à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal. Pascal Wilhelm, l’avocat du gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, qui l’a indiqué au Canard Enchaîné. Rien qu’en 2008, le montant des sommes remboursées a atteint 30 millions d’euros.

Et toujours selon les déclarations de Me Wilhelm, L’Oréal aurait versé 280 millions d’euros de dividendes en 2009 à Liliane Bettencourt dont l’impôt sur le revenu devrait être inférieur à 25 millions. Ainsi «la femme la plus riche de France est imposée au même taux qu’un cadre moyen, soit environ 9%», calcule le Canard. «En 2005, les Bettencourt envisageaient de quitter la France», a aussi glissé Me Wilhelm au journal. «Mais finalement, leurs conseillers fiscaux ont trouvé une structure d’optimisation fiscale» en ayant recours à une «holding de patrimoine», a-t-il détaillé.

L'ex-comptable a reçu 400.000 euros de la fille des Bettencourt

Les Bettencourt décidément très généreux avec Claire Thibout, l’ex-comptable qui a évoqué un éventuel financement politique illégal. Celle-ci a reçu 400.000 euros de la fille de la milliardaire, Françoise Meyers-Bettencourt, lors de son licenciement en 2008. Son avocat a confirmé une information du Canard enchaîné.

Claire Thibout a été entendue, la semaine dernière, par la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse reproché à Banier par Françoise Meyers-Bettencourt. Elle a alors dit avoir «reçu 400.000 euros» de la fille de l’héritière de L’Oréal. «Tout cela résulte d’une lettre d’engagement de Mme Meyers-Bettencourt datant de juillet 2007, avant même qu’elle ait entamé toute procédure judiciaire», a expliqué son avocat, Me Antoine Gillot. Et ce pour respecter les «dernières volontés d’André Bettencourt», mort en novembre 2007, au cas où la comptable perdrait son travail, a-t-il expliqué au Canard.

L’ex-comptable, à son licenciement, a aussi obtenu une indemnité de 500.000 versées par Liliane Bettencourt.

Hippodrome de Compiègne: le «Canard» attaque

Où l'on reparle du terrain de 57 hectares comprenant l'hippodrome de Compiègne, dont les conditions de vente ont suscité une polémique. Un terrain potentiellement constructible contrairement à ce qu'a affirmé l'ex-ministre du Budget Eric Woerth, assure dans son édition de demain Le Canard enchaîné.

«C'est totalement faux», a immédiatement réagi le maire de Compiègne Philippe Marini. Le site de l'hippodrome «bénéficie de la même protection qu'un monument historique». «Le PLU (Plan local d'urbanisme) interdit toute construction autre que pour l'usage de l'hippodrome.»

Le Canard enchaîné avait accusé la semaine passée M. Woerth d'avoir bradé une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne (Oise) comportant un golf et l'hippodrome, vendue 2,5 millions d'euros en mars à la Société des Courses de Compiègne. M. Woerth avait répondu que c'était «n'importe quoi».

Dialogue de sourds sur d'Arros

(Google earth)

Revoilà l'île d'Arros, au coeur des auditions de la semaine dernière, par la brigade financière, sur la base des enregistrements clandestins. L’ex-avocat fiscaliste de la milliardaire, Me Fabrice Goguel, assure, ce mardi dans le Figaro, avoir refusé de dévoiler aux policiers l'identité du propriétaire de l’île seychelloise, avant qu’elle ne soit cédée à la fondation basée au Liechtenstein qu’il préside. Bien de Liliane Bettencourt non déclarée au fisc ou simple location contractée auprès d’une société dont le propriétaire reste inconnu?

Au Figaro qui lui demande si Liliane Bettencourt était «propriétaire de l’île d’Arros avant que celle-ci ne soit transférée», en décembre 2006, à la Fondation pour l’équilibre écologique, esthétique et humain, Me Goguel, placé en garde à vue jeudi et vendredi, répond: «comme je l’ai dit aux policiers de la brigade financière, le secret professionnel m’interdit de répondre à cette question».

Le Figaro suggérant que «cette structure permet de dissimuler l’île d’Arros aux regards du fisc français», l’avocat réplique: «J’ignore dans quelles circonstances cet archipel a été acquis. En revanche, j’ai veillé à ce que l’ancien propriétaire de l’archipel, en cédant tous ses droits de la fondation de façon irrévocable, se retrouve aujourd’hui dans une situation fiscale parfaitement régulière».

Quant à l’entretien de l’archipel, il «est assuré grâce au loyer de 750.000 dollars dont Mme Bettencourt s’acquitte chaque année au titre du contrat de location en viager qui lui permet de venir sur l’île autant qu’elle le souhaite», précise Me Goguel.

Un actionnaire de L'Oréal porte plainte contre Banier

L'artiste et «ami» de Liliane Bettencourt fait, de son côté, l'objet d'une nouvelle plainte. Celle d’un actionnaire de L’Oréal soupçonnant François-Marie Banier d’avoir bénéficié d’un contrat de complaisance auprès de la société. Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire et l'a confiée aux policiers de la Brigade financière.

Le 5 juillet, cet actionnaire a déposé une plainte contre X à Paris notamment pour abus de biens sociaux en visant ce contrat dont a bénéficié Banier à compter du 1er janvier 2002: 405.000 euros par an pendant 10 ans pour des «conseils de mode et de sensibilité artistique», selon l’avocat de l’actionnaire, Me Frédérik-Karel Canoy. «Ce contrat est une dépense abusive et illicite qui va à l’encontre de l’intérêt social de l’entreprise», a-t-il estimé. L'existence d'une «relation contractuelle» entre Banier et L'Oréal a été confirmée par une porte-parole du groupe.
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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  Lib le Mer 21 Juil - 11:49


Florence Woerth auditionnée par la brigade financière

Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail Eric Woerth, est entendue depuis le début de la matinée du mercredi 20 juillet par la police, dans le cadre de l'enquête sur son embauche en 2007 par la société Clymène, gérant les actifs de Liliane Bettencourt. Selon des informations du Monde, Florence Woerth est entendue par la brigade financière dans le cadre du volet "trafic d'influence" de l'affaire Bettencourt.

Cette convocation intervient à la suite de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre, portant sur des révélations apparues dans les enregistrements clandestins effectués chez l'héritière de L'Oréal. La justice doit déterminer un éventuel lien entre l'embauche de Florence Woerth par Patrice de Maistre, patron de la société Clymène, la Légion d'honneur attribuée en janvier 2008 à ce dernier par Eric Woerth, et l'apparente absence de vérifications fiscales de la fortune Bettencourt depuis de longues années.

Le conseil des ministres doit se prononcer mercredi matin sur la demande d'audition d'Eric Woerth lui-même, qui se dit "très impatient" de pouvoir livrer sa version des faits aux enquêteurs. L'Elysée a fait savoir mardi que la réponse à cette requête du procureur de Nanterre serait favorable.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  Lib le Mer 21 Juil - 11:53

Claire Thibout maintient ses accusations devant la juge Prévost-Desprez

Selon les informations du Monde, Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail, est entendue depuis ce matin par la brigade financière, dans le volet "trafic d'influence" lié à l'affaire Bettencourt. Le dossier judiciaire devient désormais explosif, avec l'initiative prise par Isabelle Prévost-Desprez, juge à Nanterre, de marcher dans les traces de Philippe Courroye, son collègue du parquet.

Elle investigue sur l'abus de faiblesse reproché à François-Marie Banier, mais ne fait pas mystère de son intention de bousculer le pouvoir. Elle a entendu le 16 juillet l'ex-comptable Claire Thibout. Dans un procès-verbal dont Le Monde a eu connaissance, l'ancienne employée des Bettencourt maintient ses accusations contre Patrice de Maistre, l'homme de confiance de la milliardaire.

Le 18 janvier 2007, se souvient-elle, "j'ai donné 50 000 euros en espèces à Liliane Bettencourt pour Patrice de Maistre" qui lui "avait demandé 150 000 euros en espèces pour les remettre à Eric Woerth", et raconte les dessous de son audition par la brigade financière.

L'ÉPISODE DES "PETITS MOTS"

Elle a le sentiment d'être considérée comme "l'ennemi public n° 1", assure que Liliane Bettencourt n'est plus en possession de ses moyens. En témoigne l'épisode des "petits mots", qu'elle narre à Mme Prévost-Desprez. "Patrice de Maistre lui a rédigé un mot qu'elle a appris par cœur pour le rendez-vous avec Nicolas Sarkozy président de la République. (…) Ce mot disait qu'elle le félicitait pour son élection, qu'elle avait des ennuis avec sa fille en précisant 'je vous ai toujours aidé et je vous aiderai toujours'. Elle ajoutait qu'elle lui demandait de régler le problème avec sa fille."

Mme Thibout confirme également l'épisode des enveloppes : "Il pouvait y avoir des sommes qui pouvaient aller de 20 000 euros à 100 000 euros. (…) J'ai fait des déductions entre les demandes d'enveloppes et la venue de certains politiques en campagne électorale."

Par ailleurs, Françoise Bettencourt, la fille de la milliardaire, également entendue par la juge Prévost-Desprez, s'explique sur les 400 000 euros qu'elle a versés à Claire Thibout : "Elle a pris des risques, dit-elle, je n'ai payé personne pour faire un témoignage."

Claire Thibout ne dit mot sur Nicolas Sarkozy, qu'elle avait accusé dans Mediapart de toucher ces enveloppes. Elle s'était déjà partiellement rétractée lors d'une audition, dans le sud de la France, devant la brigade financière : "J'étais fatiguée et choquée et c'est comme ça que j'ai fini par dire que Mediapart avait romancé mes propos (…) il s'agissait seulement de rapprochements que je n'avais pas faits et donc des extrapolations de propos que je maintiens."

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Sam 24 Juil - 22:46


Affaire Bettencourt: l'agenda de l'ex-comptable semble confirmer une rencontre Woerth-de Maistre

Le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, aurait rencontré Eric Woerth en qualité de trésorier de l'UMP le 19 janvier 2007, selon l'agenda de l'ex-comptable Claire Thibout, selon le site de l'hebdomadaire Marianne.

Dans l'agenda de Claire Thibout, dont l'hebdomadaire reproduit un fac-similé, la rencontre, à la ligne du 19 juillet à 8h30, est mentionée ainsi: «Patrice et trésorier».

Selon l'édition papier de Marianne datée de samedi, l'agenda du gestionnaire de fortune faisait également mention d'un rendez-vous «au café» à la même heure avec Eric Woerth.

L'agenda de Claire Thibout révèle qu'un autre rendez-vous était programmé la veille à 13h30 entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt «pour donner enveloppe qui donnera à Patrice». Marianne affirme que «ce jour-là, Claire Thibout se souvient avoir remis 50.000 euros en liquide dans une enveloppe à Mme Bettencourt, qui l'a ensuite confiée à Patrice de Maistre».

Dans un entretien accordé début juillet à Mediapart, l'ex-comptable a évoqué un financement politique illégal par le couple Bettencourt. Elle assurait notamment que le ministre du Travail, Eric Woerth, trésorier de l'UMP, avait reçu 150.000 euros en espèces au printemps 2007 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Claire Thibout a maintenu les accusations devant les policiers puis devant la juge Isabelle Prévost-Desprez.

Liliane Bettencourt entendue la semaine prochaine

Dans le cadre des enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Nanterre, la milliardaire devrait être entendue la semaine prochaine par la brigade financière. D'après l'hebdomadaire Paris-Match, l’audition aura lieu dans l’hôtel particulier de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine.

Vendredi, les locaux de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, siège de trois associations qui figureraient dans le testament de Liliane Bettencourt, ont été perquisitionnés.

Ces trois associations de recherche médicale, perquisitionnées par la brigade financière, seraient bénéficiaires testamentaires de l’île d’Arros, aux Seychelles, au même titre que l’artiste François-Marie Banier, affirme le Parisien dans son édition de samedi, comme l’avait déjà révélé Le Monde.

Les associations Orvacs, Solthis et le Crepats ont été fondées par Gilles Brücker et Christine Katlama, un couple de médecins très réputés dans le domaine de la santé publique et de la recherche contre le sida.

Dans Le Monde du jeudi 22 juillet, M. Brücker avait affirmé avoir découvert avec stupeur trois jours plus tôt dans ce même quotidien que ses associations étaient bénéficiaires testamentaires de l’île d’Arros et n’avoir jamais eu aucune discussion à ce sujet avec Mme Bettencourt, bien qu’il se soit rendu en famille sur l’île à deux reprises, en 2000 et 2006.

Estimée à 500 millions d’euros, la propriété de cette île des Seychelles ne serait toutefois pas précisément établie par les enquêteurs.

M. Brücker, ami d’enfance de François-Marie Banier, a en revanche confirmé que Liliane Bettencourt l’avait nommé en 2003 comme son exécuteur testamentaire mais avoir appris seulement en 2009 que cette fonction serait assortie d’une dotation d’un million d’euros.

(Source AFP)

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Dim 25 Juil - 13:06


De Maistre confirme une rencontre avec Eric Woerth et dément la remise d'enveloppes

L’avocat de Patrice de Maistre a affirmé ce dimanche que le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt avait bien rencontré Eric Woerth en janvier 2007, mais que son client n’avait remis aucune enveloppe d’argent liquide au trésorier de l’UMP. Pour Patrice de Maistre qui s'exprime dans le Journal du dimanche, ce supposé financement de la campagne de Sarkozy en 2007 «relève du fantasme».

Me Pascal Wilhelm a confirmé les informations publiées samedi par Marianne, selon lesquelles un rendez-vous s’était tenu dans un café le 19 janvier 2007 à 8h30 avec Eric Woerth, précédé la veille par un entretien avec Mme Bettencourt et l’ex-comptable Claire Thibout.

«Mais lorsque Mme Thibout dit que ce rendez-vous aurait servi à remettre une enveloppe à M. Woerth, c’est complètement faux», a assuré l’avocat du gestionnaire de fortune.

«Les banques étant fermées à 8h30»

Pour Me Wilhelm, les accusations de Mme Thibout, qui affirme avoir donné le 18 janvier une enveloppe contenant 50.000 euros d’argent liquide à M. de Maistre pour qu’il la remette le lendemain à M. Woerth afin de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, ne résistent pas à l’examen des carnets de compte de la comptable.

Selon l’avocat, les carnets de Mme Thibout montrent qu’elle aurait effectué un retrait bancaire de 50.000 euros le 19 janvier 2007, jour de la rencontre Maistre-Woerth. «Il est donc impossible qu’elle ait pu les remettre la veille à M. de Maistre, ni le jour même, les banques étant fermées à 8h30», assure-t-il. Interrogé sur l’objet de la rencontre Maistre-Woerth, il a indiqué ne disposer d’aucun élément à ce sujet.

Me Wilhelm, qui s’insurge contre «les mensonges et les contre-vérités assénés par Mme Thibout et son avocat», a annoncé qu’il déposerait dans la semaine «des plaintes contre plusieurs personnes pour faux témoignage et subornation de témoin».

Mercredi, Le Canard Enchaîné avait fragilisé la position de l’ex-comptable en révélant qu’elle avait touché lors de son licenciement 400.000 euros de la part de Françoise Meyers-Bettencourt, qui est en conflit ouvert avec sa mère Liliane.

«Mme Bettencourt souhaitait s’acheter une bague»

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Patrice de Maistre affirme par ailleurs que le retrait de 500.000 euros que la banque Dexia a refusé à Liliane Bettencourt en décembre 2006 s’explique par un «train de vie extraordinairement élevé».

Le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt réfute catégoriquement que cette demande d’argent ait pu être liée à un financement de la future campagne présidentielle de 2007: «Tout cela relève du fantasme.»

«La maison Bettencourt affiche un train de vie extraordinairement élevé», souligne M. de Maistre. Il relate un épisode au cours duquel l’ex-comptable Claire Thibout a refusé 400.000 euros à Mme Bettencourt. «Mme Bettencourt souhaitait simplement s’acheter une bague», explique Patrice de Maistre, qui remarque que le «retrait important» refusé par Dexia «semble intervenir à quelques jours de Noël».

L’hebdomadaire Marianne paru samedi a révélé que la banque Dexia, où l’ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007, avait refusé au préalable un retrait de 500.000 euros.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, M. de Maistre affirme par ailleurs qu’Eric Woerth lui a «soumis l’idée» début 2007 de rencontrer son épouse Florence afin «de voir avec elle l’évolution de sa carrière», mais que le ministre ne lui a pas demandé de l’embaucher.

M. de Maistre assure enfin qu’il ne figure pas sur la liste des 3.000 évadés fiscaux en Suisse révélée l’été dernier par Eric Woerth, alors ministre du Budget. «Je n’ai jamais eu le moindre compte HSBC en Suisse ni ailleurs. S’il y a un de Maistre sur cette liste, ce n’est pas "Patrice"», déclare-t-il, démentant une information du Point.

(Source AFP)

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Message  Invité le Jeu 29 Juil - 9:07

Audition d’Eric Woerth : questions pour un ministre
France Info - 06:04


Après Liliane Bettencourt, au tour d’Eric Woerth : le ministre du Travail doit être entendu cette semaine comme témoin par les policiers de la brigade financière, dans le cadre de l’enquête sur le contenu des enregistrements clandestins réalisés au domicile de la milliardaire. Un déplacement en province, prévu ce jeudi, a été annulé sans explication au dernier moment...
Le ministre sera surtout interrogé sur un possible conflit d’intérêts, et sur une possible fraude fiscale de la part de l’héritière de L’Oréal. Mais d’autres questions se posent sur l’ex-ministre du Budget.


Détendu dans son fief de Chantilly, Eric Woerth a joué le week-end dernier à celui-qui-profite-du-beau-temps-sans-se-poser-de-questions. Les questions pour le moment, ce sont les autres qui les posent. Cette semaine, ce sera au tour des enquêteurs de la brigade financière. Ils auditionneront le ministre dans le cadre d’une enquête sur le contenu des enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt, enquête ouverte par le parquet de Nanterre et le procureur Philippe Courroye. Ce sont ces bandes dont la diffusion par Mediapart et Le Point a lancé “l’affaire Woerth-Bettencourt”, feuilleton politico-judiciaire à rebondissements.

Le lieu de cette audition reste incertain. Il semble en tout cas que le témoin Eric Woerth ne sera pas convoqué dans les locaux de la brigade financière, mais que l’audition aura lieu soit dans son logement de fonction parisien, soit à Chantilly.

Le ministre ne sera pas interrogé par les policiers sur l’ensemble de cette affaire labyrinthique. Pas moins de six enquêtes distinctes ont été ouvertes pour couvrir les différents volets de l’affaire.
LES QUESTIONS AU PROGRAMME DE L’AUDITION

- Le conflit d’intérêts : Entre mai 2007 et mars 2010, Eric Woerth était à la fois ministre du Budget et trésorier de l’UMP, charge dont il a depuis démissionné sous la pression. Alors qu’il portait cette double casquette, sa femme, Florence, a été embauchée pour 200.000 euros par an dans l’une des sociétés qui gèrent la fortune de Liliane Bettencourt, Clymène, dirigée par Patrice de Maistre.
Le même Patrice de Maistre, qu’Eric Woerth a d’abord prétendu ne pas connaître, finançait, au nom de Liliane Bettencourt, dont il est le factotum, le parti présidentiel et la vie politique d’Eric Woerth.

- La complicité de blanchiment de fraude fiscale : L’héritière de L’Oréal et ses collaborateurs sont soupçonnés d’avoir dans le même temps organisé une fraude fiscale, à travers deux comptes en Suisse et la possession, encore non prouvée, de l’île d’Arros, aux Seychelles.
Le ministre du Budget de l’époque aurait-il couvert d’une manière ou d’une autre cette évasion ? Non, a répondu un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), concluant qu’Eric Woerth n’était pas intervenu dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt. Les enquêteurs pourront questionner le principal intéressé sur le sujet.
AUTRES QUESTIONS AUTOUR D’ERIC WOERTH


L’hippodrome de Compiègne, vendu par l’Etat par le biais d’Eric Woerth, alors ministre du Budget.

- Le financement de la vie politique : Les policiers de la brigade financière n’aborderont sans doute qu’à la marge cette question, car les soupçons de financement illégal de l’UMP et du parti d’Eric Woerth dans l’Oise ne découlent pas du contenu des enregistrements.
C’est l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui a révélé le pot-aux-roses présumé en laissant entendre que Patrice de Maistre avait donné 150.000 euros à l’UMP, via son trésorier, Eric Woerth, en pleine campagne présidentielle. La comptable affirme qu’une rencontre entre les deux hommes a eu lieu en janvier 2007, au lendemain du retrait de cette somme des comptes de la milliardaire. Et selon l’hebdomadaire Marianne, Liliane Bettencourt avait demandé à retirer 500.000 euros, ce qui aurait été refusé par la banque. Patrice de Maistre affirme que c’était pour acheter une bague.

- La vente de l’hippodrome de Compiègne : Aucune enquête n’a été ouverte sur la vente par l’Etat des 57 hectares de l’hippodrome de Compiègne, assorti d’un golf, à la Société des courses de Compiègne, par l’intermédiaire d’Eric Woerth quand il était ministre du Budget. Le terrain n’a coûté “que” 2,5 millions d’euros. Un véritable cadeau, selon l’hebdomadaire Le Canard enchaîné, qui a sorti l’affaire. Faux, répond Eric Woerth, qui explique que le faible prix tient au fait que le terrain n’est pas constructible. Depuis, la polémique porte sur ce point.

- Les micro-partis sous le feu des projecteurs : Les méandres de l’affaire “Woerth-Bettencourt” ont mis en lumière une pratique de la vie politique française peu connue du grand public : la multiplication des micro-partis, coquilles politiques quasiment vides, mais qui permettent de collecter de l’argent.
Si la loi interdit de donner plus de 7.500 euros à un parti politique, elle n’interdit pas en revanche de faire des dons à plusieurs partis. D’où la prolifération de ces structures de soutien à une personnalité politique, à droite comme à gauche : Manuel Valls a la sienne à Evry par exemple. Rien d’illégal, mais la morale y trouve-t-elle son compte ? Eric Woerth, “premier-ministrable” potentiel il y a quelques semaines, est là encore l’homme par qui la polémique est arrivée.

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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Ven 30 Juil - 17:04



Affaire Bettencourt: Eric Woerth récuse tout


Eric Woerth, lors de son audition par les policiers dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt, a récusé jeudi tous les soupçons de conflit d'intérêt et de financement politique illégal, a déclaré son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, selon lequel le ministre doit être désormais mis «en dehors de la polémique».

Eric Woerth «a aucun moment n'est intervenu pour que son épouse soit embauchée par M. de Maistre», a dit l'avocat s'adressant à la presse. Il a ajouté: «Il a admis avoir évoqué avec M. de Maistre, au cours d'une conversation banale, la profession de son épouse, étant donné les formations à peu près semblables de l'un et de l'autre. Cela se passait à un moment où il n'était pas ministre».

«En ce qui concerne le financement politique il a, avec une vigueur et une énergie particulière, nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eut été non conforme à la loi», a dit l'avocat. «C'est dans les termes de la loi et en fonction de ce que les règles de la République permettent que des financements ont été recueillis. Toutes autres allégations ne sont que des mensonges et des fantasmes», a ajouté Me Leborgne.

«Il voulait donner toutes les explications»

«Je compte sur vous (les médias ndlr) pour que ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps, aient un terme et je pense que la justice dira, dans un avenir que j'espère le plus proche possible, que les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique que nous connaissons».

«Il a nié avoir reçu d'autre financement que ceux que la loi autorise», a insisté l'avocat. Selon lui, «si l'audition a duré ce temps-là, c'est parce qu'Eric Woerth voulait donner toutes les explications, il a dit depuis longtemps qu'il était impatient d'être entendu, il a subi les romans, les allégations, les soupçons qui l'ont concerné pendant un certain temps. C'était pour lui l'occasion d'y mettre un terme», a-t-il fait valoir. «Aucune perquisition n'a eu lieu aujourd'hui», a dit en outre l'avocat.

Sur quoi devait-il être interrogé?

Selon le parquet de Nanterre, qui dirige quatre enquêtes préliminaires dans le cadre de l’affaire Bettencourt, il devait être interrogé «sur tous les éléments qui intéressent les enquêteurs».

- Les accusations de financement politique occulte. Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, licenciée en 2008, a affirmé que le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, lui avait demandé de retirer 150.000 euros en liquide début 2007. Il comptait, selon elle, les remettre à Eric Woerth, trésorier de l’UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle affirme que les deux hommes se sont rencontrés peu après lors d’un dîner.

- Les conditions d’embauches de Florence Woerth chez Clymène. Les enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt et rendus publics le 16 juin suggèrent un possible conflit d’intérêts entre les fonctions d’Eric Woerth, alors au Budget, et l’embauche en septembre 2007 de sa femme Florence chez Clymène, société de gestion de la fortune de Liliane Bettencourt.
Patrice de Maistre, patron de Clymène, a affirmé que le ministre lui avait «demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière», début 2007. «Je n’ai jamais demandé quoi que ce soit qui concerne mon épouse», s’est également défendu Eric Woerth face aux médias.

- Le traitement fiscal de la fortune de Liliane Bettencourt. Le soupçon de conflit d’intérêt (du trafic d’influence dans le code pénal) a été nourri par la double casquette d’Eric Woerth, ministre du Budget jusqu’en mars et trésorier de l’UMP aujourd’hui démissionnaire. D’un côté, il avait autorité sur la Direction des impôts chargée de contrôler les déclarations fiscales de la femme la plus riche de France. De l’autre, il était chargé de recueillir les dons de particuliers pour son parti, parmi lesquels figuraient régulièrement les Bettencourt.
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Message  spike le Mer 4 Aoû - 14:14



La passation de pouvoir a été discrète. Sans poignée de mains. Le 30 juillet, le ministre du Travail Eric Woerth a finalement transmis ses fonctions de trésorier de l’UMP à Xavier Bertrand, secrétaire général du parti. Cette démission voulue par Nicolas Sarkozy est, pour l’heure, la seule conséquence politique tirée de l’affaire Bettencourt. En démissionnant, Eric Woerth a contesté une nouvelle fois tout conflit d’intérêt entre ses fonctions passées de trésorier et de ministre du budget.

Il s’était aussi montré catégorique, le 27 juin, pour certifier s’être tenu à l’écart des procédures de contrôle dévolues à l’administration fiscale. «Je n’ai jamais déclenché de contrôle fiscal, comme je n’ai jamais empêché un contrôle fiscal» avait-il déclaré.

Libération peut révéler qu’Eric Woerth est directement intervenu dans un contrôle fiscal, celui de la succession du sculpteur César, à la suite de ses pourparlers avec l’exécuteur testamentaire du sculpteur, Alain-Dominique Perrin, président de la fondation Cartier pour l’art contemporain, et grand donateur de l’UMP. L’intervention du ministre s’est traduite en 2008 par un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession du sculpteur sans compter les pénalités de mauvaise foi, effacées elles aussi.
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Message  spike le Lun 30 Aoû - 15:21



Woerth se dit victime d'une «lapidation médiatique»

Le ministre du Travail Eric Woerth affirme subir avec ses mises en cause dans l’affaire Bettencourt «une sorte de lapidation médiatique», estimant que «cet acharnement» est «fait pour tuer», dans une déclaration au Parisien/Aujourd’hui en France de lundi.

«C’est un peu une chasse à l’homme, comme il existe ici des chasses à courre. Sauf que c’est moi qui joue le rôle du cerf», commente M. Woerth.

Il soutient n’avoir «pas connu de campagnes aussi violentes contre un homme politique depuis l’affaire Markovic», en référence au meurtre en 1968 d’un ancien garde du corps d’Alain Delon et aux calomnies qui avaient visé Georges Pompidou. «Tout cet acharnement, c’est fait pour tuer», ajoute-t-il.

«Je subis depuis deux-trois mois une sorte de lapidation médiatique assez impressionnante», avance Eric Woerth à un moment où la communauté internationale se mobilise pour Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère de famille condamnée en Iran à la lapidation pour adultère et complicité de meurtre.

Un nouveau front s’est ouvert dimanche dans la tentaculaire affaire Bettencourt/Woerth, avec l’éventuelle saisine de la Cour de justice de la République pour des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme d’Eric Woerth.

Fillon se dit «confiant»

François Fillon a assuré lundi qu’aucune «faute pénale» n’avait été établie contre le ministre du Travail Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, ce qui le rendait «très confiant» quant à une saisine éventuelle de la Cour de justice de la République (CJR) dans ce dossier.

«Il s’agit d’une demande qui émane d’une personnalité politique, Mme (Corinne) Lepage, qui demande à ce que M. Woerth soit traduit devant la Cour de justice de la République», a déclaré le Premier ministre sur France Inter.

«Le procureur va naturellement instruire cette demande, comme il doit le faire, ne serait-ce que pour ne pas laisser percer de soupçons sur l’indépendance de la justice», a-t-il poursuivi.

En même temps, «pour qu’il y ait une inculpation (mise en examen) devant la Cour de justice, il faut qu’il y ait une faute pénale de commise. Et depuis deux mois que cette affaire dure, personne n’a réussi à établir la moindre faute pénale à l’encontre d’Eric Woerth», a encore dit le chef du gouvernement.

«Donc je suis très confiant devant cette procédure qui s’engage. Evidemment j’aurais préféré qu’elle n’ait pas lieu parce que ce n’est pas agréable et facile pour Eric Woerth à supporter. Mais en même temps je n’ai pas d’inquiétude, Eric Woerth est innocent», a-t-il répété.

(Source AFP)
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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Lun 30 Aoû - 19:09


Le nouveau trésorier de l'UMP a travaillé chez... L'Oréal
Le député, Dominique Dord, succède à ce poste à Eric Woerth, empêtré dans l'affaire Bettencourt.



Ouf! Ils sont loin, les problèmes de double casquette entre fonctions ministérielle et partisane. Tout est rentré dans l’ordre... L’UMP tient son nouveau trésorier. Sauf qu’une ligne dans le CV du successeur d’Eric Woerth, empêtré dans l’affaire Bettencourt, fait désordre. Dominique Dord, élu lundi à ce poste, a fait un crochet, dans les années 80, par... l’entreprise L’Oréal!

Le groupe de cosmétiques, propriété de la famille Bettencourt, a confirmé à l’AFP que l’actuel député-maire d’Aix-les-Bains (Savoie), a bien été «directeur de produits pour L’Oréal de 1985 à 1987».

«Je pense que ça ne devrait pas avoir d’impact, mais ça va faire tous les choux gras, évidemment», soupire une source à l’UMP, interrogé par l’AFP. Euphémisant: «Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un manque de prudence dans la séquence politique actuelle.»

Rappelons que sur les conseils de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth avait annoncé en juillet qu’il renonçait au poste de trésorier de l’UMP qu’il occupait depuis 2002, pour tenter de mettre un terme à la polémique. Le ministre du Travail est notamment accusé par l’opposition de conflit d’intérêts pour avoir cumulé le poste de trésorier du parti présidentiel et celui de ministre du Budget (2007-2010), alors que son épouse était employée par Clymène, la société de gestion du patrimoine de l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt.

La position d’Eric Woerth a notamment été affaiblie par le fait qu’il avait remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au patron de Clymène, Patrice de Maistre.

Interrogé lors du point de presse hebdomadaire de l’UMP, le porte-parole, Frédéric Lefebvre, a relativisé le passage de Dord par L’Oréal: «Est-ce que, pour tous les Français qui travaillent chez L’Oréal, on peut considérer que c’est indigne de travailler chez L’Oréal?»

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a, lui, décrit «quelqu’un de particulièrement rigoureux et sérieux».

(Source AFP)
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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Mar 31 Aoû - 18:54


Eric Woerth a soutenu la demande de Légion d'honneur de Patrice de Maistre

Une lettre d’Eric Woerth, saisie mi-août lors d’une perquisition, montre que le ministre du Travail est intervenu en 2007 auprès de Nicolas Sarkozy pour demander l’attribution de la Légion d’honneur au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, selon L’Express daté de mercredi.

Contacté par l’AFP, le parquet de Nanterre, en charge de l’enquête sur un éventuel trafic d’influence, n’avait pas confirmé à la mi-journée l’existence de cette lettre.

Dans cette lettre de mars 2007, saisie mi-août et signée de la main de l’ex-ministre du Budget et ex-trésorier de l’UMP, Eric Woerth demande à Nicolas Sarkozy de faire en sorte que M. de Maistre obtienne la Légion d’honneur pour services rendus à l’UMP, affirme L’Express.

D’après l’hebdomadaire, cette Légion d’honneur pourrait constituer un «renvoi d’ascenseur» destiné à remercier Patrice de Maistre d’avoir aidé à collecter, légalement, des dons pour l’UMP à l’approche de l’élection présidentielle.

Patrice de Maistre a été fait chevalier de la Légion d’honneur dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007, et a reçu sa décoration début 2008 des mains d’Eric Woerth, quelques semaines après l’embauche de la femme du ministre, Florence, dans la société en charge de la gestion de la fortune de Lilliane Bettencourt.


Lors de son audition par les policiers de la Brigade financière, le 29 juillet, le ministre du Travail avait récusé les soupçons de conflit d’intérêts qui pèsent sur lui dans l’affaire Bettencourt.

Son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, avait alors dénoncé «ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps». «Les explications d’Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique», avait-il ajouté.

Interrogé le 23 juin par l’AFP, le ministère du Travail avait expliqué que «tout cela était extrêmement transparent comme pour toute Légion d’honneur».

Ni l’avocat d’Eric Woerth ni celui de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, n’avaient pu être joints mardi après-midi.

Sollicité par l’AFP, l’entourage de M. Woerth a indiqué que l’avocat du ministre allait réagir.

(Source AFP)
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Re: affaire(S) Woerth ...

Message  spike le Jeu 2 Sep - 23:41


Woerth reconnaît avoir demandé la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre
Le ministre du Travail et ancien trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy confirme avoir écrit une lettre en mars 2007 en faveur du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.



La lettre de mars 2007 demandant la légion d'honneur pour Patrice de Maistre, et imputée à Eric Woerth, alors trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, existe-t-elle? «Oui, elle existe», a reconnu ce jeudi matin, et pour la première fois, le ministre du Travail, en réponse à une question de Libération.

«Mais on est dans la banalité totale, n'en tirez pas des conséquences fausses, a-t-il poursuivi, lors ce point presse organisé par l'Ajef (Association des journalistes économiques et financiers). J'ai fait comme de multiples députés.»

D'une banalité totale? Sauf que jusqu'ici, le ministre a toujours soutenu ne pas être intervenu en faveur du gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt dans sa quête de la légion d'honneur.

L'existence de cette lettre, datée du 12 mars 2007, a été révélée mercredi par le Canard Enchaîné et L'Express.

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