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Tunisie >>>>>>>

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Message  niouze le Mer 2 Mar - 14:21

Tunisie : à quoi joue la police politique de Ben Ali ?
Par Zineb Dryef | Rue89 | 02/03/2011 | 13H44

La révolution sera-t-elle confisquée à coups de matraque ? En Tunisie, la police renoue avec la répression. Témoignages.


Ces derniers jours, le pays a connu un regain de violence et de répression que la population croyait faire partie de l'histoire ancienne. Il y a d'abord eu les passages à tabac samedi et dimanche sur l'avenue Bourguiba. Casseurs et manifestants ont eu droit au même traitement : pourchassés, frappés et arrêtés.

Azyz nous racontait avoir assisté à une arrestation « proche du lynchage » dans la journée de samedi. Près de 100 000 personnes manifestaient alors plus ou moins pacifiquement dans les rues de la capitale jusqu'aux affrontements entre police et manifestants. Cinq personnes sont mortes et plusieurs dizaines ont été blessées.

Plus que des violences policières, la police politique de Ben Ali reprend du service : surveillance, intimidation et maltraitance.


Parmi les agresseurs, un policier

Samedi 26 février, Hana Trabelsi, blogueuse et journaliste pour Tunisie Expression, est agressée par un groupe d'inconnus. Tunisie Expression précise que la jeune femme a reconnu au moins un de ses agresseurs, un policier chargé de sa filature et de celle d'autres activistes sous Ben Ali :

« Hana était entrain de filmer une jeune fille touchée par balle au genou. Elle interviewait un manifestant quand les actions de pillage ont commencé et qu'elles étaient enregistrées dans l'arrière-plan de l'interview !

Dans sa mémoire, elle garde bien l'image d'un de ses agresseurs : un flic de la police politique qui avait l'habitude de la poursuivre et dont elle connaissait bien le visage avant le 14 janvier 2011. »

Cette curieuse alliance, casseurs et policiers en civil, inquiète. Depuis le 14 janvier, le gouvernement a du mal à faire face aux pillages et aux agressions qui se multiplient. Des voyous qui profitent de la situation ou des milices de Ben Ali, parmi lesquels la police ? Il y a un peu des deux. Un policier tunisois me disait la semaine dernière :

« Moi, je fais la circulation. C'est faux de dire qu'on est tous corrompus. Je n'ai jamais été impliqué dans la violence. Ceux qui font de la protection, ce sont les BOP, les Brigades de l'ordre public. »

Les BOP ou le cauchemar des Tunisiens. Responsables de la répression sanglante pendant la révolution, elles sont également accusées d'être les semeuses de troubles aujourd'hui.
« Tu appelles le peuple à se rebeller ? »

Kamel Tlili, 33 ans, de passage à Tunis la semaine dernière, a été brutalisé lundi par des policiers en civil et en tenue, ces fameuses BOP :

« Je marchais dans la rue. J'étais au téléphone avec ma copine. Je parlais du rassemblement pro-Ghannouchi de la veille. Un flic en civil est venu me voir. Il m'a demandé : “Qu'est-ce que tu racontes ? Tu appelles le peuple à se rebeller contre le gouvernement ? Raccroche ! ” J'ai tout de suite compris, j'ai essayé de discuter.

Une seconde et ils étaient vingt. Ils m'ont bousculé puis frappé. Il y en a un qui m'a mis un énorme coup de matraque sur la tête : “Tu es venu réveiller le peuple, c'est ça ? ” Un des policiers a essayé de calmer les autres. Ils étaient enragés. »

Finalement, c'est un copain, restaurateur connu du quartier, qui parvient à l'arracher de là. Ce témoignage n'est pas celui d'une victime malchanceuse isolée. D'autres Tunisiens, simples passants parfois, rapportent des faits similaires.
Effacer les images de la répression

Le Nouvel Observateur a publié le récit d'une femme à qui la police a ordonné de détruire ses photos des dernières manifestations, confirmant là une volonté de contrôler l'information et d'effacer les images de la répression. Installée sur le balcon de son bureau, elle prend en photo des attroupements sur l'avenue Bourguiba :

« Deux policiers en civil débarquent au bureau, en me demandant de leur montrer mon téléphone portable pour savoir si je n'avais pas pris de photos.

Je leur dis que j'étais simplement sortie à cause du bruit ; ils commencent à me dire que les journalistes “de merde” et Facebook sont en train de nuire à leur image : “Est-ce que ça vous plaît ce qui se passe au centre-ville ? ”

Je leur réponds que je ne suis pas responsable, qu'il est impossible d'arrêter tous les photographes et possesseurs de caméra. Ils finissent par se calmer quand mon mari vient s'interposer (j'étais un peu à cran) et que je leur montre les photos sur mon iPhone. »

Les photographes et journalistes demeurent une cible pour cette police politique. Sofiene Chourabi, jeune journaliste indépendant, l'un des premiers à avoir couvert la révolte de Sidi Bouzid, a été tabassé par la police, lundi :

« Il était 11 heures. Je prenais des photos d'une arrestation devant l'hôtel Africa quand des policiers m'ont chopé. Ils se sont tout de suite mis à me tabasser.

Ils ont pris mes papiers et mon appareil photo et ils m'ont emmené au ministère de l'Intérieur. Je criais “je suis journaliste, je suis journaliste” mais ils n'ont pas arrêté. Ils ont fini par me relâcher. »

Sofiene va porter plainte contre le ministre de l'Intérieur. Une de ses amies justifie :

« Ce qui est arrivé à Sofiene nous fait peur. C'est le retour de la police politique, des pourris. Ils doivent disparaître, être dissous, poursuivis. On ne dit pas que le gouvernement est responsable, on sait qu'il n'arrive pas à s'en débarrasser. Mais cette plainte, c'est pour marquer que les autorités doivent prendre leurs responsabilités ! »

Un système toujours en place

L'actuel ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi, avait lui même échappé à un lynchage au courant du mois de février après avoir promis de juger les coupables de pillages sur la chaîne privée Hannibal TV. Il a accusé une partie du ministère de l'Intérieur d'être derrière ce coup de force.

L'appareil policier très puissant de Ben Ali n'a pas été démantelé. Les responsables de la répression de la révolution, qu'Amnesty International qualifie de « meurtriers » après une enquête sur les événements de décembre et janvier, ne font pas même l'objet d'une enquête du gouvernement.

« Je ne suis pas l'homme de la répression », a déclaré de façon solennelle et un peu mystérieuse Mohamed Ghannouchi en quittant le gouvernement dimanche 27 février. Que voulait-il dire ? Ahmed Najib Chebbi, ministre du Développement régional, lui aussi démissionnaire, se contente de faire observer sur Europe 1 que si le désordre se poursuit, « la sécurité ne peut se rétablir que grâce à l'intervention de la seule autorité qui reste dans le pays, l'armée ».

Un chaos que les militaires ont délibérément laissé s'installer pour être l'unique recours ? Pour l'instant, les intentions de l'armée sont inconnues. Celles de la police aussi. Y aura-t-il au moins une réorganisation des dizaines de brigades mises en place par Ben Ali ? Des enquêtes sur les responsabilités policières durant la révolution et ces derniers jours ? Contacté par Rue89, le ministère de l'Intérieur tunisien n'a pas encore réagi.

Sur son mur Facebook, Kamel a écrit :

« On n'aura JAMAIS de démocratie et de liberté si la police ne comprend pas que la donne a changé et que la sécurité vient avec la protection des citoyens et non l'instauration de la peur perpétuelle. »

http://www.rue89.com/2011/03/02/tunisie-a-quoi-joue-la-police-politique-de-ben-ali-193073

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Message  spike le Sam 9 Avr - 12:05


La France et l'Italie ont «trouvé un accord» à propos des immigrés tunisiens
Après la polémique sur la volonté italienne de délivrer des titres de séjour aux migrants, les deux ministres de l'Intérieur ont appelé à un «effort» de l'Union européenne.
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Les ministres de l'Intérieur italien Roberto Maroni et français Claude Guéant lors d'une conférence de presse vendredi à Milan. (© AFP Giuseppe Cacace)

Les ministres français et italien de l'Intérieur ont aplani vendredi à Milan (nord) leur désaccord sur la décision de Rome d'accorder des permis de séjour temporaires aux migrants tunisiens fraîchement débarqués en Italie, qui avait suscité l'ire de Paris.

Interrogé à l'issue de la rencontre par quelques journalistes, Claude Guéant a affirmé avoir «trouvé un complet accord avec Roberto Maroni», qui s'est lui-même dit «satisfait».

La veille encore, le ministre français avait pourtant dénoncé la position de l'Italie, qui estimait que ces permis de séjour permettraient aux Tunisiens de circuler dans tout l'espace Schengen, donc en France.

Pour circuler «à l'intérieur de l'espace Schengen, il ne suffit pas d'avoir une autorisation de séjour dans (un des Etats membres), encore faut-il avoir des documents d'identité et, surtout, justifier de ressources», avait affirmé jeudi à l'AFP le ministre, prévenant que la France n'entendait «pas subir une vague d'immigration» venue d'Italie.

Documents de voyage nécessaires

Ce malentendu s'est apparemment dissipé vendredi: «Nous avons trouvé un accord sur l'interprétation du traité de Schengen. Il est clair que l'autorisation de séjour que les Italiens vont délivrer permet la libre circulation», a-t-il dit.

«Mais cela a une limite dans le respect des conditions définies par le traité», s'est-il empressé de préciser, rappelant notamment qu'un document de voyage et des ressources minimales étaient nécessaires.

La position italo-française est beaucoup plus claire sur l'accueil des immigrés: «Ni l'Italie ni la France n'ont vocation à accueillir les migrants tunisiens», a estimé M. Guéant à l'issue de cette rencontre qui a duré un peu plus d'une heure.

Les deux hommes ont également appelé à «un effort commun entre nos pays et les pays de l'Union européenne», accusée régulièrement par l'Italie de l'avoir abandonnée à son sort. La Commission européenne a en l'occurrence souhaité vendredi que Paris et Rome puissent «dépasser leur litige».

«Nous sommes dans une zone sans frontière intérieure, Schengen, et les dispositions prises par un Etat ont des implications pour les autres pays. Il est donc très important que les pays se coordonnent», a souligné un porte-parole de la Commission.

Organisation de patrouilles sur les côtes

En attendant, le seul résultat concret de ces discussions à Milan consiste en l'organisation de «patrouilles conjointes aériennes et navales sur les côtes tunisiennes (...) pour bloquer les départs» d'immigrants illégaux, annoncée par M. Maroni.

«Dans le cadre de Frontex», l'Agence européenne de surveillance des frontières, a précisé M. Guéant.

M. Maroni a aussi évoqué «l'étude de programmes de rapatriement sur une base volontaire ou à l'échéance du permis» de séjour.

Le 26 avril, un sommet sur la Libye et l'immigration doit se réunir à Rome entre le président français Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali à la mi-janvier, 25.800 migrants, surtout des Tunisiens mais aussi des Africains venus de Libye, ont débarqué en Italie.

Face à cet afflux, l'Italie a conclu mardi un accord avec la Tunisie pour l'aider à se développer et à lutter contre l'immigration clandestine.

En échange des permis de séjour temporaires accordés aux migrants arrivés entre le 1er janvier et le 5 avril, jour de la signature de l'accord, Tunis est censé mieux contrôler son littoral et accepter le rapatriement immédiat des nouveaux immigrés arrivant en Italie.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/politiques/01012330611-la-france-et-l-italie-ont-trouve-un-accord-a-propos-des-immigres-tunisiens
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Message  Invité le Dim 10 Avr - 14:19

Un peu en marge de l'actualité du jour, mais à lire :

Officiellement, ils sont 236 ; mais le chiffre est sans doute plus élevé en réalité. Ils, ce sont les "martyrs" de la révolution tunisienne, tombés sous les balles et les matraques de la police entre le 17 décembre 2010 et aujourd’hui. Pour leur rendre hommage, le peintre Zoo Project, actuellement installé à Tunis, a choisi de les représenter sous forme d’effigies en carton, exposées à divers endroits de la ville.

Tunis : les fantômes de la Kasbah

mardi 5 avril 2011, par Lémi

« C’est lequel, Mohammed Bouazizi ? »... La question est récurrente. Dès que Zoo Project installe ses représentations, tailles réelles, des martyrs de la révolution, les personnes s’attroupant se mettent en quête de l’effigie de ce vendeur ambulant qui s’immola devant le gouvernorat de Sidi Bouzid le 17 décembre 2010. Logique : c’est son geste désespéré qui entraîna la Tunisie dans la révolution - tous souhaitent lui rendre hommage.

D’autres, les plus jeunes surtout, cherchent Mohammed Hanchi, 19 ans, tué le 25 février par une "balle perdue" alors qu’il sortait célébrer la victoire de son équipe de foot. Lui, tout le monde le connaissait à Tunis, et surtout dans la Kasbah, la vieille ville, où il résidait. C’est d’ailleurs en rencontrant la famille de celui que tout le monde appelle "Hanchi", laquelle lui demanda de peindre son portrait sur un mur des environs [1], que Zoo Project a eu l’idée de ce projet particulier : peindre les "martyrs" de la révolution sur des cartons et les exposer en place publique.

Devant la quarantaine d’effigies (chiffre provisoire, puisqu’il souhaite représenter tous les martyrs de la révolution, soit environ 236 personnes [2]), les gens palabrent, discutent, s’engueulent gentiment. Agora artistique. Exactement ce que cherche Zoo Project, à Paris comme ici : un échange sans intermédiaire, direct, avec les destinataires de ses peintures. Parce qu’un travail artistique déconnecté des réalités du pays, à destination des élites, serait un non-sens, une aberration. Lui cherche à provoquer les réactions et les rencontres, à s’insérer dans un mouvement politique - même si ce dernier semble perdre son souffle dans la période actuelle. Et puis, en représentant les morts de la révolution, il pointe en filigrane l’impunité des assassins (les snipers, les gradés), peu inquiétés pour l’instant. Une démarche tout sauf anodine.

J’ai suivi le travail de l’ami Zoo [3] pendant une dizaine de jours, l’aidant à transporter les martyrs de place en place dans une carriole branlante, bricolant avec lui pour rafistoler les effigies ayant souffert du transport, courant les manifestations pour les distribuer à ceux qui souhaitaient les brandir, et les photographiant dans un cadre rappelant leur activité pre-mortem. Compte-rendu en images.
Photographies / By Lémi & Zoo Project

















Déclaration de principe by Zoo Project [4] / "Pourquoi je peins les martyrs"

« Il arrive que certaines personnes réagissent négativement à mon travail, haussent la voix. Quand je dispose ces représentations des martyrs de la révolution dans les rues de Tunis - à Porte de France, Bab Souika ou avenue Bourguiba -, beaucoup me félicitent, me remercient, mais d’autres s’insurgent : qui suis-je, moi, un étranger, pour peindre les martyrs de la révolution et les afficher ainsi dans Tunis ? Quel est mon intérêt là-dedans ? Je comprends ces interrogations, je trouve même naturel et légitime qu’elles surgissent : aborder un sujet si dramatique, à ce point vivace dans les mémoires, implique d’accepter le débat, de répondre aux question.

Je suis arrivé à Tunis début mars. Franco-algérien de 20 ans résidant à Paris, je suis parti de France sans but défini, simplement parce que j’estimais que la révolution tunisienne – comme toutes celles qui secouent le monde arabe – était un événement unique, porteur d’un grand espoir. De Paris, je suivais la situation au jour le jour, espérant que le 14 janvier ne reste pas lettre morte, que la révolution ne perde pas son âme. Jusqu’à ce qu’un jour, je n’y tienne plus : il me fallait venir sur place pour témoigner, agir, à ma manière. Je souhaitais apporter ma modeste contribution au peuple insurgé.

Quand je suis arrivé, j’étais un peu perdu. Pas question de peindre les murs sans demander leurs avis aux habitants, de m’imposer face à une culture que je ne connais pas aussi bien que je le voudrais. Alors je suis resté aux aguets, discret, attendant de comprendre quel pouvait être mon rôle. Avant de peindre, je voulais discuter, dialoguer, me faire accepter. C’est dans le quartier de la Hafsia que le déclic s’est produit : rencontres fertiles avec des jeunes et des artisans, amitiés, encouragements. Quelques mômes du quartier m’ont parlé de leur ami Mohammed Hanchi, tué par une "balle perdue" alors qu’il n’avait pas même 20 ans. D’autres ont enchéri : il me fallait représenter leur camarade "Hanchi", leur frère, leur ami disparu. Grâce à eux, j’ai rencontré sa famille, j’ai discuté avec ses amis, et j’ai compris que les morts de la révolution devaient être le sujet de mes créations. Car chaque personne m’expliquait, à sa manière : "Ils ne doivent pas disparaître, les oublier serait les tuer une deuxième fois."

À ce jour, j’ai peint une quarantaine de martyrs, taille réelle. Hanchi, bien sûr, Mohammed Bouazizi, également, celui que tout le monde me réclame, mais aussi des martyrs moins "connus"
: Aamer Fatteh, Moez Ben Slah, Ayoub Hamdi, Faiçel Chetioui, Mersbah Jwehri, Rabii Boujlid, et bien d’autres encore. Ils étaient menuisiers, professeurs, vendeurs ambulants, chômeurs... Ils vivaient à Tunis, Kasserine, Sidi Bouzid ou bien Gafsa. Des gens ordinaires qui ne méritaient pas plus que d’autres de laisser leur vie sur l’autel de la révolution. Je souhaite, sur la longueur, les représenter tous. Des 236 martyrs "officiels" (selon le ministère de la Santé tunisien), je ne trouve pas toujours de photographies, de renseignements pour les représenter. C’est un travail de fourmi, mais un travail passionnant.

À mes yeux, ces figures ne sont pas des images mortes, des fantômes célébrés post-mortem. Ils n’appartiennent pas à un passé fantasmé, regretté. Ce sont des figures du présent, des compagnons de lutte. Si je les peins, si je me permets de les représenter, de les exposer dans des manifestations, c’est parce que je suis convaincu que leur disparition des mémoires marquerait la fin de l’espoir. De même que les Tunisiens se battent pour que leurs meurtriers – les snipers, les donneurs d’ordre, les matraqueurs – soient jugés et sanctionnés rapidement (revendication restée lettre morte pour l’instant), je cherche, à ma mesure, à rappeler la portée de la disparition de ces gens ordinaires. Ils font partie de l’avenir, de cette Tunisie qui se dessine, s’esquisse sous nos yeux. C’est cette esquisse que je tente de représenter.

Zoo Project, Tunis le 03/04/2011.
Ps : J’exposerai ces dessins dans les rues et les places de Tunis tout au long du mois d’avril 2011, puis dans de nombreuses villes de Tunisie. Mon travail est en progression : si vous souhaitez m’envoyer des photographies ou des renseignements sur les martyrs (ce qui me serait très utile), contactez moi à l’adresse zooproject@laposte.net .

Pps : Ce projet est soutenu par l’association de quartier Beb-souika.
Ce texte a été écrit avec l’aide d’Émilien Bernard. »

Lien : Pour suivre l’avancée du travail de Zoo Project en Tunisie, se rendre sur cette pageoù seront exposées pleine page les photographies prises au cours du projet (le chargement peut prendre un certain temps).

Source : Article XI

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Message  spike le Lun 11 Avr - 18:51



La France renverra en Italie les migrants tunisiens pas en règle, assure Guéant

Le ministre français de l’Intérieur a prévenu lundi que son pays allait continuer à renvoyer en Italie les migrants tunisiens venant en France sans respecter les règles de la convention de l’espace Schengen, malgré les appels à la «solidarité» de Rome.

«Nous utiliserons tous les moyens de droit pour faire respecter la Convention de Schengen», a déclaré Claude Guéant à la presse à l’issue d’une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.

L’Italie, confrontée à des arrivées importantes de migrants à Lampedusa, a décidé d’accorder des permis de séjour temporaires à des milliers de Tunisiens arrivés sur son territoire mais qui souhaitent se rendre dans d’autres pays européens de l’espace Schengen, à commencer par la France. Cette décision a suscité des remous avec ses voisins.

M. Guéant a souligné que si cette décision de l’Italie n’était pas contestable sur le plan juridique, elle «n’était pas en stricte conformité avec l’esprit de Schengen».

Renforcement des contrôles à la frontière franco-italienne

Il a aussi fait valoir que la France était, elle, tout à fait habilitée à vérifier que les Tunisiens arrivant d’Italie sur son territoire respectent les conditions fixées par la Convention de Schengen, notamment de détenir un passeport et d’avoir des ressources suffisantes pour rester en France mais aussi pour repartir ensuite en Tunisie.

«Si les conditions ne sont pas remplies lors des vérifications de la police française, et bien la Convention dit aussi que la France est en droit de faire réadmettre par l’Italie la personne qui ne (les) remplit» pas, a ajouté le ministre. «C’est ce que nous allons faire», a-t-il dit.

En un mois, quelque 2.800 Tunisiens venus d’Italie ont été interpellés en France, dont 1.700 ont été renvoyés en Italie, 200 ont été reconduits directement en Tunisie, les dossiers des autres étant toujours en cours d’examen, selon M. Guéant.

Pour renforcer les contrôles, «j’ai décidé de mettre en place une compagnie républicaine de sécurité» supplémentaire de la police «pour épauler les services locaux de police et gendarmerie» à la frontière franco-italienne, a souligné le ministre.

«Une initiative reprise à l’échelon européen»

Au total, selon son homologue italien Roberto Maroni, 25.800 migrants ont débarqué en Italie depuis le début de l’année. L’immense majorité d’entre eux accostent à Lampedusa, confetti de 20 km2 situé à moins de cent kilomètres des côtes nord-africaines.

Rome appelle ses partenaires à partager «le fardeau» en en acceptant une partie. «La réponse européenne, c’est l’avis de la France en tout cas, n’a pas été jusqu’ici à la hauteur des événements», a estimé le ministre français de l’Intérieur à propos de la vague d’immigration en provenance d’Afrique du Nord. Il a toutefois estimé que la réunion de Luxembourg avait permis «une prise de conscience».

«Deux principes ont été retenus: le premier est que le droit d’asile doit être respecté, le deuxième est qu’aucun signal ne doit être donné qui permette de penser que nous acceptions en Europe des mouvements d’immigration irréguliers», a souligné le ministre.

Dans ce but, il a été décidé d’élargir au niveau européen la décision prise la semaine dernière par Rome et Paris d’organiser des patrouilles conjointes aériennes et navales au plus près des eaux tunisiennes pour bloquer les départs d’immigrants illégaux, et ce via Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières. «C’est une initiative qui est reprise à l’échelon européen», a assuré M. Guéant.

Dans le même temps, «nous souhaitons que la Tunisie réadmette les Tunisiens arrivés et continuant à arriver en Europe», a-t-il dit.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012331045-la-france-renverra-en-italie-les-migrants-tunisiens-pas-en-regle-assure-gueant
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Message  ivo le Sam 7 Mai - 19:11

Scènes ordinaires de violences policières à Tunis
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/les-revolutions-arabes/20110507.OBS2605/scenes-ordinaires-de-violences-policieres-a-tunis.html
Vendredi, une manifestation de jeunes indignés par une vidéo dévoilant les intrigues du Premier ministre par intérim a été violemment réprimée par la police. Raphaël de Gubernatis était sur place.

Ce vendredi 6 mai 2011, à Tunis, jour de la prière, on attendait vers quinze heures une nouvelle arrivée massive de fanatiques musulmans sur l’avenue Bourguiba. Des barbus enragés qui, depuis deux ou trois semaines, viennent occuper le terrain devant le théâtre municipal, haut lieu de l’impiété et de la luxure, afin de prier Allah la face contre terre et de proférer des messages de mort à tous ceux qui n’obéissent pas à leur délire. Théâtre, cinéma, musique, danse : pour eux tout est "haram", c’est à dire péché mortel. Et pour mieux faire passer le message, ils menacent d’égorger ceux qui pratiquent ou admirent ces disciplines impies.

Manœuvres contre-révolutionnaires du Premier ministre

Mais à onze heures, ce même jour, c’est une autre manifestation qui est aussi annoncée. Celle de jeunes gens indignés par la vidéo circulant sur la toile et dévoilant les intrigues du Premier ministre par intérim : une vieille ganache largement compromise avec le régime de Ben Ali, dont la vidéo tend à prouver les manœuvres contre-révolutionnaires. Ils sont plusieurs centaines, ces jeunes gens, quelques filles, mais surtout des garçons, agglutinés, comme ils l’avaient été la veille, sur les marches du théâtre municipal, criant leur courroux, mais pacifiques, mais disciplinés, comme on n’imaginerait guère de le voir en France, lançant de larges sourires aux rares passants étrangers comme pour leur montrer leur contentement d’être soutenus par des regards amis.

De seize à trente ans

Vers treize heures, les voilà tout à coup qui traversent la chaussée pour se regrouper sur le terre-plein arboré de l’avenue, face aux forces policières qui en barrent le cours en direction du ministère de l’Intérieur.

Bloqués, les jeunes manifestants (ils ont entre seize et trente ans), continuent de crier en chœur, agitant les mains vers le ciel, toujours aussi pacifiques, plutôt joyeux, sans nulle agressivité, sans intention affichée de provocation gratuite.

Violente répression

Brusquement des détonations éclatent, des bombes lacrymogènes fusent, des hurlements se font entendre, cependant que la police charge subitement avec une fureur et une violence sidérantes. Dans la panique qui les a saisis, par centaines les jeunes gens refluent et s’éparpillent, courent se réfugier dans les rues adjacentes, dans les cafés dont déjà on a débarrassé les terrasses en retirant à la hâte tables, sièges et parasols. Certains s’engouffrent dans le hall de l’Hôtel International subitement noir de monde. Mais ils sont plusieurs, trop nombreux, à être immédiatement rattrapés par les flics en civil, cernés par ces hyènes qui surgissent de nulle part, les coincent, les frappent, les traînent vers leurs congénères en uniforme lesquels frappent à leur tour avec une violence épouvantable des jeunes gens qui n’ont fait, pour tout crime, que crier leur indignation.

Chasse à l’homme

La chasse est ouverte. A nouveau des hurlements fusent des rangs des policiers. On investit les cafés pour en déloger brutalement ceux qui s’y sont réfugiés, les lancer dans les fourgons de la police. Les matraques tapent avec frénésie ; une noria de petites motos envahit l’avenue, enfourchées chacune par deux mercenaires masqués, l’un conduisant alors que l’autre, une grande batte dans les mains, tape sur tout ce qui est à sa portée. C’est terrifiant, effroyable, insoutenable. Les coups pleuvent avec une rage qui déshonore totalement le gouvernement provisoire tunisien et blessent des citoyens qui ne font rien d’autre que d’exercer leur droit de citoyens.

Chiens de garde

L’impression est épouvantable. Les chiens de garde qui torturaient et tabassaient sous Ben Ali, toujours en service, après avoir fui ou s’être cachés, ont repris du poil de la bête. La plupart se masquent le visage pour mieux pratiquer leurs exactions et n’en paraissent que plus ignobles encore. Tout cela survient alors que les Tunisiens viennent de renverser un régime totalitaire. On n’ose imaginer comment se comportait la police du temps de Ben Ali quand on la voit se conduire avec tant d’ignominie à l’aube de la démocratie. Mais on pressent que la contre-révolution menace.

Char d’assaut

A quatre heures de l’après-midi, un char d’assaut muni d’une mitrailleuse, de ceux qu’on voit en permanence stationnés entre la cathédrale Saint-Vincent de Paul et l’ambassade de France, un char d’assaut prend position à l’intersection de l’avenue Bourguiba et de la rue de Paris. Les fanatiques musulmans n’ont pas osé pointer leur vilain museau pour occuper le terrain. L’atmosphère est encore tout empoisonnée par les gaz. L’avenue, un temps plongée dans un silence mortel, dans un climat de peur, peu à peu s’anime à nouveau. Certaines terrasses de café se remeublent et les premiers clients reviennent alors que tous les magasins maintiennent encore baissés leurs rideaux de fer. A l’Hôtel Intercontinental, des danseurs français effarés, à peine débarqués de l’avion qu’ils ont emprunté pour se produire au cours du festival de danse qui se déroule coûte que coûte, en plein cœur des affrontements, n’en reviennent pas d’avoir frôlé des événements qui les dépassent.



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Message  ivo le Dim 8 Mai - 10:35

Tunisie : couvre-feu après de violentes manifestations
FRANCE INFO - 23:07
Le gouvernement a décrété un couvre-feu à Tunis et dans sa banlieue après des "violences et pillages". Le malaise persiste en Tunisie quatre mois après le renversement du régime autoritaire du président Ben Ali.
La capitale a été secouée par trois jours de manifestations réclamant la démission du gouvernement de transition.
Pendant trois jours, des échauffourées ont opposé des centaines de manifestants à des policiers armés de matraques et de grenades lacrymogènes.
Ce sont les propos de Fahrat Rajhi, à la tête du Haut Comité sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales, qui ont mis le feu aux poudres. Rajhi, réputé pour son franc-parler, avait évoqué jeudi un possible coup d’Etat de fidèles du président déchu Zine ben Ali en cas de victoire des islamistes d’Ennahda aux élections législatives du 23 juillet.

Son limogeage n’a fait qu’aggraver la situation, les manifestants redoutant que le nouveau pouvoir ne revienne sur ses promesses d’instaurer la démocratie en Tunisie après 23 ans de régime autoritaire de Zine ben Ali. Des informations non confirmées font aussi état de violences dans la ville de Gabes, dans le Sud, et à Sidi Bouzid, dans le centre, d’où était parti le mouvement de contestation en décembre.

Le couvre-feu instauré dans la soirée s’applique de 21H00 à 05H00 (22H00 à 06H00 GMT) et est en place pour une durée indéterminée, ont déclaré les ministères de l’Intérieur et de la Défense dans un communiqué.


Des policiers anti-émeutes dans les rues de Tunis vendredi.
© REUTERS


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Message  ivo le Dim 8 Mai - 19:17

Nouvelles manifestations et regain de violence à Tunis après le couvre-feu
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/nouvelles-manifestations-et-regain-de-violence-a-tunis-apres-le-couvre-feu_990386.html
TUNIS - Le coeur de Tunis a de nouveau été dimanche le théâtre d'une confrontation entre manifestants anti-gouvernementaux et policers au lendemain de l'imposition d'un couvre-feu qui n'a pas empêché de nouvelles violences dans une banlieue pauvre de la capitale tunisienne, a constaté l'AFP.
A Ettadhamen, une banlieue défavorisée, des bandes de jeunes se sont livrés à des pillages et saccages dans la nuit de samedi à dimanche malgré le couvre-feu. Des islamistes se sont mobilisés pour tenter de rétablir l'ordre en l'absence d'intervention des forces de l'ordre, selon des habitants.
Dimanche, dans le centre de Tunis, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui s'étaient réunis pour la quatrième journée consécutive.
Au nombre d'environ 200 sur les marches du théâtre municipal et avenue Habib Bourguiba, ils ont entonné à plusieurs reprises l'hymne national avant de scander des slogans hostiles à la police qui leur a demandé de se disperser.
Mais les manifestants qui réclament plus de réformes malgré la chute du régime autoritaire du président Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier dernier, ont de nouveau scandé "gouvernement dégage", "flics, bande de lâches".
Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes, dispersant les manifestants. De petits groupes sont revenus mais un important dispositif policier restait déployé sur l'avenue. Deux motards, dont l'un portait un couteau, ont été arrêtés.
Un couvre-feu nocturne avait été décrété samedi soir à Tunis et dans sa banlieue, de 21H00 à 05H00 (22H00 à 06H00 GMT) pour une durée indéterminée.
Les autorités ont justifié la mesure en affirmant que des pillages et violences s'étaient produits dans la capitale tunisienne et ses environs au cours des derniers jours
Cinq postes de police et de la garde nationale ont été incendiés dans les troubles qui ont secoué Tunis et sa banlieue samedi avant l'entrée en vigueur du couvre-feu nocturne, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l'Intérieur.
Des jeunes armés de couteaux, de chaînes, de sabres et de cocktails Molotov ont incendié des commissariats et des postes de la garde nationale dans les cités de Mnihla, d'Intilaka, d'Ibn Khaldoun, d'El-Mourouj V et dans la ville de Kasserine (centre-ouest), a affirmé une source autorisée au ministère.
Des pillages de magasins et de commerces ont également eu lieu samedi avenue Habib Bourguiba dans le centre de la capitale, au Kram et la Goulette dans la banlieue nord, a ajouté cette source.
Les traces de violences étaient encore visibles dimanche à Tunis: enseignes publicitaires brisées, pneus et poubelles enflammés et voitures incendiées.
Le couvre-feu n'a pas empêché des scènes de violences et de chaos dans la grande banlieue, notamment la cité d'Etthadamen où des bandes de jeunes gens ont vandalisé des boutiques et terrorisé la population au cours de la nuit, selon des témoignages recueillis par l'AFP.
Le principal mouvement islamiste Ennahda (Renaissance) "a déployé un nombre de volontaires pour protéger les gens des pillages", a expliqué un de ses membres, Saber.
Selon un habitant, un hélicoptère de l'armée équipé d'un projecteur a survolé la zone en prenant des photos des fauteurs de troubles mais, "les forces de l'ordre se sont comme évaporées" devant les violences.
Depuis jeudi, des manifestations anti-gouvernementales, brutalement dispersées à coup de gaz lacrymogènes et de matraques, ont lieu à Tunis.
"Des milices du parti de président déchu Ben Ali (le Rassemblement constitutionnel démocratique, dissous le 9 mars) payent des jeunes pour semer le trouble dans le pays", a affirmé à l'AFP une source proche du gouvernement.
Par AFP
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Message  ivo le Lun 9 Mai - 8:40

Tunisie : les élections législatives prévues en juillet pourraient être retardées
france-info
Beji Caïd Essebsi, le Premier ministre par intérim, a évoqué pour la première fois un éventuel report, pour des raisons techniques, des élections législatives prévues le 24 juillet.

Ce scrutin est censé désigner une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution après les 23 ans de dictature Ben Ali, renversé le 14 janvier par la "révolution du jasmin".

Par ailleurs, la police tunisienne a tiré des gaz lacrymogènes, aujourd’hui, pour disperser une manifestation antigouvernementale dans le centre de Tunis, cela pour la quatrième journée consécutive.


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Message  ivo le Lun 9 Mai - 9:46

Les autorités tunisiennes ont appelé la population à respecter le couvre-feu instauré à Tunis
http://www.tsr.ch/info/monde/3129270-les-autorites-tunisiennes-ont-appele-la-population-a-respecter-le-couvre-feu-instaure-a-tunis.html
Les autorités tunisiennes ont appelé dimanche la population à respecter le couvre-feu instauré à Tunis et sa banlieue, avertissant que tout violateur pourrait "s'exposer au danger". Le coeur de Tunis a de nouveau été dimanche le théâtre d'une confrontation entre manifestants anti-gouvernementaux et forces de l'ordre. Un couvre-feu avait pourtant été imposé samedi soir, de 21h à 5h du matin et ce pour une durée indéterminée, en raison de pillages Selon une source gouvernementale anonyme, des miliciens du parti du président déchu Ben Ali paieraient des jeunes pour semer le trouble dans le pays.
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Message  ivo le Dim 22 Mai - 19:44

Tunisie: Vers un report des élections au 16 octobre prochain?
http://www.20minutes.fr/ledirect/728432/tunisie-vers-report-elections-16-octobre-prochain
Invoquant des problèmes d'ordre opérationnel, le président de la Haute Instance indépendante pour les élections a proposé dimanche le report au 16 octobre de l'élection de l'assemblée constituante prévue le 24 juillet en Tunisie. Lors d'une conférence de presse, Kamel Jandoubi a expliqué qu'il serait impossible d'organiser un scrutin dans les délais voulus. «Le temps sera insuffisant pour préparer tout ce qui est nécessaire à une élection transparente», a-t-il dit. «Personnellement, je propose la date du 16 octobre».


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Message  ivo le Mar 24 Mai - 19:11

Les élections tunisiennes maintenues au 24 juillet
france-info
La commission électorale avait émis un avis négatif, et proposait de reporter les élections au 16 octobre, pour des raisons techniques et logistiques.

Les petits partis, peu connus, plaidaient pour une élection tardive.
Mais de grandes manifestations ont eu lieu début mai à Tunis pour réclamer que les élections soient organisées dans les deux mois, au risque d’une instabilité à long terme.

Le gouvernement tunisien de transition a donc décidé de maintenir la date du 24 juillet, pour élire une Assemblée constituante
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Message  Invité le Mer 25 Mai - 10:51

Le monde est l’avenir de la Tunisie

Depuis deux semaines, l’ami Serge arpente la Tunisie [sûrement pour ça qu'il annule ses débats au dernier moment, ndlr]. Par amour de la Révolution. Et pour prendre pleinement la mesure du bouleversement en cours, saisir ses enjeux et - aussi - les risques qui pèsent sur cet ardent besoin de paroles et de liberté. Pour carte postale, il a envoyé ce texte, petit carnet de voyage et retour sur d’enthousiasmantes rencontres, à Tunis et dans l’Ouest du pays. Impressions.

Le monde est l’avenir de la Tunisie

On n’a pas encore fini. Après Sfax l’industrieuse dont le soulèvement a rendu le mouvement irréversible, Gafsa l’éternelle rebelle, Sidi Bouzid, Kasserine et Thala, les trois cités au cœur de cette Tunisie de l’Ouest déshérité d’où tout est parti, on arrive à Tunis. On a écouté des poètes révolutionnaires, une famille de paysans résistants aux Phosphates de Gafsa qui totalise des dizaines d’années de prison, des militants marxistes léninistes ou sociaux-démocrates, un jeune facebooker qui, avant de se lancer dans la révolution, a commencé par défendre le droit du muezzin de mettre la sono à fond contre la volonté d’une députée de le faire baisser d’un ton, on a entendu la colère des parents de jeunes manifestants assassinés par les balles de la police et qui vivent leur chagrin dans l’abandon généralisé, d’autres ou les mêmes ont causé développement régional, spontanéité populaire, fierté patriotique, on a prêté l’oreille sans broncher à un « révolutionnaire de toujours » pour qui, maintenant, « c’est n’importe quoi », et les « bloqueurs » et autres « sit-ineurs » (c’est comme ça qu’on dit) sont manipulés, forcément manipulés, on a constaté cette parano presque universelle de la manipulation et aussi l’angoisse chez tous ceux qui craignent un retour de bâton, et puis l’assurance tranquille chez ce militant sans parti qui promet un nouveau soulèvement du peuple d’ici un an ou deux, « si les valeurs de la révolution sont trahies », on a perçu les pétillements de l’intelligence chez les activistes des Beaux-Arts qui citent Foucault sur les murs et Deleuze dans le texte, on a été effaré d’entendre deux cyberactivistes, éminemment sympathiques et courageux, partisans du commerce équitable et du développement éco-compatible, exprimer leur sympathie pour Sarkozy (« un homme qui fait ce qu’il dit »). On a même entendu – bad trip - un homme d’affaire italien faire l’éloge de l’armée qui, avec un savant mélange de pression armée et de palabres, a mis fin à des grèves sur son chantier. Mais on a aussi été impressionné par la portée des propos d’un autre cyberactiviste sur le fait que la Tunisie pouvait être le laboratoire d’une nouvelle forme d’autogouvernement. Et ce n’est pas fini.

Pour quelques jours encore, je vis au milieu d’un peuple où la parole coule à flots, malgré les magouilles et complots et résistances passives du pouvoir benaliste encore largement présent dans l’État et l’économie, malgré des manœuvres obscures dont la partie la plus visible est une fusillade où ont perdu la vie un soldat et un colonel père d’un blogueur ainsi que deux membres - paraît-il - d’Al Qaeda au Magbreb islamique, célèbre groupe de bandits notoirement infiltrés par les services secrets algérien (le pouvoir algérien n’a aucune sympathie pour la révolution tunisienne, vous vous demandez pourquoi ?), malgré les rumeurs alarmistes et les appels à l’unité nationale qui se traduisent par une tentative d’éteindre les grèves, malgré tout cela, il y a toujours, tenace, chez beaucoup, le désir que ça change, sans que quiconque sache encore bien quelle forme prendra le changement.

Pendant quelques jours encore, on va écouter les acteurs de cet événement qui a enclenché une secousse dont l’ampleur n’est comparable, dans le dernier demi-siècle, qu’au cycle des années 1968 et à celui qui suivit l’effondrement du mur de Berlin. Un ébranlement dont nous commençons seulement à saisir la portée. On a déjà mis en ligne sur « Les contrées magnifiques » plusieurs messages, avec quelques images du voyage. On prendra le temps de raconter tout au long, ici et sur d’autres supports, ces rencontres si riches d’émotions et de réflexions, on essaiera de remercier nos interlocuteurs de la manière la plus digne et la plus utile, pour eux comme pour nous – en rendant leur voix, le contexte et l’hypertexte de leurs propos. En attendant, il semble qu’une première réponse apparaisse hors des frontières tunisiennes, à la question dans toutes les têtes : et maintenant ?

Ce qui se passe en Espagne, qui se revendique explicitement des révolutions arabes, est une première réponse. On a le droit de trouver les discours naïfs, d’être agacé par la reprise du gentillet « Indignez-vous » lancé par une icône médiatique française (après Besancenot, la face joufflue du Che, voici Hessel, le pépé que tout jeune révolté devrait rêver d’avoir), on peut être perplexe devant un apolitisme revendiqué (qui va jusqu’à refuser la présence des « centres sociaux » d’extrême gauche en Italie). Mais il faut saluer l’ampleur de la chose en terre hispanique, la clarté de l’objectif, anti-oligarchique et anticapitaliste, souvent affirmé, et surtout le fait qu’une conscience européenne et mondiale soit en train de se construire. Le mouvement né à l’intérieur des frontières de la Tunisie peut aboutir soit à offrir à de nouveaux hommes d’affaires plus respectueux des règles des affaires l’occasion de faire des affaires, et cela sous supervision un peu plus américaine et un peu moins française, soit à ouvrir l’espace planétaire à l’utopie d’une société plus juste, en rupture avec la logique mortifère de la marchandisation du monde et l’industrialisation de la vie qui laisse de plus en plus de gens, habitants des zones reculées et diplômés chômeurs, au bord des routes du monde.
C’est de cela que je compte bien discuter à Tunis avec les nouveaux amis de rencontre.

Source :
Article XI

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Message  ivo le Mer 8 Juin - 14:11

Tunisie : les premières élections de l’après-Ben Ali fixées au 23 octobre
FRANCE INFO - 12:55
Initialement prévues le 24 juillet dans l’euphorie de la révolution du jasmin, elles viennent d’être reportée trois mois plus tard pour des raisons techniques : le pays ne peut pas être prêt en si peu de temps pour tenir un scrutin aussi important pour l’avenir du pays dans des conditions démocratiques et transparentes.
Caïd Essebsi, le Premier ministre par intérim, a donc décidé de suivre l’avis de la commission électorale indépendante.
C’est sans surprise que les autorités tunisiennes ont fini par renoncer à la date du 24 juillet pour les premières élections législatives libres de la Tunisie. Plus les semaines passaient, plus les partis politiques, le gouvernement et même l’opinion tunisienne se rendaient compte que le délai du mois de juillet était trop court.

Ce report est une victoire pour la commission indépendante en charge de l’organisation des élections. C’est en effet elle qui la première avait exigé ce report, affirmant que le pays ne pourrait pas être techniquement prêt pour le 24 juillet.
Et comme, légalement, c’est cette commission qui est la seule habilitée à décider de la date du scrutin, le gouvernement a du faire machine arrière.-

Les Tunisiens voteront le 23 octobre La correspondance de Bruno Cadène - version audio (0'48")

Reste cependant un problème à régler : constitutionnellement, c’est le président de la République, actuellement par intérim, qui doit signer le décret officiel fixant la date de l’élection. Mais il y a peu de chances qu’il ose aller seul contre cette date du 23 octobre.

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Message  ivo le Lun 20 Juin - 10:45

Tunisie : un premier procès contre Ben Ali, sans lui
FRANCE INFO - 05:35
C’est aujourd’hui que débute, à Tunis, le premier procès par contumace de l’ancien président : Ben Ali a fui le 14 janvier en Arabie Saoudite, qui n’a pas donné suite à la demande d’extradition.
Ce procès - civil - est le premier d’une longue série : aujourd’hui Ben Ali et son épouse ne sont poursuivis que pour la découverte de sommes très importantes en argent et en bijoux, ainsi que de drogues et d’armes.
Ouverture aujourd’hui à Tunis du procès de l’ancien président tunisien ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi. Les explications de Bruno Cadène. (3'34")

Jean Yves Leborgne, avocat de l’ancien président tunisien Ben Ali. Il répond à Olivier Emond. (4'48")

"Détournement de fonds publics", "transfert illicite de devises étrangères" ; "trafic et détention de stupéfiants à des fins de consommation", "détention d’armes et de munitions" : tels sont quelques-uns des chefs d’accusation qui visent, aujourd’hui, l’ancien président tunisien.

Le premier procès de Zine El Abidine Ben Ali s’ouvre aujourd’hui, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, par contumace : lorsque Ben Ali a fui le pays, le 14 janvier dernier, il a trouvé refuge en Arabie Saoudite. Celle-ci n’a pas donné suite à la demande d’extradition.

L’ancien président est toujours réfugié en Arabie Saoudite. A Ryad, Clarence Rodriguez. (1'03")

Ben Ali ne sera pas présent, mais pour les associations de défense des droits de l’Homme ce procès a quand même du sens.

Pour les associations de défense des droits de l’Homme, ce procès a quand même du sens. Mohidine Cherbib de la fédération tunisienne des citoyens des deux rives. (0'50")

Ce premier procès au civil, premier d’une longue série - les autorités ont retenu 93 chefs d’accusation -, aura à statuer sur deux affaires : la découverte, dans la banlieue de Tunis, dans le palais de Sidi Dhrif, à Sidi Bousaïd, d’importantes sommes d’argent et de bijoux ; autre découverte, celle-là dans le palais officiel de Carthage : de la drogue et des armes, également en quantités.

Pour chacun des délit, les peines encourues vont de cinq à vingt ans de prison.

Dans un communiqué publié hier, Ben Ali a contesté vigoureusement ces accusations. Selon son avocat libanais, l’ancien président n’a “jamais eu en sa possession les sommes d’argent que les autorités affirment avoir découvertes dans son bureau”. Quant aux armes, ce sont “des fusils de chasse et des cadeaux offerts par des chefs d’Etat lors de leur visite en Tunisie”. Et la drogue ? Un “mensonge honteux”.
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Message  ivo le Mar 21 Juin - 9:57

Tunisie : Zine Ben Ali et sa femme condamnés à 35 ans de prison par contumace
FRANCE INFO - HIER, 21:14
L’ex-président tunisien et sa femme, Leïla Trabelsi, ont chacun été condamnés à 35 ans de prison pour détournements de fonds publics. Ils écopent aussi d’une amende de 91 millions de dinars (65,6 millions d’euros). La condamnation a été prononcée par contumace, puisque le couple ne s’est pas présenté à la barre du tribunal.

Ben Ali, premier chef d’Etat chassé par les révoltions de jasmin, premier condamné en justice. La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a infligé 35 ans de prison chacun à Zine Ben Ali et à sa femme, Leïla Trabelsi, pour détournement de fonds publics. Ils écopent également de lourdes amendes : 50 millions de dinars (25 millions d’euros) pour l’ex-président et 41 millions de dinars (20,5 millions d’euros) pour l’ex-première dame.
Cette affaire avait pour origine la découverte de grosses sommes d’argents et de bijoux de luxe, dans le palais de Sidi Bou Said, dans la banlieue chic au nord de Tunis.

Zine Ben Ali et son épouse condamnés par contumace à 35 ans de prison. A Tunis, la correspondance de Bruno Caden. (3'12")

Cette condamnation, aussi forte soit-elle, frappe dans le vide, car les accusés ont refusé de se présenter à la barre. Zine Ben Ali recevra le jugement dans son exil saoudien, d’où il ne risque pas d’être délogé, puisque le royaume a rejeté les demandes d’extradition venues de Tunisie. Les opposants au régime dénoncent une parodie de justice, et demandent la mise en cause des ex-caciques de l’ère Ben Ali qui sont encore en Tunisie.

Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik dénonce un procès de façade du régime. (1'03")

La sévérité de la peine n’en demeure pas moins une surprise, car le ministère de la Justice avait laissé entendre que les peines découlant des délits jugés étaient comprises entre 5 et 20 ans de prison. Cette condamnation s’explique par un cumul de peines dans plusieurs délits.

Le juge Touhami Hafi a par ailleurs reporté l’autre affaire concernant Zine Ben Ali seulement, sur laquelle la chambre criminelle avait à se prononcer : la présence de drogue et d’armes. Elle sera jugée le 30 juin.

Dans un communiqué, Zine Ben Ali réfute ces accusations. Il affirme que les armes et les bijoux étaient des cadeaux de chefs d’Etats, et que l’argent et la drogue ont été dissimulés dans le palais. Il assure enfin qu’il a été empêché de rentrer à Tunis.
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Message  spike le Lun 4 Juil - 13:14



Deuxième procès Ben Ali: la défense s'est retirée peu après l'ouverture
Les avocats de la défense protestent contre le refus de leur demande de report. L'audience a été suspendue quelques minutes.

Le deuxième procès par contumace de l'ex-président Ben Ali s'est ouvert lundi à Tunis, marqué par le retrait des avocats de la défense qui protestent contre le rejet de leur demande de report.

"Nous ne voulons pas participer à ce procès et nous nous retirons", a déclaré Me Hosni Beji, l'un des deux avocats commis d'office, quelques minutes après le début de l'audience, alors que le tribunal venait de rejeter sa demande de report.

Des spectateurs se sont alors mis à huer le tribunal et à crier "Dégage!".

Le procès a repris après quelques minutes de suspension.

Devant une salle à moitié vidée, le procureur a commencé à lire l'acte d'accusation contre le président déchu, poursuivi pour détention d'armes et de stupéfiants dans l'affaire dite du "palais de Carthage".

Deux kilos de résine de cannabis, des armes et des pièces archéologiques ont été découverts dans le palais présidentiel de Carthage (banlieue nord de Tunis), après la fuite du dictateur en Arabie Saoudite le 14 janvier, selon l'accusation.

Le procès, initialement prévu le 30 juin mais qui avait été reporté pour cause de grève des magistrats, devait s'ouvrir à 8h30 (9h30, heure française) devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.

C'est cette même cour qui a déjà condamné par contumace, le 20 juin, l'ancien homme fort de la Tunisie et son épouse Leïla Trabelsi à 35 ans de prison et 45 millions d'euros d'amende pour détournement de fonds.

La condamnation expresse lors du premier procès pour détournement de fonds le 20 juin avait suscité les critiques des avocats qui ont dénoncé "une justice expéditive".

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012346995-deuxieme-proces-ben-ali-la-defense-s-est-retiree-peu-apres-l-ouverture
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Message  spike le Lun 4 Juil - 13:20



La Tunisie dans l'après-Ben Ali
Le pays cherche à construire sa démocratie.
MONDE 04/07/2011 À 10H06 (MISE À JOUR À 12H35)

En Tunisie, la censure des sites porno en question
Sommée de filtrer les sites X en mai, l'Agence tunisienne d'Internet, ancien bras armé de la censure, a fait appel, arguant la neutralité.

Par ELODIE AUFFRAY


Sexe, drogue et carabines devant les tribunaux tunisiens ce lundi. Outre le deuxième volet du procès de l'ex-président Ben Ali, jugé cette fois pour détention d'armes et de cannabis, la justice doit se prononcer sur le sort réservé à la pornographie en ligne, dans la démocratie en construction: retour à la censure pratiquée sous Ben Ali, au prétexte de protéger les enfants, ou libre accès, au nom de la liberté d'expression?

Tout est parti de la plainte en référé de trois avocats, pour qui la pornographie virtuelle est une menace pour les enfants et est «contraire aux valeurs arabo-musulmanes».

En première instance le 26 mai, le juge donne raison aux plaignants et somme l'Agence tunisienne d'Internet de filtrer les sites pornos.

Sauf que l'ATI n'est plus le bras armé de la censure qu'elle était sous Ben Ali. L'entreprise publique, sous l'impulsion de son nouveau PDG, Moez Chakchouk, ne se laisse pas faire et fait appel.

La censure à 1,2 million de dinars

«Je ne veux plus filtrer les pages Web et je ne veux plus avoir des équipements de censure chez moi», lance-t-il, deux jours après le jugement. Arrivé en février, cet ingénieur de 35 ans veut changer l'image de l'ATI, en faire une institution neutre et transparente, qui se concentre sur sa principale mission: améliorer la qualité de service pour les internautes. «Ce n'est pas à l'ATI de censurer, explique-t-il à libération.fr. C'est aux fournisseurs d'accès de proposer des solutions à leurs clients, de mettre en œuvre des techniques de contrôle parental et de filtrage.»

Un premier recours, demandant la suspension du jugement, a été rejeté, le 13 juin. L'ATI a donc dû se résoudre à l'appliquer. Pour le moment, seules certaines administrations, les maisons de jeunes et les cybercafés ont un accès filtré.

Ce lundi, en appel, l'ATI mettra en avant des arguments techniques et budgétaires dans sa ligne de défense. La censure nuit d'abord à la qualité du service, en ralentissant le trafic. Elle est par ailleurs très coûteuse: 1,2 million de dinars par an en moyenne, au bas mot, pour payer la licence du logiciel de filtrage et maintenir les ordinateurs, logiciels, serveurs, qui servaient à la censure. Or, explique Moez Chakchouk, «nous ne recevons plus, comme c'était le cas auparavant, de subventions de l'Etat à ce titre».

De plus, «après la révolution, on a rompu les contrats avec les sociétés de filtrage» et «les équipements qui servaient à la censure ne peuvent plus supporter, aujourd'hui, la taille des échanges en Tunisie, qui ont beaucoup augmenté». D'autant que certains de ces équipements sont aujourd'hui attribués à d'autres missions, comme l'hébergement de miroirs de logiciels open source ou de contenus pour Dailymotion, site censuré jusqu'au 13 janvier.

Mais dans cette affaire, le jeune PDG, qui se dit prêt à «aller jusqu'au bout», «ne veut pas se positionner en défenseur de la liberté, même si ce sont mes convictions personnelles».

«Que va-t-on interdire demain?»

Des internautes se sont chargés de ce combat pour la liberté, indignés par ce jugement perçu comme un retour d'«Ammar 404», petit nom de la censure sous Ben Ali. «Rendez-moi mon porno!», écrit ainsi Adam Jerbi dans une contribution sur le site Nawaat. «Cette décision crée un précédent dangereux(...). Ceci est tout bonnement le retour en force de la censure. Ma liberté d'expression est en jeu», fait-il valoir.

Si «la chose» intéresse (après la levée de la censure en janvier, sept sites pornos sont apparus dans le top 100 des adresses les plus consultées, selon Businessnews), «le problème n'est pas la pornographie, estime «Arthur», dans les nombreux commentaires suscités par l'article. Ce n'est pas non plus la protection des enfants, qui relève des familles et non de la société. Le problème c'est l'apparition d'un ordre moral dont tout le monde sait parfaitement quels partis l'inspirent».

«Cela ouvre la porte à la censure comme méthode d'action. Que va-t-on interdire demain, les sites trop offensifs envers le gouvernement, trop ironiques envers l'armée, trop critiques envers la police», interpelle une pétition lancée sur Twitter et signée par 379 personnes.

Reporters sans frontières aussi «craint que le filtrage de ces sites, dont la définition demeure incertaine, ne soit le prélude à la censure d'autres types de contenus».

D'ailleurs, il n'y a pas que par le cul que la censure tente un retour. Début mai, l'ATI a mis en place le filtrage de cinq pages Facebook, sur ordre d'un tribunal militaire. Décision qui reste à confirmer, et qui se base sur des motifs restés flous.
http://www.liberation.fr/monde/01012346980-en-tunisie-la-censure-des-sites-porno-devant-la-justice
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Message  spike le Mar 5 Juil - 0:13



Ben Ali écope de 15 ans de prison dans son deuxième procès
ACTUALISÉ
Procès qui s'est déroulé sans avocat, côté défense. Ceux-ci se sont retirés, en signe de protestation, après le rejet de leur demande de report.

L'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a été condamné lundi par contumace à 15 ans et demi de prison pour détention d'armes, de stupéfiants et de pièces archéologiques, a annoncé le juge du tribunal de première instance de Tunis.

Le président déchu a également été condamné à une amende de 108.000 dinars (environ 54.000 euros) dans cette affaire dite du «palais de Carthage».

Les peines (10 ans pour détention de stupéfiants, cinq ans pour détention d'armes et 6 mois pour détention de pièces archéologiques) ont été cumulées.

La cour a délibéré six heures avant de rendre son verdict. Le procès s'était ouvert dans la matinée sur un coup d'éclat des avocats de la défense qui ont quitté le procès en estimant que leurs droits étaient bafoués. Le tribunal avait rejeté leur demande de report du procès.

«Nous ne voulons pas participer à ce procès et nous nous retirons», a déclaré Me Hosni Beji, l'un des deux avocats commis d'office, quelques minutes après le début de l'audience, alors que le tribunal venait de rejeter sa demande de report.

Des spectateurs se sont alors mis à huer le tribunal et à crier «Dégage!».

Le procès a repris après quelques minutes de suspension.

Avant même l'énoncé du verdict, M. Ben Ali a, par la voix de son avocat libanais Akram Azouri, rejeté ce procès comme «inexistant» et dénoncé une «calomnie politique».

«Le procès d'aujourd'hui s'inscrit dans le cadre de la calomnie politique contre le président Ben Ali pour le dépeindre aux yeux de l'opinion publique comme un trafiquant de devises, de drogues et d'armes», a déclaré Me Azouri dans un communiqué.

M. Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite, a déjà été condamné par contumace le 20 juin, avec son épouse Leïla Trabelsi, à 35 ans de prison et 45 millions d'euros pour détournement de fonds.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012346995-deuxieme-proces-ben-ali-la-defense-s-est-retiree-peu-apres-l-ouverture
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Message  ivo le Dim 2 Oct - 10:18

Coup d’envoi de la campagne électorale en Tunisie
http://fr.euronews.net/2011/10/02/coup-d-envoi-de-la-campagne-electorale-en-tunisie/
A Tunis, les murs se recouvrent de visages et de slogans.

Dans un peu plus de 3 semaines, les tunisiens vont élire les 217 membres de l’assemblée constituante, ceux-là même qui seront chargés de rédiger la nouvelle constitution.

Dans un pays où l’on n’a jamais voté, cette première expérience s’avère complexe, avec près de 1500 listes, soit environ 11 000 candidats.

Une offre pléthorique, pour une campagne sous le signe de l’effervescence.

“Ces élections préoccupent les forces de sécurité, les gens, concède le chef de la diplomatie tunisienne Mohamed Mouldi Kefi.

Mais nous comptons sur la sagesse des tunisiens, sur l‘électorat et les citoyens tunisiens. Ces élections vont probablement être un indicateur pour les autres.”

Alors que plus de 80 partis tunisiens doivent s’affronter, ces premières élections libres seront encadrées par l’ISIE, l’Instance supérieure indépendante pour les élections, qui fixe également les règles de la couverture médiatique de la campagne.

7 millions de tunisiens se sont inscrits sur les listes électorales.
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Message  ivo le Dim 9 Oct - 19:23

Tunisie : du gaz lacrymogène pour disperser une manifestation islamiste
france-info
Une centaine d’islamistes se sont réunis cet après-midi à Tunis pour protester contre l’interdiction du voile intégral à l’université. Parti du campus universitaire, le cortège s’est ensuite dirigé vers un quartier populaire. Des échauffourées ont alors eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre. La police a réussi à disperser les islamistes en leur envoyant du gaz lacrymogène.


Tunisie : Les islamistes passent à l’attaque
FRANCE INFO - 18:38
Pourchassés du temps de Ben Ali, les islamistes tunisiens veulent désormais être entendus. A deux semaines des élections de l’Assemblée Constituante, ils multiplient les manifestations et les actions violentes pour faire parler d’eux.
Hier, un groupe d’environ deux cents islamistes envahissait la faculté des lettres de Sousse. But de l’opération : protester contre le refus de la direction d’inscrire une étudiante qui portait le voile intégral. Ce matin, c’est une chaîne de télévision privée que les salafistes de Tunis ont décidé de prendre pour cible. Son crime : avoir diffusé le film "Persepolis" de Marjane Satrapi, dans lequel la réalisatrice raconte son enfance en Iran après la révolution islamique. La police est parvenue in extremis à stopper les militants avant qu’ils n’attaquent les locaux de la chaîne.

Quelques heures plus tard, une nouvelle manifestation était organisée dans la capitale pour protester contre l’interdiction du niqab à l’université. Attaquées par plusieurs centaines d’islamistes armés de pierres, de couteaux et de bâtons, les forces de l’ordre ont dû envoyer du gaz lacrymogène pour disperser le cortège.

Ces évènements interviennent deux semaines avant l’élection de l’Assemblée Constituante, où le parti islamiste Ennahda est donné grand favori. Un mouvement interdit sous Ben Ali, qui se définit comme le représentant d’un islamisme modéré et condamne les violences perpétrées ces derniers jours par les groupuscules salafistes.

L’inquiétude grandit pourtant dans le camps des tunisiens laïques, qui estiment que les valeurs libérales et modernes de leur société sont menacées. Le directeur de la chaîne visée ce matin a condamné la violence qui accompagne désormais les revendications des islamistes : "Nous sommes habitués aux menaces mais ce qui est grave c’est que cette fois-ci ils sont passés aux actes. On n’a pas chassé une dictature pour revenir à une autre".

on va en entendre de toutes les couleurs dans les temps à venir.
et pdt ce temps les "revolutions" arabes et les revoltes ... ne changent pas grand chose ...
merci la médiapolitique.
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Message  ivo le Jeu 20 Oct - 9:20

Les Tunisiens découvrent de la démocratie
FRANCE INFO - 06:12
Dimanche prochain, c’est un jour historique en Tunisie. Ce sont les premières élections libres. Depuis le départ de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier dernier, la Tunisie est en plein bouillonnement. Les Tunisiens découvrent des scènes qu’ils n’ont pas l’habitude de voir dans leur pays. Un scrutin source d’espoirs et d’inquiétudes.

Pendant 23 ans les Tunisiens ne pouvaient pas s’exprimer. Les médias étaient muselés. Aujourd’hui un vent de liberté souffle dans les rues de Tunis, la capitale.
La campagne électorale s’intensifie. Dans les rues, distribution de tracts, voitures sonorisées. Sur l’avenue Bourguiba, des stands de partis sont montés pour distribuer les professions de foi des candidats. Dans cette grande artère de Tunis, des barbelés ont aussi été installés et quelques véhicules militaires sont stationnés depuis plusieurs jours, en face du ministère de l’Intérieur. Une précaution prise pour éviter les débordements lors des manifestations. Car depuis le départ de Ben Ali, les Tunisiens parlent. Des manifestations sont organisées pour défendre la liberté d’expression.

Le rôle des réseaux sociaux dans ce printemps arabe a été mondialement salué. Les blogueurs ont le sentiment d’avoir joué un grand rôle, comme les millions d’observateurs qui ont publié des photos, des vidéos sur Facebook, pour dénoncer la dictature. Aujourd’hui ces cyberactivistes réfléchissent ensemble aux nouveaux défis. Ils multiplient les appels sur Facebook, twitter pour inciter les Tunisiens à se rendre aux urnes dimanche.

"Nous apprenons ce qu’est la démocratie"

Lilia, a 28 ans. Elle a beaucoup écrit sur la révolution. Elle a même parfois pris des risques. Elle est aujourd’hui pleine d’espoir même si pour elle “ tout peut encore basculer ”. Elle se souvient de ce qui s’est passé en 1987, à l’arrivée de Ben Ali au pouvoir. Tout le monde était “euphorique”. Ensuite notre pays est devenu “ une dictature qui s’est endurcie ”.
Neuf mois après le départ de Ben Ali, “la justice traîne encore”. “Elle n’est pas encore indépendante”. “Le ministère de l’Intérieur a encore le monopole sur le pays”. Nous avons “deux challenges” à réaliser : “ la justice ” et “désamorcer ce corps criminel qu’est le ministère de l’Intérieur”. C’est pour ces raisons qu’il faut “prendre notre destin en main” et “continuer à se mobiliser”.
Aujourd’hui, jeune journaliste, elle veut témoigner, dénoncer aussi et inciter les Tunisiens à aller voter dimanche.

Comme Lilia, Sarra Ben Hamadi, est une jeune blogueuse tunisienne. Elle aussi a été très active pendant la révolution. Elle publiait des textes essentiellement sur Facebook. “Plus facile” dit-elle, “les choses allaient tellement vite.” Pour elle, “il reste encore beaucoup de chemin à faire. Il n’y a pas que Ben Ali. Il y a tout un système qu’il faut démanteler ”. “J’ai espoir, cela ne peut pas être pire de toute façon. On est en train d’apprendre ce qu’est la démocratie ”.

Sarra Ben Hamadi, 26 ans, fébrile à quelques jours du vote (1'47")

Les cyber-activistes tunisiens sont conscients qu’il reste beaucoup de travail à faire. La démocratie commence à s’installer dans le pays. C’est une découverte pour les Tunisiens. Mais tout reste encore “ fragile ”. Alors pour mobiliser encore plus les électeurs, cinq femmes tunisiennes ont décidé de frapper fort. Elles sont membres de l’association Engagement Citoyen. Elles ont réalisé un petit clip dans lequel elles montrent, d’une manière très efficace que la dictature peut revenir. Alors “ votez ”.

Même l’Instance supérieure indépendante des élections tunisienne (ISIE) a lancé une campagne de mobilisation sur les réseaux sociaux.

L’ISIE a également lancé une campagne télé nommée “la Tunisie Vote”.
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Message  ivo le Ven 21 Oct - 9:45

Tunisie: les forces de l'ordre continuent de torturer
http://www.rfi.fr/afrique/20111013-prisons-tunisie-torture-reste-monnaie-courante
Malgré la chute de Ben Ali, les forces de l'ordre tunisiennes continuent de pratiquer la torture lors de leurs interrogatoires selon l'Association de lutte contre la torture. Pour Radhia Nasraoui, avocate et présidente de cette organisation, les jeunes ayant participé à la révolution sont les premiers visés par les policiers. Elle explique à RFI pourquoi ces pratiques se perpétuent.

Radhia Nasraoui
Avocate et militante des droits de l'homme, présidente de l'Association de lutte contre la torture en Tunisie

Tous ceux qui sont responsables de tortures continuent de faire leur travail comme d'habitude. Ils n'ont pas perdu leur poste, ils n'ont pas été jugés pour ce qu'ils ont déjà commis sous Ben Ali.

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Message  ivo le Lun 24 Oct - 9:07

Vers une victoire des islamistes modérés en Tunisie
FRANCE INFO - 07:19
Les résultats officiels de ces premières élections libres ne seront annoncés que mardi après-midi, mais les premières tendances donnent déjà la victoire au parti Ennahda (Renaissance), qui revendique un islam modéré.
Après le vote, l’attente. C’est tout un pays, ou presque, qui s’est précipité aux urnes hier : pour les premières élections libres de son histoire, les Tunisiens se sont déplacés en masse. Le taux de participation a dépassé les 90%, annonçait hier soir la Commission électorale indépendante.

Un succès au-delà de toutes les espérances... Du coup, les opérations de dépouillement vont prendre un peu plus de temps que prévu. Les résultats officiels sont annoncés pour demain après-midi.

Lendemain d’élections en Tunisie. Et un vainqueur, islamiste modéré, qui se dessine... Yves Izard. (1'52")

Sans les attendre, les islamistes modérés d’Ennahda - Renaissance - semblent être les gagnants du scrutin. Le parti, durement réprimé par Ben Ali, se réclame d’une certaine modération, à l’image du parti AKP en Turquie ; il a déjà promis de ne pas toucher au statut de la femme, le plus avancé du monde arabe, tout en prônant un gouvernement de large union.
Selon certains observateurs, le parti est tiraillé entre une direction modérée et une base parfois plus radicale.

Sourire de mise, lors de la soirée électorale au siège du partui Ennahda. Reportage de Nour-Eddine Zidane (1'11")

Mohammed est ingénieur. Il explique pourquoi il a voté Ennahda. (0'45")

Aucun chiffre n’est encore disponible - les islamistes ne disposeraient pas d’une majorité suffisante pour gouverner seuls. Il se heurteraient alors à un front de formations laïques.

A l’issue du scrutin, une assemblée constituante sera formée. A charge pour celle-ci de fixer la date d’élections législatives et présidentielle.

à noter la soirée spéciale sur FR 24 hier soir, qui était bien moins soft que ça vis à vis de Ennahda ...........
silence total dans les autres médias fr.
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Message  ivo le Lun 9 Avr - 20:29

Des violences à Tunis en marge d’une manifestation interdite
fr info
Une manifestation, non-autorisée, dans le centre ville de Tunis a été violemment dispersée par les forces de l’ordre. Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et interpellé plusieurs personnes. Une journaliste française a été molestée.


À Tunis, les manifestants ont été dispersés par les aurités à coup de grenades lacrymogènes © Reuters Zoubeir Souissi

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées en milieu de matinée sur l’avenue Habib Bourguiba, la plus grande artère de Tunis interdite aux manifestations.
Un rassemblement pour commémorer la journée des martyrs tunisiens, souvenir de la répression sanglante par les troupes françaiseS d’une manifestation à Tunis le 9 avril 1938. Les manifestants voulaient aussi protester contre l’interdiction de se rassembler sur cette avenue depuis le 28 mars.

La réponse des autorités ne s’est pas fait attendre. Les policiers casqués et matraque à la main ont immédiatement dispersé à coups de gaz lacrymogènes les manifestants, qui se sont enfuis dans des rues perpendiculaires. Selon un témoin, des personnes ont été tabassées, blessées et arrêtées. La correspondante de l’hebdomadaire français Le Point a été prise à partie et molestée par les forces de l’ordre.

Cette répression intervient un peu plus d’un an après le printemps arabe sur l’artère symbole de la révolution tunisienne. Mokhtar Trifi, le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme s’est d’ailleurs dit consterné :

"Les gens que la révolution a amenés au pouvoir sont aujourd’hui ceux qui nous empêchent de manifester."


Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a justifié l’attitude des autorités en expliquant à la radio :

"On ne va pas laisser s’installer le chaos. Les gens ont la possibilité de manifester ailleurs que sur l’avenue Bourguiba."

Cette artère est interdite aux rassemblements en raison d’incidents en marge d’une manifestation d’islamistes le 28 mars dernier. Ils s’en étaient pris à des artistes.
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Message  ivo le Jeu 3 Mai - 16:10

En Tunisie, le patron de Nessma TV devra payer une amende
fr info
La justice tunisienne a prononcé une amende de 2.400 dinars (1.200 euros) à l'encontre de Nabil Karoui, le directeur de la télévision privée Nessma jugé pour blasphème après la diffusion en octobre de "Persépolis". Il risquait une peine de trois ans de prison.


Nabib Karoui a été condamné au versement d'une amende de 2.400 dinars pour la diffusion au public de son film "troublant l'ordre public et portant atteinte aux bonnes moeurs", selon le jugement annoncé au tribunal de première instance de Tunis.
Le patron de la chaîne privée "Nessma TV" avait déchaîné les passions à la suite de la diffusion en octobre dernier du film d'animation franco-iranien "Persepolis". Dans ce film de Marjane Satrapi figure une représentation d'Allah, ce qu'interdit l'islam. Cette diffusion avait provoqué de vives tensions entre partisans de la laïcité et islamistes en Tunisie.

Amnesty International avait demandé la levée des charges pesant contre Karoui, à l'instar de la classe politique laïque tunisienne, qui avait défendu le directeur de Nessma tout au long du procès.

Le tribunal a également condamné un responsable de la production et un technicien de la chaîne également poursuivis au versement d'une amende de 1.200 dinars chacun, selon le jugement.
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