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Tunisie >>>>>>>

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  spike le Ven 14 Jan - 16:59


A Tunis, «La manifestation est en train de dégénérer»
TÉMOIGNAGE
A deux pas de la manifestation, avenue Bourguiba à Tunis, un Français relate les derniers événements de la rue tunisienne.
50 réactions
RECUEILLI PAR MANUEL VICUNA


François a vécu en Tunisie de 2001 à 2004. Homme d'affaires, il fait de fréquents voyages sur place. Arrivé mardi dernier dans la capitale, il témoigne ce vendredi matin:

Je sors tout juste de la manifestion, j'y ai passé trois heures environ. L'avenue Bourguiba était noire de monde. Il y avait des cadres d'entreprise, des avocats, des médecins en blouse, des étudiants... Bref, c'était la population dans son ensemble, des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux... et même des enfants.

C'était très pacifique au début, très bon enfant. Les manifestants brandissaient des pancartes où on pouvait lire "Du pain et de l'eau, mais pas de Ben Ali!" ou encore "Policier, réveille-toi, c'est la coiffeuse qui commande!" (la coiffeuse: surnom de l'épouse du président, Leila Trabelsi Ben Ali, ndlr).

Mais, là tout de suite, un peu après 15 heures, il y a eu un mouvement de foule au tout début de l'avenue, un peu en retrait de l'épicentre de la manifestation qui est devant le ministère de l'Intérieur... Je suis actuellement à 300 mètres de l'avenue en question, avec des jeunes manifestantes qui ont failli se faire écraser par le repli de la foule. De leur côté, les amis avec lesquels je suis posté dans un café viennent de recevoir des SMS et des Twitts, comme quoi la police aurait lancé des gaz lacrymogènes et se serait mise à tirer à balle réelle sur les manifestants.

A côté de moi, des jeunes femmes, qui sortent juste de la manifestation, m'expliquent que le quartier est bouclé, que la police frappe les manifestants à coup de crosse de fusil. Selon elles, 200 à 300 personnes se sont réfugiés dans le centre commercial Claridge sur l'avenue Bourguiba
. La police, leur demande de sortir, assurant qu'elle ne leur fera pas de mal.

Libération.fr
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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  spike le Ven 14 Jan - 17:03



Tunisie: Ben Ali annonce le limogeage du gouvernement et des législatives anticipées

Par LIBÉRATION.FR

Le contexte: Après un mois d'émeutes sans précédent et qui ont fait au moins 66 morts selon une ONG, le président Ben Ali a prononcé hier soir un discours, dans l'espoir de calmer les manifestants. Il s'est engagé à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants. Il a également promis la liberté totale d'information et d'Internet, et annoncé une baisse des prix des produits alimentaires et des services de base.

Un appel à la grève générale, lancé il y a quelques jours dans la région de Tunis, était maintenu ce vendredi.

16h30. Lu sur Twitter: «Nous voulons des élections présidentielles. Dehors Ben Ali!» (@ZorroXTN).

Ou encore: «Ben Ali, dégage aujourd'hui. On ne peut plus t'avoir pour les 6 prochains mois» (@Moufidtounsi).

16h15. Ben Ali annonce le limogeage du gouvernement et des législatives anticipées, dans six mois.

16h10. Nawaat, site tunisien qui relaie la contestation depuis un mois, a mis en ligne des vidéos de manifestations à Sfax, Mahdia, Monastir, Sousse, etc (voir ici). Exemple à Bizerte, ville du littoral nord, proche de Tunis.



16h. Pour mémoire: rassemblement de soutien prévu samedi à Paris, place de la République à 14h. D'autres manifestations de soutien sont prévues à Toulouse, Marseille, Lyon, Bruxelles, Montréal, etc. Voir détails sur le site de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives.


15h45. Des blindés de l'armée se sont déployés vendredi devant le ministère de l'Intérieur. Des unités anti-émeutes pourchassent des jeunes manifestants dans les escaliers d'immeubles résidentiels et dans un centre commercial, où ils se sont repliés.

15h35. Des sources médicales indiquent que treize civils ont été tués par des tirs des forces de l'ordre jeudi soir à Tunis et dans sa banlieue. Soit après le discours de Ben Ali. A Kairouan, ce sont deux personnes qui ont été tuées par des tirs de police, pendant le discours cette fois.

15h30. A Tunis, la police tunisienne disperse à coups de grenades lacrymogènes les milliers de manifestants rassemblés.

Des forces de sécurité tunisiennes devant le ministère de l'Intérieur, face aux manifestants. (AFP Fethi Belaid)

Elle est intervenue lors d'une tentative de jonction d'un groupe important de manifestants avec l'essentiel des protestataires qui étaient massés devant le siège du ministère de l'Intérieur depuis plusieurs heures.

En quelques minutes, la rue s'est vidée de la foule et quelques manifestants ont lancé des pierres et des chaises et des parasols des terrasses de cafés en direction des policiers. L'atmosphère dans l'avenue Habib Bourguiba était irrespirable à cause des nombreux tirs de gaz lacrymogènes alors que des renforts de police arrivaient sur les lieux.

15h15. Des touristes rapatriés: le voyagiste Thomas Cook Belgique rapatriera ses 540 clients présents en Tunisie actuellement d'ici la fin de la journée. De même pour la filiale allemande, qui a recensé 2000 touristes en Tunisie. En revanche Thomas Cook France n'a «pour l'instant aucun plan de rapatriement prévu». Pas de rapatriements forcés non plus chez Jetair, qui n'annule pas ses départs, mais met en garde sa clientèle.

14h50. L'ambassadeur de Tunisie à l'Unesco présente sa démission. Mezri Haddad a présenté sa démission au président Ben Ali quelques jours, après l'avoir «supplié d'arrêter le bain de sang» contre les émeutiers dans son pays, dans une lettre dont l'AFP a eu copie à Paris.



12h15. Des manifestants réclament le départ du président Ben Ali, à Tunis et en province. A Tunis, ils sont des milliers, devant le ministère de l'Intérieur (voir quelques photos, postées sur Twitter. Voir aussi cette vidéo sur Nawaat.

«On tiendra jusqu'à la chute du régime», «Ben Ali dehors», «Ben Ali dégage», «on préfère la disette à Ben Ali» sont quelques uns des slogans vus ou entendus. Dans la foule compacte, se mêlent syndicalistes, avocats en robe, infirmiers en blouse, citoyens.

«Nous voulons des actes, pas des paroles», a réagi devant le ministère de l'Intérieur, Radia Nasraoui, avocate et militante des droits de l'Homme. Cette opposante de longue date était venue demander des éclaircissements sur le sort de son mari, Hamma Hammami, dirigeant du Parti des ouvriers communistes tunisiens (POCT), dont elle est sans nouvelle depuis son arrestation mercredi.

Autour d'elle, les manifestants criaient «ministère de l'Intérieur, ministère de la terreur» devant le bâtiment sombre qui symbolise dans l'esprit des Tunisiens, les arrestations arbitraires, la torture et les exactions.

Inimaginable encore hier, la police s'est tenue à l'écart des manifestants. Elle a tenté de bloquer la marche qui s'avançait en direction du siège du ministère de l'Intérieur avant de céder devant la pression de la foule.

Aucun incident n'a été signalé en dépit de l'absence de service d'ordre. Un manifestant qui a jeté une pierre sur le siège du ministère de l'Intérieur a été conspué par la foule.



A Tunis aujourd'hui. Les manifestants chantent l'hymne national, «Humat Al Hima» («défenseurs de la patrie»). Source: Nawaat.

11h45. Vu dans la presse tunisienne: «La Tunisie passe de la peine à la joie», titre Le Quotidien.

Le Temps fait figurer le discours de Ben Ali tout en haut de sa Une, discours qui «marque un tournant historique» selon le quotidien francophone. On peut également y voir des photos des manifestations pro-Ben Ali de jeudi soir (pdf ici).

Capture d'écran de la Une du Temps

11h30. Hormis Tunis, d'autres manifestations sont en cours à Sidi Bouzid, la ville d'où tout est parti le 17 décembre, à Kairouan ou encore à Gafsa. A Regueb, un sit-in de protestation a lieu pour la cinquième journée consécutive sur la Place 7 novembre, où des tentes ont été dressées.

11h15. Les réactions divergent sur le discours de Ben Ali. Si l'opposition politique a réagi plutôt positivement, d'autres militants semblent beaucoup plus sceptiques, à l'image de l'avocat et défenseur des droits de l'Homme, Mohamed Abbou. Le Président «se moque des Tunisiens avec des promesses sans lendemain», estime-t-il.

Illustration de ce scepticisme qui demeure chez nombre d'activistes, ces dessins du blogueur _z_. Le blog était censuré jusque là en Tunisie, il a été débloqué hier soir, juste après le discours de Ben Ali, indique _z_ à libération.fr.



Source: DébaTunisie, le blog de _z_

Même écho sur la radio privée Mosaïque: «Il ne suffit pas de déverrouiller Dailymotion et de Youtube pour tourner la page, trop de sang a coulé», a lancé l'animateur d'une émission matinale.

10h30. Des manifestants ont commencé ce matin à parcourir le centre de Tunis en criant des slogans hostiles au président Zine El Abidine Ben Ali au lendemain d'un discours apaisant du chef de l'Etat après un mois d'émeutes sanglantes.

La foule des manifestants a commencé à gonfler pour atteindre plusieurs centaines. Elle a été bloquée par un barrage de police qui s'est vite formé au milieu de l'Avenue Bourguiba de manière à l'empêcher de marcher vers le siège du ministère de l'Intérieur.


10h15. Sur Europe 1, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, a estimé que la formation d'un gouvernement d'union nationale était «tout à fait faisable» et «même normale». «Le président est un homme de parole», a ajouté Kamel Morjane, qui a confirmé qu'il y aurait des élections législatives anticipées.

Il a aussi demandé aux manifestants qui prévoient de défiler vendredi à Tunis de se comporter de façon «responsable, pacifique». Il a par ailleurs souligné que le président tunisien avait admis que les violences commises par la police à l'encontre des manifestants n'étaient pas acceptables: «C'est une faute à reconnaître, il l'a reconnu. Je pense que c'est ça qui est important».

Le point sur la soirée de jeudi. Tout de suite après le discours de Ben Ali, les sites YouTube et Dailymotion, interdits depuis longtemps en Tunisie, étaient de nouveau accessibles. Quelques minutes après le discours, des dizaines de manifestants ont défilé dans le centre de Tunis aux cris de «Ben Ali, Ben Ali!».

Ce matin, la présence des forces de sécurité, massivement déployées dans le centre de Tunis, était réduite. Des commerces et des cafés ont rouvert, la circulation automobile a repris. Quelques unités de la gendarmerie et de l'armée étaient postées autour des bâtiments officiels.
http://www.liberation.fr/monde/01012313676-manifestation-en-cours-a-tunis
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Message  ivo le Ven 14 Jan - 20:17

dernière minute : Des tirs d’armes automatiques entendus dans Tunis sous couvre-feu._


Le président Ben Ali a quitté le pouvoir, et la Tunisie

France Info - 18:47


Selon des sources proches du gouvernement, le président Zine el-Abidine Ben Ali aurait quitté la Tunisie. Le Premier ministre tunisien Mohammed Gannouchi, annonce qu’il assure l’intérim, jusqu’à la tenue d’élections. Il déclare que le président est "dans l’incapacité temporaire d’exercer ses fonctions". Il appelle les Tunisiens "à l’ordre et à l’unité". La chaîne de télévision Al Jazira affirme que Ben Ali est arrivé à Paris, ce qui n’est pas confirmé.

En costume gris, le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi, debout, a tenu une allocution dans le palais présidentiel : “conformément à l’article 56 de la Constitution, j’assume à partir de cet instant la charge de président par intérim”, a-t-il déclaré, entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.
La population réclamait le départ de Ben Ali. Sur place, la correspondance de Claire Lalanne. (3'37")

Le journaliste Taoufik Ben Brick, emprisonné sous Ben Ali, se réjouit, mais pour lui, Mohammed Ghannouchi, trop compromis, n’est pas la solution. (3'20")


Le président Zine El-Abidine Ben Ali serait “en incapacité temporaire” d’assurer le pouvoir. Il a quitté le pays pour une destination encore inconnue. Selon la chaîne d’information qatarie Al-Jazira, il serait arrivé à Paris, mais Bernard Vallero, le porte-parole du Quai d’Orsay n’a pas confirmé cette information. Il assure n’avoir “pas d’information” sur une éventuelle présence de Zine Ben Ali sur le territoire français. La situation en Tunisie est d’une “extrême complexité” et “plus on est discret, plus on est efficace”, ajoute-t-il. L’Elysée est au diapason et assure ne pas avoir non plus d’information. Nicolas Sarkozy et François Fillon doivent tenir une réunion ce soir sur la situation en Tunisie.
Pour Kader Abderrahim, professeur à Californie University, ce départ aussi subit est une surprise, même si il y avait des signes avant-coureurs. (3'08")

A 69 ans, Mohammed Ghannouchi assume donc la charge de président, jusqu’à la tenue d’élections régulières. Il s’est engagé à “respecter la Constitution et à mettre en oeuvre toutes les réformes sociales et politiques (...) qui ont été annoncées en collaboration avec les partis politiques et les composantes de la société civile”.
"Je suis heureux, car la Tunisie méritait mieux que Ben Ali" Abdelwahab Meddeb, écrivain, professeur à Nanterre, directeur de la revue Dédale (3'44")

Ahmed Bennour, ancien ministre de l’intérieur tunisien en exil en France depuis 26 ans, a confiance en Mohamed Ghannouchi (3'46")


Le nouveau chef de l’Etat a en attendant appelé “tous les Tunisiens au calme et à l’unité”. L’état d’urgence est toujours en vigueur et l’aéroport de la capitale est fermé, l’armée positionnée autour. Il interdit le rassemblement de plus de trois personnes sur la voie publique et un couvre-feu reste établi de 17 h à 7h du matin.

L’autre grande revendication des Tunisiens était de voir certains membres de la belle-famille de Zine Ben Ali, la famille Trabelsi, jugés pour corruption. La femme du président déchu, Leila Trabelsi, est accusée d’avoir mis le pays en coupe réglée, instaurant une corruption généralisée. L’incertitude plane sur le sort des membres de cette famille. Là encore, des rumeurs sans confirmation circulent sur le web.




Ben Ali, 23 ans de pouvoir à poigne

Modernisateur de la Tunisie, grand ami des chefs d’Etats occidentaux, petit César d’une démocratie de façade, prédateur de la liberté de la presse... Les visages ne manquent pas au président Zine el-Abidine Ben Ali. Agé de 74 ans, il dirigeait aux destinées de son pays depuis 23 ans. Une longue séquence marquée par l’ouverture d’abord, puis par le basculement vers un régime de plus en plus autoritaire, assis sur une économie juteuse, mais minée par le chômage, l’intervention péremptoire et la corruption.

Lorsqu’il dépose pour sénilité le père de l’indépendance tunisienne, Habib Bourguiba, le 7 novembre 1987, Zine Ben Ali a déjà derrière lui un long parcours : militaire, ingénieur, il a été responsable de la sécurité nationale, puis ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre.

Sa première décennie de pouvoir est marquée par des réformes qui démocratisent la Tunisie. Le multipartisme est reconnu, les tribunaux d’exception supprimés, le principe d’un Etat républicain est adopté, la présidence à vie est interdite, le nombre de mandats limité à trois et un code du statut personnel est instauré.
Mais dès le début des années 90, la pression des islamistes pousse le pouvoir à prendre des mesures de plus en plus dures. Après les troubles de 1990, des procès contestés d’islamistes donnent de premières inquiétudes aux ONG. Mais les réformes se poursuivent avec des garanties de représentation de l’opposition à la Chambre des députés.

Zine Ben Ali se représente, seul, en 1994 et il est élu à plus de 99% des voix. Il se représente encore en 1999, lors des premières présidentielles à plusieurs candidats et il est élu à... plus de 99% des voix. De fait, à partir de la fin des années 90, la tendance autoritaire du régime va se renforcer. L’amendement constitutionnel de 2002 constitue une vraie régression. La limitation du nombre de mandats présidentiels par exemple est abrogée. Ce qui permet à Ben Ali, réélu cinq fois, d’être président au moins jusqu’en 2014. Le Parlement s’enrichit d’une nouvelle chambre, mais seul le parti du président y est représenté.

Les ONG dénoncent des élections truquées et appellent au boycott. La presse est de plus en plus muselée. Les opposants subissent pressions et menaces. Beaucoup doivent s’exiler, toujours poursuivis par les services secrets. Les prisons voient des scènes de torture et des opposants politiques ou des journalistes sont soumis à de rudes conditions d’emprisonnement.

Ben Ali, pourfendeur de l’islamisme et garant de l’ordre, a toujours cultivé l’amitié des chefs d’Etat occidentaux et de ceux du monde arabe. La modernisation et flexibilité de l’économie, basée notamment sur le tourisme et le textile plait aux dirigeants et l’Union européenne signe un accord d’association. Mais la corruption des responsables publics mine le système. Les interventions autoritaires du pouvoir dans le domaine économique inquiètent et le chômage reste massif. La population active, dont l’âge moyen est inférieur à 30 ans, grossit pourtant. Une impasse qui pousse la jeunesse à la révolte.
France Info - 12 janvier 2011
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Message  ivo le Ven 14 Jan - 22:24

Paris prend acte de la fin d’une époque en Tunisie
France Info - 20:59


"La France prend acte de la transition constitutionnelle" en Tunisie, indique l’Elysée. Qui ajoute souhaiter la fin des violences et le dialogue pour apporter une solution démocratique...
Paris refuse de confirmer ou d’infirmer l’arrivée annoncée du président tunisien sur son sol.

Le départ de Ben Ali a pris tout le monde de court - mais les choses sont allées tellement vite en Tunisie que le contraire eut été surprenant. Une réunion s’est tenue, en urgence, à l’Elysée ce soir.

Selon le communiqué officiel, la France “prend acte de la transition constitutionnelle” en Tunisie - le pouvoir confié au Premier ministre Ghannouchi. Mais ça ne suffit pas : “la France souhaite l’apaisement et la fin des violences. Seul le dialogue peut apporter une solution démocratique et durable à la crise actuelle. La France se tient aux cotés du peuple tunisien dans cette période décisive.”
La seule issue était le départ de Ben Ali, estime Axel Poniatowski, le président (UMP) de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale. (2'38")


Voilà pour le discours officiel. Mais on parle beaucoup de l’arrivée annoncée de Ben Ali à Paris - que le Quai d’Orsay refuse de confirmer ou d’infirmer. Quoi qu’il en soit, c’est cette arrivée qui met le feu aux poudres.

Cécile Duflot, la secrétaire nationale des verts, estime qu’il “serait inacceptable que la France devienne un refuge pour celui qui par son obstination et sa gestion policière risque de précipiter la Tunisie dans une situation périlleuse”.
Ce n’est pas le rôle de la France d’accueillir l’ancien dictateur tunisien, martèle l’eurodéputée Verts Eva Joly. (2'57")


Plus pondérée, Martine Aubry. La première secrétaire du Parti socialiste estime vendredi que le départ du président tunisien Ben Ali “doit permettre la transition démocratique : cela passe par la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, l’établissement de toutes les libertés démocratiques et la préparation d’élections libres dans les meilleurs délais”.
La chute de Ben Ali semble logique, pour le député socialiste Jean-Marc Ayrault. (1'56")
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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Sam 15 Jan - 10:50

Bon, on fait pareil ? Sachant qu'on n'a aucune idée de la façon dont tout ça va tourner...

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Lib le Sam 15 Jan - 15:00

Que prévoit la constitution dans un cas identique en France?
M'étonnerais que ce soit Fillon qui prend la place, plutôt un Debré.
Tu me diras remplacer une mule par un âne, je ne sais pas si ça sert à grand chose.

[edit] Si ça vient à se présenter, c'est le président du sénat qui prend l'intérim. Entre autre un gros, gras et laid UMPiste, le bien nommé Gérard LARCHER :pfffff: [/edit]

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"Quiconque a un jour bloqué une rocade assez longtemps pour entendre à nouveau le chant des oiseaux sait bien quelle sinistre vie s’interrompt avec le blocage de l’économie."
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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Sam 15 Jan - 20:31

Oui, de toutes façons, ça ne risque pas d'arriver ici, en tout cas pas encore...
Et là-bas, ils n'ont pas encore gagné. Le tyran s'est barré avec ses milliards de dollars, mais ce qui attend le peuple tunisien... Gageons quand même qu'ils ne se laisseront pas faire par les éventuels successeurs et par l'armée.

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  ivo le Sam 15 Jan - 21:50

Tunisie : Ben Ali et sa famille indésirables en France (Baroin sur France Info)
FRANCE INFO - 17:34
Décidément, la France a bien lâché l’ex-président tunisien. Paris qui s’était bien gardé de condamner l’emploi de la force contre les manifestants, qui s’est contenté hier de "prendre acte" de la transition constitutionnelle, annonce aujourd’hui le gel des avoirs tunisiens, et invite les proches de Ben Ali à quitter le territoire français. Sur France Info, François Baroin, le porte parole du gouvernement a été clair : "Dans ces circonstances particulières, la famille de Ben Ali présente sur le territoire français n’a pas vocation à y rester". Il affirme également qu’il "n’a jamais été question d’une présence" de l’ex-président tunisien "sur le sol français" ; "’cela n’aurait pas été accepté".
François Baroin, le porte-parole du gouvernement, le gel des avoirs et les proches de Ben Ali invités à partir (4'50")

Les proches de l’ex-président tunisien ont effectivement quitté cet après-midi l’hôtel du parc Eurodisney où ils séjournaient. Le groupe était arrivé en France dès jeudi, veille du départ de Tunisie du président, sous la pression de la rue. “Tout le groupe est parti, personne ne sait où ils sont allés” a indiqué un porte-parole du parc.

François Baroin a cherché à répondre aux critiques sur l’absence de réaction de Paris pendant la répression des manifestations en Tunisie : “Nicolas Sarkozy a rappelé la position de la politique française qui est constante depuis toujours, depuis le début des évènements qui démarre sur un drame humain et qui se transforme en révolte politique. La Tunisie est un état souverain, Ben Ali jusqu’à hier avait le statut de chef d’état, la France a toujours eu une ligne de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un état souverain et un soutien à la démocratie et à la liberté.”

En perdant son “statut de chef d’état”, l’ex-président tunisien n’est plus que “Ben Ali” dans les propos du porte-parole du gouvernement français. Il est loin le temps où, en visite officielle en Tunisie avec son épouse, le président de la République française levait son verre en l’honneur de son hôte, “à son bonheur personnel,” après lui avoir longuement rendu hommage, et notamment pour sa lutte contre le terrorisme. C’était en avril 2008.

La France pour "des élections libres, dans les meilleurs délais"

Dans le communiqué publié par l’Elysée en début d’après midi, à l’issue d’une réunion en présence de François Fillon et de plusieurs ministres, Paris a apporté un “soutien déterminé” au “peuple tunisien” qui “depuis plusieurs semaines” “exprime sa volonté de démocratie”.

Toujours dans ce communiqué, la France a demandé l’organisation d’élections libres “dans les meilleurs délais” en Tunisie. Elle s’est dit “prête à répondre à toute demande de concours afin que le processus démocratique se déroule de la façon la plus incontestable”.

Enfin les autorités françaises affirment avoir pris “les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement”.

Le communiqué de l’Elysée (PDF - 3 ko)

..............................



Terminus l’Arabie Saoudite pour Ben Ali en fuite
FRANCE INFO - 05:55
Il avait été annoncé en France et en Italie, l’avion de l’ex-président tunisien s’est finalement posé cette nuit sur une piste de l’aéroport de Jeddah en Arabie saoudite.
Retour sur la fuite de l’ex-président tunisien avec Cyril Graziani (1'02")

Au pouvoir depuis 23 ans, Zine El Abidine Ben Ali, a créé la surprise en prenant la fuite hier en fin d’après-midi. Restait à connaitre sa destination finale.

Certains ont d’abord fait état de l’éventuelle arrivée du chef d’Etat en France. Une information vite démentie, le quai d’Orsay faisant savoir qu’il y était indésirable. La France, “n’a reçu aucune demande d’accueil” du président tunisien a indiqué dans la soirée le ministère des Affaires étrangères. “Au cas où cette demande se présenterait, la France apporterait sa réponse en accord avec les autorités constitutionnelles tunisiennes” a ajouté le ministère. Traduction selon une source gouvernementale citée par l’AFP : Paris "“ne souhaitait pas” la venue de M. Ben Ali.

Puis l’ex-président tunisien a été annoncé en Italie. Mais le ministère italien des Affaires étrangères parle de rumeurs infondées", certifiant que M. Ben Ali ne prenait “absolument pas” la direction de Rome.

Enfin il est question de Malte mais cette hypothèse est démentie par les autorités de La Valette. “Ben Ali ne vient pas à Malte et le gouvernement n’a aucune indication qu’il viendra à Malte”, avait déclaré le chef de la diplomatie maltais, Tonio Borg.


Selon l’agence officielle libyenne Jana, Ben Ali a également téléphoné hier soir au numéro un libyen Mouammar Kadhafi. On ne sait pas si c’était pour lui demander asile.

Terminus donc pour Ben Ali, Jeddah en Arabie saoudite où son avion s’est posé en milieu de nuit.

L’avion de Ben Ali s’est finalement posé en Arabie Saoudite, Clarence Rodriguez (0'51")

Par le passé, l’Arabie saoudite a déjà reçu des dirigeants déchus, comme l’ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada, qui a passé les dernières années de sa vie à Jeddah.

..........


Au lendemain du départ de Ben Ali, des tanks dans les rues de Tunis
FRANCE INFO - 12:09
Alors que le président de la Chambre des députés, Fouad Mebazzaâ, a été chargé ce matin par le Conseil constitutionnel d’assurer l’intérim de la présidence de la République, l’ambiance reste tendue dans les rues de la capitale tunisienne. Plusieurs tanks ont fait leur apparition dans le centre-ville, notamment sur l’avenue Bourguiba, la principale artère de Tunis. L’armée fait survoler la capitale par des hélicoptères.

La police a commencé à boucler le cœur de la capitale pour limiter les rassemblements, et lutter contre les pilleurs. Des responsables de la police se déplacent, encadrés par des dizaines de policiers avec des flashballs. Ils travaillent en collaboration avec les militaires, qui semblent beaucoup plus nombreux.

Ces soldats armés arrêtent les véhicules et vérifient les voitures de location pour voir s’il n’y a pas de prisonniers à l’intérieur. Le ministère de l’Intérieur est totalement bloqué : des barrages militaires ont été dressés pour empêcher les Tunisiens de circuler.

Confusion dans les rues de Tunis, l’un des envoyés spéciaux de France Info, Sébastien Laugénie (1'21")

L’armée dans les rues de Tunis, témoignage de Philippe Randé, l’un des envoyés spéciaux de France Info en Tunisie (3'07")

Les mises à sac et les pillages qui ont eu lieu cette nuit se poursuivent, même si ces actes diminuent. Un des plus grands hypermarchés de Tunis, Géant, a été attaqué ce matin. D’autres grands magasins ont été pillés dans plusieurs quartiers de la capitale et au nord de la ville.


Tunisie : début de transition dans une grande confusion
FRANCE INFO - 21:10
Après la fuite du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, la Tunisie organise la transition politique. Le président de la Chambre des députés a prêté serment en attendant la tenue de nouvelles élections dans les deux mois.
Dans les rues, le calme est précaire, police et armée tentent d’empêcher les pillages.

Une première journée sans Ben Ali.

Au lendemain de la fuite du président déchu qui a mis le cap sur l’Arabie-Saoudite, le président tunisien par intérim a prêté serment. En vertu de l’article 57 de la Constitution tunisienne, qui fixe les règles en cas de "vacance définitive du pouvoir", c’est donc le président de la Chambre des députés, Fouad Mebazaâ, qui a pris les rênes. Charge à lui d’organiser de nouvelles élections dans les 60 jours.

Fouad Mebazaâ a confié au Premier ministre Mohamed Ghannouchi, compagnon de route de Ben Ali de plus de 10 ans, le soin de former un gouvernement d’union nationale, et d’appeler à l’apaisement dans sa première intervention télévisée. Ce gouvernement sera constitué après consultation de tous les partis politiques de Tunisie, "sans exception ni exclusion", a promis le président par intérim. L’on devrait en savoir plus dès dimanche
Aussitôt, depuis Londres où il vit en exil, le chef du parti islamiste tunisien Ennhadha, Rached Ghannouchi, a annoncé qu’il préparait son retour dans son pays.

En Tunisie, un gouvernement de transition et de coalition pourrait être formé dès ce dimanche - les précisions de Jacques Plana (1'01")


Le président par intérim, un vétéran de l’appareil dirigeant tunisien âgé de 77 ans, a également appelé la population au calme, lui demandant d’"assister l’armée et les forces de sécurité à restaurer la loi et l’ordre".

Pillages
L’annonce du départ de Ben Ali n’a pas calmé la rue. Au petit matin, les Tunisois ont découvert un spectacle de désolation : voitures volées abandonnées dans les rues, boutiques et résidences de luxe incendiées et pillées, gare centrale incendie… Tunis et ses banlieues étaient en proie à la peur des pillards après une nuit de troubles, en dépit du couvre-feu.
Des tirs sporadiques ont été entendus dans la journée à Tunis, tandis que des hélicoptères survolaient la ville. La population des quartiers a commencé à s’organiser en milices pour résister aux pillards.
Dans le centre-est du pays, quelque 42 prisonniers ont péri dans l’incendie d’une prison à Monastir.

A Tunis, face aux nombreuses exactions, la population commence à s’organiser en milices - le reportage de Claire Lalanne, envoyée spéciale de France Info en Tunisie (1'13")

En province aussi, de nouvelles manifestations ont eu lieu ce samedi - à Gafsa, dans le centre de la Tunisie, reportage de l’un des envoyés spéciaux de France Info, Grégory Philipps (2'24")

A la tombée de la nuit, le calme est revenu avec l’entrée en vigueur du couvre-feu. Seules l’armée et la police quadrillent les rues. Les cafés sont déserts.

Gilles Halais, avec agences
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Message  niouze le Dim 16 Jan - 0:57

info provenant directement de la bas (via reseau sociaux) daté d'hier
on dirait que les policiers après que le président les a lâché commence à piller les maisons et les centres commerciale ... avec leur armes à feu et l'armée est incapable de les contrôler

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Message  spike le Dim 16 Jan - 1:47

Pas d'ingérence politique.... sauf pour mater la révolte populaire....
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 11:41

Ben Ali : après l’Arabie Saoudite, la Libye ?
FRANCE INFO - 08:02
Arrivé en Arabie Saoudite dans la nuit de vendredi à samedi, Ben Ali s’est entretenu dès le lendemain avec le colonel Kadhafi. Peut-être celui-ci lui a-t-il proposé de l’accueil en Libye. Une hypothèse qui semble crédible, les deux hommes entretenant depuis longtemps des relations privilégiées
Pour l’ex-président tunisien, le refuse saoudien pourrait n’être que temporaire, Clarence Rodriguez (0'47")


Fin octobre, la Tunisie et la Libye s’étaient mis d’accord sur la suppression des entraves à la circulation des biens et des personnes et décidé la création d’une zone économique franche à leur frontière commune.

En décembre, le colonel Kadhafi avait demandé à son gouvernement de permettre aux demandeurs d’emploi tunisiens de travailler sans entraves en Libye.

Hier le numéro un libyen s’est adressé “au peuple tunisien frère” pour regretter le départ du “président légal de la Tunisie” : “Je suis vraiment peiné par ce qui se passe en Tunisie...La Tunisie vit désormais dans la peur (...) Des familles peuvent être attaquées et massacrées dans leurs lits et les citoyens dans la rue tuent comme s’il s’agissait de la révolution bolchévique ou de la révolution américaine... A quoi cela sert-il ? A renverser Zine el Abidine ? Ne vous a-t-il pas dit qu’il s’effacerait dans trois ans ? Soyez patients pendant trois ans et vos enfants resteront en vie...”
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 12:05

L'amiral Lanxade : « C’est l’armée qui a lâché Ben Ali »
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/l-amiral-lanxade-c-est-l-armee-qui-a-lache-ben-ali-16-01-2011-1229239.php
Ancien chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade connaît bien la Tunisie, où il a été ambassadeur de France de 1995 à 1999. Il nous aide à comprendre les événements de Tunisie et ce qui va se passer maintenant dans ce pays.

Pourquoi Ben Ali a-t-il fui ?
Amiral Jacques Lanxade. Face à ce véritable mouvement de fond de la population tunisienne, Ben Ali a fui parce qu’il a pris conscience de l’impossibilité pour lui de rétablir la situation quand tous ceux sur lesquels il comptait l’ont lâché.

C’est l’armée qui a lâché Ben Ali quand elle s’est refusée — à l’inverse de la police du régime — à faire tirer sur la foule. Chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar a démissionné en refusant de faire tirer l’armée et c’est probablement lui qui a conseillé à Ben Ali de s’en aller en lui disant : « Tu es fini! »

Quel peut être le rôle de l’armée ?
L’armée, qui — même sous Ben Ali — a toujours été tenue à l’écart de la politique et n’était pas partie prenante dans la direction des affaires du pays, est une armée assez républicaine. Je crois que l’armée est un élément stabilisateur et modérateur. Ce n’est pas une armée de coup d’Etat, même si je peux me tromper. Mais il ne faudrait pas que — faute de trouver une organisation politique pour assurer la transition — l’armée soit obligée d’apparaître en première ligne. Il ne me semble pas que l’on aille dans ce sens-là et l’armée n’y pousse pas du tout.

Qui gouverne désormais en Tunisie ?
Ce n’est déjà plus le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, car tous les membres de l’opposition et de la société civile qu’il avait réunis autour de lui ont exigé qu’il renonce à être le dirigeant de la transition, au profit du président du Parlement, Foued Mebazaa. On est donc revenu aux normes constitutionnelles en passant d’un intérim à une vacance officielle du pouvoir. Celui-ci aura pour charge bien entendu d’organiser une élection présidentielle et des législatives après avoir fait modifier la Constitution qui était taillée sur mesure pour Ben Ali et écarter tous ses concurrents. Si l’on veut maintenant que les gens puissent se présenter librement, il faut donc réviser la Constitution. Je crois que cela prendra un certain temps, que cela prendra plutôt six mois que quarante-cinq jours.

Y a-t-il un risque de chaos ?
Après les scènes de pillage que l’on a vues, il y a toujours un risque de chaos, mais je n’y crois pas beaucoup. J’ai le sentiment qu’on a franchi le moment plus difficile car l’armée et la garde nationale, c’est-à-dire la gendarmerie, ont semble-t-il repris le contrôle de la situation. Et depuis hier, les forces de l’ordre qui se sont déployées dans Tunis s’activent à rétablir l’ordre, empêcher les pillages et rassurer la population. Les Tunisiens sont en général des gens très calmes et, quand leur colère explose, celle-ci peut retomber aussi vite. S’il n’y a pas d’erreur commise par le président du Parlement, les Tunisiens pourront donc attendre et patienter encore quelques mois…

Les islamistes représentent-ils un danger ?
Jusqu’à présent, la population a écarté systématiquement les islamistes des grandes manifestations, où toutes les classes sociales étaient représentées, à chaque fois qu’ils tentaient de se mettre en avant. Il faut reconnaître que le mouvement islamiste a été sérieusement cassé par le régime Ben Ali. Les islamistes existent probablement dans le pays mais ne sont aujourd’hui ni très nombreux, ni bien organisés. Certains islamistes vont cependant essayer de rentrer de l’étranger et même de France. Les islamistes ne semblent pas représenter pour l’instant un risque vraiment sérieux, mais il faut bien sûr les empêcher de récupérer ce mouvement populaire.

Comment jugez-vous la position de la France ?
Depuis des années, les autorités françaises, et notamment les gouvernements de droite, ont toujours soutenu excessivement ce régime quasi dictatorial et mafieux et sans même faire de pression sur lui. D’où l’embarras évident des autorités françaises quelque peu gênées aux entournures. Depuis le début de la crise il y a un mois, le gouvernement français a mal jugé l’ampleur du mouvement de contestation populaire et a fait une erreur d’analyse considérable en restant trop longtemps sur l’idée d’aider Ben Ali à se maintenir au pouvoir.
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Message  Invité le Dim 16 Jan - 13:06

Tunisie : les milices contre la révolution
Martine Gozlan - Envoyée spéciale de Marianne | Dimanche 16 Janvier 2011

Le calme n'est toujours pas revenu en Tunisie. Les hélicoptères de l'armée tournent dans le ciel de Tunis pour protéger la ville. Les habitants s'enferment chez eux face aux milices, souvent les anciens hommes de Ben Ali, qui sèment la terreur.

Un, deux, trois, quatre hélicoptères bourdonnent dans le ciel de Tunis. L’armée veut protéger la ville. Il est 23 heures, ce 15 janvier, seconde nuit après la révolution. Elle devrait être traversée d’euphorie et résonner de chants : elle est hantée par la peur. Les milices sillonnent les banlieues de la capitale dans des voitures et des fourgonnettes pour semer la terreur. Ils cassent, ils pillent, ils veulent tuer. Ce sont les vaincus, les hommes de Ben Ali sans Ben Ali, prêts à tout pour que le rêve accouche d’un cauchemar et la liberté du chaos.

Toute la journée, dans les faubourgs, les Tunisiens se sont préparés à défendre leurs vies, leurs familles et leurs biens. On barricade les rues, on clôture les issues. La consigne donnée aux comités de quartier est d’éclairer les jardins pour qu’en cas d’agression, la police et l’armée arrivent immédiatement à la rescousse. La télévision diffuse les numéros à appeler d’urgence.

« C’est la mobilisation générale, résume un habitant du quartier de l’Ariana au téléphone – car on ne peut plus sortir depuis six heures du soir- les citoyens comprennent qu’ils doivent se protéger, protéger ce qu’ils ont gagné dans le sang, la nouvelle Tunisie que les ennemis, eux, veulent étouffer dans le sang ! » La population est d’autant plus inquiète que des rumeurs d’attaques de prison avec libération de criminels dangereux ont couru. Il y a eu des mutineries effectivement, un terrible incendie à Monastir qui a fait 42 morts, des évasions de la prison de Bizerte et de Mornaguia. C’est la logique de la terre brûlée. Semer le poison du désordre pour que tout s’écroule, pour que le despote et son clan réfugiés dans les sables d’Arabie Saoudite pavoisent au cœur du naufrage : après nous, le déluge ! Ces tireurs ont reçu leur lot d’armes, de balles, de couteaux distribués par les chefs des services de sécurité de Ben Ali, avant de prendre la fuite. Certains de ces caïds- dont un général- ont été arrêtés à la frontière libyenne, à Ben Gardane.

Les désordres grondent en banlieue de Tunis mais aussi dans d’autres régions du pays. Orchestrés, synchronisés. A Médenine, dans le sud, un médecin a vu, la veille, des groupes de pilleurs, des Bédouins très pauvres, amenés par des flics en civil dans plusieurs véhicules pour saccager maisons et commerces. Autour de la capitale des affrontements ont eu lieu entre des éléments de la police, complices, et l’armée. Cette nuit, avenue Bourguiba, c’est le vide et les hélicos. L’espace qui s’étire entre « Big Ben », la curieuse horloge à l’anglaise qui ouvre l’avenue , et l’ambassade de France à l’autre bout, est complètement fermé. Mais on se demande ce qui se passe dans le lointain, vers le nord et l’ouest. On attend le matin comme tous les Tunisiens en se jetant sur les sites qu’avait interdit « Ammar », la figure de la censure Ben Ali, et qui ont été immédiatement accessibles au soir du 13 janvier. Et on essaie de s’endormir sans se faire peur, en évitant de compter toutes les défaites qui cernent dans l’ombre l’extraordinaire victoire du jasmin.

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Message  ivo le Dim 16 Jan - 14:19

Les lendemains difficiles de la famille de Ben Ali
FRANCE INFO - 13:40
Alors que l’ex-président tunisien et certains de ses proches ont fui en Arabie Saoudite, d’autres membres de sa famille sont toujours en quête d’un asile sûr.

L’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et sa femme lors de l'élection présidentielle le 25 octobre 2009.
© REUTERS/Ho New

Pour la famille Ben Ali, et celle de sa femme, les Trabelsi, le paradis tunisien est devenu un enfer. Ainsi un neveu de l’épouse de l’ex-président, le "plus favorisé", a succombé vendredi à l’hôpital militaire de Tunis après avoir été poignardé. Imed Trabelsi, "élu" en mai maire de La Goulette, au nord de Tunis, avait été poursuivi sans succès en France pour "vols en bande organisée" pour s’être approprié le prestigieux yacht de Bruno Roger, l’un des dirigeants de la Banque Lazard, proche de Nicolas Sarkozy. Il s’agit de la première victime confirmée dans l’entourage immédiat du président déchu.

La France qui ne souhaitait pas accueillir l’ex-président tunisien en fuite, ferme également sa porte aux membres de sa famille. Interrogé hier sur France Info, François Baroin, le porte-parole du gouvernement, a été clair : "La famille de Ben Ali présente sur le territoire français n’a pas vocation à y rester". La déclaration a eu des conséquences immédiates, puisque dans la foulée, la famille de Zine el-Abidine Ben Ali, dont sa fille Nesrine, ont quitté l’hôtel du parc Eurodisney où ils séjournaient depuis jeudi. "Personne ne sait où ils sont allés", a déclaré hier en milieu d’après-midi un responsable du Disneyland Hotel.

Le pilote d’avion, Mohamed Ben Kilani est en passe de devenir un héros, salué hier par des applaudissements en plein milieu d’un vol de la compagnie Tunis Air à destination de Lyon ; vendredi, il a refusé d’embarquer cinq membres de la famille de l’épouse de Ben Ali, la famille Trabelsi. "J’ai décidé de ne pas participer à cette expédition de criminels. Si je ramène cette famille je serai un traître pour toute ma vie", a expliqué le pilote...

Qui étaient les cinq membres de la famille Trabelsi qui voulaient fuir le pays ? Que sont-ils devenus ? Ils pourraient avoir été "placés en état d’arrestation".
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Message  niouze le Dim 16 Jan - 14:30

Tunisie : les milices contre la révolution


info provenant en direct de la bas
on dirait que c'est la garde presidentielle qui fait tout, en dirait que le plan du président était de foutre la pagaille dans le pays quand il part et puis il reviens en héros d'après un membre de sa famille qui a été arrêté 800 voiture sans plaque pleine d'arme circule dans le pays et 3500 membre de la garde présidentielle exécute le plan le total de sa garde est 5000 personne

info direct (donc excusez l'écriture et la formulation )

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Message  ivo le Dim 16 Jan - 16:38

RSF demande une enquête sur la mort du photographe français
FRANCE INFO - 14:49
L’organisation Reporters sans frontières exige que "toute la lumière soit faite" sur le décès de Lucas Mebrouk Dolega, photographe de l’agence EPA, survenu aujourd’hui à Tunis, et sur l’éventuelle responsabilité des forces de l’ordre du pays.
"L’enquête doit explorer la piste d’un acte intentionnel de la part des forces de l’ordre. Nous soutiendrons, dans tous les cas, les poursuites engagées par les proches de la victime, le cas échéant", a ajouté RSF dans un communiqué. Lucas Mebrouk Dolega "est le premier photographe français mort dans l’exercice de ses fonctions depuis 1985, et le premier journaliste étranger à trouver la mort en Tunisie", précise l’organisation.

La mort d’un photographe français en Tunisie, Soazig Dollet de Reporter sans frontière veut que toute la lumière sur cette affaire (0'42")

Âgé de 32 ans, Lucas Mebrouk Dolega n’a pas survécu à ses blessures à la tête. Il avait été atteint par un tir de gaz lacrymogène tiré à bout portant vendredi à Tunis, alors qu’il couvrait les manifestations devant le ministère de l’Intérieur. Touché à l’oeil et à la tempe gauche, il avait été opéré, puis placé en coma artificiel après que son état se fut dégradé.

RSF considère que le photographe a été "délibérément pris pour cible". Pour le responsable du bureau d’EPA (European Pressphoto Agency) à Paris, Horacio Villalobos, "si un policier tire, comme ça a été le cas, une grenade lacrymogène à cinq mètres de distance en visant la tête, c’est dans l’objectif délibéré de blesser et même de tuer. Pour moi, en tant que collègue et ami de Lucas, je considère qu’il s’agit d’un véritable assassinat. Ce n’est pas une balle perdue."
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Message  Lib le Dim 16 Jan - 16:50

ivo a écrit:RSF demande une enquête sur la mort du photographe français
FRANCE INFO - 14:49
"si un policier tire, comme ça a été le cas, une grenade lacrymogène à cinq mètres de distance en visant la tête, c’est dans l’objectif délibéré de blesser et même de tuer. Pour moi, en tant que collègue et ami de Lucas, je considère qu’il s’agit d’un véritable assassinat. Ce n’est pas une balle perdue."

Ben les flics là bas, ils ont suivi le professionnalisme de la police française dicté par MAM. Il ont prit l'exemple des tirs de flashball.

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Message  ivo le Dim 16 Jan - 16:59

Tunisie. Fusillade au centre de Tunis : les rues se vident [heure par heure]
16 janvier 2011 à 16h16 -
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/tunisie-fusillade-au-centre-de-tunis-les-rues-se-vident-heure-par-heure-16-01-2011-1176335.php
Le calme n'est pas revenu à Tunis. Après les événements d'hier qui ont vu le président Ben Ali être définitivement écarté du pouvoir au profit temporaire de l'ancien chef du parlement, Foued Mebazaa, de nouvelles scènes de violences ont été observées cette nuit dans la capitale par notre envoyé spécial Yvon Corre. La journée s'annonce longue. Un bateau est arrivé dès les premières heures du jour le port de Tunis pour embarquer les personnes souhaitant quitter le pays. La justice a lancé un mandat d'arrêt contre le général Sériati, accusé d'être responsable des violences commises par les milices à l'encontre la population.


A lire également
> Retour sur la première journée de l'après Ben Ali [heure par heure]
> Police détestée, armée chérie
> Le tardif "soutien déterminée" en France au peuple
> Tunis retient son souffle


16 h : échanges de tirs nourris dans le centre de Tunis
Les rues du centre de Tunis se sont vidées en début d'après-midi. Des tirs réguliers, d'abord sporadiques, puis de plus en plus nourris, étaient échangés entre des personnes cachées dans des immeubles et des policiers, tout près de l'avenue Bourguiba. Parallèlement, la chasse aux membres du clan Ben Ali se poursuit. Cette nuit, un neveu de l'ancien président a été interpellé avec dix autres personnes qui "tiraient en tous sens" à bord de véhicules de police, dans le centre du pays. Un des tireurs nocturnes aurait été abattu au cours de l'opération.

15 h : le général Sériati arrêté alors qu'il tentait de fuir en Lybie
Le général Ali Sériati a été arrêté. Accusé par la justice d'être à l'origine des exactions contre la population commises par les milices, l'ex-chef de la sécurité du président Ben Ali tentait de fuir le pays. Il a été interpellé au sud de la Tunisie, à Ben Guerdane, à proximité de la frontière lybienne. Sériati a été placé sous mandat de dépôt après présentation des chefs d'inculpation. Impossible ce dimanche d'obtenir des informations sur Zine El Abidine Ben Ali. L'Arabie Saoudite, où il s'est réfugié, maintient un black-out total sur le séjour de l'ancien président tunisien.

14 h : mandat d'arrêt contre l'ex-chef de la sécurité de Ben Ali
Un mandat d'arrêt a été lancé contre l'ex-chef de la sécurité du président de Ben Ali. Le général Ali Sériati est formellement accusé d'être le responsable des exactions actuelles contre la population avec un groupe de ses collaborateurs. le chef d'accusation : complot contre la sécurité intérieure de l'Etat, incitation à commettre des crimes et à s'armer et provocation au désordre". Le général serait derrière les milices qui sont responsables des désordres récents dans la capitale et d'autres villes du pays. Les premiers touristes français bloqués ces derniers jours en Tunisie sont arrivés ce dimanche midi à Paris.

13 h : départs massifs au port et à l'aéroport de Tunis
Des centaines voire des milliers de touristes tentent actuellement de quitter la Tunisie. Le paquebot Danielle Casanova mouille dans le port de Tunis où les files d'attentes de véhicules s'étirent le long des quais d'embarquement. Même affluence à l'aéroport. "On ne peut pas dire qu'il est pris d'assaut, mais il est plein. Tous les guichets sont ouverts. Les files d'attente sont très longues", a constaté notre reporter Yvon Corre. L'ambiance ? Les yeux sont rougis. On discute un peu. Qui raconte comment il a été mis en joue par la police, qui se plaint de l'absence de l'ambassade de France, qui exprime l'angoisse de ces derniers jours... "Mais les gens sont surtout pressés de quitter le pays", raconte notre reporter qui assure que pour l'instant les départs sont bien organisés.


12 h : première réunion politique sur fond d'évacuation
Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi doit réunir ce dimanche des représentants des partis politiques et de la société civile. le but : former le gouvernement qui assurera la transition jusqu'aux élections, prévues dans un délai de 60 jours. Dans le même temps, les évacuations se poursuivent en Tunisie. La "quasi-totalité" des touristes français bloqués seront rentrés lundi, assure le Syndicat national des agences de voyage (SNAV). On vient également d'apprendre la mort du photographe français de l'agence EPA Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, blessé vendredi à Tunis par un tir tendu de grenade lacrymogène. En hommage, voici ses dernières photos.

11 h : la vie reprend malgré tout
La vie reprenait son cours ce dimanche matin à Tunis. Certains carrefours étaient surveillés à la fois par des militaires et par des policiers en uniforme. Quelques rares cafés ont rouvert. Au marché central, un bon quart des étals étaient approvisionnés en fruits et légumes mais les clients se plaignaient d'une soudaine montée des prix. la tension reste palpable. Notamment à l'aéroport. Un millier de passagers souhaitant quitter le pays y ont passé la nuit. Sous la "protection" d'hommes en civil, fusils d'assaut en bandoulière, qui veillaient à ce que personne ne sorte de l'enceinte.

10 h : un commandant de bord acclamé en héros
Les passagers d'un vol Tunis Air ont réservé une salve d'applaudissements au commandant de bord samedi, dès qu'ils ont appris son nom. Mohamed Ben Kilani, 37 ans, cheveux courts et fines lunettes, aurait refusé la veille d'embarquer à Tunis des membres de la belle-famille honnie de l'ex-président Ben Ali faisant de lui un héros du peuple.

9 h : arrivée d'un bateau de rapatriement dans le port de Tunis
Un bateau est entré ce matin dans le port de Tunis, assure notre envoyé spécial. Il doit embarquer les personnes souhaitant quitter le pays où règne toujours un climat de tension.

8 h : nuit difficile à Tunis
"Toute la nuit, j'ai entendu des hélicos passer au-dessus de l'hôtel, des cris et des tirs dans la ville". Notre envoyé spécial, Yvon Corre, n'a quasiment pas fermé l'oeil. L'ambiance reste très tendue à Tunis. Selon plusieurs témoignages, les tirs proviendraient de plusieurs ambulances blanches circulant dans les quartiers et mitraillant les façades des maisons. Les Européens encore sur place "se planquent chez eux", assure notre reporter. Face aux menaces et aux pillages, des comités de vigiles ont été mis en place et devaient se multiplier dans les quartiers, organisant des rondes pour protéger les habitants.

7 h : un proche de Ben Ali succombe à ses blessures
Imed Trabelsi, neveu de l'épouse de l'ex président Zine El Abidine Ben Ali, a succombé dans la nuit à une blessure à l'arme blanche à l'hôpital militaire de Tunis. Il s'agit de la première victime confirmée dans l'entourage immédiat du président déchu.


Tags : tunisie monde actualité ben ali direct
Les images des manifestations de vendredi
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:12

Tracfin lance la chasse aux biens tunisiens suspects
Par TF1 News, le 16 janvier 2011 à 09h05, mis à jour le 16 janvier 2011 à 13:58
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/tracfin-lance-la-chasse-aux-biens-tunisiens-suspects-6225155.html
Dossier : Crise en Tunisie
Après une période de silence embarrassé, la France est soucieuse de donner des gages à la Tunisie. Elle se dit prête à "répondre sans délai à toute demande sur des avoirs tunisiens en France". Toute opération suspecte sur des comptes des proches de Ben Ali pourra être bloquée.

Tunisie, Côte d'Ivoire, Sahel : depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy doit gérer une série de crises dans plusieurs des ex-colonies françaises, l'obligeant à une gestion délicate sous l'oeil critique de l'opposition. Devant "la complexité" de la situation en Tunisie, "plus on est discret, plus on est efficace", plaidait-on dans l'entourage du chef de l'Etat encore vendredi soir. C'était juste avant la révélation de la fuite de Zine El Abidine Ben Ali, aujourd'hui réfugié en Arabie saoudite, après un mois de manifestations réprimées dans le sang. Dès la nouvelle connue, le président organisait la première réunion, avec le Premier ministre, François Fillon, consacrée à ce dossier brûlant d'une ex-colonie où résident au moins 22.000 ressortissants français (dont les deux-tiers sont des bi-nationaux).

Désormais, Paris veut donner des gages. Les autorités françaises ont annoncé samedi avoir pris des dispositions pour bloquer des mouvements suspects d'avoirs de l'ex-président tunisien Zine el Abidine Ben Ali et de son entourage en France. Et un communiqué de l'Elysée a fait savoir que la France est à la disposition des autorités constitutionnelles tunisiennes "pour répondre sans délai à toute demande sur des avoirs tunisiens en France". Le ministre du Budget, François Baroin, a précisé sur RTL avoir demandé à l'organisme antiblanchiment Tracfin "d'informer les banques, les établissements financiers pour qu'ils exercent une vigilance renforcée sur tous les mouvements financiers qui concernent les avoirs de la famille et de l'entourage de l'ancien président Ben Ali". Tracfin, qui dépend de Bercy, "pourra ainsi bloquer les opérations et le cas échéant saisir l'autorité judiciaire". Mais sur la présence de ces fonds que la famille de Ben Ali pourrait avoir en France, la discrétion est encore de rigueur : "Il est possible, probable, qu'il y ait des avoirs financiers ici, comme un peu partout dans le monde", a commenté François Baroin.

Sarkozy appelle à l'apaisement

Le président français, silencieux sur la situation en Tunisie depuis le début des événements il y a un mois, a précisé que la France apporte "un soutien déterminé" au peuple tunisien, qui "exprime sa volonté de démocratie". Nicolas Sarkozy a appelé à l'apaisement et à la fin des violences et a demandé l'organisation "d'élections libres dans les meilleurs délais". Il a rappelé que la politique de Paris est fondée sur "la non-ingérence dans les affaires intérieure d'un Etat" mais aussi sur le "soutien à la démocratie et à la liberté". Et de commenter : "Dans cette période cruciale pour la Tunisie, la France est prête à répondre à toute demande de concours, afin que le processus démocratique se déroule de la façon la plus incontestable".

Une prise de position tardive... Il est vrai que les intérêts entre Paris et Tunis sont nombreux. La France, premier partenaire commercial de la Tunisie, a signé avec elle un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Elle est aussi au premier rang pour le nombre d'entreprises établies en Tunisie (environ 1250 fin 2009). La France a toujours été réticente à critiquer l'ex-président Ben Ali, un de ses principaux alliés en Afrique du Nord. Au contraire, ses dirigeants soulignaient régulièrement les points qu'ils jugeaient positifs dans son action. Ils minimisaient aussi les violations de droits de l'Homme et le caractère policier de son régime, régulièrement pointés par les ONG. Nicolas Sarkozy avait effectué en juillet 2007 en Tunisie un des premiers voyages à l'étranger de son quinquennat. Il y était retourné en avril 2008 pour une visite d'Etat. Il avait créé alors l'émoi en affirmant "qu'aujourd'hui, l'espace des libertés progresse" en Tunisie. François Fillon s'est pour sa part rendu à Tunis en avril 2009.

Par TF1 News le 16 janvier 2011 à 09:05
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:48

Tunisie : Ben Ali accusé d’avoir semé, et d’orchestrer, le chaos
FRANCE INFO - 19:13
Avec l’arrestation de deux proches de Ben Ali, la thèse de la responsabilité du président déchu dans le climat d’exactions et d’insécurité se renforce. De véritables combats opposent maintenant dans le centre de Tunis des miliciens armés par Ben Ali, aux forces loyales aux nouvelles autorités de transition.

Des chars de l'armée tunisienne ont pris position dans les rues de la capitale pour tenter de contenir les miliciens encore fidèles à Ben Ali
© REUTERS / Zohra Bensemra

Jusqu’à présent, les miliciens armés par Ben Ali se contentaient de semer la terreur la nuit dans les rues en dépit du couvre-feu, à Tunis et dans plusieurs villes du pays. Ils multipliaient les pillages et les violences à l’encontre des Tunisiens.
Un cap a désormais été franchi : de véritables combats ont opposé dans l’après-midi pendant plusieurs heures, les miliciens armés et retranchés dans des immeubles, aux forces loyales aux nouvelles autorités de transition. Des échanges de tirs nourris, dans les faubourgs de Tunis et dans plusieurs villes de province.
Deux snippers ont été abattus par l’armée aux abords du ministère de l’Intérieur.


Pour la première fois également, la justice tunisienne a mis en cause un proche du président déchu, le général Ali Seriati, accusé d’être responsable des récentes exactions commises par des hommes armés – le militaire a été interpellé alors qu’il tentait de fuir en Libye. Des exactions auxquelles aurait participé un neveu de l’ancien dirigeant, qui a lui aussi été arrêté.

Deux jours après la fuite de Ben Ali, première vague d’arrestations de hauts responsables de l’ancin régime - précisions de Grégory Philipps, l’un des envoyés spéciaux de France Info en Tunisie (1'07")

Favoriser le retour de Ben Ali
Ces éléments confortent de nombreux témoignages recueillis ces derniers jours, qui attribuent à des membres de l’appareil sécuritaire de Ben Ali la responsabilité des pillages et des exactions. Les forces restées fidèles au dictateur chercheraient à créer le chaos, pour favoriser le retour de Ben Ali, qui reviendrait en sauveur d’un pays à la dérive.
Il faut se souvenir que la sécurité présidentielle avait la haute main sur les autres forces de sécurité, et qu’elle était particulièrement redoutée par la population. Ces milliers d’hommes ont tant de choses à se reprocher qu’ils ne sont pas pressés de passer la main au pouvoir de transition.


Face aux pillages et aux violences, des comités de vigiles ont été mis en place. Ils organisent des ronds pour protéger les habitants, d’abord de manière spontanée, puis à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail, le syndicat unique.

Sur la route de Tozeur à Monastir, Grégory Philipps a croisé une population inquiète et livrée à elle-même (2'01")

Dans certaines régions, un calme relatif semble revenir - récit de Sébastien Laugénie, l’un des envoyés spéciaux de France Info en Tunisie (1'14")

Sur le plan politique, les consultations se sont poursuivies aujourd’hui avec les différents partis. La composition du gouvernement de transition et d’unité nationale devrait être annoncée lundi.

Gilles Halais, avec agences
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:59

dernière minute : A Tunis, l’armée loyale au pouvoir de transition donne l’assaut au palais présidentiel, après des échanges de tirs avec les milices armées par Ben Ali_
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Message  ivo le Dim 16 Jan - 21:09

EN DIRECT. L'armée tunisienne donne l'assaut au palais présidentiel
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/en-direct-l-armee-tunisienne-donne-l-assaut-au-palais-presidentiel-16-01-2011-1229407.php

En Tunisie, au surlendemain du départ de l'ex-président Ben Ali, réfugié en Arabie saoudite, les nouveaux dirigeants tentent de reprendre le contrôle de la situation, tandis que les habitants s'organisent en comité de défense pour éviter les pillages.

Le clan Ben Ali est accusé d'avoir provoqué ce chaos. Deux proches de l'ex-dirigeants ont été arrêtés. Les consultations sur les réformes politiques à mener ont démarré samedi. Des élections devront être organisées dans les deux mois. Retrouvez le film des événements dans le pays.

20h05. Le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, déclare que les autorités tunisiennes de transition ne feraient preuve d'«aucune tolérance» avec ceux qui sèment le chaos dans le pays, à la télévision publique. Interrogé sur la nature de ces bandes criminelles, il a répondu: «Je ne peux pas me susbtituer à la justice. c'est elle qui identifiera ces énigmes».

20 heures : l'armée tunisienne donne l'assaut au palais présidentiel de Carthage dans lequel sont retranchés des éléments de la garde présidentielle de Ben Ali, selon une source sécuritaire. Un habitant de cette banlieue huppée a dit entendre «des échanges de tirs» à proximité. Il a ajouté que l'armée avait établi un large périmètre de sécurité autour du bâtiment.

19h50 : la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, estime que la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, «devrait s'excuser» d'avoir proposé cette semaine d'aider la Tunisie à «régler les situations sécuritaires».

19h40 : des tirs sont échangés près du palais présidentiel à Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, entre l'armée et des hommes loyaux à l'ex-président Ben Ali.

19h20 : le leader d'opposition russe Boris Nemtsov vante l'exemple du renversement du régime en Tunisie, un pays qui «ressemble beaucoup à la Russie», au lendemain de sa libération après 15 jours de prison.

19h12 : la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton indique que les Etats-Unis sont «rassurés» par les récentes promesses d'ouverture formulées par le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi et le président par intérim Foued Mabazza.

19 heures : le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, met en garde l'Occident contre toute ingérence dans les affaires arabes.

18h50 : la télévision publique tunisienne annonce que deux francs tireurs ont été abattus dimanche après-midi par l'armée dans le centre de Tunis, au début des affrontements armés qui ont éclaté entre miliciens armés et forces régulières.

18h42 : le photographe français Lucas Mebrouk Dolega est «en état critique» mais il n'est pas mort, selon le consulat.

18h41: la composition du nouveau gouvernement doit être annoncée lundi, a déclaré à l'AFP Maya Jribi, secrétaire générale du Parti Démocratique progressiste (PDP, opposition légale la plus radicale en Tunisie). Selon elle, les partis auparavant proches du pouvoir en seront écartés. Le gouvernement sera composé de représentants du mouvement Ettajdid (Renaissance), du PDP, du Front démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), ainsi que de personnalités indépendantes», a-t-elle ajouté. Ces trois formations, qui faisaient partie de l'opposition légale, ont demandé une amnistie générale pour tous les prisonniers politiques. Elle souhaite que les prochaines élections soient «surveillées par un comité indépendant et des observateurs internationaux».

18h40 : Kamel Morjane, le ministre des Affaires étrangères de l'ancien gouvernement tunisien, assistera cette semaine au sommet économique arabe à Charm el-Cheikh, en Egypte, afin d'informer ses homologues des développements dans son pays

18h30 : les tirs entre miliciens armés et policiers ont cessé à Tunis depuis une demi-heure, selon les journalistes de l'AFP.

18h20 : quatre ressortissants allemands ont été arrêtés dans la capitale tunisienne en possession d'armes à bord de trois taxis avec d'autres étrangers dont les nationalités n'ont pas été précisées.

18h10 : un cirque familial italien, bloqué à Sfax par les émeutes, a été placé sous protection de l'armée et ravitaillé, selon le ministère des Affaires étrangères tunisien.

17 heures : l'ambassadeur démissionnaire de la Tunisie à l'Unesco, Mezri Haddad accuse Ben Ali d'avoir «prémédité l'anarchie avant son départ». «Il a donné des armes et beaucoup d'argent à sa garde rapprochée et à ses fidèles afin qu'ils provoquent la guerre civile». Ce plan criminel et machiavélique n'avait qu'un seul objectif: reprendre le pouvoir», poursuit-il accusant Ben Ali de «de faire passer ses crimes actuels pour des crimes commis par les islamistes et l'opposition de gauche». Plusieurs témoignages ont attribué les pillages et exactions de ces derniers jours, notamment à Tunis et sa banlieue, à des membres de l'appareil sécuritaire liés à Ben Ali et cherchant à créer le chaos pour favoriser son retour.

16h47. Audio : « A Tunis, les jeunes montent la garde jour et nuit »
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