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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Mar 18 Jan - 20:29

Un petit texte, qui date un peu, mais intéressant, dans la mesure où je trouve qu'on qualifie un peu hâtivement les évènements survenus en Tunisie de "révolution" :

La Gauche du 10 janvier 1989

Ernest Mandel

Qu’est-ce qu’une révolution ?

Une révolution, c’est le renversement radical, en peu de temps, des structures économiques et (ou) politiques de pouvoir, par l’action tumultueuse de larges masses. C’est aussi la transformation brusque de la masse du peuple d’objet plus ou moins passif en acteur décisif de la vie politique.

Une révolution éclate lorsque ces masses décident d’en finir avec des conditions d’existence qui leur semblent insupportables. Elle exprime donc toujours une grave crise d’une société donnée. Cette crise plonge ses racines dans une crise des structures de domination. Mais elle traduit aussi une perte de légitimité des gouvernants, une perte de patience, de la part de larges secteurs populaires.

Les révolutions sont, à la longue, inévitables - les véritables locomotives du progrès historique - parce qu’une domination de classe ne peut justement pas être éliminée par voie de réformes. Celles-ci peuvent tout au plus l’adoucir, pas la supprimer. L’esclavage n’a pas été aboli par des réformes. La monarchie absolutiste de l’Ancien Régime n’a pas été abolie par des réformes. Il fallait des révolutions pour les éliminer .

De même le régime capitaliste - la dépendance salariale de l’immense majorité de nos concitoyens - ne pourra être aboli petit à petit. La masse des salarié(e)s-appointé(e)s ne peut pas gagner petit à petit un accès libre aux moyens de production et de survie. A cette fin, il faut supprimer la propriété privée des usines et des banques. Il faut permettre aux travailleurs librement associés de planifier l’économie pour garantir le plein emploi et une consommation décente pour tous et pour toutes, protégés contre tout effet de la concurrence ou de fluctuation de la conjoncture, ainsi qu’une réduction radicale de la semaine de travail, afin de permettre à tous et toutes de gérer leurs propres affaires, dans l’économie, dans l’État et dans la société.

Si l’on croit que le capitalisme est une nuisance qui, malgré ses performances incontestables, déclenche périodiquement des catastrophes de plus en plus graves -guerres, crises économiques, fascisme, catastrophes écologiques - si l’on croit que cette nuisance doit être éliminée pour assurer le bien-être permanent de tous et de toutes pour éviter une rechute de l’humanité dans la barbarie, voire une disparition physique du genre humain, alors il faut souhaiter la révolution et oeuvrer patiemment à la rendre victorieuse. Il n’y a pas d’autre moyen d’en finir avec le régime capitaliste.

Mais ce n’est pas seulement, et même pas en premier lieu, une question de désir ou de choix. Les révolutionnaires ne sont ni des romantiques, ni des dogmatiques qui ont vendu leur âme à un projet politique préconçu. Une étude attentive de l’histoire démontre que les révolutions sont des faits incontestables, quelles se produisent périodiquement, indépendamment du désir des révolutionnaires ou de l’hostilité des anti-révolutionnaires. De nombreuses révolutions se sont produites depuis le début de l’ère moderne, au 16è siècle. La première a d’ailleurs éclaté dans nos régions. A une seule exception près (le Japon), tous les États importants qui existent aujourd’hui sont le produit d’une ou même de plusieurs révolutions.

Au 2Oè siècle, il y a eu au moins une trentaine de révolutions, pas toutes victorieuses il est vrai. A présent, des révolutions se déroulent dans deux pays d’Amérique centrale, le Nicaragua et le Salvador. Plusieurs autres pays sont au bord d’une révolution (ce que les marxistes appellent une situation pré-révolutionnaire).

Il n’est pas vrai que les révolutions sont au fond inutiles, et que l’histoire est dominée par la règle : « Plus ça change, plus ça reste la même chose ». Les révolutions des deux siècles passés ont modifié fondamentalement la situation sociale et politique de chaque pays où elles ont triomphé. Elles ont permis un colossal progrès. Nier ce progrès, c’est nier l’évidence. On peut le mesurer en termes simples et clairs : accroissement de la production matérielle : élévation du niveau de vie ; accroissement de la culture ; accroissement des libertés politiques et des droits de l’homme.

Il est vrai que cet acquis est généralement inférieur aux espoirs des participants aux révolutions, et aux promesses de leurs dirigeants. Mais il est fort réel si on compare la situation qui existe lorsque les conquêtes révolutionnaires ont été consolidées avec la situation sous l’Ancien Régime.

Pourquoi éclatent des révolutions ?

Les adversaires de la révolution affirment qu’elle coûterait trop cher, que son prix en vies, souffrances humaines serait trop élevé. Pour pouvoir argumenter dans ce sens, il faut être aveugle de l’oeil droit, c’est-à-dire oublier (ou faire semblant d’oublier) les pertes en vies et en souffrances humaines causées par le régime qui existe avant la révolution.

Prenons un exemple au 2Oè siècle. Beaucoup d’idéologues hostiles à la révolution, y compris au sein de la social-démocratie, incriminent les pertes que les révolutions russe et chinoise ont entraînées, sans même distinguer les pertes causées par ces révolutions en elles-mêmes, et les pertes causées par la contre-révolution. Mais il ne « comptabilisent » pas les pertes qu’ont entrainés les guerres impérialistes et les guerres coloniales causées par le régime capitaliste, qui, comme le disait Jaurès, porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. Ces millions de morts sont considérés comme le produit de la fatalité, voire comme « naturels ». Seule la révolution est considérée comme "inhumaine".

Ensuite, argumentent les adversaires des révolutions, on aurait pu réaliser le même progrès que la révolution a finalement apporté, en y allant plus doucement, par voie des réformes successives, en prenant son temps. Comme le dit le nouvel hymne de la social-démocratie allemande qui a remplacé "L’Internationale » et chante maintenant : goutte par goutte nous creuserons la pierre (peut-être en l’an 3.000) ? Seulement voilà : les révolutions ne sont pas artificiellement déclenchées par de méchants révolutionnaires. Elles éclatent, comme de véritables forces de la nature, lorsque les contradictions économiques, sociales et (ou) politiques sont devenues incompressibles et incontrôlables par les tenants du pouvoir. Pour cette même raison, révolution et contre-révolution se trouvent la plupart des fois face à face, du fait de ces contradictions. Ceux qui refusent d’appuyer et de mener à bien la révolution, favorisent objectivement, ou renforcent sciemment, la contre-révolution.

De nouveau, il y a un exemple particulièrement navrant dans l’histoire du 2Oè siècle. En novembre 1918, une puissante révolution éclata en Allemagne. Pratiquement dans toutes les villes, les ouvriers s’emparèrent du pouvoir, ren- versant les vieilles structures de l’Empire de Guillaume II. Sous prétexte de "rétablir l’ordre » et de "marcher légalement vers la socialisation" à travers des élections parlementaires, la droite social-démocrate maintint en place les restes de l’armée impériale. Elle s’appuya sur celle-ci pour désarmer les ouvriers et supprimer les pouvoirs des conseils ouvriers -au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts, soit dit en passant. Elle permit la constitution de corps francs pré-fascistes, qui furent les noyaux des futurs SA et SS. Elle prépara ainsi le terrain pour le triomphe final de la contre-révolution sanglante : la prise du pouvoir par Hitler en 1933.

Une révolution socialiste victorieuse, en 1918, aurait épargné à l’Allemagne et à l’Europe les dizaines de millions de morts causées par les nazis et par la Deuxième guerre mondiale, à un prix infiniment plus réduit en vies humaines. Si nous sommes révolutionnaires, c’est avant tout parce que nous comprenons ce choix historique.

Nous sommes profondément convaincus que le régime capitaliste est entré en déclin, que les nouvelles avancées de bien-être matériel qu’il réalise encore de temps en temps sont contre-balancées par un coût destructeur de plus en plus élevé. Nous sommes convaincus que ce régime est déchiré par des contradictions de plus en plus multiples et incontrôlables, que périodiquement les larges masses se rebellent contre ce régime dans des mouvements puissants qui pourraient ouvrir la voie du progrès s’ils aboutissent à la victoire, et que le devoir des socialistes est d’assurer cette victoire par une ligne politique adéquate. Si l’occasion est ratée, alors le risque que le régime capitaliste sombre dans des catastrophes plus graves encore que celles que nous avons déjà connues dans le passé s’accroît de plus en plus.

Répétons-le : les révolutions ne sont pas « provoquées » ou « déclenchées » artificiellement par des « conspirateurs », ou des « groupes subversifs", voire des « chefs d’orchestre occultes ». Elles sont déclenchées par de larges masses, dans des situations de « crise de régime ». Rappelons la formule de Lénine, dont la vérité est patente à la lumière de l’étude : il y a situation révolutionnaire lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner normalement, et lorsque ceux d’en bas ne se laissent plus gouverner comme avant.

Révolutions sociales et révolutions politiques

Ces remarques générales s’appliquent à toutes les révolutions des deux derniers siècles. Mais une première distinction s’impose. Les structures vermoulues que les révolutions balayent peuvent être de nature essentiellement économiques et politiques à la fois ; elles peuvent être de nature seulement politiques. Dans le premier cas, il s’agit de révolutions sociales. Dans le second cas, il s’agit de révolutions politiques.

Les révolutions sociales renversent le pouvoir d’une classe sociale et y substituent celui d’une autre classe. Elle changent le régime économique. Elle substituent à un mode de production qui freine de plus en plus l’essor des forces productives un mode de production supérieur (ou du moins les prémisses indispensables pour l’avènement de ce mode de production supérieur).

Les révolutions politiques maintiennent le régime économique, le mode de production existant. Elles le consolident même (du moins la plupart des fois). Elles substituent donc au pouvoir d’une fraction majeure de classe, devenu un frein au progrès historique, celui d’une autre fraction de la même classe.

Ainsi la Révolution française de 1789 fut une révolution sociale substituant au pouvoir de la monarchie absolue, de la noblesse et de son allié le haut clergé, le pouvoir de la bourgeoisie, qui permit l’essor du capitalisme industriel. Par contre, les révolutions, françaises de 1830 et de 1848 ne furent pas des révolutions sociales mais bien des révolutions politiques. Aucune nouvelle classe ne se substitua à la bourgeoisie suite à leur victoire. Aucun autre régime économique ne remplaça le régime capitaliste. Mais au sein de la bourgeoisie, le pouvoir passa successivement de la bourgeoisie terrienne à la bourgeoisie bancaire, puis de la bourgeoisie bancaire à la bourgeoisie industrielle.

Parallèlement, des contre-révolutions sociales font rétrograder une société d’un régime économique établi grâce à la révolution au régime économique antérieur. Il y en a eu peu ou prou au cours des 200 dernières années. La restauration du capitalisme en URSS ou en Chine serait une telle contre-révolution sociale. Elle ne s’est pas produite(nous ne disons pas qu’elle ne pourrait jamais se produire. Les Nazis ont essayé de la réaliser dans les territoires qu’ils occupèrent en 1941-1943)

Des contre-révolutions politiques font perdre le pouvoir aux fractions les plus radicales, les plus progressistes, de la classe dominante et de ses alliés, au profit de fractions plus conservatrices. Elles peuvent amener beaucoup de régressions, non seulement dans le domaine politique mais encore sur le plan économique et social. Mais elles ne renversent pas le régime économique fondamental. Ainsi, le 9 Thermidor - lorsque le règne des Jacobins fut renversé en France - ouvrit un série successive de contre-révolutions politiques qui domina la scène politique pendant 35 ans. On connut successivement le règne des Thermidoriens (le Directoire), celui de Napoléon Bonaparte (le Consulat, puis l’Empire), la restauration de la monarchie des Bourbons. Mais il n’y eut point de retour à l’Ancien Régime semi-féodal. Le capitalisme continua à se développer. Cela provoqua d’ailleurs à la longue de nouvelles révolutions politiques.

La révolution belge de 1830 fut également une révolution politique et non sociale. Le capitalisme était déjà établi dans notre pays avant septembre 1830. C’est le pouvoir politique qui passa d’une fraction de la classe dominante (orangiste hollandaise) à une autre fraction. De même, après la victoire de la révolution d’octobre en Russie, s’est produite une contre-révolution politique, un Thermidor qui, lors de la dictature stalinienne sanglante, a impliqué le triomphe de la réaction, de la régression, dans la plupart des domaines de la vie sociale. Le pouvoir politique de la classe ouvrière et d’un parti authentiquement ouvrier est passé dans les mains d’une bureaucratie privilégiée, usurpatrice et parasitaire. Il faudra une nouvelle révolution politique pour rétablir un authentique pouvoir des soviets, une authentique gestion de l’économie par les travailleurs, une authentique démocratie socialiste.

Révolutions bourgeoises et révolutions prolétariennes

Une autre distinction s’impose à côté de celle entre révolutions sociales et révolutions politiques : la distinction entre révolution bourgeoise et révolution prolétarienne (socialiste). Une révolution bourgeoise substitue le pouvoir du Capital à celui de la noblesse foncière et de la Cour. Elle permet l’essor de l’industrie capitaliste. Elle représente un progrès incontestable par rapport à la féodalité, mais un progrès que les salarié(e)s ont payé et payent encore d’une exploitation et d’une insécurité d’existence impitoyables.

Une révolution prolétarienne (socialiste) signifie l’abolition du pouvoir du Capital, d’abord au niveau de l’État (et notamment l’élimination de son appareil de répression), ensuite très rapidement dans les pays industrialisés, au niveau de l’économie. Ainsi commence l’effort pour construire une société nouvelle, la société socialiste sans classes, dans laquelle les producteurs et les citoyens décident librement de leur sort en gérant eux-mêmes (elles-mêmes) l’économie et l’État.

La bourgeoisie a joué un rôle révolutionnaire aux 16è, 17è et 18è siècles. Elle a elle-même déclenché de puissantes révolutions, s’appuyant sur les masses populaires. La révolution française de 1789 a vu à la fois l’apogée de ce rôle révolutionnaire de la bourgeoisie et le début de son retournement. En effet, au fur et à mesure que se développe le capitalisme, et surtout après la révolution industrielle de la fin du 18è siècle, une nouvelle classe sociale apparaît sur la scène historique : d’abord le « quatrième État" ou pré-prolétariat puis, la classe ouvrière industrielle, puis la classe des salarié(e)s au sens le plus large du terme.

Plus les révolutions bourgeoises tardent à se produire, plus forte est cette classe ouvrière lorsqu’elles éclatent finalement, et plus la bourgeoisie doit littéralement se battre sur deux fronts : contre les forces de l’Ancien régime d’une part ; contre le prolétariat montant d’autre part.

Déjà au cours de la révolution française de 1789, ce fut davantage le cas qu’au cours de la révolution anglaise du 17è siècle. En 1848, en Allemagne, en Italie et surtout en France, ce fut davantage le cas qu’en 1789. En Russie en 1905 et en 1917, en Chine en 1925-27, et à partir de 1937-1946, ce fut encore plus vrai qu’en 1848. Plus le prolétariat est développé, plus la bourgeoisie commence à craindre la révolution, même lorsqu’elle n’est pas encore au pouvoir. Elle craint de plus en plus -à juste titre d’ailleurs -que les classes dites populaires combinent la lutte pour la conquête des libertés démocratiques -pour la con- quête de la terre par les paysans, pour leurs droits nationaux- pour une solution anticapitaliste.

Dans ces conditions, la bourgeoisie n’est plus capable de mener la révolution jusqu’à la victoire. Elle finit par passer dans le camp de la contre-révo- Iulion. Seule une direction non-bourgeoise de la révolution (jacobine-petite-bourgeoise en 1789-1793 ; prolétarienne à partir de 1848) peut permettre une victoire de la révolution. Celle-ci devient dès lors une « révolution permanente ». Elle passe, sans interruption ni étape intermédiaire, de la conquê- te du pouvoir par la classe ouvrière, qui réalise des tâches nationales-démocratiques, au début de réalisation de tâches anticapitalistes, socialistes.

Les révolutions qui se sont déroulées depuis la 2è guerre mondiale n’ont pu vaincre sans cette conquête du pouvoir par la classe ouvrière, alliée aux autres classes populaires. Mais elles sont marquées par des situations spécifiques dans différente, parties du monde, définies notamment par des lâches stratégiques différentes à résoudre. Celles-ci correspondent aux problèmes passablement différents auxquels sont confrontées les masses laborieuses dans les pays dits du tiers-monde, dans les pays dits « socialistes », et dans les métropoles industrialisées capitalistes (pays impérialistes). C’est pourquoi la IVè Internationale utilise à ce propos la formule des « trois secteurs de la révolu- tion mondiale).

Mais ce qui fait l’unité entre ces trois secteurs, c’est le fait que, dans chacun d’eux, le prolétariat, la classe des salarié(e)s-appointé(e)s, est le seul sujet révolutionnaire efficace, le seul qui dispose, du moins potentiellement de la force de paralyser le pouvoir économique et politique du Capital, de substituer un ordre égalitaire et libre au désordre fondé sur l’oppression et l’exploitation.

Certes, cette classe n’est pas en permanence mobilisée, ni surtout toujours mobilisée de manière révolutionnaire. C’est pourquoi d’ailleurs les explosions révolutionnaires n’éclatent qu’à intervalles espacés. Mais c’est seulement lorsque ces explosions d’activité de masses rebelles se produisent que les écuries d’Augias du vieux monde, remplies non seulement d’ordures mais de dynamite risquant de faire voler en l’air notre planète, pourront être radicalement nettoyées. Qu’elles le soient effectivement, cela dépend d’une conscience et d’une direction révolutionnaire adéquates du prolétariat.

C’est parce que nous croyons qu’à la longue ces explosions révolutionnaires se produiront de toute façon que nous devons préparer dés aujourd’hui leur victoire -qui n’est guère facile en construisant dès aujourd’hui un Parti et une Internationale révolutionnaires.

En fin de compte, la révolution socialiste réalisée par la mobilisation, l’activité et l’auto-organisation généralisées des masses laborieuses, confirmera la vieille devise que Marx donna au mouvement ouvrier dès la Première Internationale : « L’émancipation des travailleur sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes.

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Mar 18 Jan - 21:30

C'est pas un sujet, c'est un peu tout le fofo. Je trouve juste qu'on va un peu vite : Ben Ali est parti, mais je ne pense pas que le système va changer fondamentalement. Je souhaite me tromper. Les autres, vous en pensez quoi ?

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Mar 18 Jan - 21:37

J'ai dit "les autres"^^...
Justement, c'est bien ça le problème : qu'ils ne sachent pas. La preuve qu'une révolution se prépare et ne peut pas être que le fruit de l'exaspération et du désespoir.
Et ce que je dis c'est qu'on emploie le mot "révolution" un peu vite : ça aide à faire peur, on a tellement de chance de vivre dans un pays "calme". Même les manifs sont calmes ici, ceux qui s'énervent un peu finissent en gav.

Imagine, demain on vire Sarko (j'avais même dit ça par provoc au début du topic) : il est remplacé par x (président du Sénat) ou y (un socialiste quelconque qui se présente comme un sauveur). Tu crois que ça va changer tout le système ?

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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  Invité le Mer 19 Jan - 8:12

En me relisant, je réalise que je suis plutôt confuse dans mes posts d'hier soir (la fatigue sûrement^^).

Juste 2 choses :

- Que ce soit la rue qui ait chassé Ben Ali du pouvoir ne prouve pas qu'il s'agisse d'une révolution comme nous l'entendons. On peut faire une révolution réactionnaire (je ne dis pas que c'est le cas ici, au contraire, mais rue ne veut pas dire établissement d'une société libertaire et autogestionnaire). On a tendance à confondre moyens (la rue, les émeutes) et buts visés (quelle société veut le peuple tunisien, dans le cas où cette situation se présenterait ici, quelle société voulons-nous ?).

- Le mot que nous entendons le plus souvent n'est-il pas le mot "démocratie" ? Quelle notion ce mot recouvre-t-il ? Ne s'agit-il pas, dans la tête du peuple tunisien, d'une démocratie du type de la nôtre, de cette fausse démocratie qui fait illusion dans de nombreux pays ?

Je ne pense pas à la place du peuple tunisien : je l'entends et je pose la question.

Si vous la trouvez idiote, ceux d'entre vous qui sont admin/modos, vous pouvez supprimer mes posts, ça vaudra toujours mieux que de vous en foutre.

Ah, et je n'ai finalement pas l'intention d'ouvrir un topic dédié : notre forum est essentiellement basé sur l'actualité, beaucoup plus que sur les théories. Nous avons l'occasion de nous saisir de cette actualité pour discuter de nos idées. Ce serait bête de nous en priver (on a des idées hein ? rassurez-moi, on n'est pas là que pour poster des dépêches d'agences ?...)

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Message  ivo le Mer 19 Jan - 9:51

Confusion en Tunisie, après le départ de trois ministres
FRANCE INFO - 06:23
Un nouveau gouvernement mais "toujours les mêmes pratiques" : cette défiance palpable dans les rues tunisiennes, trois ministres hier en ont pris acte et décidé de claquer la porte du gouvernement de transition nommé la veille. Le Premier ministre et le président par intérim eux ont démissionné du RCD, le parti de Ben Ali, pour donner des gages de neutralité.
Gestes symboliques pour calmer le jeu, alors que doit se tenir aujourd’hui le premier conseil des ministres de cette équipe jugée encore trop liée à l’ancien régime.

Un gouvernement affaibli par le soupçon et le départ de trois ministres Explications de Sébastien Laugénie à Tunis (1'01")

Dans ce gouvernement formé lundi par le Premier ministre, huit membres de l’équipe sortante de Ben Ali, reconduits de surcroît aux postes clés tels la Défense ou l’Intérieur. Insupportable pour une partie du peuple tunisien, qui a vu là la tentative de faire perdurer les vieilles pratiques de l’ancien dictateur. Après plusieurs manifestations hier dans les rues de Tunis, Sfax ou Sousse, trois ministres nouvellement nommés, tous membres de la puissante centrale syndicale UGTT, ont décidé de se désolidariser de l’équipe gouvernementale et ont démissionné.

Un geste "irresponsable", selon les autres ministres d’ouverture. "On ne peut pas obtenir tout tout de suite, estime Ahmed Bouazi, du Parti démocratique progressiste. Nous ne démissionnerons pas pour ne pas causer un vide, causer le chaos". Ainsi, les deux principaux partis d’opposition restent au gouvernement. Et le troisième a juste suspendu sa participation.

Faisant mine de prendre leurs distances, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi et le président par intérim Foued Mebazaa ont annoncé eux qu’ils rendaient leur carte du Rassemblement constitutionnel démocratique, le RCD, parti unique de Ben Ali. Mais il n’est pas certain que cela suffise à lever les soupçons contre eux.
Autre geste emblématique pour tenter de calmer la rue, deux revendications historiques de l’opposition ont été mises à l’ordre du jour du premier conseil des ministres : l’amnistie générale et une loi sur la neutralité de l’État.

Boutheina Mzabi, médecin, venue accueillir l’opposant Marzouki Elle n’en peut plus du "système tunisien" (0'46")

Cécile Quéguiner, avec agences
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Re: Tunisie >>>>>>>

Message  ivo le Mer 19 Jan - 10:46

ah ben tiens N.N. ..... comme quoi .... ^^



Les partis français cherchent comment soutenir les Tunisiens
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-partis-francais-cherchent-comment-soutenir-les-tunisiens_953631.html
Ben Ali parti, le peuple tunisien doit maintenant s'attaquer à la transition démocratique. En France, pays d'accueil des opposants, les partis politiques, spécialement le PS, cherchent encore comment accompagner cette quête de libertés.

La frontière entre solidarité et ingérence est ténue, et les partis politiques la parcourent en ce moment en funambules. A droite, comme à gauche, une partie des élus veut aider les Tunisiens à définitivement tourner la page Ben Ali et ouvrir un nouveau chapitre, fait de libertés individuelles et d'élections libres. D'autres brandissent en retour le droit des Tunisiens à déterminer eux-mêmes leur régime.
Dans un entretien à LEXPRESS.fr, Rama Yade résume toute la complexité de la situation: "Nous n'avons pas à donner des injonctions quelconques, c'est aux Tunisiens de décider de leur destin. S'ils souhaitent le soutien de notre pays dans cette phase de transition, le rôle d'un partenaire historique comme la France est d'accompagner le changement."
Un groupe de sénateurs UMP n'a pas attendu la demande des Tunisiens. Ce lundi, son président, Gérard Longuet, a indiqué que le groupe souhaitait "apporter son concours" pour l'organisation d'élections en Tunisie "dans de véritables conditions démocratiques". Dans cette optique, il demande à Gérard Larcher "d'entreprendre dès maintenant, à cet effet, les démarches nécessaires auprès des nouvelles autorités tunisiennes".

Surtout un "relais d'opinion" et un soutien aux intellectuels
A gauche, Ségolène Royal n'a pas tardé à apporter elle aussi son aide. Samedi, elle s'est dit prête à être du "côté du peuple tunisien y compris pour une présence lors de l'organisation des élections s'il y a besoin de caution, de garantie".
Une offre, qui ne réjouit pas Pouria Amirshahi, secrétaire national PS aux droits de l'Homme: "Je veux également me rendre sur place, mais pour montrer ma solidarité. C'est tout. Ce n'est pas aux partis politiques d'aider à la tenue des élections, mais à la communauté internationale, via l'Onu, l'Union africaine, l'Union européenne."
Pour cet ancien militant des syndicats étudiants, observateur attentif des sociétés maghrébines, il faut accroître le soutien aux dissidents dans les pays dictatoriaux. Pour l'heure, le PS sert principalement de "relais d'opinions" et de "soutiens aux intellectuels", comme l'explique Pouria Amirshahi: "En diffusant des communiqués de presse, nous parvenons à transmettre le message de dissidents. Le 30 décembre, nous avons été le premier parti politique français à demander l'arrêt des tirs sur les manifestants et la libération des prisonniers politiques, et mon appel a fait l'objet d'une réponse du parti de Ben Ali." L'info fut ainsi plus largement relayée et les opposants sur place purent se rendre compte qu'à l'étranger leur combat était suivi.
"Nous nous entraiderons avec nos partis frères", ajoute Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui rappelle que le parti avait déjà soutenu de la même façon les grèves de 2008. Pour le reste, Solférino cherche encore comment renforcer l'aide aux dissidents: "Si les candidats tunisiens aux futures élections ont besoin de moyens pour faire campagne et diffuser leurs idées, nous les aiderons", affirme ainsi le porte-parole.

Les dissidents à l'école
Insuffisant pour Pouria Amirshahi, qui veut aller plus loin: "Il faut construire une solidarité internationale, pas une Internationale socialiste, un objet dépassé. Dans ce but, j'irai à Dakar en février prochain pour le Forum mondial, là où se tissent les liens entre les peuples."
La prochaine étape pour le secrétaire national sera d'inciter ses camarades socialistes à accompagner plus étroitement encore les dissidents des quatre coins du monde: "On ne les forme pas assez. Prenez l'exemple de l'Iran. Comme en Tunisie, la population est cultivée, le salaires sont bas, les jeunes nombreux, et pourtant les derniers soulèvements n'ont pas connu la même issue. Parce qu'ils sont moins bien structurés, parce que les étudiants ne sont pas des leaders politiques."
Comment remédier à cela? Pouria Amirshahi a son idée: "Je compte proposer au PS d'ouvrir son université permanente de formation aux militants démocratiques du monde entier." Une sorte d'école de la contestation populaire.


MDR !!!!
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Message  Invité le Mer 19 Jan - 12:34




What else ?

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Message  ivo le Mer 19 Jan - 13:24

what else ? ^^

la réal politik face aux branlettes des socios traitres :



La France intercepte du matériel de police acheté par le régime de Ben Ali
FRANCE INFO - 13:16
Les douanes françaises ont intercepté à Roissy une cargaison de matériel destiné à la police tunisienne. Il s’agit de grenades lacrymogènes et de matériel de protection acheté à une entreprise française. François Baroin, ministre du Budget et responsable des douanes ne dément pas que l’ordre d’interception soit venu plus haut.
Le matériel était déjà bord de l’avion, en partance pour la Tunisie, quand les douaniers français de Roissy ont débarqué et immobilisé l’appareil. Le ministre du Budget, François Baroin, qui a la tutelle des douanes, a confirmé ce midi les informations révélées par le site blog du journaliste Jean-Dominique Merchet, de Marianne2.fr.

L’affaire s’est déroulée vendredi dernier, alors que le régime de Zine Ben Ali était sur le point de tomber. Il s’agissait d’une cargaison de matériel destiné à la police tunisienne. En l’occurrence, des grenades lacrymogènes, des gilets pare-balles et des équipements divers : tout le kit du parfait maintient de l’ordre. Ce matériel avait été commandé à une entreprise française, la Sofexi, en renfort par le gouvernement tunisien de l’époque, afin de réprimer les émeutes qui se déroulaient depuis la mi-décembre.

Le ministre du Budget, François Baroin, a confirmé que les douanes ont procédé à l’interception de matériel de police destiné à la Tunisie. (0'48")

Pour quelles raisons la douane a-t-elle procédé à cette interception ? La réponse est peu claire. Et François Baroin n’a pas contribué à l’éclairer. Questionné sur le donneur d’ordre, il botte en touche. Entre l’Elysée, le ministère des Affaires étrangères et celui de l’Intérieur, la paternité de cet ordre reste indéterminée pour le moment. Un flou qui permet de laisser entendre que le gouvernement français n’a pas fait preuve de complaisance à l’égard du régime de Ben Ali, puisqu’il a bloqué son matériel de répression. En pleine polémique que les propositions de coopération policières lancées par Michèle Alliot-Marie dans l’Hémicycle, c’est toujours bon à prendre.

Mais le site d’information Rue89 croit savoir que la cause profonde de ce blocage n’est pas politique, mais technico-administrative : ce type de matériel doit systématiquement être inspecté par la douane. Et cette fois, il serait parti dans l’avion avant l’inspection. Les douaniers auraient alors demandé son retour afin d’y procéder. Sur ce, le régime de ben Ali s’est effondré.

Par ailleurs, le ministre est également resté flou sur le caractère habituel de ces commandes. François Baroin affirme qu’il n’y a pas eu d’autre commande à sa connaissance. Sans préciser si l’entreprise française était le fournisseur habituel du gouvernement tunisien, ce qui, jusqu’au tout dernier moment n’aurait alors posé aucun problème.
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Message  ivo le Mer 19 Jan - 13:44

Tunisie. Des grenades lacrymo de Ben Ali interceptées à Roissy
19 janvier 2011 à 13h07 - Réagir à cet article
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/tunisie-des-grenades-lacrymo-de-ben-ali-interceptees-a-roissy-19-01-2011-1180019.php
Du matériel de maintien de l'ordre commandé par le régime de Ben Ali à une entreprise française a été intercepté à l'aéroport de Roissy, avant la fuite du dictateur, vendredi.

L'information a été dévoilée par le blog Secret Défense. Et a depuis été confirmée par le porte-parole du gouvernement François Barouin. Vendredi, peu avant que Ben Ali prenne la fuite de Tunisie, un avion cargo chargé de matériel de maintien de l'ordre commandé par la régime du dictateur a été bloqué à l'aéroport de Roissy. Du matériel fourni par une entreprise française d'uniformes et d'équipements de police.

Tenues, protections, et grenades lacrymogènes

Selon François Barouin, "le matériel a été stocké a Roissy, la commande d'aide de Ben Ali à une entreprise [a été] interceptée". Ce sont les douanes qui ont procédé au blocage, sur intervention du Quay d'Orsay. Il semblerait que la commande comprenait des tenues, des protections et des grenades lacrymogènes, soufflantes ou éclairantes, mais pas de matériels militaires.

Rappelons que le photographe franco-allemand de l'agence EPA, Lucas Mebrouk Dolega, a été tué à cause d'une grenade lacrymogène "tirée à bout portant par un policier".


La France aurait voulu aider Ben Ali
http://www.europe1.fr/International/La-France-aurait-voulu-aider-Ben-Ali-378071/


Nicolas Sarkozy et Ben Ali, avant une réunion dans le palais présidentiel de Carthage, en avril 2008. © Reuters

Un avion est bloqué à Roissy, plein de matériel de maintien de l'ordre. Le gouvernement confirme.

Problème technique ou politique ? Un avion qui devait décoller pour Tunis est bloqué à l’aéroport de Roissy depuis vendredi, jour de la révolution du Jasmin. A son bord, "de l’équipement de police, des protections, des matraques, des grenades lacrymogènes, et toutes les choses utilisées par les forces de l’ordre quand il y a des grosses manifestations", témoigne, au micro d’Europe 1, Jean-Dominique Merchet, journaliste et auteur du blog "secret défense", sur le site de Marianne 2.

Ben Ali passe commande à une société française

Or tout ce matériel aurait été commandé par le gouvernement de Ben Ali à une société française, "spécialisée dans l'exportation d'uniformes et d'équipement de police", précise Jean-Dominique Merchet sur son blog, afin de réprimer les émeutes.Ce type de commandes "se fait avec l'aval du gouvernement", ajoute le journaliste-blogueur.

Mais vendredi dernier, l’avion n’a jamais décollé, "bloqué sous prétexte de difficultés techniques et douanières", raconte le journaliste, sur Europe 1."L'Elysée ne souhaitait plus soutenir Ben Ali", selon Jean-Dominique Merchet.

"Un appel de l’Elysée"

"L'avion devait partir en fin de matinée et les douaniers se sont soudain montrés très pointilleux, ce qui a conduit le patron du groupe à se rendre sur place. Il a alors reçu un appel d'une haute autorité de l'Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question", précise-t-il sur son blog.

Quelques heures plus tard, Ben Ali fuyait la Tunisie. La France aurait donc senti le vent tourner, et se voyait dans l’impossibilité de soutenir le dictateur déchu. "C’est une décision politique de vendre, et c’est surtout une décision politique de ne pas vendre", insiste Jean-Dominique Merchet, sur Europe 1.

Le gouvernement dit avoir "intercepté" le matériel

Le porte-parole du gouvernement François Baroin a confirmé les informations du journaliste-blogueur. Le gouvernement a "intercepté" à l'aéroport de Roissy du matériel commandé à une entreprise française par le régime de l'ex-président tunisien peu de temps avant sa chute, a-t-il déclaré mercredi. "Ben Ali a demandé du renfort et ce matériel n'est pas parti", a ajouté François Baroin, qui ne s'est pas prononcé sur l'implication du gouvernement dans la commande.

La position de la France à l’égard de la Tunisie, son ancien protectorat, est décidément bien ambiguë. Paris n’a pas envoyé de forces de l’ordre en Tunisie, comme l’avait proposé Michèle Alliot-Marie, mais le gouvernement aurait donc souhaité soutenir Ben Ali, avant de retourner sa veste.
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Message  ivo le Mer 19 Jan - 13:47

Tunisie : nouvelle manifestation hostile au gouvernement
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/tunisie-nouvelle-manifestation-hostile-au-gouvernement-19-01-2011-1234095.php
19.01.2011, 11h59 | Mise à jour : 12h52
Plus de quatre cents Tunisiens ont manifesté mercredi matin dans le centre de Tunis pour protester contre le nouveau gouvernement de transition formé lundi. Cette nouvelle manifestation a lieu le jour même où le ministre du Développement rural Nejib Chebbi annonce que le premier conseil des ministres du gouvernement transitoire se tiendra jeudi.

«Nous voulons un nouveau Parlement, une nouvelle Constitution et une nouvelle République», ont scandé les manifestants encerclés par un dispositif important des forces de l'ordre.


La rue tunisienne conteste fortement la présence dans le gouvernement de transition de membres de l'équipe sortante du président déchu Ben Ali qui a régné sans partage sur le pays pendant 23 ans avant d'être renversé.

«Le ministre des Affaires financières est un ami des Trabelsi» - famille de l'épouse de Ben Ali - pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. «RCD (Rassemblement démocratique constitutionnel, parti de Ben Ali) out !», proclamait une autre banderole.

«Peuple, révolte-toi contre les partisans de Ben Ali», «Policier, tu es une victime, viens participer avec nous à cette révolte», scandaient encore les manifestants.

Mardi, déjà, plusieurs manifestations hostiles à la présence dans les rangs du gouvernement de membres de l'équipe sortante ont eu lieu à travers le pays. Le nouvel exécutif a été formé trois jours après que Ben Ali ait été contraint de s'exiler en Arabie Saoudite. La chute du régime a été provoquée par une révolte populaire d'un mois, au cours de laquelle, selon le gouvernement, 78 personnes ont été tuées et 94 blessées.
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Message  ivo le Mer 19 Jan - 17:16

La justice tunisienne enquête sur la fortune de Ben Ali
FRANCE INFO - 15:16
Maintenant que Ben Ali n’est plus qu’une icône conspuée, c’est à sa fortune que la Tunisie s’intéresse de près. Une enquête judiciaire vient d’être lancée, pour "acquisition illégale de biens" et "placements financiers illicites à l’étranger".
La Suisse, elle, a spontanément décidé de ses avoirs - ainsi, d’ailleurs, que ceux du président ivoirien Laurent Gbagbo...

Décidément, la page Ben Ali s’est très vite tournée... Moins d’une semaine après la fuite de l’ex-président, la Tunisie se penche déjà sur la fortune amassée au cours des 23 années de "règne"...

Elle vient d’ouvrir une enquête judiciaire pour "acquisition illégale de biens" et "placements financiers illicites à l’étranger". Rien que ça.
Sont nommément visés, l’ex-président, sa femme Leila Trabelsi, ainsi que "les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères". Le clan Ben Ali-Trabelsi est accusé d’avoir mis le pays en coupe réglée depuis 23 ans.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule... Juste avant que la Tunisie n’annonce cette enquête, la Suisse a décidé de bloquer les éventuels avoirs de Ben Ali qu’elle découvrirait sur son territoire - ceux de Laurent Gbagbo subiront le même sort, mais pour d’autres raisons.

L’objectif de ces blocages, qui courent sur trois ans, est, selon la présidente de la Confédération, d’éviter que "d’éventuels avoirs acquis illicitement ne soient transférés à l’étranger avant que la Tunisie et la Côte d’Ivoire n’aient la possibilité de demander une entraide judiciaire en matière pénale pour obtenir la restitution de ces avoirs".

Cette décision a été prise parce que le pays soupçonne fortement l’existence de tels fonds. "Il y a des indices dans les deux cas (...) c’est pourquoi nous prenons des mesures de prévention et de précaution", explique Micheline Calmy-Rey. "On sait que les membres de l’entourage de M. Ben Ali, qui détenaient des positions dominantes dans l’économie et la finance, ont fait un certain nombre de voyages en Suisse ces derniers mois".

Dès samedi dernier, la France avait fait savoir qu’elle avait pris les dispositions nécessaires pour bloquer d’éventuels mouvements financiers suspects.
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Message  ivo le Mer 19 Jan - 20:08

Tunisie : nouvelles manifestations contre le gouvernement, libération de tous les détenus politiques
FRANCE INFO - 18:18
Des milliers de Tunisiens ont de nouveau exigé aujourd’hui, à Tunis comme en province, le retrait du gouvernement de transition des figures de l’ancien régime et la dissolution du parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement tunisien a remis en liberté la totalité des prisonniers politiques, y compris les membres du mouvement islamiste interdit Ennahda.
La transition démocratique s’organise en Tunisie L’ancien parti au pouvoir, le RCD devrait être dissocié de l’appareil d’Etat. Les autres partis jusque là interdits seront de nouveau autorisés. C’est le cas des islamistes d’Ennahda.
Reportage à Tunis de Claire Lalanne. (1'49")

Ces nouvelles manifestations interviennent avant même la première réunion, peut-être demain, du cabinet d’union nationale, formé lundi mais dont quatre membres appartenant à l’opposition se sont déjà dissociés.
Dans le même temps, l’Arabie saoudite où l’ancien dictateur a trouvé refuge lui a interdit toute activité politique liée à la situation dans son pays, dont il a été chassé le 14 janvier après 23 ans de règne sans partage. Les violences ont fait plus de 100 morts depuis la mi-décembre, selon l’ONU.

A Tunis, des unités anti-émeutes de la police ont étroitement encadré une manifestation de quelque 2.000 personnes, dont des islamistes, dans le centre ville, mais ne sont pas intervenues pour les disperser. Aucun incident ne s’est produit à Tunis. “Nous voulons un nouveau Parlement, une nouvelle constitution et nouvelle République”, ont scandé les manifestants, qui s’en sont pris au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Ben Ali. “RCD out”, proclamait une banderole.
La colère des manifestants vise les vestiges de l’ancien régime, dont des personnalités importantes ont conservé des postes clefs au sein du gouvernement de transition formé lundi par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.

Un parti d’opposition se retire définitivement du gouvernement
Face à ce qui est perçu comme la mainmise prolongée sur les affaires du pays de dirigeants désavoués par le soulèvement populaire, quatre ministres, dont trois représentants de la puissante centrale syndicale UGTT, ont annoncé qu’ils se retiraient. “Il nous est impossible de participer à un gouvernement qui intègre des symboles de l’ancien régime”, a répété aujourd’hui le secrétaire général de la centrale, Abdessalem Jrad.

Trois partis d’opposition non reconnus sous le régime du président déchu ont par ailleurs été légalisés durant les trois derniers jours : Tunisie Verte (écologique) d’Abdelkader Zitouni, le Parti socialiste de gauche de Mohamed Kilani et le Parti du travail patriotique et démocratique tunisien, d’Abderrazek Hammami.
Le journaliste et opposant tunisien emprisonné Fahem Boukadous, condamné le 6 juillet à quatre ans de prison ferme, a aussi été libéré aujourd’hui, selon son épouse.

En Algérie, en Egypte, et en Mauritanie, des tentatives d’immolation par le feu se sont multipliées, suivant le précédent du suicide d’un jeune Tunisien le 17 décembre dans le centre du pays, qui avait marqué le début des émeutes.

En France, trois associations ont déposé une plainte à Paris contre l’ancien président tunisien Ben Ali et son entourage notamment pour corruption.

Mikaël Roparz, avec agences
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Message  Groucho Marx le Mer 19 Jan - 20:33

Il est clair que ce n'est pas une révolution.
C'est seulement le peuple qui s'est soulevé pour renverser un gouvernement.

Ceux n'ayant pas de conscience politique développée (et cela concerne surement l'immense majorité du peuple, autant en tunisie qu'en occident) ne font pas la différence...
d'autant plus que pour ceux-là, la démocratie se limite à des "élections libres" .

Mais ffaut voir comment la situation va évoluer... Après tout le soulevement peut amener à d'autres soulevements et/ou à une révolution.
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Message  ivo le Mer 19 Jan - 21:27

Les Ben Ali-Trabelsi, les prédateurs de la Tunisie
http://www.lepoint.fr/monde/les-ben-ali-trabelsi-les-predateurs-de-la-tunisie-18-01-2011-130211_24.php
La belle-famille de l'ex-président a longtemps mis le pays en coupe réglée. Entretien avec la journaliste Catherine Graciet.

Il est accusé d'avoir pillé durant quinze ans les richesses du pays en maniant la corruption, le vol, l'intimidation. Qualifié de "quasi-mafia" par la diplomatie américaine, selon WikiLeaks, le "clan Trabelsi", belle-famille de l'ex-président Ben Ali, subit aujourd'hui de plein fouet la colère du peuple tunisien. Au cours des dernières journées d'émeutes, leurs multiples propriétés ont été brûlées et pillées. Catherine Graciet, journaliste et coauteur avec Nicolas Beau de La régente de Carthage (éditions La Découverte), répond aux questions du Point.fr.

Le Point.fr : Quand les Trabelsi accèdent-ils au pouvoir ?

Catherine Graciet : Lorsque Ben Ali épouse Leïla Trabelsi en 1992, des clans existaient déjà. Kamel Eltaief, proche ami du président Ben Ali, était surnommé "le président bis" et convoquait tous les matins les ministres pour leur donner des ordres. Deux gendres de Ben Ali, Chiboub et Mabrouk, pratiquaient déjà une forme de prédation économique sur le pays. Par exemple, en 2001, Slim Chiboub réussit à installer un hypermarché Carrefour sur un terrain que les domaines de l'État lui ont cédé à un prix symbolique. Marouane Mabrouk, lui, hérite de la concession de Mercedes à Tunis et sa femme Cyrine prend la haute main sur l'Internet en Tunisie. Après quatre ans de lutte intestine, Leïla parviendra à les mettre politiquement sur la touche.

Qui sont les chefs du clan ?

Les Trabelsi sont nombreux : en plus des dix frères et soeurs de la première dame, il faut compter sur ses neveux et nièces. La cheftaine, c'est bien sûr Leïla, qui fait faire ce qu'elle veut à l'administration. Son frère aîné, Belhassen, est le capitaine économique, un prédateur comme jamais la Tunisie n'en avait connu. Tous ont pratiqué une mise en coupe réglée du pays, des banques à la téléphonie, des transports aux douanes. Une des soeurs de Leïla a, elle, mis la main sur les buvettes des écoles et des universités : ça allait du très petit business, presque minable, au plus massif.

Au vu et au su de tous ?

Oui, et cela explique en partie l'intensité de la révolte. Les gens se vengent. En Tunisie, le peuple a une éducation à la hauteur, et a accès à Internet. Les gens étaient parfaitement informés de ce qui se passait, d'autant que beaucoup ont eu à en souffrir, et que les Trabelsi avaient un mode de vie très ostentatoire.

Où pensez-vous qu'ils soient, aujourd'hui ?

Il est difficile de se prononcer. Selon certaines rumeurs, Leïla serait à Dubaï et Sakhr el-Materi, le mari de sa fille Nesrine, au Qatar. Ce qui est sûr, c'est qu'ils resteront dans des pays d'où ils sont sûrs de ne pas être extradés. Et qu'ils vont devoir voyager pour gérer leurs avoirs à l'étranger.

Quels sont les pays concernés ?

Une grande partie de l'argent du clan est probablement à Dubaï. Peu avant la crise, ils avaient noué des relations avec de grands banquiers locaux. Ils ont sans doute aussi des avoirs à Malte, où le président se faisait soigner, ainsi qu'en Argentine. Mais leurs richesses sont, évidemment, très difficiles à chiffrer. La fortune personnelle de Ben Ali a été évaluée par Forbes, en 2008, à cinq milliards de dollars. Pour le camp Trabelsi, on peut parler sans trop de risques de centaines de millions d'euros.

De quelles protections disposent-ils ?

Celle de dictateurs proche-orientaux, bien sûr. Mais on ne saurait oublier qu'ils ont longtemps profité de la protection de l'Europe, et de la France au premier chef. Washington a lâché Ben Ali dès mercredi soir, et avait mis en garde en amont sur les dérives du régime. En France, rien. Quand Nicolas Beau et moi avons publié la régente de Carthage, on nous a même ri au nez. On nous disait : "Mais la Tunisie a une croissance stable, importante, les femmes y sont libres." Cette indulgence a, d'ailleurs, des raisons idéologiques. En arrivant au pouvoir, Ben Ali a fait le choix du libéralisme économique, et a préféré se tourner vers l'Europe plutôt que vers le monde arabe. Cela lui a valu la reconnaissance de la Banque mondiale, du FMI, et de nombreuses protections : les abus sur les droits de l'homme ont largement été passés sous silence en Europe. Quant au volet "corruption", peu de monde était au courant en Europe. Quelle entreprise va se vanter d'avoir versé cinquante millions d'euros à Belhassen Trabelsi pour s'implanter en Tunisie ?

Qu'adviendra-t-il de leur fortune en Tunisie ?

Certains parlent de nationalisations, comme celle de la banque de Sakhr el-Materi. Mais la priorité du pays est de ramener le calme dans la rue, et de constituer un gouvernement stable.
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Message  spike le Mer 19 Jan - 22:44

Oui c'est ça, ta gueule ivo Very Happy (humour!)

Je suis pas d'accord avec le texte que tu as posté Nn.
Je pense que le vieux avait raison sur ça: les "révolutions" ne se développe pas forcément au moment des situations les plus aptes à la révolution. On voit donc l'importance du spontanéisme.
De plus ce ne sont pas toujours les masses qui font la révolution, la révolution Bolchévik était fait par un petit groupe me semble -t-il....

Quant à savoir si la situation d'Algerie est une révolution, je ne sais pas (sur Radio Libertaire ils disent que oui, simple précision) mais on peut en tirer des enseignements:

-Le peuple se révolte spontanément
-Partie d'une contestation étudiantes les revendication gagne petit à petit toute la population
-Après s'être fait durement réprimé, le peuple s'arme
-Puis ils arrivent à rallier à leur cause le plus gros contre pouvoir du pays, l'UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisien)
-Ils ne se laissent pas berner par le "pouvoir de transition"
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Message  Invité le Mer 19 Jan - 23:07

spike a écrit:Oui c'est ça, ta gueule ivo Very Happy (humour!)
Je suis un peu en mode off question humour, sorry. Surtout à ce sujet. Il est vrai qu'on peut rire de tout, mais là franchement j'ai du mal. Bref, c'est sans importance et je ne crois pas avoir dit "ta gueule" à qui que ce soit ici (c'est pas trop mon style en plus). Fin du hs.

spike a écrit:Je suis pas d'accord avec le texte que tu as posté Nn.
Ai-je dit que j'étais d'accord avec tout le texte ? Certes pas. Ce que je voulais, c'était lancer une discussion car, pour une fois l'actualité rejoint nos discussions théoriques : j'ai donc trouvé qu'il était dommage de s'en tenir à des échanges d'infos même si elles sont, bien entendu, primordiales. Ta réaction et celle de Groucho me prouvent que je n'ai peut-être pas eu complètement tort, en espérant ne pas m'être trop mal exprimée pour une fois.
Je trouve dommage qu'on ait d'un côté les discussions théoriques, et d'un autre les infos, alors que la théorie ne peut que se nourrir de l'actualité et de la pratique. Savoir si un pays vit ou pas une révolution, c'est quand même un peu fondamental, non ? En tout cas, réfléchir au sein même du sujet sans en ouvrir un autre ailleurs, ça ne me semblait pas débile.
Maintenant, c'est vous qui voyez.
À suivre...

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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 9:19

Solidarité avec le peuple tunisien, Démission de Michèle Alliot-Marie et mise sous séquestre des biens de Ben Ali
http://www.mesopinions.com/Solidarit%C3%A9-avec-le-peuple-tunisien--D%C3%A9mission-de-Mich%C3%A8le-Alliot-Marie-et-mise-sous-s%C3%A9questre-des-biens-de-Ben-Ali-et-de--petition-petitions-3bc54de5965add0547ac90c599967288.html
Auteur :Collectif Sortir du Colonialisme contact@anticolonial.net
Description :Réseau de plus de 80 associations et organisations organisant la "semaine anticoloniale" du 18 au 27 février
A l'attention de Mr le président de la République Française
Pétition : Pas en notre nom !

Solidarité avec le peuple tunisien

Démission de Michèle Alliot-Marie et mise sous séquestre des biens de Ben Ali et de sa famille.

Nous avons honte : Madame Alliot Marie à l'Assemblée Nationale a déclaré : « on ne peut que déplorer des violences concernant des peuples amis. Pour autant, je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type.» 
Monsieur Bruno Le Maire a quant à lui déclaré « le président Ben Ali est quelqu'un qui est souvent mal jugé mais il a fait beaucoup de choses ». Le Président de la République Nicolas Sarkozy déclarait encore en 2008: « Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse en Tunisie ». Ces déclarations répétées renforcent le sentiment d’impunité d’un régime corrompu, répressif , responsable de la mort de plusieurs dizaines de tunisiens; Le régime fait tirer sa police à balles réelles sur son peuple , torture et en dehors de toute légalité. Alors que le Président ben Ali est passible de la Cour Pénale Internationale, les dirigeants de la France continuent à le soutenir comme si de rien n’était. Ils ne sont pas habilités à parler en notre nom.

La décolonisation n’est pas achevée. Les dirigeants français continuent à se comporter vis à vis des peuples comme lors du temps des colonies. Leur Gouverneur s’appelle Ben Ali. Les ministres et les parlementaires défendent les intérêts de la famille Ben Ali comme leur propres intérêts. Les grandes entreprises françaises qui ont souvent des intérêts croisés avec les dirigeants de ces Etats font de même.

C’est pourquoi, nous demandons par cette pétition adressée aux autorités françaises la fin de leur silence complice afin que cesse le soutien du gouvernement de la France au régime de Ben Ali

La condamnation explicite de la politique répressive du gouvernement tunisien et la demande de retrait des forces de polices et de la libération de tous les prisonniers politiques

la démission de la Ministre des Affaires étrangères pour ses déclarations honteuses

Soumettre les accords d’association entre l’Union européenne et la Tunisie au respect de la clause sur les Droits de l’homme

La mise sous séquestre des biens et comptes bancaires de la famille Ben Ali afin que le produit de ces vols soit restitué au peuple tunisien.

La position actuelle de la France n’a rien à voir avec celle du peuple français. Elle est illégitime. Que l’on cesse de parler en notre nom !

Premiers signataires:
Sarkis Frédéric, Bammou Fatma, Farbiaz Patrick, Felhendler Gisèle, Coronado Sergio, Glémain Lautre, Vanhoove Jean-Paul, Lamrani Fouzia, Aidara Moulaye, Court Mireille

Lien vers le texte : http://www.anticolonial.net
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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 9:41

Quand les oreilles de MAM sifflent à Tunis...
FRANCE INFO - 06:53
Alors que Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères, était encore interpellée hier à l’Assemblée nationale sur ses déclarations controversées sur la Tunisie, sur place, à Tunis, ses propos continuent de très mal passer.
Les rapports franco-tunisiens ont toujours été si étroits, et parfois si ambigus, que les Tunisiens de l’avenue Bourghiba ne parlent que de ça.

La ministre des Affaires étrangères a beau dénoncer à Paris des polémiques "stériles, inutiles et contraires à l’intérêt de la France", sa proposition le 11 janvier devant l’Assemblée d’apporter une aide de la France aux autorités tunisiennes reste au travers de la gorge à Tunis. "Sarko, l’UMP [et MAM] ne sont pas les bienvenus en Tunisie. Ils ont misé sur le mauvais cheval", témoigne un Tunisois.
Paroles de Tunisie contre les propos de MAM et les ambiguïtés françaises Reportage de Nasser Madji sur l’avenue Bourghiba, poumon de la Révolution à Tunis (1'13")
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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 9:43

Trois ONG portent plainte contre Ben Ali, "pour restituer sa fortune aux Tunisiens"
FRANCE INFO - 08:17
Trois ONG ont annoncé hier avoir déposé plainte à Paris notamment pour corruption contre l’ex-président Ben Ali et son entourage. L’association Sherpa en fait partie (aux côtés de Transparency International et la Commission arabe des droits humains). L’avocat Maître Bourdon, son fondateur, veut obtenir une enquête sur les biens détenus en France par le président déchu et leur restitution ensuite au peuple tunisien. Il était l’invité de France Info ce matin.
"Un patrimoine immobilier abondant et luxueux, à Paris, Courchevel et Cannes, une écurie avec des chevaux de course de grande valeur et des avoirs bancaires " : voilà les biens que William Bourdon pointent du doigt. Selon lui il est difficile d’en estimer aujourd’hui la valeur, même s’il chiffre la fortune du clan Ben Ali à l’échelle de la planète à "plusieurs dizaines de milliards de dollars".

Objectif de la plainte pour corruption, recel d’abus de biens sociaux, blanchiment aggravé et recel de détournements de fonds publics, déposée par son ONG hier : qu’un juge soit saisi, que ces biens soient gelés (pour éviter qu’ils ne fuient), qu’ils soient estimés et qu’ils soient in fine restitués au peuple tunisien. William Bourdon croit en tout cas à son initiative, qui entre dans le cadre de la convention de l’ONU dite de Merida signé en 2003 qui prévoit le rapatriement "au bénéfice des populations opprimées" des avoirs qui ont été délocalisés et pillés.
Il faut donc, selon lui, " que la France qui a signé cette convention donne le la ".

Le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, avait affirmé lundi que la France se tenait "à la disposition des autorités constitutionnelles tunisiennes" pour examiner le sort des biens immobiliers en France du président tunisien déchu, réfugié en Arabie Saoudite, et de son entourage. Une déclaration jugée "fantaisiste" par Maître Bourdon...

"Il faut estimer la valeur des biens mal acquis de Ben Ali, et les rendre ensuite à la Tunisie" explique Maître William Bourdon, de l’ONG Sherpa, interrogé par Marc Fauvelle (3'51")
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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 9:49

Ben Ali aurait envisagé de rentrer en Tunisie
L’ex-président tunisien Zine Ben Ali a déclaré au Premier ministre qu’il envisageait de rentrer de son exil saoudien mais Mohamed Ghannouchi lui a répondu que c’était impossible, a déclaré un membre du gouvernement.

L’échange s’est déroulé par téléphone, a précisé Najib Chebbi, l’un des chefs de file de l’opposition devenu ministre du Développement régional dans le gouvernement d’union nationale formé lundi.
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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 9:51

Trente-trois proches de Ben Ali arrêtés en Tunisie
Trente-trois membres de la famille du président déchu Zine Ben Ali soupçonnés de "crimes contre la Tunisie" ont été arrêtés, annonce la télévision locale, qui diffuse des images de bijoux et d’or saisis lors des interpellations. "Des enquêtes vont être menées pour qu’il soient traduits en justice", selon un communiqué lu à l’antenne émanant d’une "source officielle".
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Message  ivo le Jeu 20 Jan - 11:56

Tous les ministres tunisiens démissionnent du RCD
FRANCE INFO - 10:02
Les ministres tunisiens ont suivi l’exemple du président par interim, Fouad Mebazaa, et du Premier ministre, Mohammed Ghannouchi. Ils ont démissionné du RCD, le parti créé par le président déchu Zine Ben Ali, selon la télévision tunisienne. Quatre ministres d’ouverture avaient quitté le gouvernement pour protester contre la mainmise du RCD, que dénonçaient aussi les manifestations.


Le RCD serait-il en passe de devenir une coquille vide ? En tout cas, il a endossé le rôle d’épouvantail : hier, sésame indispensable, aujourd’hui, vieux morceau de scotch à la capitaine Haddock. Ce matin, ce sont tous les ministres du gouvernement tunisien qui ont tenté de s’en débarrasser, selon la télévision tunisienne.

Suivant l’exemple du président par interim, Fouad Mebazaa, et du Premier ministre Mohammed Ghannouchi mercredi dernier, ils ont tous démissionné du parti taillé sur mesure pour l’ex-président Ben Ali. Ils espèrent que ce geste suffira et qu’ils ne devront pas sacrifier ce qui leur est le plus précieux : leur portefeuille ministériel.

Ils ont dû lâcher ce lest face à la colère persistante des manifestants, qui reprochent au gouvernement d’avoir un visage un peu trop proche de l’ancienne équipe de Ben Ali, sans Ben Ali. Couleur renforcée depuis le départ de quatre ministres d’ouverture, hier, précisément pour protester contre la mainmise du RCD sur l’appareil d’Etat.

Ce changement cosmétique suffira-t-il ? Zine ben Ali lui-même avait tenté, sans succès, des manœuvres relevant de cette philosophie, en démettant quelques ministres. Les griefs qui sont portés en Tunisie contre le RCD et ses réseaux d’influence et d’amitié, terreau favorable à la corruption, semblent bien plus profonds qu’une simple question d’étiquette. Et bien des manifestants auront sans doute l’impression d’être pris pour des simples d’esprit. Des changements d’hommes les auraient sans doute plus convaincus.

et hop ... on change de costards ^^


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