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niger

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niger

Message  ivo le Dim 9 Jan - 18:31

La mort des deux Français enlevés à Niamey, "probablement exécutés" par leurs ravisseurs
FRANCE INFO - 09:16
Depuis vendredi soir les évènements se sont précipités. L’enlèvement des deux hommes dans un restaurant du centre de Niamey. Puis la course poursuite des militaires nigériens avec le soutien de l’armée française. L’interception des ravisseurs près de la frontière malienne. Et enfin l’annonce de la mort des deux prisonniers. Selon le porte-parole de l’état-major des armées, "à ce stade, tout laisse penser qu’ils ont été exécutés par les terroristes". Alain Juppé, le ministre de la Défense, se rendra demain à Niamey.
La mort des deux jeunes Français a été condamnée avec force par le président de la République en déplacement aux Antilles : “C’est la nation toute entière qui condamne un acte barbare perpétré par des barbares, un acte d’une lâcheté inouïe. Ce crime odieux ne fait que renforcer la détermination de la France à lutter sans relâche contre le terrorisme et contre les terroristes. Les démocraties ne peuvent pas accepter cela. Les démocraties, c’est leur honneur, c’est leur noblesse, doivent lutter pied à pied contre ces barbares venus d’un autre âge qui veulent terroriser le monde entier. Nous n’accepterons jamais le diktat des terroristes et du terrorisme”.

Depuis la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a dénoncé un "acte barbare commis par des barbares" (1'15")

Dans le communiqué publié hier soir, Alain Juppé le ministre de la défense explique que “l’opération engagée, coordonnée avec des éléments français présents dans la région, a permis à ces derniers d’intercepter les terroristes à la frontière avec le Mali et de neutraliser certains d’entre eux. A l’issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie”.

Ils sont morts “probablement exécutés par leurs ravisseurs” selon le communiqué du ministère de la Défense. Le porte-parole de l’état-major des armées, Thierry Burkhard, affirme qu’à ce stade, “tout laisse penser qu’ils ont été exécutés par les terroristes.” Et il revient sur le déroulement des opérations : “En fin de nuit,” les ravisseurs “ont été localisés par un Atlantic 2, un avion de surveillance, alors qu’ils cherchaient à rejoindre une zone refuge. Donc une intervention des forces françaises a été coordonnée avec l’armée nigérienne et a été déclenchée. Deux soldats français ont été légèrement blessés et plusieurs terroristes neutralisés. ”

La mort des deux Français, des soldats français participaient à l’opération, compte rendu du colonel Thierry Burkhard, le porte parole de l’état (0'56")

Exécutés avant l’accrochage ?

Selon un haut responsable nigérien cité par l’AFP, “les ravisseurs ont été tués, mais les corps des otages ont quant eux été retrouvés dans un endroit un peu éloigné du lieu des combats, ce qui signifie qu’ils ont été exécutés peu avant... Les ravisseurs ont trouvé la mort à bord de leur véhicule. Selon les renseignements en ma possession, ils en étaient les seuls occupants au moment de l’accrochage. Donc l’exécution des otages, c’était bien avant l’accrochage. ”

Les otages tués "avant l’assaut" ? les précisions de Mireille Lemaresquier (1'01")

Trois des ravisseurs auraient été tués dans cet affrontement.

Ce drame survient alors que 5 autres ressortissants français, enlevés eux aussi au Niger, sont retenus par Al Qaida au Maghreb Islamique depuis le mois de septembre. Faut-il désormais craindre pour leur vie ?

Jean-Pierre Filliu , professeur à Sciencers Po et spécialiste d’ Al Qaeda au Magred Islamique ne pense pas que leur situation se soit aggravée (0'34")

Selon Dominique Thomas, spécialiste des mouvements jihadistes à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), “si c’est vraiment un coup d’Aqmi, et même s’il s’agit d’une sous-traitance auprès de brigands locaux, l’objectif est de dire à Paris : vos ressortissants ne sont plus en sécurité nulle part. Cela rentre dans le cadre de la guerre psychologique entamée avec la France. Le but est de déstabiliser encore davantage la situation, de prouver que dans tout le Sahel, même dans les capitales jusqu’ici sûres, ils peuvent frapper. Pourquoi pas Ouagadougou, maintenant, pourquoi pas le Tchad, le Nigeria ? Même si le rapt a échoué, les deux gars sont morts, et ils savent que l’impact international sera très fort. Cela met Paris dans une position encore plus inconfortable, cela complique encore davantage d’éventuelles négociations sur le sort des otages de septembre : le but est atteint. ”

"Légitime et nécessaire" selon François Hollande

L’ancien numéro un du PS, François Hollande, a estimé ce matin sur Europe 1 que “dès lors que les autorités nigériennes l’ont souhaité, il était légitime et même nécessaire que les forces françaises contribuent à retrouver nos jeunes ressortissants”.


Les otages tués au Sahel

La mort des deux Français enlevés vendredi à Niamey au Niger porte à quatre le nombre d’otages étrangers tués dans la région du Sahel aux confins du Niger, du Mali, de l’Algérie et de la Mauritanie ces deux dernières années.

La première victime avait été le Britannique Edwin Dyer, enlevé le 22 janvier 2009 en compagnie de trois autres touristes européens, deux Suisses et un Allemand. Sa mort avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 3 juin. Les trois autres otages avaient été

Le 19 avril 2010, Michel Germaneau, un ancien ingénieur français de 78 ans, qui supervisait la construction d’une école pour le compte d’une organisation humanitaire, est enlevé dans le nord du Niger. Dans un enregistrement sonore diffusé le 25 juillet par la chaîne Al-Jazira, le chef d’Aqmi, Abou Moussab Abdel Wadou, justifie son exécution par la volonté de “venger” celle de combattants d’Aqmi tués trois jours auparavant lors d’un raid franco-mauritanien en territoire malien.

Le 16 septembre dernier, cinq autres Français sont kidnappés à Arlit dans le nord du Niger sur un site d’extraction d’uranium ensemble avec un Togolais et un Malgache. Il s’agit pour l’essentiel de collaborateurs des groupes Areva et Satom. Ils sont probablement détenus dans le nord-est du Mali. Ce rapt a été revendiqué le 21 septembre par Aqmi. Dans un message le 19 novembre, Aqmi a demandé à Paris de négocier la libération des otages directement avec Oussama ben Laden et exigé de la France qu’elle retire ses troupes d’Afghanistan.
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ivo

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Re: niger

Message  alangaja le Dim 9 Jan - 20:18

du coup on nous ressert l'union sacrée contre le terrorisme... AQMI demande le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, je suis d'accord avec eux !
de manière générale, le terrorisme est le boomerang de la politique étangère...
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alangaja

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Re: niger

Message  ivo le Lun 10 Jan - 11:30

Niger : la sécurité des Français en question
FRANCE INFO - 07:02
La classe politique française a exprimé sa grande émotion et son indignation après la mort des deux otages français enlevés vendredi soir au Niger, tout en appelant à la "solidarité" face à cette "barbarie" pour reprendre le terme employé par Nicolas Sarkozy. Le ministre de la Défense Alain Juppé s’est expliqué hier soir dans le 20 heures de TF1 sur l’intervention armée qui a échoué à sauver Antoine de Léocour et Vincent Delory, probablement enlevés par une branche d’Al Qaïda. Alain Juppé sera cet après-midi à Niamey pour rencontrer les autorités de pays et la communauté française, traumatisée par le drame. Etienne Monin, envoyé spécial de France Info à Niamey, est allé à la rencontre de ces expatriés.
Niger : la sécurité des Français en question L’enquête d’Etienne Monin (4'18")

Avant la venue d’Alain Juppé au Niger, le plus de France Info s’intéresse aux Français, environ 1.700 expatriés, qui vivent actuellement dans le pays. Jusqu’ici, le terrorisme ne touchait que les zones du nord. Mais cette fois la capitale Niamey est également concernée.

Suite à l’enlèvement et à la mort d’Antoine Léocour et de Vincent Delory, le ministre français de la Défense a d’ores-et-déjà appelé les ressortissants français à la plus grande prudence. Mais sur place, les mesures de sécurité n’ont rien de spectaculaire pour le moment. Quand on va devant le restaurant Le Toulousain, où les deux Français on été enlevés vendredi, on voit bien un pick-up couleur crème avec des gardes armés. Mais ailleurs, même si la présence policière est visible, cela n’a rien d’impressionnant. Et surtout, d’après plusieurs expatriés, le renfort de la sécurité date d’avant l’enlèvement. Il aurait été mis en place pour les élections locales.

Alain Juppé met en garde les ressortissants français Il y a près de 1700 Français installés au Niger. Le ministre de la Défense leur demande de faire preuve de la plus grande prudence. Alain Juppé s’exprimait hier soir sur TF1 (0'24")

Depuis trois jours, chacun regarde donc où il met les pieds et le sentiment d’inquiétude est palpable à Niamey. Au sein de la communauté française les avis sont partagés entre rester ou bien partir.
Plusieurs Occidentaux ont été enlevés au Niger ces dernières années, échouant souvent entre les mains d’Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique. En septembre, sept personnes dont cinq Français, avaient été enlevés à Arlit, dans le nord du pays, et seraient actuellement détenus au Mali. Mais la capitale nigérienne, qui était en vert sur la carte de vigilance du ministère des Affaires étrangères, restait jusqu’ici un lieu considéré comme sûr, dans un pays très pauvres mais relativement calme.

Nicolas Sarkozy dénonce "un acte barbare commis par des barbares" Le chef de l’Etat s’est exprimé sur la mort des deux Français enlevés au Niger pour la première fois hier depuis la Guadeloupe, où il est actuellement en déplacement (0'39")

Et l’on apprend ce matin que c’est Nicolas Sarkozy, de Point-à-Pitre, qui a donné son feu vert à l’opération militaire au Niger - les explications de Yannick Falt (1'02")

Aujourd’hui, chacun adopte des mesures de sécurité en fonction des consignes de l’ambassade et des procédures des employeurs. Un Français qui travaille pour une organisation belge a du par exemple respecter un couvre-feu à 21h et une interdiction de sortie dans les lieux publics à partir de 19h. D’autres ne sortent presque plus. Le centre culturel et Le lycée français on été provisoirement fermés. Ce week-end, les lieux de rassemblement comme le golf et le centre équestre ont également gardé portes closes.

Le Nord en deuil Antoine de Léocour et Vincent Delory étaient originaires de Linselles, une commune de 8000 habitants près de Tourcoing, dans le nord de la France. Le reportage d’Ariane Griessel (1'51")

Etienne Monin, envoyé spécial de France Info au Niger,
Cécile Mimaut


......
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Re: niger

Message  Invité le Lun 10 Jan - 12:53

09h15 le neuf-quinze
Les ravisseurs "viscéraux" d'AQMI

[Libé AQMI]

Unanimité nationale, après la mort des deux jeunes otages français du Niger, vraisemblablement exécutés par leurs ravisseurs, au cours d'une opération militaire franco-nigérienne. Même Villepin et Libé approuvent l'opération. Et pour cause: toute discussion était impossible. Pour Laurent Joffrin, les revendications d'AQMI sont "nébuleuses et irréalistes". "Paris déplore l'absence de revendications claires des ravisseurs" explique l'article de Libé, à propos des précédentes prises d'otages dans le même secteur. Etonnante déploration de "Paris", soit dit en passant. S'ils réclamaient quelque chose, alors on discuterait ? Mais alors, si AQMI ne demande rien, pourquoi enlève-t-elle des Français ? Parce que le groupe a été fondé par des salafistes algériens. "Ancienne puissance coloniale, la France est créditée d'une haine viscérale", écrit Libé. Pour AQMI, les Français, qu'ils travaillent pour Areva ou dans l'humanitaire, sont "des croisés qu'il convient d'éliminer jusqu'au dernier". CQFD: AQMI étant mûe par une haine "viscérale", et ne réclamant rien, on ne négocie pas avec AQMI.

Votre matinaute ne dispose pas d'une ligne directe avec AQMI, mais il lui arrive de lire les journaux. Et les journaux, après l'enlèvement des cinq Français au Niger en novembre dernier, se faisaient bel et bien l'écho d'une revendication d'AQMI: que l'armée française se retire d'Afghanistan. Certes, AQMI ne simplifiait pas les choses, en exigeant que Paris négocie "directement" avec Ben Laden. Mais exigence il y avait, bel et bien (l'article de Libé le rappelle d'ailleurs en passant).

Le retrait de la France d'Afghanistan est-il une exigence plus "irréaliste" que ne l'était notre entrée en guerre dans ce pays, sans aucun débat parlementaire ? Chacun jugera. Avec les moyens du bord: cette guerre, on l'a souvent souligné ici, se déroule dans une totale indifférence, notamment des médias français. Tout est d'ailleurs fait pour que ces médias ne contre-enquêtent pas de trop près sur la propagande de l'armée française, comme l'a assez bien montré l'énervement du pouvoir, après la prise en otages des deux reporters de France 3, Ghesquière et Taponier (même si le pouvoir semble être ensuite entré dans la voie de la négociation avec leurs ravisseurs, voir à ce sujet notre émission Ligne j@une). La participation de la France à la guerre d'Afghanistan résulte d'un choix politique, dicté par l'alliance américaine. C'est ce choix, au moins autant qu'une haine "viscérale" héritée de la guerre d'Algérie, qui désigne les Français comme cibles d'AQMI. Est-ce "irréaliste" de simplement le rappeler ainsi ?

Daniel Schneidermann

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Re: niger

Message  alangaja le Lun 10 Jan - 13:18

Schneidermann arrive encore à me faire plaisir de temps en temps... je note aussi que Dupont Aignan (député opposé à hadopi) a estimé que les otages ont payé le prix fort de notre alignement sur l'OTAN.
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Re: niger

Message  ivo le Jeu 13 Jan - 11:09

Otages tués au Niger : la version officielle mise à mal
France Info - 08:33

Des zones d’ombre subsistent sur l’intervention militaire française contre les ravisseurs de deux Français tués samedi au lendemain de leur enlèvement au Niger et dont les corps ont été rapatriés hier à Paris où a débuté leur autopsie. Le ministère nigérien de l’Intérieur a affirmé hier à l’AFP ne détenir "aucun terroriste" membre présumé d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) impliqué dans l’enlèvement des deux otages français, contrairement à ce qui avait été affirmé par Paris. Autre élément troublant : depuis le début, la France affirme que les deux otages ont été purement et simplement éliminés par leurs ravisseurs. Seulement voilà, les premiers résultats de l’autopsie des deux corps, dévoilés hier soir par l’AFP (qui cite des sources policières), font planer le doute sur cette version officielle. Le décryptage ce matin d’Étienne Monin, envoyé spécial de France Info à Niamey. Il répond à Marc Fauvelle.

France Info - Le ministre de la Défense Alain Juppé s’exprime devant la presse le 10 janvier, à Niamey.

Marc Fauvelle : Les premiers éléments de l’autopsie indiqueraient que l’un des otages français n’a pas été touché par balle. Est-ce que ce n’est pas la remise en cause de la version officielle ?

Étienne Monin, envoyé spécial de France Info à Niamey : Ce qu’avaient dit Alain Juppé et François Fillon c’est que les deux hommes avaient été exécutés par les ravisseurs. C’était lundi et mardi. Position étayée par un porte-parole du ministre de la Défense qui est allé jusqu’à préciser hier que l’un des otages avait été tué d’une balle en pleine tête et l’autre de deux balles dans le dos. Ce que révèle l’autopsie, c’est qu’il y a bel et bien eu tir à bout portant dans le visage d’un des jeunes Français, mais pas de trace apparente de balles sur le corps du deuxième qui a été entièrement brûlé, sans qu’on ne connaisse encore les causes de la mort. Ce qui relance l’hypothèse d’un décès pendant l’assaut provoqué par un incendie après un tir a l’arme lourde dans le réservoir.

Est-ce qu’on sait maintenant ce qui s’est passé après l’enlèvement ?

EM : Ce qu’ont sait de source française c’est que l’opération des forces spéciales se fait en fin de matinée, donc en plein jour, dans une zone semi-désertique, plus de 100km à l’intérieur du territoire malien, avec des tirs d’hélicoptères, puis des troupes au sol. Les Français visent trois véhicules. Deux d’entre eux seront retrouvés calcinés, le troisième n’a pas brûlé mais, élément surprenant, c’est un véhicule de gendarmes alors que les Français ont très vite dit qu’ils étaient seuls sur l’opération.

Hier d’ailleurs le ministre nigérien de l’Intérieur a tenu à faire entendre sa voix pour contredire le gouvernement Français...

EM : C’est l’une des zones d’ombre. Après les tirs, les Français disent avoir trouvé deux corps habillés en gendarmes, et deux blessés qui ont été fait prisonniers et qui on été remis aux autorités nigériennes. Le terme de prisonnier est contesté par les Nigériens. Ils expliquent que ce sont des gendarmes qui leur on été remis. On comprend donc qu’il y a polémique sur le rôle que chacun attribue a ces hommes, quatre gendarmes nigériens au total, découverts de l’autre coté de la frontière, au contact des terroristes. Cela pourrait être une complicité ou une course poursuite, ou un enlèvement, hypothèse avancée par un proche du ministre de l’Intérieur nigérien, mais non confirmée officiellement.
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Re: niger

Message  ivo le Ven 14 Jan - 12:22

Colère et tristesse des amis d’Antoine de Léocour dans une lettre ouverte à Alain Juppé
France Info - 12:02

Plusieurs amis étudiants d’Antoine de Léocour, comme lui inscrits en Master professionnel, ont décidé de b écrit une lettre ouverte au ministre de la Défense, Alain Juppé. Ils y dénoncent à la fois la politique française dans le Sahara et au Sahel et le manque de considération dont jouiraient les humanitaires en terme d’informations et de protection.

Nous sommes indignés que la mort de nos amis serve la propagande politique sécuritaire du gouvernement”. C’est par cette phrase choc que les amis de Master Professionnel d’Antoine de Léocour, l’un des deux jeunes Français enlevés au Niger par un groupe lié et abattus au Mali, débutent leur communiqué de presse.

Il accompagne une lettre ouverte adressée au ministre de la Défense, Alain Juppé. Les signataires y défendent une position qui brise le “consensus orchestré” , qui voit l’ensemble de la classe politique, à quelques exceptions près, emboîter le pas du gouvernement.
Tout en dénonçant “l’acte de barbarie” qui a coûté la vie à leur ami, ils se déclarent “surpris” de “l’empressement” du ministre à “justifier l’intervention militaire”.

* France Info - La lettre ouverte des amis d’Antoine de Léocour au ministre de la Défense, Alain Juppé.La lettre ouverte des amis d’Antoine de Léocour au ministre de la Défense, Alain Juppé. (PDF - 28.8 ko)

Ils remettent en particulier en question la position défendue par le gouvernement, affirmant que “ne rien faire, c’est donner un signal que la France, finalement, ne se bat plus contre le terrorisme”. Refusant que la France entre “dans l’escalade de la violence”, ils estiment que “la raison d’Etat ne doit jamais l’emporter sur le respect de la vie des citoyens”.

Ils s’interrogent ensuite : nous croyons comprendre que la France, patrie des droits de l’Homme, “sacrifie ses ressortissants sur l’autel d’orientations stratégiques occultes”. Un point que les étudiants précisent dans leur communiqué de presse, en dénonçant la politique française dans la région “Sahélo-saharienne”. En l’espèce, la protection des intérêts géopolitiques et économiques : “les organisations, privées comme publiques, qui spolient des ressources naturelles avec l’accord tacite des gouvernements ne sont-elles en partie responsables des risques qu’encourent nos ressortissants dans ces territoires ?”.

Dans ce même communiqué, ils font part de leurs craintes quant à une mauvaise protection des membres d’ONG sur le terrain, craignant que tous les citoyens français ne soient pas égaux : “certains semblent avoir plus de valeur au regard de notre gouvernement que les membres des ONG et des organisations des sociétés civiles”.
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Re: niger

Message  ivo le Dim 16 Jan - 19:03

A Niamey, "rien ne sera plus comme avant"
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/11/a-niamey-rien-ne-sera-plus-comme-avant_1463788_3212.html
La communauté française de Niamey est en état de choc après l'enlèvement, vendredi 7 janvier, de deux Français dans un des restaurants de la capitale nigérienne, suivi de leur exécution. Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a en effet réussi à frapper au cœur de ce "havre de paix, la capitale la plus sûre de la région du Sahel", déplore Alain*, expatrié français travaillant dans le secteur du développement. Une capitale aux allures de bourgade, idéale pour les familles de cette petite communauté française de 1 500 âmes travaillant principalement au service des ambassades, d'ONG, d'institutions internationales et d'entreprises dans les quartiers du Plateau et de Yantala.

Dans ce cadre presque idyllique, à peine troublé par la chaleur lénifiante et les coupures d'électricité fréquentes, Alain pensait un enlèvement "impossible". Depuis son arrivée au Niger en octobre 2008, il n'avait jamais ressenti dans la capitale aucun sentiment d'insécurité, la criminalité étant quasi-inexistante et le pays, fort de sa tradition de mélange et d'accueil, ne semble pas présenter un terreau favorable à l'expansion de l'islam radical. Et ce, malgré une situation déjà difficile dans le pays, enclavé entre les régions touaregs du Nord, devenues inaccessibles depuis la rebellion de 2007 et depuis pénétrées par AQMI, et des zones à la frontière nigériane devenues instables ces derniers mois.

NOUS SOMMES TOUS UNE CIBLE

Bien que "choquant", "nous savions que l'enlèvement de Niamey était techniquement possible quelque soit le dispositif de sécurité que le gouvernement nigérien pouvait raisonnablement mettre en place", nuance Pierre*, qui travaille pour une organisation interafricaine. Pourtant, personne n'avait changé ses habitudes car les probabilités n'étaient pas si grandes, précise-t-il. L'état de choc n'a pas laissé place à la psychose générale. "On ne perd pas les pédales", assure Pierre, même si les Français de Niamey ont conscience que tous sont une cible.

La menace était devenue réelle depuis l'enlèvement de sept employés des sociétés Areva et Satom (filiale du groupe Vinci) à Arlit, dans le nord du pays en septembre, mais restait lointaine. La communauté de Niamey en était "affectée", indique Alain, sans se sentir directement menacée. Toutefois, des informations ont commencé à circuler dans les semaines suivantes sur des menaces de prise d'otages au sud, dans les régions de Maradi, Zinder et Diffa, près de la frontière nigériane. Depuis, le personnel institutionnel ne voyage plus sans escorte dans ces zones, où l'on suppose l'existence de cellules dormantes islamistes et d'importants trafics, et uniquement en empruntant l'un des vols affrétés par le Programme alimentaire mondial.

"RIEN N'EST PLUS COMME AVANT"

De l'aveu de Pierre, l'enlèvement des deux Français le 7 janvier a "marqué un tournant dans les esprits, quelque chose a été rompu. On ne peut plus dire que Niamey est la ville des familles mais on ne peut pas dire non plus qu'elle est devenue la capitale de l'insécurité", comme le laissent entendre selon lui certains médias. Fataliste, il confesse avoir conscience "aujourd'hui, que ça peut encore arriver, car c'est déjà arrivé une fois".

"Je ne peux pas dire que j'ai peur ou que je suis sur le qui-vive", se défend-il, mais une sorte d'appréhension s'est emparée des esprits. "J'entends des gens s'étonner qu'on sorte faire nos courses. Bien sûr qu'on va faire des courses au magasin. Ce n'est pas à ce niveau-là que ça se joue, on n'est pas terrés à la maison", s'exclame-t-il. "J'entends partout à Niamey que 'rien ne sera plus comme avant', certes, mais nous ne nous laisserons pas terroriser par des bandits", renchérit Alain, conscient toutefois que le risque de représailles est grand de la part des ravisseurs des deux Français, qui ont perdu des hommes dans leur fuite.


Antoine de Léocour et Vincent Delory ont été enlevés dans ce restaurant du centre de Niamey.AFP/Boureima HAMA
MESURES DE SÉCURITÉ RENFORCÉES

Après l'enlèvement, des premières mesures ont été prises par les autorités nigériennes interdisant aux étrangers de sortir de Niamey, ainsi que par les ONG qui ont imposé un couvre-feu à leurs employés. Samedi et dimanche, les restaurants ont été désertés et les voitures étrangères se sont faites rares dans les rues. Pour autant, Alain n'a pas noté un renforcement drastique de la sécurité dans les rues de Niamey depuis quatre jours. Celle-ci est déjà importante depuis le coup d'Etat contre le président Tanja en février 2010, des automitrailleuses ayant été placées tous les 500 mètres pour surveiller les quartiers où se trouvent les institutions d'Etat. Pierre a toutefois eu le sentiment de voir un nombre plus important de blindés dans les rues depuis deux jours et entendu parlé de contrôles d'identité par les militaires.

"Peut-être ne peut-on rien faire de plus au risque de tomber dans un Etat policier ou dans un Etat anxiogène", commente Alain. Il craint en effet une surenchère sécuritaire des Français qui pourrait, en retour, avoir un effet négatif sur la perception des Nigériens qui n'ont pas été avares de témoignages de soutien et de consternation envers la communauté française. "Il ne faut pas se regarder le nombril car pour les Nigériens, atterrés, c'est une catastrophe. C'est eux qui vont en souffrir le plus longtemps", assure Alain.

A l'avenir, ce sera à chacun des Français du Niger d'apprécier les mesures de sécurité à adopter, a indiqué le ministre de la défense français, Alain Juppé, lors de son passage lundi 9 janvier. Dans la famille de Pierre, on se donne encore le temps de la réflexion : "On a décidé qu'on ne prendrait pas de gardien armé, mais on ira peut-être moins au restaurant."

PARTIR ?

Pour Alain et Pierre, la question du départ ne se pose pas. Du moins, "pas dans l'immédiat", précise ce dernier, mais certainement "plus rapidement que prévu", envisageant déjà d'aller, au terme de son contrat, poursuivre sa mission dans d'autres contrées. Au sein de la communauté, les avis divergent. "Lors de l'intervention d'Alain Juppé lundi, certains ont dit qu'ils n'étaient pas venus au Niger pour vivre cela et seraient prêts à partir ; d'autres avaient conscience en venant d'être dans un pays à risque", relate Alain. Pour les personnes ayant des projets de famille, la situation est difficile. Des femmes enceintes ont déjà prévu de partir en vacances ; les gens situés dans les provinces sont plus inquiets et prévoient des vacances ou des pauses prolongées.

La situation paraît encore plus difficile vue de France. Jacques M. témoigne ainsi au Monde.fr de son inquiétude pour la sécurité de son fils de 25 ans, ingénieur actuellement en volontariat international au sein de la société Sogea Satom à Niamey. Il a le sentiment que beaucoup des amis expatriés de son fils "flippent" et songent désormais à partir. "Je pousse mon fils à rentrer même si je sens que celui-ci aura le sentiment d"abandonner un pays. Il lui reste quatre mois de mission : si c'est pour ne plus pouvoir sortir le soir et travailler dans l'angoisse, à quoi bon ?", confie Jacques.

Pour d'autres, qui ont désormais leur famille au Niger ou y ont monté leur affaire, la question du départ ne se pose tout simplement pas.

*Les prénom ont été modifiés à la demande des personnes
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Re: niger

Message  ivo le Sam 22 Jan - 11:19

AQMI et les otages du Niger : la manipulation est évidente, mais elle est double
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aqmi-et-les-otages-du-niger-la-87270
J’ai déjà assez dit ici et ailleurs que le site intitulé SITE ; créé par une iranienne d’origine et Steven Emerson (*), comme celui du MEMRI par un ancien du Mossad (Yigal Carmon), et Intel Center (installé à Washington) tout dévolu à la CIA, manipulent l’information au sujet du terrorisme islamiste. La démonstration n’est plus à faire, à avoir mis en ligne les délires d’un Jack Idema (voir ici et là), d’un Adam Gadahn ou d’un échappé de prison afghane contrôlée par des milliers de soldats américains, Abu Yahya al-Libi. Aujourd’hui, qu’annonce donc ce site ? Tout simplement que l’un des otages français détenus par l’AQMI a été abattu par l’armée française, alors que le second a bien été froidement assassiné par le groupe islamiste. Sans même présumer de ce qui a bien pu se passer réellement, je ne peux que constater à ce sujet que le timing de l’opération de communication va dans le sens d’une propagande : le jour même et le lendemain encore, le pseudo groupe terroriste n’avait strictement rien revendiqué. Ce n’est qu’après la parution d’articles de presse mettant en cause la version officielle délivrée par les français qu’un message audio apparaît, du type de ceux parmi les plus faciles à falsifier, du genre de ceux que transmet aussi depuis 8 ans maintenant le mort-vivant leader d’Al-Qaida. Ce message étant à la fois une revendication et une accusation. Cela ne tient pas debout.

Pour résumé, en effet, avec un ordinateur, un micro, Internet et dix minutes de clavier, un communiqué comme ça tout le monde peut en pondre un. SITE, encore une fois, manipule l'information dans le sens qui l'intéresse. SITE, émanation de services secrets US et Israéliens délivre une version bâtie de toutes pièces pour appuyer l'idée d'une guerre au terrorisme qui serait à tout prix à faire, et des français présents qui devraient être chassés du Niger. C'est une énième revendication bidon. Et cette fois, c'est encore plus flagrant : le communiqué des soi-disants terroristes est calqué mot à mot sur celui des armées françaises et nigériennes, qui se disputent sur l'interprétation à donner de l'assaut donné. Du pain béni pour l'AQMI, qui n'en attendait pas tant : SITE a fondu aussitôt sur les écarts entre les deux versions données pour attiser le feu, et provoquer une fois encore des réactions haineuses des deux côtés.

"Al-Qaïda au Maghreb islamique a affirmé qu'un des deux otages français avait été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi, selon un communiqué rapporté samedi 15 janvier par le service américain de surveillance des sites islamistes SITE" nous assène la presse, à la veille de l''enterrement des deux malheureux jeunes otages, si concernés par l'aide humanitaire, comme l'ont dit leurs amis restés d'une dignité exemplaire que tout le monde se doit de saluer. De vrais amis, qui avaient l'habitude de se rendre dans un de des estaminets de la Flandre (belge). Depuis, le patron de l'établissement est effondré : c'est une partie d'une belle jeunesse pleine de vie et responsable qui a été atteinte : "Si tous les jeunes étaient comme eux, il y aurait moins de problèmes. Jamais un mot de travers, pas une embrouille. Des fois, après quelques bières, il y avait bien un petit chant mais vraiment, c'étaient des jeunes agréables... "

Il est donc évident que cette revendication tardive est un montage éhonté : comme à son habitude, le site de Rita Katz s'efforce de suivre les événements plutôt que de les devancer, et propose une version qui va exactement dans le sens de ce que souhaitent les Etats-Unis (et Israël, qui vend des armes également aux pays concernés) : à savoir d'une part continuer la fameuse "guerre au terrorisme" puisqu'un des deux otages à été assassiné par un terroriste, paraît-il, et en même temps se débarrasser de l'encombrante présence française dans la région, puisque selon SITE, ce sont les français qui sont coupables de la mort du second otage. Ce n'est donc pas AQMI qui parle, mais SITE, et donc des services secrets qui manipulent l'opinion en flattant ses plus bas instincts. Et si AQMI laisse faire et en démentit pas, c'est bien parce que l'AQMI est une création de toutes pièces de services secrets algériens et américains, qui ont tout intérêt à laisser planer un tel doute sur le sort des otages français. Diaboliser les islamistes était courant chez lui, diaboliser les français beaucoup moins. Mais l'enjeu militaire au Sahara est là, comme je viens de vous le dire dans les épisodes précédents sur les neocons en Afrique.

Cette histoire d'islamistes servant à absoudre toutes les exactions, on en a eu une belle preuve ces derniers heures. Je ne sais pas si vous avez eu le temps de regarder la télévision depuis, mais à plusieurs reprises, dans les débats sur la Tunisie, le même thème est revenu. Celui d'un Ben Ali béni des européens et des américains pour avoir dans son pays contrôlé d'une main de fer la poussée islamiste, a-t-on affirmé. Or, qu'a-t-on vu comme scènes lors des émeutes ? Des "barbus" se faire littéralement jeter des manifestations au cri de "récupération". Les tunisiens, comme d'autres pays n'apprécient pas plus les extrêmistes islamistes que cela. Au contraire même ! Résultat, on nous berné pendant 23 ans sur le manque de poussée islamiste dans le pays : Ben Ali n'y était pas pour grand chose : mettant toute l'opposition en prison, de toute façon, islamiste ou pas... ils se retrouvaient "au trou" l'un et l'autre.

On a même assisté à un moment surréaliste, avec l'aveu assez candide d'un ambassadeur démissionnaire venu expliquer la version des faits donnée par son leader. Selon lui, en effet , les émeutes étaient le fait des islamistes, le repoussoir habituel : "On m'a donné de fausses informations. On m'a menti, à moi mais aussi à mon collègue ambassadeur de Tunisie en France [Raouf Najar, ndlr]. J'ai parlé au président Ben Ali le 10 janvier. Je lui ai expliqué ce qui se disait ici dans les médias. Il m'a répondu que ce qui se passait était un complot des islamistes qui se cachaient derrière les manifestants. J'y ai cru, jusqu'à ce que des amis m'ouvrent les yeux et me racontent la réalité de ce qui se passe en Tunisie". Ben Ali se la jouant Richard Nixon au soir de sa démission, fulminant contre les "gauchistes, les communistes, les pacifistes" (en y ajoutant même en langage fleuri nixonien les homosexuels et les juifs, nixon ne cachant que difficilement son antisémitisme !).

Ben Ali repoussant les islamistes, tel St Michel le Dragon, il n'y a que le Figaro pour oser le présenter ainsi aujourd'hui encore sous la plume de l'ineffable Yves Thréard, le rédacteur en chef ("zélé") du journal, celui qui raconte aussi que son patron Serge Dassault "n'a aucun contrat avec l'armée française"... (et d'autres phrases étranges encore ...) dans un texte paru le 14 janvier, voici ce qu'il affirme en effet : "Les fous d’Allah séviront et sévissent toujours en Algérie. En Tunisie, leur chef s’appelle Rached Ghannouchi (sans lien de parenté avec le président par intérim depuis vendredi). Il menace, mais le pays ne sombrera jamais. Ben Ali veille, frappe, élimine. Et tout le monde lui en est reconnaissant. La grande majorité des Tunisiens, élevés aux valeurs enseignées par Bourguiba. Et les Occidentaux qui voient en lui un rempart bien utile face à l’intégrisme. C’est ainsi que Ben Ali se maintient, gagne ses « lettres de noblesse ». Les critiques restent feutrées, tempérées, lointaines". Or que trouve-t-on ailleurs, sur Wikipedia sur le cas de Rached Ghannouchi ? Tout le contraire ! Le leader a été poursuivi par Bourguiba, mais libéré par Ben Ali ! "Condamné à onze ans de prison (trois ans purgés) en 1981, il est à nouveau condamné aux travaux forcés à perpétuité le 27 septembre 1987. Néanmoins, cette condamnation n'est pas considérée comme suffisante par le président Bourguiba qui ordonne un nouveau procès destiné à obtenir la peine de mort. Il n'a pas lieu en raison de la destitution de Bourguiba et Ghannouchi est gracié par le nouveau président Zine el-Abidine Ben Ali le 14 mai 1988. En remerciement, il lui exprime sa confiance dans une interview publiée le 17 juillet par le journal Assabah"... drôle de façon de "veiller", "frapper", et "éliminer", non ? Ghannouchi, exilé à Londres depuis 1990 a déjà averti qu'il souhaiterait faire partie d'un nouveau gouvernement tunisien... hélas. Si le pays pouvait s'en passer... (et si on pouvait nous se passer de Thréard...).

En tout cas, en Tunisie, l'islamisme virulent n'a en réalité jamais pris. En Algérie voisine il s'est répandu et a essaimé jusqu'au Sahara, on le sait aujourd'hui, grâce avant tout aux énormes coups de pouce donnés par le pouvoir algérien et la mise en place de mythes véritables appelés eux aussi "le Ben Laden algérien". Plus le GIA assassinait, plus les généraux algériens corrompus pouvaient serrer la vis à une jeunesse algérienne ayant autant envie de vivre que celle de Tunisie. La France participera à cette ambiance délétère, en faisant arrêter des opposants à Bouteflika présentés comme étant de redoutables islamistes coupables d'enlèvement de personnel d'ambassade : un montage éhonté, une propagande incroyable servie sur un plateau par Charles Pasqua aux autorités algériennes. C'est l'époque de "terroriser les terroristes", phrase célèbre prononcé par le ministre de l'intérieur français, qui est aussi présenté comme le mentor d'un dénommé Sarkozy, qui lui piquera sa place quand il sera hospitalisé. C'est du domaine "Du Bon Usage de la Terreur", le nom d'un rapport de Marck Hecker, de l' Institut Français des Relations Internationales (IFRI) de la série "Focus Stratégique" : dix ans après (en 2004) ils y étaient toujours, au Burkina Faso ceux de Folembray. "La France leur paye toujours leurs pensions", affirme-t-on dans le reportage, ce qui devient surréaliste : la France paye un salaire depuis 16 ans maintenant à ceux qu'elle a accusé jadis de terrorisme ! Au Maroc, il s'est passé un autre phénomène : le pouvoir demeuré laïc a tout fait pour aider la frange modérée des islamistes : résultat, à part des attentats comme ont connu un bon nombre de pays visés par une destabilisation venue de l'extérieur, le pays n'a pas connu de vague d'islamisation comme nous le serinaient les fameux "experts" dont je vous ai déjà parlé ici-même.

Selon le rapport d'Hecker, en effet, la propagande est vitale pour ces mouvements de faible ampleur : comme pour l'AQMI il semble bien qu'ils ne possèdent absolument pas les capacités à analyser les médias et à les regurgiter, on comprend bien que c'est SITE qui s'en charge à leur place, en faisant d'un phénomène somme toute anecdotique militairement un phénomène mondial : c'est ce qui a été fait avec cet Al-Qaida élevé au rang de mythe par ceux chargés de le combattre. "Si des méthodes de terreur sont employées contre les insurgés, cela engendrera sans doute un mouvement de sympathie en faveur de ces derniers et, parfois, la sympathie se transformera en soutien réel. Ce soutien peut être purement rhétorique. Ainsi, Jacques Soustelle s’indigne-t-il en 1957 : « Le conflit algérien est à 80% une guerre psychologique où l’adversaire trouve son arsenal chez nous. Point n’est besoin à la cervelle épaisse d’un Ouamrane, ni même à l’esprit subtil d’un Ferhat Abbas, de fournir le moindre effort d’invention : c’est notre presse quotidienne ou hebdomadaire, c’est notre intelligentsia qui leur offrent arguments, slogans, thèmes de propagande ». Le soutien peut également devenir plus concret comme en témoigne l’émergence de réseaux de « porteurs de valises » pendant la guerre d’Algérie" : sans aller jusque là, il faut bien admettre que la présentation de la mort d'otage dont on rend responsable l'armée française n'est pas anodine du tout. C'est bien destiné à faire de l'AQMI un mouvement légitime, alors qu'en réalité ce ne sont que des contrebandiers de cigarette, de haschich et de cocaïne avides de gagner davantage encore. Un mouvement manipulé par un pouvoir, ou plutôt aujourd'hui deux, en l'occurrence l'Algérie et les Etats-Unis, ravis d'avoir un adversaire à présenter comme plus dangereux qu'il n'est en réalité.

Tous les pays du Maghreb n'ont pas versé pour autant dans l'extrémisme islamiste. Nicolas Beau, de Bakchich, s'est lui-même pourtant engagé dans la voie de faire peur en publiant " Quand le Maroc sera islamiste" en 2006. L'année suivante, pourtant, c'étaient les modérés du Parti de la justice et du développement (PJD), soutenu par Mohamed VI qui raflaient la mise électorale. Son leader, Saad Eddine Othmani, se présentant ainsi : "Modéré, Othmani s'est souvent présenté comme un « démocrate musulman » à l'image des démocrates chrétiens européens. À ceux, nombreux dans les classes aisées, qui craignent le PJD et s'inquiètent de l'islamisation du pays, Othmani répond qu'il est au contraire un recours contre les islamistes radicaux et les forces plus extrémistes, qui ont eux aussi fleuri sur le terreau de la pauvreté. Il rappelle aussi que son parti a voté en faveur des récentes lois libéralisant quelque peu la société marocaine, comme le nouveau Code de la famille de 2004 qui améliore le statut des femmes" note le Devoir. Pour un pays dirigé par le "Roi Mohammed VI, descendant du Prophète et Commandeur des Croyants" il y avait là de quoi faire réfléchir. Oubliés, les attentats de 2003 qui avaient tenté de réveiller le spectre de l'islamisme extrémiste. Un appui du pouvoir qui n'est pas sans soubresauts, avec l'arrestation en 2008 d'un réseau "terroriste" au sein même du mouvement. Visiblement un coup de semonce envoyé par le pouvoir à une organisation qui aurait pu être tenté par une dérive possible. Il se trouvera bien un imam en 2010 pour s'en prendre aux amazighes minoritaires, mais le mouvement ne sera pas suivi.

Or cette idée d'un Ben Ali qui devait être côtoyé car il aurait été l'ultime rempart contre l'islamisme, il y en un autre qui y a cru aussi, et il s'appelle... Nicolas Sarkozy. "Au niveau interne, l’idée que monsieur Ben Ali est un rempart contre l’islamisme ne marche plus. Je dirais même qu’il marche à l’envers, c’est-à-dire que les gens ne veulent plus entendre cet argument. Au niveau extérieur, ça marche, par exemple, encore en France. Le mythe de monsieur Ben Ali comme rempart à l’islamisme radical fonctionne probablement dans la tête de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement" nous disait intelligemment Vincent Geisser interrogé par Christophe Boisbouvier. Ben Ali aurait été jugé "présentable" car son pays n'avait pas été rongé par l'islamisme extrémiste : voilà qui reste plutôt à prouver comme raisonnement : la façon dont se sont passées les manifestations de ces derniers jours prouve le contraire. Aucun slogan islamiste de visible, et plutôt des pancartes très directes : "Game Over", ou "Dorénavant, on n’a plus peur", "Dégagez"...

Aujourd'hui donc, affirmer que l'un des otages à été abattu par l'armée française, une information en provenance du SITE est donc bien de la propagande, destinée à attiser la haine à propos de la présence française au Niger chez les sympathisants possibles de l'action de l'AQMI. En dehors de savoir si c'est vrai ou pas, le but visé est clair : celui de discréditer l'action française, pense-t-on de prime abord. Mais comme on a affaire à des gens "tordus", c'est bien plus tordu que ça encore. La revendication après coup des islamistes n'a de toute évidence aucune crédibilité, se dit le commun des mortels : sinon ils l'auraient dit avant les nigériens ou les français : ce qui revient à dire qu'Al-Qaïda une nouvelle fois ment, ouvertement, tellement c'est grotesque. Et si les terrorristes mentent, c'est que la version qu'ils donnent des événements n'est donc pas la bonne : à savoir que c'est la thèse française officielle qui est la seule valable. Voilà nos militaires fort rassurés, au final du grotesque de la déclaration : "ne les écoutez donc pas, vous voyez bien que c'est nous qui avons raison" : ils ont écrit leur communiqué d'après le nôtre". Le doute insidieux favorise un seul camp en réalité. Celui de ceux qui clament qu'ils ont déjà fait toute la lumière : les journaux ont titré déjà depuis plusieurs jours "on sait comment ils sont morts", alors qu'on n'en sait toujours fichtre rien, à vrai dire, exactement. On peut voir là un des aspects habituels de SITE, IntelCenter ou MEMRI qui cherchent avant tout à favoriser la haine, et monter des populations les unes contre les autres. Ici, les deux partis peuvent s'estimer satisfaits. Les partisans d'AQMI trouveront la déclaration suffisante, en gommant son côté grotesque, ceux favorables à la thèse gouvernementale française tout autant, en la trouvant complètement farfelue, car singeant la déclaration de l'armée française, si possible que l'on puisse parler ainsi avec mort d'hommes. Neuf, au total en fait, de tués : les deux otages français, les ravisseurs et les "fameux" policiers nigériens, dont on ne comprend toujours pas la présence "armée" au sein du groupe. Neuf morts. Ce qui semble beaucoup, au regard de l'intervention qui peut donc être perçue en résumé comme extrêmement violente. Tout l'inverse de ce qu'on peut attendre de la libération d'otages.

Il y a donc bien eu manipulation des faits, et elle est double, hélas, les français ayant visiblement menti lors de leurs premières déclarations sur le déroulement exact des faits. Une propagande française a d'abord été complaisamment étalée, celle justifiant un véritable massacre de neuf personnes, otages compris, propagande reprise le lendemain par une contre propagande qui met le doigt où ça fait mal : celui de l'imprécision française sur le sort exact des deux otages. C'est propagande contre propagande, à part que la seconde n'est en aucune façon l'œuvre des terroristes eux-mêmes ; mais bien la réalisation habituelle d'un site internet dont la spécialité depuis toujours est de diaboliser au maximum les islamistes, au nom d'une politique qui cache de plus en plus difficilement ses acteurs véritables. Quand il ne fait pas dans le grotesque, ce site fait dans l'abject. Il est l'un des principaux responsables de l'entretien journalier du mythe Al-Qaida, qui sans lui serait fort peu de choses à vrai dire. SITE ou IntelCenter sont devenu une référence médiatique dont la presse ou la télévision ne se rend même plus compte de la nocivité et du détournement d'idées qu'ils effectuent : l'été dernier, toutes les chaînes de télévision on complaisamment montré les images de ce pauvre Michel Germaneau, surmontées du logo de propagande d'IntelCenter. Sans chercher à le gommer, sans même le rendre flou, comme si c'était une agence d'information véritable respectant un code de déontologie. Or c'est tout sauf ça, il serait temps de s'en rendre compte. C'est quand on ne distingue plus la manipulation que celle-ci peut pavoiser.

Chez SITE, Intel Center ou le MEMRI on doit lever les verres depuis plusieurs jours : à la santé de la "guerre au terrorisme" chers à ceux que l'on connaît. Ne tombons pas dans leur panneau, et ne laissons pas récupérer non plus la mort de deux jeunes gens par un gouvernement manipulateur. S'il avait su lire la lettre des amis des deux victimes (**), jamais Nicolas Sarkozy n'aurait osé assister aux obsèques. Mais on est en présence d'un président indécent, que la dignité n'étouffe pas. "Si c'était à refaire, le le referais" avait-il dit en ricanant. Devant un cercueil de jeune soldat. Souhaitons qu'à Linselles il se taise, au moins.



sur SITE, MEMRI et IntelCenter on peut lire ceci :

http://www.centpapiers.com/elvis-pr...

http://www.centpapiers.com/elvis-pr...



(*) Steven Emerson, un journaliste responsable du Think Tank « The Investigative Project On Terrorism » et spécialiste au départ des Émirats Arabes Unis, qui la recrute, car elle parle la langue du crû. Un homme controversé, mêlant journalisme et purs racontars, qui n’a pas toujours eu le nez : en 1990, il clamera par exemple que c’était l’Iran qui était derrière l’attentat de Lockerbie alors que la Libye reconnaîtra ses torts en dédommageant les victimes ! L’homme a depuis longtemps choisi un camp semble-t-il en n’écrivant pas seulement contre une prétendue invasion islamiste aux États unis, devenus une véritable obsession chez lui, mais aussi plusieurs articles et ouvrages contre la théorie du complot en ce qui concerne le premier attentat du WTC ou le second. En y ajoutant des musulmans, bien sûr, mais venus cette fois selon lui de l’ex-Yougoslavie pour celui de 1993 (? ??)…

Il écrira surtout en février 2003 « American Jihad : The Terrorists Living Among Us » qui résume assez bien sa pensée profonde, celle d’un pays déjà envahi selon lui par le terrorisme islamiste. Un de ces agitateurs de chiffon rouge, choyé par le pouvoir de W.Bush qui en avait tant besoin. Évidemment, pour lui aussi, l’attentat d’Oklahoma était aussi l’œuvre de ces extrémistes musulmans, ce qui est difficilement crédible, pour tout dire. Il l’avait clamé à plusieurs reprises en direct à la télévision, devant les ruines de l’édifice encore fumant. En 1996, il fut l’un des premiers à enfourcher la thèse de la bombe à bord du TWA 800…. une bombe de terroriste arabe, forcément. À partir de 1996, heureusement, à force de mensonges, son aura médiatique va heureusement s’affaiblir. C’est beaucoup mieux ainsi, car selon Seymour Hersh, cet homme « est un poison » pour le journalisme.

On découvrira en effet plus tard de véritables malversations dans ses textes. Ainsi, il citera un jour dans un de ses articles un obscur apport du FBI, qui lui servait à étayer tout son propos. Jusqu’au jour où un journaliste plus curieux que d’autres épluchera un des anciens articles d’Emerson pour découvrir qu’il ressemblait mot pour mot au prétendu rapport… Or ce texte avait bien été cité comme étant du FBI par Associated Press, où Emerson était consultant. Il ne sera plus. En 1995, il « assiste » un autre journal, le Tampa Tribune, dans la découverte d’un soi-disant réseau islamiste en Floride. Pour preuve, il montrera un calendrier rédigé en arabe saisi chez un particulier : or c’était une demande universitaire d’un enseignant, ayant demandé à ses élèves de rapporter du matériel rédigé en arabe, pour l’étudier. Bref, notre journaliste ne s’embarrasse pas trop de vérité et enfourche bien trop vite son seul dada islamophobe en toute occasion. Et épouse au passage des thèses douteuses. Il avait affirmé ainsi en 1998 qu’un enseignant de Floride, Sami Al-Arian, « influençait ses élèves en voulant les convertir », ce que l’Université de Tampa niera et contestera fermement. En mars 1995, dans le Jewish Monthly, il avait également affirmé que « l’Islam glorifie et planifie le génocide, car cela fait partie de sa doctrine religieuse ».



(**) contenu de la lettre des amis de promotion d'Antoine de Léocour :



Monsieur le ministre de la Défense et des Anciens Combattants,



Nous condamnons unanimement l'acte de barbarie qui nous prive aujourd'hui d'un ami cher. Cependant, votre empressement à justifier l'intervention militaire qui a conduit à la mort d'Antoine de Léocour et Vincent Delory nous a beaucoup surpris.

Réduire l'analyse de ce drame à un discours sécuritaire ne fait qu'alimenter grossièrement la presse à sensations. Cela occulte totalement les enjeux globaux de la situation économique et politique que traverse la zone sahélienne. Les épiphénomènes que nous vivons actuellement participent des conséquences de politiques étrangères occidentales vis-à-vis de ces régions.

« Ne rien faire, c'est prendre un double risque. »



Vos déclarations nous amènent à nous interroger sur la mission de l'armée française : consiste-t-elle à abréger les souffrances de ses ressortissants (emmenés par les ravisseurs […] et on sait ensuite comment ils sont traités) lorsque vous, M. le ministre de la Défense et M. le président de la République, chef des armées n'êtes pas en mesure d'envisager une autre solution, plus digne ?

Ou a-t-elle pour objectifs de démontrer – quel qu'en soit le prix – que la France est prête à entrer dans l'escalade de la violence au nom de son combat pour la démocratie et contre le terrorisme (ne rien faire, c'est donner un signal que la France finalement ne se bat plus contre le terrorisme) ?

Sachez qu'à nos yeux la raison d'Etat ne doit jamais l'emporter sur le respect de la vie des citoyens.
Nous sommes particulièrement indignés par le ton de vos propos et de ceux de la majorité de la classe politique française dans un consensus national sans fausse note.

Nous croyons comprendre que la France, patrie des droits de l'homme, sacrifie ses ressortissants sur l'autel d'orientations stratégiques occultes. Vous avez effectivement pris le parti de vous mettre à l'abri de tous moyens de pression en excluant l'option des négociations.

Nous nous inquiétons également du traitement différencié réservé aux citoyens et victimes en fonction de ce que leurs employeurs représentent pour les intérêts de la France.

En conclusion, si vous « assumez » si bien cette mission, sachez dire aux Français qu'elle est un échec et prenez véritablement vos responsabilités en démissionnant. Si un tel courage vous manque, alors ayez au moins la décence de laisser reposer en paix les âmes d'Antoine et de Vincent en stoppant toute récupération politique de cet assassinat sordide.
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Re: niger

Message  ivo le Jeu 10 Oct - 9:42

Nucléaire: le Niger amorce une renégociation de ses contrats miniers
http://pavillonnoir.forumactif.org/t467p240-nucleaire-mon-amour#34134

>>>

Niger : des centaines d'enfants morts à cause de la malnutrition
http://www.rfi.fr/afrique/20131009-niger-malnutrition-cause-mort-centaines-enfants-penurie-alimentaire-zinder
Au Niger, la malnutrition a causé la mort de 362 enfants entre janvier et septembre de cette année dans la région de Zinder, dans l’est du pays. Avec ce bilan, la malnutrition est devenue préoccupante dans le pays et le phénomène est devenu endémique. Até Sanoussi, responsable de la nutrition au Niger, joint par RFI, explique que la pénurie alimentaire n’est pas la seule cause de la malnutrition.

C’est la région de Zinder qui a le taux le plus élevé d’enfants malnutris, de moins de cinq ans, au Niger. Près de 90% des décès sont enregistrés dans les villes de Zinder, Miria et Magaria.

« Zinder, pendant les sept premiers mois, a pris en charge un peu plus de 175 000 enfants mais ce qui a un peu compliqué les choses, c’est surtout la prévalence également du paludisme. Il y a eu un pic de paludisme qui a détérioré l’état de certains enfants et cela a engendré certains décès », a affirmé le docteur Até Sanoussi.

Malgré la perspective d’une bonne saison agropastorale, la situation est alarmante et endémique.

« La pénurie alimentaire, tout en restant un facteur important, n’est pas la seule cause de la malnutrition infantile au Niger. Les maladies infectieuses, l’insuffisance des services de santé, le manque d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène ainsi que des pratiques inadéquates de soins, de protection et d’éducation des enfants, contribuent significativement à la détérioration de leur statut nutritionnel », a expliqué le responsable de la nutrition au Niger.

Une approche intégrée pour prévenir la malnutrition s’impose, dit-on, comme étant la seule solution pour répondre durablement aux besoins des plus vulnérables.
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Re: niger

Message  ivo le Jeu 6 Fév - 10:20

Dossier Areva: pour Paris, les demandes de Niamey «sont légitimes»
« Il faut savoir qu’aujourd’hui, Areva refuse d’appliquer le nouveau code minier du Niger qui date de 2006 ; que les exonérations fiscales qui sont accordées à la société Areva représentent à peu près 22 à 30 millions d’euros par an ; que l’uranium représente 70% des exportations du Niger et ne rentrent que pour 4% à 6% dans le budget de l’Etat et que 90% du peuple du Niger n’a toujours pas accès à l’électricité et qu’il est un des pays classés parmi les derniers, dans les indices de développement », a déclaré Noël Mamère.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140205-areva-france-niger-demandes-niamey-legitimes-nucleaire-uranium-canfin-issoufou-mamere-developpement

et comme par hasard ....
>>>

Massoudou Hassoumi: «Les Etats-Unis et la France doivent intervenir dans le Sud de la Libye»
Le directeur du renseignement américain (DNI), James Clapper, affirme que le Sahel est devenu un « incubateur » pour les groupes terroristes et que les quatre pays les plus exposés aux risques d’une attaque sont la Mauritanie, le Mali, le Tchad et le Niger.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140205-massoudou-hassoumi-etats-unis-france-doivent-intervenir-sud-libye-issoufou-terrorisme-opposition-democratie

Le Niger veut une intervention internationale en Libye
Sur le terrain, les capacités militaires de la France et des Etats-Unis se renforcent. Selon RFI, des drones tueurs américains - des drones destinés non pas à la simple observation mais à des éliminations ciblées -, sont arrivés à Niamey.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140206-niger-reclame-intervention-internationale-libye
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Re: niger

Message  ivo le Ven 23 Jan - 9:17

Blocage des réseaux sociaux au Niger par crainte de débordements
M. Hassoumi parle d'un test pour jauger la capacité des autorités à stopper d'autres débordements. C'est en effet la première fois que le Niger a recours à une telle mesure de censure des nouveaux moyens de communication. « Il ne s'agit pas de censure », assure-t-il néanmoins, mais bien d'un moyen pour stopper les manipulations de groupuscules islamistes, ceux qui ont manipulé les jeunes badauds vendredi et samedi.
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http://www.rfi.fr/afrique/20150122-niger-blocage-reseaux-sociaux-internet-abubakar-shekau-menaces-boko-haram/
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ivo

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