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angolagate

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Angolagate

Message  ivo le Mar 27 Oct - 12:11

Angolagate : les 42 prévenus dans l'attente du jugement
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/27/angolagate-les-42-prevenus-dans-l-attente-du-jugement_1259131_3224.html
C'est ce mardi après-midi que le tribunal correctionnel de Paris doit se prononcer sur l'Angolagate, une vaste affaire de commerce d'armes vers l'Angola au milieu des années 1990, et dont le jugement risque de peser sur les relations entre Paris et Luanda.

Clos en mars 2009, le procès s'est déroulé dans une "ambiance de plomb", de l'avis même du procureur, Romain Victor. Quarante-deux personnes sont accusées d'avoir soit participé à l'organisation d'un "trafic" de 790 millions de dollars, soit bénéficié de "pots-de-vin" distribués par les deux associés ayant mis ce commerce sur pied, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, qui n'est jamais apparu pendant le procès. Six ans de prison ont été requis contre les deux hommes.

Des personnalités comme l'ancien ministre Charles Pasqua, l'écrivain Paul-Loup Sulitzer, l'ex-préfet Jean-Charles Marchiani ou Jean-Christophe Mitterrand, fils du président défunt, auraient bénéficié des largesses des deux associés. Toutes ont plaidé l'innocence, mais l'accusation a demandé la relaxe du seul Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand. Des peines allant de trois ans avec sursis (Pasqua) à dix-huit mois fermes (Marchiani) ont été requises contre les autres.

Une trentaine de responsables angolais auraient également été arrosés, selon les enquêteurs, mais aucun n'a été renvoyé devant la justice. Dès l'ouverture du procès en octobre 2008, la République angolaise avait demandé le retrait des pièces incriminantes, au nom du "respect du secret-défense d'un pays étranger". Si ses droits étaient "violés", l'Angola pourrait porter l'affaire en justice, avait menacé l'avocat de Luanda.

PRESSION

Une lettre envoyée en juillet 2008 par le ministre de la défense, Hervé Morin, à la défense de Pierre Falcone, avait par ailleurs été interprétée dans les milieux judiciaires comme une pression du gouvernement français pour faire dérailler le procès. Le ministre affirmait dans ce courrier que ces ventes d'armes de guerre, provenant de l'ancien bloc communiste, n'avaient pas besoin d'autorisation de l'Etat puisqu'elles ne transitaient pas par la France.

En pleine guerre civile, le président angolais José Eduardo Dos Santos cherchait en 1993 à se procurer des armes pour lutter contre les rebelles de l'Unita, mais la France avait refusé. Des contacts officieux l'avaient amené à Pierre Falcone, lequel s'était associé à l'Israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak qui, lui, avait des contacts dans l'ancien bloc soviétique.

Quatre cent vingt chars, 150 000 obus, 12 hélicoptères, 6 navires de guerre recensés par les enquêteurs : les deux associés ne contestent pas avoir livré du matériel militaire, mais ils nient avoir livré 170 000 mines antipersonnel. Lettre d'Hervé Morin à l'appui, ils affirment que Paris n'avait pas à donner son feu vert, puisque cet arsenal ne passait pas par la France et que la société courtière, ZTS Osos, était basée en Slovaquie. Pour l'accusation, cette entreprise slovaque ne faisait que cacher la société parisienne de Pierre Falcone, Brenco.


Les principaux prévenus

* Les deux associés

Arcadi Gaydamak, 57 ans, réfugié en Israël puis à Moscou, et Pierre Falcone, 55 ans : ils auraient organisé de 1993 à 1998 un vaste trafic d'armes vers l'Angola, sans autorisations de l'Etat français, et versé de nombreux pots-de-vin à des personnalités angolaises et françaises. Six ans de prison ferme requis pour les deux hommes.

* Les personnalités

Toutes répondent au moins de recel d'abus de biens sociaux.

Charles Pasqua, sénateur de 82 ans, ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine et ex-ministre de l'intérieur ;

Jean-Charles Marchiani, alors son conseiller et préfet du Var, 66 ans : ils auraient reçu chacun plusieurs centaines de milliers de dollars contre leur lobbying en faveur des intérêts angolais. Dix-huit mois fermes ont été requis contre Marchiani. Le procureur n'a demandé que trois ans avec sursis pour Pasqua, ne retenant contre lui qu'un trafic d'influence pour faire attribuer l'ordre national du mérite à Gaydamak.

Jacques Attali, 65 ans, ancien conseiller de François Mitterrand, aurait reçu 160 000 dollars pour, de 1997 à 1999, user de son influence auprès de Bercy et du ministre des affaires étrangères, Hubert Védrine, afin de résoudre les ennuis fiscaux des deux associés. Le parquet a demandé la relaxe, estimant qu'Attali avait bien touché de l'argent mais que les sommes étaient liées à un "travail effectif", une étude sur le microcrédit.

Georges Fenech, 55 ans, ancien député UMP, magistrat et président de la Miviludes (mission contre les sectes). Son Association professionnelle des magistrats (APM) aurait perçu indûment 15 000 euros. Six mois avec sursis ont été requis.

Jean-Christophe Mitterrand, 62 ans, fils aîné du président François Mitterrand, dont il fut le conseiller Afrique de 1986 à 1992, aurait touché 2,6 millions de dollars pour avoir servi d'intermédiaire, une somme correspondant selon lui à la rémunération de "conseils". Un an ferme a été requis contre lui.

Paul-Loup Sulitzer, 63 ans, auteur de romans aux intrigues financières, aurait perçu 380 000 euros pour user de son influence dans le monde des médias afin de redorer l'image des deux associés. Dix-huit mois avec sursis ont été requis contre lui.

L'avocat Allain Guilloux (un an ferme requis), l'ancien conseiller Afrique du PS Jean-Bernard Curial (six mois fermes), Josée Lyne Falcone, la sœur de Pierre (18 mois avec sursis), l'ancien président de RMC Jean-Noël Tassez (dix-huit mois avec sursis) et de nombreux employés de la société Brenco, à commencer par la secrétaire Isabelle Delubac (un an ferme), figurent aussi parmi les prévenus.


Dernière édition par ivo le Mer 28 Oct - 19:35, édité 1 fois
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Re: angolagate

Message  ivo le Mar 27 Oct - 18:48

Angolagate : Charles Pasqua condamné à un an de prison ferme
France Info - 16:34


Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à des peines de prison ferme les hommes-clés de l’affaire de vente d’armes de l’Angolagate, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, ainsi que le sénateur Charles Pasqua et l’ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani. En tout, 42 personnes étaient accusées d’avoir, soit participé à l’organisation de ce "trafic" de 790 millions de dollars, soit bénéficié de "pots-de-vin".

Six ans de prison pour Pierre Falcone, 55 ans et Arcadi Gaydamak. La justice les accuse tous les deux d’avoir vendu sans autorisation gouvernementale française armes et matériels lourds au régime angolais du président José Edouardo dos Santos entre 1993 et 1994. Le montant de ces ventes, étalées entre 1993 et 2000, est estimé à un peu moins de 791 millions de dollars, la quasi-totalité des paiements ayant été effectués sous forme de préfinancement, c’est-à-dire via des prêts bancaires de la BNP-Paribas gagés sur l’exploitation de ressources pétrolières angolaises.

A l’encontre du sénateur Charles Pasqua, le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison ferme et deux ans avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’influence.
Le parquet avait requis une seule peine de trois ans avec sursis.
Jean-Charles Marchiani est pour sa part condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis pour complicité de trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux.
Le sénateur Charles Pasqua et les hommes d’affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak vont faire appel de leur condamnation.



Jean-Christophe Mitterrand, 62 ans, qui était le conseiller Afrique de François Mitterrand de 1986 à 1992 a été condamné à deux années d’emprisonnement avec sursis, et 375.000 euros d’amende pour avoir touché des commissions en marge d’un trafic d’armes entre la France et l’Angola, pays alors en guerre civile et soumis à un embargo de l’ONU. Le fils de l’ancien président de la République a en revanche été relaxé des poursuites pour “complicité de commerce illicite d’armes’”.

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, est en revanche relaxé. Le parquet avait demandé la relaxe, estimant qu’Attali avait bien touché de l’argent, mais que les sommes étaient liées à un "travail effectif", une étude sur le microcrédit. Le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, a donc suivi ces réquisitions, estimant que “le doute bénéficie au prévenu”.
Jacques Attali, 65 ans, était accusé d’avoir reçu 160.000 dollars pour, de 1997 à 1999, user de son influence auprès de Bercy et du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Hubert Védrine, afin de résoudre les ennuis fiscaux des deux associés.
Le tribunal relaxe également Georges Fenech, magistrat et président de la Miviludes (mission contre les sectes).
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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 28 Oct - 10:38

Angolagate :
Charles Pasqua condamné à un an de prison ferme
Charles Pasqua demande la levée du secret défense...

France Info - Hier, 16:34

Après sa condamnation à un an de prison ferme et 100 000 euros d’amende dans le procès de l’Angolagate, un trafic d’armes entre la France et l’Angola, Charles Pasqua contre-attaque. Sur France 2, il a demandé au président de la République la levée du secret défense sur toutes les affaires de ventes d’armes...

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à des peines de prison ferme les hommes-clés de l’affaire de vente d’armes de l’Angolagate, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, ainsi que le sénateur Charles Pasqua et l’ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani. En tout, 42 personnes étaient accusées d’avoir, soit participé à l’organisation de ce "trafic" de 790 millions de dollars, soit bénéficié de "pots-de-vin".

Six ans de prison pour Pierre Falcone, 55 ans, et Arcadi Gaydamak. La justice les accuse tous les deux d’avoir vendu sans autorisation gouvernementale française armes et matériels lourds au régime angolais du président José Edouardo dos Santos entre 1993 et 1994. Le montant de ces ventes, étalées entre 1993 et 2000, est estimé à un peu moins de 791 millions de dollars, la quasi-totalité des paiements ayant été effectués sous forme de préfinancement, c’est-à-dire via des prêts bancaires de la BNP-Paribas gagés sur l’exploitation de ressources pétrolières angolaises.

A l’encontre du sénateur Charles Pasqua, le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison ferme et deux ans avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’influence.
Le parquet avait requis une seule peine de trois ans avec sursis.
Jean-Charles Marchiani est pour sa part condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis pour complicité de trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux.
Le sénateur Charles Pasqua et les hommes d’affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak vont faire appel de leur condamnation.

Le sénateur UMP Charles Pasqua a demandé, sur France 2, au président de la République la levée du secret défense sur ces ventes d’armes. A l’époque, "“le président de la République était au courant de l’affaire de ventes d’armes à l’Angola, le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi (...) je crois que le moment est venu de mettre les choses au clair” a déclaré Charles Pasqua. “Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur toutes les ventes d’armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l’étranger afin que l’on sache s’il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié”, a-t-il ajouté.

Jean-Christophe Mitterrand, 62 ans, qui était le conseiller Afrique de François Mitterrand de 1986 à 1992 a été condamné à deux années d’emprisonnement avec sursis, et 375.000 euros d’amende pour avoir touché des commissions en marge d’un trafic d’armes entre la France et l’Angola, pays alors en guerre civile et soumis à un embargo de l’ONU. Le fils de l’ancien président de la République a en revanche été relaxé des poursuites pour “complicité de commerce illicite d’armes’”.

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, est en revanche relaxé. Le parquet avait demandé la relaxe, estimant qu’Attali avait bien touché de l’argent, mais que les sommes étaient liées à un "travail effectif", une étude sur le microcrédit. Le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, a donc suivi ces réquisitions, estimant que “le doute bénéficie au prévenu”.
Jacques Attali, 65 ans, était accusé d’avoir reçu 160.000 dollars pour, de 1997 à 1999, user de son influence auprès de Bercy et du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Hubert Védrine, afin de résoudre les ennuis fiscaux des deux associés.
Le tribunal relaxe également Georges Fenech, magistrat et président de la Miviludes (mission contre les sectes).

Secret défense : "des informations que l’Etat n’a pas envie de mettre sur la place publique"
(J.D Merchet)
Marc Fauvelle - 08:42

Après sa condamnation à un an de prison ferme et 100 000 euros d’amende dans le procès de l’Angolagate, un trafic d’armes entre la France et l’Angola, Charles Pasqua contre-attaque. Sur France 2, il a demandé au président de la République la levée du "secret défense" sur toutes les affaires de ventes d’armes.
Le "secret défense", qu’est-ce que c’est exactement ? Éléments de réponse ce matin avec Jean-Dominique Merchet, journaliste au quotidien Libération, spécialisé dans les questions de défense.

Le "secret défense", c’est "une manière pour l’Etat de protéger un certain nombre d’informations". Et "c’est le code pénal qui prévoit de défendre les intérêts fondamentaux de la nation".

"Ce sont des informations que le gouvernement, l’Etat, n’a pas envie de mettre sur la place publique, la plupart du temps, et quasiment tout le temps, pour de bonnes raisons. "


Pourquoi le "secret défense" concerne-t-il les ventes d’armes ? "Parce que dans notre pays, comme dans la plupart de grandes démocraties, les ventes d’armes sont juridiquement interdites. C’est-à-dire qu’elles ne peuvent avoir lieu qu’avec l’autorisation express de l’Etat".

"Il y a des commissions qui se réunissent pour autoriser ce gendre de décision et effectivement leur décisions, leurs délibérations, relèvent du secret de la défense nationale."

" On ne sait pas pourquoi on autorise ou on n’autorise pas tel ou tel contrat d’armement. C’est souvent des questions politiques extrêmement sensibles avec des pays compliqués. "


Hier Charles Pasqua a été condamné à un an de prison ferme et 100 000 euros d’amende dans le procès de l’Angolagate, ce trafic d’arme entre la France et l’Angola, pays alors en guerre civile et soumis à un embargo de l’ONU. A 82 ans, l’ancien ministre de l’intérieur, a décidé de faire appel de cette condamnation et a demandé la levée du "secret défense" sur toutes les ventes d’armes. Que permettrait cette levée ?

" Soit ces armes ont été vendues de manière légale et dans ce cas là, évidemment, tout le monde le savait puisque le secret de la défense nationale relève d’un organisme qui dépend du Premier ministre. En revanche, si ces contrats d’armement ne sont pas légaux, c’est-à-dire s’apparentent à du trafic, dans ce cas là on ne le sait que s’il y a eu des enquêtes des services de renseignement."

" Il est difficile de croire effectivement qu’on puisse faire des grands contrats d’armement dans notre pays sans que l’Etat soit au courant ".
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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 28 Oct - 18:54

Angolagate : la contre-attaque de Charles Pasqua
France Info - 12:05

Condamné à un an de prison ferme dans le cadre du procès de l’Angolagate, ce trafic d’arme entre la France et l’Angola entre 1993 et 1998, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua annonce qu’il fait appel de sa condamnation et demande au chef de l’Etat la levée du secret défense sur toutes les ventes d’armes.

"Je crois que sur ces affaires de ventes d’armes, il faut que les choses soient clarifiées. Le président de la République (Jacques Chirac) était au courant de l’affaire de vente d’armes à l’Angola, le Premier ministre (Alain Juppé) était au courant, la plupart des ministres aussi. Moi je n’étais pas compétent dans ce domaine.
Je demande au Président de la République de lever le "secret défense" sur toutes les ventes d’armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l’étranger, afin que l’on sache s’il y a eu des retours de commission en France et qui en a bénéficié."



Qualifiant ’"d’incompréhensible’" le jugement de ’’l’Angolagate’’, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, condamné dans cette affaire à un an de prison ferme et à 100 000 euros d’amende, en appelé hier soir à Nicolas Sarkozy. Invité du journal de 20 heures sur France 2, il a demandé au président de la République la levée du "secret défense", affirmant que les plus hauts dirigeants de l’Etat de l’époque avaient connaissance de la vente illicite d’armes à l’Angola.

A 82 ans, le sénateur et ex ministre de l’Intérieur a également annoncé son intention de faire appel de sa condamnation dans cette affaire. "Il y a eu la volonté de m’éliminer, c’est clair. On n’y parviendra pas", a-t-il lancé sur i-télé. "Je n’ai peur de rien et je combattrai jusqu’au bout !", a assuré Charles Pasqua.


Et s’il affirme que tout le monde était au courant de ces ventes d’armes, l’ancien premier ministre d’accuser implicitement l’ancien président Jacques Chirac d’être à l’origine de ses ennuis judiciaires. "C’est à partir du moment où j’ai dit que je serais éventuellement candidat à la présidentielle qu’on a engagé contre moi un certain nombre de procédures", a-t-il déclaré sur RTL.

" Je ne vais pas commencer une carrière de délateur . Seulement je veux que la vérité éclate ! ", martèle Charles Pasqua.

RÉACTIONS

Plusieurs personnalités politiques ont réagi depuis hier à la condamnation de l’ancien ministre de l’Intérieur, la plupart du temps pour lui apporter leur soutien. C’est le cas notamment de Jean François Probst, ancien conseiller de Jacques Chirac qui connait très bien Charles Pasqua. " Charles a beaucoup de défauts mais ce n’est ni un voyou, ni un escroc. C’est même pas un parrain ", a-t-il déclaré sur France Info.


"Il a naturellement le droit de se défendre et on ne se défend jamais mieux qu’en faisant la vérité", a pour sa part indiqué le ministre de la Relance Patrick Devedjian, invité politique de France Info ce matin. Alors, faut-il lever le secret défense dans cette affaire ? Pour Patrick Devedjian, plus de 15 ans après les faits, "les intérêts nationaux ne sont plus en cause", estime-t-il. Le président du MoDem François Bayrou s’est dit lui aussi favorable à la levée du secret défense, notamment dans l’affaire de l’Angolagate, pour que "la vie politique soit assainie". "Il faut lever le secret défense, parce qu’il y a trop de soupçons, de suspicions (...). Les frégates de Taïwan, l’Angolagate, Karachi, tout ça empoisonne depuis des années et des années la vie politique française", a-t-il estimé sur LCI. Cela "donnerait droit" à la demande de Charles Pasqua.


Quant à Edouard Balladur, ministre des Finances puis Premier ministre de François Mitterrand dans les années 90, il affirme ne pas avoir été au courant de cette affaire.
Il était ce matin l’invité de "Questions d’info", en partenariat avec LCP.

Edouard Balladur affirme ne pas avoir été au courant
L’ancien Premier ministre Alain Juppé, "pas au courant" non plus



Le "secret défense", c’est "une manière pour l’Etat de protéger un certain nombre d’informations". Et " c’est le code pénal qui prévoit de défendre les intérêts fondamentaux de la nation ", rappelait ce matin sur notre antenne Jean-Dominique Merchet, journaliste au quotidien Libération, spécialisé dans les questions de défense. "Ce sont des informations que le gouvernement n’a pas envie de mettre sur la place publique, la plupart du temps, et quasiment tout le temps, pour de bonnes raisons", a-t-il indiqué. Concernant l’affaire de l’Angolagate, " soit ces armes ont été vendues de manière légale et dans ce cas là, évidemment, tout le monde le savait puisque le secret de la défense nationale relève d’un organisme qui dépend du Premier ministre. En revanche, si ces contrats d’armement ne sont pas légaux, c’est-à-dire s’apparentent à du trafic, dans ce cas là on ne le sait que s’il y a eu des enquêtes des services de renseignement", a-t-il expliqué. Mais selon le journaliste, " il est difficile de croire effectivement qu’on puisse faire de grands contrats d’armement dans notre pays sans que l’Etat soit au courant ".

PRISON FERME POUR QUATRE DES PRINCIPAUX PROTAGONISTES

De lourdes peines de prison ferme ont été prononcées hier à l’encontre des principaux protagonistes de l’affaire de l’Angolagate, ce trafic d’arme entre la France et l’Angola, pays alors en guerre civile et soumis à un embargo de l’ONU. Le tribunal correctionnel de Paris a ainsi condamné plusieurs personnalités. Les hommes d’affaires Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone écopent de 6 ans de prison ferme, quinze mois pour Jean-Charles Marchiani. L’ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua a pour sa part été condamné à un an de prison ferme et de 100 000 euros d’amende.
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Re: angolagate

Message  niouze le Mer 28 Oct - 19:06

et sarko vous savez ce qu'il fesait pendant cette periode .... : ministre du budget (verifier sur wiki)
d'ailleurs certaine note du patron des rg dit dans ses carnets : ""Sarko: un mec le tient, Tassez" et "Tassez a reçu du fric de Falcone pour Sarko" ......
appel lancer de l'ancien mentor a son disciple devenue president ????

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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 28 Oct - 19:11

Angolagate: l'Elysée était au courant du trafic d'armes comme le dit Pasqua
28/10/2009-[11:46] - AFP

PARIS, 28 oct 2009 (AFP) - L’Elysée était bien au courant "au plus tard à la fin de l’année 1995" de l’existence d’un trafic d’armes vers l’Angola comme l’a affirmé mardi soir Charles Pasqua, condamné à un an ferme dans l’affaire de l’Angolagate, relève le jugement du tribunal correctionnel de Paris.

"Le président de la République (de l’époque, ndlr) était au courant de l’affaire de ventes d’armes à l’Angola, le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi (...) je crois que le moment est venu de mettre les choses au clair", a déclaré le sénateur Charles Pasqua sur France 2. Dans son jugement rendu mardi dans l’affaire de l’Angolagate, ce vaste trafic d’armes à destination de l’Angola organisé notamment par Pierre Falcone entre 1993 et 1998, le tribunal va dans le même sens et dénonce "l’incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités. "Les personnes poursuivies ne pourraient être tributaires de l’incurie des autorités françaises dont il était certain qu’elles avaient connaissance des faits, au plus tard à la fin de l’année 1995", note le tribunal. A l’appui de cette assertion, le tribunal mentionne une note de la DGSE du 6 décembre 1995 rédigée pour "l’état-major particulier, le cabinet, le secrétaire général et le conseiller pour les affaires africaines à la présidence de la République" et pour les ministères de la Défense et des Affaires étrangères. "Le gouvernement angolais a reçu de grandes quantités de matériel militaire provenant de certains pays de l’Est et de la Russie par l’entremise d’un intermédiaire français non-autorisé", révèle cette note citée dans le jugement et qui mentionne "la société franco-slovaque ZTZ-OSOS dirigée, entre autres par un Français, Pierre Falcone". Pour le tribunal, les autorités "avaient le devoir conformément à l’article 40 du code de procédure pénale, de révéler au procureur de la République des faits délictueux dont elles avaient eu connaissance dès le 6 décembre 1995". M. Pasqua a été condamné mardi pour trafic d’influence à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et une amende de 100.000 euros d’amende, par le tribunal correctionnel de Paris. Il a annoncé qu’il allait faire appel de sa condamnation.
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Re: angolagate

Message  ivo le Jeu 29 Oct - 10:24

Angolagate : Pasqua enfonce le clou
France Info - 08:43

L’ancien ministre de l’Intérieur, condamné à un an de prison ferme dans l’affaire de l’Angolagate, ne se contente plus de réclamer la levée du secret-défense : il met en cause nommément ceux qui, selon lui, étaient parfaitement au courant des ventes d’armes à l’Angola.

Il est en colère, Charles Pasqua. Et bien déterminé à ne pas porter seul le chapeau de l’Angolagate.
Il avait déjà laissé entendre, après sa condamnation, que d’autres dirigeants de la 5ème République étaient au courant des ventes d’armes à l’Angola ("le Président de la République, le Premier ministre, des ministres", avait-il dit...). Il est allé encore un peu plus loin, hier soir, dans la mise en cause de ces personnalités, en citant des noms.

Ceux, précisément, des deux présidents de la République et de leurs Premiers ministres de l’époque : à savoir François Mitterrand, Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé.

Edouard Balladur et Alain Juppé ont pourtant dit hier, sur France Info, qu’ils n’avaient "pas été au courant"
Jacques Chirac (à qui Pasqua demande de "prendre ses responsabilités"), lui, n’a pas encore réagi.


Charles Pasqua affirme que la levée du secret-défense (dans l’affaire de l’Angolagate, mais aussi dans d’autres affaires politiques sensibles) "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons.
Le "terrible M. Pasqua", comme le surnommait François Mitterrand, promettait il y a vingt ans de "terroriser les terroristes". Aujourd’hui, il terrorise probablement nombre de ses anciens amis...
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Re: angolagate

Message  Lib le Jeu 29 Oct - 11:58

Hou! hou! Un sacré connard pervers ce Pasqua, mais si il continue de remuer la merde comme ça, on va rire et dire adieu à la Vème.

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Re: angolagate

Message  Lib le Jeu 29 Oct - 12:08

ivo a écrit:"?? qui c'est qui manipule qui ??"
Sur ce type de procès politique, le marionnétiste habite à l'Elysée. Quand on voit son ami attali qui s'en sort encore la tête haute...

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Re: angolagate

Message  ivo le Jeu 29 Oct - 19:28

Angolagate : Juppé "n'a pas d'objection" à la levée du secret défense
29/10/2009-[11:19] - AFP

PARIS, 29 oct 2009 (AFP) - Alain Juppé, mis en cause par Charles Pasqua dans l’affaire de l’Angolagate, a indiqué n’avoir "pas d’objection" à ce que le secret défense soit levé et affirmé qu’il n’était "pas au courant" de "rétro-commissions illégales".

L’ancien Premier ministre (1995-1997) a indiqué mercredi sur France-Info, que le secret défense, "comme son nom l’indique, est fait pour protéger les intérêts supérieurs du pays". "Je n’ai pas d’objection à ce qu’on le lève, c’est aux autorités en charge d’apprécier", a-t-il ajouté. Le sénateur Charles Pasqua, condamné en première instance à un an de prison ferme dans le dossier de l’Angolagate, a assuré que le président de la République, les anciens Premiers ministres Edouard Balladur et Alain Juppé étaient notamment au courant de la vente d’armes à l’Angola, dans un entretien au Figaro. Comme on l’interrogeait à ce sujet, M. Juppé a répondu : "il y a évidemment des procédures". "Cela s’appelait à l’époque la commission interministérielle d’exportation des matériels de guerre" mais "les procédures ne couvrent pas les rétro-commissions illégales à des citoyens nationaux. Donc, ça, s’il y en a eu, évidemment, nous n’étions pas au courant", a affirmé le maire UMP de Bordeaux.
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Re: angolagate

Message  ivo le Sam 31 Oct - 11:27

Angolagate : Charles Pasqua met en cause Chirac et Villepin
France Info - 07:47

Depuis l’annonce mardi de sa condamnation à trois ans de prison, dont deux avec sursis pour "recel d’abus de biens sociaux" et "trafic d’influence", Charles Pasqua mène la contre-attaque. Dans le JDD de ce samedi, il affirme que Jacques Chirac, alors président de la République, a "débloqué 900.000 francs" pour la libération des deux pilotes français détenus en Bosnie et libérés fin 1995, et que cet argent lui avait été remis par Dominique de Villepin.

Selon l’ancien ministre de l’intérieur, sa condamnation en première instance dans l’Angolagate, ne s’explique que par la décoration attribuée à Arcadi Gaydamak. Une décoration qu’il estime méritée :

“ C’est grâce à Arcadi Gaydamak, qui est un ancien du KGB, que nous avons pu faire libérer nos deux pilotes détenus par les Serbes. Le président de la République Jacques Chirac et ses collaborateurs le savent bien. Je le démontrerai en appel”. Et à la question comment ? il répond qu’avant la libération des pilotes, “Jacques Chirac m’avait donné le feu vert et m’avait même débloqué 900.000 francs sur les fonds spéciaux. C’est même Dominique de Villepin qui m’avait remis l’argent à l’Elysée...Alors quand je vois qu’Alain Juppé, Edouard Balladur, ou même Villepin ne se souviennent de rien, cela n’est pas sérieux !. Concernant Villepin, cela ne sera jamais qu’un mensonge de plus. Je demande donc la levée du secret-défense sur cet épisode. J’avais même remis personnellement un rapport à Jacques Chirac, écrit de la main de Jean-Charles Marchiani. Chirac sait bien que la médaille du mérite accordée à Arcadi Gaydamak était légitime. En tout cas, le président était parfaitement au courant...”

Et le sénateur desHauts-de-Seine qui précise : "Je suis un animal de combat. On m’a cherché, on va me trouver", dément par ailleurs avoir des "dossiers" : “On fantasme beaucoup à mon sujet. Non, je n’ai pas de dossiers. Rassurez tout le monde !".
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Re: angolagate

Message  ivo le Jeu 12 Nov - 10:39

Ventes d’armes : Pasqua promet des "révélations" cet après-midi
France Info - 06:07
Condamné de la prison ferme dans l’affaire de l’Angolagate, l’ancien ministre de l’Intérieur tient cet après-midi une conférence de presse au cours de laquelle il reviendra sur le rôle de chacun dans les ventes d’armes à l’Angola. Pasqua promet des "révélations"…

France Info - L’ancien minsitre de l’Intérieur de Jacques Chirac promet des ’’révélations’’ sur le rôle de chacun dans quelques affaires embarassantes de la Chiraquie - ©️ REUTERS / Charles Platiau

L’ex-baron de la Chiraquie n’a guère goûté sa condamnation à un an de prison ferme, dans une affaire où ses anciens compagnons d’épopée semblent frappés d’amnésie. Et il compte bien sortir quelques cadavres du placard afin de rafraîchir les mémoires défaillantes.

Dans ses multiples déclarations depuis sa condamnation fin octobre, Charles Pasqua réclame en particulier la levée du secret-défense dans ce dossier mais aussi d’autres affaires sensibles. "Pour que l’on sache qui sont exactement les intervenants dans les ventes d’armes", explique son avocat Me Léon-Lef Forster.
Car "j’estime aujourd’hui que l’on se sert du secret-défense, en France, pour protéger quelques aigrefins" , avait lancé l’ancien ministre de l’Intérieur, dimanche, dans les colonnes du Journal du dimanche. Charles Pasqua suggère aux parlementaires de créer une commission permanente du secret-défense, habilitée à enquêter sur toutes les affaires classifiées.

Preuves matérielles

Dans son entretien au JDD, celui qui, jadis, menaçait de "terroriser les terroristes", promettait cette fois des "révélations" avec des "preuves matérielles" promptes à "rafraîchir la mémoire" de l’ancien président Chirac. "Il fera vraisemblablement une annonce", a lancé son avocat, énigmatique.

Charles Pasqua a récemment affirmé que Jacques Chirac, alors président de la République, avait "débloqué 900.000 francs" pour la libération des deux pilotes français détenus en Bosnie et libérés fin 1995. Et que cet argent lui avait été remis par Dominique de Villepin.
Villepin, appuyé par Alain Juppé, affirme n’avoir jamais eu connaissance de pratiques illégales.
L’ancien ministre affirme pouvoir mettre en difficulté Jacques Chirac et Dominique de Villepin
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Re: angolagate

Message  ivo le Jeu 12 Nov - 16:43

Angolagate : "Chirac n’a jamais assumé ses responsabilités" (Pasqua)
France Info - 15:49

L’ancien ministre de l’Intérieur avait promis de "rafraîchir" la mémoire de Jacques Chirac. Il a tenu cet après-midi une conférence de presse, au cours de laquelle il a réaffirmé que l’ancien chef de l’Etat et Dominique de Villepin étaient "informés" des ventes d’armes à l’Angola.

Charles Pasqua n’a toujours pas digéré sa condamnation à un an de prison ferme, dans l’affaire dite de "l’Angolagate". Et il ne supporte pas, en particulier, d’apparaître comme le seul responsable politique de ce scandale politico-financier.
Pas question pour l’ancien ministre de l’Intérieur de porter seul le chapeau : comme il l’avait laissé entendre il y a quelques jours, il affirme avoir tenu informés les plus hauts dirigeants de l’Etat à l’époque (en 1995) : Jacques Chirac (président de la République), Dominique de Villepin (secrétaire général de l’Elysée) et Charles Millon (ministre de la Défense).

Dans ces conditions, Charles Pasqua ne comprend pas qu’aucun d’entre eux n’ait été interrogé.
Et en particulier Jacques Chirac qui, selon lui, n’a rien fait pour arrêter le flux des exportations d’armes, ce qui aurait dû selon lui être le cas si ce commerce était illégal...


Et l’ancien grognard chiraquien enfonce le clou, sans ménagement : "ce que l’on peut regretter, dit-il, c’est que Jacques Chirac n’ait jamais assumé ses responsabilités"...


Pasqua accuse Chirac et Villepin
envoyé par publicsenat. - L'info internationale vidéo.
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Re: angolagate

Message  le_vieux le Lun 16 Nov - 22:02

Au jeu du je-te-tiens-tu-me-tiens, on devrait pas tarder à revoir surgir plein de sales dossiers mouillant les sarkozistes.

Et donc par ricochet encore plus de dossiers mouillant de nouveau les Villepino-chiraquiens...
etc etc ad nauseam...
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angolagate

Message  ivo le Mer 19 Jan - 9:57

L’Angolagate à nouveau devant les juges
C’est aujourd’hui que s’ouvre le procès en appel de cette affaire de vente d’armes à l’Angola. Vente jugée illicite en première instance, par le tribunal correctionnel de Paris en 2009.
21 des prévenus, dont l’homme d’affaire Pierre Falcone, vont devoir revenir s’expliquer

Ils sont en effet 21 à avoir fait appel pour tenter d’être blanchis par la justice. 21 dont les principaux : Pierre Falcone, organisateur de ces ventes d’arme illégales, en prison depuis un an et demi, Charles Pasqua, condamné à un an ferme pour trafic d’influence ou Arcady Gaydamak, ami russo-israélien des deux premiers, et toujours en fuite.

Tous ont la même ligne de défense depuis 2009 : ils se disent victimes d’une instruction à charge, voire d’une machination destinée à stopper les ambitions politiques de Charles Pasqua. Pour preuve selon eux, une note du contre-espionnage, ignorée par l’instruction, qui pourtant, selon eux, les disculpait...

Affaire Angolagate devant la Cour d’appel Explications de Laurent Doulsan (0'54")

Une défense inchangée mais un contexte différent : c’est Philippe Courroye qui avait instruit cette affaire quand il était encore juge. Il est aujourd’hui le procureur controversé de l’affaire Woerth-Bettencourt. Les prévenus comptent sur ces soupçons de collusion avec le pouvoir, pour orienter différemment la lecture du dossier. "Il n’y a pas de complot, il n’y en a pas eu, je n’ai rien à cacher", avait affirmé Philippe Courroye en 2009. Il est à nouveau cité en appel parmi la vingtaine de témoins que la défense compte entendre.

Absents en revanche des audiences, Jean-Christophe Mitterrand et l’écrivain Paul-Loup Sulitzer, condamnés aussi dans cette affaire, mais qui eux ont renoncé à faire appel.

Cécile Quéguiner, avec agences
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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 19 Jan - 10:37

Falcone un prisonnier gênant
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/falcone-un-prisonnier-genant_953744.html
Le procès en appel de l'Angolagate s'ouvre ce mercredi, sur fond de fortes tensions entre Luanda et Paris autour de l'homme clef de l'affaire, détenu depuis 2009.

Pierre Joseph Falcone est le dernier condamné encore détenu dans l'affaire de l'Angolagate. Le procès en appel de la vente d'armes présumée illégale à l'Angola entre 1993 et 1998 va s'ouvrir mercredi 19 janvier à Paris. L'homme d'affaires de 56 ans sera le seul, au milieu des 24 prévenus, dont l'ancien ministre Charles Pasqua, à être extrait d'une prison, la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). De quoi braquer les regards sur un personnage qui ne cesse d'être un embarras pour le gouvernement français, après sa condamnation en première instance à six ans d'emprisonnement, le 27 octobre 2009. Depuis, cette décision de justice, alors assortie d'une incarcération immédiate à l'issue de l'audience, provoque des tensions ininterrompues entre la France et l'Angola.
Car Pierre Joseph Falcone n'est pas qu'un simple marchand d'armes. Il représente aussi l'Angola, dont il a acquis la nationalité, comme ambassadeur auprès de l'Unesco à Paris. Proche du président Eduardo Dos Santos, il a reçu un soutien constant du régime dès le déclenchement de l'enquête judiciaire en 2000. Des menaces ont été proférées contre les intérêts français; certaines ont été mises à exécution. Un premier voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Angola, prévu le 28 février 2008, avait dû être annulé. Le président de la République n'avait finalement effectué qu'un passage éclair d'une journée à Luanda, le 23 mai 2008. A l'ouverture du premier procès en 2009, l'Angola avait en outre protesté contre le sort réservé à l'un de ses ambassadeurs jouissant, à ce titre, de l'immunité diplomatique.

Victime d'un acharnement judiciaire?
Depuis la condamnation de Falcone, le ministère de la Justice n'a jamais changé d'avis: placé sous son autorité, le parquet a approuvé et défendu chacune des demandes de mise en liberté du détenu. En vain. Malgré des réquisitoires éloquents, des argumentaires juridiques ciselés, les juges ont maintenu l'homme-clef de l'Angolagate en prison. Une série d'articles publiés dans Le Figaro, dépeignant Pierre Joseph Falcone en victime d'un acharnement judiciaire, n'a pas eu meilleur effet. Pas plus que la lettre du ministre de la Défense, Hervé Morin, en date du 11 juillet 2008: le courrier adressé à Pierre-François Veil, l'avocat de Falcone, affirmait que le trafic d'armes ne pouvait être retenu contre le prévenu "en l'absence de transit par le territoire français" du matériel de guerre vendu à l'Angola.
Pour Me Veil, son client est d'abord victime d'une ambiance de "suspicion généralisée" sur fond de tension entre les juges et le pouvoir politique. Car, selon lui, il n'y a pas l'ombre d'un doute. "Le commerce illicite d'armes reproché à Falcone est une pure construction fantasmatique, dit-il. Un pays souverain a acquis des armes pour lutter chez lui contre une organisation, l'Unita de Jonas Savimbi, désignée comme terroriste par l'ONU. C'est dans ce cadre légal que l'Angola a donné mandat à mon client. Où est l'infraction?"
Pourtant ce raisonnement n'a jusqu'alors jamais convaincu. Ni les juges Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez, qui ont, de concert, instruit un dossier de plusieurs milliers de pages, ni le tribunal correctionnel, qui a bel et bien retenu contre Pierre Joseph Falcone le délit de commerce illicite de matériel de guerre. La cour d'appel va-t-elle se laisser convaincre du 19 janvier au 4 mars? Nul doute qu'à Paris comme à Luanda, les audiences seront suivies à la loupe.
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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 19 Jan - 13:35

Angolagate : les grands épisodes
http://www.europe1.fr/France/Angolagate-les-grands-episodes-377161/
Retour sur les étapes importantes de l’affaire de vente d'armes à l'Angola entre 1993 et 1998.

Le procès en appel de l’Angolagate s'ouvre mercredi. Pour mieux comprendre les enjeux de ce nouveau volet judiciaire, retour sur une affaire vieille de presque 20 ans.


Une guerre civile éclate en Angola au début des années 90. Le gouvernement de José Eduardo dos Santos tente de se procurer des armes pour son armée auprès de la France, mais Paris refuse de livrer des armes à un pays en guerre. François Léotard est alors ministre de la Défense et Charles Pasqua ministre de l'Intérieur du gouvernement d'Edouard Balladur.

C’est à ce moment là que se met en place un réseau parallèle entre le gouvernement angolais et l'homme d'affaires Pierre Falcone, proche de Jean-Charles Marchiani et Charles Pasqua. Un contrat est alors signé entre l’Angola, d'un côté, et Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, un homme d'affaires russe, de l'autre, pour la vente d’armes pour un montant de 790 millions de dollars (590 millions d'euros). Ils fournissent l’Angola en munitions, hélicoptères de combat, missiles et mines antipersonnel de 1993 à 1998. L’argent transite alors par des comptes en Suisse, au Luxembourg et au Portugal.


Novembre 1999 : l’affaire éclate au grand jour. Lors d’une enquête sur une histoire de blanchiment d’argent par l’avocat fiscaliste Allain Guilloux, les juges Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez découvrent des liens entre l’avocat, l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone.

5 juillet 2000 : Allain Guilloux est mis en examen et écroué pour "blanchiment aggravé". Lors d'une perquisition à son cabinet les enquêteurs trouvent le dossier du milliardaire Arcadi Gaydamak, déjà dans le collimateur du fisc français. Les juges remontent aussi jusqu'à une société de vente d'armes, Brenco International, dirigée par Pierre Falcone, dont Allain Guilloux est le conseiller.

Les investigations des juges Courroye et Prévost-Desprez établiront qu'Arcadi Gaydamak était associé à l'homme d'affaires français Pierre Falcone, pour conclure avec l'Angola, un contrat de vente d'armements, sans avoir reçu d'autorisation de l'État français.

Retour sur les éléments qui ont nourri l’instruction menée par le juge Courroye :


retrouver ce média sur www.ina.fr


Septembre 2000 : une liste de personnes et sociétés rémunérées par Brenco révèle les noms de Jean-Christophe Mitterrand et Jacques Attali (respectivement fils et ex-conseiller de François Mitterrand) ainsi que du préfet Jean-Charles Marchiani. Des perquisitions suivent, notamment au siège du parti RPF et au conseil général des Hauts-de-Seine présidé par Charles Pasqua, ex-ministre de l'Intérieur. Pierre Falcone est mis en examen, suivi de Jean-Christophe Mitterrand.

25 janvier 2001 : le ministère de la Défense dépose une plainte pour trafic d'armes, la vente à l'Angola n'ayant pas fait l'objet des autorisations nécessaires.

Mai 2001 : Jean-Charles Marchiani est mis en examen, ainsi que Charles Pasqua, qui sera reconnu coupable d'avoir favorisé l'attribution de l'ordre du Mérite à Gaydamak, après le versement par Brenco de 230.000 euros sur le compte de l'Association France Afrique Orient, dont il était vice-président. Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani affirment que cette médaille a été décernée pour le rôle d'Arcadi Gaydamak dans la libération fin 1995 de deux pilotes français détenus en Bosnie.

20 juin : les juges Courroye et Prévost-Desprez demandent la levée de l'immunité parlementaire de Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani. Ils sont, à cette époque, tous deux députés européens.

Juin 2003 : Pierre Falcone est nommé représentant permanent de l'Angola auprès de l'Unesco et obtient ainsi un passeport diplomatique qui lui donne l’immunité. Il est alors libre de quitter la France et de voyager à sa guise.

Une nouvelle qui fait polémique auprès des magistrats :


retrouver ce média sur www.ina.fr


14 janvier 2004 : La justice ne reconnait pas d’immunité à Pierre Falcone et lance contre lui un mandat d’arrêt.


5 avril 2007 : après sept ans d’enquête, 42 personnes sont renvoyées en correctionnelle, dont Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, ainsi que Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua et diverses personnalités poursuivies pour recel d'abus de biens sociaux.

3 octobre 2007 : la justice lève le mandat d'arrêt de Pierre Falcone qui rentre aussitôt à Paris.

Du 6 octobre 2008 au 11 février 2009 : le procès se déroule devant le tribunal correctionnel de Paris, en l'absence d'Arcadi Gaydamak, qui est en fuite.

27 octobre 2009 : le tribunal prononce 36 condamnations et six relaxes. Jacques Attali figure parmi les relaxés, de même que le magistrat Georges Fenech.

Vingt-quatre condamnés font appel. Parmi eux, Pierre Falcone, qui a écopé de six ans de prison ferme et a été immédiatement écroué, Arcadi Gaydamak (six ans ferme), Charles Pasqua (trois ans, dont un ferme), Jean-Charles Marchiani (trois ans, dont 15 mois ferme), l'avocat Allain Guilloux (trois ans, dont un ferme). Jean-Christophe Mitterrand a été condamné à deux ans avec sursis et le romancier Paul-Loup Sulitzer à 15 mois avec sursis, mais ils n'ont pas fait appel. Idem pour Jean-Bernard Curial, ex-conseiller Afrique du PS, condamné à deux ans avec sursis.

Sur le plateau de France 2, le 27 octobre 2009, Charles Pasqua dénonce "une décision prise à l’avance" :


retrouver ce média sur www.ina.fr


2010 : Pierre Falcone voit ses demandes de remise en liberté rejetées.


19 janvier au 2 mars : procès devant la chambre 5-13 de la cour d'appel, sous la présidence d'Alain Guillou. Le procès est prévu jusqu'au 2 mars, à raison de trois jours d'audience par semaine. En appel, la défense a cité une vingtaine de témoins, dont Jacques Chirac, Edouard Balladur ou Dominique de Villepin, qui ne viendront sans doute que si la cour juge leur présence indispensable.

Les avocats voudraient aussi entendre le juge ayant instruit le dossier, Philippe Courroye, actuel procureur de Nanterre. Le procès sera présidé par Alain Guillou et non, comme initialement prévu, par Christian Pers, magistrat réputé sévère, récemment nommé conseiller à la Cour de cassation.
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Re: angolagate

Message  ivo le Mer 19 Jan - 21:32

Procès de l'Angolagate : Pasqua charge Chirac
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110112.CHA2083/proces_de_langolagate__pasqua_charge_chirac.html
Le procès en appel de cette affaire de trafic d'armes vers l'Angola s'est ouvert à Paris. Parmi les principaux prévenus: Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, Jean-Charles Marchiani...

Charles Pasqua a contesté mercredi 19 janvier "la totalité des faits" qui lui sont reprochés dans l'affaire de l'Angolagate, à l'ouverture du procès en appel, et chargé l'ancien président de la République Jacques Chirac.
L'ex-ministre de l'Intérieur, 83 ans, a été condamné en première instance à trois ans de prison dont un ferme pour avoir usé de son influence, et perçu des fonds en contrepartie, afin que soit décernée la médaille du mérite à l'homme d'affaires franco-israélien Arcadi Gaydamak.
"Monsieur le président, ce jugement est aberrant. Comment imaginer que quelqu'un qui a eu ma carrière se soit laissé aller à commettre ce type d'action ? C'est injurieux!", a lancé le sénateur, avant d'évoquer le rôle d'Arcadi Gaydamak dans la libération fin 1995 de deux pilotes français otages en Bosnie, pour lequel il a reçu sa décoration, selon lui. "Chirac avait donné les instructions nécessaires".

Chirac ne viendra pas témoigner

L'ancien chef d'Etat ne fera, lui, pas partie du casting de ce procès. Dans une lettre lue ce mercredi, Jacques Chirac a fait savoir qu'il ne se déplacerait pas au nom de la séparation des pouvoirs. Il était cité comme témoin par la défense de trois des principaux accusés: Charles Pasqua, Arcadi Gaydamak et Jean-Charles Marchiani. Invoquant l'article 67 de la Constitution, selon lequel le président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, et l'article 16 de la déclaration des droits de l'Homme sur la séparation des pouvoirs, Jacques Chirac explique qu'il ne peut être "contraint de témoigner" dans cette affaire.
Dans un courrier également adressé à la cour, Dominique de Villepin remarque qu'Arcadi Gaydamak, qui le citait comme témoin, est "partie civile à son encontre" dans l'affaire Clearstream. "Je crains qu'on cherche à utiliser mon témoignage à d'autres fins", a-t-il estimé.
Parmi les responsables politiques cités par la défense du fait des fonctions ministérielles ou autres qu'ils occupaient à l'époque de l'Angolagate, Alain Juppé et Alain Richard étaient absents, et Charles Millon a demandé dans une lettre quand sa présence serait requise, ce qui n'a pas été décidé.

36 condamnations en première instance

Le procès en appel s'est ouvert ce mercredi matin à Paris au sein de la 1ère chambre civile, qui accueille jusqu'au 2 mars la chambre 5-13, spécialisée en délinquance financière.
En première instance, le 27 octobre 2009, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné 36 personnes dans cette affaire, dont une dizaine à de la prison ferme. Une partie l'avait été pour avoir participé à l'organisation d'un commerce d'armes "illicite" vers l'Angola, estimé à 790 millions de dollars, l'autre pour avoir bénéficié des "pots-de-vin" distribués par Pierre Falcone (56 ans) et Arcadi Gaydamak (58 ans).
Le procès est présidé par le juge Alain Guillou, qui a remplacé à la dernière minute, le 9 novembre dernier, Christian Pers, promu inopinément à la Cour de cassation.

Un beau casting dans le box des accusés

La justice reproche aux deux associés d'avoir entre 1993 et 1998 vendu à l'Angola, alors en pleine guerre civile, des armes provenant de l'ancien bloc soviétique, sans avoir reçu d'autorisation de l'Etat français. Condamnés chacun à 6 ans de prison ferme en première instance, Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone ont fait appel, comme 22 autres condamnés.
Parmi eux, l'ex-préfet Jean-Charles Marchiani a écopé en première instance de 15 mois de prison ferme et 375.000 euros d'amende. Jean-Christophe Mitterrand, fils du président défunt, et le romancier Paul-Loup Sulitzer, condamnés à de la prison avec sursis, n'ont pas fait appel.

Pierre Falcone multiplie les demandes de remise en liberté

Ces dernières semaines, Pierre Falcone a multiplié en vain les demandes de remise en liberté, en dépit de son immunité diplomatique. Le tribunal craint que le ressortissant franco-angolais, représentant permanent du pays africain auprès de l'Unesco à Paris, ait des projets de fuite. Ce personnage clé de l'affaire est ainsi le seul à avoir été immédiatement incarcéré à l'issue du jugement. Arcadi Gaydamak, qui vit à l'étranger, ne s'était pas présenté au premier procès et n'est pas plus présent à ce second procès. En fuite, l'homme d'affaires russo-israélien est sous le coup d'un mandat d'arrêt international.
Juste avant le premier procès, Nicolas Sarkozy s'était rendu en visite officielle à Luanda en 2008 et avait parlé publiquement de "malentendu du passé" à propos de l'affaire.
En juillet 2008, le ministre de la Défense d'alors, Hervé Morin, avait écrit un courrier à la défense de Pierre Falcone pour expliquer que la vente d'armes était légale aux yeux du ministère, un point de vue infirmé par le tribunal.

(Challenges.fr)
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Re: angolagate

Message  ivo le Sam 26 Fév - 9:29

Angolagate : trois ans avec sursis requis contre Charles Pasqua
FRANCE INFO - HIER, 20:41


Charles Pasqua est jugé pour trafic d'influence.
©REUTERS/Gonzalo Fuentes

Dans le procès en appel de l’Angolagate, six ans de prison ont été requis par le parquet contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, et trois ans de prison avec sursis à l’encontre de l’ancien ministre Charles Pasqua. Le jugement devrait être prononcé dans les jours à venir.
Le parquet général a été sévère à l’égard de l’ancien ministre de l’intérieur : “Ce n’est pas le vieil homme, par ailleurs sympathique, ni l’ancien ministre que nous jugeons aujourd’hui, c’est Charles Pasqua et sa part d’ombre qui s’est cru un moment appelé à un destin national et dont la fin a justifié les moyens.”

A l’encontre de Charles Pasqua, jugé pour trafic d’influence dans un volet connexe de l’Angolagate, le procureur a requis trois ans de prison avec sursis. Le ministère public a également réclamé 150.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité à l’encontre de l’ancien ministre.

Trois ans avec sursis requis contre Charles Pasqua, les précisions d’Anne Lamotte (1'07")

En première instance, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, 83 ans, avait été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et 100.000 euros d’amende alors que trois ans avec sursis avaient été requis.

Il s’agissait de la première condamnation à de la prison ferme de Charles Pasqua, mis en cause dans plusieurs autres affaires judiciaires.

Le parquet de la cour d’appel de Paris a décidé de requérir six ans de prison ferme et 375.000 euros d’amende à l’encontre de l’homme d’affaires Pierre Falcone. Une peine de six ans et 5 millions d’euros ont été requis contre Arcadi Gaydamak. C’est la peine dont avaient écopé les deux hommes en octobre 2009, devant le tribunal correctionnel.

Pierre Falcone, qui a assisté à ses deux procès, est détenu à Fleury-Mérogis depuis le jugement de première instance. Son partenaire d’affaires, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, est en fuite et n’a jamais comparu devant la justice française.

Ils sont poursuivis pour avoir organisé une vente d’armes à l’Angola, de 1993 à 1998, en pleine guerre civile, pour un montant de 790 millions de dollars, gagés sur les recettes futures du pétrole.


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Re: angolagate

Message  ivo le Ven 29 Avr - 10:41

Angolagate : Charles Pasqua relaxé en appel
FRANCE INFO - 10:15
Condamné à trois ans de prison dont un ferme en 2009, l’ancien ministre de l’Intérieur peut se féliciter d’avoir fait appel : il a été relaxé ce matin par la cour d’appel de Paris. Les juges n’ont donc pas suivi le parquet qui avait requis trois ans avec sursis contre Charles Pasqua.
Charles Pasqua, 84 ans, était poursuivi pour trafic d’influence passif et recel d’abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire de vente d’armes à l’Angola. La cour n’a retenu aucun de ces chefs d’accusation, pas plus qu’elle n’a suivi les arguments de l’accusation, selon lesquels l’ancien ministre de l’intérieur avait monnayé son intervention en faveur de l’attribution de l’ordre du Mérite à l’homme d’affaires franco-israélien d’origine russe Arcadi Gaydamak.

Après le jugement de 2009, Charles Pasqua avait notamment mis en cause Jacques Chirac et Alain Juppé. Il leur reprochait de l’avoir impliqué dans cette affaire pour nuire à sa carrière politique.

_En février, le parquet général avait pourtant été sévère à l’égard de l’ancien ministre de l’intérieur : “Ce n’est pas le vieil homme, par ailleurs sympathique, ni l’ancien ministre que nous jugeons aujourd’hui, c’est Charles Pasqua et sa part d’ombre qui s’est cru un moment appelé à un destin national et dont la fin a justifié les moyens.”


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Message  ivo le Ven 29 Avr - 13:06

"Soulagé", Charles Pasqua évoque des "conséquences" pour ses accusateurs
FRANCE INFO - 11:35
Totalement relaxé dans l’affaire de l’Angolagate, l’ancien ministre de l’intérieur a aussitôt évoqué des "conséquences à terme" pour ceux qui l’ont mis en cause.
L’ancien ministre de l’Intérieur, 84 ans, était poursuivi pour trafic d’influence passif et recel d’abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire de vente d’armes à l’Angola. La cour d’appel de Paris n’a retenu aucun de ces chefs d’accusation.

Angolagate : Charles Pasqua évoque des "conséquences" pour ceux qui l’ont mis en cause (0'50")

Selon Charles Pasqua, “aujourd’hui, justice est rendue, je suis soulagé mais cela aura des conséquences à terme. ” Et il affirme que cette décision “met en pièces toute l’accusation qui avait été formée et conduite contre moi et qui est aujourd’hui totalement démontée. Que ceux qui en ont été les responsables se reconnaissent, parce que cela aura des conséquences pour les uns et pour les autres...Je suis un vieux soldat, j’en ai vu d’autres, je sais que la politique est friande de ce genre de coup tordu...”
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Re: angolagate

Message  ivo le Ven 29 Avr - 17:52

Angolagate : Charles Pasqua relaxé en appel
FRANCE INFO - 10:15
Condamné à trois ans de prison dont un ferme en 2009, l’ancien ministre de l’Intérieur peut se féliciter d’avoir fait appel : il a été relaxé ce matin par la cour d’appel de Paris. Les juges n’ont donc pas suivi le parquet qui avait requis trois ans avec sursis contre Charles Pasqua. La cour d’appel a également revu à la baisse les condamnations de Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Pasqua relaxé et les autres condamnations revues à la baisse
, précisions de Laurent Doulsan (0'49")

Charles Pasqua, 84 ans, était poursuivi pour trafic d’influence passif et recel d’abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire de vente d’armes à l’Angola. La cour n’a retenu aucun de ces chefs d’accusation, pas plus qu’elle n’a suivi les arguments de l’accusation, selon lesquels l’ancien ministre de l’intérieur avait monnayé son intervention en faveur de l’attribution de l’ordre du Mérite à l’homme d’affaires franco-israélien d’origine russe Arcadi Gaydamak.

Après le jugement de 2009, Charles Pasqua avait notamment mis en cause Jacques Chirac et Alain Juppé. Il leur reprochait de l’avoir impliqué dans cette affaire pour nuire à sa carrière politique.

_En février, le parquet général avait pourtant été sévère à l’égard de l’ancien ministre de l’intérieur : “Ce n’est pas le vieil homme, par ailleurs sympathique, ni l’ancien ministre que nous jugeons aujourd’hui, c’est Charles Pasqua et sa part d’ombre qui s’est cru un moment appelé à un destin national et dont la fin a justifié les moyens.”

Les autres condamnations :

Trois ans de prison ferme en appel pour l’homme d’affaires franco-israélien d’origine russe Arcadi Gaydamak. Une peine réduite de moitié par rapport au jugement de 2009.

30 mois de prison ferme pour l’homme d’affaires français Pierre Falcone. En première instance il avait été condamné à 6 ans de prison ferme.

- Deux ans de prison dont 8 mois ferme pour Jean-Charles Marchiani, l’ancien préfet du Var et conseiller de Charles Pasqua à l’Intérieur. En 2009, il avait été condamné à trois ans de prison dont 15 mois ferme
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Message  Invité le Ven 29 Avr - 19:45

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