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Syrie

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Syrie

Message  ivo le Ven 4 Fév - 13:00

Syrie: appel sur Facebook à manifester vendredi contre la "monocratie"
(AFP) – Il y a 2 jours
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hUYGZGFf1ib2qkJ6i8GygqXyuriA?docId=CNG.75170f61f3fad67525e8962df0c19052.361
NICOSIE — Un appel à manifester vendredi après-midi contre la "monocratie, la corruption et la tyrannie" en Syrie a été lancé ces derniers jours sur Facebook, pourtant censuré, au moment où des manifestations sans précédent en Egypte demandaient le départ du président Hosni Moubarak.

Un groupe Facebook, qui avait réuni plus de 7.800 membres mardi matin, a lancé un appel à manifester sous le slogan de "la Révolution syrienne 2011".
Il invite les jeunes Syriens à manifester vendredi après la prière, "la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes".
"Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d'Egypte. Nous ne voulons pas une révolution violente mais un soulèvement pacifique (...), haussez la voix d'une manière pacifique et civilisée, car exprimer ses opinions est garanti par la Constitution", indique le groupe dans un communiqué publié sur le site.
"Il ne faut plus accepter l'injustice", insiste-t-il.
"Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses", indique encore le texte, en s'adressant au président syrien, Bachar al-Assad.

Le site Facebook est bloqué par les autorités syriennes mais les internautes, grâce à certains programmes, peuvent contourner la censure.
Un autre groupe Facebook a appelé à un sit-in jeudi à 15H00 (13H00 GMT) devant le Parlement à Damas "en solidarité avec les étudiants, les employés, les chômeurs et les retraités désargentés".

Samedi après-midi, les forces de l'ordre avaient empêché un rassemblement de jeunes près de l'ambassade d'Egypte à Damas. L'appel à ce rassemblement de solidarité avec les manifestants avait été également lancé sur Facebook.

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a dû quitter mi-janvier le pouvoir sous la pression de la rue. Et l'Egypte est ébranlée depuis une semaine par un mouvement de contestation similaire contre le président Hosni Moubarak.
Copyright © 2011 AFP
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Re: Syrie

Message  niouze le Ven 25 Mar - 0:05

Syrie : « Les soldats du Président tirent sur nous à balles réelles »
Par Sid Ahmed Hammouche | La Liberté | 24/03/2011 | 18H55


« Des mafieux, nous ? » A l'autre bout du fil, Khaled s'énerve. « Des bandits ? Des drogués ? Des trafiquants ? C'est tout ce qu'a trouvé le régime de Bachar al-Assad comme arguments pour décrédibiliser notre mouvement démocratique », s'emporte cet étudiant de 18 ans que nous avons pu joindre par téléphone à Daraa, à 100 kilomètres au sud de Damas, où la répression a fait plus de 100 morts ces six derniers jours.

« Nous ne sommes pas des voyous, ni des terroristes. Nous nous battons pour la liberté. Les soldats du Président tirent sur nous à balles réelles. Nous comptons au moins quatorze morts dans la ville. La liste des martyrs ne fait que s'allonger », ajoute-t-il avant d'être coupé par des coups de feu.

La foule crie alors à la garde prétorienne de Bachar, qui encercle depuis vendredi dernier le centre de cette petite ville miséreuse du sud :

« Rejoignez la révolution. Aidez-nous à nous libérer du joug des Assad. »

La réponse ne se fait pas attendre. Des rafales claquent dans l'air. « Il y a des snipers sur les hauteurs des bâtiments », poursuit Khaled.
Région à majorité druze

« Nous craignons le pire. Mais comment une armée du peuple peut-elle tuer son peuple ? » Le jeune homme se tait de nouveau. Il court. Pour se mettre à l'abri. A quelques encablures de là, Ali se cache dans la mosquée Al-Oumari. Ce trentenaire nous répond sur son téléphone satellitaire :

« La situation est grave. Les forces de l'ordre veulent forcer notre porte alors qu'il y a de nombreux blessés. Nous ne pouvons pas les transporter à l'hôpital. »

Et ce professeur d'expliquer que c'est l'arrestation de jeunes par les Moukhabarat (services de renseignement ou police secrète) qui a mis le feu aux poudres :

« C'était mardi dernier. Ces ados écrivaient des slogans hostiles au pouvoir sur les murs de la ville. La répression a été vite terrible. Les jeunes, remontés à bloc dans cette région à forte majorité druze, ont voulu défendre leur dignité et dénoncer un régime corrompu et policier. »

Le peuple a alors mis le feu au bâtiment officiel et au siège du Baas, le parti unique… Et alors que le régime affirmait dans les médias qu'il allait répondre aux demandes de la population, il a envoyé l'armée et les forces antiterroristes. Massivement. Sa mission : nettoyer la région de bandes armées mafieuses. (Voir la vidéo du 23 mars)


Daraa totalement isolée

Aujourd'hui, la ville de Daraa est totalement isolée du reste du monde. Le cordon de sécurité est complètement hermétique. « Mais nous avons les moyens de tenir et de briser cet embargo », affirme Ali :

« Nous avons les moyens de montrer au monde ce qui se passe réellement dans la ville grâce à nos téléphones et nos connexions à Internet par satellite. »

D'autres régions du pays se sont également réveillées, notamment à Rif Dimashq, Homs, Deir ez-Zor. Quant à la capitale Damas, elle est encore calme. « Mais c'est un calme trompeur », témoigne Naoufale, une jeune étudiante :

« J'ai voulu me rendre à la place des Omeyyades cet après-midi, mais c'était impossible. Le périmètre était fermé. Officiellement, pour cause de maintenance des lignes électriques. Personne n'est dupe. Le régime est tendu après la manifestation du 15 mars dans le souk de la vieille ville. Une centaine de personnes y ont réclamé la démocratie avant d'être chassées par les agents du régime. »

La situation risque de se tendre encore plus ce vendredi de prière. Le parti Baas a rameuté ses fidèles pour venir prier dans la mosquée pour éviter que l'opposition n'occupe les lieux.

Les vendeurs du souk ont l'obligation de vendre des posters, des T-shirts à l'effigie du Président al-Assad. Un Président qui a déçu après avoir hérité du pouvoir de son père, à sa mort en 2000. Au lieu d'ouvrir le pays, il l'a livré aux hommes d'affaires, notamment son cousin Rami Makhlouf, à la tête de la compagnie de télécom Syriatel.

Et même si le président syrien a lâché du lest il y a quelques semaines en lançant un plan social de 250 millions de dollars – notamment pour faire baisser les prix des aliments – cela n'est pas suffisant. Les Syriens veulent aujourd'hui la liberté.

« Ce qui se passe est historique », analyse un célèbre avocat et opposant politique syrien dont nous préservons l'anonymat pour le protéger de la terreur des services secrets syriens. « C'est la première fois en 50 ans que des gens descendent dans la rue en Syrie en bravant l'état d'urgence. Ils veulent du changement. »

Et chaque personne tuée par les hommes de Bachar al-Assad renforce la détermination des manifestants dans la première république où le raïs a hérité du pouvoir de son père. Une sorte de monarchie socialiste très fermée et très verouillée.
La révolution Facebook

Une surveillance qui concerne également Internet. Expérience vécue, il y a quelques années déjà : l'adresse de LaLiberte.ch était par exemple inaccessible en Syrie. Aujourd'hui, cela vaut aussi pour Facebook, Twitter ou Google. Et le seul moyen d'y accéder est de sortir quelques dollars supplémentaires, histoire de graisser la patte du propriétaire de l'Internet-café.

N'empêche, c'est grâce au réseau internet que le monde peut découvrir aujourd'hui la férocité de la répression du régime syrien. La révolution Facebook mettra-t-elle fin au régime de la famille Assad ?
http://www.rue89.com/2011/03/24/syrie-les-soldats-du-president-tirent-sur-nous-a-balles-reelles-196823
et la bas on va pas apporter la paix et la democratie ?????

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Re: Syrie

Message  niouze le Sam 2 Avr - 16:31

DAMAS - Les autorités syriennes ont procédé samedi à une vague d'arrestations au lendemain de manifestations de milliers de personnes en faveur de la démocratie qui ont fait au moins neuf morts, ont indiqué des militants des droits de l'Homme.

Les Etats-Unis et l'ONU ont dénoncé le recours à la force contre les manifestations qui ont eu lieu vendredi en Syrie à l'appel d'opposants déçus par l'absence d'annonce par le président Bachar al-Assad d'une réforme démocratique majeure face à la contestation sans précédent contre son régime.

Près de 40 personnes ont été appréhendées à Douma, à 15 km au nord de Damas, à Homs, à 160 km au nord, et à Deraa, épicentre de la contestation lancée le 15 mars à 100 km au sud de la capitale, selon les militants.

Quelque 200 personnes ont manifesté de nouveau devant le palais de justice à Deraa. "La mort plutôt que l'humiliation", "Liberté, Liberté", ont-ils scandé, alors que la Syrie vit depuis près de 50 ans sous le régime de l'état d'urgence qui réduit sensiblement les libertés en interdisant surtout les manifestations.

Quatre personnes ont été interpellées après le rassemblement, à la suite d'autres arrestations à l'aube visant l'architecte Khaled al-Hassan, l'avocat Hassan al-Aswad, l'enseignant Issam Mohammed et Mohammad Fara, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres.

Dans la cité agricole de Douma, où une manifestation s'est terminée dans le sang la veille avec au moins huit morts et des dizaines de blessés, douze personnes ont été interpellées, a affirmé un militant. Les forces de sécurité n'ont rendu que quatre corps aux familles.

Un témoin avait affirmé que les policiers avaient riposté par des tirs à balles réelles contre les manifestants qui leur lançaient des pierres à la sortie de la mosquée à Douma.

Mais les autorités ont accusé "une bande armée" d'avoir tiré. La télévision officielle a interviewé trois agents de sécurité hospitalisés qui ont affirmé "avoir été, lors de la manifestation, la cible de tireurs embusqués sur les toits et de motards cagoulés".

Dans la ville industrielle de Homs, où des manifestations avaient également eu lieu, l'OSDH a fait état dans un communiqué de 17 arrestations.

L'agence officielle Sana a accusé une autre "bande armée" d'avoir tiré contre des manifestants dans cette ville, tuant "une fillette".

Lattaquié L'OSDH a exigé dans un communiqué que "soient libérés tous les prisonniers d'opinion, que cessent les arrestations abusives d'opposants politiques et que soient prises des mesures permettant aux citoyens de jouir de leurs droits légitimes de se rassembler pacifiquement et de s'exprimer".

Toujours dans le Sud, un jeune homme originaire du village d'Inkhel tué la veille par les forces de sécurité lors d'une manifestation à Sanamein devait être enterré samedi, selon un militant des droits de l'homme. Ces deux villages sont proches de Deraa.

Les Etats-Unis ont salué vendredi le "courage et la dignité" des manifestants syriens, et réitéré leur condamnation de "l'usage de la violence" contre eux.

"Il incombe au président Bachar al-Assad de prendre rapidement des mesures pour respecter ses promesses et accélérer l'agenda des réformes", a dit la Maison Blanche.

De son côté, Ban Ki-moon "a déploré le recours à la violence contre des manifestants pacifiques et appelle à leur cessation immédiate", selon un communiqué de son porte-parole.

"Il a réitéré son appel au gouvernement syrien à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme" et pris note des intentions annoncées par le gouvernement d'effectuer des réformes.
© 2011 AFP

http://www.20minutes.fr/article/699209/monde-syrie-vague-arrestations-lendemain-manifestations#xtor=RSS-148

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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 22 Avr - 10:25

Le président syrien approuve la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans
http://french.cri.cn/621/2011/04/22/261s242757.htm
Le président syrien Bachar al- Assad a approuvé jeudi le projet de loi du Cabinet sur la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans, a annoncé la chaîne de télévision d'Etat.
L'état d'urgence a été mis en place depuis la prise de pouvoir du parti Baas par coup d'Etat en 1963. Cette mesure a donné aux organismes sécuritaires des pouvoirs quasiment illimités pour étouffer la dissidence par le biais d'une interdiction sur les rassemblements de plus de cinq personnes, les arrestations arbitraires et les procès à huis clos. La demande de la levée de cette loi est devenue la principale revendication des récentes manifestations de plusieurs semaines en Syrie.

M. Assad a également approuvé les projets de loi d'abolition de la Cour de sûreté d'Etat et les droits des citoyens pour la manifestation pacifique.

Le président Assad, qui a succédé à son père Hafez al-Assad il ya 11 ans, a annoncé récemment une série de réformes, y compris la libération de prisonniers politiques, le limogeage du gouvernement et l'augmentation des revenus des fonctionnaires.
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Re: Syrie

Message  spike le Ven 22 Avr - 15:20



Syrie: des dizaines de milliers de personnes dans les rues, la police ouvre le feu
6 réactions
Par LIBÉRATION.FR

Image de manifestants à Banias, dans le nord-est de la Syrie, prise par un photographe anonyme avec un téléphone portable, le 22 avril 2011. (AFP)

Ce sixième vendredi consécutif de mobilisation sera déterminant, en Syrie. Des appels à manifester ont été réitérés sur Facebook, malgré les quelques concessions du régime.

Plusieurs manifestations sont parties après la prière, à travers le pays.

Entre 5000 et 6000 personnes ont commencé à défiler à Qamishli, dans le nord-est, où se concentre la minorité kurde.

Les manifestants, arabes, kurdes et chrétiens assyriens, ont commencé à défiler devant la mosquée Qasmo, brandissant des drapeaux syriens. Certains portent une banderole affirmant «Arabes, Syriaques [chrétiens, ndlr] et Kurdes contre la corruption». D'autres ont scandé en langue kurde «liberté, fraternité», a indiqué un témoin.

-> Vidéo diffusée par S.N.N., réseau de jeunes citoyens présent sur Twitter, Facebook, Youtube. Elle aurait été tournée à Qamishli, ce vendredi:



200 personnes dans le centre de Damas

A Deraa, premier foyer du soulèvement, près de 10.000 manifestants se sont rassemblés sur la place al-Saraya, dans le centre de la ville.

Les protestataires sortaient des mosquées en scandant des slogans en faveur de la liberté, en hommage aux martyrs, et appelant à la dissolution des services de renseignement et à juger leurs membres, raconte à l'AFP un militant des droits de l'Homme.

Certains portent des pancartes appelant à l'«annulation de l'article 8» de la constitution consacrant l'hégémonie du parti Baas sur la société et l'Etat. «Dieu, Syrie, liberté et c'est tout», scandaient-ils aussi.

Capture d'écran d'une vidéo d'un rassemblement dans la ville de Jasim, près de Deraa, ce vendredi (Reuters).

A Damas, près de 200 personnes ont manifesté dans le centre. Modeste, mais c'est l'un des plus gros rassemblements de rue dans la capitale depuis le début. Ils ont été dispersés par les forces de l'ordre.

A Homs, elles ont ouvert le feu, selon un militant sur place cité par l'AFP. Deux personnes au moins ont été blessées. Dans cette ville, où 20.000 personnes avaient défilé lundi avant d'être dispersées par la force, ce sont encore des «dizaines de milliers» de manifestants qui étaient dans les rues après la grande prière.

A Douma aussi, près de Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu, faisant au moins cinq blessés selon un militant sur place. Elles ont d'abord tiré en l'air, puis ont ouvert le feu sur les contestataires, qui sont des milliers à défiler.

D'autres manifestations, et des affrontements, sont également signalés par des militants syriens, sur Twitter: à Daraya, Banias, Lattaquié, etc.

-> Suivre la situation en Syrie avec notre sélection de comptes Twitter: des militants, des citoyens, relaient infos et vidéos.

Traduction: «Une autre manifestation dans le quartier de Ghoyaran à Hassaké [où, hier, quelque 150 étudiants ont fait un sit-in, ndlr]. Ils sont entre 2000 et 3000. L'électricité est coupée à Hassaké».

Radicalisation

En cinq semaines, la révolte, d'abord circonscrite à Deraa, ville à la frontière Sud, s'est étendue à tout le pays. Lattaquié, Alep, etc.: toutes les grandes villes du pays sont désormais touchées, à plus ou moins grande ampleur. A Homs, dans la nuit de lundi à mardi, un sit-in sur la place de l'Horloge, devenue place Tahrir, a été dispersé violemment. Cinq personnes sont mortes.

Plusieurs villes de la périphérie damascène sont entrées dans la danse, notamment Douma. Le coeur de la capitale n'a toutefois connu que des manifestations sporadiques, pour le moment.

Mais la contestation s'est radicalisée. Au départ, les slogans demandaient la liberté, la fin de la corruption, etc. Désormais, les manifestants chantent un peu partout: «Le peuple veut la chute du régime».

Bachar al-Assad a bien tenté de contenir la colère. Chaque jeudi, une nouvelle vague de réforme est annoncée. Hier, le Président par héritage a levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 48 ans.

Il a aussi promulgué deux décrets: l'un abolit la Cour de sûreté de l'Etat, une juridiction d'exception, l'autre modifie la réglementation sur les manifestations.

Mais le pouvoir joue le chaos et accuse toujours des «gangs armés» d'être à l'origine des troubles et des violences.
http://www.liberation.fr/monde/01012333300-syrie-des-manifestants-dans-la-rue-apres-la-priere
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 22 Avr - 19:14

Les forces de sécurité tirent sur la foule en Syrie
FRANCE INFO - 15:03
Des milliers de Syriens sont descendus dans les rues de Damas pour demander la chute du régime.
Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur plusieurs manifestations d’opposition à travers le pays.
Au total, les affrontements ont fait près de 40 morts.

La police a de nouveau tiré sur les manifestants en Syrie. A Beyrouth, Valérie Crova. (1'05")


Les forces de l'ordre ont tiré sur des partisants des réformes en Syrie
©Reuters

Des dizaines de milliers de Syriens sont descendus dans les rues après les prières du vendredi.
Des manifestations ont eu lieu en des points très différents du pays, de Banias sur la côte Méditerranéenne à Deir al Zor et Kamichli dans l’Est ou encore à Homs dans le centre du pays.

A Damas, la capitale, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser 2.000 manifestants dans le quartier historique de Midan.
Elles ont également ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier damascène de Barzeh ainsi qu’à Douma, dans la banlieue de la capitale, où l’on dénombrait trois blessés.

Répression en Syrie : près de 40 morts, selon Basura Kodmani, spécialiste du Moyen-Orient, cercheuse au CNRS, interrogée par Mireille Lemaresquier (5'06")

“Le peuple veut la chute du régime”, scandaient les protestataires à Damas, reprenant les slogans entendus lors des révolutions tunisienne et égyptienne.
Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les protestataires.
Plus de 220 manifestants ont été tués depuis que les premiers troubles ont éclaté, le 18 mars à Deraa dans le Sud, disent des militants des droits de l’homme, dont 21 abattus cette semaine dans la seule ville de Homs.

Les promesses de réformes de Bachar el-Assad et la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 n’ont pas eu l’effet escompté et les manifestants sont descendus nombreux dans les rues après les prières du vendredi.

Au-delà des revendications démocratiques, d’un changement de système politique et de la fin de la corruption endémique, les manifestants réclament une meilleure qualité de vie.
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 23 Avr - 12:13

Bain de sang en Syrie lors d'une manifestation
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/bain-de-sang-en-syrie-lors-d-une-manifestation_985839.html

Des dizaines de milliers de partisans des réformes manifestaient vendredi en Syrie, en particulier à Deraa (sud) et à Homs (centre). afp.com/-

Des dizaines d'opposants à Bachar al-Assad ont été blessés vendredi lors d'une manifestation contre le régime autoritaire de Damas.

Des dizaines d'opposants à Bachar al-Assad seront enterrés samedi en Syrie, des rassemblements qui devraient donner lieu à de nouvelles manifestations de colère contre le régime autoritaire de Damas. Les Comités de coordination locaux affirment que 88 civils ont été tués vendredi par les forces de sécurité et les partisans de Bachar al Assad.
Si ce bilan était confirmé, il s'agirait de loin du plus lourd depuis le début des manifestations contre le pouvoir, il y a un mois. La police syrienne a tiré sur la foule dans plusieurs villes, dont Damas et sa banlieue, Homs et Hama (centre). Le bilan officiel donné par la télévision syrienne est de trois morts et 28 blessés.

"Les funérailles vont dégénérer en manifestations violentes"

Les manifestants, s'inspirant des révolutions dans d'autres pays de la région, demandent des réformes politiques et la fin de la corruption dans ce pays de 20 millions d'habitants. "Les funérailles vont dégénérer en manifestations violentes, comme les dernières fois", pronostique un Syrien militant des droits de l'homme. "Quand des voyous composent les services de sécurité, il est difficile d'imaginer qu'ils ne vont pas tirer sur la foule. Il va probablement y avoir un nouveau cycle de funérailles et de démonstrations", a-t-il ajouté depuis Damas.
Dans certaines villes, les manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Le mouvement s'est renforcé ces derniers jours. La journée de vendredi porte le bilan de la répression à 300 morts environ, selon les défenseurs des droits de l'homme.
Barack Obama a condamné vendredi en des termes forts l'attitude du régime syrien et a accusé Assad de chercher l'aide de l'Iran. "Cet usage atroce de la violence pour mater les manifestations doit cesser", a dit le président américain dans un communiqué.
La France a également appelé la Syrie à "engager sans délai un dialogue politique inclusif" et réclamé que la levée de l'état d'urgence se traduise "dans les faits".
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 23 Avr - 13:56

Funérailles sanglantes en Syrie
FRANCE INFO - 13:44
D’après plusieurs organisations syriennes de défense des droits de l’Homme, au moins 76 personnes ont été tuées hier au cours de diverses manifestations par les forces de sécurité. Leurs funérailles célébrées aujourd’hui dans plusieurs villes ont fait de nouvelles victimes : la police aurait tiré dans la foule.

Selon un témoin, quatre personnes sont mortes lors d’une procession funéraire dans le faubourg de Douma, quand les forces de sécurité syriennes ont ouvert le feu sur la foule.

Une information difficile à confirmer ; les journalistes étrangers ont été expulsés.

Ce matin des milliers de personnes ont quitté dans la matinée la région de Deraa pour participer aux funérailles de “18 martyrs tombés” dans la localité proche d’Ezreh, selon un militant des droits de l’Homme cité par l’AFP : “Plus de 150 bus sont partis de Deraa et des villages voisins pour participer aux enterrements”

A Damas, les funérailles de neuf personnes devaient avoir lieu après la prière, selon Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme.
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Re: Syrie

Message  niouze le Sam 23 Avr - 19:01

silence on tue
Drôle de période pour partir en vacances en Syrie. Ayant obtenu un visa de touriste, accordé distraitement par l'ambassade à Paris, j'ai fait quelques rencontres intéressantes dans ce pays où la tension est presque invisible et d'autant plus oppressante.
Inutile de réserver un restaurant, ils sont tous déserts

Plus grand-monde ne va en Syrie. Depuis le 15 avril, le site du Quai d'Orsay a publié un message d'alerte :

« Compte tenu du contexte régional et des événements violents survenus ces dernières semaines dans le pays, où plus d'une centaine de morts sont à déplorer, il est recommandé de différer tout voyage non-essentiel. »

Les tours operators français ont au même moment suspendu leurs départs vers la Syrie.

Sur place, être touriste, du 13 au 20 avril, est aussi agréable qu'inquiétant : inutile de réserver un restaurant, ils sont tous déserts. Et sur le site antique de Palmyre, les chameliers bradent la balade en attendant des jours meilleurs. Personne n'évoque spontanément la « situation », terme pudique pour décrire l'actualité.

Passée à Homs sans savoir que la veille, sept personnes avaient été tuées par les forces de sécurité, selon les témoignages recueillis par les militants des droits de l'homme et relayés par les agences, je n'ai rien remarqué. Aucun contrôle d'identité à la gare routière. A aucun moment, je n'ai été prise dans une manifestation.

A Damas aussi la tension est rentrée. En surface, l'omniprésence des portraits géants du raïs (président) et le déploiement de la police, à chaque carrefour de la capitale, attirent l'attention… La routine.

« Quoi que Bachir al-Assad fasse, on va vers le chaos »

Les Damascènes disent ne plus sortir dans les endroits publics « parce qu'ils ont trop envie de parler politique et que c'est trop risqué ». Par prudence, je n'ai évoqué la « situation » qu'avec des gens rencontrés dans des lieux privés, et dont je ne peux citer les noms.

Lundi 18 avril dans la soirée, j'ai rendez-vous avec un professeur de lettres, opposant au régime. Il m'autorise dans un premier temps à citer son nom, puis, au fur et à mesure qu'il parle librement des « moukhabarats », les membres des services secrets, et de leur dispositif d'écoute « unique au monde », il se rétracte :

« Faites attention à vous. Mon téléphone portable, même éteint, peut enregistrer notre conversation, vous ne devriez rien noter dans votre cahier. »

Interdit de sortie du territoire pendant cinq ans, celui qui se définit comme un « activiste culturel » a retrouvé sa liberté de mouvement il y a quelques mois seulement. Je lui demande s'il sait où se situe la limite à ne pas franchir, au risque d'aller en prison :

« Avec Hafez [al-Assad, le père de Bachir al-Assad, le Président actuel, ndlr], on savait où était la ligne rouge, là on ne sait plus. Facebook a été ouvert récemment mais c'est pour mieux contrôler les gens.

Le régime agit sans aucune logique : il arrête des militants dans les manifs, puis les oublie en prison, ou bien les relâche sans explication.


Le Président est dans la fuite en avant, et désormais, quoi qu'il fasse, on va vers le chaos :

* s'il réforme, les guerres intestines vont le mettre en danger ;
* s'il réprime, la contestation ne va faire que monter. »

« Ce sont les morts qui font la révolution »

« C'est une sorte de jeu de tester où se trouve la ligne rouge », explique une étudiante française, fiancée à un Syrien. Elle donne deux exemples :

« Un ami journaliste à la télé officielle a reçu un e-mail contenant une caricature insultante de Bachar, il est allé faire un séjour en prison. Un autre a posté sur son profil Facebook “Bye bye Baas” [le parti au pouvoir, ndlr], et rien !

Les “moumous”, comme sont surnommés les “moukhabarats”, on les voit partout. Moi, j'ai eu affaire à l'un d'eux une seule fois, dans un café où je parlais trop librement. Le plus souvent, ils téléphonent pour qu'on vienne au poste et soit ils nous sortent la bande d'une conversation qu'on a eue, soit ils nous demandent les noms de nos contacts, et puis ils nous laissent repartir. »

Une autre Française arrivée en octobre m'avoue avoir mis quatre mois à comprendre pourquoi tout le monde était parano. Son appartement a été visité très discrètement et les cartes mémoire de son appareil photo avaient disparu. Son portable n'a plus fonctionné pendant une heure après une qu'elle ait prononcé les mots « Daraa » (foyer de la contestation) et « prison ».

Personne ne se risque à un pronostic sur la suite des événements. « Ce sont les morts qui font la révolution », me résume un habitant. Comme en Tunisie et en Egypte, la répression des manifestation, qui s'accroît, ne fait qu'attiser le feu de la révolte.

http://www.rue89.com/2011/04/23/mes-etranges-vacances-en-syrie-ou-le-sang-coule-en-silence-200823

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Re: Syrie

Message  ivo le Dim 24 Avr - 17:31

La police secrète syrienne tente d'enrayer la contestation
http://www.lepoint.fr/monde/la-police-secrete-syrienne-tente-d-enrayer-la-contestation-24-04-2011-1322890_24.php

Des perquisitions et des arrestations ont eu lieu près de Damas alors que l'opposition au régime de Bachar el-Assad gagne du terrain en Syrie.


Depuis plus d'un mois, des milliers de Syriens réclament la chute du régime, comme ici à Homs le 17 avril dernier. © STR / AFP

SOURCE REUTERS
La police secrète a effectué dans la nuit des perquisitions et des arrestations près de Damas alors que l'opposition au régime autoritaire de Bachar el-Assad gagne du terrain en Syrie, ont rapporté dimanche des militants des droits de l'homme. Les forces de sécurité et des individus armés soutenant le régime ont tiré vendredi sur des manifestants réclamant des libertés politiques et la fin de la corruption. Le lendemain, ils ont ouvert le feu lors des funérailles des victimes de la veille, faisant au moins 112 morts en deux jours. Ce bilan est le plus lourd et la mobilisation est sans précédent depuis les premières manifestations, il y a un peu plus de cinq semaines, à Deraa, dans le Sud, limitrophe de la Jordanie.

Le président Assad a levé jeudi l'état d'urgence en vigueur depuis que le parti Baas s'est emparé du pouvoir il y a 48 ans. La mesure visait à apaiser les manifestants et à désamorcer les critiques internationales, mais pour les protestataires, la répression qui a suivi montre qu'elle n'a guère de portée. "Ce qui s'est passé vendredi est un tournant. Le régime (...) a montré que les réformes n'étaient que chiffon de papier mais qu'elles ne se concrétisaient pas dans la rue", a déclaré à Reuters Ammar Qurabi, un activiste. "Je crains que tous veuillent maintenant la chute du régime", ajoute-t-il. "Bachar el-Assad, traître, lâche ! Emmène tes soldats dans le Golan !" scandaient samedi des manifestants, mettant Assad au défi de reprendre le plateau syrien occupé par Israël depuis la guerre des Six Jours de 1967 et annexé en 1981.

Durcissement des revendications

Assad a succédé à son père, Hafez el-Assad, décédé en 2000 après avoir dirigé la Syrie pendant trente ans. Les slogans hostiles reflètent le durcissement des revendications des manifestants qui réclamaient initialement davantage de libertés mais qui demandent maintenant son départ. Sur le plan international, les critiques se sont aussi intensifiées. Les Occidentaux s'étaient au départ montrés mesurés parce qu'ils espéraient qu'Assad pourrait mettre en oeuvre de véritables réformes et parce qu'une révolution en Syrie bouleverserait la carte politique du Proche-Orient. Assad a renforcé l'alliance anti-israélienne conclue par son père avec l'Iran et il a soutenu le Hezbollah et le Hamas. Il a aussi rétabli l'influence syrienne au Liban et a eu des discussions de paix indirectes avec Israël.

Barack Obama a exhorté vendredi Assad à mettre fin au "recours scandaleux à la violence pour réprimer les manifestations". Les autorités syriennes, qui imputent les violences à des groupes armés, ont rejeté les critiques du président américain. Dimanche aux premières heures, des agents en civil équipés de fusils d'assaut ont fait irruption dans des maisons d'Harasta, un faubourg de Damas, et ils ont arrêté des militants. L'Organisation nationale pour les droits de l'homme en Syrie a déclaré que Daniel Saud, un militant habitant Banias, avait lui aussi été arrêté samedi. Des manifestations ont eu lieu ce week-end dans la ville portuaire de Lattaquié, à Homs, à Hama, à Damas et dans ses faubourgs ainsi que dans des villes du sud.

"Le peuple veut renverser le régime"

Depuis le début du mouvement de contestation, le 18 mars, on déplore 350 morts et des dizaines de disparus, selon des militants des droits de l'homme. Assad a fait expulser les représentants de la plupart des médias étrangers lors de la répression des manifestations, de sorte qu'il est difficile de vérifier de manière indépendante les violences signalées. Les manifestants ont recours à l'Internet pour faire parvenir des images des violences. Une vidéo diffusée sur le site YouTube montre une foule défilant vendredi près de la place des Abbassides à Damas en scandant : "Le peuple veut renverser le régime".

Des coups de feu éclatent. Les manifestants lèvent les mains pour montrer qu'ils ne sont pas armés. Les tirs s'intensifient. Un jeune homme tombe, la tête et le dos ensanglantés. Ses compagnons le soulèvent mais laissent échapper son corps lorsque les tirs reprennent. Dans le village d'Abada, à 10 km de Damas, des militants des droits de l'homme ont rapporté que les forces de sécurité avaient empêché le transport à l'hôpital de personnes blessées dans les manifestations de vendredi. Un religieux en contact avec la ville de Nawa, proche de Deraa, a rapporté que, selon des habitants, les forces de sécurité avaient tiré à l'aveuglette.

Chose impensable il y a seulement cinq semaines en Syrie, deux députés représentant Deraa au Parlement ont démissionné samedi pour protester contre la mort de manifestants. La Commission internationale des juristes (CIJ), ONG de défense des droits de l'homme, a affirmé dimanche que le Conseil de sécurité de l'ONU devait enquêter sur les "tueries" imputées aux forces de sécurité syriennes. "Il (le Conseil de sécurité) doit décider de créer une mission d'enquête internationale et s'il y a suffisamment de preuves, de renvoyer le dossier à la Cour pénale internationale", a déclaré Said Benarbia, juriste chargé du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord au CIJ.
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 25 Avr - 9:42

Syrie : la répression continue, des blindés dans Deraa
FRANCE INFO - 06:53


Images amateurs de l'approche des blindés de Deraa
©Reuters

Selon plusieurs témoignages concordants, des blindés des forces dé sécurité syrienne sont entrés cette nuit dans Deraa, la ville du sud du pays d’où est partie la contestation. Plusieurs personnes auraient déjà été tuées.
Ils ont tiré. Des témoins m’ont dit qu’il y avait pour l’instant cinq morts et que des maisons avaient été transformées en hôpitaux” affirme un habitant de Deraa joint par Reuters par téléphone.

Les hommes des services de sécurité sont entrés par centaines dans la ville, accompagnés de chars et de blindés...Les hommes tirent dans toutes les directions et avancent derrière les blindés qui les protègent... L’électricité est coupée et les communications téléphoniques sont presque impossibles... ” précise un militant politique contacté à Nicosie par l’Afp.

La grande majorité des journalistes étrangers ont été expulsés de Syrie. il n’est donc plus possible de rendre compte précisément de la situation sur le terrain.
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 25 Avr - 11:57

Raids des forces de sécurité dans plusieurs villes de Syrie
http://www.liberation.fr/monde/01012333685-syrie-raid-des-forces-de-securite-a-deraa

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur Youtube par S.N.N. Elle aurait été tournée à Deraa ce lundi. (S.N.N.)

Les forces de sécurité sont intervenues lundi par centaines dans plusieurs villes en Syrie , notamment à Deraa, cette ville du sud du pays où est né le mouvement de contestation il y a six semaines.

A Deraa, ville agricole de 75.000 habitants, «plus de 3.000» membres des forces de sécurité appuyés par des blindés ont pénétré dans la ville lundi matin, selon des militants des droits de l'Homme joints au téléphone par l'AFP.

-> Suivre la situation à travers notre liste de comptes Twitter, sélection de comptes d'opposants syriens.

Selon un témoin, au moins cinq personnes ont été tuées. «Nous les avons vus de nos propres yeux. Ils étaient dans une voiture qui été criblée de tirs», a indiqué ce témoin, un militant des droits de l'Homme, joint par téléphone.

«Les minarets des mosquées lancent des appels au secours. Les forces de sécurité sont entrés dans les maisons. Il y a un couvre-feu et ils tirent sur ceux qui sortent de chez eux. Ils ont même tiré sur les réservoirs d'eau sur les toits pour priver les gens d'eau», a-t-il ajouté.

Il a aussi fait état d'un accrochage qui a opposé les membres des services de sécurité à l'armée: «Ils se sont tiré dessus», a-t-il indiqué.

-> Sur cette vidéo diffusée sur Youtube, qui aurait été tournée ce lundi à Deraa, on voit des militaires faire feu.



Il y a «des morts et des blessés», a indiqué un autre militant ayant pu entrer en contact avec Deraa. Il a ajouté que les habitants ne pouvaient pas confirmer le nombre de morts car «les corps sont dans la rue et ils ne peuvent pas les récupérer».

«Des snipers ont pris position sur les toits et les chars sont dans le centre-ville», a-t-il ajouté.

Plusieurs raids à la périphérie de Damas

«Les hommes des services de sécurité sont entrés par centaines dans la ville, accompagnés de chars et de blindés», a déclaré à l'AFP un autre militant Abdallah Al-Harriri, joint au téléphone depuis Nicosie.

«Les hommes tirent dans toutes les directions et avancent derrière les blindés qui les protègent», a-t-il ajouté. «L'électricité est coupée et les communications téléphoniques sont presque impossibles», a-t-il précisé.

D'après des militants, des opérations des services de sécurité étaient également en cours à Douma, à 15 km au nord de Damas, et al-Mouadamiyeh, dans la banlieue de la capitale.

Le régime du président Bachar al-Assad, malgré ses annonces de réformes telles que l'abrogation de la loi d'urgence et des tribunaux d'exception, persiste à réprimer les manifestations qui ont débuté le 15 mars, selon les opposants et les ONG internationales.

Ces interventions massives des services de sécurité surviennent au lendemain d'une nouvelle journée meurtrière.

Treize tués hier à Jableh

Dimanche, des milliers d'habitants de la province de Deraa avaient enterré plusieurs victimes de la répression, après la prière. Une manifestation avait suivi sans que les forces de sécurité n'interviennent.

Mais treize personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par les forces de l'ordre à Jableh, près de Lattaquié (nord-ouest), a indiqué lundi un militant des droits de l'Homme à l'AFP.

Ce nouveau bilan porte à au moins 361 le nombre de personnes ayant péri depuis le début du mouvement de contestation, selon des chiffres compilés par l'AFP.

Une vague d'arrestations a été menée ces derniers jours par les services de sécurité dans les rangs des militants opposés au régime du président Bachar al-Assad.

Dimanche, selon des militants des droits de l'Homme, une dizaine de personnes ont été arrêtées notamment à Damas, Homs (centre), Deraa (sud), Lattaquié, Hasaka (nord-est), Deir es Zor (est) et Alep (nord).

Wissam Tarif, qui dirige un groupe syrien de défense des droits de l'homme basé à Séville et appelé Insan, a indiqué dimanche que 221 personnes avaient disparu en Syrie depuis le début de la journée de vendredi.

Selon le Wall Street Journal, le gouvernement américain se prépare à appliquer des sanctions à l'encontre de hauts responsables proches du président syrien qui supervisent actuellement la violente répression.

(Source AFP)
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 25 Avr - 13:14

Syrie. Le pays ferme sa frontière avec la Jordanie
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/syrie-le-pays-ferme-sa-frontiere-avec-la-jordanie-25-04-2011-1280509.php
Après la violente vague de répression qui a fait des dizaines de morts et de multiples arrestations ces trois derniers jours en Syrie, les chars et les blindés ont investi ce matin la ville de Deraa où des tirs nourris se font entendre. On déplore déjà cinq morts et des blessés.


12H30. Le gouvernement a choisi la "solution militaire", selon un militant
Les autorités syriennes ont choisi la "solution militaire" pour mater le mouvement de contestation qui dure depuis six semaines, a affirmé lundi le militant des droits de l'Homme Rami Abdel Rahmane. "Il est clair que les autorités syriennes ont pris la décision d'une solution militaire et sécuritaire", a dit M. Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien pour les droits de l'Homme, quelques heures après le début de l'intervention massive des forces de sécurité, notamment à Deraa (sud).

12H15. La Syrie ferme sa frontière avec la Jordanie
La Syrie a fermé lundi sa frontière avec la Jordanie, a annoncé le ministre jordanien de l'Information Taher Adwan, cité par l'agence Petra, quelques heures après une intervention massive des forces de sécurité syriennes à Deraa, près de la frontière avec le royaume.

10H00. Au moins cinq morts à Deraa 8H00. Il y a "des morts et des blessés" à Deraa
Un militant ayant pu entrer en contact avec Deraa témoigne que les habitants ne peuvent pas confirmer le nombre de morts car "les corps sont dans la rue et ils ne peuvent pas les récupérer". "Des snipers ont pris position sur les toits et les chars sont dans le centre ville", a-t-il ajouté.

5H45. Des forces de sécurité et blindés entrent à Derra
Des tirs nourris sont entendus, témoigne un militant politique sur place. "Les hommes des services de sécurité sont entrés par centaines dans la ville, accompagnés de chars et de blindés", a déclaré à l'AFP à Nicosie l'activiste, Abdallah Al-Harriri, au téléphone. "L'électricité est coupée et les communications téléphoniques sont presque impossibles", a-t-il encore dit.

DIMANCHE 24 AVRIL
14H17. Libération d'un militant des droits de l'Homme
Les autorités syriennes libèrent le président des Comités de défense des libertés et des droits de l'Homme en Syrie, Daniel Saoud, arrêté hier samedi à son domicile à Banias, dans le nord-ouest du pays.

13H00. Vague d'arrestations, nouvelle journée de funérailles
Les services de sécurité syriens ont mené ces derniers jours une vague d'arrestations dans les rangs des militants opposés au régime, au moment où des milliers d'habitants de la province de Deraa, où est né le mouvement de contestation dans le sud du pays, s'apprêtent à enterrer cinq des leurs. Une "grande" manifestation contre le régime suivra.

07H00. De nombreux pays condament la répression des manifestations par Bachar al-Assad
Les chancelleries ont réagi vivement, parfois avec indignation, après la dispersion à balles réelles par les forces de l'ordre syriennes d'importantes manifestations dans plusieurs villes. Après Barack Obama et Ban Ki-Moon, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a condamné "la répression aveugle et brutale" et appelé les autorités syriennes "à renoncer à l'usage de la violence". L'Union européenne a également protesté.

SAMEDI 23 AVRIL
17H20. Le mufti de Deraa, dans le sud, démissionne
Le mufti de Deraa, plus haute autorité religieuse de cette ville du sud de la Syrie où est née la contestation contre le régime, a annoncé sa démission sur la télévision al-Jazira : "Il faut absolument que les autorités répondent à toutes les demandes" du peuple, a-t-il dit.

15H30. Deux députés démissionnent pour protester contre la répression
Deux députés syriens indépendants, Nasser Hariri et Khalil Rifaï, ont déclaré samedi en direct à la télévision al-Jazira avoir démissionné du Parlement pour protester contre la répression sanglante des manifestations.

13H30. Treize morts au moins, par des tirs, lors de funérailles près de Damas
Un témoin et un militant des droits de l'Homme sur place à Doumaont affirmé que des balles avaient été
tirées lors des obsèques à Douma, à 15 km au nord de la capitale, faisant au moins trois morts et un blessé.
Des "francs-tireurs" sur les toits d'immeubles ont tiré contre les dizaines de milliers de personnes qui se rendaient de la Mosquée au cimetière, selon eux. Plus tard, d'autres témoignages ont fait état de nouvelles victimes.

12H10. Des dizaines de milliers de personnes aux obsèques à Ezreh
Des dizaines de milliers de personnes ont quitté ce matin Deraa, à 100 km au sud de Damas, et ses environs pour participer aux funérailles de manifestants tués hier lors de rassemblements hostiles au régime à Ezreh. "Plus de 150 bus sont partis de Deraa et des villages voisins pour participer aux enterrements des 18 martyrs tombés vendredi à Ezreh" près de Deraa, affirme un militant.

VENDREDI 22 AVRIL
Les forces de sécurité syriennes auraient fait plus de 80 morts et des centaines de blessés, hier, dans plusieurs villes du pays selon des militants et des associations des droits de l'homme. Les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles pour disperser la foule de dizaines de milliers de manifestants qui défilaient en faveur des réformes. L'appel à manifester pour la journée du «Vendredi saint» avait été lancé sur le réseau social Facebook. Les protestataires se sont rassemblés après la grande prière du vendredi. Ils scandaient «Liberté, liberté» ou «Le peuple syrien est un». Certains portaient des pancartes appelant à l'annulation de l'article8 de la Constitution, qui consacre l'hégémonie du parti Baas sur la société et l'État.
Levée de l'état d'urgence insuffisante
Jeudi dernier, le président syrien Bachar al-Assad a décidé de lever l'état d'urgence en vigueur depuis 1963. Cette mesure était l'une des principales revendications des opposants depuis le début du mouvement de contestation. Mais cela ne suffit plus. Les manifestants réclament désormais aussi la libération des prisonniers politiques et la fin de la mainmise des services de sécurité sur la société. «La levée de la loi d'urgence ne change rien car les services de sécurité ne sont soumis à aucune loi», a souligné le cybermilitant Malath Aumran. «La chute du régime est devenue la principale revendication.» Selon Amnesty International, au moins 228 personnes ont été tuées depuis le 15mars en Syrie.

Condamnation unanime
Le président des Etats-Unis Barack Obama a condamné cette nuit "le recours révoltant à la violence" du régime de Bachar el-Assad. de son côté, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a rappelé que le gouvernement du Président Bachar el-Assad "doit respecter les droits de l'homme qui incluent la liberté d'expression et de rassemblements pacifiques, ainsi que la liberté de la presse." De Washington à Bruxelles, la condamnation des Occidentaux est unanime.
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Re: Syrie

Message  niouze le Lun 25 Avr - 13:45

pas d'inquietude les syriens super sarko va arrivé
a non on me dit discrètement que la syrie ne l'intéresse pas ...

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Re: Syrie

Message  ivo le Mar 26 Avr - 18:12

Répression en Syrie : plusieurs pays demandent des sanctions
france-info
La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, et le Portugal demandent une condamnation par le Conseil de sécurité de la répression sanglante en Syrie. Les Etats-Unis envisagent également des sanctions pour faire comprendre au gouvernement de Bachar el-Assad qu’il doit cesser les violences. Plus de 300 personnes auraient été tuées depuis cinq semaines.
Le ton monte au sein de l’ONU. La Grande Bretagne, la France, l’Allemagne et le Portugal font circuler au sein du Conseil de sécurité de l’ONU un projet de condamnation de la répression sanglante en Syrie. "La déclaration condamne la violence et lance un appel à la retenue", a déclaré un diplomate.
Ils apportent également leur soutien à l’appel lancé vendredi par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à une enquête "transparente".

Le projet de déclaration pourrait être rendu public mardi si les quinze pays du Conseil de sécurité parviennent à un accord unanime.

Les Etats-Unis, de leur côté, ont également indiqué réfléchir à plusieurs options, dont des sanctions ciblées, face à l’attitude du gouvernement syrien.
C’est la première fois que Washington évoque de possibles sanctions depuis le début du mouvement, il y a plus de deux mois.

Plusieurs pays demandent des sanctions contre la Syrie où la répression de la contestation aurait déjà fait plus de 300 morts. Les précisions à New York d’Aurélien Coly. (0'51")

Depuis le début de la contestation à la mi-mars contre le régime de Bachar el-Assad, environ 350 personnes auraient été tuées.
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Re: Syrie

Message  ivo le Mer 27 Avr - 10:24

Syrie : la répression s’intensifie à Deraa
FRANCE INFO - 06:05


Un manifestant lance une pierre sur un char près de Deraa, selon une vidéo amateur.
© REUTERS

Au moins six personnes auraient été tuées mardi à Deraa, dans le sud de la Syrie. L’armée a envoyé des renforts et des tirs ont été entendus dans la nuit. L’ONU a fait part de son "inquiétude croissante". Depuis Rome, Nicolas Sarkozy a qualifié la situation d’"inacceptable", mais il a exclu toute intervention sans accord du Conseil de sécurité, ce qui semble très difficile à obtenir.
La répression a encore grimpé d’un cran cette nuit à Deraa, dans le sud de la Syrie, où la contestation contre le régime de Bachar el-Assad a commencé. Selon un militant des droits de l’Homme, “des tirs de balles intensifs” ont retenti toute la nuit, et six personnes auraient été tuées, dont un imam. Ces nouvelles victimes s’ajoutent aux 25 tués de lundi, dans des tirs d’artillerie.

L’armée a encore acheminé des renforts hier. Et le régime syrien accuse plus que jamais des “gangs criminels armés” et des “groupes terroristes extrémistes”.

Le point sur la situation en Syrie, avec notre correspondante à Beyrouth, Valérie Crova. (1'00")

L’option militaire choisie par le président Bachar el-Assad a fait réagir la communauté internationale, qui multiplie les condamnations. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fait part de son “inquiétude croissante”. Il condamne l’utilisation des chars et des tirs à balles réelles. Il demande une enquête indépendante sur les centaines de personnes tuées depuis le début de la contestation.

Mais le Conseil de sécurité semble loin de parvenir a traduire ces inquiétudes dans les faits. Les représentants ne sont même pas parvenus à entrer dans la phase officielle d’une discussion sur un éventuel projet de résolution. La France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal appellent à une “action forte”. Mais la Russie et la Chine, qui ont le sentiment de s’être fait manipulé sur la Libye, freinent des quatre fers et soutiennent une enquête. Le Conseil de sécurité devrait se réunir à nouveau aujourd’hui.

A Rome, le président français Nicolas Sarkozy a exclu une intervention sans résolution. Les précisions de Jacques Plana. (1'06")

Didier Billion, directeur des publications de l’Iris, l’Institut des relations internationales et stratégiques, ne croit pas à une réaction forte et unie de la communauté internationale sur la Syrie. Il était l’invité de France Info, ce matin, au micro d’Agnès Soubiran. (8'22")
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Re: Syrie

Message  ivo le Mer 27 Avr - 17:17

Alliés et ennemis de Damas s'inquiètent de l'après-Assad
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/allies-et-ennemis-de-damas-s-inquietent-de-l-apres-assad_986979.html
D'Israël à l'Iran, les voisins de la Syrie commencent à envisager avec une certaine inquiétude la possibilité de la chute de la dynastie des Assad qui règne sur Damas depuis plus de quarante ans.
Il y a en outre ceux qui préfèrent fermer les yeux sur le renversement possible de leur allié baassiste syrien, comme le mouvement chiite libanais Hezbollah, soutenu aussi par l'Iran, allié stratégique de la Syrie dans la région.
Ils soutiennent la thèse voulant que la révolte qui gronde depuis un mois en Syrie soit le fait de bandes armées salafistes et autres fanatiques sunnites.
Dans son reportage sur l'assaut de l'armée syrienne à Deraa, berceau de la révolte en Syrie, la télévision du Hezbollah, Al Manar, a soutenu que les militaires avaient répondu aux appels des citoyens honnêtes qui réclamaient "la fin des meurtres et des opérations de terreur des groupes extrémistes".
Le mouvement chiite libanais s'était pourtant félicité des révolutions qui ont eu raison respectivement en janvier et en février de Zine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Egypte.
Il s'est aussi félicité, comme son parrain iranien, du soulèvement populaire de l'opposition majoritairement chiite dans le petit royaume de Bahreïn.
Mais les guérilleros chiites libanais sont clairement plus réservés sur les risques de perdre le soutien du régime de Damas, leur protecteur et la plaque tournante de leurs fournitures d'armes provenant d'Iran.
Téhéran, dont la Syrie est le plus proche allié arabe sunnite dans la région, a évoqué pour sa part un "complot sioniste" contre Damas.
Et pourtant, Israël, qui occupe depuis 1967 les hauteurs syriennes du Golan, s'inquiète également d'un bouleversement politique sur son front nord. Même si les deux pays sont encore théoriquement en guerre, Assad et son père Hafez, auquel il a succédé il y a onze ans, ont maintenu un état de paix de facto depuis le conflit de 1973.
La crainte d'Israël, exprimée plus explicitement par les commentateurs que par les hommes politiques, est qu'une défaite de Baas ne débouche sur un régime encore plus intransigeant.
Bien qu'Assad soutienne le Hezbollah au Liban, le Hamas et le Djihad islamique à Gaza, il en a toujours joué avec tact.
Les implications d'un changement de régime à Damas seraient "énormes et totalement imprévisibles", juge l'analyste Rami Khouri basé au Liban.
"Ce qui rend la Syrie si particulière est que le régime et le système ont des liens structurels proches avec chaque conflit ou acteur de la région: le Hezbollah, le Hamas, l'Iran, le Liban Israël, l'Amérique, l'Irak, la Turquie; dans tous ces cas, il y a une filière syrienne."
"Chacun dans la région s'inquiète d'une déstabilisation de la Syrie, même ceux qui n'aiment pas Assad, parce qu'il y a une chose qu'il a apportée à la région: un certain degré de prévisibilité et de stabilité", note Rami Khouri.
"Il a maintenu la trêve le long de la frontière israélo-syrienne et les gens savaient comment son gouvernement se comportait. Personne ne sait encore ce qui va se passer ensuite."
Alex Fishman, spécialiste des affaires militaires au quotidien à grand tirage Yedioth Ahronoth, résume l'inquiétude israélienne après la répression sanglante des manifestations par l'armée syrienne à Deraa.
"Cela peut sembler étrange mais l''establishment' israélien éprouve un certain sentiment pour la famille Assad. Ils ont tenu leurs promesses à travers les ans et ont même évoqué des arrangements avec Israël".
"Le seul intérêt qui guide Israël est celui-ci: si ce qui arrive en Syrie affaiblit l'axe Damas-Iran-Hezbollah, nous en sortirons plus fort."
A contrario, pour le Hezbollah et l'Iran, perdre le régime d'Assad serait certainement un rude coup.
"Je ne pense pas que quiconque qui soit sage ne soit pas inquiet de ce qui se passe en Syrie car c'est un voisin", résume Talal Salman, rédacteur en chef du quotidien As Safir de Beyrouth.
"Tout tremblement de terre en Syrie secouera le fragile équilibre du Liban. La stabilité du Liban est dans notre intérêt."
Pour le moment, Bachar al Assad a décidé d'emboîter le pas à son père en recourant à la force, comme celui-ci l'avait fait en 1982 contre une insurrection islamiste à Hama, qui avait fait une trentaine de milliers de morts.
Selon les groupes de défense des droits de l'homme, le bilan des victimes des troubles qui secouent la Syrie depuis un mois est de plus de 400 morts.
Mais pour Ali al Atassi, fils d'un ancien président emprisonné durant 22 ans sous le règne de Hafez al Assad, un autre "Hama" serait aujourd'hui impossible.
"La Syrie a atteint un point de non-retour. Elle ne peut plus revenir en arrière."
"Après ce qui est arrivé à Tunis et en Egypte, nous avons découvert qu'il existait une troisième voie entre despotisme et islamisme, la voie démocratique. C'est sûr que les islamistes y joueront un rôle, mais pas un rôle de premier plan", prédit-il.
"Les deux ou trois prochaines semaines seront réellement cruciales. Elles détermineront s'il (Assad) reste au pouvoir ou si son régime va s'effondrer", prédit l'analyste Rami Kouri.
Par Reuters
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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 28 Avr - 9:44

Syrie : démission de 230 membres du parti Baas
FRANCE INFO - 00:43
Plus de 230 membres du parti Baas au pouvoir en Syrie ont démissionné pour dénoncer la répression engagée par le gouvernement. Les pressions se multiplient sur le régime de Bachar al-Assad, mais le Conseil de sécurité de l’Onu n’est pas parvenu à une déclaration commune.
Plus de 230 membres du parti Baas ont annoncé leur démission, une trentaine dans la région de Banias (nord-ouest) et 203 dans la région du Houran (Deraa et ses environs), dans le sud du pays. Ils souhaitent ainsi dénoncer la répression des manifestations antigouvernementales.

Depuis le début du mouvement le 15 mars, au moins 453 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

"Considérant l’attitude négative de la direction du parti Baas arabe socialiste à l’égard des événements de Syrie et de Deraa, et après plusieurs centaines de morts et de blessés victimes des différents services de sécurité, nous remettons notre démission collective", disent les membres démissionnaires dans une déclaration conjointe.

Plus de 230 membres du parti Baas au pouvoir en Syrie ont démissionné pour dénoncer la répression. Les précisions de Valérie Crova. (1'07")

Echec d’une déclaration commune du Conseil de sécurité

D’autre part, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas réussi à s’entendre sur le projet de déclaration condamnant la répression en cours en Syrie. "Il n’y aura pas de déclaration", a déclaré un diplomate siégeant au Conseil. Le projet rédigé par l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et le Portugal avait été mis en circulation lundi.
Mais la Russie, la Chine et le Liban s’y sont opposés. La Chine et la Russie considèrent que ce conflit relève des affaires intérieures du pays.
Un projet similaire au sujet du Yémen avait déjà échoué la semaine dernière.
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Re: Syrie

Message  spike le Jeu 28 Avr - 18:07



«Nous manifestons pour la liberté, pourquoi nous tirent-ils dessus?»

Source: vidéo postée sur plusieurs comptes Youtube, notamment celui de All4OurCountry

Cette vidéo a été tournée à Banias, mardi 26 avril. Cette après-midi-là, des manifestations ont eu lieu dans cette ville côtière. Rami Mosafa, un jeune homme de 23 ans, étudiant à Lattaquié, en profite pour enregistrer un message vidéo à l'attention «de la communauté internationale». Pour «rétablir la vérité», nous explique-t-il par téléphone.

«On manifeste depuis un mois, et le gouvernement persiste à dire qu'on veut détruire la Syrie», raconte le jeune homme. Lui qui ne se définit pas comme un militant a choisi de témoigner à visage découvert. Un acte de courage, alors que la répression du régime al-Assad est impitoyable et que les militants des droits de l'homme font soit l'objet de pressions, soit arrêtés.

«Depuis deux ou trois semaines, Banias compte autant de policiers que d'habitants. L'armée est autour de la ville. Mais on n'a pas peur, parce qu'ils disent la vérité. S'ils veulent entrer dans Banias et nous tuer, alors bienvenue. Nous n'avons pas peur».

Dans son adresse à la communauté internationale, Rami nie les liens que le régime et la télé officielle syrienne établissent entre manifestants et Abdel Halim Khaddam, Ribal al-Assad et Bandar Ben Sultan. Le premier était vice-président, avant de démissionner en 2005, mettant en avant l'impossibilité de réformes. Le deuxième est le cousin de Bachar al-Assad, dissident en exil. Le troisième fait partie de la famille royale saoudienne, accusé par le régime d'armer les islamistes et de fomenter les troubles. «Nous n'avons aucun lien avec personne. Je suis juste Syrien et fier de l'être», tranche Rami.
http://www.liberation.fr/monde/06013500-nous-manifestons-pour-la-liberte-pourquoi-nous-tirent-ils-dessus
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 29 Avr - 10:43

Nouvel appel à manifester en Syrie malgré une répression toujours sanglante
FRANCE INFO - 08:02
Alors que de nouveaux appels à manifester massivement ont été lancés pour aujourd’hui et comme tous les vendredis, le régime syrien reste inflexible. L’armée est intervenue hier à Lattaquie, dans le nord-ouest du pays, et poursuit ses opérations dans la ville de Deraa, où les soldats sont entrés en force en début de semaine.
Nouvel appel à manifester en Syrie malgré une repression toujours sanglante Les précisions de Valérie Crova (1'00")

Vendredi, jour de grande prière et synonyme aussi, depuis deux mois, de jour de grande manifestation en Syrie. Mais pour la première fois aujourd’hui, les Frères musulmans, mouvement interdit dans le pays et dont la direction vit en exil, appellent à rejoindre la contestation dans la rue.

Tandis que les manifestants vont à nouveau défier la répression du régime du président Bachar al Assad, d’une violence inouïe, à Genève, les 47 États-membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU seront réunis pour en session extraordinaire. Ce sont les États-Unis qui ont convoqué cette réunion. Ils veulent une résolution internationale sur ces violences. Violences qui selon l’organisation syrienne de défense des droits de l’homme, Souasiah, ont fait au moins 500 morts depuis le début du mouvement de contestation, le 18 mars, dont une centaine rien que le week-end dernier.

Et le bilan va certainement s’alourdir. Le régime n’entend pas plier. " Les autorités sont déterminées à restaurer la sécurité, la stabilité et la tranquillité des citoyens", a affirmé le ministre syrien de l’Information, Adnane Mahmoud, hier à l’AFP. Lundi, l’armée est entrée de force dans Deraa, ville du sud au cœur de la contestation. Malgré les morts, les insurgés, eux aussi, semblent vouloir aller jusqu’au bout.

Une spirale de la violence que la communauté internationale condamne mais n’arrive pas à stopper. Ainsi, mercredi, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont échoué à se mettre d’accord sur une condamnation de Damas. Les représentants des 27 pays membres de l’Union européenne tenteront à leur tour aujourd’hui, à Bruxelles, d’afficher une volonté commune sur d’éventuelles sanctions contre le régime syrien.
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 29 Avr - 17:55

La foule syrienne brave l’interdiction de manifester
FRANCE INFO - 16:48
Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté après la prière du vendredi. Il y aurait seize morts près de Deraa, berceau de la contestation au régime de Bachar el-Assad. Le Conseil des droits de l’homme, réuni à Genève en session extraordinaire, envisage des sanctions.
Vendredi, jour de colère. Vendredi, jour de répression. La police syrienne a de nouveau ouvert le feu cet après-midi sur des milliers de manifestants qui se dirigeaient vers Deraa au sud du pays. Des témoins parlent de 16 morts selon un nouveau bilan. Des dizaines de milliers de personnes ont bravé l’interdiction de manifester dans plusieurs villes du pays, à Damas, Doms et Banias notamment.

Les militaires annoncent eux la mort de quatre soldats dans l’attaque d’un poste militaire à Deraa. Selon un porte-parole de l’armée, deux soldats auraient également été enlevés "par un groupe terroriste armé". Autre version : selon un opposant au régime syrien, ces quatre soldats "ont été tués en défendant les habitants."

Les manifestations se poursuivent contre la politique de Bachar el-Assad, un mois et demi après les premiers soulèvements. Les autorités avaient mis en garde les opposants qui appelaient à manifester partout dans le pays en solidarité avec Deraa. Les chars ont pénétré au début de la semaine dans la ville, berceau de la révolte.

Pour la première fois, les Frères musulmans se sont joints à cet appel. Le mouvement religieux, principal groupe d’opposition, est interdit en Syrie. Ils accusent le pouvoir de perpétrer un "génocide". Selon l’observatoire syrien des droits de l’homme, l’offensive de l’armée à Deraa aurait fait 50 morts cette semaine.

La communauté internationale hésite sur des sanctions

La communauté internationale hésite toujours à condamner officiellement la répression du régime syrien. Le Conseil de sécurité n’a pas adopté mercredi le projet porté par la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal. La Russie, la Chine et le Liban s’y opposent, considérant qu’il s’agit d’affaires intérieures à la Syrie.

Le Conseil des droits de l’homme a lui aussi cherché aujourd’hui à s’entendre sur un texte. Ce projet de résolution condamne les violences contre les manifestants et demande la libération de tous les prisonniers et l’envoi d’une mission d’enquête sur les violations des droits de l’homme. Les 47 membres du Conseil sont réunis en session extraordinaire à Genève à la demande des États-Unis qui appuient cette résolution.

Les ambassadeurs des 27 sont réunis cet après-midi à Bruxelles pour adresser "le bon message" à Damas selon les mots de Pierre Vimont, chef des diplomates européens. L’Union européenne devrait adopter des sanctions ciblées contre les responsables des répressions. Des mesures qui ne seraient pas applicables dans l’immédiat, la liste des personnalités visées n’ayant pas encore été établie. L’Union européenne pourraient aussi suspendre les 210 millions d’euros d’aides et de prêts qu’elle accorde chaque année à la Syrie, exception faite des aides à la population.
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 30 Avr - 9:45

Les Syriens fuient vers le Liban, reportage à un poste-frontière
FRANCE INFO - 06:33
Des manifestations ont une nouvelle fois été violemment réprimées hier en Syrie. Ces violences poussent les Syriens à fuir dans les pays voisins. En deux jours, ils sont plus de mille - surtout des femmes et des enfants - à avoir traversé la frontière pour trouver refuge dans le nord du Liban. Valérie Crova, l’envoyée spéciale de France Info, s’est rendue au poste frontière de Wadi Raled.
Les Syriens fuient vers le Liban, le reportage de l’envoyée spéciale de France Info, Valérie Crova (2'05")

Beaucoup d’habitants de l’ouest de la Syrie ont des liens familiaux avec des Libanais. La plupart font le trajet à pied, jusque dans la ville libanaise de Tall Kalakh, située à environ deux kilomètres de la frontière.

Ils ont préféré quitter leurs villes, théâtres des combats entre les forces de sécurité et les opposants au président Bachar el-Assad. Ils racontent les combats et leur peur d’être arrêtés. Et certains prient pour les jeunes qui continuent à manifester. Depuis le 15 mars, la Syrie est en proie aux manifestations anti-régime et à une répression de plus en plus violente.

Les autorités libanaises craignent une détérioration de la sécurité dans le nord du Liban, mais aussi une recrudescence du trafic d’armes.
Le contexte est déjà tendu entre le Liban et la Syrie. Damas a accusé des groupes sunnites libanais de venir prêter main forte aux opposants syriens en les armant.

D’autres Syriens tentent de fuir vers la Turquie. Hier 250 d’entre eux ont été stoppés à la frontière par les forces de sécurité turques.


Le conseil des droits de l’Homme de l’Onu condamne la répression en Syrie
FRANCE INFO - 19:04
Le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu a voté une résolution condamnant la répression en Syrie. Une mission d’enquête va également être envoyée sur place. Les Etats-Unis et l’Union européenne prévoient également de sanctions. La répression sanglante se poursuit dans le pays. Au moins 48 civils ont été tués aujourd’hui selon l’Observatoire des droits de l’Homme.
Le texte voté par le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu (CDH)condamne explicitement "l’usage de la violence meutrière contre les manifestants pacifiques par les autorités syriennes".

C’est en fait une résolution proposée par les Etats-Unis qui a été adoptée aujourd’hui par les 47 Etats membres du CDH. Le texte a été voté par 26 voix pour, neuf contre et sept abstentions, à l’issue d’une longue journée de négociations à Genève.

Le CDH a également voté l’envoi urgent d’une mission pour enquêter sur les violations des droits de l’Homme en Syrie. "Pour établir les faits et circonstances de ces violations et des crimes commis."

Par ailleurs, les Etats-Unis ont décidé d’imposer des sanctions économiques contre plusieurs responsables et entités administratives du régime syrien, dont le frère cadet du président Bachar al-Assad.

Et puis l’Union européenne annonce également qu’elle a l’intention de sanctionner le régime syrien, notamment par un embargo sur les armes. Les 27 sont parvenus à un accord préliminaire.

Répression en Syrie. L’Union européenne va sanctioner le régime syrien, notamment par un embargo sur les armes. Précisions de Quentin Dickinson. (0'51")

Au moins 48 civils tués aujourd’hui en Syrie
Malgré la répression sanglante, les Syriens continuent de descendre dans la rue depuis un mois et demi.
Aujourd’hui la police syrienne a tiré sur des manifestants, tuant 35 personnes à Deraa, berceau de la contestation, selon un dernier bilan. Neuf personnes auraient également été tuées par les forces de sécurité à Homs et dans ses environs, selon un militant des droits de l’Homme.
L’Observatoire des droits de l’Homme parle lui d’au moins 48 civils tués dans la journée.
Le Ministère de l’intérieur, de son côté, indique que trois policiers, dont un officier, ont été tués par balle dans la même ville de Homs.

La répression menée par le régime de Bachar el-Assad a fait plus de 400 morts depuis le début de la contestation mi-mars, selon les organisations syriennes de défense des droits de l’Homme.


Syrie : Cinquante membres du parti Baas démissionnent à Rastan
france-info
Au moins 50 membres du parti Baas ont démissionné dans la ville assiégée de Rastan, dans le centre du pays, a annoncé un militant des droits de l’homme.

Les baasistes démissionnaires ont fait une déclaration lors d’une manifestation dans la ville dans la ville de Rastan, avant que la foule ne soit la cible des tirs des milices loyales au président Bachar el Assad.

Au moins 13 personnes ont été tuées lors de cette manifestation pour le "renversement du régime."

200 membres avaient déjà démissionné, mercredi 27 avril, dans la province de Deraa et les régions voisines.
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 30 Avr - 18:28

Deraa bombardée, la mosquée Omari prise d'assaut en Syrie
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/deraa-bombardee-la-mosquee-omari-prise-d-assaut-en-syrie-30-04-2011-1325111_240.php
AMMAN (Reuters) - Les forces syriennes ont bombardé samedi la vieille ville de Deraa, dans le sud du pays, et pris d'assaut la mosquée Omari, épicentre du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al Assad, ont rapporté des habitants.

"Le bombardement a cessé. Il y a des tireurs embusqués sur le toit de la mosquée", a précisé un habitant, ajoutant que les forces de sécurité, appuyées par des blindés, semblaient avoir pris le contrôle de la vieille ville.

Les chars qui ont commencé à se déployer lundi à Deraa ont visé en particulier une colline de la vieille ville appelée Karak, a-t-il dit par téléphone. Des agents des services de sécurité et de la police secrète ont aussi été aperçus dans la ville.

"Il semble qu'ils veuillent finir leur campagne aujourd'hui. A voir le nouveau déploiement de chars, il semble qu'ils intensifient leurs opérations aujourd'hui", avait auparavant déclaré un autre habitant.

Deraa, qui compte 120.000 habitants, est le berceau du soulèvement qui a débuté il y a six semaines pour, au départ, réclamer davantage de libertés et la fin de la corruption. La violente répression du mouvement a entraîné une radicalisation avec des appels au renversement d'Assad.

En dépit de l'imposant déploiement militaire et de nombreuses arrestations, les protestataires ont à nouveau manifesté vendredi en réclamant le départ d'Assad.

PLUS DE 500 MORTS EN SIX SEMAINES

Selon une source médicale, 19 personnes originaires de villages de la région ont été tuées vendredi par des tirs de l'armée alors qu'elles tentaient de pénétrer dans la ville pour manifester leur solidarité avec les manifestants.

Des mouvements syriens de défense des droits de l'homme ont avancé pour vendredi un bilan de 62 morts dans tout le pays, ce qui porte le bilan depuis le début du soulèvement à plus de 500 morts.

Pour la première fois depuis le début de la répression sanglante, les puissances occidentales ont pris des mesures concrètes. Washington a imposé de nouvelles sanctions à des personnalités syriennes dont le frère d'Assad, Maher, qui dirige la quatrième division mécanisée, une unité ultra loyale, déployée lundi dernier à Deraa.

L'ordre exécutif signé par le président Barack Obama prévoit également des sanctions contre le cousin du chef de l'Etat, Atif Najib, contre Ali Mamlouk, directeur des services de renseignements, et contre les Gardiens de la révolution iranienne, accusés d'aider Damas à réprimer les manifestations, ce que démentent les autorités syriennes.

Les Etats membres de l'Union européenne ont annoncé de leur côté qu'ils étaient parvenus à un accord préliminaire visant à imposer un embargo sur les ventes d'armes à la Syrie. Cet accord devrait être formalisé dans les prochaines jours.

Des manifestations ont aussi eu lieu vendredi à Homs et Hama, dans le centre du pays, à Banias, sur la côte méditerranéenne, à Kamichli, à l'est, à Harasta, un faubourg de Damas, et dans la capitale elle-même.

Un militant des droits de l'homme à Deraa a déclaré vendredi que dans la ville, des morgues de fortune contenaient les corps de 85 personnes tuées, selon lui, depuis que l'armée a pénétré dans la ville, lundi.

Des habitants disent que la crise humanitaire s'aggrave.
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Re: Syrie

Message  ivo le Dim 1 Mai - 17:52

Syrie: vague d'arrestations et appels à manifester
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ijzCflOPIHqdbKByupcy40syu7WQ?docId=CNG.e526ad4c0493c54207afefd219097fe4.731
DAMAS — L'armée et les forces de sécurité syriennes ont procédé dimanche à de nombreuses arrestations dans plusieurs villes de Syrie, alors que les opposants ont appelé à des manifestations dans le pays pour la "levée du siège".
A Deraa, épicentre de la contestation, encerclé depuis une semaine, "depuis tôt ce matin (dimanche), appuyés par des tanks et des voitures blindées, ils vont d'un quartier à l'autre, pénétrant dans les maisons et arrêtant à chaque fois une ou deux personnes", a affirmé Abdallah Abizad, un militant des droits de l'homme.
"Tous les hommes âgés de plus de 15 ans peuvent être arrêtés", a-t-il ajouté, estimant que des centaines de personnes avaient été interpellées depuis vendredi.
Des snipers tirent "sur tout ce qui bouge", empêchant les habitants de récupérer "six corps dans la rue depuis vendredi". "Il y a aussi des blessés que nous ne pouvons secourir", a-t-il ajouté.
"La situation humanitaire est très difficile. Il n'y a pas d'eau, pas de nourriture, pas d'électricité", a insisté ce militant de Deraa, à 100 km au sud de Damas.
Depuis lundi, les forces de sécurité encerclent la ville, où elles ont tué au moins 32 personnes vendredi, lorsqu'elles ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants venus des villages voisins pour apporter des vivres à Deraa, selon des organisations de défense des droits de l'homme.
Six autres personnes ont été tuées samedi par les forces de sécurité, selon des militants.
A Douma, autre foyer de la contestation à 15 km au nord de Damas, "l'armée a renforcé le siège et possède une liste de 200 personnes qu'elle veut arrêter", a assuré un autre militant sous couvert de l'anonymat.
"Il semble que l'armée ne quittera pas la ville avant de les avoir arrêtés", a-t-indiqué, faisant état de "heurts intermittents entre les résidents et les forces de sécurité".
Sous le slogan "la semaine de la levée du siège", les "jeunes de la révolution syrienne 2011" ont promis de nouvelles manifestations, dimanche à Deraa et Douma, lundi dans les environs de Damas, mardi à Banias et Jeblah (nord-ouest), et mercredi à Homs, Talbiseh (centre) et Tal Kalakh, à la frontière avec le Liban.
Jeudi, les manifestants entendent organiser des "sit-in nocturnes" dans toutes les villes. "La liberté approche inexorablement (...). Ce peuple qui a sacrifié ses jeunes pour la liberté l'obtiendra prochainement", ont-ils annoncé.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, il y eu "au moins 150 arrestations" dimanche, notamment dans les localités d'Arbin, de Daraya et de Harasta, près de Damas, ainsi qu'à Qamishli, dans le nord.
Plusieurs groupes syriens de défense des droits de l'homme ont appelé dimanche à la libération d'Hassan Ismail Abdel Azim, arrêté la veille par les services de sécurité en dépit de la levée de l'état d'urgence.
M. Abdel Azim, presque octogénaire, est secrétaire général du parti de l'Union socialiste arabe et porte-parole du Rassemblement national démocratique, mouvements d'opposition de gauche.
L'organisation nationale pour les droits de l'homme (NOHR) a pour sa part fait état de l'arrestation samedi à Alep (nord-ouest) d'un leader communiste, Omar Kachach, 85 ans, emprisonné déjà à plusieurs reprises.
Le Premier ministre britannique David Cameron a dénoncé une "situation inacceptable" en Syrie, lors d'un entretien à la télévision publique BBC.
"C'est une situation totalement honteuse et inacceptable de voir ce régime tuer autant de ses propres citoyens", a indiqué le Premier ministre, tout en soulignant les "différences" avec la Libye, où l'Otan procède à des frappes aériennes.
La Turquie, influent acteur régional, est opposée à une intervention étrangère en Syrie, selon son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Le Croissant-Rouge turc a envoyé samedi des secours à la frontière avec la Syrie après l'arrivée de réfugiés vendredi.
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Re: Syrie

Message  spike le Lun 2 Mai - 19:56



Le régime syrien pose un ultimatum aux manifestants

Par LIBÉRATION.FR

Des personnes manifestent à la lueur de bougies, le 1er mai 2011 à Banias, en Syrie. (photo AFP)

Une semaine de mobilisation en vue. Le site «Syrian Revolution 2011» appelle à une mobilisation dans tout le pays chaque jour à midi, en solidarité avec Deraa et toutes les «villes assiégées». Deraa, berceau du soulèvement, subit le siège de l'armée depuis une semaine.

Sous le slogan «la semaine de la levée du siège», d'autres opposants et militants du site «Jeunes de la révolution syrienne 2011» ont annoncé de nouvelles manifestations lundi dans les environs de Damas. Ils ont également appelé à des mobilisations mardi à Banias et Jeblah (nord-ouest), et mercredi à Homs, Talbisseh (centre) et Tal Kalakh, à la frontière avec le Liban. Jeudi, les contestataires entendent organiser des «sit-in nocturnes» dans toutes les villes.

-> Suivre la situation avec notre liste Twitter, sélection de comptes d'opposants syriens, et notre série de liens.

Nouvelle vague d'arrestations. Les forces de sécurité syriennes ont procédé ce lundi à près de 180 nouvelles arrestations au nord de Damas.

Selon le site d'opposition «Syrian Revolution 2011», les forces de sécurité ont pénétré à l'aube dans la localité de Kafar Nubbol, à 320 km au nord de Damas, perquisitionnant les maisons et arrêtant 26 personnes.

Elle ont également fait irruption à l'aube à Zabadani et Madaya, deux stations d'estivage situées à une quarantaine km au nord-ouest de la capitale, et y ont effectué des perquisitions et arrêté 147 personnes, selon l'organisation des droits de l'homme Insan.

«Les personnes interpellées ont été frappées et insultées devant leur famille et des téléphones portables et des ordinateurs ont été saisis», ajoute cette organisation.

La veille, l'armée et les forces de sécurité avaient procédé à plus de 365 arrestations notamment dans la ville de Deraa.

Un porte-parole militaire syrien, cité par les médias officiels, a fait état de l'arrestation de «499 membres de groupes terroristes à Deraa», de la mort de «deux militaires et membres des forces de sécurité ainsi que de dix terroristes» et de l'arrestation de cinq tireurs embusqués.

Selon Wissam Tarif, directeur d'Insan, «il y a eu 2.130 arrestations vérifiées depuis le 15 mars mais ce chiffre pourrait dépasser les 5.000».

Ultimatum posé aux manifestants. Dans ce contexte, le ministère de l'Intérieur a demandé «aux citoyens qui ont participé ou commis des actes contraires à la loi comme le port d'armes, l'atteinte à la sécurité ou la propagation d'informations trompeuses de se rendre d'ici le 15 mai et de remettre leurs armes aux autorités compétentes».

Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, il leur a aussi demandé de «fournir des informations concernant les saboteurs, les terroristes et les caches d'armes», affirmant que dans ce cas «ils seront épargnés de toute sanction et ne seront pas poursuivis».

-> Lire à ce propos la dépêche de l'agence officielle Sana.

Un rassemblement de femmes dispersé à Damas. Un rassemblement de 150 femmes réunies à Damas en soutien de la ville assiégée de Deraa, foyer de la contestation anti-régime, a été dispersé par la force.



«Nous marchions de la rue Hamra à la place Arnous, dans le centre-ville, lorsque les forces de sécurité nous ont intimées l'ordre de nous arrêter», a affirmé Fadwa Souleimane, une actrice.

Les femmes, des journalistes, universitaires, artistes et intellectuelles, «de toutes les confessions», brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit «Non à la violence», «non aux tueries», «levez le siège des enfants de Deraa», selon l'actrice.

«Une journaliste syrienne s'est vue confisquer son appareil photo et a été arrêtée après avoir été prise à partie par les forces de sécurité, qui ont frappé d'autres femmes», a ajouté Fawda Souleimane.

Une journaliste d'Al-Jezira portée disparue depuis vendredi. La chaîne panarabe basée au Qatar n'a plus de nouvelles de Dorothy Parvez, depuis que celle-ci a atterri en Syrie, vendredi.

-> Lire plus ici.

Juppé: «Si le régime persévère dans cette voie, il tombera»

«Si le régime syrien persévère dans cette voie (de la répression), il tombera un jour ou l'autre, mais il tombera», a déclaré le chef de la diplomatie française, Alin Juppé. «Aujourd'hui il y a cette grande aspiration à la liberté et à la démocratie. Il faut en tenir compte et la réprimer en tirant à balles réelles sur des foules est inacceptable quel que soit le pays qui se livre à cet exercice».

ttp://www.liberation.fr/monde/01012334939-le-regime-syrien-pose-un-ultimatum-aux-manifestants
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