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Syrie

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Re: Syrie

Message  ivo le Mer 4 Mai - 10:00

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

La justice syrienne inculpe des centaines de manifestants
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-justice-syrienne-inculpe-des-centaines-de-manifestants_989033.html?actu=1
Des centaines de Syriens arrêtés ces derniers jours par les forces de sécurité ont été inculpés de "dégradation du prestige de l'Etat", une charge passible de trois années de prison, a déclaré mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
"Les arrestations massives se poursuivent dans tout le pays en violation des droits de l'homme et des conventions internationales", a ajouté le directeur de l'organisation indépendante, Rami Abdelrahman.
D'autres ONG rapportent que de nombreux jeunes hommes adultes ont été violemment battus dans le cadre de ces rafles qui touchent également femmes, adolescents et personnes âgées.
Les forces de sécurité syriennes ont tué au moins 560 civils depuis le début des manifestations contre le régime du président Bachar al Assad, le 18 mars, estiment les défenseurs des droits de l'homme.
La campagne d'interpellations des derniers jours semble destinée à empêcher de nouvelles manifestations vendredi, jour des prières et seul moment où les Syriens sont autorisés à se rassembler en masse, même si les policiers ont empêché des milliers de personnes de se rendre dans les mosquées la semaine dernière.
"Ils dressent des barrages partout pour prévenir le mouvement. Vendredi sera un nouveau test. Assad a décidé d'employer la violence. Il n'a pas tiré les leçons des révolutions tunisienne et égyptienne", a déclaré un responsable d'un pays arabe à Reuters.
Une semaine après un assaut lancé contre Deraa, le berceau de la contestation dans le sud du pays, les forces de sécurité se sont déployées mardi dans la ville côtière de Banias, prenant le contrôle d'un nouveau centre urbain où des manifestants rejettent le régime de Bachard al Assad.
Un millier de personnes ont toutefois défilé dans le quartier sunnite de la ville, au sud du marché principal, portant des pains en symbole de leur solidarité avec les habitants de Deraa, a déclaré un militant des droits qui a fourni des photos de la manifestation.
Une petite manifestation d'étudiants a eu lieu à l'université d'Alep et plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Kamichli, dans l'Est à majorité kurde du pays.
Jean-Stéphane Brosse pour le service français
Par Reuters
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Re: Syrie

Message  ivo le Mer 4 Mai - 17:22

La France recommande à ses ressortissants de quitter la Syrie
FRANCE INFO - 12:49
Le ministère des Affaires étrangères appelle les Français présents en Syrie à quitter le territoire. Depuis le début de la semaine, le régime de Bachar al-Assad mène une campagne de répression contre les manifestants qui contestent sa légitimité.

Ce matin, le site du ministère de la Défense a publié ces recommandations aux Français concernant la Syrie : “Les autorités françaises renouvellent leur conseil de différer tous les projets de voyage vers la Syrie et (...) recommandent aux Français dont la présence dans le pays n’est pas indispensable de quitter provisoirement la Syrie par des moyens de transport commerciaux”.

Le gouvernement français s’inquiète pour ses ressortissants. Bernard Valero, le porte parole du ministère des Affaires étrangères (36") (0'35")

De leur côté, les voyagistes français prolongent jusqu’au dimanche 15 mai la suspension des vols vers la Syrie.

Depuis février dernier, le pays est en proie à une vive contestation du régime de Bachar al-Assad, le président élu il y a 11 ans.
Le président syrien réprime dans le sang les manifestations : plus de 600 morts d’après l’organisation de défense des droits de l’Homme INSAN. Plus de 8.000 personnes seraient détenues par le régime ou auraient disparu selon une ONG. Selon France 24, des snipers ont reçu l’ordre de viser la tête des manifestants en répression des mouvements de contestations.

Alain Juppé : “une éviction inévitable”
Hier, la France s’est déclarée favorable à ce que l’Union Européenne sanctionne le régime de Bachar al-Assad. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, estime “que tous ceux qui tirent au canon sur leur peuple n’ont pas d’avenir politique” . Si le président syrien ne change pas d’attitude envers les manifestants, Alain Juppé prédit sa chute prochaine : “ il doit cesser de réprimer son peuple, afficher immédiatement l’abandon de la violence, sinon le processus qui aboutira à son éviction me semble inévitable ”.

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, voudrait condamne la répression mise en place par le régime syrien (0'54")

Les Etats-Unis ont aussi condamné la politique du régime syrien qui assiège plusieurs villes où la révolution a pris sa source : “Ce sont des mesures franchement barbares qui s’assimilent à la punition collective de civils innocents ” a déclaré Mark Toner, porte-parole du département d’Etat.

Ces derniers jours, les vagues d’arrestations se sont multipliées. Des centaines de Syriens ont été inculpés pour “dégradation du prestige de l’Etat”, passible de 3 ans d’emprisonnement.
Les hommes jeunes, de moins de 40 ans, sont les principales cibles des enquêteurs syriens. Il semblerait que cette campagne d’interpellation ait pour but d’empêcher de nouvelles manifestations vendredi prochain, jour de la prière. C’est la seule occasion qu’ont les manifestants pour se rassembler.

Selon un témoin, “ils dressent des barrages partout pour prévenir le mouvement. Vendredi sera un nouveau test. Assad a décidé d’employer la violence. Il n’a pas tiré les leçons des révolutions tunisienne et égyptienne ”.

Les manifestations continuent en Syrie : des sit-in sont organisés dans les plus importantes villes du pays.

En Syrie, les manifestations se poursuivent. Valérie Crova, envoyée spéciale au Liban (1'03")

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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 5 Mai - 12:31

Nouvelle vague d’arrestations en Syrie
FRANCE INFO - 11:34
La nuit dernière, 150 personnes auraient été arrêtées dans la banlieue de Damas. Depuis la mi-mars, les autorités ont interpellé plus de 8.000 Syriens suspectés d’avoir participé aux manifestations réclamant le départ du président Bachar al-Assad.

Des dizaines, peut-être même des centaines de soldats en tenue de combat ont investi Saqba, un quartier de la banlieue de Damas, la capitale syrienne.
Dans le même temps, des chars et des véhicules blindés se sont déployés autour des principales places fortes de la contestation. “Ils ont coupé les communications à leur arrivée. Il n’y a pas de résistance. Les manifestations à Saqba étaient pacifiques. Beaucoup de gens ont été arrêtés,” témoigne un habitant du quartier. “Ils avaient des listes de personnes recherchées et ont mené des perquisitions dans les maisons” raconte à l’AFP un militant des droits de l’Homme.
Au total, 150 personnes auraient été arrêtées la nuit dernière.

8.000 arrestations en un mois et demi
Depuis la mi-mars, le régime syrien mène une vaste campagne d’interpellations pour confondre les participants aux manifestations anti-Bachar al-Assad qui agitent le pays. Plusieurs villes sont assiégées par le régime.
Ce matin, l’armée a commencé à lever le siège de Deraa, encerclée par les chars depuis le 25 avril. “L’armée a achevé sa mission à Deraa”, explique le général Haddad, directeur du département politique de l’armée syrienne.

L’armée syrienne quitte Deraa. Valérie Crova, envoyée spéciale au Liban (1'03")

La vague de répression aurait déjà fait 8.000 détenus ou disparus, selon une ONG.

"Vendredi du défi"
Mais cette répression ne décourage pas les manifestants qui protestent contre le régime. Hier, plusieurs sit-in ont été organisés dans les principales villes du pays. La tension monte à l’approche de la prière du vendredi, seule occasion pour les manifestants de se réunir. Ils annoncent de grandes actions pour demain.
“Vendredi du défi, le 6 mai 2011, Syrie, la liberté approche, le peuple veut faire tomber le régime ”, titre sur internet The Syrian Revolution 2011, un groupe Facebook animé par de jeunes militants. Les messages publiés sont très clairs quant à la détermination des anti-Bachar al-Assad : “Ce vendredi du défi, nous défierons l’injustice, nous défierons l’oppression, nous défierons la peur, nous nous libèrerons”.


Depuis février, les manifestations se multiplient en Syrie.
©REUTERS/Ho New

La France recommande depuis hier à ses ressortissants à ne pas se rendre sur le territoire syrien.
De nombreux pays envisagent désormais de sanctionner le régime syrien. La secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, a demandé ce matin à Bacha al-Assad de mettre fin à la violence contre son peuple.


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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 6 Mai - 9:30

Syrie : un nouveau vendredi de tous les dangers
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/syrie-un-nouveau-vendredi-de-tous-les-dangers-6438944.html
Les opposants au régime de Bachar el-Assad ont appelé à un "vendredi du défi", en dépit de la poursuite du siège de plusieurs villes et des arrestations massives. Ils exigent désormais la chute du régime.

"Vendredi du défi, le 6 mai 2011, Syrie, la liberté approche, le peuple veut faire tomber le régime". C'est ainsi que titrait le site "The Syrian Revolution 2011" créé par de jeunes militants. A l'image de ce site, les opposants au régime de Bachar el-Assad appellent à de nouvelles manifestations vendredi en Syrie. En réclamant désormais la chute du régime, les contestataires franchissent une nouvelle étape. Jusqu'à présent, les revendications portaient sur la levée de l'état d'urgence, la libération des détenus et la fin de la suprématie du parti Baas.

Sur le terrain, l'armée a commencé jeudi à se retirer de la ville de Deraa, place forte de la contestation, située à une centaine de km au sud de Damas. Mais elle a poursuivi sa campagne d'arrestations avec les forces de sécurité notamment à Saqba, près de Damas, où 300 personnes ont été arrêtées, selon un militant.

Suspension des négociations avec l'UE

Les Etats-Unis et l'Italie appellent Damas à "cesser les violences et reprendre la voie du dialogue", a déclaré jeudi le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini à l'issue d'un entretien à Rome avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Il a également évoqué des "sanctions" contre la Syrie, notamment "la suspension des négociations avec l'Union européenne en vue d'un accord de coopération".


Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé avait réaffirmé mercredi que la France voulait voir le président Assad sanctionné par l'Union européenne et estimé qu'il serait évincé si la répression perdurait. A Damas, une centaine de manifestants portant des t-shirts à l'effigie du président se sont rassemblés jeudi dans le calme devant l'ambassade de France pour protester contre les déclarations "enflammées" du ministre français.
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 6 Mai - 20:38

Répression violente du "vendredi du défi" en Syrie
FRANCE INFO - 15:00
Bravant l’interdiction du régime Al-Assad, des milliers d’opposants syriens sont descendus dans les rues à l’occasion d’un "vendredi du défi".
Des chars ont été déployés à Homs, troisième ville du pays, où plusieurs manifestants auraient été abattus.



Mi-avril à Homs, un premier sit-in pour réclamer des réformes démocratiques en Syrie
© REUTERS

Homs, troisième ville du pays, une importante cité industrielle à quelque 150 km au nord de Damas, la capitale. Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour appeler, une nouvelle fois, à la chute du régime de Bachar al-Assad.

L’armée a déployé des chars aux points stratégiques de la ville. Et les militaires ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins cinq personnes, selon des témoins cités par les agences de presse.
Dans la foule, les services de sécurité ont appelé les commerçants à baisser les rideaux de fer, et les manifestants à se constituer prisonniers s’ils ne voulaient pas être "punis".


Manifestations anti-gouvernementales en Syrie : au moins 5 morts aujourd’hui à Homs Correspondance de Valérie Crova (1'04")

Le témoignage d’Abdelhamid Tassi, un opposant joint à Homs par Michel Zerr (2'00")

8.000 arrestations, 550 civils tués

Des manifestations ont eu lieu dans d’autres villes : plusieurs milliers de personnes ont défilé à Banias, sur la côte méditerranéenne, brandissant des rameaux d’olivier et des drapeaux syriens. Mais également à Kafar Noubol (nord de Damas), Deir Ez-Zro (à l’est) et Al Bukamal (frontalière de l’Irak).
A Saqba, plus près de Damas, des milliers de personnes ont manifesté pour réclamer la libération des quelque 300 prisonniers, arrêtés jeudi.


A Damas, la capitale, la manifestation de quelques centaines d’opposants s’est cantonnée à la mosquée Hassan, dans le quartier Midane, où l’une des principales figures de l’opposition, Riad Seif, a été interpellée. Il fait partie des 12 opposants qui avaient signé la "Déclaration de Damas", appelant à un changement démocratique en Syrie.

Pour tenter de calmer les foules, l’armée poursuit son retrait de Deraa, épicentre de la contestation né à la mi-mars.

En moins de deux mois, quelque 8.000 personnes auraient été arrêtées par les services de sécurité syriens. Et plus de 550 civils auraient été tués.

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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 6 Mai - 20:52

Seize manifestants sont tués par les forces de sécurité syriennes
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jdQNzUUm5LOKEaOkaQhkJDyE0nyg?docId=6773271
BEYROUTH — Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants vendredi en Syrie, faisant au moins 16 morts, alors que des milliers de personnes sont à nouveau descendues dans les rues de plusieurs villes du pays dans le cadre d'une journée «du défi» pour demander la fin du régime de Bachar el-Assad.
Alors que la contestation durement réprimée par le régime entre dans sa septième semaine, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé vendredi que la Syrie avait autorisé l'entrée sur son sol d'équipes onusiennes chargées de vérifier la situation humanitaire sur place. Plus de 565 civils ainsi qu'une centaine de soldats ont été tués depuis le début des manifestations à la mi-mars, selon les organisations de défense des droits de l'homme.
La répression du régime suscite une réprobation croissante dans le monde. Vendredi, un responsable de l'Union européenne a annoncé que les pays de l'UE avaient décidé d'imposer la semaine prochaine des sanctions contre Damas. Les Vingt-Sept se sont mis d'accord sur un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 13 responsables syriens, mais ces mesures ne s'appliqueront pas au président Bachar el-Assad, a-t-il précisé sous le couvert de l'anonymat.
La répression s'est poursuivie vendredi. Les forces de sécurité ont tué dix personnes à Homs (centre) et six à Hama (ouest), a déclaré Ammar Qurabi, qui dirige l'Organisation nationale pour les droits de l'homme en Syrie.
«Nous étions pacifiques et nous n'avons pas jeté de pierre sur les forces de sécurité, a raconté un témoin à Homs, où selon lui 10 000 manifestants étaient dans la rue. Mais ils ont attendu que l'on atteigne la place principale pour ouvrir le feu sur nous.» Une vidéo postée sur YouTube montre des manifestants à Hama tentant désespérément de ranimer un homme ensanglanté allongé au sol.
À Damas, des centaines de personnes ont défilé dans le quartier de Midan, scandant «le peuple veut la chute du régime!», selon un militant. Dans la ville côtière de Banias, plus de 5000 manifestants portant des rameaux d'olivier et des drapeaux syriens ont également appelé à un changement de régime, selon des témoins. Une manifestation a également été signalée à Qamishli (nord-est).
À Douma, banlieue de Damas théâtre de manifestations ces dernières semaines, les forces de sécurité avaient bouclé la zone pour empêcher quiconque d'entrer ou de sortir de la ville.
À Deraa (sud), berceau de la contestation où l'armée a annoncé la fin d'une opération militaire de 11 jours jeudi, les soldats étaient toujours dans la rue, dissuadant les habitants de manifester, selon des témoins. «Il y a un blindé stationné à chaque coin de rue. Les gens ne peuvent en aucun cas manifester aujourd'hui», a raconté un habitant joint par téléphone.
Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé qu'une équipe médicale avait gagné Deraa jeudi, ainsi que des camions chargés d'aide humanitaire et de fournitures médicales.
Les autorités syriennes ont également arrêté l'opposant Riad Seif, un ancien député qui a critiqué ouvertement le régime depuis le début du mouvement de contestation, a rapporté l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme.
La répression, notamment à Deraa, n'a fait que renforcer la contestation, les manifestants réclamant désormais la fin du régime, qui de son côté attribue les troubles à une conspiration étrangère et des «groupes terroristes». AP
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 7 Mai - 9:56

En Syrie, l'armée tente de neutraliser les foyers de résistance
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/07/en-syrie-l-armee-tente-de-neutraliser-les-foyers-de-resistance_1518347_3218.html

Rassemblement à Banias, en Syrie, vendredi 6 mai.AP/STR

Au lendemain d'une journée de mobilisation massive contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, lors de laquelle 26 personnes ont été tuées dans tout le pays selon des militants des droits de l'homme, le pouvoir syrien tentait de neutraliser par le force certains des foyers de résistance.


Dans le collimateur de l'armée, la ville de Banias, un des épicentres de la contestation dans le nord-ouest du pays, encerclée depuis plus d'une semaine par les forces armées.

Selon plusieurs militants des droits de l'homme, sur place et à l'étranger, des chars sont entrés dans la ville dans la nuit de vendredi à samedi, notamment dans les quartiers sunnites hostiles à Bachar Al-Assad où des manifestations avaient eu lieu vendredi.

"COMME ILS L'ONT FAIT À DERAA"

Des habitants auraient "formé des boucliers humains" pour empêcher les chars d'avancer vers ces quartiers, ont-ils affirmé. Les communications et l'électricité ont été presque entièrement coupées dans la ville, alors que des bateaux de l'armée patrouilleraient au large face aux quartiers sud. "Il semble qu'ils s'apprêtent à attaquer la ville comme ils l'ont fait à Deraa", a résumé un militant des droits de l'homme interrogé par Reuters.

Deraa est la ville du sud de la Syrie où est née le mouvement de contestation. L'armée a pénétré dans la ville le 25 avril avant de commencer à s'en retirer jeudi, avait indiqué l'un de ses militants. Mais dans le même temps, l'armée syrienne déployait d'autres tanks dans les villes de Hama, Homs ou encore dans la banlieue de Damas.

Les autorités syriennes qualifient Banias de "centre du terrorisme salafiste" et affirment que des groupes armés y ont tué des militaires. Ce que démentent les opposants, estimant que le pouvoir syrien cherche avant tout à effrayer la communauté alaouite. "Ils prennent pour cibles les sunnites. J'ai le regret de dire que la propagande d'Assad selon laquelle les alaouites ne survivront pas s'il est renversé reçoit une oreille attentive parmi nos voisins alaouites, alors même que les manifestations sont destinées à réclamer la liberté et l'unité, quelle que soit la confession religieuse", a regreté l'un des chefs de file des contestataires, Anas Choughri, cité par Reuters.

Depuis le début de la répression à la mi-mars, près de 600 personnes ont été tuées à travers la Syrie, en majorité à Deraa, selon des ONG. Le nombre de personnes "détenues ou disparues pourrait dépasser les 8 000", a ajouté mardi Wissam Tarif, directeur exécutif de l'organisation de défense des droits de l'homme Insan.


Syrie: L'armée intervient à Banias
http://www.20minutes.fr/article/719611/syrie-armee-intervient-banias

Photo réalisée avec un téléphone portable, sur laquelle on voit des Syriens réunis après la prière pour protester contre le régime, à Banias, le 29 avril 2011. AP/SIPA

L'armée syrienne est intervenue avec des chars dans la nuit de vendredi à samedi à Banias, notamment dans les quartiers sunnites hostiles au président Bachar al Assad, a rapporté un défenseur des droits de l'homme.

Chars de l’armée

Des unités de l'armée sont entrées dans cette ville côtière à majorité sunnite par trois voies différentes. Elles ont ensuite progressé en direction des quartiers sunnites mais pas alaouites, a rapporté ce militant, qui a requis l'anonymat.

La plupart des communications avec Banias ont été coupées mais ce défenseur des droits de l'homme dit avoir pu joindre des habitants.

Confronté à un mouvement de contestation parti en mars de Deraa, dans le sud du pays, Bachar al Assad est lui-même issu de la minorité alaouite, qui occupe les plus hauts postes au sein de l'armée et de l'appareil de sécurité.

Fusillades

«Les habitants disent entendre d'intenses fusillades et voir des bateaux de la marine syrienne au large de la côte de Banias. Les quartiers sunnites et mixtes sont désormais totalement assiégés», a dit ce militant des droits de l'homme.

Située au bord de la Méditerranée, Banias est devenue l'un des principaux foyers de la contestation du régime de Bachar al Assad, instauré en 1970 par son père.

Les quartiers majoritairement sunnites de la ville sont contrôlés par les contestataires depuis que des partisans d'Assad, baptisés des «chabbiha», ont ouvert le feu sur des habitants le 10 avril après une importante manifestation en faveur du «renversement du régime».

Six civils avaient été tués ce jour-là, selon des opposants et des défenseurs des droits de l'homme.

Ville de Banias

Un chef de file des contestataires a déclaré cette semaine que les forces syriennes et des hommes armés fidèles au régime avaient pénétré mardi dans des quartiers du centre de Banias tenus par les opposants.

Les autorités qualifient Banias de «centre du terrorisme salafiste». Elles affirment que des groupes armés ont tué des militaires près de cette ville.

Des personnalités de Banias ont démenti ces affirmations et ont accusé le régime d'instiller la peur au sein de la communauté alaouite.

«Ils prennent pour cibles les sunnites. J'ai le regret de dire que la propagande d'Assad selon laquelle les alaouites ne survivront pas s'il est renversé reçoit une oreille attentive parmi nos voisins alaouites, alors même que les manifestations sont destinées à réclamer la liberté et l'unité, quelle que soit la confession religieuse», a déclaré cette semaine l'un des chefs de file des contestataires, Anas Choughri.

E.M. avec Reuters


et l'otan là, on l'entend pas ??
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Re: Syrie

Message  ivo le Sam 7 Mai - 19:33

Syrie : le régime réprime à Banias
http://www.europe1.fr/International/Syrie-le-regime-reprime-a-Banias-530743/

Des chars sont entrés dans ce berceau de la lutte, 3 femmes ont été tuées à l'entrée de la ville.

Le régime a décidé de focalisé son attention et sa répression sur la ville de Banias, dans le nord-ouest du pays. L’armée syrienne y est entrée tôt samedi matin à bord de chars et a depuis coupé les communications et l’électricité dans cette ville qui est l’un des foyers de la contestation du régime de Bachar al-Assad.

"Des unités de l'armée et des forces de sécurité ont poursuivi aujourd'hui des membres des groupes terroristes à Banias (nord-ouest) et aux alentours de Deraa (sud) afin de rétablir la sécurité et la stabilité", a affirmé une source militaire.

Les habitants tentent de manifester

Malgré la présence des habitants dans les rues afin de ralentir la progression des blindés, des soldats ont pénétré dans l'après-midi dans le quartier de Ras al-Ein. Des appels au jihad ont été lancés des minarets des mosquées et les gens sont descendus dans la rue, ont indiqué des témoins. Des bateaux de l'armée patrouillent également au large face aux quartiers sud, et des chars encerclent le village voisin de Bayda.

Par ailleurs, trois femmes qui manifestaient à l'entrée de la ville pour demander la libération de détenus ont été tuées par des membres des forces de sécurité, a affirmé un militant des droits de l'Homme. Selon lui, les forces de sécurité ont demandé à 150 femmes rassemblées sur la voie rapide reliant Banias à Lattaquié de partir et "devant leur refus d'obtempérer, ils ont ouvert le feu, tuant trois d'entre elles et en blessant cinq autres".

Heisbourg fustige le "silence" français

La ville de Banias est encerclée par l'armée depuis plus d'une semaine. Mercredi soir, les forces de sécurité avaient renforcé le siège de Banias où des milliers de personnes avaient manifesté contre le régime. Vendredi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans toute la Syrie. La répression a fait au moins 26 morts et des dizaines de blessés.

La répression des manifestations anti-régime a fait au moins 800 morts depuis le 15 mars, a affirmé samedi l'organisation syrienne de défense des droits de l'homme Saouassiah. Invité sur Europe 1 samedi, François Heisbourg, spécialiste de la Syrie et membre de la Fondation pour la Recherche stratégique, a déclaré qu'il "ne comprenait pas le silence des médias, de la classe politique et du président de la République sur ce qu’il se passe en Syrie".
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Re: Syrie

Message  spike le Dim 8 Mai - 11:52



Syrie: tirs nourris à Banias

RECIT DE LA JOURNÉE DE SAMEDI

Six personnes ont été tuées samedi dans cette ville du nord-ouest, foyer de contestation investi depuis l'aube par l'armée.

Par LIBÉRATION.FR

Un char de l'armée syrienne à la sortie de Deraa, le 5 mai 2011, photographié lors d'une visite de presse guidée par les autorités (© AFP Louai Beshara)

L'ESSENTIEL — L’armée appuyée par des chars est intervenue samedi à Banias, l’un des foyers de la contestation en Syrie, alors que des opposants ont proposé pour la première fois la tenue d’élections «libres» dans les six mois, au lendemain de protestations sanglantes à travers le pays.

Tirs nourris à Banias



Deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées en fin de journée à Banias, une ville du nord-ouest de la Syrie investie depuis l’aube par l’armée, portant à six le nombre de morts samedi dans cette ville, selon des militants des droits de l’Homme.

«Il y a deux tués et plusieurs blessés par des tirs mais on ne sait pas qui en sont les auteurs», a affirmé un responsable de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.



L’armée tirait dans quatre secteurs de la ville: le quartier de la Corniche, l’entrée sud, l’entrée du souk et sur les ponts de Marqb et Ras el-Nabee, selon les mêmes sources.

«Il y a des morts et des blessés mais pas de chiffre précis encore», déclaré le militant.

D’après ces mêmes sources, l’armée «sécurise» les quartiers les uns après les autres, et les services de sécurité y pénètrent ensuite, procédant à des dizaines d’arrestations. Selon le témoin, des tireurs embusqués étaient déployés sur des immeubles.

Dans l’après-midi, trois femmes qui manifestaient à l’entrée de Banias pour demander la libération de détenus avaient déjà été tuées par des membres des forces de sécurité, selon un militant des droits de l’Homme.

Le régime veut réduire les poches de résistance

Le régime veut réduire les poches de résistance en envoyant l’armée contre ce qu’il qualifie de «bandes armées salafistes». Ainsi, la ville méridionale de Deraa (sud), épicentre de la contestation, a été remise au pas au terme d’une opération militaire de dix jours et l’arrestation de plusieurs centaines de personnes.

Depuis ce matin, c’est au tour de Banias (nord-ouest). Cette place forte de l’opposition vient à son tour d’être investie par l’armée. Il y a de fortes chances pour que la prochaine étape soit Homs, à 160 km au nord de Damas.

A Banias, les blindés tentent de se diriger vers les quartiers sud de la ville, bastion des manifestants, mais des habitants ont «formé des boucliers humains» pour empêcher leur avancée, ont-ils affirmé. Des bateaux de l’armée patrouillaient dans le même temps au large face aux quartiers sud.

Les communications et l’électricité ont été coupées dans la ville, alors que des bateaux de l’armée patrouillent au large face aux quartiers sud, selon les mêmes sources.

Une première: des opposants demandent des élections

Des opposants syriens ont proposé pour la première fois un plan de sortie de crise avec la tenue d’élections libres, alors que la contestation demeure pour le moment trop limitée pour faire chuter un régime en place depuis près d’un demi-siècle.

«Si vous pouvez faire passer la Syrie d’un régime de dictature à un régime démocratique, les Syriens vous en seront reconnaissants et c’est possible de le faire», affirme un texte posté sur la page «Syrian revolution 2011» de Facebook.

«La solution est simple: arrêtez de tirer sur les manifestants, laissez se dérouler les manifestations pacifiques, détachez toutes vos photos et celles de votre père, libérez tous les détenus politiques, instaurez un dialogue national, autorisez le pluralisme politique et organisez des élections libres et démocratiques dans six mois», ajoute le texte.

C’est la première fois que des détracteurs du régime détaillent leurs propositions pour mettre fin à une contestation sans précédent qui s’est soldée par la mort de 708 personnes, selon le «Comité des martyrs de la révolution du 15 mars».

«Cette déclaration montre que la flamme s’est un peu éteinte. On n’a pas atteint le niveau d’une révolution populaire et il n’y a pas d’accord jusqu’à présent sur les moyens de changer les choses», a affirmé le responsable d’une organisation syrienne des droits de l’Homme, sous couvert de l’anonymat.



(Des Syriens vivant en Grèce, vendredi devant l'ambassade / Reuters)



Les contestataires peinent à mobiliser plus que quelques dizaines de milliers de personnes dans tout le pays.

Pour Thomas Pierret, chercheur au Zentrum Moderner Orient à Berlin, «la révolution réussira si elle parvient à mobiliser une masse critique dans des endroits stratégiques du pays. Mais pour l’instant, on en est très loin».

«La contestation pacifique bénéficie d’un capital de sympathie dans la population mais beaucoup ont peur de franchir le pas quand ils entendent les mauvais traitement subis par ceux qui ont été arrêtés», estime pour sa part un diplomate en poste à Damas.

Le journaliste algérien libéré est arrivé à Paris

Khaled Sid Mohand, le journaliste algérien libéré mardi après une vingtaine de jours de détention en Syrie, est arrivé en France samedi matin.

Arrêté le 9 avril à Damas, ce journaliste indépendant âgé de 40 ans, qui travaille pour France Culture et le quotidienLe Monde, avait été remis mardi à l’ambassade d’Algérie.

Sourire aux lèvres, un peu amaigri et vêtu d’un costume sombre à son arrivée au terminal 2E de Roissy, il a tenu à remercier ses proches, son comité de soutien et les ambassades de France et d’Algérie.

Il a évoqué ses conditions de détention: «Je n’ai pas été torturé mais un peu tabassé durant les deux premiers jours. Et après, je ne sais pas pourquoi, tout s’est arrêté, alors que mes codétenus, eux, ont été torturés», a-t-il raconté.

--> La suite, ici

Pression internationale après un vendredi sanglant

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont accentué la pression sur le régime de Bachar el-Assad qui persiste dans sa répression du mouvement de contestation sans précédent lancé depuis il y a bientôt deux mois.

Face à la répression, l’UE a décidé de sanctionner 13 membres du régime syrien, mais pour l’instant pas Bachar al-Assad, selon des sources diplomatiques.

La Maison Blanche, dans l’une de ses plus virulentes réactions, a mis en garde le régime contre de «nouvelles mesures» s’il ne mettait pas fin à la répression «brutale» des manifestants.

Durant la journée baptisée par les opposants «Vendredi du défi», les forces de sécurité ont réprimé les protestations à travers le pays tuant au moins 26 personnes par balles, selon des ONG syriennes des droits de l’Homme. Les autorités ont fait état de 11 soldats et policiers tués par des «terroristes».

Les autorités ont interpellé des centaines de militants et opposants ces deux derniers jours, selon des militants.

Parmi eux, Riad Seif, l’une des principales figures de l’opposition âgé de 64 ans et souffrant d’un cancer, a été arrêté à Damas, selon des militants. Depuis la mi-mars, plus de 8.000 personnes ont été arrêtées ou ont disparu, selon des ONG syriennes.
http://www.liberation.fr/monde/01012336027-en-syrie-l-armee-gagne-du-terrain
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Re: Syrie

Message  ivo le Dim 8 Mai - 19:22

Après Deraa et Banias, l'armée entre dans Tafas et Homs
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/05/08/003-syrie-tafas-homs.shtml
Au lendemain d'une incursion des chars de l'armée dans la ville de Banias, l'un des foyers de la contestation contre le régime de Bachar Al-Assad, en Syrie, c'est maintenant la ville de Tafas, proche de Deraa, qui passe sous le contrôle de l'armée.

Au moins huit chars ont pénétré à l'aube dans la ville de 30 000 habitants.

Nous savions qu'ils ne nous pardonneraient pas notre solidarité avec Deraa. Ils ont pris pour cible Tafas parce que nombre de jeunes ayant échappé à l'attaque de Deraa y avaient trouvé refuge.

— Un habitant de Tafas, cité par Reuters

Selon des militants des droits de la personne, des chars et des troupes ont également pénétré dans la nuit de samedi à dimanche dans deux quartiers de Homs, au centre du pays. Des témoins rapportent qu'ils entendent des tirs dans les rues, et un enfant aurait été tué dimanche.

Tôt samedi matin, des militaires sont entrés dans Banias, ville côtière de l'ouest du pays. Des défenseurs des droits de la personne affirment depuis que les forces syriennes ont abattu six civils dans des quartiers sunnites et que la vague d'arrestations entamée la veille s'est poursuivie dimanche. Plus de 200 personnes auraient été interpellées pendant la nuit.

Selon Rami Abdul-Rahman, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, un enfant de 10 ans compte au nombre des personnes appréhendées. « Il semble que cela vise à punir ses parents », estime M. Abdul-Rahman.

L'agence de presse officielle de Syrie, SANA, rapporte dimanche que l'armée traque des « groupes terroristes armés » dans le pays, notamment à Banias, et que les autorités ont saisi des armes sophistiquées.

Chronologie des événements en Syrie

15 mars : Un rassemblement a lieu à Damas à l'appel d'une page Facebook pour « une Syrie sans tyrannie, sans loi sur l'état d'urgence, ni tribunaux d'exception ».

18 mars : Des manifestations sont réprimées à Damas, Deraa et Banias.

23 mars : Des militants des droits humains font état de 100 morts à Deraa, foyer de la contestation. Un gouverneur est limogé.

14 avril : Un nouveau gouvernement est chargé de mener des réformes.

18 avril : Huit personnes trouvent la mort à Homs dans la dispersion d'une manifestation de 20 000 personnes.

21 avril : Le gouvernement annonce la levée de l'état d'urgence, abolit la Cour de sûreté de l'État et annonce une nouvelle réglementation sut la tenue de manifestations, pour « concilier la sécurité du citoyen et l'usage du droit à manifester, et permettre aux autorités de protéger les biens publics et privés ».

23 avril : On rapporte 25 morts dans la région de Deraa et dans les environs de Damas. Deux députés et le mufti (religieux sunnite) de Deraa démissionnent.

29-30 avril : Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU demande une mission d'enquête en urgence sur les événements en Syrie. Les États-Unis annoncent qu'ils imposent des sanctions économiques contre trois hauts responsables du régime syrien, dont le frère cadet du président, Maher Al-Assad, mais pas contre Bachar Al-Assad.

5 mai : L'armée pénètre à Banias.

6 mai : Des milliers de personnes manifestants dans plusieurs villes et 26 personnes sont tuées, dont 16 à Homs. L'UE décide de sanctionner 13 membres du régime.

En date du 8 mai, entre 600 et 700 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation, et plus de 8000 personnes ont été arrêtées ou sont portées disparues, selon les ONG syriennes.



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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 9 Mai - 8:45

Syrie : épreuve de force entre le pouvoir et les contestataires
FRANCE INFO - 23:12
L’armée s’est déployée à Homs, dans le centre du pays, dans ce qui ressemble à une nouvelle opération de reprise en main. Une enfant de 12 ans aurait été tuée selon un militant syrien des droits de l’homme. Près de 600 personnes et une centaine de soldats ont perdu la vie depuis la mi-mars, date du début de la révolte qui secoue la Syrie.




Alors que le pouvoir attribue à "des bandes armées" soutenues par des puissances étrangères la responsabilité des violences qui agitent la Syrie depuis sept semaines, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme s’inquiète de la violence de la répression dans le pays.

C’est une épreuve de force qui a lieu en Syrie. Les explications de la correspondante de France Info à Beyrouth, Valérie Crova (0'54")

Entre samedi et dimanche les forces de sécurité syriennes ont procédé à plus de 250 interpellations dans la ville de Banias dans le nord-ouest du pays. Dont des dizaines de femmes et un enfant de 10 ans. Les chars ont pénétré dans la ville pour mater des manifestations hostiles au régime du président Bachar al Assad.

Les communications téléphoniques, l’électricité et l’eau ont été coupées dans cette agglomération de 50.000 habitants située sur la côte méditerranéenne, avait indiqué plus tôt à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le président de l’Observatoire. "La ville est coupée du monde et dans les quartiers sud, place forte des contestataires, il y a des tireurs embusqués sur les toits", avait-il ajouté.

Les militaires ont également pénétré samedi soir et dimanche à l’aube dans plusieurs quartiers de Homs (160 km au nord de Damas) tenus par les opposants au régime, selon un militant des droits de l’Homme. Des tirs de mitrailleuses lourdes ont résonné dans ces quartiers, où l’électricité et les communications téléphoniques étaient coupées. Un enfant de 12 ans, Qassem Zouheir al-Ahmad, a été tué par des tirs, a indiqué le militant sans pouvoir préciser les circonstances de ces tirs.
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 9 Mai - 19:54

Des dizaines d'arrestations à Homs et Banias en Syrie
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/des-dizaines-d-arrestations-a-homs-et-banias-en-syrie_990906.html
Les forces de sécurité syriennes ont arrêté lundi des dizaines de personnes dans deux villes fortement engagées dans la contestation du régime du président Bachar al Assad, rapporte une organisation de défense des droits de l'homme.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme indique que les arrestations ont concerné Homs, ville d'un million d'habitants dans le centre du pays, Banias sur la côte méditerranéenne ainsi que d'autres régions du pays.
"D'un bout à l'autre, cela continue aujourd'hui et gonfle le nombre de détenus, qui se comptent d'ores et déjà en milliers", a déclaré un porte-parole de l'organisation.
Le mouvement de contestation est parti le 18 mars de la ville de Deraa, dans le sud du pays. Assad y a fait face tout d'abord par de vagues promesses de réformes, puis il a levé en avril l'état d'urgence, qui était en vigueur depuis 1963.
Face à la persistance des manifestations, il a envoyé l'armée pour réprimer le mouvement de contestation, tout d'abord à Deraa puis dans d'autres villes, montrant clairement que lui-même et son clan ne voulaient pas relâcher l'emprise qu'ils exercent sur la Syrie depuis 1970.
L'observatoire syrien estime à 621 le nombre de civils et à 120 celui de militaires tués depuis le début de la contestation. Une autre organisation syrienne de défense des droits, Saouassiah, affirme que plus de 800 civils ont trouvé la mort depuis le 18 mars.
Un diplomate occidental déclarait la semaine dernière que 7.000 personnes avaient été arrêtées depuis la mi-mars et l'observatoire a quant à lui parlé de 400 à 500 arrestations dans la seule ville de Banias ces derniers jours.
Un habitant de Homs a dit avoir entendu des tirs au cours de la nuit mais ajoute qu'un certain calme est revenu lundi. L'observatoire a fait état de trois personnes tuées dimanche dans cette grande ville.
Dans le sud de la Syrie, les blindés ont pénétré dimanche dans plusieurs villes et un homme a été tué à Tafas, selon un défenseur des droits de l'homme.
Cité par le journal gouvernemental égyptien Al Ahram, le cheikh Ahmed el Taïeb, qui dirige la plus haute autorité de l'islam sunnite en Egypte, l'institution Al Azhar, a demandé à Assad de "s'abstenir de faire couler le sang de son peuple, de cesser de s'en prendre aux civils et de mettre fin au siège que ses forces imposent à un certain nombre de villes syriennes".
Les manifestants réclament des réformes politiques en profondeur, l'arrêt de la corruption et le départ du président Assad, et démentent participer à une conspiration ourdie de l'étranger destinée attiser les violences interconfessionnelles, comme l'affirme le régime.
L'agence officielle de presse syrienne Sana a affirmé dimanche qu'une "bande armée" avait pris en embuscade un autocar près de Homs et tué dix travailleurs civils qui rentraient du Liban. Elle a ajouté que six soldats avaient été tués dans les secteurs de Deraa, Homs et Banias lors d'affrontements avec des groupes armés.
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Re: Syrie

Message  ivo le Mar 10 Mai - 10:07

Répression en Syrie : Bruxelles impose des sanctions et un embargo sur les armes
FRANCE INFO - 22:45
Alors que le régime réprime la contestation dans le sang depuis près de 2 mois, l’Union européenne vient de voter un embargo sur les armes à la Syrie. Treize responsables gouvernementaux sont par ailleurs interdits de voyager à l’intérieur des 27 pays membres, et leurs avoirs sont gelés. Mais le président Bachar el Assad n’est toujours pas inquiété.
Ces sanctions ressortissent de l’arsenal classique, habituellement utilisé par l’Union Européenne (comme par exemple à l’encontre de Laurent Gbagbo et de son clan en Côte d’Ivoire), à savoir : gel des avoirs détenus en Europe et interdiction de visas pour l’Union. S’ajoute à cela un embargo sur les exportations d’armes vers la Syrie.


Les sanctions personnelles visent treize membres du régime, mais pas le président syrien, Bachar el Assad. Les débats continuent, au sein de l’UE, quant à l’opportunité de l’inclure parmi les sanctionnés, puisqu’il s’agit de cibler les responsables de la violente répression à l’encontre de la population.
Les 27 n’excluent pas d’étendre leurs sanctions jusqu’au sommet de l’Etat syrien, mais le principe de sanctions avait déjà été acté il y a plus d’une décade, et de nets désaccords se sont fait jour entre d’un côté la France, favorable aux sanctions, soutenue par les Britanniques et les Allemands ; et de l’autre côté Chypre et l’Estonie, partisans de la prudence.
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Re: Syrie

Message  ivo le Mer 11 Mai - 18:40

Des chars pilonnent un quartier de Homs en Syrie
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/des-chars-pilonnent-un-quartier-de-homs-en-syrie_991462.html
Le régime syrien a poursuivi mercredi la répression de la contestation exprimée dans la rue et des blindés ont ouvert le feu sur le quartier de Bab Amro à Homs, ville d'un million d'habitants dans le centre du pays.
Les tirs ont fait au moins cinq morts dans ce quartier
de la troisième ville de Syrie, ont dit des militants des droits de l'homme.
"Homs tremble sous le fracas des explosions d'obus de chars et des tirs de mitrailleuses lourdes dans le quartier de Bab Amro", a témoigné l'un d'eux, Nadjati Taïara.
Un chrétien a été tué par un tireur embusqué dans un quartier voisin, Inchaat, a dit Taïara en ajoutant que les autorités cherchaient à attiser les tensions intercommunautaires dans l'espoir de saboter le mouvement de contestation.
L'homme a été tué alors qu'il se tenait devant chez lui dans un quartier où des tireurs se sont déployés sur les toits dans le cadre d'une opération de reprise en main de Homs.
Un cousin du président Bachar al Assad, le magnat Rami Makhlouf, a assuré que le clan Assad ne capitulerait pas. "Nous tiendrons. Nous lutterons jusqu'au bout. Ils sauront que quand nous souffrons, nous ne souffrons pas seuls", a expliqué Makhlouf au New York Times.
Rami Makhlouf, qui contrôle plusieurs monopoles dont celui de la téléphonie mobile, et son frère, chef de la police secrète, sont visés par des sanctions américaines pour corruption, depuis 2007.
Selon Souhaïr al Atassi, militante des droits de l'homme, une manifestation a eu lieu mardi à Homs malgré un important dispositif de sécurité, au surlendemain de l'entrée de blindés dans la ville.
"Le régime joue la mauvaise carte en envoyant les chars dans les villes et en les assiégeant. Les Syriens ont vu le sang de leurs compatriotes couler", dit-elle à Reuters.
Les manifestants ont très tôt scandé le nom de Rami Makhlouf, symbole à leurs yeux de la corruption endémique dans les cercles du pouvoir. L'intéressé, qui dirige notamment la compagnie Syriatel, affirme que ses entreprises apportent du travail à des milliers de Syriens.
A Banias, sur la côte méditerranéenne, les forces de sécurité ont remis en liberté 300 personnes qui avaient été arrêtées et elles ont rétabli les services de base dans cette ville où les chars sont entrés la semaine dernière, dit une organisation de défense des droits de l'homme.
L'eau, les télécommunications et l'électricité ont été rétablies, mais les chars demeurent déployés dans les grandes rues de la ville, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Deux cents personnes, dont des chefs du mouvement de contestation, sont toujours derrière les barreaux.
"Des dizaines de personnes relâchées ont été sauvagement battues et insultées (en détention)", déclare le directeur de l'observatoire, Rami Abdelrahman.
Au moins six civils, dont quatre femmes, ont été tués dans les opérations des forces de sécurité contre des quartiers sunnites et lors de la dispersion, samedi, d'une manifestation de femmes dans les environs immédiats de Banias.
Dans cette ville portuaire, les manifestants avaient brandi des portraits du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui entretient d'étroites relations avec Assad mais conteste la version officielle des violences.
Erdogan a estimé à un millier le nombre de civils tués et il a dit ne pas vouloir que se reproduise le scénario de Hama, ville où en 1982 des milliers de personnes - peut-être 30.000 - ont été tuées par les forces syriennes dans la répression d'un soulèvement des Frères musulmans.
A Damas, un dirigeant de l'opposition, Mazen Adi, a été arrêté, ont annoncé mercredi des militants des droits de l'homme. Il est membre du Parti démocratique du peuple fondé par Riad al Turk, une figure de l'opposition syrienne.
A Genève, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé à la Syrie de cesser de procéder à des vagues d'arrestations et de tenir compte des appels aux réformes politiques. Selon lui, des ONG humanitaires doivent être autorisées à se rendre à Deraa, berceau de la contestation dans le Sud syrien, ainsi que dans d'autres villes.
D'autre part, selon un porte-parole de l'UNRWA, les violences en Syrie ont forcé les Nations unies à suspendre leur aide à près de 50.000 réfugiés palestiniens dans certaines régions du pays. "Cela touche 50.000 réfugiés - 10.000 à Deraa, 17.000 dans les zones environnantes et 22.000 à Homs", a dit à Reuters Chris Gunness. L'UNRWA s'occupe de 470.000 réfugiés palestiniens en Syrie.
L'agence de presse officielle Sana a fait état mercredi, sans autre précision, de la mise en place d'une commission gouvernementale chargée de rédiger une nouvelle loi électorale.
Par Reuters
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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 12 Mai - 10:00

Loi, médias, services secrets : comment la répression s'organise en Syrie
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/11/comment-la-repression-s-organise-depuis-deux-mois-en-syrie_1519574_3218.html
Alors que la contestation du régime syrien dure depuis près de deux mois et malgré les sanctions internationales prises à l'encontre du pouvoir, la répression semble s'accentuer. Après s'être abattue sur la ville de Deraa, à l'origine du mouvement d'insurrection, elle a touché Baniyas, Homs et la banlieue de Damas.

>> Pour en savoir plus : La ville de Homs bombardée

Un large arsenal juridique

Nécessaires pour légitimer la répression, les différents textes de loi syriens offrent au régime une large gamme d'outils pour parvenir à ses fins. L'article 8 de la Constitution de la République arabe syrienne empêche ainsi le pluralisme politique en organisant le monopole du parti Baas sur la vie politique. L'appartenance aux Frères musulmans fait encourir la peine de mort depuis l'époque où le mouvement a tenté, à la fin des années 1970, de soulever la population contre Hafez Al-Assad, le père de l'actuel président.

Bachar Al-Assad est par ailleurs à l'origine d'un décret, paru en septembre 2001, limitant sérieusement la liberté de publication. Toute violation de ce décret, considérée comme criminelle, est passible d'une sévère amende accompagnée d'une peine d'emprisonnement pouvant atteindre trois ans.

Tout-puissant, le régime syrien se caractérise par son expression arbitraire. Ainsi, pour Elizabeth Picard, directrice de recherche émérite au CNRS et spécialiste du Moyen-Orient, "un exemple symbolique de cette méthode est la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis près de cinquante ans", a-t-elle expliqué lors d'une table ronde organisée mardi 10 mai à Paris. Après avoir ignoré cette demande des protestataires, Bachar Al-Assad a finalement décidé d'y accéder le 21 avril dernier. "Mais cette décision s'applique 'sauf cas exceptionnel', comme une menace terroriste, précise la chercheuse. Or, depuis le début de la contestation, le régime évoque en permanence ce danger, ce qui permet en pratique de perpétuer l'état d'urgence."


Le président syrien, Bachar Al-Assad, devant le Parlement, à Damas, le 30 mars 2011.AFP/-
En guise d'ouverture face aux revendications populaires, le président syrien a également autorisé le déroulement de manifestations pacifiques. "Mais celles-ci doivent être préalablement déclarées au ministère de l'intérieur par les organisateurs, qui doivent lui faire parvenir leurs biographies", détaille Elizabeth Picard. La pratique diffère donc grandement du discours : sur son blog, "Un œil sur la Syrie", l'ancien diplomate Ignace Leverrier raconte ainsi qu'un avocat ayant sollicité une autorisation de manifester auprès des autorités a été arrêté par les services de renseignement.

Sur le terrain, des forces aux multiples visages

La répression est incarnée par de nombreuses entités. En plus de l'armée et de la police, le pouvoir peut compter sur des unités non répertoriées officiellement, telles certaines milices locales ou des organes du parti Baas. Mais au sein de l'appareil répressif, les moukhabarat (agents des services de sécurité syriens), jouent un rôle très particulier. "Ils sont les piliers du pouvoir depuis bien longtemps", explique Barah Mikail, directeur de recherches à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur. Très présents depuis le début de la contestation, habillés en civil, ils procèdent à de multiples arrestations en marge des défilés. "Ils sont d'autant plus puissants qu'ils peuvent recourir ponctuellement à des relais au sein de la population syrienne, continue le chercheur. Certains peuvent ainsi espérer des avantages en termes d'accès à l'emploi pour leurs proches, ou connaître une ascension sociale."


Pour les contestataires, le risque d'être dénoncé est présent à chaque instant : Elizabeth Picard indique ainsi que, selon certaines sources, jusqu'à un million de Syriens – sur les 22 millions que compte le pays – seraient impliqués de près ou de loin dans cet appareil répressif.

Par ailleurs, les éléments les plus actifs de la répression sont protégés, selon la chercheuse, par un flou juridique : "Leurs pratiques ne sont pas cadrées par la loi, ils ne peuvent pas être traduits en justice et n'ont donc pas de limite dans l'usage de la force."


La force, le régime n'a pas hésité à en fare usage contre les contestataires. Du 25 avril au 5 mai, la 4e division de l'armée, dirigée par le frère du président Al-Assad, est ainsi intervenue à Deraa, le berceau de la contestation, avec un mode d'opération bien réglé : pendant que l'armée encercle certains quartiers de la ville et coupe les réseaux d'eau, d'électricité et de téléphone, les services secrets investissent la zone et procèdent à des arrestations massives. "Les hommes entre 15 et 40 ans sont systématiquement raflés avant de passer entre les mains de la police", développe Elizabeth Picard. "Ils sont ensuite fichés – lorsqu'ils ne le sont pas déjà – et souvent retenus dans les prisons. L'objectif est clair : il s'agit de les effrayer pour les dissuader de s'engager à nouveau dans l'opposition", poursuit-elle. Finalement, l'armée s'est retiré le 5 mai, avec le sentiment d'avoir "achevé sa mission". Le même scénario s'est depuis reproduit dans les autres bastions de la contestation.

L'organisation Amnesty International s'inquiète également de tortures sur les prisonniers, certains témoignages évoquant des privations de nourriture et des passages à tabac.

La propagande à l'œuvre dans les médias

Le régime s'appuie enfin sur les médias pour diffuser sa propagande, basée sur trois axes. Le premier consiste en une exaltation de Bachar Al-Assad et de son gouvernement. "La télévision et la presse officielle qui continue à paraître utilise des slogans qui relèvent de l'amateurisme, comme 'Nous adorons notre président' ou 'C'est parce que nous avons du cœur que nous respectons la police'. Cela ne les rend absolument pas crédibles auprès de la population", estime Elizabeth Picard.

Quant aux médias étrangers, il leur est désormais impossible de travailler dans le pays. Certains journalistes étrangers n'ont pas été épargnés par les arrestations. Le collaborateur du Monde Khaled Sid-Mohand a ainsi passé trois semaines en détention avant d'être libéré, mardi 3 mai, tandis que la chaîne qatarie Al-Jazira est depuis le 29 avril sans nouvelles d'une de ses reporters. Le Comité de protection des journalistes a indiqué mardi qu'au moins cinq journalistes seraient actuellement en détention dans le pays.

Autre ligne directrice du discours officiel : l'existence d'une conspiration contre l'Etat. Dans un premier temps, Al-Assad a ainsi évoqué un complot israélien, avant d'agiter la menace salafiste pour désigner les protestataires. Ce discours-ci rencontre un certain écho, estime Barah Mikail. "Cette stratégie médiatique ne leurre pas grand monde à l'extérieur du pays mais arrive à jouer sur la peur d'affrontements communautaires chez les Syriens".


C'est là le troisième levier utilisé dans la communication du pouvoir. La menace de la fitna, désordre créé par la dissension entre les groupes régionaux, ethniques et religieux, est considérée comme crédible dans ce pays à majorité sunnite, où coexistent plusieurs cultes. En plus des médias, le régime utilise ce mécanisme en faisant circuler des rumeurs dans les villes multiconfessionnelles. "À Baniyas, qui est mi-sunnite, mi-alaouite, des informations selon lesquelles certains quartiers s'attaqueraient à d'autres sont répandues par le régime pour terroriser les habitants", précise ainsi Elizabeth Picard.
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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 12 Mai - 10:31

Syrie : le bras de fer continue, le bilan des victimes augmente
FRANCE INFO - 10:00
Indifférent aux sanctions prononcées contre ses responsables, le régime syrien poursuit la répression qu’il a engagée depuis le début du mouvement de contestation. La journée d’hier a été l’une des plus meurtrières depuis le début de la révolte.
Syrie : le bras de fer continue, le bilan des victimes augmente Le reportage de Valérie Crova (1'04")

Ils étaient des milliers de manifestants hier dans les rues d’Alep, deuxième ville de Syrie. Des étudiants venus scander leur opposition au régime du président Bachar al-Assad. Une manifestation dispersée à coups de bâton par les services de sécurité, auxquels se sont joints d’autres étudiants, pro-al-Assad ceux-là.
A Homs, dans le centre du pays et au cœur de la contestation, tout comme à Deraa, plus au sud, la guerre de tranchée entre les insurgés et l’armée syrienne a fait 19 morts, des civils. Parmi les victimes, un enfant âgé de huit ans.

Huit semaines après le début du mouvement de contestation qui secoue le pays, le gouvernement de Bachar al-Assad n’a pas fléchi. Et ni les sanctions européennes à l’encontre de 13 responsables syriens proches du président, ni les accusations de "barbarie" lancées par les Etats-Unis ne semblent le faire osciller.

Depuis le cœur des villes assiégées, des témoignages arrivent, tous plus alarmants les uns que les autres. Certains Syriens suivent avec angoisse les événements qui affectent leur pays. C’est le cas notamment de quelque 400.000 travailleurs syriens qui se trouvent actuellement au Liban et qui forment le gros de la main d’œuvre sur les chantiers de construction qui sont en pleine expansion.
Comment voient-ils la situation dans leur pays ? Rares sont ceux qui acceptent d’en parler ou alors à mots couverts. " Il faut que les réformes aboutissent ", estime un ouvrier au micro de l’envoyée spéciale de France Info à Beyrouth, Valérie Crova. Des " salaires trop bas ", une " corruption " qui plombe l’économie du pays,... des critiques se font malgré tout entendre, au fur et à mesure que la parole se libère.
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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 12 Mai - 19:38

Le régime syrien déploie ses chars dans le Sud
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/le-regime-syrien-deploie-ses-chars-dans-le-sud_992225.html
Les forces syriennes appuyées par des chars se sont déployées jeudi dans plusieurs villes du sud de la Syrie dans le cadre de la mise au pas du mouvement de contestation du régime de Bachar al Assad, rapportent des défenseurs des droits de l'homme.

Des chars ont pénétré dans les villes de Dael, Tafas, Djassem et Harra dans la plaine méridionale du Hauran, bordée à l'ouest par le plateau du Golan, annexé par Israël, et par la Jordanie au sud.
C'est dans cette partie du pays, où se trouve la ville de Deraa, qu'est né en mars le mouvement de contestation contre Bachar al Assad, qui a hérité en 2000 du pouvoir instauré par son père Hafez en 1970.
Ce déploiement de force intervient à la veille des prières du vendredi, seule occasion pour les Syriens de se rassembler en masse et de manifester.
Le régime syrien a désormais déployé ses chars dans les régions côtières ainsi qu'à Homs et dans ses environs dans le centre du pays, aux abords de la ville de Hama dans le Nord et à travers la plaine du Hauran.
Un avocat du sud du pays a fait état de centaines d'arrestations dans le Hauran depuis mercredi, jour où 13 personnes ont été tuées par des tirs de chars sur des habitations à Harra, à une soixantaine de kilomètres de Deraa.
"Le régime veut étouffer les foyers de contestation dans le Hauran en rappelant à la population son passé répressif", a dit cet avocat, en allusion à la répression qui s'est abattue dans les années 1980 sur les opposants à Hafez al Assad.
D'après l'agence officielle de presse Sana, des unités de l'armée poursuivent des "groupes terroristes armés", soutenus par des fauteurs de troubles islamistes et étrangers.
Le gouvernement affirme qu'une centaine de militaires et policiers sont morts depuis le début de la contestation, dont deux mercredi à Homs et à Deraa.
Les autorités syriennes n'ont pas commenté le déploiement militaire signalé dans la plaine du Hauran. Comme elles ont interdit l'accès au pays à la plupart des médias étrangers, il est difficile de vérifier de manière indépendante les témoignages recueillis à distance.
A Banias, ville des bords de la Méditerranée, et dans le village voisin de Baïda, les forces de sécurité ont procédé jeudi à de nombreuses arrestations, disent deux organisations de défense des droits de l'homme.
Ces arrestations ont été accompagnées du crépitement de mitrailleuses, selon un porte-parole de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
A Homs, le régime a arrêté Nadjati Taïara, une figure de l'opposition, a ajouté l'Observatoire. Ancien prisonnier politique, Nadjati Taïara a été l'un des principaux acteurs du "printemps de Damas", un mouvement en faveur de réformes démocratiques écrasé en 2001.
D'après un témoin, les forces de sécurité continuaient jeudi de bloquer les accès à un quartier résidentiel de Homs où au moins cinq personnes sont mortes la veille dans des tirs de chars.
Cette répression suscite l'indignation des pays occidentaux.
"Les chars, les balles et les matraques ne mettront pas fin aux défis politiques et économiques que la Syrie doit relever", a dit jeudi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.
"Le président Assad est de plus en plus isolé et nous allons continuer de réfléchir avec nos partenaires internationaux au sein de l'Union européenne et ailleurs sur des mesures supplémentaires afin que la Syrie soit tenue pour responsable de ces violations manifestes des droits de l'homme."
Représentante de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton n'a pas exclu que les sanctions adoptées par l'UE contre des dirigeants syriens englobent aussi un jour Bachar al Assad.
La Chine a en revanche invité la communauté internationale à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie mais à l'aider à retrouver la stabilité.
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 13 Mai - 18:31

Syrie : le dramatique bilan de la répression des manifestations
FRANCE INFO - 17:03
Le chiffre est effarant, mais jugé "réaliste" par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. Selon plusieurs ONG, la répression des manifestations en Syrie aurait fait entre 700 et 850 morts en un mois.
Nouvelle épreuve de force aujourd’hui vendredi. Au moins deux protestataires auraient été tués à Homs. Pourtant, le régime syrien semble prêt à donner des gages. L’armée syrienne se serait retirée de Banias et Deraa. Et le ministre de l’Information annonce l’ouverture d’un "dialogue national" dans les prochains jours.
Le décompte des morts et arrestations depuis la mi-mars n’effraye toujours pas les militants pro-démocratie. Chaque vendredi, après la grande prière, même démonstration de force, à l’appel notamment de la page Facebook The Syrian Revolution 2011 : des milliers de Syriens déferlent dans les rues pour appeler à la chute du régime, bravant les forces de l’ordre lourdement armées qui n’hésitent pas à tirer des rafales d’armes automatiques -en l’air théoriquement- pour disperser la foule.

Cette dispersion musclée aurait fait au moins un mort aujourd’hui à Homs. Sur cette vidéo amateur ci-dessous postée sur Facebook et tournée dans la ville avant les heurts, on voit pourtant une manifestation animée mais très calme.

Nouvelle manifestation réprimée en Syrie Correspondance de Valérie Crova, à Beyrouth (1'03")



Des tirs ont été entendus aussi à Deraa, où se sont concentrés la majorité des manifestants. En revanche, à Banias, l’armée qui s’était déployée samedi dernier aurait commencé à se retirer.

Bachar El-Assad, sous la pression de l’ONU... et de son cousin

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme doit envoyer une mission d’enquête en Syrie, pour se pencher sur ces exactions présumées. Mais il attend l’autorisation du régime Al-Assad.
Certains États en revanche ont décidé de taper du poing sur la table. Le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de Syrie et menacé le pays de "nouvelles sanctions".

En attendant, c’est un curieux opposant qui cherche à raisonner le président syrien Bachar El-Assad. Ribal El-Assad n’est pas un simple homonyme. C’est le cousin du dictateur, mais il dirige l’organisation pour la démocratie et la Liberté en Syrie, et tente d’"ouvrir les yeux" de son président de cousin.

Ribal El-Assad, cousin du président syrien, et opposant au régime Il est interrogé par la Radio Suisse Romande (0'16")

Ses propos ont-ils porté leurs fruits ? Les autorités syriennes annoncent qu’elles vont engager "un dialogue national" dans les prochains jours, dans l’ensemble du pays.
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Message  ivo le Lun 16 Mai - 9:40

Syrie : deux mois de contestation, la répression toujours plus forte
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/15/syrie-deux-mois-de-contestation-au-moins-7-morts-dimanche_1522436_3218.html
La répression du mouvement de contestation contre le président syrien Bachar Al-Assad a fait au moins sept morts dimanche 15 mai en Syrie, deux mois jour pour jour après le début de la révolte, et deux jours après que le ministre de l'information, Adnane Mahmoud, a annoncé vendredi l'ouverture d'un dialogue national pour sortir de la crise, de même que le retrait graduel de l'armée des foyers de la contestation, Baniyas (nord-ouest) et Deraa (sud).

"Au moins sept personnes, dont deux femmes, ont été tuées par les forces de sécurité qui bombardent indistinctement quatre quartiers de la localité" de Tal Kalakh, à 150 km au nord-ouest de Damas et près de la frontière avec le Liban, a dit un militant à l'AFP citant des témoins. Il a affirmé que le nombre de victimes pourrait être plus important, précisant que sept avaient jusqu'ici été identifiées. Trois des victimes ont été tuées "alors qu'ils quittaient la mosquée Othman Ibn-Affan dans le centre de Tal Kalakh", selon un témoin joint par téléphone par l'AFP. Il a précisé que les tireurs "étaient des membres des services de sécurité".

"La situation est très mauvaise, des chars ont été déployés dans plusieurs quartiers", a dit cet homme qui semblait terrifié, avec des tirs résonnant en bruit de fond. "Il y a beaucoup de gens blessés dans les rues et nous ne pouvons pas aller les chercher", a-t-il ajouté.

DÉPLACEMENTS AU LIBAN

A la frontière avec le Liban, une Syrienne a été tuée et six autres personnes blessées, dont une fillette, un soldat libanais et trois Syriens, par des tirs venant de Syrie alors que quelques dizaines de Syriens fuyaient à pied Tal Kalakh. Des tirs sont partis du côté syrien au moment où les déplacés traversaient le point de passage d'Al-Boqayaa, généralement utilisé par des contrebandiers, et à travers lequel transitent depuis vendredi des centaines d'habitants de Tal Kalakh vers la localité libanaise de Wadi Khaled.

Selon une source des services de sécurité libanais, deux gardes-frontière syriens étaient parmi ceux fuyant le côté syrien. L'un d'eux a succombé à ses blessures à son arrivée au Liban. De son côté, le journal syrien Al-Watan, proche du régime, a affirmé que des hommes armés avaient fui Baniyas (nord-ouest) et Homs, et trouvé refuge à Tal Kalakh. "De lourds combats ont eu lieu hier (samedi) soir entre l'armée syrienne et des groupes armés, qui ont pris position à Tal Kalakh", a-t-il affirmé, ajoutant que des "combattants" étaient venus du Liban pour apporter un soutien aux groupes armés.

"UN RÉGIME QUI TIRE AU CANON CONTRE SA POPULATION PERD SA LÉGITIMITÉ"

Le mouvement de contestation en Syrie a débuté à Damas le 15 mars, à l'appel d'une page Facebook, avant de s'étendre à d'autres villes. Les contestataires, qui exigeaient au départ la levée de l'état d'urgence et la fin de la suprématie du parti Baas, réclament désormais la chute du régime. La répression a fait en deux mois quelque 700 morts et entraîné des milliers d'arrestations à travers la Syrie, suscitant de vives critiques au niveau international.

Dans un entretien au quotidien panarabe Al-Hayat, publié samedi 14 mai, Alain Juppé a lancé un avertissement au président Bachar Al-Assad : "Un régime qui tire au canon contre sa population perd sa légitimité. Nous souhaitons une Syrie stable mais nous pensons que la vraie stabilité n'est pas dans la répression. Elle est dans la réforme."

Pour le chef de la diplomatie française, le régime syrien "va dans le mur" s'il "ne change pas de ligne politique, s'il persévère dans son analyse (...) que les mouvements auxquels il est confronté sont des mouvements séditieux, plus ou moins encouragés de l'extérieur". Alain Juppé souligne par ailleurs que le texte des sanctions adoptées par l'Union européenne contre treize membres du régime syrien "laisse ouverte la possibilité d'étendre la liste" à d'autres responsables, dont le président Assad.
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 16 Mai - 9:43

Syrie : Pourquoi Assad reste au pouvoir
http://www.francesoir.fr/actualite/international/syrie-pourquoi-assad-reste-au-pouvoir-101644.html
Plusieurs manifestants ont encore été tués ce week-end dans le centre du pays.

La révolution syrienne ne faiblit pas, malgré le lourd bilan de 860 morts et 11.000 emprisonnés. Signe qui ne trompe pas : la ville de Hama, rasée en 1982 lorsque le père de l'actuel président Bachar al-Assad, Hafez, fit massacrer 25.000 islamistes, manifeste en masse. Et plusieurs quartiers de Damas sont en ébullition, y compris un quartier voisin de la résidence de Bachar. Les villes de Homs, Alep, Kamichli, Derbassyié, Lattaquié ou Baniyas, encerclée par 2.000 soldats, et même les zones kurdes du Nord manifestent de plus belle, bravant les répressions. Mais les rebelles syriens ne comprennent pas pourquoi l'on trouve des circonstances atténuantes à Bachar, alors que l'on a bombardé Kadhafi pour moins de morts. Y aurait-il deux poids, deux mesures ?

Pouvoir de nuisance

La réalité est que les relations internationales sont fondées sur des intérêts et un équilibre nécessairement imparfait entre les puissances. Or la Syrie n'est pas la Libye. Elle abrite le leader du mouvement terroriste palestinien Hamas, et est l'alliée de l'Iran et de la formation islamo-terroriste libanaise Hezbollah. Damas a donc un très fort pouvoir de nuisance que Kadhafi, détesté par ses anciens alliés arabo-musulmans, n'a plus.

Ensuite, si la Russie et la Chine soutiennent la Syrie, les Etats-Unis, Israël et l'Europe redoutent un changement de régime, car celui de Bachar apparaît « moins pire » qu'un Etat islamiste qui déclarerait la guerre à Israël pour récupérer le Golan occupé. Quant à la Turquie, elle ne veut pas sacrifier son récent accord de paix avec la Syrie (signé en 2004), qui a renoncé aux régions turques arabophones jadis réclamées d'Iskenderun et d'Antakya. D'où l'intervention du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui, tout en appelant Bachar à écouter son peuple, estime qu'il ne faut pas lâcher son « ami ».

Sanctions inefficaces

Ajoutons que le désert libyen et la faible population libyenne se prêtent mieux à des frappes sans trop de dommages collatéraux que les zones urbaines densément peuplées de Syrie. Or les Etats-Unis et l'UE sont déjà enlisés en Afghanistan, en Irak et en Libye. Un front de plus paraît improbable. Enfin, selon l'opposante syrienne Randa Kassis, les Européens, naïfs, croient que Bachar est un « réformiste » mais qu'il est manipulé par son frère Maher, son cousin Rami Makhlouf, propriétaire de la plupart des entreprises de Syrie, et Ali Mamlouk, chef du renseignement. Pour toutes ces raisons, Bachar peut continuer à réprimer. Et les sanctions décidées contre la caste familiale au pouvoir sont encore plus inefficaces que celles qui n'ont rien donné en Iran et en Corée du Nord, deux alliés totalitaires de Damas...
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Re: Syrie

Message  ivo le Lun 16 Mai - 19:22

Syrie: Treize corps exhumés d'une fosse commune à Deraa
http://www.20minutes.fr/ledirect/724912/syrie-treize-corps-exhumes-fosse-commune-deraa
Des villageois ont exhumé lundi treize corps d'une fosse commune près de la ville de Deraa, dans le sud de la Syrie, d'où est parti il y a deux mois le mouvement de contestation contre le président Bachar al Assad, ont rapporté des témoins.

Parmi les victimes figurent Abdoullah Abdoul Aziz Aba Zaïd, un homme de 62 ans, quatre de ses enfants, une femme non identifiée et un enfant. Les corps de six hommes ont également été retrouvés. Des habitants de Deraa ont affirmé que des dizaines de civils avaient été tués lors de l'assaut lancé par l'armée contre le centre de la ville.
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Re: Syrie

Message  ivo le Mar 17 Mai - 11:28

Damas joue la carte palestinienne
http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/16/damas-joue-la-carte-palestinienne
En permettant aux réfugiés palestiniens en Syrie de manifester en masse à la frontière du plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967, le régime de Damas cherche à détourner l'attention de la politique répressive qu'il mène contre le mouvement de contestation.

Soudainement, comme par enchantement, les réfugiés palestiniens de Syrie retrouvent une liberté d'action et d'expression longtemps confisquée, redécouvrant, ébahis, le chemin menant à leur terre usurpée. Soudainement, sur un coup de baguette baasiste [Baas,le parti au pouvoir en Syrie], le Golan redevient le passage obligé vers la libération [les Palestiniens commémoraient le 15 mai la Nakba (catastrophe), voir ci-contre], le plateau de tous les combats, de toutes les fuites en avant. Un développement qui arrive à point nommé alors que la machine répressive syrienne tourne à plein rendement.


La situation syrienne est doublement tragique parce que basée sur un double mensonge : le régime veut faire croire qu'il est prêt à lancer le chantier des grandes réformes et l'Occident fait semblant de croire que le clan Assad, acculé dans ses derniers retranchements, se résoudra à donner satisfaction à l'opposition.


Or, tous savent pertinemment que l'enclenchement du processus de réformes signifie à terme la disparition du pouvoir baasiste, de privilèges acquis au fil de décennies d'une dictature impitoyable transmise de père en fils, d'oncle à neveu, de requins de la finance à piranhas des affaires juteuses. Levée de l'état d'urgence, liberté d'expression, presse diversifiée, multipartisme, élections législatives libres : il y a là de quoi donner des sueurs froides aux caciques du régime, rendre insomniaque une nomenklatura qui ne tient que par la force des baïonnettes, par l'omniprésence d'un appareil sécuritaire qui fait le bonheur des bourreaux qui régissent les nombreux bouges carcéraux.


Double mensonge donc, double déni des réalités nouvelles : de Deraa à Homs, de Lattaquié à Hama, de ville encerclée à localité « pacifiée » à coups d'obus, les dizaines de milliers de manifestants qui tiennent quotidiennement le haut du pavé signifient ainsi au monde entier qu'ils ne sont pas dupes des promesses qui leur sont faites, qu'ils ne mordent plus à un hameçon définitivement disqualifié.
Les pays occidentaux ont, jusqu'à l'éclatement de la révolte [le 15 mars], fermé les yeux sur les abus du régime syrien, sur les atteintes répétées aux droits de l'homme et accepté sans sourciller les arrestations systématiques de militants de la société civile. Peuvent-ils encore miser sur un régime qui les a sans cesse menés en bateau et franchement neutralisés par le chantage à la déstabilisation, qu'il s'agisse du Liban ou de l'Irak, du processus de paix avec Israël ou du danger islamiste ?



Une realpolitik à laquelle a clairement fait allusion Rami Makhlouf, un proche de Bachar El-Assad, lorsqu'il a laissé entendre, dans une interview à un journal américain [The New York Times du 10 mai], que seule la Syrie baasiste immunisée contre les tornades révolutionnaires peut garantir la paix avec Israël et donc fournir à l'Occident les assurances souhaitées... Faute de quoi, c'est l'engrenage fatal pour tous, un scénario catastrophe aux frontières de l'Etat hébreu, dont un avant-goût a été donné le 15 mai sur le Golan et à Maroun Al-Ras [l'armée israélienne a tiré sur les manifestants palestiniens], côté libanais, avec la bénédiction du Hezbollah.


De toute évidence, entre des réformes réelles qui conduiraient à sa perte et des concessions qu'il consentirait à l'Occident pour espérer se maintenir au pouvoir (qu'il s'agisse de ses relations avec l'Iran ou des fournitures d'armes au Hezbollah), le régime baasiste serait bien tenté de privilégier la seconde option. Pragmatisme oblige... pérennité du clan familial aussi !
L'imposture passera-t-elle une fois de plus ? Difficile de l'envisager alors que le sang coule toujours en Syrie et que la répression sanglante révèle chaque jour un peu plus la forfaiture d'un système pourri.
L'heure n'est plus à des réformes hypothétiques, à des promesses impossibles à tenir, mais à un changement radical
qui ramènerait la Syrie dans le concert des nations libres. Un changement qui donnerait enfin au Liban un voisin fréquentable, facteur de stabilité et non de nuisance délibérée.

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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 19 Mai - 9:03

Des morts, un discours et des sanctions
http://www.sudouest.fr/2011/05/19/des-morts-un-discours-et-des-sanctions-402339-4803.php
Le pays a encore eu son lot de victimes, hier, malgré les promesses d'al-Assad, directement sanctionné par Washington.

Au moins huit personnes ont été tuées hier à Tall Kalakh, une ville de l'ouest de la Syrie assiégée par les forces de l'ordre, alors que le président Bachar al-Assad assurait que la crise était « en passe d'être terminée ».

Deux militants des droits de l'homme ont fait état de bombardements sur la ville et de tirs à l'arme automatique, ajoutant que de nombreux blessés gisaient dans la rue sans pouvoir être évacués. Un habitant sunnite avait qualifié mardi Tall Kalakh de « ville fantôme », parlant de « massacre ». Il avait estimé que les autorités cherchaient « à provoquer un conflit confessionnel ».

S'exprimant mardi devant des responsables locaux, le président Assad « a donné des assurances que la crise avait été surmontée et que les événements étaient en passe d'être terminés », selon des déclarations publiées par le journal « al-Watan ». Mais il a aussi reconnu des méfaits de la part des services de sécurité, les attribuant au manque d'entraînement.

Hier, la grève générale a été peu suivie dans les grandes villes comme Damas et Alep, de peur des représailles.

Renforcement des sanctions

Face à la poursuite de la répression du mouvement de contestation, qui a, selon des ONG et l'ONU, fait au moins 850 morts et entraîné plus de 8 000 arrestations et la fuite de milliers de Syriens depuis le 15 mars, l'Union européenne a déclaré envisager de nouvelles sanctions contre le régime.

Les États-Unis ont déjà décidé de sanctionner directement le président syrien, Bachar al-Assad, et six des principaux chefs du régime pour leur rôle dans la répression sanglante de la révolte dans ce pays, a annoncé hier le gouvernement américain.

Le président russe, Dmitri Medvedev, a quant à lui a déclaré qu'il n'approuverait pas l'adoption d'une résolution à l'ONU autorisant le recours à la force en Syrie, arguant que la coalition occidentale ne respectait pas les décisions du Conseil de sécurité au sujet de la Libye.
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Re: Syrie

Message  ivo le Jeu 19 Mai - 18:04

La Syrie poursuit sa répression au mépris des sanctions
http://www.tdg.ch/node/340719
DOHA | Damas a dénoncé ces sanctions, qui "n'affectent pas et n'affecteront pas la volonté indépendante de la Syrie", a rapporté la télévision d'Etat, selon laquelle la décision américaine est dirigée contre le peuple syrien au service des intérêts d'Israël. Depuis fin avril, le régime syrien a déployé ses forces de sécurité, appuyées par des chars, dans plusieurs foyers de contestation à travers le pays afin de tenter de mettre au pas les manifestants en procédant à des arrestations massives. La plupart des journalistes étrangers ont été expulsés.


Les Etats-Unis et l'Union européenne ont adopté des sanctions contre plusieurs personnalités du régime et le président américain Barack Obama les a étendues mercredi au chef de l'Etat en personne, Bachar al Assad.

Un responsable américain a souligné que ces nouvelles sanctions visaient à contraindre Bachar al Assad à mettre en oeuvre les réformes politiques promises. "Le président Assad est confronté à une alternative claire: soit il conduit la transition vers la démocratie, soit il se retire", a-t-il expliqué.
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Re: Syrie

Message  ivo le Ven 20 Mai - 19:28

Syrie : les forces de sécurité tirent sur les manifestants
http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/20/01003-20110520ARTFIG00505-syrie-les-forces-de-securite-tirent-sur-les-manifestants.php
Les autorités répriment durement les manifestations de milliers de pacifistes qui critiquent le régime et réclament plus de libertés. Au moins dix-sept personnes ont été tuées vendredi.

L'appel du «Vendredi de la Liberté» lancé par l'opposition a été massivement suivi par les Syriens. Après la prière hebdomadaire, ils étaient ainsi des milliers dans les rues à travers le pays pour dénoncer les violences du régime et réclamer «la levée du siège des villes syriennes». En dépit des mises en garde d'Obama qui a fustigé la répression organisée par Bachar el-Assad dans un discours au monde musulman jeudi, les forces de sécurité ont une nouvelle fois ouvert le feu sur le peuple en colère. Selon des témoins, au moins dix-sept personnes ont déjà trouvé la mort: neuf, dont un enfant à Ohms, une ville du centre, cinq à Maaret al-Naamane, dans l'ouest, deux dans la région de Deraa (sud), foyer de la contestation et le dernier à Daraya, une banlieue de Damas.

À Banias, de nombreux hommes marchaient torse nu pour montrer qu'ils n'étaient pas armés contrairement aux accusation du régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Un geste symbolique qui n'a pas empêché les autorités de tirer sur la foule. Aucun bilan n'a toutefois pu être établi dans cette localité pour le moment.

Dans les environs d'Alep, deuxième ville du pays située au nord, des centaines d'opposants scandaient «non à la violence, oui au dialogue» et «nous ne sommes pas islamistes ni salafistes, nous voulons la liberté», a raconté par téléphone à l'Agence France-Presse Radif Mustapha, dirigeant d'une organisation kurde de défense des droits de l'Homme. «Personne n'appelle à la chute du régime», a-t-il ajouté, tandis qu'en arrière-fond on entendait la rue lancer «liberté, liberté» en kurde.
Environ 4000 Syriens exilés au Liban
«La population est prête pour ce vendredi. Damas et Alep préparent une surprise au régime et aux chabiha», ces miliciens accusés de semer la terreur dans les villes où se tiennent des rassemblements contre le régime, avait averti la page Facebook «Syrian Revolution 2011», un des moteurs du mouvement de contestation.

Depuis le 15 mars, la répression en Syrie aurait déjà fait 850 morts d'après l'ONU qui évalue à 8000 le nombre de personnes arrêtées. Les restrictions imposées aux médias par Damas empêche toute vérification indépendante.

Les violences ont d'ores et déjà poussé des milliers de Syriens à s'exiler. Les autorités libanaises estiment qu'environ 4000 civils - principalement des femmes et enfants - ont rejoint leur pays, a indiqué vendredi à Genève un porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). En seulement une semaine, quelque 1400 civils ont traversé la frontière avec le Liban pour fuir les «bombardements» de Tall Kalakh, dans l'ouest, a-t-il dit. L'armée syrienne a annoncé hier qu'elle entamait son retrait de cette ville sunnite frontalière.
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