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Libye

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Re: Libye

Message  ivo le Dim 8 Mai - 12:33

Libye: combats près de Misrata, des dépôts de carburant toujours en flamme
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/libye-combats-pres-de-misrata-des-depots-de-carburant-toujours-en-flamme-08-05-2011-1440351.php
De violents combats ont repris dimanche près de Misrata, ville rebelle libyenne assiégée depuis plus de deux mois, où une immense colonne de fumée se dégageait toujours du port au lendemain du bombardement d'un dépôt de carburant, selon un correspondant de l'AFP.
Les combats se déroulaient à l'ouest de cette grande ville côtière à 200 km à l'est de Tripoli, dans la localité de Bourgueya.
Dans le port, la fumée provoquée par l'incendie des dépôts était visible de toute cette ville de quelque 500.000 habitants, où des queues commençaient à se former devant les stations-service par crainte de pénurie.
Samedi, les forces gouvernementales ont intensifié leur offensive sur le port de Misrata, seul moyen pour la ville assiégée de recevoir des vivres ou d'évacuer blessés et réfugiés. Dans la matinée, une roquette Grad s'est abattue sur un des réservoirs de gasoil près du port. L'incendie provoqué par l'explosion s'est propagé aux dépôts voisins.
Les forces loyalistes "ont détruit seulement les réservoirs qui étaient pleins", a déclaré Ahmed Montasser, un combattant rebelle sur place.
"Quelqu'un a signalé les coordonnées exactes des réservoirs à détruire. Cela démontre qu'à l'intérieur de la ville, il existe une cinquième colonne qui collabore avec Kadhafi", a-t-il ajouté.
Vendredi, Souleiman Fortiya, un représentant de Misrata à Benghazi, avait assuré que les troupes gouvernementales se massaient à Zliten, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Misrata, et qu'elles allaient mener une nouvelle offensive terrestre sur la ville rebelle.
Des combats ont fait vendredi de nombreuses victimes des deux côtés autour de Misrata et à Abou Roueya, à l'ouest de la ville, selon M. Fortiya, mais il n'a pas été possible d'obtenir un bilan de sources médicales.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un hélicoptère pro-Kadhafi a lancé au moins 26 mines, pourvues de parachutes, qui ont atterri sur l'entrée et les quais du port, selon le correspondant de l'AFP. Les rebelles ont fait exploser la plupart d'entre elles.
L'Otan avait confirmé samedi qu'un hélicoptère avait violé la zone d'exclusion aérienne jeudi, sans pour autant expliquer pourquoi ses forces chargées de faire respecter cette zone n'étaient pas intervenues.
Pour les habitants, s'il n'y a pas encore de rationnement, de larges queues se formaient toutefois devant les boulangeries.
"Nous nous organisons par rue. Nous commençons à attendre à 08H00 du matin et certaines personnes ne réussissent pas à voir du pain avant la fin de l'après-midi", déplore Mohammed Habouch, en patientant devant la boulangerie Al Sukur, dans le quartier de Garara.
"On ne acheter que 20 pains par personne, donc j'amène trois enfants avec moi pour obtenir suffisamment de pain", explique-t-il.
En plus des difficultés d'approvisionnement, les habitants sont confrontés aux déplacements de population en fonction des combats. De très nombreuses familles de la périphérie de Misrata se sont réfugiées dans le centre de la ville.
"Dans ma maison, nous sommes 5 familles à vivre, 48 personnes", explique M. Habouch. "Et chaque jour il est un peu plus difficile de trouver à manger pour tous".
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 11 Mai - 18:45

Pour l'Otan, le temps de Kadhafi est «compté»
http://www.liberation.fr/monde/01012336785-pour-l-otan-le-temps-de-kadhafi-est-compte
Alors que la France n'a plus de contacts officiels directs avec Mouammar Kadhafi depuis la fermeture de l'ambassade française en Libye fin février, la diplomatie italienne presse le colonel de trouver un accord avec la communauté internationale d'ici à «la fin du mois de mai».

Mouammar Kadhafi devra s'exiler avant que l'ordre de capture de la Cour pénale internationale (CPI) ne soit lancé à son encontre, a estimé le chef de la diplomatie italienne.

"Il y a des pays qui ont ces dernières semaines exprimé leur disponibilité à l'accueillir», a expliqué Franco Frattini lors d'une émission de la radio publique Radio Uno, à propos d'un éventuel exil du leader libyen, sans toutefois citer les pays en question.

Mais «il est clair que si le mandat d'arrêt international était lancé, il serait beaucoup plus difficile de trouver un arrangement pour le colonel et sa famille».

Selon le ministre, «les nombreuses défections (dans son entourage) montrent que probablement nous sommes vraiment arrivés à un tournant» dans le conflit.

Ces derniers jours, la coalition internationale a accentué ses bombardements dans Tripoli. Elle assure ne pas viser explicitement le chef d'Etat libyen - dont l'un des fils aurait été tué dans un bombardement de l'OTAN le 30 avril - mais uniquement des cibles militaires.

Tripoli toujours sous les bombes

Ce mercredi matin, Tripoli a de nouveau été secouée par de violentes explosions. La ville est bombardée quasi quotidiennement par les avions de l'OTAN, qui a pris le commandement des opérations militaires de la coalition internationale lancées le 19 mars afin d'empêcher les attaques des forces du régime contre les civils.

Cet après-midi encore , plusieurs missiles ont touché l'est de la capitale après un survol intense du secteur par des avions, selon un témoin. Ils ont visé la région de Tajoura, mais il n'est pas possible dans l'immédiat de savoir quelles étaient les cibles exactes.

Dans l'ouest du pays, pro et anti-Kadhafi continuent de s'affronter. Au moins deux rebelles ont été tués et 15 autres blessés aujourd'hui par les forces loyales dans un village près de Zenten, Rya Ina, dans les montagnes berbères au sud-ouest de Tripoli.

Quand les rebelles ont pénétré en matinée dans le village, ils ont été pris sous les tirs de snipers postés dans des maisons. Embusqués, ils ont notamment tiré sur une ambulance transportant un blessé. Les forces loyalistes, concentrées dans la plaine, essaient de mettre sous leur coupe des petits villages depuis lesquels ils peuvent tirer sur Zenten.

Samedi dernier déjà, au moins neuf combattants rebelles avaient été tués et une cinquantaine d'autres blessés dans de violents combats contre les forces gouvernementales dans un autre secteur près de Zenten.

«La partie est terminée»

Mais de leur côté, les rebelles eux aussi progressent. Ce matin, ils ont piégé les pro-Kadhafi à l'aéroport de Misrata, à l'est de Tripoli. A l'issue de violents combats, ils ont pris le contrôle de l'aéroport de la ville, zone clé du conflit. Plusieurs centaines d'entre eux ont célébré cette importante avancée dans la rue.

Une avancée dont le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est félicité aujourd'hui, faisait part de son «optimisme» quant à l'évolution de la situation. «La partie est terminée pour Kadhafi», a-t-il déclaré. «Son temps est compté. Il est de plus en plus isolé». Avant de réaffirmer que la solution ne pouvait être militaire. «Nous avons besoin d'une solution politique», pour sortir de l'impasse.

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Re: Libye

Message  ivo le Lun 16 Mai - 18:52

Kadhafi visé par un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité
FRANCE INFO - 13:55
Le procureur de la Cour pénale internationale a demandé plusieurs mandats d’arrêt : contre Kadhafi, contre son fils Seif Al-Islam, et contre le chef des services de renseignements libyen. Aux juges, maintenant, d’accéder ou non à cette demande.
Le mandat d’arrêt contre Kadhafi n’est pas encore délivré ; tout juste est-il, pour l’heure, demandé... La nuance est d’importance. Aujourd’hui, c’est le procureur de la Cour pénale internationale qui a demandé trois mandats d’arrêt - contre Kadhafi, contre son fils, Seil Al-Islam, et contre Abdallah Al-Senoussi, ci-devant chef des services de renseignements libyens - pour crimes contre l’humanité.

Et le procureur de s’expliquer : “les preuves recueillies montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné des attaques contre des civils libyens non armés. Son fils Seif Al-Islam est le Premier ministre de facto ; Abdallah Al-Senoussi est son bras droit et il a personnellement ordonné certaines attaques”.
Son enquête a débuté le 3 mars, après en avoir été saisie par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Plus de 1.200 documents ont été examinés, et une cinquantaine de personnes entendues.

Le procureur a demandé des mandats d’arrêt. Mais c’est désormais aux juges du CPI de les délivrer. Ou pas. Ou ils acceptent la requête du procureur, ou ils la rejettent, ou ils demandent au bureau du procureur des informations supplémentaires.
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 23 Mai - 12:49

La France va déployer des hélicoptères d’attaque en Libye
FRANCE INFO - 12:02
Un peu plus de deux mois après le début de l’intervention de l’Otan en Libye, la France va engager ses hélicoptères d’attaques dans les opérations de combat menées contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi.
Ces hélicoptères seront déployés depuis le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre qui a quitté Toulon le 17 mai en direction des côtes libyennes.
Paris va engager ses hélicoptères d’attaques dans les opérations de combat menées contre Kadhafi. Jean Dominique Merchet, journaliste à Marianne et spécialisé dans les questions Défense. (2'03")


Le BPC Tonnerre sur lequel seront embarqués les hélicoptères de combat
©Marine nationale

Douze hélicoptères de l’Alat, l’aviation légère de l’armée de terre française, devraient être déployés à bord du Tonnerre au large de la Libye.
Pour les spécialistes, “utiliser les hélicoptères du BPC Tonnerre, c’est un moyen de se rapprocher du sol ”.
Ces hélicoptères, des Tigre, volent très bas. Les tirs sont plus précis. Ils peuvent détruire des véhicules, des chars.
La première fois qu’on les a utilisés en opération, c’était en Afghanistan en juillet 2009.



Le pont d'envol du Tonnerre
©RF/Mikaël Roparz

Ces appareils permettent également de mettre davantage la pression sur les forces du colonel Kadhafi.
Deux mois après le début des frappes aériennes, Kadhafi est toujours au pouvoir.
Les troupes du colonel Kadhafi, en utilisant les véhicules civils et en positionnant leurs chars en centre-ville, sont devenues difficiles à atteindre sans dommages collatéraux.

En Libye, Paris va engager avec d’autres pays de l’Otan des hélicoptères d’attaques dans les opérations de combat. Michel Polacco, spécialiste aéronautique à France info avec Bernard Thomasson. (2'08")

Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées, a confirmé que le Tonnerre avait bien appareillé le 17 mai à destination de la Méditerranée, tout en précisant qu’il n’était pas engagé pour le moment sur le théâtre des opérations.
Même s’il n’a pas confirmé l’embarquement d’hélicoptères à bord pour l’instant, on sait que les deux BPC, le Tonnerre et le Mistral sont généralement dotés de tels appareils.

Au total, le BPC Tonnerre peut abriter dans ses hangars seize appareils de ce type (Tigre ou NH90).
Avec son pont d’envol de 5.200 m2, le Tonnerre peut faire décoller six hélicoptères simultanément.


.......................




http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurocopter_EC665_Tigre

http://fr.wikipedia.org/wiki/NHIndustries_NH90
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 24 Mai - 11:04

Libye: violents raids de l'Otan sur Tripoli, Washington appelle Kadhafi à partir
http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/monde/afp_00346482-libye-violents-raids-de-l-otan-sur-tripoli-washington-appelle-kadhafi-a-partir-167528.php
Au moins trois personnes ont été tuées et 150 blessées dans de violents raids de l'Otan sur Tripoli mardi à l'aube, selon le gouvernement libyen, tandis que Washington a appelé la veille le colonel Kadhafi à prendre le chemin de l'exil.
"Selon les informations dont nous disposons il y a trois morts et 150 blessés", a déclaré le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim à des journalistes à bord d'un bus les conduisant peu après les bombardements vers un hôpital de la capitale.
Il a ajouté que l'Otan avait mené "entre 12 et 18 raids contre une caserne de la garde populaire", des unités de volontaires qui épaulent l'armée. La majorité des victimes sont des civils habitant à proximité, selon lui.
Selon un journaliste de l'AFP, les raids qui ont commencé vers 01H00 locales (23H00 GMT) ont duré plus d'une demi-heure et ont visé le secteur de Bab Al-Aziziya, résidence du colonel Mouammar Kadhafi.

Par ailleurs, Paris et Londres ont annoncé l'envoi d'hélicoptères pour des frappes au sol "plus précises". La France va envoyer des hélicoptères de combat pour mener des frappes au sol "plus précises" dans le cadre des opérations de la coalition internationale, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. "Les Britanniques, qui ont des moyens comparables aux nôtres, vont aussi s'engager" dans cette voie, a indiqué à Bruxelles le ministre français de la Défense, Gérard Longuet.

Jusqu'à présent, seuls des avions -avec ou sans pilotes- ont mené les attaques de la coalition, mais ils ne parviennent plus à viser de nombreux chars ou troupes, car trop proches de populations civiles.
Paris avait déjà dépêché la semaine dernière un navire de guerre français de type Mistral combinant notamment les fonctions de porte-hélicoptères, de transport de troupes et de mise en oeuvre de moyens d?assaut amphibie et de commandement.

"Il ne s'agit pas d'un changement de stratégie. Il s'agit toujours d'affaiblir les moyens militaires de Kadhafi", a affirmé M. Juppé, précisant que les appareils ne serviront pas à débarquer des troupes d'occupation au sol.

Côté diplomatique, les Etats-Unis ont profité de la venue surprise, lundi, dans la "capitale" de la rébellion Benghazi, du sous-secrétaire d'Etat chargé des affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, pour exhorter Mouammar Kadhafi à quitter son pays. Washington "reste engagé à protéger la population libyenne et estime que Kadhafi doit quitter le pouvoir et la Libye", a affirmé le département d'Etat.
La visite de M. Feltman, plus haut dignitaire américain à se rendre à Benghazi depuis le début du soulèvement il y a plus de trois mois, constitue "un signal de plus du soutien américain au CNT (le Conseil national de transition), un interlocuteur crédible et légitime", a-t-il ajouté.
L'émissaire américain a "eu une série de rencontres avec des membres du CNT, dont son président" Moustapha Abdeljalil, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'administration de Barack Obama en poste à Benghazi.
Les Etats-Unis ont été en pointe --avec la France et la Grande-Bretagne-- de la coalition intervenue en Libye le 19 mars sur mandat de l'ONU pour mettre fin à la répression sanglante de la révolte.

Du côté de l'Union européenne, les ministres des Affaires étrangères des 27 ont étendu à un membre de l'entourage du colonel Kadhafi, ainsi qu'à une compagnie aérienne libyenne, les mesures -gels des avoirs et interdictions de visa- déjà prises contre des membres du régime.
L'UE a élevé le CNT au rang d'"interlocuteur politique clé représentant les aspirations du peuple libyen", ce qui rapproche Bruxelles d'une reconnaissance en bonne et due forme.
Ces succès traduisent l'offensive diplomatique lancée par le CNT, qui se poursuivait lundi, avec la visite de représentants en Turquie et en Russie.
La Turquie a de nouveau demandé au colonel Kadhafi de quitter le pouvoir. "Il n'y a plus place en Libye pour l'ancienne administration", a déclaré le président turc Abdullah Gul au cours d'un entretien avec M. Abdeljalil.
Un émissaire de la rébellion a par ailleurs exclu à Moscou toute négociation avec Mouammar Kadhafi après une rencontre avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui prônait une trêve et des négociations entre les opposants et le régime.
Les rebelles se sont targués lundi d'avoir progressé de 20 km plus à l'ouest d'Ajdabiya, et sont désormais à mi-chemin entre Ajdabiya et Brega.
Au Sud, dans le désert, les rebelles contrôlent Jallo (400 km environ au sud de Benghazi), a indiqué lundi à l'AFP un combattant rebelle.
A l'ouest, dans les montagnes du djebel Nefoussa, près de la frontière tunisienne, "la situation est terrible", a-t-il raconté. "Il n'y a ni eau ni nourriture. Nous ne pouvons pas les aider et cela dure depuis 47 jours".
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé 38 millions d'euros supplémentaires pour financer ses opérations en Libye où les "perspectives restent désastreuses", selon l'ONG.
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 25 Mai - 10:32

L'OTAN accentue sa pression sur Kadhafi, qui chercherait une issue à la crise
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/05/25/l-otan-accentue-sa-pression-sur-kadhafi-qui-chercherait-une-issue-a-la-crise_1526926_1496980.html
L'OTAN a mené de nouveaux raids aériens, mardi 24 mai, sur Tripoli, où, selon la France, le régime de Mouammar Kadhafi serait de plus en plus affaibli par la pression militaire de l'alliance internationale favorable à l'insurrection. Six fortes explosions ont retenti, mardi soir, dans la capitale libyenne en l'espace d'une dizaine de minutes. La nuit précédente déjà, l'aviation de l'Alliance atlantique avait procédé à une série de raids nocturnes parmi les plus violents depuis le début, à la mi-mars, des opérations militaires en Libye. Ces bombardements de la nuit de lundi à mardi ont fait 19 morts, selon les autorités libyennes. La télévision officielle les a imputés à des "croisés colonialistes".

Les raids sont intervenus quelques heures après l'annonce par Paris de l'envoi d'hélicoptères destinés à procéder à des frappes au sol "plus précises". Mais, contredisant des informations venues de France la veille, Londres n'a pas encore décidé s'il allait également déployer de tels appareils, a assuré le secrétaire d'Etat aux forces armées, Nick Harvey. La ministre des affaires étrangères danoise, Lene Espersen, a, elle, salué la décision de Paris. Le Danemark participe avec six avions F-16 aux frappes aériennes de la coalition internationale.

"ENVIE DE TOURNER LA PAGE"

Dans son édition de mercredi, France Soir avance que le dirigeant libyen serait prêt à abandonner le pouvoir à condition, notamment, qu'il puisse rester en Libye. Citant des "sources sûres, proches du pouvoir libyen", le quotidien écrit que des émissaires du colonel Kadhafi rencontrent depuis quelques semaines, dans le plus grand secret, des responsables occidentaux, y compris français, "chaque partie voulant en finir vite". Le Quai d'Orsay n'a pas confirmé l'existence de contacts avec des responsables français."Kadhafi serait prêt à céder le pouvoir, d'autant plus que son entourage aurait désormais envie de tourner la page", affirme France Soir.

Paris veut accentuer la pression militaire et accélérer la recherche d'une solution politique pour limiter à "quelques mois" la durée de l'intervention armée, a souligné le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé.

Côté diplomatique, la France a annoncé que le Conseil national de transition (CNT) "devrait prochainement nommer un représentant à Paris". Elle avait été le premier pays à reconnaître le CNT comme l'interlocuteur légitime en Libye, suivie par l'Italie, le Qatar, la Gambie, la Grande-Bretagne et, depuis mardi, la Jordanie. La Russie a indiqué qu'elle considérait le CNT comme un "partenaire légitime" de négociation sur l'avenir de ce pays. De son côté, l'Union européenne a élevé le conseil au rang d'"interlocuteur politique-clé représentant les aspirations du peuple libyen", ce qui rapproche Bruxelles d'une reconnaissance en bonne et due forme.

Les Etats-Unis pour leur part ont profité de la venue surprise, lundi, dans la "capitale" de la rébellion, Benghazi, du sous-secrétaire d'Etat américain chargé des affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, pour exhorter Mouammar Kadhafi à quitter la Libye.

La guerre en Libye

POINT DE VUE
L'envoi d'hélicoptères en Libye marque une rupture tactique
LES FAITS
Libye : pour Juppé, l'intervention sera terminée dans quelques mois
LES FAITS
L'OTAN accentue sa pression sur le régime kadhafiste
COMPTE-RENDU
Des hélicoptères de combat français vont être envoyés en Libye
LES FAITS
Les quatre Français détenus en Libye ont été libérés


La coalition internationale prépare une opération terrestre en Libye
http://french.ruvr.ru/2011/05/25/50780715.html
Selon le représentant permanent de Russie auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine, l’Alliance Atlantique résout ses propres problèmes en Libye. D’après lui, la coalition internationale peut préparer une opération terrestre à Jamahiriya.

Le transfert des hélicoptères de guerre britanniques et français vers la côte libyenne le prouve. Au lieu de bloquer les livraisons des armements dans le pays, il y a eu une information qu’ils y sont livrés.

Les forces de la coalition bombardent les sites, situés dans les quartiers populaires. Rogozine a annoncé que Moscou se prépare à envoyer une demande officielle aux autorités de l’OTAN pour s’informer sur la possible opération terrestre en Libye.
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 25 Mai - 19:56

Beaucoup prévoient le chaos en Libye si Kadhafi s'efface
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/beaucoup-prevoient-le-chaos-en-libye-si-kadhafi-s-efface_996526.html
L'élimination de ses rivaux et la concentration des pouvoirs qui ont permis à Mouammar Kadhafi de se maintenir plus de 41 ans au pouvoir impliquent que sa mort éventuelle entraînerait probablement un effondrement de tout le système politique qu'il a mis en place.
Celui-ci est formé d'un entrelacs d'entités et de structures dont les compétences se chevauchent mais qui, indépendamment de leurs compétences officielles, ont pour point commun de dépendre du "frère guide" de la révolution du 1er septembre 1969 et de son clan.
"Le régime est déjà ébranlé par les défections de certains de ses dirigeants en vue. Il est hautement improbable qu'il puisse survivre à la disparition de Kadhafi", estime Ronald Bruce St John, auteur de plusieurs ouvrages sur la Libye.
L'Otan, qui supervise les raids aériens censés protéger les civils contre les forces libyennes, affirme ne pas prendre pour cible l'impétueux colonel mais ses avions ont bombardé à diverses reprises sa résidence de la caserne de Bab al Azizia, à Tripoli, tuant l'un de ses fils, Saïf al Arab.
Selon des responsables libyens, les tirs des avions occidentaux ont raté de peu le colonel lui-même lorsqu'ils ont frappé le bâtiment du complexe d'Al Azizia où se trouvait Kadhafi, l'un des rares leaders au monde pouvant se targuer d'une telle longévité au pouvoir.
Ces dernières années, le colonel Kadhafi a délégué davantage de pouvoirs à ses fils mais nombreux sont ceux qui pensent que leurs rivalités, combinées aux tribalisme et régionalisme antérieurs à 1969 contribueront a désintégrer le pouvoir.
Le gouvernement libyen conserve une armée bien mieux équipée et formée que les rebelles et les forces occidentales, qui agissent en vertu d'un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies pour protéger la population contre le régime, excluent l'envoi - au moins officiel - de troupes au sol.
Dès lors, les loyalistes pourraient continuer à combattre même après la mort ou toute autre forme de neutralisation du "frère guide", même s'ils se divisent et que le régime lui-même s'effondre.
A Tripoli, que tiennent fermement pour le moment les loyalistes, ceux-ci assurent que c'est le peuple libyen tout entier qui est engagé dans cet affrontement avec les rebelles de l'Est, appuyés par l'Occident, et que la bataille se perpétuera si Kadhafi disparaît du paysage.
"Sa mort porterait un rude coup psychologique au régime mais ne résoudrait pas nécessairement ce conflit et pourrait même empirer les choses", fait valoir Alex Warren, directeur du centre de recherche Frontier, spécialisé dans le Moyen-Orient et le Maghreb.
"Je pense que le régime doit avoir un plan d'urgence en cas de mort de Kadhafi. L'un de ses fils, probablement Saïf al Islam (le plus connu à l'extérieur) pourrait se démener pour qu'on l'aide à endosser les habits de son père", ajoute Alex Warren.
"Mais sa tâche ne sera pas facilitée" par la politique de son père consistant à diviser pour régner, prédit-il. Saïf s'est accroché à de nombreuses reprises dans le passé avec deux autres de ses influents frères, Moutassim et Khamis.
"Aucun des fils ne jouit du soutien de l'opinion publique, de l'armée, des services de sécurité ou de renseignement, et des dirigeants tribaux nécessaire pour bâtir la coalition politique requise, particulièrement dans un brusque contexte de crise", estime Bruce St John.
"Si la famille Kadhafi et les membres restants du régime se montrent hésitants, c'est-à-dire n'ouvrent pas le feu sur les citoyens manifestant en faveur de la rébellion, cela pourrait déclencher une vaste révolte populaire qui pourrait faire tache d'huile, notamment à Tripoli", spécule-t-il.
Même si le régime s'effondrait, de nombreux dangers guettent le pays. L'Irak, où les Etats-Unis ont renversé en avril 2003 Saddam Hussein, est un bon exemple du chaos qui peut suivre la chute d'un dictateur. Les forces "libératrices" sont rapidement passées pour des forces d'occupation.
En raison de la manne qu'ils tirent des richesses pétrolières de la Libye, qui possède les plus importantes réserves confirmées d'or noir d'Afrique, certains anciens caciques du régime libyen pourraient rapidement se regrouper sous la bannière de l'anti-impérialisme.

"Mais, si Kadhafi s'en va, ce sera la fin du régime. Il n'y aucune chance de retour en arrière", conclut Achour Chamis, un opposant libyen basé en Grande-Bretagne.
Dans les capitales occidentales, néanmoins, on doute de la capacité des rebelles regroupés dans le Conseil national de transition, basé à Benghazi mais miné par des rivalités et des divisions, à reprendre les rênes d'un pays où le régionalisme reste vivace.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exprimé cette semaine un optimisme peut-être encore prématuré: "L'opposition a mis sur pied un conseil intérimaire crédible et légitime. Et lorsque Kadhafi partira, c'est inévitable, une nouvelle Libye se tient prête à aller de l'avant."
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Re: Libye

Message  ivo le Ven 27 Mai - 10:13

Libye : Tripoli sous les frappes de l'OTAN, Misrata bombardée
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/05/27/libye-tripoli-sous-les-frappes-de-l-otan-misrata-bombardee_1528064_1496980.html
DÉTRUIRE LES CENTRES DE COMMANDEMENT

Pour la quatrième nuit consécutive, plusieurs fortes explosions ont retenti dans la capitale et une colonne de fumée s'est élevée au-dessus de Bab Al-Aziziah, le complexe de Mouammar Kadhafi. Le secteur de Bab Al-Aziziya avait déjà été la cible de raids de l'OTAN, dans la nuit de lundi à mardi et mardi soir. Ces bombardements avaient fait trois morts et 150 blessés, selon le régime.

L'OTAN commande l'intervention militaire déclenchée le 19 mars après un feu vert de l'ONU pour protéger les populations. Elle justifie régulièrement ses bombardements sur Tripoli par sa volonté de détruire les centres de commandement des forces de Mouammar Kadhafi. Les pays occidentaux jugent que cette pression militaire et diplomatique affaiblit progressivement l'emprise du dictateur, confronté depuis mi-février à une insurrection partie de l'est du pays.

A Misrata, théâtre des combats parmi les plus acharnés depuis le début du conflit, les insurgés ont déclaré qu'un bombardement au mortier des forces loyalistes avait tué trois des leurs jeudi. Lors d'une conférence de presse dans cette ville de l'ouest libyen, un des membres du conseil militaire des insurgés sur place a affirmé que les forces rebelles avaient progressé de quatre kilomètres vers l'ouest jeudi et détruit des dépôts d'armes des forces loyalistes avant de se replier sur leur ligne de départ aux abords de Misrata.

"LE RÉGIME COMMENCE À SE FISSURER"

Malgré l'impasse apparente sur le terrain, les insurgés ne contrôlant que l'est de la Libye autour de leur fief de Benghazi et quelques poches dans l'ouest, le sentiment des pays occidentaux est que "le régime ressent cette pression et commence à se fissurer", a-t-on dit de source diplomatique britannique.

Selon ces mêmes sources, des commandants des forces loyalistes ont cessé d'utiliser leurs téléphones de crainte d'être mis sur écoute. L'Union européenne a annoncé jeudi que l'ambassadeur de Libye auprès de l'UE, Al Hadi Hadeiba, avait fait défection.

La guerre en Libye


LES FAITS
Libye : Moscou dit avoir été approché par les Occidentaux pour une médiation
LES FAITS
Le régime libyen propose de nouveau un cessez-le-feu mais écarte un départ de Kadhafi
ENQUÊTE
Les produits de la Société générale, placement choyé du régime Kadhafi
LES FAITS
L'OTAN maintient la pression sur Kadhafi


Les produits de la Société générale, placement choyé du régime Kadhafi
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/05/26/les-produits-de-la-societe-generale-placement-choye-du-regime-kadhafi_1527432_3234.html#ens_id=1481986

Mouammar Kadhafi dans la cour du palais de l'Elysée, le 10 décembre 2007.AP/Francois Mori

LONDRES CORRESPONDANT - Les produits financiers complexes de la Société générale ont constitué l'un des placements favoris du régime du colonel Kadhafi qui a confié 1,8 milliard de dollars (1,27 milliard d'euros) de la rente pétrolière à l'établissement français par le truchement de la Libyan Investment Authority (LIA), le fonds souverain libyen. Si la Société générale a agi en toute légalité en vendant ces produits structurés, en revanche, après l'imposition de sanctions internationales au régime libyen début 2011, la banque française s'est bien gardée de reconnaître publiquement l'existence de ces placements opaques lui offrant des marges importantes.

A lire la présentation des actifs de la Libyan Investment Authority datée du 30 juin 2010 dont Le Monde s'est procuré une copie (voir le document en bas d'article), la LIA possède dans son portefeuille des investissements, aujourd'hui gelés, dans trois fonds de la Société générale, (Soc Gen Europe Medium, Soc Gen Strategic Equity Fund Codeis, Soc Gen - Cross Roads 5Y Link Notes). Selon ce document réalisé par le commissaire aux comptes de KPMG, il s'agit de produits structurés — une combinaison complexe d'options, de swaps et d'autres composants — conçus par la banque pour permettre à ses clients de diversifier leur portefeuille.

A en croire le cabinet KPMG, le rendement de ces placements a été décevant entre le premier et le deuxième trimestre 2010. Ainsi, Soc Gen Europe Medium a perdu 42,96 % de sa valeur. Résultat, l'évaluation du portefeuille de produits Soc Gen est tombé à environ un milliard de dollars. JP Morgan et le hedge fund Och-Ziff ont également vendu des produits similaires à la LIA. Transmis au Monde par l'ONG britannique Global Witness, ce document, dont l'authenticité a été confirmée par deux experts indépendants, divulgue de surcroît que la LIA a confié l'équivalent de 335 millions de dollars (236 millions d'euros) en devises variées à deux banques, la britannique HSBC et l'américaine Goldman Sachs. Des institutions arabes détiennent une autre part substantielle des actifs financiers libyens.

ACTIFS ESTIMÉS À 70 MILLIARDS DE DOLLARS

"Les grandes institutions financières privées ont accepté de faire fructifier l'argent du régime libyen en dépit des risques évidents de détournement des avoirs de l'Etat à des fins personnelles. Ces banques ont aidé à renforcer un pouvoir obscène", nous dit Charmian Gooch, directrice générale de Global Witness, une ONG fondée en 1995 pour lutter contre le détournement des ressources naturelles. A la lumière de ce nouveau scandale, l'association demande aux régulateurs de s'assurer que les banques disposant de fonds libyens prohibent tout transfert d'actifs sur des comptes personnels du clan Kadhafi ou de ses hommes liges.

"La LIA a cherché à diversifier son portefeuille en investissant dans des placements sortant des sentiers battus, notamment dans des hedge funds ou des fonds de fonds. Mais vu l'obscurité de ces produits, nous n'avons pas pu quantifier leur importance", indique Sam Meakin du bureau conseil londonien Preqin dont le classement des fonds souverains fait autorité. En mars 2011, Preqin a estimé les actifs de la LIA à 70 milliards de dollars, ce qui plaçait cet investisseur dormant au douzième rang mondial (Le Monde du 3 mars 2011). Ce montant représente 50 milliards de dollars d'actifs financiers et 20 milliards d'avoirs immobiliers et d'infrastructures.

Les fonds structurés de Soc Gen représentent la moitié des investissements de la LIA dans la gestion alternative. Pour la majorité de ses richesses, le fonds souverain fait toutefois preuve de frilosité. La surpondération au sein du portefeuille des bons du Trésor américains, des actions européennes disposant d'une bonne note financière et du cash en témoigne.

UNE GESTION TRÈS LUCRATIVE

Ces révélations confirment une nouvelle fois que les dictateurs parviennent à placer leurs avoirs auprès d'enseignes prestigieuses et renommées, peu regardantes face au pillage des ressources de leur pays. Cumulant coûts et risques faibles, la gestion de tels patrimoines est une activité très lucrative. De plus, dans toutes les places financières dignes de ce nom existe un réseau de banquiers privés, d'experts-comptables ou d'avocats internationaux du "capitalisme de l'ombre" (shadow banking) passés maîtres dans la construction de "trusts" et de sociétés écrans permettant d'accueillir l'argent baladeur.

Enfin, ces activités de gestion bénéficient de la protection de facto d'un Etat souverain sous la forme d'immunité royale ou diplomatique. A ce réquisitoire, le lobby bancaire réplique qu'il lui est impossible de séparer les actifs nationaux de la fortune personnelle des dirigeants nord-africains ou proche-orientaux. Et de rappeler que jusqu'au déclenchement de la rébellion, Washington, Londres et Paris choyaient le régime de Tripoli.

Marc Roche

Ci-dessous, l'intégralité de la présentation des actifs de la Libyan Investment Authority datée du 30 juin 2010.
http://www.scribd.com/doc/56318461/Draft-MI-Pack-30062010-1

Les avoirs de la Libyan Investment Authority au 30 juin 2010
Avoirs :
Espèces : 408 millions de dollars (289,3 millions d'euros)
Dépôts : 19,817 milliards de dollars (13,9 milliards d'euros)
Actions : 5,225 milliards de dollars. Essentiellement banques, industries et énergie et télécom.
Participations françaises : Lagardere, France Telecom, Vivendi, GDF, EDF, Lafarge, Danone, Sanofi-Aventis soit approximativement 8 % du portefeuille
Bons du trésor : 3,393 milliards de dollars
Gestion alternative : 3,506 milliards de dollars. Dont Soc Gen Europe Medium (284 millions de dollars), Soc Gen Strategic Equity funds Codeis (556,450) et Soc Gen - Cross Roads 5Y Link Notes (204,27) contre un investissement initial de respectivement 1 milliard, 500 millions et 300 millions de dollars
Filiales : 16,753 milliards de dollars
Autres : 4,154 milliards de dollars
Total des actifs : 53,329 milliards de dollars

Source : Libyan Investment Authority – Management Information Report 30 juin 2010
Article paru dans l'édition du 27.05.11

voilà qui explique clairement pourquoi on offre des retraites dorées à certains ..........

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Re: Libye

Message  ivo le Dim 29 Mai - 9:54

Le printemps libyen s'accélère - Moscou a lâché Kadhafi
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=156780&titre=Moscou%20a%20l%C3%A2ch%C3%A9%20Kadhafi
Le printemps libyen a connu un développement politique majeur, avec la décision de la Russie de lâcher Kadhafi. La crise pourrait entrer dans une nouvelle phase militaire avec le déploiement d'hélicoptères d'attaque britanniques au côté des appareils français.
À Deauville, le G8 est tombé d’accord pour condamner le promoteur de la fameuse révolution verte libyenne et ne lui laisser que la chance de quitter le pouvoir.
Dimitri Medvedev qui s'est aligné sur la position des Occidentaux pour réclamer son départ a annoncé l’envoi d’une délégation à Benghazi, la capitale des insurgés. Le monde ne considère plus Kadhafi comme le leader libyen, a déclaré le président russe. La Russie s'était abstenue lors du vote à l'ONU de la résolution 1973 autorisant des frappes internationales contre Tripoli, mais refusait jusqu'à présent de soutenir les appels des États-Unis et de la France au départ de Mouammar Kadhafi. Moscou va cependant tenter la médiation de la dernière chance auprès de Kadhafi à qui le G8 a renouvelé l’opportunité de s’installer à l’étranger.
Auparavant, l’union Africaine avait dépêché pour la énième fois auprès de Kadhafi, son médiateur, le président Zuma d’Afrique du Sud, apparemment sans succès. Sur le terrain, le régime du dictateur de Tripoli ne semblait prêt à aucune concession. L'Otan l'a accusé d'avoir posé un champ de mines autour de Misrata, une ville que ses forces loyalistes cherchent à reprendre.
L'objectif de Kadhafi est d'empêcher non seulement la reprise de la ville stratégique de la Cyrénaïque entre les mains de l’insurrection et la Tripolitaine où règne encore Kadhafi, a déclaré le commandant en chef de l'opération de l'Alliance atlantique contre le régime libyen, le général Charles Bouchard. Il faut donc s’attendre à une intensification des raids sur la capitale libyenne, déjà pilonnée sans arrêt mais aussi à l’entrée au sol des forces franco-britanniques mues par la résolution du G8 qui a posé le principe que “Kadhafi avait perdu toute légitimité, qu’il n'a pas d'avenir dans une Libye libre et démocratique, qu’il doit partir”.
On rappelle que le président américain a rallié sans coup férir tout le G8 à sa nouvelle politique dans le Maghreb-Machrek qui consiste à soutenir de pied ferme le printemps arabe et à le promouvoir partout sur la scène arabe. Vendredi à Deauville, Barack Obama a prévenu que la coalition allait finir le travail en Libye, un avertissement à tous les régimes qui retardent, d’une manière ou d’une autre, l’avènement de la démocratie et des libertés universelles auxquelles aspirent la jeunesse et les femmes arabes.
En Libye, “nous sommes déterminés à finir le travail” (to finish the job), a-t-il déclaré, aux côtés de l’hôte du G8, son homologue français Nicolas Sarkozy. C’est on ne peut plus clair. La pression du calendrier pousse l’Otan à mettre le paquet. Le mandat libyen de l'Organisation atlantique, d'une durée de quatre-vingt-dix jours, s'achèvera fin juin. Il peut bien sûr être reconduit, mais les alliés seront pressés de produire des résultats d'ici là.
Avec un premier rendez-vous encore plus proche : un conseil de l'Otan convoqué pour le 8 juin à Bruxelles et, dans la foulée, une réunion aux Émirats arabes unis du “groupe de coordination” politique sur la Libye. Kadhafi, caricature, s’il en est besoin, des dictatures et autres systèmes autoritaires dans la sphère arabe, en proie à une révolte sans précédent depuis la mi-février et sous le feu depuis plus de deux mois des raids d'une coalition internationale intervenue le 19 mars pour assurer la protection des civils. L’insurrection a poussé près de 750 000 personnes à fuir, selon l'ONU, et fait des milliers de morts selon le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, qui veut poursuivre Mouammar Kadhafi pour crimes contre l'humanité.
Mais, acculé au départ depuis des semaines, frappé par des sanctions et affaibli par des défections, la dernière étant celle de l’ensemble de sa représentation à Bruxelles, celui qui règne sur la Libye depuis près de 42 ans, reste inébranlable. “Connaissant l'homme, je ne crois pas qu'il va partir”, a déclaré à Deauville en marge du G8, le secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Amr Moussa, candidat à la succession de Moubarak, l’ex-pharaon du Caire qui doit incessamment répondre des crimes de ses 33 années de pouvoir absolu, devant les juridictions de son pays.
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 1 Juin - 10:14

La France accuse Kadhafi d'avoir tué 10.000 Libyens
http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/31/01003-20110531ARTFIG00782-paris-denonce-le-regne-de-la-terreur-a-tripoli.php

Jacob Zuma, en conversation, lundi soir, à Tripoli avec Mouammar Kadhafi. Crédits photo : Ntswe Mokoena/AFP

Les atrocités commises par les pro-Kadhafi visent à empêcher tout soulèvement dans la capitale.

Arrestations massives, rafles nocturnes, pillages, exécutions sommaires en pleine rue, consignes de viols données à haut niveau, disparitions en grand nombre, fosses communes: en l'absence de témoins étrangers, c'est un véritable drame humanitaire à huis clos qui serait en train de se jouer à Tripoli.

Confronté à une pression internationale accrue, Mouammar Kadhafi s'est lancé dans une fuite en avant, instaurant dans la capitale et sa région un climat de terreur qui ne cesse de se renforcer, selon diverses sources. Des «informations parcellaires mais concordantes» ont en effet été obtenues en ce sens, notamment auprès de personnes ayant fui le régime, par des organisations des droits de l'homme, des diplomates et des services de renseignements occidentaux. «C'est une politique de la terre brûlée, visant à maintenir l'effroi dans la capitale et à empêcher tout soulèvement dans la capitale», souligne-t-on à Paris, où l'on ne cache pas une «forte inquiétude».

Selon un diplomate proche du dossier, le bilan de ces exactions s'élève à «plusieurs milliers de morts, peut-être plus de 10.000», en trois mois à Tripoli. Un chiffre moins important que les 20.000 tués annoncés le mois dernier par la rébellion, mais très considérable néanmoins pour une ville de deux millions d'habitants. Quelque 20.000 personnes ont été arrêtées, ajoute-t-on de même source. «Kadhafi étant capable de tout et notamment du pire, on ne peut avoir à l'avenir que de mauvaises surprises», s'alarme-t-on au Quai d'Orsay.

Selon des témoignages compilés à Paris, Tripoli, où des violences ont été exercées par le régime dès le début de la révolte, mi-février, est actuellement «sous le joug». Les habitants originaires de l'est du pays sont systématiquement arrêtés. Être suspecté d'avoir regardé la chaîne de télévision al-Jezira suffit pour être interpellé. Des témoignages évoquent des pères de famille torturés devant femme et enfants, avant de disparaître.

Hôpitaux saccagés

Des détenus sont utilisés comme boucliers humains à Bab al-Aziziya, le repaire de Kadhafi, dans le viseur des avions de l'Otan. Dans deux cas, rapportés par une source diplomatique, des femmes ont été violées, manifestement sur ordre. L'ampleur de ces exactions et l'identité de leurs auteurs, la plupart du temps en civil, sont difficiles à établir. Mais plusieurs sources font état de détenus de droit commun libérés et recrutés comme auxiliaires des forces de l'ordre.

D'autres éléments, rapportés de source diplomatique, esquissent, par bribes, une «situation de cauchemar». La capitale compterait ainsi plusieurs fosses communes, selon des conducteurs de tractopelles chargés d'ensevelir les cadavres. D'autres témoignages racontent comment les pro-Kadhafi propagent la terreur dans la population en saccageant leurs propres hôpitaux. Des poches de plasma sanguin sont délibérément lacérées dans des établissements déjà très démunis.

Corollaire d'une atmosphère étouffante, une chape de plomb pèse sur la population qui fait l'objet d'une étroite surveillance. Le système d'écoutes téléphoniques perfectionné par les Libyens - qui bénéficient d'un savoir-faire hérité des Soviétiques - permet de localiser l'origine d'un appel en seulement une à deux minutes. «Les gens n'osent plus rien dire, chacun est persuadé d'être sur écoute», rapporte une source diplomatique.

Même dans la hiérarchie du régime, «chaque responsable est entouré par des gens qui sont chargés, non pas de le protéger, mais de le surveiller», poursuit-on. Cela n'empêche pas «les craquements et zones grises», dit un diplomate. «Des tirs, distincts des bombardements alliés, sont entendus chaque nuit et les affiches progouvernementales arrachées, signe d'une opposition active», indique une journaliste présente sur place jusqu'à ces dernières semaines.

Selon Paris, les défections se poursuivent «lentement mais sûrement»: mardi, plusieurs officiers, dont cinq généraux; la semaine dernière, le gouverneur de la banque centrale et l'ambassadeur à Bruxelles. Dans le même temps, le régime s'efforce de maintenir un semblant de normalité dans Tripoli transformée en ville-Potemkine. «Les commerçants sont obligés sous la contrainte de maintenir leur rideau ouvert et les enfants sont envoyés à l'école même s'ils ne font rien», raconte une source diplomatique.

À Paris, on se dit persuadé que «c'est une affaire de temps et que le sort de Kadhafi est scellé». Mais on ne se hasarde plus à un pronostic en termes de jours où de semaines, comme ce fut naguère le cas. On insiste en revanche sur la nécessité de maintenir la pression tous azimuts. «Les exactions à Tripoli nous montrent que la mission de protection des civils (qui légitimait l'intervention militaire autorisée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité, NDLR) est loin d'être achevée», insiste-t-on au Quai d'Orsay. Après le ralliement de la Russie aux positions occidentales sur la Libye, vendredi dernier au G8 de Deauville, l'extrême maltraitance infligée à la population de Tripoli pourrait encore renforcer le front international contre Kadhafi.

LIRE AUSSI :

» Libye : la médiation sud-africaine tourne court

» Obama et Sarkozy veulent «finir le job» en Libye
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 1 Juin - 12:12

Libye : La France livre des armes aux rebelles ?
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/libye-la-france-livre-des-armes-95087
Dans un petit encart de sa récente parution (25 mai 2011), le Canard Enchainé nous apprend benoitement que la France se livrerait à un trafic d'armes au profit des rebelles libyens.



On ne peut dès lors que constater :

- que cette information n'a été ni contestée ni fait l'objet d'un recours en justice, on peut donc la considèrer comme vraie,
- qu'elle aurait du normalement créer un tollé dans un pays pourtant si sourcilleux de morale, de droits de l'homme, de paix et de valeurs universelles, elle est donc de nature à renvoyer dans les poubelles de l'histoire ce mythe bien français, ce dont on se doutait d'ailleurs depuis fort longtemps,
- que, comme dit l'autre, le silence assourdissant des médias français dès lors qu'il s'agit de cacher les turpitudes des puissants tourne vraiment à la vocation religieuse, mais là non plus ce n'est pas une découverte,
- que ce trafic était commandité au plus haut niveau de l'Etat puisqu'il implique très directement le chef d'état-major particulier du président de la république, ce qui confirme que dans ce pays, gouvernement et maffia se confonde allègrement,
- que, professionalisme gaulois oblige, non seulement il se fait pincer mais il perds des armes en cours de route
- que l'individu directement incriminé, pourtant catholique très intégriste, ne se sent nullement gèné d'armer des terroristes notoires qui, comme on le sait, vouent une admiration sans borne à l'Europe et aux occidentaux,
- que la communauté internationale, pourtant prompte à distribuer des brevets de bonne démocratie et d'exécrable dictature ne s'en émeut nullement, validant par là qu'elle n'existe en fait que dans la propagande de ceux qui prétendent l'incarner, une poignée d'états à l'ultra-libéralisme hystérique mais assez forts pour museler les autres, Chine et Russie comprises,
- que cette action viole très directement le droit international signifiant ainsi que celui-ci serait donc plutôt courbe et, pour le moins, à géométrie variable selon qu'on soit en-deça ou au-delà
- que le commanditaire de cette action ne peut être que celui qui brigue sa propre succession, indiquant par là que si nous avons échappé à Charybde (DSK), c'est pour mieux tomber dans les bras de Sylla
- que l'article en question n'évoque cependant pas de rétrocommissions, ce qui paraît miraculeux pour un gouvernement dont l'addiction à de telles pratiques est plus que notoire,
- que l'humanité a vraiment tout à craindre d'un tel gouvernement dès lors qu'il pousse son candidat à la tête du FMI,
- que finalement, corruption, mensonge, complaisance et connivence sont les quatres mamelles de ce beau pays

…... et honnit soit qui mal y pense ...
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 1 Juin - 19:24

L’intervention de l’Otan en Libye prolongée jusqu’à fin septembre
FRANCE INFO - 11:38
Le plan d’action devait initialement durer jusqu’au 27 juin. Les ambassadeurs des pays de l’Alliance atlantique, réunis à Bruxelles, ont décidé ce matin de repousser la date de trois mois. Une décision qui "envoie un message clair au régime de Mouammar Kadhafi", selon le secrétaire général de l’Otan

Lundi, le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen avait dressé un premier bilan de l’opération en Libye devant l’assemblée parlementaire de l’Alliance atlantique à Varna. Il avait assuré qu’elle "atteignait ses objectifs et empêchait Kadhafi d’atteindre les siens" et déclaré que l’Otan "continuerait à faire pression jusqu’à ce que toutes les attaques et menaces d’attaques contre des civils aient cessé et jusqu’à ce qu’un accès à l’aide humanitaire complet, sûr et sans obstacle soit garanti à tous ceux qui en ont besoin".

La date de fin de mission a donc été repoussée de "90 jours". Et le mode d’intervention pourrait lui être réévalué. Lundi, le commandant des forces de l’Otan à Naples a estimé qu’une intervention au sol pourrait s’imposer. En attendant, l’Alliance a intensifié ses opérations, en multipliant la semaine dernière ses bombardements et en décidant l’envoi d’hélicoptères de combat, pour tenter de faire tomber de régime Kadhafi. Celui-ci s’accroche, malgré les déclarations optimistes de la tête de l’Otan, deux mois après le début de sa campagne de frappes. L’Alliance en avait pris les rênes le 31 mars dernier.
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Re: Libye

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 10:16

Les deux camps accusés de crimes de guerre en Libye
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/02/les-deux-camps-accuses-de-crimes-de-guerre-en-libye_1530755_1496980.html
Une mission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU dit avoir recueilli des preuves de crimes de guerre commis par les forces kadhafistes et les rebelles en Libye. "La commission est parvenue à la conclusion que des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été commis par les forces du gouvernement de Libye", a fait savoir mercredi le Conseil dans un communiqué.

"La commission a reçu moins [d'éléments] qui constitueraient des crimes internationaux par les forces d'opposition." Toutefois, du côté de la rébellion, la commission a dit avoir "trouvé quelques actes qui constituent des crimes de guerre", en particulier des cas de "torture ainsi que d'autres formes de traitements inhumains et dégradants".

Le rapport de la mission d'enquête s'appuie sur des entretiens avec 350 personnes à travers le pays, des milliers de pages de documents et de photos ainsi que des centaines de vidéos. Les experts ont examiné des allégations d'usage excessif de la force, de meurtres extrajudiciaires, de torture, de violences sexuelles, d'attaques contre les civils, d'utilisations d'enfants-soldats, ou encore de restrictions à la liberté d'expression.

L'OTAN POURSUIT SES RAIDS SUR TRIPOLI

"La mission a exprimé ses préoccupations concernant ces violations de la part des deux parties au conflit, en les exhortant à respecter pleinement les droits de l'homme et le droit humanitaire international", a ajouté le forum de Genève, qui réunit 47 pays.

Citant des estimations de Tripoli, de Benghazi et des ONG, la commission estime que les violences ont fait entre "10 000 et 15 000 morts" depuis le début de la révolte mi-février. Outre les morts et les blessés, le conflit a poussé 893 000 personnes, essentiellement des travailleurs migrants, à fuir le pays, selon l'ONU.

L'OTAN a mené tôt jeudi de nouveaux raids sur Tripoli. Six puissantes explosions ont été ressenties vers 0 h 35, suivies par plusieurs autres quelques minutes plus tard dans la capitale, cible de raids intensifs de l'OTAN depuis près d'une dizaine de jours. Pourtant, malgré plus de 9 000 sorties d'avion, dont près de 3 500 avec un objectif de frappe, le conflit semble s'enliser. Selon un décompte du régime de Tripoli, les raids ont fait 718 morts et 4 067 blessés parmi les civils entre le 19 mars et le 26 mai.

ATTENTAT À BENGHAZI

A Benghazi, "capitale" de la rébellion, un attentat à l'explosif a éventré deux voitures sur le parking d'un grand hôtel hébergeant des diplomates, des journalistes et des responsables de l'opposition, sans faire de victime. C'était dans cet hôtel que le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, avait déclaré mardi que le régime de M. Kadhafi était "fini", apportant un plein soutien au Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion.

Le CNT a condamné cet attentat à la bombe, qu'il attribue au régime de Mouammar Kadhafi. Mercredi, Malte a rejoint la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le Qatar, la Gambie et la Jordanie en annonçant qu'il considérait le CNT comme "le seul représentant légitime du peuple libyen". Parallèlement, le régime de Tripoli a continué de s'effriter, avec l'annonce de la défection du ministre du pétrole, Choukri Ghanem, qui a déclaré mercredi à Rome avoir "quitté son pays" pour rejoindre la rébellion et "combattre pour un Etat démocratique", selon l'agence italienne Ansa.
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 7 Juin - 10:50

Des chefs pas si recommandables dirigent l’insurrection libyenne
http://www.tdg.ch/chefs-recommandables-dirigent-insurrection-libyenne-2011-05-20

CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION | Trois figures de l’insurrection ont joué un rôle dans la terrible affaire des infirmières bulgares

«Accepterais-tu de recevoir le Massoud libyen?» Le 4 mars dernier, Bernard-Henri Levy, qui vient de rencontrer dans sa villa le chef politique de la rébellion libyenne, appelle Nicolas Sarkozy pour arranger une rencontre des deux hommes à l’Elysée. Un Massoud libyen, vraiment, ce Mustafa Abdeljalil? Jouant les conseillers du prince, BHL, le voltigeur de la conscience occidentale en temps de guerre, a soudain la mémoire courte et une morale à géométrie variable.

L’ancien ministre de la Justice du colonel Kadhafi a en effet un lourd passé. A Sofia notamment, on n’a pas oublié qui il est. Et pour cause: il présidait la Cour d’appel de Tripoli en charge du dossier des infirmières bulgares. C’est lui qui, à deux reprises (en 2005 et 2006), a prononcé la peine capitale contre cinq infirmières et un médecin palestinien, accusés d’avoir inoculé du sang contaminé par le VIH à 426 enfants, malgré les preuves scientifiques les mettant hors de cause.

Le juge des infirmières

«Dans cette affaire de l’Hôpital de Benghazi, Abdeljalil a servi Kadhafi. Ce dernier a voulu se présenter en sauveur d’une population qu’il a plusieurs fois réprimée en désignant un ennemi étranger», souligne Laszlo Liszkaï, auteur d’un livre sur Kadhafi qui sort cette semaine. En 2007, le «Guide» l’a récompensé de sa fermeté répétée en le nommant ministre de la Justice. Ce musulman pieux, comme l’atteste sa marque au front, dirige au sein du CNT le camp traditionaliste soutenu par les islamistes et les tribus, face aux libéraux, emmenés par l’avocat Abdul Hafiz Ghaga, vice-président du CNT.

Deux autres chefs de la rébellion ont joué un rôle important dans l’affaire des infirmières. Le premier a provoqué un esclandre à Bruxelles entre le premier ministre bulgare et le président français, le mois dernier. «Dans ce conseil libyen, il y a des gens qui ont torturé nos infirmières», s’est insurgé Boïko Borissov face à Nicolas Sarkozy qui a reconnu le CNT, créé le 5 mars à Benghazi comme seul représentant légitime de la Libye. Sans le nommer, le chef du gouvernement bulgare parlait de l’ex-ministre de l’Intérieur de Kadhafi, le général Abdel Fattah Younès al-Abidi, qui a fait défection en février. «En charge de la sécurité intérieure, il a diligenté l’enquête dans l’affaire de l’Hôpital de Benghazi et donné l’ordre d’obtenir des aveux, y compris par la torture», précise Laszlo Liszkaï.

Des islamistes radicaux

Le troisième personnage de ces heures sombres est l’actuel coordinateur militaire de la rébellion, Idris Lega. A l’époque, il avait pris la présidence d’une association des parents d’enfants infectés, montée pour la circonstance, afin d’opposer l’opinion libyenne et la douleur des familles à tous ceux qui émettaient des doutes sur les charges. Un rôle capital dans le casting du procès voulu par le «Guide» pour amadouer les rebelles de Cyrénaïque.

Enfin, des membres du groupe islamique de combat libyen – d’anciens combattants d’Afghanistan qui ont tenté de renverser Kadhafi dans les années 90 – se sont engagés aux côtés de la rébellion, affirment des experts cités par le Washington Post. Ces islamistes radicaux, dont les leaders ont rompu avec Al-Qaida, joueraient un rôle dans les combats. Même s’ils ne représentent pas la totalité des rebelles, comme voudrait le faire croire le colonel Kadhafi.

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Re: Libye

Message  ivo le Mar 7 Juin - 18:56

L’Otan pilonne Tripoli en plein jour
FRANCE INFO - 13:25
Preuve de la pression accrue de l’Otan sur la capitale libyenne depuis quelques jours, son aviation a mené ce matin, en plein jour, un raid intensif aux abords du complexe où demeure le président libyen Mouammar Kadhafi.
L’Otan qui vient de prolonger sa mission de trois mois, jusqu’à la fin septembre, espérant d’ici là terrasser le régime libyen.
L’UE vient aussi de donner son coup de pouce à l’entreprise, en décrétant des sanctions contre les autorités portuaires libyennes.
Actualisé à 15h15 avec les sanctions de l’UE


Des journalistes étrangers, cantonnés dans un même hôtel excentré, filment le panache de fumée qui s'échappe du centre de Tripoli © REUTERS/Ismail Zetouni

Le centre de la capitale libyenne a essuyé depuis ce matin plus d’une vingtaine de bombardements. Un épais nuage de fumée noir s’élevait peu après de ce quartier où l’on compte une caserne de la garde populaire et une autre de la garde républicaine.

Ce secteur est, depuis plusieurs jours, la cible de pilonnages fréquents de la part de bombardiers de l’Otan. Mais ces bombardements en plein jour sont assez rares. Impossible pour l’heure de savoir s’il y a des victimes. Les journalistes occidentaux étaient cantonnés dans un hôtel excentré de la ville. Le complexe présidentiel de Bab al Azizia aurait en tout cas été touché.

Les bombardements s’intensifient sur Tripoli Mireille Lemaresquier (0'54")

L’Otan ne cesse de répéter que son opération entre dans la dernière ligne droite, depuis qu’il a prolongé sa mission de trois mois, la semaine dernière. Sa mission, lancée en mars, devrait désormais durer jusqu’au 27 septembre, au lieu du 27 juin prévu initialement. Malgré ce délai supplémentaire, l’Alliance atlantique réfute tout soupçon d’"enlisement" sur le terrain, et affirme avoir sérieusement entamé "les structures de commandement libyennes". Le patron de l’Otan Anders Fogh Rasmussen d’ailleurs répète à l’envi que la question n’est plus de savoir "si" Kadhafi va quitter le pouvoir, mais "quand".

Pour aller plus avant, l’Otan tâche donc de convaincre ses alliés d’entrer en action, pour augmenter sa force de frappe. Pour le moment, seuls huit pays participent aux bombardements aériens (sur les vingt membres de l’Alliance), plus les Émirats arabes unis.

L’UE enfin s’est joint à la campagne de déstabilisation du régime, en annonçant cet après-midi le gel des avoirs de six autorités portuaires contrôlées par le pouvoir libyen. En raison de "la gravité de la situation dans le pays", explique l’Union dans son communiqué.
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Message  ivo le Mar 7 Juin - 19:51

Obama met en garde Kadhafi, qui se dit prêt à mourir en "martyr"
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/07/obama-met-en-garde-kadhafi-qui-se-dit-pret-a-mourir-en-martyr_1533229_1496980.html

Un soldat se tient sur les décombres d'un immeuble détruit de Bab Al-Azizia, le complexe du colonel Kadhafi, mardi 7 juin, lors d'une visite guidée pour les journalistes, organisée par le régime libyen.AFP/IMED LAMLOUM

Mouammar Kadhafi a juré, mardi 7 juin, de rester à Tripoli, "mort ou vif", dans une interview diffusée en direct par la télévision d'Etat libyenne. "Nous n'avons qu'un seul choix : nous resterons sur notre terre morts ou vifs."

"Nous vaincrons nos ennemis, proclame le dirigeant libyen, qui a appelé ses partisans à se rassembler dans son complexe de Bab Al-Azizia, à Tripoli. Nous ne nous rendrons pas. Nous saluons la mort. Le martyre est un million de fois préférable." "Je suis à proximité des bombardements mais je résiste toujours", poursuit Mouammar Kadhafi, qui appelle "le peuple à résister" et prévient les pays qui participent aux opérations militaires en Libye qu'ils ne pourront "jamais vaincre un peuple armé".



Peu après la diffusion de cet entretien télévisé, le président américain a adressé une mise en garde à Mouammard Kadhafi, en marge d'une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Barack Obama assure que la pression s'intensifiera jusqu'au départ du colonel. "La chancelière et moi-même avons été très clairs. Kadhafi doit quitter le pouvoir et le rendre aux Libyens, et la pression ne fera que s'intensifier jusqu'à ce qu'il le fasse", a déclaré M. Obama.

Tripoli a subi mardi une vague de bombardements d'une ampleur inégalée depuis le début des opérations militaires de l'OTAN dans le pays, fin mars. Une vingtaine de puissantes explosions ont secoué le centre de la capitale, où plusieurs bâtiments ont été touchés au sein de la résidence de Mouammar Kadhafi.

AFFLUX DE RÉFUGIÉS EN TUNISIE

Conséquence des bombardements intensifiés de l'OTAN, les autorités tunisiennes ont constaté un afflux de réfugiés à sa frontière. Selon le minstère de la défense tunisien, 6 850 réfugiés ont franchi la frontière tunisienne entre lundi et mardi matin, parmi lesquels 6 000 Libyens.

Selon un militaire tunisien interrogé lundi au poste-frontière de Ras Al-Jdir, cette soudaine affluence de réfugiés est "due à l'intensification des bombardements de l'OTAN et à l'avancée des rebelles vers Tripoli, qui fait craindre des représailles aux partisans de [Mouammar] Kadhafi". Un policier libyen avait quant à lui expliqué cette affluence par "le début des vacances scolaires en Libye".

D'après le ministère de l'intérieur, plus de 70 000 Libyens ont trouvé refuge en Tunisie depuis le début de la révolte contre le régime du colonel Kadhafi, en février.

Une plainte pour "crimes de guerre" déposée par Aïcha Kadhafi

Aïcha Kadhafi, fille du dirigeant libyen, a porté plainte mardi devant la justice belge pour "crimes de guerre" contre l'OTAN, ont indiqué ses avocats, qui vont par ailleurs tenter de faire annuler le gel des avoirs du régime libyen décidé par l'UE. "La décision de l'OTAN de prendre pour cible une habitation civile à Tripoli constitue un crime de guerre", a déclaré l'avocat français Luc Brossollet, peu après avoir déposé la plainte devant le parquet de Bruxelles et devant le parquet fédéral belge.
La plainte concerne le raid effectué par l'Alliance atlantique le 30 avril dernier au cours duquel, selon Tripoli, le plus jeune fils du colonel Kadhafi, Seif Al-Arab, 29 ans, et trois des petits-enfants du dirigeant libyen, ainsi que des amis et voisins, ont été tués.
La résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU autorise l'OTAB à agir militairement pour protéger les populations libyenne, mais "même en cas de guerre, il ne faut pas s'en prendre aux civils", souligne un autre avocat d'Aïcha Kadhafi, Jean-Charles Tchikaya. "Or, en l'espèce, la cible était une construction civile, habitée par des civils", indique le texte de la plainte.
Techniquement, la plainte a été déposée "contre x", mais elle vise bien l'OTAN, dont le siège est à Bruxelles, ce qui selon les avocats rend compétentes les juridictions belges.


Goldman Sachs et les millions libyens
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/07/goldman-sachs-et-les-millions-libyens_1533022_1496980.html#ens_id=1481986
Les pertes du fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA) dans ses placements auprès de la Société générale ont récemment été évoquées. Sur 1,8 milliard de dollars (1,27 milliard d'euros) confiés à la banque française, plus de la moitié se sont évaporés après avoir été investis par elle dans de très opaques produits financiers dits "structurés". Depuis que le colonel Kadhafi était redevenu fréquentable en Occident, il n'a pas seulement planté sa tente à Paris ou à Rome. Ses enfants et émissaires y étaient reçus avec beaucoup d'égards dans les salons feutrés des grands établissements financiers. Créé en juin 2007 avec environ 40 milliards de dollars en liquidités et propriétés diverses, LIA détenait, avant le début de l'actuelle crise libyenne, environ 70 milliards d'avoirs, dont 53 en actifs financiers.

En Europe, SocGen ne fut pas seule à accueillir la manne du "Guide" de la Grande Jamahiriya populaire et socialiste. Aux Etats-Unis, le fonds libyen s'est principalement tourné vers le meilleur d'entre les meilleurs : Goldman Sachs (GS). De janvier à juin 2008, il lui versa donc 1,3 milliard de dollars. En février 2010, il n'en restait que 25,1 millions. De la somme initialement apportée, 98 % avaient disparu. Certes, on connaît des entreprises - AIG, General Motors, Lehman Brothers, Fannie Mae et Freddie Mac... - dont l'action, durant la crise financière, a chuté dans des proportions similaires. Mais, pour des placements d'un investissement souverain, il doit s'agir d'un record du monde toutes catégories.

Le Wall Street Journal a mené l'enquête. Le fonds libyen commence par offrir à deux douzaines d'importants financiers occidentaux d'y investir 150 millions de dollars. On y retrouve, hormis SocGen et GS, des banques (HSBC, JP Morgan, Lehman...), des fonds d'investissement et des gestionnaires de fortune (Carlyle, Och-Ziff...) et des fonds spéculatifs. La première réunion GS-LIA se tient à Londres, et la City officiera dès lors comme plaque tournante de leur relation. Côté libyen, les interlocuteurs se nomment Mustafa Zarti, numéro deux de LIA et homme-lige de Saïf Al-Islam, l'un des fils du "Guide", ainsi qu'Hatem Al-Gheriani, chef des investissements du fonds. Côté GS : Michael Sherwood, patron de la banque pour l'Europe, est entouré de Driss Ben-Brahim, chef de sa division marchés émergents, et Youssef Kabbai, chef du secteur Afrique du Nord.

L'affaire semble si prometteuse que LIA y investit directement 350 millions de dollars en janvier 2008 avant de monter en puissance : 1,3 milliard de dollars sont répartis entre neuf fonds de titres à haut risque, un panier de devises de pays émergents et six actions prestigieuses, dont Citigroup (dont le cours va s'effondrer), Banco Santander, l'assureur Allianz et EDF. Dès août, cependant, alors que la faillite de la banque Lehman n'a pas encore fait exploser la crise financière, LIA constate que ses avoirs chez Goldman sont largement essorés. M. Zarti était "comme un taureau enragé", assure un témoin anonyme au quotidien américain de la finance. Des discussions menées à Tripoli échouent dans des circonstances si rocambolesques que Goldman doit y envoyer du personnel de sécurité pour rapatrier ses représentants. Dès lors, son PDG, Lloyd Blankfein, et son directeur financier, David Viniar, cherchent à offrir une compensation aux Libyens.

La banque aurait présenté six propositions, toutes rejetées par Tripoli. En mai 2009, elle offre à LIA d'acquérir 5 milliards d'actions préférentielles de GS bénéficiant de très confortables retours sur investissement sur quarante ans pour seulement 3,7 milliards de dollars. Une dernière "offre généreuse", en juin 2010, n'est pas plus acceptée : Tripoli voulait récupérer son dû sans délai, point. Depuis, la guerre civile a éclaté en Libye, et l'administration Obama a imposé un gel des avoirs liés à Kadhafi. Le montant sur le territoire américain porterait sur 37 milliards de dollars, parmi lesquels les misérables millions restant du fonds créé par Goldman Sachs.

Ces pertes abyssales suscitent de multiples questions. D'abord, LIA n'était-il qu'un fonds "public" ou, plus vraisemblablement, surtout un cache-sexe de détournements financiers organisés au profit de la famille Kadhafi et de quelques affidés - leurs interlocuteurs bancaires se gardant bien de s'interroger sur ce sujet ? Ensuite, pourquoi Goldman n'a-t-il pas prévenu à temps de ses pertes un aussi gros client que l'Etat libyen ? Et où est passé l'argent, qui n'a pas été perdu pour tout le monde ? Comme la Générale, GS refuse de s'exprimer. Enfin, pourquoi les dirigeants libyens ont-ils été si lents à prendre conscience de leurs pertes en Europe et aux Etats-Unis et ne sont-ils pas parvenus à y mettre fin ?

Laurence Pope, un ex-diplomate américain excellent connaisseur de la Libye, pense qu'après des années d'embargo, Mouammar Khadafi n'aurait pas bénéficié d'un personnel qualifié comme en disposent les autres grands fonds souverains arabes (Abou Dhabi, Koweït, Qatar) ; des experts qui auraient su l'avertir des risques et comprendre à temps comment Goldman ou la Générale dilapidaient les sommes qui leur avaient été confiées. Peut-être aussi qu'à force de ne faire confiance à personne - son fils, Saïf Al-Islam, décidant seul à LIA -, Kadhafi a laissé ses propres fonds rouler vers l'abîme, au bonheur des banques qui les ont accueillis.
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Message  spike le Jeu 9 Juin - 14:06



Kadhafi a ordonné des viols
Publié le 09-06-11 à 06:43 Modifié à 06:53 31 réactions

Du Viagra a été distribué aux soldats pour les inciter aux viols, affirme la Cour pénale internationale.


Kadhafi à Tripoli le 10 avril 2011. (AFP)

Les enquêteurs ont des preuves que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a ordonné des viols en série, a indiqué mercredi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo.

"Maintenant nous recevons des informations sur le fait que Kadhafi a décidé lui-même de ces viols et c'est nouveau", a dit Luis Moreno-Ocampo aux journalistes. Il a expliqué que, selon certains informations, des centaines de femmes auraient été agressées dans certaines zones de Libye.

Luis Moreno-Ocampo a ajouté qu'il y avait "quelques preuves" sur le fait que les autorités libyennes avaient acheté des stimulants sexuels de type Viagra et les avaient distribué aux soldats dans le cadre d'une politique officielle incitant aux viols.

"Il y a eu une politique de viols en Libye"

"Le viol est une nouvelle forme de répression", a dit le procureur. "Aujourd'hui nous confirmons qu'il y a eu une politique de viols en Libye", a-t-il dit.

Le procureur a indiqué qu'il pourrait requérir un nouveau chef d'accusation contre Kadhafi du fait de ces nouveaux éléments. Luis Moreno-Ocampo attend par ailleurs une décision des juges dans les jours à venir sur sa demande de qualification de crimes contre l'humanité contre le leader libyen.

Le Nouvel Observateur - AFP


Combien de temps encore, la France va t-elle continuer à protéger ce porc!!!
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110609.OBS4795/kadhafi-a-ordonne-des-viols.html
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Re: Libye

Message  spike le Lun 13 Juin - 13:36


Libye : l'insurrection contre Kadhafi s'étend

La rébellion affirme reprendre du terrain à l'Ouest de Tripoli, tandis que Mouammar Kadhafi vient de rejeter une proposition d'exil émise par la Turquie.


L'Otan poursuit ses raids, tout en assurant "protéger les civils". (AFP)

Les foyers d'insurrection se sont multiplié dimanche 12 juin en Libye et les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi poursuivaient leurs assauts contre les rebelles, en particulier dans les montagnes de l'Ouest et à Zawiyah où les combats ont repris après plus de deux mois d'accalmie.

Au sol, les combats ont repris samedi et dimanche dans Zawiyah, ville côtière à 40 km à l'ouest de Tripoli, théâtre en février et mars d'affrontements meurtriers entre insurgés et forces loyalistes, ont indiqué des sources rebelles.

"Les combats continuent depuis hier entre les bataillons de Kadhafi et les rebelles de la ville de Zawiyah, engendrant un grand nombre de blessés", a indiqué une source rebelle. Les forces gouvernementales avaient repris le contrôle de Zawiyah en mars mais les rebelles affirment avoir repris samedi une partie de la ville.

Les forces loyalistes ont coupé la route menant à la frontière tunisienne pour "empêcher l'afflux des réfugiés" de cette agglomération de 250.000 habitants, a-t-on ajouté de même source.

A l'ouest, d'intenses combats autour de Zenten

Toujours à l'ouest, dans les montagnes berbères, au moins sept rebelles sont morts et 49 blessés dans d'intenses combats visant à desserrer l'étau autour de Zenten.

L'insurrection s'est étendue par ailleurs à la ville historique de Ghadames, à quelque 600 km au sud-ouest de Tripoli, selon des sources rebelles.

Mais le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a démenti que les rebelles seraient en train de gagner le terrain par rapport aux forces gouvernementales. Il a cependant reconnu que des affrontements ont eu lieu à l'ouest de Zawiyah, mais a minimisé leur intensité.

L'Otan assure "protéger les civils"

Dans le même temps, l'Otan a annoncé "prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils" dans l'Ouest, alors qu'elle a poursuivi dimanche ses raids sur Tripoli et ses environs.

Des manifestations anti-régime ont touché vendredi et samedi l'un des fiefs de la famille Kadhafi, Sabha, situé à 800 km de Tripoli, selon le Conseil national de transition (CNT, rébellion), précisant que les forces pro-Kadhafi avaient ouvert le feu et tué un manifestant.

Sur le front Est, la rébellion a rapporté des tirs de Grad sur la ligne de front, à 40 km d'Ajdabiya.

"Nous n'avons pas de victimes. Dans deux jours nous serons à Brega", a déclaré l'un des commandants des rebelles pour la zone de Brega, Moussa el-Mograbi.

Les rebelles tentent depuis des semaines de reprendre Brega, cité pétrolière située à 80 km à l'ouest d'Ajdabiya, et verrou stratégique sur la route de Syrte et Tripoli.

Kadhafi rejette la proposition de départ émise par la Turquie

Dans la région de Misrata, ville portuaire rebelle à 200 km à l'est de Tripoli, les forces pro-Kadhafi ont par ailleurs pilonné à nouveau samedi la zone de Dafniyeh.

A Zliten, à une cinquantaine de km à l'ouest de Misrata, les forces loyalistes ont encerclé le quartier populaire d'Azdou et menacé à l'aide de haut-parleurs de violer les femmes et de tuer les hommes si les rebelles ne rendaient pas les armes, a indiqué un porte-parole de la rébellion à Misrata.

Sur le plan diplomatique, le porte-parole du gouvernement libyen a indiqué que le régime rejetait toute discussion au sujet d'un départ du colonel Kadhafi, coupant court à l'offre de la Turquie qui s'était portée garante de son éventuel exil. Selon Moussa Ibrahim, une telle suggestion était "immorale, illégale et n'avait "aucun sens".

D'autre part, les Emirats arabes unis ont reconnu dimanche le Conseil national de transition, comme "l'unique représentant légitime du peuple libyen".

Les Emirats deviennent ainsi le deuxième pays arabe, après le Qatar, et le 12e pays dans le monde à reconnaître le CNT, après la France, le Qatar, le Royaume-Uni, l'Italie, la Gambie, Malte, la Jordanie, le Sénégal et l'Espagne, l'Australie et les Etats-Unis.

Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110613.OBS5018/libye-l-insurrection-contre-kadhafi-s-etend.html
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Re: Libye

Message  spike le Mer 15 Juin - 11:43



En Libye, nouveaux raids sur Tripoli
La rébellion a cependant pris le contrôle pour la première fois d’un village clé dans l’ouest de la Libye après avoir essuyé de grosses pertes dans l’est.

Deux puissantes explosions ont secoué mardi soir le centre de Tripoli épargné pendant trois jours par les bombardements de l’Otan, alors que la rébellion a pris le contrôle d’un village clé dans l’ouest de la Libye après avoir essuyé de grosses pertes dans l’est.

Les détonations ont été entendues vers 23h30 heure locale dans la capitale, selon un journaliste de l’AFP. L’agence officielle libyenne Jana a précisé peu après que les raids de l’Otan avaient visé des «sites civils dans la zone de la cité Al-Fernaj».

Les combats entre les forces de Mouammar Kadhafi et les rebelles ont fait rage ces derniers jours sur la ligne de front entre Ajdabiya et Brega, où 21 rebelles ont été tués lundi.

«Nos hommes ont été piégés. Les soldats de Kadhafi ont fait semblant de se rendre, ils sont arrivés avec un drapeau blanc, puis ils leur ont tiré dessus», a affirmé un commandant des rebelles. Une vingtaine de rebelles blessés ont été hospitalisés à Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi, fief des insurgés dans l’est.

Mais la ligne de front Ajdabiya-Brega «a été calme» mardi, selon ce commandant, joint par téléphone par l’AFP.

Dans l'ouest

(Près de Al-Rayaniya, le 14 juin/ Reuters)

Dans l’ouest du pays en revanche, les rebelles ont réussi à prendre pour la première fois le contrôle du village Al-Rayaniya, selon un journaliste de l’AFP sur place, qui a compté deux morts et une dizaine de blessés parmi les rebelles à l’hôpital local.

Le village Al-Rayaniya est situé sur la route entre les villes de Zenten et Yefren tenues par les insurgés. L’objectif de la rébellion est de faire la jonction entre Zenten et Yefren en prenant le contrôle des villages les séparant et toujours aux mains des pro-Kadhafi.

Plusieurs soldats du régime ont été faits prisonniers, dont beaucoup sont des mercenaires, provenant d’Afrique noire ou d’Algérie voisine. L’un d’eux a affirmé à l’AFP que Tripoli recrutait dans les tribus touaregs, dans le désert.

Entretemps, une dizaine d’obus et de roquettes sont tombés en territoire tunisien lors d’affrontements continus dans le nord-ouest entre pro-Kadhafi et insurgés, près du poste de Dehiba, selon des témoins, provoquant l’ire de Tunis.

Parallèlement, la rébellion a remporté de nouveaux succès diplomatiques avec la reconnaissance par un 14e pays, le Canada, de son organe politique, le Conseil national de transition (CNT), comme «représentant légitime» du peuple libyen, la Tunisie se disant prête à faire de même si le CNT le lui demande.

Interrogations sur l'Otan

Alors que l’Otan poursuit ses frappes aériennes contre les forces pro-Kadhafi, les interrogations fusent sur la capacité de l’Alliance atlantique à disposer de moyens militaires suffisants pour mener à bien sa mission si l’opération doit se prolonger trop longtemps.

Le président de la Chambre des représentants américaine, John Boehner, a ainsi mis en garde le président Barack Obama mardi au sujet d’une éventuelle poursuite des opérations militaires américaine en Libye sans autorisation du Congrès. Le leader républicain souligne que le président se trouvera à partir de dimanche en violation de la «Loi sur les pouvoirs de guerre» qui stipule que, sans autorisation du Congrès, un retrait doit être entamé après 60 jours et entièrement achevé après 90 jours de guerre.

Les députés canadiens ont quant à eux approuvé mardi une prolongation de trois mois des opérations militaires canadiennes au sein de la mission de l’Otan en Libye.

Le Canada est l’un des principaux pays engagés dans les opérations de l’Otan qui mènent des bombardements aériens depuis la fin mars afin de protéger les civils. Cependant, plusieurs responsables politiques occidentaux ont reconnu que l’objectif était désormais d’obtenir la démission du colonel Kadhafi.

Face à l’attitude de défi du dirigeant libyen, au pouvoir depuis plus de 40 ans, Washington tente de l’isoler de plus en plus, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton demandant «à tous les Etats africains (…) d’appeler Kadhafi à quitter le pouvoir» et «d’expulser les diplomates pro-Kadhafi».

Déjà hostile à l’intervention de l’Otan, le président sud-africain Jacob Zuma est monté au créneau en accusant l’Alliance d’outrepasser la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU «pour obtenir un changement de régime, pour des assassinats politiques et pour une occupation militaire étrangère».

Devant le risque d’un conflit prolongé, le commandant suprême allié pour la transformation de l’Otan, le général français Stéphane Abrial, a jugé que «si les opérations durent plus longtemps, la question des ressources deviendra critique».

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates avait déjà jeté un pavé dans la mare en mettant en garde la semaine dernière les alliés sur leur manque d’investissements militaires et de volonté politique, qui pourrait «compromettre» l’efficacité de la mission en Libye.

Le chef de la Royal Navy, l’amiral Mark Stanhope, a averti, quant à lui, que les priorités de la Grande-Bretagne en Libye devraient être repensées si l’opération lancée par l’Otan durait plus de six mois.

Mais la porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, qui a déjà prolongé jusqu’en septembre sa mission en Libye, a voulu dissiper les doutes, en estimant qu’il est «clair» que l’Alliance dispose des moyens nécessaires pour «maintenir la pression» sur le colonel Kadhafi.

Le conflit en Libye a fait depuis le 15 février entre «10.000 et 15.000» morts et obligé près d’un million de personnes à prendre la fuite, selon l’ONU.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012343407-en-libye-nouveaux-raids-sur-tripoli
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Re: Libye

Message  spike le Jeu 16 Juin - 14:32


La rébellion a pris le contrôle de trois villes situées dans l'ouest de la Libye, sur la route de Tripoli, mercredi 15 juin, au moment où un raid de l'Otan au sud de la capitale a fait 12 morts selon le régime.

La télévision d'Etat libyenne a en effet affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées dans un raid aérien de l'Otan contre un bus. Selon elle, le bus a été touché à l'entrée de Kikla, "entraînant le martyre de 12 passagers".

Ces développements militaires surviennent à la veille de la visite à Tripoli de l'émissaire du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, qui rencontrera jeudi 16 juin les chefs du gouvernement et de la diplomatie, près d'une semaine après des entretiens avec la rébellion dans leur fief à Benghazi (est).

Succès sur le terrain et diplomatique

Dans l'Ouest, les rebelles se sont ainsi emparés des bourgades de Zawit al-Bagoul, al-Lawanya et Ghanymma, sur la route menant à Yefren, ville contrôlée par la rébellion à quelque 80 km de Tripoli, selon un correspondant de l'AFP. La veille, ils avaient pris al-Rayayna, à quelques kilomètres de Zawit al-Bagoul.

Depuis trois jours, les insurgés qui contrôlent la ville de Zenten progressent vers Yefren, deux localités au sud-ouest de Tripoli distantes de moins de 30 km. Leur objectif est de faire la jonction entre les deux villes en prenant le contrôle des villages les séparant.

D'après des habitants qui arrivaient de Yefren, l'une des deux routes reliant cette ville à Yefren est sous contrôle des insurgés. Mais cette information n'a pu être vérifiée par le correspondant de l'AFP, qui entendait dans l'après-midi des avions de l'Otan survoler la zone.

Outre les gains militaires, la rébellion a remporté un succès diplomatique avec la reconnaissance par un 15e pays, le Panama, de son organe politique, le Conseil national de transition, comme "représentant légitime" du peuple libyen.

Un million de personnes en fuite

Pour le commandant des opérations de l'Otan, le général Charles Bouchard, la situation militaire dans l'Ouest se développe "très positivement". Il a estimé que la mission de l'Otan pouvait être accomplie sans avoir recours à des troupes au sol.

Quatre mois après le début du soulèvement en Libye qui s'est ensuite transformé en conflit armé, la question de la capacité de l'Alliance atlantique à disposer de moyens militaires suffisants pour mener à bien sa mission si l'opération doit se prolonger trop longtemps commence à se poser.

Le conflit a fait depuis le 15 février plus de 10.000 morts et contraint à la fuite près d'un million de personnes, selon des agences de l'ONU.

Une facture salée pour les Etats-Unis

L'Alliance a pris le 31 mars les rênes de l'intervention internationale, sous mandat de l'ONU, pour protéger la population civile dont le soulèvement a été réprimé dans le sang. Mais, plusieurs responsables politiques occidentaux ont reconnu que l'objectif était désormais de pousser à la porte M. Kadhafi.

Au Canada, l'un des principaux pays engagés dans les opérations de l'Otan, les députés ont approuvé la prolongation de trois mois des opérations militaires canadiennes.

Aux Etats-Unis, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a pour sa part mis en garde le président Barack Obama contre une éventuelle poursuite des opérations américaines en Libye sans l'autorisation du Congrès. Plusieurs élus américains ont déposé une plainte contre la décision de Barack Obama de se passer du feu vert du Congrès.

Les opérations militaires et humanitaires en Libye ont jusqu'ici coûté plus de 715 millions de dollars aux Etats-Unis, selon un rapport envoyé mercredi au Congrès par l'administration Obama. A titre de comparaison, les Etats-Unis dépensent environ 10 milliards de dollars par mois dans leurs opérations militaires en Afghanistan.

Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110616.OBS5239/libye-nouveaux-succes-pour-la-rebellion.html
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Re: Libye

Message  Chabane's rds le Jeu 16 Juin - 17:01

Libye : un avenir incertain , Compte-rendu de mission d'évaluation auprès des belligérants libyens, Paris, Mai 2011. Organisée
à l'initiative du Centre international de recherche et d'études sur le
terrorisme et d'aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du
Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le
soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation
internationale d'experts s'est rendue tour à tour à Tripoli et en
Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril), puis à Benghazi et en Cyrénaïque
(du 19 au 25 avril), afin d'évaluer la situation libyenne en toute
indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux
parties.

http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 20 Juin - 10:20

L’Otan reconnaît avoir commis une bavure en Libye
FRANCE INFO - HIER, 22:47
Le régime de Kadhafi accusait l’Otan d’avoir bombardé la nuit dernière des civils à Tripoli. L’Alliance vient de reconnaître sa bévue. Et l’attribue à une "défaillance du système" - une arme qui n’aurait pas atteint la cible visée, un site de missiles militaires. Le régime parle de neuf morts, dont cinq membres d’une même famille.
L’enquête a été rapide. C’est donc la deuxième bavure en deux jours. Après avoir bombardé par erreur une colonne de rebelles, jeudi dans la région de Bréga, l’Otan a reconnu ce soir avoir bombardé par erreur des civils, la nuit dernière à Tripoli.

Le régime de Kadhafi peut plastronner, lui qui accusait la coalition de bavure... Le porte-parole du gouvernement avait déclaré que neuf personnes, dont cinq membres d’une même famille, avaient été tuées, et 18 autres blessées. Il avait accusé l’Alliance atlantique de commettre des actes “barbares” en visant “délibérément des civils”.

D’ailleurs, le régime a emmené au petit matin des journalistes dans le quartier résidentiel de Soul al Djouma, à Tripoli, où ils ont pu voir des cadavres retirés des décombres d’un immeuble.

Ce soir, l’Otan reconnaît sa bévue. La première dans la capitale libyenne depuis le début des opérations. “L’Otan regrette la perte de vies de civils innocents” , assure le général canadien Charles Bouchard, qui dirige l’opération en Libye.

L’explication donnée est celle-ci : “un site militaire de missiles était la cible prévue de frappes aériennes à Tripoli la nuit dernière. Toutefois, il s’avère qu’une arme n’a pas frappé la cible prévue et qu’il peut y avoir eu une erreur dans le système qui peut avoir causé un certain nombre de victimes civiles”.
.............
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Re: Libye

Message  niouze le Lun 20 Juin - 10:28

bavure , defaillance du systeme .... que nenni : la guerre simplement

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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: Libye

Message  spike le Mar 21 Juin - 17:54



Sauver les migrants fuyant la Libye pour sauver l'Europe

Par DELPHINE PERRIN, chercheure à l’Institut universitaire européen de Florence.


Le 24 juin prochain, le Conseil européen se réunira pour décider des nouvelles orientations de la politique de coopération en Méditerranée. Le vent de démocratie dans la région nord-africaine constitue l’occasion pour l’UE d’interroger sa politique d’immigration et d’asile. Or, dans un contexte européen marqué par les difficultés sociales et un regain populiste, les Etats membres réagissent de manière épidermique et irrationnelle à un éventuel impact sur leur territoire des changements dans leur voisinage. Les mesures envisagées jusqu’ici par les institutions européennes visent à perpétuer, voire renforcer, une politique d’asile fondée sur une externalisation de la solidarité.

Parmi les réponses considérées comme «immédiates» par le Conseil JAI réunissant les ministres de l’Intérieur les 11 et 12 avril, aucune n’engage l’UE sous une autre forme que financière. Insistant sur la distinction à maintenir entre réfugiés et migrants économiques, les Etats membres apportent une réponse unique: le renforcement de la frontière méditerranéenne. Trois jours après le début de l’insurrection en Libye, l’opération Hermès 2011 de Frontex se vit dotée d’un mandat de surveillance étendu dans le temps et dans l’espace, tandis que la Commissaire européenne aux affaires intérieures considérait prématuré d’organiser la solidarité car «aucun immigrant n’[était] encore arrivé de Libye» (Le Monde, 26 février). Les institutions européennes sont également appelées à négocier avec les gouvernements égyptiens et tunisiens actuels leur participation à des patrouilles conjointes en Méditerranée et la facilitation des réadmissions des personnes parties de leurs côtes. L’Italie a par ailleurs conclu un accord en ce sens avec le Conseil national de transition (CNT) libyen le 17 juin.

Saluant la protection offerte aux «personnes déplacées» par l’Egypte, la Tunisie, les ONG et organisations internationales, l’UE suggère de maintenir ces personnes sur la rive Sud. Il est en effet recommandé d’activer et étendre les «programmes de protection régionale» qui, avec l’aide technique et financière accrue de l’UE, permettront de garantir et contenir l’accueil dans l’espace nord-africain. La réinstallation dans l’UE des réfugiés sélectionnés n’est envisagée par le Conseil JAI que pour les réfugiés longue durée (protracted) et la proposition du HCR et du Parlement européen, dans sa résolution du 5 avril, d’activer la «protection temporaire» est tout simplement ignorée. Cet instrument, créé en 2001 pour permettre à l’UE de répondre rapidement et collectivement à des besoins massifs de protection comme ce fut le cas lors de la guerre en ex-Yougoslavie, est à peine envisagé dans la communication du 4 mai de la Commission européenne, dont en dépend l’initiative.

Trois mois après le déclenchement d’une guerre à laquelle participent les pays européens, l’UE n’a encore pris aucun engagement visant à partager le fardeau de ses voisins submergés. Plus encore, la stratégie à long terme envisagée par les institutions européennes prévoit notamment l’extension de la conditionnalité migratoire à la coopération et le renforcement des capacités des pays de la rive Sud à assurer la protection des personnes sur leur territoire.

L'UE doit s'impliquer «territorialement»

Par une telle politique, l’UE ne met pas seulement en danger la vie de milliers de personnes, mais également sa propre survie en tant qu’acteur politique et partenaire principal de l’Afrique du Nord. Il est urgent que l’UE envisage l’avènement de changements réels en Méditerranée et se départisse d’une politique basée sur une asymétrie fondamentale de pouvoir entre les deux rives. A l’heure actuelle, les Etats membres ne semblent pas avoir considéré l’éventualité de l’émergence de régimes réellement démocratiques susceptibles de refuser désormais la mise en œuvre de politiques impopulaires et déséquilibrées. Sans doute doit-on écouter avec attention les signes actuels annonçant une remise en cause des récentes réformes du droit de la mobilité en Tunisie ou au Maroc, ainsi que les attirances de ces mêmes pays pour de nouveaux partenaires, dans le Golfe ou les Amériques, afin de rompre le tropisme européen. A des scenarii moins heureux, tels que le maintien de régimes instables et incapables de contrôler leur territoire ou la poursuite de la guerre en Libye et ainsi la disparition d’un marché du travail considérable, l’UE n’est pas non plus préparée.

Les Etats membres ne pourront faire l’économie d’une véritable réflexion visant à réviser l’esprit et la forme de politiques d’immigration qui, d’inefficaces en termes de sécurité et inadaptées au développement des sociétés, pourraient se révéler de plus en plus préjudiciables aux intérêts européens.

Pour l’heure, l’UE se doit de s’impliquer «territorialement» en Méditerranée et de partager les conséquences des changements à ses frontières. La Commission européenne propose, dans sa communication du 24 mai, de procéder à la réinstallation, dans l’UE, du plus grand nombre possible de personnes en besoin de protection et d’adopter un programme conjoint à cette fin. Cette suggestion paraît bienvenue au regard du nombre de personnes ayant fui la Libye et ne pouvant rentrer dans leur pays ni rester en Tunisie, en Egypte ou au Niger où les tensions sont déjà fortes et constituent une menace pour leur stabilité. Des mesures à plus court terme devraient également être envisagées pour mettre fin à l’hécatombe en Méditerranée et démontrer une solidarité vis-à-vis des voisins nord-africains, tout en restaurant la solidarité intra-européenne.

L’UE pourrait user des instruments dont elle dispose: activer la protection temporaire pour accueillir rapidement les personnes en besoin de protection et les répartir entre les Etats membres ; assurer l’acheminement vers le territoire européen ; intégrer les moyens de Frontex à cette fin ; utiliser le nouveau Bureau européen d’appui en matière d’asile (BEA) pour accompagner les procédures en Europe. Ces événements sont l’occasion pour l’UE de montrer que la mise en place d’un Système d’Asile Européen Commun (SAEC) basé sur les plus hauts standards de protection d’ici 2012 ne s’accompagne pas d’une impossibilité d’atteindre le territoire européen.

L’avenir de l’Europe se joue aujourd’hui dans son voisinage méridional comme il se jouait hier dans son voisinage oriental lorsque l’Union fit le choix de la raison et de la solidarité pour assurer sa stabilité et son avenir.
http://www.liberation.fr/monde/01012344618-sauver-les-migrants-fuyant-la-libye-pour-sauver-l-europe
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Re: Libye

Message  spike le Mer 22 Juin - 15:02



L'Italie demande une suspension des hostilités

Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a réclamé mercredi "une suspension immédiate des hostilités" en Libye afin d'instaurer des couloirs humanitaires pour aider la population, lors d'une intervention devant deux commissions de la Chambre des députés.

"La priorité" est un cessez-le-feu en Libye, mais en attendant, "la suspension des actions armées est fondamentale pour permettre une aide immédiate", a précisé le ministre devant la commission des Affaires étrangères et celle des politiques européennes, à la veille d'un Conseil européen à Bruxelles.

Selon M. Frattini, un arrêt immédiat des hostilités "permettrait d'éviter ce que le CNT (Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion, ndlr) craint, à savoir une consolidation de la partition en deux de la Libye", a-t-il poursuivi.

Il permettrait "surtout l'accès à des localités isolées dans lesquelles la situation humanitaire est dramatique, comme la périphérie de Misrata et Tripoli même".

Se référant aux opérations de l'Otan, M. Frattini a également réclamé "des informations détaillées" et préconisé des "consignes claires et précises", après les erreurs "dramatiques" qui ont conduit à toucher des civils.

"Ce n'est clairement pas la mission de l'Otan", a ajouté le chef de la diplomatie italienne.

L'Alliance a reconnu avoir tué par erreur des civils lors d'une frappe nocturne à Tripoli dimanche, dans laquelle neuf personnes, dont cinq membres d'une même famille, sont mortes.

Le 16 juin, l'Otan avait également frappé accidentellement une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega.

Lundi à Luxembourg, le ministre italien avait déjà déclaré que l'Otan "jouait sa crédibilité" en ne parvenant pas à éviter des pertes civiles.

"Nous ne pouvons pas courir le risque de tuer des civils, c'est quelque chose qui ne va absolument pas", avait-il déclaré en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE.

L'Italie, ancienne puissance coloniale et ex-proche alliée de la Libye, apporte sa contribution aux opérations de l'Otan contre ce pays, en prêtant ses bases aériennes aux appareils de la coalition et en mettant à la disposition de l'alliance ses propres chasseurs ainsi que plusieurs navires.

Cette contribution suscite des critiques en Italie, y compris au sein de la majorité. La Ligue du Nord, allié crucial du gouvernement de Silvio Berlusconi, a réclamé un arrêt des raids italiens. Un "conseil suprême de défense" est prévu le 6 juillet à Rome pour faire le point sur les interventions italiennes à l'étranger, notamment en Libye et en Afghanistan.

M. Frattini avait par ailleurs annoncé la tenue prochaine en Italie d'une "grande assemblée" de tous les chefs de tribu et des représentants de la société civile de Libye. Initialement envisagée à la fin de cette semaine, cette rencontre a été reportée à une date non définie.

(Source AFP)
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