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Libye

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Re: Libye

Message  ivo le Jeu 27 Oct - 20:20

L’ONU sonne l’arrêt définitif de l’intervention militaire en Libye
FRANCE INFO - 17:09
Le 31 octobre 2011, à 23h59 aux pendules libyennes, l’intervention militaire en Libye sera officiellement terminée pour de bon.
Une semaine après la mort de Mouammar Kadhafi, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité une résolution qui met fin au mandat autorisant le recours à la force en Libye, alors que le gouvernement de transition libyen réclamait avec insistance sa prolongation.

À la fin du mois, le ciel libyen sera de nouveau ouvert et les rafales occidentaux disparaîtront du paysage. La résolution adoptée à l’unanimité ce soir à New York, par le Conseil de sécurité de l’ONU, ordonne la fin de l’autorisation de la zone d’exclusion aérienne et de toute action militaire pour protéger les civils à compter du 31 octobre.

Et comme une décision en entraîne une autre : c’est demain à Bruxelles que l’Otan, à son tour, déclarera formellement la fin des frappes aériennes qui duraient depuis sept mois.

La fin des opérations en Libye Explications d’Hervé Toutain (0'41")

Pourtant, le CNT aurait aimé conserver ce filet de sécurité encore un temps dans son pays qui relève à peine la tête. Le Conseil national de transition avait d’ailleurs demandé hier à ce que l’Otan reste en Libye au moins "jusqu’à la fin de l’année". Pour se protéger des éventuels derniers fidèles de Kadhafi qui chercheraient à ébranler la nouvelle nation.

La résolution cependant allège l’embargo international sur les armes et de ce fait permet au CNT de s’armer pour former une police et assurer la sécurité du pays. Elle met fin aussi au gel des avoirs de la Corporation nationale libyenne du pétrole, la Zuetina Oil Company et lève les restrictions qui visaient la Banque centrale de Libye, la Libyan Arab Foreign Bank, la Libyan Investment Authority, et la Libyan Africa Investment Portfolio.
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Re: Libye

Message  ivo le Mer 9 Nov - 11:13

L’OTAN célèbre le « succès » libyen
http://blog.mondediplo.net/2011-11-01-L-OTAN-celebre-le-succes-libyen
Spoiler:
L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ne fait pas peu la fière, alors qu’a pris fin officiellement ce 31 octobre son opération « Unified Protector », en Libye – « l’une des plus réussies dans l’histoire de l’OTAN », a soutenu son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. Une prestation de guerre aérienne et navale assurée en mode « zéro mort », un peu longue mais pas trop chère, menée par quelques nations-leaders, sans le secours trop visible du parrain américain, et sans que l’Alliance n’ait à en endosser la responsabilité politique, puisqu’un mandat de l’ONU – même extorqué – revient à se balader avec le bon dieu sans confession…

L’Alliance, pleine de grâce, se paie même le luxe de renoncer à prolonger sa mission en Libye, malgré la demande formulée par les autorités du Conseil national de transition (CNT) de ce pays, qui souhaitaient une reconduite des veilles aériennes et navales jusqu’à la fin décembre, au cas où des partisans de l’ancien régime tenteraient d’organiser la résistance autour de quelques uns des rares rescapés (comme Saïf Al-Islam, un des fils du défunt Guide, ou Abdallah Al-Senoussi, l’ancien chef des services secrets militaires).

Il est vrai que le Conseil de sécurité de l’ONU venait lui-même, le jeudi 27 octobre, d’adopter à l’unanimité une résolution mettant fin au mandat autorisant le recours à la force pour la « protection des populations » en Libye, initié en mars 2011, et de décider de lever les exclusions, gels et embargos adoptés dans les résolutions 1979 et 1973. Et que la solidité de la coalition, déjà sujette à caution aux diverses étapes de l’offensive, s’annonçait rien moins que solide. Surtout après l’appel du CNT libyen à un retour à l’application de la charia, et au vu des conditions dans lesquelles le tyran honni a été massacré – au grand dam d’une partie des dirigeants et de l’opinion sur le continent africain (voir plus loin).

La joie de M. Rasmussen est sans nuance : « Nous avons entièrement rempli le mandat historique des Nations unies de protéger le peuple de Libye, de faire appliquer une interdiction de vol et un embargo sur les armes », et le peuple libyen peut ainsi « prendre son futur en main fermement et en sécurité ». Le même dirigeant se réjouissait que le conseil de l’Atlantique nord (l’instance dirigeante de l’alliance) « ait été élargi aux représentants des cinq pays non membres – Qatar, Emirats arabes unis, Maroc, Jordanie et Suède – partenaires de l’opération ». Cette pratique de coalitions à géométrie variable lui paraît tout à fait dans l’air du temps. Et, de fait, la zone d’action de l’OTAN comme institution et outil militaire ne cesse de s’étendre : après l’Orient (Afghanistan), voici l’Afrique ! L’atlantisme voit de plus en plus loin…

Noyau dur

L’amiral Giampaolo Di Paola, patron du comité militaire de l’Alliance, de passage à Paris à la mi-octobre (Figaro, 15 octobre 11), avait déjà insisté sur le caractère incontournable du « partenariat » pour l’OTAN : « Aujourd’hui aucune nation ne peut agir seule. La nécessité d’avoir une approche globale des crises implique que les alliances se généralisent ». Il avait également évoqué « la nécessité de disposer, dans un environnement stratégique instable, d’un « noyau dur », capable de fonctionner dans les zones de guerre ».

Selon ce plus haut gradé de l’OTAN, l’opération contre le régime de Kadhafi aura été un « succès militaire » ayant permis d’empêcher le massacre de civils à Benghazi tout en évitant les dégâts collatéraux, mais aussi un « succès politique », notamment quand il s’est agi de mener à bien l’indispensable processus de formation de la coalition à l’échelle diplomatique, puis de la « génération de force » à l’échelon militaire. « Pour agir en Bosnie, il nous a fallu plusieurs années. Pour intervenir au Kosovo, plusieurs mois. En Libye, nous avons mis six jours seulement pour agir. Et nous avons obtenu le soutien de nos partenaires arabes ».

L’amiral Giampaolo Di Paola reconnaît cependant que la guerre a aussi révélé les « limites capacitaires chroniques » de l’Alliance, notamment en matière de renseignement, ainsi que des faiblesses, par exemple dans le ciblage, la désignation des cibles.

« Pour sa partie aérienne et navale, cette guerre a été conduite par l’OTAN, confirme Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de défense : elle est apparue beaucoup plus comme une boite à outils fournissant des moyens de planification, de commandement et de conduite des opérations que comme une instance politique décisionnelle. L’OTAN a joué un rôle plus militaire que politique. Cette réalité devrait inciter à une approche pragmatique des débats sur l’Alliance. Quant à l’Union européenne, elle a été exactement là où il fallait s’attendre qu’elle soit, c’est-à-dire nulle part. »

En revanche, les quelques pays européens les plus engagés dans cette croisade, à commencer par la France et la Grande-Bretagne, n’auraient rien pu faire sans le soutien de Washington : « En Libye, les Américains ont certes encouragé les Européens à en faire davantage. Mais ils demeurent un allié stratégique de premier plan », assure l’amiral Di Paola. Quant au numéro un américain, Barack Obama, il pavoisait dans une allocution dès le samedi 22 octobre, au surlendemain de l’élégante élimination de Kadhafi : « Sans envoyer un seul homme sur le sol libyen, nous avons réalisé nos objectifs. » Et de vanter « l’Alliance la plus forte du monde… la plus démocratique… et pas seulement par la force des armes… », avec, pour la première fois depuis un demi-siècle, le leadership laissé à d’autres pays.

Ligne Clinton

C’est le modèle du « leadership from behind », ou du « winning from behind », qu’analyse Olivier Kempf [1] : « Les Etats-Unis, qui s’étaient déjà investis dans ce qu’ils ont appelé “le grand Moyen-Orient”, avec des succès pour le moins mitigés, ne voulaient pas être à nouveau en première ligne, tant vis-à-vis du monde arabe que pour des raisons de politique intérieure. Mais ils ont voulu cependant s’engager (la ligne Clinton a prévalu sur la ligne Gates, plus isolationniste) ».

Pour ce qui est des Européens, « il s’est agi d’une initiative franco-britannique, plus ou moins suivie par certains (Italiens, Belges, Danois, et aussi les Norvégiens qui sont des alliés non-UE) mais pas par d’autres (Pologne et surtout Allemagne). L’Europe n’a donc pas présenté un front uni. C’est pourquoi on a utilisé dans un deuxième temps le cadre otanien, afin de légitimer les choses ».

Selon Kempf, « la formule adoptée peut alors s’assimiler à une sorte de « Berlin + », les Européens utilisant les moyens de l’OTAN, mais avec une triple différence par rapport au cadre prévu lors des accords en 2003 : - d’une part, il était plutôt à l’initiative des Américains qui demandaient « plus d’Europe » (cf. le discours de Robert Gates le 10 juin 2011) ; - d’autre part, s’il y avait une sorte de direction « européenne », elle demeurait transatlantique (le général commandant l’opération était canadien, et les Américains ont continué de fournir pas mal de moyens, en renseignement ou ravitaillement en vol) ; - enfin ce n’était pas la PESD [Politique européenne de sécurité et de défense, émanation de l’Union européenne] en tant que telle qui agissait, mais certains Européens seulement. »

Si bien que, comme le relève Kempf, l’OTAN en l’espèce ne sort pas affaiblie de l’opération, ce qui est déjà un succès pour une organisation sur laquelle on s’interroge régulièrement depuis la fin de l’affrontement est-ouest. De son côté, Richard Werly, spécialiste des conflits de type « humanitaire » et correspondant à Bruxelles du quotidien suisse Le Temps, compare ce succès de l’OTAN à « son échec en Afghanistan sur tous les fronts : politique (car le gouvernement du président Karzaï est plus faible que jamais), militaire (car, dans le pays pachtoune notamment, les talibans continuent de contrôler les villages et de rendre la justice), social (car la démocratisation n’a pas dépassé Kaboul), et sécuritaire (car l’armée et la police afghanes ne seront pas en état de tenir le pays après le retrait des forces internationales prévu pour 2014)… ». A quoi s’ajoutait cette ambiguïté de départ : une opération lancée (en octobre 2001) pour venger un pays d’un homme (Ben Laden) et du régime qui l’appuyait (taliban) ; et une coalition au sein de laquelle les Européens n’ont jamais vraiment trouvé leur place, compte tenu de l’écrasante supériorité des Etats-Unis.

Guide massacré

Mais en Libye, donc, un succès technique et même politique au sens large, bien que terni par :

l’absence totale de bilan des pertes civiles et ennemies, d’estimation des dégâts matériels, de telle sorte que la « balance » coût-service rendu ne peut toujours pas être effectuée ;
les craintes d’une dissémination au Sahel ou dans la Corne de l’Afrique des armes détenues jusqu’ici par les soldats de Kadhafi, puis par les rebelles ;
l’annonce, lors de la proclamation de la libération du pays, de la restauration de la loi coranique (charia) ;
et surtout, les conditions de la mort de l’ancien numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, à l’issue du siège de son fief tribal de Syrte.

Le Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, le secrétariat général de l’ONU ainsi qu’Amnesty International ont demandé l’ouverture d’une enquête. Le gouvernement américain a appelé le CNT à la « transparence » dans ce dossier, tandis qu’Amnesty évoquait un possible « crime de guerre » et que la Russie s’interrogeait sur la légalité de la frappe de l’OTAN.

Le président Obama, dans son allocution, avait déclaré : « La mort de Mouammar Kadhafi a montré que protéger le peuple libyen et l’aider à se libérer d’un tyran étaient les bonnes choses à faire. » Le numéro un américain avait considéré que « l’OTAN a évité un génocide à la Libye », (s’attirant aussitôt une réplique du vieux Fidel Castro qui, du fond de son hôpital, dénonçait au contraire « une OTAN génocidaire » en Libye).

Pour Eric David, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles [2], « s’il est confirmé que Kadhafi a été abattu froidement comme Oussama Ben Laden, il s’agirait d’une “exécution extrajudiciaire”, donc d’une violation des droits humains les plus élémentaires… En bombardant ce convoi, comme d’autres avant lui, l’OTAN n’a pas respecté le mandat donné par l’ONU. Il s’agit donc d’une violation flagrante du droit international. (…) Sur le plan politique, un procès Kadhafi, au-delà des poursuites engagées par la Cour pénale internationale (CPI) en juin, aurait probablement également permis d’aborder les zones d’ombres de l’éventuelle implication de la Libye dans d’autres affaires, comme les attentats contre le DC-10 d’UTA ou celui de Lockerbie ».

Nouvelles armes

En Afrique, le probable massacre d’un homme qui était craint et moqué, mais avait été un des leaders (et financiers) de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), puis de l’Union africaine (UA), et incarné l’osmose (même factice) entre l’Afrique du Nord et le continent noir, est mal passé, même chez des observateurs à priori très critiques à l’égard de Kadhafi, de ses coups de gueule et rodomontades.

En témoignent quelques réactions de presse au lendemain de l’évènement. Pour SUD-Quotidien, un des journaux les plus influents de Dakar (Sénégal), « c’est l’OTAN qui a assassiné Kadhafi » : « On remarquera que ce crime est intervenu deux jours après la visite de la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Madame Hillary Clinton à Tripoli, au cours de laquelle, elle a dit à propos de Kadhafi : « J’espère qu’il sera bientôt capturé ou tué ». C’est donc un crime d’Etat dont la responsabilité repose sur les épaules de Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron, les principaux chefs de guerre de l’agression impérialiste occidentale contre un régime souverain ».

Même type de réaction outrée dans un journal comme La Nouvelle expression au Cameroun, qui n’est pas plus porté que le précédent au kadhafisme : « La mise en scène, la spectacularisation de l’assassinat du Guide africain n’est rien de moins que la mise en garde au reste du monde des puissances qui dominent : il est interdit d’être différent. Il est interdit d’avoir son rythme du monde. (…) Au-delà des intérêts économiques et des ressources convoitées en Libye, la capture puis l’assassinat de Kadhafi (…) sont de nouvelles armes de guerre. Ils signent le début d’une nouvelle ère dans la géostratégie mondiale à laquelle les Africains doivent être attentifs. (…) On a le droit d’assassiner ici au nom de la démocratie et d’enfermer là-bas parce que l’on veut déloger un tyran. Le terme de dictature est employé pour qualifier les modes de gouvernements des « tyranneaux d’Afrique », tandis que le droit d’ingérence donne la possibilité à l’OTAN de frapper un peuple, d’armer une partie de celui-ci, et d’assassiner sous les yeux de la terre entière un dirigeant gênant qui résiste… pour donner l’exemple ! Belle leçon de démocratie ! »

Furia française

« La France n’aurait jamais obtenu ce rôle principal en Libye si elle n’avait pas réintégré l’OTAN », a fait valoir l’amiral Gianpaolo Di Paola. A Paris, le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, a tiré un bilan bien sûr positif de la campagne alliée en Libye. « Sept mois, c’est court pour ce que nous avons fait mais, évidemment, c’est toujours trop long », a-t-il indiqué, rappelant que la France n’avait pas de troupes au sol et qu’elle a pris soin de ne pas faire de « dommages collatéraux » (ce qui reste encore à prouver).

Il est vrai que, côté français, une forte énergie politico-militaire a été déployée pour apparaître comme leader. Elle se résume dans ces deux actions vantées avec moult cocoricos, et de portée au moins symbolique, à défaut d’avoir été déterminantes sur un plan tactique : le premier chasseur à avoir survolé Benghazi, le 19 mars, quelques heures après le vote de la résolution de l’ONU, était français ; et le dernier à avoir largué une bombe en Libye, celui qui a arrêté à la sortie de Syrte la colonne à bord de laquelle Kadhafi tentait de s’enfuir, l’était également…

On peut relever – une dernière fois – que Paris a fourni le plus grand effort au sein de la coalition, supérieur de 20 % environ à celui des Britanniques, avec de la constance dans les bombardements aériens d’objectifs au sol, ainsi que pour obtenir la destruction des unités de la marine libyenne ; le déploiement du porte-avions et des porte-hélicoptères, une action très offensive des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de terre (ALAT), la participation de commandos en mer et au sol, la distribution d’armes à certaines unités rebelles, etc. – le tout sur un mode interarmées, et sans mort, blessé ou grave dégât côté français.

Les habituelles lacunes ont été constatées : capacités limitées en ravitaillement en vol, faiblesse du renseignement militaire, vieillissement des appareils de transport tactique, et des équipements comme les lasers de désignation de cibles à bord des chasseurs. De manière plus générale, les chefs d’état-major de la marine et de l’armée de l’air ont souligné à quel point leurs forces ont été « au taquet », cette offensive d’assez longue durée (sept mois) ayant malmené les hommes et les matériels, et vidé les stocks.

L’autre aspect pourrait être celui de la déconvenue politique : pour avoir sauté comme des cabris auprès des « révolutionnaires » libyens, enflammés durant sept mois par leurs « Allah Akhbar », les grands et nouveaux redresseurs de torts internationaux que se veulent la France, la Grande-Bretagne et les USA se retrouvent avec un retour de la charia – et peut-être plus grave si affinités ! – et des armes qui vont circuler, vers l’ouest et le sud, notamment au Sahel ; ou vers l’est, en direction de la Corne de l’Afrique, jusqu’à la terrible Somalie…

Notes

[1] « OTAN et Libye », Egeablog.net, 19 octobre 2011.

[2] Tf1news, 21 octobre 2011.
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Re: Libye

Message  ivo le Dim 22 Jan - 9:07

Des manifestants libyens prennent d'assaut le siège du CNT à Benghazi
fr info
Quelque 200 manifestants s'en sont pris aujourd'hui au siège du Conseil national de transition libyen à Benghazi, saccageant les locaux à coups de barres de fer.

Auparavant, des manifestants ont utilisé plusieurs grenades artisanales pour faire exploser les grilles entourant le siège du CNT et frapper aux portes du bâtiment.

Ces violents incidents interviennent à la veille de l'annonce de la loi électorale élaborée par le CNT en prévision de l'élection en juin d'une assemblée constituante et de la composition de la commission électorale.
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Re: Libye

Message  ivo le Dim 22 Jan - 19:07

Des milliers d'étudiants manifestent à Benghazi
fr info
En réponse à l'arrestation de onze de leurs camarades, au moins 4 000 étudiants ont manifesté aujourd'hui à l'université de Benghazi en Libye.

Les arrestations ont eu lieu après l'agression jeudi du vice-président du Conseil national de transition (CNT) Abdelhafidh Ghoga, accusé d'être "opportuniste" et d'avoir fait partie du régime de Kadhafi.Abdelhafidh Ghoza était venu assister à une cérémonie en l'honneur des martyrs de la révolution qui a renversé Mouammar Kadhafi.

Hier près de 1 500 personnes avait manifesté devant le siège du CNT à Benghazi, des grenades artisanales ont été lancées et le bâtiment a été saccagé.


En Libye, la population en colère contre le CNT
fr info
Les autorités libyennes sont de plus en plus contestées. Le vice-président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Abdoul Hafiz Ghoga, a présenté sa démission aujourd'hui. Il y a trois jours, il avait été pris à partie par de jeunes manifestants à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et berceau de l'insurrection anti-Kadhafi l'an dernier.

En Libye, les incidents se multiplient depuis plusieurs jours.
Ils illustrent le mécontentement d'une partie des habitants qui exigent la révocation des personnalités liées à l'ancien régime encore à des postes de responsabilités.
Les manifestants de Benghazi exigent également une totale transparence sur les dépenses publiques, notamment sur la destination des fonds libyens gelés à l'étranger pendant la
guerre civile et dont une partie a été débloquée après la chute de Mouammar Kadhafi.

Abdoul Hafiz Ghoga a annoncé sur Al Djazira sa démission "pour le bien de la nation".
"Malheureusement, le consensus en vue de défendre les intérêts de la nation n'existe plus. Une atmosphère de haine s'est installée (...) Je ne veux pas que cette atmosphère perdure et contrarie les efforts du Conseil national de transition", a-t-il dit.
Des sources politiques ont cependant précisé qu'une délégation avait été envoyée auprès du numéro deux du CNT pour tenter de le faire revenir sur sa décision.

Mustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition demande du temps.
" Il faut que ce gouvernement ait l'argent pour conduire les réformes. Il y a des retards, peut-être, mais nous ne sommes au travail que depuis deux mois. Il faut laisser sa chance au gouvernement, il faut lui donner au moins deux mois."

Moustapha Abdeljalil a aussi précisé qu'il avait rencontré des dirigeants religieux et des manifestants pour discuter de leurs revendications.
Il a ajouté avoir accepté la démission du maire de Benghazi, Saleh el Ghazal, dont le successeur, a-t-il dit, ne sera plus désigné par les autorités mais sera élu.
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 23 Jan - 19:00

Libye : les pro-Kadhafi tiennent toute la ville de Bani Walid
fr info
Trois mois après la "libération" de la Libye, les pro-Kadhafi ont relancé ces dernières heures une attaque contre Bani Walid, à 170 km au sud-ouest de Tripoli.
Les assaillants sont environ 150, appuyés par des armes lourdes, et promettent de "mettre les rats dehors".

Bani Walid a été l'un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi à tomber. Certains de ses habitants sont restés des partisans de l'ancien régime.
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Re: Libye

Message  ivo le Ven 27 Jan - 8:51

Médecins sans frontières quitte la Libye pour protester contre la torture
fr info
Pas question pour l'ONG de servir de supplétif de la torture. Médecins sans frontières quitte la Libye, après avoir averti le nouveau gouvernement, sans succès.

"Des passages à tabac et des chocs électriques"
Reportage d'Etienne Monin

Le directeur général de MSF n'en est pas revenu. "Des patients nous ont été confiés au milieu d'un interrogatoire pour des soins médicaux, dans le but de les remettre sur pied pour de nouveaux interrogatoires", raconte Christopher Stokes. "C'est inacceptable. Notre rôle est de fournir des soins médicaux aux blessés de guerre et aux détenus malades, pas de traiter continûment les mêmes patients entre deux séances de torture."

Ces violences contredisent les promesses de rupture avec l'ancien
régime. "Ni le gouvernement, ni le CNT, ni aucun groupe libyen ne
soutiennent ces actes. Il s'agit d'actes individuels et les
autorités seront très vigilantes à cet égard", précisent les nouvelles autorités de Tripoli, très gênées - elles ne nient pas l'existence de cas de torture.

Amnesty International dénonce des morts sous la torture

"Il ne fait aucun doute que des violations des droits de l'homme sont perpétrées, mais elles sont liées à la mentalité des responsables de ces prisons", minimise un responsable gouvernemental, sous couvert d'anonymat.

Selon MSF, le gouvernement, prévenu, n'a entrepris "aucune action" pour mettre un terme aux abus, se désole Christopher Stokes. "Nous avons par conséquent décidé de suspendre nos activités médicales dans les centres de détention." Amnesty International a annoncé hier détenir des preuves de la mort de "plusieurs détenus dans des circonstances qui suggèrent la torture". "Ils avaient notamment des plaies à la tête, aux membres, au dos et sur d'autres parties du corps", selon l'organisation, qui accuse "des militaires reconnus officiellement ainsi que plusieurs milices armées opérant en dehors de tout cadre légal".

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Re: Libye

Message  ivo le Lun 6 Fév - 10:13

La Libye commence à juger les partisans de Mouammar Kadhafi
http://www.liberation.fr/depeches/01012388000-libye-premier-proces-de-41-partisans-de-kadhafi-a-benghazi
BENGHAZI (Libye) (AFP) - La Libye a commencé dimanche à juger des partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, au moment où des organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent des tortures et mauvais traitements infligés aux prisonniers à travers le pays.

Le premier procès s'est ouvert dimanche devant un tribunal militaire à Benghazi (est) pour juger 41 personnes accusées d'avoir comploté contre la révolution libyenne.

"Nous ouvrons le premier procès en relation avec la révolution du 17 février", date du début officiel de la révolte contre Mouammar Kadhafi en 2011, a déclaré le juge Ali Hamdi à l'ouverture d'une audience publique entourée de mesures de sécurité très strictes.

Les accusés sont poursuivis pour "soutien à l'ancien régime contre la révolution libyenne" et association "dans le but de commettre des actes criminels" et d'aider des détenus à s'évader.

Le procureur général militaire, Youssef al-Assifer a assuré à l'AFP que "toutes les conditions" avaient été réunies "pour que tous les accusés obtiennent justice", affirmant qu'il s'agissait du premier procès de partisans de l'ancien "Guide", renversé fin août et tué en octobre.

La défense, composée d'une quinzaine d'avocats, a contesté la tenue du procès devant un tribunal militaire, la grande majorité des accusés étant des civils. Après délibération, la Cour a reporté le procès au 15 février.

Le tribunal militaire n'est "pas compétent", a insisté Me Hussein Gheniwa, qui défend cinq des accusés, se disant confiant dans le fait que la cour statuera en ce sens et espérant qu'elle le fera lors de la prochaine audience.

Les accusés ont été arrêtés fin juillet à Benghazi, qui était alors la "capitale" de la rébellion dans l'est du pays, après un raid meurtrier mené par les rebelles aujourd'hui au pouvoir contre un groupe de partisans de l'ancien régime. Le raid avait fait 15 morts, dont quatre rebelles.

Des responsables de la sécurité du conseil national de transition (CNT) avaient alors indiqué que plusieurs prisonniers de guerre évadés se trouvaient dans ce groupe armé, qui s'était installé dans une fabrique de plaques d'immatriculation.

Leur hangar abritait sept pick-up armés de mitrailleuses, ainsi qu'une grande quantité d'explosifs que le groupe comptait utiliser dans des attentats à la voiture piégée à Benghazi, selon les mêmes sources.

Le procès s'ouvre au moment où les critiques se multiplient contre les milices formées d'anciens combattants rebelles accusées de torturer des prisonniers, pour la plupart des fidèles à l'ancien pouvoir.

La semaine dernière, Amnesty International et Médecins sans frontières (MSF) ont dénoncé une pratique "généralisée" de la torture, parfois à mort, sur des détenus partisans présumés de l'ancien régime. Les autorités ont assuré qu'elles enquêteraient sur ces affaires.

Les Nations unies ont aussi pointé du doigt les "brigades révolutionnaires" accusées de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. Selon les ONG, la Libye compte environ 8.500 détenus dans une soixantaine de prisons gérées en majorité par les milices.

En septembre, Human Rights Watch avait appelé les autorités libyennes à mettre fin aux arrestations arbitraires et aux mauvais traitements infligés aux prisonniers, et à mettre sur pied un système judiciaire capable de traiter la situation de tous ces détenus.

En novembre, le CNT avait annoncé l'adoption d'une loi sur la justice transitionnelle, mais n'en avait pas révélé le contenu.
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Re: Libye

Message  ivo le Jeu 16 Fév - 9:41

Les milices menacent l'avenir de la Libye, selon Amnesty International
http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/02/16/les-milices-libyennes-menacent-l-avenir-de-la-libye-selon-amnesty-international_1643891_1496980.html
Les espoirs pour une nouvelle Libye sont "mis en péril" par les violations de droits de l'homme commises par des milices d'ex-rebelles en "toute impunité", déplore jeudi 16 février Amnesty International (AI), alors que le pays s'apprête à fêter le premier anniversaire de la révolution.
"Il y a un an, les Libyens ont risqué leur vie pour réclamer justice. Aujourd'hui, leurs espoirs sont mis en péril par des milices armées sans foi ni loi qui foulent aux pieds les droits de l'homme en toute impunité", estime Donatella Rovera, conseillère spéciale d'AI chargée des crises et des conflits.

Mme Rovera présentait le rapport de son organisation sur la Libye intitulé "Les Milices menacent les espoirs pour une nouvelle Libye", publié un an après le début de l'insurrection qui a fait tomber le régime du dictateur Mouammar Kadhafi.

"GRAVES ABUS"

Elle appelle à des enquêtes sur les "graves abus", y compris "des crimes de guerre commis par ces milices contre des partisans présumés de Mouammar Kadhafi, affirmant que des "personnes étaient détenues illégalement et torturées, parfois jusqu'à la mort". "Migrants et réfugiés africains ont également été pris pour cible et des représailles ont été menées, déplaçant de force des communautés entières", selon le rapport, qui cite notamment les habitants de Touarga, au sud de Misrata.

"La plupart des milices en Libye sont hors de contrôle et l'impunité généralisée dont elles jouissent ne fait qu'encourager de nouvelles violences et perpétue l'instabilité et l'insécurité dans le pays", a déclaré Mme Rovera.

En janvier et début février, des délégués d'Amnesty se sont rendus dans onze centres de détention contrôlés par les ex-rebelles dans le centre et l'ouest de la Libye et dans dix d'entre eux, "les détenus ont indiqué qu'ils avaient été torturés ou maltraités sur place", a-t-elle ajouté. "Ces prisonniers ont montré à Amnesty International des blessures résultant de mauvais traitement récents." Plusieurs d'entre eux ont indiqué avoir avoué des crimes de viols ou de meurtre qu'ils n'avaient pas commis, "juste pour mettre fin à la torture", a-t-elle poursuivi. "Au moins douze personnes détenues par les milices ont trouvé la mort depuis septembre, après avoir été torturées. Leurs corps étaient couverts d'ecchymoses, plaies et coupures, et certains avaient les ongles arrachés", ajoute Amnesty.

TORTURES

Des détenus dans Tripoli et aux alentours, Gharyan, Misrata, Syrte et Zawiyah ont raconté à Amnesty International qu'ils avaient été "suspendus dans des positions contorsionnées et battus pendant des heures avec des fouets, des câbles, tuyaux en plastique, des chaînes et bars de fer". "Aucune enquête n'a été réalisée, que ce soit sur de graves violations, telles que les exécutions extrajudiciaires des détenus ou sur les autres crimes de guerre, y compris le meurtre de soixante-cinq personnes dont les corps ont été retrouvés le 23 octobre dans un hôtel de Syrte qui a servi de base pour des combattants venus de Misrata."

"Tous les détenus devraient être immédiatement transférés vers des centres de détention légaux sous le contrôle du Conseil national de transition" au pouvoir, ajoute encore AI.

Au début de février, le ministre de la justice libyen, Ali H'mida Achour, avait affirmé que son ministère allait enquêter sur des cas de torture dans des prisons libyennes, après des accusations d'autres organisations des défense de droits de l'homme, comme Human Rights Watch ou Médecins sans frontières.
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Re: Libye

Message  ivo le Dim 19 Fév - 12:30

les libyens apprennent la socialdémocratie ... ^^


En Libye, le gouvernement cherche à acheter la confiance de la population
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Le Premier ministre libyen, Abdourrahim El Keib, a promis le versement de plus de mille euros à chaque famille libyenne. Il a également annoncé qu’une aide serait allouée à tous les anciens rebelles au chômage ayant combattu contre le régime de Kadhafi.


Le Premier ministre libyen s'adresse à la foule le 17 février, lors de l'anniversaire des premiers soulèvements contre Mouammar Kadhafi. © Reuters Esam Al-Fetori

C’est au lendemain du premier anniversaire du début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi que le Premier ministre a fait ces annonces. Une volonté de faire oublier à la population, qui s’est révoltée, que l'exécutif comprend d’anciens militaires du régime de Kadhafi.

Les proches des rebelles tués ou portés disparus et les étudiants ne sont pas en reste. Ils recevront, une aide mensuelle. Le montant reste à préciser. Le gouvernement se prépare à des élections législatives en juin prochain.


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Re: Libye

Message  ivo le Mer 7 Mar - 9:11

L'est de la Libye déclare son autonomie, Jalil pointe du doigt des pays arabes
http://french.cri.cn/621/2012/03/07/301s272747.htm
Le président du Conseil national de transition (CNT), Mustafa Abdel Jalil, a déclaré mardi que certains pays arabes soutenaient et finançaient la « sédition » de l'est de la Libye, a rapporté la télévision locale.
M. Jalil a tenu ces propos lors d'une conférence de presse à Tripoli après la déclaration de la Cyrénaïque comme région autonome par des dirigeants tribaux et politiques de l'est de la Libye, lors d'une cérémonie dans la ville de Benghazi ce mardi.

La Cyrénaïque, connue sous le nom de Barqah en arabe, s'étend de la ville côtière de Sirte, ville natale de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, à la frontière égyptienne.

Lors de cette cérémonie en présence de 3 000 délégués, les dirigeants tribaux et politiques ont également nommé un conseil pour gérer les affaires de la région, et Ahmed Zubair al-Senussi a été élu à la présidence de ce conseil.

M. Jalil a condamné la création de ce conseil comme « le début d'un complot contre la Libye ».

Les dirigeants tribaux prévoient de nommer Benghazi, berceau des manifestations qui ont conduit à la chute de M. Kadhafi, comme capitale de cette région autonome. D'après leur plan, la région aurait son propre Parlement, ses propres forces de police et de justice, tandis que le pouvoir de décision en matière de politique étrangère serait laissé au gouvernement central à Tripoli.

Cette déclaration d'autonomie a été décidée malgré le rejet véhément du CNT et ses promesses de décentraliser le gouvernement dans tout le pays.

Depuis la fin du règne de M. Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, certains dirigeants régionaux ont appelé à un retour au fédéralisme, qui était le mode de gouvernement de la Libye au milieu du 20ème siècle.

Le CNT s'était auparavant déclaré en faveur d'un système politique décentralisé, mais pas du fédéralisme.

Les changements politiques en Cyrénaïque pourraient avoir un impact immense sur l'influence du CNT car cette région de l'est du pays contrôle la plus grande partie des ressources pétrolières libyennes, et Benghazi abrite la plus importante compagnie pétrolière nationale. 
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Re: Libye

Message  ivo le Sam 10 Mar - 18:20

La Libye abandonnée à son sort
http://www.lepoint.fr/monde/la-libye-abandonnee-a-son-sort-07-03-2012-1438893_24.php
Désertée par les Occidentaux, la Libye sans Kadhafi risque d'être divisée en deux.


La Libye nouvelle est ravagée par les affrontements entre milices armées agissant en toute impunité. © Salahuddien / Sipa

Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l'impasse. L'annonce surprise, mardi, par des chefs de tribus et de milices de l'est du pays, de l'autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l'effet d'une bombe. "La région fait le choix du système fédéral", ont affirmé devant des milliers de personnes près de 300 miliciens et chefs de tribu. Ceux-ci ont désigné un Conseil intérimaire, composé de portefeuilles aussi importants que le Pétrole ou la Défense. À la tête de la nouvelle entité baptisée Cyrénaïque, qui s'étend de la frontière égyptienne à Syrte (centre-nord), a été nommé Ahmed Zoubaïr, cousin de l'ancien roi Idriss al-Sénoussi, renversé par Kadhafi en 1969.

Problème, cette proclamation n'est pas valable. Depuis la chute du dictateur, le pouvoir libyen est exclusivement entre les mains du Conseil national de transition (CNT), dont la mission est d'organiser fin juin l'élection d'une Assemblée constituante. Seule celle-ci pourra ensuite rédiger la nouvelle Constitution, qui définira le statut des régions. Pour l'heure, le CNT demeure fermement opposé à l'autonomie de la Cyrénaïque, qui possède près des trois quarts de la richesse pétrolière du pays. Son président Moustapha Abdel Jalil n'a d'ailleurs pas tardé à signifier son rejet catégorique, menaçant même de recourir à la force pour décourager toute ambition fédérale à l'est.

"Retour 50 ans en arrière"(Premier ministre)

"Nous ne sommes pas préparés à une division de la Libye", a-t-il dit, alors qu'il se trouvait à Misrata (210 km à l'est de Tripoli) pour annoncer la fin de la rédaction de la charte nationale qui, selon lui, servira de modèle à la future Constitution. Le texte jette les bases d'une démocratie parlementaire avec un système administratif décentralisé, et promet en outre une gestion transparente des administrations locales. Il a reçu le soutien de centaines de personnes, qui ont manifesté mercredi contre le fédéralisme dans le sud du pays, notamment dans les villes de Sabha et Koufra, dans le désert, selon des vidéos mises en ligne sur Facebook. Plusieurs autres villes, dont Benghazi (est), ont connu des rassemblements similaires avec des banderoles soulignant l'unité nationale et insistant pour avoir Tripoli comme capitale.

"Nous ne voulons pas retourner 50 ans en arrière", a justifié pour sa part son Premier ministre, Abdel Rahim al-Kib, pour indiquer son refus d'un État fédéral. En effet, jusqu'en 1963, la Libye était divisée en trois régions administratives : la Cyrénaïque (est), la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Marginalisée durant les 42 années de règne sans partage du colonel Kadhafi, la Cyrénaïque a été la première région à se soulever contre le dictateur en février 2011. Or, un an plus tard, sa population a le sentiment d'avoir été laissée pour compte. De retour de Benghazi, Hasni Abidi (1), directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam), relate un "profond sentiment d'injustice".

Révolution déviée

"Les habitants estiment que la révolution a été déviée", explique-t-il. En effet, les principaux ministères régaliens au sein du CNT, celui de l'Intérieur et de la Défense, échappent à la région. Ils ont respectivement été confiés à des responsables militaires de Misrata (est de Tripoli) et de Zintane (ouest), qui ont participé à l'assaut final contre Kadhafi. Et comme un symbole, la révolution achevée, le CNT a déménagé son siège de Benghazi à Tripoli, la ville de Cyrénaïque ne conservant que le titre honorifique de "capitale économique" du pays. "Le projet fédéral demeure dans la tête des combattants de Benghazi depuis l'insurrection de février 2011", explique pour sa part Patrick Haimzadeh (2), diplomate en Libye de 2001 à 2004. "Or il n'a pas été pris en compte par le CNT. Tout se joue à Tripoli, avec l'existence d'un système de commissions à la signature de chaque contrat."

Si la Libye nouvelle ne diffère pas - dans son fonctionnement - de celle de Kadhafi, elle souffre d'un autre fléau : l'abondance d'armes en libre circulation à travers le pays. Confiées aux rebelles organisés en milices pour se débarrasser de Muammar Kadhafi, elles leur servent désormais à asseoir localement leur pouvoir. Officiellement, le CNT s'emploie à embrigader les ex-soldats dans l'armée nationale. Pourtant, dans les faits, les affrontements entre ex-rebelles sont légion.

Milices "hors de contrôle"

Ce constat dramatique a été souligné par Amnesty International qui, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution le 15 février dernier, a déploré "l'impunité généralisée" de la plupart de ces milices, considérées comme "hors de contrôle". "Les miliciens qui ont proclamé l'autonomie s'appuient sur leurs armes", affirme Patrick Haimzadeh, pour qui "il n'est donc pas exclu qu'ils aillent à l'affrontement avec le gouvernement central, en cas de refus". Un risque qu'écarte pour sa part Hasni Habidi. Selon le chercheur, l'annonce surprise de mardi s'inscrit davantage dans le climat de "ferveur politique" qu'il a constaté à Benghazi. "Face à la multiplication des partis, les chefs de tribu veulent eux aussi entrer dans le jeu politique pour faire pression sur le régime. Ainsi, ils espèrent que la question d'un pouvoir fédéral sera prise en compte dans l'élaboration de la nouvelle Constitution."

Dans l'optique du scrutin de juin, les islamistes libyens, déjà très influents au sein du CNT, ont créé samedi le parti Justice et Construction. À sa tête, Mohammed Sawane, ancien prisonnier politique sous Kadhafi, est un des représentants en Libye des Frères musulmans, farouchement opposés à l'autonomie de la Cyrénaïque, qu'ils considèrent comme une première étape avant la scission totale de la région.

Si le candidat Nicolas Sarkozy peut se targuer d'avoir évité le bain de sang que promettait Muammar Kadhafi à Benghazi, il semble bien moins se soucier aujourd'hui du sort d'un pays miné par les intérêts personnels et les rivalités, tant régionales que tribales. "Ce sont les aléas d'une période de transition", explique Hasni Habidi. "S'ils ont le sentiment qu'on les a abandonnés, notamment dans cette période de construction de leurs institutions, les Libyens respirent enfin." "Nicolas Sarkozy s'attendait à une guerre pliée en une semaine, car il ne connaissait pas la société libyenne", affirme de son côté Patrick Haimzadeh. "Or on ne change pas une culture politique en quelques mois. Cette situation va durer au moins dix ans."


(1) Hasni Abidi, auteur de Où va le monde arabe : entre islamistes et militaires" (éditions Encre d'Orient, février 2011)

(2) Patrick Haimzadeh, auteur de Au coeur de la Libye de Kadhafi (éditions JC Lattès)
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 19 Mar - 10:47

LIBYE. L'Otan occulte les victimes civiles de ses frappes
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120319.OBS4045/libye-l-otan-occulte-…

Ali Ali Hamed Gafez devant les ruines de sa maison à Majer (Amnesty international)

Quatre mois après la fin de l'opération, l'organisation ne s'est pas encore souciée des civils tués lors de ses frappes, dénonce Amnesty.

Plus de quatre mois après la fin de l'opération militaire de l'Otan en Libye, aucune enquête n'a été menée par l'Organisation concernant les victimes civiles dues à ses frappes dénonce Amnesty international, lundi 19 mars, dans un rapport intitulé "Libye : les victimes oubliées des frappes de l'Otan".

Amnesty, dont les équipes ont recensé sur place 55 victimes civiles identifiées, dont 16 enfants et 14 femmes tuées dans le cadre de frappes aériennes à Tripoli, Zlitan, Majer, Syrte et Brega, note que nombre de ces pertes sont dues "à des frappes aériennes lancées contre des logements privés, où Amnesty International, pas plus que d'autres, n'a découvert d'éléments prouvant qu'ils étaient utilisés à des fins militaires au moment de l'attaque".

Un bilan d'ailleurs très proche de celui de la Commission internationale d’enquête sur la Libye dans son rapport final rendu au Conseil des droits de l'homme des Nations unies. La commission conclu en effet dans ce dernier que "sur vingt raids de l’Otan examinés, la Commission a recensé cinq raids durant lesquels 60 civils au total avaient été tués et 55 autres blessés".

Pas d'investigations

L'ONG insiste sur le fait que "l'Otan n'a pas mené les investigations nécessaires, ni même tenté d'entrer en contact avec les survivants et les familles des victimes".

"Il est profondément décevant que les victimes qui ont survécu et les familles des personnes tuées par les frappes aériennes de l'OTAN ne sachent toujours pas ce qui s'est passé ni qui était responsable", souligne Donatella Rovera, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International.

Celle-ci, qui a passé de longues semaines en Libye, d'abord à Bengazi lors du pilonnage par les troupes de Kadhafi et par la suite dans d'autres villes du pays, rappelle que "les dirigeants de l'OTAN ont mis en avant à plusieurs reprises leur détermination à protéger les civils" et indique qu'à ce titre "ils ne sauraient aujourd'hui balayer d'un revers de main la mort de nombreux civils en se contentant de vagues déclarations de regret, sans enquêter dûment sur ces funestes événements."

Minimiser les risques

L'Otan, qui agissait en Libye sur la base de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies qui autorisait les Etats membres "à prendre toutes les mesures nécessaires (…) à la protection des civils" en Libye, a semble-t-il "fait de nombreux efforts pour minimiser les risques de dommages sur les civils, notamment grâce à des munitions à guidage de précision et, parfois, en avertissant au préalable les habitants des zones visées", souligne Amnesty international dans son rapport.

Mais les dommages collatéraux sont pourtant là. Et ils ne concernent pas que des biens matériels. Certains bâtiments visés n'étaient autre que des habitations occupées par des familles.

Je ne peux comprendre pourquoi ils ont frappé ma maison. Nous sommes des civils et n'avons rien à voir avec la guerre, la politique et toutes ces choses"

affirme à Amnesty Ali Ali Hamed Gafez dont la maison à Majer a été détruite le 8 août lors d'un raid. "Jusqu'à aujourd'hui ni l'Otan ni le CNT n'ont pris contact avec nous, ni pour s'excuser, ni même pour s'inquiéter pour les victimes" affirme ce père de famille qui a perdu plusieurs membres de ses proches ce jour-là. "Nous avons été oubliés".

Selon les survivants, 34 civils dont huit femmes et huit enfants ont été tués lors de trois attaques séparées ce jour-là.

De vifs regrets

C'est pourquoi Amnesty insiste sur le fait que "les enquêtes doivent déterminer si les pertes en vies humaines au sein de la population civile sont la conséquence de violations du droit international et, le cas échéant, les responsables présumés doivent être déférés à la justice".

Dans sa dernière réponse adressée à Amnesty International le 13 mars, l'OTAN a affirmé qu'il "regrette vivement tous les dommages qui ont pu être induits par ces frappes aériennes", mais "n'a pas reçu de mandat pour mener une action en Libye lorsque l'opération Unified Protector s'est achevée le 31 octobre 2011", et que la "responsabilité première" de conduire des enquêtes revient aux autorités libyennes.

Refus d'assumer les responsabilités

Mais pour Donatella Rovera, "la réponse de l'OTAN équivaut à un refus d'assumer la responsabilité de ses actes. Elle donne aux victimes et à leurs familles le sentiment qu'elles ne sont pas prises en compte et n'ont aucunement accès à la justice."

En outre, Amnesty souligne dans son rapport que "l'OTAN n'a pas pris de mesures afin d'enquêter sur les informations faisant état de victimes parmi la population civile causées par ses frappes dans des zones qui étaient passées sous contrôle du Conseil national syrien avant le 31 octobre 2011, et étaient donc accessibles de manière sûre".

C'est pourquoi Amnesty appelle l'Otan et le Conseil national de transition à "veiller à ce que des enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies soient menées dans les meilleurs délais sur toutes les allégations de graves violations du droit international et à ce que leurs conclusions soient rendues publiques. Lorsqu'il existe suffisamment de preuves recevables, les suspects doivent être poursuivis."

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Re: Libye

Message  ivo le Sam 12 Mai - 9:00

Infirmières bulgares: le deal secret entre Sarkozy et Kadhafi
Une centrale atomique pour Kadhafi contre la libération des infirmières bulgares : des documents confidentiels montrent que c’est le deal conclu en 2007 entre la France et le colonel Kadhafi. Révélations sur un secret que Nicolas Sarkozy protège depuis cinq ans.
>>>>
http://www.lesinrocks.com/2012/04/30/actualite/infirmieres-bulgares-le-deal-secret-entre-sarkozy-et-kadhafi-11254171/
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 22 Mai - 9:34

La société française Amesys visée par une information judiciaire pour complicité d'actes de torture en Libye
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Cette information judiciaire a été ouverte après la plainte déposée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme. Elle accuse cette entreprise française d'ingénierie d'avoir fourni au colonel Kadhafi à partir de 2007 un vaste système d'espionnage des communications dans son pays et d'avoir ainsi contribué à l'élimination des opposants à ce régime autoritaire.

Cette information judiciaire a été confiée à une magistrate du pôle parisien spécialisé dans les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l'humanité.

La satisfaction de Maitre Emmanuel Daoud, l'un des avocats de la FIDH

L'affaire a commencé fin août quand le Wall Street Journal a affirmé qu'Amesys avait équipé fin 2009 le centre de surveillance d'internet de Tripoli avec un système permettant de contrôler les messages pour éventuellement filtrer voire censurer des "paquets" de données. Amesys avait reconnu début septembre avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en précisant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye.
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 22 Mai - 13:24

Mise en cause, Amesys demande à ce que l'affaire soit examinée "au regard du contexte international"
fr info
Une information judiciaire a été ouverte à Paris pour complicité d'actes de torture en Libye visant la société Amesys. Elle est accusée d'avoir vendu à la Libye de Kadhafi du matériel de surveillance des communications qui a permis de surveiller la population libyenne.

Pour comprendre ce que reproche la Fédération internationale de droits de l'Homme à Amesys, il faut revenir à Tripoli après la libération de la ville, au mois d'aout dernier. Des confrères du Wall Street Journal visitent le centre de surveillance des communications de Muhammar Kadhafi. Dans ce batiment abandonné, reste des archives, des documentations et notamment des manuels en anglais d'un système d'interception qui fait la fierté d'Amesys : il permettrait de surveiller, trier, tout ce qui se dit sur le Web ou au téléphone à l'échelle d'une nation. Cette technologie a été vendu à la Libye en 2007 -l'année ou Kadhafi a planté sa tente en France- et livré l'année suivante. Ce que dit la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme ; c'est que les dirigeants de l'entreprise française ne pouvaient ignorer à quel type de régime, ils prêtaient leur concours : une dictature, dénoncée comme telle par une foule de rapports internationaux depuis 3 decénnies. Sauf que -répond Amesys- sauf qu' en 2007 -date de conclusion du contrat- , la Libye, après le réglement de l'affaire de Lockerbie, et dans un contexte de lutte contre Al qaïda, n'était plus au ban de la communauté internationale.

Maitre Philippe Goossens, l'avocat d'Amesys

Et Amesys affirme que toutes les exigences légales et réglementaires pour l'exportation de ce matériel ont été respectées à l'époque.

La société explique aussi qu'on fantasme beaucoup sur le système qui a été vendu à Kadhafi : il n'aurait permis de surveiller que quelques milliers de connexions internet, et pas -comme on l'a beaucoup dit- une population entière...
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 5 Juin - 9:51

Libération revient sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007...
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Et c'est le scénario de la vengeance de Kadhafi qui est reconstitué par Violette Lazard dans Libération. Elle décrit sa rencontre avec un ancien membre du protocole libyen. Il affirme avoir été envoyé en août 2011 à Djerba en Tunisie. A ce moment-là, après six mois d'offensive des rebelles, le régime de Kadhafi paraît condamné. Le colonel aurait alors pris une décision : punir Nicolas Sarkozy en rendant public des preuves que l'argent libyen a financé la campagne de 2007.

C'est là qu'un émissaire est envoyé à un homme d'affaires censé fournir ces fameuses preuves. C'est cet émissaire qui s'est confié à Libération, il décrit comment l'argent du colonel était d'abord envoyé au Tchad, avant d'être expédié en Suisse puis de revenir en France. Quant aux preuves, il n'a jamais pu les ramener à Tripoli, son rendez-vous ayant été compromis par l'avancée des rebelles. Mais il affirme que ces documents existent, sont entre les mains d'un homme d'affaires africain, et pourraient se monnayer autour de 150 000 euros.

Libération estime que ce témoignage est de nature à déclencher de nouvelles investigations de la justice, tout en rappelant qu'aujourd'hui aucune procédure judiciaire n'est ouverte en France directement sur ces soupçons de versements illégaux. Quant à Nicolas Sarkozy il a toujours nié farouchement avoir reçu de l'argent de Kadhafi.
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Re: Libye

Message  ivo le Sam 9 Juin - 19:06

Les élections en Libye vont être reportées
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Une assemblée constituante devait être désignée par les urnes, avant le 19 juin. Les élections seront reportées en juillet, voire au-delà. Officiellement pour des raisons logistiques. Une annonce officielle est prévue demain.

Ce report permettra notamment aux personnes dont la candidature a été rejetée de faire appel.
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Re: Libye

Message  ivo le Dim 10 Juin - 21:36

Les élections en Libye se tiendront le 7 juillet
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En Libye, le premier scrutin national en plus de quarante ans aura lieu le 7 juillet. Selon la déclaration constitutionnelle adoptée par le Conseil national de transition (CNT), au pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les élections devaient avoir lieu avant le 19 juin. Mais le scrutin a été repoussé au 7 juillet, à cause de raisons "techniques et logistiques", a indiqué Nouri al-Abbar le président de la Commission électorale.

Les Libyens vont devoir élire les 200 membres d'une assemblée constituante, qui nommera ensuite un comité d'experts chargés de rédiger un projet de Constitution soumis à référendum.
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Re: Libye

Message  ivo le Sam 22 Sep - 9:32

Libye : les salafistes expulsés de Benghazi par des manifestants
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Des centaines d'habitants de Benghazi se sont rebellés ce vendredi contre les milices armées qui font la loi dans la ville. Et ils ont réussi à déloger le principal groupe extrémiste de son quartier général, une caserne située dans le centre de la ville.


L'incendie cette nuit du quartier général des salafistes de Benghazi © Reuters Asmaa Waguih

Tout a commencé avec la manifestation de dizaines de milliers de Libyens dans les rues de Benghazi contre les milices armées, dix jours après l'attaque du consulat américain.

Puis les manifestants qui avaient déjà délogé une milice installée dans un bâtiment de la sécurité libyenne dans le centre de la ville, se sont dirigés vers la caserne d'Ansar al-Charia provoquant la fuite de ses membres. Cette milice a aussi évacué l'hôpital al-Jala qu'elle contrôlait. Puis ces manifestants se sont dirigés vers le quartier général de la brigade de Raf Allah al-Sahati, un groupe islamiste mais qui serait sous l'autorité du ministère de la Défense. Là des combats à l'arme légère et aux roquettes ont opposé les deux camps durant deux heures, avant que la brigade ne décide elle aussi de quitter les lieux.

"Oui, les Américains, ils vont frapper"

Etienne Monin, grand reporter à France Info, s'était rendu dans cette caserne d'Ansar al-Charia. Dans son reportage diffusé lundi 17 septembre, ces salafistes avaient démenti toute implication dans l'attaque meurtrière du consulat américain. Et ils avaient affirmé qu'ils s'attendaient à une attaque des Etats-Unis: "Oui, les Américains, ils vont frapper".

Les salafistes expulsés de Benghazi par des manifestants, précisions d'Yves Izard
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Re: Libye

Message  ivo le Dim 23 Sep - 9:37

La Libye ordonne la dissolution des milices illégales
http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/09/23/la-libye-ordonne-la-dissolution-des-milices-illegales_1764196_1496980.html?google_editors_picks=true
Au lendemain de la sanglante rébellion des habitants de Benghazi (est du pays) contre des miliciens islamistes, les autorités libyennes ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir décidé de dissoudre toutes les milices et groupes armés ne relevant pas de l'autorité de l'Etat. L'armée a également fixé un ultimatum de 48 heures aux milices et groupes armés pour évacuer les bâtiments publics et les propriétés des membres de l'ancien régime dans la capitale et ses environs.
Les autorités ont décidé également la mise en place d'un "centre opérationnel" à Benghazi, regroupant l'armée, les forces du ministère de l'intérieur et les brigades d'ex-rebelles qui dépendent du ministère de la défense, a déclaré le président du Congrès général national libyen (CGN, Parlement), Mohamed al-Megaryef, qui lisait un communiqué à Benghazi.

Elles ont chargé par ailleurs le chef d'état-major, Youssef al-Mangouch, d'asseoir son autorité sur les brigades qui font partie de l'armée, en plaçant des officiers de l'armée régulière au commandement de ces formations d'ex-rebelles qui avaient combattu le régime de Mouammar Kadhafi. Le nouveau pouvoir n'est pas parvenu à désarmer ces groupes d'ex-rebelles bien que plusieurs d'entre eux aient intégré les ministères de la défense et de l'intérieur.

ASSAUT

Vendredi, des dizaines de milliers de Libyens avaient manifesté pacifiquement contre la présence de milices armées dans la ville, où l'ambassadeur américain en Libye et trois autres Américains avaient été tués, le 11 septembre lors des premières protestations contre le film anti-musulman L'innocence des musulmans.

Des centaines de manifestants avaient ensuite délogé le groupe salafiste d'Ansar al-Charia de la caserne qu'il occupait dans le centre-ville. Pointé du doigt par la population et plusieurs médias, le groupe avait démenti toute implication dans l'attaque du consulat.

Par la suite, des centaines d'entre eux ont pris d'assaut des quartiers généraux et des bases de ces milices, délogeant certaines d'entre elles, au terme de violences ayant fait 11 morts et des dizaines de blessés. Six membres des forces de sécurité figurent parmi les tués. "Vu la nature des blessures, c'est clair que les six personnes ont été exécutées", a indiqué un médecin sous couvert d'anonymat.

Les autorités ont décidé de nommer un juge pour enquêter sur ces violences, a indiqué M. Megaryef. Il a précisé que les décisions annoncées ont été prises à l'issue de plusieurs réunions avec le futur chef du gouvernement, Moustapha Abou Chagour, le chef des services de renseignement, Salem al-Hassi, et le chef d'état-major, Youssef al-Mangouch, ainsi que des membres du conseil local de Benghazi et du CGN.

L'armée a précisé qu'elle ferait "usage de la force" si l'ordre d'évacuer les bâtiments officiels occupés illégalement n'était pas suivi d'effet. Après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, des centaines d'ex-rebelles ont occupé des installations stratégiques militaires et civiles de l'Etat, ainsi que des propriétés des partisans et dirigeants de l'ancien régime.

Après les violences de Benghazi, deux milices islamistes à Derna, à l'est de Benghazi, ont annoncé leur dissolution et décidé d'évacuer les installations publiques qu'elles occupaient à la demande de la population locale, a indiqué l'agence officielle Jana, en précisant qu'il s'agit de la branche locale d'Ansar al-Charia et de la Brigade des martyrs d'Abou Slim.

Lire Benghazi vit sous la coupe des groupes armés
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 1 Oct - 9:07

la blague du jour


Mouammar Kadhafi tué par les services secrets français ?
fr info
Selon des informations du journal italien Corriere della Sera, c'est un homme des services secrets étrangers et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait tué le colonel Mouammar Kadhafi. Le journal emploie le conditionnel et évoque la piste française.


Le 10 décembre 2007, Mouammar Kadhafi est accueilli à l'Elysée par Nicolas Sarkozy © Reuters Jacky Naegelen

Les circonstances exactes de la mort du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011 font l'objet de nouvelles spéculations. Officiellement, des rebelles des brigades révolutionnaires libyennes ont arrêté puis abattu le Raïs d'une balle dans la tête.

Mais le quotidien italien Corriere della Sera évoque un autre scénario et donne du crédit à une théorie : les services secrets français seraient responsables de la mort de l'ancien dirigeant libyen.

Un officiel libyen relance la théorie du complot

Les spéculations du journal italien partent d'une interview, jeudi dernier de Mahmoud Jibril, ancien Premier ministre du gouvernement de transition et président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT). Cet officiel affirme à la chaîne égyptienne Dream TV que "que beaucoup de parties avaient intérêt à ce que Kadhafi se taise à jamais, car il avait plusieurs secrets et avait noué d'étroites relations avec de nombreux régimes occidentaux et arabes."

http://www.youtube.com/watch?v=cXL-Rrl2BBc&feature=player_embedded
L'interview de Mahmoud Jibril à la chaîne égyptienne Dream TV. © some oane

Et un agent diplomatique d'ajouter, sous couvert d'anonymat dans le Corriere, que si effectivement, il y a eu la main d'un homme des services secrets dans la mort de Mouammar Kadhafi, ce serait "presque certainement le Français", ajoutant : "Sarkozy avait toutes les raisons d'essayer de faire taire le colonel et le plus rapidement possible".

Une implication française ?

La responsabilité des services secrets français, évoqué par les diplomates libyens est plausible. Nicolas Sarkozy avait renforcé le soutien à l'OTAN qui soutenait la révolution libyenne. Le 15 avril 2011, six mois avant la mort du dirigeant libyen, Nicolas Sarkozy affirmait dans une tribune commune avec David Cameron et Barack Obama : "Kadhafi doit partir, définitivement".

Enfin, en 2011, Kadhafi avait ouvertement menacé de révéler des informations sur ses relations avec le président français.

En avril 2012, le site Mediapart révélait un document attribué à Moussa Koussa, ex-ministre des Affaires étrangères de la Libye. Il évoque un financement, par le régime de Mouammar Kadhafi, de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, à hauteur de "50 millions d'euros". Une thèse également soutenue par un ancien haut dignitaire libyen.

Des affirmations jugées à l'époque "grotesques" par le candidat qui a porté plainte contre le site internet.

du côté de la presse en ligne, il y aussi de nouvelles révélations sur la mort de Kadhafi...
fr info
Qui a tué l'ancien dictateur libyen ? C'était il y a près d'un an, le 20 octobre 2011. Officiellement, des rebelles l'ont tué après l'avoir repéré dans une canalisation en béton où il s'était réfugié avec des gardes du corps. Le journal italien, le Corriere della Serra, repris sur le site du Parisien et sur slate.fr, donne une autre version qui s'appuie sur des sources diplomatiques à Tripoli.

Il en ressort que le coup de feu mortel qui a touché Kadhafi à la tête a été tiré par un agent secret français infiltré parmi les rebelles. Les mêmes sources diplomatiques estiment que la France avait toutes les raisons de faire taire le colonel le plus vite possible, certains de ses proches menaçant de livrer des informations sur les relations entre Nicolas Sarkozy et Kadhafi, notamment le versement d'une importante somme d'argent pour financer la campagne présidentielle de 2007.

Le quotidien britannique le Telegraph ajoute un épisode supplémentaire : il parle de "l'extraordinaire trahison" d'un des hommes forts du Moyen-Orient par un autre. Selon le Telegraph qui cite un haut responsable libyen, c'est le président syrien Bachar Al-Assad, pour tenter de sauver son propre régime, qui aurait fourni aux services secrets français le numéro de portable de Kadhafi.

Une information décisive pour la suite : c'est grâce à ce numéro que l'Otan a rapidement pu repérer l'ex-dicateur libyen en fuite. Il ne restait plus qu'à lui tendre un piège mortel. Piège français selon le Corriere della Serra.
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Re: Libye

Message  ivo le Lun 22 Oct - 9:38

Libye: combats à Bani Walid, confusion sur des arrestations de membres de l'ancien régime
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121021.AFP2722/libye-combats-a-bani-walid-confusion-sur-des-arrestations-de-membres-de-l-ancien-regime.html
TRIPOLI (AFP) - La confusion régnait en Libye samedi après des déclarations officielles contradictoires sur des arrestations de membres de l'ancien régime, au moment où des combats font des dizaines de morts et de blessés dans l'ouest du pays, un an jour pour jour après la mort de Mouammar Kadhafi.

A l'occasion de ce 1er anniversaire, les autorités ont estimé que le pays n'avait pas été "totalement libéré" du régime Kadhafi, citant notamment Bani Walid, où de nouveaux combats entre des combattants restés fidèles au dirigeant déchu et des anciens rebelles ont fait au moins 26 morts et plus de 200 blessés.

Plus tard, le bureau du Premier ministre a annoncé dans un bref communiqué l'arrestation de Moussa Ibrahim, ex-porte-parole du régime kadhafiste, "par des forces appartenant au gouvernement de transition à un barrage de Tarhouna", ville entre Bani Walid et Tripoli.

L'information a été par la suite relayée par les médias officiels.

Mais en début de soirée, les autorités semblaient se rétracter. Le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa, a ainsi déclaré sur la télévision privée Libya al-Ahrar, que le gouvernement n'avait" rien donné d'officiel jusqu'ici sur l'arrestation de n'importe quel membre de l'ancien régime".

Moussa Ibrahim a lui même démenti l'information dans la soirée, dans un enregistrement sonore dont l'authenticité n'a pu être vérifiée, dans lequel il a aussi rendu hommage à Mouammar Kadhafi, à l'occasion du 1er anniversaire de sa mort après sa capture par les rebelles le 20 octobre 2011 à l'issue d'un conflit armé de huit mois.

"Au sujet des informations sur mon arrestation aujourd'hui, (...) il s'agit d'une tentative pour détourner l'attention sur les crimes commis par les rebelles de l'Otan contre nos gens à Bani Walid", a déclaré M. Ibrahim dans cet enregistrement publié sur internet.

Des rumeurs et des annonces officielles contradictoires ont circulé aussi sur l'arrestation d'autres responsables de l'ancien régime, dont Khamis, le dernier fils de Mouammar Kadhafi, donné pour mort par les siens depuis octobre 2011.

Cette confusion intervient quelques heures après que le président de l'assemblée nationale, Mohamed al-Megaryef, a reconnu que "la libération du pays n'a pas été complètement réalisée dans certaines régions".

26 morts et plus de 200 blessés à Bani Walid

Dans un discours, M. Megaryef a dressé un bilan sombre de la période post-Kadhafi, faisant état notamment de "retard" et de "négligence" dans la formation d'une armée et d'une police et dans le contrôle des armes.

Selon lui, cette situation a permis à "des vestiges de l'ancien régime de s'infiltrer dans les organes de l'Etat et de comploter avec ceux (de l'étranger) contre la révolution et sa direction légitime".

Quelques heures après le discours de M. Megaryef, de nouveaux combats à Bani Walid ont fait au moins 26 morts et plus de 200 blessés, selon un décompte de l'AFP basé sur les bilan des deux hôpitaux de Bani Walid et de la ville voisine et rivale de Misrata.

Durant la semaine, une quinzaine de personnes avaient déjà péri dans des bombardements des ex-rebelles sur Bani Walid.

Pour justifier l'opération militaire lancée contre la ville, M. Megaryef a indiqué que celle-ci était "devenue un abri pour un grand nombre de hors-la-loi hostiles à la révolution et même à des mercenaires".

"Ce n'est pas une guerre d'extermination ou de nettoyage ethnique comme certains le prétendent à tort mais une campagne pour le retour à la légitimité et pour rétablir la sécurité et la stabilité", a-t-il dit.

"Les autorités ont donné le feu vert aux milices pour exterminer les gens dans la ville", a accusé Salem al-Ouaer, chef militaire du plus important groupe armé de Bani Walid, appelant l'ONU et l'Occident à protéger les civils, dénonçant une "situation humanitaire très mauvaise".

Le porte-parole du chef d'état-major Ali Chikhi a fait état d'une avancée de ses forces vers le centre de la ville, ajoutant que "l'armée a assuré des couloirs humanitaires pour permettre aux civils de quitter la ville".

L'ONU a exprimé de son côté des inquiétudes au sujet des affrontements à Bani Walid.

"Dans l'intérêt de la réconciliation nationale et la stabilité à long terme du pays, une médiation est nécessaire d'urgence", a déclaré l'envoyé de l'ONU pour la Libye, Tarek Mitri, dans un communiqué, appelant à la protection des civils.

La menace d'un assaut pesait depuis plusieurs semaines sur Bani Walid après la mort d'un ex-rebelle enlevé et torturé à Misrata, qui a exacerbé les tensions entre Misrata et Bani Walid, cités voisines et rivales historiques ayant choisi des camps opposés lors du conflit.
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Re: Libye

Message  ivo le Mar 19 Fév - 9:46

La Libye s’enlise dans la violence des milices
La Libye s’enlise. Deux ans après la révolution, le pays est aujourd’hui coupé en cinq zones (Misrata, Barqa, Djebel Nefusa et Zouwara, Zentan, la Zone du Sud avec les Toubous).
Les milices constituées par des éléments tribaux disposent chacune de leur propre armée dans les quatre premières zones. A cela il faut ajouter de nombreux conflits tribaux. Ainsi que des populations en déshérence.
Que veulent ces milices ? Si dès la fin de la révolte, les « Thowars » ont revendiqué la paternité de la révolution, aujourd’hui, elles entendent assurer leur mainmise sur les villes, les quartiers et les édifices publics conquis par la force des armes.
>>>
http://www.rue89.com/2013/02/17/la-libye-senlise-dans-la-violence-des-milices-239705
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