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Message  spike le Sam 16 Avr - 16:17



La mutinerie s'étend au Burkina Faso
Une nouvelle caserne militaire s'est joint à la révolte. Des militaires se sont livrés à des pillages la nuit dernière.

Des soldats de trois casernes de Ouagadougou sont descendus dans les rues dans la nuit de vendredi à samedi et tiré en l’air et se sont livrés à des pillages dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques au 3e jour de leur mutinerie. Des tirs ont été entendus jusqu’à 4 heures (6 heures en France) dans plusieurs endroits de la capitale. La mutinerie, entamée jeudi, s’est étendue à une nouvelle garnison, celle de Kambo-Nsin, à 5 km du centre-ville, après les camps Guillaume-Ouédraogo et Sangoulé-Lamizana, dans la capitale.

Des militaires ont pillé des magasins d’électro-ménager et des bijouteries dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques, selon des témoins. Des badauds se sont joints à ces pillages, selon les mêmes sources.

Conséquence: des commerçants du principal marché de Ouagadougou, furieux des pillages qui sévissent depuis trois jours, ont incendié samedi le siège du parti au pouvoir dans la capitale. Ils étaient des centaines à attaquer le siège du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir), sur la principale artère de Ouagadougou, l’avenue Kwame Nkrumah, dans le quartier des affaires de la capitale, avant d’y mettre le feu. Les banques, habituellement ouvertes ce jour de la semaine, sont restées fermées.

Mutinerie de la garde présidentielle

Le chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré doit résister depuis février à des mouvements de colère multiples, dont ceux de soldats. Cette récente mutinerie a entraîné la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo, et le limogeage du chef d’état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.

Le mouvement de révolte a débuté jeudi soir dans deux casernes de la capitale, dont l’une dans l’enceinte de la résidence à Ouagadougou de Compaoré.
Le président a dû se rendre pendant quelques heures à Ziniaré, sa ville d’origine, à une trentaine de kilomètres au nord, avant de revenir en son palais vendredi matin.

«On revendique beaucoup de choses», a affirmé à l’AFP un des mutins, citant «les primes de logement» et alimentaire. «Depuis ce matin, ils ont leur argent, tout le monde l’a eu», a affirmé un officier de la garde, sans préciser le montant et le nombre de soldats en ayant bénéficié.

Cette grogne survient après des mouvements, fin mars, de militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l’emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de moeurs et de viols. Ils s’étaient emparés d’armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes, dont Ouagadougou, avaient déjà tiré en l’air dans les rues, pillé des boutiques et libéré certains de leurs camarades emprisonnés. Le président Compaoré avait alors rencontré toutes les composantes de son armée à l’issue des rencontres, annoncé la «fin de la crise».

Des mouvements de jeunes

Avant les protestations des militaires, son régime avaient été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d’un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d’une manifestation. Cette mort a provoqué d’autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs.

Puis, il y a une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays contre le régime de Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987.

La contestation à laquelle fait face Blaise Compaoré survient au moment où celui auquel il a toujours accordé son soutien, l’Ivoirien Alassane Ouattara, vient d’accéder au pouvoir à Abidjan après l’arrestation de leur ancien ennemi commun, Laurent Gbagbo. Devenu un temps médiateur dans la crise en Côte d’Ivoire où vivent au moins trois millions de Burkinabè, Compaoré y a pris une part importante en soutenant dès 2002 la rébellion à Laurent Gbagbo, alliée à Alassane Ouattara.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012332168-la-mutinerie-s-etend-au-burkina-faso
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Re: Burkina Faso >>>

Message  spike le Lun 18 Avr - 19:56



Burkina Faso: la contestation prend de l'ampleur
La mouvement de mutinerie de soldats s'est étendu à une quatrième ville, Kaya, et une violente manifestation de jeunes a dégénéré à Koudougou.

Après la capitale, Ouagadougou, Pô et Tenkodogo, au tour de la ville de Kaya... et une violente manifestation à Koudougou. Le mouvement de soldats mutins qui touche le Burkina Faso depuis jeudi, s’est étendu à une quatrième ville du nord du pays, dans la nuit de dimanche à lundi, d’après des témoins interrogés par l’AFP.

A Koudougou, une manifestation d’étudiants, a dégénéré: les jeunes ont incendié le siège du Congrès pour la démocratie et le développement (CDP), le parti au pouvoir, une résidence de l’ex-Premier ministre, Tertius Zongo, limogé vendredi, ainsi que le domicile du proviseur du principal lycée de la ville.

Koudougou est la ville d’où est partie la contestation au Burkina Faso, après la mort d’un élève, Justin Zongo, le 20 février lors d’une manifestation. Ses proches avaient accusé la police d’être à l’origine de sa mort, les autorités affirmant, elles, qu’il était mort d’une méningite.

«Nous voulons contraindre le pouvoir (...) à se pencher sur nos préoccupations» et à établir «la vérité et la justice pour Justin Zongo et pour toutes les victimes de la répression», indique une déclaration des élèves et des étudiants transmise lundi à l’AFP.

Mutinerie à Kaya

Cette manifestation violente est survenue quelques heures après une nouvelle mutinerie à Kaya, ville située à une centaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou, où des soldats et des gendarmes sont descendus pendant plusieurs heures dans les rues où ils ont tiré en l’air jusqu’à 6 heures, ce matin.

Pour la première fois, des gendarmes participaient à la mutinerie, depuis le début du mouvement, jeudi soir. Ils ont incendié le domicile du chef du corps du régiment de commandement d’appui et de soutien (CAS) et saccagé celui du commandant de la première région militaire, celle de Kaya, ont affirmé des habitants de la ville interrogés par téléphone depuis Ouagadougou.

Dans la capitale, qui depuis jeudi soir avait des allures de ville morte, la vie reprenait son cours normal lundi matin, selon un journaliste de l’AFP, la plupart des banques et des services publics ayant rouvert leurs portes. Le gouvernement a ordonné la réouverture des stations-services dont la fermeture avait provoqué des problèmes d’approvisionnement en carburant.

Sur le marché central, théâtre samedi de violences provoquées par des commerçants excédés par l’action des militaires qui avaient pillé et saccagé de nombreuses boutiques, les mêmes commerçants étaient présents mais n’avaient pas ouvert leurs étals.

Les villes de Pô (sud) et Tenkodogo (est), où des soldats mutins étaient également sortis dans les rues pendant le week-end, tirant en l’air et commettant des pillages, avaient également retrouvé leur calme lundi matin.

Au moins 43 personnes ont été blessées par balle depuis jeudi à Ouagadougou et deux à Pô, selon des sources hospitalières. Des cas de viols ont également été signalés.

Le mouvement de contestation était parti jeudi soir de la propre garde présidentielle du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, puis s’est, les jours suivants, étendu à d’autres garnisons de la capitale, et des trois autres villes. Pour tenter de contenir cette révolte, Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987, a dissous son gouvernement et nommé de nouveaux responsables des forces armées.

Le pouvoir est confronté depuis février à plusieurs mouvements de contestation des jeunes, des magistrats, des commerçants et des soldats. Après la mort de Justin Zongo, au moins six autres personnes ont été tuées lors de manifestations violentes.

Le 8 avril, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté pacifiquement dans plusieurs villes du pays contre le régime Compaoré, dénonçant également des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Blaise Compaoré a été réélu quatre fois avec plus de 80% des voix depuis son arrivée au pouvoir en 1987 par un coup d’Etat. Son mandat en cours, entamé en novembre 2010, doit théoriquement s’achever en 2015.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012332408-burkina-faso-la-mutinerie-s-etend-a-une-quatrieme-ville
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Message  spike le Jeu 28 Avr - 17:53


Burkina Faso: une mutinerie de policiers s'étend à plusieurs villes


Une mutinerie de policiers qui a éclaté mercredi soir à Ouagadougou, s’est étendue jeudi à plusieurs villes du Burkina Faso dont Bobo-Dioulasso (ouest), après des mutineries dans l’armée les semaines précédentes, a appris l’AFP auprès de témoins et des services de sécurité.

Des tirs en l’air avaient repris jeudi matin au camp des CRS (Compagnies républicaines de sécurité, police) de Ouagadougou et se sont étendus au commissariat central de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP. Les policiers qui tiraient depuis l’intérieur du commissariat dans le centre-ville, avaient également érigé des barricades tout autour, selon le journaliste.

Des tirs de policiers ont également été entendus mercredi soir et jeudi matin à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, ont rapporté des témoins interrogés par téléphone.

Des tirs continuaient également jeudi matin à Fada N’Gourma (est), après ceux survenus dans cette ville mercredi soir. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des policiers ont aussi tiré dans les villes de Dédougou (ouest) et Manga (sud) et à Pô (sud).

C’est la première fois que des policiers se mutinent au Burkina Faso. Des mutineries de militaires dont ceux de la propre garde du président Blaise Compaoré, ont eu lieu ces dernières semaines à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes.

Les policiers, tout comme les soldats dont les revendications ont été satisfaites, réclament de meilleures conditions financières, selon des sources des services de sécurité. La mutinerie de policiers a lieu après une nouvelle manifestation violente de commerçants et de jeunes mercredi à Koudougou, ville du centre du Burkina Faso d’où était partie le 22 février la vague de contestation populaire qui secoue le pays, après la mort d’un jeune dans une manifestation.

Les manifestations de colère contre la vie chère et le régime de Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987, proviennent de la quasi-totalité des couches de la population: militaires, jeunes, élèves et étudiants, magistrats, commerçants, personnels de santé, producteurs de coton et maintenant policiers.

Bilan de ces manifestations, au moins six morts (dont quatre étudiants), des blessés, d’innombrables pillages commis par les soldats mutins et des dégâts matériels considérables.

Pour tenter de contrer le mécontentement populaire grandissant, M. Compaoré, militaire arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, a limogé les principaux chefs de l’armée et nommé il y a une semaine un nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. Ce dernier a formé un gouvernement composé de proches et de fidèles du président qui s’est attribué le ministère de la Défense.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012334279-burkina-faso-une-mutinerie-de-policiers-s-etend-a-plusieurs-villes
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Re: Burkina Faso >>>

Message  niouze le Dim 8 Mai - 12:32

la revolte oublié (en attendant la mises en ligne de l'excellent article de cqfd)
Selon radios et télés,

inquiètes de la situation dans un pays, plaque tournante

de la Françafrique...



Des centaines de manifestants en colère ont saccagé et incendié samedi le siège du parti au pouvoir (CDPP) au Burkina Faso en représailles aux dégâts causés la veille par le soulèvement de militaires.

Selon un journaliste de Reuters, d'autres édifices publics, dont le bâtiment de l'Assemblée nationale, la mairie de Ouagadougou et le ministère du Commerce, ont été mis à sac.

Des bus et des véhicules garés dans les parkings attenants à ces bâtiments ont été incendiés par les commerçants.



"Nous sommes en colère contre les soldats qui ont pillé nos boutiques ainsi que contre le gouvernement qui ne fait rien pour faire cesser ces pillages", a déclaré Abdoulaye, qui a refusé de donner son identité complète.

"Il y a parmi nous des gens qui ont tout perdu (...) et qui ne savent même pas s'ils seront indemnisés. Nous sommes fatigués", a ajouté ce distributeur de téléphones portables en utilisant une expression ouest-africaine signifiant une grande lassitude.



Vendredi, le président Blaise Compaoré a dissous le gouvernement et limogé le chef d'état-major de l'armée et le commandant de la garde présidentielle à la suite d'une mutinerie touchant le régiment de sécurité présidentielle.



Ces décisions font suite à la plus sérieuse manifestation de la colère qui secoue l'armée burkinabée depuis un mois.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des soldats du régiment de sécurité présidentielle ont fait usage de leurs armes aux abords du palais présidentiel.

Selon un responsable militaire, ces jeunes soldats protestaient contre le non-versement de leur solde.

La même source a rapporté que des soldats venus de trois autres casernes avaient rejoint les protestataires et attaqué les lieux de résidence de chefs militaires responsables de la sécurité du président.



Avant le retour au calme, vendredi en début d'après-midi, les tirs ont continué dans certains quartiers de Ouagadougou, tandis que des soldats pillaient des magasins et réquisitionnaient des voitures.

Blaise Compaoré, un ancien capitaine de para-commandos porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, responsable du meurtre du président progressiste, Thomas Sankara, fait face depuis le mois de mars à des soulèvements de membres de l'armée, qui protestent, entre autres, contre la condamnation à des peines de prison de cinq des leurs, jugés coupables d'agression sur un civil.



Plusieurs casernes du Burkina Faso ont été secouées par des mutineries depuis le mois dernier, occasionnant des morts. Selon plusieurs sources au sein de l'armée, le président Compaoré a entrepris ces derniers jours une série de concertations pour tenter de faire baisser la tension.



Pour Lydie Boka, analyste chez Strategico, "une mutinerie est à craindre. Ces dernières semaines, les étudiants, la population d'une manière générale et l'opposition sont descendus dans les rues pour manifester contre le régime", rappelle-t-elle.



Pays de 15 millions d'habitants enclavé dans l'Afrique de l'Ouest, au Burkina Faso les autorités ont fait fermer les universités en mars à la suite de violentes manifestations étudiantes.



Commentaire de "canempechepasnicolas" :



Alors que nos médias frétillent d'aise à l'occasion des manifestations en Syrie, prenant fait et cause pour les opposants au régime du président Assad, ces mêmes médias considèrent que "les nouvelles sont mauvaises au Burkina Faso" du fait des explosions de la colère populaire des burkinabés, car ceux-ci menacent un président putchiste, l'homme des colonialistes français, Blaise Compaoré.:



Aussi nous vous proposons

l'analyse suivante de Solidarité et Progrès

sur la situation au Burkina Faso :


Burkina Faso :
le spectre de Thomas Sankara
revient hanter la présidence

16 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – La grève de masse s’étend à l’Afrique subsaharienne avec le soulèvement du peuple burkinabé contre son président Blaise Compaoré. Depuis plusieurs jours, le mouvement s’est étendu à l’armée puisque dans de nombreuses villes, des soldats se sont joints aux cortèges contre la hausse des prix alimentaires, alors que la jeunesse est en révolte depuis la mort d’un étudiant lors d’une arrestation en février. Compaoré était arrivé au pouvoir en octobre 1987 avec le soutien de la France de Mitterrand et Chirac, après avoir fait assassiner son ami et camarade révolutionnaire Thomas Sankara, alors que celui-ci tentait d’organiser un Front uni des pays africains contre la dette étrangère.



C’est l’accumulation de 25 années d’injustice qui est la cause de la révolte, comme l’a confié à RFI Ali Sanou, Secrétaire général du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples : « Il y a beaucoup de crimes de sang et de crimes économiques qui sont restés impunis. Nous sommes dans un contexte de vie chère marqué par la paupérisation de plus en plus accrue d’une bonne partie de la population de notre pays ». Il ne manquait plus qu’un déclencheur.

A Koudougou, foyer de la résistance, les manifestants défilent avec des pancartes « La Tunisie est à Ouagadougou » et « Le Burkina va avoir son Egypte ».



Face à la colère qui gronde et la défection de ses troupes, jusqu’au sein même de sa garde présidentielle, Compaoré a été contraint de dissoudre son gouvernement. Aujourd’hui, l’avenir du Burkina Faso est incertain, mais pas plus qu’hier. Dès son arrivée au pouvoir, toutes les politiques lancées par Sankara – moratoire sur la dette, protectionnisme, émancipation des femmes, transfert technologique, lutte contre la corruption, etc. – ont été stoppées et le pays est rentré dans le rang néo-colonial.



Mais comme l’a dit Thomas Sankara dans son discours d’Addis Abeba contre la dette du 29 juillet 1987, s’en prenant aux prédateurs financiers : « Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe ».

A l’heure où le FMI saigne les peuples grecs, irlandais et portugais, et où les spéculateurs ont été renfloués des deux côtés de l’Atlantique par les banques centrales et les gouvernements, son appel à libérer les pays africains du joug monétaire international est de portée universelle : « la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue. »

Aujourd’hui, la « bombe de la dette » est mondiale et bien plus explosive qu’alors. Le soulèvement des peuples à travers le monde doit mener à la mise en liquidation de toutes les dettes illégitimes – publiques comme privées – issues des paris financiers ; c’est le prix à payer pour que la vie continue…

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-revoltes-au-burkina-faso-71875919.html

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Re: Burkina Faso >>>

Message  ivo le Mar 17 Mai - 11:19

Après la Côte-d’Ivoire, le Burkina ?
http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/11/apres-la-cote-d-ivoire-le-burkina
Emeutes étudiantes, vagues de mutineries, manifestations, saccages et pillages... le Burkina est dans la tourmente. L'éditorialiste de L'Indépendant met en garde.

Les ingrédients sont rassemblés et les prémices sont déjà visibles. Un Burkina dans un chaos total, à l'image de celui de la Côte d'Ivoire, nous guette. Les courtisans du régime ont endormi la vigilance de leurs maîtres, nécessaire à l'établissement d'un climat de vraie paix. Que n'a-t-on entendu ? "Le Burkina n'est pas à comparer avec tel ou tel pays", "les troubles qui surviennent dans les autres pays ne peuvent pas arriver au Burkina" ou encore "nous sommes un pays de paix". Pourtant, les récents évènements nous révèlent que nous vivons dans une précarité, qui ne pourra pas s'accommoder plus longtemps de semblants de solutions apportées à la sauvette. La paix n'est jamais totalement acquise. Elle se construit au jour le jour et il faut savoir distinguer la vraie paix de celle que le Pr Joseph Ki-Zerbo a appelé "a paix de cimetière". Presque à chaque saison, des conflits entrainant des morts d'hommes avec actes de représailles sont signalés entre agriculteurs et éleveurs au sujet de la gestion de l'espace. Presque à chaque fois on parvient à imposer le calme grâce à l'intervention, à coups de matraques, des CRS sans pour autant résoudre véritablement le problème. En ville comme en campagne, la question de la propriété terrienne ou de la gestion des parcelles d'habitation suscite toujours des troubles. Le règlement de ces problèmes, très souvent à la césarienne, divise des habitants d'une même localité et crée des tensions qui couvent dangereusement. Il n'est plus rare d'entendre que pour la désignation d'un leader religieux ou bien pour la construction d'un lieu de culte, des protagonistes se sont affrontés jusqu'à la mort. Toutes ces tensions demeurent sans solutions définitives et restent des bombes à retardement.

Sur le lit de l'injustice, des tâtonnements face aux problèmes sérieux, de la corruption, de l'impunité et de l'absence de recours fiables pour la plupart des citoyens, se sont développés un sentiment de frustration et un désir de se faire justice à soi-même. Nous en sommes presque à la rupture du contrat social. Le sentiment de rejet de l'autre existe déjà dans beaucoup d'esprits. Un danger réel guette le Burkina à l'image de ce que d'autres pays ont connu. Dans ce Burkina de "paix", certaines personnes qualifient leurs compatriotes "d'étrangers" et les chassent au motif qu'ils seraient la source de problèmes locaux. A Boussé, environ cinquante kilomètres de Ouagadougou, des élèves burkinabè se sont vus ainsi traités parce qu'ils n'étaient pas natifs de la localité. Actuellement, dans plusieurs lieux du pays, des témoignages font cas de la formation de milices armées de gourdins, dirigées contre les manifestants.

A Ouagadougou, des lots de gourdins achetés par des personnes opposées aux marches ont été aperçus aux mains de miliciens prêts à les utiliser face aux élèves et étudiants. Par ailleurs, lorsque des commerçants, dans leurs manifestations de colère face aux saccages de leurs biens par les militaires, s'en sont pris au siège du CDP [parti au pouvoir] et à des symboles de l'Etat, on a constaté des répliques visant les sièges de partis d'opposition. Le Burkina, est, dans ce contexte "un produit hautement inflammable" et la moindre étincelle peut être fatale. Dès maintenant, le Président, qui se dit disposé à écouter la volonté du peuple et la suivre devrait annoncer sa renonciation au pouvoir en 2015. Il n'est pas besoin de consultation particulière pour savoir que le respect de la limitation des mandats présidentiels fait partie de la volonté du peuple aujourd'hui. C'est maintenant qu'il faut désamorcer la bombe qui a enclenché son compte à rebours.
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Re: Burkina Faso >>>

Message  flippy le Lun 23 Jan - 8:37

camarades, bonjour

ayant recu un e mail me faisant savoir que mon compte était jugé inactif je me suis reconnecté aujourdhui même et je vois que l'on s'interesse au burkina, chose rare...

or je suis un très grand ami du burkina depuis mon enfance j'y vais régulièrement séjourner non pas dans des palais de riches blancs expatriés mais dans les cours africaines des bas fonds de bolomakoté (nom de quartier de la ville de bobo dioulasso, seconde ville du pays, qui veut dire "on n'a rien mais on est content")

y étant en ce moment même pour saluer la famille, et fuir le froid hivernal qui se fait sentir quand on habite une roulotte (bon je vais pas raconter ma vie non plus), j'ai décidé de relater un trouble social qui se passe en ce moment même dans ce beau pays.

cet article est sensé paraitre dans notre fanzine "lablatt'" un quotidien anarchiste squatter alterno trlalalala suisse.


je vous le mets en avant première : (dites moi ce que vous en pensez)























en ce début d’année 2012 une crise
sociale secoue la ville de bobo dioulasso, au burkina faso. Chronique d’un
trouble social africain vu par un toubab’.





Avant toute chose une précision est
nécessaire, les informations délivrées dans ce texte ne sont pas de sources
sures, car en afrique vérifier ses sources c’est comme chercher à noyer un
poissson. Les on-dit, et autres légendes urbaines vont bon train dans un pays
ou l’on aime raconter et mystifier, peut-ête des fois en exagérant un tantinet
pour ensuite avoir un récit passionant qui galvanisera l’assemblée. la vérité
pure va donc cotoyer des informations invérifiables, pour le grand malheur des
journalistes purs et durs et pour le bonheur de ceux qui aiment lire des
histoires qui informent autant qu’elles distraient. Voilà ca c’est dit.



tout commence dans la nuit du 14 au 15, aux abords du marché de légumes situé
dans le vieux quartier.





Un contingent de gendarmes spécialement
affrété depuis Ouagadougou (première information dont on peut douter de
l’authenticité) prend place dans la rue. Ils bouclent le périmètre et chassent
toute personne étrangère à leur service. Quand la voie est libre, les bulldozer
et autres machines de destruction commencent leur travail. Ils détruisent
méthodiquement chaque étal, chaque hangar, chaque structure composant les abris
et autre matériel pour le marché.





les gens savaient que ce marché allait
être remplacé par un autre plus dans la périphérie de la ville, ils ont refusé
de partir... cela fait des années que le problème couve et le maire salya Sanou
(CDP, parti au pouvoir depuis plus de 25 ans) a décidé de régler le problème.





Salya qui soit dit en passant avant
promis lors des périodes électorales que s’il serait élu, le marché ne
bougerait pas. Une preuve de plus de la confiance que l’on peut accorder aux
politiciens professionnels.

comme ils disent ce marché fait (sur)vivre beaucoup de familles dans le
quartier, et l'autre est bien trop loin pour les pauvres femmes, soeurs, mamans
qui travaillent dur pour gagner un peu de quoi nourrir la communauté.


Certaines familles comptent seulement
sur cette source de revenus, les hommes étant au chômage, le petit commerce
reste le seul moyen de trouver de quoi manger au jour le jour.


Il faut voir dans quelle situation on
met ces femmes. Le nouveau marché est loin, cela veut dire des dépenses en plus
d’essence dans un pays ou l’on dit qu’il n’y a pas de petites économies. Une
place dans leur nouveau marché couterait aussi une somme astronomique pour des
femmes qui vendent des légumes. Raison pour laquelle elles ne veulent pas
partir.





Mais en tant qu’observateur objectif,
je me dois aussi de remettre les choses dans leur contexte. Tout n’est pas rose
non plus, les politiciens locaux n’allaient pas se risquer à déclencher une
crise comme celle là simplement pour la beauté du geste. Il y avait de sérieux
problèmes de sécurité liés à la circulation dans ce secteur. L’hygiène y était
déplorable aussi soit-dit en passant. A l’heure de pointe, on ne pouvait tout
simplement plus passer, les accidents étaient monnaie courante, les femmes
vendeuses allant jusqu'à s’asseoir sur la route faute de place. Certes il y a
affaire de gros sous derrière ce problème, mais aussi un ras le bol de la
quantité de problèmes qu’engendraient ce marché populaire en plein centre
ville. Le contexte et les raisons sont posés.



les bobolais se sont donc réveillés en voyant leur marché aux légumes anéanti.
suite à la torpeur, un sentiment de rage a gagné la population."gater le
marché" est un pêché, une trahison, c'est pas bien. et là ce n'était pas
qu'une simple expression, c'était un acte politique commis depuis ouaga pour
empêcher bobo de progresser (je répètes plus ou moins ce qu'on m'a dit).


Le sentiment est que les gens de ouaga
veulent empêcher bobo d’évoluer. Et il y a une certaine part de vérité la
dedans si l’on regarde la politique mise en vigueur par le président Blaise
compaoré, un mossi, dont le fief est justement la région de ouaga, hautement
développée depuis son ascension au pouvoir. Voiture de luxe, villas grandioses
et hautes technologies cotoient une misère noire dans ce pays classé 177ème
sur 182 par rapport à l’indice de développement humain (IDH).





Première résolution des vendeuses,
installer un marché sauvage à quelques mètres de l’ancien marché, sur un
terrain de football jouxtant une école. Elles ne partiront pas disent-elles.
Ensuite, une marche de protestation a été organisée. Les femmes voulaient aller
voir le maire central de bobo pour leur montrer leur mécontentement. Elle ont
été bloqué par un dispositif policier impressionnant.



ca a chauffé. gaz lacrymo contre pauvres femmes qui gueulaient, les
hommes s'en sont mêlés, coups de matraques sur des enfants et des vieux....


des femmes ont enlevé leur pagne par
protestation, dévoilant leur corps aux gendarmes. Malheur à celui qui regarde
le corps d’une maman dit-on en afrique. La maman c’est sacré. Tu peux être
maudit. Les gendarmes avaient peur de cela. Car tout homme de la force publique
qu’ils sont, ils restent africains, avec leur coutumes et traditions.





Des pneus ont brulé, barricade de
fortune érigée par les femmes pour tenir à l’écart les camions de police du
nouveau marché, ca sentait le gaz lacrymo et l’incendie dans le vieux quartier.






j’ai eu à marcher à coté d’un gendarme
en uniforme (sous la surveillance serrée de ses collègues assis dans les
camions) qui faisait les 100 pas dans le quartier quelques heures après la
manif. On voyait à sa mine que le gars n’était pas content de son travail. Il
n’a pas beaucoup parlé et c’est tout à son avantage, et c’est pas faute d’avoir
essayé de lui tirer les vers du nez… Ici on ne discute pas les ordres pour sa
propre sécurité, mais il a fait savoir que sa femme elle même venait ici
vendre...



les gendarmes sont postés de part et autres des intesections. et ils sont assis
en rang, armés, sur les ruines du marché. En train de regarder le marché
sauvage depuis leur véhicules. Attendant un ordre de repli ou d’attaque
surement, La tension était palpable en cette fin d'après midi. Ca se sentais
dans l'air...





quelques
jours plus tard, les femmes sont en négociations en ce moment avec le maire
central. La crise n’est pas finie, le marché sauvage est toujours là. Surveillé
de près par le gouvernement.








j'ai écrit d'autres articles sur le burkina concernant les mutineries des soldats et lors des émeutes de la faim de 2007.
je vous les ferai suivre si cela vous intéresse.


merci de ne pas supprimer mon compte

salud y anarkia
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Re: Burkina Faso >>>

Message  niouze le Lun 23 Jan - 13:47

ouep n'hesite pas je prefere toujours les avis des gens sur places (même avec son lot d'exageration) que ceux d'un journaleux qui y a passé deux minutes entre deux avions (quand ils se rendent sur place ...)


_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Message  Invité le Lun 23 Jan - 15:06

Yop ! Merci flippy et n'hésite pas à poster, en effet ça nous intéresse l'info en direct live, surtout quand elle concerne les peuples...

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Message  flippy le Lun 23 Jan - 18:38

yep merci

surtout que l'afrique noire au niveau luttes sociales, y'a peu de contacts donc peu d'infos... mais ca se passe...

dites moi ce que vous en pensez de mon article bien écrit ou mal foutu ? soyez francs, camarades !

donc je vais vous mettre un lien vers le texte que j'avais pondu lors des émeutes de la faim en 2007 (c'était lors d'un séjour de 8 mois au pays des hommes intègres, aller simple sans billet retour)

je me suis levé un matin et on m'a dit que dans la ville entière les jeunes grévaient contre la vie chère.

j'ai pris ma 103 et je suis allé voir...voila ce que j'en ai tiré. c'est un texte assez personnel dans le sens ou je parle à la première personne tout le long. pas objectif du tout...

bon courage pour la lecture y'a de la matière. mais sérieux je dois dire qu'il est interessant sans me jeter des fleurs.
ca me ferait plaisir aussi qu'on me dise ce qu'on en pense.



http://ch.indymedia.org/fr/2008/03/58572.shtml

le texte et quelques photos
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Message  ivo le Ven 21 Nov - 8:31

BURKINA FASO - L'armée part pour mieux revenir
Face à la pression, l'armée a rendu le pouvoir après seize jours. Enfin, pas tout à fait : à peine désigné, le nouveau président civil s'est choisi pour Premier ministre le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui a présidé le pays depuis la chute de Blaise Compaoré.
>>>
http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/20/l-armee-part-pour-mieux-revenir
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Re: Burkina Faso >>>

Message  ivo le Dim 23 Nov - 8:31

Affaire Sankara : le Burkina Faso prêt à exhumer son passé ?
Vingt sept ans après son assassinat, le "Che africain" revient sur le devant de la scène. L’une des premières décisions du président de transition burkinabè, Michel Kafando, a été d’autoriser, vendredi 21 novembre, des investigations pour identifier le corps du capitaine Thomas Sankara, héros national tué lors du putsch qui porta au pouvoir Blaise Compaoré.
La mort du charismatique leader burkinabè aux côtés d’une dizaine d’autres personnes– collaborateurs civils et gardes du corps – sous les balles d’un commando, le 15 octobre 1987 à l’intérieur du Conseil de l’entente à Ouagadougou, a longtemps alimenté les rumeurs les plus folles. Les corps des victimes auraient alors été enterrés à la va-vite au cimetière de Dagnoën dans la capitale burkinabè, tandis que le nouveau pouvoir faisait publier un certificat médical concluant à la "mort naturelle" de Sankara.
La réouverture du dossier à Ouagadougou pourrait avoir des ramifications jusqu’au Palais Bourbon à Paris. Une proposition de loi enregistrée le 5 octobre 2012 à l’Assemblée nationale demandait instamment la création d’une commission d’enquête pour "répondre aux questions suivantes : pourquoi Thomas Sankara a-t-il été assassiné ? Comment cet assassinat a-t-il été rendu possible ? Quels rôles ont joué les services français et les dirigeants français de l’époque ? La DGSE savait-elle ce qui se tramait et a-t-elle laissé faire ?"
La possible implication du capitaine Gilbert Diendéré dans l’assassinat de Sankara est évoquée noir sur blanc dans le document parlementaire français, qui souligne que ce pilier du régime Compaoré, responsable de la sécurité présidentielle, a reçu la Légion d’honneur lors d’un séjour en France en mai 2008.
>>>
http://www.france24.com/fr/20141122-affaire-sankara-burkina-faso-exhumer-passe-adn-identification-kafando-zida-diendere-enquete/
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