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démocratie et justice ...

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Re: démocratie et justice ...

Message  Invité le Sam 1 Oct - 10:34

...


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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Sam 1 Oct - 13:35

alors contentes toi de ...
l'injonction est largement de trop , k ......

l'autoritarisme n'a pas de place ici !

>>>>>>>>>

édition: post précédent effacé par son auteur, je pense.
c'est pas fair play sur un forum.
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Re: démocratie et justice ...

Message  Invité le Sam 1 Oct - 13:43

(...)


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Re: démocratie et justice ...

Message  spike le Sam 1 Oct - 15:17

En gros K, les. "............." signifie en gros "voilà un exemple de ce qu'aujourd'hui nous appelons justice......
Et pour ta gouverne le post où ^o te répond n'est pas agressif, il te conseil juste de regarder le nom du sujet pour comprendre le sens des "..........." Et le smiley qui sourit c'est un signe sympathique. Donc il n'y a rien de méchant de la part de ^o.


Dernière édition par spike le Sam 1 Oct - 20:03, édité 1 fois
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Re: démocratie et justice ...

Message  Hostyr le Sam 1 Oct - 15:38

J'ai toujours plutôt vue les "...................." de .^o comme une contestation silencieuse mais bien présente^^

question d'interprétation, sans doute.

Ca manque de fair play... c'est un match de foot ou une discussion sur un forum? Parce que du coup, j'ai pas bien compris la source de l'embrouille^^ Après ça me regarde pas, forcèment, et ça fait un peu de la masse du hors sujet (maladie chronique chez moi, je pense). Mais question de justice et de pouvoir au peuple (démocratie), j'suis curieux. Qu'est ce qui c'est passé!?
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Re: démocratie et justice ...

Message  spike le Sam 1 Oct - 15:53

Je crois juste que K s'est mépris sur les intentions de ^o, rien de grave donc...
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Jeu 9 Fév - 12:14

Le chef d'Al-Qaïda au Pakistan abattu par un drone américain
fr info
Il était le chef opérationnel d'Al-Qaïda au Pakistan. Le Pakistanais Badar Mansoor a été tué par l'un de ces avions sans pilote de la CIA, la nuit dernière, à Miranshah, bastion des talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda.
Mansoor était devenu une cible prioritaire, de nombreux services de renseignements occidentaux travaillaient sur lui.

Sa mort constitue "un revers majeur pour les capacités d'Al-Qaïda à drapper au Pakistan", selon un responsable pakistanais de la sécurité.

les states vont continuer leur "justice" mondiale à coups d'assassinats téléguidés lgt ????
y'a qques decennies quand la cia faisait le sale boulot ça ralait.
avec les drones, tout va bien ......
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Jeu 7 Juin - 9:39

le portrait d'un redoutable tueur en série...
fr info
Il n'a qu'une obsession : liquider. En presque quatre ans, il a déjà des dizaines de morts sur la conscience, sans doute plus. C'est un tueur redoutablement intelligent et organisé : avant de choisir une cible, il l'étudie soigneusement, et même dit-on avec un soin maniaque.

Ce psychopathe suit toujours le même rituel macabre : sur son bureau, il étale un jeu de cartes, on les appelle "les cartes de baseball". Sur chacune de ces cartes qui sont en fait des fiches, une biographie plus ou moins détaillée, une photo. Le bureau sur lequel sont posées ces fiches mortelles n'est pas n'importe quel bureau, il est sans doute ovale, le tueur s'appelle Barack Obama.

Ce portrait inattendu du président américain, il est dressé dans un livre qui vient de sortir aux Etats-Unis où il est en train de créer une onde de choc écrit Stéphane Trano sur marianne2.fr. Un livre titré "Tuer ou capturer", signé de Daniel Klaidman, journaliste d'investigation réputé qui est aussi l'un des meilleurs spécialistes américains du terrorisme.

Un livre où on trouve une foule de révélations sur les détails de la lutte anti-terroriste...

Il révèle comment le président en personne choisit une par une les cibles des attaques des drones américains en Afghanistan. C'est détaillé aussi dans un article du New York Times, repris dans Courrier International, on découvre le processus mis en place par Barack Obama : chaque semaine ou presque, une visioconférence top-secrète réunit une centaine de responsables des services de sécurité. Le New York Times parle d'un macabre "club de discussion" qui étudie une par une les cibles potentielles.

A la fin du processus, avec son jeu de "cartes de baseball", c'est Barack Obama qui a le dernier mot et qui désigne ceux qui entrent sur la "kill-list", la liste des cibles, ceux qui doivent mourir. A ce moment-là, des drones décollent à l'autre bout du monde, en Afghanistan, au Yemen ou en Somalie. Le dernier vol mortel d'un drone, au début de la semaine, a fait une quinzaine de morts, dont le numéro deux d'Al-Qaïda.

La revue Foreign Policy, citée dans Courrier International, consacre aussi son dernier numéro aux guerres secrètes d'Obama. Il souligne que le Barack Obama d'il y a quatre ans qui s'opposait à la torture et promettait d'en finir avec les méthodes sauvages, le Barack Obama Prix Nobel de la Paix, est maintenant le président amércain qui a approuvé le plus de frappes ciblées de toute l'histoire des Etats-Unis.

Et marianne2.fr ajoute en évoquant la face cachée de Barack Obama que jamais un président américain n'est allé aussi loin dans la pratique occulte du pouvoir dans la plus parfaite indifférence de l'opinion de son pays et des autres pays occidentaux.

"Barack Obama, le seigneur des drones" : c'est le surnom trouvé par un chroniqueur conservateur qui donne par ailleurs dans le Washington Post une lecture politique de toutes ces révélations qui se succèdent dans la presse américaine : il dénonce une opération de communication orchestrée par la Maison Blanche pour redonner une image de dur à un président affaibli sur le plan intérieur.
jesus is back. yes we can
..........
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Jeu 30 Aoû - 16:03

Un livre contredit la version officielle de la mort de Ben Laden
fr info
Un des membres du commando qui a participé au raid contre Oussama Ben Laden en 2011 au Pakistan va publier un livre. Il raconte sa version des faits, qui contredit certains détails révélés par les autorités américaines après cette opération phare de la présidence Obama.


C'est le site américain du Huffington Post qui publie des extraits de l'ouvrage No Easy Day, Pas de jour facile. Un livre qui sortira le 4 septembre écrit par un membre du commando des Navy Seal qui a lancé l'assaut contre la résidence d'Oussama Ben Laden, le 1er mai 2011 au Pakistan. Le chef d'Al-Qaïda est décédé dans l'attaque.

Au lendemain de la mort d'Oussama Ben Laden, l'administration américaine avait laissé filtrer des détails sur le raid. Dans la version officielle, Oussama Ben Laden avait tenté de résister et avait été abattu dans sa chambre. L'administration avait ensuite été obligée de faire marche arrière expliquant que Ben Laden était désarmé au moment de sa mort.

Des coups de feu tirés avec un silencieux

Dans son livre, Mark Bowen (un pseudonyme) livre une version différente. Selon lui l'ennemi numéro un des Etats-Unis n'a pas été abattu dans sa chambre. Le militaire affirme avoir monté les escaliers de la maison vers la chambre de Ben Laden derrière un autre Navy Seal. Il raconte ensuite "avoir entendu des coups de feu tirés avec un silencieux. Pop, pop" C'était son collègue qui a ouvert le feu.

L'homme visé est alors entré dans sa chambre. L'auteur du livre affirme y avoir pénétré quelques secondes après et avoir vu le corps de Ben Laden ensanglanté. Lui et un autre Seal ont alors "pointé leur visée laser sur sa poitrine et tiré plusieurs coups" jusqu'à ce que le corps de bouge plus.

Des responsables américains ont réagi à ces révélations expliquant notamment que Ben Laden était bien désarmé mais qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une exécution. Un fusil d'assaut Kalachnikov et un pistolet russe non chargés ont été retrouvés dans la chambre.

Un militaire assis sur le corps

Tout aussi embarrassant pour les Etats-Unis, le corps d'Oussama Ben Laden n'aurait pas été aussi bien traité que les américains l'ont dit. Ainsi Mark Bowen raconte qu'un membre du commando était assis sur la poitrine du chef d'Al-Qaïda étendu sur le plancher de l'hélicoptère lors du vol de retour.

Une explication à cela : l'un des deux appareils qui avait amené les commandos ayant été accidenté lors de l'opération, les soldats ont dû se tasser dans l'appareil restant et il n'était pas question d'abandonner le corps d'Oussama Ben Laden qu'il fallait formellement identifier.

Cet ouvrage n'a pas reçu l'aval du Pentagone et de la CIA qui relisent normalement ce type de livres pour s'assurer qu'ils ne contiennent pas d'éléments classifiés. Ils sont, en ce moment, en train de l'éplucher.
....
commentaires
Oui, et alors ? Le fait qu'il soit mort, arrange tout le monde. Enfin surtout l'administration américaine. Comment il a été "homicidé", les détails de l'opération relèvent à mon avis de la curiosité morbide. L'important dans cette histoire étant que Ben Laden, originaire d'Arabie Saoudite, a été soutenu par les américains pendant la guerre contre les Russes. Ensuite, leur "création" leur a "explosé à la figure". Quand on dine avec le diable, il faut une longue cuiller. Apparemment, celle de l'administration américaine était un peu juste. C'est un peu comme en Libye. Khaddafi a été un peu trop rapidement supprimé ... Des fois, comme Ben Laden, qu'il aurait eu des choses à dire au monde.
Mais la différence est dans le traitement. S'il a été exécuté froidement, cela signifie qu'ils ne valent pas mieux que Ben Laden lui même
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Jeu 18 Oct - 10:54

"Le président américain peut assassiner légalement au nom de la Sécurité nationale"
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1519288/2012/10/18/Le-president-americain-peut-assassiner-legalement-au-nom-de-la-Securite-nationale.dhtml
Le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a déclaré mercredi devant un tribunal militaire de Guantanamo que le président américain pouvait "assassiner légalement au nom de la Sécurité nationale, pour les citoyens américains".

Le principal accusé des attaques qui ont fait près de 3.000 morts a exceptionnellement demandé la parole au troisième jour d'une audience préliminaire visant à préparer le procès où il encourt la peine de mort.

"Le président peut prendre quelqu'un et le jeter à la mer au nom de la sécurité nationale", a-t-il également déclaré, en référence au chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden, tué il y a un an au Pakistan.

Souvent considéré comme provocateur, M. Mohammed, appelé "KSM" pour ses initiales en anglais, a été autorisé à prendre la parole, après discussion entre les parties, sous la protection d'un différé de 40 secondes qui aurait permis à la censure de brouiller ses propos s'il avait abordé des questions sensibles.

Depuis sa détention dans une prison secrète de la CIA, de 2002 à 2006, où il a subi des mauvais traitements assimilés à de la torture, le gouvernement américain craint que KSM ne délivre des informations classifiées. Il a subi 183 simulations de noyade à cette époque, a reconnu le gouvernement.

"Au nom de Dieu", a-t-il commencé, "quand le gouvernement est triste parce que 3.000 personnes ont été tuées le 11-Septembre, on devrait se sentir désolé que le gouvernement américain... ait tué des millions de personnes au nom de la Sécurité nationale". "Chaque dictateur peut choisir sa définition" de la sécurité nationale, a-t-il prévenu.
.............


Six milliards de dollars pour les victimes du 11 Septembre
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1510938/2012/10/03/Six-milliards-de-dollars-pour-les-victimes-du-11-Septembre.dhtml
Un juge fédéral américain a formellement ordonné mercredi que soient versés par l'Iran, le Hezbollah et d'autres entités dont les Talibans et Al-Qaïda, 6,048 milliards de dollars aux victimes du 11-Septembre.
L'Iran a toujours nié toute responsabilité dans les attentats qui ont fait près de 3.000 morts, mais il figure dans une liste d'accusés, avec le Guide suprême iranien (l'Ayatollah Ali Khamenei), le mouvement chiite libanais Hezbollah, Oussama ben Laden, les talibans et le réseau Al-Qaïda.

L'ordre du juge George Daniels, du tribunal de Manhattan, valide un jugement par défaut datant du 22 décembre dans la procédure "Havlish contre Ben Laden", du nom de Fiona Havlish, une femme ayant perdu son mari dans les attentats de New York.

Cette décision fixe le total des dommages et intérêts à 6,048 milliards de dollars, à répartir entre les familles de 47 victimes associées à cette plainte, selon des montants prenant en compte leur degré de parenté avec les personnes décédées.

Ils se décomposent notamment en dommages économiques (394,277 millions de dollars) dommages punitifs (4,6 milliards de dollars), et intérêts (968 millions).
commentaires
Et si les familles des victimes lybiennes, irakiennes et afghanes réclamaient les mêmes montants dans les proportions des nombreuses victimes des bombes américaines ? Et en parlant des irakiens, d'après Bush tout puissant, c'était l'Irak et non l'Iran qui étaient derrière les attentats
... vous etes en danger, vous attaquez les interets americains et vous insultez leur credibilte. Il n'y a pas que l'Irak que cette Nation de Meurtriers a detruit. Parlons du Chili, du Viet-Nam, Panama, Costa Rica, Indonesie, parlons de leur appartenance au Vatican, parlons de la deuxieme guerre mondiale qu'ils ont finances avec leurs cousins germains, les Anglais. Et, comme je connais les Musulmans, ils vont courrir demain a la Banque et vite payer cette facture. Ridicules qu'ils sont.
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Re: démocratie et justice ...

Message  niouze le Mar 5 Fév - 14:55

Obama justifie les frappes de drones contre les citoyens américains soupçonnés

Signalé par
Elsa Fayner


Un mémo confidentiel du ministère américain de la Justice conclut que le gouvernement américain peut ordonner de tuer des citoyens américains s’ils sont soupçonnés d’être des « responsables opérationnels » d’al-Qaida ou d’une « force associée », même s’il n’existe pas de preuves indiquant qu’ils sont engagés activement dans un projet d’attaque contre les Etats-Unis.

Le memo de 16 pages, dont NBC News s’est procuré une copie, fournit de nouveaux détails sur le raisonnement juridique qui fonde l’une des politiques d’Obama les plus secrètes et les plus controversées : le recours croissant aux frappes de drones contre les suspects d’al-Qaida, y compris contre des citoyens américains.

Ce fut le cas en septembre 2011 au Yémen par exemple : Anwar al-Awlaki and Samir Khan ont été tués, soupçonnés d’agir pour al-Qaida, sans avoir jamais été accusés par le gouvernement américain ni poursuivis pour aucun crime.
http://www.rue89.com/2013/02/05/obama-justifie-les-frappes-de-drones-contre-les-citoyens-americains-239307

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mer 6 Fév - 9:16

Prisons secrètes : 54 pays ont travaillé avec la CIA
fr info
Un rapport publié par l'organisation humanitaire Open Society Justice Initiative dresse la liste des pays ayant collaboré avec la CIA dans son programme de détention secrète et de torture de suspects de terrorisme après le 11-Septembre. Au total, 54 gouvernements ont aidé l'agence de renseignement américaine.


Une des prisons secrètes de la CIA en Lituanie © /AP/SIPA - Mindaugas Kulbis

Ce sont 54 pays qui sont cités dans le rapport de l'organisation humanitaire Open Society Justice Initiative. Des pays localisés sur tous les continents. Afghanistan, Yémen, Zimbabwe où Australie par exemple. Des pays européens comme l'Autriche, l'Allemagne, la Croatie. Plus étonnant, l'Iran a également apporté son aide en remettant dix personnes aux Etats-Unis en dépit de ses mauvaises relations avec Washington.

L'aide apportée à la CIA par ces pays est diverse selon le rapport de l'organisation. Certains ont aidé à la capture et aux transports des détenus. D'autres ont accueilli des prisons secrètes sur leur sol, ont torturé des suspects suivant un protocole précis. Quelques gouvernements ont apporté leur collaboration en fournissant des renseignements ou en ouvrant leur espace aérien pour permettre le transfert illégale des personnes d'un pays à l'autre.

Des opérations "illégales et immorales"

Les prisons secrètes se trouvaient en Thaïlande, en Roumanie, en Pologne et en Lituanie. Georges W. Bush y avait autorisé des simulations de noyade et des méthodes d'interrogatoires musclés qui ont ensuite été dénoncées par le président Obama.

Le rapport, intitulé "De la mondialisation de la torture" dénonce ces gouvernements "qui en participant à ces opérations ont violé aussi le droit intérieur et international et ont sapé les règles contre la torture" qui est "non seulement illégale et immorale mais aussi inefficace pour réunir des renseignements fiables".

Pour le moment, seule l'Italie a condamné des responsables pour leur implication dans ces opérations. Le Canada a présenté ses excuses à une victime.

La commission sénatoriale sur le renseignement a récemment rendu un rapport d'enquête sur ce programme mais celui-ci reste classifié. Sa présidente Dianne Feinstein avait qualifié "d'erreurs terribles" la création et l'utilisation à long terme des prisons secrètes ou "sites noirs" et le recours aux techniques d'interrogatoires musclés.


À télécharger

Le rapport de l'organisation humanitaire Open Society Justice Initiative (en Anglais)
http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2013/02/05/883843/pdf/fichier/globalizing-torture-20120205.pdf
commentaires:
Je ne suis pas fier de cette Europe la: pays européens pamis la liste des 54 gouvernements: identified in this report span the continents of Africa, Asia, Australia, Europe, and North America, and include: Afghanistan, Albania, Algeria, Australia, Austria, Azerbaijan, Belgium, Bosnia-Herzegovina, Canada, Croatia, Cyprus, the Czech Republic, Denmark, Djibouti, Egypt, Ethiopia, Finland, Gambia, Georgia, Germany, Greece, Hong Kong, Iceland, Indonesia, Iran, Ireland, Italy, Jordan, Kenya, Libya, Lithuania, Macedonia, Malawi, Malaysia, Mauritania, Morocco, Pakistan, Poland, Portugal, Romania, Saudi Arabia, Somalia, South Africa, Spain, Sri Lanka, Sweden, Syria, Thailand, Turkey, United Arab Emirates, United Kingdom, Uzbekistan, Yemen, and Zimbabwe.


bienvenue dans un monde meilleur.

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 12 Fév - 9:08

"C'est lui, boum, c'est fait" : l'homme qui a tué Ben Laden s'exprime pour la première fois
fr onfo
Sous couvert d'anonymat, le Navy Seal qui a abattu Ben Laden de trois balles dans la tête en mai 2011 parle pour la première fois dans un entretien accordé à un magazine américain. Il raconte une opération qui s'est déroulée en à peine quelques minutes, alors que l'ordre de tuer l'ennemi public numéro un était "implicite".


Selon l'ancien soldat qui s'exprime, il n'était pas question de ramener Ben Laden vivant. © Reuters - Russell Boyce

L'action aurait pris une quinzaine de secondes, tout au plus : dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, les soldats de l'armée américaine entrent dans la maison d'Oussama Ben Laden, l'homme le plus recherché au monde. Le premier à entrer dans la chambre de Ben Laden, au troisième étage de la résidence, est un père de famille, âgé de 35 ans. Dans un long entretien accordé au magazine américain Esquire, il raconte :

"C'était comme un instantané d'une ciblé d'entraînement. C'est lui, sans aucun doute. C'est automatique, la mémoire musculaire. C'est lui, boum, c'est fait".

L'action se déroule dans le noir, raconte le Navy Seal, qui parle sous couvert d'anonymat. Ben Laden ne voit rien, alors que lui est équipé de lunettes infrarouge. "Il y avait Ben Laden là, debout" développe l'homme. "Il avait ses mains sur les épaules d'une femme, la poussant devant, pas exactement vers moi mais dans la direction du vacarme du couloir. C'était sa plus jeune femme, Amal". Trois balles dans la tête plus tard, l'ennemi numéro un est mort. "Je l'ai vu prendre ses dernières inspirations, juste une respiration réflexe", poursuit l'homme.

Aujourd'hui sans aucune protection sociale

Selon l'homme, il n'était pas question de ramener Ben Laden vivant. "Tout le monde le voulait mort mais personne ne voulait dire 'Hey, vous allez tuer ce mec'. C'était juste implicite". L'objet de la mission est resté secret jusqu'au dernier moment, y compris pour les soldats qui allaient y participer.

Depuis la mort de Ben Laden, le soldat a quitté l'armée (à l'été 2012) après 16 ans de services et est devenu consultant, payé à la pige. Il ne touche aucune retraite et ne bénéficie d'aucune couverture santé : en effet, dans l'armée américaine, il faut avoir servi 20 ans au minimum pour bénéficier d'une protection sociale à vie. En septembre dernier, un autre membre de l'opération avait déjà témoigné sous pseudonyme, dans le livre "No Easy Day". Sorti le mois dernier, le film Zero Dark Thirty a ravivé la polémique autour de la mort de Ben Laden.


>>>
http://www.esquire.com/features/man-who-shot-osama-bin-laden-0313

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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Lun 20 Mai - 9:48

Droit
http://www.liberation.fr/monde/2013/05/19/droit_904158
Une guerre sans champ de bataille, sans affrontements directs et sans risque aucun pour les attaquants. Les drones changent non seulement l’art de la guerre, mais brouillent également le droit de la guerre.

Monopole américain seulement partagé pour le moment par Israël, les drones sont devenus l’arme de prédilection de la «guerre contre la terreur», syntagme inventé par George W. Bush après le 11 Septembre, poursuivie et amplifiée par Obama. De la Somalie aux frontières du Pakistan, du Yémen à l’Afghanistan, des dizaines de présumés terroristes, dont de hauts responsables d’Al-Qaeda, ont été tués par les missiles lancés par des drones opérés dans le confort aseptisé de bases en Virginie. Ces hommes sont tués sans jugement et secrètement, à la manière d’exécutions extrajudiciaires. Aussi perfectionnés que soient devenus ces appareils sans pilote, des centaines de civils, hommes, femmes et enfants, sont tombés, victimes collatérales de cette guerre de l’ombre. Un conflit totalement asymétrique, qui nourrit une rage antiaméricaine et sert de terreau à de nouveaux terroristes.

La France vient d’acquérir deux Reaper américains officiellement destinés au renseignement mais faciles à transformer en drones tueurs. Sans annonce officielle, ni débat sur leurs conditions d’utilisation. Vont-ils servir à tuer les hommes d’Aqmi à travers le Sahel, à la manière américaine ? Les Etats ont le droit et le devoir de se défendre, mais les drones opèrent dans un vide juridique que la «guerre contre la terreur» ne peut justifier



À LIRE AUSSI
Aux Etats-Unis, Obama a droit d’opacité
La présidence n’a pas obligation de transparence sur l’emploi des drones.

«La guerre devient un télétravail pour employés de bureau»
Dans «Théorie du drone», le philosophe Grégoire Chamayou se penche sur les questionnements juridiques et moraux soulevés par une arme qui confère une immunité physique unilatérale :

Défense : la France à la foire du drone
En acquérant deux Reaper américains pour permettre à l’armée de combler un retard stratégique, Jean-Yves Le Drian provoque un débat sur l’utilisation des avions sans pilote.
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mer 22 Mai - 10:55

«La guerre devient un télétravail pour employés de bureau»
http://www.liberation.fr/monde/2013/05/19/la-guerre-devient-un-teletravail-pour-employes-de-bureau_904153
INTERVIEW Dans «Théorie du drone», le philosophe Grégoire Chamayou se penche sur les questionnements juridiques et moraux soulevés par une arme qui confère une immunité physique unilatérale.

Par ALEXANDRA SCHWARTZBROD
Chercheur en philosophie au CNRS, Grégoire Chamayou vient de publier Théorie du Drone, qui se veut la suite de son précédent essai, les Chasses à l’homme. Il y expose les problèmes éthiques, psychologiques et juridiques que pose cette arme des temps modernes.


Comment un philosophe en vient-il à s’intéresser aux drones ?

Le drone, c’est un «objet violent non identifié», qui met en crise les catégories de pensée traditionnelles. Un opérateur appuie sur un bouton en Virginie, et quelqu’un meurt au Pakistan. Lorsqu’elle est écartelée entre des points aussi distants, où a lieu l’action de tuer ? Cela produit des crises d’intelligibilité dont la philosophie doit rendre compte. Ce livre, Théorie du drone, est la suite du précédent, les Chasses à l’homme : le drone armé est l’emblème des chasses à l’homme militarisées contemporaines. Et certains philosophes travaillent, aux Etats-Unis et en Israël, main dans la main avec les militaires pour développer ce que j’appelle une «nécroéthique» visant à justifier les assassinats ciblés. Il y a donc urgence à répliquer. Quand l’éthique est enrôlée dans l’effort de guerre, la philosophie devient un champ de bataille.

Les militaires auraient à ce point besoin de justifier l’usage des drones ?

Le drone apparaît comme l’arme du lâche, celui qui refuse de s’exposer. Il ne requiert aucun courage, il désactive le combat. Cela provoque des crises profondes dans les valeurs guerrières. Or les militaires ont besoin de justifications. C’est là qu’interviennent les «éthiciens militaires» : leurs discours servent à abaisser les coûts réputationnels associés à l’emploi d’une arme perçue comme odieuse. Et ceci quitte à mettre le sens des mots sur la tête, puisqu’ils affirment que le drone - engin sans homme à son bord - est la plus humaine des armes…

Comment les Américains en sont-ils venus à développer l’usage des drones ?

Après le 11 Septembre, Bush déclarait que les Etats-Unis étaient entrés dans une nouvelle forme de guerre : une chasse à l’homme internationale. Ce n’était pas qu’un slogan. Des stratèges ont défini la doctrine correspondante. Une doctrine non plus axée sur le combat, mais sur la traque. L’idée est de s’arroger le droit de poursuivre les proies partout dans le monde, au mépris des frontières. Le drone «chasseur tueur» est aujourd’hui l’instrument de la doctrine antiterroriste officieuse de la Maison Blanche : tuer plutôt que capturer. Avec un drone, vous ne pouvez pas faire de prisonnier. Quand Obama dit qu’il veut fermer Guantánamo, c’est qu’il a choisi le drone Predator à la place. On règle le problème de la détention arbitraire par l’exécution extrajudiciaire.

La question qui se pose, c’est celle du droit de tuer du souverain démocratique. Depuis que les drones ont servi à tuer des citoyens américains, le débat est très vif aux Etats-Unis. A partir du moment où, hors du cadre de la légitime défense, on peut tuer ses propres citoyens à l’étranger, où est la limite ? Est-ce que ce type d’armes peut, par exemple, être utilisé sur le territoire national ? Les projets de drones policiers pointent leur nez… C’est ainsi qu’on voit se constituer, aux Etats-Unis, un arc contestataire large, rassemblant les défenseurs des libertés, la gauche antiguerre, mais aussi la droite libertarienne.

En France, étrangement, il n’y a pas de débat sur le sujet…

L’opinion publique est très peu informée. Pourtant, Jean-Yves Le Drian veut acheter des Reaper américains, c’est-à-dire des drones chasseurs-tueurs, pas des drones de surveillance ! Ils seront vendus non armés, nous dit-on, mais c’est la condition pour accélérer la procédure d’exportation. Il suffira de les équiper ensuite. Et ce qui m’inquiète, c’est que ce type de décisions ne fait pas débat. Si un ministre de la Défense avait annoncé son intention d’importer les techniques de torture de la CIA, il aurait provoqué un tollé ! Un gouvernement ne peut pas décider d’adopter de telles armes sans débat. Y compris dans le détail, il y a des questions qui se posent : qui va former les opérateurs ? Depuis quel pays vont-ils commander leurs appareils ? S’ils sont formés par les Américains, cela signifie-t-il que la France va adopter le même genre de stratégie ?

A quelle stratégie faites-vous allusion ?

Le drone est devenu l’arme par excellence de la guerre contre-insurrectionnelle à l’américaine. On passe d’un paradigme terrestro-centré à un modèle aéro-centré : contrôle par les airs plutôt qu’occupation. On le sait peu en France, mais il y a actuellement un débat intense parmi les stratèges américains de la contre-insurrection. Certains demandent même un moratoire sur l’usage des drones, à l’image de David Kilcullen, ancien conseiller du général Petraeus. Leur inquiétude, c’est qu’on est en train de remplacer une stratégie par un gadget, en sous-estimant les effets contre-productifs sur les populations. En imposant une terreur indiscriminée, les drones, inaptes à «gagner les cœurs et les esprits», alimentent paradoxalement la menace que l’on prétend éradiquer. Ce que rétorquent les partisans de la contre-insurrection par les airs, c’est qu’il suffit de «tondre» régulièrement : dès que des têtes repoussent, on les tue. On promet une guerre sans défaite, mais ce sera aussi une guerre sans victoire…

A-t-on assez de recul sur cette forme de guerre pour pouvoir en tirer des enseignements ?

Oui, en un sens, on a la chance d’avoir plus de dix ans de recul. Au Kosovo, en 1999, le drone n’était qu’un instrument de surveillance et de reconnaissance. Le Predator repérait les cibles, mais il ne pouvait pas tirer. C’est là qu’émerge l’idée de l’équiper de missiles antichars. Au moment du 11 Septembre, l’arme était prête, le Predator était devenu un prédateur. Or cette généalogie est très instructive : le Kosovo, c’est la guerre aérienne à zéro mort dans son camp. L’Otan avait décidé de faire voler ses avions à 15 000 pieds [environ 4 500 m, ndlr], hors d’atteinte des tirs ennemis, au détriment de la précision des frappes : on mettait les vies des pilotes au-dessus des vies des civils kosovars qu’on était censés protéger. Les théoriciens de la guerre juste furent scandalisés par ce nouveau principe d’immunité du combattant national. Le philosophe Michael Walzer s’interrogeait à l’époque : la guerre sans risques est-elle permise ? Il citait Camus : on ne peut pas tuer si on n’est pas prêt à mourir. Il y a une crise métajuridique du droit de tuer.

Qu’entendez-vous par là ?

La guerre se définit comme un moment durant lequel, sous certaines conditions, l’homicide est décriminalisé. Si l’on concède à l’ennemi le droit de nous tuer impunément, c’est parce que l’on entend avoir le même droit à son égard. Cela se fonde sur un rapport de réciprocité. Mais que se passe-t-il lorsque cette réciprocité est annulée a priori, dans sa possibilité même ? La guerre dégénère en abattage, en exécution.

Une question se pose pour l’administration américaine : dans quel cadre légal ces frappes ont-elles lieu ? Quand on le lui demande, elle refuse de répondre. Du coup, quels seraient les cadres légaux envisageables ? Il y en a juste deux. Le premier, c’est le droit des conflits armés, où l’usage d’armes de guerre n’est licite que dans des zones de conflit armé. Le problème, c’est que les frappes américaines au Yémen, au Pakistan, etc., ont lieu hors zone de guerre. Autre principe : il est interdit à des civils de prendre part à des conflits armés. Or, une grande partie des frappes de drones, aux Etats-Unis, sont opérées par des gens de la CIA (des civils). Ils pourraient donc être poursuivis comme criminels de guerre. Le second cadre possible, c’est le law enforcement, en gros, le droit de police. Mais, là, il faut une gradation dans la force : capturer plutôt que tuer - n’utiliser la force létale qu’en dernière extrémité, face à une menace directe, écrasante, imminente. Or, avec le drone, il n’y a pas de gradation possible : soit on s’abstient, soit on tue. L’administration américaine est prise dans un dilemme juridique, d’où son silence gêné…

Mais la précision des drones ne permet-elle pas de mieux cibler ?

Le droit des conflits armés impose aux belligérants de ne cibler directement que des combattants, pas des civils. Les partisans des drones affirment que, grâce à leur «veille persistante», ils permettent de mieux établir cette distinction. Sauf que, lorsqu’on remplace les troupes au sol par des drones, il n’y a plus de combat. A quoi peut-on alors voir la différence, à l’écran, entre la silhouette d’un non-combattant et celle d’un combattant sans combat ? A rien. On ne peut plus la constater, seulement la soupçonner. De fait, la majorité des frappes américaines ont lieu contre des individus dont on ne connaît pas l’identité exacte. En croisant des cartes d’itinéraires, des relevés d’appels téléphoniques, on établit des profils. C’est la méthode du pattern of life analysis : votre mode de vie nous dit qu’il y a, mettons, 90% de chance que vous soyez un militant hostile, donc nous avons le droit de vous tuer. Mais là, on glisse dangereusement de la catégorie de combattants, à celle, très élastique, de militants présumés. Cette technique de ciblage implique d’éroder le principe de distinction, pierre angulaire du droit international.

Est-ce là le seul danger ?

Un des principaux arguments des politiques, c’est la préservation des vies nationales : même les militaires ne mourront plus ! Mais, à partir du moment où les vies militaires se dérobent à l’ennemi, sur quel type de cibles les représailles vont-elles se déplacer ? Sur les civils… Des attentats par drone amateur, à moyen terme, c’est un scénario vraisemblable…

Il y a aussi la question du contrôle démocratique. Kant dit que la décision de la guerre doit être prise par les citoyens. Parce qu’ils sont les instruments de la guerre, comme ils en paieront le prix, ils vont décider avec circonspection, et limiter le recours à la force armée. C’est la théorie, très optimiste, du pacifisme démocratique. Mais vous voyez que le drone perturbe ce beau schéma. Quand un agent peut externaliser les coûts de sa décision, il tend à décider à la légère : c’est l’effet pervers de «l’aléa moral». La théorie du pacifisme démocratique se retourne alors en militarisme démocratique. Le drone apparaît en ce sens aussi comme un remède aux contestations politiques internes des guerres impériales. Les stratèges américains qui ont préconisé la généralisation de ces armes avaient clairement cet agenda en tête après les échecs au Vietnam.

L’engouement pour cette arme fait aussi penser aux jeux vidéo…

Il y a en effet tout un discours qui critique la «mentalité Playstation» des opérateurs de drones mais, pour moi, c’est un cliché, j’essaie d’affiner l’analyse. Souvent, quand on fait cette critique, on ajoute : «Ils ne savent pas qu’ils tuent». Il est évident qu’ils savent qu’ils tuent ! La question, c’est plutôt : à partir de quel savoir le savent-ils ? En quoi cette technique produit-elle une forme d’expérience spécifique de l’homicide ? Il y a des effets d’amortisseur moral : on voit juste assez pour tuer, mais pas tout : ni le visage, ni les yeux. Surtout, on ne se voit jamais dans le regard de l’autre. C’est une expérience disloquée, hémiplégique. Les opérateurs cloisonnent, ils tuent la journée et rentrent à la maison le soir. La guerre devient un télétravail, accompli par des employés de bureau, très loin des images à la Top Gun. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les premières contestations du drone aient été le fait de pilotes de l’Air Force. Ils refusaient la déqualification de leur travail, mais ils luttaient aussi pour le maintien de leur prestige viril…

A propos de virilité, le nom technique donné au drone prête à sourire, si l’on peut dire…

Les noms sont révélateurs. Predator, c’est le prédateur, Reaper, la faucheuse. Ce sont des images de bêtes de proie. Il y a aussi ce tee-shirt à la gloire du Predator sur lequel on peut lire : «Vous pouvez toujours courir, mais vous mourrez fatigué.» En anglais, drone se dit unmanned vehicle, ce qui signifie littéralement «des-hommé», mais on pourrait dire aussi «dévirilisé». Il est en effet cocasse qu’une catégorie de drones ait été baptisée «Male», pour Medium Altitude Long Endurance en anglais (moyenne altitude et longue endurance en français)… Une étiquette prometteuse, sans doute, mais cela suffira-t-il à les faire accepter ?
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Sam 1 Juin - 10:28

Le numéro deux des talibans abattu par un drone
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/05/30/le-numero-deux-des-talibans-abattu-par-un-drone
Pendant trois semaines, les Etats-Unis n'ont pas lancé d'attaque de drones sur le Pakistan, une trêve à l'occasion des élections législatives (qui se sont tenues 11 mai). Le 29 mai, les frappes ont repris, tuant "le numéro deux des talibans [pakistanais]", Maulana Waliur Rehman Mahsud, avec six de ses compagnons d'armes. A Karachi, le quotidien The News rapporte les interrogations d'habitants du Waziristan (région tribale où la frappe a eu lieu) sur l'opportunité de cet assassinat ciblé : Mahsud était un modéré, favorable aux négociations de paix avec le gouvernement.



Terrorisme: des raids de drones menés par les Etats-Unis en Afrique depuis le territoire allemand
http://www.rfi.fr/afrique/20130601-terrorisme-raids-drones-menes-etats-unis-afrique-depuis-le-territoire-allemand
Des installations de l'armée américaine sur le territoire allemand seraient utilisées pour des opérations d'élimination ciblée de terroristes en Afrique par des attaques de drones, selon des révélations parues vendredi 31 mai dans le quotidien Süddeutsche Zeitung. Plusieurs raids sur la Somalie notamment auraient ainsi été pilotés depuis l'Allemagne.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Le pilote se trouve aux Etats-Unis, le drone survole la Somalie. Et entre les deux il faut bien sûr des satellites pour suivre et guider l’avion sans pilote à distance. C’est ce qui se passe depuis le territoire allemand d’après des révélations du quotidien Süddeutsche Zeitung et de la chaîne de télévision ARD.

Selon le journal, un centre de commandement aérien installé sur la base américaine de Rammstein en Allemagne dirige les attaques de l’armée de l’air des Etats-Unis en Afrique. 650 personnes travailleraient dans ces installations d’où elles surveillent l’espace aérien africain, exploitent les images reçues par satellite et planifient les attaques.

Pas d'atteinte au droit international ?

Toujours selon l’enquête de Süddeutsche Zeitung et de l’ARD, neuf attaques mortelles ont été menées en Somalie par des drones causant la mort de 29 personnes. Chaque attaque aurait été approuvée par le président Barack Obama.

Interrogé hier, vendredi, le porte-parole d’Angela Merkel a déclaré que Berlin ne disposait pas d’informations sur ces opérations et n’y voyait pas d’atteinte par les Etats-Unis au droit international.


Pour un juriste allemand interrogé par la Süddeutsche Zeitung, l'Allemagne pourrait être accusée de violation du droit international si elle était informée et n’a pas protesté.
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Dim 9 Juin - 11:34

De la fabrique des automates politiques
http://internetactu.blog.lemonde.fr/2013/05/31/de-la-fabrique-des-automates-politiques/
Le livre de Grégoire Chamayou, Théorie du drone, est passionnant. Bien sûr, il est passionnant pour son implacable analyse du drone armé et de la façon dont cet "instrument d'homicide mécanisé" transforme la conduite de la guerre. Mais pour ma part, je n'ai pas lu ce livre comme un ouvrage sur les questions éthiques, psychologiques, sociales, juridiques et politiques que posent cette nouvelle arme de guerre, mais bien comme un livre sur les nouvelles technologies et ce qu'elles transforment. Et cette lecture-là en change radicalement la portée. Car derrière la fabrique des "robots léthaux autonomes", cette chasse à l'homme moderne, on peut comprendre les transformations qu'induisent la fabrique des automates de notre monde moderne.

La police des schémas : l'activité, alternative à l'identité

Grégoire Chamayou ouvre son livre par des extraits d'échanges entre pilotes de drones, comme l'a raconté l'ancien pilote Brandon Bryant. Le style mis à part, on se croirait chez Tolstoï, Céline ou Claude Simon, décrivant le grand n'importe quoi de la guerre. Des gens tentant de raisonner, de rassembler des éléments d'analyses devant des images floues, illisibles, pour savoir si les formes qu'ils aperçoivent sur leurs écrans "méritent" d'être éliminées. En fait, nous sommes dans une bataille comme une autre, où les coups et les tirs pleuvent sans raison, déments par nature. Même derrière des écrans, même à des milliers de kilomètres des lieux de combats, la guerre reste la guerre.

Ce que souligne longuement le livre est bien que les drones nous font entrer dans une nouvelle forme de conflits, asymétrique par nature, unilatéral même, qui élimine tout rapport de réciprocité, qui fait de l'arme du lâche, l'arme "humanitaire" par excellence, mais qui surtout redéfinit le conflit, transforme le droit des conflits armés en droit à l'assassinat ciblé. La guerre n'est plus un duel, mais une chasse à l'homme, une campagne sans fin d'exécutions extrajudiciaires qui se font en dehors du droit de guerre.

L'essentiel des frappes ne visent pas des personnalités nommément identifiées, mais avant tout des "signatures", c'est-à-dire des individus dont l'identité demeure inconnue, mais dont le comportement laisse supposer, signale ou signe une appartenance à une organisation terroriste ou le port d'armes. L'armée se base sur les agissements, sur une "analyse des formes de vie" (pattern of life analysis), sur l'étude des modèles, des motifs, l'identification des schémas aberrants.

Vidéo : reportage sur les drones de Loïc de la Mornais, diffusé le 17 janvier 2012 sur France 2 dans le cadre de l l'émission Geopolis.

"Tout un chacun a une forme ou un motif de vie. Vos actions quotidiennes sont répétitives, votre comportement a ses régularités (...). Toute dérogation à la norme que vous avez vous-même établie par vos habitudes, tout écart avec les régularités de votre comportement passé peut sonner l'alerte : quelque chose d'anormal, et donc de potentiellement suspect, est en train de se produire. (...) Cette méthode relève du "renseignement fondé sur l'activité". De la masse de données collectées au sujet d'un individu, d'un groupe ou d'un lieu, émerge progressivement des "patterns", des motifs repérables. L'activité constitue une nouvelle alternative à l'identité."

Toute anomie, toute irrégularité dans notre comportement signale une menace, déclenche une alerte. Et, au-delà du drone, c'est bien cela qui est enjeu dans l'analyse du monde, de nos réseaux de relations, de nos comportements que promet l'analyse des grandes masses de données régies par les algorithmes, dont le drone est une forme d'instanciation. Comme le précise Grégoire Chamayou dans une interview pour Libération : "Votre mode de vie nous dit qu’il y a, mettons, 90% de chance que vous soyez un militant hostile, donc nous avons le droit de vous tuer. Mais là, on glisse dangereusement de la catégorie de combattants, à celle, très élastique, de militants présumés." Comme le souligne encore l'auteur, l'ennemi n'est plus le maillon d'une chaîne de commandement, mais un noeud, inséré dans des réseaux sociaux.

Le problème est que cette activité produit des images aussi floues que l'oeil surpuissant des drones. "Vu du ciel, rien ne ressemble plus à une réunion de militants qu'une réunion de village." Dans les corrélations dont nous sommes l'objet, nous sommes réduits à des produits de données, des profils imparfaits, un assemblage d'indices concordants "suffisamment bons" (good enough) pour déclencher une réponse... ou plus précisément ici, une destruction. Mais sont-ils "suffisamment bons" ?

Comme le souligne le philosophe, "la quantité des indices ne saurait se convertir en qualité" : "un même schème peut par définition correspondre à divers phénomènes hétérogènes". Comment pouvons-nous alors accepter que notre appartenance, que notre identité soient induites de modèles très imparfaits ? C'est pourtant bien que ce proposent les corrélations issues des Big Data dont nous sommes l'objet. Une très imparfaite police de nos activités, une surveillance sociale instruite par des machines, déclenchant des réponses automatisées, dont celle des drones n'est que la plus radicale.

En fait, le problème n'est pas l'imperfection de la surveillance de nos activités. Le problème n'est pas l'amélioration des algorithmes, des images, des modèles prédictifs, de l'identification des schémas... permettant d'atteindre et cibler des personnes d'une façon toujours plus "juste", plus "fine", plus "exacte ", plus "précise"... Le problème repose avant tout sur l'objet de ces surveillances : nos traces, nos activités, nos motifs de vie. Dans le glissement insidieux des opérations de guerre à des opérations de police extrajudiciaire, ce ne sont plus nos identités qui sont en cause, mais nos activités. Qu'importe si la corrélation remplace la causalité. Les erreurs commises par les frappes probabilistes sont silencieuses, tout comme ceux qui demain seront discriminés par les algorithmes dans leurs emplois par exemple - toute proportion gardée. A l'heure des drones, nous sommes nous-mêmes la cause de notre mort : ce sont les mouvements inappropriés de nos corps, les traces de nos activités qui enclenchent le mécanisme automatique de notre propre discrimination, de notre propre élimination.

Qui promeut l'automatisation du monde ?

"L'erreur politique serait en effet de croire que l'autonomisation est en elle-même automatique. Organiser le dessaisissement de la subjectivité politique devient aujourd'hui la tâche principale de cette subjectivité même. Dans ce mode de domination, qui procède par la conversion de ses ordres en programmes et de ses agents en automates, le pouvoir, de distant qu'il était, se rend insaisissable."

Où est le sujet du pouvoir ? interroge Grégoire Chamayou. "Il est précisément partout où il travaille très activement à se faire oublier". Et le philosophe de dresser la carte de la manière dont le pouvoir justifie sa transformation, en requalifiant, recatégorisant les activités à la lumière des évolutions technologiques, comme le dit très bien Christian Fauré dans son compte rendu du livre.

Chamayou souligne que présenter le processus d'automatisation du monde comme étant lui-même automatique, inéluctable, masque que ce processus à des agents actifs qui le promeuvent. Et d'évoquer l'histoire, la genèse des outils et de leur justification théorique et technique pour expliquer comment se met en place "un dispositif typique de fabrique de l’irresponsabilité". Comment la lâcheté de la non-présence au combat se transforme progressivement en justification humanitaire, faisant passer l'homicide mécanisé et unilatéral en machines qui "tuent humainement"...

"Plus se répand la légende du robot éthique, plus cèdent les barrières morales au déploiement du robot tueur"
.

Chamayou nous invite à réfléchir à qui construit ce monde ? Qui construit la "la décision sur les paramètres de décision" ? Qui fixe la valeur des spécifications des programmes qui commandent aux drones ? A nouveau, le rapport du code à la loi, comme l'ont mis à jour les travaux de Lawrence Lessig et Jonathan Zittrain reste entier. La technologie a tendance à faire glisser l'applicabilité du droit dans nos outils, nous désistant de la fabrique de la loi, mais également de la justice des hommes.

Des outils pour déplacer l'applicabilité du droit

"Tant que celles-ci les tuent humainement, c'est-à-dire conformément aux principes du droit international humanitaire qui régit l'usage de la force armée, il n'y a aucun problème. Mais effectivement, où serait le problème ? Du point de vue de la philosophie du droit, on peut assez vite en repérer deux très importants - en réalité, rédhibitoires.

Premièrement : doter des agents machiniques du droit de tuer dont jouissent entre eux les combattants à la guerre équivaudrait à mettre l'homicide sur le même plan que la destruction d'une pure chose matérielle, ce qui constituerait assurément une négation radicale de la dignité humaine."

Comment retrouver dans les lignes de codes, la responsabilité d'un sujet en fuite ? Pour Chamayou la crise des catégories juridiques que pose la fusion de l'arme et du combattant induit une crise radicale de l'applicabilité du droit. Cette question des nouvelles formes de responsabilité ne concerne pas que le drone, elle concerne tous les outils technologiques capables de prendre des décisions à partir de données, comme la voiture autonome, les lunettes de réalité augmentée de Google, les échanges à très haute fréquence sur les machés financiers ou les fusils autonomes... Dans cette fabrique de l'irresponsabilité, ce qui est en jeu, "c'est le mode d'implémentation de la norme juridique" et de la norme sociale, une implémentation qui pose d'autant plus de questions que la technologie elle-même n'a cessé justement de perturber les catégorisations du droit et de la société.

"Pour faire respecter les limitations de vitesse du Code de la route, on peut soit fixer des amendes et poser des radars, soit installer des limitateurs automatiques de vitesse dans chaque véhicule. Ce sont là deux modes très différents d'instanciation de la norme : texte-sanction ou contrôle technique intégré. Ou bien dire le droit et sanctionner a posteriori, ou bien "incorporer les normes éthiques et légales dans le design des armes elles-mêmes". Mais là s'arrête l'analogie, car le robot tueur n'ayant plus aucun conducteur à son bord, il n'y aura plus aucun responsable direct à mettre en cause au cas où quelque chose se produirait."

Ce qui est en question dans ces machines est bien de mettre à mal la responsabilité individuelle... Et derrière elle, ce qui est en question, c'est le fondement même de notre justice. "La loi promettant de devenir machine, la justice humaine peut bien périr". Et c'est exactement ce qui se passe avec les drones et les questions qui se bousculent autour de la légalité des frappes américaines. La guerre contre le terrorisme ressemble à un programme d'assassinat d'Etat extralégal. Avec le drone, nous entrons dans une nouvelle forme de violence étatique, estime avec raison Grégoire Chamayou, qui ressemble plus à l'opération de police qu'à la guerre. Et le problème est que ces opérations de police ne sont plus délimitées ni par le droit, ni par la justice. "Prise dans une spirale sans fin, la stratégie d'éradication est paradoxalement vouée à ne jamais éradiquer." Bienvenue dans la guerre perpétuelle, sans bornes, ni dans le temps, ni dans l'espace. L'analyse politique se dissout "dans les catégories de l'entendement policier".

"Peut-être est-il temps de rappeler qu'en délimitant géographiquement l'exercice licite de la violence, la visée fondamentale du droit était de la circonscrire."

Comme l'optimisation fiscale ou les échanges à haute fréquence, les technologies s'immiscent dans les failles du droit et modifient non seulement le droit, mais la façon dont la justice s'établit.

"Le crime le plus substantiel ne réside pas dans une transgression ouverte de la loi, mais dans les replis de son application souveraine."

Qu'est-ce que l'Etat à l'heure de la police des schémas ?

La police des activités semble la première étape à l'instauration de la police de la pensée, chère à Georges Orwell. Nous entrons dans une chasse à l'homme préventive, où il s'agit moins de répondre à des attaques déterminées que de prévenir l'éclosion de menaces émergentes... Les automates politiques basés sur les Big Data et les algorithmes imparfaits sont appelés à policer nos sociétés, malgré leurs imperfections et leurs failles.

Nous entrons dans l'ère des panoptiques volants et armés, comme le soulignait les témoignages du rapport "Vivre dans la peur des drones", "un enfermement psychique dont le périmètre n'est plus défini par des grilles, des barrières ou des murs, mais par les cercles invisibles que tracent au-dessus des têtes les tournoiements sans fin de miradors volants".


Image : l'artiste new-yorkais Adam Harvey imagine des vêtements anti-drone, rapporte Courrier International. Pas sûr que cela suffise à nous protéger.

Mais ce ne sont pas que les drones qui sont en question à nouveau. Pensons à la vidéosurveillance qui, malgré ses imperfections comme le soulignent tous les rapports écrits sur ce sujet, n'empêche pas les tenants de la sécurité de proposer d’élargir leur utilisation pour réprimer des infractions punies par contravention : dépôt d’ordures sur la voie publique, stationnement gênant ou interdit, etc. L’enregistrement par caméra (si elle parvient à vous identifier) suffira à verbaliser… L'enjeu, ici comme ailleurs, est bien celui de l'autonomisation matérielle et politique de l'appareil d'Etat, de sa police qui, comme la CIA, s'affranchit de plus en plus des limites du droit en s'autorisant un espionnage sans entrave, sans mandats.

Nos technologies ne doivent pas transformer nos appareils d'Etat en appareil, nous recommande Grégoire Chamayou. Les technologies transforment les rapports de pouvoir, mais nous ne pouvons pas laisser des solutions technologiques résoudre nos problèmes politiques. Quelles limites devons-nous ériger à l'analyse de la criminalisation de nos comportements ? Quelle limite imposer au bras - armé ou pas - des Etats quand l'analyse de nos comportements devient sans limites ?

Hubert Guillaud

Pour aller plus loin, n'hésitez pas à réécoutez Grégoire Chamayou sur Place de la Toile.
26 commentaires et liens sur la page.

enjoy ...


Les drones : la "sale guerre" d'Obama
>>>
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/09/les-drones-la-sale-guerre-d-obama_3426778_3222.html
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 11 Juin - 9:34

Internet, c’est une télévision qui vous regarde. La majorité des gens dans les pays développés passent toujours un peu de temps à interagir sur Internet, et les gouvernements en profitent de manière à étendre leur puissance au-delà de ce qui est nécessaire et normal
>>>
http://www.rfi.fr/ameriques/20130610-snowden-prism-whistleblowing-nsa-internet-securite

Eric Dénécé: «Prism, une scandaleuse source d’espionnage contre nos intérêts»
http://www.rfi.fr/ameriques/20130610-eric-denece-cf2r-prism-scandale-source-espionnage-entreprises-snowden
Edward Snowden est un ancien agent de l’agence américaine de sécurité NSA. Il affirme ouvertement être l'auteur des fuites qui agitent la presse mondiale au sujet de « Prism », un programme de surveillance généralisé d'internet mis en place par la NSA. Chercheur, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Eric Dénécé commente cette affaire sur RFI.

RFI : avec les révélations concernant « Prism », assiste-t-on à une affaire d’ampleur comparable à WikiLeaks ?

Eric Dénécé : C’est probablement comparable, avec une différence fondamentale : dans l’affaire WikiLeaks, le jeune Bradley Manning révélait des informations dangereuses pour la sécurité nationale américaine, tandis que là Snowden fait vraiment un acte de civisme au sens propre, puisque les Américains ont créé une véritable machine à espionner leurs citoyens. On peut donc considérer que l’acte de Snowden est d’une portée légèrement différente de celle du jeune militaire.

A travers le programme de la NSA, des géants de l’informatique et d’internet sont eux aussi visés, n’est-ce pas ?

Bien évidemment, mais il faut rappeler que ces entreprises-là n’ont pas vraiment eu le choix. Aujourd’hui, un débat assez amusant se met en place : on voit Snowden, et donc finalement le gouvernement des Etats-Unis, reconnaître qu'ils ont forcé la main, d'une certaine manière, à toutes ces entreprises pour qu’elles coopèrent. Mais vu qu’il y avait des accords secret-défense avec ces entreprises, si celles-ci reconnaissent qu'elles ont coopéré avec le gouvernement américain, elles transgressent les accords contractuels signés, et sont donc passibles de poursuites en justice. On ne verra donc pas, à mon sens, l'une des entreprises incriminées par Snowden reconnaître objectivement qu’elle a participé à ce programme d’écoute nationale. Non pas parce qu’elles ne veulent pas le faire, mais tout simplement parce qu’elles prennent un risque juridique si elles le font.

Comment fonctionne ce programme « Prism » mis au jour ?

C’est le long aboutissement d’une série de programmes envisagés puis développés depuis la fin des années 1990 et surtout depuis le début des années 2000. Au début, ça s’appelait le « total information awareness », dans lequel les Américains voulaient mettre absolument toute la nation sur écoute. Ca a été rejeté une première fois par le Congrès et ça a été relancé discrètement. Aujourd’hui, la NSA, la plus grande agence de renseignement américaine - et au monde -, qui comprend plus de 60 000 salariés, une technologie absolument extraordinaire, a mis sous surveillance la totalité des communications et des messages électroniques des Etats-Unis, et une grande part des messages entrant et sortant du pays. Autrement dit, ça ne concerne pas que des citoyens américains. Il y a des dizaines de logiciels et d’ordinateurs dotés de très puissants calculateurs, qui récupèrent les informations, les classent, souvent les décryptent puis en font quasiment une synthèse automatique, pour permettre à des lecteurs d’en tirer la substantifique moelle. C’est un énorme appareil. Et c’est aussi une usine à gaz qui commet beaucoup d’erreurs.

A votre connaissance, existe-t-il des programmes de ce type dans d’autres pays du monde ?

A ma connaissance, non. Peut-être les Chinois ont-ils quelque chose de similaire, mais dans une logique plus naturellement totalitaire de contrôle de leur propre population, bref dans la version électronique d'une tradition que connaît la Chine depuis très longtemps. Je ne pense pas que ce soit comparable. En tout cas, les Chinois ne surveillent pas avec autant d’efficacité ou même de volonté ce qu'il se passe à l’étranger. Et aucun autre pays au monde, surtout pas un pays occidental, n’a mis en place ce genre de choses. Certainement pas la France.

Aussitôt après les révélations d’Edward Snowden, le collectif Anonymous a salué cette action et Michael Moore, le célèbre réalisateur de documentaires, parle même de héros de l’année. Cette soif de transparence peut-elle nuire à l’administration Obama, selon vous ?

Là, je m’exprime à titre personnel et je vous réponds qu'il faut le souhaiter, parce que c’est quand même une transgression absolument ahurissante des règles démocratiques de base. Nous autres spécialistes travaillant sur et avec les Etats-Unis, nous ne cessons de répéter que, depuis 2002, la première démocratie du monde n’est plus une démocratie de référence. La surveillance de l’opinion intérieure, les opérations de provocation pour faire tomber les groupes soi-disant terroristes - et qui n’en sont en fait pas - sont conduites par le FBI (la police fédérale, NDLR). Donc, on observe vraiment un non-respect de la démocratie et des libertés individuelles. Il a pris une ampleur énorme aux Etats-Unis. On garde tous l’image de cette belle démocratie, mais par bien des aspects, elle est devenue un véritable Etat policier. Et ça, c’est quelque chose de très, très inquiétant. Le fait qu’Anonymous mène une action est une très bonne chose.

Selon vous, quelle serait la meilleure manière de contre-attaquer pour le gouvernement ?

Je ne sais pas ce qu’elle pourrait être. Il y a un discours tout à fait fallacieux qui consiste à dire : « Notre sécurité nationale est en danger si nous ne faisons pas ça ». Ca, c'est absolument faux. Mais il y a surtout un problème d’échelle dans la façon dont travaillent les Américains : ils dépensent 100, 200 et peut-être même 300 fois plus que la France en matière de renseignement intérieur, pour envisager les attentats terroristes. Mais ils ne sont, en aucun cas, 100, 200 ou 300 fois plus efficaces que nous. Ils ne le sont d’ailleurs pas plus que 20 ou 30 fois, voire sûrement pas plus de deux ou trois fois. Ca veut dire qu'aujourd'hui, les investissements électroniques en termes d’efficacité n’ont aucune justification opérationnelle. On est donc en droit de s’interroger sur leur utilité réelle, notamment sur la surveillance intérieure. Autre chose, et j’insiste là-dessus parce que ça nous concerne nous autres Français, et surtout nos entreprises : une grande partie de cette surveillance électronique permet d’espionner les firmes étrangères présentes aux Etats-Unis, les échanges entre les succursales américaines et les sièges français ou européens. Et donc, c’est une source d’espionnage contre nos entreprises et nos intérêts économiques. Elle est absolument scandaleuse.
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 11 Juin - 10:34

Par mesure préventive, le journal est allé demander l’avis des autorités gouvernementales sur les conséquences possibles de la divulgation de ses informations, notamment en ce qui concerne la sécurité nationale
>>>
http://www.rue89.com/2013/06/10/scandale-prism-comment-guardian-a-grille-washington-post-243173

Les Européens sont-ils concernés ?
Oui, dans la mesure où les Européens utilisent massivement les produits d’Apple et de Microsoft ou les services de Google et Facebook. Les quatre géants du Web font tous partis du programme, ainsi que Yahoo, AOL ou Skype.

Cela signifie donc que toutes vos données Facebook, vos courriers reçus et envoyés sur Gmail et vos dossiers entreposés en Cloud sur les services de ces entreprises sont potentiellement accessibles par le gouvernement américain.

Les Européens sont d’autant plus concernés que rien n’a été fait au niveau national ou communautaire pour les protéger efficacement. Une étude du Parlement européen parue en 2012 soulignant les risques d’une surveillance américaine massive sur les citoyens européens était passée relativement inaperçue.
>>>
http://www.rue89.com/2013/06/10/ecoutes-espionnage-big-brother-cinq-questions-scandale-prism-243165

Comment peut-on y échapper ?
Le site Salon.com fournit une liste détaillée des alternatives disponibles.
>>>
http://www.salon.com/2013/06/09/can_you_use_the_internet_without_prism_partner/
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Dim 6 Oct - 8:49

Les Etats-Unis lancent un double raid contre la Somalie et la Libye
http://www.rfi.fr/afrique/20131006-etats-unis-lancent-double-raid-contre-somalie-libye
Les forces spéciales américaines ont mené le samedi 5 octobre deux raids contre des extrémistes islamistes en Libye et en Somalie, deux semaines après l'attaque meurtrière du centre commercial de Westgate à Nairobi. L'opération menée en Somalie, visait l'élimination d'un important chef des shebabs. Le second raid, qui a eu lieu à Tripoli en Libye, a permis au commando des Navy Seals de s’emparer d’Abou Anas Al-Libi, importante figure d’al-Qaïda. L'homme est soupçonné d'implication dans les attentats contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya, et à Dar es Salaam, en Tanzanie, en 1998.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

La première opération a été menée par les Navy Seals, l’élite de la marine américaine, à Barawe dans le sud de la Somalie, à 180 km de Mogadiscio, la capitale. Le commando, arrivé à l’aube samedi par la mer, a attaqué une villa. L’échange de coups de feu a duré plus d’une heure, avec le soutien aérien d’hélicoptères américains.

Les Seals visaient l’un des leaders des shebabs. Mais ayant dû se retirer précipitamment, ils n’ont pu confirmer si le chef jihadiste avait été tué au cours de l’attaque. Un responsable américain a déclaré au New York Times que le raid avait été prévu, il y a une semaine et demie, en relation avec l’attentat du centre commercial Westgate de Nairobi.

Menaces

Cette opération, la première de cette importance en quatre ans, souligne, selon les experts, combien les Etats-Unis prennent désormais au sérieux la menace que présentent les shebabs, non seulement pour la région, mais pour l’Occident.

La seconde opération, qui a eu lieu à Tripoli en Libye, a permis aux forces spéciales américaines de s’emparer d’Abou Anas Al-Libi, importante figure d’al-Qaïda, soupçonnée d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar-Es-Salam en 1998. Sa tête était mise à prix pour cinq millions de dollars par le gouvernement américain.
..........
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Lun 7 Oct - 9:58

Washington défend les raids menés en Libye et Somalie
http://www.liberation.fr/monde/2013/10/07/washington-defend-les-raids-menes-en-libye-et-somalie_937506?xtor=rss-450
L'opération menée ce week-end en Libye a permis l'arrestation d'un dirigeant local d'Al-Qaeda.
Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a jugé lundi «appropriée et légale» la capture d’un leader présumé d’Al-Qaeda en Libye, qualifié par Tripoli d'«enlèvement».
Les Etats-Unis font «tout ce qui est en leur pouvoir et qui est approprié et légal» afin de mettre fin à la menace terroriste, a déclaré Kerry en marge du sommet de l’Asie-Pacifique en Indonésie. Le ministre a refusé d’indiquer si Tripoli avait été informé ou non. «Nous n’avons pas pour habitude d’entrer dans les détails de nos communications avec un gouvernement étranger concernant toute opération de la sorte», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Les Etats-Unis ont mené deux raids samedi, l’un en Somalie, l’autre à Tripoli qui a mené à la capture d’un chef présumé d’Al-Qaeda et poussé la Libye à demander des «explications» à Washington. Tripoli a qualifié la capture d’Abou Anas al-Libi d'«enlèvement».

A LIRE AUSSI : Raids et rapts américains en Libye et en Somalie

Abou Anas, qui figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI a été transporté à bord d’un navire de guerre de l’US Navy se trouvant dans la région, où il est actuellement interrogé. A l’inverse, la Somalie, où un autre raid américain a visé les islamistes shebab, a affirmé qu’elle coopérait «avec des partenaires internationaux dans la lutte contre le terrorisme».

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, a été membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rejoindre Al-Qaeda. Il était recherché par les Etats-Unis pour son rôle dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya qui avaient fait plus de 200 morts.

«Abou Anas al-Libi est quelqu’un d’important au sein d’Al-Qaeda et il s’agit d’une cible appropriée pour l’armée américaine», a asséné John Kerry, soulignant qu’Abou Anas avait commis des «actes terroristes» et qu’il avait été «dûment inculpé par des tribunaux dans le cadre d’un processus judiciaire».
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Jeu 16 Jan - 9:31

Etats-Unis: le contrôle de l'utilisation des drones en question
http://www.rfi.fr/ameriques/20140115-etats-unis-associations-defense-droits-civiques-tirent-sonnette-alarme-utilisatio
Les drones sont de plus en plus utilisés sur le territoire des Etats-Unis par les autorités locales, et cela inquiète les organisations de défense des droits civiques, et de protection de la vie privée qui ont porté l’affaire devant les tribunaux. Ces drones appartiennent aux services fédéraux chargés de la protection des frontières, la seule administration autorisée à opérer ces avions sans pilote. C’est à l’occasion de cette plainte que certaines données ont été révélées dans un rapport que ce sont procurés nos confrères du Washington Post.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Les données sont partielles car tout ou presque est confidentiel dans cette affaire. On ne connait pas le nom des administrations locales, ni le trajet des drones, ni le détail des affaires pour lesquelles ils ont été utilisés.

Ce que dévoile la plainte des associations de défense des citoyens, c'est la fréquence de l’utilisation des drones sur le territoire des Etats-Unis. 76 demandes en 2010, 300 en 2011. Et le nombre de vols de surveillance n’a fait que croitre. Les avions sans pilote sont loués auprès des services de surveillance des frontières dans des affaires criminelles, dans la recherche de personnes disparues, et dans les cas de catastrophes naturelles par exemple.

Qui contrôle la bonne utilisation des drones ?

Les caméras sophistiquées et les radars qui équipent les appareils sont enviés par toutes les administrations qui n’ont pas l’autorisation d’en posséder. Ces « emprunts », cette coopération entre services, est un moyen de détourner la règle.

Et c’est ce qui met en colère les plaignants : qui contrôle la bonne utilisation des drones ? Pourquoi n’a-t-on pas accès aux données recueillies, ce qui garantirait que la vie privée des citoyens n’est pas violée par cette surveillance. Pour l’instant, la justice estime qu’il n’y a pas matière à s’inquiéter. Mais le sujet est sensible et l’affaire ne devrait pas s’arrêter là.

RDC: crash d’un des deux drones de la Monusco
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20140115-rdc-crash-deux-drones-monusco
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Re: démocratie et justice ...

Message  ivo le Mar 11 Fév - 13:14

Les Américains hésitent à tuer un de leurs citoyens avec un drone
http://www.lefigaro.fr/international/2014/02/11/01003-20140211ARTFIG00115-les-americains-hesitent-a-tuer-un-de-leurs-citoyens-avec-un-drone.php
L'administration américaine est en plein débat sur l'opportunité d'abattre un ressortissant américain soupçonné d'appartenir à al-Qaïda et vivant au Pakistan. Barack Obama chercherait à justifier légalement cette attaque ciblée.

Un terroriste américain a-t-il plus de droit qu'un terroriste d'une autre nationalité? L'Administration Obama s'interroge actuellement sur l'opportunité d'abattre, à l'aide d'un drone, un ressortissant américain soupçonné d'appartenir à al-Qaida. Cet homme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, serait actuellement au Pakistan, rapporte le New York Times . Selon des responsables s'exprimant sous couvert de l'anonymat, il serait déjà «directement responsable» de la mort de citoyens américains et planifierait d'autres attentats à l'aide de bombes artisanales.
Depuis les attentats du 11-Septembre, les États-Unis ont déjà abattu quatre de leur ressortissants de cette manière. Notamment, en septembre 2011, l'imam al-Awlaki. Né en 1961 sur le sol américain, il s'était établi au Yémen et était devenu un membre influent d'al-Qaida dans ce pays. L'homme dont l'exécution est actuellement envisagée aurait été en contact avec lui avant son départ des USA, annonce Fox News.
Flou juridique

Derrière la question de l'élimination d'un citoyen américain se dresse celle des limites de «la guerre contre le terrorisme». Après les attentats de 2001, les États-Unis se sont dotés de pouvoirs élargis pour frapper leurs ennemis. Ils s'arrogent alors l'autorisation de cibler les terroristes, où qu'ils soient sur la planète et quelle que soit leur nationalité. L'Administration Bush inaugure cette pratique, Obama la poursuit. L'actuel président aurait donné son feu vert à de très nombreux de tirs de drone qui ont tué des centaines, voire des milliers de personnes.
En mai 2013, pourtant, Barack Obama avait annoncé vouloir encadrer cette pratique. L'opacité du processus de décision pour l‘utilisation de ces drones et les nombreux dommages causés aux populations locales étaient alors très critiqués aux États-Unis.
Les choses ont cependant peu changé depuis. La légalité des exécutions d'Américains fait toujours débat. Nombre d'organisations estiment que le gouvernement outrepasse les limites juridiques en évitant de traduire les fautifs devant un tribunal. Elles estiment que le président américain s'érige en «juge, jury et bourreau». Plus largement, les opposants aux drones arguent que les «dommages collatéraux» ne servent qu'à entretenir la rage des locaux contre les États-Unis et à former la prochaine génération de djihadistes.
De l'autre côté, des voix s'élèvent pour établir une fois pour toute la légalité des frappes. «Des personnes préparant des attaques à l'encontre des États-Unis, qui auraient déjà été pu être retirées du champ de bataille grâce à des opérations de contre-terrorisme, restent libres à cause de cette ligne rouge auto-imposée», a ainsi critiqué le parlementaire républicain Mike Roger.


Un terroriste comme un tireur isolé

Barack Obama avait fixé les conditions qu'il estimait devoir être réunies dans ce genre de situation. «Lorsqu'un Américain part à l'étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu'il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu'un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d'un commando de la police.» Les ministères de la Justice et de la Défense seraient en train d'élaborer des rapports pour montrer que le terroriste américain ciblé entre bel et bien dans cette catégorie.

bienvenue en démocratie exemplaire .... en executions sommaires avec dommages collatéraux ....
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