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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 15:45

bon pour l'instant sa concerne l'espagne mais qui sait ...
Lancé à Madrid le 15 mai, un mouvement de protestation sociale surprend un pays en pleine campagne électorale.

Le ras-le bol après trois ans de crise est bien réel. Et c'est en ligne, comme lors des révolutions tunisienne et égyptienne, que les jeunes Espagnols ont commencé à se rassembler. Le mouvement du « 15 M » (parce qu'il a démarré le 15 mai) prend le pays de court alors que se tiennent le 22 mai les élections municipales et régionales.

► Lundi 16 mai. 15 heures. Puerta del Sol à Madrid, à quelques mètres de la plaque « kilomètre 0 », le point d'où sont calculées les distances routières espagnoles.

Ils sont une petite trentaine de jeunes rassemblés autour de quelques pancartes, d'une table montée sur des tréteaux et d'une poignée de chaises sous un soleil de plomb.

Ce sont les pionniers, les premiers à avoir décidé spontanément, après un vote en assemblée dimanche soir, de camper sur cette place historique, située en plein cœur touristique de Madrid.

S'y est achevée quelques heures plus tôt une manifestation organisée sur Internet et qui a dépassé toutes les prévisions de participation.

► Mercredi 18 mai. 15 heures. Même heure, même endroit.

Des bâches en plastique bleu et des auvents donnent un peu d'ombre sur les pavés de la place mais ne protègent pas les nombreux passants du vent qui commence à se lever.

Le mouvement de mobilisation surprise est né ici il y a trois jours et a déjà pris une envergure nationale, que des centaines de personnes s'activent à canaliser. Du même coup, l'agenda des médias et des partis politiques s'en est trouvé bouleversé avant les importantes élections municipales et régionales du 22 mai.

De mémoire d'Espagnol, « on n'avait pas vu ça depuis le début de la démocratie [en 1978, ndlr] », concordent plusieurs journalistes présents.

Certains n'hésitent pas à comparer la Puerta del Sol à la désormais fameuse place Tahrir du Caire.

Sur Internet : « Nous ne sommes pas des marchandises »

Il y a trois mois, un groupe de blogueurs et d'internautes se rencontrent sur Internet et fonde une plateforme en ligne qu'ils baptisent « Democracia Real Ya » (« Une vraie démocratie, maintenant »).
Sur Twitter

► Les informations de dernière minute à suivre sur Twitter avec les hashtags (ou mots-clés) :

* #acampadasol
* #spanishrevolution
* #yeswecamp
* #nonosvamos

Petit à petit, plusieurs centaines de petites organisations les rejoignent en ligne : l'Association nationale des chômeurs, la plateforme des familles endettées par les prêts immobiliers, Jeunesse sans futur, un collectif formé début avril, Attac, les anti-loi Hadopi à l'espagnole, des abstentionnistes convaincus, etc.

Beaucoup de ces associations sont nées avec la crise économique qui a fait grimper le taux de chômage jusqu'à 20% en Espagne, et 45% chez les jeunes.

Pendant des semaines, dans l'indifférence complète des médias – à quelques rares exceptions près – et de la sphère politique, plus de 200 organisations préparent ensemble une série de manifestations prévues le 15 mai dans 50 villes d'Espagne avec un mot d'ordre :

« Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers. »

Dans son manifeste, la plateforme Democracia Real Ya revendique le fait d'être constituée par des gens « normaux », de tous horizons. Ses membres parlent des lacunes de la loi électorale espagnole qui favorise le bipartisme, dénoncent la corruption, les problèmes d'accès au logement, le chômage, la crise…

Ils sont finalement plus de 60 000 à manifester à Madrid selon les organisateurs, 25 000 selon les autorités. Près de 15 000 à Barcelone et plusieurs milliers dans le reste de l'Espagne.
En Espagne, de rares manifs anti-système

Peu politisés, nos voisins n'en sont pas moins capables de se mobiliser rapidement et en masse pour des causes concrètes : contre la guerre en Irak, contre le terrorisme, pour dénoncer la marée noire du Prestige ou encore défendre les droits sociaux.

Pourtant, aux yeux des observateurs espagnols, les manifestations comme celles de dimanche, qui visent le système et expriment un mécontentement général, sont beaucoup plus rares en Espagne.

Les quotidiens espagnols qui n'avaient pas prévu une telle ampleur du mouvement se pressent dimanche soir de faire de la place dans leurs unes du lundi pour l'événement surprise.

Pendant ce temps, sur la place de la Puerta del Sol qui fait face au gouvernement régional mené par les conservateurs du Parti populaire (PP), plusieurs centaines de manifestants votent en faveur d'y camper. Ils ne sont finalement qu'une cinquantaine à y passer la nuit.

Le lendemain, lundi, le mouvement commence à faire tâche d'huile dans d'autres villes. C'est l'un des sujets les plus commentés sur Twitter à l'échelle mondiale. Une nouvelle nuit de camping s'improvise à Madrid.
« La police a délogé une concentration pacifique »

Ils sont cette fois environ 200 à s'être plus ou moins assoupis à l'aube de mardi lorsque la police les déloge.

Erreur stratégique. Noelia Moreno, 29 ans, qui a justement fait le voyage depuis
Pampelune en Navarre jusqu'à Madrid après avoir appris que les campeurs
avaient été dispersé par les forces de l'ordre, résume :

« Une bonne partie des Espagnols se sentaient déjà “indignés” et voilà qu'en plus la police déloge une concentration pacifique qui ne demandait qu'à faire valoir ses droits. »

Elle fait maintenant office de porte-parole dans l'équipe de communication autogérée des campeurs de Madrid, et ajoute :

« Cela n'a fait qu'augmenter la colère et c'est à ce moment-là que beaucoup d'autres ont décidé de venir soutenir le mouvement mardi soir. »

Des étudiants et lycéens… et des personnes âgées

Comme cette diplômée en communication audiovisuelle au chômage depuis trois mois, des milliers de manifestants se sont donc rassemblés, mardi soir à 20 heures, pour une grande assemblée générale.

Ils sont alors une majorité d'étudiants et de lycéens mais on y compte aussi des personnes âgées, des familles et d'autres de tous âges. Beaucoup de journalistes aussi, cette fois.


La Puerta del Sol à Madrid, 8h30 du matin (Elodie Cuzin).

A main levée, les assistants décident de rester camper une nouvelle nuit. D'autres campements sont alors prévus dans 43 villes espagnoles, dont Barcelone où les campeurs sont installés sur la Plaza Catalunya depuis la veille, et même devant l'ambassade d'Espagne à Londres.
Chose rare en Espagne : on débat dans le calme

A Madrid, plus d'un millier de personnes s'organise en assemblées dès le début de la soirée. Ils y débattent des propositions à concrétiser, de la façon dont ils doivent exprimer leur mécontentement auprès des partis, des infrastructures et de la nourriture, de la propreté…

Place de la Puerta del Sol (Elodie Cuzin).

Des tournées de nettoyage sont d'ailleurs très rapidement organisées et on indique à l'aide d'un petit haut-parleur qu'une association accepte de laisser ses locaux tous proches ouverts toute la nuit pour que les campeurs puissent profiter des toilettes. L'idéalisme pragmatique.

Pour un pays où l'on est habitué à crier lors des débats et à se couper la parole, le civisme des discussions a de quoi interpeller : chacun attend son tour pour parler dans le silence alors que les assemblées dépassent parfois la centaine de personnes.

A 2 heures du matin, les groupes sont encore en pleine discussion. Il reste alors surtout des jeunes.
A la Serge Gainsbourg, mais en moins riche

On y débat du système électoral qui favorise le règne des deux grands partis, Parti populaire (PP) et Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), que les manifestants, ironiques, rebaptisent PPSOE.

A la Serge Gainsbourg, mais en moins riche, un orateur décide de se rebeller contre le système en brûlant un billet de 5 euros. Deux jeunes auditeurs pragmatiques s'en amusent :

« Ça va pas ! Donne-le moi ! »

Un autre participant dressé au milieu d'un cercle plus réduit suggère :

« Il faut que l'on commence à faire des propositions. »

Après une nuit et une journée de débats, ils dévoilent finalement un manifeste mercredi soir.
Zapatero et les socialistes craignent maintenant l'abstention

Après un premier moment d'hésitation, tous les partis politiques espagnols font allusion ces jours-ci au mouvement de protestation. Mais la plupart semblent désorientés.

Les socialistes souffrent d'ordinaire plus que les conservateurs de l'abstention en Espagne. Ils observent donc avec une certaine inquiétude ce mouvement de protestation qui, bien qu'il ne rassemble « que » quelques dizaines de milliers de personne sur les près de 35 millions d'électeurs, est symptomatique du désenchantement de nombreux Espagnols.


Les partis politiques et leurs responsables arrivent ainsi depuis des mois au troisième rang de leurs principales sources d'inquiétude, derrière le chômage et l'économie.

En meeting électoral en Extrémadure mercredi soir, le Premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero n'a pas fait allusion directement aux manifestants mais on lisait leur présence entre les lignes. Il a notamment lancé :

« Le vote est le mode d'expression [permettant] d'être critique et exigeant. »

« Nous n'appelons à voter pour personne en particulier »

Noelia Moreno, depuis la Puerta del Sol mercredi à 15 heures, assure :

« Nous n'appelons à voter pour personne en particulier, mais les grands partis politiques doivent bien être conscients qu'ils ne tireront pas un bulletin de tous ceux qui sont ici, car ils ne nous représentent pas. »

Quelques heures plus tard, les autorités qui contrôlent le processus électoral, ont décidé d'interdire le rassemblement madrilène prévu à 20 heures, mercredi soir.


Dans leurs conclusions (PDF, en espagnol), ces autorités estiment notamment que :

« L'appel à un vote responsable auquel il est fait référence [dans la demande d'autorisation du rassemblement, ndlr] peut affecter la campagne électorale et la liberté du droit des citoyens à exercer le droit de vote. »

Les manifestants ont toutefois maintenu la convocation. Malgré une présence policière plus insistante que la veille, ils étaient encore des milliers rassemblés mercredi à 20 heures sur la Puerta del Sol. Un cri de joie a accueilli l'annonce qu'un petit campement s'organisait aussi à Paris.

http://www.rue89.com/ibere-espace/2011/05/19/un-printemps-social-ne-sur-internet-gagne-lespagne-204541

euh la je me tate , pas vraiment le temps(ni l'argent) en ce moment mais franchement j'ai grosse envie d'aller voir sa de plus pret ... sauf bien sur si sa prend en france ....


Dernière édition par niouze le Dim 25 Mar - 16:01, édité 3 fois

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 15:53

Espagne : Intervention musclée de la police pour démanteler un campement de protestation à Madrid
Les forces de l'ordre espagnoles sont intervenues, aux premières heures de mardi, pour démanteler par la force un campement de protestation installé en plein centre de Madrid par des jeunes qui réclament un changement politique et social et l'instauration d'une démocratie réelle dans le pays.

Selon les médias locaux, un agent des forces de l'ordre a été blessé lors de cette opération qui s'est soldée par l'arrestation d'au moins une personne.

Des dizaines de jeunes espagnols avaient installé, dimanche soir à l'issue d'un sit-in de protestation convoqué via le réseau social " Facebook ", un campement de protestation, sous forme de tentes, dans l'un des points névralgiques de la capitale madrilène, la Puerta del Sol, très appréciée des touristes, et comptaient le maintenir jusqu'au 22 mai prochain, date de la tenue des élections municipales et régionales.

Des sources de la Municipalité de Madrid, citées par le journal " El Pais ", ont justifié cette opération de démantèlement par le fait qu'il s'agit " d'une occupation illégale de la voie publique ".

De plus, " des quelque 20 personnes qui avaient installé dimanche soir ce campement, à l'issue d'une manifestation convoquée via Facebook, l'on est passé à 400 personnes ", selon le délégué chargé de la sécurité et de la mobilité à ladite municipalité.

L'opération de démantèlement a eu lieu mardi vers 05h30, pour éviter des blessés parmi les touristes.

Plusieurs effectifs anti-émeute de la police municipale et de la police nationale ont été mobilisés à cet effet.

Dimanche dernier, des dizaines de milliers de personnes, majoritairement des jeunes, qui se sont données rendez-vous via "Facebook ", sont descendues manifester dans plusieurs villes espagnoles pour réclamer une " régénération démocratique " et exprimer leur colère de la situation économique et sociale que traverse le pays malmené par une crise financière sans précédent avec un niveau de chômage record de près de 5 millions de personnes.

Les manifestations, plus d'une cinquantaine à travers l'ensemble du territoire espagnol, ont été convoquées par différents collectifs comme " Jeunes sans futur ", l'ONG ATTAC ou encore " Ecologistes en action " regroupés au sein de la plateforme "Démocratie réelle maintenant".

A Madrid, la manifestation a rassemblé quelque 25.000 personnes selon les organisateurs, depuis la célèbre place de Cibeles jusqu'à la Place " Puerta del Sol ", pour exprimer leur refus d'être considérés comme " des marchandises entre les mains des politiques et des banquiers ", en réclamant que la " crise soit payée par ceux qui l'ont provoquée ".

La manifestation, qui réclamait également une révision de la loi électorale qui façonne le paysage politique du pays le condamnant au bipartisme, a vite dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.

Au Total, sept personnes ont été blessées dont cinq agents de la police et 24 manifestants arrêtés.

Les manifestants parmi lesquels des universitaires chômeurs et des jeunes sans emploi criaient leur désespoir face à une situation et un avenir incertain, en exigeant un changement politique et social car, affirment-ils, ils ne se fient plus aux promesses d'emploi lancées par les partis politiques dans leurs différents meetings à l'occasion de l'actuelle campagne électorale pour le scrutin du 22 mai prochain.

" Ni PP, ni le PSOE, sont la solution, démocratie réelle maintenant ", exigent les jeunes Espagnols en colère.

http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=58327
peu d'info dans les media français ???

edit si on en parle mais c'est loin faire la une (a la différence d'un sexaddict bien connu )
http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2011/05/19/des-milliers-d-espagnols-a-madrid-protestent-contre-les-difficultes-economiques_1524296_3214.html
http://www.liberation.fr/monde/01012338195-les-indignes-prennent-la-puerta-del-sol
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/espagne-une-jeunesse-indignee-dans-la-rue_994116.html

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Message  niouze le Jeu 19 Mai - 16:49






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Message  niouze le Jeu 19 Mai - 16:53

http://tomalaplaza.net/ (site espagnol)

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 17:01

Depuis dimanche, l'Espagne est bouleversée par un mouvement inédit chez nous qui a touché les principales villes du pays. On pourrait même dire historique. Chez nous on n'aime pas les manifs, les gens sont très réticents à sortir dans la rue pour protester pourquoi que ce soit. Les seules occasions où les gens défilent sur le pavé se produisent à l'appel des syndicats majoritaires (UGT et CCOO) quand ils appellent à la grève générale (la dernière a eu lieu le 29 septembre et ça n'a pas été un franc succès).

Mais cette fois, c'est différent, aucun syndicat, moins un parti politique a appelé les gens à manifester. Le mouvement a été totalement improvisé et a surgi sur Internet, comme dans les révolutions arabes ou comme chez nos voisins portugais. Et c'est inédit de voir autant de monde manifester dans un pays où les mobilisations ne sont pas notre spécialité.

Pour savoir exactement comment les faits se sont passés, vous pouvez lire ce post de Fanette (clic ici). Je ne vais pas raconter les faits, juste je veux vous livrer ma petite analyse. En tant qu'Espagnole, pour vous expliquer pourquoi on manifeste, pourquoi on en a ras-le-bol de la classe politique, du chômage, de la corruption et tous ces maux qui frappent depuis longtemps notre société.

1. Espagne: Le pays avec le taux du chômage chez les jeunes le plus élevés du pays développés

Les jeunes, les plus touchés pour la crise, sont à l'origine de ce mouvement. Dans un pays avec cinq millions du chômeurs, le taux chez les 18-30 ans s'élève a 46,5%! La plupart enchaîne des stages et des CDD dans les entreprises. Être jeune et espagnol c'est vraiment compliqué aujourd'hui.

On nous dit qu'on est la génération la mieux préparée de l'histoire (bien souvent, nos parents, sous la dictature de Franco, n'ont pas eu la chance de faire des études supérieures), mais on voit bien que nos diplômes ne servent a rien, car personne n'embauche et on va vivre moins bien que nos parents.

Nous sommes pour la plupart ce qu'on appelle des mileuristas (les personnes qui gagnent 1.000 euros ou moins, le SMIC chez nous est de 600 euros). Et avec ce salaire, c'est presque impossible de vivre. Une hôtesse d'accueil gagne plus qu'un diplômé. Avec tous le respect que je dois à ce travail, mais c'est vraiment hallucinant!

On ne peut pas acheter un appartement, car les prix sont exorbitants, et il n'y a pas assez de HLM pour tout le monde. Donc, soit t'es en couple et avec les deux vous payez l'emprunt, soit tu restes chez tes parents jusqu'à... Parce que louer seul un appartement, (héhé), impossible aussi. Malgré les 210 euros d'aide gouvernementale aux jeunes qui veulent plus d'indépendance, les loyers sont de 500 euros minimum pour un appartement de 40 mètres carrés (ça dépend des villes).

Et ça les jeunes qui ont la chance d'avoir un boulot, car les autres... Les entreprises avancent la crise comme excuse pour ne pas embaucher des CDI. De plus en plus, le non-remplacement des travailleurs qui partent a la retraite est devenu la règle. Donc avec ça, qu'est-ce qu'on peut faire?. Beaucoup des jeunes part à l'étranger en quête d'un boulot. L'Allemagne est la destination la plus sollicitée, suite à une demande d'Angela Merkel d'ingénieurs espagnols. Chez les Allemands, ils touchent le double et son plus valorisés. Autres préfèrent la Amérique latine, d'oú dans les années 90 des milliers des immigrants ont venu sur notre territoire, maintenant c'est a nous.

2. Corruption

Chaque jour, un nouveau cas de corruption sort dans les médias. Notamment urbanistique. Le système est simple, les mairies vendent en requalifiant les terrains destinés à faire des jardins, ou des écoles en terrains à bâtir. Les mairies touchent des commissions pour ces requalifications.

Et les entreprises du bâtiment gonflent les prix des appartements. Dans un pays où les gens ont une mentalité de propriétaires, c'est un grand bussiness. La brique a été pendant des années notre moteur de croissance. A tel point, que des milliers de jeunes ont abandonné leurs études pour travailler dans le bâtiments où ils touchent un gros salaire.

Malgré les procès et la condamnation des différents politiques impliqués, les partis politiques ne font rien pour se débarrasser de ces personnes, ils continuent là comme Francisco Camps, président de la région de Valence et impliqué dans une affaire de corruption. Mercredi, le président de son parti, Mariano Rajoy (Parti populaire) s'affichait a ses côtes et lui a dit qu'il l'aimait. Flippant! Autre exemple, à Castellon, le président du conseil général, Carlos Fabra, a été condamné à plusieurs reprises par des affaires de corruption, mais il reste en poste. Ni son parti (PP), ni ses électeurs (là c'est plus grave) ne font quelque chose. On aussi "l'honneur" d'avoir le maire avec le plus gros procès sur le dos, Julian Muñoz, ancien maire de Marbella, la fameuse station balnéaire d'Andalousie. Et la liste est longue...

Il y a tellement de raisons pour lesquelles on en a marre. Un système bipartisan (oui, comme partout) mais à la différence d'autres pays, entre le PP et le PSOE, il n'y a pas de grande différence, au moins sur le plan économique. Des syndicats qui sont plus du côté du gouvernement que des travailleurs, et incapables de porter un discours cohérent. C'est compliqué de tout expliquer, mais je ressens que ce mouvement va s'amplifier. À la différence d'autres manifestations organisées par les syndicats, là, les gens s'identifient avec le mouvement. Et chez nous c'est une nouveauté.

C'est encore trop tôt pour savoir si Democracia real ya! sera un succès ou tombera dans l'oubli après les élections de dimanche. Mais une chose est sûre, quelque chose s'est levé.

http://www.lepost.fr/article/2011/05/18/2499260_spanish-revolution-pourquoi-on-manifeste.html

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 17:07

Marre de vivre à l'arrache: énorme manifestation des précaires au Portugal !
Mardi, 15 Mars 2011 17:00 Leila Chaibi, Bruno Fialho et Céline Meneses

Samedi 12 Mars, près d'un demi-million de citoyens portugais ont manifesté leur ras-le-bol de vivre dans la précarité, à travers tout le pays, y compris devant des ambassades du Portugal en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis.

Il s'agit là de la plus grosse manifestation depuis la révolution des œillets de 1974.Ce mouvement citoyen est parti du manifeste de la « génération à l'arrache », lancé il y a à peine un mois sur Facebook par 4 jeunes diplômés précaires. Spontanément, la révolte du peuple portugais précarisé s'est cristallisée autour du rejet des « recus verts », sorte de sous-contrats de travail dénués de cotisations sociales.
Ce samedi, pour la première fois,

le précariat a massivement envahi les rues du Portugal : "Avec la précarité, pas de Liberté !", "Vous nous voulez précaires, rebelles nous serons !", « Je suis précaire, mais je vais changer le monde !" Un grand moment d'éducation à la citoyenneté que cette manifestation

où le peuple a fait irruption sur la scène politique. Chaque participant pouvait apporter sa feuille A4 avec ses propositions pour abolir la précarité.

Ces cahiers de doléances permettront de faire pression sur les députés: "Attention, vous aussi les députés êtes des précaires" scandait un panneau dans la manifestation.

Une délégation du Parti de Gauche menée par Leila Chaibi, secrétaire nationale à l'abolition du précariat, membre de mouvements de précaires en France (L'Appel et la pioche, Jeudi noir, Génération précaire) a porté la solidarité de la France et a tissé des liens fraternels et de lutte commune avec les différentes organisations et jeunes précaires qui ont permis la réussite des manifestation.

La précarité est organisée par l'Europe du traité de Lisbonne.

Les dernières décisions de la Commission et du Conseil européens vont toutes dans le sens d'une précarisation accrue des peuples sous prétexte de rigueur budgétaire. Cette Europe ne prête qu'aux riches!Faim de droits !

Le Parti de Gauche se tient prêt à soutenir les luttes du précariat et encouragera l'organisation de combats communs au niveau européen.
Cette révolte portugaise n'est qu'un début.

Précaires d' Europe et du monde unissons-nous !

ok le site est bof bof mais pas trouver mieux http://www.lepartidegauche.fr/international/121-actualite/3573-marre-de-vivre-a-larrache-enorme-manifestation-des-precaires-au-portugal-

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 17:51

Manifeste du collectif espagnol Democracia Real Ya


Traduction du manifeste du collectif espagnol Democracia Real Ya, à l’origine des mobilisations du 15 mai qui se sont transformées en un gros mouvement de contestation et d’occupation.

Notes pré­li­mi­nai­res :

* le but de la traduction de ce manifeste est de documenter ce mouvement dont on parle peu dans les médias alternatifs francophones ;
* la traduction est approximative et perfectible, n’hésitez pas à laisser en compléments d’informations de meilleures formulations ;
* le texte, ainsi que l’a signalé le traducteur qui l’a fait passé (merci !), est « transversal et réformiste » mais il a eu le mérite de « rassembler beaucoup de sensibilités, un peu à la façon (mais avec un discours très »péninsulaire« ) des revolté-es arabes ou du Wisconsin ».
* il existe d’autres textes de réflexion sur ce mouvement, parfois très critiques de ce collectif Democracia Real Ya, ils peuvent être trouvés sur http://www.csocasablanca.org/REFLEX....

Manifeste de « Democracia Real Ya ! »

Nous sommes des per­son­nes cou­ran­tes et ordi­nai­res. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour tra­vailler ou pour cher­cher un boulot, des gens qui ont famille et amis. Des gens qui tra­vaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entou­rent.

Parmi nous, cer­tain-e-s se consi­dè­rent plus pro­gres­sis­tes, d’autres plus conser­va­teurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéo­lo­gies très défi­nies, d’autres se consi­dè­rent apo­li­ti­ques. Mais nous sommes tous très préoc­cupé-e-s et indi­gné-es par la situa­tion poli­ti­que, économique et sociale autour de nous. Par la cor­rup­tion des poli­ti­ciens, entre­pre­neurs, ban­quiers, ... . Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

Cette situa­tion nous fait du mal quo­ti­dien­ne­ment ; mais, tous ensem­ble, nous pou­vons la ren­ver­ser. Le moment est venu de nous mettre au tra­vail, le moment de bâtir entre tous une société meilleure. Dans ce but, nous sou­te­nons fer­me­ment les affir­ma­tions sui­van­tes :

* L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.
* des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.
* Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle pour le progrès de l’humanité.
* La démocratie part du peuple, par conséquent le gouvernement doit appartenir au peuple. Cependant, dans ce pays, la plupart de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies directes de démocratie et aussi, procurant le plus de bienfait possible à la majorité de la société, et pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE [1].
* La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns crée inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité et le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.
* La volonté et le but du système est l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.
* Nous, citoyens, faisons parti de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.
* Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une abstraite rentabilité économique qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons effacer les abus et les manques que nous endurons tous. Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Etre Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.


A la vue de cela, je suis indi­gné/e

Je crois que je peux le chan­ger.

Je crois que je peux aider.

Je sais que, tous ensem­ble, on le peut.

Sors avec nous. C’est ton droit.

(suit la pos­si­bi­lité de signer sur la page ori­gi­nale en cas­tillan).


(Les photos ont été rajou­tées pour cet arti­cle sur Rebellyon, les deux der­niè­res sont repri­ses de http://perio­dis­mo­hu­mano.com/socieda..., la pre­mière chopée sur El Pais).

http://rebellyon.info/Manifeste-du-collectif-espagnol.html

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Message  niouze le Jeu 19 Mai - 18:19

http://www.soltv.tv/soltv/index.html pour suivre les évenement en direct

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Jeu 19 Mai - 18:21

Madrid: des milliers d'Espagnols défient l'interdiction de manifester
De The Associated Press – Il y a 18 minutes
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5iehSLTVCsjjEfs7yzyTM4BKAnqlA?docId=6895336
MADRID — Des milliers d'Espagnols ont défié l'interdiction de manifester avant les élections pour la quatrième journée consécutive et ont organisé un camp de protestation au centre de Madrid, pour faire part de leur colère contre les deux principaux partis politiques du pays et la gestion de la crise économique.
Les manifestants qui se sont réunis sur la Puerta del Sol et dans d'autres villes espagnoles, dénoncent une campagne insipide en vue des élections municipales et locales de ce week-end.
Des centaines d'entre eux ont passé la nuit dans un camp de tentes installées sur la place de la Puerta del Sol. Ils dénoncent les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement Zapatero, pour faire face à deux années de récession et un taux de chômage de 21,3 pour cent, le plus haut de la zone euro.
Le conseil électoral de Madrid avait interdit la manifestation de mercredi soir, estimant qu'elle pourrait influencer le scrutin de dimanche. La décision a eu l'effet inverse et des milliers de personnes ont afflué sur la place emblématique de la capitale espagnole.
Près de 500 policiers anti-émeute s'étaient déployés mais ils ne sont pas intervenus. D'autres manifestations ont été organisées à moindre échelle dans plusieurs villes du pays, notamment à Barcelone et Séville ces derniers jours.

Les manifestants ont des mots d'ordre très variés mais se sont retrouvés sur le slogan «Une vraie démocratie maintenant». Les étudiants, les chômeurs et des jeunes mécontents étaient l'origine du mouvement, qui a gagné l'ensemble du pays.


Un vaste mouvement social s’installe en Espagne, à la veille des élections
http://www.20minutes.fr/ledirect/727026/vaste-mouvement-social-sinstalle-espagne-veille-elections
Des milliers de jeunes Espagnols, en colère contre le taux de chômage qui dépasse les 21% dans leur pays, manifestent voire campent dans la rue depuis plusieurs le 15 mai.

Ce mouvement, qui se développe à l'approche des élections municipales de dimanche, marque un tournant en Espagne où, jusqu'à présent, la population a rarement manifesté contre le chômage, qui touche 45% des jeunes.

La majeure partie des manifestants sont des jeunes, issus de ce que le Fonds monétaire international a appelé la «génération perdue» espagnole. Ce sont eux qui ont organisé le mouvement appelé tomalaplaza (Occupe la place) ou Democracia real ya (Une vraie démocratie maintenant) appelant à occuper la place centrale des villes du pays et en coordonnant leur action via les réseaux sociaux et via Twitter.

De la place Tahrir à la place Puerta del Sol

Des centaines de manifestants campent sous des auvents depuis mardi à la Puerta del Sol, place emblématique de Madrid. Des journalistes présents sur place la compare à la place Tahrir, place tunisienne symbole de la révolution qu’a connu le pays. Des manifestations ont ainsi eu lieu dans des grandes villes comme Barcelone, Valence, Bilbao, Vigo, Grenade, mais aussi à Saint-Jacques de Compostelle et aux Baléares.

Ces jeunes ont rebaptisé les lieux «Place de la Solution» et l'ont couverte de banderoles appelant la population à ne pas voter pour les socialistes (PSOE) au pouvoir pas plus que pour le Parti populaire (PP, droite) lors des élections municipales qui auront dimanche.

Système électoral

Les électeurs de la majeure partie des régions - à l'exception du Pays basque et de la Catalogne, qui comptent de puissants partis régionaux – ont en effet peu d'autres solutions de vote en dehors du PSOE et du PP, qui dominent la vie politique en Espagne depuis l'avènement de la démocratie en 1978. Les petites formations, comme le parti Gauche unie (IU, qui englobe les communistes) ne sont pas favorisées par un mode de scrutin en vertu duquel les grandes formations ou les partis régionaux forts sont mieux représentées au parlement. L'Espagne, avec autour de 4,2 millions de chômeurs, compte aujourd'hui le taux de sans emploi le plus élevé de toute l'Union européenne.


Un “printemps espagnol“ est-il en train de naître ?
http://www.francesoir.fr/actualite/international/un-printemps-espagnol-est-il-en-train-naitre-102743.html

Des milliers de manifestants espagnols campent sur la place principale de Madrid, la Puerta del Sol, depuis lundi soir. À quelques jours des prochaines élections locales, ce dimanche 22 mai, ils manifestent leur colère contre la classe politique espagnole, la corruption et le chômage, trois ans après la crise.

Un « printemps espagnol » est-il en train de naître ? Cela fait maintenant quatre jours que des étudiants, des chômeurs et des séniors se rassemblent sur la place Puerta del Sol à Madrid pour dire leur ras-le bol du chômage, de la corruption et du bipartisme politique en Espagne qui ne connait, selon eux, pas une « vraie démocratie ».

Ce mercredi soir, un pic de rassemblement a été atteint dans la capitale madrilène. D'abord quelques dizaines de manifestants ce lundi vers 15 heures, puis une évacuation mardi matin à l'aube par les forces de police de leur campement nocturne, les « Indignés », comme ils s'appellent, étaient ce mercredi environ 60.000 à Madrid, selon les organisateurs, et 25.000 selon les autorités. Nombre d'entre eux campent sur la place depuis lundi soir : « Vous prenez l'argent, nous prenons la rue », « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir », proclamaient mercredi des banderoles dépliées à la Puerta del Sol. Ce lieu emblématique au cœur de Madrid est devenu la nouvelle « place Tahrir » en référence aux mouvements révolutionnaires tunisien et égyptien. Elle est surtout située devant le gouvernement régional mené par les conservateurs du Parti populaire (PP). 
Un lieu stratégique, car à quelques jours des élections locales du dimanche 22 mai, l'un des principaux soucis des manifestants est le système électoral espagnol. Il ne favoriserait que les deux grands partis politiques : le Parti populaire (PP) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Les petites formations comme le parti Gauche unie (IU) serait fortement désavantagé par ce mode de scrutin.

Ce mouvement a surpris les politiques en pleine campagne

De son côté, la commission électorale avait tenté d'interdire ce rassemblement en estimant qu'il risquait « de perturber la campagne électorale et la liberté des citoyens dans leur droit de vote ». Ce mouvement spontané a surpris les politiques en pleine campagne pour les élections, qui devraient selon tous les sondages se solder par une déroute des socialistes, au pouvoir, lourdement sanctionnés pour leur politique d'austérité anti-crise, face à la droite conservatrice du Parti Populaire.

Trois ans après la crise, le chômage qui touche 21% de la population et 44% des moins de trente ans en Espagne est l'un des autres points d'orgue de ce mouvement. Dans leur manifeste, les organisateurs dénoncent en effet les problèmes d'accès au logement dans le pays et le chômage des jeunes diplômés, notamment.

La contagion madrilène a gagné le reste du pays

Né sur le réseau social le 15 mai dernier, le soulèvement espagnol prendra-t-il encore plus d'ampleur et gagnera-t-il d'autres pays européens. À l'origine de ces rassemblements : Le groupe Facebook, « Democracia real Ya » (« Une vraie démocratie, maintenant »). Sa page comptait ce jeudi après-midi plus de 160 000 fans pour 46 millions d'habitants. À titre de comparaison, la page virtuelle des opposants syriens («The Syrian Revolution 2011») connaissait à son premier jour, le 27 février dernier, 26.000 adhésions pour 22 millions d'habitants, et la page égyptienne « We are all Khaled Said » - qui fut l'un des plus importants sites d'appels pour la fameuse grande manifestation du 25 janvier dernier au Caire - comptait, elle, 18.000 personnes pour un pays de 80 millions d'habitants.

En Espagne, la contagion madrilène s'est manifestée dans une dizaine d'autres villes comme Barcelone, Valence, Bilbao, Vigo, Grenade mais aussi Saint-Jacques de Compostelle et aux Baléares, avec près de 15 000 personnes à Barcelone et plusieurs milliers dans le reste du pays. Selon la presse espagnole, le pays n'aurait jamais connu un tel mouvement de manifestations depuis 1978, lorsque la démocratie se mettait en place après la mort du dictateur Franco en 1975. Jeudi, ils étaient encore des milliers sur la place Puerta del Sol et la plateforme virtuelle « Democracia real Ya » a annoncé vouloir étendre le mouvement de rassemblements à travers le monde.


Espagne: les manifestants veulent étendre leur mouvement dans le monde
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_espagne-les-manifestants-veulent-etendre-leur-mouvement-dans-le-monde?id=6132793
Le mouvement inédit qui réunit depuis le début de la semaine des milliers de personnes en Espagne pour protester contre les retombées de la crise économique, cherche à s'étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde, selon l'une des plateformes organisatrices.

Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche, sur des places emblématiques ou devant les ambassades d'Espagne, a indiqué le mouvement "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet. A Bruxelles, un rassemblement est attendu vendredi entre 18h30 et 22h30 devant l'ambassade espagnole située rue de la Science.

D'autres rassemblements sont aussi prévus à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie.

A Paris, qui accueille de nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18H00 GMT devant l'ambassade d'Espagne.

Des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent depuis le début le début de la semaine les rues des villes d'Espagne dans l'espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche.

Des centaines, parfois des milliers de jeunes, se relaient jour et nuit depuis mardi sur l'emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été organisé.

Les manifestants défendent des revendications très disparates, parfois confuses, dénoncent le système politique dominé par deux grands partis, socialiste et conservateur, la "corruption" ou réclament plus de justice sociale.


Le "printemps espagnol" cherche à s'étendre
http://www.humanite.fr/19_05_2011-le-printemps-espagnol-cherche-%C3%A0-s%C3%A9tendre-472519

Le mouvement inédit qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l'austérité, cherche à s'étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde.

Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche, sur des places emblématiques ou devant les ambassades d'Espagne, a indiqué le mouvement "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet (en espagnol). D'autres rassemblements sont aussi prévus à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie. A Paris, qui accueille de nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18 heures devant l'ambassade d'Espagne.

"Vous prenez l'argent, nous prenons la rue", "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", proclamaient des banderoles dépliées à la Puerta del Sol, lieu de rassemblement emblématique au coeur de Madrid. Depuis de début de la semaine, aux cris de "nous avons le droit de nous indigner" des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent les rues des villes d'Espagne dans l'espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche. Des centaines, parfois des milliers de jeunes, se relaient jour et nuit sur l'emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été organisé. "Nous avons l'intention de rester ici jusqu'aux élections" de dimanche, a expliqué Juan Rubio, un porte-parole de ce mouvement hétéroclite, rassemblant beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de toutes origines, chômeurs, fonctionnaires ou retraités, qui réclament "une vraie démocratie, maintenant". "C'est un mouvement en construction, nous sommes encore en train de rassembler nos idées, d'organiser des assemblées pour un changement social", a-t-il ajouté.

Mais dans un pays peu habitué aux manifestations de masse, tous expriment lassitude et frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui a continué à grimper au premier trimestre avec un taux record de 21,19%. En février, 44,6% des moins de 25 ans étaient sans emploi.
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Message  niouze le Jeu 19 Mai - 20:32


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Message  niouze le Jeu 19 Mai - 20:33

france ????(bordeaux paris ???? )
http://twitter.com/#!/search?q=%23frenchrevolution
http://lesindignes.over-blog.com/ (je me demande quand même si y a pas des gens derriere ? genre de ceux du no sarko day ; a voir )

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Message  ivo le Jeu 19 Mai - 20:56

Espagne: nouvelle soirée de manifestation à la Puerta del Sol de Madrid
(AFP) – il y a 1 heure
MADRID — Une foule de manifestants remplissait à nouveau jeudi soir la place de la Puerta del Sol, dans le centre de Madrid, occupée depuis trois jours par des milliers de personnes qui protestent contre les retombées de la crise économique et le chômage.
Répondant à des appels lancés sur des réseaux sociaux, les manifestants se relaient depuis mardi sur la place où ils ont installé un village de tentes, qui a continué jeudi à s'étendre et à s'organiser.
Les manifestants espèrent rester sur la place jusqu'à dimanche, jour des élections régionales et locales en Espagne, en dépit de menaces d'interdiction de la commission électorale.
"L'idée est de tenir", déclarait Juan Cobo, qui se présente comme un porte-parole du mouvement.
"On nous dit que samedi nous allons être délogés violemment, on nous dit que la police va charger. Mais plus la police chargera, plus on sera forts. On va faire de la résistance pacifique", assurait Berta Lopez, une chômeuse de 19 ans installée au stand d'accueil.
Les manifestants défendent des revendications très disparates, parfois confuses, dénoncent le système politique dominé par deux grands partis, socialiste et conservateur, la "corruption des politiciens" ou réclament plus de justice sociale.
Mais dans un pays peu habitué des revendications sociales, ce mouvement inédit exprime beaucoup de frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui atteint un taux record de 21,19%.
Des rassemblements semblables, mais de moindre ampleur, sont organisés depuis le début de la semaine dans la plupart des villes d'Espagne.

La plate-forme citoyenne "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!), qui regroupe une partie des manifestants, a annoncé jeudi qu'elle cherchait à s'étendre et a convoqué de nombreux rassemblements à travers le monde.

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Message  ivo le Jeu 19 Mai - 21:01

JEUNES CONTRE LE CHÔMAGE (PRESSE ESPAGNOLE)
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11188
Après un premier mouvement dimanche dernier le 15 mai qui a touché Madrid et une soixantaine de villes, répondant à l'appel du site Democracia Real Ya, (Vraie démocratie maintenant) indépendant des partis politiques, des jeunes manifestants, protestant contre le chômage (qui touche plus de 44 % des moins de 25 ans) et la crise ont campé dans le centre de Madrid sur la célèbre place de la Puerta del Sol malgré l'interdiction de la commission électorale à la veille des élections municipales de dimanche.
Les images de la Puerta del Sol sont à la Une de la majorité des journaux espagnols.








Sur Twitter, ce jeudi, le mot clé "notenemosmiedo" (nous n'avons pas peur) il accompagne les messages qui concernent ce mouvement apparait toutes les 5 ou 6 secondes.
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Message  ivo le Jeu 19 Mai - 21:07

L'Espagne au bord de la crise de nerf ?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1149;l-espagne-au-bord-de-la-crise-de-nerf.html
Depuis dimanche, des milliers d'Espagnols sont dans les rues d'une cinquantaine de villes pour dire leur ras-le-bol du chômage, de l'inflation et des politiciens. Slogan : "Nous ne sommes pas des marionnettes entre les mains des banquiers et des politiciens".
Temps de lecture : 2 minutes

Les "indignés" qui ont envahi les rues espagnoles affronteront-ils le gouvernement ?

Aujourd'hui, les jeunes et moins jeunes qui ont campé Puerta del Sol à Madrid et dans d'autres villes espagnoles ont donc défié pour la quatrième journée consécutive l'interdiction de manifester. Toute la journée, ils ont attendu la décision de la Junta Electoral Central espagnole, qui devait se prononcer sur la légalité ou l'illégalité du mouvement.

En effet, la situation est embarrassante pour le gouvernement : à Madrid ou Grenade, des manifestants ont été arrêté ou dispersé, quand ils ne l'ont pas été ailleurs. Certaines Junta Electoral locales autorisent les rassemblement, d'autres non. Devant l'ampleur inédite que prend le mouvement, le gouvernement espagnol doit apporter une réponse uniforme.

Une pétition a été organisée via internet pour exiger que les rassemblements du Mouvement du 15M, ou "Tomalaplaza", soient autorisés. Au fur et à mesure que passait la journée, les protestataires de la Puerta del Sol, réunis en assemblée, ont décidé que, quoiqu'ils adviennent, ils demeureraient sur place et ne respecteraient pas l'interdiction, si interdiction il y avait.

Les dés en sont donc jetés. Demain, on saura si le bras de fer aura lieu entre le gouvernement et les "Indignés". L'un des hashtag du mouvement sur Twitter n'est-il pas #notenemosmiedo (nous n'avons pas peur) ? Tout un programme.

Précisons que dimanche 22 mai, en Espagne, ce sont les élections locales : les hasards du calendrier font que des élections municipales ont lieu en même temps que des élections dans 13 des 17 communautés autonomes espagnoles : une conjonction de date qui donne au 22 mai une importance particulière.

Mais que réclament-ils, ces indignés ?

Ils sont jeunes, mais pas seulement, touchés par le chômage, et subissent le contrecoup de la corruption politique qui sévit dans le pays. Les salaires sont bas, et surtout, ceux qui ont fait des études ne réussissent pas le moins du monde à s'en sortir mieux que les autres, ce qui est vécu comme une injustice massive. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le chômage a atteint le taux record de 21,19 % au premier trimestre 2011. 44,6 % des moins de 25 ans étaient sans emploi.

Mais surtout, ils ont, jeunes ou moins jeunes, perdu confiance dans le système politique espagnol, dans lequel la corruption est partout présente ; c'est particulièrement flagrant dans l'immoblilier : les mairies vendent d'immenses terrains à bâtir, en les requalifiant pour les détourner de leur destination principale : écoles, parcs... Elles touchent des commissions pour ces requalifications qui profitent aux entrepreneurs qui construisent des complexes immobliers hors de prix, que les gens n'ont de toute façon pas les moyens de se payer.

Oh, certes, les hommes politiques impliqués sont poursuivis et condamnés ! Mais ils restent en place et ni les membres de leur parti, ni les dirigeants des différents partis ne semblent choqués. A l'opportunisme des partis de droite, répond l'indifférence des partis de gauche.

"Nous sommes las du chômage, de la corruption des politiques. C'est toujours pareil. Je suis sans travail et je ne vois pas comment je vais en avoir un bientôt. Il faut qu'ils sachent comment nous nous sentons, ce sont toujours les mêmes qui gagnent", entend-on.

Trop, c'est trop, et c'est ce qui est en train de se passer : le ras-le-bol, la saturation, la lassitude a jeté dans les rues ce peuple ordinairement peu porté sur la contestation. Leurs revendications sont variées, mais ce qui est clair, c'est le ras-le-bol. Situation délicate pour le gouvernement, dirigé par le socialiste Zapatero, qui joue là l'avenir de son parti à la tête du pays.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 19 Mai - 21:20

ivo a écrit:PAS UN SEUL MOT SUR LES TV FR ........................................
et quasi rien dans la presse ....

peur de la contagion ???

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Message  niouze le Ven 20 Mai - 0:22

Bordeaux : Samedi 21 Mai 17H00 Manifestation à Bordeaux! Démocratie Réelle Maintenant! Democracia Real Ya! Samedi 21 mai, Place Saint Projet à 17h.

Marseille APPELS aux RASSEMBLEMENTS: Democracia Real YA! Marsella

-------------------------- ----------
20/05 - 11h : Consulat Général d'Espagne (38, rue Edouard Delanglade) CASSEROLADE
- 15h : R.V. aux Réformés avec des équipements, si vous avez (peinture, cartons, draps, casseroles, tee-shirts blancs, markers), pour préparer des affiches et des pancartes!
- 20h : Mairie de Marseille – CAMPING symbolique: Tentes, parasols, stores... CASSEROLADE

21/05 - 16h : Notre Dame de la Garde : Avec un soleil dessiné dans les mains.

22/05 - 11h : Consulat Général d'Espagne (38, rue Edouard Delanglade) CASSEROLADE


Metz Democracia Real Ya Grupo Metz

Montpellier 20H00 24 rue Marceau B.P 1221 34010 Montpellier DEMOCRACIA REAL YA MONTPELLIER

Paris : Vendredi 20 Mai 19H00 place de la Bastille Apéro place de la Bastille : YES WE CAMP !, à l'initiative du collectif Les Pas de Nom



Toulouse: Vendredi 20 Mai 19H00 place du Capitole Concentracion en Toulouse, Francia

Suivons l'exemple des espagnols mobilisons nous sans tarder !! Le Vendredi 20 Mai à 19H00 place de la Bastillee et partout en France.



les-indignes.jpg



Qui sommes nous?
Nous sommes des personnes qui de manière libre et volontaire, avons décidé de nous réunir pour revendiquer la dignité et la conscience politique et sociale.
...Nous ne représentons aucun parti ni aucune association.
Une vocation de changement nous unit.
Nous sommes ici par dignité et solidarité avec ceux qui ne peuvent pas l´être.
Pourquoi sommes nous ici?
Nous sommes ici car nous voulons une société nouvelle qui donne la priorité à la vie au-delà des intérêts économiques et politiciens.
Nous plaidons pour un changement dans la société et la conscience sociale.
Démontrer que la société ne s´est pas endormie et que nous continuerons à lutter, pour ce que nous méritons, à travers la voie pacifique.
Nous voulons tout, nous le voulons maintenant, si tu es d´accord avec nous: UNIS-TOI!
“C´est mieux de risquer et de perdre que de perdre sans avoir risqué”

Les indignés



http://lesindignes.over-blog.com/article-liste-des-manifestations-des-indignes-ajoutez-vos-rendez-vous-en-commentaire-74210089.html

et si on pouvait ccommencer a rever ???

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 20 Mai - 10:25

Espagne : le gouvernement veut interdire les manifestations avant les élections
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/05/20/les-espagnols-prives-de-manifestation-pour-cause-d-elections_1524745_3214.html

La place Puerta del Sol, à Madrid, jeudi soir 19 mai 2011.AP/Arturo Rodriguez

Une foule de manifestants remplissait à nouveau, jeudi 19 mai au soir, la place de la Puerta del Sol, dans le centre de Madrid, occupée depuis trois jours par des milliers de personnes qui protestent contre les retombées de la crise économique et le chômage. Répondant à des appels lancés sur des réseaux sociaux, les manifestants se relaient depuis mardi sur la place, où ils ont installé un village de tentes, qui a continué jeudi à s'étendre et à s'organiser.

La commission électorale espagnole (JEC) a appelé jeudi soir à une interdiction des manifestations de rue durant le week-end, au cours duquel doivent se dérouler des élections municipales et régionales, estimant qu"'elles sont contraires à la législation électorale". Selon les médias espagnols, la commission a voté par cinq voix contre quatre en faveur de cette interdiction à manifester, après plus de six heures de délibération.

La JEC affirme qu'il est de son devoir de garantir "la transparence et l'objectivité du processus électoral et le principe d'égalité". "Durant les journées de vote, notre législation interdit tout acte de propagande électorale", précise la Commission.

BEAUCOUP DE FRUSTRATION

Le ministre de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avait auparavant déclaré que le gouvernement attendait la décision de la commission pour donner ordre à la police de disperser les manifestants. Il avait toutefois indiqué que la police "cherchait plutôt à résoudre les problèmes qu'à en créer".



Surnommés "los indignados" (les indignés), des milliers de jeunes Espagnols se sont rassemblés pour la cinquième journée consécutive dans plusieurs villes du pays. Ce mouvement inédit marque un tournant dans un pays où jusqu'à présent la population manifestait rarement contre les difficultés économiques et exprime beaucoup de frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui atteint un taux record de 21,19 %, et grimpe à 45 % pour la tranche des 18-25 ans.

Les manifestants ont des revendications très disparates, parfois confuses, dénoncent le système politique dominé par deux grands partis, socialiste et conservateur, la "corruption des politiciens" ou réclament plus de justice sociale. Des rassemblements semblables, mais de moindre ampleur, sont organisés depuis le début de la semaine dans la plupart des grandes villes d'Espagne.

Selon le quotidien El Pais, les responsables du mouvement des jeunes ont convoqué une assemblée générale pour décider ou non de se plier à l'interdiction de manifester. Mais à la Puerta del Sol, à Madrid, épicentre de la contestation, la majorité des manifestants ont déjà décidé qu'ils poursuivraient la mobilisation ce week-end et demandent aux électeurs de ne voter dimanche pour aucun des deux grands partis du pays, le PSOE (socialiste) du président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, et le PP (opposition de droite).

Economie espagnole


PORTFOLIO
Dans les rues de Madrid : "S'indigner n'est pas suffisant"
TÉMOIGNAGES
Grève générale en Espagne : "La précarité est devenue la norme"
LES FAITS
Les jeunes Espagnols dans la rue pour clamer leur ras-le-bol
LES FAITS
Le chômage espagnol atteint un taux record


Grève générale en Espagne : "La précarité est devenue la norme"
http://www.lemonde.fr/europe/article_interactif/2010/09/28/greve-generale-en-espagne-la-precarite-est-devenue-la-norme_1417249_3214.html#ens_id=1271383
Des internautes du Monde.fr installés en Espagne témoignent de la situation sociale qui prévaut dans le pays.

La grève à l'espagnole, par Julien D.

Je suis actuellement étudiant à l'université polytechnique de Madrid. Dans la cité universitaire, les affiches sauvages, les autocollants et les tags ont fait leurs apparitions sur les murs depuis une bonne semaine. Des prospectus jonchent le sol un peu partout. Cependant dans ma fac, la grève n'a pas l'air de susciter beaucoup de débats. Si je m'en tiens aux paroles de mon professeur, j'ai cours normalement demain matin. Je pense néanmoins que j'assisterai à la manifestation. D'abord par curiosité mais aussi et surtout parce que la réforme proposée par un gouvernement "socialiste" est inacceptable pour une société qui, bien plus qu'en France, souffre de la crise et du chômage !

"Maintenant le débat sur la retraite à 62 ans en France me fait bien rigoler", par Colin Poutiers

Je vis et travaille à Barcelone depuis mainteant cinq ans. Ayant grandi en région parisienne, je suis assez habitué aux grèves et autres manifestations sans me sentir vraiment impliqué. En revanche ici, il faut apparement s'attendre au pire. Dur de faire le tri entre les racontars et la vérité, mais cette grève promet d'être beaucoup plus intense, voire violente que les manif-merguez-chansons parisiennes. Tous les magasins du centre-ville ferment en prévision des casseurs, et il est dit que les "jaunes" peuvent être "rappellés à l'ordre" sur le chemin du bureau.
Je me suis renseigné sur les principales revendications et je peux vous dire que maintenant le débat sur la retraite à 62 ans en France me fait bien rigoler. Ici on travaille jusqu'à 65 ans, bientôt 67, 40 heures par semaine et avec bien moins de congés payés. Les licenciements vont être facilités, les retraites gelées, le tout en sachant que le chômage avoisine les 20 %... Donc oui, demain je vais faire grève. Ce pays qui m'a accueilli est socialement à des années-lumière de la France, et j'ai peur que l'écart ne se creuse encore.

Pour une moblisation massive, par Aina P

Je travaille dans une école de commerce, mais ma situation est identique à celle de plusieurs copains à moi : on travaille avec des limitations. Je bosse comme sous-traitante sans les droits qu'ont mes copains de travail : beaucoup moins de jours feriés, pas syndiquée, moindre salaire (avec le même travail à faire)... et je peux être heureuse ! Parce que en Espagne ils sont des milliers de jeunes qui ne trouvent rien, même si t'as des bonnes études universitaires.
Je ne peux pas participer, parce que je risquerais de perdre une partie de mon salaire et d'avoir une mauvaise réputation (je ne travaille que depuis 3 mois). Par contre je suis pour une mobilisation massive. Si je ne peux pas y aller, au moins qu'il y ait le plus de gens possible.

"Une simple grippe pourra devenir un motif de licenciement !", par Matthieu Huet

Je prépare le concours pour devenir professeur de français en Espagne. C'est compliqué. Il y a peu de postes, un concours tous les deux ans et un barème favorisant les remplaçants. La situation est encore plus désastreuse dans le privé : smic à 600 euros par mois, semaines de 40 heures, travail au noir omniprésent. Ma compagne, fonctionnaire, s'est fait retirer presque 3 000 euros de salaire annuel, mais elle ne fait même pas grève, même si elle n'approuve en rien ces mesures. Moi, sans travail, sans aide au logement, j'irai dans la manifestation en espérant que les socialo-libéraux arrêtent un peu le désastre. Leurs mesures d'austérité n'ont rien changé et ils démantèlent encore plus le droit des travailleurs. Par exemple, ils sont en train de faciliter le licenciement : une simple grippe pourra devenir un motif valable ! La solidarité ne doit pas seulement être supportée par les fonctionnaire et les bas salaires !

"La précarité est devenue la norme", par Thierry

Je me joindrai à la grève générale par solidarité avec la personne avec qui je vis. En Espagne, les barrières à l'emploi sont nombreuses. Quand on a déjà la chance d'en trouver un précaire (contrats d'un mois, travail temporaire, etc.) payé moins de 1 000 euros, on saute dessus. Si le président n'est pas bling-bling ici (c'est déjà quelque chose), la précarité est devenue la norme. Il est temps ici aussi de montrer que le peuple vote pour qu'on le représente, pas pour qu'on l'utilise.


L'Espagne au bord de la crise de nerfs ?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1149;l-espagne-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html


Non, ce n'est pas le titre du dernier film de Pedro Almodóvar, mais bien la situation actuelle de la péninsule ibérique. Les jeunes manifestants "indignados" ont entamé une guerre de nerfs avec la commission électorale et elle risque bien de durer.

Les "indignés" qui ont envahi les rues espagnoles affronteront-ils le gouvernement ? Hier, les jeunes et moins jeunes qui ont campé à la Puerta del Sol à Madrid et dans d'autres villes espagnoles ont donc défié pour la quatrième journée consécutive l'interdiction de manifester. Toute la journée, ils ont attendu la décision de la Junta Electoral Central espagnole (commission électorale), qui devait se prononcer sur la légalité ou l'illégalité du mouvement.

En effet, la situation est embarrassante pour le gouvernement : à Madrid ou Grenade, des manifestants ont été arrêtés ou dispersés, quand ils ne l'ont pas été ailleurs. Certaines commissions électorales locales autorisent les rassemblements, d'autres non. Devant l'ampleur inédite que prend le mouvement, le gouvernement espagnol doit apporter une réponse uniforme.

Une pétition a été organisée via Internet pour exiger que les rassemblements du Mouvement du 15M, ou "Tomalaplaza" (prends la place), soient autorisés. Au fur et à mesure que passait la journée, les protestataires de la Puerta del Sol, réunis en assemblée, ont décidé que, quoi qu'il advienne, ils demeureraient sur place et ne respecteraient pas l'interdiction, si interdiction il y avait.

Les dés en sont donc jetés. Aujourd'hui, on saura si le bras de fer aura lieu entre le gouvernement et les "indignés". L'un des hashtags du mouvement sur Twitter n'est-il pas #notenemosmiedo (nous n'avons pas peur) ? Tout un programme.

Précisons que dimanche 22 mai, en Espagne, ce sont les élections locales : les hasards du calendrier font que des élections municipales ont lieu en même temps que des élections dans 13 des 17 communautés autonomes espagnoles : une conjonction de date qui donne au 22 mai une importance particulière.

Mais que réclament-ils, ces indignés ? Ils sont jeunes, mais pas seulement, touchés par le chômage, et subissent le contrecoup de la corruption politique qui sévit dans le pays. Les salaires sont bas, et surtout, ceux qui ont fait des études ne réussissent pas le moins du monde à s'en sortir mieux que les autres, ce qui est vécu comme une injustice massive. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le chômage a atteint le taux record de 21,19 % au premier trimestre 2011. Et 44,6 % des moins de 25 ans étaient sans emploi.

Mais surtout, ils ont, jeunes ou moins jeunes, perdu confiance dans le système politique espagnol, dans lequel la corruption est partout présente ; c'est particulièrement flagrant dans l'immobilier : les mairies vendent d'immenses terrains à bâtir, en les requalifiant pour les détourner de leur destination principale : écoles, parcs... Elles touchent des commissions pour ces requalifications qui profitent aux entrepreneurs qui construisent des complexes immobiliers hors de prix, que les gens n'ont de toute façon pas les moyens de se payer.

Oh, certes, les hommes politiques impliqués sont poursuivis et condamnés ! Mais ils restent en place et ni les membres de leur parti, ni les dirigeants des différents partis ne semblent choqués. À l'opportunisme des partis de droite, répond l'indifférence des partis de gauche.

"Nous sommes las du chômage, de la corruption des politiques. C'est toujours pareil. Je suis sans travail et je ne vois pas comment je vais en avoir un bientôt. Il faut qu'ils sachent comment nous nous sentons, ce sont toujours les mêmes qui gagnent", entend-on.

Trop, c'est trop, et c'est ce qui est en train de se passer : le ras-le-bol, la saturation, la lassitude a jeté dans les rues ce peuple ordinairement peu porté sur la contestation. Leurs revendications sont variées, mais ce qui est clair, c'est le ras-le-bol. Situation délicate pour le gouvernement, dirigé par le socialiste Zapatero, qui joue là l'avenir de son parti à la tête du pays.


À lire sur le même sujet sur le Plus :
- Vers un printemps espagnol : los "indignados" à la Puerta del Sol,
- Une révolution en marche en Espagne.


Continuer la lutte malgré l’interdiction
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117237
de : assemblée populaire "Puerta del Sol
vendredi 20 mai 2011 (08h29)
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117237
Le mouvement du 15 mai brave l’interdiction, poursuit les protestations et annonce la couleur

Madrid- Le mouvement du 15 mai qui réclame des changements politiques et sociaux en Espagne et l’instauration d’une "réelle démocratie" a annoncé, jeudi, son intention de poursuivre "indéfiniment" ses protestations.

Le mouvement du 15 mai, ainsi baptisé après les manifestations inédites de dimanche dernier dans plusieurs villes espagnoles en réponse à un appel lancé sur les réseaux sociaux par la plateforme "Démocratie réelle maintenant", a tenu "une assemblée", jeudi en milieu de journée à la place "Puerta del Sol" de Madrid, devenue l’épicentre de cette vague de contestation qui secoue l’ensemble du pays, au cours de laquelle il a annoncé pour la première fois ses principales revendications.

Parmi ces revendications figurent la réforme de la loi électorale en Espagne qui façonne le paysage politique du pays le condamnant à une hégémonie du système bipartite qui a montré ses limites, accorder la priorité aux droits basiques des citoyens et l’abolition des lois discriminatoires.

Les protestataires, dont le mouvement a chamboulé le déroulement d’une campagne électorale pour les municipales pour le moins anodine, répondent ainsi aux détracteurs du mouvement qui l’accusent de manquer d’idéologie et de véritables revendications.

Le mouvement, qui est à sa cinquième journée de protestation, exige également la comptabilisation du vote blanc, la moralisation de la vie politique à travers l’adoption d’une loi sur la responsabilité politique, l’interdiction d’inscription sur les listes électorales des hommes politiques poursuivis en justice et la prohibition du financement privé des partis politiques.

Les protestataires exigent également "le droit à un logement digne" à travers l’adoption de mesures concrètes comme l’instauration d’un loyer social universel. Ils demandent aussi une "société plus égalitaire" en proposant des "l’abolition des lois discriminatoires et injustes comme la Loi de l’immigration".

Le mouvement du 15 mai fait tâche d’huile en Espagne et s’étend à quelque 40 villes du pays comme Barcelone, Zaragoza, Grenade et Valence. Des milliers de personnes ont pris possession des principales places emblématiques espagnoles en y installant des campements de protestation.

A Madrid devenue l’épicentre de ce nouveau phénomène qui a pris de court les deux principales formations politiques en lice pour les municipales et les régionales de dimanche prochain, le mouvement a bravé, mercredi soir, l’interdiction de la commission électorale à Madrid en poursuivant ses protestions à la célèbre place "Puerta del Sol", devenue pour la circonstance un grand campement de tentes occupés par les protestataires majoritairement des jeunes.

Une réunion est prévue jeudi en fin d’après midi de la commission électorale centrale, l’organe supérieur chargé du bon déroulement des élections, pour statuer sur la réponse à donner à ces concentrations qui selon elle affecte le bon déroulement de la campagne électorale.

L’Espagne vit depuis cinq jours au rythme de mouvements de protestation sans précédent. Dimanche dernier, des milliers de personnes, majoritairement des jeunes mais également des retraités mécontents, des ouvriers, des chômeurs et de simples familles, sont descendues manifester dans plusieurs villes espagnoles pour réclamer une "renaissance démocratique" et exprimer leur colère de la situation économique et sociale que traverse le pays malmené par une crise financière sans précédent avec un niveau de chomage record de près de 5 millions de personnes.

Les manifestations, plus d’une cinquantaine à travers l’ensemble du territoire espagnol, ont été convoquées par différents collectifs comme "Jeunes sans futur", l’ONG ATTAC ou encore "Ecologistes en action" regroupés au sein de la plateforme "Démocratie réelle maintenant".

http://www.map.ma/fr/sections/monde/espagne__le_mouvemen/view
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commentaire:
Continuer la lutte malgré l’interdiction
20 mai 2011 - 09h55 - Posté par 84.***.142.***
Etat espagnol : manifestations de masse et occupations spontanées

Ce 15 mai, plusieurs dizaines de milliers de personnes (130.000 selon les estimations) ont manifesté dans les rues de plus de 50 villes de l’Etat espagnol pour protester contre la crise, la dictature des marchés, la précarité (chômage, logement…), la corruption politique, l’austérité et pour exiger une « réelle démocratie ». Les jours suivants, comme dans les révolutions dans le monde arabe, des centaines, puis plusieurs milliers d’autres ont continué à se rassembler et à occuper en permanence (malgré leur interdiction par les autorités) les principales places de plusieurs dizaines de villes, comme la Puerta Del Sol à Madrid, déterminés à y rester jusqu’aux élections municipales de ce 22 mai. Ces mobilisations sont nées de manière spontanée à partir des réseaux sociaux et elles sont essentiellement portées par la jeunesse précarisée. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de nos camarades de la Gauche anticapitaliste dans l’Etat espagnol sur ce mouvement inédit, ainsi qu’un article d’analyse. (LCR Belgique-Web) 15 Mai : Une porte ouverte vers l’espoir

Le succès de la mobilisation à l’échelle de l’Etat espagnol pour la “Democracia real ya” (« Une réelle démocratie, maintenant ! ») a été énorme. Dans 60 villes il y a eu des manifestations, dont beaucoup avec une importante participation. En outre, il y a eu également des actions solidaires dans plusieurs villes d’Europe comme à Lisbonne, Porto, Coimbra, Faro et Braga au Portugal, Dublin, Amsterdam, Paris et Londres.

Parmi les dizaines de milliers de manifestants se trouvaient de très nombreux jeunes, mais aussi des personnes de tous les âges, des travailleurs, des précaires, des chômeurs, qui sont sortis dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol, guidés par la consigne : « Une réelle démocratie, maintenant. Nous ne sommes pas une marchandise aux mains des politiciens et des banquiers ».

Une fois de plus, comme cela s’est passé dans le cas des révolutions dans les pays arabes, les réseaux sociaux ont servit de média privilégié pour la mobilisation, mais il faut cependant ajouter qu’elle n’a rien eu de « virtuelle » puisque se sont organisées des assemblées préparatoires et des groupes de travail dans différentes villes.

Dans la période précédent l’initiative la journée d’action, l’initiative « Prends la rue le 15 mai ! » a pu compter avec le soutien de plus de 42.000 personnes sur sa page Facebooket d’une grande quantité – plusieurs centaines – de collectifs et d’organisations sociales, parmi lesquelles se trouve le collectif de précaires « Juventud sin futuro » (« Jeunesse sans futur »), qui a déjà réalisé une manifestation à Madrid et dans d’autres villes de l’Etat espagnol au début du mois d’avril. Le célèbre écrivain et économiste José Luis Sampedro – préfacier de l’édition espagnole du livre « Indignez-vous » de Stephane Hessel – a également publiquement manifesté son adhésion à l’initiative au travers d’une lettre ouverte.

La mobilisation a été présentée comme « a-partidiste et a-syndicale », bien qu’il était clairement annoncé que cela ne signifie pas « apolotique » et, au vu des pancartes, des calicots et des slogans criés dans les manifestations, cela était on ne peut plus clair. Les doutes qui pouvaient exister chez certains sur la manipulation du 15 mai par des secteurs proches de la droite ou, y compris, de l’extrême droite, ont été démentis par les faits : toute personne ayant un minimum d’objectivité et qui a participé aux actions a pu le constater.

La tonalité des protestations était à l’indignation, ce qui n’excluait pas un caractère dynamique et festif. Elles se sont centrées contre la corruption politique, la marchandisation provoquée par un système financier prédateur et la soumission des grands partis du système aux pouvoirs des banquiers et des patrons.

Cette mobilisation représente une réponse, encore limitée mais massive, à la crise, aux politiques appliquées pour y faire face de la part du PSOE et du PP et à l’attitude désastreuse des directions des grands syndicats. Face au rôle néfaste joué par les grands partis et syndicats, et l’incapacité actuelle des autres forces politiques et syndicales d’apparaître comme des alternatives crédibles, il s’est produit un processus spontané d’auto-organisation des jeunes travailleurs afin de montrer leur rejet face à l’état actuel des choses. Telle est l’origine du 15 mai.

Les grands médias ont fait tout leur possible pour occulter d’abord l’appel à la mobilisation et ensuite manipuler son résultat et le contenu réel de la protestation. Ceux proches du PSOE, minimisent son ampleur et insistent sur les 50 arrestations qui ont eu lieu à Madrid afin de la criminaliser. Ceux proches du PP en arrivent à affirmer qu’il s’agit d’un mouvement exclusivement dirigé contre le gouvernement du PSOE, alors que le slogan le plus crié était « PSOE-PP, c’est la même merde !». La réalité, c’est que, d’emblée, le mouvement du 15 mai ne peut être récupéré par aucun des partis du système.

Les organisateurs des manifestations ont exprimé leur volonté de donner une suite à la mobilisation et cela semble bien correspondre à l’intention de la majorité de ceux qui y ont participé. Ce mouvement de masse spontané a donc devant lui des défis importants qu’il ne sera pas facile de résoudre. En premier lieu, afin de se prolonger dans l’avenir, il devra affiner sa plateforme et ses propositions alternatives face à la crise, afin de mieux les concrétiser pour que son action soit effective. Les illusions de certains participants, et y compris du Manifeste d’appel lui-même dans certains de ses énoncés (sur le fait que ce mouvement ne serait « ni de gauche, ni de droite » par exemple) sont ce qu’elles sont ; de simples illusions. Car s’opposer à la corruption politique, aux diktats du système financier et à la crise, ou construire une réelle démocratie nécessite de mettre en œuvre des mesures qui sont clairement de gauche et que les propositions de cette initiative reprennent déjà en partie.

C’est également le cas pour l’organisation du mouvement lui-même – s’il veut se poursuivre – afin de surmonter des limitations importantes, en articulant et organisant les participant-e-s bien au-delà des réseaux sociaux – qui continuent à être des instruments très utiles - , en les réunissant physiquement dans les villes, les villages, les quartiers, les entreprises. C’est une condition indispensable afin de rendre efficace un travail à moyen et à long terme.

Dans la situation actuelle, les militant-e-s anticapitalistes doivent favoriser et contribuer, de manière solidaire et loyale, à la clarification politique et à l’articulation organisationnelle de ce mouvement spontané, à partir du respect principiel de ses propres initiatives et de son indépendance dans lesquels résident, justement, sa force.

Malgré les problèmes existants, qu’il ne faut pas occulter et qu’il convient d’avoir en tête, nous sommes face à une initiative ayant le potentiel d’offrir une perspective d’avenir, c’est une première riposte de masse des jeunes travailleurs face à la crise, après la grève générale du 29 septembre et le Pacte social démobilisateur signé par les directions syndicales majoritaires. C’est une porte vers l’espoir qui s’est ouverte.


Communiqué d’Izquierda Anticapitalista. Traduction française pour le site www.lcr-lagauche.be

http://www.anticapitalistas.org/node/6858


Espagne t'es foutue, ta jeunesse est dans la rue !
http://www.atlantico.fr/decryptage/printemps-espagnol-puerta-del-sol-place-tahrir-europeenne-101751.html


Quand votre seul outil idéologique est un marteau, tous les contextes politiques ressemblent à un clou : l'Égypte n'est pas la Grèce qui n'est pas l'Espagne qui n'est pas la France.

Pas évident, de tirer une théorie universelle de ce qui se passe en ce moment à la Puerta del Sol, l’une des principales places madrilènes… Depuis le début de la semaine, des milliers d’Espagnols s’y rassemblent pour protester contre la crise et le chômage, rendez-vous leur ayant été fixé sur le Web par une myriade d’associations et de collectifs.

Quoi, des gens en colère qui s’installent sur un lieu emblématique et conspuent le pouvoir en place après s’être énervés sur les réseaux sociaux ? Mais c’est le « printemps arabe » all over again, n’en doutons pas !

Rien n’est plus différent, pour autant, du contexte économico-politique espagnol que celui des Tunisiens ou des Égyptiens.

L'Espagne est une démocratie prospère d’Europe de l’Ouest, dont la croissance était encore supérieure à 3,5% en 2007, dont le taux de chômage a été divisé par deux en une décennie, mais que la crise financière mondiale et une bulle immobilière très spécifique ont précipité dans la récession. On y construisait ces dernières années autant de logements neufs qu’en France, Allemagne et Grande-Bretagne réunies…

Quant à l'Égypte et la Tunisie, elles étaient, au moins jusqu’aux insurrections de ce début d’année (on ne sait pas exactement ce qu’elles sont devenues depuis), des pays « en développement » dirigés par des dictateurs.

La tentation est grande, toutefois, de traduire « printemps arabe » en « printemps espagnol » à l’arrache via Google Translation et, partant, d’imaginer qu’un « printemps français » se profile à l’horizon... Après tout, on nous avait déjà prédit la même chose il y a quelques mois, lorsque des milliers de Grecs se sont mis à briser des vitrines dans les rues d’Athènes.

Oh, on avait beau, à l’époque, rabâcher qu’une petite nation de 10 millions d’âmes ne vivant que du tourisme et minée par la corruption n’était pas exactement comparable à une puissance mondiale redistribuant plus de 50% de son PIB, rien n’y faisait ! Les manifestants grecs nous montraient la voie et, s’ils avaient une dent après Papandréou, c’était forcément pour des raisons identiques à celles qui conduisent Marianne à détester Sarkozy.

« Il leur faudrait une bonne révolution » ?

Le problème, avec cette approche « uniciste » ― terme emprunté à l’homéopathie du même nom, qui postule qu’un médicament unique peut traiter tous les problèmes d’un sujet donné, de la sinusite au corps au pied ― c’est qu’elle est totalement absurde. Les Tunisiens et les Égyptiens ne se battaient pas contre Moubarak et Ben Ali pour lutter contre la hausse du nombre de CDD, mais bien pour le respect des libertés individuelles et l’instauration de la démocratie.

Ils voulaient l’Espagne, quoi.

De leur côté, les Espagnols ne se rassemblent pas à la Puerta del Sol pour exiger la mise aux arrêts de José-Luis Zapatero, mais plutôt la relance de la croissance, la réorientation de l’économie vers d’autres secteurs que le BTP et le tourisme de masse ainsi qu’une meilleure protection de chômeurs brièvement et faiblement indemnisés ― chômeurs dont le nombre est d'ailleurs deux fois plus élevé que dans l’Hexagone.

Ils veulent la France, quoi…

Sans aucun doute, chômeurs et précaires français auraient légitimement du mal à gober que, puisque leur contexte est plus favorable que celui de leurs voisins d’outre-Pyrénées ou d’outre-Méditerranée, ils n’ont plus qu’à la fermer. Mais l'idée qu'une bonne grosse révolution cathartique serait LA solution de tous les problèmes de l’humanité finit par ressembler au fameux « il leur faudrait une bonne guerre » de la bourgeoisie gaulliste ― les apôtres du chaos romantique s'appropriant le discours de leurs beaufs de parents avec délectation.

La place Tahir, c’est en Egypte. La Puerta del Sol, c'est en Espagne. En France, nous avons la place de la Bastille et, la beauté de la chose, c’est que sa prise date d'il y a deux siècles. En la prenant à nouveau, que demanderions-nous exactement qui ne puisse s'obtenir dans les urnes ?
(.............)


La "Spanish Revolution" en live
http://fr.myeurop.info/2011/05/19/la-spanish-revolution-en-live-2472

Le Mouvement 15-M (15 mai) prend de l’ampleur: alors que la Puerta del Sol, à Madrid, devient l’épicentre de la "Spanish revolution", des milliers de personnes manifestent également dans les autres villes, et ailleurs en Europe. Avec le Printemps arabe comme modèle, les manifestants se mobilisent et utlisent massivement le web.

Une fois encore, les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la diffusion de la contestation, Twitter en première ligne. Internet est ainsi au cœur de cette #SpanishRevolution, mot-clé parmi le plus utilisé du réseau de communication en 140 signes.

#SpanishRevolution

Le mécontentement envers les dirigeants politiques a conduit des milliers de personnes à manifester à travers tout le pays, même si c’est à Madrid, sur l'emblématique place de la Puerta del Sol, que le mouvement s’intensifie. Internet est prépondérant, grâce à la diffusion instantanée que procurent les réseaux sociaux. La "Spanish Revolution" est née sur le net.

Sur Twitter, parmi les mots clés (hashtag) les plus repris par les utilisateurs du réseau en Espagne, les références aux mouvements sociaux de protestation sont bien placées : dans le top 10, #nonosvamos ("nous ne partirons pas"), #yeswecamp ("oui nous campons") et #acampadasol ("campement de Sol"). Et de nombreux autres continuent d’apparaître, comme autant de déclinaisons des engagements et des lieux de mobilisation des manifestants (#acampadavalencia et #acampadamalga par exemple). Le groupe Facebook "Spanish revolution" réunit quant à lui déjà plus de 34 000 membres.

Mouvement 2.0

Le site web du mouvement Democracia real YA ! ( http://democraciarealya.es/?page_id=88 ) met en relation toutes les initiatives, nationales et internationales, et permet à la mobilisation de s’organiser. Le manifeste du mouvement est disponible dans les différentes langues régionales du pays ainsi qu’en anglais, et une page résume les propositions des manifestants. Les blogs des groupes locaux sont également recensés et accessibles d’un simple clic. La page "participa" permet, quant à elle, de s’inscrire comme collaborateurs pour obtenir directement des informations, et invite les manifestants à échanger leurs idées (slogans, promotion du mouvement, …).

Mais attention, du fait de son succès, le site est difficile d'accés.

Sol TV, la Puerta del Sol en direct

Deux journalistes de La Vanguardia, quotidien national imprimé à Barcelone, ont décidé d’aller encore plus loin dans la couverture live des événements en lançant Sol TV, qui émet en direct depuis la place.
>>>>>>>>>> http://www.soltv.tv/soltv2/index.html









Video chat rooms at Ustream



Nous sommes au cœur de ce qui se passe sur cette place, et depuis dimanche, nous avons vu le mouvement prendre de l’ampleur", témoignent Pepa González et Kike Álvarez, fondateurs de la société de production "el Torreón de Sol" et voisins de la Puerta del Sol. Ils ont été parmi les premiers à "tweeter" l’événement.

Sol TV en live

La web-télévision, qui a commencé à émettre mercredi en streaming, permet aux internautes de suivre en direct tous les événements de la Puerta del Sol, notamment les rassemblements quotidiens appelés à se dérouler jusqu’au jour des élections, dimanche 22 mai. En dessous de la vidéo, une fenêtre reprend les tweets de @democraciareal.

En quelques heures, le site a vu son nombre de visiteurs exploser, à mesure que les discussions sur la montée des protestations se répandaient sur les réseaux sociaux, relayant l’adresse de la page sur Facebook et Twitter.

Nous allons être à fond pendant toute la durée des événements", assure Pepa González.

L’idée des producteurs du projet est désormais d’ajouter des reportages et des interviews des manifestants à l’image fixe diffusée en continu par la caméra. En live et contre tout !
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ivo

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 20 Mai - 12:24

il aura fallu un moment pour que france-info lâche le morceau.
à croire qu'ils attendent qu'une info devienne incontournable pour en parler ...
c'est pas beau le journalisme ??


Les "indignés" espagnols manifestent contre l’austérité
FRANCE INFO - 10:46
En Espagne, un vaste mouvement de manifestations agite le pays depuis plusieurs jours. Dans une dizaine de villes, des milliers de manifestants expriment leur ras-le-bol face à l’austérité, la montée du chômage ou l’incapacité des hommes politiques à faire face à la crise.
À Madrid, ils ont installé un campement à Puerta del Sol, l’une des places les plus touristiques du centre ville. Alors que des élections municipales et régionales sont prévues ce week-end, la commission électorale interdit les manifestations de rue.
Ils ont dressé des tentes, installé des réchauds et déplié leurs sacs de couchage : "los indignados" animent nuit et jour depuis cinq jours maintenant les rues de nombreuses villes espagnoles. Leur surnom s’inspire du titre de l’ouvrage de Stéphane Hessel, "Indignez-vous !", court (24 pages) manifeste philosophico-politique, et succès de librairie retentissant (1,4 million d’exemplaires).

Ce mouvement est une première dans l’histoire du pays peu habitué aux mouvements de contestation s’inscrivant dans la durée. Ces milliers "d’indignés", très souvent des jeunes, ont de leur côté des chiffres sans appel. Le pays compte en effet le taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne (21%), grimpant même à 45% pour la tranche des 18-25 ans.

Deux jours avant les élections régionales et municipales, les "indignés" comptent bien tenir le terrain. Madrid, Mathieu de Taillac (1'58")

Si leurs revendications ne sont pas toujours structurées, ces manifestants partagent une même aigreur à l’égard du système politique espagnol. Ils réclament davantage de justice sociale et dénoncent la suprématie des deux grands partis, socialiste et conservateur, ainsi que la "corruption des politiciens". La plate-forme citoyenne "Democracia real, Ya !" (Une vraie démocratie, maintenant !) appelle d’ailleurs les électeurs au boycott des scrutins prévus ce week-end.

La commission électorale espagnole a annoncé jeudi soir que les manifestations seraient interdites samedi et dimanche, alors que doivent se dérouler des élections municipales et régionales, mais certains manifestants ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils braveraient l’interdiction.
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Message  ivo le Ven 20 Mai - 20:05

A bout, les Espagnols prennent le pavé et la parole
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201386377415-a-bout-les-espagnols-prennent-le-pave-et-la-parole-166496.php
A deux jours des élections régionales et locales, un grand mouvement spontané de protestation pacifique a envahi peu à peu l'Espagne et se répand aux pays voisins.

Un grand « cri muet » retentira ce soir, à minuit et cinq minutes, à la Puerta del Sol, à Madrid, et dans toutes les places « prises » d'Espagne. Depuis le kilomètre zéro espagnol, où s'est improvisé lundi dernier un campement spontané, s'est répandu comme une traînée de poudre un grand mouvement de protestation civile pacifique. Avec pour catalyseur les réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête, à une semaine des élections régionales et locales de dimanche. Avec pour terreau le chômage, qui a déjà englouti près de 5 millions d'Espagnols, dont presque un jeune de moins de 25 ans sur deux.
« Enfin est né un endroit où le peuple peut s'exprimer ! », s'exclame Mariano, un musicien qui se rend, tous les jours depuis mardi dernier, à la Puerta del Sol. Depuis la manifestation du 15 mai, qui a donné son nom au mouvement (15 M), l'emblématique place madrilène a subi une véritable métamorphose. Elle s'est peu colorée de bâches bleues et de tentes ocres. La bouche de métro est devenue un véritable patchwork de pancartes en tous genres et de toutes tailles criant la rage des Espagnols : « Sans maison, sans boulot, sans retraite mais sans peur » ; « Que payent les constructeurs qui ont gagné autant que les banquiers » ; « Leurs bénéfices, notre crise. Un autre monde est possible ». Un poster du célèbre « Inglorious basterds » de Quentin Tarantino a été parodié avec, pêle-mêle, les têtes du chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, du leader de l'opposition, Mariano Rajoy et du président de la première banque espagnole Santander, Emilio Botin.
En lieu et place des habituels touristes, consommateurs et marionnettes géantes sensées les distraire, la Puerta del Sol est maintenant remplie de citoyens « indignés ». Les jeunes d'abord, les retraités ensuite, ont été peu à peu rejoints par des Espagnols de tout âge et de tout milieu. Le sentiment partagé d'émerger d'un long silence est palpable parmi les manifestants réunis sur la place ce vendredi. « La société doit se réveiller », insiste José Fuentes, un chômeur de 62 ans. Il faut dire que le pays n'a vécu qu'une seule grève générale depuis l'arrivée au pouvoir de José Luis Zapatero en 2004.
A quelques pas des tentes qui offrent abris, nourriture et boissons, des cercles de réflexion se forment. Un modérateur organise le tour de parole et chacun apporte, dans un microphone, sa contribution au débat. Une étudiante qui cumule les diplômes sans trouver de travail, une trentenaire avec un sac luxueux sous le bras ou encore un chômeur de longue durée : tous dénoncent le système actuel, les hommes politiques « corrompus » et dans lesquels ils ne se retrouvent pas, la crise économique qui les prive d'un « travail et d'un salaire décents ». « Je me sens mieux représenté par chacun d'entre vous que par le Parlement, bien que je ne questionne pas sa légitimité », explique l'un d'entre eux.
Par conséquent, leurs revendications sont multiples, désordonnées et parfois contradictoires. Malgré la myriade de collectifs et d'associations engagés (depuis « Juventud sin futuro » (Jeunesse sans futur), « Democracia Real Ya » (Une vraie démocratie maintenant), « Toma la plaza » (Prends la place) jusqu'à Attac), le mouvement se revendique apolitique. « Nous sommes des personnes qui sommes venues de manière libre et volontaire, et après la manifestation avons décidé de nous réunir pour revendiquer la dignité et la conscience politique et sociale. Nous ne représentons aucun parti ni aucune association », proclame leur manifeste.
Ce caractère indéfinissable met le gouvernement et les partis politiques extrêmement mal à l'aise. Alors que la Commission électorale a interdit les manifestations demain, au motif qu'elles sont « contraires à la législation électorale », José Luis Zapatero s'est dit « compréhensif » envers ce mouvement. Son bras droit, le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, semblait ne pas savoir quoi répondre aux journalistes lors de la conférence post-Conseil des ministres ce vendredi. « Ce que nous allons faire c'est appliquer la loi pour garantir les droits et la liberté de l'ensemble des citoyens, et pour cela la police a trois principes : opportunité, cohérence et proportionnalité », a-t-il éludé. Alors que le mouvement s'est déjà répandu au delà des Pyrénées, on ne sait donc pas si les forces de l'ordre délogeront, ce soir à partir de minuit, les Espagnols « indignés ».

Aller plus loin avec :
Notre dossier : La crise de la dette européenne
La chronique d'Eric Le Boucher : Ecoutez la révolte des jeunes Espagnols

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Message  ivo le Sam 21 Mai - 9:10

Espagne : malgré l’interdition, les "indignés" continuent à manifester
FRANCE INFO - 07:46
A la veille d’élections locales qui se traduisent légalement par une interdiction de manifester, des milliers de personnes ont tout de même crié leur colère cette nuit sur la Puerta del Sol à Madrid. “Maintenant nous sommes tous illégaux”a hurlé la foule aussitôt après minuit. Les "indignés" espagnols manifestent depuis une semaine contre le chômage et les mesures de rigueur.
Malgré l’interdiction, les "indignés" continuent à manifester, précisions de Mathieu de Taillac (1'09")


Sur la Puerta del Sol, les "indignés" bravent l'interdiction de manifester
©AFP/ PEDRO ARMESTRE
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Message  ivo le Sam 21 Mai - 10:03

Espagne : les manifestants illégaux continuent de dénoncer la crise
http://www.leparisien.fr/international/espagne-les-manifestants-illegaux-continuent-de-denoncer-la-crise-21-05-2011-1460466.php


Des milliers de personnes rassemblées sur la Puerta del Sol à Madrid ont décidé vendredi soir de braver l'interdiction de manifester, observant une minute de silence symbolique aux 12 coups de l'horloge, des rubans de scotch collés sur la bouche. Un silence impressionnant s'est soudain abattu pendant quelques secondes sur la grande place en plein coeur de la capitale espagnole, bondée tout comme les rues adjacentes.

Les manifestants, qui depuis mardi occupent les lieux où ils ont planté un village de tentes et de bâches, ont ainsi accueilli la trêve qui interdit tout rassemblement politique à la veille des élections locales. Puis, très vite, les cris ont repris, sur fond de percussions: «maintenant nous sommes tous illégaux», hurlait la foule, estimée à 19.000 personnes selon un décompte établi pour l'agence espagnole Efe par une société spécialisée.

La présence policière restait discrète, avec seulement quelques voitures de police garées dans les rues voisines. Les organisateurs du mouvement, né en début de semaine pour dénoncer le chômage et les retombées de la crise économique, avaient prévenu qu'ils étaient prêts à braver l'interdiction. «Nous allons rester sur la place. Il ne s'agit pas d'une manifestation, mais d'un mouvement citoyen», avait expliqué vendredi matin Juan Lopez, chômeur de 30 ans et l'un des porte-parole du mouvement.

Les élections s'annoncent désastreuses pour le pouvoir en place

A deux jours des élections locales qui s'annoncent désastreuses pour les socialistes au pouvoir, le gouvernement, très embarrassé, a promis d'agir avec mesure tout en «appliquant la loi», qui impose le respect de la trêve électorale. Depuis mardi, ce mouvement spontané rassemble une mosaïque de jeunes mais aussi de citoyens de tous horizons et de tous âges, chômeurs, étudiants, retraités, salariés, qui ont pris possession de la place.

Inédit, coloré et pacifiste, le mouvement, au nom du «droit à s'indigner», se veut «apolitique» et dénonce pêle-mêle la mainmise des grands partis sur la vie politique espagnole, l'injustice sociale, la «corruption des politiciens». Mais, surtout, il trahit la frustration de millions d'Espagnols face au chômage qui atteint un taux record de 21,19% et frappe près de la moitié des moins de 25 ans, aux coupes salariales, aux retombées de la crise économique.

La détermination des manifestants, à la veille du week-end électoral, place le gouvernement en position délicate, l'obligeant à choisir entre la méthode policière, très risquée, ou une souplesse qui ne manquerait pas de lui attirer des critiques. «Nous allons appliquer la loi pour garantir les droits et la liberté de l'ensemble des citoyens», a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. Le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a lui assuré que le gouvernement ferait preuve de «compréhension».

un mouvement qui gagnent la plupart des villes d'Espagne

Tout au long de la semaine, les manifestants se sont rassemblés chaque jour plus nombreux à la Puerta del Sol. Le mouvement, dans des proportions moindres, a gagné la plupart des villes d'Espagne. Et en quelques jours, il s'est structuré.

Un camp de bâches en plastique montées sur des structures en bois et de tentes de camping a surgi sur la place, avec des «stands» dédiés à la cuisine, l'accueil, les soins médicaux, et aussi à la communication où de tout nouveaux «porte-parole» tentent d'affiner le message, parfois flou, des contestataires.

Dans la file d'attente devant le stand dédié à la signature de la pétition de soutien, Maria-Jesus Garcia, une fonctionnaire de 40 ans, racontait vendredi être venue «à cause du chômage. Surtout celui des jeunes». Et d'ajouter : «Je vais lire la pétition, et je vais signer», disait-elle. «Mais ils doivent continuer après les élections. S'ils s'arrêtent, cela n'aura servi à rien».
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Message  niouze le Sam 21 Mai - 10:25

democratia real ya !!! sur montpellier
bon une petite 100aine de personne majoritairement espagnole (je dirait 80% des gens present )venu des villes environnante (mtp, nimes avignon ...)et s'etant contacté via reseaux sociaux; 1 italien et quelques français dont une parti arrivé par hasard
le rdv fut donner devant le consulat espagnole mais on a pas tarder a bouger vers des lieux plus fréquenté (d'autant que le consul etait a une "garden party" pas trop loin du centre, nous avons donc décider de le rejoindre )
sur le chemin beaucoup d'explication au gens qui ne sont pas au courant de ce qu'il se passe en espagne ,

ensuite il nous on lu les revendications faite en espagne (et traduite enfin il lisait en espagnole une personne traduisait en français ), donc beaucoup de truc , donc j'entend deja les anar dire que c'est réformiste (en effet pour faire rapide sur ce que je me souvient il ne demande pas par exemple le démantelement des politique mais leur moralisations par une serie de mesure (salaire equivalent au salaire moyen , fin des privilege , des immunité ....), d'autre point aborder aussi (comme l'appropriation par l'etat des immeuble vide et non vendu qui sont legion las bas; non remboursement de la dette ....
ensuite discution soit en assemblé (mais beaucoup d'espagnole donc un peu lacher mon niveau etant vraiment trop bas )

choses interressante selon l'italien present la même choses est aussi en train de se mettre en place en italie , ils etaient ~2000 a camper a milan d'apres ses sources (et milan c'est la ville de berlusconie, mais aussi la place financiere de l'italie )

apres quoi dire de plus mitigé peu de français certain on deja vu une certaine opportunité (comprendre par la qu'il y avait deux "front de gauche" sans drapeau mais avec autocollant ) mais par contre excépté eux j'ai senti un truc vraiment improvisé et non dirigé ou manipulé même si la plupart des participant était la avant tout pour l'espagne et montré leur solidarité avec leur peuple plus que pour la france

maintenant la grande question qui etait dans nos bouches a nous français etait est ce que sa va prendre ici ...
un rdv oral et un peu informel aurait été donner pour cette aprem 15h place de la comedie


Dernière édition par niouze le Sam 21 Mai - 10:32, édité 2 fois

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Message  niouze le Sam 21 Mai - 10:27

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Message  niouze le Sam 21 Mai - 10:30

APPEL AU CAMPS "DEMOCRATIE REELLE" EN FRANCE, BELGIQUE, SUISSE ET CANADA
par Niel Dom, samedi 21 mai 2011, 06:04

Ceci est un projet à envoyer à nos contacts étrangers afin de les motiver à l'action et au "yeswecamp."



Chers amis,



Nous souhaiterions partager avec le plus de gens possible, ces moments inoubliables que nous vivons dans la #spanishrevolution et nous voulons faire de cette manifestation quelque chose d'encore plus mondial.



Avec ce message nous encourageons à convoquer plus de camps hors de l'état espagnol, mais par les populations locales.



Ce qui se passe dans les différentes villes espagnoles n'est pas un hasard, ni spécifiques de notre pays, nous luttons pour retrouver notre dignité, pour la liberté et la justice sociale, pour la démocratie directe, pour reprendre nos vies en main. Nous ne sommes pas des moutons mais personne ne semble s'en rendre compte. Nous sommes un réseau, nous ne nécessitons pas de leaders et pour ça nous voulons qu'en tous lieux tu prennes la place, penses par toi-même et avec les autres les alternatives à ce monde mercantile, inhumain, suicidaire et cancérigène qui veut nous faire croire que seul l'argent dirige.



Pour nous les frontières n'existent pas, le réseau est nôtre et la rue aussi! Un autre monde est possible maintenant!



Donc, nous proposons que tu transmettes ce message et nous organisons avec nos collègues, groupes d'affinité, nos famille, etc, pour nous manifester sur nos places afin de réclamer un changement réel de notre société. Créons ensemble ces espaces de protestation, de réunion, de réflexion, de questionnement, d'actions et de changement à niveau mondial, en réseau et tous unis.



Plus précisément, nous proposons de camper dans nos différents pays dans les prochains jours:



FRANCE

SAMEDI 21 MAI :

PARIS : 15h : Place de la Bastille

LYON : 17:00 Place des Terreaux

BORDEAUX : Place Saint Projet à 17h.

MARSEILLE : 16h : Notre Dame de la Garde - préfecture à 19h

TOULOUSE : 19h : Place du capitole

GRENOBLE : 11h : Place Saint Bruno

CLERMONT FERRAND : 14h30 place de la Victoire

MENS : 11h : Place de la mairieRENNES : place de mairie ?h

LES ULIS : devant le carrefour à 20h



DIMANCHE 22 MAI :

STRASBOURG : 11h : Place Kléber

PERPIGNAN : place de la république 20h

NICE : place garibaldi ?h

POITIER : palais de justice ?h





Nous utilisons les réseaux sociaux pour nous tenir informé et nous coordonner. S'il vous plaît adaptez et réenvoyez votre courrier.

Je vous invite à créer des maintenant une commission internationale pour communiquer et échanger les stratégies d'organisation avec nous sur :

- n-1.cc groupe : akbcn_int

- freenode (chat: #international-camps)

- comisiointernacional@gmail.com



Virez-les tous, pour une vraie démocratie maintenant!



Hugs / Kisses / Salutations



PS: Cet e-mail nous le rédigeons en collaboration et le traduisons ici, si vous souhaitez participer:

http://piratepad.net/ijcsADV76y

il suffit d'éditer ...

PD2: Si vous pensez à d'autres moyens de réunir mondialement, lances toi!

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