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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mar 31 Mai - 14:14

Campement de l'esplanade de Montpellier détruit ce matin, affaires
personnelles jetées et détruites une quinzaine de résistants pacifiques
embarqués de force, violences: coups portés, cheveux tirés.. . Venez
avec nous aujourd'hui sur la place de la comédie dès que vous pouvez, et
rassemblement ce soir à 18h place de la comédie pour manifester contre
ces violences. Ne nous laissons pas faire, nous n'avons pas peur, nous
sommes déterminés!!
et il paraitrait lille aussi ce matin , y a une vidéo mais impossible de la choper ni même d'aller sur la page viméo de celle ci ???? reste que facebook
https://www.facebook.com/video/video.php?v=10150642945530294&oid=223397617672120


Dernière édition par niouze le Mar 31 Mai - 17:16, édité 1 fois

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mar 31 Mai - 14:20


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mar 31 Mai - 17:34

montpellier : de retours , les arrété de ce matin ont tous été libéré un deuxieme campement commençait en prendre forme sur la comedie , la police est de nouveau intervenu et a volé le reste d'affaire qu'ils restaient (matelat bache, pancarte mais aussi des sacs a dos.... Shocked ) suite a nos pression cependant il n'y a pas eu d'arrestation ni de violence physique (ah si un condé c'est ramasser la gueule en tentant d'arraché un sac a dos lol! )
apres je ne sait quoi penser la plupart des passant on simplement regarder la police faire comme si il participait a un spectacle(certain filmait même le "show" avec leur portable) , quelques uns sont quand même venu nous soutenir mais bien trop peu nombreux ....je ne pense pas que le mouvement prendra chez nous (a moins qu'a paris ??? )
de plus d'apres ce qu'il se dit d'autre campement aurait aussi été déloger dans d'autre ville de france (lille sur , j'ai entendu dire que toulouse aussi, on m'a parler d'autre ville également !?!? )

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 31 Mai - 19:38

De quoi les "Indignés" français sont-ils le nom ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110531.OBS4267/de-quoi-les-indignes-francais-sont-ils-le-nom.html

Manifestation des "Indignés" place de la Bastille à Paris, le 29 mai 2011. (AFP / BERTRAND GUAY)

L'analyse de Jean-Marie Donégani, enseignant-chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po, sur le mouvement de contestation.

Comment caractérisez-vous le mouvement des "Indignés" français ?

- Il est difficile de dire dès maintenant ce que deviendra ce mouvement initié en Espagne et en Grèce et apparu en France il y a peu. Ce qu'il manifeste en tout cas c'est d'une part l'exacerbation de l'inquiétude générale devant la crise économique et financière qui touche les pays occidentaux et en particulier l'Espagne et d'autre part la défiance profonde envers la classe politique. Défiance qui est née il y a plusieurs années et qui ne cesse de progresser au gré des enquêtes d'opinion.



Le mouvement s’enorgueillit d’être apolitique. Qu’est-ce que cela révèle sur l’état de la démocratie représentative en France ?

- L'apolitisme revendiqué du mouvement n'est que le signe de cette défiance à l'égard de la politique institutionnelle et de la classe politique. Mais, évidemment, il s'agit d'un mouvement politique qui remet en cause les habitudes de pensée et le cadre d'évidence de la plupart des acteurs politiques qui ne conçoivent pas d'autre alternative qu'un aménagement à la marge de la logique capitaliste de la mondialisation. C'est aussi un mouvement politique parce qu'il remet en cause la "cartellisation" des partis politiques c'est-à-dire cette sorte d'entente passée entre les partis de gouvernement pour utiliser les ressources de l'Etat à leurs fins propres (financement et postes). C'est un mouvement qui fait écho, sur l'autre flan, au populisme développé depuis plusieurs années par les partis anti-cartels tels que le FN en France.



Le contexte économique, social et politique est-il propice à une montée en puissance de ce mouvement ? Une révolution est-elle possible en France ?

- Le contexte économique et social est évidemment propice au développement de ce type de mouvement mais il ne fait pas oublier qu'il n'y a guère dans l'histoire de mobilisations réussies en l'absence d'entrepreneurs de mobilisation, c'est-à-dire de professionnels de la politique capables de transformer les demandes vagues en programmes et de canaliser la protestation vers des issues institutionnelles ou électorales. C'est pourquoi il est vain de considérer que ce type de mouvement peut déboucher par lui-même sur une "révolution". Car une révolution exige une désectorisation de l'espace publique (le fait que les élites ne respectent plus les règles du jeu et la division du travail, que les élus locaux expriment leur défiance à l'égard des élites gouvernementales, que les élites religieuses prennent la parole publiquement, que les syndicats prennent la relève des revendications proprement politiques etc…). Une révolution exige aussi la présence d'une alternative politique puissante, réaliste et d'une classe de professionnels prête au pouvoir.



Interview de Jean-Marie Donégani, professeur des Universités à Sciences Po et enseignant-chercheur associé au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po, par Benjamin Harroch - Le Nouvel Observateur.

(Le mardi 31 mai 2011)

ah les certitudes ............. ^^


Printemps des peuples, traité de Lisbonne... et retour de bâton
http://www.marianne2.fr/Printemps-des-peuples-traite-de-Lisbonne-et-retour-de-baton_a206819.html
Les révoltes qui fleurissent dans différents pays d'Europe, sur le modèle des Indignados de la Puerta del Sol, sonneront-elles le glas d'une Europe supranationale et néolibérale? Pour Laurent Pinsolle, ce réveil de conscience est le juste retour de bâton après le traité de Lisbonne, et pourrait aboutir à un détricotage de la monnaie unique.

Bien sûr, les perdants de 2005 ont pris leur revanche avec le traité de Lisbonne, copie quasi conforme du traité rejeté par les peuples. Mais l’impasse dans laquelle ils nous ont mise, pourrait bien hâter la fin de cette Europe supranationale et néolibérale.

LE RÉVEIL DES CONSCIENCES COMMENCE

Bien sûr, aujourd’hui, les Grecs et les Espagnols n’ont pas encore vraiment compris le rôle de l’euro dans les malheurs qu’ils traversent. Ils ne veulent pas mordre la main qui les a nourris si longtemps, comme je l’avais annoncé dès février 2010. Mais les manifestations à répétition à Athènes et le récent mouvement madrilène montrent que les choses pourraient bien évoluer : les peuples en ont assez de l’austérité et de la régression sociale et le discours des officiels évolue.


Les pays de la périphérie de l’Europe sont un peu dans la même situation que l’Argentine de 1998 à 2001. Le lien entre le peso et le dollar était à l’origine populaire car il avait permis de casser l’hyper inflation qui minait le pays dans les années 1980. Du coup, le pays avait accepté plusieurs années d’austérité, de régression économique, de hausse du chômage et de la pauvreté comme le prix à payer pour sauver cette forme d’union monétaire qui n’est pas sans rappeler l’euro.

Mais à un moment, la souffrance économique et sociale a provoqué une révolte populaire et une instabilité politique qui a fini par déboucher par un abandon du lien entre peso et dollar, une dévaluation de plus de 70% et un défaut sur la dette. Après une première phase difficile, le pays a vivement rebondi, enregistrant une croissance de plus de 7% en 2003, 2004 et 2005, qui a continué depuis et qui a permis de retrouver croissance et emploi, et ainsi faire baisser la pauvreté.

Jusqu’à quel niveau de souffrances, de régression économique et sociale faudra-t-il descendre pour que la Grèce ou un autre pays décide d’abandonner la monnaie unique et de recourir aux mêmes ingrédients ? Le pillage programmé de la Grèce avec le plan massif de privatisations pourrait bien être le déclencheur d’une révolte populaire contre ce qui se rapproche d’une occupation économique, comme le soutient Jean-Luc Mélenchon dans son papier consacré au 29 mai.

NOUS AVONS PERDU LA REVANCHE, NOUS GAGNERONS LA BELLE

Certains ont voulu utiliser l’économie à des fins politiques. Quelques fédéralistes expliquaient il y a vingt ans que la monnaie unique était un moyen d’imposer à des peuples européens réticents de se construire sur un modèle fédéral et que la facture serait présentée dans un second temps. C’est ce à
quoi on assiste depuis un peu plus d’un an, avec le plan de soutien aux créanciers de la zone euro, le projet d’euro-obligations ou les propositions de mise sous tutelle des budgets.

Mais aujourd’hui, l’intégration européenne est synonyme de régression sociale. La crise a montré que ce sont les grands pays qui peuvent aujourd’hui véritablement décider et plus aucune nation ne semble véritablement motivée par plus d’intégration. Mieux, les pays qui se voient imposer des politiques sauvages d’austérité et qui sont littéralement mis sous la tutelle du FMI, de la BCE et de la Commission devraient changer de perspective sur la construction européenne.

Bref, tous les éléments sont aujourd’hui réunis pour une crise majeure de cette Union Européenne, et sans doute une déconstruction rapide, à l’occasion d’une sortie d’un pays de l’euro, qui entrainerait invariablement le détricotage rapide de cette monnaie unique qui ne peut pas marcher. Et en faisant table rase des traités antérieurs, il y a fort à parier que c’est une conception radicalement différente de l’Europe qui l’emporterait, celle d’une coopération d’Etat-nations.


Nous approchons du moment où cette construction artificielle et aberrante qu’est l’euro va s’effondrer. Les peuples européens vont bientôt se rebeller contre le suicide économique du continent. Nous pourrons alors repartir dans une bonne direction. Mais que de temps perdu et que de souffrance inutiles…


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 1 Juin - 10:39

La 100e Assemblée de l'OIT s'attaque aux fondamentaux de la mondialisation
http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/la-100e-assemblee-de-l-oit-s-attaque-aux-fondamentaux-de-la-mondialisation_998519.html
GENEVE - Les membres de l'Organisation internationale du travail se retrouvent mercredi à Genève pour une 100ème Assemblée "historique" réclamant "des changements fondamentaux" dans la mondialisation alors que la colère des jeunes, particulièrement frappés par un chômage record, se propage en Europe.

"C'est un moment historique pour notre organisation qui se reflète dans le nombre d'invités", a commenté le directeur général adjoint du secrétariat de l'OIT, Guy Ryder.
Parmi eux, la chancelière allemande Angela Merkel ainsi que le Premier ministre russe Vladimir Poutine interviendront les 14 et 15 juin devant les quelque 5.000 représentants des gouvernements, employeurs et travailleurs de l'organisation tripartite, réunis durant 17 jours.
Ces derniers doivent évoquer "les changements sociaux majeurs" qui sont en cours au Moyen Orient et en Afrique du Nord alors que "le monde reste confronté à des défis persistants, comme la crise économique mondiale et la crise de l'emploi", explique l'OIT.
De fait, selon ses dernières données, la débâcle économique a poussé le chômage à des niveaux records depuis 2009. En 2010, 205 millions de personnes continuaient d'être sans emploi dans le monde. Et 2011 ne s'annonce pas sous de meilleures auspices, en particulier pour les économies riches, plombées par le ralentissement attendu de leur produit intérieur brut.
Les jeunes (80 millions de chômeurs) en sont les premières victimes, subissant de plein fouet, selon l'organisation basée à Genève, un modèle de croissance qui ne fonctionne plus.
"Il s'agit là sans nul doute de l'une des causes des soulèvements des populations en Afrique du Nord et au Moyen-Orient" mais aussi "des grandes manifestations" dans plusieurs pays industrialisés comme l'Espagne ou la Grèce, explique le directeur général du secrétariat de l'OIT, Juan Somavia.
Pour M. Ryder, ce chômage (plus de 40% en Grèce ou en Espagne) remet même "en question la stabilité sociale de plusieurs pays".
D'autant que les entreprises ont renoué avec des bénéfices d'avant crise, mais les plus démunis subissent le choc des plans d'austérité, regrette l'OIT selon laquelle il est grand temps de revoir un système creusant durement les inégalités.
L'OIT réclame "des changements fondamentaux pour la mondialisation", insiste M. Ryder reconnaissant toutefois qu'elle avait besoin "d'une locomotive politique" pour faire accepter l'idée d'une "croissance efficace et socialement responsable" où les intérêts financiers sont remplacés "par les besoins à la fois des entrepreneurs et des travailleurs impliqués dans l'économie réelle".
Si peu a été fait depuis la promesse en 2009 du président français Nicolas Sarkozy et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva de mettre l'emploi au coeur des politiques de reprises du G20, les recettes de l'OIT semblent malgré tout faire leur chemin.
Présidant le cercle des économies les plus riches de la planète, Nicolas Sarkozy a ainsi évoqué fin mai des voies pour une mondialisation plus juste, comprenant le développement de socles de protection sociale ainsi que des politiques prioritairement axées sur l'emploi et le respect du droit du travail, trois thèmes chers à l'OIT.
Ainsi, la crise a donné une nouvelle légitimité au plus vieil organe onusien dont les discours "sociaux" longtemps ignorés trouvent désormais un écho dans les instances internationales.
Le directeur démissionnaire du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, avait ainsi multiplié les contacts ces derniers mois avec l'organisation, désormais présente dans les G20. Son intervention, qui devait être un des grands moment de l'Assemblée, a du être annulée en raison des accusations de crimes sexuels le visant aux Etats-Unis.
Par AFP


Europe : ces luttes contre l'austérité dont on ne parle pas
http://www.marianne2.fr/Europe-ces-luttes-contre-l-austerite-dont-on-ne-parle-pas_a206826.html
L’exaspération populaire touche de plus en plus de pays de l’Union européenne, qu’elle s’exprime dans la rue ou dans les urnes. Pierre Lévy souligne qu’elle se nourrit du consensus au sein des « élites mondialisées », véritable caste « hors sol » pour qui la priorité est de se débarrasser du cadre des états-nations.

6 mai. Les fonctionnaires portugais, aux premières loges des mesures d’austérité européennes, débrayent massivement. 6 mai toujours : l’Italie connaît une grève générale accompagnée d’impressionnantes manifestations. 11 mai : les Grecs descendent à leur tour dans la rue à l’occasion d’une nouvelle journée de lutte contre les plans dévastateurs imposés par l’UE (et le FMI). Pour les grands médias français, il s’agit de non-événements : au mieux une phrase ici, une brève là, s’en font l’écho. Seule la mobilisation des jeunes Espagnols a fugacement réussi à crever l’écran, tant la forme d’action a pris de court les forces établies, à commencer par les syndicats. Sans doute ces derniers étaient-ils trop occupés à négocier le recul de l’âge de la retraite pour assurer une « paix sociale » visant à complaire aux « marchés ».

Cette discrétion est impressionnante. Craint-on une prise de conscience croissante des citoyens quant à la responsabilité de Bruxelles ? Si de tels mouvements avaient touché la Biélorussie, secoué le Venezuela, ou paralysé l’Iran, on imagine sans peine les reporters envoyés en mission pour louer en direct la colère populaire et annoncer la fin de régimes « autistes ».

Mais le silence médiatique n’empêche pas l’exaspération de monter. Nul, peut-être, n’a encore véritablement pris la mesure de cette dernière. Et quand elle ne s’exprime pas dans la rue, elle éclate dans les urnes, à travers la percée de partis à tort ou à raison classés à l’extrême-droite (Hongrie, Pays-Bas, Danemark, Autriche…). Il y a quelques semaines, les Finlandais ont propulsé sur le devant de la scène une formation qui exige l’arrêt des transferts financiers visant non à « sauver » les Grecs ou les Portugais, mais à garantir les intérêts des créanciers internationaux et la survie de l’euro. En France même, Marine Le Pen empoche avec le sourire les conséquences tant de la brutalité de la mondialisation que du refus de la « gauche » d’évoquer la responsabilité de l’UE : des sociaux-libéraux aux altermondialistes, on continue à ahaner les psaumes d’une improbable « Europe sociale », sans remettre en cause ni l’existence de l’euro, ni le principe de l’ouverture des frontières (Schengen).

L’exaspération pourrait bien être encore attisée par le pédigrée des oligarques qui ont inventé et pris le contrôle de la gouvernance mondiale. Pour succéder au directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Bruxelles soutient Christine Lagarde, dont un des avantages comparatifs est d’avoir fait carrière à la tête du plus grand cabinet d’avocats d’affaires américain. Un CV comparable à celui de Mario Draghi, l’Italien qui devrait prendre la suite de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne en octobre. M. Trichet avait inauguré ses fonctions à Francfort en déclarant (en anglais) « je ne suis pas un Français », signifiant ainsi à quel point la référence à un ancrage national était honnie. M. Draghi, diplômé du MIT, et ancien numéro deux de la banque d’affaires américaine Goldmann Sachs, ne manquera pas de surenchérir.

Pour diriger le FMI, on eut pu tout aussi bien choisir Alassane Ouattara si ce dernier n’avait pas été investi, avec un notable coup de pouce de la troupe française, à la présidence de la Côte d’Ivoire, après avoir totalisé plus de dix ans au sein de la direction de l’institution sise à Washington. Et si les « rebelles » de Benghazi devaient finalement conquérir Tripoli moyennant un autre coup de pouce, otanien, le « premier ministre » désigné par le « Conseil national de transition » (CNT) a également des états de service à faire valoir : ancien enseignant d’économie à l’université américaine de Pittsburgh, Mahmoud Jibril avait été placé par Mouammar Kadhafi, en 2007, à la tête de l’institution chargée de privatiser et de déréglementer l’économie libyenne. Il y a consolidé les liens avec ses partenaires du monde des affaires anglo-saxon.

Bref, il ne déparerait nullement au sein des cette toute petite caste mondialisée, totalement « hors sol », qui entend régenter la planète entière. Ses membres sont, au fond(s), unis par leur objectif commun le plus essentiel : se débarrasser du cadre des états-nations, ultime obstacle au règne millénaire du libre marché et du libre-échange.

Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, on n’aura réuni autant d’arrogance et de connivence. Mais peut-être aussi autant d’inconscience, face à la rumeur des peuples qui enfle.


Situation du mouvement des indignés de la Place du Capitole à Toulouse
http://www.hns-info.net/spip.php?article29918
mis en ligne mercredi 1er juin 2011 par Ludo

Bonsoir à tous !

Comme vous le savez sans doute le camp du Capitole a été évacué, et deux semaines d’expression populaire confisquées. Nous étions 200 à nous réunir ce soir, tous un peu secoués, et nous avons dû tirer les leçons de ce coup dur : un appel puissant et international a retenti, auquel les espagnols et les grecs ont répondu par millions, et nous nous sommes précipités. Mais après plus d’une semaine de mobilisation, tous les jours pour certains, force est de constater que le déclic ne sera pas automatique comme en Espagne ou en Grèce, et que nous avons atteint les limites de la spontanéité. Comment ne pas penser au message en français vu dans la foule grecque : "Chut, les français dorment ; ils rêvent à 1968". Et oui, trop peu de monde encore pour rester 24h/24, et surtout pour résister à une intervention policière : les 845 personnes "aimant" la page facebook concernant les indignés de Toulouse, par exemple, ne se sont clairement jamais retrouvés au même moment sur le Capitole... Parallèlement nous continuons tous à croiser chaque jour d gens ne sachant même pas ce qui se passe en Espagne. Soyons réalistes, cela concerne une grande partie de la population. Et la désinformation d grands médias continue. Pourtant il se passe actuellement de grandes choses, de belles choses, un peu partout en France (29 rassemblements répertoriés aujourd’hui) et dans le reste du monde.

Dès lors il nous fallait prendre des décisions : était-ce là l’arrêt du mouvement ? Il semble que cette idée n’ait pas été envisagée bien longtemps, si elle a seulement été envisagée. Non, nous avons admis que la plupart des gens n’étaient toujours pas au courant, et qu’il était urgent de se re-mobiliser en se recentrant sur la diffusion, sans pour autant abandonner les débats d’idées. Mais l’urgence est là : il nous faut mobiliser les gens, qu’ils comprennent bien qu’il ne s’agit pas là d’une simple et énième manifestation, mais une vraie tentative de reprise en main, de la démocratie et plus généralement de nos vies, ainsi que du monde dans lequel nous souhaitons évoluer. Qu’on ne peut pas se contenter de savoir qu’il y a pire ailleurs, et qu’il n’est pas nécessaire d’attendre les 45% de chômage chez les jeunes comme en Espagne pour s’indigner, nous avons déjà tant à faire !

Les gens présents ce soir se sont montrés très motivés à continuer l’action en se recentrant sur la diffusion, là aussi beaucoup semblaient avoir compris que la réaction n’était pour le moment pas assez massive pour qu’un grand élan collectif porte à lui seul le mouvement en balayant les soucis bassement terre à terre d’organisation- enfin d’auto-gestion... ;-) : nous sommes encore trop peu et devons également porter des initiatives individuelles ; plusieurs personnes ont donc lancé d actions très concrètes, toutes ayant le même but : rassembler. Encore et encore. Ainsi concernant la journée de demain, un rendez-vous a été fixé à 18h30 au Capitole, pour une action collective de diffusion sur le thème des automates. Le parcours sera décidé sur place, une caméra sera là, et les participants (et ceux qu’ils auront convaincu au passage bien sûr !) rejoindront par la suite le rassemblement sur le Capitole. Un autre rendez-vous a été fixé à 18h, pour réfléchir sur le mouvement et de la stratégie à adopter. L’idée d’une bibliothèque a été évoquée, avec une première expérience demain. L’idée d’utiliser un rétro-projecteur a été également lancée, reste à trouver des techniciens ! Un groupe de musique a été également annoncé pour demain !
D’autres ont pris un paquet de tracts pour le diffuser au maximum dès demain. Une collecte a été faite et assez d’argent récolté pour en imprimer d’autres en nombre, ce sera fait demain. Autre décision et pas des moindres, celle de tenter de continuer à partager ensemble un repas le soir après l’AG. Parce que continuer à créer du lien, direct, c’est important. Tout de suite des volontaires se sont présentés, pour la récup’ sur les marchés et la cuisine à partir de midi. Les Restos du Coeur seraient apparemment prêts à nous rejoindre, pour la soirée de demain si j’ai bien compris. Au moment où je partais vers 21h30, il semblait que les campeurs aient décidé de l’endroit où ils passeraient la nuit. Bref, malgré la déception d’avoir dû, pour le moment, quitter le campement, chacun a tenté de se remobiliser en fonction de ses possibilités, nous avons là je crois le moyen de "transformer l’essai". C’est donc parti pour une diffusion la plus massive possible afin de rassembler le plus de gens possible aux rassemblements quotidiens, jusqu’à ce week end où un nouvel appel a été lancé au niveau européen : nous pourrons à cette occasion recompter nos forces et décider à ce moment là si oui ou non nous sommes non seulement capable de prendre la place, mais également de la garder...

Bon courage à tous !

Marine.


Grèce: des milliers de manifestants contre la rigueur à Athènes
http://www.news-banques.com/grece-des-milliers-de-manifestants-contre-la-rigueur-a-athenes/012177764/
Des milliers d’Athéniens de tous bords, dont le compositeur Mikis Theodorakis, ont participé mardi soir dans le centre de la capitale grecque à des actions de protestations contre le durcissement des mesures de rigueur envisagé en échange d’une éventuelle nouvelle aide au pays.
Deux rassemblements très différents, mais liés, ont eu lieu dans la capitale: le premier à tonalité plutôt nationaliste autour du célèbre compositeur grec, Mikis Theodorakis, 86 ans, a réuni près de 7.000 sympathisants du « mouvement des citoyens indépendants », qu’il a créé l’an dernier, selon la police. Le deuxième, sur la place centrale de Syntagma, devant le Parlement, a rassemblé plus de 8.000 personnes, selon la police, dans le cadre du rendez-vous quotidien des « Indignés », calqué sur le modèle espagnol des protestations sociales et pacifiques de la Puerta del Sol à Madrid.
Lors d’un discours en plein air devant l’université d’Athènes à son public qui portait des drapeaux grecs et criait « Traitres » ou « Voleurs », le chantre national grec a dénoncé la politique du gouvernement socialiste de Georges Papandréou, qui a entraîné, selon lui, le pays « dans une grave crise et au bord du gouffre ».
Il s’oppose au plan de redressement de l’économie et aux mesures d’austérité dictées l’année dernière par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) en échange d’un prêt de 110 milliards d’euros destiné à éviter la banqueroute financière au pays. Sur le modèle des protestations sur la Puerta del Sol à Madrid, les « Indignés » grecs organisent manifestations et débats quotidiens sur la place Syntagma.
Les pays européens créanciers du pays semblaient se diriger mardi soir vers un compromis visant à octroyer une nouvelle aide financière à la Grèce en échange d’un durcissement de la cure d’austérité.

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 1 Juin - 11:55

Montpellier Les Indignés virés... à trois reprises
YANICK PHILIPPONNAT
01/06/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 01/06/2011, 08 h 22
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Vers 16 h, les forces de l’ordre embarquaient les derniers matelas et cartons. (Photos JEAN-MICHEL MART)
Une première fois, hier, entre 7 h et 9 h, les policiers municipaux les ont délogés de leur campement de fortune de l’Esplanade. Fermement mais sans aucune violence.

La cinquantaine de jeunes révoltés, mélange de jeunes idéalistes révolutionnaires et pacifistes, de sans-abri et d’une poignée d’Espagnols et de Britanniques, s’est alors massée vers la Comédie et la fontaine des Trois-Grâces. Où, vers 10 h 30, nationaux et municipaux les ont fait déguerpir, huit d’entre eux finissant au poste, alors que les tentes et bâches ont été embarquées par un camion de nettoyage. Au grand dam de Yoann, menuisier au chômage : "Ils nous ont virés, ils ont jeté tout ce qu’on avait, y compris des sacs à dos. On s’est réinstallé pour montrer notre indignation, mais on est pacifiste, on leur a donné des fleurs."

Douze personnes ont été conduites au commissariat central pour une simple vérification d’identité avant d’être remises en liberté dans la foulée.

Enfin, troisième acte pour ces jeunes, qui s’inspirent du mouvement lancé en Espagne, l’arrivée des forces de l’ordre, vers 16 h, qui sont une nouvelle fois intervenues pour embarquer leurs derniers matelas et cartons... Toujours dans le calme.

Les Indignés d’ici regrettent cette attitude d’autant qu’ils affirment avoir eu l’autorisation verbale du cabinet de la mairie pour s’installer la semaine dernière sur l’Esplanade. Ce que conteste la municipalité : le directeur de cabinet adjoint ne leur a donné que l’autorisation temporaire de rester quelques heures alors que s’installait la Comédie du livre.

"Mais il ne leur a jamais été donné l’autorisation d’occuper le domaine public, c’est donc illégal et nous leur avons demandé de le libérer", précise-t-on en mairie tout en évoquant des problèmes d’hygiène et de sécurité. Et comme personne ne bougeait, la municipalité - faisant preuve de moins de mansuétude qu’avec les tentes des Don Quichotte installées au Peyrou l’an passé - a demandé l’action de la force publique à la préfecture.



La justice refuse l'évacuation des « indignés » de Bayonne
http://www.rue89.com/2011/05/31/la-justice-refuse-levacuation-des-indignes-de-bayonne-207155

(De Bayonne) Le droit de manifester existe en France, la justice vient de le rappeler de façon cinglante au député-maire UMP de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Jean Grenet.

Ce mardi matin, le tribunal administratif de Pau a rejeté la requête qu'il a déposée en référé. A leur grande surprise, la centaine d'« indignés » – en référence au mouvement espagnol –, qui occupent le quai Chaho depuis le 25 mai, ne seront pas évacués. Une décision qui pourrait faire jurisprudence et obliger les autorités à abandonner la fermeté ; dimanche, des gendarmes mobiles ont expulsé manu militari les indignés de La Bastille à Paris, et ceux de la place de la Comédie à Montpellier, ce mardi encore.

La veille de la décision, la mairie de Bayonne avait fait porter aux organisateurs de la manifestation une lettre de convocation à comparaître devant le tribunal administratif :

« Il s'agit d'un campement protestataire, qui, selon, s'il se développe, est de nature à troubler l'ordre public […] et porte atteinte à l'intégrité et à la conservation du domaine public. »


Le campement bayonnais est modeste mais compte une trentaine de tentes, une grande yourte, une cuisine, des toilettes sèches et tient des assemblées générales de 200 personnes.



L'ambiance y est bon enfant : si, comme ailleurs, il n'y a pas la moindre référence à une formation politique ou à un syndicat, on reconnaît un bon nombre de militants écologistes pacifistes, déjà actifs au Pays basque.

Leurs débats oscillent entre des enjeux globaux et locaux, comme par exemple les conséquences de la future ligne TGV ou « une vrai démocratie locale ».

Des voisins témoignent de la bonne tenue du campement

Ainsi, les indignés considèrent comme grotesque l'accusation d'entrave à l'ordre public de Jean Grenet : « L'alcool et la drogue sont interdits sur le campement », explique Yannick, jeune militant :

« Le site est nettoyé et nous veillons au bon déroulement des assemblées générales quotidiennes. Il n'y a eu jusqu'ici aucun incident. »



Lors de l'audience en référé, l'avocat Me Blanco a même fait valoir un courrier des voisins du camp des indignés, qui témoignent de la bonne tenue du site. Car les rues de Bayonne peuvent être bien plus chaotiques, pendant ses fêtes estivales bien sûr, mais aussi régulièrement lors de l'après-match de l'Aviron bayonnais.

« Un acte de censure qui bafoue la liberté de manifestation »

Le tribunal de Pau a donc rejeté la demande d'expulsion, considérant que « la commune de Bayonne n'établissait pas, sur le plan de l'hygiène et de la santé publique, que des nuisances seraient provoquées par l'occupation qui est faite de l'espace litigieux ».

Le juge a évoqué le caractère « rudimentaire » des mesures d'hygiène prévues par les indignés mais reconnaît que l'espace occupé n'a pas de « conséquences particulières en terme d'urgence ». (Télécharger la décision)
http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_vignette/files/EmmanuelleBonneau/3105_refere_pau_bayonne_vignette.png

Me Blanco avait accepté de défendre les indignés dans l'urgence, la veille. Il considère que cette décision pourrait faire jurisprudence :

« La motivation de la ville de Bayonne était d'empêcher le développement de ce mouvement contestataire. J'ai plaidé contre cet acte de censure qui bafoue la liberté d'expression et de manifestation. »

La démocratie participative n'est décidément pas la préoccupation du député-maire Jean Grenet. Un exemple, entre 2008 et 2010 : la mairie a été condamnée à six reprises par ce même tribunal, pour refus de communiquer des documents publics.

Photos : les indignés de Bayonne (Jean-Sébastien Mora).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► « Indignés » de Bastille : motivés, rassemblés, dispersés
► A Bastille, la révolution française n'aura pas lieu, dommage
► La « French Revolution » à travers le pays, carte des indignés
► D'Espagne en France, un petit air de révolution social-démocrate
► La « French revolution » qui vient d'Espagne
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ivo

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 1 Juin - 14:01

La résistance des peuples arabes a traversé la méditerranée
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-resistance-des-peuples-arabes-a-95168


« Nous sommes plus qu’hier mais moins que demain ! » disaient les révoltés espagnols de la Puerta del Sol au centre de Madrid. « La plus grande violence est la pauvreté » scandaient les indignés de la place Syntagma d'Athènes. « A bas la dictature financière ! » s'exclamaient les manifestants de Rossio à Lisbonne. Les peuples se réveillent les uns après les autres. Ils sont déterminés à prendre en charge eux-mêmes leur destin pour l'arracher à un système qui tend de plus en plus à dominer et à contrôler la vie des hommes pour mieux la transformer en une vulgaire marchandise. De la Tunisie à l'Égypte, du Maroc au Yémen, de l'Espagne au Portugal, de la Grèce à l'Islande, les citoyens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, travailleurs et chômeurs relèvent la tête et opposent une magnifique résistance pacifique au pouvoir de leurs gouvernements, élus ou non, qui exécutent servilement les décisions du FMI, de la Banque mondiale, des marchés financiers, des agences de notation, des banquiers etc. La résistance au capitalisme a traversé la méditerranée et s'installe en Europe.

Les liens de solidarité et de fraternité entre les peuples en lutte effacent les frontières et les préjugés nationaux qui les séparent et les opposent les uns aux autres. La révolte contre l'injustice et pour la dignité les a unis dans la lutte pour un monde différent et meilleur. Les révoltés de la Puerta del Sol ont reçu ce message de soutien des jeunes révolutionnaires égyptiens de la place Tahrir « Nous, en tant qu'activistes égyptiens, qui avons protesté à Tahrir pendant de nombreuses journées (...) saluons votre lutte. Grâce à notre unité entre les différentes forces et mouvements sociaux(...) nous avons fait un grand pas en avant pour un monde meilleur » (1).

Dans le monde arabe, les peuples se soulèvent contre de véritables dictatures, soutenues par les bourgeoisies occidentales, qui les oppriment et les humilient depuis des décennies. En Europe, c'est la dictature de l'argent qui les étouffe et les marginalise. Il s'agit dans les deux cas de deux visages, hideux, d'un même système, le capitalisme. Au Nord comme au Sud, nonobstant les spécificités et les différences importantes de chaque formation sociale locale, ce sont les conditions d'existence réelles qui ont poussé les peuples à se soulever. Ce sont les mêmes vautours qui élaborent lâchement dans l'ombre les différents plans d'ajustement structurel, de rigueur, d'austérité etc. pour affamer les peuples par le biais d'une classe politique corrompue et totalement soumise au diktat du capital. Les peuples l'ont compris. Ils rejettent ces partis politiques qui, une fois au pouvoir, les trahissent systématiquement et appliquent avec un zèle singulier des politiques économiques qui servent uniquement et strictement les intérêts des plus riches. « Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes » disait un slogan de la Puerta del Sol. Il ne s'agit bien sûr que d'un slogan, mais il montre bien la méfiance des citoyens envers cette démocratie du capital qui a enfanté une espèce de dictature imposant aux citoyens de « choisir » entre deux partis qui appliquent la même politique ; c'est le parti unique de la bourgeoisie ! « Ce que nous voulons c’est une vraie démocratie, une vraie politique élaborée par les citoyens (...) Le message que nous voulons envoyer c’est que nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiques et des banquiers » disait une indignée de la Puerta del Sol (2).

De Ben Ali à Sarkozy, de Moubarak à Zapatero en passant par Socrates et Papandréou, les visages et les situations sont certes différents, mais les politiques imposées sont toujours au service d'une seule et même classe sociale, la bourgeoisie développée ou sous développée. La complicité des dirigeants du Nord avec ceux du Sud est un fait bien établi. Ce n'est pas par hasard que le gouvernement français a soutenu le dictateur tunisien jusqu'au dernier pas dans l'avion qui l'a transporté en Arabie Saoudite, l'autre dictature qui écrase en ce moment même la révolte du peuple de Bahreïn (3). Ce n'est pas par hasard non plus si l'administration américaine a apporté son soutien à Moubarak au mépris des millions d'égyptiens qui demandaient son départ. Et lorsque les peuples relèvent la tête et commencent à camper sur les places publiques et à occuper les rues et les quartiers pacifiquement, les classes dominantes utilisent d'abord leur arme redoutable et efficace, les médias. Leur silence aujourd'hui sur les luttes des peuples arabes et les mouvements d'indignation qui se développent en Espagne, en Grèce et au Portugal notamment, est éloquent. Et si les citoyens continuent ensuite à résister et relèvent le plafond de leurs exigences, la classe politique au pouvoir utilise la répression et la brutalité. Évidemment, la bourgeoisie européenne est plus « civilisée » et sa brutalité est moins « violente » que celle déployée à Bahreïn ou au Yémen par exemple. Mais cela ne l'empêche pas de brutaliser les manifestants pacifiques de la Plaça Catalunya à Barcelone ou de la Bastille à Paris. Silence sur les luttes, répression et brutalité exercées sur des citoyens et citoyennes pacifiques, au Nord comme au Sud de la méditerranée, sont les seules réponses que peuvent offrir les classes dirigeantes aux revendications légitimes des peuples.

Les révoltes dans le Monde arabe et en Europe sont le produit des circonstances et des conditions matérielles réelles dans lesquelles, malgré des différences notables, les hommes et les femmes sont méprisés et humiliés. Et c'est contre ces conditions sociales méprisables que les masses se sont soulevées pour les renverser radicalement.

Mohamed Belaali

http://belaali.over-blog.com

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(1) « Nosotros, como activistas egipcios que protestamos en Tahrir durante muchos días, exigiendo la democracia y la justicia social, enviamos nuestro saludo a vuestra lucha. Con nuestra unidad en Tahrir entre las diferentes fuerzas y movimientos sociales, entre jóvenes y mayores, uniendo a millones de personas pobres y trabajadoras, derrocamos al dictador Mubarak, y dimos un gran paso adelante en la lucha por un mundo mejor » http://tomalaplaza.net/apoyos/

(2) http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article415

(3) voir « répression et résistance à Bahreïn » Mohamed Belaali

http://www.agoravox.fr/actualites/

DOCUMENTS JOINTS À CET ARTICLE


Les 3 piliers de la profitation mondialisée : trois axes pour le mouvement social
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-3-piliers-de-la-profitation-94990
C’est à la fois une conclusion synthétique et un point de départ. Le capitalisme comme système, analysé sous l’angle épuré de la seule recherche de sa destruction, repose principalement sur trois piliers. Ces trois piliers deviendront immanquablement trois axes fondamentaux de lutte et de proposition pour le mouvement social qui se rassemble en tournoyant, de place en place, du Caire, à Athène, de Tunis à Madrid et ailleurs, encore incertain de sa direction, mais à la fois déterminé et condamné à trouver une issue aux maux du siècle.

Le premier pilier du système capitaliste devenu mondial repose tout simplement sur la forme juridique de la personne morale des entreprises, sociétés anonymes et sociétés à responsabilité limitée. Dépasser ces formes pour en demander la cogestion apparaîtra bientôt comme une évidence. Il nous faudra bien finir par réguler ces "choses communes" potentiellement si dangereuses que sont les entreprises, et y prendre entre gens concernés des décisions sensées et humaines. C'est une révolution législative chirurgicale mais décisive pour découpler pouvoir et propriété privée et accoupler responsabilité et gestion commune, pour donner un sens autre que le profit pour lui-même (c’est-à-dire le non-sens) au travail et à l’action collective humaine.

Le deuxième pilier du capitalisme, qui lui confère une toute-puissance qui a fini par nous asservir tous autant que nous sommes, états, nations comme individus, c’est la création privée de la monnaie par la dette soumise à intérêts. La communautarisation de la création monétaire devient une urgence absolue pour tous les peuples qui veulent à la fois conjurer la faillite budgétaire, l'esclavage de la dette et la malédiction de la croissance. Elle appelle à une véritable révolution monétaire locale, régionale et mondiale.

Le 3ème pilier, c’est notre propre soumission et notre propre participation, résignée, désespérée ou jouisseuse à l’édification ou au maintien des hiérarchies financières, entrepreneuriales, politiques et religieuses. S’affranchir de la hiérarchie, y compris de la hiérarchie dite démocratique, c’est apprendre à construire sa vie et le monde sur autre-chose que sur la corruption le pouvoir, la manipulation, la séduction, l’envie ou la peur. Il s'agit d'une révolution spirituelle, culturelle, pédagogique et sociale, celle du gouverner ensemble sans chefs que préfigurent les campements des "indignés" du printemps européen et bien d'autres qui manifestent qu'il est enfin possible de dépasser la démocratie représentative majoritaire, cette ébauche incomplète de la modernité qui échoue historiquement devant nos yeux et qui contribue tant à la propagation des maux.

Ces trois piliers : statuts des sociétés anonymes, monnaie-dette privatisée, soumission aux hiérarchies, ne sont pas les seuls à comprendre et à couper, ils sont seulement les trois principaux. Mais réfléchissez bien. Toutes les autres réalités, structures et dynamiques, toutes les inventions et les innombrables conséquences importantes ou secondaires, monstrueuses ou anodines du capitalisme reposent et foisonnent à l’infini à partir de ces trois piliers fondamentaux enracinés dans l’histoire de la modernité et bien au delà en arrière.

C'est pourquoi, venir de tous les horizons et se rassembler pour commencer à casser ces trois piliers, c’est couper court aux bavardages, aux commentaires interminables, aux pesées grassement rémunérées avec deux poids et deux mesures du pour et du contre, c’est prendre l’initiative en sachant où aller, c’est se lever pour pour agir, se lever pour protéger, se lever pour chasser, pour tuer l’hydre à trois tête qui dévaste cités et campagnes, qui empoisonne la terre, arrête le bourdonnement de l’abeille, fait fondre les montagnes, brûle la forêt, noircit la mer, éteint les étoiles du ciel et corrompt jusqu’au for intérieur de l’homme, de la femme et de l’enfant.

Les "indignés" ont raison de se rassembler. Il est temps de dévaler depuis tous les horizons à la fois, pour circonscrire le mal et pour le vaincre, pour changer d’ère, de paradigme enfin. Avant qu'il ne soit trop tard pour la terre et pour nos enfants, pour l'ours blanc, pour l'ile de corail, pour les peuples du monde et pour nos proches. Il y a trop à perdre à ne rien faire.


La faillite d’un système... et les solutions pour en sortir
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-faillite-d-un-systeme-et-les-95179
Pourquoi nous devons changer de modèle de développement économique.

La faillite de Lehman Brothers a eu des répercussions gravissimes sur l'économie mondiale, provoquant autour d'elles chômage de masse, ruines et désolation. Il a été donc décidé au niveau mondial de sauver le système bancaire, ainsi le contribuable, dans les faits, a renfloué les banques.

Si Lehman Brothers n'a pas bénéficié d'un plan de sauvetage, c'est parce qu'il fallait faire un exemple : dans une société composée d'individus responsables, les canards boiteux sont sanctionnés et aussitôt remplacés par d'autres entreprises, plus ethiques. L'ennui, c'est qu'il n'en a rien été, pour les raisons les plus diverses, que nous n'avons pas le temps d'évoquer ici.

Prenons le cas qui nous intéresse : la crise grecque. Certes, les hommes politiques de droite comme de gauche ont commis des impairs, ont menti sur leurs chiffres... seulement les bénéficiaires de ce plan de sauvetage grec décidé au niveau européen, sont ces mêmes banques qui ont failli nous conduire dans le fin fond du précipice ! Ainsi, les contribuables ont renfloué des banques qui ont commis des erreurs monumentales et joué à l'économie casino. On pouvait donc s'attendre à ce que de telles pratiques cessent. Il n'en est rien puisque les banques, à nouveau, renouent avec des profits records et distribuent à leurs traders des bonus mirobolants. On entend même certains dirigeants dire qu'ils n'ont plus de comptes à rendre, car la crise est terminée !

Mieux : après la Grèce, les agences de notation ciblent le Portugal et l'Espagne, en vue de dégrader leur note. Ces mêmes agences de notation qui rappelons-le, ont été complices des agissements douteux de certains établissements bancaires, sans parler de l'affaire Madoff et qui auraient ainsi le droit de vie ou de mort sur tel ou tel pays et de donner des leçons de morale à la terre entière ! Le FMI lui-même ne se le cache pas : il faut que les grecs accomplissent de nouvelles réformes, bien plus sévères que celles qui ont été faites par le gouvernement grec... tout comme les portugais et les espagnols, alors que ces mêmes réformes entraînent, semble-il, plus d'effets négatifs sur la croissance économique et l'emploi pour ces pays que si elles n'avaient pas été réalisées. Rappelons que lors de la grave crise asiatique de 1997, la Malaisie avait refusé de suivre les recommandations du FMI et a imposé des normes à ses banques. Comme par hasard, ce pays s'est redressé plus vite économiquement que bien des pays asiatiques ! Le FMI est-il, en fin de compte, un pompier ou un pyromane ?

Le risque majeur, c'est que cette crise entraîne en Europe des répercussions sociales gravissimes et par-la même la chute de l'euro, car on voit très mal, après le sauvetage de l'Irlande et de la Grèce, comment on pourrait sauver bien d'autres pays européens. L'euro imploserait alors de lui-même, et entraînerait le retour ou non de monnaies nationales dans certains pays européens, comme cela était le cas avant l'euro.

Nous n'en sommes pas encore là... mais le système actuel, reposant sur une sorte de libre échangisme naïf totalement débridé, est condamné. Certes, nos élites politiques qui ont permis à tous ces speculateurs, ces financiers, d'avoir l'importance qu'ils ont aujourd'hui, ne peuvent résoudre le problème : ils sont une partie du problème. Il nous faut tout reconstruire, tout repenser, en vue de protéger nos emplois, nos entreprises, mais aussi les consommateurs... Nous avons perdus 500 000 emplois industriels depuis 2002, et 2 millions depuis 1980. C'est notre propre survie qui est en jeu !

Les asiatiques ont mené de leur côté des politiques très protectionnistes, à l'opposée de celles pratiqués chez nous. Ces pays ont une croissance économique moyenne entre 5 et 10 %, et un taux de chômage dérisoire comparé au notre. Ne peut-on pas préférer ce modèle de développement à notre actuel modèle, qui génère misère, chômage de masse, explosion des inégalités et qui profitent avant tout aux banques ?

Nous pouvons très bien, au niveau français, mener une politique protectionniste forte, et agir au niveau européen pour que ce soit aussi le cas envers tout ce qui n'est pas européen. Ainsi, nous protégerons notre propre mode de vie, notre culture, nos produits, nos valeurs... et nous empêcherons du même coup divers fonds de pension américains, chinois et indiens de racheter en masse nos entreprises, puisque nous disposerions d'outils en vue de les contrer. Certes, je serais probablement accusé de faire du populisme, le jeu des extrémistes, voire même de parler comme le peuple ( mon dieu, quelle horreur ! ) seulement je pense qu'à terme, c'est la solution la plus préférable, et la plus salutaire pour nous tous, français comme grecs, portugais, espagnols, européens.



Extinction programmée de la caste politique
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/extinction-programmee-de-la-caste-95086
De quel droit et au nom de quel principe de compétence les citoyens français adultes et responsables de leur vie, de leurs entreprises, de leurs enfants sont ils privés de la possibilité de soumettre au débat puis au vote des idées et des lois qui s’appliquent à eux ?

Même la justice dans sa forme la plus démocratique confie encore au quidam choisi par hasard et sans compétence particulière le pouvoir d’envoyer le justiciable en prison en fonction d’un verdict rendu par un juré populaire en âme et conscience.

S’il reste évident devant la multiplicité et la complexité des textes de référence que des spécialistes sont encore nécessaires pour démêler l’écheveau polico-juridique des écrits publics, la persévérance dans cette voie embrouillée, restrictive de la connaissance et de l’épanouissement collectif de la conscience, doit cesser. Il faut simplifier, aplanir la route et permettre à chacun de pouvoir l’emprunter.

A qui sert cet embrouillamini ésotérique de règlements ? A qui profite le parcours de combattant qui oblige l’homme politique à toutes les ruses, à tous les combats, à tous les calculs pour avoir le privilège d’accéder aux postes « à responsabilité » ? Certainement pas au citoyen moyen qui est exclu d’emblée de ce qui devrait être un partage démocratique du choix politique. Ce combat des chefs, cette compétition dans la course au pouvoir, ces manigances calculatrices détruiraient même la plus pure des intentions, la plus sincère des visions. La violence de leur accession au pouvoir et des luttes obligées pour s’y maintenir pervertit intrinsèquement la concrétisation des idées les plus brillantes des meilleurs d’entre eux. C’est ce sac de nœud pétri de ruses, de calculs et de compromissions qui nous dicte nos lois et nos conduites à tenir !

L’abrogation du monopôle législatif de la caste politique en place, quelque soit son obédience, est une des revendications de la révolution citoyenne en cours en Europe. Nous sommes le peuple et nous ne voulons plus de représentants du peuple. Nous souhaitons nous exprimer directement, débattre sur des forums réels ou virtuels, choisir en âme et conscience, voter sur internet de façon sécurisée et accessible à tous et enfin accepter le verdict de la démocratie réelle. Nous voulons refonder entièrement la république et sa constitution pour y inscrire en lettre d’O.R « l’Obligation Référendaire » ainsi que le « Salaire Universel Citoyen », le S.U.C du nouveau monde à bâtir, soumis à la nécessaire participation individuelle à la bonne marche de l’Etat. Ce n’est pas en maintenant les citoyens en dépendance que l’on émancipe un peuple, c’est en leurs rendant leurs pouvoirs individuellement et en les impliquant directement dans des choix de société. Nous ne sommes plus des enfants que l’on guide par la main pour les conduire dans le « droit chemin » de la mafia capitalistique, bancaire et consumériste, nous sommes des êtres pensants qui exigeons notre droit souverain à l’expression sans intermédiaire.

Le sens du bien commun et la volonté de création qui nous animent impliquent également la reprise par la nation souveraine de son droit à battre monnaie. Ce droit nous a été confisqué par des politiciens corrompus au profit d’une élite bancaire privée qui en tire seule les intérêts. Cette oligarchie n’a aucune légitimité sur les peuples de France, d’Europe et du monde. Elle ne sert qu’elle-même et nous exigeons qu’elle soit recadrée dans le rôle de comptable et de gestionnaire du bien commun qui est sa seule utilité. La remise en perspective publique et réellement démocratique du pouvoir sur l’argent est une condition nécessaire au développement partagé et équitable des peuples.

La réelle démocratie n’est pas une fantaisie d’utopistes illuminés, elle est la revendication déterminée de tous les peuples en éveil de conscience. Nous ne céderons plus aux sirènes des beaux parleurs professionnels qui nous conduisent vers l’écueil de leurs ambitions personnelles. La hiérarchie clanique du pouvoir politique est un reliquat d’anciens régimes autoritaires et violents qui se maintiennent par la ruse et la division. Elle ne correspond ni ne sert aucune civilisation durable et éclairée qui s’appuie sur tous ses citoyens. Cette hiérarchie de caste tombera comme tombent les feuilles mortes : elles cèdent par manque de sève devant la poussée des tendres bourgeons.


L’assistanat politique est le cancer de notre société
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/l-assistanat-politique-est-le-94999
Les dérives de la politique menée par une élite autoproclamée défendant ses propres privilèges tout aussi autoproclamés nous plongent dans les abimes du fascisme politique.

En effet, parce que "la politique est métier", il faut donc faire partie du sérail pour y accéder. C'est ainsi que cette élite s'est autoproclamée responsable de la vie de 65 millions d'individus. Mais c'est par cette même affirmation qu'on a enlevé au peuple toute possibilité de faire de la politique puisqu'il ne possède pas les qualifications requises. Ainsi puisque la politique est métier, quel formation faut il faire ? Combien d'élus ont fait cette formation ? Tout ceux qui n'ont pas fait cette formation doivent démissionner dans les plus brefs délais, car ils ne posséderaient pas les compétences nécessaires.

Mais si on met cette affirmation en face d'une vérité démocratique " des représentants DU peuple, ELU par le peuple et POUR le peuple" alors on peut se rendre compte que les politiques français ne répondent plus à leur devoirs démocratiques.

"DU PEUPLE" :

D'abord parce que la politique est devenu "une profession" alors les élus ne sont plus des représentants "DU" peuple, mais un ordre professionnel autoproclamé (car ceux sont les politiciens eux mêmes qui l'affirment) compétent à assurer la vie démocratique en France, ce qui est totalement contradictoire avec la définition démocratique.

De ce simple constat, Si les politiques étaient réellement des démocrates, ils se doivent de démissionner et de dénoncer cet état de fait, étant en contradiction avec la démocratie ; ce qu'ils ne font pas, bien entendu. On est en droit de se demander dès lors si les politiciens français sont réellement démocrates....ou si la France est réellement une démocratie....

"PAR LE PEUPLE"

Ensuite, face aux nombres toujours croissants d'abstentionnistes au vote populaire, on est en droit de se demander leur légitimité. En effet, le nombre d'abstention étant plus élevé que le nombre de votes, toute couleur politique confondue, on peut y voir une forme de désaveu de la classe dirigeante par le peuple français en age de voter. Ce qui veut dire que les politiques au pouvoir ne sont la représentation que d'une minorité et non d'une majorité, ce qui est contraire aux règles démocratiques.

Or si les français ne votent pas pour les partis et leur représentants déclaré aux élections, c'est qu'ils ne se sentent tout simplement pas représentés par ceux ci. Et l'"obligation de voter" proposé par Mr Villepin ne ferait qu'obliger des gens à élire des personnes qui ne les représentent pas, a voter par dépis ; ce qui est totalement contraire à toutes les règles démocratiques et extrèmement dangereux pour les libertés fondamentales.

"POUR LE PEUPLE"

De ce fait, Il aurait fallu que les hommes politiques en tirent les conséquences adéquates, à savoir que les politiques menés depuis 30 ans ne sont pas celles que souhaitent les Français. Ainsi, nous voyons que les politiques français gèrent la France d'une façon qui ne convient pas aux citoyens français, qui n'est pas en accord avec le peuple.

Or à regarder les chiffres, nous pouvons voir que sur les 30 dernieres années, les seuls qui ont vu leurs revenus augmenté de manière significative sont le patronat du CAC40 et les politiques eux-memes. Il est intéressant de constater que dans les deux cas, les augmentations de salaires sont autoproclamés.

Ainsi nous voyons des patrons (1 million € net par mois hors avantage) qui s'augmentent alégrement parce qu'ils ont réalisé des licenciements économiques, ont réussi à ne pas augmenter leurs employés au dela du seuil imposé par la loi, ont donné les bénéfices obtenu grace aux travailleurs à des investisseurs inconnus qui se soucient guère des methodes utilisées pour obtenir cet argent, ce qui conduit irrémediablement à des accidents tels que celui de BP...

De la même façon, dans ce même effort d'autosatisfaction hedoniste, les politiques s'arrogent des salaires, des droits et des privilèges qu'ils dénoncent par ailleurs pour le peuple... Et on peut se demander de quel droit : Ainsi, il y aurait des citoyens supérieurs aux autres citoyens ? Dans ce fait, on peut voir le principe d'Egalité républicaine mis à mal quelque soit la couleur politique, car dans les faits ils ont toujours été d'accord, droite comme gauche pour ses augmentations : il suffit de regarder les votes.

Mais suivont leur raisonnement : ils possèdent ses droits afin d'assurer leurs fonctions librement. Il faut donc un revenu minimum de 6000€ net hors avantage pour pouvoir assurer ses fonctions librement... Pourquoi dès lors un salarié n'a le droit qu'à 1500€ brut pour assurer ses fonctions "librement" ? Cela veut dire qu'un rmiste à 425€ (moins les cotisations sociales, moins les impots locaux) est dans l'impossibilité d'assurer une quelconque fonction librement... Ainsi le rmiste n'est seulement pas libre, mais il est maintenu dans cette non-liberté....qui l'empeche d'assurer des fonctions. On peut se demander des lors si les politiques font ici un déni de démocratie. Il est vrai que si les rmistes assuraient des fonctions démocratiques, ils pourraient bien mettre en danger les privileges de l'élite...

Ainsi il faut un revenu aux politiques pour qu'ils puissent exercer des fonctions et prendre des décisions. Ce revenu est collecté sur l'ensemble des français qui justement ne se sentent pas représenter par ces mêmes politiques. Si ce n'est pas de l'assistanat ça, j'aimerai savoir ce que c'est....

mais que nous coutent un couple de députés assistés en 2007 :

salaire : 5126€ par mois net d'impot par personne

indemnités de représentation : + 6223 € non imposable par personne pour frais non pris en compte par l'assemblée.

Credit collaborateur : + 8 859€ par mois sans obligation pour payer s'il le souhaite les personnes de son choix qui l'aiderait dans son travail comme il l'entend... (je vous laisse seul juge )

Avantages : un bureau mis à sa disposition gratuitement (pour lui parce que vous vous payez), le téléphone et les transports en commun en premiere classe payé par l'assemblée (donc vous),

"Toutes les sommes reçues par le député s'élèvent donc à 20 208 euros. Le député est libre de les dépenser comme bon lui semble. Au total, les 577 députés perçoivent donc un peu de plus de 11 millions d'euros cumulés par an. Mais cette somme globale n'est que la partie émergée de l'iceberg. Car sur les 577 députés en place en janvier 2007, 439 possédaient un autre mandat (maire, conseiller général ou régional) et 80 en possédaient deux autres. Autrement dit, 90% des députés cumulent leur fonction nationale avec une fonction locale, rémunérée, bien évidemment."


Retraite : ils obtiendront 1200€ net par mois apres 5 ans de mandat dont plus de 80% est assurer avec la cottisation par répartition, celle là meme qui ne peut plus financer les retraites du peuple, selon les députés....

Un couple de RMISTES : 700€ brut par mois contre un couple Députés 40 500€ net par mois....

Nous sommes en droit de nous demander qui sont les véritables assistés ici puisque la politique mené par le gouvernement et les députés ont conduit en 2007 1,21 millions de foyers au RMI. De la même façon, au vue du fait que cette élite politique n'a pas vue les dangers économiques qui menaçaient la France et qui a mis des millions de français au banc de la société depuis 30 ans, on peut se poser la question de la qualité et de l'efficacité de cette soi-disante formation.... et donc la nécessité absolue soit de la réviser, soit de l'arrêter tout simplement....

Mais critiquer est facile, sans apporter des solutions.

Puisque Monsieur Wauquiez nous proposait quleques limites pour les rmistes, nous souhaitons proposer les mêmes aux politiques afin d'assurer le principe d'égalité :

1 : Le salaire des hommes politiques ne pourra dépasser les 75% du revenu moyen des français. Ainsi si le revenu des français augmentent, le leur augmentent, dans le cas contraire, il descend en meme temps que celui des français. Ce revenu sera valorisé par un conseil populaire indépendant et soumis au vote de tous les français.

2 : Tout personne politique et technocrate devra avoir travaillé dans le secteur privé durant au moins 5 ans avant de prétendre postuler à ce type de poste ce qui evitera les passages des bancs de grandes ecoles aux bancs politiques sans avoir confronter ses grandes idées à la réalité.

3 : Aucun revenu ne pourra exceder la durée du mandat, au dela des dispostions du code du travail du privé.... remettre un peu d'egalité dans le machin...les salaires a vie c'est fini

4 : Tout homme politique cottisera de la meme maniere et selon les memes modalités que l'ensemble des français,...

5 : Si un homme politique souhaite cumuler des mandats afin d'assouvir son besoin de servir la France, il ne pourra plus cumuler les salaires et avantages, mais n'aura droit qu'à une indemnité de poste

6 : Aucun homme politique ne pourra exercer son pouvoir pour prétendre à une santé différente que celles qui est appliqué à l'ensemble des français.

7 : Tout manquement, corruption, fait delictueux ou contraire à la democratie reconnu par la loi, entrainera le remboursement totale des sommes versées, la saisie des biens et des poursuites pour tous ceux qui en auraient profités ou tenter d'en tirer profit...

8 : que tout homme politique donne 5 heure par semaine de service social ("cela ne représente pas grand chose") comme ramasser les poubelles, tailler l'herbe sur les bords des routes, sorties d'école, travaux de nettoyage....les basses besognes, quoi....) Pendant ce même temps les rmistes prendront les postes des politiques pour en assurer les fonctions...


car pourquoi un rmiste devrait obligatoirement faire ses basses besognes et pas des travaux plus valorisants comme decider quel budget octroyé à l'école, ou comment maintenir ? ça il faudra que MOnsieur Wauquiez et le gouvernement s'explique sur le sujet.

Allez réclamons ces petits changements pour en terminer avec l'assistanat politique et qui permettra de faire des petites économies...mais c'est avec les petites gouttes qu'on fait les grandes rivières... économiques..
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ivo

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mer 1 Juin - 17:58

L’assistanat politique est le cancer de notre société


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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Mer 1 Juin - 23:21

Voici un texte trouvé sur un autre forum dont je tairai le nom. Je le cite, ça ne veut pas dire que j'en partage toutes les idées, mais ça peut se discuter :
Considérations sur les « indignés »

Il
fut un temps où les soulèvements de la classe ouvrière et/ou de la
jeunesse s’appuyaient sur de solides écrits révolutionnaires : le
Manifeste de Marx et Engels, le petit livre rouge, quelques essais
situationnistes… Les révoltes du XXe siècle ont eu au moins le mérite
d’être motivées par une stratégie globale de renversement effectif de la
société, renversement qui, s’il n’a pas eu lieu, n’en est pas pour
autant disqualifié dans les expressions les plus virulentes du Conflit
en cours, bien au contraire. Mais il en va autrement du soulèvement des «
indignés », qui a récemment bénéficié d’un emballement médiatique qui a
eu tôt fait d’en faire le modèle de la « révolution citoyenne » de
demain. Disons-le tout de suite : le grand soir de la « démocratie
réelle » respire un air bien peu révolutionnaire…


On aurait pu,
en 2011, se contenter d’une insurrection façon « comité invisible », et
ce malgré le gouffre tactique d’un ouvrage comme L’insurrection qui
vient, mais c’est mésestimer la capacité d’une partie de la jeunesse à
s’enticher de hochets citoyennistes en guise de théorie révolutionnaire.
Indignez-vous n’est pas autre chose [Bien sur, c’est également un
produit commercial attractif : pensez donc, un « essai » écrit par un
résistant, vendu au prix hyper-compétitif de 3€, dans vos grandes
surfaces avant Noël ! À défaut de piller sauvagement le supermarché du
coin, vous pourrez toujours courir comme un dératé vers son rayon «
culturel », et, pour une fois, faire l’impasse sur la dernière bio de
PPDA ou sur le DVD pas-cher-du-tout du best-of de la Coupe du monde 98,
pour ressentir le grand frisson révolutionnaire, bien au chaud, lové au
fond du canapé avec, ô comble du gauchisme, Foule sentimentale d’Alain
Souchon en fond sonore.]. Le problème étant néanmoins que le lecteur de
Stéphane Hessel, ce révolutionnaire du living-room, s’est mis en tête de
sortir de chez lui, et de montrer qu’il savait « s’indigner ». Il a
donc attrapé sa tente Quechua, son Iphone, et s’en est allé camper au
milieu des places, pour réclamer la « démocratie réelle », celle des
citoyens apolitiques, pacifiques [Il a alors créé des tas de
commissions, fait du théâtre de rue, des slogans « poétiques », des
spectacles de clown, un potager bio, des toilettes sèches, une garderie,
et même un live sur webcam pour suivre ce qui ne se passe pas sur la
place (véridique !).]. Et quant les flics, à Barcelone, à Paris, sont
venus pour clore la fête, histoire qu’on puisse circuler ou boire à une
finale de foot remportée par l’équipe locale, il s’est assis par terre, a
crié « non à la violence ! » : plus d’une centaine de blessés à
Barcelone, dont un encore dans un état grave à l’heure qu’il est. Le
pacifisme a une limite : ça s’appelle le masochisme. La voilà franchie
avec brio par les « indignés » catalans. Au-delà de l’impasse
stratégique, transparaît là une réceptivité inquiétante au discours
dominant issu des médias bourgeois, notamment sur les soulèvements
tunisiens et égyptiens. Car l’indigné a ses références historiques «
ready-made », et ce ne sont pas ces soulèvements en tant qu’événements
réels, mais figés dans leur représentation spectaculaire.
Oubliés les
martyrs, la torture policière, les snipers sur les toits, les exactions
de l’armée, les combats à la roquette entre bédouins et flics égyptiens,
les commissariats brûlés, les prisons ouvertes, les affrontements de
rue ? Sans doute, et, avec eux, ce fait marquant : les révolutions
arabes n’ont pas eu lieu. Elles ne sont encore que des possibles
avortés, des 1905 en puissance. Car, malgré toute la violence déchaînée
de part et d’autre, le système est encore debout : on torture encore
dans les commissariats tunisiens, l’armée en Égypte réprime violemment
les grèves, tandis qu’on prépare des « élections libres », afin sans
doute de prouver, une fois de plus, que la liberté et l’égalité sont
solubles dans le suffrage universel.


Mais revenons à notre «
indigné ». Il croit au Souverain Bien, et il lui a donné un nom :
démocratie. En son nom, et en celui de l’apolitisme, il arrache les
affiches anarchistes et les drapeaux républicains de la place Puerta del
Sol, foulant au pied des années de résistance anti-franquiste, il nie
le droit à une parole collective (« chacun parle pour lui-même ») autre
que celle issue de l’assemblée générale « consensuelle », refuse qu’on
puisse défendre l’idée d’une réponse proportionnée à la violence
étatique, fait huer ceux qui ont l’outrecuidance de critiquer la mise en
place d’une commission « garderie » lorsque la préparation d’une
commission « défense » en vue d’une intervention policière paraît
répondre plus pertinemment à l’enjeu du moment. Qui peut croire qu’on
peut renverser le système en se contentant d’une zone d’autonomie
temporaire qui se satisfait du simple fait d’exister ?
Qu’est-ce qu’une «
démocratie réelle » limitée à une place, sinon de la masturbation
politique pour idéalistes en mal d’un capitalisme « gentil » et d’un
régime parlementaire « participatif » ? L’occupation de lieux centraux
dans les villes a son importance, mais cette occupation ne peut qu’être
fondée sur l’idée de contagion révolutionnaire à partir de centres
stratégiques, dans le cadre plus large d’une insurrection
potentiellement armée : la place Tahrir en est un exemple partiel, ce
qui a sans doute justifié, aux yeux des militaires égyptiens, la
nécessité de son évacuation rapide après le départ de Moubarak.

Idéologiquement,
disons-le clairement, le mouvement « pour la démocratie réelle » pue.
On y retrouve quelques éléments de discours populistes : il existerait
ainsi un capitalisme et une forme de démocratie bourgeoise « qui marche
», contre le capitalisme « mondialisé » (remplacez « mondialisé » par «
apatride » si vous vous sentez des crampes au bras droit) qui
justifierait alors un retour à un capital « national » ; le corps
politique constitué par les « citoyens » aurait pour lui le bon sens et
la raison, qu’accompagne la mesure — et donc le refus de tout grand
chambardement —, ce qui ferait du « citoyen » la forme indépassable de
l’exercice d’une liberté idéale garantie par le droit. Bien sur, c’est
un discours « de gauche », mais est-ce pour autant un discours
révolutionnaire ? L’indignation a ceci de problématique qu’elle a la vue
courte. Aller à l’encontre du processus historique de la mondialisation
capitaliste peut s’avérer hautement inefficace.
Marx ne disait-il pas
que celui-ci était la mort même du pouvoir économico-politique de la
bourgeoisie ? La globalisation capitaliste peu à peu doit nous amener à
penser le renversement global de la société de classes, et non pas à
fantasmer en réactionnaires un retour en arrière qui n’éliminerait
nullement l’exploitation, mais la déplacerait sur un plan qui,
stratégiquement, n’est pas franchement plus à même de prêter le flanc à
la révolution. Et si nous devons combattre le capitalisme mondialisé,
c’est en tant que capitalisme, et non pas en tant qu’il est mondialisé.
Lorsque les indignés font référence aux « 300 grandes fortunes » ou,
plus flou encore, au « pouvoir des banquiers », ils ne font qu’énoncer
des coupables au sens où l’entendrait un tribunal bourgeois, sur la base
de responsabilités individuelles indépendantes de tout élément
systémique, et rejoignent en cela les gouvernements occidentaux (les
fameux « abus » chassés par le gouvernement Sarkozy). S’il y a
culpabilité, elle est à chercher du côté de la classe bourgeoisie toute
entière, de ses expressions, de ses institutions. La seule posture qui
vaille n’est pas l’indignation, mais la prise de parti dans la lutte de
classes, pour le parti [Toujours au sens de parti-pris, la forme légale
du parti politique participant des « moyens aliénés » qui ne sauraient
être destinés à combattre l’aliénation.] communiste, le seul qui soit
celui de la révolution.

Une évolution positive du mouvement est
néanmoins envisageable, mais celle-ci ne pourra avoir lieu qu’à deux
conditions : révision de la stratégie pacifiste et ouverture d’un «
deuxième front » sous la forme de grèves multiples, voire d’une grève
générale. Ces deux conditions paraissent seules pouvoir entraîner une
radicalisation progressive, théorique et pratique, d’un « mouvement »
dont la dissolution sera alors envisageable. Mais, pour l’instant, que
ce soit en Espagne, en Grèce ou en France, il n’est pas souhaitable que
se poursuive un mouvement qui, en quelques occasions, se fait glaçant
(hymne et drapeau national sur la place Syntagma à Athènes, drapeaux de
l’Espagne monarchiste dans les rassemblements de solidarité, présence
des conspirationnistes de Zeitgeist à Bastille…). Contre l’indignation
des idiots utiles de la démocratie bourgeoise, affirmons ainsi avec
force la nécessité d’une insurrection politique, apatride et radicale,
seule à même de permettre l’élaboration de la forme nouvelle nécessaire
au monde de demain.
Le système ne se réforme pas, il se détruit !

La guerre dans l’âme, 31 mai 2011.

Je précise, pour les âmes sensibles, que "la guerre dans l'âme" est un blog qui se réclame du marxisme, shame on me Wink

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 10:54

Les « indignés » lillois squattent la place Richebé
http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2011/06/02/les-indignes-lillois-squattent-la-place.shtml
Dans le sillage de la révolte de la Puerta del Sol en Espagne, un groupe « d'indignés » lillois se réunit depuis le 28 mai place Richebé pour réclamer un changement profond de politique et l'instauration d'une « vraie démocratie » en France. Hier soir, ils étaient environ une centaine.

C'est un coin de verdure, dans le parc de la place Richebé. À l'entrée, une banderole accueille le visiteur : « bienvenue ici, démocratie en travaux ». Bienvenue dans un mouvement de contestation, sans chef, sans réel leader, sans parti. De simples citoyens disent-ils, inviter à venir s'asseoir et discuter. « On a l'impression que les gens ne se parlent plus » , confie un participant. « Une société qui est devenue individualiste, ajoute un autre. Un moment, il faut essayer de dire non, c'est en se resolidarisant qu'on pourra changer les choses. » Voilà pour les bases : se rencontrer, replacer « l'humain » au coeur de tout, changer les consciences... et s'indigner. Contre quoi ? Les sympathisants du mouvement citent pêle-mêle le capitalisme, « l'oligarchie au pouvoir », le climat social, etc. Un ras-le-bol général qui a trouvé son inspiration en Espagne, où depuis plusieurs semaines, des centaines de Madrilènes occupent la place de la Puerta del Sol, pour protester contre le chômage, la précarité, la corruption. Le mouvement commence à faire des émules en France et un peu partout en Europe.
À Lille, le petit groupe se réunit quotidiennement depuis le 28 mai. « C'est un défouloir, explique un participant.



On vient prendre la parole, car on voit bien aujourd'hui que les moyens d'expression des citoyens sont monopolisés. On parle ici de notre quotidien, des problèmes ». Sur cette place qui prend parfois des airs de Woodstock, certains imaginent carrément un monde nouveau.
« Quand on voit des tracts passer, on se dit que c'est un peu ambitieux. C'est peut-être de bonnes idées, mais c'est pas pour demain » , ajoute cet étudiant.

« Été européen » ?

D'abord, il faut que le mouvement prenne de l'ampleur. Et dans les rangs des « indignés » lillois, on est confiant. Après le printemps arabe, qui a vu les peuples tunisiens et égyptiens renverser leurs pouvoirs, on se prend à rêver d'un « été européen ». Dans un des groupes de discussion, assis sur la pelouse, cette idée n'est pas farfelue. « Il faut juste s'installer dans la durée, on voit bien que les simples manifestations ponctuelles ne suffisent plus », explique un des jeunes membres. « Le peuple n'est plus écouté, il faut essayer autre chose. À partir du moment où la finance mondiale nous gouverne, il n'y a plus de démocratie ».
Francis, un syndicaliste de la FSU, intervient. « Il y a des attentes extraordinaires chez les citoyens, mais nos politiques sont incapables d'y répondre », assure l'homme. Je n'entends plus aucun discours offensif dans les partis pour lesquels je pourrais avoir de la sympathie ». Mais pas question pour lui de bouder les urnes. « Il faut continuer à voter, que les citoyens fassent de la politique ». Si le mouvement des indignés en France prend de l'ampleur, ses acteurs voudraient qu'il soit un véritable contre-poids. « Si on ne fait rien, on va se retrouver dans la situation économique de la Grèce. On ne cesse de parler de la dette de la France, mais on n'a toujours pas trouvé de solution », peste Élise, une mère au foyer de Tourcoing, alors que ses deux enfants de 9 et 13 ans s'affairent à écrire des messages sur des pancartes posées au sol.
Ces réunions de plein air, ces brainstormings, permettront de définir une ligne claire et des revendications précises. « On ne peut pas faire une révolte sans rien derrière, si on va jusqu'au bout, il faut apporter des perspectives, un fond politique », annonce Francis. Une réflexion menée depuis la place Richebé, mais aussi sur Internet. Les indignés ont investi le web et les réseaux sociaux. « C'est l'une des caractéristiques de ce mouvement, j'ai découvert ce rassemblement sur Twitter, raconte un autre étudiant. Internet est une révolution technologique majeure, la démocratie devra obligatoirement le prendre en compte. » On se souvient du rôle essentiel du numérique dans les révolutions arabes. De quoi imaginer un même dessein en France et en Europe ? « Por qué no ? », conclut Francis. En attendant, les indignés envisageaient de passer la nuit à la belle étoile.


Places de la résistance
http://www.politis.fr/Places-de-la-resistance,14366.html


La contagion des nouvelles formes de lutte semble gagner les grandes villes européennes. Un modèle arabe fait-il école, mobilisant de nouvelles générations contre le chômage et la précarité ? Ces mouvements pourront-ils dépasser l’indignation et trouver les moyens politiques du changement ?

Puerta del Sol à Madrid, Catalunya à Barcelone, Syntagma à Athènes. Ces places de grandes villes européennes ont en commun de rassembler depuis quelques jours ou semaines des manifestants jeunes ou moins jeunes protestant contre les politiques qui produisent de l’injustice sociale, du chômage et de la précarité. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’Espagne et la Grèce, deux pays rudement éprouvés par la crise, ont inauguré sur le Vieux Continent ce nouveau mode de manifestation. La ressemblance est frappante avec ce qu’on a appelé le Printemps arabe. Les insurgés de la place Tahrir, au Caire, tombeurs de Moubarak, ont fait école. En France, de timides rassemblements ont eu lieu à Lyon, à Bayonne et à Paris, sur une place « de la Bastille » qui porte déjà un nom de révolution.

La force d’attraction de ces lieux est telle que les autorités de Bahreïn, aux prises avec un mouvement massif de contestation, ont mis à sac le 18 mars la place principale de Manama, et détruit le monument central formé de six colonnes surmontées d’une perle, qui symbolisa longtemps la richesse du pays. À Barcelone, prétextant un risque d’incidents au soir de la victoire du club catalan en Ligue des champions, la police a tenté – en vain – de déloger le « campement ». Et c’est en réalité la police elle-même qui a créé l’incident. Car ces mouvements ont une autre caractéristique commune : la non-violence et un souci d’auto-organisation qui vise à prévenir tout désordre ou provocation.

Comme dans le monde arabe, la violence, quand elle surgit, est toujours le fait des autorités, jamais des manifestants. On a beaucoup souligné aussi une autre caractéristique : la mobilisation en réseaux, via Facebook ou Twitter. On a également évoqué l’absence de dirigeants politiques ou syndicaux traditionnels. Mais il reste à s’interroger sur les buts de ces manifestations et sur leur avenir, au-delà de l’indignation. La chute des dictatures était l’objectif clair des insurgés des villes arabes. Les manifestants européens des nouvelles « places de la résistance » viseraient-ils une autre forme de « non-démocratie », celle des fausses alternances droite-gauche ?



En Grèce les banques exigent des mesures d’austérité brutales
http://www.wsws.org/francais/News/2011/jun2011/grec-j02.shtml
Des responsables de la Banque centrale européenne (BCE), du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE) ont été envoyés cette semaine à Athènes afin de mettre au point avec le gouvernement grec des plans pour une nouvelle série de mesures d’austérité brutales.

La première série d’une vague de licenciements dans le secteur public, de réduction des salaires et de destruction des programmes de santé et d’infrastructure sociale a appauvri de vastes couches de la population grecque sans réussir pour autant à satisfaire les banques européennes. Celles-ci exigent à présent le contrôle de l’économie du pays avec pour ce faire des représentants de la BCE, du FMI et de l’UE (qu'on appelle la troïka) désignés pour gérer directement un programme de privatisation qui fera que les biens publics de la Grèce seront liquidés et leurs recettes transférées aux banques.

La préoccupation principale de l’Union européenne et du gouvernement social démocrate grec du premier ministre George Papandreou est de parachever les termes du financement complémentaire – apparemment de 12 milliards d’euros (17 milliards de dollars) d’ici la fin du mois – nécessaire au remboursement du service de la dette pour éviter toute défaillance. Un autre financement d’environ 30 milliards d’euros sera nécessaire l’an prochain et davantage encore en 2013. La Grèce n’avait pas atteint les objectifs budgétaires fixés l’année dernière lorsque le FMI et les gouvernements de la zone euro avaient fourni une enveloppe de prêts s’élevant à 110 milliards d’euros. On s'attendait à ce que le pays réintègre d’ici 2012 les marchés obligataires privés mais ceci ne peut plus être considéré comme étant réaliste.

La pièce maîtresse du nouveau plan de sauvetage est une poussée de privatisations qui devrait recueillir 50 milliards d’euros d’ici 2015. Les entreprises de service public de l’eau et de l’énergie, des ports, des banques, l’ancien monopole des télécommunications, les entreprises ferroviaires et autres telles l’Opap, la plus importante société européenne de loterie et de paris sportifs, seront compris dans la vente. Il y aura de plus d’autres réductions considérables des dépenses – plus de 6 milliards en l’espace de douze mois, l’équivalent de 2,8 pour cent du produit intérieur brut grec – et des hausses d’impôts régressives ciblant la classe ouvrière.

Le Financial Times a rapporté dimanche que les nouveaux prêts seraient conditionnels à une « intervention extérieure sans précédent dans l’économie grecque y compris une participation internationale dans la perception des impôts et la privatisation des actifs de l’Etat. » Hier, le quotidien grec Kathimerini a ajouté: « La troïka a insisté pour que ses représentants aient leur mot à dire dans les décisions [de l’agence mise en place pour l’application des privatisations] et qu’ils soient en mesure de bloquer toute action qu’ils désapprouvent. Ils ont également exigé qu’aucun représentant du gouvernement ne soit autorisé à participer à l’agence et que toutes les décisions prises par elle soient protégées par la loi de manière à ce qu’elles ne puissent être annulées plus tard par un autre gouvernement. »

Ces développements extraordinaires montrent clairement que l’oligarchie financière européenne se dispense de tout semblant de normes démocratiques fondamentales et du principe de souveraineté nationale en Grèce.

La population est massivement opposée aux mesures proposées. Au cours de cette dernière semaine, de jeunes étudiants et des travailleurs se sont rassemblés devant le parlement grec. Se décrivant eux-mêmes comme des « indignés », pour reprendre le mouvement de protestation espagnol « Los Indignados », les jeunes se sont organisés indépendamment des syndicats et des partis politiques parlementaires au moyen des sites internet et des réseaux sociaux.

L’on estime à 50.000 le nombre de personnes qui ont manifesté dimanche à Athènes. « Les quelques banderoles visibles dans la foule portaient des slogans qui ne faisaient aucune allégeance à un parti politique et qui soulignaient l’absence de syndicats et d’associations organisant d’habitude les protestations en Grèce, » a remarqué un article paru dans Kathimerini. Depuis, plusieurs dizaines d’étudiants et de chômeurs occupent un campement de tentes sur la place centrale de la ville.

Les syndicats ont joué un rôle crucial dans l’application des mesures d’austérité UE-FMI en contribuant à désamorcer l’opposition de masse existant au sein de la classe ouvrière contre le gouvernement Papandreou. Une série de grèves générales de 24 heures avaient été organisées l’année dernière par les syndicats. Celles-ci avaient été prévues comme des gestes symboliques permettant aux travailleurs d'exprimer leur colère sans pour autant affecter l’application des coupes sociales.

De nouvelles grèves sont prévues en juin, avec le syndicat de la fonction publique ADEDY appelant à une manifestation samedi prochain. Le chef d’ADEDY, Ilias Iliopoulos, a expliqué ouvertement que son souci majeur est d’empêcher l’émergence d’un mouvement de la classe ouvrière dépassant le contrôle des syndicats. « Le pays va exploser s’ils poursuivent cette politique incluant toutes ces mesures à l’encontre des gens, » a dit Iliopoulos la semaine dernière sur le site internet EuroNews. « Il y aura une résistance publique, une réaction à l’issue incontrôlable. »

Le premier ministre a lancé un appel à l’establishment politique leur demandant de serrer les rangs derrière le programme d’austérité. Ces derniers jours, Papandreou a tenu des réunions avec les dirigeants de la plupart des partis parlementaires grecs dont le chef de l’opposition, Antonis Samara, du Nouveau parti démocrate droitier ainsi qu’avec ceux du Parti communiste stalinien et du parti d’extrême-droite LAOS. Samaras a déclaré qu’il ne soutiendra pas les mesures du gouvernement au motif qu'il accepte la rigueur mais s'oppose à l’augmentation des impôts. Il recommande au contraire de ramener l’impôt sur les sociétés à 15 pour cent.

Samaras subit la pression des banquiers européens pour appuyer de façon inconditionnelle la politique de Papandreou, avec le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, déclarant qu’il était « essentiel » que toutes les parties se mettent d’accord.

La crise révèle ainsi davantage les divisions profondes qui existent entre les puissances européennes. Le gouvernement allemand fait pression pour le versement de prêts supplémentaires à la Grèce qui soient subordonnés à une forme de restructuration de la dette en incluant une modification des termes de remboursement pour les créanciers privés. La Banque centrale européenne s'y oppose, mettant en évidence les mises en garde des agences de notation, à savoir que toute restructuration serait taxée d’« événement de crédit », c’est-à-dire correspondant potentiellement à un défaut de paiement.

Le Wall Street Journal a rapporté: « La BCE a mis en garde haut et fort qu’une restructuration de la dette, aussi modérée soit-elle, pourrait causer un effondrement du système bancaire de la Grèce et semer la panique financière dans les pays endettés de la périphérie en Europe. »

Les responsables de la BCE ont vivement critiqué les responsables allemands. Le membre du directoire de la Banque centrale européenne, Lorenzo Bini Smaghi, a dit au Financial Times qu’une « restructuration de dette ou une sortie de l’euro serait comme une condamnation à mort – une peine que nous avons abolie dans l’Union européenne. » Qualifiant une restructuration « ordonnée » de la dette grecque de « conte de fée », Bini Smaghi a ajouté que tous ceux qui avaient à la mi septembre 2008 imaginé que l’impact serait gérable étaient comme « ceux qui à la mi septembre 2008 disaient que les marchés avaient été pleinement préparés pour la faillite de Lehman Brothers. »

La BCE et les banques françaises figurent parmi les plus exposées à une restructuration de la dette grecque alors que les banques allemandes seraient exposées à une perte bien moindre (« hair cut », le non remboursement d’une partie de la dette) et qui, plus est, s’attendraient fort probablement à être subventionnées pour toute perte encourue par le gouvernement de la chancelière Angela Merkel. L’avantage escompté par une restructuration grecque en ce qui concerne l’Allemagne et ses alliés plus petits de la zone euro est que la démarche pourrait potentiellement réduire le montant de leurs fonds publics canalisés vers les banques françaises et d'autres puissances rivales.

L’on ne s’attend pas à ce que ces différends puissent être résolus avant les réunions clé du 20 juin impliquant les ministres des Finances de la zone euro et celles, des 23 et 24 juin, impliquant les chefs d’Etat et de gouvernements de l’UE.

Aucune des puissances rivales ne dispose d’une réponse à la crise du système bancaire européen qui va en s’aggravant. Les craintes se multiplient pour les dettes en Irlande, au Portugal, en Espagne et dans d’autres économies avec des appels de plus en plus nombreux en faveur de nouvelles mesures d’austérité s’ajoutant à celles qui ont déjà produit un déclin historique des salaires et des conditions de vie de la classe ouvrière.

Quelles que soient leurs différends, les principales puissances sont toutes d’accord sur la nécessité que la classe ouvrière européenne paie la crise économique. L’offensive menée par l’oligarchie financière se heurte à une résistance croissante partout en Europe, avec le mouvement anti-austérité espagnol qui s'est inspiré des soulèvements arabes, déclenchant à son tour des actions identiques dans plusieurs pays européens.

(Article original paru le 31 mai 2011)
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Jeu 2 Juin - 13:00

Alors, petite précision d'une parigotte : les photos pourraient laisser croire que la place de la Bastille est investie par un sit-in (et pas un "sitting") permanent. C'est faux : s'il y a peut-être encore un cordon de flics qui empêche l'accès aux marches de l'opéra, dans la journée il n'y a plus personne. Un rdv tous les soirs vers 19 h, quelques inscriptions très mignonnes sur le trottoir, c'est tout. Clair que la révolution est en route.
Concernant la Grèce, un petit article du Jura Libertaire :

Pacifisme à la Facebook sur les places européennes




Posted on 2 juin 2011 by pericles




Combien d’amis le pacifisme compulsif a sur Facebook ?

Le 25 mai depuis
l’après-midi près de 40’000 genre de néo-Grecs ont rempli la place
Syntagma validant ainsi de la pire des manières le mémorandum de la
Troïka, les mesures d’austérité et le privilège de l’exclusivité quand à
l’usage de la violence de la part de l’État.



Place Syntagma à Athènes, le 26 mai 2011


Hier, des nécrophiles petits-bourgeois,
ont pris place là ou il y a tout juste deux semaines l’État attaquait
férocement la manifestation de la grève du 11 mai établissant le record
de centaines de têtes ensanglantées, et envoyant le manifestant Yannis
Kafkas à l’hôpital dans le coma ; quelques jours plus tard, un peu plus
loin de Syntagma eut lieu une sans précédente ascension de violence
raciste et de cannibalisme social — dans d’autres quartiers déclassés du
centre d’Athènes se répétèrent les attaques de flics et de fascistes
contre des maisons, magasins d’immigrés ainsi que contre des squats
anarchistes, les dévots des fascistes usèrent comme prétexte
l’assassinat de Manolis Kantaris, dans le même temps des groupes de
néo-nazis lançaient des pogroms blessant au total des centaines
d’immigrés, et poignardèrent sauvagement le Bangladesh Alim Abdul Manan.


Le rassemblement pacifique avait lieu
alors que quasiment dans le même temps des compagnons se rassemblaient
sur la place Victoria pour résister activement contre la terreur d’État,
les ségrégations raciales et la merde d’ossature étatique. En accord
avec les normes du pathétique et réformiste mouvement espagnol «
Democracia Real YA » et « Geração à rasca » des pacifistes portugais, un
nouveau rassemblement apolitique a été appelé par Facebook, en face du Greek Kynovoulio cette fois [Kynovoulio, Doghouse au lieu de Koinovoulio, le Parlement — un jeu de mots intraduisible].
La présence symbolique de flics en face du monument du soldat inconnu
ne doit pas nous tromper. Ce n’était pas seulement la police anti-émeute
qui défendait les symboles du pouvoir mais surtout le grand nombre des «
citoyens indignés » qui ont pleinement déclaré allégeance aux patrons
et à l’État.


Le pacifisme compulsif d’un pseudo
mouvement de résistance était, est et sera une version supplémentaire de
la violence d’État. Où qu’ils soient les partisans du régime
parlementaire proposent d’étendre le pacifisme pour manipuler les foules
et canaliser la rage des peuples sur les voies du réformisme dans le
système existant sans le renverser. Après tout c’est justement des
manifestants pacifistes et démocratiques que demandent l’État et le
capital.


Ces premiers rassemblements que se soit
sur la place Syntagma à Athènes ou sur les autres points centraux des
autres villes de Grèce sont des informels votes de confiance à un
système pourri dans son fondement. Nous voyons au niveau européen que de
tels mouvements fonctionnent comme des soupapes contre la guerre
sociale et de classe. Ce que la matraque d’un flic et le couteau d’un
facho ne peuvent pas atteindre, l’est par la propagande de «
facebookeurs » apolitiques et réformistes.




Le mouvement antagoniste et les
dissidents radicaux doivent [mesurer] la nature réactionnaire et
contre-révolutionnaire de ces contrefaçons des révoltes du monde arabe.
Une des caractéristiques fondamentales du capitalisme est son pouvoir à
transformer et absorber les voix de ceux qui le défient. En désignant
par des mots tels que rage, révolte, révolution, le système et ses
supporters espérant ainsi rabaisser le mouvement de libération social
et le détourner sur des voies incolores pour eux-mêmes.


Les avertissements donnés par les
madrilènes aux campeurs de Syntagma tel que « pas d’attaques émeutières »
ont été entendus par énormément de gens. La presse du régime reproduit,
invente et orne les arguments pacifistes, les vendant comme le seul
espoir de perspective.


Tant que nous n’agissons pas pour prendre
les moyens de production, abolir la propriété, qu’une rébellion
multiraciale qui mette en place des structures mutuelles et auto-gérés,
qu’au lieu de ça nous abandonnons nos drapeaux et nos armes à Syntagma [également Constitution]
ou n’importe où en chantant l’hymne national ; tant que nous restons
dans une ambiance joyeuse avec des guitares et des chansons sirupeuses
plutôt que de prendre une pierre, nous restons les esclaves des patrons.




Grèce : Appel urgent à la solidarité internationale

Compagnons,

Le but de ce message est de vous informer
brièvement de ce qui se passe ces derniers jours en Grèce et de lancer
un appel international de solidarité à tous les anarchistes à travers le
monde. La Grèce est sur un tournant critique, et de nombreux
changements critiques ont lieu tant dans la société que dans l’économie
et la politique. La désintégration et la dissolution du modèle dominant —
jusque récemment — de pouvoir et d’exploitation est plus qu’évidente et
définie ce qui est communément appelé « crise ». Ce que nous vivons
maintenant est la faillite totale d’un système incapable d’assurer plus
longtemps un consensus social. Ainsi s’engage une attaque frontale,
inconditionnelle et sans prétexte.




Initialement, au début de cette condition
qui a été appelée « crise », l’attaque s’est produite en termes
matériels. Avec la dévaluation du travail, la réduction horizontale des
salaires, la « flexibilité » du travail, l’institutionnalisation de la
précarité, l’augmentation du prix des produits de consommation et de la
facturation des services publics, l’augmentation des impôts et la
réduction des aides sociales. Dans le même temps, la vente de la
richesse publique à des particuliers, la présence policière généralisée
dans les rues, les ventes aux enchères, la hausse du chômage ont
commencé…


À cela s’ajoute le déclenchement d’une
attaque de propagande sans précédent. Les médias de masse contrôlés par
l’État et le capital se déchaînent à un rythme effarant catastrophique,
publiant des scénarios de désastres et faisant des grandes révélations
comme « Si la Troïka n’approuve pas le prochain versement du prêt, nous
allons tomber en morceaux… » Avec tout cela, le mécanisme de
communication du pouvoir gère à brouiller en permanence les pistes et
maintenir une situation de terreur, assurant finalement la paralysie de
la société.


Cependant, la résistance n’a jamais cessé
pour une partie de la société grecque et le prolétariat. Les
déclarations sporadiques de grèves générales sont entourées d’une façon
ou de l’autre par des personnes qui résistent activement et expriment
leur volonté de se battre contre ces conditions imposées par l’État et
le capital.



Une nouvelle fois à Athènes lors de la
grève générale du 11 mai, des dizaines de milliers de manifestants ont
défilé et exprimé leur opposition aux nouvelles mesures antisociales du
gouvernement grec qui s’abattent sur les travailleurs et la majorité de
la population. Pendant cette manifestation après qu’une grosse partie du
cortège a passé le parlement et approchait de la fin, les flics
attaquèrent vicieusement les blocs les plus radicaux — anarchistes et
antiautoritaires, assemblées de quartier, bases syndicales, gauche
extra-parlementaire — sans qu’il n’y a eu de provocation. Ils les
frappaient avec une sauvagerie sans précédent et tiraient des centaines
de lacrymos, jusqu’à ce que les blocs soient dispersés. Plus de cent
personnes ont été hospitalisées, et certaines opérées.



Le camarade Yannis a été le manifestant
dont l’état de santé est actuellement le plus critique. Ayant subi une
attaque meurtrière par les flics qui lui a causé de graves blessures à
la tête, il dut être transféré à l’hôpital dans un état ante mortem
— selon le rapport médical délivré plus tard. Après le constat de
l’ampleur de l’hémorragie interne par les médecins, il dut subir
aussitôt une intervention chirurgicale ; il est depuis intubé en
Clinique de soins intensifs. Sa situation reste critique mais stable,
sans pour autant être tiré d’affaire.


Il est évident que ces attaques
meurtrières contre les grévistes, ce mercredi 11 mai, avaient pour seul
objectif, d’intimider le peuple et tous ceux qui résistent aux attaques
du pouvoir étatique et capitaliste. C’était un acte exemplaire pour
l’assujettissement de la population, semblant leur délivrer le message :
restez à la maison, tranquilles et disciplinés.


Dans le cadre de la même procédure la
souveraineté « emploie » de plus en plus l’extrême-droite qui est une «
ramification » de l’État. La flambée récente de violences racistes dans
tout le pays, a atteint son apogée la semaine dernière.
Instrumentalisant le meurtre de sang-froid d’un résident d’Athènes pour
une histoire de vol, faisant les immigrés une cible, un pogrom sans
précédent contre les immigrés a été déclenché. Des groupes de fascistes
issus d’organisations ou autonomes, des racistes, et des personnes
d’extrême-droite, ont saisi l’opportunité pour se réunir tous les soirs
et attaquer des immigrés, en blessant plusieurs, et la mort d’un immigré
économique semble leur incomber. Dans le même temps, les néo-nazis,
assistés de la police, attaquent les squats du centre-ville et nous
mettent dans une situation où nous devons nous défendre contre la
barbarie policière et la brutalité des fascistes mettant nos vies en
danger.



La gravité de la situation est évidente.
Au moment où la société se fait attaquer sans précédent en termes
matériels, les partis politiques de la société les plus radicales — le
milieu anarchiste étant le plus principal — sont ciblés par les
fascistes et la police — et cette fois-ci littéralement si on prend en
compte de la rage meurtrière des attaques.


C’est pour cela que nous lançons de toute urgence un appel international de solidarité !

La solidarité a toujours été une des
valeurs caractéristiques de l’anarchie. Nous avons toujours compté sur
la solidarité pour soutenir nos luttes, combattre l’isolement et la
retraite dans la vie privée, encouragés par le pouvoir étatique, ainsi
que l’individualisme et le démantèlement de la notion de collectif que
le capitalisme promeut.


Maintenant que la société grecque
et le prolétariat souffrent d’une détérioration sans pareil de ses
conditions de vie, maintenant que les anarchistes sont sous une telle
oppression qui prend actuellement des dimensions de tentative de
meurtres, maintenant que le milieu politique anarchiste est sous la
menace de la violence de l’État et des fachos, nous avons besoin de voir
nos compagnons, tout autour du monde, appeler à des actions de
solidarité pour notre lutte ; d’organiser des événements, des
manifestations, des marches, de protester, par des textes, en parole et
en acte, par tout ce que les compagnons jugent le plus approprié. Toutes
les expressions de solidarité révolutionnaire, que les anarchistes
connaissent et veulent démontrer, vitaliseront nos esprits et
renforceront nos luttes.


Salutations fraternelles,

Groupe des communistes libertaires d’Athènes
Eutopia (journal), 28 mai 2011.

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Invité


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 13:12

Les prix augmentent, les revenus stagnent, nous sommes clairement en "stagflation"
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-prix-augmentent-les-revenus-95210
Les consommateurs consomment moins, les prix des produits les plus consommés augmentent. Les revenus stagnent. En clair, le pouvoir d'achat diminue. Combien de temps cette "stagflation" pourra-t-elle durer sans provoquer des "remous" sociaux ?


La consommation des ménages est en baisse de 1,8 % en avril, après avoir déjà reculé de 1 % en mars, selon les statistiques de l'INSEE. Le repli de la consommation en biens - qui comprend les produits fabriqués, alimentaires et énergétiques - s'explique par un fort recul des achats de biens durables (-6,3 %, après -1,2 % en mars), en particulier l'automobile (-10,2 %, après -2,1 % en mars) et par une baisse des dépenses en énergie (-3,2 %, après -0,7 % en mars) en raison des conditions climatiques plus douces. Les achats de textiles-cuir ont légèrement baissé (-0,5 %), après la forte baisse de mars (-4,2 %), contrecoup des soldes de février (+5,5 %). Seules les dépenses de consommation en autres biens fabriqués sont en hausse en avril (+0,2 %, après +0,3 % en mars), ainsi que la consommation en produits alimentaires (+0,8 %, après -0,7 % en mars). Sur un an, la consommation des ménages en biens est en baisse de 0,1 % en avril, la consommation de produits manufacturés progressant de 1,2 %.

Dans le même temps, nous apprenons que en avril, les prix agricoles à la production croissent de 1,6 % par rapport à mars et de 18,0 % sur un an. Les prix des services aux entreprises sont aussiorientés à la hausse, exception faite des télécommunications, les prix de l'énergie continuent leur cavalcade avec des prix de l’électricité, du gaz, de la vapeur et de l’air conditionné qui augmentent en avril de +2,5 %, tirés par le gaz qui augmente lui de +7,4 % sur le seul mois d'avril. Le pétrole ralentit sa progression à +2,4 % en avril, après des croissances de +4,7 % et +7,2 % respectivement en février et mars. N'empêche qu'il continue de progresser. Les indicateurs ne laissent donc pas présager d'une reprise de la consommation par les ménages dans les tout prochains mois.

Les revenus stagnent. Nous sommes dans ce que les économistes appellent une situation de "stagflation". Le problème, c'est qu'historiquement, aucun dirigeant n'a réussi à maintenir cette situation longtemps sans provoquer des heurts et des conflits sociaux. Alors ? S'orienter vers la déflation comme semble le préconiser la BCE ou vers l'inflation comme semblent avoir choisi Obama et Ben Bernanke contre l'avis du peuple américain et de la majorité républicaine ? Nos différents candidats n'abordent que peu ce sujet. Et pour cause, notre pays a très peu de latitude en la matière. Si les Américains confirment l'option inflationniste et laissent filer le dollar, il faudra une sacrée coalition du reste du monde pour réussir à les contrer et la France ne pourra que suivre. Si d'autres pays s'engagent eux aussi sur cette voie, la France ne pourra que suivre. Autrement dit, nous n'avons que peu de marge de manœuvre et nos dirigeants quels qu'ils soient seront dépendants des décisions prises... par les autres !


Le FMI et la BCE : les nouveaux cavaliers de l’apocalyse
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-fmi-et-la-bce-les-nouveaux-95185
Le FMI est né en 1944, lors de la conférence de Bretton Woods avec deux objectifs : garantir la stabilité du système monétaire international de l’après Seconde Guerre mondiale afin d’éviter à nouveau la grande dépression en assurant la stabilité du système financier (banques, marchés financiers) et d’aider les pays en voie de développement et faire reculer la pauvreté.

Commençons par voir son bilan dans les pays qualifiés de nations en voie de développement, la pauvreté dans ses pays est encore plus marquée, vol des richesses, destruction de l’agriculture locale, pollutions, ogm qui ne réduisent en rien la faim mais au contraire imposent l’uniformité et la destruction de la biodiversité, une forme d’eugénisme qui n’ose pas dire son nom, pesticides,désherbant dont le Glyphosate entrainant de graves maladies en déstabilisant les cellules de l’embryon et la liste n’est pas exhaustive quant aux crimes contre les peuples.

Dans les faits les nations qui ont subi la politique du pouvoir du Fmi, se sont complètement écroulées.



La politique de ce triumvirat est celle en réalité une politique de la terre brûlée partout, comme l’a fait le FMI en Argentine à la fin des années 90 où il s’agit de sabrer les programmes sociaux, de faire payer de plus en cher en cher l’accès à l’éducation, aux soins, en un mot de créer un modèle où la pauvreté domine et ronge la majorité.

Le pouvoir du Fmi est tentaculaire, qu’il dépasse certainement tous ce que l’on peut s’imaginer. Une vidéo trouvée sur un site ramassi.net expose certains points dont la teneur reste incroyable si on fait attention aux rapports de force : « La réalité de ce qui se trame hors caméra filtre deux fois. A 1h15', le premier ministre russe avoue en interview que pour obtenir le prêt, la Russie va devoir faire voter de nombreuses lois et règlements. A 1h19' Michel Camdessus évoque les lois à voter, et l'obligation d'utiliser l'argent du FMI selon ses propres recommandations. On n'en saura pas davantage, le sujet n'est pas traité »

Le pouvoir FMI from raph on Vimeo.



Dans un autre document video goog luck pour your contry realisé dans les années 90 est une prédiction sur ce qui se passe dans nos propres nations. « DOC >>> Good Luck for your Country”

Ronger les acquis sociaux de L'UE en usant des Réformes.

Malgré les échecs de la politique du fmi dans le reste du monde, ce triumvirat a décidé d’appliquer la même recette en Europe en utilisant les populations des pays que l’on décime par l’arme de la dette en les mettant en concurrence direct avec les peuples d’occident.

La dette est l’un des plus puissants vecteurs de la soumission, et il faut bien comprendre que cette politique a commencé très tôt dès les années 1970-1980, il n’y a pas de hasard, écoutez bien, comment on appliqua en Grande Bretagne on appliqua cette thérapie de choc dès 1986 en Europe...

On doit comprendre qu’il existe une stratégie consistant à fabriquer des crises pour imposer des politiques intolérables.

Et nous avons là un exemple de cette stratégie du choc :

La mission FMI/UE/BCE est toujours à Athènes pour évaluer les nouvelles mesures d'austérité envisagées par le gouvernement grec ainsi que son programme de privatisations, des projets qui sont vivement critiqués par l'opposition lire la suite sur cet article : http://fr.news.yahoo.com/le-fmi-pourrait-ne-pas-verser-son-aide-172519769.html

Le Prix Nobel d'économie en 1976. Friedman soutenant l'ultra libéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise les réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir.

Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de stratégie du choc. La crise est une partie intégrante, de cette stratégie et elle sert ni plus ni moins à vampiriser les peuples partout dans le monde. Les peuples l’a paieront...

« L’augmentation du volume de la dette publique et des montants à rembourser affecta aussi durablement les pays les plus (..)En effet, les gouvernements remboursent les dettes qu’ils ont contractées auprès (..) assurances, fonds de pension privés, « mutual funds ».

Il faut saisir un simple point, s’attaquer aux populations est une chose qui se vérifie via les chiffres, sur l’accroissement de la pauvreté et la précarité et comment on comment on rend le travailleur redevable d’une notion tronquée de la compétivité en imposant à celui qui produit d’être responsable de l’actionnaire.

N’avez-vous point entendu la Grèce et autres nations qualifiées de paresseux, de dépensier, voire d’être de mauvais travailleurs, et bien ce n’est pas un hasard, cette propagande immonde de division entre européens du nord et du sud a pour but la destruction purement et simplement de tous les acquis, absolument tous et cette doctrine date des premiers soulèvements sociaux d’ après la 1ere guerre mondiale en réalité et le Fmi n’est que l’instrument de cette vision « Méphistophéliènnes » du monde.

Dans l’ouvrage qui vous est consacré aux éditions de L’Herne, Jean Ziegler écrit : « Il y a eu trois totalitarismes : le totalitarisme stalinien, nazi et maintenant c’est Tina (2).

La formule "There Is No Alternative" exprime l’objectif du Fmi, faire du continent Europe, un continent où la pauvreté est une normalité acceptable.

Le Fmi et ses autres institutions comme la BCE qui au lieu de prêter directement aux Etats membres de la Zone euro, prête à un taux de 1% aux banques privées qui ensuite prêtent cet argent aux Etats en difficulté à un taux doublé ou triplé ne se sont ni plus ni moins l’expression d’un désir extrême d’avoir deux castes une minorité de riche de gens immensément riches, incommensurablement riche et de l’autre des pauvres, des serfs et cet envie s’exprime dans le domaine du management, de l’éducation, de l’agriculture, de la santé et bien entendu de l’économie, c’est une de ses armes ultimes pour engendrer un sentiment de No Hope et No Futur.

D’ailleurs selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique ».

Et ne pensez pas une minute que l’union Europe est là pour nous protéger, ils sont à l’instar de la banque mondiale, de la BCE et autres institutions l’outil pour briser les peuples en sabrant toute tentative de vivre dans un monde un peu plus sain et équitable, d’ailleurs il suffit de lire une révélation faite par un journal anglais sur les ogms, pour savoir à quoi nous avons affaire : « Dimanche 26 octobre 2008,The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents sur comment on va court-circuiter le Conseil des ministres et contourner le blocage "démocratique" »

Si les peuples ne se concertent pas et si ces derniers ne prennent pas conscience de l’immense danger qu’est l’arme économique de la dette, ainsi que de toutes les propagandes consistant à faire croire que le nivellement par le bas est la solution pour qui, « ? » là est la question en réalité, à qui sert donc le fait d’avoir une super majorité de pauvre….à des fous, ouii, de toute évidence mais cette folie criminelle, à l’instar de tous les idéologies du même type pense que la destruction de l’humanité et de son environnement est une réponse saine, même si en effet c’est l’incarnation même d’un esprit totalement et irrémédiablement malade.

L’Argentine et le Venezuela, ont jeté le Fonds monétaire international dehors, alors si eux l’ont fait pourquoi le peuple européen n’en fera pas autant avec les institutions types FMI…


Attention : tueurs engagés
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attention-tueurs-engages-95226
Aucune organisation révolutionnaire ne pourra détruire le Système, car aucune organisation ne pourra être mieux « organisée » ni disposer d’autant de ressources. Par la force ou la corruption, le Systeme peut triompher de toute organisation rivale. Mais le Système est condamné. Quidam Lambda aura sa peau.

Ce sont des INDIVIDUS visant un même objectif, mais ne se constituant pas en groupes, qui abattront le Système en le sabotant, chacun à sa façon. Une société complexe est extraordinairement vulnérable. Dès que le citoyen lambda ne VEUT PLUS que le Systeme fonctionne, le Systeme s’effondre. C’est ce qui se produit quand le ras-le-bol passe le seuil ou le citoyen lambda accepte le risque de l’anarchie. Mai 68 apparait alors comme une répétition générale.

Sur la question des retraites, l’an dernier, la France a fait un pas… puis a reculé.. Ce qui se passe en Espagne va plus loin. Jusqu’où iront les INDIGNADOS qui manifestent ? On ne sait pas encore. Tout peut basculer vers la violence armée ou se calmer sous les matraques… Mais il y a une chose qu’on ne souligne pas assez. Pendant que le peuple occupe la rue en mode insurrectionnel… il répudie la gouvernance socialiste au pouvoir et vote massivement à DROITE ! Les Espagnols ont-ils perdu la boussole ? Sont-il à réclamer plus de pouvoir pour ceux qui les matraquent ?….

Il y a une autre hypothèse. Que les Espagnols n’aient pas voté POUR la Droite mais simplement CONTRE la Gouvernance. Il appert que cette gouvernance se disait de Gauche, mais les Espagnols ont peut-être compris que la vieille boussole qui disait « Gauche » et « Droite » n’a simplement plus de sens.

Dans une société industrielle où il y avait encore pénurie, on a pu, pendant des décennies, jouer le scénario de manipulation « démocratique » d’une société industrielle. On identifie des pôles Gauche-Droite et les électeurs se situent sur une seule droite avec un gonflement au centre, en forme de courbe de Gauss, passant dans une continuité souple d’un extreme à l’autre.

On oppose ainsi ceux du RSA, du SMIC et autres perdants à gauche aux « nantis » a droite qui gagnent 5 ou 6 fois leurs salaires et qu’on leur présente comme leurs adversaires. Ça marche , car s’il n’y en a pas pour tout le monde, on se bat pour les os… Par de petites manipulations au centre, on pouvait faire basculer la majorité politique en alternance, d’une gauche molle a une droite molle…

Mais les choses ont changé. On est dans une société tertiaire, postindustrielle d’abondance ou la pauvreté est un choix politique. On maintient l’illusion d’une courbe de Pareto avec des revenu en gradation continue, mais la réalité c’est que, depuis deux générations, une toute petite minorité ramasse TOUTE la plus value du progrès et de l’augmentation de la productivité. Le pauvre qui entend parler milliards voit tout a coup que son voisin « nanti » n’est lui-même qu’une pauvre cloche.

Il comprend que l’adversaire qu’on lui désignait n’était la que pour servir de pare feu et de bouc émissaire, comme ces Indiens juste un peu moins maltraités que les Noirs, qu’on importait et qui servaient de contremaitres en Afrique durant la colonisation britannique. Ces Indiens qui ont été massacrés à l’Indépendance, alors que les maitres prenaient le paquebot en première classe et rentraient retrouver leur compte de banque dans la City.

Il voit que le vrai clivage n’est plus entre lui, smicard, et le petit professionnel ou rentier qui a quelques sous, mais entre plus de 99% de la population « en bas » qui est manipulée pour se disputer des fonds d’écuelle, alors qu’une richesse colossale demeure virtuelle entre les mains d’une infime oligarchie… qui est « en haut »…

Les Espagnols du PSOE comme ceux du PP comprennent maintenant que la Gauche n’est qu’un autre nom pour la Droite. Ils brisent la boussole et votent contre le gouvernement « de gauche » de Zapatero, tout aussi prêts à voter demain contre un gouvernement de droite. Ils ont saisi la totale hypocrisie et futilité du leurre démocratique : manipulation médiatique pour tous tout le temps et corruption ponctuelle pour les cas difficiles. La seule gouvernance qu’ils veulent, c’est celle qu’ils se bâtissent à la Puerta del Sol. Ce qui est aussi près de l’anarchie qu’on peut l’être sans se dire anarchiste. Et tout près du seuil de cette « action individuelle » qui peut détruire le Système.

Cette prise de conscience de la fumisterie démocratique peut amener de grandes surprise lors des prochaines élections en Espagne… et en France aussi. Parler d’élections, d’ailleurs, est le scénario "soft". Le danger n’est pas nul que les 99% de jocrisses bernés par leur patron, leur deputé, leur leader syndical, leur banquier et le journal de 20 H se souviennent que l’on a guillotiné exactement 2780 personnes à Paris durant la Révolution, ce qui a résolu un probleme qui trainait depuis longtemps.

Scénario brutal, mais 2780 personnes, ce n’est même pas le nombre de victimes d’une petite bataille qui ne fait pas la Une, dans une de ces petites guerres de rien du tout que fomentent presque tous les mois ceux encore moins nombreux, banquiers et autres exploiteurs, qui causent tous les problèmes.

C’est une idée dérangeante et il vaut mieux parler d’élections. Mais ne nous imaginons pas trop que la vieille rengaine gauche-droite va faire florès cette fois. Un consensus est à se créer contre « ceux d’en haut », ceux que j’ai appelés « cette mince pellicule de moisissure à la surface de la France ».

Si tout va bien et que la démocratie perdure et joue son rôle, c’est ceux qui comprendront ce rejet de « ceux d’en haut » qui seront portés par le zeitgeist de ce consensus et adoubés par le peuple au prochain scrutin. En Espagne, en France, même aux USA ! … On fera alors quelques changements sans trop de dommages. Mais si la démocratie est empêchée de s’exprimer et que les individus chacun pour soi décident de passer à l’acte il pourrai y avoir des dommages collatéraux. Dans le monde où nous vivons et les injustices qu’il recèle, 2780 têtes de banquiers et d’exploiteurs pourraient ne pas peser bien lourd.

La VRAIE MENACE est celle de Quidam Lambda. Un jour ou l’autre, à Madrid ou Barcelone, un jeune homme tout ce qu’il y a de bien peut s’installer avec un fusil à mire sur un toit et abattre a 2 ou 300 mettre une des ordures qui ont le pouvoir… puis il rentrer chez lui. Il n’abattra qu’une des ordures, pas deux… il y prendrait goût.

On ne nous en dira rien, ce soir la, mais la révolution de l’individu, de l’homo sapiens vraiment sapiens contre le Système aura commencé. On ne le saura pas tout de suite, mais il y en aura d’autres… et un jour un journaliste particulièrement marron ou un politicien exceptionnellement véreux sera abattu par un autre ange exterminateur.

Il sera descendu par un quidam vraiment révolté, sans autre interêt personnel que de faire sa petite part pour la Grande Lessive et qui n’en parlera ni a sa femme, ni a ses copains… et qui ne sera donc jamais soupçonné.


Il y en aura aux USA et partout. Il y en aura en France et un journaliste plus futé commencera le compte a rebours, partant des 2780 guillotinés de la Terreur, histoire de voir jusqu’où Quidam Lambda voudra se rendre…

Ne me faites surtout pas dire que je souhaite cette évolution. Je constate simplement qu’elle est dans la trajectoire des événemnts, considérant l’équilibre des forces entre les parties en présence : les 99,9 % des citoyens du monde qu’on exploite et les quelques milliers d’exploiteurs qu’on appelle ses élites.


Huit propositions urgentes pour une autre Europe
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/huit-propositions-urgentes-pour-95204

Campement revendicatif au cœur de Madrid : la puerta de la solucíon ?
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/campement-revendicatif-au-coeur-de-95152


Democracia Real, Ya ! Europe, Rise Up ! Paris, réveille-toi !
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/democracia-real-ya-europe-rise-up-95240
En Islande, par deux fois – deux référendums - le peuple a refusé les compromis entre banques et gouvernement visant à faire payer par la population les conséquences des aventures financières des banques.

En Espagne, des jeunes et des moins jeunes se sont installés sur les places des grandes villes pour demander « une démocratie réelle, maintenant ». Dans un pays démocratique ! Un jour d'élections parfaitement libres ! Parce qu'il est évident que les gouvernements ne répondent pas aux désirs et aux besoins de la population. Gouvernements de gauche (comme en Espagne, en Grêce, au Portugal), ou de droite (ailleurs) font la même politique. Les « indignés » ne demandent pas la démocratie. Mais une démocratie réelle !

En effet, depuis des années, et encore plus depuis la crise, les peuples européens sont soumis à une dictature financière qui enrichit les riches, appauvrit les pauvres et laisse les jeunes sans avenir.

Dans cette situation, les pouvoirs stimulent la remontée des égoïsmes nationaux, des nationalismes, détournent le mécontentement vers le rejet de l'autre – immigré, rom, exclu. Ils cherchent à diviser ceux qui subissent la crise au bénéfice de ceux qui en profitent.


Face à cela, un espoir se lève. Après la révolte pacifique des jeunes Tunisiens, Egyptiens, Yéménites, Libyens, Syriens... contre les dictatures violentes, voici la révolte pacifique des « indignés » dans les démocraties trompeuses en Espagne, en Grêce, au Portugal, et aujourd'hui en France.

Conscients que la démocratie « réellement existante » est faite pour que rien ne change, les jeunes, en occupant les places publiques ne se trompent pas d'adversaire. Ce n'est pas les peuples qu'il faut monter les uns contre les autres. Ce n'est pas les immigrés, les roms ou les pauvres qu'il faut chasser mais les gouvernements. Tous les gouvernements européens. De droite ou de gauche. Tous ceux qui font la même politique de soumission aux puissances financières.

Ce mouvement ne se lève pas avec un programme de plus mais avec une revendication fondamentale : changer les règles du jeu, mettre en place une nouvelle constitution. Au niveau national. Au niveau européen. Organiser non la division au sein du peuple et entre le peuples mais la solidarité dans le peuple et entre les peuples.

« Ne nous empêchez pas de rêver ou nous vous empêcherons de dormir » donne au mai 2011, un parfum de mai 1968. A nouveau, la révolte gronde, en dehors des institutions ou même contre les institutions. En France, mai 68 a débouché sur juin 68 et 13 ans de droite au pouvoir. Les grandes manifestations contre les retraites de 2010 n'ont débouché sur rien. Si le mouvement réussit à prendre de l'ampleur ici et encore plus en Europe, il faut réfléchir, ensemble, aux suites du mouvement.

Si mai-juin 2011 s'amplifie au niveau national et européen, comment faire pour ne pas déboucher sur le maintien au pouvoir de la camarilla qui détient aujourd'hui tous les pouvoirs financiers, médiatiques, politiques.

Les forces politiques qui avaient pour fonction de défendre les plus défavorisés ont abdiqué. Seul le président de la République d'Islande a jugé nécessaire de demander leur avis aux citoyens islandais. Il y a fort à parier que son exemple ne fera pas école. En Europe, pas plus que dans les pays arabes, il n'y a de débouché politique évident, préparé. Comment faire pour qu'ils dégagent ? Tous !

L'indignation ne suffit pas. Dans certains pays, un pas important a été fait, en passant à la révolte. Son extension en Europe est maintenant nécessaire. Face à la montée des populismes.

Mais pour que ce ne soit pas une révolte « pour rien », elle devra déboucher sur une auto-organisation locale. Sur une concertation européenne. Ce ne sera pas le plus facile.


Elle a commencé cependant. Des mouvements apparaissent dans différents pays. Et en France, dans une cinquantaine de localités dimanche 19. Ce n'est qu'un début... Reste à mettre en application les mots d'ordre de la Bastille :

Europe, rise up ! Paris, réveille-toi !

DEMOCRACIA REAL, YA !


Nation 2.0 : un programme pour sortir de l’économie
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/une-idee-toute-simple-pour-sortir-95102


Parce que sortir du nucléaire n'est pas suffisant, et qu'une autre sortie est essentielle, voici une idée qui vaut son pesant d'or ou de cacahuètes. À vous de peser...

Voici un "article" un peu particulier, destiné à présenter une idée utopique ou réalisable (en fonction de chacun...), qui offrirait une chance de sortir de cette économie de marché, de façon locale ou régionale.

De quoi sagit-il ? Très simplement, l'idée est de concerter les internautes qui ne veulent plus travailler pour gagner de l'argent, mais bien d'avoir une activité dans un but un peu plus intelligent, par exemple (et à tout hasard...) pour favoriser l'émergence de meilleures conditions de vie.

La question que beaucoup ont dû se poser un jour, c'est de savoir combien seraient prêts à faire quelque chose gratuitement, mais qu'ils ne le font pas... simplement à cause d'un vieux système dans lequel ils sont nés directement, et qui se répète aveuglément, en dépit de tout ce qu'il cause, parce qu'on a peur du manque ou peur de perdre quelque chose. Bien sûr, c'est tout à fait légitime. Mais si l'on userait notre intelligence collectivement, on pourrait dépasser cette peur. Alors bien sûr, quand on naît dans un système déjà bien rôdé, il est difficile d'en sortir... mais je pense qu'il y a une solution.

Pour tenter d'obtenir une réponse, j'ai donc mis en place un site web servant d'annuaire de compétences, d'objets, d'espaces et terres cultivables, sur lequel on peut référencer toutes ces choses ; pour les offrir, les donner ou les partager. Et pour éviter les abus fortement potentiels, je pense qu'il suffit de ne pas donner à n'importe qui, mais de donner de façon organisée.

Comment s'y prendre ? Avant de développer un peu (car je veux rester bref dans ce texte), je tiens à souligner qu'il me semble essentiel, pour ceux qui auraient la bonne idée de s'y référencer, qu'il est essentiel d'annoncer un service que l'on -aime- offrir, des choses que l'on -accepte- de donner (sans grincher), etc. Parce que si on aime pas, ça ne sert à rien de prendre la -peine- de donner : ce doit être tout, sauf pénible.


Voici donc un petit résumé de comment, selon moi, offrir/donner/partager de façon organisée. J'ai classé les "éléments" parmi 4 catégories principales :

- les services (compétences, capacités)
- les objets (outils, machines, appareils...)
- les espaces (terme général pour désigner terrains, locaux,...)
- les terres cultivables et procédés de production (aéroponie,...)


Première question : comment pourrait-on offrir des services de façon organisée ? Pour ma part, je dirais que l'on peut répartir le temps collectif disponible des habitants d'une même commune ou localité, c'est-à-dire en "équilibrant" les sollicitations. Par exemple s'il y a 150 docteurs dans une ville à être d'accord pour offrir des soins, quand une personne tombe malade, il suffit de contacter le doc qui a bossé le moins récemment. Du coup, celui qui vient d'offrir ses soins (parce qu'il -aime- s'occuper des autres...), va pouvoir se "reposer" quelques temps, jusqu'au prochain tour de la grande roue.

Ensuite, les objets. Comment donner des choses de façon organisée ? Je pense que la façon idéale, c'est en faisant des transferts en continu d'un domicile à un autre, plutôt que de tout entreposer dans un grand local, avec des gens qui prennent, et des gens qui remettent pas toujours quand ils ont plus besoin. Si par exemple vous avez une boite à outil ne servant plus, vous la mettez à disposition, et plus tard quelqu'un vient la chercher. Si plus tard il vous faut bricoler, il suffit d'aller chercher une autre boite chez un autre, qui lui avait déjà terminé ses petits travaux.

Enfin, les espaces. Là c'est bien sûr différent, puisque si on y exerce une activité on l'ocuppe un certain temps, et si l'on y vit on l'ocuppe un temps certain. Donc pas de grande roue ici, mais là c'est surtout une question de besoin fondamental ou pas. Si l'espace en question est un logement, le propriétaire qui veut également sortir de ce système en déclin (oui, parce qu'il existe aussi des proprios intelligents, qui savent que l'argent ça ne se mange pas) peut très bien supprimer le loyer de ses locataires, puisqu'un seul toit lui suffit pour se loger.

"Je supprime le loyer de mes locataires qui auront offert 50 services à d'autres, et qui utilisent le système de dons organisés depuis au moins 6 mois." Voilà un exemple de condition à fixer pour offrir un loyer, tout en évitant l'anarchie. Le locataire peut ainsi être dispensé du loyer à partir d'une certaine date, de façon légitime au regard des autres, lorsqu'il aura répondu aux conditions fixées.

Donc, plutôt que d'imposer un montant à payer sous forme de PQ ou de chiffres virtuels, l'idée c'est de fixer une condition de nature non monétaire, qui peut tout aussi bien fonctionner. Evidemment, ça semble à priori moins pratique qu'avec de l'argent, mais rappelez-vous juste un instant quelles sont les dérives du capitalisme, histoire ne pas oublier le problème de fond. Ici, l'avantage est qu'il est impossible d'acccumuler une richesse en valeur chiffrée. On évite donc toutes les dérives potentielles.

Et pour terminer, le partage de terres cultivables. Là, je pense que celui qui a vraiment faim peut très bien cultiver lui-même une parcelle, plutôt que d'aller au supermarché (et "accessoirement", il mangera autrechose que de la bouffe toxique déguisée en nourriture). Ce type de partage se ferait de la même façon que pour le partage d'un certain espace. "Parcelle de terre disponible à celui ayant offert 20 services à d'autres et qui est inscrit depuis au moins 3 mois."

"C'est pas mal comme idée", pourrait se dire l'Avoxien, "mais admettons que ce système soit au point, comment je pourrais démarrer ?"

Tout d'abord, je me permet de rappeler, car c'est du simple bon sens (et parfois on a tendance à le perdre, merci la société du conditionnement...) : tout ce que l'on peut faire avec de l'argent, on peut le faire sans. C'est juste une question d'aimer, d'avoir envie, ou d'accepter un minimum le fait de donner. Il est évident qu'il existe un certain nombre de personnes qui aiment faire quelquechose, sans avoir besoin d'être motivés par une carotte pour avancer.

Alors... comment s'y prendre ? Pour moi c'est simple, il y a cet outil qu'est l'internet et avec ça, on peut faire un truc assez exceptionnel. Tout comme il existait déjà l'annuaire des pages jaunes, ce guide commercial qui référence plein de gens qui se prostituent pour de l'argent (n'y voyez pas là une critique...), il y a maintenant cet annuaire qui permet de lister ceux étant prêts à fonctionner sans le PQ. Pour ce faire, l'idée consiste donc à s'auto-référencer, en listant tout ce qu'on est prêt à donner ou partager (de façon organisée, comme vous l'aurez compris), tout en précisant sa situation géographique. Après un certain temps on peut voir, parmi les autres annonceurs, combien d'habitants vivent à proximité de sa propre demeure. Si ce nombre représente une masse critique depuis une même commune ou même région, si ce nombre peut couvrir notamment les besoins premiers, il suffirait de décider d'un jour J de transition.

Par exemple : si depuis la région du Midi trois millions d'internautes annoncent pouvoir offrir des soins de santé, des réparations, des partages de terres cultivables, des réparations et maintenances, des suppressions de loyers, des productions, etc... qu'une partie d'entre eux habitent à une relative proximité les uns des autres, il suffirait de se concerter lors de réunions, et de décider collectivement qu'à partir du 1er octobre 2011 (par exemple), ces annonces d'offres/dons/partages pourront démarrer simultanément.

C'est donc différent de certaines "alternatives économiques", qui progressent dans le temps, puis qui doivent cesser leur activité dès qu'elles risquent d'avoir une influence sur l'économie "dominante". Parfois, certains disent qu'ils feraient bien ceci ou cela gratuitement, mais qu'ils ne peuvent pas, car il doivent toujours payer un loyer, l'énergie, etc. Il y a donc un problème, si je puis dire, de temporalité : l'un pourrait offrir ceci, mais il ne peut à cause d'un autre. Cet autre pourrait offrir cela, mais c'est impossible, parce qu'il y en a encore un autre qui demande de payer ça.

La question pourrait donc naïvement se résumer à la suivante : "qui veut bien s'y coller en premier ?". Evidemment, même si chacun s'y colle, c'est à tour de rôle donc ça ne peut pas fonctionner. D'où l'idée de synchronicité pour régler ce problème "temporel", dans laquelle on attend qu'une masse critique se manifeste, avant de se lancer dans une transition simultanée.

Voilà, je m'arrête ici pour l'essentiel, et contrairement à ceux qui conseillent d'avoir sa propre maison, son potager, et de l'or planqué sous terre, je pense que cette idée ne fera que retarder l'échéance : un jour on confisquera cet or (comme à l'époque...), et les affamés viendront dévaliser les terres, ou d'autres viendront s'imposer de force, en déclarant qu'elles leurs appartiennent. L'histoire l'a déjà montré, et si l'on adopte cette même attitude d'isolation/préservation, ce sont les mêmes évènements qui risquent de se reproduire.

Je pense donc que la seule solution, et cela me semble évident, c'est de sortir de cette concurrence primaire. Ce qui est tout à fait réalisable, puisqu'on a maintenant l'énergie à gogo et vraiment verte (voyez les détails sur le site), les machines pour automatiser tout ce que l'on veut ou presque (mais ça c'est pas nouveau), et des appareils de production alimentaire sans terre (hydroponie, etc). Bref, on a toutes les cartes en main pour sortir du jeu.

Pour terminer, une petite remarque : il ne s'agit pas de faire une révolution par le biais de ce site, mais ce dernier permet uniquement de la préparer (ensuite, les habitants locaux s'organisent entre eux... lisez donc pour en savoir plus), puisqu'ici tout le monde le sait, les manifs dans la rue et les pétitions n'ont jamais servi à grand chose. Et oui, je sais, cette idée est peut-être utopique, mais croire que l'on peut continuer dans le système actuel l'est encore plus.


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Jeu 2 Juin - 14:31

Un petit topo sur le mouvement zeitgeist sur ggl : puisqu'on en parle à plusieurs reprises dans le topic, allez faire un tour. Non non, je suis pas hs...

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 19:14

Berlusconi et l’hirondelle milanaise
http://www.humanite.fr/31_05_2011-berlusconi-et-l%E2%80%99hirondelle-milanaise-473409
Le scrutin 
de dimanche sonne-t-il déjà le glas du système Berlusconi ? Trois ans après avoir été laminée aux élections législatives, 
la gauche retrouve 
des couleurs.

La petite histoire retiendra qu’à l’annonce de la défaite de Berlusconi dans son fief milanais, l’animateur d’une station de radio proche de la Ligue du Nord a diffusé sur les ondes Bandiera rossa, le célèbre chant des communistes italiens, afin, a-t-il dit, de se mettre en conformité avec l’opinion publique... Il fallait y voir le signe de dépit de la droite italienne exprimé avec une pointe d’humour. Le président du Conseil avait mené une campagne d’une rare violence, maniant l’anticommunisme le plus éculé à l’encontre de Giuliano Pisapia, qui siégeait de 2001 à 2006 au Parlement sur les bancs de Refondation communiste, et le racisme le plus sordide, brandissant l’épouvantail de « l’islamisme » dans une ville qui deviendrait, avec la gauche, « Tziganopolis ». On remarquera au passage que Silvio Berlusconi a joué dans ses propos milanais sur le même registre anti-Roms que Nicolas Sarkozy il y a un an dans son discours de Grenoble.

Le vent de contestation n’a pas seulement balayé la droite dans la ville natale du chef du gouvernement italien. De Trieste à Naples, de Cagliari à Novare, nul dans la coalition n’échappe à la sanction populaire, ni le Peuple des libertés de Berlusconi ni ses alliés de la Ligue du Nord. Des élections municipales ne font pas chuter un gouvernement mais le magnat de la presse italienne avait voulu faire de ce rendez-vous politique un plébiscite pour mieux échapper aux affaires judiciaires emblématiques du berlusconisme mêlant scandales sexuels, accusations de corruption de témoins et fraudes sur les droits télévisés à Mediaset. Une victoire aux municipales eût renforcé sa position face aux juges « gauchistes » qu’il voue aux gémonies. À deux ans de la date prévue des élections parlementaires (à moins que la montée du mécontentement social et des tensions au sein de la coalition ne précipitent les échéances) le scrutin de dimanche sonne-t-il déjà le glas du système Berlusconi ? Trois ans après avoir été laminés aux élections législatives, le centre gauche et la gauche retrouvent des couleurs, notamment grâce à l’aile la plus radicale, la plus progressiste de l’opposition, qui a devancé au premier tour le Parti démocrate à Milan et à Naples.

Le bling-bling à l’italienne lasse enfin l’opinion publique que ne faisaient pas rêver la gauche molle incarnée par Romano Prodi ni la division des divers héritiers de l’ancien Parti communiste italien. Les transgressions à la morale publique et à l’éthique politique de l’homme le plus riche d’Italie ne sont pas les seules causes vraisemblables de son rejet actuel. La crise du néolibéralisme européen dont il Cavaliere est un des plus chauds partisans élargit le champ des contestations dans tous les pays de l’UE. Les électeurs espagnols l’ont signifié au Parti socialiste (PSOE) il y a deux semaines et les jeunes de la Puerta del Sol l’expriment à leur façon. Le peuple grec refuse de vendre son pays sur injonction du FMI. Le Portugal, où l’on vote dimanche prochain, a connu dans la dernière période ses plus massives manifestations jamais réunies depuis la « révolution des œillets » en 1974. Si une hirondelle milanaise ne fait pas le printemps, un climat d’indignation hante l’Europe des libéraux. À Rome, mais peut-être aussi à Paris.


Crise : après les saisons 1 et 2, vous adorerez la saison 3
http://www.rue89.com/sylvain-gouz/2011/06/02/crise-apres-les-saisons-1-et-2-vous-adorerez-la-saison-3-206663
Bref rappel des épisodes précédents :

saison 1 : crise des subprimes (c'est en quelque sorte le « pilote » de la série), mise en faillite « pour l'exemple » de la banque Lehman Brothers, capilotades en cascade des banques de par le monde, sauvetage en catastrophe du « système » par l'injection massive d'argent public à la fois pour éviter l'effondrement des dites banques et la récession généralisée. Ouf !

saison 2 : les banques sont sauvées, les gouvernements respirent, les marchés financiers se redressent, les profits augmentent (business as usual), le chômage et la précarité aussi, les déficits publics se creusent à mesure que les bénéfices des banques et les bonus de leurs dirigeants et des traders se gonflent. Les grandes entreprises et leurs dirigeants ne sont pas en reste ;

saison 3 : les marchés financiers, via les fameuses agences de notation, font les gros yeux : il faut combler au plus vite tous ces déficits publics, austérité budgétaire, amputation des traitements des fonctionnaires, coupes dans les budgets sociaux (retraites, indemnités pour les sans-emplois…), le chômage reste à haut niveau, la précarité s'accroît, le niveau de vie stagne, la croissance rechute.

Vous avez aimé les épisodes précédents ? Vous adorerez ceux qui sont en cours de tournage. Mais, à vrai dire, les scénaristes hésitent entre deux versions.

1 Quand l'indignation fait tache d'huile

Dans la première, l'épisode suivant se nomme « l'indignation fait tache d'huile ». Dans la foulée des manifestations d'Athènes, de Lisbonne, de Madrid, ce sont la plupart des pays européens qui s'embrasent. Seules l'Allemagne et l'Autriche restent un peu à la traîne avec moins de chômage, plus de croissance et des comptes publics moins dégradés.

A la surprise presque générale, c'est à Londres que les choses vraiment sérieuses commencent. En réaction à la répression sévère des manifs d'indignés de Birmingham (5 blessés graves, 250 arrestations) la capitale britannique est le lieu de la plus importante manifestation qu'ait connu le Royaume-Uni aux cris de « libérez nos camarades ». Tout le centre de Londres est paralysé. La famille royale prend sur le champ ses quartiers d'été à Windsor.

A Paris, à Rome, à Bruxelles, des places symboliques (celle de la Bastille à Paris) sont occupées jour et nuit par des milliers de personnes, beaucoup de jeunes, mais aussi des familles et un nombre conséquent de retraités… Aucun gouvernement n'ose plus utiliser la force.

A l'initiative de Daniel Cohn-Bendit, Stéphane Hessel et Edgar Morin, une coordination européenne des indignés où sont présents les délégués de quinze pays européens se réunit à l'abbaye de Royaumont et après plusieurs jours de discussion animée, se constitue en Comité européen de résistance (CER). Lequel comité est chargé de rédiger un programme, le désormais fameux « programme du CER » qui sera soumis – pour lui être imposé – au Conseil des ministres européen réuni exceptionnellement le 4 août… En attendant les occupations continuent.


2 Le chantage des banquiers

Dans l'autre version, les marchés mènent le bal : après avoir baissé la note de l'Italie, Standard & Poors vient le même jour de dégrader celle de l'Espagne et de mettre sous surveillance négative la note de la Belgique, tandis que, au même moment, Moody's et Fitch diminuent encore celles de l'Irlande et de la Grèce. Les cours de l'euro plongent.

Réunis d'urgence à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro chargent Jean-Claude Juncker – président de l'eurogroup – d'une mission « visant à l'étude d'une restructuration ou d'un rééchelonnement éventuels des dettes des pays plus vulnérables de la zone ».

La formule alambiquée ne trompe personne. Surtout pas les grandes banques françaises et allemandes qui ont en portefeuille plusieurs centaines de milliards d'euros de prêts à l'Etat grec. Les dirigeants des grandes banques allemandes (Commerzbank, Deutsche bank, Postbank) et françaises (Société Générale, BNP Paribas, Crédit agricole) se réunissent en urgence à Baden-Baden dans une suite luxueuse de l'hôtel Steigenberger Europäischer .

Par la voix de Martin Blessing, le président du directoire de Commerzbank (qui à elle seule détient près de 3 milliards d'euros de dette grecque), les banquiers européens déclarent « déplorer solennellement les décisions de l'eurogroup sur tout rééchelonnement des dettes souveraines qui risquerait de replonger le système bancaire dans la crise et menacent de tirer toutes les conséquences nécessaires. Ils exigent des pays débiteurs qu'ils accentuent leurs efforts de remise en ordre de leurs comptes et de leurs économies ». Une sorte de chantage !

Voilà. Les coscénaristes se retrouvent dans quelques jours pour arbitrer entre les deux scénarios, voire pour les articuler l'un l'autre. La balle est dans le camp des peuples.


Les chemins incertains de la convergence des luttes des peuples
http://www.latribune-online.com/suplements/culturel/52864.html
Par Mohamed Bouhamidi

Dans les désormais très lointains cours de philosophie qui ne s’arrêtait pas au syllogisme, les candidats bacheliers pouvaient apprendre que les sociétés primitives vivaient sans Etat et que ce dernier pouvait exister à l’état embryonnaire ou à des stades sophistiqués.

Mais qu’il existe dès qu’un groupe d’hommes, se distingue par une supériorité économique et symbolique sur les autres par ou pour différentes raisons. Mais l’Etat existe dès que ce groupe d’hommes devient capable de s’octroyer le monopole de la violence, de régenter la vie sociale et économique des autres groupes et de «dire le droit». Dans ses formes embryonnaires l’Etat, comme dans ses formes les plus sophistiquées, consiste à s’assurer un monopole de la violence combinée à une parole dite appelée le «droit», légitimant la violence et, dans le même mouvement, user de cette force «légitimée» pour faire de cette parole un monopole de l’état.

A la base l’Etat naît dans cette équivoque qui a besoin à son tour de nouvelles équivoques pour perdurer comme expression d’une volonté commune, celle de tous, [b]quand il n’exprime que la volonté de quelques uns d’opprimer le reste en faisant passer cette volonté particulière pour la volonté générale.L’affaire libyenne a porté cette problématique de la volonté de quelques pays d’être le gouvernement de toute la planète mais comme une dame porte le bébé arrivé à terme tout visible dans un ventre grossi. La décision de l’OTAN de prolonger son agression coloniale en Libye concentre le problème dans un troublant impensé. Ainsi quelques pays concentrent les moyens militaires considérables et monopolisent le droit de dire le «droit», ils se réunissent en G8 et décident
pour le reste du monde en invitant quelques présidents pour faire passer l’impression qu’ils agissent pour le bien de tous – sans se donner trop de peine quand même – et mènent les guerres selon le droit qu’ils ont écrit tous seuls. La régularité des réunions du G8, l’usage d’une force militaire mobilisée en permanence et le monopole de dire le droit à travers le cosmétique de la démocratie sont les éléments fondamentaux d’une gouvernance mondiale en marche depuis la chute du mur de Berlin.


Les côtés équivoques ne pèsent plus très lourds de cette gouvernance mondiale qui s’installe avec ses parlements de Davos, ses conseils de ministres du G8 (sous présidence américaine quand même !), ce Tribunal Pénal International. Mais ils restent quand même. Cette gouvernance doit agir et fonctionner sous le signe de la dénégation permanente mais d’une dénégation confirmative. Les dirigeants de ces grandes puissances doivent constamment répéter qu’ils agissent en vertu d’une morale qu’ils espèrent transcrire en «droit». Mais qui aurait du légiférer ? Quelle instance représentative universelle ou quel parlement mondial a discuté de ces principes oraux ou a légiféré pour dire ce droit ? Evidemment, aucun parlement. Car la référence à l’ONU gêne par l’origine de cette institution : elle reflète des compromis et des accords entre des «Etats nationaux» disposant de droits égaux et souverains dans leurs pays. Ces ententes qui ont permis de créer l’ONU restent, en leur principe, antinomiques avec cette image que nous brandissent les USA et leurs puissances vassales d’agir au nom d’une « volonté générale».

Nous assistons à une phase historique, réellement historique et réellement formidable au sens étymologique. À la légalité internationale née des rapports de forces entre nations après la deuxième guerre mondiale les grandes puissances du G8 veulent opposer la légitimité de principes moraux qu’ils se donnés le droit de proclamer universels. L’«Affaire libyenne» a aussitôt commencée, aussitôt investie de cette fonction : désormais aucun dictateur – lequel, celui qui interdit aux femmes de conduire ? - ne pourra réprimer son peuple - lequel de peuple, celui de Bahreïn ? - ne pourra réprimer son peuple. Bien sûr aucun texte juridique, aucun texte de droit, ne vient définir avec précision qui est ou non un dictateur comme hier aucune texte juridique ne précisait la notion de terreur et de terroriste. Une puissance qui a assassiné un million d’irakiens et en a déplacé près de deux millions peut ainsi émettre annuellement un rapport sur les droits de l’homme dans le monde !

Et un rapport attendu dans le monde mais avec une impatience particulière par la presse ultra libérale algérienne en vue de frapper le pouvoir pour mieux frapper l’idée de l’Etat national algérien. Car au fond de quel droit, les USA, même exemplaire sur ce plan là, s’ingèrent-ils dans la vie des autres nations et qu’en dire quand on met Somoza dans la balance ? On peut rétorquer avec facilité : par les liens que les humains se sont tissés dans leurs échanges, par les rapports qu’ils entretiennent. Parlons-en de ces liens ! Ils furent des liens de violence, de pillage, de vols, de cruauté, de soumission.Cette période tragique - tragique pour eux, car cela ne nous concerne que comme victimes – met ces dirigeants impérialistes devant le dilemme de l’habillage des idées. Le maquillage de leurs crimes et leurs mobiles de plus en plus apparents pour les opinions publiques ne tiennent pas la route bien longtemps. Très vite le pétrole se met à puer derrière les grands mots de démocratie.

Alors la guerre tout court devient tributaire de la guerre des mots, de la guerre de la parole. De ce point de vue et depuis l’invasion de l’Irak, il faut noter que les grandes puissances ont marqué des points, beaucoup de points. Nous avions assisté à de grandes manifestations contre l’agression américaine sur l’Irak. Nous avions ensuite assisté à moins de protestation pour la Yougoslavie. Nous n’avons assisté qu’à de faibles et épisodiques contestations de l’agression sur la Libye.

Que s’est-il passé entre temps ? Comment la conscience des gens en est venue à s’accommoder de ce genre d’intervention aussi bien en Libye qu’en Côte d’Ivoire ?

Beaucoup de facteurs entrent en jeu et malheureusement les forces dominantes feront tout pour empêcher la publication d’études sérieuses sur cet aspect des choses. Nous sommes nous fait à l’idée d’une supériorité morale du modèle libéral et de ses corollaires politiques ? Nous sommes nous faits à l’idée d’une légitimité mondiale des USA et des dirigeants européens les plus acquis au capitalisme financier ? Peut-être. Une information anodine vient de nous apprendre que le tiers des africains appartient désormais aux couches moyennes. s’en suit une analyse qu’on peut accepter ou pas mais dont la ligne de fond est la monétisation de la notion de couche moyenne comme le FMI avait déjà monétisé la notion de pauvreté avec les conséquences dramatiques sur la perception des dirigeants africains de la question de la pauvreté par sa «désocialisation».

Aminata Traoré a écrit deux très beaux livre sur cette question («L’Afrique humiliée» et le «Viole de l’imaginaire», disponibles à Alger). La monétisation de cette notion est évidemment importante et singulièrement trompeuse. Découvrir aujourd’hui que le tiers des africains appartiennent aux couches moyennes fait d’abord oublier qu’avant les agressions coloniales et parfois malgré elles les biens disponibles en Afrique et pour les africains ne le cédaient pas de beaucoup aux bien disponibles en Europe ; c’est le pillage colonial qui a creusé la différence. Quoi qu’il en soit l’accès d’un tiers d’africains aux niveaux de couches moyennes aiguise l’appétit des marchands. Mais cette info nous éveille aussi que cette notion monétarisée de couches moyennes veut dire aussi couches mondialisées.

Dans notre expérience politique algérienne la plus immédiate nous sentons combien ces couches mondialisées sont sensibles aux sirènes ultra libérales et tellement désireuses de se «mondialiser idéologiquement et politiquement». Combien elles aspirent à une intervention étrangère qui les débarrassera des contraintes des frontières nationales et de cette idée surannée de nation. Une deuxième information moins anodine nous apprend que le gouffre financier que les banquiers – ou banksters – ont creusé pour la Grèce dépassera les 300 milliards d’euros. Même le trésor libyen ne suffira pas à combler le trou.

Partout en Europe l’inquiétude monte et le mécontentement aussi. La peur s’installe chez les gens ; la peur de l’autre aussi. Le nègre, le basané, le jaune, le peau-rouge. Tout ce qui peut cristalliser et donner à la peur du lendemain une image et une possibilité d’exutoire. Alors que les grands dirigeants impérialistes craignent comme la peste la convergence des luttes du Tiers Monde avec celles des classes ouvrières des pays développés ce serait plutôt l’avènement de la conjonction aujourd’hui entre les aspirations «assimilatrices» des couches moyennes mondialisées des pays du sud avec les peurs des couches moyennes des pays du nord. Cela veut dire que les convergences révolutionnaires tardent à se produire et que face à cet état mondial du G8 et de l’OTAN l’internationale des peuples d’Egypte à Madrid n’a pas encore tout à fait trouvé sa voie.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Jeu 2 Juin - 19:34

Du "pacifisme", des révoltes arabes aux mobilisations européennes...
http://www.lepost.fr/article/2011/06/02/2513320_du-pacifisme-des-revoltes-arabes-aux-mobilisations-europeennes.html
Assis, face aux fonctionnaires délégués à la répression étatique, qui, sous leurs casques et derrières leur boucliers, brandissent leurs matraques et pointent leur lacrymos, de jeunes et moins jeunes «indignés» subissent, plus ou moins stupéfaits, le rétablissement de «l’ordre publique» -- celui-ci qu’ils troublaient par leurs rassemblements intempestifs sur la place «publique».
Après avoir répéter sur tous les tons, et jusqu’à la nausée, que leur mouvement était pacifiste, qu’il ne fallait, sous aucun prétexte, pouvoir être assimilé à des «casseurs», qu’il s’agissait d’une mobilisation «citoyenne» sans aucune intention belliqueuse, et que, s’il était possible d’offrir des «free hug», l’alcool en revanche était prohibé, on se rappelle, pied au mur, que les appels à la non-violence, plutôt que d’être clamés inlassablement à l’encontre des «citoyens mobilisés», doivent bien plus souvent être scandés à l’encontre des «gardiens de la paix». Nombre d’indignés ont ainsi, par le passé, franchit le cap de l’indignation pour celui de la révolte -- ont laisser tomber leurs clowneries bon-enfant pour revêtir les noirs habits de ceux qui, sachant que la confrontation aux «forces de l’ordre» s’impose tôt ou tard aux manifestants, quelque-soit leur pacifisme proclamé, s’y préparent. Qu'en sera-t-il de ces victimes toutes fraiches de l'ordre policier ?

Quoiqu’il en soit, il y a, dans cette promptitude à exiger la contention de tout «débordement» au nom d’un pacifisme à toute épreuve, quelque-chose d’étrange... D’abord, de manière générale, du fait que celui-ci semble avoir assimilé l’amalgame, savamment entretenu par les discours officiels, entre la violence réelle -- celle-ci qui consiste à s’en prendre à des personnes qui ne nous menacent en rien, celle-ci qu’exercent donc, avec professionnalisme, les polices du monde entier -- et la dégradation de biens matériels, susceptible d’aucun genre d’hospitalisation.

Ensuite, pour ce qui concerne le mouvement des indignés, apparemment en Espagne, et manifestement en France, l’étrange est que ce pacifisme acharné se revendique d’une filiation avec les mouvements de révoltes des pays arabes. Serais-ce l’effet des discours de politiciens et journaleux de tout bord, qui, acculés à des soutients de façade envers ces exigences démocratiques, prenaient soin de préciser qu’ils s’agissaient de mouvements citoyens et pacifistes ? Pourtant, il fallait véritablement faire un effort considérable pour ne pas s’esclaffer face à une telle description des événements, tant il était comique d’entendre ceux-là mêmes qui tous les jours sont si prompt à dénoncer casseurs et autres «trouble-fête, allant même jusqu’à diagnostiquer le caractère terroriste d’une certaine épicerie alternative, voir dans ces insurrections arabes le respect d’une exigence pacifiste, alors même que de Tunis au Caire, les commissariats de police et les bureaux des partis dirigeants partaient en fumée sous l’effet de la colère incendiaire des manifestants, alors même qu’étaient pillés sans ménagement tous les lieux qui symbolisaient le pouvoir qu’il s’agissait de démettre...

Certes, ces mouvements pouvaient être dit pacifistes en un sens : lorsqu’étaient neutralisés policiers ou miliciens qui réprimaient sauvagement l’élan populaire, ils n’étaient pas lynchés -- les révoltés se montrant ainsi bien plus soucieux de non-violence que ne l’avaient jamais été ceux-là même qu’ils épargnaient, et c’est tout à leur honneur. Mais ce n’est pas de ce pacifisme ci que se réclame les indignés européens, quand bien même, recyclant les analyses politico-médiatiques, ils croient le contraire. Qui, en France, se souvient que si la manifestation du 15 mai s’est transformée en une occupation permanente de la Puerta del Sol, c’est que lors de cette manifestation une dizaine d’individus, qui agissaient au sein d’un black-bloc, furent arrêtés par la police, et qu’il s’agissait alors de les soutenir, d’exiger qu’on les relâche ? Il ne s’agit certainement pas ici d’en appeler à la révolte armée, ni même d’espérer que tous ceux qui se réunissent pour dénoncer le système bancaire décident de s’en prendre à leurs distributeurs, brisent leurs vitrines, ou même les peinturlurent. Les modalités d’actions sont évidement proportionnées aux réclamations réformistes qui sont portées par ces mobilisations... Il s’agit juste de rappeler qu’il est certainement plus important de dénoncer les violences policières et étatiques que de twiter et re-twiter inlassablement que l’on se veut pacifistes -- ou qu’au moins, on fasse contraster celui-ci par celles-la, et fasse comprendre que l’on n’est pas suffisamment naïf pour croire que nos belles intentions protégeront qui que ce soit de la répression. Il s’agit aussi de ré-affirmer que le «pacifisme» des révoltes arabes, qui certes n'ont pas constitués d'armées, n’a rien à voir avec celui qui s’affirme dans nos contrés - qu’il est donc ridicule de s’y référer, et de prétendre prendre pour modèle leurs moyens d’actions..
.


ah ben voilà ..... ^^

ils vont enfin comprendre qu'il n'y a qu'UNE SEULE solution:
TOUS LES CREVER !!!!

et vite.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Ven 3 Juin - 2:39

Un petit topo sur le mouvement zeitgeist sur ggl : puisqu'on en parle à
plusieurs reprises dans le topic, allez faire un tour. Non non, je suis
pas hs...
more ???


alors même que de Tunis au Caire, les
commissariats de police et les bureaux des partis dirigeants partaient
en fumée sous l’effet de la colère incendiaire des manifestants, alors
même qu’étaient pillés sans ménagement tous les lieux qui symbolisaient
le pouvoir qu’il s’agissait de démettre..
.


t'inquiete sa sa a été dit et repeté a plusieur reprises (du moins cchez nous Wink )

ils vont enfin comprendre qu'il n'y a qu'UNE SEULE solution:
TOUS LES CREVER !!!!

pas de probleme sauf que pour ce faire il faut un soutien de la population et ce soutient n'arrivera que si on nous fait passer pour pacifiste et non pour casseur ....cqfd

apres le but n'est pas contrairement a ce qui est dit partout le reformisme ni même de grappiller des miettes a des politiques mais bien de reprendre en main nos vie et sa c'est dasn la lutte de tout les jours que sa se vie, et dasn le tatonnement qu'on tente actuellement (ou alors a montpellier on est des gros utopistes qu'avons rien comprit au mouvement , mais bon il paraitrait qu'en terme de suivi on fait parti de la pointe du mouvement (derriere paris) Wink )





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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 3 Juin - 10:24

Grèce: les Indignés raniment la démocratie (reportage)
http://www.humanite.fr/02_06_2011-gr%C3%A8ce-les-indign%C3%A9s-raniment-la-d%C3%A9mocratie-reportage-473474
Il est 18 heures, Athènes s’éveille. Athènes s’indigne. Sur la place de la Constitution, des petits groupes échangent. Lefteris, 28 ans, est assis avec des amis devant sa tente plantée sous les orangers. Un peu d’ombre sous un soleil de plomb. «Nous sommes frustrés par la situation en Grèce. Nous espérons qu’enfin, vue la situation, les gens sortent de chez eux, manifestent. En Grèce bien sûr, en Europe, et même dans le monde!», déclare-t-il. Il est chômeur. Et bien convaincu que les politiques menées ne feront que réduire un peu plus encore ses chances de trouver un emploi.

L'esprit mêlé de peurs et d'espoirs

Soumis depuis plus d’un an à une austérité débridée, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans une récession dont nul ne connaît l’issue. Sur la place de la Constitution, les mots sont clairs : «Je suis là pour refuser les taxes qui augmentent, les scandales impliquant ceux qui, au pouvoir, nous ont volé notre argent», explique Olga. Elle a 21 ans, vient pour la troisième fois. Etudiante en pharmacie, elle est directement touchée par les mesures : dans ces études, par la baisse des moyens accordés à l’enseignement ; pour son avenir. Ce corps professionnel fait partie des «professions fermées». Il sera ouvert à la concurrence. «Je ne crois pas que ce soit une bonne chose. Nous ne pourrons pas avoir notre propre affaire. Nous allons devoir travailler pour des grandes chaines de pharmacie internationale» pressent-elle. Alors, elle compte revenir les jours suivants. «Je ne suis pas très positive sur la situation. J’espère que ce mouvement va changer les choses». Olga continue son chemin, l’esprit mêlé de peurs et d’espoirs.

Le Parlement grec, volets fermés

Sur le haut de la place de la Constitution, la Vouli, le Parlement grec, trône. Volets fermés. Les députés voient-ils ce qui se passe dans les rues ? En Grèce, en tout cas, quelques uns, du groupe socialiste, viennent d’envoyer une lettre au Premier ministre pour lui demander un changement de politique. «Des seconds couteaux», affirment quelques observateurs. Mais eux, peut-être ont compris le ras-le-bol profond qui s’exprime devant les Evzones, les folkloriques gardes nationales, protégées, comme le bâtiment, par une rangée de policiers bien plus calmes que lors des manifestations des syndicats.

Athènes, envoyé spécial. En Grèce, « Los Indignados » ont pris la place… de la Constitution. Ils s’indignent, débattent, proposent. Peu à peu, ils s’organisent. A partir de 18 heures, le visage de la capitale est transformé. Quand le jour tombe, les mains se lèvent, devant la Vouli, le Parlement, casseroles et sifflets retentissent ; en assemblée générale, certains discutent. Comme si le pays renouait avec la démocratie participative… (à lire: Face à l'austérité, la Grèce entre protestations et divisions)

«Nous voulons parler avec les gens et mieux comprendre ce qui se passe. Dire notre désaccord à la Vouli». Ainsi Sotiris, 18 ans, résume-t-il les raisons de sa venue. Une main levée régulièrement, il reprend en chœur le «dégage» que la foule lance aux députés. Eux ne voient pas, les volets sont fermés.



Los Indignados : l'actualité de la « grève de masse » en Europe
http://www.solidariteetprogres.org/Los-Indignados-l-actualite-de-la-greve-de-masse-en-Europe_07778
Lundi dernier, les jeunes indignés se sont rendus sur le campus de l'Université Carlos III pour manifester contre la venue d'Emilio Botin, Président du géant bancaire espagnol Banco Santander (l'équivalent ibérique de Michel Pébereau), ...
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 3 Juin - 12:06

Votre révolte est légitime et indispensable
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/votre-revolte-est-legitime-et-95267
Certes, les revendications pour une Réelle Démocratie constituent la spécificité, voire même pour certains la priorité du printemps espagnol et européen. De même que l’indépendance vis-à-vis de tous les partis politiques, syndicats et associations. Pour autant, il est peu contestable que ces révoltes de la jeunesse trouvent leurs origines dans le chômage de masse et la précarité galopante. Les mouvements qui se rattachent à « Réelle Démocratie Maintenant » doivent donc « coller » à cette réalité, s’ils veulent recevoir le soutien d’un nombre toujours plus grand de citoyens de toutes les générations. Il faudrait donc sans trop tarder, via les débats sur les places, être plus précis et concret sur ce que nous dénonçons, sur ce que nous devrons exiger, donc sur NOS REVENDICATIONS par rapport au chômage et à la précarité. Les informations et propositions exposées dans cette Lettre ouverte permettront, parmi d’autres, d’alimenter les prises de paroles ou les débats dans les commissions et les rassemblements.



Lettre ouverte aux jeunes

Si l’on veut mettre fin à la précarité généralisée et au chômage de masse, il faudra mettre hors d’état de nuire les oligarchies économiques et politiques incompétentes et corrompues qui captent à leur seul profit, depuis 20 ans, l’essentiel des pouvoirs et des richesses. La tâche sera rude et longue. La révolte de la jeunesse espagnole qui s’étend à d’autres pays européens est une opportunité à saisir, car elle peut permettre d’enclencher un processus permanent vers une "Réelle Démocratie ".

Vous êtes des millions à galérer pendant des années, de stages en CDD à répétition, avant d’accéder à un vrai emploi. A l’automne 2010, les jeunes se sont massivement mobilisés contre la réforme SARKOZY des retraites. Vous aviez compris que si l’on repoussait de 2 ans (jusqu’à 67 ans pour certains) l’âge de départ en retraite pour des centaines de milliers de seniors, ce sont autant de centaines de milliers de jeunes qui seraient contraints de galérer 2 ans de plus avant de trouver un vrai emploi.

Votre première préoccupation c’est d’accéder à l’autonomie économique, de pouvoir fonder une famille et faire des projets. Après de nombreuses années d’études ou de formation, ce chômage qui vous bouche l’horizon, voilà ce qui vous pourrit la vie.

En répétant que l’emploi était leur priorité N° 1 et qu’il n’y avait pas d’autres solutions que celles qu’ils mettaient en oeuvre, les gouvernements de droite et sociaux-démocrates ont voulu cacher les vraies causes de la montée du chômage et de la précarité. Depuis 30 ans, ils ont imposé : baisse du coût du travail, assouplissements du droit du travail, amélioration de la formation, dérégulations financières, flexibilité, concurrence libre et non faussée … Avec les résultats que l’on connaît : persistance d’un chômage de masse et explosion des inégalités de tous ordres. Pire, leurs prétendues « seules solutions pour éradiquer le chômage » ont conduit à la plus grave crise depuis 1929 !

En France, Michel Rocard avait dès 1997 tiré la sonnette d’alarme dans un livre consacré aux causes du chômage et aux solutions. Il écrivait en 4ème de couverture de ce livre intitulé « Les moyens d’en sortir » : « L’inexorable montée du chômage démontre l’inefficacité de toutes les techniques utilisées pour le combattre … On ne luttera efficacement contre le chômage massif que par la réduction massive du temps de travail. Toute la question est : comment faire ? ».

Face à un « échec » aussi éclatant et général à faire reculer le chômage, il faut se poser deux questions. Et si le chômage de masse était indispensable à l’accroissement des profits distribués aux actionnaires ? Et si, en répétant que l’emploi était leur priorité N° 1, les gouvernements avaient voulu cacher cette réalité ?

Qu’est-ce que le chômage et à qui profite-t-il ?

Le chômage n’est rien d’autre qu’une répartition imposée du temps de travail avec, aux 2 extrémités, ceux qui se ruinent la santé au travail et ceux qui n’ont pas d’emploi, ou seulement des petits boulots précaires. Même les économistes libéraux reconnaissent aujourd’hui que c’est la persistance d’un chômage de masse qui a instauré un rapport de force défavorable aux salariés et permis ainsi de faire passer les dividendes versés aux actionnaires, de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5% en 2007 (en France).

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont multiplié les réformes qui aggravent le chômage
Ils ont poursuivi le démantèlement – commencé en 2002 - des lois Aubry sur la réduction du temps de travail qui avaient permis la création de 400 000 emplois et dont le but était de parvenir à une répartition moins injuste du temps de travail.


Ils ont encouragé les entreprises, plutôt que d’embaucher, à recourir aux heures supplémentaires en les exonérant de cotisations sociales. Dans un article intitulé "Il n’y a jamais eu autant d’heures sup’ qu’aujourd-hui", Guillaume Duval - rédacteur en chef d’Alternatives Economiques – écrivait le 9 avril 2010 : « Ainsi 4 milliards d’euros d’argent public sont dépensés pour inciter salariés et entreprises à faire des heures supplémentaires au lieu d’embaucher des jeunes et des chômeurs … Ces millions d’heures supplémentaires représentent l’équivalent de 420 000 emplois à temps plein … Un scandale qu’il y aurait urgence à faire cesser. »

Ils ont supprimé toutes les règles qui encadraient le cumul emploi retraite. Depuis le 1er janvier 2009, tout salarié peut cumuler, sans limite de revenus, une retraite à taux plein et un salaire à temps complet ou partiel. Autant d’emplois en moins accessibles aux jeunes et aux chômeurs.

Deux millions de salariés sont corvéables à merci, à cause du contrat de travail en jours. Ce type de contrat permet aux employeurs d’accroitre sans cesse la charge de travail, conduisant ainsi les salariés à travailler 50, 60 et jusqu’à 78 heures par semaine. Au détriment de leur santé, de leur vie de famille et du droit à "Travailler MOINS pour travailler TOUS". Sur le contrat de travail en jours, la France a été, à quatre reprises, condamnée par le Comité Européen des Droits Sociaux.

On nous fait croire que c’est la dette publique qui oblige à supprimer des emplois dans l’éducation, la santé, la justice, la culture ... et qui empêche de verser des allocations décentes à tous les jeunes en formation. Il s’agit là d’une escroquerie intellectuelle, malheureusement gobée par beaucoup d’honnêtes citoyens . L’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la dette publique est résumé dans La dette publique est un mécanisme de redistribution à l’envers qui permet, en plus, de justifier le démantèlement des services publics

Plus de doutes ni d’hésitation à avoir : face à tant d’injustice, de malhonnêteté et d’irresponsabilité, SEULE la révolte de tous ceux qui subissent pourra changer le cours des choses. Oui, votre révolte est légitime, indispensable et urgente.

Exigez que les dirigeants politiques reviennent sur toutes ces dérégulations à l’origine du chômage de masse qui vous est imposé
Exigez haut et fort une répartition plus équitable du temps de travail
Depuis 2002 jusqu’à aujourd’hui, le Medef et les gouvernements de droite n’ont pas lésiné sur les mensonges pour discréditer la nécessité d’une répartition moins injuste du temps de travail. Ils n’ont malheureusement guère rencontré de résistance chez leurs opposants politiques.


La précarité imposée de l’emploi et du pouvoir d’achat a pour but de dissuader les comportements collectifs et solidaires. Par exemple, tous ceux qui se sont endettés sur 20 ans pour payer l’appartement ou la maison n’ont guère envie de se faire remarquer, dans leurs entreprises, en revendiquant une réduction du temps de travail qui permettrait l’embauche de jeunes. Pire : depuis 10 ans on ne compte plus les entreprises dans lesquelles les salariés et les délégués syndicaux ont été soumis au chantage suivant : soit vous acceptez une augmentation de votre temps de travail sans augmentation de salaire, soit l’entreprise sera délocalisée.

Quand aux élites de demain, les jeunes issus des grandes écoles, ils ne sont pas tous dupes du formatage idéologique qu’ils subissent. Mais dans une société gouvernée par des riches pour les riches, il est évidemment impossible de faire carrière - dans leurs entreprises - si l’on critique leur idéologie économique.

Les injustices ne reculent que par des révoltes collectives de ceux qui les subissent. Sans la révolte de 2006 contre le CPE, les salariés en CDI seraient aujourd’hui licenciables du jour au lendemain, même sans « cause réelle et sérieuse », donc sans recours juridique possible.

Incitation à recourir aux heures supplémentaires, contrats de travail en jours, cumul emploi-retraite sans limite de revenus, allègement de 100 milliards d’euros par an des différents impôts (au détriment de la nécessaire redistribution des richesses et des moyens pour l’éducation, la santé, la culture ...). C’est avec de telles "réformes" irresponsables que les élites politiques et économiques ont, parfois en croyant bien faire, abandonné au bord de la route les jeunes, mais aussi tous les précaires.

Saisissez l’occasion de ce printemps de la jeunesse européenne pour exiger votre droit à l’emploi et à l’autonomie économique. L’issue de cette bataille sociale dépend largement de vous, de votre imagination, de votre détermination, de votre capacité à utiliser à fond les réseaux sociaux (Facebook, twitter, blogs …) pour mobiliser tous vos amis. Mais aussi pour interpeller vos parents sur toutes ces dérégulations qui ont conduit à la situation actuelle et qu’ils n’ont pas su ou pas voulu empêcher.

Les slogans alliant pertinence et humour, brandis dans les rassemblements, sont des vecteurs puissants de communication vers la société et de popularisation de vos exigences. Voir, en attendant ceux des autres pays, « 60 slogans du printemps espagnol et français ».


60 slogans du printemps espagnol et français
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/60-slogans-du-printemps-espagnol-95236


Des slogans alliant contenu et humour, repris dans les rassemblements et les médias, sont des vecteurs puissants de communication avec la société et de popularisation des exigences des « indignés ». Voici, en attendant ceux des autres pays « 60 slogans du printemps espagnol et français »



Slogans du printemps espagnol

Démocratie en travaux

La rue ne se taira pas

Pour une vraie démocratie, maintenant !

Que les banquiers paient la crise

Stoppons le nouvel ordre mondial

Résistance à la dictature économique

Ils ne le savent pas encore, mais on va les dégager

Nous n’avons pas de maison, nous restons sur la place

Vous prenez l’argent, nous prenons la rue

Vous sauvez les banques, vous volez les pauvres

Nos rêves ne tiennent pas dans vos urnes

Jamais la voix du peuple ne sera illégale

Ici c’est le peuple qui commande et le gouvernement qui obéit

Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir

Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie !

Nous sommes réveillés ! Quelle heure est-il ? L’heure qu’ils s’en aillent

Nous ne sommes pas sur Facebook, nous sommes dans la rue

Ce n’est pas un indice de bonne santé que d’être bien adapté à une société malade

We’re not against the system. The system is against us

Yes we camp !

la libertad no es el extremo de nada ( ? )



Slogans de révolte brandis en France

Une vie = un travail = un toit

Je pense donc je gêne

Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes

A la recherche d’un futur

Le monde se divise entre indignes et indignés

Ne nous regardez pas, rejoignez-nous !

L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie !

Regarde bien ta Rolex, c’est l’heure de la révolte

Le marché qui oppresse les peuples ne connais pas de frontières. Notre colère non plus !

MEDIAS partout… INFO nulle part !

On ne peut pas dire la vérité à la télé ; il y a trop de monde qui regarde ( Coluche )

Il y a pire que de braquer une banque, c’est d’en fonder une ( Bertoldt Brecht)

Le pays des droits de l’homme du riche !

La violence c’est de gagner 600€ par mois !

Travail, famine, pâtes riz

Oui au dépistage précoce et systématique des délinquants politiques !

Le marché qui oppresse les peuples ne connais pas de frontières. Notre colère non plus !

Moins d’essence, plus de sens !

En grève jusqu’à la retraite

Eteignez vos télés, rejoignez les piquets !

Enrichir les financiers, c’est ça la pénibilité !

L’insécurité c’est le Medef à l’Elysée !

Elle est pas bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ?

La guerre sociale est déclarée, les jeunes on va la gagner !

La guerre sociale est déclarée, avec internet on va la gagner !

Non aux 140 milliards d’exonérations sociales et fiscales !

De l’argent il y en a, dans les poches du patronat !

Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère !

Plumons les BETES EN COUR

Travailler TOUS pour gagner PLUS

Une seule solution : partager le temps de travail !

Pas besoin de travailler PLUS, exigeons de travailler TOUS !

Dis papy, c’était quoi la retraite ?

Concurrence libre et non faussée entre les jeunes et les vieux !

Papy m’a pris mon travail !

Papa, si tu rentrais plus tôt je trouverais peut-être du boulot !

Métro, boulot, caveau ?

Fonds de pension, piège à cons !

Pôle Emploi t’as de beaux vieux, tu sais …

Baisses d’impôts pour les riches : 100 milliards par an !

Pour la France d’en haut, des couilles en or ! Pour la France d’en bas, des nouilles encore !

Assez de cadeaux, pour la France d’en haut ! Assez de coups bas, pour la France d’en bas !

Nous refusons la privatisation des profits et la socialisation des pertes

UMP = Union des Mafieux et Profiteurs

UMP = Union Magouilles et Pognon




Transmettez-nous les meilleurs slogans brandis en Espagne, en France, en Italie, en Grèce, au Portugal, en Angleterre, en Islande, en Allemagne, en Irlande ... avec si possible la traduction en français. Afin que les meilleurs slogans de chaque pays s’échangent entre les millions "d’indignés" d’Europe et d’ailleurs.


Appel aux travailleurs et au peuple portugais
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/appel-aux-travailleurs-et-au-95247
Non, le Portugal ne va pas disparaître !

Les travailleurs et le peuple portugais n’accepteront pas le plan honteux que veulent lui imposer le FMI, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et les fonds spéculatifs qu’ils représentent. Ils n’accepteront pas cette insulte à leur histoire, ce coup de matraque contre l’avenir de la population travailleuse et de la nation portugaise.


Travailleurs, militants et jeunes,

Nous vous lançons un appel à toutes et tous pour qu’ensemble nous affirmions dans la prochaine campagne électorale des législatives :

Nous refusons de reconnaître quelque légitimité que ce soit à l’Assemblée de la République qui sera élue le 5 juin.

Nous refusons de lui reconnaître le droit d’adopter le plan odieux dicté par le FMI et l’Union européenne, qui n’ont qu’un objectif : faire disparaître l’Etat souverain portugais et semer le chaos en Europe (un plan fait exclusivement pour servir le capital financier).


Nous refusons de reconnaître le droit, quel que soit le gouvernement issu de ces élections, d’imposer aux syndicats — à travers la « concertation sociale » — l’impossibilité de défendre les intérêts des travailleurs. Le peuple portugais, les travailleurs et les jeunes n’accepteront pas cela, comme ils l’ont montré au cours des grandes mobilisations de la fin de l’année dernière, du 12 et 19 mars, et avec le refus de la CGTP de signer le « Pacte social », démontrant que la voie de la résistance est possible.

Nous refusons de reconnaître le droit, à tous les partis qui acceptent ces diktats, d’affirmer qu’ils défendent les intérêts des travailleurs et du peuple portugais.

Les 47 + 77 « personnalités » de tous les bords politiques, du salazarisme à « l’extrême-gauche » — qui exigent la « construction d’un consensus minimum pour le processus de consolidation budgétaire et les mesures d’ajustement, pour les trois années à venir, prévus dans la dernière version du Pacte de stabilité et de croissance »doivent oser venir dire aux retraités qui reçoivent un peu plus de 200 euros par mois, ou aux mères de famille qui n’ont pas les moyens d’atteindre la fin du mois, ou aux centaines de milliers de jeunes diplômés ou sans diplômes qui ne trouvent pas d’emploi et qui sont désespérés qu’il faudra continuer à réduire les salaires, poursuivre les réformes et la déréglementation encore plus accentuée du travail !

Que les ex-ministres de Salazar (comme Adriano Moreira et d’autres) — pour qui il est temps d’en finir avec la Constitution, produit du 25 avril — osent venir dire cela aux travailleurs et ils vont revivre l’ardeur avec laquelle ceux-ci les ont expulsés du pouvoir en 1974.

Que les banquiers (comme Artur Santos Silva, du BPI) — qui ont gagné 347 millions d’euros en un seul jour, après la demande d’aide au FMI, le 6 avril — osent venir dire, les yeux dans les yeux, à un ouvrier dont le salaire ne dépasse pas les 500 euros, qu’il devra accepter une nouvelle diminution de son salaire.

Que Mario Soares (fondateur du PS), avec d’autres signataires de cette lettre (comme Siza Vieira et Boaventura de Sousa Santos — dont les sympathies pour le PCP et pour le BE sont connues) osent dire à ces travailleurs qu’ils les défendent et qu’ils représentent leurs intérêts.

Travailleurs, militants et jeunes,

Nous lançons un appel à toutes et à tous : unissons-nous pour aider à ouvrir une issue politique.

Le Portugal n’est pas en faillite ! Ce sont les banquiers et les hommes politiques qui se subordonnent aux intérêts du capital financier qui organisent la banqueroute financière et économique de notre pays !


Le peuple portugais n’a pas été vaincu ! Il faut que les employés des banques réactivent leurs commissions de travailleurs, qu’ils ouvrent les comptes des banques et dénoncent leurs véritables opérations financières, qu’ils dénoncent les off-shores et les paradis fiscaux, et qu’ils mettent à nu l’ampleur des arnaques et des fraudes commises contre le peuple !

Il faut que les travailleurs des entreprises menacées de fermeture et de délocalisation reconstituent leurs commissions de travailleurs, mettent en place leur contrôle sur la production et lancent un appel aux travailleurs des banques pour que le crédit soit réorienté pour la protection de l’emploi !

Il faut que la population se réunisse, dans chaque localité, pour débattre et décider des réponses positives pour rétablir l’économie dans sa région, élise ses commissions de délégués pour exécuter les décisions prises, et nous verrons alors si notre pays est en faillite ou si, à l’inverse, les travailleurs seront capables de le prendre en charge et de réorganiser sa vie économique, comme ils l’ont fait en 1974 !

A l’époque aussi, la conquête de la liberté et la fin de la guerre coloniale — possibles uniquement par la chute de l’Etat fasciste — ont eu comme prix une énorme fuite de capitaux et la décapitalisation de milliers d’entreprises. A l’époque aussi, on disait que le Portugal ne pourrait pas vivre sans les colonies. Et le peuple travailleur portugais a démontré au monde entier que liberté, paix et démocratie rimaient avec développement, en élisant des commissions de travailleurs partout, en imposant la nationalisation des banques, et en reconstruisant notre pays comme une nation libre et indépendante !

Qu’on ne vienne pas nous dire que nous ne pouvons pas nous sauver, que nous resterions isolés dans notre pays. Nous savons cela mieux que personne. C’est pour cela que nous adressons cet appel à tous les travailleurs d’Europe.

Les travailleurs espagnols savent que — après la Grèce, l’Irlande et le Portugal — ils sont les prochains sur la liste. Les travailleurs français et allemands savent que les exigences de leurs banques nationales, les exigences du capital financier, les menacent également directement.

Si le peuple portugais se lève à nouveau, il aura à ses côtés les travailleurs et les peuples d’Europe pour abattre la dictature du capital financier et de ses représentants – l’Union européenne et le FMI – pour ouvrir la voie à l’Union libre des nations souveraines d’Europe, émancipées de l’exploitation et de l’oppression

C’est pour avancer dans cette voie que nous lançons cet appel : unissons-nous — en profitant de cet acte électoral — pour aider à préparer une force organisée, dans tout le pays, capable d’ouvrir une issue pour sortir de cette situation.


Les indignés de l’Espagne à la France pour un mouvement mondialisé ?
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-de-l-espagne-a-la-95245


Discussion sur une mondialisation qui profiterait, cette fois-ci , non pas aux élites politico-économiques mais aux Peuples.


Les pays arabes en révolte, ça a fait le tour du monde. Pris dans la tourmente de la dictature, ces peuples ont osé se soulever. Ca a commencé en Tunisie, puis en Egypte, puis cela se propage encore dans d'autres pays comme la Libye ou la Syrie, tel un effet de domino. Certes, ces soulèvements laissent de grandes espérances mais ces mouvements sont loin d'aboutir à une révolution de liberté. En revanche, l'effet Internet a permis de développer et de propager ce sentiment de révolte. Internet pourrait bien servir, également, de moyen de communication "révolutionnaire" à l'Europe.

Sur notre continent, l'Espagne est peut-être ce pays qui initiera un mouvement de révolte dans les pays occidentalisés. Et comment ne pas faire le lien entre ce qui se passe dans les pays arabes et l'Europe ? Certes, l'Espagne n'est pas une dictature qui prive les individus de libertés. Mais le peuple espagnol subit de plein fouet la mondialisation économique et marchande. Et comment ne pas penser également à ce que subissent les Grecs qui reçoivent de plein fouet un plan de rigueur et d'austérité ? Une politique qui a été imposée par l'Europe et le FMI pour sortir de la faillite. Des Etats européens qui explosent à petit feu dont les causes sont multiples : L'euro trop cher qui ralentit les exportations de nos entreprises, la concurrence féroce avec les Etats-Unis et la Chine, etc. Les Etats-Unis et la Chine, justement, que l'Europe prend, à tort, pour modèle, etc. L'idéal serait ainsi de casser les barrières étatiques pour se baser sur les lois du marché. L'Europe veut progressivement casser les frontières et briser les politiques nationales tels que le SMIC et les missions sociales. D'ailleurs, le Directeur de la BCE, Jean-Claude Trichet s'est déjà montré hostile aux augmentations de salaire faites par l'Etat. Des hausses qui devaient répondre aux difficultés liées à la crise financière dont les premières victimes restent les populations défavorisées. Même François Baroin était monté au créneau pour condamner les propos de J-C. Trichet... Et même Nicolas Sarkozy en 2007 s'était étonné que la BCE mette à disposition de grosses sommes d'argent aux banques plutôt que de favoriser nos entreprises.

Ainsi, pour les institutions européennes, il est vrai que la population chinoise gagne en moyenne 278 euros par mois alors pourquoi pas les salariés européens ? Jacques Séguéla, co-fondateur d'Havas, avait d'ailleurs fait cette petite phrase sympathique et révélatrice des distances qui éloignent les élites économiques du peuple : "Le salaire moyen d'un chinois, c'est 10% du SMIC, et ils sont heureux et ils se battent et y croient" (le 3 janvier 2011 sur BFM TV).

Mais dans quelle réalité vivent ces élites qui donnent des leçons au peuple ? Un peuple qui vit déjà avec la précarité et la progression lente vers la libéralisation du travail. Et ce sont les jeunes, les oubliés du XXIe siècle, qui paient aujourd'hui les politiques économiques désastreuses de leurs ainés. Le collectif "génération précaire" dénonce d'ailleurs régulièrement des abus qui sont aujourd'hui devenus des routines dans le milieu du travail. Le CDI est un rêve voire une illusion, le CDD une ambition et le stage est devenu un contrat à part entière. Avec un stage, l'entreprise ne paie qu'un tiers du smic, voire aucune rémunération (dans le cas où le stage dure moins de 2 mois). Certaines grandes entreprises ont, de fait, compris leur intérêt dans ce type de contrat. « Nous recrutons un stagiaire pour travailler sur le recrutement des stagiaires. » C’était l'une des offres proposées en avril 2010 par le site de Danone, rubrique « Carrières »... (source www.actuchomage.org). Il faut non seulement être compétent pour le stage mais aussi faire plus que le simple salarié dans l'espérance d'avoir un débouché... ce n'est bien souvent qu'une vaine illusion.

Les jeunes sont devenus trop nombreux, trop compétents. Aujourd'hui il faut un Master (bac +5) pour espérer décrocher un petit job dans leur secteur et encore. Il y a quarante ans, sans bac, un individu pouvait grimper les échelons sociales de son entreprise et devenir pourquoi pas, cadre ou entrepreneur. Aujourd'hui, cela parait fantaisiste, irréaliste. Les jeunes sont devenus une menace pour les élites de la génération "mai 68" qui détient le pouvoir financier, économique et politique. Et cette dernière n'hésite pas à dénigrer le jeune considéré comme insouciant, voulant le confort à tout prix, désintéressé par la politique, mais lorsqu'il l'est, est toujours situé à l'extrême gauche voire chez les "anars"... En même temps, comment le jeune ne peut pas être révolutionnaire aujourd'hui (sans pour autant être extrémiste) ?

L'écart se creuse indéniablement entre les jeunes et la génération 68. Le peuple espagnol l'a compris et refuse de sombrer. Mais cette révolte ne fera mouche que si elle trouve le moyen de se propager. Et la situation fait en ce moment une petite boucle. Puisqu'après le soulèvement d'une partie du peuple grec en 2008, voici qu'il revient dans la rue sous l'impulsion des "indignés" d'Espagne. Et cela, après que le gouvernement grec a lancé une autre vague de privatisations pour éponger une dette qui semble inéluctablement insurmontable. A quand un écho dans le Peuple italien, belge, hollandais, français ? Peut-être demain, peut-être ans cinq ans, peut-être dans dix ans... Seul un mouvement mondialisé peut aboutir à une crise salvatrice. Personne ne peut se satisfaire d'une révolution mais les élites poussent le citoyen à se révolter. En France, les exemples sont multiples comme, dernièrement, la proposition de Laurent Wauquiez d'imposer cinq heures de service social hebdomadaire aux bénéficiaires du RSA . Le ministre chargé des affaires européennes voit cette population comme une plaie qui ne rechercherait que l'assistanat, un "cancer pour la société." Ce qu'il ne semble pas savoir c'est que cette population vit dans la précarité. Et cette position libérale est proche des valeurs tenues par les "grands penseurs" de notre économie. Par exemple, pour Alain Minc, la France préfère rester dans une position d'Etat-providence plutôt que de répondre aux réalités de la mondialisation et se donner les moyens d'obtenir le plein emploi. Pour quel objectif ? En venir à une société américaine ou chinoise dans laquelle l'objectif prioritaire serait de réaliser le plein emploi, en laissant le marché fixer des salaires de misère ?

Enfin, ne nous étonnons pas de voir que les positions économiques et financières de l'Europe changent avec le futur drecteur de la BCE, Mario Draghi qui appelle les Etats à plus de rigueur budgétaire. Alors que la Grèce, l'Espagne, l'Irlande, la France, et la vaste communauté européenne subissent des turbulences économiques., Mario Draghi a osé cette phrase, le 25 mai 2011, aux antipodes de la réalité : « Le succès de l'union monétaire a dépassé nos attentes les plus optimistes... »
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Ven 3 Juin - 19:28

Des fascistes infiltrent le rassemblement des Indignés, place de la Bastille à Paris





mis en ligne vendredi 3 juin 2011 par jesusparis










Après la présence de Zeitgeist,
des larouchistes, de Reopen911 et divers autres groupes
conspirationnistes ou mystiques sur leurs manifs du week-end dernier et
du début de la semaine [1], les choses ne s’arrangent pas en matière d’infiltration par des groupes douteux du côté des « Indignés » parisiens. Des fascistes occupent à présent des positions-clé au sein de la commission « France » et se font applaudir par la foule.
Ce jeudi soir, Yann Sarfati et Arnaud Varnier, deux des
co-organisateurs du « bankrun 2010 » avec l’extrémiste de droite
Géraldine Feuillien étaient présents à l’AG boulevard Richard Lenoir.




Ici on peut voir Yann Sarfati haranguer la foule :






















Là son pote Arnaud Varnier. Il a indiqué qu’il était « passé chez Soral » et avait reconnu « des gens de chez Soral » dans la foule, ainsi que des militants NPA (ce qui est douteux). Il se félicitait apparemment de ce curieux mélange.
















Pour rappel, Yann Sarfati est allé le 7 décembre dernier présenter
son « bankrun » chez Taddei, aux côtés du « journaliste » de la radio
Ici et Maintenant Pierre Jovanovic, bien connu pour ses prises de
position conspirationnsites et d’extrême droite. Il a été félicité par
le réactionnaire Thierry Ardisson et par le faux impertinent Bruno
Gaccio et y a tenu des propos nationalistes. Dans le public ce jour-là,
on pouvait apercevoir son copain Arnaud Varnier :
















Sur son profil Facebook, Yann Sarfati affiche des centres d’intérêt
sans ambiguïté : le site conspirationniste syti.net, le
conspirationniste d’extrême droite américain Alex Jones, Zeitgeist
Paris, les conspirationnistes soraliens de We Are Change, Radio
Courtoisie, François Asselineau, Eric Zemmour, Michel Collon, « Si toi
aussi tu es bien membré », « Les filles c’est comme les Big mac, c’est
jamais comme sur les photos », « Le petit regard qui veut dire "baise
moi comme une salope que je suis" », etc.




Rappelons que leur copine Géraldine Feuillien est
(était ?) une militante active de Zeitgeist en Belgique, mais aussi une
admiratrice patentée du conspirationniste Jean-Pierre Petit [2],
de Marine Le Pen et du Suisse Oskar Freysinger de l’UDC (le parti à
l’origine de la votation sur les minarets), comme elle l’indique sur son
profil Facebook [3] .




Malgré ce profil plus que sulfureux, elle n’en reste pas moins une
des meilleures amies de Sarfati, comme indiqué sur le forum du site
officiel du « Bankrun » :










Tous ensemble (Sarfati, Feuillien, Varnier), ils viennent de lancer sur Facebook un appel à manifester à Bastille pour ce 5 juin, qui n’est encore rien d’autre qu’une grossière tentative de récupération politique :










Selon nos informations, la commission « France » est
également infiltrée par des militants du mouvement souverainiste et
nationaliste de François Asselineau, l’UPR
(Union populaire républicaine).




Ce soir, on a aussi aperçu Politik-Myto [4], qui a lancé ce cri du cœur : « Oui, je suis conspirationniste ! Je suis une psychopathe politique ! ».
Initiatrice de manifs bidons pour la défense du pouvoir d’achat, son
blog regorge de liens vers des sites et vidéos tous plus louches les uns
que les autres, dont une vidéo d’Egalité et Réconciliation et une vidéo
sur le « nouvel ordre mondial », grande antienne conspi s’il en est.




Tout ce beau monde discutait bien évidemment très courtoisement avec Grégory Pasqueille.




Nous appelons les militants sincères à chasser tous ces fafs
de leur mouvement, car force est de constater que ce jeudi la riposte
n’a pas été à la hauteur, malgré la présence de nombreux antifascistes
dans la foule.


Source : HNS

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Ven 3 Juin - 19:32

Allez voir ça aussi :
Choses vues ce jour à Bastille

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