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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 4 Juin - 9:55

Aide pour une nuit du 4 aout
http://blogs.mediapart.fr/blog/hylla-de-cemanis/030611/aide-pour-une-nuit-du-4-aout
«L’État n’est pas la solution, c’est le problème.» Voilà ce qui se termine en ce moment: le «thatchérisme» et les «reaganomics». Nous ressentons une déréliction similaire à celle vécue par les dirigeants des pays de l’Est lors de l’effondrement des murs communistes.

Le périmètre du pouvoir est quantifié par la sphère de l’argent, sachant qu’une sphère s’étend moins vite qu’une longueur, un très petit nombre de fortunes décide du partage du Monde au grès de ses appétits, leur dogme : la lutte contre l'inflation. Elle a tué la politique héritée de l’après-guerre défavorable au profit et à l'investissement. Un autre dogme : la politique ultralibérale, contre Keynes et l'État-providence, a supprimé le contrôle des changes, libéré prix et salaires, déréglementé le marché des capitaux. Elle a réduit la fiscalité des entreprises, coupé de façon drastique dans les budgets publics et les dépenses sociales, privatisé à tout va, dilué les forces des contre-pouvoirs. Cette élite a pris toutes ces mesures pour tenter d’enrayer le déclin des « grandes Nations ».

Le slogan « parce que je le vaux bien » résonne dans l’esprit de chacun d’entre nous comme une invite égoïste à la marchandisation totale. Payer c’est peser, sur les pauvres, sur les institutions, sur la nature, sur les idées. Les satisfactions prennent des valeurs « hyper » pour l’individualisme, la consommation, les marchés. En tant qu’individu, replié sur nous même, nous existons pour et par notre corps. De façon centripète, d’abord, notre corps absorbe une multitude de produits, aliments, crèmes, tatouages, piercing, implants, jusqu’au pathologique. De façon centrifuge, ensuite, l’humain prolonge ses organes par des outils, s’épanouit en plasticité technique1, fonctionne en genre et en posture, si fort que l’âme s’y incarne directement et transpire à la surface «d’un corps pensant ». L’impératif est compétition – réussir ou mourir – apparaître c’est être, acheter fort cher des automédecines performatives.

Il nous arrive d’envisager que « c’était mieux avant » : les trente glorieuses, les gendarmes du monde, la culture du standard. Mais l’arrière pensé « si ça se vend, c’est que c’est bon » persiste dans les choses et les esprits en mode rétro. Le capitalisme survivra-t-il une fois encore aux « changements qui ne changent rien » ? Parce que nous comparons la toute-puissance des grandes entreprises à des féodalités, nous balançons entre la résignation et l’espoir d’une Révolution Française. Comme avant la Seconde Guerre mondiale, Le renforcement insolant des Puissants qui affament de plus en plus de personnes nous porte à croire que la France du Pacte du Conseil National de la Résistance de 1944 ne correspond plus aux réalités actuelles. Nous réfutons la position de « riche », devant ces pauvres, au motif que d'autres le sont beaucoup plus. Mais nous constatons la disparition des classes moyennes issues de ce fameux pacte. Pourtant, il demeure une base irésiliable pour les pays européens et une priorité d’application pour les pays défavorisés. Cette véritable charte de rénovation sociale préconise l'indépendance du syndicalisme et un régime général de sécurité sociale. Elle vise à instaurer, par de profondes réformes de structure, une « véritable démocratie économique » et à abattre les « grands seigneurs féodaux de l'économie ». Elle annonçait les nationalisations des grands secteurs de base (sources d'énergie, sous-sol, compagnies d'assurances, banques) et affirmait la nécessité d'une économie dirigée et planifiée. Elle demandait une extension des droits politiques pour les indigènes des colonies, la démocratisation de l'enseignement permettant l'émergence d'une « élite véritable, non de naissance, mais de mérite » ; elle préconisait aussi des mesures d'épuration2.
Les propositions des politiques oscillent entre rafistoler le modèle ou le faire voler en éclat. Rafistoler jusqu’à quand ? Le faire voler en éclats pour le remplacer par quoi ?


1 G. Canguilhem, Le Normal et le pathologique, P.U.F. 1943

2 C.N.R. (Conseil national de la Résistance) Article écrit par Armel MARIN © E.U 2011
>>>>> Nuit du 4 août http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_du_4_ao%C3%BBt


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ivo

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 4 Juin - 12:25

Un mécanisme de conservation de l’oligarchie : la démocratie
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/un-mecanisme-de-conservation-de-l-95273
Une critique est souvent formulée à propos du mouvements démocrate indépendant et sans-étiquette des "indignés".

Ce mouvement citoyen de protestation ne seraient pas légitimes puisque les citoyens se trouvent déjà en démocratie.


Ainsi, nos journalistes et nos politiques n'ont pas de mal à comprendre (quoique) les arabes qui veulent se défaire de leurs dictatures, mais que des citoyens du monde libre prennent la rue et la place pour exiger de réelles démocraties ?!

Et bien messieurs et mesdames, je pense moi, et je ne suis pas le seul, que ces "indignados" sont tout à fait dans leur droit quand ils critiquent nos démocraties.

La plupart des gens pensent que nous vivons effectivement en démocratie, or c'est faux.


La démocratie, cela signifie : pouvoir au peuple.

Vous ne pouvez pas le nier, en France comme dans toutes les démocraties, le pouvoir n'appartient pas au peuple, en effet, sinon comment expliquer l'interdiction de manifestation, la mise en place de réformes quand plus des trois quarts de la population y est opposée ? Comment expliquer que le peuple soit obliger de manifester pendant des semaines pour essayer de se faire entendre ?

Si la plupart des personnes pensent que nous vivons en démocratie, c'est car le système est très bien ficelé, de part la propagande médiatico-politique, une minorité de personnes monopolise la parole et l'expression, à la télévision, dans les médias. Cette minorité à tout intérêt à ce que le système en place survive, nous sommes donc en démocratie, et à force de l'entendre, nous l'intégrons, et beaucoup d'entre nous n'arrivent même pas à entendre que nous sommes dans une oligarchie.

L'oligarchie, c'est quand le pouvoir appartient à une petite minorité.

Dans notre cas, le pouvoir appartient aux riches industriels et à la classe politique consanguine. Le pouvoir économique et politique est mélé.

En fait, ceux qui ont le vrai pouvoir ce sont les riches, ceux qui possèdent énormément et gagnent sur le dos des citoyens, en récoltant une bonne part de leurs efforts. Mais ce pouvoir repose bien sûr sur le peuple qui travaille à faire leur fortune, le peuple a donc le vrai pouvoir, celui du travail, celui de créer, et le travail de l'oligarchie c'est donc de confisquer le pouvoir au peuple avec son accord.

Rien dans la logique ou dans la morale ne justifie une telle répartition des richesses, il a donc fallu inventer un système qui puisse légitimer l'oligarchie économique. Pendant les dictatures et les empires cela était simple, comme ceux qui étaient au pouvoir avaient besoin du soutient de ceux qui pouvaient payer les armées et utiliser leurs relations internationales, ils les laissaient avec leurs privilièges. Mais quand le peuple réclame la démocratie, c'est plus compliqué. Il faut que les puissants trouvent un moyen de concilier privilèges et démocratie.

La solution leur est toute trouvée : la démocratie représentative.

La démocratie représentative permet de faire croire aux citoyens qu'ils détiennent le pouvoir, alors qu'en fait ils ne l'ont pas. En effet, choisir un chef une fois tous les 5 ans, et sans avoir aucun moyen de contrôle, ce n'est pas avoir le pouvoir, c'est seulement avoir la possibilité, une fois tous les cinq ans, de se choisir un chef. Il ne vous viendrait jamais à l'idée lors d'une assemblée de choisir un chef sans avoir aucun pouvoir de contrôle dessus, c'est pourtant le cas chez nous. Même si des votes existent à d'autres niveaux(municipal, régional..) tous sont représentatifs, la critique et le raisonnement pour démonter cette mascarade sont les mêmes.

En fait, le système de vote comme nous le connaissons, voter pour une personne, est totalement absurde. En effet, nous ne pouvons pas voter en une seule fois pour toutes les décisions qui vont régir nos vies, il faudrait pouvoir voter et décider pour chaque décision par exemple. Ainsi, compte tenu la difficulté que les citoyens ont à voter en une seule fois pour tous les sujets, les voix se dispersent car chacun va donner différentes priorités sur chaque sujet.

C'est sans compter le jeu médiatique qui va influer grandement sur les votes et sur les pensées des personnes, en mettant en avant l'immigration plutôt que la justice... Les médias vont pouvoir influer sur l'importance que chacun donne à chaque sujet, et vont aussi pouvoir modifier l'image que les électeurs ont des personnalités. Le problème c'est que les médias sont intégrés pour la grande majorité au système économique global et sont donc le jeu des intérêts de l'oligarchie économique. Les médias vont donc marginaliser les alternatives qui pourraient nuire aux privilèges de ceux qui composent les conseils d'administration et vont mettre en avant des impasses(FN) pour s'assurer que le mécontentement ne se transforme jamais en révolution.

Mais aucune majorité nette ne ressort dès le premier vote. C'est normal, malgrè l'immense prosélitisme dont jouissent les partis défenseurs de l'ordre en place, une bonne part des citoyens sont assez résistants pour ne pas se laisser avoir. Plutôt que d'instituer la proportionnelle qui obligerait les élus à faire des concessions et qui dévoilerait l'immense proximité entre UMP et PS, on va faire une nouvelle manipulation, créer un deuxième tour.

Ce deuxième tour va obliger tous ceux à qui on a réussi à faire intérioriser que le vote, ce vote-ci, cette manière de voter, est le fruit d'un long combat pour la liberté et est vraiment un processus démocratique, à choisir entre des candidats qu'ils ne désirent pas forcément, ils vont voter pour le "moins pire". Le vote dans notre système est une contrainte, nous votons à défaut de mieux, et nous nous en contentons. Le système repose sur la faculté de culpabilisation des citoyens quand à l'abstention.

Le système est d'autant plus absurde que la majorité n'est pratiquement jamais atteinte même lors des seconds tours, ainsi, en 2007 Nicolas Sarkozy a été élu par moins de 41% de la population pouvant voter.

Imaginez, on a mattraqué partout pendant des mois la gueule de cet homme, et on a ensuite contraint tous les hypothétiques votant à choisir entre lui et Ségolène Royal, et aucun des deux n'est capable de recueillir plus de 50% des voies de la population ?! Remarquez-vous comme le système est minable et ingénieux à la fois ?

L'oligarchie économique a trouvé un système qui fait croire aux masses qu'elles sont en démocratie, alors qu'en fait la démocratie représentative comme nous l'avons en France ne sert qu'à permettre une oligarchie politique qui laisse intact les intérêts des riches.

La solution est la suivante : nous devons critiquer et délégitimer aux yeux des citoyens ce système afin qu'il soit dépassé. Quand une part assez grande des citoyens aura compris qu'il ne faut pas se contenter de ce système constitué pour faire durer l'oligarchie, mais qu'il faut en exiger et en créer un réellement démocratique, alors là, de part l'abstention énorme et la solitude de nos élus, nous ferons la révolution et nous prendrons le pouvoir.


La démocratie réelle locale maintenant c’est facile..
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-democratie-reelle-locale-95311
La LOI du 13.08.2004 prévoit que dans les communes, communautés de communes, départements, régions, les citoyens peuvent demander des consultations sur tous sujets de leur compétence..MAIS l'assemblée délibérante peut refuser de l'organiser et ce n'est qu'un AVIS... :-( Il faut juste demander deux petites modifications pour avoir une démocratie REELLE !

A toutes les AG de " démocratiereelle.fr"

Instaurer la démocratie réelle « locale » maintenant, c’est simple.

+ La coordination, nationale de Réelle démocratie-France sur France inter lundi 30 mai.

Lundi matin sur France inter à l’émission de Pascale CLARK, (podcast en ligne) j’ai entendu Julien KIEN , étudiant ( ?), 27 ans, se présenter comme « co-coordinateur de la communication et de la presse » (?). Il a dit qu’il avait été membre de plusieurs partis de gauche , mais ne l’était plus, craignant les décisions venant d’en haut et étant très attaché à sa liberté ; il a également participé à plusieurs collectifs : Collectif 21, génération précaire, etc. Et il a fait grève notamment pour les retraites.

(Aparté à ce propos : En Suisse sans grève ni manifestation, par référendum d’initiative citoyenne le 7 mars 2010, le peuple a voté à 73% NON à une loi de décembre 2009 qui aurait entrainé une baisse des retraites !Le gouvernement devra revoir sa copie !!!)

Julien KIEN veut la démocratie qui va du bas vers le haut. Il dit que les jeunes veulent surtout agir au local par comité de quartier.

Ayant 72 ans, je ne suis pas le mieux placé pour connaitre les demandes des jeunes, mais je m’intéresse beaucoup à eux j’ai des petits enfants de 24 et 22 ans ! et je pense que d’une manière générale, les jeunes, comme le peuple français veulent pouvoir agir à tous les niveaux de celui du quartier à celui de l’Europe..

Sur ce qui serait donc la principale revendication des jeunes très largement majoritaires dans les AG…

Pour la « réelle démocratie » au plan local.


Je voudrais d’abord préciser que 84% des Français veulent des comités de quartier qui puissent DECIDER et non des mascarades sans aucun intérêt. Je mettrai le sondage en fin de message ; Mais pour décider DEMOCRATIQUEMENT il faut que l’ensemble des électeurs puissent se prononcer.il faut que les comités de quartier puissent en appeler à l’ arbitrage de la population en imposant un référendum si le Maire a traité leur proposition par le mépris..

82% des Français souhaitent pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix ! Voir sondage ce dessous.

Voilà maintenant l’état du droit en matière de démocratie locale.

La LOI du 13.08.2004 dispose en substance que 20% des inscrits d'une commune, et 10% dans les communautés de communes, départements, Régions peuvent DEMANDER une consultation sur tous sujets de la compétence de la dite collectivité territoriale MAIS celle-ci peut REFUSER de l'organiser et si elle l'organise ce ne sera qu'un simple AVIS ne s'imposant pas à l’exécutif !!

Comme vous pouvez l’imaginer cette procédure grotesque n’est pratiquement pas utilisée .

De 1995 à 2004 cela n’était possible qu’en matière d’aménagement du territoires et en 10 ANS sur les 36.600 communes ; Il n’y a eu que 12 demandes dont 8 refusées !!!

C’est ce fiasco total et prouvé !! qui a été étendu en 2004 sans qu’un seul des députés, (Nos prétendus représentants !!) n’ait déposé un seul amendement pour un VERITABLE REFERENDUM DECISIONNEL

Comme en Allemagne . où par exemple à LEIPZIG par référendum d’initiative citoyenne communal les habitants ont refusé avec 87% de NON la vente à GDF de 49,9% du capital de la société qui fournissait l’électricité à la ville !

+ Une proposition réaliste de « réelle démocratie locale »

Que l’A.G de la ville envoie un courriel au Maire pour lui demander de s'engager - dans le cadre de la loi du 13.08.2004 - à ORGANISER SYSTÉMATIQUEMENT toute consultation demandée par 20% des inscrits, c’est beaucoup et à SUIVRE le résultat du vote MAIS seulement si le OUI triomphe avec un pourcentage des inscrits supérieur à celui de sa liste le jour de son élection. Ce qui semble démocratiquement irréprochable.

La démocratie réelle ce n'est pas donner une chèque en blanc à un Maire, sans pouvoir reprendre la parole pendant 6 ANS pour décider de ce qui nous regarde !

La même demande pourra être faites au Président de la communauté de commune, au président du Conseil général et au président de Région, dans les trois cas pour les demandes soutenues par 10% des inscrits

Salutations citoyennes…Cordialement

Yvan Bachaud

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EXTRAITS de l’enquête SOFRES des 12-13 mars 2003 pour « Lire la politique »

http://www.sofres.fr/etudes/pol/310303_particpol_r.htm

Question : Seriez-vous favorable ou défavorable à l’adoption des mesures suivantes pour permettre une plus grande participation des citoyens aux prises de décision politique ?

La mise en place de conseils de quartier ayant de véritables pouvoirs de décision
> (comme par exemple voter un budget, décider de l’ouverture d’une crèche…)


- Tout à fait favorable

45

- Plutôt favorable

39

ST Favorable

84


- Plutôt pas favorable

9

- Pas du tout favorable

5

ST Défavorable

14

- Sans opinion

2



La possibilité pour un groupe de citoyens de demander l’organisation d’un référendum sur un sujet de son choix

- Tout à fait favorable

40

- Plutôt favorable

42

ST Favorable

82


- Plutôt pas favorable

10

- Pas du tout favorable

5

ST Défavorable

15

- Sans opinion

3


La révolution 2.0 en marche..."There are Alternatives"
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-revolution-2-0-en-marche-there-95293
Le manifeste “DEMOCRACIA REAL YA ! NO SOMOS MERCANCIA EN LAS MANOS DE LOS POLITICOS Y DE LOS BANQUEROS ” en français : nous ne sommes pas une marchandise entre les mains des politiques et des banquiers, décrit parfaitement une situation où regne une politique cauteleuse à l’échelle européenne mais egalement planetaire où le dégout des populations envers une vision de l’humanité où les servants des financiers cherchent à nous imposer l’austérité au nom de leurs mensonges.

Les peuples sur Terre en ont assez de vivre sous le joug de ce totalitarisme financier, détruisant l’environnement, l’éducation et absolument tous ce qui est digne et à un peu de valeur, au nom de quoi devrions accepter leurs visions de la société nées dans des cercles d’esprits malades qui se prennent pour les élites du monde alors qu’ils sont à l’origine de la paupérisation des 3 quarts de l’humanité « ? »

Ce discours, "ses élites" ne veulent pas en entendre parler, car pour eux, seul cette réalité est possible dans laquelle vit la majorité de l’humanité qui se paupérise, et où des bébés meurent de faim et de soif. Ce monde n'est pas le fruit du hasard, mais le produit d’esprits complètement détraqués et nous avons notre part de responsabilité dans cet enfer en acceptant l'installation de ses systemes iniques.

Alors quand des hommes comme l’écrivain Sampedro qui a vécu la période franquiste nous dit avec certitude : “Un autre monde est possible”, et je dis, non, un autre monde n’est pas possible, il est certain ! Ce qui est sûr, c’est le changement. Jusqu’à quel point ? Cela dépendra de ce que nous ferons.

Les sous-titres sont disponibles en cliquant sur “CC”, en anglais et en béta pour les autres langues.



Dans une vidéo, relatant l’entretien accordé à Movimiento Visual de José Luis Sampedro, écrivain espagnol et économiste de 94 ans, alterne avec les paroles de gens de la rue en parfaite harmonie, ce dernier connu le succès avec son roman Le sourire étrusque, voir le billet dans Le Monde Diplomatique. Comme lui, disons qu’il est possible de vivre selon d’autres alternatives.


Pour un printemps de l’humanité :

« Il existe d’autres formes de développement : développement de la personnalité, de son être intérieur. Être chaque fois meilleur, humain, plus positif, et non pas conditionné par la productivité.
Bien sûr qu’il existe des alternatives. Ne vous inquiétez pas, quand le système aura coulé, et il coule – ce que nous vivons actuellement est la barbarie que provoque son effondrement – autre chose viendra. La vie ne s’arrête jamais. Ou les banquiers pensent-ils qu’ils sont immortels ? »


Ainsi dans ce manifeste le constat est édifiant, la soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns créent inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité -le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.


Les dernières années ont vu des attaques de la part de ce triumvirat qu’est la coalition politico policière et financière, contre les peuples via la mise en place d’institution profondément anti démocratique commele FMi, la BCE des prédateurs comme les autres organismes censés être nos représentants mais qui au final votent des lois détruisant les médecines alternatives, imposant les ogms, prônant l’austérité et sabrant tous ce qui de loin où de près ressemblent à un progrès réel.

Comme le dit dans son ouvrage aux éditions de L’Herne, Jean Ziegler : « Il y a eu trois totalitarismes : le totalitarisme stalinien, nazi et maintenant c’est Tina (2).

La formule "There Is No Alternative" exprime l’objectif du Fmi, et d’autres pseudos organisations « indispensables », dont le but est de faire croire qu’il ne peut y avoir d’autres réalités, d’autre mode de vies plus équitable et où la prospérité n’est pas un vain mot pour l’ensemble de l’humanité.

D’ailleurs L’eG8 qui s’était déroulé à Paris, est une expression de ce désir des politiques et leurs maitres de mettre au pas le net. C’est ainsi que la Quadrature (organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet) qualifie le eG8 : "est un écran de fumée derrière lequel se cache une inquiétante alliance de gouvernements cherchant à contrôler Internet et de quelques entreprises qui tirent profit des restrictions aux libertés en ligne ".

Le Web étant l’espace où les citoyens disent "There Are Alternatives" comme l'a montré ce début de printemps Arabe, la révolution 2.0 est une réalité en marche...


à lire aussi

http://politica.elpais.com/politica/2011/05/14/opinion/1305404950_218819.html

http://emkw.blogemploi.com/mon_weblog/2007/02/revolte.html

(petite piqure de rappel actualisée)


Révolution à la Bastille
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/revolution-a-la-bastille-95349
Les leurres d'appels lancés par les médias au bord du chemin de notre paf quotidien ne sont des os jetés aux chiens, que la caravane royale puisse passer tranquille. Les histoires de cul des dominants, bien qu'alléchantes et sordides, ne sont que l'arbre qui cache une forêt bien plus dense en affaires. Elles seront vite oubliées et ne mèneront à aucune suite, ni aucune condamnation. Elle n'apparaissent dans nos médias que pour nous occuper un moment avec accord tacite des autorités. Le but est d'occuper le terrain, le temps que la révolte née chez les peuples du sud ne fane.


Pendant que nous focalisons sur ces salopards de socialistes pédophiles et violeurs, comme le souhaitent ceux qui tiennent la barre de notre vaisseau national, nous perdons de vue que celui-ci prend de la gite de tous bords face à la tempête. Les manipulations aléatoires de nos gouvernants et les débats honteux qu'ils ont affiché sur nos écrans ( la burka, l'identité nationale, les phrases de Besson, Guéant et Hortefeux. ), dont nous avons débattu tous les jours jusqu'à nous diviser, avaient simplement pour but de nous jeter dans les extrêmes. Nous sommes beaucoup, accrochés aux bastingages pour aller vomir, et déstabilisant d'autant l'embarcation commune. A ce rythme, la tempête est partie pour durer cinq ans de plus... Bien que le extrêmes politiques, JLM et MLP n'ont aucune chance de finir au premier rang, aucun des deux futurs candidats au podium, l'Ump et le Ps dès la blanchissement de dsk, ne changeront de cap politique et nous condamnent à écoper à jamais.

Cet aperçu des années trente en dit long sur ce qui nous attend en matière de pompage : « L'empire britannique lui-même, désormais plus que jamais aux commandes de la politique mondiale, en se concentrant sur l'éradication permanente des États-nations souverains, consistant à pousser les pays dans des conflits autodestructeurs les uns contre les autres. Les services secrets commencèrent immédiatement à semer les graines d'une autre grande guerre, afin d'éliminer les nations et préparer le terrain pour un gouvernement mondial. Les programmes sociaux furent éliminés, les industries, privatisées, et de furieuses campagnes de spéculations s'abattirent, la banque centrale imprima désespérément des montagnes de billets, dans le vain espoir de rembourser l'impayable dette débouchant sur la crise hyper-inflationniste.

Aujourd'hui encore, la manipulation des tensions religieuses et ethniques sont organisées, juste pour créer des conflits régionaux. Les mêmes banques et cartels qui avaient manipulé les conflits, se positionnèrent en vue d'actions semblables pour ruiner les positions déjà affaiblies. La banque JP Morgan, située au 23 Wall street, branche américaine d'une banque britannique, fonctionnait comme un cheval de Troie dans la finance américaine depuis bien longtemps. Dans les années 20, la maison des Morgan agissait plus comme un cartel que comme une banque, sans rôle public et avec un conseil d'administration en lien avec des milliers de compagnies, d'industries, et d'établissement publics américains. La main des Morgan était reconnue comme monarchique au pays de la finance américaine, seulement inféodée à l'empire britannique pour lequel elle agissait. C'est ce vaste réseau financier qui allait prendre le contrôle des partis politiques, installer une série de présidents au service de Londres et Wall street, et qui allait conseiller le démantèlement du Système américain. Un chômage massif se développa à cause de l'effondrement de tout le tissu industriel et agricole, tandis que s'installait un désespoir profond et le chaos social, c'était un terrible cauchemar. Ce fut une époque extrêmement dangereuse, les intérêts Morgan tentèrent d'installer un gouvernement fasciste en France, autour de Pierre Laval. La révolution espagnole éclata et le régime fasciste de Franco fut mis en place, Hitler était au pouvoir, Mussolini était au pouvoir, et des banquier de Wall street soutenaient cela, y compris Prescott Bush, le grand père de GW du même nom, qui agissait avec des fonds destinés à financer Hitler. Des millions de dollars furent injectés dans le parti nazi et l'un d'eux mit le feu au Reichstag. Les nazis accusèrent le parti communistes et utilisèrent la peur suscitée par l'événement pour instaurer des lois liberticides fomentées par Hitler qui avait les pleins pouvoirs. Le krach économique aux États unis s'était transformé en une gigantesque famine, banqueroutes, saisies immobilières, et le chômage culminait à 25 %. Mais les gens n'étaient pas en mesure de prêter attention aux grondements menaçants qui provenaient de l'étranger. Pourtant, la participation aux élections qui suivirent fut sans précédent. Les électeurs espéraient trouver un leader qui, contre toute attente, les sortiraient du désespoir et ramènerait la prospérité sur le pays.

Souquez ferme matelots, les pirates sont toujours aux commandes !


La démocratie représentative est morte, vive la démocratie !
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-democratie-representative-est-95295
Nous assistons en ce moment à une étrange confluence. D'abord, le Printemps arabe se prolonge en Europe : au sud de la Méditerranée on voulait la démocratie, comme au nord... mais au nord on la réclame aussi à présent, alors même qu'on croyait la posséder depuis longtemps... mais c'était un leurre. Ensuite, depuis la chute de DSK, les affaires de moeurs éclatent en série : les médias et les politiques se discréditent à vitesse accélérée, les uns pour leur omerta, les autres pour leur déni. Les citoyens agacés pointent du doigt un réflexe de caste et un mépris du peuple. Et ne savent plus à quel saint se vouer... Ils croyaient vivre en démocratie ; ils se rendent compte qu'ils ont rêvé. Ils croyaient encore parfois en la probité de leurs journalistes et politiques, et patatra, tout s'effondre : on leur parle de scandales sexuels infâmes dont "tout le monde", paraît-il, était au courant. Sales coups pour la démocratie, sales coups pour nos certitudes... Et voilà que, dans ce contexte où tous nos repères vacillent, un prof d'économie révélé en 2005 pour son cyber-combat contre le Traité Constitutionnel Européen nous offre une nouvelle perspective, totalement inattendue, sur l'avenir de notre démocratie... offrant par là même un contenu possible aux revendications des "Indignés" du Vieux Continent.


Il souffle un vent de révolution en ce beau printemps 2011. Les Espagnols montrent le chemin en réclamant une "démocratie réelle". D'autres peuples européens vont certainement suivre le mouvement, car il répond à un besoin profond. Ici même, sur AgoraVox, on assiste à une floraison d'articles dotés d'une même fraîcheur, et qui expriment tous les mêmes aspirations, les mêmes revendications : la participation citoyenne effective aux affaires de la cité, la fin de l'oligarchie, le dépassement du système représentatif, l'avènement de la démocratie.

Médias citoyens : le terreau démocratique

Ainsi, TommytheHerbs, dans son article "Campement revendicatif au cœur de Madrid : la puerta de la solucíon ?", écrit :

"Ce qui ressort de ces petits phrasés revendicatifs que l'on peut voir éclore un peu partout durant ces manifestations, c'est que tout d'abord les gens ne croient plus en l'efficacité du vote, d'ailleurs les taux d'abstention sont toujours plus forts d'élections en élections [...]. On assiste donc à une perte de confiance dans le rôle que les politiques peuvent jouer (« el bipartismo es dictatora », « le bipartisme c'est la dictature ») ou même des syndicats d'ailleurs [...].

« Yo no voto , Yo salgo a la calle » (moi je ne vote pas, je sors dans la rue). En se rendant compte que leur vote ne possède finalement pas une si grande influence sur leur environnement socio-politico-économique, les gens deviennent persuadés que la véritable action se trouve dans le rassemblement, dans les rues, sur la place publique en définitive, que ce soit celle d'internet ou bien celle de leurs villes. « Ni políticos,ni banqueros.¡Democracia Participativa Ya ! » (Ni politiques ni banques,la démocratie participative maintenant !), le peuple veut retrouver un rôle dans la vie politique et civique de son pays, de sa région et de sa ville, il revendique le droit à une démocratie qui impliquerait largement plus ses citoyens, et grâce à l'outil internet ce mouvement prend une forme participative intéressante et en plus bénéficie de l'avantage que de nombreuses idées peuvent être préalablement échangées pour asseoir le mouvement sur une base intelligente et organisée, riche en apport citoyen d' horizons variés."

Marc Jutier, dans son article "Nous voulons la Démocratie maintenant !", exprime le même élan :

"Nous en avons assez du petit groupe d'élus professionnels qui monopolisent la parole publique et des ces institutions nationales et européennes, voire mondiales, qui nous ôtent jusqu'au droit de proposer nos solutions aux difficultés de notre quotidien. Nous avons assez subi l'oligarchie politico-financière et son régime politique mièvre, qui déresponsabilise et infantilise les Peuples par devant, tout en les dépouillant par derrière. L'élection à échéances fixes de politiciens professionnels est une mascarade qui ne permet que l'entretien à grands frais d'un statu quo désormais intenable. Il y a urgence sociale, environnementale, économique, sanitaire, éducative, judiciaire, énergétique, …. Notre maison brûle, et ils nous ordonnent de regarder ailleurs ! Les besoins du Peuple seront bien servis par les décisions du Peuple ! Nous sommes assez forts et assez responsables pour gérer nous-mêmes notre vie !"

Erik Gruchet, dans son article "Extinction programmée de la caste politique", réclame la fin de la "démocratie représentative", qui infantilise les peuples, et son remplacement par une forme de démocratie directe et adulte :

"L’abrogation du monopôle législatif de la caste politique en place, quelle que soit son obédience, est une des revendications de la révolution citoyenne en cours en Europe. Nous sommes le peuple et nous ne voulons plus de représentants du peuple. Nous souhaitons nous exprimer directement, débattre sur des forums réels ou virtuels, choisir en âme et conscience, voter sur internet de façon sécurisée et accessible à tous et enfin accepter le verdict de la démocratie réelle. Nous voulons refonder entièrement la république et sa constitution pour y inscrire en lettre d’O.R « l’Obligation Référendaire » ainsi que le « Salaire Universel Citoyen », le S.U.C du nouveau monde à bâtir, soumis à la nécessaire participation individuelle à la bonne marche de l’Etat. Ce n’est pas en maintenant les citoyens en dépendance que l’on émancipe un peuple, c’est en leurs rendant leurs pouvoirs individuellement et en les impliquant directement dans des choix de société. Nous ne sommes plus des enfants que l’on guide par la main pour les conduire dans le « droit chemin » de la mafia capitalistique, bancaire et consumériste, nous sommes des êtres pensants qui exigeons notre droit souverain à l’expression sans intermédiaire. [...]

La réelle démocratie n’est pas une fantaisie d’utopistes illuminés, elle est la revendication déterminée de tous les peuples en éveil de conscience. Nous ne céderons plus aux sirènes des beaux parleurs professionnels qui nous conduisent vers l’écueil de leurs ambitions personnelles. La hiérarchie clanique du pouvoir politique est un reliquat d’anciens régimes autoritaires et violents qui se maintiennent par la ruse et la division. Elle ne correspond ni ne sert aucune civilisation durable et éclairée qui s’appuie sur tous ses citoyens. Cette hiérarchie de caste tombera comme tombent les feuilles mortes : elles cèdent par manque de sève devant la poussée des tendres bourgeons."



Enfin, Jean-Paul Foscarvel annonce, dans son article "Un bouleversement en marche", une possible nouvelle ère, celle de la démocratie auto-organisationnelle :

"Les récents événements sont le signe d’un bouleversement fondamental. L’actualité bousculée fait tourner l’histoire. Nous entrons peut-être dans une nouvelle ère. Celle de la démocratie auto-organisationnelle, succédant à la démocratie représentative. [...] La libération des peuples du joug ploutocrate passe par une prise de conscience collective face à des dirigeants dénués de tout scrupule et oeuvrant pour une minorité contre les peuples. Ce sont les crises réelles qui font devenir les peuples intelligents et les amènent vers l’autonomie."

Dans cette aspiration à une autre démocratie, plus directe, plus réelle, Internet joue un rôle moteur. Non pas seulement qu'il permette de coordonner les luttes et d'organiser les manifestations ; il permet surtout deux choses : rendre les citoyens conscients et actifs.

Conscients, car les sources d'information sont désormais démultipliées, chacun peut avoir un oeil sur le monde entier, l'omerta politico-médiatique est de plus en plus aisément contournée, les gens s'expriment directement et discutent entre eux, à grande échelle - sans être obligés de passer par des médiateurs, qui filtrent leurs propos et les formatent selon leurs exigences -, ils s'habituent à travailler l'information de manière collective, enfin une sorte d'empathie universelle est en train de naître, comme le relève Jeremy Rifkin.

Actifs, car tout sur Internet nous pousse à l'action : la recherche d'information sur Google et ailleurs, la vérification de celles-ci, leur recoupement - habitude de plus en plus fréquente du fait de l'insécurité informationnelle (profusion de rumeurs, de hoax, etc.) dont nous sommes pleinement conscients -, l'évaluation constante des informations (par des votes ou des commentaires), la production de contenus (articles, vidéos, etc.), la conversation ininterrompue dans les forums, les recommandations et le partage...

Quand le mot "démocratie" désigne son strict contraire...

Or la "démocratie représentative", qu'il est sans doute plus juste d'appeler "gouvernement représentatif", dans la mesure où il a été historiquement conçu en opposition avec la démocratie, repose sur une certaine inconscience des masses et sur leur relative inaction - conditions de leur manipulation.

Rappelons, en premier lieu, cette vérité historique : dès son origine, le régime représentatif se pose en opposition au régime démocratique, comme le signifient clairement ces paroles de Sieyes, prononcées le 7 septembre 1789 : "Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet Etat représentatif ; ce serait un Etat démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants." [1] Dans La haine de la démocratie, le philosophe Jacques Rancière, favorable à la démocratie directe, rappelle que :

"la représentation n’a jamais été un système inventé pour pallier l’accroissement des populations. Elle n’est pas une forme d’adaptation de la démocratie aux temps modernes et aux vastes espaces. Elle est, de plein droit, une forme oligarchique, une représentation des minorités qui ont titre à s’occuper des affaires communes. […] Et l’élection n’est pas davantage en soi une forme démocratique par laquelle le peuple fait entendre sa voix. Elle est à l’origine l’expression d’un consentement qu’un pouvoir supérieur demande et qui n’est vraiment tel qu’à être unanime. L’évidence qui assimile la démocratie à la forme du gouvernement représentatif, issu de l’élection, est toute récente dans l’histoire. La représentation est dans son origine l’exact opposé de la démocratie. Nul ne l’ignore au temps des révolutions américaine et française. Les Pères fondateurs et nombre de leurs émules français y voient justement le moyen pour l’élite d’exercer en fait, au nom du peuple, le pouvoir qu’elle est obligée de lui reconnaître mais qu’il ne saurait exercer sans ruiner le principe même du gouvernement" [2].


Dans le système représentatif, les aspirations démocratiques doivent être logiquement contenues. Samuel Huntington l'a parfaitement exprimé dans une analyse produite en 1975 par la Commission Trilatérale, intitulée Crisis of Democracy [3], Huntington écrit : "La décennie 1960 a témoigné de la vitalité de l’idée démocratique. Elle a été une décennie de poussée démocratique et de réaffirmation de l’égalitarisme démocratique [4]. […] Plusieurs des problèmes de gouvernance aux Etats-Unis aujourd’hui découlent d’un excès de démocratie […]. Ce qui est nécessaire est un degré plus grand de modération dans la démocratie. […] Le bon fonctionnement d’un système politique démocratique requiert habituellement une certaine mesure d’apathie et de non-engagement d’une partie des individus et des groupes. […] Nous en sommes venus à reconnaître qu’il y a potentiellement des limites désirables à la croissance économique. Il y a aussi potentiellement des limites désirables à l’extension indéfinie de la démocratie politique." [5]

Il va sans dire que la télévision est l'instrument le plus performant pour développer cette apathie et ce non-engagement désirés par le pouvoir oligarchique. Le fondateur de la Trilatérale, Zbigniew Brezinski, n'hésita d'ailleurs pas en 1995 à se faire le promoteur du "tittytainment" - le mot est formé à partir de la contraction de "tit" (le sein maternel auquel le nourrisson s’allaite) et "entertainment" (le divertissement). Selon Zbig, "un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète." [6] Et Jean-Luc Mélenchon de commenter, dans un article de Technikart paru en 1999, ce nouvel opium du peuple : "Guy Debord aurait adoré. Nul doute que sa Société du spectacle© a pris, au cours des années 90, un envol sidérant. Télé, radio et presse ne nous apparaissent plus vraiment comme un contre-pouvoir. Au contraire : les médias modernes s’imposent comme les principaux collaborateurs du « titytainment » nouveau, escamotant la réalité vécue au profit d’une fiction lénifiante." Avec le "tittytainment", nous sommes très loin, chacun en conviendra, de la démocratie authentique...

Isègoria et tirage au sort : l'essence de la démocratie

Rancière voit dans le tirage au sort (en usage chez les Grecs) l’essence même de la démocratie dans sa forme authentique, c’est-à-dire directe. Il est, sur ce point, sur la même ligne qu'Etienne Chouard, qui vient de prononcer, le 24 avril 2011 à Marseille, une conférence des plus stimulantes sur ce sujet du tirage au sort, et que je vous conseille très vivement de regarder :


Étienne Chouard - Conférence: Le tirage au sort... par culture-libre

Dans sa conférence, Chouard décrit les modalités du tirage au sort à Athènes il y a 2500 ans, montre en quoi ce système est plus que jamais d'actualité, et répond aux objections qui ont pu être émises à son endroit.

Pour synthétiser à l'extrême, le principal objectif des Athéniens était d'imposer une véritable égalité politique. Le premier pilier dans les institutions de la démocratie athénienne était l’isègoria, droit de parole pour tous à tout moment et à tout propos : les Athéniens considéraient ce droit de parole comme une hygiène de base qui permettait à la démocratie de se protéger elle-même en faisant de chaque citoyen une sentinelle apte à dénoncer d’éventuelles dérives oligarchiques et à protéger la démocratie. Les Athéniens tenaient à l'isègoria plus qu'à toute autre institution. Conscients que le pouvoir corrompt, les Athéniens ont établi qu'il fallait garantir, de façon prioritaire, l'amateurisme politique, et donc la rotation des charges, grâce aux mandats courts et non renouvelables. Or, le seul moyen pour désigner les représentants en faisant tourner rapidement les charges était le tirage au sort, égalitaire et incorruptible. Selon Chouard, la différence fondamentale entre l'élection et le tirage au sort, c'est que l'élection repose sur la confiance en notre volonté individuelle (comme si elle ne pouvait pas être trompée), alors que le tirage au sort cultive la défiance pour, en quelque sorte, nous protéger contre notre volonté collective (toujours menacée de tromperie).

L'une des grandes craintes que suscite le tirage au sort, c'est de confier le pouvoir aux incompétents ou aux "affreux" (pour reprendre l'expression de Chouard) ; je vous laisse découvrir les réponses qui peuvent y être apportées, dans la vidéo ou, pour ceux qui préfèrent lire, sur le site de Chouard, où il a tout couché par écrit.

Révolution 2.0 : la fabrique du "bon citoyen"

Mais concernant spécifiquement la crainte de l'incompétence des citoyens, il faut garder à l'esprit que ce fut toujours l'argument des oligarques pour confisquer le pouvoir : "Cette idée que les citoyens sont incapables de saisir la complexité des problèmes dans une société moderne" est "le motif fondamental par lequel les oligarques légitiment leur domination", écrit Hervé Kempf dans L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie [6]. Le journaliste et théoricien de l'opinion publique Walter Lippmann l'invoquait au début du XXe siècle pour justifier que le peuple s'en remette à des "hommes responsables", et renonce à exprimer directement sa volonté. La fabrique du consentement - de masses auxquelles on donne le droit de vote mais que l'on juge incompétentes - est ainsi pleinement justifié. Edward Bernays en sera le premier praticien, dans la lignée des travaux théoriques de Lippmann.

Or, si les citoyens sont (en effet) souvent incompétents, c'est qu'ils sont mis délibérément à l'écart du débat public. Car c'est par le débat que l'on peut trouver le désir de s'informer et d'élever son niveau de conscience. C'est la réponse très pertinente que Christopher Lasch a adressé à Lippmann dans son livre La révolte des élites et la trahison de la démocratie :

"Les gens acquièrent facilement les connaissances dont ils peuvent faire usage. Puisque le public ne participe plus aux débats sur les questions nationales, il n'a aucune raison de s'informer des affaires civiques. C'est le déclin du débat public, et non pas le système scolaire (quelle que soit, par ailleurs, sa dégradation) qui fait que le public est mal informé, malgré toutes les merveilles de l'âge de l'information. Quand le débat devient un art dont on a perdu le secret, l'information aura beau être aussi facilement accessible que l'on voudra, elle ne laissera aucune marque. Ce que demande la démocratie, c'est un débat public vigoureux, et non de l'information. Bien sûr, elle a également besoin d'information, mais le type d'information dont elle a besoin ne peut être produit que par le débat. Nous ne savons pas quelles choses nous avons besoin de savoir tant que nous n'avons pas posé les bonnes questions, et nous ne pouvons poser les bonnes questions qu'en soumettant nos idées sur le monde à l'épreuve de la controverse publique.

L'information qui est d'ordinaire conçue comme une condition préalable au débat se comprend mieux comme son produit dérivé. Quand nous nous engageons dans des discussions qui captivent entièrement notre attention en la focalisant, nous nous transformons en chercheurs avides d'information pertinente. Sinon, nous absorbons passivement l'information — si tant est que nous l'absorbions." [7]

Les médias traditionnels, télévision en tête, ne poussent pas au débat et à la participation citoyenne. Ils sont bien souvent, au contraire, des instruments de conditionnement et d'infantilisation du citoyen, qui ne favorisent pas la liberté d'expression, mais répriment, tel un nouveau clergé (dixit Régis Debray), les opinions dissidentes. Ils fabriquent de "mauvais citoyens", passifs, désintéressés, ignorants, oublieux de tout, et consommateurs d'infos comme de marchandises. Internet, tout à l'inverse, est l'instrument du débat et de la participation d'un nombre croissant de citoyens, il est le lieu où la liberté d'expression existe en acte. Il crée de "bons citoyens", actifs, curieux, dotés d'une mémoire d'éléphant, et refusant de considérer les informations comme de vulgaires marchandises à ingurgiter puis à évacuer à vitesse grand V. Alors que les anciens médias sont ceux de la démocratie des apparences (que fustige Kempf), les nouveaux peuvent être ceux de la démocratie réelle.

D'ailleurs, Etienne Chouard juge très pertinemment qu'Internet et les blogs réactivent l'isègoria des Grecs, qui est précisément la condition de possibilité des citoyens actifs : "Aujourd’hui, en pleine oligarchie, d'une certaine façon, l'Internet nous rend (un peu) l’isègoria que les élus nous ont volée depuis 200 ans. C'est l'isègoria qui rendait possible des citoyens actifs et à l'inverse ce sont les citoyens actifs qui donnaient vie à l'isègoria. Les deux se tiennent, vont ensemble." Ou encore, plus explicitement : "Je trouve que les blogs sont une réactivation de quelque chose qui était essentiel sous la démocratie athénienne, l’isègoria, le droit de parole pour tous à tout moment. Les Athéniens le considéraient comme le plus important de tous les droits dans la démocratie. Le fait que toutes les opinions dissidentes aient voix au chapitre protégeait la démocratie contre les erreurs, contre les dérives. Avec l’élection, on a renoncé au droit de parole pour chacun. Et Internet est un outil pour les humains qui ont toujours cette pulsion, ce besoin de s’exprimer, de protester, de résister. C’est l’isègoria qui revient sur le devant de la scène malgré les hommes politiques et je trouve ça très fort."

Du journalisme citoyen à la démocratie citoyenne

On peut certainement affirmer que la révolution médiatique sur Internet (avec les blogs, les médias participatifs, Facebook, Twitter...) précède et annonce la révolution politique que portent désormais dans leurs gènes les citoyens élevés au Web 2.0. Rappelez-vous les caractéristiques de la démocratie athénienne, répertoriées par Chouard : elle vise l'égalité politique, elle repose sur l'égal droit de parole pour tous, sur la liberté totale d'expression, les citoyens ont un rôle de sentinelles qui veillent à ce que la démocratie ne dérive pas vers une forme d'oligarchie, ils ont la possibilité de dénoncer une telle dérive, les fonctions politiques sont exercées par des amateurs, surveillés par leurs pairs, nul ne leur fait naturellement confiance, c'est au contraire la défiance qui règne et fonde tout le système, leur activité n'a pas pour vocation de les enrichir, et s'ils ont bien agi ils gagneront la simple reconnaissance de la communauté... Ne trouvez-vous pas que ces attributs de la démocratie athénienne ressemblent en tous points à ceux du journalisme citoyen tel qu'il se pratique sur l'agora numérique ? Ce qui peut nous faire penser que la suite logique du journalisme citoyen, c'est... la démocratie citoyenne, ou originelle, à faire revivre aujourd'hui.

De la même manière que le journalisme traditionnel est constamment contesté par les journalistes citoyens, la "démocratie représentative" ne correspond plus aux nouveaux citoyens qu'Internet forme, ou plutôt dont Internet libère certaines potentialités et aspirations essentielles : à la liberté, à l'égalité, mais aussi à la solidarité. Les médiateurs de l'information (les journalistes), comme les représentants élus du peuple (les politiques), ne parviennent plus à légitimer leur position de surplomb face à des citoyens de plus en plus actifs et conscients, qui expriment toujours plus fermement leur volonté de prendre collectivement en main leur destin et de contrôler les informations qui modèlent leurs consciences. Alors que depuis des décennies, les enquêtes d'opinion indiquent que les citoyens perdent inéxorablement confiance à la fois dans les politiques et les journalistes, on semble enfin assister au sursaut citoyen que cette défiance commandait naturellement depuis déjà longtemps. Mais tout vient à point à celui qui sait attendre... et je ne peux m'empêcher de citer de nouveau Erik Gruchet : "Cette hiérarchie de caste tombera comme tombent les feuilles mortes : elles cèdent par manque de sève devant la poussée des tendres bourgeons".

En à peine quelques semaines, le mouvement des Indignados en Espagne a fait prendre à l'idée de "démocratie représentative" un sacré coup de vieux. Le temps paraît subitement s'être accéléré. L'élection présidentielle de 2012, au centre de tous les débats politico-politiciens depuis des mois, voire... depuis la précédente élection, perd même de son attrait, tant l'enjeu ne paraît plus être de savoir pour qui nous allons voter, mais bien comment nous allons au plus vite changer de système et instaurer la démocratie réelle - telle qu'Etienne Chouard peut nous la laisser entrevoir, même si la réflexion est évidemment à poursuivre. L'élection de 2007 était peut-être la dernière à susciter encore de l'engouement, car rares étaient à l'époque ceux qui imaginaient sortir du système représentatif, qui paraissait être la forme ultime de la démocratie ; et puis de nouvelles figures (Sarkozy, Royal, voire Bayrou) laissaient augurer une autre manière de faire de la politique.

Pour 2012, Nicolas Sarkozy (candidat probable de l'UMP) ne suscite plus aucun intérêt, il a réussi à lasser jusqu'à ses partisans. Au PS, quel que soit le candidat, nul enthousiasme. C'est morne plaine au PS... et la soupe à la grimace depuis les déboires de DSK. Et personne ne croit plus que ce parti puisse constituer une réelle alternative à l'UMP. Pour dire la vérité, seule la montée de Marine Le Pen dans les sondages constituait ces derniers temps un sujet d'excitation : allait-elle éliminer Sarkozy ou DSK du 1er tour ? de qui allait-elle faciliter la victoire au 2nd tour ? allait-elle faire exploser l'UMP après la présidentielle ? Or, même Marine Le Pen semble passée de mode depuis quelque temps... du moins les sondages attestent d'un tassement. C'est bien que le principe même de l'élection est discrédité chez de nombreux citoyens, qui n'y croient plus.

Les jours de la démocratie représentative sont comptés...

Sur Internet, on pouvait voir, ces derniers temps, que les candidats les plus en vogue étaient, sinon des populistes revendiqués, du moins des contempteurs de l'oligarchie : Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Eva Joly, Nicolas Dupont-Aignan, voire François Asselineau. La séduction qu'ils exerçaient venaient, entre autres choses, de cet au-delà de la "démocratie représentative" (oligarchique) qu'ils laissaient entrevoir dans leurs discours (sans s'y ranger pour autant). Le Printemps européen - et l'idée de démocratie directe qu'il porte en germe - suggère que les citoyens ne se contenteront plus pour longtemps de candidats professionnels, aussi "anti-système" soient-ils. C'est tout le système politique et médiatique qui va devoir se révolutionner, de par l'initiative même des citoyens enfin conscients. Comment ? Ce n'est certainement pas à un seul homme de le dire... Et la révolution ne se fera pas en un jour. C'est un long cheminement collectif qui se profile, et dont la Toile sera le support principal...

Concluons notre réflexion avec ces quelques extraits du manifeste de Badi Baltazar, "Twitter & Facebook : Armes de démocratie massives", paru le 30 mai 2011 sur AgoraVox :

"Les jours de la médiation - si chère aux milieux rédactionnels - sont comptés. Fini l’hégémonie journalistique postmoderne. [...] Il m'apparaît indiscutable que le monopole d’une élite relève de tout sauf de la nature humaine. [...] Aujourd’hui c’est le partage, l’échange qui priment. Fini l’unilatéralité de l’information. [...] Les volontés politiques de revoir la structure même d’internet, parce qu’elle menace leur capacité de contrôle sur les masses, est tout simplement inhumain. Voilà pourquoi le 4è pouvoir devrait s’atteler à rédiger son testament. Twitter et Facebook, ce sont des milliards de vérités que par essence révèlent des milliards de voix. C’est l’anti pensée unique par définition. De par son pouvoir de partage de visions, de savoir, d'émotions, de témoignages, internet a paradoxalement des vertus, c'est une sorte de réseau en mouvement relatif permanent. Le symbole de l'anti inertie de notre siècle. [...] Twitter, les médias participatifs, les blogs, Facebook et autres supports contribuent à la naissance d’une intelligence collective. [...] Rien ne pourra y faire, la voix du peuple et les milliards de connexions se renforcent et s’organisent un peu plus à chaque seconde qui passent, de telle sorte qu'aujourd'hui un retour en arrière est impossible. La preuve en est l’ampleur des mouvements dans le monde Arabe, en Espagne à présent et, qui sait, en France et ailleurs plus tard. S’agit-il vraiment des prémices d’une révolte envers le projet de nouvelle gestion mondiale de l'ordre du même nom ? Je l’espère. Mon intime conviction est qu’aucun homme, aucun groupe, aucune alliance n’arrivera jamais à dominer l’humanité car la voix du peuple est par essence insaisissable."

Il n'est nul besoin d'avoir le culte d'Internet pour reconnaître ses effets, non tant sur l'homme, dont il ne fait que libérer les potentialités (bonnes ou mauvaises), que sur la société et, demain sans doute, de façon très profonde, sur la politique. "Nous sommes tous Américains", clamait Jean-Marie Colombani dans Le Monde au lendemain du 11-Septembre. Je me permets à mon tour, au début du Printemps européen, de suggérer cette autre formule, non pas compassionnelle celle-là, mais d'espérance : "Nous sommes tous Athéniens" - du temps de Socrate comme de celui de DSK...

Notes :

[1] SIEYES, « Sur l’organisation du pouvoir législatif et la sanction royale », in Les orateurs de la Révolution française, La Pleïade, 1989, p. 1026-1027.

[2] Jacques RANCIERE, La haine de la démocratie, La Fabrique éditions, 2005, p. 60.

[3] Michel CROZIER, Samuel HUNTINGTON, Joji WATANUKI, The Crisis of Democracy, Report on the Governability of Democracies to the Trilateral Commission, New York, New York University Press, 1975.

[4] Huntignton, op. cit., « Chapter III. The United States », p. 60.

[5] Ibid, p. 113-115.

[6] La scène est rapportée par le journaliste allemand Hans-Peter Martin en introduction de son ouvrage Le Piège de la mondialisation (Solin/Actes Sud).

[7] Hervé KEMPF, L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Editions du Seuil, 2011, p. 88.

[8] Christopher LASCH, La révolte des élites et la trahison de la démocratie, Editions Flammarion, 2007 (édition originale : 1995), p. 168-169.

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Sam 4 Juin - 17:23

merci nyark j'ai malheureusement du peter mon boulard hier a la suite de l'intervention d'une personne qui a appellé a aller ce renseigner sur le projet venus hier :pfffff: le pire c'ets que le mec tenant aussi le blog a remis sa dans le compte rendu mais pas mon intervention
du coup la je sens que ce soir (j'avait pas spécialement prevu d'y retourné ) je fait voté une motion contre ce type d'intervention si elle est refusé j'arrete tout !

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 4 Juin - 19:55

Grèce: le gouvernement au défi de remplir ses promesses, face à une crise de confiance
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h9wx1wXHcaDAnCFg7BJkG2RefZsQ?docId=CNG.26ce214b645226d874ef60734fac022a.d41
ATHENES — Le gouvernement grec se retrouve confronté au défi de tenir les promesses d'austérité renforcée faites à ses bailleurs de fonds, zone euro et Fonds Monétaire International, alors que le climat social et politique se dégrade fortement dans le pays.

La Grèce s'est vue promettre vendredi une nouvelle aide financière de ses créanciers, pour lui éviter la banqueroute et la sortie de l'Union monétaire, en plus du prêt de 110 milliards d'euros déjà octroyé il y a un an.
En contrepartie, le gouvernement socialiste de Georges Papandreou s'est engagé à renforcer encore l'austérité afin de réduire le déficit public du pays et accélérer les privatisations pour combler la dette de 340 milliards d'euros.
Son plan prévoit 6,4 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2011 et 22 milliards d'ici 2015, via des coupes dans la fonction publique, certaines pensions, des hausses d'impôts et de TVA.
Samedi, les syndicats avaient appelé à une manifestation à Athènes pour protester contre une "barbarie anti-sociale", qui va s'ajouter aux drastiques mesures d'économies prises en 2010 et ayant permis de réduire le déficit de 5 points de PIB en une seule année.
Mais les syndicats peinent à mobiliser après neuf grèves générales qui n'ont conduit qu'à plus d'austérité, et alors que le pays est plongé dans une profonde récession.
A peine un millier de personnes ont défilé samedi.

En revanche, un mouvement spontané "d'Indignés", qui échappe à l'encadrement des partis et syndicats, relayé par internet, rassemble chaque soir depuis une douzaine de jours des foules de gens sur la place Syntagma (de la Constitution), juste devant le Parlement grec.
Là, les slogans, au départ juste évocateurs du ras-le-bol de la crise, deviennent de plus en plus antigouvernementaux, frisant le populisme. Les députés sont conspués, accusés d'avoir spolié le pays en acceptant l'aide internationale qui a, selon les "Indignés", précipité la Grèce dans la crise.
Des incidents au cours desquels des membres du gouvernement sont pris à partie publiquement se multiplient, la classe politique étant rendue responsable des années de gabegie qui ont conduit le pays au désastre
.

Le dernier en date, jeudi soir, a vu le porte-parole du gouvernement Georges Pétalotis recevoir injures et projectiles alors qu'il se rendait dans un centre pour personnes âgées.
Il a été évacué par une sortie de secours, tandis qu'on entendait "Honte, honte" dans la foule, ou encore "prends l'hélicoptère et tire-toi".

Selon des études récentes, les Grecs n'ont plus confiance dans le système politique actuel pour sortir le pays de sa crise financière.
Selon un sondage réalisé pour le journal To Vima le week-end dernier, seulement 40% jugent qu'un "gouvernement élu démocratiquement" est capable de faire face à la crise, 30% souhaitant "un groupe d'experts et de technocrates" et 22,7% préférant un "dirigeant puissant auquel parlement et élections ne puissent pas faire obstacle".
Plus inquiétant, les sondés sont 57% à "approuver ou plutôt approuver" les agressions verbales et physiques contre les responsables politiques.
Dans les défilés, deux sentiments dominent: l'envie de sortir du mémorandum d'accord avec les créanciers, au risque pour la Grèce de faire vraiment faillite, ou l'abattement.
Samedi, un syndicaliste de la Gsee, Nektarios Darzakis, estimait qu'il fallait "augmenter la pression" pour "obtenir le départ du gouvernement et le retrait du mémorandum". Plus loin, Stratos, 26 ans, salarié d'un centre d'appel expliquait qu'après l'abaissement de 30 à 40% de son salaire, il vit toujours chez ses parents: "Je n'ai jamais vu mon père aussi déprimé, et c'est cela qui m'inquiète le plus".
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Message  ivo le Dim 5 Juin - 9:40

Vous avez dit DEMOCRATIE ?
http://les-oies-sauvages.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/05/vous-avez-dit-democratie.html
La révolte des protestataires de la Génération précaire au Portugal et des Indignés en Espagne doit nous mener à une réflexion profonde sur la représentation des citoyens, sur le retour de la politique dans la vie de la Cité, sur l'affirmation des valeurs qui fondent notre démocratie.

Il n'est plus acceptable ni tolérable de négliger le chômage des jeunes, l'appauvrissement des travailleurs précaires, des classes ouvrières et moyennes, alors même que les pouvoirs en place ne cessent de choyer les privilégiés en accordant toujours plus à ceux qui ont plus.

Il n'est qu'à voir en France combien le bouclier fiscal a favorisé les grandes fortunes.
Les précaires, les chômeurs, les personnes âgées dont beaucoup sont en voie de paupérisation n'ont pas bénéficié d'une telle attention.


Les peuples européens supportent le diktat des grandes institutions internationales alors même qu'ils ne sont pas responsables du comportement irresponsable de certaines banques qui ont précipité la crise financière et économique actuelle.

Génération précaire, Indignés, et cet engagement de Stéphane Hessel "Indignez-vous", autant de signes de la vitalité démocratique actuelle qui doit nous permettre de remettre la démocratie au coeur de la Cité !
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Message  ivo le Dim 5 Juin - 11:49

Libre-échange et socialisme
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/libre-echange-et-socialisme-94959
Il y a des choses qu'un ultra-libéral peut accepter, mais qu'un socialiste ne peut accepter. Les effets actuels du libre-échange sur la France font peut-être partie de ces choses. Conçu comme un projet politique visant à permettre à la partie la moins riche d'une société capitaliste, d'éviter le sombre destin qui lui est promis par Marx, c'est à dire l'oppression et la pauvreté, le socialisme est en effet attaqué dans ses points les plus essentiels, par le libre-échange.

Le libre-échange rend impuissants les dirigeants politiques, et par là les citoyens qu'ils représentent, à agir sur l'économie de leur pays. Impuissants face au chômage, ou face à la nécessité, fatale dans un contexte de libre-échange, de réduire les charges sociales, et par là les dépenses de l'État, et de réduire les lois de protection du travail, pour rendre les travailleurs moins couteux et plus « flexibles ».

Le libre-échange rend impuissants les militants syndicaux, en exerçant une pression poussant l'État à « flexibiliser », et donc à fragiliser les salariés, mais aussi en faisant bien comprendre aux salariés que toute revendication conduit si elle est satisfaite, à une hausse du cout du travail, ou à une « rigidification » du travail, préjudiciable à la survie de l'entreprise, ou au maintien de son activité en France plutôt que dans un pays émergent.

Le libre-échange rend même bien difficile la création par des travailleurs, d'une entreprise coopérative qui leur appartiendrait à tous, tout au moins dans le cas où cette entreprise serait exposée à la concurrence des pays émergents, car alors elle aurait bien du mal à vendre ce qu'elle produit.

Le libre-échange attaque donc le socialisme dans les trois formes d'émancipation qui lui sont chères : la citoyenneté, le militantisme syndical, et la création et la direction collectives d'entreprises coopératives.

L'attaque est suffisamment virulente, pour empêcher au socialisme d'atteindre son autre fin importante, avec l'émancipation, qui est la disparition de la pauvreté.

Une première forme de pauvreté qu'il contribue à provoquer en France, est le chômage de masse, qui est aujourd'hui entre 9,6% et 16,4%, selon la définition plus ou moins restrictive du chômage que l'on adopte. Pour survivre une entreprise de France a besoin comme celles des autres pays, de vendre ses produits, et pour que ses possesseurs, parfois soumis à une pression de ses créanciers, choisissent de maintenir son activité en France, il faut qu'ils ne tirent pas de profit d'une délocalisation de cette activité dans les pays émergents. Ces deux choses sont beaucoup plus sûrement garanties par du protectionnisme que dans un contexte de libre-échange.

Une seconde forme de pauvreté, provoquée en importante partie par le libre-échange, est la « modération » des salaires, clairement indiquée par l'évolution au cours des 30 dernières années, du partage de la valeur ajoutée des sociétés non financières (entreprises plus grandes que des entreprises individuelles, et n'appartenant pas à la branche des activités financières). En 1981, la part de la rémunération des salariés représentait 75% de la valeur ajoutée des sociétés non financières, et elle n'en représente plus que 67% depuis 1988. La réduction de la protection du travail par l'État, et la dégradation en défaveur des militants syndicaux et des salariés qu'ils représentent, du rapport de force entre eux et les possesseurs et créanciers des entreprises, sont favorisées par le libre-échange, et favorisent cette « modération » des salaires.

On doit aussi, au moins en partie au libre-échange, cette troisième forme de pauvreté qu'est la précarité, revers du point de vue des salariés, de ce que les ultra-libéraux appellent la « flexibilité ».

Enfin, le libre-échange favorise une quatrième forme de pauvreté des habitants d'un pays, qui est le manque de moyens de leur État, en exerçant une pression à la baisse sur les charges sociales.

En France aujourd'hui, émancipation et disparition de la pauvreté, sont donc fortement compromises par le libre-échange. Quelle conception du socialisme lui est donc compatible dans ce contexte ?


Les Indignés de Bruxelles : qui sont-ils ?
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-de-bruxelles-qui-sont-95381
Visite du campement bruxellois des Indignés - Procès-verbal d'intérêt général

Hier, j'ai décidé de faire un arrêt du côté du carré de Moscou à Saint-Gilles dans l’idée de rencontrer des membres de ce mouvement dit des Indignés. Comme la plupart d'entre vous j'imagine, je me suis posé pas mal de questions sur cet étrange phénomène. Qui sont ces gens ? Pourquoi se sont-ils délibérément installés sur une place au beau milieu de la capitale de l'Europe ? Que veulent-ils ? Quelles sont leurs intentions ? Quels sont les intérêts qu'ils défendent ? Est-ce un groupe, une organisation de militants ? Quelles sont leurs revendications ?


Arrivé sur les lieux, j'ai d'abord constaté que l’endroit avait des airs de festival d'été, avec ses chapiteaux et ses stands. Mais au fur et à mesure que je me rapprochais du coeur de la place, je ressentais le genre d'impression de découverte et d'étonnement que l'on peut avoir lorsque l'on pose le premier pas dans un univers nouveau. La place était littéralement occupée, mais pas seulement. Une société parallèle semblait s'y être formé au sein même de la cité. Des tentes, des tables, des chaises, des fauteuils, des matelas, des échoppes, un potager. Une cuisine au centre, avec une pancarte indiquant que le prix de la nourriture est celui que décidera de lui accorder l'acheteur. Des activités ludiques, des ateliers divers, des jeunes femmes sur des échasses, une bibliothèque à ciel ouvert, des groupes de citoyens formés un peu partout sur la place, qui échangent activement, dans une ambiance cordiale, décontractée mais sérieuse. Des notes se prennent, des coordonnées s'échangent, des solutions s'inventent. C'est le royaume de la débrouille, une espèce de laboratoire où les chercheurs ne sont autres que les citoyens qui s'y retrouvent, se rencontrent, s'écoutent et se parlent. Inutile de préciser que j'ai vite compris qu'il y planait autre chose qu'une simple brise de printemps.

Sous le plus grand des chapiteaux se tenait une assemblée composée d'une cinquantaine de personnes de tout âge, de toutes origines, des chômeurs, des enfants avec leurs parents, des étudiants, des employés, des ouvriers, des fonctionnaires, des retraités, des gens du voisinage. Du bobo à l'altermondialiste, tous semblaient être intéressés par ce qui se déroulait. Symboliquement, ils se passaient la parole en faisant circuler un bout de bois, en guise de micro. Au choix, chacun avait l'opportunité de s'exprimer, de faire part des raisons de ses indignations et de ses réflexions. Des valves avaient été installées et le procès-verbal de la précédente Assemblée Générale y avait été affiché. La tendance m'a semblé être à la création de structures spécifiques aux divers domaines qu'ils souhaitent couvrir. Ces dernières se matérialisent sous la forme de commissions. A ce jour, ont commencés à être formés des cellules de communication, un site web ainsi qu'une logistique opérationnelle et sanitaire appréciable. Par ailleurs, les décisions prises par les activistes sont actées et les potentiels de coordinations nationales et internationales sont envisagés et commentés.

J'en profite donc pour rassurer la bourgmestre de la commune, qui d'après certaines sources serait inquiète quant aux conséquences d'un tel rassemblement et je tiens à lui adresser les salutations les plus pacifiques que les débats auxquels j'ai assisté m'obligent à relayer. Une multitude de messages et de banderoles ont d'ailleurs été accrochés partout sur la place. Ils invitent à l'éveil des consciences et à la mobilisation citoyenne. A noter que plusieurs d'entre elles sont en espagnol ou en anglais.

J'avoue que plongé dans ce microcosme bouillant d'énergie positive, j'étais quelque peu intrigué. Faut dire que ce genre d'espace de partage spontané n'est pas courant. Personnellement, je n'ai jamais vu ça de ma vie en Belgique. Ces gens - venus de partout, partout en Europe et ailleurs dans le monde - qui délibérément se réunissent sur des places, les occupent jour et nuit et y réorganisent une vie sociale, embryonnaire certes mais effective. C'est absolument remarquable. Ce que je veux exprimer c'est que le fait même que ces gens agissent de la sorte - s'inscrivant dans une démarche constamment en mouvement vu que telle est sa raison d'être - est une révolution en soi. Ce sont avant tous les mentalités et les modes de vie en société qui sont ici repensés.

J'insiste cependant sur le fait qu'il faut raison garder et éviter de se laisser happer par je ne sais quelle tentation passionnée. Selon moi, dans l'état actuel, le mouvement naissant dont je témoigne n'est qu'un vecteur de prise de conscience pour les citoyens qui s'y identifient et y contribuent. Néanmoins, leurs intentions et leurs actions n'en sont pas moins profondes et sincères. Ce que ces gens ressentent, l'énergie qu'ils investissent, leurs idées, leur créativité et leurs rêves d'équité sont tout sauf anodins et peu en parle, voire pas du tout. Les quelques journalistes qui ont daigné faire référence à ces mouvements jaillissants sous la bannière d'une démocratie réelle un peu partout dans le monde, oublient ou taisent l'essentiel. Au-delà de la finalité, du potentiel d'expansion et de réalisation de ces mouvements, le fait que ces gens en arrivent à descendre dans les rues et les places et à les occuper pour pouvoir exister et avoir la possibilité de s'exprimer et de se faire entendre, est une illustration grandeur nature du constat d'échec permanent de nos sociétés actuelles. Et vouloir présenter cette réalité comme une simple grogne de chômeurs ou de jeunes en situation de précarité est d'autant plus réducteur et intellectuellement malhonnête.

D'un point de vue factuel, les systèmes économiques, politiques et institutionnels ne répondent plus aux attentes des populations et ont, je le répète, prouvé leurs incompétences. La confiance dans la classe politique en place est à son plus bas niveau et ce qui rend ce phénomène citoyen d'autant plus important selon moi, c'est paradoxalement sa mondialisation. Ces citoyens qui se mobilisent sont tout sauf des illuminés. Ils ont toute leur raison et leurs raisons et ils tendent à porter la voix de Monsieur Tout Le Monde. Et ce qui me touche profondément, c'est l'idée qu'ils le fassent vraiment dans l'intérêt de Monsieur Tout Le Monde. D'après les discussions que j'ai pu avoir avec certains activistes, l'unique prétention qui les anime à ce stade est de créer et de développer cet espace de dialogue, d'expression et de débat. Toutes les pensées, toutes les tendances de la population sont amenées à y être représentées. En un mot, c'est un mouvement qui s'ouvre à tous et qui constitue une possibilité pour tout un chacun de prendre part aux activités ou de prendre l'initiative d'en élaborer. C'est une plate-forme de libre choix et de libre pensée, ce que les institutions aux commandes sont manifestement incapables de proposer.

Vous serez sans doute tous d'accord avec ce constat : tous les indicateurs sont au rouge. Signal que nous sommes arrivés à une étape charnière dans l'évolution du déséquilibre mondial. Les fossés dont nous avons criblé notre espace de vie sont devenus tellement grands que l'émergence de mouvements citoyens deviendra de plus en plus difficile à contenir. Je pense donc que comme toute manipulation, l'aliénation et l'injustice démontreront leurs limites elles aussi, ce qui m'oblige à saluer tous les hommes et toutes les femmes qui ont décidé que leur destin était entre leurs mains, que le monde peut être autre chose qu'un espace de concurrences féroces et immorales et qu'en face des politiques et de la finance privée il y des êtres humains qui ont en commun les mêmes volontés de pacification de la planète. Nul doute que les efforts soient à fournir sur les plans du fond et du long terme, mais le défi en vaut la chandelle. Je souhaite de ce fait aux indignés d'ici et d'ailleurs d'avoir la force de garder l'espoir que je partage avec eux de reconquérir notre souveraineté populaire. Gardons à l'esprit que chacun de nous est une énergie potentielle et chaque particule d'énergie positive, d'intelligence, d'expertise et de force de travail que nous pourrons canaliser seront bénéfiques.

Je tiens également à souligner que bien que la naissance du mouvement des Indignés bruxellois soit survenue dans la foulée de ses voisines européennes, sa particularité me semble être à l'image de ces citoyens : positifs, bon vivants et à des années lumières de tous les clichés de violence ou de désordre que certains oiseaux de mauvais augures colportent. Le besoin qu'ils ont de tout remettre à plat et de vouloir refondre les bases d'une nouvelle vie en société devrait, il me semble, être encouragé, soutenu et renforcé. Contrairement à ce qui se lit dans la presse ou sur les prompteurs, leur démarche n'est pas apolitique, au contraire elle est pleinement politique : se réunir, débattre, échanger, se mobiliser et agir pour le bien de la cité et de ses habitants, n'est-ce pas l'essence même de l'acte politique ?

Ce soir, je suis retourné au campement pour assister à l'Assemblée Générale qui s'y tient quotidiennement. Je fus à la fois surpris et excité de m'apercevoir que le nombre des participants avait quasiment triplé depuis la veille. D'ailleurs, pour répondre au succès des débats, le petit bout de bois qui servait de micro avait entre-temps été troqué contre un mégaphone. Je tiens à témoigner que j'y ai rencontré des gens exceptionnels, des citoyens conscients et pleinement en accord avec eux-mêmes. L'émotion que j'y ai ressentie et la sincérité de leurs actions auront, quoi qu'il arrive, marquer mon esprit. Assister à une telle manifestation d'humanité et de partage est tout simplement bon pour le moral. Il est rassurant et réconfortant de se dire qu'il existe encore des êtres humains si fortement attachés à leurs idéaux de liberté et de solidarité.

Néanmoins, il faut aussi reconnaître que la survie de cet élan de citoyenneté dépendra de sa capacité à occuper l'espace, à mobiliser les masses et à démultiplier les initiatives intelligentes. Par le biais de ce libre buvard, je ne peux que vous inviter à vous joindre à cette merveilleuse aventure humaine, qui je l'espère, n'en est qu'à ses balbutiements. L'idée débattue ce soir de former un campement itinérant de commune en commune semble suivre son petit bonhomme de chemin. Et de nombreuses activités sont prévues sur la place du carré de Moscou tout au long du week-end, n'hésitez donc pas à y faire un saut pour vous faire votre propre idée de ce qu'est cette communion de citoyens dont le rêve à partager est de contribuer à la construction d'un monde dans lequel les gouvernements représenteraient et défendraient réellement les intérêts des électeurs, d'un monde moderne où l'humain pourrait enfin être au centre des préoccupations.

A bon entendeur,

Badi BALTAZAR
www.lebuvardbavard.com


Du Caire à Madrid : une lutte pour l’honneur et la dignité
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-caire-a-madrid-une-lutte-pour-l-94995
Alors que les espagnols [1] montrent une fois de plus au monde entier leur courage dans une dignité assommante face aux hordes de brutes envoyées par le gouvernement socialiste. Alors que nos UMPS (UMP+PS) ne savent plus produire que des irresponsables politiques prêts à toutes les magouilles pour se maintenir au pouvoir, il est urgent de se ré-approprier la 'res publica' - la chose publique - .


Face à nous une corruption, un sentiment d'impunité et un cynisme généralisé.

D'un Patrick Balkany jugeant que "les pauvres vivent très bien",d' un Wauquiez qui relance le mythe "du sale pauvre", d'un Sarkozy voulant "un internet civilisé" mais à un moment soupçonné d'aller chercher ses chéques chez les Bettencourt, d'un DSK "socialiste président du FMI" détroussant les domestiques, d'un Mitterrand ministre amateur de jeunes boxeurs thaïs défendant un violeur d'enfant reconnu (Polanski) mais voulant mettre en prison le téléchargeur de Lorie, d' un Woerth arrogant et sans dignité il ne vient que l'odeur fétide d'une fin de règne.

Les exemples de corruption active, de propos déplacés, de suffisance et d'arrogance de notre personnel politique ne manquent pas malgré une presse aux ordres qui ne sait que couvrir les communiqués de presse de leurs maitres en oubliant ce qui dérange comme le mouvement des indignés espagnols, grecs et italiens.

Quand on sait que l'association "Transparency International" qui mesure la corruption [2] classe la France à la 25ème place entre l'Uruguay et l'Estonie on comprend que nous ne vivons plus dans un pays où nos droits peuvent être respectés par les voies classiques.

Aux délinquants de banlieue la justice expéditive des tribunaux extraordinaires, aux SARKOZY, BALKANY, MARIANNI, WOERTH, TRON ou DSK "like" les soutiens appuyés de toute l'intelligensia politique perdue entre excuses bidons et théories du complot.

L'idée selon laquelle quand ils ont atteint un niveau politique rien ne peut les déclasser n'est plus un fantasme mais une réalité qui nous appelle à des nouvelles prises de la bastille.

Un simple état des lieux des casserolles judiciaires comme les avait publiées la Ligue ODEBI en son temps avec l'armée numérique en France (supprimées comme par hasard depuis...), montrait un personnel politique qui avait un taux de repris de justice "alarmant" comme en Espagne [3].

Est-ce que dans votre famille la plupart des vos cousins ou frères ou soeurs ont été condamné ou soupsçonné de délits 'graves' ? Dans la mienne non... et dans ceux qui je connais non plus à croire que nous ne vivons pas une vie très remplie ou que nous ne fréquentons pas les mêmes gens.

Au peuple les radars, la baisse du pouvoir d'achat, les impots, l'hadopi, les flics agressifs et aux élites les lois faites pour elles, les augmentations de salaires de 200%, les détroussages sauvages, les billets dans les enveloppes et les passe-droits.

On me taxera de démagogie... car je classe tous les hommes politiques dans le même lot nauséabond mais malheureusement les actualités déja bien filtrées me donnent raison chaque jour.

Ce ne sont pas les gens mais un système qui est à changer. Comment autant d'impunité peut-elle prendre place dans une autosatisfaction permanente d'une classe politique qui ne sait plus que c'est de se lever prendre le métro pour aller travailler.

Quand on peut se permettre dese faire élire avec un casier judiciaire rempli c'est un problème alors qu'on demande au simple fonctionnaire d'avoir un casier judiciaire vide.

Quand on exige des salariés des restrictions de salaire on ne s'augmente pas de 200% en se faisant construire un avion à plusieurs dizaines de millions d'euros et une douche pour 1 jour à 200'000 euros.

Quand on annonce "un zéro tolérance" en matière de sécurité, on ne tolére pas qu'un ministre défende un violeur d'enfant et on ne défend pas publiquement voire officiellement sans aucune information valable un TRON secrétaire d'état ou un DSK accusé de viol.

Les dernières affaires vont au-delà de la corruption isolée ou de l'écart d'un homme mais montre le degré de pourriture auquel un système est arrivé.

La France de 2011 ressemble de plus à la certaine république de Weimar [4] des années 30 qui amena au pouvoir les nazis devant l'exaspération de la population face à une classe politique massivement corrumpue et imbue d'elle-même.



[1] http://blogs.elpais.com/trending-topics/

[2] http://www.transparency.org/policy_...

[3] http://www.rue89.com/2011/05/21/pue...

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A...
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Dim 5 Juin - 16:47

Pour Paris précisions :

http://www.demosphere.eu/node/24793

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 5 Juin - 18:41

Les indignés préparent une marche géante pour refondre la démocratie
http://www.eitb.com/infos/europe/detail/674498/les-indignes-preparent-marche-geante-refondre-democratie/


La marche, qui mènerait la révolution dans tous les coins d'Espagne, culminerait avec un grand acte le 17 juillet et servirait à "occuper Madrid et refondre la démocratie".


Le mouvement des "indignés", qui proteste contre les retombées de la crise et "l'inaction" des politiques, a décidé d'organiser une "grande marche" nationale à travers le pays qui aboutirait à Madrid, là où ce mouvement a démarré le 15 mai.
La marche, qui mènerait la révolution dans tous les coins d'Espagne, culminerait avec un grand acte le 17 juillet et servirait à "occuper Madrid et refondre la démocratie".

L'initiative proposée par les "indignés" de Barcelone lors de l'assemblée informative du dimanche 5 juin a été applaudie par les représentants de près de 56 villes réunies pour coordonner le mouvement dans toute l'Espagne.
L'idée consiste à organiser une "grande marche" pendant un mois, en tenant des assemblées dans tous les villages qu'ils visiteront et faire participer ainsi aux citoyens dans ce mouvement.
La marche commencera simultanément à Barcelone, Saint-Sébastien, La Corogne, Cadiz et Valence le 19 juin dans le but d'"occuper Madrid, paralyser la ville et refondre la démocratie", a expliqué un des représentants du mouvement à Barcelone.

L'initiative doit servir à "la ré-appropriation de l'espace politique qui a été séquestré", et pour donner une impulsion au mouvement et impliquer tout le monde.
Par ailleurs, à Madrid, vendredi et samedi, le mouvement des "indignés" espagnols était à la Puerta del Sol pour décider de la suite à donner à ce mouvement inédit de protestation.
Les pressions se font croissantes sur les campeurs de la Puerta del Sol, épicentre du mouvement, pour qu'ils libèrent ce haut lieu du commerce et du tourisme de la capitale espagnole.


la suisse entre dans la dance
http://twitter.com/#!/search?q=%23swissrevolution


Le campement de la Puerta del Sol reste en place, le mouvement en question
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hU1MI1FeUXwpzNHWza4LC20sT4jw?docId=CNG.0f7165b28831c6e4931251f58a80081e.451
MADRID — Les jeunes "indignés" qui participent à une fronde sociale inédite en Espagne ont maintenu dimanche leur campement de la Puerta del Sol à Madrid, symbole de ce mouvement alternatif soutenu par l'opinion publique mais menacé d'asphyxie.
Faute de consensus sur le maintien ou non du village de tentes, des représentants du mouvement ont annoncé que le campement "restait en place", malgré des dissensions de plus en plus visibles dans leurs rangs, le temps d'organiser d'autres manifestations pour les semaines à venir.
La commission des "arts" a ainsi décidé de plier bagages dimanche et de remplacer la grande tente qui l'abritait par un atelier de peinture, sous la forme de six grands panneaux de bois formant un hexagone, où les passants pourront laisser libre cours à leur créativité.
"C'est une évolution. Nous avons fini notre travail et maintenant nous essayons d'avancer", expliquait Raquel Pintado, une étudiante en effets spéciaux de 28 ans, occupée à déménager des monceaux de matériel.
"Nous voulons occuper moins d'espace, moins déranger", disait-elle.
Le mouvement des "indignés", vecteur du malaise de millions d'Espagnols étranglés par le chômage (21,29% des actifs) et la précarité sociale, continue à bénéficier d'un large soutien trois semaines après son apparition le 15 mai.
66% de la population éprouve de la "sympathie" pour le mouvement contre 21% qui exprime son "rejet", selon un sondage publié dimanche par El Pais.
81% estiment que les manifestants "ont raison" sur le fond, selon ce sondage effectué les 1er et 2 juin auprès d'un échantillon de 1.001 personnes.

Mais le maintien, chaque jour plus problématique, de l'enchevêtrement de tentes et de bâches qui défigure la place de la Puerta del Sol, en plein centre touristique et commerçant de Madrid, menace d'effriter ce soutien populaire.
Les manifestants qui font fonctionner nuit et jour le campement reconnaissent que les problèmes sanitaires et de sécurité, notamment la présence de groupes de sans-abri qui ont installé leurs tentes à proximité, "font du tort au mouvement".
"Le campement demande beaucoup de travail. Il devrait être énormément réduit. C'est l'opinion de la plupart de ceux qui travaillent ici", affirmait un représentant du mouvement.
Mais pour les manifestants, ajoutait-il, "le campement est comme un symbole, ils ont peur que s'il disparaît, tout se termine".
Depuis vendredi, les représentants de 56 "acampadas", les campements organisés sur les places de toute l'Espagne pour protester contre les retombées de la crise et "l'inaction" des politiques, se sont relayés à la Puerta del Sol pour témoigner des actions menées dans leurs villes et villages.
Les "indignés" espèrent ainsi "étendre le mouvement aux quartiers, aux villages, aux villes et à tous les citoyens" à travers l'Espagne, a expliqué un porte-parole, Paco Andres.
Des manifestations sont prévues le 11 juin, le jour où les maires désignés lors des élections locales du 22 mai prendront leurs fonctions, avant une journée nationale de manifestations le 19 juin.
Ce jour-là, cinq "caravanes" devraient quitter différentes régions d'Espagne et parcourir le pays pour converger à Madrid lors d'une grande manifestation le 17 juillet
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Lun 6 Juin - 9:27

Des dizaines de milliers de manifestants en Grèce contre l’austérité
FRANCE INFO - HIER, 23:04
A l’appel des "Indignés", des dizaines de milliers personnes ont participé à une manifestation pacifique dans le centre d’Athènes ce dimanche. Ce rassemblement survient deux jours après un nouvel accord entre le Premier ministre grec et les créanciers du pays pour une rallonge financière en échange d’un contrôle accru sur les dépenses du pays et de nouveaux sacrifices budgétaires.


Depuis douze jours, les "Indignés" manifestent en Grèce contre les mesures d'austérité économique.
© RF/ Nathanaël Charbonnier

C’est le plus grand rassemblement en Grèce depuis douze jours et le début du mouvement des "Indignés" . Entre 50.000 et 200.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté dans le centre d’Athènes ce dimanche soir. Le cortège s’est notamment dirigé vers le Parlement en chantant des "Voleurs, voleurs" pour dénoncer les mesures d’austérité économique mises en place par les députés et le gouvernement.

Il y a deux semaines, le gouvernement Papandréou a adopté une nouvelle série de mesures d’économie pour 2011, représentant 6,4 milliards d’euros. Par ailleurs, l’Etat a annoncé la vente de ses participations publiques dans plusieurs dizaines d’entreprises.

Un tour de vis supplémentaire qui a permis au gouvernement de signer un nouvel accord il y a deux jours avec les créanciers du pays pour obtenir une rallonge financière. L’an dernier, l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne ont adopté un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros pour venir en aide aux finances grecques.


Entre 50.000 et 200.000 personnes ont manifesté dans les rues d'Athènes ce dimanche.
© RF/ Nathanaël Charbonnier
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Message  ivo le Lun 6 Juin - 10:06

Les "indignés" parisiens annoncent la mise en place d'un campement
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110606.OBS4567/les-indignes-parisiens-annoncent-la-mise-en-place-d-un-campement.html

Manifestation des "Indignés" place de la Bastille, le 29 mai 2011 à Paris. (AFP/ BERTRAND GUAY)

Votée en assemblée générale, cette installation est prévue pour vendredi.

Environ 500 personnes ont participé dimanche 5 juin sur le parvis du centre Georges Pompidou à Beaubourg (Paris) à une assemblée générale des "indignés" parisiens, au cours de laquelle a été décidé la mise en place vendredi d'un campement.

Peu avant 20h l'assemblée a adopté par consensus "la mise en place d'un campement citoyen et écologique", dont l'emplacement n'a pas été précisé. Son installation est prévue vendredi, ont précisé plusieurs manifestants, qui s'inspirent du mouvement éponyme espagnol.

L'assemblée générale a également décidé la création "de groupes de travail pour sortir des propositions sur la séparation des pouvoirs, la démocratie et l'indépendance des médias", a déclaré l'un des participants, Stelios Haratsis.



Le "parlement du peuple"

Les "indignés" parisiens ont "décidé de prendre (cette) place publique, d'en faire le parlement du peuple, une sorte d'agora de la Grèce antique"
, a expliqué Guillaume Beaulande, un enseignant.

"On ne peut pas les chasser tant qu'ils ne gênent pas notre public, qu'ils respectent la tranquillité de nos visiteurs", a dit Louis Corno, le responsable de la sécurité du centre George Pompidou, après une brève concertation avec les leaders du mouvement et la police.

Ce mouvement initié au début par des jeunes attire de plus en plus des gens plus âgés, des chômeurs, des précaires, mais aussi des salariés et des seniors.


Plutôt dans la journée, une trentaine d'entre eux s'étaient livrés à une "casserolade" spectaculaire Place de la République et avaient distribué des tracts aux passants.

Des mouvements similaires étaient organisés dans plusieurs villes de France pour défendre la "démocratie réelle maintenant".


La nébuleuse de la "french révolution"
http://www.youphil.com/fr/article/03977-tribus-french-revolution-indignes?ypcli=ano


Alors que les rassemblements rencontrent un succès limité en France, deux tendances se dessinent.

Changer le système pour mettre en place une "vraie" démocratie. C'est ce que revendiquent ces Français qui travaillent, étudient ou chôment, et se réunissent depuis le 21 mai dans toute la France. Ils sont quelques centaines à manifester régulièrement à Paris, mais aussi à Toulouse, à Montpellier, à Strasbourg, à Bayonne…
http://maps.google.fr/maps/ms?oe=utf-8&client=firefox&ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=209741330541911048048.0004a3f4c825e95699a20&ll=46.678613,1.617736&spn=10.55423,18.676758&z=5&source=embed

Même si tous les groupes, collectifs et associations se revendiquent indépendants, on peut les réunir sous deux tendances.

>"Réelle démocratie maintenant"

Les acteurs: Inspiré du mouvement espagnol lancé le 15 mai, le groupe "Réelle démocratie" se déclare "a-partisan", "a-syndical" et sans leader. Même si souvent, ils ne souhaitent pas être étiquetés "Réelle démocratie", des citoyens regroupés sous la bannière des "Indignés" et des membres de la société civile, appartenant aux collectifs Jeudi Noir, Génération précaire, ou encore aux Anonymous et bien d'autres, se rallient autour de deux slogans fédérateurs: "Indignez-vous!" et "Une réelle démocratie maintenant".

Visionnez la vidéo réalisée par les Anonymous:



Les moyens de rassemblement: Sur Internet, difficile de s'y retrouver. Plusieurs sites revendiquent une appartenance à "Réelle démocratie".

Ils ne cessent de se multiplier: outre réelledemocratie.fr, le blog #frenchrevolution a également vu le jour; sans compter les forums qui ont été lancés: celui de Réelle démocratie permet l'organisation des manifestations et un autre correspond à un groupe de travail pour une Assemblée constituante. Ce dernier serait cependant plus proche des partis de gauche.

Des sites Internet régionaux ont également été lancés. Des manifestations sont organisées dans plusieurs villes et certaines places sont déjà occupées. Le campement est un des principaux objectifs du mouvement. Une manière de protester, à l’image de la place Tahrir au Caire, en Egypte, ou de la Puerta del Sol à Madrid, en Espagne.

Sur le réseau social Facebook, plusieurs pages ont été créées: "Opération révolution française" comptait quelque 7.700 fans, le 6 juin, tandis que la page "Réelle démocratie maintenant" a dépassé les 10.000 fans à la même date. Sur Twitter, le réseau social de micro-blogging, plus de 1.300 personnes étaient abonnées, toujours à la date du 6 juin, à la page @democratiereelle.

Les revendications: Aucune revendication concrète pour le moment. Le mouvement "se cherche encore". Des commissions sont organisées et les citoyens présents, qu'ils se revendiquent de "Réelle démocratie" ou pas, discutent afin d'émettre des propositions sur des sujets aussi variés que l'éducation, l'environnement, la démocratie... Ensuite, ces revendications sont votées lors d'assemblées générales, un système que les organisateurs jugent "plus démocratique". A Paris, ces réunions ont lieu tous les deux jours.

> Le mouvement du 6 juin

Les acteurs: Ce sont des citoyens qui assurent venir de tous les horizons et refusent d'être associés à "Réelle démocratie". Le mouvement, qui s'inspire des révolutions arabes, se revendique "ultra-démocrate" et "pro-révolutionnaire", a-partisan et sans leader.

Les moyens de rassemblement: A la différence de "Réelle démocratie", le campement est un "échec. Il fatigue les participants et multiplie les assemblées générales sans aucune coordination". Même s'ils se joignent parfois aux manifestations, ils "refusent" le système des assemblées générales.

Sur le web, le mouvement est relativement absent. Sa page Facebook, qui a vocation à changer de nom, a, le 6 juin, à peine plus de 600 fans. Pour l’heure pas de Twitter, ni de site Internet pour ce mouvement qui "préfère se concentrer sur les idées".

Les revendications: Le mouvement du 6 juin a plusieurs revendications en cours d'élaboration. Sur l'idée de démocratie, ils demandent "la fin du système des partis politiques et la mise en avant du citoyen et de sa spécificité dans un système démocratique".

Sur le plan économique, ils revendiquent plus de régulation et prônent la nationalisation des sources d'énergie. Et dans le cadre d'une révolution écologique, ils sont en faveur d'une réindustrialisation du pays basée sur les énergies renouvelables.

Quant à la date du 6 juin, choisie comme nom au mouvement, elle fait référence au 6 juin 1944, date du débarquement des alliés en Normandie, qui représente "le début de la Libération".

> N'hésitez pas à nous signaler d'autres mouvements autour de la "french revolution"

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Message  ivo le Lun 6 Juin - 11:57

Un autre regard : les indignés espagnols vu de l’intérieur
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/un-autre-regard-les-indignes-95418
On a pu écrire beaucoup de choses sur le mouvement social qui secoue actuellement l'Espagne. Cependant, il est difficile de savoir exactement quelle est la teneur de ce qu'il se passe sur les places et dans les rues de nombreuses villes espagnoles. Les médias classiques ne couvrent que partiellement et de manière biaisée les évènements, et si la toile voit fleurir de nombreuses analyses, elles sont trop souvent restrictives et parfois mal informées.

Cet article entend apporter un témoignage sur la réalité de la révolte espagnole, basé sur une visite de trois jours au campement de la Puerta del Sol (Madrid), le cœur du mouvement de contestation.

Nous n'avons pas la prétention d'apporter une analyse exhaustive ou une information globale, mais au contraire de mettre en lumière et d'insister sur deux éléments trop souvent négligés dans la médiatisation du phénomène.

Le premier élément frappant, lorsqu’on compare notre expérience sur place et le discours véhiculé par la majorité des médias, est la sous-estimation constante de l'ampleur du mouvement et la focalisation sur une « mobilisation jeune ».

Or rien n'est moins vrai. Si la composante générationnelle est présente, et qu'il est probable qu'elle ai été l'élément déclencheur, c'est caricaturer le mouvement que d'y voir une révolte de la jeunesse qui exprime son mécontentement en campant sur des places sans la moindre revendication construite. Il suffit de se balader dans le campement de Puerta Del Sol, d'assister à une Assemblée générale ou à une réunion d'un groupe de travail pour constater à quel point le public est diversifié. Ici les professeurs se mêlent aux jeunes diplômés au chômage, aux ménagères et aux pensionnés. De plus, si la composante jeune est néanmoins fort présente dans les assemblées du campement, le phénomène est en train de s'inverser avec la migration du mouvement vers les quartiers et villages. A titre illustratif, le 28 mai à 12h, le mouvement madrilène avait convoqué des assemblées populaires locales dans tous les quartiers et villages de Madrid. Au total, plus de 120 réunions ont eu lieu dans toute la ville et ses alentours, ce qui dépassait largement les prévisions. Les estimations du nombre de participants à ces assemblées varient entre 20.000 et 30.000 personnes, c'est-à-dire plusieurs dizaines de milliers de personnes, des citoyens de toutes les générations, des commerçants du coin, qui ont pendant plusieurs heures discuté de leurs indignations collectives et de la suite de la mobilisation...

Le second élément qui nous frappe est que très peu de médias ou d'analystes se sont penchés sur le fonctionnement quasiment inédit des mobilisations. Les femmes et les hommes de tous ages qui se réunissent sur les places et dans les rues d’Espagne s'organisent exclusivement à travers une conception complètement horizontale de la démocratie. C'est sans doute ici la plus grande radicalité du mouvement !

En effet, tout fonctionne à travers une méthode « assembléaire de consensus ». Les décisions sont systématiquement prises dans des assemblées ouvertes, dans des espaces publics où chacun à le droit de s'exprimer et de se prononcer sur les propositions (à travers un système de gestes symboliques). Les décisions sont prises au consensus. En cas de désaccord, ne-fut ce que de quelques personnes au sein de l'assemblée, la proposition est rediscutée et le cas échéant amenée dans un groupe de travail afin d'essayer de trouver une proposition de consentement. Cela peut paraitre anecdotique, mais lorsqu’un tel système est appliqué à des assemblées générales de 3.000 personnes, il prend tout sa signification.

Ce fonctionnement prend du temps, il demande d'interminables discussions, mais il marche... Tout les soirs depuis le 15 mai, les assemblées générales qui se déroulent à la Puerta del Sol voient affluer plusieurs milliers de personnes pour plusieurs heures de débat. Chaque commission et groupe de travail applique ce fonctionnement lors de ses réunions et parvient ainsi à faire émerger de nombreuses propositions collectives et imaginatives. La méthode est reprise à travers l'Espagne et l'Europe dans les nouveaux campements.

De plus, l'horizontalité revendiquée se traduit dans les faits par des tournantes régulières a tous les postes. Afin d'éviter toute personnification du mouvement ou tout émergence d'un quelconque pouvoir au sein de celui-ci, cette règle est particulièrement appliquée aux postes à haut capital symbolique (porte parole, dynamisateur d'assemblée...). Chacun est appelé à occuper ces fonctions, et si ces postes demande des compétences, des formations régulières sont organisées afin de pouvoir assurer une rotation permanente.

Il n'y a donc pas de chefs, pas de porte-paroles officiels, pas de responsables de commissions... et même pas de coordinateur1, que ce soit au niveau général ou au niveau des groupes de travail ou des commissions. Il faut tenter d'imaginer un mouvement qui touche, si on se limite à Madrid, plusieurs dizaines de milliers de personnes,où nul n'assure la coordination, mais où celle-ci est décentralisée et assurée collectivement par une multitude de commissions et de groupes de travail.

Cela ne se fait pas sans peine, sans des problèmes de circulation de l’information, sans des discussions longues et parfois interminables... Mais ce processus autogestionnaire d'horizontalité radicale et de réinvention de nouvelles manières de fonctionner collectivement est en train de toucher chaque jour davantage de gens. Il y a une véritable effervescence collective due au sentiment de trouver prise sur sa vie et sa société, au sentiment de se sentir faire partie d’un mouvement étendu et synchronisé dans tant de villes et avec des références à l’échelle internationale, avec un répertoire de messages et d’actions très large et chaque fois plus créatif. Tout cela aura un impact sur toutes ces personnes, qui dans leur grande majorité ne sont pas des militants ou des activistes, mais des citoyens ordinaires. De cette expérience peut donc surgir un nouveau cycle de mobilisations soutenues dans le temps et de plus en plus coordonnées, mais surtout une nouvelle manière de concevoir la participation politique et collective !



1C'est-à-dire qu'il n'y a personne qui assume une fonction de coordinateur général. Il y a bien une commission de coordination interne, plus que nécessaire, mais celle-ci fonctionne au même titre que les autres.


Création d’argent et endettement public
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/creation-d-argent-et-endettement-95426
Vous croyez que la monnaie est créée par l’état ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie et qui en perçoivent les intérêts. Si c’était l'État qui créait la monnaie, il pourrait l’investir directement lui-même sans devoir payer le moindre intérêt jusqu’au remboursement. Puis détruire le surplus issu de cette création, pour éviter l'effet « planche à billets ».

En 1971 la dématérialisation de la monnaie supprime la convertibilité en or. Ce découplage suivi de mesure de dérégulation permettra les excès de la crise que nous payons aujourd'hui. L'union européenne participe à ce détournement de richesse, l’article 104 du traité de Maastricht interdit à la BCE et aux banques centrales d’accorder des découverts ou des crédits à toutes les autorités publiques. Depuis 1973 la France s’est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour financer son développement et ses investissements (écoles, routes, hôpitaux…etc.) mais également son fonctionnement (salaires des fonctionnaires, loyers …etc..), et elle s’est obligée à emprunter auprès des organismes financiers.

La conséquence de cette arnaque est qu’à partir de cette époque la dette a explosé, et pour rembourser les intérêts nous sommes obligés d’emprunter à nouveau auprès de ceux qui nous détroussent. Il n’est pas besoin d’être économiste pour comprendre que cela ne finira jamais, nous serons sans cesse obligés de nous endetter pour rembourser les intérêts des intérêts de l’emprunt et ainsi de suite.

Ce qui est terrible, c'est qu'au bout de quelques années l'intérêt à payer est supérieur au capital. L'État doit donc s'endetter sans cesse, mais s'il créait la monnaie nécessaire à son développement, il n'aurait pas d'intérêts à payer. Évidemment les rentiers et les banquiers qui vivent de la dette ne le veulent pas.

L’aberration de ce système est que les richesses produites par tous ne peuvent servir notre pays, mais seulement les intérêts de ceux qui fabriquent l’argent. Ce système mis en place par une oligarchie permet d’occulter d’autres débats : à qui profite la dette ? Doit-on se doter d’hôpitaux, d’écoles ? Comment financer les solidarités ? Non ce système permet surtout de nous maintenir dans la peur de l’avenir et sert de prétexte à la privatisation des services publics et à la destruction de notre modèle social.

L'État doit se rapproprier son droit fondamental d’émettre une monnaie utile aux citoyens, dont notre économie et la société ont besoin. Il n’est plus acceptable que notre argent issu de notre travail ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l’emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l’environnement…Etc.

L’état contrairement à un chef de famille fixe lui-même ses revenus par l'impôt, les taxes et les bénéfices des entreprises nationales. Mais le bradage des biens publics (l'énergie, les autoroutes, le téléphone...etc.) et les cadeaux fiscaux faits à ceux qui détiennent l’argent, l’oblige à emprunter à ces mêmes personnes encore plus d'argent. Conclusion ils sont gagnant à tous les coups, d’un coté ils perçoivent des cadeaux qui nous appauvrissent, de l’autre coté on leur emprunte de l’argent pour combattre la pauvreté que l’on a nous même créée. C’est un véritable holdup contre la population et les générations futures.

article sur http://2ccr.unblog.fr/

Conscience Citoyenne Responsable


Démasqués : les médias censurent les "indignés" grecs
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/demasques-les-medias-censurent-les-95464
En Grèce depuis maintenant plus de 10 jours les citoyens se rassemblent par centaines de milliers dans toutes les villes.

Ainsi, le 29 mai, plus de 100 000 grecs manifestaient devant le parlement pour exiger une démocratie réelle. Et le mouvement ne faiblit pas, ils sont encore des dizaines de milliers à prendre la rue, à débattre et à construire un nouveau projet démocratique chaque soir.

On pourrait se dire que c'est banal puisque depuis le début de la crise en Grèce il y a très souvent des manifestations et des protestations contre les conséquences de la crise.

Il y-a pourtant une nouveauté : les grecs ne manifestent plus contre les conséquences, ils manifestent contre la cause des problèmes.

Avant, les grecs, encadrés par les syndicats se battaient contre les privatisations et les mesures d'austérité. Ils ont maintenant compris que le combat était vain. Ils ont compris que leur classe politique n'a en aucun cas les mêmes préoccupations que le peuple.

Nos systèmes politiques sont la cause des problèmes : en effet, en conférant tout le pouvoir à une minorité, ce qu'il n'a d'ailleurs par choisi, le peuple n'a que très peu de pouvoir : celui de choisir ses chefs, et cela avec une difficulté en plus : les manipulations médiatiques.

Ainsi, la majorité des mesures et des lois ne vont pas dans l'intérêt général, certaines empêchent la réquisition des logements vacants, d'autres interdisent les rassemblements spontanés...

Les libertés données au système financier ne le sont que grâces aux castes politiques, les guerres existantes ne le sont que par la volonté des oligarchies d'en découdre...

Le problème n'est même pas l'appartenance politique de la majorité des élus, qu'ils viennent du FNPA ou de l'UMPS, les élus forment une classe à part qui va se constituer ses propres intérêts. Ce ne sont donc pas les gens qui corrompent le système, c'est le système qui corrompt les gens, car le pouvoir est maudit.

Face aux dérives de la représentativité, qui sont d'ailleurs existantes dans toutes les"démocraties" au monde, les grecs revendiquent une réelle démocratie, sur le modèle du mouvement du 15 mai en Espagne, où par ailleurs le mouvement est encore très important et fait un gros travail de fond sur la légitimité de nos systèmes politiques.

On pourrait croire que le mouvement grec soit voué à l'échec, étant une répétition de manifestations pacifiques qui ne font rien changer.

Si les manifestations et les méthodes employées ne dévoilent pas directement leurs effets, le mouvement est très utile. En effet il permet aux citoyens d'occuper les consciences, en prenant place dans l'espace médiatique grec et en débattant dans la rue. Et ainsi la population grecque est amenée à réfléchir sur des choses inédites : la légitimité de nos systèmes politique, la signification de la démocratie et de l'oligarchie. Il ne faut pas les prendre pour des imbéciles, quand les critiques de la démocratie auront assez émaillé dans la population, quand les élus, le parlement et le régime oligarchique ne seront plus légitimes aux yeux de la population, alors les grecs feront dégager l'oligarchie.

Et je leur fait confiance pour, tout en restant dans la non-violence, faire des actions efficaces pour faire sauter le système politique.

Le peuple grec choisira aura alors le pouvoir et montrera l'exemple à toute l'humanité : voilà ce qu'est la démocratie.

En fait la grande majorité d'entre vous n'aura pas eu l'occasion d'avoir de tels raisonnements : le black-out sur le mouvement des "indignés" en Espagne et en Grèce est total.

Ainsi la couverture médiatique est très faible, on compte moins de 100 articles français couvrant les évenements en Grèce depuis le début du mouvement.

Pour comparer, on compte déjà en deux jours 400 articles sur la visite du pape en Croatie, ou encore 300 articles ont couvert l'évenement ponctuel qu'à été l'apéro géant organisé à Nantes sur facebook.

Et quand certains médias daignent parler des évenements et des manifestations en Grèce, tout est fait pour ne pas ébranler la légitimité de notre système politique.

Ainsi, les articles que l'on peut trouver sur Internet se nomment Manifestation contre l'austérité ou commencent par : Plusieurs milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées dimanche dans le centre-ville d'Athènes pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité prises par le gouvernement face à la crise de la dette du pays. Rien bien sûr sur la dénonciation et le rejet du système politique, ça pourrait donner des idées.

Il y-a donc fort à parier que la censure et la désinformation médiatique qui sévit en France et dans toutes les "démocracies" du monde ne disparaîtrons pas. En effet, le sort de toutes les oligarchies sont liées, par similitude avec l'unicité de l'intérêt des peuples : la liberté et la démocratie, la vraie.
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Message  niouze le Mar 7 Juin - 1:04

de retour du front ^^: deuxieme délogement du camps ce matin par la bac et la municipal (ainsi que les balayeurs )

vers 18h alors que nous preparions l'AG place de la comedie on nous annonce que les crs (en faite c'est les gardes mobiles ) entour ce qu'il reste du camps petit depart la bas (c'est a 5min a pied ) arriver sur palce trop tard les GM ont deloger tout le monde excepté les personne dans les cabannes dans les arbres et sont en train de tout embarquer
et nous repousse plus loin
retour a la com' on discute sur l'action a suivre quand des personnes arrive et disent que les keuf font marche sur nous on decide de créer le cercle et resisterons de façon pacifique mais déterminer en refusant de laisser la place
petite expulsion sous les regards heberluer des passant
https://www.facebook.com/video/video.php?v=2037696057414
ils essayent de nous repousser vers la gare (mais qu'est ce qui branle vraiment on se le demande ???) puis lache l'affaire et nous laisse reprendre la com'
https://www.facebook.com/video/video.php?v=2037709857759
merci pour la pub on sera plus du triple du jours précedent

merci aussi au gens des rencontre du maquis qui sont venu nous soutenir sa a fait plais' permis d'en savoir plus sur ce qu'il se passe ailleurs et d'echanger sa fait se sentir moins seul
(desoler pour les lien fb )


_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 7 Juin - 13:34

Les « indignés » grecs contre l’aide qui tue
http://www.humanite.fr/05_06_2011-les-%C2%AB-indign%C3%A9s-%C2%BB-grecs-contre-l%E2%80%99aide-qui-tue-473605
L’annonce d’un nouveau prêt européen couplé avec un renforcement de l’austérité et une vente à l’encan des biens publics renforcent la colère des manifestants à Athènes.

Le bras de fer entre d’une part le gouvernement d’Athènes, les dirigeants de la zone euro et ceux du FMI, et d’autre part les « indignés » grecs a pris hier au soir une nouvelle intensité à la suite de la manifestation qui s’est déroulée dans la capitale à l’appel de ces derniers. L’annonce vendredi par le président de l’eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, d’un nouveau plan d’aide à la Grèce n’a manifestement pas calmé la colère des manifestants. Tout au contraire, ce plan, prévoyant 60 milliards d’aides supplémentaires s’ajoutant au prêt sur trois ans de 110 milliards décidé en 2010, ne serait consenti que dans la mesure où le gouvernement du socialiste Georges Papandréou a déjà annoncé un renforcement de son programme d’austérité. C’est également à la suite de ce durcissement que l’Union européenne et le FMI ont donné leur feu vert conditionnel au versement, début juillet, d’une tranche de 12 milliards d’euros de cette enveloppe de 110 milliards.

Ce plan drastique de baisse de la dépense publique prévoit de nouvelles augmentations de taxes, une réduction du nombre de fonctionnaires, des coupes salariales et une accentuation de la précarité de l’emploi. Il table sur 6,4 milliards d’euros d’économies supplémentaires en 2 011 et 22 milliards d’ici à 2015. Il est en outre assorti d’un programme de privatisations d’un montant de 50 milliards d’euros qui livrerait à des intérêts étrangers, d’ici à 2013, une trentaine de sociétés publiques dans des secteurs aussi décisifs que le téléphone, les chemins de fer, l’électricité, les autoroutes. Cette fuite en avant intervient alors que la pression du FMI et des marchés financiers sur Athènes et la zone euro s’intensifie. L’agence de notation financière américaine Moody’s vient ainsi d’estimer à 50 % le risque que la Grèce se retrouve en défaut de paiement dans les cinq ans. Plusieurs dirigeants du Fonds monétaire international ont fait part d’un même scepticisme. 
Il est vrai que la purge de cheval à laquelle est soumis le peuple grec ne risque pas d’améliorer la santé financière du pays. C’est ainsi que l’OCDE, dans ses dernières prévisions, envisage une baisse du PIB grec de 2,9 % en 2011 après –2 % en 2009 et – 4,5 % en 2010. L’austérité tue la croissance.


La démocratie représentative mise en échec
http://fr.myeurop.info/2011/06/06/la-democratie-representative-mise-en-echec-2652
Les dirigeants européens paient le prix des plans de rigueur et multiplient les revers électoraux. Mais les victoires de leurs adversaires sont en trompe-l'oeil : les électeurs désertent les urnes, comme hier au Portugal. Certains cèdent aux sirènes populistes, d'autres sont vraiment indignés et veulent une démocratie plus réelle.

Il ne fait pas bon être au pouvoir en ces temps de crise économique. La déroute dimanche du Parti socialiste portugais est brutale, mais sans surprise. La sanction électorale est toujours la même en Europe ces derniers mois pour les partis au pouvoir.

Les électeurs rendent inexorablement la monnaie de la pièce aux élus qui leur font payer au prix fort une crise dont ils ne s'estiment en rien responsables: en France aux cantonales, en Allemagne lors des élections dans plusieurs Länder cet hiver et au printemps, en Irlande aux législatives de mars, en Italie aux municipales de la semaine dernière, en Espagne une semaine plus tôt et maintenant au Portugal.

Le Premier ministre portugais sortant, José Socrates, en était à son troisième plan d'austérité budgétaire et sociale et avait demandé en vain un blanc seing pour en mettre un œuvre un quatrième. Les députés lui ayant refusé, il a remis en jeu son mandat. Attitude électoralement suicidaire alors qu'il avait amputé à la hache le pouvoir d'achat de bon nombre des ses électeurs, notamment les fonctionnaires.

Légitimité fragile

Où sont passé les électeurs qui ont fait défaut aux socialistes portugais? Ils ont, pour une bonne part, gonflé les rangs des 41% d'abstentionnistes. Un record depuis la fin de la dictature salazariste. Car, à y regarder de près, la "victoire" du parti de centre-droit, le PSD, n'en est pas vraiment une. Avec 40% des suffrages exprimés, un électeur seulement sur quatre a voté pour cette formation qui se propose d'imposer une rigueur encore plus drastique que celle du gouvernement sortant.

Légitimement fragile, le nouveau gouvernement va se retrouver rapidement dans la situation du précédent: condamné à une impopularité grandissante au fil des mesures prises pour renflouer les caisses de l'Etat et pour payer la dette et ses intérêts disproportionnés.

Crise de confiance

Rien de plus normal que ces alternances politiques à répétition, dira-t-on. Certes, mais, aujourd'hui, au Portugal comme en Grèce, en Espagne et ailleurs, ce n'est plus seulement l'économie qui est en crise, mais la démocratie représentative. Nombre d'Européens affirment leur citoyenneté autrement.

Face à l'absence de véritable alternative entre gauche et droite institutionnelles qui appliquent, peu ou prou, les mêmes recettes imposées par leurs créanciers pour réduire l'endettement de leur pays, ils ne veulent plus se contenter de déposer un bulletin dans une urne. Plus question de donner tout pouvoir à des élus qui, hier comme demain, vont, ils en sont convaincus d'avance, les trahir.

Cette perte de confiance dans la démocratie représentative peu engendrer le pire comme le meilleur. Dans certains pays, comme en France, en Autriche, aux Pays-Bas et en Finlande l'extrême-droite surfe sur un populisme dénonciateur pour se présenter comme la seul vraie force d'alternance face à la "connivence" des partis institutionnels. Elle récupère ainsi facilement une partie du vote protestataire et, paradoxalement, réintègre dans le système parlementaire - dés lors qu'elle a députés élus - des déçus de la démocratie représentative.

Démocratie renouvelée

Mais à l'autre extrême de l'échiquier politique, les partis de rupture restent relativement marginaux. Au Portugal ce dimanche, la gauche antilibérale a plafonné à moins de 8% et l'extrême-gauche a atteint péniblement 5%.

Paradoxe? Pas vraiment. Les vrais déçus de la démocratie "classique" frappés de plein fouet par la crise économique, sont cohérents: il n'est plus question de donner un mandat à un tiers pour les représenter, de lui déléguer un pouvoir. Pour eux, la démocratie doit être "directe". Les "indignados" de Madrid, comme ceux d'Athènes et d'ailleurs sont à ce point obsédés par leur refus d'être récupérés par les politiques de tous bords, qu'ils refusent même la délégation de pouvoir au sein de leur mouvement.

Par son idéalisation de la spontanéité, par son choix de privilégier le débat permanent, la voix choisie est dès lors étroite. Le "Mouvement du 15 Mai" et ses déclinaisons dans d'autres pays est fragile, mais porteur d'un espoir profond dans une démocratie renouvelée.

Avec néanmoins une contradiction politique majeure. Les Indignés prennent le risque de jeter le bébé avec l'eau du bain démocratique: en refusant de faire des choix politiques, ils risquent une abstention qui laisse la place libre aux groupes politiques les plus hostiles à leur mouvement.
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Message  niouze le Mar 7 Juin - 13:35

Montpellier: une nouvelle fois, les forces de l’ordre ont délogé, hier, les « Indignés »
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A Montpellier, une nouvelle fois, les forces de l’ordre ont délogé, hier, les « Indignés » qui s’étaient installés sur la place de la Comédie. Une quarantaine de personnes qui se rassemblent régulièrement ont ensuite organisé une assemblée populaire. Leur action s’inspire du mouvement né en Espagne contre le chômage et la précarité.
http://www.rtsfm.com/pages/h-rault/montpellier-une-nouvelle-fois-les-forces-de-l-ordre-ont-d-log-hier-les-indign-s-130743

Les forces de l'ordre sont intervenues lundi soir dans le centre de Montpellier pour déloger momentanément, de la place de la Comédie, en plein coeur de la capitale languedocienne, une quarantaine d'"indignés". Ces derniers tiennent quasiment chaque jour une "assemblée populaire".

Les gendarmes mobiles sont intervenus peu après 19 h, et ont évacué le groupe sous les yeux de nombreux badauds et flâneurs, certains attablés aux terrasses des nombreux cafés de la place.
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Les indignés, certains entamant "la Marseillaise", d'autres criant "El pueblo unido jamas sera vencido" (Le peuple uni ne sera jamais vaincu), ont été repoussés momentanément de la place, parfois sans ménagement, avant que les gendarmes ne décident de quitter les lieux, sans pratiquer d'interpellation.

Les "indignés" de Montpellier, un mouvement qui s'inspire de celui de la Puerta del Sol à Madrid, sont alors retournés au pied de la "fontaine des Trois Grâces" pour tenir leur "assemblée populaire" quotidienne. Auparavant, les forces de l'ordre étaient intervenues dans un parc près de l'esplanade où un campement avait été organisé.

http://www.midilibre.fr/2011/06/06/les-indignes-de-montpellier-de-nouveau-expulse-de-la-place-de-la-comedie,330869.php

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 7 Juin - 20:20

La Grèce à une étape "cruciale" à l'approche d'un sommet de l'UE
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iHPaUbfm1GJHIBAVa9tfHNqVgIaQ?docId=CNG.dfc0c8e766a51586256af0f65edaa131.2f1
ATHENES — La Grèce se trouve à une étape "cruciale" à quelques semaines d'un sommet de l'UE consacré à la crise que traverse le pays où la tension sociale ne cesse de monter et dont le Premier ministre n'exclut pas un référendum sur les réformes prévues par le gouvernement.

Après avoir consenti la semaine dernière avec les créanciers du pays --zone euro et FMI-- à un durcissement de la rigueur en échange de la poursuite de l'aide financière au pays, le gouvernement doit convaincre les députés de son propre parti, Pasok (socialiste) de voter le nouveau paquet d'économies budgétaires.
Une réunion mardi de la commission parlementaire du Pasok sur ce sujet sera suivie par une réunion du conseil des ministres, présidée par le Premier ministre Georges Papandréou, au cours de laquelle ces mesures doivent être approuvées. Signe de la tension ambiante, ce conseil des ministres initialement annoncé pour lundi a été repoussé à mercredi au cours du week-end, puis à jeudi.
Chiffrées à 6,4 milliards d'euros en 2011 et à 22 milliards d'euros sur la période 2012-2015, ces économies qui comportent hausses d'impôts et coupes dans la fonction publique doivent être adoptées ensuite par le Parlement pour permettre le versement début juillet de la cinquième tranche de 12 milliards d'euros à la Grèce, prévu dans le cadre du prêt sur trois ans de 110 milliards d'euros accordé au pays en 2010 par la zone euro et le FMI.

M. Papandréou a appelé lundi soir lors d'une réunion informelle de son cabinet, à "un large consensus" lors du prochain vote au Parlement de ces nouvelles mesures.
Mais le projet fait face à la réserve affichée d'une partie des députés socialistes, dont 16 ont demandé par écrit la semaine dernière des explications sur les nouvelles mesures, alors que le Pasok ne dispose que d'une majorité de six sièges au Parlement.

"Les jours et les semaines qui suivent sont cruciaux", a prévenu M. Papandréou.
Evoquant également les manifestations massives devant le Parlement à Athènes, où les "Indignés", campent depuis deux semaines, M. Papandréou n'a pas exclu la tenue d'un référendum sur les "grands changements" envisagés.
Le porte-parole du gouvernement, Georges Pétalotis, a semblé ensuite revenir sur ces propos en précisant mardi qu'un référendum n'était pas envisagé sur le plan 2012-2015.

Selon la procédure parlementaire, le vote sur le projet doit avoir lieu dans les trois semaines suivant son dépôt au Parlement, prévu a priori à la fin de la semaine.
Entretemps, le sommet européen prévu les 23 et 24 juin à Bruxelles, précédé d'une réunion des ministres des Finances le 20, doit de nouveau se pencher sur la crise grecque et les discussions porteront surtout sur une éventuelle aide complémentaire accordée au pays.
Mardi la presse allemande faisait état de "résistances" au sein de la zone euro sur le versement de nouvelles aides à la Grèce, et le quotidien Handeslsblatt estimait que toute décision sur un deuxième plan d'aide à la Grèce ne pourrait pas intervenir avant l'automne.

Face aux divergences réapparues au sein de l'Europe sur le dossier grec, le FMI a de nouveau mis en garde mardi l'UE, souhaitant une cohésion des pays membres sur la poursuite de l'aide à la Grèce.
"Les partenaires de la Grèce dans la zone euro (...) doivent parler d'une seule voie, et ne doivent laisser aucun doute sur la poursuite de leur soutien politique et économique au pays", a relevé Bob Traa, le responsable de la délégation du FMI en Grèce lors d'un colloque financier à Athènes.
Soulignant que l'étape actuelle est "cruciale" pour la Grèce, M. Traa a dit que le FMI ne décidera le versement de sa part des 12 milliards d'euros à la Grèce qu'après le sommet de l'UE où des décisions "difficiles" sur la Grèce doivent être prises.



Après les dégâts de la « mondialisation heureuse », la démondialisation ?
http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/07/apres-les-degats-de-la-mondialisation-heureuse-la-demondiali.html
Sommes-nous à la veille d'une révolution ? En tous cas, des « indignés » grecs aux espagnols, un mouvement pacifique se dessinne qui va de pair avec une montée aux extrèmes et un populisme croissant. On sent depuis de longs mois déjà la montée d'une volonté de renouvellement que l'on peut voir avec les résultats des municipales en Italie et l'envolée des Verts en Allemagne, désormais en tête de l'opposition de gauche, mais il y a maintenant l'Espagne, non pas celle de ces élections où la gauche a été battue à plate couture mais celle de la Puerta del Sol. La gauche française devrait être attentive à ces mouvements qui, au fond, rejettent les formations politiques classiques, identifiées aux gens d'en haut et à une même défense des logiques économiques qui voient dans le marché l'apha et l'oméga, confondant les « élites » dans la même opprobre. Ce n'est pas un hasard si les verts allemands relèguent les sociaux-démocrates au second rang de l'opposition et si la gauche de la gauche retrouve une nouvelle vigueur.

L'extrême droite prend aussi vigueur poussée par les effets pervers de la mondialisation (désindustrialisation, chômage, le recul du niveau de vie) faisant ressurgir de vieux épouvantails. C'est dans ce contexte que surgit, ici et là, un débat sur la « démondialisation », dernier rejeton de la critique du néolibéralisme, après "l'antimondialiste" des années 90 et "l'altermondialiste" des années 2000, qui serait la seule manière de lutter contre les dégâts du libre-échange. Quel meilleur signe que l'emportement d'Alain Minc, conseiller multicarte qui s'est toujours trompé, contre cette idée défendue notamment par Arnaud Montebourg, car pour lui « le monde est ce qu'il est, on peut regretter qu'il le soit, mais on ne peut pas le changer. Ce débat sur la "démondialisation", personne ne le comprend dans le monde » ?

On en discute, y compris au sein même des cercles économiques qui défendaient cette mondialisation

Peut-être que personne ne le comprend. En tous cas, de Jacques Sapir, à Emmanuel Todd, à Pierre Larrouturou on en discute, y compris au sein même des cercles économiques qui défendaient cette mondialisation. Pour faire simple la question est : la mondialisation est-elle allée trop loin ? Pour Montebourg, la démondialisation, « ce n'est pas le repli autour d'une nation, c'est au contraire le choix de partager entre le Nord et le Sud une stratégie de protection de mode de vie. C'est une stratégie gagnante pour tous. Au Sud, parce qu'il faut créer des marchés intérieurs après de longues années d'exportation à tous crins. Il faut maintenant développer le pouvoir d'achat de ces travailleurs exploités. Ensuite, au Nord, il faut réindustrialiser des poches de sous-développement qui commencent à apparaître. Ces déséquilibres se résolvent à travers un projet de démondialisation ».

Si les multinationales n'augmentent pas les salaires des ouvriers chinois, il n'y a aucune raison de ne pas taxer aux frontières européennes leurs produits

Exemple : « La quasi-totalité des jouets vendus en Europe occidentale viennent de Chine. Qu'est-ce qu'une industrie du jouet dans la démondialisation ? C'est d'abord des normes environnementales imposées au producteur. Et puis c'est aussi des normes salariales. Avec cette règle : si les multinationales n'augmentent pas les salaires des ouvriers chinois, il n'y a aucune raison de ne pas taxer aux frontières européennes leurs produits. Je pense que face à une Chine qui pille nos technologies pour mieux les délocaliser, nous sommes naïfs. Toutes les nations mercantiles sont protectionnistes. Pourquoi l'Europe ne l'est-elle pas ? ». Ségolène Royal qui sent bien ces évolutions prône un protectionnisme européen avec l'instauration de "barrières sélectives" pour protéger les secteurs industriels menacés par la mondialisation. Et le Parti socialiste affirme pour la première fois la nécessité de "protéger les intérêts de l'Europe, de ses savoir-faire et de ses salariés dans la mondialisation", proposant en outre "d'augmenter les droits de douane sur les produits provenant de pays ne respectant pas les normes sociales et environnementales". Cela suffira-t-il à le réconcilier avec ces couches populaires qui ne votent plus aussi massivement pour lui alors qu'en 1981 72 % des ouvriers avaient voté Mitterrand
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 8 Juin - 9:35

Espagne : les indignés vont lever le camp de la Puerta del Sol dimanche
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/06/08/espagne-les-indignes-leveront-le-camp-de-la-puerta-del-sol-dimanche_1533289_3214.html
Les manifestants qui occupent depuis la mi-mai la Puerta del Sol à Madrid ont décidé, mardi soir 7 juin, de lever dimanche leur campement, devenu le symbole de ce mouvement de contestation alternatif inédit en Espagne.

Après quatre heures de débats en assemblée générale, un consensus s'est dégagé pour la levée du village de tentes qui occupe la place, en plein centre de Madrid. "Le campement est un outil de travail, pas une fin en soi", affirmait le texte approuvé, à quelques nuances près, par les dix-sept commissions formant le mouvement des "indignés", puis soumis à l'assemblée générale.

Les manifestants se sont également engagés à poursuivre leur mouvement, avec une série de manifestations dans les semaines à venir. Il aura fallu des jours de débats et d'assemblées ajournées pour que les jeunes "indignés" décident finalement de démanteler ce campement, au risque de laisser pourrir un mouvement pourtant largement soutenu par l'opinion publique.

LA QUÊTE D'UN SECOND SOUFFLE

De nuit, quelques dizaines de manifestants seulement continuent à assurer une permanence, trois semaines après les rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui se sont retrouvées à la Puerta del Sol pour protester contre les conséquences de la crise ou les excès du capitalisme.

Confrontés à d'insolubles problèmes logistiques, sanitaires ou de sécurité, les manifestants avaient commencé depuis dimanche à réduire la taille de leur campement, démontant quelques-unes des tentes qui s'étalent sur la place, en plein centre touristique et commerçant de Madrid.

Une fois décidé le démantèlement de ce symbole, le mouvement, vecteur de l'angoisse de millions d'Espagnols face au chômage (21,29 % des actifs) et la précarité sociale, né spontanément le 15 mai et relayé par les réseaux sociaux, se cherche maintenant un second souffle.

Les "indignés" prévoient plusieurs manifestations à l'échelle nationale dans les semaines à venir, dont une le 11 juin, jour de l'investiture des maires élus lors des élections du 22 mai, avant une journée de mobilisation le 19 juin.


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 9 Juin - 13:56

montpellier : sa devient une habitude levage du camp ce matin par la police et la société de nettoyage , a l'impression de vivre un jours sans fin
https://www.facebook.com/video/video.php?v=214359655270693

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Jeu 9 Juin - 16:01

Message urgent aux Indignés à faire tourner partout! 3 blessés graves à Valence en Espagne à la suite d’un rassemblement. Rassemblement de soutien à 16h devant l’ambassade espagnole! faîtes tourner! Paris es Valencia!

http://reelledemocratie.fr/
Espagne/indignés: incidents à Valence
AFP
09/06/2011 | Mise à jour : 15:04
Des incidents ont éclaté aujourd'hui à Valence, dans le sud-est de l'Espagne, faisant huit blessés parmi les policiers, lorsque la police a dispersé un rassemblement de manifestants du mouvement des "indignés" devant le parlement régional, ont annoncé la police et la préfecture.

Un groupe de manifestants s'était rassemblé depuis la nuit précédente devant le parlement qui devait désigner jeudi son président après les élections régionales du 22 mai.

Ce matin, la police est intervenue pour disperser les manifestants, affirmant avoir riposté à des provocations. "Des bouteilles pleines et même des ciseaux ont été lancés" en direction des policiers qui ont aussi "reçu des coups", selon une porte-parole de la police.

Huit policiers ont été légèrement blessés et cinq personnes ont été interpellées, a indiqué une porte-parole de la préfecture de Valence.

Les manifestants protestaient contre une nouvelle réforme touchant le marché du travail, mais surtout contre la classe politique accusée de ne pas représenter les citoyens frappés par un chômage record (21,29% des actifs). Le mouvement des "indignés", qui rassemble des jeunes mais aussi des citoyens de tous horizons, doit lever dimanche le campement de la Puerta del Sol à Madrid, mais prévoit dans les jours et les semaines à venir d'autres manifestations dans toute l'Espagne.

le figachiotte

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Dim 12 Juin - 11:30

Les "indignés" de Madrid lèvent le camp de la Puerta del Sol
France Info - 10:59


Les "indignés" ont décidé de démonter leurs tentes ce dimanche midi, mais ils entendent rester mobilisés. Ils
sont installés depuis quatre semaines sur la place de la Puerta del Sol,au cœur de la capitale espagnole, pour dénoncer le malaise de la société face au chômage et à la crise économique.



Des centaines de sympathisants devraient se joindre à eux pour montrer que si les "indignés" plient bagage, la contestation ne faiblit pas pour autant. Les manifestants ont d’ailleurs décidé de baptiser cette journée la "fête de la reconstruction".


"La place restera un lieu d’assemblées, chaque quartier continuera à travailler et nous poursuivrons le mouvement sur internet", affirme un porte-parole, Marcos Quesada, étudiant en droit de 19 ans. Une structure en planches de chantier et matériaux de récupération, qui vient d’être installée, doit constituer leur futur point d’information permanent.

Le mouvement était né spontanément le 15 mai d’une manifestation de citoyens. Plusieurs motifs ont motivé ce
mouvement : le chômage qui frappe plus de quatre millions d’Espagnols et presque la moitié des moins de 25 ans, les politiciens taxés de cynisme et de corruption, les banques, les dérives du capitalisme. Il a ensuite été relayé par les réseaux sociaux et s’est propagé dans le pays.

A Madrid, après les rassemblements de dizaines de milliers de personnes au moment des élections locales du 22 mai, le campement s’est vidé au fil des jours. Mais les "indignés" ne baissent pas les bras : ils ont déjà prévu une journée nationale dimanche prochain, le 19 juin et annoncent d’autres rendez-vous.






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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Dim 12 Juin - 12:56

Retour sur le camp des indignados de Barcelone et perspectives pour le mouvement toulousain


mis en ligne dimanche 12 juin 2011 par fouadito de granada

En Espagne, le mouvement part d’un malaise économique et politique.
La population est victime de la crise et les acteurs politiques, au lieu
de sauvegarder la cohésion sociale, ont orienté leurs politiques vers
l’austérité (comme dans beaucoup de pays d’Europe et du Monde).

Comme en France et dans les pays d’Europe, les politiciens ne font
qu’appliquer la politique néo-libérale fomentée dans les coulisses de
Bruxelles et ne sont que des portes-paroles de cette politique qu’ils
imposent aux citoyens des différents pays de l’Union Européenne.

Ce mouvement a pris une telle ampleur pour deux raisons :

Les difficultés économiques touchent tout le monde (jeunes, familles, personnes âgées, étrangers…..)

La seule réponse a été la répression ou la marginalisation (violences à
Barcelone, articles renvoyant le mouvement à une question d’autonomie ou
de défaite de la gauche)


La mise en place du campement est un facteur d’amplification
intellectuelle et matérielle du mouvement. La place se remplit chaque
soir à partir de 19h jusqu’à 23h.

A 19h, se tient l’assemblée des commissions. Celles-ci présentent
leur travail de la journée, les réflexions abordées et les propositions
d’actions (conférences, textes, création de nouvelles structures etc.).

A 21h, se met en place le rituel suivant : les barcelonais se
rejoignent avec des casseroles, des sifflets, des clefs et font du bruit
pendant plus d’1h. Ce rituel permet de rappeler le ras-le-bol des
indignés. En effet, ceux-ci ne restent pas forcément après ce rite :
beaucoup repartent à leurs occupations personnelles, familiales ou
autres. Cette action permet de rappeler la solidarité des barcelonais
avec l’action des indignés et d’alerter la population sur le
mécontentement général.

A 22h commence l’assemblée.

Les intervenants disposent de deux minutes pour présenter leur indignation, leurs projets, leurs propositions, leurs critiques etc..
Ces assemblées ne donnent pas forcément lieu à un vote ni à un débat. Les
tours de parole sont pris par les organisateurs et les intervenants font
la queue jusqu’à ce que viennent leur tour.

La délégation de Toulouse a pu présenter rapidement le mouvement en
expliquant d’une part l’expulsion du camp de Toulouse mais aussi notre
détermination à continuer le mouvement dans toute la France en rappelant
que chaque soir les Parisiens sont réprimés mais qu’ils reviennent.
Nous n’avons pu exposer plus longuement l’état de notre mouvement en
raison de la limitation du temps de parole. Toutefois, nous avons pu
remettre notre tract ainsi que les contacts nécessaires. De leur côté,
ils nous ont donné les leurs pour poursuivre la convergence des luttes.
L’assemblée se termine à 23h pour respecter le voisinage et permettre
aux campeurs de se reposer.

Le camp

Le camp de Barcelone est composé de 21 commissions.
Chaque commission comporte des sous-commissions qui sont chargées chacune d’une fonction découlant logiquement de la commission.
Les commissions peuvent être classées en trois catégories :

Les commissions propres au campement :

Infrastructures

Cuisine

Informatique

Vie en collectivité

Les commissions propres au fonctionnement du mouvement :

juridique

organisation des assemblées

communication et presse

action et activités

internationales

diffusion

convergences

extension


Les commissions propres à la structuration idéologique du mouvement :

Education

Economie

Santé

Féministes

Audiovisuelle

Alternatives

Théâtre

Diversité

Ambiance


1) L’organisation du camp

Le camp est organisé à partir de certaines commissions qui sont
spécialement chargées de collecter le matériel nécessaire au camp, la
répartition des espaces (habitations, espace de débats) et l’hygiène du
camp.

a) L’hygiène du camp

Le camp dispose de toilettes chimiques mobiles qui sont réparties aux trois sorties du camp.

Des équipes de nettoyage sont prévues le matin, après le déjeuner et
après le débat du soir. Elles balayent le camp, changent les poubelles
et rappellent aux campeurs leur devoir de nettoyer leur propre espace.

Des éviers pour le nettoyage des ustensiles de cuisine sont en libre
accès. Chaque campeur peut laver sa vaisselle et l’équipe chargée de la
cuisine collective nettoie les plats utilisés pour la confection du
repas

Le camp dispose de poubelles classées pour assurer le tri sélectif.

Certains déchets sont immédiatement recyclés (ex : les canettes de
bières sont transformées en cendriers qui sont mis gratuitement à la
disposition des campeurs)

b) Ravitaillement du camp

Du matériel (draps, couvertures, tentes) peut être mis à la
disposition des campeurs à condition de les restituer en partant. Ce
matériel est la plupart du temps donnés par des sympathisants, mais il
vient aussi de la récupération.

Le camp dispose en outre d’une cuisine collective,. L’équipe
« cuisine » se charge de la récupération du repas et de la confection du
repas. En principe, le repas est prioritairement donné aux personnes
travaillant dans les commissions. En cas de surplus, le repas est
distribué aux autres personnes présentes sur le camp. Ce fonctionnement a
fait l’objet de critiques : le dernier jour où nous étions présents sur
le camp (samedi), le repas a été distribué à tous.

c) Tranquillité du camp

Le camp obéit à des horaires. Le lever a normalement lieu à 9h et le
coucher à 0h00. Des personnes se chargent soit du réveil des campeurs
soit de l’extinction des feux. Lorsque des personnes font trop de bruit,
ils sont immédiatement alertés sur le respect des gens qui dorment.
En principe, l’alcool est déconseillé sur le camp pour éviter les rixes
et les bruits pendant la nuit. Cependant, il n’y a pas d’interdiction
formelle.
Parfois, il y a eu des problèmes en raison de vols commis sur le camp.
En cas de disputes, les gens interviennent directement pour calmer le
jeu. Par exemple, une fois, une personne a sorti un couteau mais l’a
rangé immédiatement car des personnes sont venues calmer le problème.
Le camp est ouvert tout le temps. Toutefois, grâce aux personnes qui se
chargent de la tranquillité, il est très facile d’empêcher des personnes
extérieures de venir déranger les campeurs.

2) L’organisation du mouvement

Le mouvement s’organise à travers le campement. Pendant la journée,
les différentes commissions travaillent sur les sujets relevant de leurs
champs d’action. Ils organisent parfois des débats, conférences
auxquels sont invités tous les sympathisants. Certaines actions ont lieu
pendant la journée. En général, il y a un appel à action ainsi que des
affiches prévenant quelques jours à l’avance des modalités et du lieu de
l’action.

Pendant notre séjour, nous avons vu ces actions :

Action devant SEAT : les personnes se sont réunies avec des
casseroles, des sifflets pour rappeler au géant espagnol de l’industrie
automobile le manque de création d’emploi

Action devant le Conseil de l’Intérieur de la Région de Catalogne :
suite aux violences policières, le mouvement a immédiatement prévu deux
actions.

Une pétition demandant la démission de PUIG (conseil de l’intérieur
commandant la police régionale « Mossos Squadra ») ainsi que la collecte
des témoignages, photos et vidéos pour intenter une action pénale
contre les policiers qui sont intervenus. Il y a là-dessus un problème :
en principe, les policiers portent un numéro d’identification. Or, lors
de la tentative d’expulsion du camp, les policiers ne portaient pas ce
numéro.
Le dimanche à 18h, nous nous sommes réunis devant le Conseil de
l’Intérieur pour demander la démission de PUIG. Parmi les slogans, les
barcelonais scandaient « où est ta plaque d’identification » tout en
brandissant leur carte d’identité nationale. Ce sit-in a duré 2h puis
les manifestants, qui se chiffrent facilement à 1000 personnes, ont
défilé du conseil de l’intérieur à la place de Catalogne. Sur le
parcours, les barcelonais apportaient leur soutien en se présentant à
leurs balcons, en rejoignant le cortège ou en klaxonnant de leurs
voitures. Arrivé devant le campement, les manifestants se sont arrêtés
devant le Consulat de France et ont apporté leur solidarité contre les
arrestations et violences policières ayant eu lieu à Paris et autres
villes.

Action devant le Parlement de Catalogne

A la fin du séjour, les barcelonais ont reconduit le principe de
l’occupation tout en suggérant de monter un camp devant le Parlement de
Catalogne.

Dans les quartiers, des assemblées hebdomadaires sont organisées afin d’amplifier le mouvement.

3) L’avenir du mouvement

En Espagne, ils prévoient de réunir différents membres des différents
campements à Madrid pour faire un point général sur le mouvement
espagnol et décider des modes d’actions pour nationaliser le mouvement
qui n’est à ce jour qu’à l’état local.

Des campements ont lieu dans toute l’Espagne, malgré que les médias
se concentrent sur les campements de Madrid et Barcelone. En outre,
certains mouvements, en dehors des indignés, existent : par exemple, à
Grenade, il y a le mouvement des indigné-e-s, mais aussi des bénéficios.

Quelques constats et propositions suite à ce voyage d’observation

En France, le mouvement est loin d’être identique au mouvement
espagnol.
En effet, il n’y a pas de représentativité des luttes
actuelles ; il se contente de crier son indignation sans développer les
causes de celles-ci et les tendances du mouvement. En France, il y a peu
de commissions qui sont mises en place et elles se limitent à des
structures organisationnelles (communication, animation et logistique).
Si ces structures sont nécessaires, elles sont insuffisantes car elles
ne permettent pas de développer les causes de notre indignation et de
mettre en place un mouvement contestataire suivi ou non de
revendications.
Pourtant, la France porte depuis cinq ans de nombreuses luttes contre
les politiques libérales et d’austérité (Sécurité Sociale, Casse de
l’Hôpital public, Retraites, Loi Responsabilité des Universités, Décret
Pécresse, Décret Darcos, Réduction des prix pour la restauration du
pouvoir d’achat, Logement, Grande précarité, Lutte contre les lois
relatives aux étrangers, Lutte contre le racisme, la xénophobie….) et
les réductions des libertés (HADOPI, LOPPSI, Peines planchers, rétention
de sûreté, Obligation de traitement imposés au délinquants et criminels
récidivistes, discrimination selon la qualité des victimes, sans
papiers, demandeurs d’asile, répression des mouvements sociaux…..)


L’intégralité de ces luttes sont portées de manière catégorielle par
des collectifs, des syndicats ou des partis. L’ensemble de ces personnes
présentes lors de ces luttes sont indignées par notre échec et
l’incapacité des hommes politiques et de certains syndicats à porter
notre voix auprès des institutions qui œuvrent pour un programme de
libéralisation et de privatisation croissante de notre société.


Lors de la dernière réunion, il a été mis en place des sujets clefs et les questions qui en découlent.

Il est temps de restructurer notre mouvement et de l’étendre à
l’ensemble des luttes qui ont échouées et de montrer à tous les
indigné-e-s quelqu’ils soient que le mouvement va remettre en face des
politiques les contestations qui ont été étouffées jusqu’à ce jour.

A travers les commissions proposées ou à proposer chacune d’elles
devra mettre en place un réseau pour alerter la population sur les
problèmes économiques et sociaux qui nous touchent et préparer ainsi des
débats et les futures commissions qui seront présentes sur le futur
camp des Indignés de Toulouse.

Idées pour le mouvement toulousain

Remettre en place rapidement un point d’information à Capitole pour
diffuser l’information, installer les commissions et assurer la
logistique.
Communiquer sur l’atteinte à nos libertés (levée autoritaire du camp,
invitation de la mairie à ne plus venir à Capitole en journée,
confiscation de notre matériel de lutte, confiscation de l’expression
des toulousains) et orienter via une commission juridique les actions
envisageables (action contre la mairie ? action pour récupérer nos
affaires ? action pour obtenir la reconnaissance de notre liberté de
réunion à Capitole…)

Repenser les moyens de protéger notre mouvement

Mise en place de pétitions contre les arrestations, les levées des camps….

Organiser une fois par semaine une assemblée populaire dans les quartiers de Toulouse

Rédiger des communiqués :

Pourquoi nous sommes-là ?

Pourquoi nous voulons occuper cette place ?

Comment nous indigner ?

Appel à tous les indignés présents dans les luttes syndicales, associatives….à rejoindre le mouvement

Pour réorganiser le mouvement, voici quelques propositions sur les commissions avec les fonctions assignées à chacune d’elles :

Commission communication

Gestion des sites internet

Communication interne

Calendrier

Organisation journalière-

Communication externe

Mouvements (envoi des actions de Toulouse aux autres mouvements, répertoire des actions en France, en Europe et dans le monde)

Revue de presse locale, nationale et internationale

Traduction des communiqués

Analyse politique des mouvements et communiqués


Commission logistique

Gestion des repas

Gestion du matériel

Appel à moyens matériels et humains

Relevé des personnes disponibles

Création d’un fichier contacts (mails et mobiles/fixe)

Rédaction des règles du mouvement

Organisation de la mise en place des groupes de travail et des commissions

Organisation des débats, conférences….


Commission démocratie réelle

Tenue des assemblées

Rédaction des rapports

Analyse démocratique du mouvement toulousain

Liens
entre le mouvement des indignés et des luttes locales (1er travail :
répertorier les luttes, les modes d’actions, invitation à nous
rejoindre)


Commission juridique

Information de nos droits et libertés mises en œuvre dans le mouvement

Pétition contre l’expulsion et pour le droit d’occuper la place du Capitole

Recueil des décisions rendues en faveur des mouvements de démocratie réelle (ex : bayonne)

Gestion de la légal team (avocats : brel et laspalle)

Communication sur les droits sociaux, le droit des étrangers…


Commission éducation

Relancer les réseaux des professeurs et instituteurs bafoués par les décrets Darcos et Pécresse

Mise en place de débats sur l’éducation actuelle (état des lieux, alternatives….)


Commission économie

Analyse de la situation économique locale, nationale, européenne et mondiale

Rappels des problèmes économiques : chômage, précarité, privatisation de l’Etat et des services publics…..


Commission Alternatives

Quelles alternatives existent ?

Comment les rendre légitimes et intelligibles auprès de tous ?


Commission Logement

Droit au logement

Droit à l’hébergement d’urgence

Critiques de la spéculation immobilière (responsable majeure de la crise)

Pétition pour l’application de la loi de réquisition

Pétition contre l’accession sociale à la propriété et la casse du dispositif S.R.U.


Commission sociale

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Dim 12 Juin - 13:21

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  spike le Dim 12 Juin - 14:11



A Madrid, les «indignés» quittent la Puerta del Sol
Après un mois passé sur cette place devenue symbole de leur contestation, ils démontent le campement, mais assurent ne pas désarmer pour autant.

Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l'Espagne face au chômage et à la crise, les jeunes "indignés" démontent leur campement dimanche en promettant de continuer à faire entendre leur voix.

"Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place du "kilomètre zéro", au coeur de la capitale espagnole.

Presque un mois plus tard, malgré un avenir en point d'interrogation, les "indignés" annoncent d'autres rendez-vous, à commencer par une journée nationale le 19 juin.

"La place restera un lieu d'assemblées, chaque quartier continuera à travailler et nous poursuivrons le mouvement sur internet", assure un porte-parole, Marcos Quesada, étudiant en droit de 19 ans.

Déjà, les manifestants ont construit au milieu de la Puerta del Sol une structure en planches de chantier et matériaux de récupération, leur futur point d'information permanent.

"Pour que reste vivant le symbole de Sol", explique Irene Rodriguez, une jeune fille de 22 ans qui travaille à la commission des "infrastructures", "au chômage malgré deux diplômes d'architecte et d'ingénieur, et trois langues".

Le mouvement était né spontanément le 15 mai d'une manifestation de citoyens autour de cibles disparates: le chômage qui frappe plus de quatre millions d'Espagnols et presque la moitié des moins de 25 ans, les politiciens taxés de cynisme et de corruption, les banques, les dérives du capitalisme.

Très vite, relayé par les réseaux sociaux, il a tissé sa toile à travers l'Espagne, dans une fronde au ton libertaire, inédite dans ce pays où des campements ont fleuri sur les places publiques de dizaines de villes et villages.

«Canapés»

Après les rassemblements de dizaines de milliers de personnes au moment des élections locales du 22 mai, le campement s'est vidé au fil des jours, mais les "indignés" ne désarment pas.

"Je suis ici depuis le premier jour, et je suis fatiguée", confie Irene Rodriguez. "C'est difficile. Les gens doivent continuer leur vie, leur travail. Et beaucoup préfèrent regarder depuis leur canapé".

Ces jours-ci pourtant, ils sont passés à d'autres formes d'action: sit-in nocturne, mercredi, devant le parlement, ciblant la classe politique aux cris de "bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas".

Puis samedi, face-à-face mouvementé avec la police anti-émeutes pour accueillir la réélection du maire conservateur de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon.

Flou

"Depuis la décision mardi de lever le campement, le mouvement s'est réveillé, nous sommes revenus à notre but, avec des cibles politiques", assure un représentant des "indignés" en refusant de dévoiler son nom.

Leur plate-forme réclame une modification de la loi électorale, accusée de ne pas donner de place aux petits partis, la "transparence" des instances politiques et économiques, la participation des citoyens à la vie politique.

Mais les outils restent flous, les propositions concrètes rares, les leaders inexistants. Et l'avenir des "indignés", pourtant soutenus par l'opinion publique, très incertain.

"Qu'ils nous apportent des propositions recueillant 500.000 signatures et nous les examinerons", remarquait un responsable gouvernemental. "Leur avenir dépendra de leur imagination afin de se maintenir unis et informés. Les indignés sont un collectif beaucoup plus vaste que ceux qui campent sur les places", analysait Antonio Alaminos, sociologue de l'université d'Alicante.

"Il est important que cette indignation soit canalisée à travers des projets coordonnés", remarque Israel Rodriguez Giralt, professeur de sciences de l'éducation à l'université de Barcelone. "C'est la force et aussi le défi de ce mouvement".

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012342940-a-madrid-les-indignes-quittent-la-puerta-del-sol
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  spike le Lun 13 Juin - 13:15


Je croyais l'avoir déjà posté... Le regard de la FA sur la question :

Regarde deux messages avant ton dernier message et tu le trouvera...
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