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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 16 Nov - 12:16

Et les anti-Wall Street reviennent...
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Après en avoir été expulsé la nuit précédente, les "indignés" new-yorkais ont regagné le parc qui leur sert de QG dans Manhattan depuis deux mois. Mais avec interdiction d'y replanter leurs tentes.


C'est en chantant que les fidèles du mouvement Occupy Wall Street ont regagné le square Zuccotti rouvert au public hier soir, après avoir été évacué par les autorités pour faire place nette. Les manifestants ont été autorisés à revenir "à condition d'en respecter les règles", a précisé le maire de New York. Ce qui signifie interdiction de camper, a confirmé un juge mardi après-midi : selon lui, "les tentes, équipements, générateurs et autres" contreviennent au "droit des gens de profiter de cet espace" et "aux devoirs du propriétaire", responsable de l'entretien du parc.

Le square débarrassé de ces installations que New York ne saurait voir a donc été réinvesti. En musique, mais dans un climat de tension palpable, après cette évacuation forcée et l'arrestation de plus de 200 personnes. Le mouvement n'en sort que ragaillardi : une grande journée d'action est prévue jeudi à New York, et dans les autres villes américaines où le mouvement a essaimé. Et les campeurs comptent bien retourner en justice, pour gagner le droit de ramener leurs sacs de couchage.

"Où va l'Amérique ?" Les "indignés" de New York reviennent dans leur square. Reportage d'Aurélien Coly. (00:01:12)
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  spike le Mer 16 Nov - 18:25


Et cette globalité du mouvement, c'est là toute leur force.

Ou sa faiblesse voir l'article de feu de prairie que j'ai posté plus haut.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 17 Jan - 14:32

Les Indignés de la Défense saisissent la justice
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Ils ont campé du 4 au 27 novembre 2011 sur le parvis de la Défense. Les Indignés dénonçaient le pouvoir de la finance et revendiquaient la réappropriation de l'espace public. Délogés par les forces de l'ordre, une vingtaine d'entre eux porte plainte aujourd'hui estimant avoir été victime de "violences illégitimes et disproportionnées".

La liste des motifs de la plainte est longue : des "atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne" à "entrave à la liberté d'expression", "destruction de biens", "propos injurieux" en passant même par le "mauvais traitement envers un animal".

Pour Me Christophe Ayela l'objectif est de dénoncer la violence disproportionnée dont ont été victimes ses clients, réunis pacifiquement et qui ne troubalient pas l'ordre public. Au-delà de violences présumées, l'avocat dit vouloir avant tout "défendre la liberté d'expression" explique l'avocat des Indignés.

Le 4 novembre, à la fin du sommet du G20 de Cannes, les Indignés s'étaient installés au coeur du quartier d'affaires près de la Grande Arche où ils avaient improvisé un campement. Certains avaient déploré la confiscation de tentes, de nourriture, de bâches et de pancartes par la police. Deux personnes avaient été légèrement blessées lors du premier rassemblement.
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y a pas que des mafieux en Sicile

Message  niouze le Lun 23 Jan - 17:22

Loredana nous raconte la révolte des « bouseux » en Sicile

Loredana



Loredana, 25 ans, enseignante près d'Annecy, est d'origine sicilienne. Elle a écrit à Rue89 la semaine dernière pour attirer l'attention de la rédaction sur un mouvement de révolte inédit en Sicile, le mouvement des Forconi. Elle nous a envoyé ce témoignage pour porter la parole de ses amis et de sa famille. Zineb Dryef.

Depuis le début de l'année, un vent de révolte souffle sur la Sicile. L'enfoncement de l'Italie dans la crise, les plans de rigueur, les appels à d'énièmes sacrifices ont fini par lasser la population. Dans une région où l'essence a atteint les 1,70 euros au litre et où 25% de la population est au chômage, le vase a fini par déborder.

Des agriculteurs et des artisans ont fondé le Mouvement des Forconi, de la Fourche, appelant à la révolte et au refus de cette situation de plus en plus invivable. La fourche, symbole agricole par excellence de la protestation. Cet outil fait écho aux révoltes paysannes des siècles passés, où le peuple se révoltait contre les dirigeants en employant la force. La force, qui aujourd'hui semble être le seul moyen de faire changer les choses, l'ultime recours. Car en Sicile, on se bat et on se battra.
Je les chasserai à coups de fourche dans les fesses

Faisant un parallèle avec les derniers événements en Tunisie, Onofrio, agriculteur palermitain, dit « moi je ne me suiciderai pas. Je chasserai plutôt à coups de fourche dans les fesses ceux qui veulent me conduire au suicide. » Les pêcheurs, les chauffeurs routiers et les conducteurs des transports en commun ont rallié le mouvement. Un mouvement qui se veut dans l'action, dans le concret. Gaetano, commerçant de Catania dit « vous vous parlez, ici on combat ».

Un blocus total de l'île pendant 5 jours, du 16 au 20 janvier a donc été décidé. Pendant cinq jours, plus de transports en commun, plus de livraisons d'essence ni de nourriture. Une grève généralisée, en somme ? Ceci n'est pas une grève, non c'est un blocus.

En réalité c'est bien plus que ça. Il s'agit de frapper un grand coup et de dire : Basta ! Suffit de payer une crise qu'on n'a pas provoquée, suffit d'être sollicités par un Etat qui nous ignore et nous méprise.

Ilaria, 24 ans, étudiante à l'université d'Agrigente, explique les origines de ce mouvement :

« Le blocus de ces derniers jours est très étrange, c'est le signe que quelque chose est en train de changer dans l'esprit des Siciliens, habitués depuis des siècles à voir notre terre soumise à des forces hégémoniques, certaines, telle la Mafia, étant nées sur ce même sol. C'est du moins l'expression d'une volonté de changement chez un peuple soumis depuis trop longtemps et qui veut maintenant lever la tête.

Nous sommes dans une région où les personnes qui s'opposent au pizzo (racket organisé par la Mafia qui oblige les chefs d'entreprise à lui verser un impôt sous peine de voir son commerce détruit), comme l'entrepreneur Ignazio Cutrò, au lieu d'être assistées par les institutions n'ont d'autre recours que la grève de la faim pour se faire entendre et continuer à vivre et à travailler honnêtement sur sa propre terre.

C'est vrai que risquer sa vie pour continuer à vivre dignement peut sembler paradoxal mais au pays des paradoxes, c'est malheureusement normal. Ici il faut se faire entendre. »

La Sicile, terre des bouseux, est en révolte

Car la Sicile est un beau paradoxe ; c'est à la fois la région la plus riche en ressources naturelles et la plus pauvre de l'Italie. C'est une région qui a nourri pendant des siècles les régions moins fertiles du Nord, puis y a envoyé des milliers de bras travailler dans les usines et participer au grand « boom économique » .

Et aujourd'hui, cette région dérange, elle fait tache avec ses taux records de chômage, sa mafia, son travail au noir. Certains politiciens d'extrême droite la considèrent même comme faisant partie de l'Afrique, tâche de boue dans laquelle tape la botte. Et pourtant, la Sicile, bien que région autonome, c'est l'Italie ! C'est là qu'ont débarqué Garibaldi l'unificateur et les Américains sauveurs du fascisme.

Le mépris du Nord envers la Sicile, terre de « terroni » (bouseux) et d'« accattoni » (sangsues de l'Etat) est culturel ; déjà en 1955 on pouvait voir dans le film de Pietro Germi, « Sedotta e abbandonata », un carabinier muté en Sicile retrouver le sourire lorsqu'il cachait la Sicile de la carte de l'Italie. Région aux multiples problèmes qui seraient sans doute résolus si la Sicile cessait d'être le jeu des politiciens qui, en période électorale, promettent de s'intéresser au Sud et qui une fois au pouvoir, ne font plus rien.
Autour de moi, le désespoir

Aujourd'hui, les Siciliens disent stop. Basta ! Le mouvement des Forconi se revendique avant tout comme un mouvement apolitique. C'est un mouvement social, le mouvement d'un peuple qui souffre et qui en a marre. Samantha, étudiante en Droit à l'université d'Agrigente, explique ainsi le malaise :

« Partout autour de moi, en Sicile, il n'y a que le désespoir. Des jeunes de presque 30 ans qui sont toujours sans travail, sans espoir et surtout sans rêves.

En fait, parmi tout ce qui nous manque en Sicile, il y a surtout la possibilité de rêver d'un futur et d'une famille dans la sérénité ! »

Ce mouvement est la prise de conscience que le peuple est capable de se faire entendre et de s'affranchir du jeu des politiciens. Onofrio, exhorte ainsi les Siciliens :

« Ne pensez pas que vos problèmes ne regardent que vous car ces problèmes sont les nôtres et nous devons les régler pour les générations futures. »

Pour ces raisons, bloquer l'île devrait attirer l'attention sur la détresse des habitants. Or depuis le début de l'action, un lourd silence plane sur l'événement. Pas un mot dans les journaux nationaux ; La Repubblica ou le Corriere della Sera parlent en première page du naufrage du Costa Concordia. Tout au plus un petit encart est-il consacré à la « grève des chauffeurs de bus en Sicile ». L'action est ignorée et déformée.
Silence dans les médias

Lorsqu'il ne peuvent plus ignorer ce qu'il se passe, les médias tentent de discréditer le mouvement. Ainsi lit-on que le Mouvement des Forconi est appuyé par des groupuscules néo-fascistes et par le parti d'extrême droite Forza Nuova. Un mouvement de masse, car c'est un mouvement de masse social, appuyé par un parti qui a obtenu 0,8% des votes aux dernières élections ? Cela semble gros, et pourtant, quelques doutes naissent.

Même au sein de la population solidaire du mouvement, on ne sait pas quelle est la couleur politique de ce mouvement, signe qu'il est avant tout ce qu'il se revendique, un mouvement apolitique et social. Onofrio, avec son franc-parler avertit :

« Participe qui veut à ce mouvement, mais que ne se fassent pas voir les drapeaux des partis car nous les chasserons à coups de pied dans le cul. »

Une telle tentative de sape de la part des médias et des journaux laisse entendre que ce mouvement est à prendre au sérieux, qu'il dérange. Et les citoyens au cœur de ce qu'il se passe en sont bien conscients. Ilaria, explique :

« La Sicile est l'effet collatéral d'une maladie qui frappe tout le pays et dont on craint la propagation.

Voilà pourquoi le mouvement et le blocus sont censurés, ignorés ou déformés par les médias ; il faut à tout prix éviter la contagion.

C'est aussi pour cette raison que l'on tente de décrédibiliser le mouvement, il faut éviter la contagion. »


Facebook et YouTube pour témoigner

Et pourtant, ça bouge ! Et pourtant le mouvement se propage ! Malgré tout, grâce aux réseaux sociaux et aux sites de partage comme Youtube, l'information réussit à filtrer. Sur Facebook, des Mouvements des Forconi locaux se multiplient dans les autres grandes villes du Sud. Les Pouilles, la Calabre et même le Lazio !

En dépit de la censure, gravissime dans un pays démocratique respectueux des droits de l'Homme, et des tentatives pour discréditer le mouvement, des actions similaires sont prévues dans d'autres régions d'Italie. Aux dernières nouvelles, un blocus a été mis en place en Calabre, un autre est prévu à Pescare. Les informations, relayées par les réseaux sociaux et Youtube, déjouent ici la censure et font leur chemin.
Un reportage (en italien) sur le mouvement

La fourche, symbole d'un monde ancien, aurait-elle trouvé là une nouvelle forme ? Au XIXe siècle les révoltes étaient réprimées par la force et dans le sang. En 2012, le silence des médias et le travail de désinformation sont les nouveaux moyens de répression, plus sournois. La fourche se fait souris et les idées, elles, finissent par s'exprimer. Serait-on à l'aube d'un Printemps italien ?

http://www.rue89.com/2012/01/23/une-sicilienne-nous-raconte-la-revolte-en-italie-228634

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 5 Fév - 10:01

Le campement des indignés d’Occupy DC démantelé par la police de Washington
http://www.rfi.fr/ameriques/20120205-le-campement-indignes-occupy-dc-demantele-police-washington
Les autorités de la capitale américaine, qui avaient été très tolérantes à l’égard des indignés occupant un square de la ville depuis quatre mois, ont lancé samedi 4 février 2012, à six heures du matin, un raid pour démanteler le campement du mouvement Occupy DC. L’opération s’est déroulée sans trop d’accrochages.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Le déploiement de force était impressionnant. Une cinquantaine de policiers appartenant au service des parcs, en tenue anti-émeute, avec casque, bâton et bouclier en plastique transparent, certains à cheval, ont fait irruption à l’aube dans le campement installé dans le square McPherson, tout près de la Maison Blanche. Ils ont commencé à démonter des dizaines de tentes qui contrairement à l’ordre du service des parcs, étaient fermées, en en laissant une quarantaine d’autres qui étaient ouvertes.

La ville, en effet, ne veut pas interdire aux manifestants de se rassembler, mais elle leur interdit de dormir dans le square. Couvertures, sacs de couchage et literies ont été retirés par des agents portant des combinaisons jaunes et des masques de protection par peur d’attraper des maladies, en raison des conditions sanitaires : outre des monceaux d’ordures, les policiers ont trouvé des bidons d’urine et des rats.

L’opération s’est déroulée relativement pacifiquement. Sept personnes ont été arrêtées pour avoir désobéi aux ordres. Un policier a été blessé au visage par une brique. Une manifestante a décrit la scène comme « une zone de guerre destinée à réduire au silence la voix du peuple ». « On nous retire le droit à la liberté de parole » s’est plaint un autre, alors qu’un troisième a promis une réoccupation du square, « avec cette fois un nombre de participants que personne ne pourra ignorer ».


La police des parcs procède au démantèlement du campement d'Occupy DC, le samedi 4 février 2012 à Washington.
REUTERS/Jonathan Ernst


La police démantèle une partie du camp des anticapitalistes à Washington
http://www.liberation.fr/depeches/01012387931-etats-unis-la-police-en-position-sur-le-square-des-anticapitalistes-de-washington
WASHINGTON (AFP) - La police a démantelé samedi une bonne partie du campement occupé depuis octobre par les manifestants anticapitalistes du mouvement Occupy de Washington, au cours d'une démonstration de force des autorités pour faire respecter le règlement interdisant de dormir sur place.

La police a arrêté quatre personnes qui "refusaient d'obéir aux ordres", s'accrochant à une statue au milieu du square, a indiqué à l'AFP David Schlosser, porte-parole de la police.

Trois autres ont également été interpellées, selon des avocats des manifestants.

Quelque 50 policiers, dont certains à cheval, avaient pris position au petit matin sur le square McPherson, en plein centre de Washington non loin de la Maison Blanche, dont les accès avaient été bloqués par des voitures de police.

Au fur et à mesure de la journée, les policiers, dont certains en combinaisons jaunes et lunettes de protection, ont vidé des tentes de leurs affaires de camping alors qu'ils en démontaient complètement d'autres dans la partie est de la place, emportant palettes de bois et autres cartons avec un engin de chantier.

Quelque 200 manifestants les ont regardés faire tout au long de la journée, scandant des slogans mais sans opposer de résistance.

Les manifestants avaient dans la matinée démonté d'eux-mêmes une grande "tente des rêves" érigée en début de semaine au milieu du campement.

"Les tentes ne sont pas un problème. Elles peuvent rester, tant qu'elles sont symboliques" (d'une protestation), a indiqué M. Schlosser à l'AFP.

Un responsable de la police a dit aux protestataires: "Nous ne sommes pas ici pour vous expulser" mais pour vérifier que les manifestants se conforment aux règles.

Néanmoins, une manifestante, Melissa Byrne, a indiqué qu'à son avis, il s'agissait d'une expulsion : "nous sommes expulsés, mais cela va se savoir et nous allons revenir plus forts que jamais", a-t-elle dit.

Pour Virmeko Scott, 30 ans, "il va y avoir de plus en plus de tentes". "Elles vont se multiplier", a dit à l'AFP le manifestant, en regroupant ses affaires pour aller les porter dans une église voisine.

"Si le gouvernement américain faisait respecter les lois sur les banques aussi bien que le règlement sur ses parcs, nous ne serions pas ici", a commenté le manifestant Todd Fine, 31 ans.

Le NPS (National Park Service), qui gère les parcs de la ville, a distribué il y a huit jours un "avis" aux manifestants indiquant que "tout le matériel" de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé sous peine d'arrestation et de saisie des biens.

Le NPS n'empêche pas les protestataires de manifester mais ne veut pas qu'ils campent et dorment sur place, ce qui est interdit par le règlement des parcs, dit en substance l'avis.

Les autorités, longtemps bienveillantes, ont montré récemment des signes d'agacement devant la persistance du mouvement à Washington, dernier bastion visible de la protestation depuis l'éviction des militants du square Zuccotti à New York.

Le mouvement d'occupation anticapitaliste, qui a commencé en septembre à New York avec Occupy Wall Street, se partage à Washington entre deux campements: Occupy DC sur le square McPherson, et Occupy Washington DC sur Freedom Plaza, les deux étant proches de la Maison Blanche dans le centre ville.


La police a démantelé samedi une bonne partie du campement occupé depuis octobre par les manifestants anticapitalistes du mouvement Occupy de Washington, au cours d'une démonstration de force des autorités pour faire respecter le règlement interdisant de dormir sur place. ( © AFP Robert Macpherson)
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Ven 17 Fév - 22:15

« Indignés » : en Espagne, papis et mamies font de la résistance
Global Voices"



Ils se surnomment « les enfants » du 15-M, le sigle des manifestations des « Indignés » espagnols, et pourtant ils ont pour la plupart plus de 60 ans, ils sont à la retraite, ils sont « iaios » (grands-parents en catalan) et ils sont des vétérans du militantisme.

Celestino Sánchez, Antonia Jover, Adrián Rísquez et Rosario Cunillera sont quelques-uns des membres des « Iaioflautas », un collectif qui a vu le jour à Barcelone au mois d'octobre dernier au milieu des tentes installées place de Catalogne.

Leur objectif est d'aider les jeunes à leur manière. Mais le combat, affirment-ils, reste le même :

« Pour une démocratie digne de ce nom et une justice sociale, contre les banquiers et les politiciens complices. »

Les « Iaioflautas » dont le nom a été créé par solidarité avec les « Perroflautas » – terme désignant à la base les marginaux faisant la manche avec leur chien et utilisé de manière péjorative utilisé par la présidente de la communauté urbaine de Madrid pour désigner les jeunes manifestants – utilisent certaines méthodes ayant déjà fait leurs preuves par le passé contre le franquisme et lors de mouvements syndicaux espagnols de gauche, tout en se servant des nouvelles technologies.

En résumé, ils organisent une action directe dans la rue une fois par mois, presque en secret, et ils ne l'annoncent pas sur leur compte Twitter @iaioflautas ou leur blog avant d'avoir vraiment commencé. De cette manière, ils évitent tout problème avec la police.

Leur première action a eu lieu au mois de novembre, lorsqu'ils occupèrent les locaux d'une banque Santander à Barcelone.
Les « Iaioflautas » occupent une banque à Barcelone

La dernière en date est l'« opération #RebelionBus » qui a eu lieu le mercredi 1er février. Environ 70 « yayos » (grands-parents) se sont donné rendez-vous dans le centre de la capitale catalane et ont « détourné » un bus pour protester contre l'augmentation abusive des tarifs des transports publics.
Rendez-vous par Twitter

Ils ont choisi la ligne 47 en mémoire du conducteur de bus et syndicaliste Manuel Vital qui détourna un bus sur cette ligne en mai 1978 afin de prouver qu'il pouvait circuler en bus dans son quartier. Voici ci-dessous quelques tweets qu'ils ont commencés à écrire il y a quelques jours avec l'aide de jeunes manifestants :

30 janvier :

@iaioflautas : « #1erfévrier les @iaioflautas vont faire quelque chose de complètement fou (du saut à l'élastique… bien sûr que non). Philosophie #occupy 99%. Vous voulez bien nous donner un petit coup de main ? Merci ! »

@celescolorado : « Mercredi matin 1er février une nouvelle plaisanterie des @iaioflautas, suivez-nous. »

31 janvier :

@iaioflautas : « Tic-tac, tic-tac… compte à rebours avant une nouvelle plaisanterie. C'est pour le #1erfévrier. Spéculateurs, vous allez comprendre votre douleur ! Nous sommes les 99%. Nous n'oublions pas. »

1er février :

@iaioflautas : « En avant ! Aujourd'hui va être une longue journée. N'oubliez pas votre sandwich, vos divers médicaments… C'est aujourd'hui que nous entrons en action. Attention ! »

@iaioflautas : « Nous occupons un bus, le 47, pl. de Catalogne. Nous sommes plus de 70 @iaioflautas, l'action a commencé, suivez-nous avec #rebelionbus. »

@iaioflautas : « Industria et Sardenya. Ecoutez : nous sommes contre les réductions tarifaires et le plan de réduction des salaires #rebelionbus. »

@iaioflautas : « Fin du trajet du #rebelionbus pour ce matin. La lutte continue cet après-midi avec #yonopago (#jenepaiepas) pic.twitter.com/8GaRmzSw. »

@celescolorado : « Au rassemblement final pl. de Catalogne @iaioflautas nous avons chanté joyeux anniversaire à un ami, Manolo González, qui vient d'avoir 80 ans. »

Et voici la vidéo que @15Mbc_tv a enregistrée et mise en ligne.
L'opération #RebeliónBus

L'opération #RebelionBus avait été préparée une semaine auparavant lors d'un meeting auquel j'ai assisté. Cela faisait un moment que je suivais les « Iaioflautas » sur Internet et je voulais faire leur connaissance. Pendant ce meeting, ils ont finalisé les détails de l'opération et ils ont commencé à organiser la « plaisanterie » qu'ils vont faire au mois de mars.
Témoignages

Voici ce que certains d'entre eux m'ont raconté :

Celestino

Celestino Sánchez, 61 ans :

« Le mouvement 15-M a été un peu comme un bol d'air frais pour nous. La situation a évolué. Les choses ont changé et nous devons en apprendre de nouvelles. Cela ne veut pas dire que notre passé est inutile mais que les choses sont différentes maintenant.

Par exemple, il y a dix ans, c'était impensable d'organiser l'occupation de la place de Catalogne à travers des réseaux sociaux. Beaucoup de personnes ont dit que les jeunes ne faisaient rien, mais ils ont fait beaucoup de choses.

Les générations futures vivront moins bien que les précédentes et ça, c'est un autre changement. Je pense que ce qui n'a pas changé, ce sont les objectifs : une société dans laquelle nous, le peuple, nous pouvons vivre librement, avoir un logement, avoir un moyen de transport et étudier. C'est ce que nous voulions déjà il y a trente ans et c'est ce que nous voulons encore aujourd'hui. »


Antonia

Antonia Jover, 72 ans :

« J'aime beaucoup cette manière de lutter, de façon directe. De plus, cela correspond à une conception de la démocratie que j'ai toujours eue. La démocratie, c'est le pouvoir du peuple.

Aucun gouvernement ne peut être démocratique car les gouvernements sont répressifs. La vraie démocratie réside dans le peuple qui doit veiller à ce que le gouvernement tienne ses promesses.

Nous, les “Iaioflautas”, pouvons tirer profit de ce que nous avons vécu sous le franquisme. A cette époque, ceux d'entre nous qui voulaient une société démocratique avaient un ennemi commun : le franquisme, un régime barbare et répressif. Alors pourquoi ne pas faire de même aujourd'hui et s'allier tous ensemble contre les spéculateurs et les opérateurs du système financier ?

Les 99% de la population sont affectés par ce système et seulement un 1% en profite. C'est ça l'idée. »


Adrian

Adrián Rísquez, 77 ans :

« Je me sens vraiment bien avec les “Iaioflautas”. Cela fait cinq ans que je suis enfermé dans les locaux de la Fédération des associations de voisinage à parler de la santé sans aller sur le terrain et, comme c'est dans la rue que nous avons acquis notre expérience, je ne supportais plus de rester à l'intérieur.

Avec les “Iaios”, nous faisons ce que j'aime, dans la rue, car c'est ce que nous faisions à l'époque et cela nous manquait. Nous disions que les jeunes devaient descendre dans la rue, et bien c'est ce qu'ils ont fait, et maintenant nous devons être à leurs côtés afin qu'ils puissent apprendre de nous et inversement.

Ce n'est pas en restant à la maison que nous avons obtenu tout ce que nous avons aujourd'hui. C'est dans la rue que nous avons acquis notre système de santé publique et c'est dans la rue que nous devons le défendre pour le garder. »


Rosario

Rosario Cunillera, 66 ans :

« Tout a commencé lorsque nous sommes allés place de Catalogne pour voir ce que les jeunes pensaient. Nous n'avons pas pris part à leur combat car, pour moi, la situation était totalement différente de celle que j'avais connue lorsque je suis arrivée à Barcelone, à l'âge de 18 ans, pour combattre Franco.

Mais il y avait un nouvel élan. J'ai pensé qu'ils allaient trouver leur propre moyen de lutter avec Twitter et tout le reste. Alors, j'ai rejoint les “Iaioflautas” et à chaque fois que les jeunes manifestent, nous essayons d'y aller. Les jeunes du 15-M nous ont donné un peu d'espoir et c'est ce dont nous, les personnes âgées, avions besoin. »


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Dim 25 Mar - 16:04


Occupy Wall Street refleurit





Le 24 mars 2012 Arnaud Contreras






C'est le printemps : en partenariat avec L'Atelier des médias de RFI, OWNI
vous invite à retrouver, aux États-Unis, le mouvement Occupy Wall
Street qui vient d'achever d'hiberner. Reportage plein de sève d'Arnaud
Contreras qui a suivi les préparatifs des principales figures d'Occupy.



Barricade et hashtag © Arnaud Contreras

We sow seeds in the Fall… They blossom in the Spring1 in « The Declaration of The Occupation of New York »
Un peu moins présent cet hiver sur la scène médiatique depuis son éviction de Zuccotti Park en novembre 2011, le mouvement Occupy Wall Street
n’a cessé pendant l’hiver d’accroître sa présence en ligne, de
s’organiser, de préparer des actions en espérant peser sur la campagne
électorale américaine et permettre à la population de débattre de thèmes
que certains disent « endormis » par les autorités.

Depuis quelques jours, Occupy Wall Street organise de grandes
manifestations, en avance sur son propre calendrier qui prévoit des
événements avec les syndicats américains au mois de mai. Immersion pour l’Atelier des Médias de RFI et OWNI,
pendant dix jours à New York auprès de figures phares du mouvement.
Témoignages, images et sons captés à quelques jours de ce Printemps…

Margot Wellington, 80 ans, me regarde avec la tendresse d’une
grand-mère. Ce soir, le Seaport Museum, pour fêter sa réouverture après
de longs travaux, a choisi de présenter une exposition collective sur Occupy Wall Street.
Première fois qu’un établissement officiel affiche son soutien à
l’esprit de réforme qui souffle sur la ville. La grande bourgeoisie New
Yorkaise, les 1%, trinque avec des employés, et personnels de services,
hipsters militants, étudiants, syndicalistes, les 99%. Chacun discute
devant les clichés réalisés aussi bien par des membres de la
prestigieuse agence VII que par des photographes émergents ou amateurs
et des passants ayant capturé quelques Instagram lors des événements de
l’automne dernier.

Manifestation ©Arnaud Contreras

La vieille dame m’a abordé alors que je parlais du film Beat « Pull my Daisy » de Robert Frank, avec une des organisatrices arborant un badge YES, référence à peine voilée au YES WE CAN d’OBAMA. “Je retrouve enfin l’esprit beat que j’ai connu dans les années 50″ me dit Margot. “Chez les Occupy, il y a aussi des beats, mais pas que”, reprend –elle. “Sache qu’il n’y a pas une porte vers Occupy, il y en a 1000.”

Depuis début octobre, cette nuit passée à suivre à Paris les livestreams de l’occupation de Brooklyn Bridge,
l’arrestation de 700 manifestants, j’ai tenté d’identifier par quelle «
porte » entrer. Sur Twitter, les hashtags les plus présents après
#OccupyWallStreet et #ows étaient « UsDayofRage et #usdor.

Sur leurs sites et pages Facebook,
ce groupe revendique la réforme du système de financement des campagnes
électorales, des élections nationales et fédérales, l’abolition du
statut de “personne physique” pour les entreprises.

Alexa O'Brien en février à New-York par Arnaud Contras ©

Alexa O’Brien, fondatrice du mouvement Days of Rage m’accueille
dans son petit appartement du Queens, après qu’elle m’eût posé par
mail, téléphone, direct message sur Twitter, de multiples questions. Je
me retrouve face à une trentenaire hypra active, souriante mais
ponctuant ses propos de référence à de nombreuses peurs, intimidations
du FBI et autres :“Je ne sais plus qui est qui, qui joue quel jeu,
pour qui. Il faut que tu comprennes que certains de mes collègues au
travail m’ont dit qu’on leur posait des questions sur moi.”


Dès le mois de mars 2011, Alexa se sent concernée par ce qu’elle
voit, suit “intimement, sur Twitter”, les événements en Tunisie et en
Égypte, est exaspérée par “le blocage complet de l’engagement citoyen dans l’espace public”. Elle est choquée par la puissance accrue des grandes entreprises et décide de créer Days of Rage.

Cela a été une décision impulsive, je ne m’attendais pas à
ce que cela décolle avec une telle force. Nous avons eu 1000 followers
en une semaine. Nous avons alors compris que nous avions une
responsabilité, de créer un espace pour que les Américains puissent
s’engager de manière authentique.
En juin, le magazine Adbusters lance un appel à des manifestations pacifiques sur les mêmes revendications, rejoint en juillet par le collectif Anonymous.

En juillet, US Day of Rage a soutenu l’appel à occuper
Wall Street. A ce moment-là, nous avions déjà gagné de la confiance et
de la crédibilité sur Twitter à travers des campagnes de
sensibilisation. Nous avions mis en ligne des discussions et des
formations autour de la non-violence et de la désobéissance civile. Nous
avions créé une plateforme évolutive en ligne. Et bien entendu, nous
avons contribué concrètement à l’organisation de cinq manifestations aux
États-Unis le 17 septembre 2011 et nous avons contribué en ligne à 19
autres manifestations le même jour dans le monde.
Etudiant et Anonymous ©Arnaud Contreras



Le slogan “1 citoyen, 1 dollar, 1 vote” que diffuse US Day of Rage sur les réseaux sociaux est repris par des journaux tels The Nation ou The Guardian,
deux titres qui ont choisi de couvrir les actions sans aucun répit
depuis septembre 2011. Malgré une veille de 4 mois, des lectures
diverses, je me suis trompé sur les personnes que je m’attendais à
rencontrer. Alexa n’est pas une militante alter-mondialiste, drapeau “Free Tibet”
au mur, graines de soja et tofu dans la cuisine. Après avoir travaillé
pour les Nations Unies, des sociétés du NYCE, c’est une workaholic, plus
expresso que thé vert, qui me reçoit. Elle ne veut pas que son
engagement ait une quelconque couleur politique, revendique le sérieux
de ses amis, refuse l’image de “hippies ou de gauchistes” que les “mass media cherchent à [leur] coller. Nous n’avons pas une opinion sur la droite ou la gauche, ce n’est pas pertinent”, reprend-elle.

Dans la société américaine, il y a quelque chose qui
se nomme l’espace civique, public, cela n’appartient pas aux démocrates,
cela n’appartient pas à la droite. Cela appartient aux Américains. Je
sais qu’US Day of Rage soutient l’idée d’un gouvernement transparent et
nous soutenons des sites de lanceurs d’alerte, comme WikiLeaks.

Anonymous à dreadlocks, par Arnaud Contreras ©

Au fil des mois, Alexa s’est en effet rapproché de WikiLeaks, contribue activement au site WLCentral,
un collectif qui analyse chaque parole, chaque texte publié sur Julian
Assange et son équipe. Ils démontent de manière rigoureuse la moindre
rumeur concernant ce dernier. Les yeux d’Alexa s’assombrissent à
l’évocation de Bradley Manning, son dossier prioritaire aujourd’hui.
Sillonnant les États-Unis dans le WikileaksTruck, elle tente d’assister à
chaque audience du pré procès, et de live-tweeter des éléments qui
pourront être analysés par d’autres membres de WLCentral, partout dans
le monde.

Quand je quitte Alexa, elle écrit en rafale plusieurs tweets me
recommandant auprès de différentes personnes, et me met en garde avec
sourire, sur le fait que maintenant,“je suis aussi dans le viseur”. “Tout le monde se regarde, s’observe ici”, me dit-elle.

Regardez le secteur de la sécurité et du renseignement
aux États-Unis, qui ont explosé. Le nombre de personnes américaines qui
sont classifiées. Ils ont mis toutes leurs techniques, dans tous les
aspects de la société, Internet, la presse, l’espace civique. Ils ont
créé des politiques qui sont des politiques de bureaucrates, mais qui
affectent la société dans son ensemble.
Dans l’après-midi, le compte Twitter d’Occupy Wall Street annonce une manifestation à Manhattan, en soutien aux Occupy d’Oakland,
qui auraient été sévèrement réprimés la veille par les forces de
police. Aucun écho sur les sites des grands titres. Je découvre en ligne
des vidéos de guérilla urbaine. Une rangée de manifestants qui se
protègent derrière des boucliers de fortune, fumigènes, explosions
assourdissantes et lacrymos. À 19h00, je rate le départ des Occupy et
rencontre deux jeunes femmes qui tentent de les localiser en suivant
des fils sur Twitter. À marche forcée, nous rejoignons 300-400
personnes bloquées sur les trottoirs. Le convoi est encadré par des
dizaines de policiers, interdisant toute incursion sur la voie publique.
Slogans classiques des 99 %, chants zapatistes, tous âges et classes
vestimentaires mélangés.

À chaque croisement de rue, certains, le visage caché sous des
masques Anonymous, nous encouragent à en profiter pour faire une
incursion au milieu de la circulation. Une femme d’une cinquantaine
d’années déborde un groupe de policier, brandit une pancarte “NY – Oakland- Occupy everywhere”. Les forces de l’ordre courent vers elle. Elle revient sur le trottoir se fondre dans la foule.

Quelques minutes plus tard, voix portées imitant une sirène. Une
dizaine de policiers a foncé sur les trottoirs, mis à terre un militant
et exfiltré en moins d’une minute, sous une nuée de téléphones
portables, tablettes et ordinateurs portables qui filment la scène,
captent les “Shame on you”.
Un jeu de cache-cache s’installe. À chaque croisement, nous ne savons
pas si nous allons tourner à droite ou à gauche. Marche, course, marche,
course pendant trois heures dans Manhattan, sans que je puisse déceler
un but précis.

Un groupe de personnes hèle des policiers : “You’re also the 99%”.

Arrestation ©Arnaud Contreras

Nous nous arrêtons devant un bâtiment qui servait de centre social et
de lieu d’habitation pour des migrants sud-américains. Expulsés il y a
quelques semaines. L’immeuble va être réhabilité en logements de luxe.
Un photo-montage présente sur la façade un chasseur en livrée qui ouvre
la porte à un jeune couple modèle. Un policier demande s’il ne reste
plus aucun journaliste sur le trottoir. Et de fait, les journalistes ne
sont pas dans la manifestation. Ils sont de l’autre côté du cordon
d’uniformes bleus.

Un militant d’Occupy Our Homes,
la branche “Droit au logement” d’Occupy, escalade les palissades
installées par le promoteur. Immédiatement une vingtaine de NYPD
l’attrapent violemment, ainsi que quelques jeunes trop remuants. Jamais
vu une telle agressivité dans les gestes, hormis dans certaines
manifestations au Mali. Les Occupy tapent sur les palissades, hurlent.

Une bouteille en verre vient se briser au milieu de la rue. Les NYPD
font de nouvelles incursions sur les trottoirs. Les caméras des
télévisions filment de loin.

Tim Pool en action, février 2012, par Arnaud Contreras ©

Tim Pool,
un live-streamer saisit chaque action, en commentant d’une voix calme
les événements, tournant vers lui son iPhone. Dès le mois de septembre
dernier, il est en tête des manifestations. Pas forcément militant, mais
“journaliste citoyen”. Ses chaînes sur les différentes plateformes de stream
sont les plus regardées, son nom est régulièrement cité par CNN lors
des évènements. Je suis ses live-tweets depuis des mois. Nous convenons
d’un rendez-vous le lendemain.

La manifestation s’achève dans un petit square, deux blocs plus loin.
Un petit groupe pose à terre ses sacs à dos et tentes, lance l’idée
d’une occupation du lieu. “On s’est fait virer de Zuccotti Park en
novembre, mais ce qu’on ne voit pas c’est qu’il y a toujours plus de 50
occupations dans tout le pays, qui elles, n’ont pas été délogées”
, me dit l’un d’entre eux.

Dans la nuit, je remonte la timeline de la soirée. Peu de temps après
notre discussion, Tim Pool s’est fait agresser. Quelqu’un lui a arraché
des mains son téléphone alors qu’il filmait. C’est la première fois
dans l’histoire d’Occupy qu’un live streamer est pris à partie par un
manifestant. Blogs et discussions reprennent la chronologie de
l’incident, accusent les black blocks qui se cachent derrière leurs
capuches et foulards. On parle d’une frange anarchiste dans Occupy, de
provocateurs payés par Michael Bloomberg, le maire de New York.

Tentative de nouveau campement © Arnaud Contreras

Le lendemain matin, certains journaux relatent les faits… Depuis le
trottoir d’en face. Quand il m’accueille chez lui, dans South Brooklyn,
Tim Pool est tendu. Il vient de publier un “statement”, un
communiqué. Le journaliste citoyen de 26 ans parle avec assurance, me
montre son matériel léger de tournage, au milieu d’un capharnaüm de
vieux PC et Mac première génération. Il vit dans cette maison délabrée
d’un quartier populaire, en collocation avec quelques autres “gens
d’images” qui suivent le mouvement, et un couple de sexagénaire. C’est
ici qu’il a construit et testé un drone artisanal qui lui permet de
filmer les manifestations, d’identifier les membres de NYPD qui
agiraient avec trop de violence.

Tim porte un regard très critique envers les journalistes des mass media :

Ils font généralement une des choses suivantes en
fonction de leur manière de voir la politique. Soit ils attendent la fin
d’une manifestation pour commencer à filmer. Un moment où évidemment il
reste très peu de monde. Vous pouvez voir les tout derniers
manifestants et le commentaire c’est : “Regardez, il n’y avait
personne”. Et il y a l’opposé. Ceux qui attendent le pic de
participation pour filmer et dire : “Regardez, il y avait 10000
personnes…” En fait dans les deux cas, ils fabriquent la réalité en
fonction de leur sensibilité politique. Dans mon idée, la transparence,
cela veut dire que les gens ont le droit de savoir ce qui se passe. Ce
qui a lieu en public affecte le public. Il n’y a pas à tergiverser, on
doit raconter ce qui s’est passé, point.
Livestreaming ©Arnaud Contreras

Dans les commentaires, deux reproches sont faits à Tim. Le premier
concerne sa manière –assez agaçante- d’entrecouper ses commentaires de “vous pouvez me suivre sur le compte @Timcast”,
et d’appels aux dons pour qu’il puisse poursuivre son travail. Le
second met en débat son goût affiché pour une transparence totale,
quitte à mettre en danger, montrer aux autorités qui suivent son stream,
des militants qui commettraient des actes illégaux.

Par exemple l’autre dimanche où quelques manifestants
balançaient des bouteilles et des canettes sur la police. On m’a
personnellement demandé de ne pas filmer cela, de dévier ma caméra. On
m’a dit exactement qu’il fallait “qu’Occupy Wall Street ait une bonne
apparence” et je ne suis pas d’accord avec ça. C’est vrai que c’est
important pour eux de décrier ce type d’agissement violent. Mon seul
boulot à moi c’est de montrer au monde ce qui se passe. Si des
manifestants balancent des bouteilles, si la police frappe des
manifestants, c’est ça que je dois montrer.
Dicey Troop pendant une Assemblée Générale, à New-York en février 2012 par Arnaud Contreras ©

Ce débat dépasse la seule personnalité de Tim Pool. Occupy commence à se poser des questions sur cette transparence. Dicey Troop,
la personne qui est derrière le compte officiel de l’assemblée générale
d’Occupy Wall Street me donne rendez-vous … À Wall Street. Dans le hall
d’entrée d’un grand immeuble de bureau, une cinquantaine de personnes
assistent à la General Assembly [Assemblée
générale] quotidienne, pendant que d’autres viennent bénéficier de la
soupe populaire que distribue un groupe d’Occupy. Ici on ne vote pas, on
approuve ou désapprouve par consensus, en utilisant les mêmes codes que
les indignados espagnols. Langage de signes que retranscrit en direct
Dicey sur Twitter, assis à côté des orateurs, pianotant à toute vitesse
sur un clavier relié à un iPhone.

Je pense que le sujet important est la relation entre les
manifestants, leurs messages, et la société. Et tu sais à New York, la
police répond avec beaucoup de violence et de force pour tenter de taire
ce que l’on dit et de supprimer notre organisation. Je pense qu’il y a
vraiment deux approches sur ce qu’est ce travail : est-ce montrer ce qui
se passe et témoigner du contexte qui engendre des conflits entre les
manifestants et des structures de pouvoirs ? Ou bien est-ce trouver les
choses les plus scandaleuses qui se déroulent en mettant la lumière sur
la police ou les manifestants ? Je suis absolument pour la transparence,
mais il y a aussi un droit à la vie privée, qui est parfois en conflit
avec la transparence. Il y a des moments où les gens ont des
conversations compliquées, dans des espaces privés. Tu sais, on ne ferme
presque jamais les portes, et parfois les gens ont besoin de se sentir
en sécurité, qu’on n’écoute pas ce qu’ils disent. On demande parfois à
des gens qui livestream pour un certain public de quitter la pièce, et
même les photographes, et d’autres journalistes, mais cela ne veut pas
dire qu’il n’y a pas de transparence.
L’accès pour tous à l’information est l’autre chantier sur lequel
travaillent tous les sympathisants d’Occupy Wall Street. Certes il y a
quelques poètes, musiciens, écrivains et artistes qui foisonnent
d’idées, organisent des free speech comme ceux que l’on peut
retrouver dans les images d’archives du mouvement hippie, mais Occupy
s’est dès le début organisé. Oui, Occupy est une idée, mais ce sont
aussi des centaines de structures, de comités dans tous les domaines,
pour toutes les professions. Chaque jour à heure fixe, comme indiqué sur
leur site, se réunissent des commissions qui débattent de thèmes très
précis : réforme financière, électorale ; refondation des systèmes
éducatifs et de santé. Même une commission sur la défense. Des experts,
professeurs d’universités, membres des 1% diffusent leur savoir auprès
des 99%.

99 cats, par Arnaud Contreras ©

L’une de ces commissions, Occupy with Art est en résidence pendant deux mois dans les locaux du blog Hyper Allergic.
Ils m’invitent à l’une de leurs réunions où l’on débat de manière calme
sur le rôle des marchés financiers et du blanchiment d’argent dans le
marché de l’art. Un jeune commissaire d’exposition lance un “The revolution will be curated”, repris en cœur par l’assemblée.

Je rencontre Alexandre, Zef et Katy devant une table ou un groupe est
en plein brainstorming pour inventer de nouveaux slogans. La priorité
des trois amis, qui se sont rencontrés alors qu’ils évitaient les jets
de gaz au poivre d’un membre de NYPD, à la fin d’un sit-in, est de
rendre accessible l’information par des jeux. Ensemble ils ont fondé le
collectif Revolutionary Games.

Selon Alexandre Carvalho, “Revolutionary Games” est un collectif consacré à Occupy Wall Street qui crée des jeux en ligne, mais aussi des jeux de rue.

Nous avons commencé à beaucoup citer un écrivain
Hollandais qui s’appelle Huizinga, son livre s’appelle Homo Ludens. Il
explique comment les jeux et le fait de jouer précèdent la culture.
Avant de devenir des êtres humains, avant d’être conscient, nous
jouions, nous avions ce type d’interactions. C’est un texte important
pour nous. Pour relier jeu et guérilla, et insurrection, nous avons lu L’insurrection qui vient, par le Comité invisible, et Introduction à la guerre civile.
Depuis quelques jours, bien que de nombreuses références aient été faites aux indignados,
ici on se définit comme « Occupy », pas comme « indignés ». Je n’ai
rencontré personne qui connaisse Stéphane Hessel. En revanche, c’est la
seconde fois que l’on me cite L’insurrection qui vient, et que l’on me pose des questions sur Tarnac, l’influence de Julien Coupat sur la jeunesse française.

anarchy ©Arnaud Contreras

Alexandre comme Zef se définissent comme anarchistes. Ce dernier a créé le concept d’Anarchive,
sur le principe que chaque personne qui assiste à un événement d’Occupy
doit collecter sa propre mémoire, sa propre expérience et la
communiquer au plus grand nombre. Il est fermement contre l’idée d’une
centralisation des archives, films, documents qui concernent Occupy, “le meilleur moyen pour que notre histoire soit manipulée, selon lui.

Je termine la soirée avec eux dans un pavillon où l’un de leurs amis live streamer diffuse “America” de Ginsberg.
Long silence en écoutant le poème beat. Ils me présentent leurs actions
à venir de “Novads”, leur prochain tour des États-Unis pour faire jouer
la population américaine au dernier jeu qu’ils ont inventé : Memee,
contraction de “Remember Me + Memory me + Meme”. Une forme de discussion orientée, ludique, avec la puissance d’un mème.

Alexandre est médecin épidémiologiste. Toutes les connaissances
acquises dans le champs médical lui servent aujourd’hui dans ses actions
virales en ligne.

Le jeu, jouer et l’art, ces choses sont des moyens
d’éviter l’opposition directe, et aussi de faire réfléchir les gens. Ça
les fait réfléchir à protester d’une autre manière, à considérer la
révolution d’une manière différente.
Ici, nous essayons de révolutionner la révolution.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 12 Mai - 21:04

En Espagne, un an après, les "indignés" redescendent dans la rue
fr info
Des milliers d'Espagnols ont participé aujourd'hui aux manifestations organisées dans tout le pays pour marquer le premier anniversaire d'un mouvement qui a inspiré des protestataires du monde entier.


Les "indignés" ont manifesté aujourd'hui à Madrid et dans tout le pays © Reuters Paul Hanna

A Madrid, les "indignés" ont convergé en fin de journée vers la place de la Puerta del Sol, berceau du mouvement au coeur de la capitale espagnole, où ils comptaient rester trois jours. Mais les autorités ont prévenu qu'elles ne permettraient pas l'installation de campements et près de 2.000 policiers anti-émeutes étaient mobilisés dans la capitale.

Des rassemblements ont également eu lieu à Barcelone, Bilbao, Malaga ou Séville. Des "indignés" s'étaient aussi donné rendez-vous dans plusieurs autres pays d'Europe, avec des manifestations à Lisbonne, Bruxelles ou à Londres.
"Nous sommes ici aujourd'hui pour célébrer le premier anniversaire (...) du mouvement et même si nous sommes avons réussi certaines choses, la situation s'est beaucoup aggravée, alors il faut continuer le combat (...) et c'est pour cela que nous sommes là", expliquait Ana Pancorvo, une militante de 40 ans, en rejoignant l'un des quatre cortèges madrilènes convergeant vers la Puerta del Sol.

Les premières manifestations avaient commencé il y a presque un an, le 15 mai 2011, pour exprimer le refus que les populations payent le prix de la crise économique et financière et subissent les conséquences des mesures d'austérité engagées dans toute l'Europe. Un peu partout en Espagne, les "indignés" avaient installé des campements, dont celui de la Puerta del Sol, en plein coeur de Madrid. Les manifestations se sont vite propagées en Europe, mais ont aussi traversé l'Atlantique, avec le mouvement "Occupy Wall Street", dénonçant les excès de la finance, qui en a inspiré d'autres en Asie notamment.

Un an après, l'Espagne reste accablée par la récession. Le nouveau conservateur de Mariano Rajoy, chef du Parti populaire, a adopté de profondes mesures de restriction budgétaire pour tenter de réduire la dette espagnole, mais beaucoup accusent ces mesures d'aggraver la détresse financière des ménages les plus fragiles.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 13 Mai - 11:23

Les "indignés" de Madrid évacués ce matin par la police
fr info
Les quelques centaines de jeunes manifestants qui s'étaient installés sur la place de la Puerta del Sol à Madrid pour le premier anniversaire du mouvement des "indignés" ont été délogés ce matin.


Les Indignés cette nuit à Madrid © Reuters Andrea Comas

Ils étaient restés sur la place après la manifestation organisée à cette occasion. Le gouvernement conservateur avait annoncé qu'il interdirait tout nouveau campement, et avait imposé aux manifestants de quitter la place samedi soir à 22 heures. En dépit de cette interdiction, des milliers de personnes sont restées rassemblées à la Puerta del Sol jusque très tard dans la nuit.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mer 16 Mai - 10:53

Le cauchemar éveillé du peuple portugais

« Dans mon pays, les gens sont totalement disposés à se sacrifier et à travailler plus afin que le programme d’ajustement soit un succès ». Ainsi parla Vitor Gaspar, ministre des finances du Portugal, en avril dernier. Une sortie inique mais qui avait le mérite de la franchise : dans un pays socialement ravagé par les politiques de rigueur, les « sacrifices » se multiplient sans réelle contestation populaire. Jusqu’ici.

suite a lire sur article XI

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 3 Juin - 12:46

Le retour des "indignés" israéliens
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L'été dernier, ils étaient plusieurs centaines de milliers à manifester quasiment chaque samedi pour réclamer la justice sociale. Les revendications portaient sur le prix des loyers, la diminution du coût de la vie ou encore l'amélioration des services de l'état. Les organisateurs tentent de relancer ce mouvement, qui s'était éteint au début de l'automne. Quelques milliers de personnes ont défilé samedi soir dans les rues de Tel-Aviv, Haïfa, et Jérusalem.


Les indignés israéliens © Radio France Grégory Philipps

Bien sur le rassemblement n'a pas l'ampleur des manifestations monstres de l'été derniers mais les pancartes et les slogans sont les mêmes : "Le peuple réclame la justice sociale".

Comme l'été dernier, on a ressorti les casseroles sur lesquelles on tape avec une cuillère en bois : "Nous voulons vivre dans un Etat ou l'on parvient à finir le mois" explique Dany. "On pense qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tout le monde, que le gouvernement ne se préoccupe pas assez de nous. Et on pense aussi qu'il y a trop d'argent distribué à toute sorte de minorité : comme les colons par exemples, les religieux (les ultra orthodoxes) ou les Tycoon, les magnats de l'industrie".

Le retour des "indignés" israéliens, reportage de Grégory Philipps

La police a dénombré hier soir 7.000 manifestants dans les rues de Tel-Aviv, 1.000 à Jérusalem. On reste loin du demi-million de personnes qui étaient descendues dans les rues le 4 septembre 2011 pour ce qui reste à ce jour la plus grande manifestation de l'histoire d'Israël.


Un des manifestants © Radio France Grégory Philipps
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 8 Juin - 20:10

Les Indignés espagnols demandent des comptes à Bankia
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L'Espagne pourrait demander l'aider de l'Europe ce week-end pour sauver ses banques. Les ministres des finances de la zone euro doivent tenir une conférence téléphonique demain ou après-demain pour en discuter. En attendant, les manifestations devant Bankia se multiplient. La banque est le symbole de la crise actuelle que traverse le pays.


Manifestation devant Bankia à Madrid © Reuters Andrea Comas

Des familles en instance d'expulsion ont une nouvelle fois manifesté à Madrid devant une succursale de Bankia.
La banque, symbole de la crise cristallise le mécontentement des Espagnols.
Ces
familles sont expulsées parce qu'elles ne peuvent plus rembourser leurs crédits.
Un rassemblement organisé par le mouvement des Indignés pour protester contre le plan de sauvetage de cette banque, qui réclame plus de 23 milliards d'euros à l'Etat espagnol pour éviter la faillite.
"Vous devriez avoir honte de nous mettre à la rue" scandaient ces familles.


L'Espagne devrait demander officiellement ce week-end à ses partenaires européens de l'aider à renflouer ses banques pour éviter une nouvelle escalade de la crise de la dette dans la zone euro. L'Espagne serait ainsi le quatrième pays de la zone euro à solliciter un soutien extérieur depuis le début de cette crise, après l'Irlande, le Portugal et la Grèce.
Quatre hauts responsables de l'Union européenne ont déclaré que les ministres des Finances des Dix-Sept tiendraient une téléconférence demain ou dimanche pour débattre d'une demande d'aide espagnole, même si aucun montant n'est encore fixé pour celle-ci.

Espagne: les indignés manifestent devant Bankia. Le reportage de l'envoyée spéciale de France Info Isabelle Raymond
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Lun 17 Sep - 9:50

Les rebelles de Wall Street
http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/07/13/les-rebelles-de-wall-street_1733520_3208.html
L'immeuble du 60 Wall Street est un imposant gratte-ciel construit pour la banque JPMorgan et devenu le siège new-yorkais de la Deutsche Bank. Le rez-de-chaussée a été aménagé en atrium, un parc intérieur ouvert au public, parsemé de tables, de chaises et de plantes vertes. C'est dans ce lieu très symbolique que se réunissent, chaque mardi soir, les membres de Occupy-the-SEC ("Occupez la Securities and Exchange Commission", l'agence de contrôle de la Bourse new-yorkaise).

C'est l'un des nombreux groupes issus d'Occupy Wall Street, le grand mouvement populaire de protestation contre le "1 %" de la population qui accapare les richesses et les pouvoirs au détriment des "99 %" autres. Né en septembre 2011 dans le parc Zuccotti, près de la Bourse, Occupy a essaimé dans tout le pays grâce à Internet.
Ce soir de juillet, une dizaine de militants sont réunis au fond de l'atrium. L'ambiance est studieuse, les tables encombrées de cahiers, d'ordinateurs et de manuels juridiques. Occupy-the-SEC veut s'imposer comme une force de proposition, concrète et pragmatique. Son objectif : pousser la SEC à réformer le système bancaire, pour le rendre plus démocratique et plus transparent.

"DÈS QU'ON S'ÉCARTE DE LA LIGNE OFFICIELLE, ON DEVIENT UN PARIA"

Il est composé en majorité de jeunes gens - des étudiants en économie, un avocat spécialiste du droit du travail, une employée d'une association de crédit mutuel -, mais il compte aussi deux quinquagénaires sages et bien coiffés, assez éloignés du look habituel des occupiers.

Tous deux tiennent à rester anonymes, car ce sont des professionnels de Wall Street. Si leurs employeurs ou leurs clients apprenaient qu'ils militent pour Occupy pendant leur temps libre, ce serait la fin de leur carrière : "Dans ce milieu, expliquent-ils, dès qu'on s'écarte de la ligne officielle, on devient un paria."

Ils ont décidé d'adopter le même pseudonyme : George Bailey, le héros de La vie est belle, un film de Frank Capra datant de 1946, qui raconte la vie édifiante d'un banquier philanthrope.

L'un des deux "George" vient de terminer une mission pour la filiale américaine d'une banque française et a décidé de prendre un peu de vacances pour se consacrer à Occupy-the-SEC. Pourquoi cette double vie ?

COLÈRE

"Ce qui se passe à Wall Street est de pire en pire. Les banquiers sont devenus des prédateurs, des parasites. Face à eux, les agences de régulation sont si faibles qu'elles n'osent pas se servir de leurs pouvoirs." En octobre 2011, il était allé rendre visite aux squatteurs du parc Zuccotti, par curiosité : "J'ai été impressionné de voir qu'ils discutaient de sujets financiers complexes et qu'ils essayaient vraiment de comprendre. J'ai décidé de les aider."

L'autre George Bailey est un homme en colère : "Les gens de la finance - mes confrères - sont capables du pire. Ils pourraient s'attaquer à ma vie privée, ou livrer mon nom à Fox News, qui lancerait contre moi une campagne de calomnies - sans compter les blogueurs conservateurs."

Cette situation lui semble d'autant plus injuste qu'il se considère comme un réformiste modéré : "Je suis un partisan résolu du capitalisme - le problème est que le système actuel, où tous les pouvoirs et toutes les richesses sont confisqués par une petite élite, n'a plus rien à voir avec le libre marché."

MINIMUM DE CONTRÔLES

Cet hiver, Occupy-the-SEC a planché sur une nouvelle loi encadrant les activités des banques, notamment sur la clause dite "Volcker Rule", interdisant aux banques de dépôt de spéculer pour leur propre compte, qui doit entrer en vigueur le 21 juillet. Or, dans sa dernière version, la loi assouplit beaucoup cette interdiction.

Les membres du groupe ont rédigé un texte de 325 pages destiné à la SEC, pour l'inciter à imposer des décrets d'application très stricts, rétablissant l'esprit initial de la Volcker Rule. Puis ils sont allés à Washington (sans les deux George Bailey) et ont présenté leurs propositions devant les experts de la SEC et des membres du Congrès.

Ils ont ensuite entrepris un travail similaire avec le Jobs Act, une loi, soutenue par les lobbies bancaires, qui permet aux start-up de lever des fonds plus facilement, en allégeant les contrôles et les formalités. Du coup, elle laisse le champ libre aux fraudes de toutes sortes : start-up fantômes, patrons surpayés, blanchiment d'argent.

Occupy-the-SEC prépare donc une lettre très technique, pour exhorter la SEC à rétablir un minimum de contrôles, notamment sur les collectes d'argent faites par l'intermédiaire d'Internet, très à la mode mais très risquées.

FINIR EN BEAUTÉ

Parallèlement, le mouvement Occupy a donné naissance à un autre groupe axé sur la finance, Alternative Banking. Il a été créé par un personnage hors du commun : Carne Ross, un ancien diplomate britannique qui a démissionné en 2004 pour protester contre les mensonges de son gouvernement lors de la préparation de l'invasion de l'Irak, un an plus tôt.

Agé aujourd'hui de 45 ans, il a fondé à New York une ONG, Independent Diplomat, qui aide différents mouvements de libération à se faire entendre sur la scène internationale. Auteur d'un ouvrage intitulé The Leaderless Revolution ("La révolution sans chef"), paru en 2011 chez Simon & Schuster, Carne Ross s'est tout de suite senti en phase avec les occupiers : "Peu à peu, j'ai compris que si on veut changer la société, il faut commencer par changer la finance."

Un jour, il colle une affiche proposant aux manifestants du parc Zuccotti de s'inscrire à un "groupe d'action" sur la finance. Des dizaines de personnes laissent leur adresse e-mail. Il convoque alors une réunion dans les bureaux de son ONG. Il voit arriver des volontaires de tous les milieux, étudiants, profs, artistes, fonctionnaires, mais aussi des professionnels de la finance : "Ça m'a surpris, et surtout ça m'a réjoui."

L'une de ces recrues inattendues est James Sherry, un retraité de 65 ans qui a travaillé pour Morgan Stanley, Deutsche Bank, Bank of America et CitiBank : "Les plus méchants", explique-t-il en riant aux éclats. Il n'a aucun remords, mais il a envie de finir en beauté, en participant à la restauration d'un système bancaire plus sain.

CRÉER UNE BANQUE À BUT NON LUCRATIF

Alternative Banking accueille aussi deux financiers en activité. Le premier, un homme élégant de 48 ans, patron d'une société de conseil, milite pour Occupy en secret, mais il ne se sent pas complètement en rupture avec son milieu : "Dans la banque, il n'y a pas que des patrons. De nombreux employés éprouvent une sympathie profonde pour Occupy."

Le second, 50 ans, ex-trader sur le marché des matières premières, et aujourd'hui gérant de portefeuilles d'actions pour une banque d'affaires, est plus en conflit avec lui-même : "La finance récompense en priorité les psychopathes asociaux, qui montent en grade plus vite que les autres. Je dois rester dans ce monde pour gagner ma vie, mais parfois je rêve de me consacrer entièrement à Occupy."

Très vite, les financiers expérimentés et les jeunes militants hyperactifs venus du parc Zuccotti imaginent un projet inédit : créer une banque à but non lucratif, qui appartiendra collectivement à ses clients, proposera des services simples et bon marché, et sera gérée démocratiquement. Le nom est tout trouvé : Occupy Bank.

Elle offrira ses services en priorité aux dizaines de millions d'Américains exclus du système bancaire, qui sont exploités par des officines spécialisées pratiquant des tarifs exorbitants. Si tout se passe bien, Occupy Bank attirera aussi des clients plus fortunés, sympathisants du mouvement.


ENTHOUSIASME GÉNÉRAL

Dès cet été, l'équipe va lancer un premier service simple et innovant, qui, selon l'un des financiers, doit rester secret jusqu'au dernier moment : "Quand les requins qui exploitent les populations précaires vont s'apercevoir que nous allons ruiner leur business, ils vont contre-attaquer férocement. Leurs lobbies essaieront de faire passer des lois spéciales pour nous bloquer."

Pour préparer l'étape suivante, la création d'une véritable banque éthique, James Sherry consulte des amis bien placés à Washington et discute avec un professeur du droit financier, tandis que l'ex-trader mobilise des experts en marketing et des professionnels d'Internet, tous bénévoles.

Carne Ross, fidèle au principe de démocratie participative, refuse de monter un projet trop abouti : "Les décisions stratégiques seront prises par les clients ordinaires de la banque, qui seront ses vrais patrons."

Alternative Banking a aussi créé un club de réflexion, qui se réunit le dimanche après-midi dans une salle prêtée par l'université Columbia. Il est animé par Catherine O'Neil, mathématicienne réputée, qui a longtemps travaillé pour un hedge fund : "Je créais des modélisations du marché à terme. Mais, peu à peu, j'ai cessé de voir le marché comme un concept abstrait. Je voyais surtout un gros tas de fric confisqué par quelques individus."

Début 2012, elle démissionne, rejoint Occupy et trouve un emploi d'informaticienne dans une agence de publicité sur Internet. Mais elle découvre que ce milieu n'est pas fait pour elle et démissionne à nouveau : "Mon rêve serait de créer des modélisations pour aider les gens à acheter des meilleurs produits tout en dépensant moins. Mais qui va financer ce genre de projet ?"

Malgré leur singularité, les militants d'Alternative Banking ne veulent pas s'éloigner du reste du mouvement et prennent le temps de participer à des meetings Occupy. Ils ont le choix car, à New York, on en compte une vingtaine par semaine.

En ce mercredi ensoleillé, Carne Ross va animer un sit-in organisé par des militants locaux devant le siège de CitiBank, une tour de verre et d'acier plantée au milieu d'un quartier populaire. Dans un discours à la fois passionné et très factuel, il présente son projet de banque éthique. L'enthousiasme est général, les militants l'assiègent pour en savoir plus. Occupy Bank vient sans doute de trouver ses premiers clients.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 18 Sep - 9:35

Plus de 180 interpellations pour le 1er anniversaire d'Occupy à New York
http://www.liberation.fr/depeches/2012/09/18/new-york-plus-de-130-interpellations-pour-le-1er-anniversaire-d-occupy_846999


Environ un millier de personnes ont célébré lundi à New York le premier anniversaire du mouvement Occupy Wall Street, lors de manifestations marquées par des face-à-face tendus avec la police qui a interpellé plus de 180 manifestants.

"Nous sommes là pour faire entendre notre voix, pour protester contre l'avidité de Wall Street", a déclaré Bill Dobbs, un des porte-parole d'Occupy à l'AFP, faisant valoir que les problèmes n'avaient pas changé depuis un an.

Au plus fort du mouvement --le 17 novembre 2011-- Occupy avait, avec l'appui des syndicats, rassemblé quelque 30.000 personnes à New York, avant de quasiment disparaître après son expulsion du square Zuccotti. Mais son slogan, "Nous sommes les 99%" est depuis entré dans la mémoire collective.

Les premiers manifestants s'étaient réunis lundi dès 07h00 du matin (11h00 GMT) près du parc Zuccotti, dans le quartier de Wall Street, là où ils avaient installé le 17 septembre 2011 leurs premiers sacs de couchage. Comme l'an dernier, ils ont dénoncé l'avidité des plus riches, les inégalités, ou encore le poids de la dette étudiante et les expulsions de ceux qui ne peuvent plus payer leurs prêts immobiliers.

En plusieurs groupes très mobiles, ils ont essayé sans succès à plusieurs reprises de s'approcher de la Bourse de New York.

La police, présente en force, les en a empêchés. Elle avait procédé vers 20h30 (00h30 GMT mardi) à 181 interpellations, selon une porte-parole.

Toutes les ruelles menant à Wall Street étaient fermées par des policiers à cheval.

"Banquiers, honte à vous", "Enlevez l'argent de la politique", ou encore "Les banquiers en prison", "Rien n'a changé", pouvait-on lire sur des pancartes, en plus du désormais traditionnel "Nous sommes les 99%".

"Dénoncer l'avidité de Wall Street"

"Nous perturbons le quartier, et nous envoyons le message que les banquiers de Wall Street ne peuvent pas aller travailler le matin sans réfléchir à ce que font leurs institutions au pays", a également déclaré à l'AFP un autre porte-parole d'Occupy, Mark Bray.

Dans l'après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Zucotti Park, visiblement heureux de renouer avec leurs slogans et leur communication par répétition. Certains, comme Robert Cammiso, 49 ans, insistaient sur le fait qu'Occupy a inscrit dans le débat national des thèmes qui n'étaient auparavant pas évoqués.

Parmi les personnes arrêtées figurait George Packard, un évêque épiscopalien retraité, portant une longue robe violette. "Je suis là pour dénoncer l'avidité de Wall Street", a-t-il déclaré à l'AFP avant d'être menotté et embarqué: "Ils contrôlent nos vies".

David Ross, un étudiant en flûte baroque de 28 ans, avait choisi de venir en costume cravate. "Nous sommes là pour faire peur aux banquiers", a-t-il expliqué, et "pour rappeler aux gens que nous sommes toujours des milliers prêts à nous mobiliser".

Le mouvement Occupy, né à New York il y a un an, avec des idées similaires à celles des indignés madrilènes, avait ensuite essaimé dans des dizaines de villes américaines.

Le camp new-yorkais, où dormaient quelques centaines de personnes, s'était transformé au fil des semaines en mini-village, avec infirmerie, bibliothèque, cuisine, distribution de vêtements... Il avait été démantelé en pleine nuit par la police le 15 novembre 2011.

Privé de son centre névralgique, et rapidement affaibli par des dissensions internes, le mouvement a ensuite perdu son influence, faute de cap précis. Il n'a pas pu, ou pas voulu, s'inscrire dans le débat politique en pleine année électorale.

Mais selon Bill Dobbs, il est toujours vivant, même s'il est moins visible.

"Venez aux réunions, et vous verrez battre son pouls", a-t-il affirmé, expliquant qu'il fallait "du temps pour changer les choses".
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mar 22 Jan - 14:06

vais encore me faire taper dessus (fb c'est mal ) il ne s'agit certainement pas du mouvement indigné irl (du moins pas celui que j'ai connu même si parfois on a eu affaire a eux ) mais la sa laisse pantois
Spoiler:
https://www.facebook.com/groups/310456452309804/ bon vu que faut etre co pour y avoir acces ce gp appelé conflit interne
Le but de ce groupe est de parler ensemble ouvertement des choses qui peuvent monopoliser les autres assemblées populaires physiques et virtuelles du mouvement des indignés et d'essayer de résoudre les problèmes qui existent.
est surtout un ramassi de lien vers le fameux projet Venus, et aussi de lien faf / homophobe ou encore allez quelques exemples
Paix à ton âme mon colonel. (kadhafi)
Les merdeux regrettent déjà ta mort, mais c'est pas de leur faute, ils regardent trop la TV pleine d'israélites sionistes...
L’antifascisme prépare idéologiquement le terrain au mondialisme pour que ce dernier puisse s’imposer en saccageant les souverainetés nationales. Les antifascistes s’acharnent en effet à associer l’idée fondamentale de souveraineté nationale au fascisme, au nazisme et au racisme. Cet insidieux travail de fond se traduit aujourd’hui, chez la plupart des partis politiques, par l’abandon des notions de souveraineté, de nation, voir de frontières. Ce faisant, les antifascistes contribuent activement à la standardisation du discours politique, dont doivent dorénavant être exclues toutes références à la patrie et à la souveraineté, notions pourtant indispensables à la réalisation de la démocratie puisque lui fournissant son seul cadre d’expression historiquement légitime.
bon apres y a quelques personnes qui tente (en vain ) de relevé le niveau et de combattre ses fafs mais sa fait vraiment peur !

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"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Ven 15 Jan - 7:36

Cinq ans après la Révolution tunisienne : "On est parfois déçus mais on y croit encore"
>>>
http://www.france24.com/fr/20160114-tunisie-revolution-tunisienne-jasmin-reseaux-sociaux-ben-ali-twitter-desillusion

Cinq ans après la révolution, les violences policières perdurent en Tunisie
>>>
http://www.france24.com/fr/20150114-video-tunisie-reportage-revolution-torture-violences-policieres-changement-droits-homme

Tunisie : après la révolution, les désillusions
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/tunisie-apres-la-revolution-les-desillusions-758469

Cinq ans après, la peur règne dans le berceau de la révolution tunisienne
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/il-y-5-ans-la-revolution-de-jasmin-ils-ont-egorge-mon-cousin-sous-mes-yeux-758251

Ben Ali, un exilé très discret en Arabie saoudite
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/14/ben-ali-arabie-saoudite_n_8978494.html


Cinq ans après le départ de Ben Ali : de la révolution à la restauration ?
>>>
http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/14/cinq-ans-apres-depart-ben-ali-revolution-a-restauration-262830
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 26 Jan - 10:20

Egypte : 5ème anniversaire de la révolution dans l’indifférence
en ce 5ème anniversaire, aucune cérémonie n’est organisée. Toute manifestation est proscrite.
Ces derniers jours, la police a multiplié les raids et les perquisitions contre les opposants au régime et contre tous ceux qu’elle soupçonnait d’appeler à descendre dans la rue le 25 janvier.
“L’Egypte d’aujourd’hui n’est pas l’Egypte d’hier. Nous sommes en train de bâtir ensemble un Etat moderne, civil, qui soutient les valeurs de démocratie et de liberté”; a déclaré Abdel Fattah el-Sissi.
>>>
http://fr.euronews.com/2016/01/25/egypte-5eme-anniversaire-de-la-revolution-dans-l-indifference/
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