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nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Sam 21 Mai - 11:29

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Sam 21 Mai - 11:42

portugal

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Sam 21 Mai - 13:21

Espagne: 300 jeunes solidaires à Paris
AFP
20/05/2011 | Mise à jour : 22:02 Réactions (67)
Environ 200 à 300 jeunes se sont rassemblés ce soir place de la Bastille à Paris en solidarité avec les manifestations de la jeunesse espagnole qui crie son ras-le-bol du chômage et de la crise.

Sur le parvis de l'Opéra Bastille, dans le calme, les jeunes brandissaient des panneaux improvisés sur des cartons, portant des slogans en français, en anglais et en espagnol, proclamant "C'est la révolution" sur cette place emblématique de la Révolution française, ou "Indignez-vous !".

"Spanish revolution, people of Europe rise up" (Révolution espagnole, peuples d'Europe levez-vous), "Use ethic banks" (allez dans des banques éthiques), pouvait-on encore lire sur les pancartes. "El pueblo unido jamas sera vincido" (le peuple uni ne sera jamais vaincu) scandaient certains jeunes, reprenant le slogan chilien devenu symbole des opprimés dans le monde entier.

A Madrid, un mouvement de constestation spontané et relativement flou est né en début de semaine sur la place populaire de la Puerto Del Sol, les jeunes espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des moins de 25 ans.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/20/97001-20110520FILWWW00678-bastille-300-jeunes-solidaires-de-l-espagne.php


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Sam 21 Mai - 13:48

#ItalianRevolution : l'indignation gagne la jeunesse italienne

"Ce n'est pas une Spanish Revolution, cela peut être votre révolution pour un meilleur futur" / jorgeleria sur Flickr

20.05.2011 | 12:00

Par
Catherine Cornet (Rome)

Est-on en train d’assister à un Printemps européen après le Printemps arabe ? Les protestations venues d’Espagne sont arrivées en Italie via les réseaux sociaux. Sous la bannière d'#ItalianRevolution les jeunes italiens indignés se sont donnés rendez-vous aujourd’hui à 20 heures sur les principales places du pays. Suivez le mouvement en direct.

"Toma la calle, l’Italia del nostro scontento. Indignate !" le manifeste est celui des protestations espagnoles. Les encouragements sur twitter sous le tag #ItalianRevolution sont espagnols. Comme pour le Printemps arabe, modèle déclaré, les jeunes européens des pays voisins montrent leur solidarité : "La #SpanishRevolution provoca la #Italianrevolution" ("la #SpanishRevolution provoque l'#ItalianRevolution"), "Come va l’#italianrevolution? Coraggio dalla Spagna!" ("Comment va l’#ItalianRevolution ? Courage de l’Espagne!").

Live tweet #ItalianRevolution

Rendez-vous est donné

Sur Twitter, des milliers de commentaires et de phrases de ras le bol, et sur Facebook, des groupes "Italian revolution" divisés par villes ( Rome, Vérone, Milan, Naples, Trévise…). Le rendez-vous est fixé à 20 heures aujourd’hui sur les principales places italiennes : à Rome, c’est assez symboliquement la place d’Espagne qui a été choisie, comme une référence de plus avec les voisins de la Puerta del Sol.

Cette page nait en réponse à l’onde révolutionnaire qui a finalement passée les frontières européennes, commencée en Afrique du Nord elle est arrivée en Espagne….Des centaines de milliers de jeunes ont occupé le 15 mai les principales places d’Espagne, en demandant un engagement concret à l’Europe pour sortir de la crise et décidés à ne pas abandonner la place avant d’avoir obtenu des mesures concrètes. Nous demandons que naissent aussi en Italie des rassemblements spontanés sur les principales places de notre pays, pour demander un changement politique et social rapide. A travers les réseaux sociaux et le bouche à oreille on peut y arriver. Diffusez la nouvelle et créez des pages dans toutes les villes italiennes, envoyezdes SMS et descendons dans la rue, MAINTENANT..!"

Des mouvements non partisans

On craignait l’islamisme en Egypte ou en Tunisie, on pourrait attendre des réactions de gauche dans un pays dominé par la droite depuis plus de 15 ans. Mais le mouvement qui part des réseaux sociaux est clairement non partisan : "Pas de centres sociaux [maisons occupées de gauche], pas de Casa pound [maison occupée de droite] juste des citoyens indignés", lit-on sur les murs des groupes Facebook.

Pour donner de l’ampleur au mouvement, "l’Italian revolution" n’essaie pas d’avoir accès aux journaux ou aux médias traditionnels. Les manifestants ne comptent que sur les "réseaux sociaux et le bouche à oreille" pour la mobilisation. Ce dédain semble d’ailleurs mutuel puisque les principaux quotidiens italiens n’écrivaient même pas une ligne sur l’invitation à descendre dans les rues ce matin.
Le coup de main d’Anonymous

Le groupe internet "Anonymous", qui avait fait parler de lui déjà en Egypte, en Tunisie et même en Espagne, est au rendez-vous pour aider les protestations. Le masque du héros de la bande dessinée V pour Vendetta, emblème du groupe, se trouve un peu partout sur les pages internet de l’Italian Revolution. "Anonynmous" a mis à disposition un agrégateur de nouvelles sur les protestations espagnoles et italiennes. Une carte indique les lieux de rendez-vous.

Sommes-nous au début d’un Printemps européen ? Il est peut être encore trop tôt pour parler de révolution mais il s’agit déjà bel et bien d’une révolte digitale. Et pour vérifier la force de la mobilisation, rendez-vous ce soir 20 heures sur les places italiennes.

http://fr.myeurop.info/2011/05/20/italianrevolution-l-indignation-gagne-la-jeunesse-italienne-2476

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 21 Mai - 13:53

la carte des rassemblements dans le monde.

Help US to change the WORLD and DEMOCRACY!
From #spanishrevolution to #worldrevolutionCurrently over 548 places over the world revolutioning! and 222882 online campers watched this like you!

http://www.thetechnoant.info/campmap/

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Sam 21 Mai - 20:16

"Illégaux" mais déterminés, les jeunes manifestants résistent à Madrid
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/illegaux-mais-determines-les-jeunes-manifestants-resistent-a-madrid-20-05-2011-1458994.php

Désormais "illégaux" mais déterminés à faire entendre leur ras-le-bol de la crise et du chômage, les manifestants de la Puerta del Sol à Madrid restaient mobilisés samedi, à la veille d'élections locales annoncées comme un désastre pour les socialistes espagnols.
Dans leur "village" alternatif de tentes et de bâches en plastique bleu, les manifestants qui se relaient jour et nuit assuraient respecter la trêve qui interdit tout acte politique à la veille des élections.


Le gouvernement socialiste, embarrassé par cette vague de rébellion sociale qui n'a cessé de grossir depuis le début de la semaine, a joué la carte de la conciliation et aucun ordre d'évacuation n'a été donné à la police, à moins d'incidents, a confirmé samedi le ministère de l'Intérieur.
"Le gouvernement n'a pas donné d'ordre d'évacuation et la police a pour instructions de maintenir l'ordre public tout en informant les participants que les manifestations ne sont pas autorisées", a déclaré un responsable du ministère.
60.000 personnes, selon le ministère, ont manifesté vendredi soir partout en Espagne, dont environ 20.000 à Madrid selon des estimations des médias.
Forts de leur succès grandissant, les organisateurs du mouvement envisagent maintenant de le prolonger au-delà de dimanche.
Aux cris de "maintenant nous sommes illégaux", une foule immense avait accueilli vendredi à minuit, sur la Puerta del Sol, le début de la trêve, après avoir, aux douze coups de l'horloge, lancé symboliquement un "cri muet", rubans de scotch sur la bouche, bras levés au ciel.
Samedi, plus d'un millier de manifestants occupaient toujours le campement dans une ambiance festive.
"C'est quelque chose de nécessaire, parce qu'en Espagne on ne savait pas que les gens étaient capables de faire cela. Nous vivons enfin quelque chose", confiait Julia Estefania, une étudiante en sciences politiques de 20 ans.
Elle et ses amies se sont reposées quelques heures à peine, allongées sur des cartons pendant la nuit de vendredi à samedi. "Dormir, dormir, je n'en avais pas très envie, finalement nous nous sommes allongées vers 6 heures", ajoutait Irène, 18 ans, une autre jeune fille du groupe.
Depuis mardi, ce mouvement rassemble une mosaïque de jeunes rejoints par des citoyens de tous horizons, chômeurs, étudiants, retraités, salariés.
Inédit, coloré et pacifiste, le mouvement, au nom du "droit à s'indigner", dénonce la mainmise des grands partis sur la vie politique espagnole, l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des politiciens" et se veut un laboratoire d'idées pour des réformes à venir.
Surtout, il trahit la frustration de millions d'Espagnols face à un chômage record (21,19%), qui frappe près de la moitié des moins de 25 ans.
Cette vague de contestation spontanée a été l'invitée surprise de la campagne électorale, au moment où le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero s'apprête, selon les sondages, à affronter une sévère défaite aux élections régionales et municipales de dimanche.
13 des 17 régions espagnoles élisent leur Parlement autonome et toutes les communes du pays leur conseil municipal. Les socialistes devraient perdre la plupart de leurs fiefs historiques, dont la région de Castille-la-Manche, les villes de Barcelone et Séville.
Dans ce contexte, le mouvement de jeunes, en position de force, joue sur l'ambiguité de la loi et l'embarras du gouvernement, en répétant qu'il est "apolitique" et "citoyen".
"Nous agissons dans le respect absolu de la trêve électorale", a expliqué samedi Juan Lopez, l'un des porte-parole, ajoutant que les manifestants avaient désormais "la ferme intention" de poursuivre lundi le mouvement, au-delà du calendrier initial prévu jusqu'aux élections.


En Espagne, la « génération perdue » se révolte contre les politiques et les banquiers"
http://www.lepost.fr/article/2011/05/21/2502191_en-espagne-la-generation-perdue-se-revolte-contre-les-politiques-et-les-banquiers.html



Madrid le 15 mai, un mouvement de protestation sociale surprend l’Espagne en pleine campagne électorale. Comme dans les pays arabes, la contestation a commencé sur le Web et sur Twitter.


Qualifiée de « génération perdue » par le Fonds monétaire international, la jeunesse espagnole montre qu’elle ne s’est pas endormie. Depuis le 15 mai, ils sont des centaines de milliers dans la rue, avec pour mot d’ordre : « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers ». Face aux mesures d’austérité, la révolte gronde...

Vers un printemps espagnol à la Puerta del Sol -... par nocommenttv
Des rassemblements ont eu lieu dans 50 villes à travers le pays. La majorité des manifestants était des jeunes qui malgres un haut niveau d'etude sont payés des peanuts. L’Espagne a l’un des taux de 21,3% et 4,9 millions de chômeurs. Des dizaines de milliers d’étudiants, de groupes et de chômeurs ont marché sous la bannière de "Nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens et des banquiers" :

La manifestation du 15 mai 2011 contre le plan d’austérité espagnol tourne à l’affrontement avec les forces de l’ordre à Madrid. 24 personnes on été interpellées, et cinq policiers blessés selon les autorités. Un groupe a perturbé la circulation dans la capitale en s’asseyant sur l’une des principales voies de la ville. Le défilé avait pourtant débuté dans le calme, hier en fin d’après-midi. A une semaine d‘élections municipales cruciales pour la majorité socialiste, des manifestations ont été organisées dans 50 villes du pays. Pas question pour ces Espagnols de payer la facture d’une crise financière qui n’est pas la leur mais celle des banquiers et des politiques, selon les organisateurs du mouvement :

"Quand on sera grands, on sera Islandais !"

Mais ce n’est pas seulement d’Islande, un pays de 320 000 habitants, que viennent ceux qui en appellent à une véritable démocratie. Ici en Espagne, l’organisation qui chapeaute les mobilisations, baptisée ¡Democracia Real Ya ! [La vraie démocratie, maintenant !], a formulé une proposition en 40 points, qui vont du contrôle de l’absentéisme des parlementaires à la réduction des dépenses militaires, en passant par l’abrogation de la loi Sinde [contre le téléchargement illégal, notamment]
.

sources:
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/663191-un-vent-islandais-sur-le-printemps-espagnol
http ://npa29quimper.over-blog.fr/article-en-espagne-la-generation-perdue-se-revolte-contre-les-politiques-et-les-banquiers-bastamag-74251459.html


Place Puerta del Sol : "l'idéal serait que tout le monde se révolte"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110521.OBS3676/place-puerta-del-sol-l-ideal-serait-que-tout-le-monde-se-revolte.html


A Madrid, et dans plusieurs villes d'Espagne, le mouvement de contestation contre le chômage et la crise prend de l'ampleur. Un des manifestants témoigne.

Quand avez-vous commencé à vous mobiliser ? Quel a été le déclic ?

- Nous étions déjà présents dimanche dernier, à l'occasion d'une manifestation qui a eu lieu à Madrid. Nous avons demandé un changement profond du système, et avancé des propositions concrètes et détaillées. Par exemple : éliminer la corruption, faciliter l'accès au logement, supprimer les coupes budgétaires dans la santé et l'éducation, ainsi que la réforme du travail qui favorise les entreprises… Cette manifestation a été très suivie, et, tout comme hier soir, nous avons voulu camper sur la place Puerta del Sol à Madrid, mais nous avons été violemment délogés par la police. Ce qui a marqué pas mal de personnes. Le jour suivant, dans plusieurs villes d'Espagne, de plus en plus de monde s'est manifesté en réaction à cette répression, le mouvement s'est transformé. Aujourd'hui, nous demandons une réorganisation du système, un nouvel ordre démocratique dans lequel on nous écoutera, dans lequel on nous prendra en compte. Avec le recul, nous nous sommes dit avec ma famille et mes amis, qu'il était incroyable d'avoir mis autant de temps à se mobiliser, étant donné ce qu'il se passe.

Quelle est la situation des jeunes en Espagne ?

- 40% des jeunes de moins de 35 ans sont au chômage ! Les hommes politiques et les journalistes de grands médias nous dénigrent, en nous appelant "la Génération Ni-Ni" (qui n'étudie, ni ne travaille) et en disant que nous sommes des fainéants, que l'on ne veut rien faire, alors que la plupart d'entre nous luttons quotidiennement pour garder notre travail… Quand on en a un. C'est d'ailleurs un peu la raison pour laquelle nous ne nous étions pas révoltés avant… Nous étions trop occupés. Un article que je trouve très juste est paru dernièrement dans el Pais. Le journaliste expliquait notre colère par le fait que notre génération était née avec une constitution et des lois qui datent de la période de la dictature, et donc que n'ayant rien décidé, nous souhaitions désormais réclamer, décider, faire évoluer les règles, afin qu'elles s'adaptent à notre époque. Je suis assez d'accord.

Pouvez-vous expliquer votre situation personnelle ?

-J'ai fait trois années d'études dans l'audiovisuel… Mais en terminant des études, on ne me proposait que des stages non rémunérés. J'ai donc décidé de fonder une entreprise de production de projets cinématographiques et audiovisuels. A côté, j'appartiens à un collectif, Lacasinegra qui réalise également des vidéos. Parmi nous, trois sont au chômage, et ne parviennent définitivement pas à trouver un emploi, deux travaillent : une a dû émigrer en Suisse pour cela, et moi je me tue à la tâche pour un salaire de misère. Par ailleurs, nous ne travaillons qu'avec des entreprises étrangères parce qu'ici, tout est régi par l'escroquerie, le mensonge, la corruption… C'est pourquoi, avec ce collectif, nous avons décidé de filmer le mouvement "Puerta del Sol" tous les jours, afin d'informer le plus possible sur ce qu'il se passe.

Que pensez-vous des autres mouvements de contestation qui commencent à se former en Europe?

-L'idéal serait que tout le monde se révolte, que le mouvement s'étende non seulement à l'Europe, mais aussi dans le reste du monde. Le système est dans les mains des entreprises, et tout le monde semble s'en moquer. Le cas de la Grèce est incroyable ! Tout cela est la faute d'un petit nombre de spéculateurs. En France, vous avez beaucoup de raisons de vous mettre en colère...

Pour résumer, nous devrions tous protester pacifiquement et demander un nouveau système, qui prend en compte les personnes, et non les banques ou les entreprises.

Interview de Carlos, 30 ans, manifestant sur la Puerta del Sol par Audrey Minart - Le Nouvel Observateur (le 21 mai 2011)
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 22 Mai - 9:45

Élections sous haute tension en Espagne
http://www.lepoint.fr/monde/elections-sous-haute-tension-en-espagne-22-05-2011-1333574_24.php

Les Espagnols ont commencé dimanche à voter pour les élections régionales et municipales, qui devraient sanctionner les socialistes au pouvoir au moment où une vague de rébellion sociale inédite contre le chômage et la crise secoue le pays. Des dizaines de milliers de manifestants ont à nouveau envahi, samedi soir et dans la nuit, les rues et les places à travers l'Espagne. À Madrid, une foule immense s'était rassemblée sur la Puerta del Sol, où le campement de bâches et de tentes des jeunes "indignés" est devenu le coeur de la contestation.

Dans ce contexte troublé, à dix mois des élections législatives de mars 2012, toutes les communes d'Espagne élisent leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs parlements. La Catalogne, le Pays basque, la Galice et l'Andalousie votent à d'autres dates. 34,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 8 116 maires, plus de 68 400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux. L'annonce, le 2 avril, par le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat en 2012 semble être restée sans effet sur la chute de popularité des socialistes.

À partir de lundi, ils pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions espagnoles, l'Andalousie, et devraient perdre des fiefs historiques comme la région de Castille-La Manche et l'Estrémadure. Barcelone, deuxième ville d'Espagne tenue depuis 32 ans par les socialistes, devrait basculer aux mains des nationalistes conservateurs de la CiU et Séville, quatrième ville du pays, être remportée par le PP, tandis que Madrid et Valence resteraient à droite.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 22 Mai - 10:35

Les jeunes Espagnols prennent Stéphane Hessel au mot
http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/05/19/les-jeunes-espagnols-prennent-stephane-hessel-au-mot-204622
Pas un mot ! Rien dans nos médias microcosmiques sur ce qui est en train de se passer en Espagne depuis le 15 mai [sauf sur Rue89, ndlr] Figurez-vous que nos jeunes amis ibériques ont décidé de mettre en pratique le « Indignez-vous ! » de ce cher Stéphane Hessel… en campant dans la rue.
Il faut là encore passer en revue les infos distillées sur le web ou dans la presse internationale, singulièrement espagnole, pour avoir vent de l'évènement. (Voir la vidéo)

« Ce que nous vivons, ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie »

Depuis le 15 mai, des dizaines de milliers de jeunes excédés descendent et campent chaque jour dans la rue en donnant de la voix, ainsi qu'un sacré coup de vieux à la représentation politique institutionnelle de leur pays.

« Ce que nous vivons, ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie. Nous en avons assez de cette société gérée par des banquiers ! Assez de la petite politique à la petite semaine, assez de la résignation collective sous prétexte de protéger la démocratie des dangers de l'extrême droite ! »

« Il y a des alternatives politiques, il s'agit juste de les réinventer, sans violence mais avec fermeté. »

En face, la police ne s'embarrasse guère de ces considérations rhétoriques et tentent de disperser ces idées explosives et leurs auteurs à grands coups de matraques et de gaz lacrymogène.

Peine perdue, tous sites et réseaux sociaux – Facebook et Twitter – en alerte, le « Mouvement du 15 mai » (cette appellation spontanée témoigne de son enracinement rapide) continue de s'accrocher au pavé. Plus de 40 villes sont désormais touchées.

« La démocratie, la vraie, maintenant, sans attendre ! »

Le Mouvement du 15 mai ne revendique pas seulement l'appel de notre Stéphane Hessel, mais s'inspire aussi de la résistance du peuple islandais face aux diktats de la finance internationale.

Pour l'heure, un premier objectif : tenir jusqu'aux élections municipales et régionales espagnoles du 22 mai, histoire de faire la nique à ces partis sénescents et discrédités qui leur sortent par les yeux.

Autant dire qu'en face, les appels au vote utile tombent dans le caniveau des incantations poussiéreuses, comme de mauvais slogans marketing. Aucune accusation de populisme ne semble en mesure d'enrayer ce torrent de colère qui oppose deux mondes : l'un en fin de vie, l'autre qui exige de pouvoir vivre.

Les Arabes, racontent les historiens, tentèrent jadis de pénétrer l'Europe par l'Espagne. Voilà qu'ils y exportent aujourd'hui leurs révolutions. Nos Charles Martel décrépis suffiront-ils cette fois à les arrêter ?


Puerta del Sol, à Madrid : c'est le système qui est anti-nous
http://www.rue89.com/2011/05/21/puerta-del-sol-a-madrid-cest-le-systeme-qui-est-anti-nous-205022




J'habite à Madrid depuis bientôt trois ans, et bien que j'aime être ici, on ne peut pas dire que vivre ici d'une manière décente soit chose facile. Je me demandais depuis un bon moment COMMENT cela ne pouvait pas exploser, combien de temps les gens pourraient continuer à supporter ce que l'on supporte en Espagne au niveau politique et social. Comment a-t-on attendu aussi longtemps ?
Plus de 40% de chômage des moins de 30 ans, la présence de nombreux politiques inculpés de délits et de fraudes sur les listes électorales, une presse régulièrement bridée et ridiculisée par le pouvoir politique…


Un pays entier qui paie des décennies de mauvaise gestion en coupant du budget sur l'éducation, la santé, les retraites, la fonction publique.

Un pays qui a vécu sur l'économie du « ladrillo » (de la brique) et qui s'est vu terriblement affecté par la crise financière, dont les responsables continuent à générer des millions de bénéfices et sans que personne soit inquiété.

Le pourquoi ? Ce n'est pas tant la manifestation du 15 mai, initiative du collectif « No les votes » – « Ne les vote pas », un rejet du vote utile et du bipartisme espagnol sans réelles propositions qui feraient évoluer la situation de précarité dans laquelle nous nous trouvons –, mais l'expulsion du campement installé à Puerta del Sol dans la nuit de mardi.

L'avalanche de « tweets » et de pages Facebook contestataires et indépendantes qui a suivi l'expulsion a devancé et surpris les médias nationaux et internationaux.

Alcool et violences interdits

C'est un mouvement citoyen qui a pris par lui-même, et malgré les tentatives de récupération politique, de dénigrement, tant du côté du Partido popular (Parti populaire, PP, droite) comme du côté socialiste (Partido socialista obrero español, PSOE).

La mobilisation générale se veut apolitique, organisée et pacifique. Il suffit de passer par la Puerta del Sol pour le constater : des panneaux « interdisant » l'alcool, la violence ou tout type de conduite qui pourrait nuire à l'image de ce qui est en train de se passer.

Face à cette surprise citoyenne, les autorités ne savent pas comment réagir et accumulent faux-pas sur faux-pas. Entre l'expulsion du campement dans la nuit de mardi et l'interdiction de la manifestation vendredi par la « junta electoral » de Madrid sous prétexte d'une influence sur la liberté de vote des citoyens, la mobilisation n'a pas faibli, bien au contraire.

Elle grandit et nous sommes de plus en plus nombreux chaque soir à nous réunir sur la place de la Puerta del Sol, de plus en plus nombreux à relayer les informations sur les diverses plateformes web, et de plus en plus nombreux à être indignés. Et contrairement à ce qu'affirment les médias, ce ne sont pas juste des jeunes antisystème.

Des pétitions à plus de cinq signatures par seconde

La foule que l'on peut voir rassemblée à Madrid et dans d'autres villes est composée de toute sorte de gens, dont l'espérance, je crois, ne se limite pas aux seules élections car l'on sait d'avance que cela va être un désastre, mais réellement un ras-le-bol généralisé du type de société que l'on nous propose.

Cette spontanéité surprend, elle est rafraichissante, car il faut bien reconnaître que l'Espagne n'est pas particulièrement reconnue pour sa culture contestataire ou son pouvoir de rassemblement citoyen. Il suffit de voir le peu du succès des manifestations auxquelles j'ai participé jusqu'ici.

Si l'on peut critiquer le manque de propositions concrètes, on ne peut que se réjouir, quand on connaît l'Espagne, que ce type de mouvement ait lieu. De fait, l'organisation, le côté pacifique des protestations, l'effort pour inciter à voter hors du bipartisme malgré tout et les informations circulant sur les conséquences du vote blanc ou de l'abstention, les appels au respect et à la prise de conscience citoyenne ont réussi à réunir, pour une fois, de nombreuses générations et opinions différentes.

Peut-être que la protestation sera une fin en soi, mais c'est déjà ça. A l'heure où j'écris, il suffit de lire Twitter, Facebook, les pétitions collectant plus de cinq signatures par seconde pour voir que quelque chose d'important est train de se passer.

J'espère que tout cela va durer, malgré la sourde oreille politique et plus, que le mouvement va se propager en Europe, en pensant aux voisins portugais, dans la même situation, en Irlande, en Italie, en France. Et j'espère bien sûr, que notre futur pourra changer. En mieux.

Comme on dit ici, nous ne sommes pas antisystème, c'est le système qui est anti-nous.


Printemps des peuples : après le monde arabe, l'Espagne
http://www.rue89.com/manu/2011/05/22/printemps-des-peuples-apres-le-monde-arabe-lespagne-205053



La "French revolution" qui vient d'Espagne
http://www.rue89.com/2011/05/21/la-french-revolution-qui-vient-despagne-205066


« Personne ne sait ce qui va se passer. » Rue89 a suivi à Paris, des « indignés » à la Hessel, solidaires de la « Spanish revolution ».
Ils sont près de 300, presque tous jeunes, installés sur le terre-plein de la place de la Republique à Paris.

A 20 heures, ils ont prévu de retourner à Bastille, lieu qu'ils ont provisoirement délaissé car une manif de soutien aux Ivoiriens leur faisait concurrence. « Ils ont des grosses sonos, on ne s'entendait pas », rigole une étudiante.

Un beau brun embrasse une jolie fille contre un lampadaire. Il s'appelle Julien Kien et c'est un des membres du collectif qui a appelé à la mobilisation. Il a 27 ans, prépare le Capes d'histoire-géo et pense que l'Europe est mûre pour un mouvement générationnel.

« Nous sommes tous touchés par la précarité, les étudiants comme les jeunes salariés. Nous étouffons tous dans des pays contrôlés par des oligarchies, de vieilles élites qui virent xénophobes. »

Une cigarette roulée finit de s'éteindre entre ses doigts.

« Sérieusement, est-ce qu'on va attendre d'être dans une situation aussi grave que les Espagnols pour réagir ? »

Sur des cartons, on lit :

« Indignez-vous ! Pour une démocratie réelle, maintenant. » (Voir la vidéo)









Video streaming by Ustream

C'est le troisième soir qu'ils se réunissent, à Paris. D'abord en solidarité avec le mouvement espagnol. Mais aussi avec l'espoir que l'esprit révolutionnaire gagne la France.

« Nous nous plaçons dans la lignée des révolutions arabes », explique Marie-Anne Favreau (photo), étudiante franco-espagnole, en dernière année de musique au Conservatoire.

Derrière elle, des cuivres jouent la musique des « Temps modernes » de Charlie Chaplin :

« En Espagne, les partis porteurs de changement n'ont aucune chance d'arriver au pouvoir. Mais ici aussi nous sommes loin de la démocratie réelle. »

« On voit qu'ils ne connaissent pas Paris, mais ils sont libres »

Face aux photos des journalistes Hervé Ghesquiere et de Stephane Taponnier, on parle surtout espagnol. Un manifeste est distribué. A la fin, le « hashtag » (ou mot-clé utilisé sur Twitter) #AcampadaParis et l'adresse www.TomaLaPlaza.net

Au mégaphone, une voix invite, en espagnol puis dans un français mal assuré, à « faire du bruit » sur Twitter.

Un type bondissant raconte sa joie de voir « un mouvement différent, bon enfant ». Il s'appelle Victorino, il a 54 ans et court toutes les mobilisations parisiennes.

« Ces gosses rêvent, on voit qu'ils ne connaissent pas Paris, ils ont eu du mal à trouver leur chemin, mais ils sont libres, sans parti, sans organisation, personne ne sait ce qui va se passer. »

Des commissions sont organisées. Juridique. Communication. Logistique. Quel esprit de sérieux ! « Tout le monde va chercher à nous discréditer, on se tient prêts, c'est tout », corrige un membre du collectif.

Des CRS au Pavillon de la crevette

Pour ne pas rester enfermés dans l'image d'une « révolution Erasmus », les Espagnols comptent sur des renforts français. On annonce l'arrivée prochaine de représentants du Collectif 21-Avril, de Jeudi noir, de Generation précaire, de l'Appel et la pioche…

En route pour la Bastille. « Rapido rapido rapido », hurle un jeune mec en rouge à ceux qui traversent la place avec langueur. On dépasse une distribution de soupe des Restos du cœur.

Hésitations sur le chemin à emprunter. Un flic en civil avec un Talkie-Walkie désigne du bras le boulevard du Temple.

Soudain, une cinquantaine de CRS surgissent. Ils encerclent tout le monde devant un resto asiatique, Le Pavillon de la crevette. Incompréhension générale.


Aux riverains qui s'étonnent, les policiers répètent : « Manifestation non déclarée. » On entend une voix crier « négocier une heure de départ » dans le Talkie d'un des deux commissaires.

Menaces d'embarquer tout le monde… Quelques minutes de nego. Et le cortège est autorisé à repartir à condition de rester sur le trottoir. « un malentendu », estime Marie-Anne. Les CRS forment une escorte.

Une grande rousse se prend en photo en riant au milieu des uniformes.

En arrivant devant les marches de l'opéra Bastille, les « escortés » sont applaudis par presque autant de manifestants, déjà là. Deux CRS râlent en passant devant un stand de marionnettes en laine (1 euro pièce) :

« Quand y'en a à Bastille, faut les virer, et quand y'en a pas, faut les y amener »

Les commissions se réunissent. « Qu'est-ce qu'on veut faire ? » est la phrase la plus prononcée d'un cercle à l'autre. Des vendeurs à la sauvette branchent et chambrent :

« Après la révolution qu'est-ce qu'on fait ? On baise ? »

Ils voudraient lancer « un cri du silence »

Le collectif prévoit, dans la soirée, une session de dix minutes d'envois intensifs de textos pour inviter les amis des manifestants à les rejoindre. Quand ils seront « nombreux », ils voudraient lancer « un cri du silence », « comme en Espagne ». Pour la suite, après l'AG de cette nuit, ils rêvent d'un campement qui dure toute la semaine et fusionne avec les actions anti-G8 prévues le week-end prochain.


APPEL du ¡YES WE CAMP ! de Barcelone
http://paris.indymedia.org/spip.php?article6968
dimanche 22 mai 2011

Cher-e-s ami-e-s,

Nous souhaiterions partager avec le plus de gens possible, ces moments inoubliables que nous vivons dans la #spanishrevolution et nous voulons faire de cette manifestation quelque chose d’encore plus mondial.

Avec ce message nous encourageons à convoquer plus de camps hors de l’état espagnol, mais par les populations locales.


Ce qui se passe dans les différentes villes espagnoles n’est pas un hasard, ni spécifiques de notre pays, nous luttons pour retrouver notre dignité, pour la liberté et la justice sociale, pour la démocratie directe, pour reprendre nos vies en main. Nous ne sommes pas des moutons mais personne ne semble s’en rendre compte. Nous sommes un réseau, nous ne nécessitons pas de leaders et pour ça nous voulons qu’en tous lieux tu prennes la place, penses par toi-même et avec les autres les alternatives à ce monde mercantile, inhumain, suicidaire et cancérigène qui veut nous faire croire que seul l’argent dirige.

Pour nous les frontières n’existent pas, le réseau est nôtre et la rue aussi ! Un autre monde est possible maintenant !

Donc, nous proposons que tu transmettes ce message et nous organisons avec nos collègues, groupes d’affinité, nos famille, etc, pour nous manifester sur nos places afin de réclamer un changement réel de notre société. Créons ensemble ces espaces de protestation, de réunion, de réflexion, de questionnement, d’actions et de changement à niveau mondial, en réseau et tous unis. Nous sommes réunis ici, dans la rue, sur la Plaza Cataluña, parce que nous savons que nous avons beaucoup de choses à dire, et que le changement que nous désirons est possible. ... Mais nous occupons également de nombreuses autres places en Espagne et dans le monde entier, et nous ne nous tairons pas !! Nous sommes de plus en plus nombreux. Ne nous regarde pas, rejoins-nous !! Plus précisément, nous proposons de camper dans nos différents pays dans les prochains jours :

FRANCE SAMEDI 21 MAI : PARIS : 15h : Place de la Bastille LYON : 17:00 Place des Terreaux BORDEAUX : Place Saint Projet à 17h. MARSEILLE : 16h : Notre Dame de la Garde - préfecture à 19h TOULOUSE : 19h : Place du capitole GRENOBLE : 20h : Place Saint Bruno CLERMONT FERRAND : 14h30 place de la Victoire MENS : 11h : Place de la mairie RENNES : place de mairie ?h LES ULIS : devant le carrefour à 20h

DIMANCHE 22 MAI : STRASBOURG : 11h : Place Kléber PERPIGNAN : place de la république 20h NICE : place garibaldi ?h POITIER : palais de justice ?h


Nous utilisons les réseaux sociaux pour nous tenir informé et nous coordonner. S’il vous plaît adaptez et réenvoyez votre courrier. Je vous invite à créer des maintenant une commission internationale pour communiquer et échanger les stratégies d’organisation avec nous sur : n-1.cc groupe : akbcn_int freenode (chat : #international-camps) comisiointernacional@gmail.com

Virez-les tous, pour une vraie démocratie maintenant !

Hugs / Kisses / Salutations

PS : Cet e-mail nous le rédigeons en collaboration et le traduisons ici, si vous souhaitez participer : http://piratepad.net/ijcsADV76y il suffit d’éditer ... PD2 : Si vous pensez à d’autres moyens de réunir mondialement, lances toi !

http://www.lemonde.fr/europe/articl... http://elcruasanambulante.com/2011/...

CONTACTS

French IRC chan : #frenchrevolution List of local facebook pages : http://tinyurl.com/6y9o5z7

Paris - Bastille #bastillecamp | next meeting satursday 21 may 2011 - 3 PM | in progress

Lyon - Place des Terreaux | may 21, 2011 - 5pm (http://ur1.ca/48jl4p —fb) http://rebellyon.info/

Bordeaux - Place St Projet | may 21, 2011 - 5pm (http://ur1.ca/48jll —fb)

Marseille - Préfecture | may 21, 2011 - 7pm (http://ur1.ca/48jls —fb)

Toulouse - Place du Capitole | may 21, 2011 - 7pm (http://on.fb.me/tlscmp — fb)

Rennes - Place de la mairie | Unknow | No news | (http://ur1.ca/48j9c —fb)

Grenoble - Place St. Bruno | may 21, 2011 - 11am (http://ur1.ca/48jrj —fb)

Clermont Ferrand - Place de la Victoire | may 21, 2011 | 2.30pm (http://www.facebook.com/pages/D%C3%...)

Mens - Place de la Mairie | may 21, 2011 - 11am

Les Ulis - Devant Carrefour | may 21, 2011 - 8pm

Strasbourg - Place Kléber | may 22, 2011 - 11am (http://ur1.ca/48jro —fb)

Perpignan - Place de la République | may 22, 2011 - 8pm (http://ur1.ca/48jpl —fb)

Nice - Place Garibaldi | Next meeting unknow | (http://ur1.ca/48jq4 —fb)

Poitier - Palais de Justice | Unknow | (http://ur1.ca/48jrb —fb)



la carte des rassemblements dans le monde.

Help US to change the WORLD and DEMOCRACY!
From #spanishrevolution to #worldrevolutionCurrently over 548 places over the world revolutioning! and 222882 online campers watched this like you!

http://www.thetechnoant.info/campmap/
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Dim 22 Mai - 20:01

Espagne: les élections locales dans un climat de fronde sociale
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/espagne-les-elections-locales-dans-un-climat-de-fronde-sociale_995292.html?actu=1xtor=x
MADRID - L'Espagne, en proie à une rébellion sociale inédite contre le chômage et la crise économique, votait dimanche pour des élections locales qui s'annoncent comme une débâcle pour les socialistes au pouvoir.
A Madrid, les manifestants qui ont pris possession de la place de la Puerta del Sol ont voté la poursuite de cette occupation "jusqu'à dimanche prochain au moins", alors que celle-ci devait prendre fin ce dimanche.
La foule des jeunes "indignés" restait mobilisée autour du village de bâches bleues et de tentes, devenu le coeur d'une contestation qui dans la nuit de samedi à dimanche, a encore rassemblé des dizaines de milliers de manifestants dans toutes les villes d'Espagne.
Cette fronde soudaine a été l'invitée surprise de la campagne électorale, au moment où les socialistes s'apprêtent, selon les sondages, à affronter une sévère défaite aux élections régionales et municipales, face à leurs adversaires conservateurs du Parti populaire (PP).
Le mouvement, qui rassemble beaucoup de jeunes mais aussi des citoyens de tous horizons, a surgi depuis le 15 mai via les réseaux sociaux, pour très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer.
Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen, qui se veut apolitique, dénonce l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des hommes politiques".
Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record de 21,19% et près de la moitié des moins de 25 ans, revient sur toutes les lèvres.
Et aussi la défiance envers les grands partis politiques, les socialistes et le Parti populaire, qui pourrait alimenter dimanche le vote blanc, l'abstention tant redoutée par la classe politique ou le vote pour de petits partis.
A 14h00 (12h00 GMT), la participation était de 35,79%, en légère hausse par rapport aux dernières élections de 2007.
Le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a appelé après avoir voté à Madrid à une "large participation" tandis que son adversaire Mariano Rajoy, chef du PP, rappelait que "la démocratie, c'est le vote".
Mais les jeunes n'y croient pas. "Bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas", est l'un des slogans favoris, répété à l'infini chaque nuit à la Puerta del Sol.
"Bien sûr je vais voter, mais pour un petit parti", confiait dimanche Ana Rodriguez, ingénieur au chômage de 29 ans, qui venait de passer deux nuits avec les manifestants. "Il faut un changement dans le système politique, pour que les petits partis soient mieux représentés".
Le défi est double pour les socialistes, déjà en très mauvaise posture à dix mois des législatives de mars 2012, puisque les rassemblements se sont poursuivis samedi et dimanche en dépit de la trêve électorale qui interdit toute activité politique.
Sous la pression de la rue, le gouvernement a dû renoncer à faire évacuer les manifestants.
Dans ce contexte troublé, toutes les communes d'Espagne élisent leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs Parlements. La Catalogne, le Pays Basque, la Galice et l'Andalousie votent à d'autres dates.
34,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 8.116 maires, plus de 68.400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux.
L'annonce le 2 avril par M. Zapatero qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat en 2012 semble être restée sans effet sur la chute de popularité des socialistes.
A partir de lundi, ils pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions espagnoles, l'Andalousie, et devraient perdre des fiefs historiques comme la Castille-la Manche et l'Estrémadure, ainsi que les grandes villes de Barcelone et Valence.
Les bureaux de vote doivent fermer à 20h00 (18h00 GMT). Les premiers résultats partiels sont attendus à partir de 20h00 GMT.
Par AFP


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Dim 22 Mai - 22:56

LUNDI 23 MAI :

PARIS : Campement permanent Place de la Bastille
TOULOUSE : Campement permanent Place du Capitole
PERPIGNAN : Campement permanent Place République
NANTES : 16h, Place Royale
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
BORDEAUX : 19h, Place St Projet
LYON : 19h, Place Bellecour
MONTPELLIER : 18h, parc de l'esplanade charles de Gaulle

MERCREDI 25 MAI :

BAYONNE : 18h, Place de la Mairie
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
MONTLUçON : 14h, Place Piquand
RENNES : 19h, Place de la Mairie

SAMEDI 28 MAI :

LILLE : 12h, Place de la République


Dernière édition par niouze le Dim 22 Mai - 23:25, édité 1 fois

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Dim 22 Mai - 23:25


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Dim 22 Mai - 23:33

Sixième journée de campement sur la place de la Puerta del sol à Madrid

Publié le 22 mai


Journée relativement calme à la Puerta del Sol. Musique, marches, et beaucoup, beaucoup de réunions des groupes de travail. Il y a d’ores et déjà un appel à organiser des assemblées de quartiers le 28 mai. Chacun-e garde en tête la question du maintien du mouvement à la Puerta del Sol.

Le cam­pe­ment de La Puerta del Sol inves­tira les quar­tiers le 28 mai
Samedi, 21 mai 2011. Numéro 150.

La sixième jour­née du cam­pe­ment de la Puerta del Sol s’achève dans le tra­vail inten­sif des com­mis­sions. José David Carracedo nous informe qu’en ce moment même, près de 800 per­son­nes sont réu­nies dans dif­fé­rents grou­pes de tra­vail sur la place voi­sine « del Carmen ». D’autres assem­blées par­ties pre­nan­tes du mou­ve­ment sont en cours sur quel­ques-unes des autres places adja­cen­tes comme celle de Jacinto Benavente ou sur la place d’Oriente.

Outre les pro­blè­mes tech­ni­ques et les ques­tions rela­ti­ves à la com­mu­ni­ca­tion, les prises de paro­les se concen­trent sur les mobi­li­sa­tions à venir. Un accord a déjà été trouvé pour tenter d’expor­ter le mou­ve­ment dans les quar­tiers en inter­pel­lant la popu­la­tion. Dans le rap­port de la com­mis­sion « infra­struc­tu­res », on entre­voit en effet la suite des évènements avec des dizai­nes de ras­sem­ble­ments prévus pour le 28 mai dans dif­fé­rents quar­tiers de la capi­tale espa­gnole.

Selon Irene Garcia Rubio, le tra­vail a également avancé dans la com­mis­sion « com­mu­ni­ca­tion » qui s’est accor­dée pour réduire la bureau­cra­ti­sa­tion exces­sive de l’exé­cu­tion des tâches qui mobi­li­sait pas moins de 13 sous-com­mis­sions dis­tinc­tes. A partir de main­te­nant, les per­son­nes char­gées de contac­ter la presse, de gérer le site inter­net toma­la­plaza.net ou d’ali­men­ter le compte Twitter ne devront pas se réunir plus d’une fois par jour. C’est avec un rythme lent assumé jusque sur des ban­de­ro­les et dans des slo­gans qu’une demi­dou­zaine de grou­pes de tra­vail cher­che à fixer des prin­ci­pes idéo­lo­gi­ques et des pro­po­si­tions pour « aller au-delà des reven­di­ca­tions géné­ra­les for­mu­lées le 15 mai », déclare William Zapata, membre du centre social Patio Maravillas. Ainsi, pour que le droit au loge­ment devienne enfin une réa­lité, le groupe de tra­vail sur les ques­tions économiques for­mule déjà des pro­po­si­tions telles que le « loge­ment social uni­ver­sel » ou la « dation en paie­ment » [cf. Wikipedia].

La pro­chaine assem­blée géné­rale est fixée demain diman­che à 11h30. Source : perio­dico dia­go­nal

tra­duc­tion : Malekal (lyon)

Une journée à la Puerta Del Sol

Publié le 20 mai

Maj le 21 mai


Plus de trente mille personnes chaque jour à la Puerta Del Sol. Une critique grandissante de la démocratie représentative sur fond d’auto-organisation.
L’autogestion, impossible ? Chronique d’une journée à la Puerta Del Sol
Ceci est une traduction d’un article tiré de diagonalperiodico


Puerta del sol plus qu’hier mais moins que demain.

Le ras­sem­ble­ment de madrid ne montre pas de signe de fati­gue, mais plutôt tout le contraire. Quelque soit l’âge, ce sont plus de trente milles per­son­nes qui ont investi la porte du soleil avec le même sen­ti­ment.

: le slogan est crié par la quasi tota­lité des 30000 per­son­nes pré­sen­tes. Ce slogan résume l’esprit d’un mou­ve­ment qui pour l’ins­tant ne fai­blit pas, mais qui semble plutôt se ren­for­cer. Il n’est pas prévu de lever le camp, la liste des volon­tai­res gran­dit et l’acti­vité du bureau de l’infor­ma­tion du camp semble être sans fin.

Les par­ti­ci­pants ont com­mencé à arri­ver avant huit heures, heure à laquelle l’assem­blée divise les grou­pes de tra­vail (envi­ron­ne­ment, société, com­mu­ni­ca­tion, action, économie entre autres) ; grou­pes qui se répar­ti­ront dans les rues envi­ron­nan­tes. Pendant ce temps les gens conti­nuent a affluer dans cette place de plus en plus sur­peu­plée, dans laquelle il est dif­fi­cile de se dépla­cer, ren­contrer des visa­ges fami­liers (le réseau télé­pho­ni­que crash régu­liè­re­ment). Jeunes et vieux, enfants, parents et grands-parents étaient là pour le même sen­ti­ment : l’indi­gna­tion

Ensuite, les slo­gans com­men­cent juste : « no hay pan para tanto cho­rizo » ! (il n’y a pas assez de pain pour tant de truands !) ; ou « que no, que no, que no nos repre­sen­tan » (ils ne nous repré­sen­tent pas !) ; ils sur­gis­sent alors qu’on ins­talle ça et là des ban­de­ro­les autour de la place. En même temps un groupe de jeune s’orga­nise et couvre de ban­de­ro­les l’angle de la Calle de Carmen, ban­de­ro­les sur les­quel­les ils deman­dent une véri­ta­ble démo­cra­tie et la cons­truc­tion d’un monde meilleur. Vers 10heure l’avis de Paz Vega sur les échafaudages a cédé la place à un slogan plus selon les cir­cons­tan­ces, qui a été un des plus applau­dis de la jour­née, quelqu’un a mis en place une ban­nière qui disait « la démo­cra­tie »et a coupé le O de l’Oréal sur une pub. Résultat : une véri­ta­ble démo­cra­tie. Un peu plus tôt Goebbels avec le sym­bole de l’euro, oreilles de Mickey et la légende de « ne nous repré­sen­tent pas." En face, à tra­vers la place, une annonce énorme invite les gens à « pren­dre les rues ».

Ensuite une grande partie de ceux qui comp­tent dormir ici, déploient des tapis sous les bâches ins­tal­lées aupa­ra­vant. Les groupe de tra­vail se don­nent rendez-vous à minuit étant donné le nombre de per­son­nes pré­sen­tes. Les haut par­leurs sont bran­chés et lisent le mani­feste de l’assem­blée sous les applau­dis­se­ments. Ce sont les même per­son­nes qui ont hono­rées la mémoire de Patricia Heras jeune vic­time de la police, qui s’est sui­cidé il y a un mois. L’acti­vité ralen­tie mais n’est pas finie : ils sont prêts à tenir le camp aussi long­temps que néces­saire et n’ont pas l’inten­tion d’aban­don­ner. Même main­te­nant que la Junta Central Electoral a inter­dit les mani­fes­ta­tions le samedi et le diman­che.

Slogans pour une révo­lu­tion

« Que no, que no, que no nos repre­sen­tan » (non ! Non ! Ils ne nous repré­sen­tent pas !), était sure­ment le slogan le plus chanté de la jour­née, suivis de : « Lo llaman demo­cra­cia y no lo es » (ils appel­lent ça la démo­cra­tie, mais s’en est pas ! »). Mais il y en avait beau­coup d’autres : « nous sommes plus qu’hier mais moins que demain », « il n’y a pas assez de pain pour tant de truands ! », « PSOE, PP, est la même merde ! », « davan­tage de bour­ses, moins de prêts hypo­thé­cai­res ! » nous n’avons pas chez nous, nous allons rester sur la Place " ou des clas­si­ques comme « la porte du soleil on ne bou­gera pas ! », « le peuple uni ne sera jamais vaincu » ou « cette crise on ne la payera pas ! »

tra­duc­tion : Malekal (lyon)

P.-S.
Il ne manque plus qu’un étincelle.
¡YES WE CAMP !

Publié le 20 mai

Depuis les grandes manifestations du 15 mai pour une "Démocratie réelle dès maintenant ! (¡Democracía real ya !), le mouvement de rébellion espagnol grandit et s’intensifie. Ce soir, 3000 personnes sont réunies sur la plaza catalunya de Barcelone.

« No es indi­cio de salud estar bien adap­tado a una socie­dad enferma » « Ce n’est pas un indice de (bonne) santé que d’être bien adapté à une société malade »

Ce soir, 3000 per­son­nes sont réu­nies sur la plaza Catalunya de Barcelone. Des jeunes, des vieux, des clowns, des musi­cien-ne-s, des vieux, des vieilles, des ban­quiers, des employé-e-s des étudiant-e-s, des chomeu-se-rs, des pas­sant-e-s, des punks et des hommes en cra­va­tes.

La place est divi­sée en trois : la place Palestine, la place Tahrir et la place Islandaise. Une cui­sine popu­laire est bien ins­tal­lée, on troque, on par­ti­cipe comme on peut. Des points d’infor­ma­tions s’impro­vi­sent un peu par­tout.

Une troupe de sal­tim­ban­ques offre un spec­ta­cle plein d’humour et dénonce la cri­mi­na­li­sa­tion de leur tra­vail dans l’espace public (la rue). Des petits grou­pes impro­vi­sés par­lent, déba­tent. Les inter­lo­cu­teur-trice-s chan­gent alors il y a du mou­ve­ment, on s’appro­che, on écoute, on par­ti­cipe. Sur le sol sont minu­tieu­se­ment collés des arti­cles de succès de révo­lu­tions : l’islan­daise, la tuni­sienne, l’égyptienne. On trouve également des arti­cles dénon­çant la cor­rup­tions de cer­tain-e-s poli­ti­cien-ne-s, des scan­da­les poli­ti­ques et ban­cai­res.

Une dame en tailleur et fond de teint dis­cute après avoir entendu à la radio les jour­na­lis­tes ques­tion­ner des mani­fes­tants : pour­quoi ne votez vous pas pour Izquierda Unida (équivalent des Verts) si vous ne voulez ni le PSOE (équivalent PS), ni le PP (équivalent UMP) , mais c’est du sys­tème dont nous ne vou­lons plus, s’exclaffe t’elle ! On échange des stra­té­gies de votes pour les pro­chai­nes élections (équivalent des régio­na­les) : ne plus voter pour les grands partis. Plus loin un ban­quier dis­cute avec sa fille au chô­mage et d’autres acquies­cent.

La mairie de Barcelone a coupé la caméra rou­tière de la plaza Catalunya pour que les images ne se dif­fu­sent pas. En vain, grâce à la mer­veille cyber­né­ti­que, twit­ter dif­fuse simul­ta­né­ment l’assem­blée gigan­tes­que qui s’impro­vise main­te­nant (depuis 22h30). Le mou­ve­ment prend de l’ampleur.

Des images arri­vent depuis Madrid où la répres­sion a tapé fort diman­che matin pour délo­ger les campeu-se-s. Il y a eu des arres­ta­tions mais la plaza del sol est tou­jours occu­pée. On entend : « ¡que no, que no, que no os repre­sen­tan ! » (« non, non, vous ne nous repré­sen­tez pas ! ») ou encore « Democracía real ya ! » (« Démocratie réelle dès main­te­nant ! »), on en appelle encore aux ban­quiers à payer la dette ou au départ du Roi.

C’est un mou­ve­ment spon­tanné, sans leader ni partis qui s’exprime dans toute l’Espagne. Des gens qui pren­nent le temps de parler, de s’orga­ni­ser, de repeu­pler les places des cen­tres villes et de remet­tre les choses à leur place : le pou­voir c’est nous, la vie c’est main­te­nant et tout est pos­si­ble !Plus per­sonne ne croit à ce sys­tème sclé­rosé qui nourri le plus riche au détri­ment du plus pauvre, de la culture et de la vie. Les reven­di­ca­tions sont sim­ples : pour la liberté et pour un monde plus juste !

Les révo­lu­tions des pays arabes nous ont ouverts la voie, l’Islande a réussi a faire démis­sion­ner son pre­mier minis­tre et à faire pour­sui­vre ses ban­quiers en jus­tice !

Europe, sou­vient toi et lève toi !

http://rebellyon.info/Tahrir-Puerta-de-Sol-Bellecour-La.html

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Message  ivo le Lun 23 Mai - 10:21

La contestation espagnole gagne les urnes
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-contestation-espagnole-gagne-les-urnes_995485.html


Le PS espagnol enregistre son plus mauvais score à des élections municipales depuis 1978.
La contestation des jeunes Espagnols contre les mesures d'austérité, la crise et le chômage se sera finalement bien traduite dans les urnes. Avec 27,81% des voix, le Parti socialiste arrive très loin derrière les conservateurs du Parti populaire (37,58%), selon des résultats quasi-définitifs.
"Je sais que beaucoup d'Espagnols souffrent de graves difficultés (...) et que beaucoup de jeunes envisagent leur avenir avec inquiétude, aujourd'hui ils ont exprimé leur malaise", a déclaré le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. "Il était raisonnable de penser que le Parti socialiste allait subir un châtiment par les urnes, nous l'assumons et le comprenons", a-t-il ajouté.

"Il ne nous représente pas"

Les manifestants qui ont pris possession de la place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, ont décidé dimanche de poursuivre pendant au moins une semaine cette occupation. Dans la soirée, une foule de plusieurs milliers de personnes a comme chaque jour envahi la place, autour du village alternatif de bâches bleues et de tentes devenu le coeur de la contestation. Le mouvement, qui rassemble beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de tous horizons, a surgi le 15 mai via les réseaux sociaux, pour très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer.

Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen, qui se veut apolitique, dénonce l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des hommes politiques". Mais surtout, il trahit l'angoisse de millions d'Espagnols face au chômage, qui atteint 21,19% et touche près de la moitié des moins de 25 ans sans emploi. Et aussi la défiance envers les grands partis politiques, les socialistes et le Parti Populaire. "Bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas", est l'un des slogans répété à l'infini chaque nuit à la Puerta del Sol.
"Bien sûr je vais voter, mais pour un petit parti", confiait dimanche Ana Rodriguez, ingénieur au chômage de 29 ans, qui venait de passer deux nuits dans le campement. "Il faut un changement dans le système politique, pour que les petits partis soient mieux représentés".

Pas d'élections anticipées

Les rassemblements se sont poursuivis samedi et dimanche, à Madrid et dans la plupart des villes d'Espagne, en dépit de la trêve électorale qui interdisait toute activité politique. Mais le gouvernement, en position délicate, a renoncé jusqu'à présent à faire évacuer les manifestants par la police.
L'annonce le 2 avril par José-Luis Zapatero de son intention de ne pas se présenter pour un troisième mandat en 2012 n'aura eu aucun effet sur la chute de popularité de son parti. Le chef du gouvernement a toutefois écarté dimanche l'hypothèse d'élections anticipées.

Les socialistes ont perdu Barcelone, la deuxième ville du pays qu'ils contrôlaient depuis 1979 et les premières élections de l'après-franquisme, où ils sont devancés par la coalition nationaliste conservatrice CiU. Ils sont également battus à Séville, la quatrième ville espagnole. Parmi les régions, les socialistes ont perdu l'un de leurs fiefs historiques, la Castille-la-Manche. Après ces élections, il ne pourraient plus gouverner seuls que dans une seule des 17 régions d'Espagne, l'Andalousie.
La droite conserve sans surprise Madrid et Valence, la troisième ville du pays.





Espagne : l’insurrection qui vient ?
http://www.causeur.fr/espagne-l%E2%80%99insurrection-qui-vient,9998
Zapatero, les jeunes auront ta peau !

Pendant que le monde entier avait les yeux rivés sur le 71 Broadway Street à New York, espérant apercevoir DSK et son bracelet électronique, les Espagnols votaient1. La gauche est annoncée grande perdante de ces élections municipales. À la faveur du refoulé social, José Luis Zapatero, qui, depuis son arrivée au pouvoir en 2004, a fait du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol l’orfèvre de l’orthodoxie libérale européenne polarise l’opposition du monde syndical et de la jeunesse, autrement dit de son électorat traditionnel.

Zapatero contre le prolo

Ce qui est en cause, c’est le zèle inouï du Premier ministre à appliquer les bons conseils prodigués par le FMI (qui n’est plus à un scandale près…) et la Commission Européenne pour rétablir l’équilibre des finances publiques espagnoles. Une première sonnette d’alarme avait été tirée le 29 septembre 2010 lorsque Zapatero réalisa le vieux rêve syndicaliste-révolutionnaire de l’unité des travailleurs… contre lui ! À l’époque, les syndicats réagissaient à la réforme du droit du travail. Appliquant le modèle nordique de la flexi-sécurité, la loi détricotait en fait les vieilles barrières contre la précarité de l’emploi pour mieux « fluidifier » le marché du travail, selon l’expression prisée par un certain Dominique Strauss-Kahn. Or, les syndicats espagnols estiment, à raison à mon sens, que le chemin du progrès social ne passe pas par la multiplication du travail à temps partiel et la facilitation des licenciements – par ailleurs de moins en moins indemnisés.

Il faut reconnaître, à la décharge de Zapatero, que le contexte économique ne joue pas franchement en faveur d’une politique de dépenses débridées. Avec la crise de l’euro qui pointe son nez sur la péninsule ibérique et la faillite d’un modèle centré sur la dette immobilière, les difficultés s’amoncellent sur le bureau du Premier ministre.
Du temps de la gauche old school, on considérait toutefois les obstacles à la mobilité géographique et à la flexibilité horaires comme des digues sociales permettant d’élever le niveau des conditions de travail. Par une étrange dialectique progressiste, les sociaux-libéraux de 2011 diabolisent le conservatisme mal placé des ronds-de-cuirs syndicaux. Pourquoi s’interdire de maltraiter les conventions collectives pour éviter « l’inflation salariale » ? Serait-il interdit d’exiger la même mobilité géographique des ouvriers que des cols blancs qui les dirigent ? N’en jetez plus : si ces questions rhétoriques vous choquent, vous comprenez parfaitement le sentiment de révolte qui gagne la société espagnole, en particulier les jeunes.

Depuis le 15 mai, la place Puerta del Sol de Madrid fait office de catalyseur symbolique pour une jeunesse gagnée par la contestation. Drôle de scénario dans une démocratie relativement jeune mais installée qui n’a pas grand-chose à voir avec la Tunisie et l’Egypte, où l’avenue Habib Bourguiba et la place al-Tahrir ont eu raison des autocrates en place. À prémisses différentes, conséquences voisines ? Malgré la grande confusion qui avait entouré son élection – en pleine controverse sur les attentats du 11 mars 2004, imprudemment attribués à ETA par Aznar – Zapatero ne souffre d’aucun déficit démocratique. Confortablement réélu en 2008, le très flegmatique chef du gouvernement pêcherait plutôt par manque de consistance idéologique. Pas étonnant qu’il soit porté aux nues par les moins imaginatifs des socialistes français. De Ségolène Royal à François Hollande, ils sont nombreux à s’engouffrer dans les brèches sociétales ouvertes par Zapatero : mariage homo, salles de shoot, etc. De quoi privatiser un peu plus des relations sociales jusqu’ici peu ou prou préservées de la logique de marché par le maintien des institutions traditionnelles qu’étaient l’Eglise, la famille, le Roi.
En sept ans, ce libéral-libertaire dans l’âme aura mis l’imagination morale au pouvoir. Son bilan conjuguant austérité budgétaire, coupes dans les dépenses sociales et détricotage des « archaïsmes » moraux en ferait presque un Alain Madelin ibérique.

Avec des perspectives de croissance nulles confortées par l’absence de politique de relance, les jeunes Espagnols ne risquent pas de se faire abuser par le vernis social de leur Premier ministre. La majorité de gauche sortante, qui a toutes les chances de subir une sérieuse déculottée en 2012, pourrait même prendre des leçons de social au pays de Nicolas Sarkozy, où l’UMP n’oserait pas rogner aussi frénétiquement les droits sociaux!

Une contestation sans débouché politique

Place Puerta del Sol, le sit-in madrilène exprime le ras-le-bol d’une jeunesse affamée par tant de promesses bafouées2. Exit la plus-value sociale du PSOE. De la baisse du traitement des fonctionnaires à la privatisation prochaine de l’assurance-chômage, les nouvelles funestes ne vont pas arranger le moral d’un pays où le taux de chômage des jeunes est de 40 %. Lancé le 15 mai, le mouvement hésite entre la grogne sociale, type « novembre-décembre 1995 » et la mobilisation de fond comparable à celle qui fit tomber le gouvernement islandais en 2009. Baptisée 15-M, cette vague sociale secoue les équilibres politiques traditionnels. À très court terme, les manifestants scandant « nolesvotes » (« ne votez pas pour eux ») pour sanctionner les sociaux-traîtres font paradoxalement le jeu d’un Parti Populaire favorable à un libéralisme économique encore plus échevelé. Autant dire qu’on ne voit pas quel débouché politique aura cette contestation, malgré son ampleur grandissante. De surcroît, le consensus économique des grands partis favorise la réémergence de courants marginaux qui sont les reliquats du nationalisme-révolutionnaire de la Phalange espagnole. Quelques groupes isolés pratiquent ainsi une agit prop’ violente, croyant que les mânes de José Antonio sortiront l’Espagne de l’ornière.

Et l’euro dans tout ça ?

Si l’Espagne s’obstine à jouer les meilleurs élèves de l’orthodoxie bruxelloise, le pire est à craindre. Zapatero aura beau répéter « l’Europe, l’Europe, l’Europe », même sans sauter comme un cabri, le vice de conception de l’euro risque d’entraîner une déflagration sans précédent. Jacques Sapir envisage très sérieusement l’hypothèse d’un décrochage de l’Espagne à la rentrée 2011. Ne pouvant plus endurer la surévaluation de l’euro ni espérer l’aide du Fonds Européen de Stabilité3, Madrid pourrait alors faire exploser la monnaie unique pour dévaluer sa monnaie et, à terme, tenter de relancer la croissance4.

D’ici là, on peut juste espérer que la colère de la Puerta del sol rappellera au gouvernement espagnol l’existence d’un peuple dont les attentes et les intérêts ne coïncident pas avec les marchés financiers. Zapatero, qui affectionne les références historiques, serait bien inspiré d’opposer aux bureaucrates de Bruxelles un salvateur « No pasaran » !

Plus de 8100 conseils municipaux et 13 des 17 assemblées provinciales ont été renouvelés ↩
Bien qu’illégale, l’occupation de la Puerta del Sol se poursuit, rythmée par des cortèges de protestation quotidiens organisés via Facebook ↩
Principalement constitué de dotations des Etats et du FMI. En cas de choc, le montant estimé des aides nécessaires à l’Espagne ferait exploser la caisse du Fonds, le rendant caduc et hors d’usage ↩
Soit pour créer une zone périphérique des pays du « club Med », dont la compétitivité minée par l’euro fort, soit pour revenir à sa monnaie nationale sur la base de la parité euro/peseta. Evidemment, la première piste serait préférable à la seconde, puisqu’en coordonnant les politiques de changes, elle permettrait d’endiguer les risques d’inflation. Pour plus de détails : ici ↩


Espagne : Après les élections, la révolution ?
http://www.francesoir.fr/actualite/international/espagne-apres-elections-revolution-103576.html


C'est déjà un vaste mouvement de protestation. Bientôt une vraie révolution ? C'est ce que se prennent à rêver les instigateurs du mouvement. A Madrid, la place de la Puerta del Sol transformée en camping est devenue le foyer principal de cette fronde qui a gagné tout le pays en quelques semaines. Tout le week-end, une foule immense s'y est à nouveau rassemblée, espérant peser sur les résultats des élections locales. Quelque 34 millions d'électeurs étaient appelés à élire 8.116 maires, plus de 68.400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux. Avant même le verdict des urnes, tous les sondages prédisaient surtout une sévère défaite des socialistes au pouvoir.

« Indignés »

Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, le mouvement a des allures de « mai 1968 » hispanique. Il a essaimé à Barcelone, Séville, Bilbao, Tolède, Murcia, Alicante et Valence. S'autoproclamant « mouvement pacifique et social », son slogan préféré est « Democracia real ya ! », « la démocratie réelle dès maintenant ». Ses militants se désignent entre eux comme « Indignados » (« Indignés »).

Leurs revendications ? Elles sont nombreuses et assez confuses. Les « Indignés » dénoncent pêle-mêle l'injustice sociale, les dérives du capitalisme et le système des partis traditionnels. « Bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas », chantonnent les militants de la Puerta del Sol, renvoyant dos à dos la gauche et la droite. « Bien sûr je vais voter, mais pour un petit parti », confiait dimanche matin Ana Rodriguez, une jeune femme ingénieur au chômage de 29 ans, qui venait de passer deux nuits avec les manifestants. « Il faut un changement dans le système politique, pour que les petits partis soient mieux représentés ».

Perte de fiefs historiques

A compter de lundi, si les projections se confirment, les socialistes pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions espagnoles, l'Andalousie, et devraient perdre des fiefs historiques comme la région de la Castille, la Manche ou l'Estrémadure. Barcelone, deuxième ville d'Espagne, tenue depuis trente-deux ans par les socialistes, devrait passer aux mains des nationalistes conservateurs et Séville, quatrième ville du pays, pourrait être remportée par le Parti populaire (PP, droite), qui devrait conserver Madrid et Valence.
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Message  ivo le Lun 23 Mai - 19:28

Espagne: les jeunes en colère restent mobilisés
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201105/23/01-4401998-espagne-les-jeunes-en-colere-restent-mobilises.php
Sur la place Puerta del Sol, en plein centre de Madrid, les centaines de jeunes protestataires qui ont installé il y a une semaine un campement, tentaient lundi de maintenir la mobilisation intacte, une fois passées les élections locales.

«On compte rester au moins jusqu'à dimanche, mais on n'exclut pas de rester encore plus», a déclaré une porte-parole de ce mouvement spontané né le 15 mai via les réseaux sociaux, avant de très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer.

«On n'a pas remarqué de baisse de mobilisation après les élections locales» de dimanche, «on se structure encore plus, des gens viennent nous aider», a-t-elle ajouté.

Sur la Puerta del Sol, les contestataires, des jeunes précaires, mais aussi des personnes âgées et des chômeurs, continuaient lundi de s'organiser, balayant la place avec les employés municipaux, distribuant des petits-déjeuners et réclamant encore davantage de matériel.

«On aimerait que quelqu'un nous prête un téléphone fixe pour organiser un poste d'appels gratuits!», criait un organisateur dans un haut-parleur.

Ce mouvement coloré et pacifique réunit tous les soirs depuis le début de la semaine dernière des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, venant clamer leur rejet de la «classe politique» ou de la «gestion de la crise économique».

D'autres rassemblements similaires ont lieu dans toutes les grandes villes espagnoles.

Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record de 21,29% et près de la moitié des moins de 25 ans sans emploi, est au coeur de toutes les inquiétudes.

Toutefois, après l'euphorie du week-end et une fois passées les élections locales de dimanche, la foule était moins compacte dimanche soir à la Puerta del Sol, même si, à Madrid comme dans la plupart des villes, les organisateurs ont décidé de poursuivre le mouvement jusqu'à dimanche prochain au moins.

À Barcelone, où ils occupent la Plaza de Catalunya, en plein centre de la capitale catalane, les jeunes ont eux aussi voté le maintien du campement jusqu'à dimanche prochain, avant une manifestation annoncée pour le 19 juin. Mais là encore, la foule était plus clairsemée que les jours précédents.

Les jeunes, qui réclament notamment une meilleure représentation des partis minoritaires sur l'échiquier politique espagnol, «sont très en colère» contre les partis politiques, affirmait Marcos Piris, un informaticien au chômage de 29 ans.

Les élections municipales de dimanche se sont soldées par un désastre pour le Parti socialiste, au pouvoir, devancé de dix points par la droite conservatrice du Parti populaire. Mais les manifestants ne se reconnaissent ni dans l'un ni dans l'autre parti.

«Personne ne nous représente», affirmait Marcos Piris, reprenant l'un des slogans favoris de ces derniers jours. «Chaque jour qui passe nous nous sentons moins représentés par ces hommes politiques».

La poursuite du mouvement, jusqu'à dimanche ou de manière indéfinie, a été décidée dans plusieurs grandes villes d'Espagne, dont Grenade, Saragosse, Valence ou Malaga.


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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Lun 23 Mai - 20:41

Madrid : une dynamique révolutionnaire qui touche l'Europe
http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/05/22/puerta-del-sol-une-dynamique-revolutionnaire-qui-touche-leurope-205224

Ils ont tenu ! Malgré la proclamation d'illégalité lancée par les autorités espagnoles, malgré la tenue d'élections municipales et régionales dans le pays ce 22 mai, les campeurs de la Puerta del Sol à Madrid se sont accrochés à leurs pavés.
On a déjà noté bien sûr les grandes similitudes entre ce mouvement du 15-Mai et ceux, tout aussi impromptus, qui agitent le monde arabe depuis le début de cette bien cruciale année 2011 :

-des mouvements d'une ampleur totalement inattendue, en tout cas des pouvoirs en place, des médias en cour ou des « spécialistes » institués ;
-des mouvements d'initiative populaire, sans leaders, ni responsables clairement reconnus ;
-des mouvements sans les sempiternelles revendications catégorielles : pas de réclamations de postes par ci, pas de revendications salariales par là, pas d'exigences de « reconnaissance », encore moins de « négociations » avec les institutions défaillantes.


Une dynamique révolutionnaire radicale et constructive

En réalité, ces mouvements s'inscrivent clairement dans une dynamique révolutionnaire radicale. Il est demandé à un vieux monde moisi de dégager le plancher et de faire place nette, ni plus, ni moins !

Non pas dans une quelconque espérance d'un « grand soir » fumeux, mais comme constat d'une impasse de laquelle il importe coûte que coûte de sortir. Et surtout sans demander, ni attendre l'aide de ceux qui vous y ont conduits.

On notera la grande différence de ces mouvements originaux d'avec quelques récentes émeutes comme en Grèce, par exemple. Là où l'on se résignait – par désespoir et colère – à balancer pavés et cocktails Molotov, les jeunes Arabes et Espagnols, eux, joignent à leur rejet d'un système failli, une tentative d'auto-organisation certes balbutiante, mais bien concrète.

Sur la Puerta del Sol, infrastructures de nourriture, de nettoyage, de garde-d'enfants, restrictions de la consommation d'alcool pour éviter tout débordement. En Tunisie, en Egypte, une exigence d'assemblée constituante…

Une période de transition longue, incertaine, mais inéluctable

Intéressante aussi la façon dont l'opinion publique commence à accueillir ces mouvements d'initiative révolutionnaire : une sorte de bienveillance presque maternelle, un soulagement à peine dissimulé comme celui de ceux qui entrevoient soudain une lueur dans un tunnel oppressant.

Nous ne parlons pas ici bien sûr de l'avatar d'opinion publique véhiculée par les médias du microcosme qui freinent des quatre fers et ne lâchent leurs bribes d'infos sur l'intrigant campement improvisé qu'à contre-cœur et en se pinçant les lèvres.

Mais il est significatif qu'en ce dimanche 22 mai, sur un site comme Rue89, les articles sur le mouvement ibérique fassent largement la pige aux élucubrations sur le fait-divers DSK. Il est révélateur que sur le blog d'un Paul Jorion, les analyses financières habituelles aient momentanément cédé la place à des chroniques attendries sur la situation à la Puerta del Sol.

Il suffit de constater aussi la frénésie qui s'empare des réseaux sociaux du Net (Facebook, Twitter… là où désormais tout se passe) pour constater que chacun commence enfin à admettre que la mutation en cours est inexorable, sinon indispensable et souhaitable, et qu'elle ne peut plus guère attendre.

Nul ne peut ignorer qu'elle se traduira par une longue période de transition, incertaine, probablement douloureuse, qu'elle nous fera passer d'un monde agonisant à un autre que nous ne savons pas encore.

Mais que cette mutation passe nécessairement par une prise de conscience lucide du processus si l'on veut en rendre le déroulement moins pénible. Cette prise de conscience est d'évidence en cours.

Les révolutions en Europe

Suivez les informations en live par pays sur Twitter avec les hashtags :
► Espagne
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#spanishrevolution
#yeswecamp
#nonosvamos
Sur Ustream, le live de Soltv.tv, en direct de la Puerta del Sol.
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La Google Map des manifs dans le monde entier.
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Message  spike le Mar 24 Mai - 0:41

Trop optimiste tout ça...
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 24 Mai - 11:24

Les « indignados » espagnols maintiennent la pression
http://blogs.lexpress.fr/chica-de-paris/2011/05/24/les-indignados-de-la-puerta-del-sol-maintiennent-la-pression/
« ¡ No nos vamos ! » Plus d’une semaine après le lancement du mouvement 15M, les jeunes Espagnols ne plient pas.


La déroute socialiste aux élections locales du 22 mai qui occupe la Une de la presse espagnole n’entache en rien la volonté des centaines de manifestants qui occupent toujours La Puerta del Sol de Madrid. Ces « indignados » (indignés) sont déterminés à camper à La Puerta del Sol et à donner de la chair au mouvement du 15 mai, le 15M.

¡ Basta la precaridad !

Ces contestataires, que certains qualifient de « révolutionnaires », se sont improvisés porte-drapeaux d’une jeunesse espagnole paumée et désabusée.

Malaise d’une société aux abois qui n’a que faire des résultats des élections municipales et régionales. Le message des Espagnols va au-delà des considérations politiciennes : « el cambio » [le changement], comme le proclame le manifeste del « acampada del Sol »


« Nous sommes là parce que nous voulons une société nouvelle qui érige la vie comme priorité au-delà des intérêts économiques et politiques. Nous plaidons pour un changement de la société et de la conscience sociale ».

Cette deuxième semaine de mobilisation balance entre incertitude et découragement. Le magma informe de propositions va devoir s’articuler entre toutes les voix discordantes. Mais avant cela, les « squatteurs » doivent penser aux problèmes matériels liés à l’occupation sauvage, jugée illégale par les autorités qui veillent au grain. Déjà il a fallu démentir des rumeurs d’ »expulsion » des manifestants qui ont rapidement enflé sur les réseaux sociaux comme Twitter.

Signe que le mouvement se poursuit, une nouvelle assemblée devait se réunir ce mardi à 8 heures pour décider quelles propositions le 15M retiendra pour poser les bases d’une « Constitution ». Les Espagnols sont déjà invités à voter sur Internet à travers quelques outils mis en place pour l’occasion.
http://www.platoniq.net/yeswecamp/

Pour suivre le 15M :

Twitter: @acampadasol #acampadasol #spanishrevolution #nonosvamos
www.tomalaplaza.net
Sur Facebook : Spanish Revolution.



Ne vous laissez pas abattre !
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ne-vous-laissez-pas-abattre-94649
"Quand un état est immobile, c'est son peuple qui bouge"

L'insécurité des quartiers a été remplacée par l'insécurité financière. Rien aujourd'hui ne vous protège contre un licenciement, un harcèlement, la fin de vos droits de chômage. Avant 2008 les français avaient peur de se faire voler ce qu'ils possèdaient, aujourd'hui ils ont peur de ne plus rien posséder.

Par réflexe, par amour de notre pays, ou que sais je encore, nous nous tournons vers l'état. L'état doit nous protéger du marché. Mais comment ne pas constater la faiblesse, pour ne pas dire l'immobilisme avéré de nos dirigeants ?

Les intentions de vote de Marine Le Pen dépasseraient celles de candidats socialistes, et de candidats ump. Les éléments clés de son programme sont le renforcement du rôle de l'état : du protectionnisme. Joli mot qui permet d'obtenir rapidement les votes de tous ceux qui en ont marre de ne plus avoir le choix. Solution qui ne fera plaisir qu'à la famille Le Pen selon moi. Voyez les, Jean et sa Marine, sourire, se vanter, se moquer.

Cela fait plus de vingt ans que nous constatons un glissement, les loyers montent, les prix montent, les salaires stagnent, et les crédits s'accumulent. Lorsque l'on parle d'augmentation de salaire, une telle chose devient IMPENSABLE dixit M. Trichet. Mais lorsque EDF nous explique que ses prix sont les plus bas d'Europe il y a une augmentation de tarifs de plus de 50%. Etant taquin, je conseillerais à nos dirigeants de constater que le PIB par habitant du Luxembourgs et trois fois plus élevé que le notre. Qu'attendent-ils ?

Mais messieurs, mesdames, les citoyens pensez vous qu'un homme comme Sarkozy, ou Strauss Khan qui ont respectivement 19000 euros par mois et 23000 euros (sans compter les 5 millions de dollars sortis dont on ne sait où) comprennent notre situation ? En outre je m'arrêterais sur ma favorite. Le patrimoine de Mme Le Pen étant un secret des Dieux, il m'est difficile de vous dire combien elle gagne mais elle n'a pas connu le SMIC, et son parcours dans les grandes écoles peut vous laisser penser les possibilités qui lui ont été offertes. La solution n'est pas politique, la solution vient d'une prise de conscience citoyenne de nos responsabilités les uns envers les autres.

Il est de notre rôle de briser une chaîne de désespoir. Il est révoltant de voir des salariés se suicider aux portes de leur entreprise alors que cette entreprise leur appartient. Ils sont les créateurs de richesse, ils sont les éléments essentiels au fonctionnement de leur entreprise. Leurs dirigeants les ignorent, les humilient, se moquent d'eux. Ils se moquent de nous.

Un système a été créé, un système qui nous empêche de voir, de réfléchir, de constater qu'on nous prend pour des imbéciles.

Les pays du G20 ont adopté un plan de relance de 5000 milliards de dollars durant la crise. Aujourd'hui on parle de supprimer le RSA pour ceux qui ne veulent pas travailler.

Durant les hivers froids, une loi oblige les préfets à réquisitionner les logements vides pour abriter les mal logés. Aucun ne l'applique, 350 SDF sont morts cet hiver. L'assemblée a voté une loi ce début Mai pour l'enlèvement des panneaux à radar. Avant même l'application de cette loi, les panneaux ont commencé à être enlevés par les préfectures...

Ne voyons nous pas le décalage ? Ne sentons nous pas l'escroquerie ? Et surtout pourquoi n'avons nous pas honte de laisser faire ?

Il est temps de recréer une place révolutionnaire dans nos têtes. La place de la Bastille, la place Tian'anem, la place Tharir, la place Puerta del Sol, qu'importe le nom que nous lui donnons. Recréons cet espace dans notre esprit, et surtout ne nous laissons jamais abattre !

"Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience." - Jean Jaurès.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mar 24 Mai - 20:06

Espagne: le mouvement des Indignés espère durer
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/espagne-le-mouvement-des-indignes-espere-durer_996130.html


Les élections espagnoles sont passées, mais les Indignés de la Puerta del Sol, à Madrid, ne comptent pas plier bagage. Comment leur mouvement peut-il évoluer? Notre correspondante est allée leur poser la question.

A l'atelier menuiserie, on donne des coups de marteaux à tour de bras. On fabrique des étagères, on rafistole des tables ou des chaises. 100% récup et recyclage, bien sûr. Sur la Puerta del Sol, les assemblées et les réunions de commissions se poursuivent. La vie suit la routine de plus en plus rodée qui s'est établie en une semaine dans le campement de bâches bleues des Indignés. Comme si le petit village autogéré de la rébellion s'installait pour durer. Pourtant du côté des coordinateurs du mouvement, on pense au départ.
"Sol, c'est le kilomètre zéro de notre résistance, explique Juan, photographe free-lance de 26 ans, qui est devenu l'un des piliers du mouvement. Mais on sait bien que notre temps d'installation sur la place a une durée limitée. C'est un lieu trop central et symbolique de la ville. On ne peut pas y rester."

"Le mouvement va muter"
Dimanche dernier, l'assemblée générale a voté la prolongation de l'occupation pendant une semaine, pour se donner le temps de préparer l'avenir du mouvement. "Il ne va pas s'éteindre, il va muter, affirme Jonathan, membre de la commission d'organisation du campement. On veut transférer les énergies et sortir dans les quartiers. On est en contact avec les associations pour organiser des assemblées locales... Les premières réunions auront lieu ce samedi 28."
Pendant ce temps, les rumeurs d'une expulsion imminente courent sur le campement. Etre délogés par la police? "On n'y croit pas vraiment, affirme Edu, élève ingénieur arrivé avec son sac de couchage il y a cinq jours. On en a parlé avec les policiers qui surveillent les alentours. Ils savent qu'on a prévu d'être ici jusqu'à dimanche. Ils voient bien qu'on est un mouvement pacifique et personne ne veut chercher des images d'affrontement."

Dimanche 22, les élections municipales se sont soldées par un ras de marée de la droite, à un an des législatives. Constat d'échec en règle pour le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, qui fait les frais de la crise économique et du plan d'austérité accompagné de coupes sociales mis en marche depuis un an.
"Pour nous les élections ne changent rien, déclare Noelia, l'une des porte-parole du mouvement. On dénonce ce système de représentation politique, qui nous force à choisir entre deux fois la même chose, puisque la droite et la gauche appliquent la même politique économique. Au final c'est le système financier qui nous gouverne..."

Ce que les partis leur répondent...
Les partis politiques encaissent la critique à distance, pris de court par l'ampleur du mouvement. Du côté des socialistes on se borne à manifester une sympathie générique. A commencer par José Luis Rodriguez Zapatero, qui a déclaré "Si j'avais 25 ans je serais surement à la Puerta del Sol", comme si le mouvement n'était pas la critique en règle de sa propre impuissance en tant dirigeant de gauche.
A droite, un porte-parole du Parti Populaire compatit sur la "frustration" de la jeune au chômage et propose, presque sans ironie, de voter PP pour que ça change. "Seul Thomas Gomez, le candidat socialiste à la région de Madrid, a voulu nous rencontrer, juste avant les élections. On lui a dit que ce n'était ni le moment ni le lieu... c'est trop facile de jouer la récup." Depuis les élections, plus rien.
"Si quelque chose a bougé dans les partis, on aimerait bien le savoir", dit Juan. Mais s'ils misent sur l'extinction du mouvement, ils se trompent: "Quoi qu'il arrive maintenant, je crois qu'on a déjà gagné... on a levé les enthousiasmes. Il faut continuer les efforts, c'est un début magnifique et fort... mais maintenant il faut durer."
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Message  spike le Mer 25 Mai - 2:00


je crois qu'on a déjà gagné...
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Message  niouze le Mer 25 Mai - 10:51

d'une certaine façon oui , ils vivent deja le changement même si li n'arrive pas il sera possible dans la tête des gens ....

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Message  ivo le Mer 25 Mai - 11:01

A propos de la crise espagnole 25/05
http://www.rtl.fr/blog/aphatie/a-propos-de-la-crise-espagnole-25-05-7689342621
EN BREF - L’ESSENTIEL DE L’INFO

La crise espagnole ne suscite pas, pour l'instant, beaucoup de commentaires. Ou en tout cas, pas assez par rapport à l'évènement et à sa signification. L'occupation des places des principales villes, Madrid notamment, par une jeunesse révoltée contre le pouvoir, est regardée d'encore loin, et généralement avec bienveillance. Un intellectuel intelligent, entendu hier soir, se montrait même enthousiaste. « Nous sommes avec eux, assurait-il. Comment pourrions nous être contre eux? » Parler avant de réfléchir est un art.

EN DÉTAILS

La jeunesse espagnole ressemble à son homologue égyptienne, et avant elle à sa consœur tunisienne. Même mobilisation par les réseaux sociaux, même absence de leaders, même organisation spontanée et pacifique. Jusqu'à la ressemblance géométrique des localisations de la contestation: la place centrale des grandes villes, forum improvisé et joyeux de la contestation du pouvoir.

Il existe pourtant une différence de taille. Les jeunes égyptiens ou tunisiens réclamaient ce que les jeunes espagnols ont déjà: la démocratie politique, les libertés individuelles.

Le mouvement espagnol est infiniment plus angoissant que ses homologues arabes. Il dit l'impuissance de la démocratie, l'insatisfaction profonde que procure l'action des partis et aussi le désespoir social d'économies en récession.

L'Espagne pose une question que l'Europe pensait avoir tranché définitivement: la démocratie représentative est-elle le meilleur système d'organisation des sociétés et des peuples? Vu les pancartes et les mots d'ordre espagnols, il est permis de douter de la nature de la réponse de cette jeunesse espagnole. Ceux qui manifestent tiennent pour incapables et corrompus ceux qui les gouvernement comme ceux qui aspirent à le faire, gauche de gouvernement comme droite d'opposition. Terribles sentiments, justifiés ou non, dont on ne perçoit pas quelles réponses alternatives ils peuvent légitimer.

Peut-être au fond le mouvement espagnol est-il peu commenté parce qu'il nous tétanise et nous angoisse. Peut-être nous dit-il que la démocratie n'est pas le pire des systèmes à l'exception de tous les autres, un message diffus qui synthétise la somme des crises auxquelles nous confronte ce terrible début de siècle.

Dans l'enchevêtrement général, nos consciences perçoivent au moins une de ces crises, celle qui fait chanceler nos économies. Quelques jugements hâtifs laissent croire que certaines intelligences demeurent à la hauteur de la situation. « Le libéralisme, ça ne marche pas », assure ce matin un éditorialiste dans Libération. « Voilà où mènent les politiques d'austérité », juge un responsable politique comptenteur du FMI et de son ancien directeur général. « Sortons de l'euro », propos un autre qui voit dans la monnaie européenne la cause et la marque de tous les problèmes.

Rien de tout cela ne semble pertinent. La réalité de la crise économique qui cantonne une trop large part de la jeunesse espagnole au chômage et au désespoir doit être expliquée autrement. Ce ne sont pas le libéralisme et l'euro qui sont la cause des désordres. Si ce n'était que cela, ce ne serait rien. Ou si peu.

La vérité peut-être cherchée dans deux autres types de considérations qui se révèlent beaucoup plus déstabilisantes. La première tient à l'incapacité des Etats à financer sainement les demandes légitimes des citoyens en matière d'éducation, de sécurité, de santé, de développement personnel. Depuis des décennies, le progrès social et le bien être individuel sont financés à crédit, soit par l'endettement de l'Etat, soit par l'endettement des particuliers. Les sociétés européennes consomment davantage qu'elles ne produisent. Donc, elles s'endettent, constamment, durablement, énormément.

Nous sommes rendus au bout de cette logique. Ceux qui nous prêtent commencent à prendre peur. Pour continuer à nous prêter, ils nous contraignent à moins dépenser. Réapparaissent alors des poches de pauvreté, de la misère, des frustrations, préludes à toutes les explosions sociales. Ce n'est pas le libéralisme qui est en cause, ni l'euro. Il s'agit fondamentalement d'un modèle de développement artificiellement financé qui se trouve aujourd'hui épuisé et qui doit être profondément repensé.

Il est certes facile de stigmatiser quelques dérèglement du système en place, l'inégalité des rémunérations par exemple. Mais ceci qui peut amuser la galerie ne correspond pas à la réalité implacable de la crise qui se dessine, et face à laquelle nous sommes pour l'instant sans réponse.

La seconde considération reprend et dépense la seconde. En occident, l'esprit humain s'est libéré depuis plusieurs siècles de nombreuses contraintes qui entravaient son potentiel d'inventivité. En s'affranchissant de la religion et des dogmes qui allaient avec, il a ouvert une multiplicité de pistes qui ont bouleversé la culture et chamboulé les modes de vie. Cette mutation gigantesque au regard de l'origine humaine est en train de dévorer les ressources naturelles en même temps que nos capacités de créations de richesses. Et là encore, ce constat nous laisse sans voix, c'est-à-dire sans capacité à imaginer dans l'instant les réponses complexes et sans aucune doute difficile qu'exige cette situation.

Il nous reste alors la révolte, ou la sympathie pour la révolte. Autant de sentiments qui nous dispensent de regarder avec sobriété et humilité les conséquences du monde que nous nous sommes construits.



Stéphane Hessel, de la Chine à l'Espagne, l'indignation gronde
http://www.actualitte.com/actualite/26282-hessel-indignez-vous-chine-espagne.htm
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...

C'est presque drôle. Le vénérable Stéphane Hessel, auteur du best-seller devient en même temps l'homme du moment. Avec un actualité omniprésente...

D'abord, c'est la publication du livre Indignez-vous en Chine, confirme l'éditeur Indigènes, auprès de l'AFP. « Le livre devrait paraître en Chine en juin au prix de 20 yuan (RMB), soit un peu moins de 3 euros. Le premier tirage prévu pour l'instant par l'éditeur chinois est de 30.000 exemplaires », précise Jean-Pierre Barou, cofondateur.

Mais le succès touche aussi des frontières bien plus proches : « En Europe, les tirages de Indignez-vous! dépassent aujourd'hui allègrement les 3 millions d'exemplaires et pratiquement tous les pays européens ont signé pour des traductions. Le livre paraît aussi aux États-Unis. »

Viva Espagna

Ensuite, c'est du côté de l'Espagne qu'il faut se tourner, pour découvrir le groupe Los indignatos, traduction : Les indignés, qui depuis une semaine se sont regroupé à Puerta del Sol, situé au centre de Madrid. « Je n'ai reçu aucun message d'eux directement, mais je constate que beaucoup d'entre eux brandissent le petit livre qui a été traduit rien qu'en Espagne dans les quatre langues : castillan, catalan, basque et galicien », explique Stéphane Hessel.

Avec 300.000 ventes du livre, les protestataires revendiquent l'indignation proclamée et revendiquée par Hessel : « Je ne m'attendais pas à participer à ce réveil des laissés-pour-compte de la société et je n'en tire aucune fierté personnelle. Mais je constate avec beaucoup de satisfaction que le message que j'ai essayé d'envoyer recueille le soutien des jeunes Européens. »

Estimant que les peuples se sentent mal dirigés, ils s'opposent désormais à leurs gouvernements, aspirant à un renouveau de la démocratie, assure Hessel, qui dit faire confiance à cette jeunesse en Espagne, qui saura se faire entendre.

« Mon message à cette jeunesse : soyez vigilants à l'égard de tout ce qui risque de nuire au bon développement de la démocratie. Gardez le respect des valeurs de la Résistance, respect du plus faible et refus d'être manipulé par les forces de l'argent », conclut Hessel.
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Message  niouze le Mer 25 Mai - 11:03

Appel à des campements partout en Europe le 26 et 27 mai 2011

Publié le 24 mai

Chèr(e)s ami(e)s Nous souhaitons partager avec le plus grand nombre les moments inoubliables que nous vivons lors de notre #spanishrevolution, et nous appelons à ce que cette protestation s’étende au monde entier.
Avec cet appel, nous encourageons la convocation de campements hors de l’Etat espagnol, et organisés par les habitants. Ici, nous sommes unis, nombreux, et nous résistons. Mais nous avons conscience que la lutte est aujourd’hui mondiale et que les voix doivent s’élever par et pour elles- mêmes.

*LLAMAMIENTO DESTINADO A LOS PAISES FRANCOFONOS

Nous pro­po­sons que les mani­fes­ta­tions ne se rédui­sent pas aux ambas­sa­des espa­gno­les de vos pays : la presse espa­gnole ne couvre pra­ti­que­ment pas ces actions. Nous pro­po­sons de monter dans chaque pays une lutte qui lui est propre, de pren­dre les places de vos villes, sui­vant le modèle des révo­lu­tions arabes (et espa­gno­les), d’entrer en contact avec les col­lec­tifs et les orga­ni­sa­tions loca­les, et monter des cam­pe­ments. Ainsi que, tra­vailler en com­mis­sions et com­men­cer à rédi­ger publi­que­ment et démo­cra­ti­que­ment vos pro­pres docu­ments (mani­fes­tes, appels, pro­po­si­tions, actes d’assem­blées, etc.) et pou­voir le dif­fu­ser par la suite.

Ce qui se passe dans les dif­fé­ren­tes villes espa­gno­les n’est pas arrivé par hasard et n’est pas non plus spé­ci­fi­que à la société espa­gnole : nous lut­tons pour récu­pé­rer notre dignité, pour la liberté et la jus­tice sociale, pour la démo­cra­tie directe, pour repren­dre nos vies en main.

Nous sommes un réseau spon­tané, indé­pen­dant, nous ne vou­lons pas de chef, et c’est pour­quoi nous vou­lons la prise de toutes les places, que chacun com­mence à penser par soi-même pour cher­cher ensem­ble des alter­na­ti­ves à ce monde mer­can­tile et inhu­main, et à la domi­na­tion de la pla­nète par nos gou­ver­ne­ments.

Nous consi­dé­rons que les fron­tiè­res n’exis­tent pas. Le réseau est nôtre et la rue aussi !! Un autre monde est pos­si­ble main­te­nant ! Plus concrè­te­ment nous vous pro­po­sons de com­men­cer à tra­vailler ensem­ble et camper dans vos villes et pays à partir des : JEUDI 26 ET VENDREDI 27 MAI

Profitant des jour­nées de mobi­li­sa­tions inter­na­tio­na­les anti G-8 contre l’oli­gar­chie mon­diale, nous vous invi­tons à pren­dre la rue et établir des camps sur des places suf­fi­sam­ment grande pour rece­voir une infra­struc­ture consé­quente per­met­tant de tra­vailler et de mobi­li­ser dans les meilleu­res condi­tions. Cette nuit et ces deux jour­nées pour­raient servir de base à un cam­pe­ment à durée indé­ter­mi­née.


Il est impor­tant d’ajou­ter votre camps à la carte mon­diale des cam­pe­ments : www.the­tech­noant.info/camp­map.
Annoncez votre cam­pe­ment sur take­thes­quare.net
Nous uti­li­sons les réseaux sociaux pour nous coor­don­ner et nous main­te­nir infor­més. Nous vous invi­tons à créer une com­mis­sion inter­na­tio­nale pour com­mu­ni­quer avec nous, s’échanger le maté­riel et les stra­té­gies d’orga­ni­sa­tion sur la page n-1.cc : n-1.cc/pg/groups/104127/take-the-square- inter­na­tio­nal/.
Il existe un chat où vous pouvez entrer en contact avec nous ur1.ca/48ogs et d’autres cam­pe­ments en même temps, ou par email :
comi­sioin­ter­na­cio­nal[at]gmail.com

Prenez la rue ! Pour une démo­cra­tie réelle !
Salutations ami­ca­les
Réseaux inter­na­tio­naux
Commission inter­na­tio­nale, Campement de Barcelone, le 22 mai 2011
http://rebellyon.info/Appel-a-des-campements-partout-en.html

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  niouze le Mer 25 Mai - 11:08

Les rassemblements partout en France :

MERCREDI 25 MAI :

LILLE : 12h, Place de la République
LYON : 19h Place Bellecour
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MARSEILLE 18h Place Thiers cours Estienne D'orves
MONTLUçON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot, contact 0659827367
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NICE : 20h, Place Garibaldi
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
PERPIGNAN : Campement permanent Place République
RENNES : 19h, Place de la Mairie
ROUEN : 19h, Théatre des Arts
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Jean Jaurès

JEUDI 26 MAI :

LILLE : 12h, Place de la République
LYON : Campement permanent Place Bellecour
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
DIJON : 19h, Place de la Libération
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NIMES : 19h, Maison Carrée
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
PERPIGNAN : Campement permanent Place République

j'hesite a faire un post precis pour faire les rappels des rassemblement journaliers vous en penser quoi !

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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  ivo le Mer 25 Mai - 11:12

j'hesite a faire un post precis pour faire les rappels des rassemblement journaliers vous en penser quoi !

que l'info et les evenements vont trop vite pour que ça ait un interet à mon sens.
tout dans un seul sujet c'est mieux je pense.

pour le reste y'a ... les "rézozozios"


avis perso.
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Re: nous sommes TOUS des arabes [revoltes dans le monde]

Message  Invité le Mer 25 Mai - 11:19

Idem pour moi.

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