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ZAD notre dames des landes

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mar 25 Fév - 8:22

Notre-Dame-des-Landes: la manif des faux-semblants
On a eu un crâne ouvert sur 5 cm avec leur flashball. Et elles sont pas molles, leurs balles”, glisse le médecin qui ne comprend pas l’ampleur de la réponse policière. “Qu’ils se défendent et s’en prennent aux premiers rangs énervés, ça se comprend, c’est leur métier. Mais là, tirer dans la foule…
>>>
http://www.lesinrocks.com/2014/02/24/actualite/notre-dame-des-landes-la-manif-des-faux-semblants-11479100/
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mar 25 Fév - 8:34

NDDL : j’étais à la manif, et je n’ai pas vu la même chose que les télés
http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/24/nddl-jetais-a-manif-nai-vu-meme-chose-les-teles-250203
MAKING OF
Suite à la manifestation anti-aéroport de ce samedi à Nantes, Isabelle Thibault a contacté Rue89. Elle est indignée par le décalage entre ce qu’elle a vécu et la représentation médiatique, axée seulement sur l’aspect violent et occultant l’« ambiance bon enfant », « la musique », « les cafés pris en terrasse entre manifestants ». Selon elle, « le combat des paysans n’a pas été montré à sa juste valeur ».

Cette quinquagénaire, employée de l’Education nationale, syndiquée au SGEN, a déjà pris part à la manifestation du 17 novembre, sur le site de la ZAD. Pour marquer son soutien aux paysans, à la ZAD et au mouvement en général. « Le plus important, c’est de se demander quel avenir on veut pour nos enfants. »

=============

J’étais présente à la manifestation anti-Notre-Dame-des-Landes à Nantes et, de 13h30 à 17 heures, je suis restée sur cette place du commerce où ont eu lieu les incidents de samedi. Je n’étais pas cagoulée, j’ai plus de 50 ans, je suis enseignante et je venais de Bordeaux pour soutenir les opposants à l’aéroport.

Ce que j’ai vécu ce jour-là, je ne le reconnais pas dans la quasi-totalité des infos lues sur le Net ou dans la presse papier, ou vues à la télé.

« Guérilla urbaine », vraiment ?


Les images, en boucle : elles montrent des lieux cassés, détruits, quelques flammes, une barricade. Elles sont accompagnées d’un vocabulaire relatif à une violence forte : « guérilla urbaine », le fait de « quelques milliers de personnes », « commerces saccagés », « centre de Nantes saccagé », « vitrines détruites ».

En fait, sur cette place du commerce, deux cabanes ont brûlé, un abri a été détruit. J’ai vu la façade de Vinci repeinte ainsi que celle de la SNCF, des murs tagués. Une vingtaine de personnes cagoulées ont essayé à partir de 13h30 de franchir un barrage de police devant les yeux d’une foule hétérogène (enfants, jeunes vieux, paysans sur leurs tracteurs).

En interrogeant des personnes dans la foule, il se racontait que la rue barrée par la police était prévue initialement dans le parcours. D’où la colère de certains…

Des personnes cagoulées demandaient à la foule de ne pas s’arrêter, de continuer la manif. D’autres, toujours cagoulées, annonçaient par porte-voix qu’il y avait de quoi soigner les personnes touchées par les gaz lacrymogènes. La violence n’était donc pas uniquement du côté des manifestants.

Pourquoi ne pas avoir montré son côté festif ?

A aucun moment je n’ai eu un sentiment de peur (« guérilla urbaine… »). C’était comme si on attendait que la rue s’ouvre à nouveau.

Des cabanes détruites, certes, deux de trop. Des murs tagués, c’est vrai. Mais le fait de filmer les mêmes lieux sous des angles différents a amplifié aux yeux des téléspectateurs un phénomène très réduit.

Pourquoi ne pas avoir montré les centaines de tracteurs (vus un quart de seconde dans un seul reportage, sur BFM-TV), preuve que le mouvement est suivi et s’amplifie dans le monde paysan ?

Pourquoi ne pas avoir montré les petits orchestres (cor, guitare, tambours) et les multiples déguisements (personnes et chars) qui donnaient à la manifestation un caractère festif ?

Pourquoi ne pas avoir interviewé les participants de la manif ?

Ça me laisse un goût amer

Je n’ai vu aucun journaliste, aucune télé sur la place (et j’y suis restée de 13h30 à 17 heures…). J’ai plus de 50 ans et ce que je viens de vivre me laisse un goût amer et me fait davantage comprendre la méfiance de nombreux Français vis-à-vis d’une certaine presse et des JT qui ne donnent qu’un aspect réducteur et peu objectif.

Propos incomplets, images prises du côté des forces de l’ordre, réaction des politiques, texte de l’AFP repris mot pour mot par plusieurs sites de journaux… J’aurais aimé entendre les gens s’exprimer sur leur vision de la manifestation.

Enfin, les propos du préfet amènent encore de la confusion dans la connaissance de la réalité : assimiler violence urbaine et violence sur la ZAD [Zone à défendre, ndlr] est un signe de méconnaissance de ce mouvement.
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mar 25 Fév - 8:46

Guérilla à Nantes : pourquoi si peu d'interpellations ?
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/02/24/31001-20140224ARTFIG00075-guerilla-a-nantes-pourquoi-si-peu-d-interpellations.php
ANALYSE - Après le saccage de Nantes, Hugues Moutouh ancien conseiller spécial du ministère de l'Intérieur, s'interroge sur le faible nombre d'interpellations. A la différence des manifestations contre le mariage homosexuel, «les forces de l'ordre n'ont pas reçu de consignes particulières pour faire du zèle».

Hugues Moutouh a été conseiller spécial du ministre de l'Intérieur au moment de l'affaire Merah, puis préfet. Il est désormais avocat.

La manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes a dégénéré samedi tournant au saccage de la ville de Nantes. Comment expliquez-vous de tels débordements?

C'est plutôt le contraire qui eut été étonnant. Compte tenu des liens étroits qui existent entre les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et les milieux extrémistes de l'ultra gauche et de l'anarchisme, je ne suis pas vraiment surpris. Le pire était à craindre.

Auraient-ils pu être anticipés? Peut-on parler de défaillance de la part des services du ministère de l'Intérieur?

Je n'ai pas connaissance du travail qui a été fait en amont par les services de l'État, concernant cette manifestation. Je me garderai donc bien de parler de défaillance. La gestion de l'ordre public n'est malheureusement pas une science exacte. D'après mes informations, une dizaine de forces de police et de gendarmerie étaient présentes sur place, soit plus d'un millier d'hommes. On ne peut donc pas dire que la manifestation ait été prise à la légère.
Ma première pensée va aux policiers qui ont été blessés lors des affrontements. Je crois qu'ils ont été la cible de jets de boulons et de pierres, de billes d'acier aussi. Ils ont fait face à des professionnels de la guérilla urbaine que tous les services de police d'Europe connaissent bien. Par facilité de langage on parle de Black Bloc.

Les policiers et les gendarmes ont ils reçu des consignes particulières ?

Ensuite, je m'interroge un peu. Je sais que les forces de l'ordre ont reçu l'ordre de sécuriser les lieux sensibles de Nantes: préfecture, mairie, etc. Rien d'anormal jusque là. Le bouclage des points stratégiques de la ville à été une réussite puisque les manifestants n'ont pas réussi à les atteindre. Le seul chiffre qui suscite de ma part une certaine incompréhension est la quasi inexistence d'interpellations: cela reste à être confirmé, mais les sources parlent de 14 interpellations. Le moins que l'on puisse dire est que le chiffre est surprenant. Le ministre de l'Intérieur parlait récemment d'un millier de militants d'ultra gauche très violents qui s'opposaient aux forces de l'ordre. Pourquoi n'y a-t-il pas eu davantage d'interpellations? Si il y a une critique à faire, c'est celle-là. Les policiers et les gendarmes ont-ils reçu des consignes particulières? Ont-ils reçu l'ordre de ne pas aller au contact, afin de ne pas envenimer les choses? Pourtant les responsables publics devaient s'attendre à la présence dans le cortège des manifestants de ces casseurs professionnels. Dans ces cas là, il y a moyen d'anticiper: il y a des unités spécialisés que l'on peut mobiliser pour interpeller les individus dangereux au sein des manifestants, comme les compagnies départementales d'intervention ou les BAC.
Si l'affrontement et les violences étaient prévisibles, alors je me demande pourquoi cette manifestation sur la voie publique a été autorisée.

Au lendemain de la manifestation, le maire de Nantes, Patrick Rimbert a estimé que «ces violences étaient prévisibles» et Florian Philippot a accusé Manuel Valls de «complaisance» à l'égard «des groupes d'extrême gauche». Le ministère de l'Intérieur a-t-il minimisé les risques pour des raisons idéologiques?

N'étant pas un homme politique, je ne m'aventurerai pas sur ce terrain. Je préfère me limiter à poser des questions techniques qui sont à mon sens plus constructives. Il faudrait savoir exactement la nature des informations qui sont remontées au plus haut niveau de l'État. Si l'affrontement et les violences étaient prévisibles, alors je me demande pourquoi cette manifestation sur la voie publique a été autorisée. Sans doute était-il difficile, du moins je l'imagine, de l'interdire, dans la mesure où elle bénéficie, au sein de la majorité gouvernementale, d'un appui politique, en la personne des ministres écologistes.

La réaction du gouvernement est moins virulente qu'après certains débordements lors des manifestations contre le mariage homosexuel alors même que les dégâts sont nettement plus importants. Comment expliquez-vous ce «deux poids deux mesures»? Peut-on parler d'ordre républicain à plusieurs vitesses?

Il est évident qu'à la différence des manifestations contre le mariage homosexuel, les forces de l'ordre n'ont pas reçu de consignes particulières pour faire du zèle, interpeller les opposants afin de les déférer devant la justice. À Nantes, on s'est contenté de gérer le maintien de l'ordre public, sans chercher à judiciariser les événements. C'est vraiment regrettable. Cela étant, il est plus simple de mettre la main sur des jeunes bourgeois de province qui manifestent paisiblement que sur des militants anarchistes expérimentés, rompus aux techniques de la guérilla urbaine.

Manuel Valls a mis en cause le groupuscule d'extrême gauche «Black Bloc». Faut-il le dissoudre et plus généralement renforcer la surveillance de l'ultragauche?

C'est une bonne question, mais la réponse n'est malheureusement pas satisfaisante: on ne peut dissoudre ce qui n'existe pas, du moins officiellement. Ce que l'on appelle les Black Bloc ne sont pas des associations en bonne et due forme. Pas de listing d'adhérents, pas de déclaration en préfecture! Ce sont des petites unités autonomes, sans hiérarchie ni réelle organisation. Ces groupuscules sont gérés de façon à faire échec aux poursuites classiques. On ne peut pas dissoudre un mouvement qui n'existe pas. Il faut adopter une démarche davantage calquée sur la lutte contre la criminalité.
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 15:24

pourquoi si peu d'interpellation peut etre un bout de réponses
Les manifs, la violence, et la révolte….

J’ai participé à la manif contre le projet d’aéroport de NDDL à Nantes, samedi 22 février 2014.
Et ce qui m’a le plus choquée a été, une fois rentrée chez moi, la réaction des personnes non présentes et qui ne sont, pour la plupart, pas d’accord avec les revendications des manifestants. Ils ont bien sur écouté et regardé le résumé via la presse et se sont empressés de fustiger les débordements et de blâmer les fauteurs de trouble en disant qu’ils pourrissaient la belle ville de Nantes. Ceux là même qui le lendemain ont fait leur ballade du dimanche dans les rues de la ville, en curieux fouineurs, pour essayer de voir de leurs yeux d’éventuels traces de vandalisme, sujet de commérages par excellence ! Ces réactions me dérangeaient, me mettaient mal à l’aise, sans trop avoir d’arguments pour l’expliquer au départ. J’ai donc réfléchis un peu sur le sujet… pour comprendre
Moi, j’ai suivi le cortège autorisé, autant dire que nous n’avons pas marché beaucoup car la majorité du parcours déclaré à la préfecture a été interdit. Première fois qu’une manif était interdite de cité dans tout le centre ville de Nantes et même Cours des 50 otages. Ultime provocation, les barricades immenses des CRS et policiers, leur nombre démesuré, tout était fait pour inciter l’agacement général et faire monter la tension. J’ai moi-même été très agacée par cette démonstration de force et de nombre visant à impressionner ou énerver les manifestants au départ très joyeux et festifs. Surprise aussi de voir des hommes en jean, treillis, et capuches, « changer de camp » et rejoindre les CRS en mettant leurs casques et leurs brassards !
Mon point de vue durant la manif était : Quitte à arpenter les rues pour se faire entendre, autant le faire en chantant et en dansant ! L’ambiance était donc festive et joviale dans le cortège.

Mais pour la première fois, parmi les quelques manifestations auxquelles j’ai participé depuis une quinzaine d’année, j’ai dû subir les gazs lacrymo alors que je ne me suis pas éloignée du convoi officiel et autorisé en fille bien élevée, docile et rangée que je suis ! J’étais entourée d’amis, d’enfants, de retraités, de personnes comme tout le monde qui croient encore que marcher dans la rue est un droit, et que manifester fait partie d’un droit d’expression inaliénable.
Alors quand je suis rentrée chez moi, et que j’ai vu les commentaires et posts des bien pensants pourrir la manif en parlant d’inadmissible guerre civile et d’affrontements, je n’ai pas compris. J’étais d’abord dans le déni, je n’avais pas vécu cela moi…
Et puis je suis allée sur internet, car la télé… les infos, non merci.. J’ai regardé des vidéos officielles, et amateurs. J’ai vu et suivi les échanges de projectiles qui ont eu lieu. Car il y a une graduation dans tout et dans la violence, et à part voir des CRS choper quelques mecs par la gorge et les trainer, je n’ai pas vu de manifestants ou de CRS aller au contact ou attaquer au corps à corps qui que ce soit.

Donc violence de certains manifestants remontés par jet de projectiles contre quoi ? Les barricades des CRS, des murs de grilles et de plexi de 2 m de haut, eux derrière bien protégés par leurs boucliers et tout leur attirail de protection.
Les manifestants en colère balançaient des bouteilles vides, renvoyaient les lacrymos, et sur la fin se sont attaqués aux pavés car n’avaient plus rien d’autres ; ils ont utilisé du mobilier urbain, celui sous la main pour faire bouclier, ou feux, ou barricades eux aussi à leur tour, on ne va quand même pas se laisser faire sans rien dire ? ! Malgré tout, l’égalité des forces n’était pas là…

J’en suis venue à me dire que j’aurai aimé que les CRS aillent plus loin et charge la foule plutôt que de rester planqués. Là, on aurait eu droit, je crois, à une bataille rangée, une vraie cette fois-ci, car devant tant d’injustice, tous les manifestants ou presque se seraient indignés et beaucoup plus se seraient révoltés physiquement contre la tyrannie, l’absurdité et la provocation, enfin j’ose le penser !
Nous étions enfermés dehors, pas le droit de montrer nos revendications en ville, comme cela se fait toujours d’habitude.
J’ai donc après coup rêvé d’une insurrection populaire courageuse.
Car c’est ce que m’inspirent ceux que la plupart appellent casseurs… Certes, il y a eu des dommages collatéraux, des erreurs de cible peut être, à la marge ; mais exploser la vitrine de Vinci, je ne trouve pas ça dégueulasse, j’étais contente qu’ils l’aient fait, pour tous, pour moi, pour tous les autres qui n’auraient pas eu cette idée, ni n’oseraient le faire.

Oui, il ne faut pas se voiler la face, tout le cortège qui est passé devant l’agence de Vinci et l’a vu éventré a ressenti du plaisir, bassement humain, petite vengeance face à l’opération César, qui a ruinée la campagne il y a un an, enchanté que ce symbole est été mis à mal !
Il n’y a pas de révolte sans blessé, pas de guerre sans victime, pas d’insurrection sans perte dans les deux camps. Faut-il se revendiquer du pacifisme ? Faut-il condamner tout débordement ?

J’ai comme un doute.

Le soir même, on apprenait que Kiev avait fait tomber le dictateur et que les cercueils défilaient en hommage à la révolution.
Et là, le déclic dans ma tête. Oui je suis pacifique, oui je ne rêve que d’amour, et d’entente, mais force est de constater que certains sont obtus à ces notions, et même après maintes discussion et tentatives d’accord, il s’avère impossible de faire entendre raison à certains personnes.
Dans ces cas là, quand ces cons en question détiennent la force, le pouvoir, en usent pour faire passer ce qu’ils veulent au détriment du citoyen, de la planète et au profit de l’argent, quelle attitude choisir face à eux ?

La réponse m’est arrivée d’elle-même ! J’aurais dû, moi aussi, aller balancer des bouteilles, renvoyer leurs lacrymos, desceller les pavés de la rue pour les envoyer dans leurs fortifications, leurs barrières, pour une fois visibles, matérialisées sous nos yeux ; pour bien nous faire comprendre que ceux qui n’acceptent pas le système, qui ne sont pas des moutons, sont indésirables et bons qu’à être réprimés.

1789 aurait-elle été un succès sans violence ? Comment changer les choses ? Construire de nouvelles, meilleures, certes, mais à un moment, il faut destituer le pouvoir despote. Et à l’intimidation, répondre par la révolte.

Moi aussi j’ai fais mon mouton hier, je suis restée dans les rangs de la manif organisée, j’ai écouté la voix dans la sono, qui disait : « Continuez votre chemin dans le cortège, laisser les anarchistes en colère faire des esclandres, nous continuons notre manifestation pacifique ». A ce moment là, un nanar d’une soixantaine d’année a empoigné l’homme qui tenait le micro et a crier son désaccord, sa colère, il estimait qu’il fallait monter aux barricades. Oui mais l’image du mouvement, les organisateurs, et les représentants des partis EELV par exemple, avaient peur pour leur image, leur crédibilité.
Va-t-on continuer de se laisser faire gentiment parce qu’on est contre la violence ?
Quand ils vont nous interdire de manifester, comme en Espagne, qu’allons-nous faire ?
Allons nous encore obéir, ou allons être révoltés, et du coup désobéir, ce qui amènera forcément aux affrontements et à la violence même si ce n’est pas ce que nous souhaitons au départ ?

La politique de la peur, et de la répression va-t-elle fonctionner si bien que nous allons nous laisser piller nos droits jusqu’aux plus fondamentaux sans rien dire, juste pour ne pas être violents ou dans la confrontation ?
Voilà les questions qui m’assaillent suite à ces événements et qui je pense méritent réflexion. Que ferons-nous, comment réagirons-nous quand ils passeront à l’étape suivante ? Le feront-ils tellement pas à pas (à pas de loup), au fur et à mesure, que comme la grenouille qui cuit doucement dans l’eau tiède puis bientôt bouillante qu’elle ne s’aperçoit pas qu’elle crève, nous allons nous aussi nous laisser étouffer sans nous en rendre compte ?

Je comprends mieux l’expression : « Mon pavé ne rentre pas dans ton urne »

Il ne peut y avoir de compromis avec des personnes qui ont des billets de banque à la place du cœur. Parce que si tu fais un compromis avec eux, la moitié de leurs billets pourrissent ton cœur, et pas l’inverse.

Milou, devenue anarchiste grâce au gouvernement, le 23/02/14
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 17:05

Carole nouzille
Son fils de 10 ans a eu le pied de cassé par un tir de flash ball. 3 semaines de plâtre, et traumatisé psychologiquement. Aucun mot n est assez fort pour exprimer ce que je ressens.
https://www.facebook.com/pages/T%C3%A9moignages-manifestation-contre-l-a%C3%A9roport-de-NDDL-le-220214-%C3%A0-nantes/1374969519442780?ref=stream&hc_location=timeline

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 17:20

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a condamné dans la soirée "avec la plus grande fermeté les actes violents commis par un millier de manifestants radicaux", alors que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a évoqué une "guérilla urbaine", qu'il attribue aux ultra de gauche et à des groupes autonomes.
alors mr ayrault  alors mr valls qui a commis des actes violents ??????? qui a utiliser(une fois de plus)  des armes de guerre y avait peut etre effectivement des élément radicaux mais plus les preuves s'accumules moins vous devenez credible
il va falloir penser a dissoudre  les éléments violent que sont la BAC les CRS et les GM 


Lors de la manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, à Nantes, un de nos journaliste a été blessé par l’explosion d’une grenade lancée par la police. Cet épisode témoigne de l’utilisation fréquente des armes anti-émeutes hors du cadre légal, ce qui provoque des blessures graves. Après avoir relaté d’autres évènements où de telles blessures avait été constatées sur des manifestants, et alors que l’un d’entre eux a perdu un oeil pendant la manifestation ; il a fallut qu’un membre de notre équipe y passe également pour pouvoir vous le raconter aujourd’hui … Et nous avons finalement décidé de porter plainte.
 
En analysant image par image la séquence de l’explosion, on se rend compte que l’engin qui explose au pied du journaliste n’est pas une grenade assourdissante, mais une grenade de « désencerclement » (autrement appelée « Dispositif Balistique de Dispersion » ou DBD). C’est une grenade explosive qui contient 12 à 18 fragments de plastique dur, en plus de sa douille en métal, projetés dans un rayon de 15m autour de l’explosion (des fragments qui sont encore capables de briser une vitre à cette distance). Le problème c’est que cette « arme de guerre » n’est pas censée être utilisée « offensivement », mais uniquement dans des situations « d’encerclement » qui nécessitent un acte « défensif » de la part de la police. En l’occurrence, les CRS étaient ici en ligne à plus de 20m, protégés par un canon à eau : il n’étaient donc absolument pas encerclés, et encore moins au contact des manifestants. Normalement, si la police avait respecté la procédure légale : de telles grenades n’auraient jamais dû être employées pendant toute la durée de la manifestation.
 



 
 
En regardant attentivement la vidéo, image par image, on peux détailler toute la séquence. En un seul mouvement des CRS, une première grenade assourdissante est envoyée, suivie une seconde plus tard de deux DBD ainsi que d’une CM6 (la cartouche qui libère 6 pastille de gaz lacrymogène CS), le tout pendant une manoeuvre fixe (les policiers gardent leur positions : ils ne chargent pas à l’issue des explosions). Il faut savoir que je porte un casque rouge identifié « PRESSE », tout en tenant ma caméra. Il me semble vraiment impossible de dire que la police ne m’a pas vu, car cela faisait plusieurs dizaines de minutes que des journalistes (dont moi-même) étions fixés à cette position. Je n’étais d’ailleurs pas le seul journaliste dans le périmètre de l’explosion, à ce moment précis. 
 
 



 
L’onde de choc m’a arraché la peau au niveau des deux chevilles sur une surface de plusieurs cm2, presque symétriquement, tout en causant des brûlures au 2e et 3e degrés. Plus de 72h après l’explosion, ces plaies ne sont toujours pas cicatrisées, la chair y est encore à vif quand elle n’est pas carbonisée. L’explosion a par ailleurs projeté 3 fragments sur mes deux jambes : celui qui a atteint ma cuisse est clairement identité comme une balle de plastique rond (on dirait l’impact d’une bille). La blessure sur ma jambe droite, par sa forme beaucoup plus grande et son hématome plus large (ainsi que la douleur plus forte), fait plutôt penser qu’il s’agit de l’impact de la douille en métal. Un dernier fragment a ricoché contre l’articulation de mon genoux droit, provoquant un hématome de plusieurs dizaines de centimètres carrés sans perforation. Et il faut savoir que j’ai eu de la chance : les fragments n’ont pas pénétré sous la peau comme cela se voit souvent lors de l’explosion de ces grenades, et ce pour un bonne raison : je portais deux pantalons pour m’en protéger. Les fragments ont percés le premier, mais pas le deuxième. Sinon, il aurait probablement fallut m’opérer pour retirer des éclats sous-cutanés.

 



















 


Immédiatement après l’explosion, j’ai remonté la manifestation pour m’éloigner de la ligne de front et constater mes blessures. Alors que je commençais à désinfecter mes plaies sur le trottoir, les CRS ont chargé le cortège, m’obligeant à reculer encore d’avantage pendant que j’avais du sang sur les mains, sur mes fringues, et que j’étais au milieu d’autres blessés. J’ai finalement été évacué par deux manifestantes vers les urgences du CHU tout proche, ou j’ai été pris en charge en moins de 30 minutes. Une fois remis sur pieds je suis retourné couvrir la manifestation, et finir mon travail. 



Revoir notre reportage sur la manifestation du 22 février à Nantes : 

 




 
Voici la plainte adressée au Procureur de la République de Rennes :
 
 
" Lettre recommandée avec accusé de reception.
 
Monsieur le Procureur de la République,
 
 
Bonjour,
 
 
Je m’appelle Gaspard GLANZ, ma profession est journaliste, je suis le co-fondateur du média en ligne RennesTV.fr, et gérant de l’entreprise Taranis (RCS de Rennes) propriétaire de la marque RennesTV. J’étais Journaliste Reporter d’Images (JRI) pour RennesTV ainsi que plusieurs autres médias, dans l’exercice de mes fonctions, lors de la manifestation contre l’aéroport Notre Dame des Landes, à Nantes, le 22 février 2014. 
 
 
À cette occasion, j’ai subit l’explosion d’une grenade de type « désencerclement » ou « Dipositif Balistique de Dispersion » (DBD) entre les jambes, hors du cadre d’utilisation légal de cette arme par les forces de l’ordre déployés. Il était 16h38 exactement. 

 
Cette explosion a projeté trois éclats, dont la douille en métal de la grenade, contre mes jambes. En plus des déchirures de la peau entrainés par l’onde de choc de l’explosion, provoquant des blessures importantes et ouvertes, ces éclats ont entrainés des brûlures au deuxième et troisième degrés, qui ne sont toujours pas cicatrisés 72h après les faits. Ces blessures ont nécessités une prise en charge immédiate par le service des urgences du CHU de Nantes. 
 
 
Je souhaite par la présente vous solliciter à ouvrir une enquête sur ces faits, en la confiant si possible à des juges d’instruction indépendants.
 
 
Je souhaite par la présente déposer plainte contre X pour «  violence volontaire avec arme », « complicité de violence volontaire », avec la triple circonstance aggravante qu’elle a été commise par « un ou des fonctionnaires en charge de l’autorité publique », dans « l’intention de provoquer une mutilation permanente », passible de la Cour d’Assises, et en « groupe organisé » pour effectuer le délit.
 
 
Je souhaite recommander, à titre provisoire et afin de prévenir toute destruction, dissimulation ou altération des preuves nécessaires à la justice :
 
- que soit saisit les PV de tir censés avoir été rédigés par la police (ou autre corps de force de l’ordre déployé : Gendarmerie, CDI, BAC, CRS, etc…)
 
- que soit saisit les traces photos et vidéo des forces de l’ordre
 
- que soit saisit les documents comptables (entrées-sorties) en munitions des armureries concernés, les dotations, les habilitations à tirer, les formations suivies, etc …
 
- que soit ordonné une visite chez un médecin légiste pour faire constater mes blessures
 
- mettre à votre disposition (image par image) la vidéo que j’ai moi même tourné avec ma caméra, et qui permet d’identifier le tireur de la grenade, ainsi que la section à laquelle il appartient.
 
 
 
Veuillez accepter, Monsieur, mes salutations distinguées.
 
 
Cordialement,
 
Gaspard GLANZ "

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 18:07


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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Jeu 27 Fév - 2:53


les crs font leur travail ^^

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Ven 28 Fév - 11:28

nantes recit d'un apres midi d'affrontement http://paris-luttes.info/manif-du-22-fevrier-a-nantes-1-3

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 22 Avr - 11:11


Le projet d’aéroport de Notre dame des landes se voit chaque jour plus fragilisé. La manifestation du 22 février a connu une mobilisation inédite et démontré une nouvelle fois la force du mouvement avec 50 000 personnes, 500 tracteurs et 67 cars venus de toute la France. Dans la foulée, les déclarations et accords renouvelés sur le fait de ne pas démarrer de travaux avant l’épuisement des recours actuellement déposés contre l’aéroport (1), pourrait bien acter son chant du cygne. Quand Valls est prêt à proposer l’abandon du projet pour rattraper les Verts (2), on peut d’ores et déjà se dire que le gouvernement n’y croit plus vraiment. Quoi qu’il en soit, hors des cénacles, le mouvement est plus paré que jamais pour empêcher tout démarrage de travaux et toute nouvelle vague d’expulsion.
On s’approche aujourd’hui d’une victoire majeure pour les luttes contre l’aménagement gestionnaire et marchand du territoire. Et c’est bien, entre autre, parce que ceux et celles qui résistent sur le terrain ont su rester uni.e.s, et ce malgré les tentatives désespérés pour diaboliser la colère qui s’est exprimée le 22 février.
Dans ce contexte de déroute pour les pro-aéroports, une série d’arrestations (3) survient néanmoins au lendemain des élections municipales en pleine nomination de Valls au poste de premier ministre.
Cette opération est une tentative de vengeance qui exige que se déploie un soutien large, mais qui ne saurait entamer la détermination du mouvement.
Après les annonces grandiloquentes sur les enquêtes en cours, le résultat n’est au demeurant pas très impressionant. On a au final un échantillon de quelques personnes qui, comme des centaines d’autres ce jour là, on peut-être jeté quelques projectiles sur la police et sont accusées par ailleurs d’avoir, comme des dizaines de milliers d’autres, "participé à un attroupement armé". Ces suspect.e.s étaient tellement bien profilé.e.s que sur les 9 arrêté.e.s, deux ont été quasi immédiatement relâché.e.s sans suite, dont un n’était même pas à Nantes lors de la manifestation. 4 sont déjà passés en comparution immédiate, et 1 autre sera jugés dans quelques mois. Pour les premiers qui n’ont pas pu préparer leur défense, les condamnations sont lourdes magré le vide des dossiers : 4 mois de sursis, 4 mois ferme, 5 mois ferme et enfin un an de prison avec mandat de dépot, ainsi qu’une interdiction pour tous de manifester à Nantes et Notre Dame des Landes durant un à trois ans.
Si l’opération est piêtre, ces arrestations sont néanmoins graves. D’abord parce qu’un camarade se retrouve en prison et que plusieurs autres risquent d’y aller dans les mois à venir. Elles sont graves aussi parce qu’elles représentent une tentative de faire accepter de nouveaux dispositifs répressifs propre à criminaliser encore plus à l’avenir, l’ensemble des luttes sociales et tout-e-s ceux et celles qui font concrètements obstacles à leur grands projets.
Comme avec les militants du Val de susa (4), les ouvriers de PSA ou des Contis5, les dits terroristes de Labège (6), Tarnac (7) ou les insurgés de Villiers le bel (Cool , l’Etat, face à ce qu’il estime comme une menace, déploie une débauche de moyens médiatiques et policiers pour criminaliser le mouvement. La cellule de crise et les appels à la délation dans les médias cherchent à faire rentrer les personnes ciblées dans les petites cases repoussoirs du "casseur" isolé ou du "terroriste" en bande organisé et à construire un ennemi intérieur bien délimité et extérieur au mouvement. Pour Valls, il est nécessaire de croire à la fiction du "black bloc", celles de groupes manipulateurs et marginaux qui n’interviendraient dans les luttes que pour assouvir leurs désirs nihilistes. Il leur faut isoler, stigmatiser, diviser parce que la réalité d’une lutte large et plurielle, la possibilité d’une solidarité entre diverses tactiques est aussi inacceptable que dangereuse pour eux. C’est bien cette réalité qui a is en échec l’opération César et qui leur rend si difficile l’idée d’un retour sur la zone.
La méthode employée : arrêter des semaines après une manifestations des personnes à domicile, sans flagrant délit et sur la base d’images photos, vidéos ou d’aveux extorqués est plutôt nouvelle dans ce pays (9). Et c’est cette méthode qu’une solidarité active doit neutraliser. Le procédé vise avant tout à distiller une peur durable de participer à des manifestations, surtout si il est possible que celles-ci ne soient pas qu’un défilé docile et qu’une tension s’y dégage. Rappelons à ce titre qu’un catalyseur majeur des affrontements du 22 février a sans nul doute été la volonté du Préfet d’empêcher que la manifestation se déroule et la transformation du coeur de Nantes en zone rouge. Ceci dans un contexte où la préfecture annonçait qu’elle comptait bien reprendre au plus vite les expulsions et destructions de maisons sur la zad, ainsi que celle des espèces protégées. Gardons aussi en mémoire que, malgré la fiction médiatico-politique de "la ville dévastée de manière indiscriminée", la plupart des actes de sabotages qui sont survenus ce jour là étaient ciblés sur les porteurs du projet d’aéroport et leurs sbires, ou sur des acteurs d’autres grands projets comme celui du Val de susa. Même si les 50 000 personnes présentes n’y ont pas pris part, même si certain.e.s manifestant.e.s étaient angoissé.e.s de la situation ou critiques de ces actes, il est indéniable que des milliers de personnes ont soutenu ou participé plus activement à l’élan visant à passer au centre ville malgré les barrages policiers, et que pas mal d’autres ont applaudit ou sourit à la vision des engins de destructions de Vinci incendiés. La police a répondu le jour même à cet affront : à coup de flashballs ou de grenade, elle a mutilé à vie et blessé gravement des dizaines de manifestant.e.s. (10) Mais cela n’était pas suffisant, à défaut de juger la foule, la loterie représsive s’abat après coup sur quelques individus isolés.
Cette vague d’arrestation pourrait se répéter. C’est maintenant à tout-e-s celles et ceux qui, le 22 février, n’ont pas supporté de se faire entraver dans leur droit à manifester, qui se sont insurgé-e-s contre la violence policière et la répression, et au-delà à toutes celles et ceux qui se soucient de la possibilité même de lutter, de s’organiser pour ne laisser aucune des personnes inculpées après cette journée seules face à la justice ou derrière les barreaux.
Premiers signataires :
Des occupant-e-s de la zad, groupes et personnes en lutte contre l’aéroport et son monde.
L’assemblée des habitant-e-s de la zad du jeudi 10 avril 2014
Le Carila (Comité Anti-Répression Issu de la Lutte anti-Aéroport)
Collectif Nantais Contre l’Aéroport (CNCA)
OCL (organisation communiste libertaire)
Infos complémentaires :
 Un comité de soutien à enguerrand, condamné à un an ferme s’est créé avec sa famille et des proches - contact : Une manifestation de solidarité devrait s’organiser rapidement. soutien.enguerrand(@)riseup.net
 Le Carila (comité anti-répression issu de la lutte anti-aéroport) apporte un soutien juridique et matériel aux inculpées. Vous pouvez envoyer des dons pour les frais de justice et d’avocat. Comité de Soutien aux Inculpé-e-s Le Gué 44 220 Couëron
 Des blessés du 22 février ont déposé des plaintes pour « violences volontaires avec armes ». Un appelaux blessés du 22 février a été lancé. http://22fevrier2014nantes.blogspot.fr/
 L’assemblée du mouvement a signé un communiqué commun inspiré par un texte du comité NDDL 22 : http://zad.nadir.org/spip.php?article2366
Notes :
(1) Cette position avait déjà été annoncée par Ayrault suite à la manifestation du 22 février, et aux appels pressants d’Auxiette, président de région, à expulser immédiatement la zad. Elle a été confirmée par écrit dans un accord passé entre EELV et le PS entre les deux tours des municipales puis reprise par Ségolène Royal lors de son arrivée au ministère de l’écologie.
(2) Emmanuelle Cosse, patronne d’EELV a déclaré le 5 avril au conseil national de son parti que Valls leur avait proposé « à demi-mots, la fin de NDDL » afin qu’ils restent au gouvernement.
(3) Des personnes avaient déjà été arrêtées et inculpées pendant la manifestation et la semaine qui a suivi. Pour plus d’infos et des conseils sur les arrestations du 31 mars :http://zad.nadir.org/spip.php?article2350
(4) Le 9 décembre 2013, la police politique, sur ordre des parquets de Turin et Milan, a incarcéré Chiara, Mattia, Niccolo et Claudio, pour « attentat à finalité de terrorisme ». Ils et elles sont accusé-es d’avoir pris part à une attaque du chantier du TAV pendant laquelle du matériel a été saboté. Ils risquent 20 ans de prison. C’est loin d’être la première fois en Italie que ce type de procédure anti-terroriste s’abat sur des militants anti-TAV
(5) Fin 2012 et début 2013, face à la fermeture annoncée de l’usine PSA d’aulnay sous bois, divers actions qualifiées de « militaristes » par la direction et dénoncées par les principaux syndicats ont été menées par des ouvriers en lutte : séquestration de cadres, cortèges masqués et sabotages à l’intérieur de l’usine, émeutes... En avril 2009, dans le cadre d’une lutte dure face à un plan social, 200 ouvriers de Continental saccagent la Sous-préfecture de Compiègne. 6 d’entre eux seront inculpés pour ces faits.
(6) Le 5/08/11,, une dizaine de personnes avait pénétré dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse, à Labège près de Toulouse, pour manifester contre l’incarcération des mineurs suite à la répression d’une révolte dans un EPM et déversé du liquide nauséabond sur des ordinateurs. Le 15 novembre 2011, après des mois d’enquêtes, plusieurs maisons et squats étaient perquisitionnées et 4 toulousaines se voyaient incarcérées avec des chefs d’inculpation lourds. http://pourlaliberte.noblogs.org/
(7) Le 11 novembre 2008, 9 personnes sont arrêtées et inculpées »association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste », accusées d’avoir participé au sabotage d’un caténaire de ligne TGV. Voir : http://www.soutien11novembre.org/
(Cool Le 25 novembre 2007, Lakhmany et Moushin, 16 et 15 ans, meurent renversés par une patrouille de police. La ville se soulève pendant deux jours. Des mois après, des personnes sont arrêtées suite à un appel public à la délation du gouvernement, et sont condamnées à des peines très lourdes.
(9) Si ces méthodes sont assez nouvelles en France, elles sont malheureusement courantes dans d’autres pays européens. Ainsi suite aux émeutes qui se sont emparé de Totenham etde plusieurs villes anglaises en août 2011 après un meurtre policier, des centaines de personnes sont arrêtées à posteriori sur la base d’images vidéos et d’appels à la délation dans les jours, semaines et mois qui suivent.
(10) La violence policière s’était déjà déchaînée pendant les expulsion de la zad en contre et novembre 2012. Entre autre, le 24 novembre pendant une opération dans la forêt de Rohanne, où une centaine de personnes avaient été blessées, dont certaines gravement, par des flashballs et grenades.
https://zad.nadir.org/spip.php?article2369

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Jeu 24 Avr - 12:46


Retour à Nantes : la zad, le 22 février et les suites
Publié le 18 avril
Maj le 20 avril



Après la manif du 22, les arrestations à Nantes un mois après et l’imminence de la reprise des expulsions sur la ZAD, quelques réflexions sur l’état du mouvement contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par des lyonnais.
1.
Le 22 février à Nantes, c’est sûr qu’il y a eu du bordel, c’est sûr qu’on était encore plus nom­breux qu’aux pré­cé­den­tes mani­fes­ta­tions, c’est sûr aussi que remet­tre le centre-ville en ordre après notre pas­sage a pris un peu de temps. Mais enfin tout de même, est-ce que cela peut jus­ti­fier que les plus hautes auto­ri­tés de l’État se lais­sent aller à qua­li­fier les zadis­tes de « mou­ve­ment armée », comme n’a pas hésité à le faire le préfet de Loire-Atlantique ? Peut-on, dans un État de droit, lancer publi­que­ment des appels à la déla­tion afin d’encou­ra­ger cer­tains mani­fes­tants à envoyer à la police leurs photos & films pour iden­ti­fier et arrê­ter d’autres mani­fes­tants ? Est-ce pen­sa­ble que des repré­sen­tants de la pré­fec­ture appel­lent per­son­nel­le­ment des pay­sans de la ZAD en leur deman­dant de four­nir des listes de noms ? Il faut bien le dire : ces métho­des nous rap­pel­lent, avec un cer­tain effroi, les heures les plus som­bres de leur his­toire. (Tout le monde aura com­pris qu’il est ici fait réfé­rence aux appels à la déla­tion qui sui­vi­rent l’assas­si­nat par la Résistance du chef de la Kommandantur de Loire-Atlantique en 1941).
2.
Au sortir de la manif, il n’y a pas que ces vieilles habi­tu­des qui nous ont sidéré : dans les médias, on voit les mani­fes­tants de la place Maïdan affron­ter quo­ti­dien­ne­ment la police à coups de fusils et de cock­tails molo­tovs ; et c’est par­tout célé­bré comme la lutte légi­time d’un peuple contre son pré­si­dent – pour­tant élu démo­cra­ti­que­ment. Alors qu’à Nantes, les mêmes scènes d’affron­te­ments contre la police sont vili­pen­dés, et tous les partis poli­ti­ques de crier aux « extré­mis­tes infil­trés » et autres « pro­fes­sion­nels de la vio­lence » venus uni­que­ment pour la baston. D’un coté on féli­cite cer­tains de s’être levé face à un sys­tème cor­rompu, de l’autre on fus­tige des gens en lutte contre le pou­voir métro­po­li­tain. La France, c’est ce pays légè­re­ment schi­zo­phrène où on aime bien les révol­tes, tant qu’elles res­tent loin de chez soi.

3.
« L’oppo­si­tion ins­ti­tu­tion­nelle à l’aéro­port de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d’être la vitrine légale d’un mou­ve­ment armé » (préfet de Loire-Atlantique). Suite à la manif, la grosse opé­ra­tion de l’État et de ses relais consiste à sommer les orga­ni­sa­tions (ACIPA, COPAIN44, etc.) de se dis­so­cier de ce qui s’est passé au cours de la manif. On les presse de condam­ner « la vio­lence », de reconnaî­tre que ce qui s’est passé, c’était vrai­ment n’importe quoi, inac­cep­ta­ble, que la poli­ti­que est une affaire de gens pro­pres sur eux et qui n’uti­li­sent que l’arme de la raison. On les ser­monne sur leurs mau­vai­ses fré­quen­ta­tions : « faites bien atten­tion aux gens autour de vous, les jeunes vau­riens qui traî­nent sur la ZAD... »
3.1
Or le moins qu’on puisse dire, c’est que ça marche pas des masses. Dans les jours qui ont suivi, malgré quel­ques mala­dres­ses média­ti­ques, il n’y a pas eu de vraie dis­so­cia­tion. Sans doute déjà parce que pen­dant le bordel, ce qui était vrai­ment frap­pant, c’était l’assomp­tion de la vio­lence poli­ti­que : les gens qui res­tent même pen­dant les affron­te­ments assez durs, les gens bien­veillants qui ne s’écartent pas en lais­sant d’autres en pre­mière ligne. Ces pré­sen­ces qui sont autant d’encou­ra­ge­ments taci­tes. Tel mani­fes­tant qui sou­tient que ça aurait été plus intel­li­gent de pré­pa­rer l’action des grilles avec des trac­teurs pour qu’on puisse tirer plus effi­ca­ce­ment, tel autre qui se désole que, faute de mas­set­tes dis­po­ni­bles, on ne puisse pas lui en prêter pour dépa­ver.
3.2
Cette situa­tion rap­pelle un peu les affron­te­ments du 3 juillet 2011 dans le Val-de-Suse, dans une lutte contre un autre projet d’infra­struc­ture. Il y avait eu de gros affron­te­ments avec la police ita­lienne, suivis d’atta­ques média­ti­ques contre le mou­ve­ment No-Tav. Et les ins­ti­tu­tion­nels du mou­ve­ment avaient immé­dia­te­ment répondu « nous sommes tous des black block » pour couper court à l’opé­ra­tion de sépa­ra­tion.

4.
Nous sommes à un point de la lutte où l’idée que la résis­tance phy­si­que face aux flics est néces­saire ne fait plus tel­le­ment débat. Tout le monde convient, même les plus démo­cra­tes, que si le recours à « la vio­lence » avait été laissé de coté, la ZAD aurait déjà été expulsé avec l’opé­ra­tion « César » de 2012 ; elle ne serait plus qu’un loin­tain sou­ve­nir. Notre pers­pec­tive n’est pas de concur­ren­cer mili­tai­re­ment les flics. C’est de faire tomber l’ordre des choses. Mais cet ordre ne tom­bera pas sans s’affron­ter aux flics. Du reste, il n’y a plus guère de mou­ve­ment consé­quent qui puisse se payer le luxe de ne jamais trou­ver sur son chemin la police. Personne ne vient faire la leçon aux Bonnets rouges alors qu’ils ont clai­re­ment adopté comme mode d’action le sabo­tage et ne rechi­gnent pas à la confron­ta­tion avec les forces de l’ordre.
5.
La vio­lence poli­ti­que a cette vertu de pous­ser chacun à pren­dre parti. Certes tout le monde sourit quand Julien, arrêté en fin de manif, un peu au hasard et condamné à 5 mois de prison, dit que l’émeute l’a « sou-la-gé ». Mais quand on lui demande pour­quoi il jette des pier­res, il n’hésite pas : « c’est pour tous les gens, les petits, contre les capi­ta­lis­tes et toute leur merde ».
6.
C’est quoi un nouvel aéro­port au final ? C’est la métro­pole qui pose une autre de ses infra­struc­tu­res, un autre de ses nœuds pour opérer une nou­velle jonc­tion entre ses ter­ri­toi­res. Donc remet­tre en culture des pans entiers de la zone d’amé­na­ge­ment dif­féré et sac­ca­ger Nantes, c’est au fond la même chose, le même geste, ça revient à assu­mer une cer­taine cohé­rence. La métro­pole n’est pas seu­le­ment là où elle crève les yeux, elle est un peu par­tout, même dans les coins de cam­pa­gne les plus recu­lés – la ZAD a bien son réseau wifi. Et les gens les plus condi­tion­nés par l’ambiance métro­po­li­taine sont tou­jours un peu bizarre, ils ont tou­jours du mal à vivre plei­ne­ment, sans média­tions : deman­der leur ce qu’ils retien­nent du 22, et beau­coup seront inca­pa­bles de vous dire autre chose que : « toute cette vio­lence, ça va en parler dans les médias et ça va des­ser­vir le mou­ve­ment, c’est bien dom­mage ». Tous ont cette même absence à la situa­tion, à ce qui s’est passé le 22, à ce que cela ouvre main­te­nant.
7.
Dès le 22 au soir, la logor­rhée cons­pi­ra­tion­niste a enflé. Discours faible qui veut, dans ses ver­sions les plus fran­ches, que la police ait volon­tai­re­ment laissé les Black Bloc tout casser pour « décré­di­bi­li­ser » le mou­ve­ment. La faus­seté de cet argu­ment ne tient pas à l’inac­tion ou non de la police devant les débor­de­ments mais appa­raît plutôt dès qu’on cher­che à dis­tin­guer où veut nous conduire ce genre de dis­cours. Cette posi­tion pense, à tort, que la force d’un mou­ve­ment lui vient de la sym­pa­thie qu’il pro­vo­que dans « l’opi­nion publi­que ». Or, face à des gens dont le tra­vail est d’amé­na­ger (les ter­ri­toi­res, la société...), des gens plon­gés jusqu’au coup dans la pra­ti­que, il faut bien voir qu’aucun beau dis­cours ne les fera recu­ler d’un pouce. C’est donc sur un plan tout aussi pra­ti­que qu’il faut se placer pour pou­voir les com­bat­tre.
7.1
La ZAD se moque bien d’être cré­di­ble et se pose de toutes autres ques­tions : com­ment s’appro­vi­sion­ner ? Qu’est-ce que veut dire concrè­te­ment com­mu­ni­ser des terres et les culti­ver ? Comment dif­fé­ren­tes com­po­san­tes poli­ti­ques peu­vent coha­bi­ter ensem­ble sur un même ter­ri­toire ? Dans une même lutte, quels sont les rap­ports justes à trou­ver avec les pay­sans du coin ? Etc. Et c’est ce qui donne sa force à la lutte contre l’aéro­port, c’est ce qui fait qu’elle existe encore et qu’elle n’a pas trouvé sa place dans la longue série des mou­ve­ments sociaux sym­pa­thi­ques mais enter­rés depuis belle lurette. Ce sont les ques­tions vita­les qui por­tent le mou­ve­ment. Qui expli­quent pour­quoi des gens se sont lancés à cœur perdu dans cette lutte, que cer­tains ont fugué, d’autres lâché leur emploi (ce qui n’est pas rien dans la société actuelle) pour venir la rejoin­dre. Il est plus que jamais néces­saire à notre mou­ve­ment de ne pas se lais­ser enfer­mer dans la logi­que du « qu’en dira-t-on ».

7.2
En plus cette rhé­to­ri­que de l’impuis­sance est chiante poli­ti­que­ment, parce qu’elle part du prin­cipe que ce sont les puis­sants qui font l’his­toire, et que tous les autres sont for­cé­ment mani­pu­lés. Il faut poser que stra­té­gi­que­ment, dans ce cas-là, ça n’a pas été débile d’atta­quer tôt plutôt que d’atten­dre la fin de la manif. De même que les flics font usage de stra­té­gie, et peu­vent déci­der par exem­ple de taper des gens à l’aube lors de per­qui­si­tions pour les sur­pren­dre, de même, là, des gens ont choisi de ne pas atten­dre la dis­per­sion pour taper. La stra­té­gie n’a pas à être l’apa­nage des flics.
8.
« Le plus pro­fond, c’est la peau ». Le cons­pi­ra­tion­nisme est vrai­ment la doc­trine à la mode en ce moment. La rhé­to­ri­que du caché est par­tout, et pas seu­le­ment chez Dieudo & co. Les gou­ver­nants sont obsé­dés par ce qu’il y aurait « der­rière » : der­rière le visage sou­riant des gen­tils oppo­sants paci­fi­ques et écolos, ils croient dis­tin­guer l’ultra­gau­che, en marge de la manif, se dis­si­mu­lent les cas­seurs, etc. Dans toute cette parano ambiante, ils sont inca­pa­bles de pren­dre la mesure de ce qu’il y a réel­le­ment, notam­ment de ce qui s’est passé la jour­née du 22 février : il n’y a pas la pro­fon­deur et la sur­face, la « vitrine légale du mou­ve­ment » et les anar­chis­tes vio­lents tapis dans l’ombre. Tout était là, visi­ble, sous leur yeux. Incapable d’accep­ter l’idée qu’une colère, dou­blée d’un désir de revan­che, vis-à-vis de la répres­sion poli­cière de ces der­niers mois sur la ZAD et contre les pro­mo­teurs de l’aéro­port puisse se dif­fu­ser, se répan­dre, n’être le pri­vi­lège d’aucun groupe en par­ti­cu­lier, le pou­voir res­sasse ses lubies de tou­jours : les fan­tas­ma­ti­ques grou­pes de black blocs venus de l’étranger et la ZAD comme un camp d’entraî­ne­ment mili­taire four­nis­sant des « trou­pes ». Cette rhé­to­ri­que du caché est tel­le­ment pré­sente que même quand ils arrê­tent des gens pen­dant la manif, le pro­cu­reur ne peut pas s’empê­cher de dire que ce ne sont pas les bons : « Nous n’avons pas les vrais cou­pa­bles ».

8.1
Les manifs de sou­tien, la vie à la ZAD, les lieux squat­tés ou cons­truits, les rela­tions noués avec les habi­tants plus anciens, les autres forces qui pas­sent des quatre coins de la France et même au-delà (bon ok, y’avait bel et bien des étrangers dans la manif !), tout cela donne corps à la lutte contre le projet d’aéro­port de NDDL, la trans­forme en autre chose qu’une simple ques­tion tech­ni­que : êtes-vous pour ou contre l’aéro­port, on engage quel­ques argu­ments sur l’écologie et on s’empoi­gne sur le nombre de voya­geurs par an dans le grand Ouest. Car c’est là que le gou­ver­ne­ment aime­rait bien nous enfer­mer. Si la réa­li­sa­tion de l’aéro­port de Notre-Dame-des-Landes pou­vait en rester à une simple ques­tion d’opi­nion, quel­que chose qui pour­rait se régler à coups de son­dage (« vous voyez bien qu’un peu plus de la moitié des sondés approu­vent ou non cet aéro­port ») ou, en der­nier recours, l’argu­ment démo­cra­ti­que (« nous avons été élu, donc à la fin des dis­cus­sions et de la concer­ta­tion, c’est nous qu’on décide »). Alors que non, la lutte c’est un mou­ve­ment de révolte qui engage des vies, ou rien. C’est parce qu’un mou­ve­ment est fort qu’il pro­vo­que le désir de le rejoin­dre et de le voir triom­pher.
8.2
La lutte à Notre-Dame n’est pas une lutte démo­cra­ti­que, c’est bien autre chose. La ZAD se fout bien d’être majo­ri­taire. Aujourd’hui, une lutte démo­cra­ti­que, c’est une lutte qui fait des recours devant les tri­bu­naux et qui mani­feste pai­si­ble­ment pour faire nombre. C’est-à-dire qui uti­lise le sys­tème de la repré­sen­ta­tion. Pour un vieux rou­blard de la poli­ti­que comme Jacques Auxiette, pré­si­dent de la région des Pays de la Loire, c’est déjà un peu osé, mais bon « nous sommes en démo­cra­tie ». Et c’est ce qu’il ne cesse de répé­ter dans les médias au len­de­main de la manif : « certes vous avez tout à fait le droit d’être en désac­cord, mais sachez que la déci­sion est déjà prise, nous sommes aux com­man­des, on vous accorde juste le droit de dire que vous n’êtes pas d’accord, mais rien de plus ». Finalement, la démo­cra­tie se résume tou­jours à un « cause tou­jours tu m’inté­res­ses ». Une lutte qui remet en cause l’ordre des choses ne peut pas être démo­cra­ti­que si elle veut l’empor­ter.
8.3
Donc l’idée, c’est que la force du mou­ve­ment, et ce qui le rend de plus en plus aga­çant aux yeux de Valls, Ayrault et toute la bande, c’est son carac­tère hété­ro­clite. Pas tant la casse, les vitri­nes défon­cées, l’engin de chan­tier incen­dié, les flics bles­sés, mais la masse de mani­fes­tants, en situa­tion, que ça n’avait pas l’air d’offus­quer plus que ça. Ce sont les dépla­ce­ments que la lutte est à même d’opérer qui sont les plus dan­ge­reux : que des radi­caux se lan­cent dans l’agri­culture, s’ancrent quel­que part et sor­tent de leur entre-soi et que des pay­sans du coin s’embar­quent dans la défense phy­si­que de la ZAD. C’est ça l’insup­por­ta­ble pour l’État, et c’est ça la force du mou­ve­ment, la pos­si­bi­lité révo­lu­tion­naire qu’il recèle. A tra­vers lui, des vies diver­gent.
9.
La ZAD, et plus géné­ra­le­ment les autres luttes dites « loca­les », posent une toute autre manière d’envi­sa­ger la poli­ti­que que celle à l’œuvre dans les démo­cra­ties. Habituellement la poli­ti­que contes­ta­taire consiste à pren­dre la rue pour être en mesure de pren­dre le pou­voir, ou en tout cas, de peser sur le gou­ver­ne­ment, sur le cours des choses. Or non, la poli­ti­que est ce qui se joue à même la rue, à même les champs de la ZAD.
9.1
Ordinairement, c’est l’État et le Capital qui ont le mono­pole exclu­sif de ce qui se passe dans la rue, de ce qui est appa­raît ou pas. Le poli­ti­que est l’inter­rup­tion, l’irrup­tion de ce qui n’avait pas à appa­raî­tre. C’est cen­tral sinon, sans cette manière de voir les choses, on tombe dans la logi­que où le 22 se réduit à des « débor­de­ments » trai­tés dans les pages faits divers et les cha­maille­ries entre socia­lis­tes et écologistes dans les pages « poli­ti­ques ». Alors que c’est évidemment le contraire qui est vrai.

10.
La rhé­to­ri­que du cas­seur exté­rieur venu pour en décou­dre devient de plus en plus absurde, fonc­tionne de plus en plus mal tant la réa­lité vient la démen­tir à chaque nou­velle occa­sion. Dans l’ima­gi­naire, le cas­seur est cet être mys­té­rieux qui agit seul ou petit groupe, en fin de manif. Il y a le cor­tège et en plus quel­ques cas­seurs. Faut vrai­ment que la pré­fec­ture ait com­plè­te­ment le nez dans le guidon pour ne pas s’aper­ce­voir du gro­tes­que de ses com­mu­ni­qués, du style « 1000 cas­seurs s’en sont pris au centre-ville » ; ça rap­pelle un peu les manifs d’octo­bre 2010 à Lyon contre la réforme des retrai­tes et la police qui annon­çait réper­to­rier alors plus de 1300 cas­seurs, excu­sez du peu, venus pour en décou­dre. La figure du cas­seur est là pour occulter tout ce qu’il est pos­si­ble de faire d’autre que déam­bu­ler lorsqu’on prend la rue à plein, tous les usages pos­si­bles de la rue. En tout état de cause, à Nantes, le 22 février, bien malin qui pourra établir un profil socio­lo­gi­que précis de qui s’affron­tait à la police, qui ren­voyait les lacry­mos, qui sur­veillait les mou­ve­ments des CRS et des BAC, qui recou­vrait les locaux com­mer­ciaux de pein­ture, qui accro­chait le grap­pin pour ensuite tirer et ouvrir une brèche dans le dis­po­si­tif poli­cier, étaient-ce des étudiants, des inté­ri­mai­res, des squat­teurs ou des pay­sans ? Venaient-ils de la ZAD, de Nantes ou d’ailleurs ? Était-ce un peu tout cela à la fois ?
11.
La messe n’est pas encore dite. Tout n’a pas été rose dans cette manif, toutes les ini­tia­ti­ves n’ont pas été for­cé­ment accueillies avec bon­heur par tout le monde. Mais au moins l’émeute a permis de dis­cu­ter sur le tas, elle donne matière à dis­cus­sion, sur ce qui est tac­ti­que et ce qui ne l’est pas, sur ce qui a marché et sur ce qui pour­rait être amé­lioré. Par exem­ple, du point de vue de ce qu’on veut gagner, les gestes du 22 n’ont cer­tai­ne­ment pas été assez puis­sants. Vu la déter­mi­na­tion et le nombre des gens, on aurait pu penser, en plus du débor­de­ment de la manif clas­si­que, à ce que la manif déborde et devienne occu­pa­tion. Occupation d’une place en centre-ville qui puisse ali­men­ter une émeute per­ma­nente, comme le fai­sait alors les col­lè­gues ukrai­niens.
12.
Quelques jours après la manif, Le Figaro annon­çait plein d’espoir « Casseurs de Nantes : l’étau se res­serre ». Un mois plus tard, une petite dizaine d’arres­ta­tions à Nantes. Mesquinerie poli­cière mina­ble ; basse ven­geance de mau­vais per­dants. Mais encore une fois, en face, ils se plan­tent com­plè­te­ment : si il y a bien un étau qui se res­serre c’est celui du mou­ve­ment de la ZAD sur Vinci et les gou­ver­nants.
On est sur le point d’empor­ter le mor­ceau !
Rendez-vous pour la pro­chaine ten­ta­tive d’expul­sion !
GROUPE ZAD LYON
P.-S.
À lire aussi, le communiqué du comité Zad Partout
Le monde à l’envers : alors qu’on sait aujourd’hui qu’au cours de la manifestation, plusieurs personnes ont été touché à la tête par des tirs de flash-balls (un éborgné et deux autres qui ne retrouveront probablement jamais l’usage de leur œil), on apprend par le biais de Ouest-France, que des flics blessés et « lassés par la médiatisation dont bénéficient les manifestants blessés » vont porter plainte contre X. Pauvres bichons.
Les flics ont en fait été encouragé dans cette démarche par le directeur départemental de la sécurité publique de Loire-Atlantique. Dans une interview au site Mediapart, datée du 18 avril, il assume les tirs et plaide pour un maintien de l’ordre au flash-ball : « On peut considérer que trois blessés au visage c’est beaucoup, mais il faut rapporter ce chiffre au nombre de manifestants ». Puis plus loin : « L’un des manifestants blessés à l’œil (Quentin Torselli, ndlr) se trouvait au milieu de gens qui affrontaient les forces de l’ordre. Je me demande ce qu’il faisait là » avant d’inviter les gens qui se font tirer dessus à... se laisser tirer dessus : « Si la personne bouge entre le moment où le fonctionnaire appuie sur la queue de détente de l’arme et l’impact, il y a toujours un risque que le point d’impact ne soit pas celui initialement visé ».
http://rebellyon.info/?Retour-a-Nantes-la-zad-le-22-fevrier-et

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 8 Juil - 17:38


[Notre-Dame-des-Landes] Bas les pattes sur les manifestantEs du 22 février !
Posted on 7 juillet 2014 by juralib
Nantes. Un jeune Zadiste condamné à quatre mois ferme
Venus soutenir un de leurs camarades condamné à 4 mois ferme cet après-midi, quelque 200 Zadistes se sont heurtées aux forces de police près du palais de justice de Nantes.

Quelque 200 Zadistes (opposants à l’aéroport, en référence à la « Zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes) se sont affrontés cet après-midi avec les forces de l’ordre autour du palais de justice de Nantes.
En tout début d’après-midi, ils avaient investi le palais de justice. Sur place, de nombreux CRS montaient la garde.
C’est au moment du jugement de l’un de leurs camarades zadistes que la tension est montée d’un cran à l’intérieur du palais : les forces de l’ordre ont formé un cordon serré autour des personnes ayant assisté à l’audience du jeune Zadiste, et, utilisant des jets de fumigène, les ont repoussés dehors.

VOIR LA VIDÉO
4 mois ferme
Ce Zadiste de 24 ans, maintenu en prison, a été condamné à 4 mois ferme, notamment pour “participation à un attroupement avec arme”. Il a néanmoins été relaxé sur les faits de violence qu’on lui reprochait ce 22 février, faits qu’il nie. « On ne sait pas s’il a été condamné pour deux vols qui n’ont rien à voir avec la manifestation, et qu’il a reconnus. Ou si c’est en raison de sa participation, le 22 février dernier, à cette manifestation anti-aéroport à Nantes. Il y a un déni de justice. C’est scandaleux », estime son avocat maître Ferrand pour qui Nantes métropole “exerce une pression très forte pour obtenir réparation sur les dégâts commis le 22 février”. Quant à l’arme dont il est question, un bâton de berger, “elle ne rentre pas dans la catégorie des armes.”
Au nom de « Libérez nos camarades », les Zadistes venus le soutenir sont restés un moment sur le parvis du palais de justice. Ils ont chanté, dansé, et fait les clowns devant les CRS. Ces derniers les ont repoussé un peu plus loin, dans une rue attenante où la même scène s’est reproduite. Les forces de l’ordre ont chargé, repoussant les manifestants plus loin. Acculés, ces derniers ont finalement emprunté la passerelle Victor-Schoelcher qui enjambe la Loire, face au palais de justice et sont partis.
Presse anti-émeute (Ouest-France.fr, 7 juillet 2014)

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Jeu 10 Juil - 12:52


[Notre-Dame-des-Landes] Suite des réactions face à la répression et appel aux comités locaux
Posted on 8 juillet 2014 by juralib
Lors des rencontres du week-end du 5/6 juillet à Notre-Dame-des-Landes, la question de la répression a été très présente : forums spécifiques et prise de parole avec les comités locaux, lecture d’une lettre d’Enguerrand, intervention sur ce thème à l’ouverture du rassemblement par un des porte-parole de l’ACIPA, interventions sur scène… À l’échelle du mouvement, on commence à prendre la mesure des nouveaux dispositifs répressifs qui se mettent en place suite à la manifestation du 22 février (arrestations a posteriori sur base de photos et vidéos croisées avec un usage étendu du fichage policier notamment…). Il devient clair que ce qu’expérimente aujourd’hui l’appareil politico-judiciaire à Notre-Dame-des-Landes concerne l’ensemble des mouvements sociaux.
Dès le lundi, un joyeux convoi s’est ébranlé de la ZAD jusqu’au tribunal de Nantes : klaxons, youyous, circulation perturbée, descente du cours des 50 Otages à contresens… Fait inédit depuis la construction du nouveau palais de justice à Nantes en 2000, la police a dû remplir la salle des pas perdus de gaz lacrymogène pour empêcher les soutiens d’assister au procès. Les rues alentours ont été barricadées pour empêcher que notre camarade comdamné soit immédiatement emmené en prison. Pour une fois, il n’aura pu échapper à ceux qui nous jugent qu’une foule énergique et bruyante contestait ce qui se passait à l’intérieur. Au final S a été relaxé pour les faits de violence à agent qui lui étaient reprochés mais a été néanmoins condamné à 4 mois ferme pour vol d’un livre, refus de prélèvement adn et participation à un attroupement armé, en l’occurence un bâton de berger. (Pour plus de précisions, deux récits : nantes.indymedia.org/articles/29764 et nantes.indymedia.org/articles/29767). La détermination de la journée d’hier doit se prolonger et s’amplifier pour tous les procès à venir et en cas de nouvelles arrestations.
Lors des discussions inter-comités du 5 juillet, un appel a été fait pour de nouveaux rassemblements devant le tribunal de Nantes les 10, 16 et 18 juillet, ainsi qu’à une multitude d’actions locales : rassemblements et casserolades devant les tribunaux, déploiement de banderoles et diffusion de tracts sur les rond points et quatre voies, manifestation devant les prisons…
Il a aussi été proposé que les comités qui le souhaitaient puissent reprendre et co-signer rapidement le texte « La justice attaque Notre-Dame-des-Landes » (reproduit ci-dessous).
Au-delà, nous invitons tous les comités qui le souhaitent à prendre position publiquement face à la répression et à relayer les autres communiqués existants : un communiqué de Copain 44 ; un communiqué de la LDH 44 ; un récapitulatif sur les arrestations.
 
Texte à reprendre et co-signer (si possible avant le 16 juillet, envois à repression22fevrier)
La justice attaque la lutte de Notre-Dame-des-Landes – Solidarité et résistance !
Depuis l’échec de l’opération César, le gouvernement ne sait plus comment venir à bout de l’opposition au projet d’aéroport de Notre-dame-des-Landes. Sur le terrain, il est incapable d’avancer dans le calendrier des travaux et ne parvient pas à enrayer la résistance sous toutes ses formes : semis collectifs, occupation de la ferme de St Jean du Tertre, acheminement d’un hangar au Rosier, multiples reconstructions, recours juridiques en cours.
Au delà de la ZAD, les comités de soutien sont toujours mobilisés et le mouvement reste massif. La manifestation du 22 Février à Nantes, en rassemblant 50’000 personnes et 500 tracteurs en fut une démonstration éclatante.
Face à cette mobilisation inédite, et au fur et à mesure que se dessine l’abandon du projet, il ne reste plus au gouvernement que la répression pour riposter. Depuis le 22 février, il s’y emploie avec acharnement : plus de 30 arrestations, presque autant de condamnations et 3 personnes actuellement en prison à Carquefou (2 personnes en détention provisoire et une personne pour 1 an ferme). Comme pour tous les procès depuis le début des expulsions, il s’agit bien d’une opération visant à fragiliser la lutte dans son ensemble.
Nous dénonçons :
• L’usage systématique, comme on l’a vu pendant les expulsions, pendant la manifestation du 22 février et partout ailleurs, des armes dites “non létales”, provoquant de nombreuses mutilations : flashballs, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement.
• Les arrestations arbitraires, sur la base de dossiers qui contiennent principalement des photos floues et qui s’appuient en réalité sur une entreprise de fichage politique généralisée qui touche tous les pans de la contestation sociale.
• Le recours systématique à la comparution immédiate, une procédure expéditive qui empêche les inculpés d’élaborer une défense digne de ce nom.
• La volonté assumée du parquet et du tribunal de Nantes de faire des exemples, en condamnant le contexte politique plus que les faits eux-mêmes.
Nous appelons donc toutes les personnes sympathisantes de cette lutte à diffuser ces informations et à participer aux rassemblements qui se tiendront devant le tribunal tout au long du mois de juillet :
• Lundi 7 juillet : Procès d’un zadiste arrêté à Nantes le 18 juin, en détention provisoire actuellement, pour vol, refus de prélèvement ADN et participation à un attroupement armé le 22 février.
• Jeudi 10 juillet : Procès d’une personne arrêtée à Rennes le 18 juin, en contrôle judiciaire actuellement, pour dégradation le 22 février.
• Mercredi 16 juillet : Procès d’un militant du comité Ile-de-France, arrêté le 14 mai à Paris, pour dégradation le 22 février.
• Vendredi 18 juillet : Procès de 4 personnes, arrêtées le 17 juin, en contrôle judiciaire et en détention provisoire pour l’une d’entre elle, pour recel, refus de prélèvement ADN et « association de malfaiteurs » à cause de la présence, dans leur véhicule, d’affiches et de tracts appelant au rassemblement de soutien du 19 juin devant le tribunal.
Face à cette tentative d’isoler des individus et de les faire payer pour l’ensemble du mouvement, nous restons plus que jamais unis ! Unis contre le projet d’aéroport et contre la répression qui s’abat sur l’ensemble des mouvements sociaux : de la ferme des milles vaches à l’usine Seita, de Calais au Val de Suse, tenons bon face à la criminalisation de nos luttes !
RDV les 10, 16 et 18 juillet à 14h devant le palais de justice de Nantes.
Mailing – 8 juillet 2014
juralib'

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Sam 12 Juil - 15:02


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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Dim 31 Aoû - 23:24

autre zad même methode
http://www.lelotenaction.org/pages/infos-locales/mobilisation-general-au-testet-le-bras-de-fer-a-repris.html


[Lundi 1er septembre] Semaine décisive


Vedette


Publié le août 31, 2014



Beaucoup de monde en ce bel après-midi au Testet. Les gendarmes étaient au repos on dirait. Nous nous attendons à une grande opération militaire à notre encontre les jours qui viennent, sans doute dès demain : expulsion, début des travaux, etc…
Nous serons tous sur le terrain mais on essaiera de relayer les actus au mieux.
Pour ceux qui sont loin : vous pouvez faire pas mal de choses, surtout en utilisant ordis ou téléphone. Voici une liste de politiques/entreprises à qui profite le crime et que vous pouvez joindre par mail ou téléphone pour exprimer votre colère :
-tout d’abord les Conseillers Généraux du Tarn à commencer par leur président Thierry Carcenac : thierry.carcenac@tarn.fr. Pour écrire à votre conseiller, [email=pr%C3%A9nom.nom@tarn.fr]prénom.nom@tarn.fr[/email]. Si vous n’êtes pas du coin, vous pouvez insister sur André Cabot (andre.cabot@tarn.fr) et Maryline LHERM (maryline.lherm@tarn.fr). Ou encore téléphoner au Conseil Général !
Au Conseil Général, la direction de l’eau et de l’environnement  est au 05 63 48 68 42 et quant à notre pôte Stéphane Mathieu, responsable du Service Eau et en charge du dossier, on peut lui écrire à stephane.mathieu@cg81.fr
La boîte qui déboise, c’est l’entreprise SEBSO à St Gaudens. Vous pouvez appeller notamment les responsables intervenants dans le 81 (Tarn), 31 (Haute Garonne) et 82 (Tarn et Garonne).
Un de leur sous-traitant est connu, on se renseigne pour les autres : Claude Aversenc à Peyrole.
Bien sûr n’oublions pas la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne et l’Agence de l’Eau Adour Garonne qui ont toutes deux des bureaux sur Toulouse par exemple.
Voilà, faites chauffer les standards, à défaut de venir sur le terrain !
 
http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

et aussi sur https://www.facebook.com/ZADPARTII
https://www.youtube.com/watch?v=92_TeKgVQEE
ou encore http://blogs.mediapart.fr/blog/bob-92-zinn/290814/defendons-la-zad-du-testet-c-est-maintenant-ou-jamais

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  exofog le Dim 31 Aoû - 23:58

Bien. .le fait de pouvoir appeler. ..emmerder...
Ça stress ,gêne, dérange, .....c'est toujours ça de pris. Pas bête!!
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mer 10 Sep - 18:25

#ZAD #Testet #Sivens: témoignage sensible de Camille, enterrée, blessée puis évacuée à l’hôpital lundi:

En tant qu'étudiante d'origine colombienne, défendre avec corps et âme la dernière zone humide d'un département de France ne faisait pas partie de mon programme pour fêter mon anniversaire cette année. Pourtant, le matin du lundi 8 septembre, j'y étais. Cela fait des années que les habitants de la zone aux alentours de la forêt de Sivens dans le Tarn (à 30 km d'Albi) s'opposent à ce projet de barrage qu'implique le déboisement et donc la mort de 19 hectares d'une forêt et d'une zone humide où cohabitent environ 100 espèces protégées. Mais au-delà de ça, il ne s'agit pas seulement de comprendre l'importance que cet écosystème représente pour la région et pour la planète entière mais de constater qu'une fois de plus il s'agit d'une lutte inégale et injuste entre, d'un côté des gens du commun qui subissent et de l'autre, des décideurs politiques et économiques tout puissants qui en tirent le profit. La semaine dernière les vidéos et les photos ont commencé à pleuvoir et les alarmes à retentir: sur les images on pouvait voir des soldats en tenue de robocop, des gendarmes, en train de s'attaquer frontalement à l'abri que les résistant-es qui campaient sur la ZAD du Testet avaient monté comme refuge. C'était à coup de matraque et de lacrymo qu'on avait décidé de répondre à la demande légitime d'un groupe d'habitant-es qui vont subir les conséquences de ce projet disproportionné, dévastateur et qui coûte très cher (8,5 millions d'euros!), qui ne va signifier une aubaine que pour le groupe économique qui l'exécute et le petit nombre d'exploitants dédié à la culture intensive de maïs qui en bénéficieront. Bien qu'une audience soit prévue au tribunal à la fin du mois, le déboisement a démarré le 1er septembre en toute illégalité, et les gendarmes censés protéger les citoyen-nes, emploient toute leur force et leurs moyens pour les empêcher de s'y opposer. Consterné-es par ces images, tout comme moi, de nombreux indigné-es ont rejoint la résistance et plus d'un millier de personnes venues de toute la région et au-delà se sont retrouvées dimanche après-midi pour pique-niquer dans la forêt, sur les bords du Tescou, la petite rivière qu'on voudrait transformer en trou béant. Le lundi matin, les tracteurs, les voitures, les bœufs et environ 400 personnes étaient là, déployées un peu partout pour bloquer les accès. Je me suis retrouvée en première ligne avec près de 100 personnes y compris le porte parole du collectif du Testet. Cinq collègues se sont enterré-es jusqu'aux épaules sur un chemin et on les a entouré-es pour les protéger, assis par terre. On avait réussi, les engins de destruction ne passeraient pas leur rouleaux compresseurs sur la forêt, au moins pour ce jour. Les gendarmes qui avançaient sur nous n'ont eu d'autre possibilité que de poser casques et boucliers et rester debout, bras ballants face à nous. Les heures passaient et entre temps le porte parole du Collectif passait son temps au téléphone, un coup avec le cabinet de la ministre puis avec le vice-président de la région. "La négociation avance bien, ils n'ont pas d'autre choix que repartir" entendait-on dire sur le barrage, trop vite, a-t-on compris un peu plus tard. Vers 13h30 les collègues enterré-es commençaient à sentir la fatigue et l'effet de la pression des cailloux sur les membres et une relève s'est organisée. J'ai fait partie du 2ème groupe de résistant-es qui nous sommes planté-es comme des arbres au milieu du chemin. La situation se prolongeait dans un calme tendu car bien que les bûcherons avaient rebroussé chemin, les gendarmes eux, restaient sur leur position et la menace du délogement et de l'entrée des machines restait latente. La pluie tombait et la cinquantaine de manifestant-es qui nous entouraient ont dû se réfugier sur les deux côtés du chemin laissant les gendarmes à seulement quelques cinq mètres devant. Soudain, vers 16h00, alors que les médias étaient repartis, une voix rauque a surgie à travers un mégaphone, le tracteur qui dormait sur place s'est réveillé, des boucliers et des matraques se sont agités devant mes yeux, la charge s'est déclenchée et comme dans un cauchemar, les gaz lacrymogènes, les cris déchirés, le désespoir, les coups, la peur, la pluie, les troncs et les cailloux qui me recouvraient ont cédé au piétinement incontrôlé... J'ai perdu connaissance quand une masse est venue s'écraser sur mon visage mais dans ma tête les cris des camarades résonnaient comme des prières, comme des appels à la raison. Je crois m'être réveillée quand j'ai senti mes jambes se briser sous un tronc d'arbre par la force des bras bleus qui me tiraillaient par derrière mes épaules et qui cherchaient à m'extirper du trou. La douleur à ma jambe droite était telle et le gaz qui pénétraient dans mes narines tellement puissant que je me suis à nouveau évanouie accablée par la certitude qu'il ne s'agissait pas d'un cauchemar mais que ces pauvres types, qui nous répétaient pendant la semaine être là pour nous protéger, avaient obéi aveuglement à des ordres insensées, ils l'avaient fait, ils avaient chargé sans le moindre souci pour nos vies ni pour notre intégrité physique. Transportée à l'hôpital par les pompiers, après être sortie du choc, je m'en suis tirée avec une entorse à la cheville alors que les autres sur place continuaient de s'affrontaient dignement contre cette armée de brutes et se faisaient gazer et tabasser sans compassion. Les machines sont alors rentrées dans le Testet et le travail de destruction ce lundi a duré deux petites heures. La blessure qu'ils ont encore creusée à cette magnifique forêt s'est accentuée et restera ouverte tant qu'ils n'arrêteront leur entreprise absurde et démesurée. Je suis rentrée chez moi dans la Drôme mardi matin et pour compléter le tableau, comble du désespoir, les officiers de police du commissariat de Valence ont jugé que ma plainte était irrecevable. Après m'avoir fait savoir que je n'avais "rien à foutre dans ce merdier", et que les violences que j'avais subies de la part de leurs "frères d'armes" n'avaient pas été volontaires, ils n'ont accepté de me faire qu'une main courante. Ne pas pouvoir porter plainte, n'est-ce pas encore une fois la preuve que les puissants font tout ce qu'ils peuvent pour nous empêcher nous, le petit peuple, de faire valoir nos droits? J'en suis consternée, moi qui ai quitté un énorme et merveilleux pays comme la Colombie car ses autorités sont jugées pour des crimes contre l'humanité et autres violations systématiques des droits humains, je me retrouve à être la victime d'un système français en franc désaccord avec ce qu'il prétend représenter et qui tourne de plus en plus le dos à ses citoyennes et citoyens. Il en faudra plus que une bousculade et une cheville foulée pour que je recule face à cette injustice. Je continuerai à me battre aux côtés de mes sœurs et mes frères qui risquent fort pour le fait simple et naturel de vouloir protéger une forêt et pour décider consciemment et de manière informée d'une forme de vie digne dans un monde non bétonné, plus solidaire et moins artificiel. Ce n'est pas une question d'arbres et de rivières, c'est une forme de vie humaine, digne et réfléchie qui est en jeu au Testet.

Camille Erazo


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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mer 10 Sep - 18:27


#URGENCE #VIOLENCES #TESTET ! Comme à #NDDL ou au #NOTAV, les flics attendent l'absence des médias pour se lâcher: nombreuses blessures, dont un œil aujourd'hui et, comme ici sur la photo, une main bousillée hier par un tir tendu au flashball à 4 ou 5m sur manifestant pacifiste sans arme ! On manque cruellement de photos / vidéos : n'hésitez pas à nous en transmettre avec vos témoignages : IL FAUT QUE CA SE SACHE !

photo © Valentin Soundworker

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mer 8 Oct - 8:15



Notre-Dame-des-Landes : le projet d'aéroport toujours pas abandonné
fr info
INFORMATION FRANCE BLEU LOIRE OCÉAN | Selon un document confidentiel, le financement du volet routier du projet de futur aéroport est toujours prioritaire.

C'est un document confidentiel concernant les grands projets d'investissement de l'Etat dans les six années à venir en Pays-de-la-Loire, une "note blanche" non signée et non datée. Il s'agit du mandat de négociation du préfet de région pour discuter du prochain contrat de projet qui sera signé pour la période 2015/2020 entre l'Etat et le conseil régional.
Et dans cette "note blanche" envoyée mi-septembre par Matignon au préfet de la région Pays-de-la-Loire, dans la liste des opérations prioritaires pour l'Etat, figure en première place, pour le volet routier, le financement de onze kilomètres de quatre voies reliant deux routes nationales : la Nantes-Rennes et la Nantes-Vannes. Il s'agit du fameux barreau routier censé desservir le futur aéroport de Notre-Dame-des- Landes. Et même permettre avant cela, l'accès au chantier. Montant total : 497 millions 700 mille euros, dont a priori, la moitié financée par l'Etat.


C'est de loin le plus gros projet routier que l'Etat entend mener dans les six années à venir en Pays de la Loire. Preuve que Notre-Dame-des-Landes n'est pas abandonné comme essaient de le faire croire les opposants, estime un pro-aéroport. Rien de nouveau sous le soleil, rétorque un élu écologiste. L'Etat ne veut donner aucun signe tout simplement, ni aux uns ni aux autres, et se contente donc de reprendre ce projet de barreau routier, qui déjà figurait dans la déclaration d'utilité publique en 2008.
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mer 5 Nov - 10:42

Notre-Dame-des-Landes : Valls réaffirme "la détermination de l'Etat" à construire l'aéroport
C’est inscrit noir sur blanc : "Les travaux ne s’engageront qu’une fois les recours contre le projet jugés". Mais travaux il y aura à Notre-Dame-des-Landes (NDDL), c’est ce que la formule sous-entend. Il n’y a pas de conditionnel. Et donc plus de doutes pour l’association Des Ailes pour l’Ouest, à qui le courrier daté du 28 octobre est adressé.
Un courrier signé Manuel Valls, que s'est procuré France Info (voir ci-dessous), dans lequel il écrit que "la détermination de l’Etat à voir ce projet réalisé est intacte".
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/notre-dame-des-landes-manuel-valls-reaffirme-la-determination-de-l-etat-596079
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mer 5 Nov - 11:11

tu m'ettone Wink

D’après le Canard enchaîné, le futur aéroport serait plus petit que l’actuel
Créé : 08-10-2014 11:25

NOTRE-DAME-DES-LANDES - L’hebdomadaire satirique a consulté le permis de construire du futur aéroport, déposé par Vinci. Les équipements prévus seraient plus petits que ceux de l’actuel.



Et si le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes était plus petit que l’actuel ? C’est ce qu’assène le Canard Enchaîné, dans son édition du 8 octobre. L’hebdomadaire satirique a en effet consulté le permis de construire de la future structure, déposé par le concessionnaire Vinci en avril 2013. Et d’après le Canard, les futures structures contredisent l'un des arguments des tenants du projet. En effet, une des justifications des pro-Notre-Dame est que l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique est trop petit, et ne pourra plus faire face au trafic, lorsque le seuil des 4 millions de passagers par an aura été franchi.

Or, "la quasi-totalité des salles, des espaces et des équipements de l’aérogare prévus à Notre-Dame sont au-dessous"
de ceux de Nantes-Atlantique, indique le journal. Et les nouvelles infrastructures sont mêmes souvent inférieures aux préconisations faites par le Service technique de l’aviation civile, qui avait chiffré les agrandissements à faire à Nantes-Atlantique, pour absorber un flux de passager de 5 millions par an.
Deux fois plus de galerie commerciale

Par exemple, la nouvelle zone d'accueil des passagers sera de 2 670 m2, alors qu'elle est de 4 200 m2 à Nantes-Atlantique. Il y aura 28 comptoirs d'enregistrements, dont 16 "conventionnels", et 12 "simplifiés", soit automatiques. Nantes-Atlantique, en comptait 34. La zone de sûreté ne compterait plus que sept postes de contrôles, contre huit actuellement. Les salles d’embarquement ont rétréci, estimées à 2 850 m2 contre 3 775 actuellement. Les zones passagères couvriraient une superficie de 10 000 m2, contre 11 250 m2. Le rapport est le même pour les passerelles, qui passent de 5 à 2, et les parkings pour les avions, de 23 à 20 places.

Un porte-parole de Vinci, interrogé par le Canard, évoque "la modernisation et le digital" qui permettent en fait aux clients "de faire plus de choses eux-mêmes" et "des espaces sont plus multifonctionnels". En revanche, certaines zones explosent, note le journal. Comme la galerie commerciale, accueillant boutiques, restaurants et magasins. Elle fera 2 500 m2, soit deux fois plus que celle de Nantes-Atlantique.
http://www.metronews.fr/nantes/d-apres-le-canard-enchaine-le-futur-aeroport-notre-dame-des-landes-serait-plus-petit-que-l-actuel/mnjh!XxKugnalBGhg/

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Ven 14 Nov - 11:27

Monsieur Alain Michelin,
Président de l'association « Du bordel pour l'Ouest »
Siège social : ZAD, bocage de Notre-Dame-des-Landes.

A l'adresse des chefs d'entreprises dans
le secteur de l'ingénierie écologique

Objet : Avertissement relatif à l'appel d'offre (n° 14-134622) concernant le « suivi des mesures
compensatoires relatives à la restauration des fonctions liées aux zones humides ».
>>>
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/notre-dame-des-landes-quand-les-anti-intimident-les-entreprises-846399.html

>>>
https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2014/10/20/13240/adresse_aux_entreprises_en_ing_nierie__cologique.pdf
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