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ZAD notre dames des landes

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Ven 21 Fév - 9:30

Notre-Dame-des-Landes: les anti-Ayrault de la résistance
Un an après les derniers affrontements entre les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et les forces de l’ordre, la mobilisation ne faiblit pas. Reportage à quelques jours de la grande manifestation du 22 février.
>>>
http://www.lesinrocks.com/2014/02/20/actualite/notre-dame-des-landes-les-anti-ayrault-de-la-resistance-11476138/
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Sam 22 Fév - 17:47

parcours de la manif bloquer  si les pandore cherchait la merde ils aurait pas fait mieux
via fb via onirik gk via edmk



via indigne toi fr
Depuis un barrage tenu par les forces de l'ordre cours des Cinquante-otages, la principale artère de la ville, les CRS ont fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau, ont constaté un photographe et une correspondante de l'AFP .

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Sam 22 Fév - 17:51

via les journaflic
Des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène. À 16h, le bilan faisait état de 4 blessés parmi les forces de l'ordre et d'une personne interpellée.

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes samedi 22 février à Nantes lors de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sur différents endroits du parcours de la manifestation, qui rassemble des milliers de personnes, des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l'ordre et s'en sont pris à un poste de police ainsi qu'à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport.

Les autorités comptabilisaient à 16h00 quatre blessés parmi les policiers et gendarmes déployés sur place. Une personne a été interpellée. "La fête est gâchée, les organisateurs sont débordés par la frange radicale sur laquelle ils s'appuient depuis le début de ce mouvement", a indiqué la préfecture.

Radio collabo luxembourgeoise (RTL)

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Sam 22 Fév - 18:05


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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Dim 23 Fév - 8:52



Nantes : scènes de dévastation après la mobilisation contre NDDL
http://www.franceinfo.fr/economie/nantes-des-milliers-d-opposants-contre-notre-dame-des-landes-1328263-2014-02-22
De violents affrontement ont opposé samedi dans le centre de Nantes les forces de l'ordre à des éléments radicaux à la fin d'une manifestation qui a réuni 20.000 personnes selon la préfecture, mobilisées contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Six blessés ont été recensés dans les rangs des forces de l'ordre. Le Premier ministre a condamné ces violences.

La journée de samedi a dû sembler bien longue aux habitants de Nantes, où plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient réunies pour protester contre le projet d'aéroport à Notre-Dames-des-Landes. Six membres des forces de l'ordre ont été blessés dans des affrontements en fin de cortège, et quatre personnes ont été interpellées.

La manifestation contre le projet d'aéroport s'est achevée dans la violence, reportage Etienne Monin

Ayrault condamne les violences

Alors que les organisateurs avaient annoncé le chiffre de 30.000 manifestants, la préfecture a estimé en début de soirée qu'ils étaient 20.000, dont "près de 1.000 manifestants radicaux prêts pour le combat, qui n'ont pu être contrôlés par les organisateurs".

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a condamné dans la soirée "avec la plus grande fermeté les actes violents commis par un millier de manifestants radicaux", alors que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a évoqué une "guérilla urbaine", qu'il attribue aux ultra de gauche et à des groupes autonomes.

Lacrymogènes et canons à eau

Les tensions ont débuté tôt dans l'après-midi avec l'usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau contre une centaine de militants radicaux. Des altercations ont eu lieu à différents endroits du parcours, pour se poursuivre tard dans la soirée.

http://www.youtube.com/watch?v=tYgk84iUVDk&feature=player_embedded

Des oeufs, des bombes de peinture et des pétards puissants ont été jetés en début d'après-midi sur les forces de l'ordre. Un millier d'hommes avaient été mobilisés pour assurer le maintien de l'ordre autour de la manifestation.

Une vitrine d'une agence Vinci Immobilier a été détruite par des manifestants. Le groupe Vinci est le concessionnaire de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les journalistes de France Info présents sur place ont également été pris pour cible, leur véhicule ayant été caillassé et tagué comme le montre cette photo postée sur Twitter :

Quant à la mairie de Nantes, longtemps dirigée par l'actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, fervent promoteur du futur aéroport, elle a été recouverte de peinture.

Des milliers de personnes dans les rues

"Ayraultport non merci", "Non à l'Ayrault porc" : les banderoles visibles dans les rues de Nantes samedi n'ont pas épargnées le Premier ministre et ancien maire de la ville Jean-Marc Ayrault. Des milliers d'opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes se sont réunis ce samedi après-midi pour défiler dans les rues de la ville.

Les manifestants n'étaient pas venus seuls : plusieurs dizaines de tracteurs, deux cents selon les organisateurs, se déplacent en convoi et jouent du klaxon dans les rues de la ville.

Des personnalités politiques présentes

Pusieurs personnalités politique étaient présentes dans le cortège : le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, l'eurodéputé José Bové ou encore Eva Joly étaient présents sur place.

"La mobilisation est grande ici aujourd'hui. Nous sommes ici pour montrer notre détermination pour l'abandon de ce projet inutile et coûteux en cette période de pénurie", a déclaré Eva Joly.

56 % des Français opposés au projet selon un sondage

Un sondage Ifop réalisé pour le compte d'Agir pour l'environnement et de l'Acipa, la principale association d'opposants au projet, indique que 56 % des Français se disent opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Il s'agissait de la première manifestation depuis la signature, fin décembre, des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux..
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Dim 23 Fév - 9:32





http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/22/01016-20140222ARTFIG00150-notre-dame-des-landes-les-images-des-affrontements-lors-de-la-manifestation-a-nantes.php
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Violences à Nantes : Manuel Valls met en cause l'ultra-gauche
De violents heurts ont éclaté en marge de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a rassemblé 20.000 personnes, dont 1000 radicaux selon la préfecture, et 30.000 selon les organisateurs. Manuel Valls a dénoncé samedi soir la présence «de l'ultra gauche, de blacks blocs qui voulaient casser du policier et s'en prendre aux mobiliers urbains.» Le ministre de l'Intérieur a assuré de la plus grande sévérité après ces agissements. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a également «condamné avec la plus grande fermeté les actes violents commis par un millier de manifestants radicaux» dans un communiqué.
En milieu d'après-midi samedi, les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles (bouteilles, canettes, billes d'acier, fusées de détresse) et ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Au moins deux engins de chantier ont été incendiés. Des objets ont été lancés sur les caténaires SNCF afin de bloquer la circulation des trains. La vitre d'une agence Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport, a été brisée. L'intérieur de l'agence était saccagé, et la devanture couverte de peinture. Des manifestants s'en sont également pris à la mairie, un poste de police et plusieurs magasins du centre-ville. Samedi soir, Nantes affichait un bien triste visage de dévastation.
>>>
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/22/01016-20140222ARTFIG00109-plusieurs-milliers-de-manifestants-contre-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes.php
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Message  niouze le Dim 23 Fév - 22:57

Communiqué des organisateurs-trices de la manifestation anti-aéroport du 22 février.

samedi 22 février 2014, par zadist

La manifestation d’aujourd’hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C’est le signe d’une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d’autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d’animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation. Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu’à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestant-e-s de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin.

Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport !


http://zad.nadir.org/spip.php?article2214

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Dim 23 Fév - 22:58





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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Dim 23 Fév - 22:59


retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé à l'oeil le 22 février à Nantes
Ca a démarré vraiment quand on s'est retrouvés vers Commerce, au moment où on devait remonter normalement le cours des 50 otages, ce qui était censé être le parcours de la manif. Là, il y avait des cars de CRS et des barrières qui bloquaient tout. Nous quand on est arrivés, direct on s'est fait gazer. Il y a eu tout de suite des gaz lacrymo qui ont été jetés sur les gamins, sur tous les gens qui étaient là.

>> écouter le son là : https://soundcloud.com/valk-photos/retranscription-du-t-moignage

>> lire la transcription ci-dessous :

>> et surtout faites tourner...
retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé le 22 février à Nantes23 février 2014, 15:33
Ca a démarré vraiment quand on s'est retrouvés vers Commerce, au moment où on devait remonter normalement le cours des 50 otages, ce qui était censé être le parcours de la manif. Là, il y avait des cars de CRS et des barrières qui bloquaient tout. Nous quand on est arrivés, direct on s'est fait gazer. Il y a eu tout de suite des gaz lacrymo qui ont été jetés sur les gamins, sur tous les gens qui étaient là.
Là c'était la manifestation paisible, normale ?
C'était la manifestation paisible mais il y avait quand même déjà des gens un peu excités déjà avant, depuis le début de la manif. Donc nous on est restés un petit peu dans la zone, voir un peu ce qui se passait, et puis après, sur les conseils des organisateurs et tout, on a continué à marcher, à aller vers le point de ralliement, l'endroit où c'était fini, pour qu'il y ait un mouvement et que ça s'essoufle un peu.
Après, il y a eu plusieurs salves d'affrontement, des lacrymos qui perpétuellement revenaient, lancés par les flics. Et moi, ce qui m'est arrivé, c'est à la fin, on était vers la place Gloriette, entre Gloriette et l'autre là, là où il y a le café plage, ce rond-point là en fait, près du CHU justement. Et nous on allait pour se replier, on rentrait, les CRS avançaient eux, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec tout un tas d'autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j'ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre et, comme ils continuaient à nous gazer, ils continuaient à envoyer des bombes assourdissantes alors que j'étais au sol, des gens ont essayé de me sortir le plus vite possible, de m'emmener plus loin aussi. Et puis après  je sais pas trop, on m'a mis dans une... les pompiers m'ont emmené quoi.
Et donc, on dit que tu as reçu une grenade assourdissante qui, au lieu d'être tirée en l'air, a été tirée de façon horizontale, dans ton œil ?
Je l'ai prise directement dans le visage. Elle a explosé dans mon visage. Vu ce que ça a fait... Elle a explosé là et c'est comme ça que moi je l'ai ressenti, quoi. Le choc, ça a été un bruit et une douleur extrêmement vive sur le coup, puis bon moi je me suis écroulé. C'est vrai que c'était assez violent j'ai trouvé. Il y avait, de la part des manifestants, des gens qui voulaient absolument lancer des trucs sur les CRS mais les CRS, eux, gazaient n'importe qui. Et ils visaient, au flash ball, ils étaient cachés, on les voyait viser, suivre des gens qui marchaient ou qui couraient en face pour aller se mettre à l'abri. Ils les visaient, les suivaient et shootaient, quoi. et ils visaient pas les pieds. On a vu la façon dont ils tiraient, c'était très... c'était ciblé. 
Et toi tu étais là, en manifestant paisible, tu n'étais pas armé, tu n'avais rien dans les mains ?
J'étais pas armé, j'avais pas de masque à gaz, j'avais pas de lunettes de protection. On était là pour une manifestation familiale, festive, on était là pour faire masse, pour faire du nombre. Et après, c'est vrai que je suis resté même s'il y avait les lacrymos, parce que je trouvais ça injuste et qu'il fallait rester. Y'avait des gens, y'avait des pères de famille, y'avait des anciens, y'avait un petit peu de tout et voilà, moi je voulais rester aussi avec les gens pour montrer qu'on était là mais sans... 
(Quentin n'a plus d'œil gauche)


http://nantes.indymedia.org/articles/28990

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Lun 24 Fév - 7:57

Violences à Nantes : EELV s'explique avec Jean-Marc Ayrault
"Depuis des mois, nous dénonçons la présence de casseurs, de brigands, de voyoux, d'extrémistes qui sont hébergés et nourris sur place par des opposants au projet. Plusieurs centaines de personnes ne peuvent pas vivre dans des cabanes sans le soutier logistique d'associations, d'agriculteurs et aussi de certains élus d'EELV" assure Jacques Auxiette, le président socialiste, du conseil régional des Pays-de-la-Loire.
Jean-Marc Ayrault assure que "ces violences sont inacceptables dans un Etat de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad organisateurs délibérés de ces violences". Et il appelle EELV à "sortir de l'ambiguïté".
les organisateurs de cette manifestation mettent le gouvernement en garde : "Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?"
>>>
http://www.franceinfo.fr/politique/nddl-le-centre-de-nantes-devaste-les-verts-en-accusation-1329153-2014-02-23
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Lun 24 Fév - 8:56

Les «Black Bloc», des casseurs expérimentés
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/23/01016-20140223ARTFIG00161-les-black-bloc-des-casseurs-experimentes.php
Selon le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, près d'un millier de radicaux étaient présents à la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Huit policiers blessés, une dizaine de magasins cassés, dont une agence Vinci - le concessionnaire retenu pour le projet d'aéroport -, des engins de chantiers enflammés, un poste de police et le tribunal administratif barbouillés de rouge, des transports interrompus et 14 interpellations. Nantes s'est réveillé dimanche sous le choc des violences de la veille.
Le 22 février, la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes (50000 personnes selon les organisateurs, 20000 selon la préfecture) a dégénéré dans les rues de sa ville. Des extrémistes, visages recouverts, vêtus de noirs, s'en sont pris aux forces de l'ordre et aux symboles de l'État. «Près d'un millier de radicaux préparés pour l'affrontement», selon le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, qui, comme le maire de Nantes, a dénoncé la proximité des organisateurs de la manifestation avec ces «radicaux sur lesquels ils s'appuient depuis le début». «L'opposition institutionnelle à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d'être la vitrine légale d'un mouvement armé», a indiqué le préfet, visant la «Zad», cette «zone d'aménagement différé» dédiée à l'aéroport, rebaptisée «zone à défendre» par les militants et occupée par quelque 200 personnes.
«La Zad a fourni certainement une partie non négligeable des “troupes” qui se sont déployées hier», a affirmé le préfet, soulignant qu'il fallait remonter au sommet de l'Otan à Strasbourg en 2009 pour retrouver des actes d'une telle violence en France.
De son côté, Manuel Valls a mis en cause l'«ultragauche» et les «Black Bloc», qui ont précisément fait parler d'eux à Strasbourg. Ce mouvement radical, né en Allemagne dans les années 1980, a fait tache d'huile en Europe. «Leurs camarades allemands leur ont inspiré tout un savoir-faire, grimace un haut fonctionnaire. Aguerris et parfaitement organisés, ils échangent sur Internet des modes d'emplois sur la conduite à tenir en cas de garde à vue ou de perquisition…», poursuit-il.
«Ces ultraradicaux de gauche sont de tous les combats altermondialistes violents, explique pour sa part Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Ils ont une haine des forces de l'ordre. Hier, sur certaines façades à Nantes, on pouvait lire “une balle = un flic”».

450 à 500 individus

Selon les services de renseignements, ces casseurs s'organisent autour d'un noyau dur de 450 à 500 individus très déterminés. «La plupart d'entre eux sont identifiés par nos services, confie un responsable du renseignement. Le gros de ces troupes, composé de nihilistes gravitant pour la plupart dans la mouvance autonome parisienne, est complété par des activistes issus de sections grenobloises ou toulousaines menant croisade contre les nanotechnologies, des militants situationnistes ou encore des radicaux venant de Rouen, un des berceaux des contestataires du mouvement Sud.»
Hostiles à «l'appareil répressif», au «fichage systématique», pourfendeurs des lois pénales et du système pénitentiaire, vomissant le capitalisme et la mondialisation, ces irréductibles se sont greffés au mouvement de contestation contre l'aéroport.
Sur le millier de fauteurs de troubles à Nantes, seuls 14 individus ont été placés en garde à vue pour violences à agents de la force publique, attroupement armé, recel de vol et actes de vandalisme. «Très mobiles, ils sont passés maîtres dans l'art de changer de physionomie et de vêtements en cours de manifestation», avoue un policier. Une façon de répondre à la polémique naissante sur l'arrivée à Nantes de centaines de radicaux censés être identifiés et surveillés. Par la voix du député Éric Ciotti, l'UMP a par ailleurs regretté dimanche le faible nombre d'interpellations et demandé «la dissolution des groupes d'extrême gauche violents».
16 commentaires
Il est temps de raser la ZA qui sert de repère à ces casseurs. Mais qu'attend-on?
les mêmes extrémistes sont en majorité des marginaux, ces gens avec les vêtements kakis et leurs chiens, qui mendient et se réclament de valeurs de partage, de fraternité et de tolérance bien supérieures à nous autres pauvres "rouages du système"....
Bref, toujours les mêmes illuminés qui pompent le pays.
etc ...

Le gouvernement doit-il renoncer au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/23/01016-20140223QCMWWW00118-le-gouvernement-doit-il-renoncer-au-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes.php
21888 Votants
 67% Oui

 33% Non


de son côté, Marine Le Pen a pointé la «responsabilité politique» de Duflot, c'est surtout le ministre de l'Intérieur qu'elle a voulu mettre en cause. «Le premier responsable, c'est Manuel Valls, a tranché Marine Le Pen. Il n'a pas opéré la dissolution de ces groupes» d'ultragauche vis-à-vis desquels il ferait preuve d'une «certaine complaisance».
>>>
http://www.lefigaro.fr/politique/2014/02/23/01002-20140223ARTFIG00210-le-pen-attaque-montebourg-sur-les-affaires-du-ps.php
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Lun 24 Fév - 9:13

Dans un entretien dimanche avec Le Parisien, le vice-président du Front national Florian Philippot a, quant à lui, qualifié le projet d'aéroport de « caprice mégalo » et « très coûteux » du premier ministre, ancien maire de Nantes et fervent défenseur du projet. Il a, par ailleurs, accusé Manuel Valls de « complaisance » à l'égard des « groupes d'extrême gauche antifascistes ».
>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/23/notre-dame-des-landes-le-maire-de-nantes-porte-plainte_4371883_3244.html
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Lun 24 Fév - 9:46

Manuel Valls a exprimé sa crainte que «des groupes isolés continuent cette guérilla urbaine». «Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Bloc, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat», a affirmé le ministre.

Selon lui, «un millier d’individus de l’ultra gauche, ainsi que des Black Bloc, très violents, se sont livrés à des exactions et à des violences intolérables : cocktails Molotov, boulons, pavés jetés sur les forces de l’ordre, détruisant des vitrines de magasins, saccageant un certain nombre de commerces, du mobilier urbain ainsi que l’entrée d’un commissariat de police».

Après avoir déploré que «cette manifestation se soit transformée en véritable guérilla urbaine échappant totalement à ses organisateurs», il a rendu hommage «au préfet de la Loire Atlantique, aux forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui avec beaucoup de sang froid et de professionnalisme ont contenu cette manifestation, et cela avait été prévu ainsi, en dehors du centre-ville de Nantes». «Personne ne peut accepter de telles exactions», a-t-il dit.
>>>
http://www.liberation.fr/societe/2014/02/22/valls-cible-l-ultra-gauche-et-les-black-bloc-apres-les-heurts-de-nantes_982282?xtor=rss-450

«J'en veux à tous ceux qui ont une certaine complaisance par rapport à ces faits parce qu'on les avait prévenus, on leur avait demandé de suivre des circuits, d'encadrer les manifestants», déclare l'élu socialiste, alors qu'autour de lui, au coeur de la ville, sur le parcours de la manifestation, une soixantaine d'agents municipaux s'activent pour tenter de nettoyer. «Il y a eu une espèce de laisser-aller, quasiment de la complaisance», a-t-il insisté, précisant néanmoins que sa plainte serait «contre X». «Je porterai plainte et j'aiderai les personnes qui ont eu des problèmes à porter plainte, je mettrai à leur disposition un cabinet d'avocat», a-t-il ajouté.
Le maire de Nantes estime, en dépit des débordements, que le préfet de Loire-Atlantique a «mis les forces nécessaires, mais ce qui devait arriver est arrivé. Il y a des blessés mais il n'y a pas mort d'homme: compte tenu de la violence, compte tenu du nombre, je pense que la police a fait vraiment son travail et a essayé de contenir, c'est tout ce qu'on pouvait faire».

Le préfet de Loire-Atlantique Christian de Lavernée a, de son côté, accusé «l'opposition institutionnelle» à l'aéroport d'être «la vitrine légale d'un mouvement armé». «Il y a à réfléchir sur le rapport entre ce qui s'est passé à Nantes et ce qui se passe sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes car ce que nous avons eu hier, c'est une irruption de la violence quotidienne de la Zad, du mode de fonctionnement de la Zad dans le centre de Nantes», a-t-il lâché, en référence aux militants installés sur place dans des squats ou des cabanes depuis plusieurs mois ou plusieurs années pour s'opposer au projet.
Selon le préfet, «La Zad a fourni certainement une partie non négligeable des "troupes" qui se sont déployées» samedi. Il compte demander «à chacune des composantes de cette opposition institutionnelle quelle est sa position au regard de l'occupation des squats actuels sur la Zad
»
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http://www.liberation.fr/societe/2014/02/23/apres-les-heurts-de-nantes-le-maire-porte-plainte-contre-x_982327?xtor=rss-450

«Les Black Blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l'objectif est de commettre des actions illégales, en formant une foule anonyme non identifiable, explique Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. C'est la raison pour laquelle ces individus portent des vêtements noirs ou très sombres, ce qui rend difficile le travail d'identification et d'interpellation. Ils s'habillent ainsi au dernier moment et changent immédiatement de tenue une fois les exactions terminées.» Selon lui, ils sont «pour beaucoup issus de la mouvance anarchiste» et participent à «tous les combats alter-mondialistes violents».

Les «Black Blocs» avaient notamment causé des incendies et des dégradations en marge du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle en 1999 et de celui de l'Otan dix ans plus tard à Strasbourg et à Kehl (Allemagne).

«ESSENTIELLEMENT DES SQUATTEURS ET DES ÉTUDIANTS»

En France, «autour d'un millier» de personnes feraient partie de la mouvance plus large des «autonomes» - dont sont issus les «Black Blocs» - estime Rémy Piperaud, auteur d'un mémoire sur le sujet à l'université Versailles-Saint-Quentin. «Le refus du principe de représentation est l'un des rares éléments idéologiques fédérateurs» du mouvement «constitué essentiellement de squatteurs et d'étudiants», analyse-t-il.

«Ils ont une haine des forces de l'ordre. Hier, sur certaines façades à Nantes, on pouvait lire "une balle=un flic"», ajoute Pierre-Henry Brandet. Selon lui, les militants présents à Nantes «sont pour une bonne partie installés au coeur de la "Zad", la "zone à défendre" de Notre-Dame-des-Landes». «Ce sont eux qui, très régulièrement, prennent à partie les forces de l'ordre pour défendre ce qu'ils considèrent comme "leur" territoire», dit-il.

Prudents, les «Black Blocs» évitent en général toute action coordonnée mais ils communiquent toutefois par l'intermédiaire de sites d'information ou de socialisation sur Internet. Leur action se veut spontanée, hors cadre syndical ou politique.
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http://www.liberation.fr/societe/2014/02/23/qui-sont-les-black-blocs_982388?xtor=rss-450

Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d’aménagement différé dédiée à l’aéroport, ndlr), organisateurs délibérés de ces violences», déclare le Premier ministre et ancien député-maire de Nante
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http://www.liberation.fr/politiques/2014/02/23/ayrault-appelle-eelv-a-sortir-de-l-ambiguite_982340?xtor=rss-450
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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Lun 24 Fév - 13:31

« Si le pouvoir veut passer en force, ce sera la révolution à Notre Dame des Landes »

par Barnabé Binctin, Hervé Kempf 24 février 2014


Entre 20 000 et 50 000 manifestants, 520 tracteurs, des clowns, un bosquet vivant et quelques heurts. La manifestation organisée à Nantes le 22 février montre que la mobilisation contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est toujours aussi importante. Et avant tout pacifique, malgré des affrontements avec les force de l’ordre. Les journalistes Hervé Kempf et Barnabé Binctin ont suivi cette journée. Un reportage en partenariat avec le site Reporterre.

Les opposants au projet d’aéroport sont venus en nombre, ce samedi, à 13 h, devant la préfecture de Loire-Atlantique. L’objet de la manifestation est de marquer fortement que la détermination ne faiblit pas, même si Notre Dame des Landes semble avoir disparu de l’actualité. La manifestation est préparée de longue date. Mais la veille, la préfecture a changé l’itinéraire prévu : « Considérant que plusieurs milliers de personnes sont attendues dans le cadre de cette manifestation, indiquait vendredi l’arrêté préfectoral, considérant que la présence de groupes violents a été observée dans des manifestations de ce type par le passé, à Nantes, et qu’ils ont causé dans des circonstances comparables de sérieux troubles à l’ordre public », l’autorité a interdit le centre ville – qui concentre les rues commerçantes.

Sous la pluie, on attend le début de la marche, qui va bientôt commencer.

Tout avance dans la bonne humeur. Couleurs, masques d’animaux, percussionnistes, clowns, et puis des milliers de personnes portant pancartes et le parapluie, qui n’est bientôt plus nécessaire.

Les politiques sont aussi venus, du moins ceux d’Europe Écologie les Verts. Les comités locaux – de Bretagne, Basse-Normandie ou des Pays de la Loire – qui rappellent leur engagement de toujours contre l’aéroport, mais aussi les « nationaux », José Bové, Eva Joly, Pascal Durand, Yannick Jadot. Les deux ministres Duflot et Canfin sont absents ; la secrétaire nationale du parti, Emmanuelle Cosse explique : « Ils ont aussi le droit à des vacances. Mais ils auraient pu être là, ils ont manifesté leur soutien à cette manifestation ». Tout de même, n’y a-t-il pas un nouveau grand écart avec la participation au gouvernement ? « Non, c’est une position très assurée depuis le début, Notre-Dame-des-Landes fait partie de nos combats, tout comme Fessenheim. Et dans le cas de cet aéroport, c’est plus en local qu’en national que le projet est porté. Notre présence au gouvernement est importante, d’autant plus qu’il y a de plus en plus de socialistes qui ont marre de ce projet, même s’ils ne le disent pas ».

Pendant ce temps-là, alors que le long cortège entame sa déambulation au départ de la rue de Strasbourg, un des manifestants profite d’un arbre dans la ville pour y monter une cabane, symbole de la résistance sur la ZAD.

Les zadistes participent pleinement à l’animation de la manifestation, par des clowns qui égaient le cortège ou par d’autres qui mènent quelques tracteurs.

L’importance de la mobilisation tient à son caractère hétéroclite. On tombe sur quelques bonnets rouges, qui viennent eux aussi revendiquer leur opposition à l’aéroport de Notre Dame des Landes. Officiellement, l’organisation n’a pas pris de position ; mais une cinquantaine a fait le déplacement pour exprimer leur doute quant à la pertinence économique du projet : « Je suis convaincu qu’on peut développer l’actuel aéroport, et qu’il créera tout autant d’emplois », explique Dider, bretonnisation officielle du prénom Didier, « reconnue par l’office de langue bretonne ! ». Il est là pour défendre le pays breton, dont Nantes fait partie, selon sa philosophie du « vivre, décider et travailler au pays ».

L’ambiance est détendue, rythmée par les batucadas – percussions – ou quelques simagrées de clowns activistes. Les gens viennent en famille, comme Émilie avec son bébé de 15 mois, Mano. « Il n’y a pas de problèmes d’insécurité, c’est convivial. Et puis Mano était prédestiné : il est né deux jours après la grande manifestation de réoccupation, en novembre 2012… » sourit-elle.

A l’avant de la manifestation, la bonne humeur règne. Le porte-parole de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes), Julien Durand, est tout sourire : « Ce jour est dans la continuité des manifestations de réoccupation, fin 2012, ou de la chaîne humaine, au printemps 2013 : autour de 40 000 personnes sont venues dire non à l’aéroport. Et ça se passe dans la bonne humeur, avec des familles. Il n’est pas question, après une telle détermination, que le pouvoir revienne occuper le terrain. Si le pouvoir veut passer en force, ce sera la révolution à Notre Dame des Landes. »

Le cortège a passé le pont Haudaudine, arrive sur l’ile de Nantes, prend à droite. Tracteurs, passants en K-way et portant pancartes, musiciens et clowns avancent gaiement sous le ciel bleu dans les quartiers modernes et froids de l’ïle. Des jeunes crient « Non non non au mariage PS-Vinci, Avortement pour l’aéroport ! ».

Au volant de son tracteur, Sylvain Fresneau, le paysan dont l’exploitation est située au centre de la Zad, est ravi : « Nous sommes 520 tracteurs ! Plus qu’il n’y en a jamais eu ».

Mais la fin de la troupe arrive déjà. Un grand vide apparait derrière les derniers manifestants. Les derniers ? C’est déjà fini ? Non. Mais à l’arrière, le gros des manifestants s’est arrêté au niveau de l’hôpital de l’Hôtel Dieu.

Car au croisement du Commerce, la situation a dégénéré, dès quinze heures. Face aux murs de grillages soutenus par plusieurs blindés de police, des petits groupes envoient des projectiles en verre, parfois quelques pavés. Les forces de l’ordre répondent par des gaz lacrymogènes et des canons à eau, projetés abondamment. L’air est saturé, et la manifestation se fige face au spectacle de ces heurts.

Un peu plus loin sur le Cours Roosevelt, c’est un abri-bus et des toilettes publiques qui prennent feu, pendant que les affrontements redoublent d’intensité, au choc des déflagrations de grenades assourdissantes. Les pavés du tramway sont enlevés pour servir de projectiles. Les gendarmes, retranchés derrière leurs grilles, ne bronchent pas, répliquant par des tirs de grenades – en l’air et non en tir tendu – et par le canon à eau. Il s’agit de ne pas blesser les milliers de manifestants pacifiques qui sont encore sur le cours Franklin Roosevelt.

Pendant plus de trois heures, cette bataille rangée, en plein centre-ville, va concentrer l’attention des manifestants, éteignant quelque peu l’élan collectif.

Marco, 55 ans, vit à Nantes depuis plus de trente ans ; il souligne l’importance du dispositif policier pour l’occasion : « J’ai fait beaucoup de manifestations dans ma vie ici, mais c’est la première fois que je vois le centre-ville bloqué pour l’occasion. Un tel déploiement policier ressemble un peu à de la provocation ».

Gérard (prénom changé) est venu de la Zad, où il vit depuis plus d’un an. Il observe les affrontements de près, comme des centaines de manifestants qui restent là en discutant. « Cela dessert la lutte, pas tant pour l’image que cela donne que par ce que cela va empêcher de faire. que cela va donner une mauvaise image. En fait, près de 250 "antifas" sont descendus de partout pour affronter la police. Mais il y a tellement de haine en France, du fait des politiques menées, que l’on comprend qu’elle s’exprime ».

A deux pas des détonations et des nuages de gaz lacrymogènes, certains manifestants tentent d’attirer l’attention sur le message premier de la manifestation : ainsi Mireille a-t-elle paré son manteau de feuilles et fleurs diverses : « Je suis un bosquet vivant pour rendre hommage au bocage ». A quelques mètres des violences urbaines, la danse collective de ces hommes et femmes déguisés en arbustes a forcément quelque chose de surréaliste…

Ambiance étrange : pendant que l’affrontement se fixe au coin du cours Franklin Roosevelt et de l’avenue Olivier de Clisson, à l’arrière, tout le monde discute tranquillement, au son des tirs de grenades lacrymogènes. Autour d’une fanfare, des jeunes dansent joyeusement.

Le maire de Notre Dame des Landes, Jean-Paul Naud, est venu, ceint de son écharpe tricolore, avec plusieurs conseillers municipaux. « C’est une belle manifestation, dit-il. Dommage qu’il y ait tous ces cagoulés. Mais cela n’empêche pas que je maintienne mon opposition à l’aéroport. J’ai bon espoir qu’on trouve une porte de sortie juridique par les recours sur la loi sur l’eau. » Il explique qu’il ne s’agit pas d’être "contre le progrès", mais d’arrêter de consommer des terres agricoles. « On vient d’adopter notre plan local d’urbanisme. On va construire sur douze hectares, mais on ne touche pas aux zones agricoles : ce sera sur des friches ou au sein des lotissements ».

Sur la place de Petite Hollande, longée par de longues files de tracteurs, les gens discutent autour de la petite scène. Elle aurait dû être au centre de l’attention pour les prises de parole, mais celles-ci se perdent dans l’indifférence. Le gros de l’attention et des discussions portent sur l’affrontement qui se poursuit, presque comme un jeu, à quelques centaines de mètres.

La station de tramway est incendiée et brûle.

L’après-midi s’achève et le froid revient. La foule commence à se disperser, les tracteurs s’en vont, la musique se tait. Les terrasses de café sont remplies, et les gens discutent au son des grenades lacrymogènes. Qui se rapprochent, car les gendarmes ont commencé à avancer et font reculer les fauteurs de trouble. Les incidents s’achèvent vers vingt heures. Laissant dans leur sillage une agence immobilière de Vinci dévastée, un poste de police peinturluré, plusieurs vitrines de magasins brisés, deux engins de chantier et une voiture incendiés.

Des événements qui laissent un goût amer au très grand nombre des manifestants – plus de trente mille – qui venaient signifier leur détermination dans la gaieté et la non-violence. L’autre visage de la journée aura imprimé une image plus forte : celle d’une violence qui ne demande qu’à surgir. En réaction à la violence de l’État, sans doute, mais qui dessert à court terme le mouvement de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Hervé Kempf et Barnabé Binctin

Reportage publié en partenariat avec Reporterre

Photos : Laurent Guizard/Basta ! (une), Barnabé Binctin/Reporterre, Hervé Kempf/Reporterre, et dépavage, Twitter.
http://www.bastamag.net/Si-le-pouvoir-veut-passer-en-force

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Lun 24 Fév - 13:34


quentin le dangereux terroriste d'ultra gauche ^^ dont j'ai mis le temoignage plus haut 

et

Quelques infos du weekend festive : >> ici << beaucoup d’info a géré. Ils seront ajouter les jours suivante

  • les média bourgeoise signalent 6 blessé chez les bâtards des force violente a la laisse de la préfecture 44. (quelqu’un m’a témoigner qui la vue un flic se cogner contre un poteau dans sa retraite après une charge, que un CRS a taper un des chiens du bac, bon bref 6 malheureux blessé) Ils oublient de ajouter le nombres de manifestant qui se sont fait agresser par un groupe violente, masquer et armée avec bouclier, matraque, flashball, lacrymogène, assourdissantes, un canon a eau, etc portant une couleur plutôt bleu....


  • le premier rendu des blessé :

comme equipe medic on a vu une cinquante de blesses,
dont 13 blessures au visage par flashball : 4 hématomes a l’œil, 2 arcades ouvertes, hémorragies faciale, saignement a l’oreille, fracture d nez, plusieurs blessures a la crane . Aussi plusieurs impactes de flashball au thorax, jambes, un doigt cassé . Aussi 2 personnes avec des brulures par gaz poivrée, 3 désorienté par grenades assourdissante et des impact des battons. Au moins 4 pris en charge par les pompiers.

https://zad.nadir.org/spip.php?article2199

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Lun 24 Fév - 13:48

temoignage d'une dangereuse terroriste d'ultragauche ^^


Making of

Suite à la manifestation anti-aéroport de ce samedi à Nantes, Isabelle Thibault a contacté Rue89. Elle est indignée par le décalage entre ce qu’elle a vécu et la représentation médiatique, axée seulement sur l’aspect violent et occultant l’« ambiance bon enfant », « la musique », « les cafés pris en terrasse entre manifestants ». Selon elle, « le combat des paysans n’a pas été montré à sa juste valeur ».

Cette quinquagénaire, employée de l’Education nationale, syndiquée au SGEN, a déjà pris part à la manifestation du 17 novembre, sur le site de la ZAD. Pour marquer son soutien aux paysans, à la ZAD et au mouvement en général. « Le plus important, c’est de se demander quel avenir on veut pour nos enfants. » Amélie Robaux

Citation:
NDDL : j’étais à la manif, et je n’ai pas vu la même chose que les télés

Isabelle Thibault



Des opposants déguisés lors de la manifestation anti-Notre-Dame-des-Landes à Nantes, le 22 février 2014 (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)

J’étais présente à la manifestation anti-Notre-Dame-des-Landes à Nantes et, de 13h30 à 17 heures, je suis restée sur cette place du commerce où ont eu lieu les incidents de samedi. Je n’étais pas cagoulée, j’ai plus de 50 ans, je suis enseignante et je venais de Bordeaux pour soutenir les opposants à l’aéroport.

Ce que j’ai vécu ce jour-là, je ne le reconnais pas dans la quasi-totalité des infos lues sur le Net ou dans la presse papier, ou vues à la télé.
« Guérilla urbaine », vraiment ?


Les images, en boucle : elles montrent des lieux cassés, détruits, quelques flammes, une barricade. Elles sont accompagnées d’un vocabulaire relatif à une violence forte : « guérilla urbaine », le fait de « quelques milliers de personnes », « commerces saccagés », « centre de Nantes saccagé », « vitrines détruites ».

En fait, sur cette place du commerce, deux cabanes ont brûlé, un abri a été détruit. J’ai vu la façade de Vinci repeinte ainsi que celle de la SNCF, des murs tagués. Une vingtaine de personnes cagoulées ont essayé à partir de 13h30 de franchir un barrage de police devant les yeux d’une foule hétérogène (enfants, jeunes vieux, paysans sur leurs tracteurs).

En interrogeant des personnes dans la foule, il se racontait que la rue barrée par la police était prévue initialement dans le parcours. D’où la colère de certains…

Des personnes cagoulées demandaient à la foule de ne pas s’arrêter, de continuer la manif. D’autres, toujours cagoulées, annonçaient par porte-voix qu’il y avait de quoi soigner les personnes touchées par les gaz lacrymogènes. La violence n’était donc pas uniquement du côté des manifestants.
Pourquoi ne pas avoir montré son côté festif ?

A aucun moment je n’ai eu un sentiment de peur (« guérilla urbaine… »). C’était comme si on attendait que la rue s’ouvre à nouveau.

Des cabanes détruites, certes, deux de trop. Des murs tagués, c’est vrai. Mais le fait de filmer les mêmes lieux sous des angles différents a amplifié aux yeux des téléspectateurs un phénomène très réduit.

Pourquoi ne pas avoir montré les centaines de tracteurs (vus un quart de seconde dans un seul reportage, sur BFM-TV), preuve que le mouvement est suivi et s’amplifie dans le monde paysan ?

Pourquoi ne pas avoir montré les petits orchestres (cor, guitare, tambours) et les multiples déguisements (personnes et chars) qui donnaient à la manifestation un caractère festif ?

Pourquoi ne pas avoir interviewé les participants de la manif ?
Ça me laisse un goût amer

Je n’ai vu aucun journaliste, aucune télé sur la place (et j’y suis restée de 13h30 à 17 heures…). J’ai plus de 50 ans et ce que je viens de vivre me laisse un goût amer et me fait davantage comprendre la méfiance de nombreux Français vis-à-vis d’une certaine presse et des JT qui ne donnent qu’un aspect réducteur et peu objectif.

Propos incomplets, images prises du côté des forces de l’ordre, réaction des politiques, texte de l’AFP repris mot pour mot par plusieurs sites de journaux… J’aurais aimé entendre les gens s’exprimer sur leur vision de la manifestation.

Enfin, les propos du préfet amènent encore de la confusion dans la connaissance de la réalité : assimiler violence urbaine et violence sur la ZAD [Zone à défendre, ndlr] est un signe de méconnaissance de ce mouvement.
http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/24/nddl-jetais-a-manif-nai-vu-meme-chose…

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Lun 24 Fév - 14:38


Nantes, centre ville dévasté : de quoi parle-t-on ?


La manifestation contre le projet d'aéroport a démarré à 13h en face de la Préfecture. La foule était énorme, on peut parier sur 40 000 participants et environ 500 tracteurs, un record, une fête.





Par contre, deux jours avant la pression était mise par le Préfet qui annonçait que le tracé du cortège était refusé. Presse-Océan titrait "Nantes, manif à risques". Dans le ciel, un hélico a tourné toute la journée.



Dès midi la rue du Calvaire (ci-dessus), grande rue commerçante du centre-ville, était barrée dans sa partie basse pour empêcher l'accès au Cours des 50 Otages. Les gens qui voulaient passer étaient fouillés (cela était-il systématique ?). Le Cours est un axe important, souvent emprunté par les manifestations (comme la précédente manifestation contre l'aéroport, d'ailleurs, qui avait occasionné des tags, vitrines cassées - Malakoff Médéric, banques - et pavés arrachés mais sans la même ampleur).

Cette année, et pour la première fois, une manifestation se voit refuser l'accès au Cours. Dans toutes les rues de l'hyper centre, les camionnettes de CRS, gendarmes et pompiers sont présentes. À 13 heures le cortège se met en route. Il est à peine 15 heures quand de la fumée apparaît au bout du cours des 50 Otages, là où une partie du cortège s'est trouvée face aux barrières des CRS. Les gaz lacrimos sont balancés sur la foule qui comporte des passants, et des enfants. Puis viendra le tour des canons à eau. Jusqu'en début de soirée, les affrontements ne cesseront pas.




Ouest-France titre sur le net...

"ND-des-Landes. Les images du centre-ville de Nantes dévasté". "Vitrines brisées, poste de police saccagé... Nantes s'est réveillée sous le choc après les émeutes de samedi en marge de la manif anti aéroport. Vitrines brisées, agences des transports nantais ou poste de police saccagés..."


Et il est vrai que sur le parcours, très tôt, une succursale d'EDF est aspergée de peinture. Plus loin une boutique Vinci est aspergée de peinture et sa vitrine est brisée.

La "dévastation" s'arrête là où le chocolat commence.
Combien de vitrines brisées ? Une dizaine : Nantes Tourisme, la SNCF (ci-dessus), le promoteur Vinci, le bar le Chat Noir, la FRAM, deux cabanons de la TAN incendiés. Les autres dégâts consistent en tags, incendie d'une foreuse d'un chantier, mobilier urbain (vitres abris tram/bus et panneaux publicitaires détruits), pavés arrachés à certains endroits entre les rails du tram sur la place du commerce et sur une portion de 3 mètres sur 5 dans la rue Kervégan (voir les photos ci-dessous). Tout est concentré autour de la place du Commerce. Un peu de retenue et de mesure seraient bienvenus de la part des journalistes qui versent dans le sensationnel en ce qui concerne les dégâts en "centre-ville".

La rue Kervégan où s'est tenue une barricade

Nous pouvons proposer un autre titre aux journalistes en peine de précision ou d'un usage de vocabulaire adéquat : "destructions dans le centre-ville" (savent-ils saisir la nuance ?)


Comme dans les films pornos le photographe de l'AFP Frank Perry prend une photo avec un objectif GRAND ANGLE ce qui fait de GROS PAVÉS.


















Qu'en est-il par exemple de La Mie Câline ? Cette boulangerie était "au coeur des affrontements". Elle fait l'angle du Cours des 50 Otages. Certaines de ses vitres se trouvaient du côté de la police, d'autre du côté des manifestants (ci-dessous). 




Elle a été inondée par l'eau des canons à eau, bien sûr, et la marchandise détruite par les gaz lacrymogènes. On entend dire que les vitres situées du côté des manifestants ont été détruites. Voilà ce que ça donne concrètement.


La vitrine de La mie câline côté "casseurs".

Les médias

Dans le centre-ville ce dimanche, nous avons croisé des gens étonnés par le contraste entre ce qui est dit dans les médias, et ce qu'ils voient sur place : "mais c'est où que c'est dévasté ?" nous demande un couple de personnes âgées.

Près des locaux de la TAN, un passant disait connaître des commerçants "dévastés" sans vouloir préciser où, ni qui... Par contre le maire de la ville vient se faire filmer devant un des deux cabanons de la TAN incendié. Il annonce qu'il va porter plainte contre X et mettre un cabinet d'avocat à dispositions des gens qui veulent porter plainte. 



1 000 casseurs vraiment ?

Toujours difficile de comptabiliser. Et pour commencer, que veut-on dire par casseur ? Personne qui casse ? Personne qui vise un objectif pour le détruire dans le cadre d'un combat politique ? Personne extérieure à un événement qui vient s'y greffer pour se défouler ? Une personne lassée d'une démocratie ou un Préfet chargé du dossier de l'aéroport jusqu'en 2011 trouve ensuite un emploi chez Vinci ? Il paraît clair qu'il y avait plusieurs groupes distincts et que la grande majorité des personnes présentes pour mettre en place des actions s'en tenait aux tags sur les façades.


Quoiqu'il en soit, s'il faut compter les quelques points d'affrontement (cours des 50 Otages, rond-point du CHU ci-dessus, rue Kervegan), et additionner en utilisant une très grande louche 100 personnes sur chaque site (pour ce que nous en avons vu), comptons alors environ 300 personnes. Le chiffre de 500 (mais cela nous paraît exagéré) si l'on compte celles et ceux qui se sont retrouvés à lancer des projectiles contre les forces de l'ordre en réponse aux gaz lacrymogènes... Loin des 1000 annoncés (il faut bien justifier que les forces de l'ordre soient débordées par un nombre d'individu suffisamment impressionnant, à moins qu'elles n'aient laissé faire).

Les armes employées par le dispositif policier ?

La presse relaie en masse le communiqué de la préfecture, citant le nombre de casseurs et les policiers blessés. À part ça ? Les armes utilisées ? Les manifestants blessés ? Sont-ils allés vérifier au CHU ? Silence...

Les grenades assourdissantes ou à "effet acoustique"

Une question a été posé à l'Assemblée Nationale concernant la dangerosité et l'usage de cette arme. Voici un des éléments de réponse : Enfin, une fois mises en service, l'emploi de ces MPI fait l'objet d'un suivi, et d'une enquête administrative et judiciaire lorsque des blessures sont occasionnées.

Ces grenades assourdissantes ont été employées plusieurs fois, sur le Cours des 50 Otages, dans la rue Kervegan et près du CHU, là ou Quentin, qui fêtait ses 29 ans hier, en a reçu une en plein visage. Il a perdu son oeil gauche. Que penser de forces de sécurité débordées au point de devoir recourir à des armes dont la législation dit :

Les grenades à effet acoustique, simple ou combiné, sont classées au b du paragraphe 9 de la 1re catégorie de l'article 2 du décret n° 95-589 du 6 mai 1995 relatif à l'application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions et reposent sur un cadre juridique précis ainsi que sur une doctrine d'emploi spécifique pour chaque munition. Le décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 a, par exemple, restreint les cas d'usage des grenades de désencerclement pour le maintien de l'ordre public, et imposé le respect par les forces de police d'un formalisme strict.

Vous pouvez écouter le témoignage de Quentin ici.

Quentin, 29 ans, charpentier, a perdu sa paupière et son oeil gauche.
Le LBD 40 (LBD pour Lanceur de Balle de Défense) dont l'usage est strictement encadré a aussi fait des ravages (photo ci-dessous). Que vont dire les médias si prompts à faire du sensationnalisme quand aux dégradations ? Que va dire le maire de Nantes à ce sujet ? Va-t-il porter plainte ? Demander des explications sur l'usage des grenades assourdissantes et du LBD 40, va-t-il demander des explications sur les tirs tendus ? Mettre à disposition un cabinet d'avocat pour les manifestants blessés comme il vient de le proposer pour les dégâts occasionnés aux commerçants ?

Blessé lors de la manifestation de Nantes le Samedi 22 Février.
Le projet d'aéroport continue de gêner le Parti Socialiste et la municipalité nantaise. Toujours soucieux de faire passer leurs opposants pour des terroristes ou des imbéciles qui n'ont pas compris le dossier, ils continuent de mettre la pression au point qu'on peut se demander si la gestion catastrophique de cette manifestation ne visait pas directement à provoquer des affrontements.

Nous avons suivi la manifestation de 13 h à 18 h et ce que nous avons vu était au début festif, puis moche, très moche même, mais pas forcément de la façon dont le relatent les médias principaux. Et ce n'est pas la première fois (cf. ce qui s'est passé les 24 et 25 Novembre 2012 sur la ZAD : Blessés à Notre Dames Des Landes, cet étrange silence médiatique).

Caroline et Emeric.

lire aussi les commentaires http://duclock.blogspot.se/2014/02/nantes-centre-ville-devaste-de-quoi.html

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 2:23


Là c est le début de la manifestation....on voit bien les 1er tirs de lacrymos sur la foule.Manifestants qui arrivait face au mur anti émeutes 
 
http://m.youtube.com/watch?v=GR7qGKKXt5k
 
Là c est après les premiers tirs de lacrymos, nous avons été voir pourquoi nous avions mérité ça...Rien au sol, pas de vitrine cassée, les CRS continuaient...
 
http://m.youtube.com/watch?v=ErbIBmrJwT8
 
vue de la cour de l hopital, ils ont tiré des lacrymos dans la cour, sous le regard stupéfait du personnel hospitalier.
 
http://m.youtube.com/watch?v=meT7JE_3-Ig

Témoignage :Grainne Camille Dorti Samedi 22 février, des grilles anti-émeutes étaient déployées à l'extrémité du cours des 50 otages coté place du commerce. Pour provoquer les manifestants ou pour protéger l'ultra centre de Nantes? Juste devant le CHU, (loin de ces grilles), une partie du cortège allait en direction de la place de la petite Hollande. Présent à cet endroit, je confirme qu'il n'y avait aucunne agressivité de la part des manifestants. Malgré celà, les flics ont lancé des grenades lacrymogènes. Dans quel but? Des personnes de tout ages étaient présentes. Une septuagénaire s'est trouvé en état de choc, un enfant d'environ 4 ans a été victime de gaz lacrymogène (admission aux urgences). S'en ai suivi des pluies de grenades lacrymogènes et de plus en plus de blessés. Les flics ont tiré sans ménagement sur une foule pacifique. Il ne faut pas s'étonner que la grogne a pris de l'ampleur. Encore une fois, je répète et affirme que ce n'est pas des "on-dit". Pour les ignorants et/ou les obtus qui s'entètent à dire que ceucelles qui ont été blessées l'ont bien cherché, je maintiens que c'est totalement faux. J'ai passé une partie de l'après midi à venir en aide à des victimes. J'en profite d'ailleurs pour remercier la direction du CHU qui, après 20mn de négotiation, a accepté de me mettre un brancard à disposition. Par contre, je dénonce le comportement de certains CRS m'interdisant de porter secours à des manifestants blessés situés quelques mètres derrière eux. CRS qui m'ont brutalement repoussés avec leur bouclier et menacé avec leur matraque. Si un CRS était humain, ça se saurait.
https://www.facebook.com/pages/T%C3%A9moignages-manifestation-contre-l-a%C3%A9roport-de-NDDL-le-220214-%C3%A0-nantes/1374969519442780

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Re: ZAD notre dames des landes

Message  niouze le Mar 25 Fév - 3:02


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Re: ZAD notre dames des landes

Message  ivo le Mar 25 Fév - 8:10

Violences à Nantes : cinq personnes condamnées
http://www.franceinfo.fr/faits-divers/violences-a-nantes-cinq-personnes-condamnees-1330719-2014-02-24
Après les incidents à Nantes en marge de la manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce sont cinq personnes qui étaient jugées ce lundi en comparution immédiates. Elles ont été condamnées à des peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme. Procureur comme avocats ont toutefois admis que ce n'étaient que des "lampistes".

Sur les quatorze personnes arrêtées samedi en marge de la manifestation à Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce sont cinq personnes qui étaient jugées ce lundi.

La peine la plus lourde a été prononcée à l'encontre d'un carrossier de 22 ans, déjà sous le coup d'une précédente peine de prison avec sursis, pour avoir jeté une pierre sur les policiers alors qu'il se trouvait en état d'ivresse. Deux amis qui l'accompagnaient ont été condamnés à cinq mois de prison avec sursis et cinq mois ferme, sans mandat de dépôt, pour le même chef de "violences volontaires sur agent de la force publique".

Un jardinier de 28 ans, déjà condamné à 24 reprises par le passé, a écopé dans un dossier distinct de six mois de prison ferme, pour avoir jeté une bouteille de bière vide sur les CRS. Le jeune homme, qui dit être allé en ville "acheter un kebab", s'est montré incapable d'expliquer son geste, disant simplement avoir agi par "effet de groupe".

Un cinquième prévenu a été condamné à cent heures de travaux d'intérêt général, pour avoir été retrouvé porteur d'un couteau de chantier après la manifestation, alors qu'une précédente condamnation le lui interdisait.

Des "lampistes"

Reste que lors du procès, tous ont convenu que les cinq personnes jugées "n'étaient pas les principaux casseurs", comme l'a détaillé la substitut du procureur de la République. C'étaient "des lampistes, parce qu'ils sont restés en place, parce qu'ils ne sont pas organisés", a pour sa part admis l'avocate de trois policiers victimes de jets de projectiles.

Sur 14 personnes interpellées, deux ont été remises en liberté sans poursuites et sept font l'objet de convocations ultérieures pour des délits mineurs.

La manifestation, qui a réuni entre 20.000 et 50.000 personnes selon les sources, a été qualifiée d'"énorme succès" en termes de mobilisation par les organisateurs. Selon la préfecture, "mille manifestants radicaux prêts pour le combat" s'étaient joints aux marcheurs. Ils ont saccagé des commerces et des espaces publics et pris part à des heurts qui ont entraîné huit hospitalisations parmi les forces de l'ordre et une vingtaine côté manifestants.

A lire aussi notre décryptage ►►►Qui se cache derrière le "Black Bloc" ?
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