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L'Union des révolutionnaires

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L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Mer 6 Juil - 20:09

J'ai déjà abordé cette question avec certains d'entre vous en d'autres lieus mais j'en rajoute une couche car cela me paraît être une question cruciale et que d'autres membres nous ont rejoints. Certains connaissent donc mon point de vue sur ce plan, mais si besoin est, je le rappellerais au sein du débat. Voici une discussion sur lequel je suis tombés hier, c'est long mais certains éléments sont intéressants.
Prenez votre courage à deux mains car tout au long du débat les anarchistes sont vus comme étant " la gauche du capital" Very Happy!
Je dois dire que ça me désole qu'on en soit encore là aujourd'hui No Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad !

http://fr.internationalism.org/forum/312/jeannotrouge/4636/marxisme-et-anarchisme-deux-conceptions-revolution-proletarienne-inconci?page=1
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Invité le Jeu 7 Juil - 10:19

C'est consternant, je ne vois pas grand chose d'autre à en dire. De toutes façons, j'ai déjà eu ce genre de discussions irl avec des cocos "classiques" se réclamant également du marxisme. Si on arrive à se retrouver sur certaines luttes, au bout du compte on réalise qu'ils nous voient effectivement comme des petits bourgeois idéalistes pour qui la conscience de classe n'est qu'un mot vide de sens. L'anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire balayés d'un revers de la main...

J'ai fini par cesser de vouloir discuter avec certains anciens "camarades" car je ne vois pas de solution, aucun n'arrivant à convaincre l'autre. Alors "l'union des révolutionnaires" ne me semble pas pour demain car nous ne donnons pas le même sens au mot "révolution". Ils n'ont même pas encore compris que nous étions internationalistes ! Quant au mot "autogestion" je crois qu'ils ne le connaissent même pas, et pour cause...

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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Jeu 7 Juil - 13:35

Ce qui me "console" c'est que la "culture" de la division n'est pas l'apanage des seuls anarchistes puisque pour les communistes du CCI, les stals, les maos, mais aussi les trotskystes, les PC, les syndicalistes révolutionnaires et autres sont tous des contre-révolutionnaires!
Cette discussion m'a appris une chose: à trop vouloir faire du marxisme une science, on devient sectaire!

Sur le sujet je vous renvoie également à ce texte: "l'unité des libertaires":

http://raforum.apinc.org/bibliolib/HTML/OCL-Unite.html
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Paz le Jeu 7 Juil - 16:09

Je ne pense pas qu’il faille en faire une question de principe, en pour ou en contre, mais une question en dynamique et en possibles. En tout cas les questions du pourquoi et du comment sont essentielles, comme le soulève Nyark nyark. Quels objectifs et quel projet de société ? C’est essentiel parce que l’anticapitalisme qui pourrait faire socle commun mérite qu’on s’attache à cette dimension et qu’on lui donne un minimum de sens. Et quelle(s) stratègie(s) ? Il serait difficile de faire cohabiter des anti-parlementaires avec des courants qui ne pensent que par l’électoralisme par exemple, ou des insurectionnalistes anti-syndicalistes et anti-organisationnels, avec des courant qui construisent de l’organisation collective, politique et syndicale pour autre exemple. Pour moi qui me réclame de l’anarchisme révolutionnaire et du communisme-libertaire je la vois en ouverture, comme spike le présente d’ailleurs il me semble, et pas en repli identitaire sur le mouvement anar. D’ailleurs, et comme l’Histoire de ce mouvement le montre, il est difficile de faire coexister des courants historiquement divergents, anarcho-individualistes et communistes-libertaires par exemple, et entre des courants qui ne reconnaissent pas la lutte des classes et d’autres qui la pratique. Il y a deux domaines dans lesquels l’effort peut être porté, d’un côté le renforcement du faire ensemble dans une partie du mouvement anarchiste, de l’anarchisme social et révolutionnaire que l’on retrouve à AL, la CGA, l’OCL, et dans une frange de la FA, et de l’autre construire des espaces transversaux avec d’autres militant-es et courants révolutionnaires, membres du NPA par exemple, et évidemment sans oublier les nombreux individus non organisés spécifiquement mais actifs dans le domaine syndical et plus largement sur les terrains des mouvements sociaux.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Ven 8 Juil - 0:54

Petites réflexions:

*Pourquoi:

-Les anarchistes sont trop peu nombreux pour mener une révolution seuls. Si on attend que ce ne soit plus le cas, on peut encore attendre longtemps.
-Les anarchistes et les communistes ont le même but final: la disparition des classes sociales et abolition de l'Etat.
-Nous avons des valeurs communes: anticapitalisme, antifascisme (et antisexisme? Peut être pas tout le temps...)

*Comment:

Par la création d'un Front Antifasciste Unitaire (FAU) - cf ici:
http://www.pavillon-noir.info/t2008-projet-front-antifasciste-unitaire-fau
-Par le regroupement des révolutionnaires dans un seul et même syndicat

*Dans quel but:

-la disparition des classes sociales et abolition de l'Etat.

En Résumé:

"UNE SEULE CLASSE OUVRIERE, UN SEUL SYNDICAT, UN SEUL FRONT, UN SEUL BUT : UNE SOCIETE SANS CLASSES NI ETAT! "

l’anarchisme révolutionnaire

Qu'entends-tu par là? Tout anarchisme est révolutionnaire...
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  niouze le Ven 8 Juil - 3:42

en fait moi j'ai pas envie specialement de me retrouver a revolutionner avec tout le monde et n'importe qui ^^

par contre en ce qui concerne les différences je pense que tout ce regle en tant qu'individu, faut bien etre conscient qu'ont a tous une vie, un passé, des idées qui sont differentes (même si parfois debiles) , tant qu'on peut en debattre en tant qu'individu sa peut toujours amener des clash , des bonnes enguelades mais sa se regle(ou parfois pas; mais perdre un individu c'est moins grave qu'en perdre 100) , des qu'intervient un groupe , une organisation la c'est le bordel pourquoi car chacun defend son petit bout de principe qu'il se donne soit guider par un desir commun le plus souvent guider par un "maitre" mais jamais guider par son choix propre (bien que se choix peut quand même se retrouver dans le faite de s'etre "allier" avec ce groupe)

je suis pret a agir avec un groupe quel que soit ses idéaux sur une action/projet ou but mais c'est ponctuel jamais definitif et souvent lié aussi aux individus qui font cette action/... ainsi qu'a mon envie de realiser cette choses des que l'ont participe a cette action parceque le groupe l'a décidé(même au consensus) alors on perd son autonomie et sa pourri a mon sens toute possibilité

_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Ven 8 Juil - 15:10



des qu'intervient un groupe , une organisation la c'est le bordel pourquoi car chacun defend son petit bout de principe qu'il se donne soit guider par un desir commun le plus souvent guider par un "maitre" mais jamais guider par son choix propre (bien que se choix peut quand même se retrouver dans le faite de s'etre "allier" avec ce groupe)

je suis pret a agir avec un groupe quel que soit ses idéaux sur une action/projet ou but mais c'est ponctuel jamais definitif et souvent lié aussi aux individus qui font cette action/... ainsi qu'a mon envie de realiser cette choses des que l'ont participe a cette action parceque le groupe l'a décidé(même au consensus) alors on perd son autonomie et sa pourri a mon sens toute possibilité

Oui mais les occasions révolutionnaires sont rares, alors si tu commence à dire "non mais aujourd'hui j'ai pas envie, peut être demain", ça ne sera jamais efficace.
Tu critiques le consensus, mais parfois quand on discute dans la team entre nous, on a tous des idées légèrement différentes. T'imagines si je m'étais barré dès que mon pont de vue n'avait pas été adopter sous prétexte d'autonomie, et si chacun fait de même? Non j'ai accepter le consensus et je ne m'en porte pas plus mal, on s'entend bien et le forum fonctionne toujours.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Groucho Marx le Sam 9 Juil - 9:54

spike a écrit:Tu critiques le consensus, mais parfois quand on discute dans la team entre nous, on a tous des idées légèrement différentes. T'imagines si je m'étais barré dès que mon pont de vue n'avait pas été adopter sous prétexte d'autonomie, et si chacun fait de même? Non j'ai accepter le consensus et je ne m'en porte pas plus mal, on s'entend bien et le forum fonctionne toujours.
Ton exemple est justement un consensus entre individus, et non pas entre organisations.
Et c'est bien ce que dit niouze :
en ce qui concerne les différences je pense que tout ce regle en tant qu'individu, faut bien etre conscient qu'ont a tous une vie, un passé, des idées qui sont differentes (même si parfois debiles) , tant qu'on peut en debattre en tant qu'individu sa peut toujours amener des clash , des bonnes enguelades mais sa se regle(ou parfois pas; mais perdre un individu c'est moins grave qu'en perdre 100)
(point de vue que je partage.)
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Paz le Lun 11 Juil - 17:25

çà amène je trouve un rapport très individualiste au collectif et cela oblitère toute possibilité de construire à grande échelle. S'organiser ne veut pas dire absence de liberté individuelle, d'autonomie et d'exercice de l'esprit critique.

(Spike, accoller "révolutionnaire" à anarchiste permet de savoir parfois de quoi on parle, car il existe des formes d'anarchisme qui se rapproche d'avantage du libéral que du libertaire, et comme tu parles d'union des révolutionnaires il m'a semblé important de l'indiquer comme çà).

Parler en espaces transverseaux, çà permet pour moi de penser à la fois individus et groupements quels qu'ils soient, et çà permet justement de construire par le bas, et non en construction artificielle par le haut, avec là un risque de cartellisation.
Par contre je ne voyais pas çà qu'en front anti-fa, ce qui me parait restrictif rapport au sujet et à l'enjeu, même si l'actualité et la réalité en développement des fafs, me fait dire aussi que cela serait important et nécessaire.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Groucho Marx le Lun 11 Juil - 21:07

Paz a écrit:çà amène je trouve un rapport très individualiste au collectif et cela oblitère toute possibilité de construire à grande échelle. S'organiser ne veut pas dire absence de liberté individuelle, d'autonomie et d'exercice de l'esprit critique.
C'est une approche individuelle du collectif, certe. Mais cela reste avant tout du collectif.... quelque soit l'échelle.

Des individus forment une meute, et des meutes se coordonnent pour un ou plusieurs objectifs déterminés. Cela permet de minimiser les "devoirs de l'individu vis-à-vis du groupe"... plus le groupe est important plus les devoirs deviennent contraignants. De plus cela permet de rester le plus "insaisissable" possible.
D'après mes expériences, c'est dans ce type d'organisation que je m'exprime le mieux... Pour mon cas, c'est plus une approche hédoniste qu'individualiste.

PS1: je résume là (pas le temps de développer)
PS2: le lien de départ, m'a beaucoup fait marré! merci spike!
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Paz le Mar 12 Juil - 1:15

Il s'agit pourtant là de batir autre chose que du petit collectif il me semble.
Je ne me retrouve pas bien dans le terme de meute aussi, puisqu'elle introduit des hierarchies.

Sur cette question du rapport individu/organisation ou individu/groupe informel il y a un texte qui me parait aussi très éclairant et qui démonte ce type d'appréhension ou image fausse : " La tyranie de l'absence de structure "
http://www.les-renseignements-genereux.org/textes/8920
pdf : http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/textes/Tyrannie.pdf
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Groucho Marx le Mar 12 Juil - 6:00

Paz a écrit:Je ne me retrouve pas bien dans le terme de meute aussi, puisqu'elle introduit des hierarchies.
tu te gourres en tirant une conclusion beaucoup trop hâtive sur un mot isolé!... c'est tout le contraire de la hierarchie.
je vais pas faire un exposé socio/psychologique de la meute, c'est pas le sujet... et ça me prendrait des heures.
...
bref!
chers amis cocos, chers amis nanars... unissez vous!... (pendant ce temps là je vais lire les liens de paz....)
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Invité le Mar 12 Juil - 11:35

Je trouve vos réponses très intéressantes (notamment les liens de Paz que je n'ai fait que survoler pour l'instant mais que je me promets de visiter en détail).

Mais une chose me gêne. La question posée par Spike au départ est "l'union des révolutionnaires", question pas franchement nouvelle, c'est le moins que l'on puisse dire, et pourtant, toujours pas résolue. D'où mon pessimisme et ma tendance à me dire que ce n'est pas ici à 3 pelés et 2 chevelu(e)s que nous la résoudrons par l'effet soudain d'un coup de génie ou d'une révélation subite. Bref...

Cependant, la question mérite d'être mieux définie, à commencer par ce si joli mot lui-même : "Révolution".
Si déjà on arrivait à cadrer le terme, on pourrait peut-être avancer de façon plus claire. La révolution c'est quoi ? Est-ce le but ? Ou les moyens ? Ou les deux ?

Quand j'ai assisté aux toutes premières réunions préparatoires à la constitution du NPA, j'ai entendu qu'il suffisait d'être anticapitaliste pour être révolutionnaire. Quoi de plus logique : nous vivons dans un monde capitaliste, donc, par définition être anticapitaliste c'est souhaiter la révolution. Moi, à ce moment-là, avec mon air con et ma vue basse, j'ai posé la question : "Comment ?" et on m'a répondu que c'était une bonne question. Au bout de trois réunions, on n'avait pas beaucoup avancé si ce n'est qu'on avait tenté de m'expliquer pourquoi le NPA participait au cirque électoral. C'est là qu'on arrive à la question des moyens.

La révolution c'est participer aux élections (après tout Mélenchon a bien des accents révolutionnaires et ne parlons pas de notre camarade Olivier) ?
C'est provoquer la grève générale expropriatrice ?
C'est quoi avant ? Pendant ? Après ?
Abolition de l'État ? Avec ou sans période de transition ?
Donc s'unir, oui, mais sur quel "socle commun" ?

Et tous ces points sont-ils des points de détail sur lesquels nous pouvons passer en nous disant : "On verra bien" ?...

J'avoue n'avoir ni réponse toute prête, ni certitude, ce serait tellement bien et confortable, des certitudes...

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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Ven 15 Juil - 0:09


Des individus forment une meute, et des meutes se coordonnent pour un ou plusieurs objectifs déterminés
Je suis personnellement d'accord avec ça (merci Stirner), mais ça ne m'empêche pas de militer dans des orgas plus ou moins grandes.
GM, si le lien de départ te fait marrer c'est cool, moi ça m'énerve plutôt...
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Ven 15 Juil - 0:36

Donc s'unir, oui, mais sur quel "socle commun" ?

C'est là, toute la question que pose cette discussion.

Cependant, la question mérite d'être mieux définie, à commencer par ce si joli mot lui-même : "Révolution".
"Une révolution est une guerre violente où une classe sociale en renverse une autre." (cette citation n'est pas de moi, mais je ne citerais pas le nom afin d'éviter toute polémique...)

C'est quoi avant ? Pendant ? Après ?
Dans le cas actuel: AVANT = Capitalisme; PENDANT = Révolution sociale; APRES = Société sans classe ni Etat (= communisme au sens large du therme)


C'est provoquer la grève générale expropriatrice ?

Non! La grève expropriatrice, au même titre que le syndicalisme révolutionnaire sont des MOYENS de luttes.


La révolution c'est participer aux élections ?

Pourquoi pas, même si personnellement je n'y crois pas.


Abolition de l'État ? Avec ou sans période de transition ?

Tout dépend de l'union que nous créons. Si elle se concrètise uniquement entre communistes et anarchistes, alors l'Etat disparaîtra, si l'union est plus large alors l'Etat a une chance de subsister...
Phase de transition: A discuter, même si évidemment je suis contre.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Ven 15 Juil - 19:42



Sur cette question du rapport individu/organisation ou individu/groupe informel il y a un texte qui me parait aussi très éclairant et qui démonte ce type d'appréhension ou image fausse : " La tyranie de l'absence de structure "
http://www.les-renseignements-genereux.org/textes/8920
pdf : http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/textes/Tyrannie.pdf

Effectivement, texte très intéressant.
En analysant la situation on s'aperçoit que le mouvement anarchiste est anti-hiérarchique, mais qu'il est structuré. La CNT, la FA, la CGA et autres sont des structures, sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Mais le manque d'efficacité du mouvement anarchiste, vient aussi d'un manque de cohésion entre ces différentes structures.
Cette différence entre anti-hiérarchie et anti-structuration est aussi un des préjugés récurrent concernant les anarchistes.
Je partage également l'analyse de l'autaure du texte à propos du parallèle entre "structure informelle" et inefficacité politique, l'exemple qui me vient en tête est le SHARP Français dans sa lutte contre le fascisme. Même les Black Block sont structurés, durant un temps limité certes, mais tout de même. J'en veux pour preuve l'efficacité des Black blok grecs.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Invité le Sam 16 Juil - 14:12

La CNT, la FA, la CGA et autres sont des structures, sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Mais le manque d'efficacité du mouvement anarchiste, vient aussi d'un manque de cohésion entre ces différentes structures.
Pas seulement, loin de là. Le problème vient aussi, tout bêtement, du nombre. Si je n'ai pas les chiffres pour la CGA, la FA et autres, je peux te dire que la CNT ne compte pas plus de 2000 adhérents effectifs sur toute la France. On est visibles, voire voyants (ils sont beaux nos drapeaux dans les manifs), on se démène comme des diables, mais l'efficacité là-dedans et à long terme ?
Il faut bien voir que les organisations "bourgeoises" ont des facilités que nous n'avons pas : par exemple, si l'on s'en tient aux orgas syndicales, il y a des droits, des heures de mandat syndical, c'est sur le temps de travail. Pour la CNT rien, tout se passe en-dehors du temps de travail, les soirées, les dimanches, etc. Du coup, les militants sont certes désintéressés et sincères, mais finissent par s'épuiser.

Il y a une efficacité au jour le jour : nous obtenons des victoires, sur la défense des salariés, sur des mouvements de lutte dans différentes boîtes. Mais le "grand soir", là c'est une autre histoire...

Attention : je ne remets aucunement mon engagement en question, mais la révolution là, maintenant, j'ai des doutes. Après, il est vrai que tout peut changer très vite et que nous ne resterons peut-être pas toujours à "regarder passer les révolutions" (Léo Ferré^^)...

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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  Paz le Sam 16 Juil - 15:37

Vous en oubliez une c'est Alternative Libertaire qui aujourd'hui fait partie des deux grosses organisations avec la FA, et dont les militant-es sont très actif-ves, et par contre il faut faire attention au fait que la CNT n'est pas une organisation politique mais un syndicat, et qu'il y a nombre de militant-es libertaires aussi dans d'autres syndicats. D'ailleurs nombre d'entres elles et eux ne sont pas organisé-es spécifiquement, et on en rencontre aussi sur d'autres terrains de luttes et dans la diversité associative aussi, etc, et cela représente un nombre peut être plus important que l'ensemble des militant-es organisé-es. Malheureusement l'état du mouvement anarchiste organisé fait que ce n'est pas forcément attirant pour des individus qui pourtant ne sont pas anti-orgnisationnels pour le coup, ce qui est dommage en terme de visibilité du mouvement, et devrait nous inviter à être un peu moins dispérsés organisationnellement parlant. Et la question de l'unité des révolutionnaire peut être réponse justement en création d'espace rassembleur.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Sam 16 Juil - 15:52

Paz a écrit:Vous en oubliez une c'est Alternative Libertaire qui aujourd'hui fait partie des deux grosses organisations avec la FA, et dont les militant-es sont très actif-ves, et par contre il faut faire attention au fait que la CNT n'est pas une organisation politique mais un syndicat, et qu'il y a nombre de militant-es libertaires aussi dans d'autres syndicats. D'ailleurs nombre d'entres elles et eux ne sont pas organisé-es spécifiquement, et on en rencontre aussi sur d'autres terrains de luttes et dans la diversité associative aussi, etc, et cela représente un nombre peut être plus important que l'ensemble des militant-es organisé-es. Malheureusement l'état du mouvement anarchiste organisé fait que ce n'est pas forcément attirant pour des individus qui pourtant ne sont pas anti-orgnisationnels pour le coup, ce qui est dommage en terme de visibilité du mouvement, et devrait nous inviter à être un peu moins dispérsés organisationnellement parlant. Et la question de l'unité des révolutionnaire peut être réponse justement en création d'espace rassembleur.

En fait je n'ai pas oublié AL, mais je n'allais pas toutes les citées alors j'ai mis et d'autres.
Et je n'ai pas parlé "d'organisation" mais de "structures", qui est un mot plus large à mon sens, auquel cas la CNT à tout à fait sa place.


Pas seulement, loin de là. Le problème vient aussi, tout bêtement, du nombre.
Ca me semble tellement évident que je ne l'ai pas mentionné, mais oui, bien sûr, tu as raison.
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Re: L'Union des révolutionnaires

Message  spike le Jeu 21 Juil - 18:29


Gauche communiste et anarchisme internationaliste : ce que nous avons en commun

Depuis trois ans environ, certains individus ou groupes anarchistes et le CCI ont fait tomber quelques barrières en osant commencer à discuter de façon ouverte et fraternelle. L’indifférence ou le rejet réciproque, a priori et systématique, de l’anarchisme et du marxisme a fait place à une volonté de discuter, de comprendre les positions de l’autre, de cerner honnêtement les points de convergence et de divergence.

Au Mexique, ce nouvel état d’esprit a permis la rédaction commune d’un tract signé par deux groupes anarchistes (le GSL et le PAM (1)) et une organisation de la Gauche communiste (le CCI). En France, tout récemment, la CNT-AIT de Toulouse a invité le CCI à réaliser un exposé introductif à l’une de ses réunions publiques (2). En Allemagne aussi, des liens commencent à être tissés.

Sur la base de cette dynamique, le CCI a entamé un véritable travail de fond sur la question de l’histoire de l’internationalisme au sein de la mouvance anarchiste. Nous avons ainsi publié au cours de l’année 2009 toute une série d’articles intitulée “Les anarchistes et la guerre” (3). Notre but était de montrer qu’à chaque conflit impérialiste, une partie des anarchistes avait su éviter le piège du nationalisme et défendre l’internationalisme prolétarien. Nous y montrions que ces camarades étaient parvenus à continuer d’œuvrer pour la révolution et le prolétariat international alors qu’autour d’eux se déchaînaient le chauvinisme et la barbarie guerrière.

Quand on connaît l’importance que le CCI attache à l’internationalisme, véritable frontière délimitant les révolutionnaires qui luttent réellement pour l’émancipation de l’humanité de ceux qui trahissent le combat du prolétariat, ces articles étaient à l’évidence non seulement une critique sans concession des anarchistes va-t-en-guerre mais aussi et surtout un salut aux anarchistes internationalistes !

Pourtant, notre intention n’a pas été bien perçue. Cette série a même jeté momentanément un certain froid. D’un côté, des anarchistes y ont vu une attaque en règle contre leur mouvance. De l’autre, des sympathisants de la Gauche communiste et du CCI n’ont pas compris notre volonté de nous “rapprocher des anarchistes” (4).

Au-delà des maladresses contenues dans nos articles et qui ont pu en “braquer” certains (5), ces critiques pourtant apparemment contradictoires ont en fait la même racine. Elles révèlent la difficulté de voir, au-delà des divergences, les éléments essentiels qui rapprochent les révolutionnaires.

Aller au-delà des étiquettes !
Ceux qui se réclament de la lutte pour la révolution sont traditionnellement classés en deux catégories: les marxistes et les anarchistes. Il y a en effet des divergences très importantes qui les séparent:

– centralisation/fédéralisme  :

– matérialisme/idéalisme  :

– “période de transition” ou “abolition immédiate de l’Etat”  :

– reconnaissance ou dénonciation de la révolution d’Octobre 1917 et du Parti bolchevique  :

– …

Toutes ces questions sont effectivement extrêmement importantes. Il est de notre responsabilité de ne pas les esquiver, d’en débattre ouvertement. Mais pour autant, elles ne délimitent pas pour le CCI “deux camps”. Concrètement, notre organisation, qui est marxiste, considère qu’elle lutte pour le prolétariat aux côtés des militants anarchistes internationalistes et face aux Partis “communistes” et maoïstes (se proclamant pourtant eux aussi marxistes). Pourquoi ?

Au sein de la société capitaliste, il existe deux camps fondamentaux: celui de la bourgeoisie et celui de la classe ouvrière. Nous dénonçons et combattons toutes les organisations politiques appartenant au premier. Nous discutons, parfois vivement mais toujours fraternellement, et nous essayons de collaborer avec tous les membres du second. Or, sous la même étiquette “marxiste”, se cachent des organisations authentiquement bourgeoises et réactionnaires. Il en est de même sous l’étiquette “anarchiste” !

Il ne s’agit pas là de pure rhétorique. L’histoire fourmille d’exemples d’organisations “marxistes” ou “anarchistes” jurant la main sur le cœur défendre la cause du prolétariat pour mieux le poignarder dans le dos. La social-démocratie allemande se disait “marxiste” en 1919 en même temps qu’elle assassinait Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht et des milliers d’ouvriers. Les partis staliniens ont écrasé dans le sang les insurrections ouvrières de Berlin en 1953 et de Hongrie en 1956 au nom, eux aussi, du “communisme” et du “marxisme” (en fait dans l’intérêt du bloc impérialiste dirigé par l’URSS). En Espagne, en 1937, des dirigeants de la CNT en participant au gouvernement, ont servi de caution aux bourreaux staliniens qui ont massacré et réprimé dans le sang des milliers de révolutionnaires… anarchistes ! Aujourd’hui, en France par exemple, la même dénomination “CNT” recouvre deux organisations anarchistes, une aux positions authentiquement révolutionnaires (CNT-AIT) et une autre purement “réformiste” et réactionnaire (CNT Vignoles (6)).

Repérer les faux amis qui se cachent derrière les “étiquettes” est donc vital.

Mais il ne faut pas tomber dans le piège inverse et se croire seuls au monde, les détenteurs exclusifs de la “vérité révolutionnaire”. Les militants communistes sont aujourd’hui encore peu nombreux et il n’y a rien de plus néfaste que l’isolement. Il faut donc aussi lutter contre la tendance encore trop grande à la défense de “sa chapelle”, de sa “famille” (anarchiste ou marxiste) et contre l’esprit de boutiquier qui n’a rien à faire dans le camp de la classe ouvrière. Les révolutionnaires ne sont pas des concurrents les uns par rapport aux autres. Les divergences, les désaccords, aussi profonds soient-ils, sont une source d’enrichissement pour la conscience de toute la classe ouvrière quand ils sont discutés ouvertement et sincèrement. Créer des liens et débattre à l’échelle internationale est une absolue nécessité.

Mais pour cela, faut il encore savoir distinguer les révolutionnaires (ceux qui défendent la perspective du renversement du capitalisme par le prolétariat) des réactionnaires (ceux qui, d’une façon ou d’une autre, contribuent à la perpétuation de ce système), sans se focaliser sur la seule étiquette “marxisme” ou “anarchisme”.

Ce qui unit les marxistes et les anarchistes internationalistes

Pour le CCI, il existe des critères fondamentaux qui distinguent les organisations bourgeoises et prolétariennes.

Soutenir le combat de la classe ouvrière contre le capitalisme signifie à la fois lutter de façon immédiate contre l’exploitation (lors des grèves, par exemple) et ne jamais perdre de vue l’enjeu historique de ce combat: le renversement de ce système d’exploitation par la révolution. Pour ce faire, une telle organisation ne doit jamais apporter son soutien, de quelque manière que ce soit (même de façon “critique”, par “tactique”, au nom du “moindre mal”…), à un secteur de la bourgeoisie: ni à la bourgeoisie “démocratique” contre la bourgeoisie “fasciste”  : ni à la gauche contre la droite  : ni à la bourgeoisie palestinienne contre la bourgeoisie israélienne  : etc. Une telle politique a deux implications concrètes:

1) Il s’agit de refuser tout soutien électoral, toute collaboration, avec des partis gérants du système capitaliste ou défenseurs de telle ou telle forme de celui-ci (social-démocratie, stalinisme, “chavisme”, etc.)  :

2) Surtout, lors de chaque guerre, il s’agit de maintenir un internationalisme intransigeant, en refusant de choisir entre tel ou tel camp impérialiste. Au cours de la Première Guerre mondiale comme au cours de toutes les guerres impérialistes du xxe siècle, toutes les organisations qui, pour être à la recherche d’un camp à soutenir, ont abandonné le terrain de l’internationalisme, ont en fait trahi la classe ouvrière et ont été définitivement emportés dans le camp de la bourgeoisie (7).

Ces critères, exposés ici très brièvement, expliquent pourquoi le CCI considère certains anarchistes comme des camarades de combat, pourquoi il souhaite discuter et collaborer avec eux alors qu’il dénonce parallèlement avec virulence d’autres organisations anarchistes.

Par exemple, nous collaborons avec le KRAS (section de l’AIT anarcho-syndicaliste en Russie), en publiant et en saluant ses prises de positions internationalistes face à la guerre, notamment celle en Tchétchénie. Le CCI considère ces anarchistes, malgré les divergences, comme faisant authentiquement partie du camp du prolétariat. Ils se démarquent en effet clairement de tous ces anarchistes et de tous ces “communistes” (comme ceux des Partis “communistes” ou maoïstes ou trotskistes) qui défendent en théorie l’internationalisme mais qui s’y opposent en pratique, en défendant lors de chaque guerre un camp belligérant contre un autre. Il ne faut pas oublier qu’en 1914, lors de l’éclatement de la Première Guerre mondiale, et en 1917, lors de la Révolution russe, la plupart des “marxistes” de la social-démocratie étaient du côté de la bourgeoisie contre le prolétariat alors que la CNT espagnole dénonçait la guerre impérialiste et soutenait la révolution ! Lors des mouvements révolutionnaires de la fin des années 1910, les anarchistes et les marxistes œuvrant sincèrement à la cause prolétarienne se sont retrouvés côte à côte dans le combat, malgré leurs désaccords. Dans cette période, il y a même eu un essai de collaboration de grande ampleur entre les révolutionnaires marxistes (les bolcheviks, les spartakistes allemands, les tribunistes hollandais, les abstentionnistes italiens, etc.) qui s’étaient séparés d’une IIe Internationale dégénérescente, et de nombreux groupes qui se réclamaient de l’anarchisme internationaliste. Un exemple de ce processus est le fait qu’une organisation comme la CNT ait envisagé la possibilité, finalement rejetée, de s’intégrer dans la Troisième Internationale (Cool.

Pour revenir à un exemple plus récent, un peu partout dans le monde face aux événements actuels, il existe des groupes anarchistes et des sections de l’AIT qui non seulement maintiennent une position internationaliste mais aussi luttent pour l’autonomie du prolétariat face à toutes les idéologies et à tous les courants de la bourgeoisie:

– ces anarchistes défendent la lutte directe et massive ainsi que l’auto-organisation en assemblées générales et en Conseils ouvriers.

– ils rejettent toute participation à la mascarade électorale et tout soutien à un quelconque parti politique même prétendument “progressiste” qui participe à cette mascarade.

Autrement dit, ils font leur l’un des principes formulés par la Première Internationale: “L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.” Ceux-là œuvrent ainsi au combat pour la révolution et une communauté humaine mondiales.

Le CCI appartient au même camp que ces anarchistes internationalistes qui défendent réellement l’autonomie ouvrière ! Oui, nous les considérons comme des camarades avec qui nous souhaitons débattre et collaborer ! Oui, nous pensons également que ces militants anarchistes ont bien plus en commun avec la Gauche communiste qu’avec ceux qui, sous la même étiquette anarchiste, défendent en réalité des positions nationalistes ou “réformistes” et qui sont donc en fait, des défenseurs du capitalisme, des réactionnaires !

Dans le débat qui est peu à peu en train de se développer entre tous les éléments ou groupes révolutionnaires et internationalistes de la planète, il y aura inévitablement des erreurs, des débats vifs et animés, des maladresses, des malentendus et de vrais désaccords Mais les besoins de la lutte du prolétariat contre un capitalisme de plus en plus invivable et barbare, la perspective indispensable de la révolution prolétarienne mondiale, condition pour garantir la survie de l’humanité et de la planète, exigent cet effort. Il s’agit là d’un devoir. Et aujourd’hui qu’émergent à nouveau des minorités prolétariennes révolutionnaires dans de nombreux pays, se réclamant soit du marxisme soit de l’anarchisme (ou qui sont ouverts aux deux), ce devoir de débattre et collaborer doit rencontrer une adhésion déterminée et enthousiaste !

CCI (juin 2010)



Les prochains articles de cette série traiteront des questions suivantes:

Sur nos difficultés à débattre et les moyens de les dépasser.

Comment cultiver le débat.



1) GSL : Grupo Socialista Libertario
(http://webgsl.wordpress.com/).

PAM : Proyecto Anarquista Metropolitano (http://proyectoanarquistametropolitano.blogspot.com).

2) Un climat chaleureux a d’ailleurs régné tout au long de cette réunion. Lire le compte-rendu intitulé “Réunion CNT-AIT de Toulouse du 15 avril 2010 : vers la constitution d’un creuset de réflexion dans le milieu internationaliste”.

3) “Les anarchistes et la guerre (I)” (RI no 402), “La participation des anarchistes à la Seconde Guerre mondiale (II)” (RI no 403), “De la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui (III)” (RI no 404), “L’internationalisme, une question cruciale (IV)” (RI no 405).

4) En particulier, des camarades ont été dans un premier temps gênés par la réalisation du tract commun GSL-PAM-CCI. Nous avons d’ailleurs essayé d’expliquer notre démarche dans un article en espagnol intitulé “Quelle est notre attitude face à des camarades qui se réclament de l’anarchisme ?”

(http://es.internationalism.org/node/2715.

5) Quelques camarades anarchistes ont en effet souligné à juste titre des maladresses, des formulations imprécises et même des erreurs historiques. Nous y reviendrons prochainement. Nous tenons néanmoins à en rectifier dès à présent deux des plus grossières:

– à de multiples reprises, la série “Les anarchistes et la guerre” affirme que la majorité de la mouvance anarchiste a sombré dans le nationalisme lors de la Première Guerre mondiale alors que seule une poignée d’individus parvenait à défendre, au péril de leur vie, la position internationaliste. Les éléments historiques apportés dans le débat par des membres de l’AIT, confirmés par nos recherches, révèlent qu’en réalité une très grande partie des anarchistes se sont dressés contre la guerre dès 1914 (parfois au nom de l’internationalisme ou de l’anationalisme, plus souvent au nom du pacifisme).

– L’erreur la plus gênante (et que personne jusqu’à présent n’a soulevée) commise dans cet article concerne l’insurrection de Barcelone en mai 1937. Nous écrivons en effet: “les anarchistes se font complices de la répression par le Front populaire et le gouvernement de Catalogne”. En réalité, ce sont au contraire les militants de la CNT ou de la FAI qui ont constitué la majeure partie des ouvriers insurgés de Barcelone et qui ont été les principales victimes de la répression organisée par les hordes staliniennes ! Il eut été bien plus juste de dénoncer la collaboration à ce massacre de la direction de la CNT plutôt que “des anarchistes”. C’est d’ailleurs le sens de nos positions sur la Guerre d’Espagne, telles qu’elles sont défendues notamment dans l’article “Leçons des évènements d’Espagne” du no 36 de la revue Bilan (novembre 1936).

6) “Vignoles” est le nom de la rue où se situe leur local principal.

7) Des éléments ou groupes ont toutefois pu se dégager d’organisations qui étaient passées dans le camp bourgeois, par exemple la tendance de Munis ou celle qui allait donner “Socialisme ou Barbarie” au sein de la “IVe internationale” trotskiste.

Cool Voir “Histoire du mouvement ouvrier: la CNT face à la guerre et à la révolution (1914-1919)”, deuxième article d’une série sur l’histoire de la CNT, dans la Revue internationale no 129

http://fr.internationalism.org/ri414/gauche_communiste_et_anarchisme_internationaliste_ce_que_nous_avons_en_commun.html

Même si je n'adhère pas aux positions du CCI, cet article peut servir de base de réflexion.
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