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Actualité du CSR

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Actualité du CSR

Message  spike le Sam 15 Oct - 0:08

Le Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) est un groupe de formation syndicaliste révolutionnaire bien implanté au sein de SUD et de la CGT. Ce groupe ce réunit 2 fois par an, une fois en hiver et une fois en été et travaillant en petits groupes le reste du temps. Il publie des brochures ainsi que la revue "Syndicaliste". Son action vise à compléter l'action syndicale à travers 4 grands axes: le développement du syndicalisme d'industrie, la formation et l'autoformation de ses membres, le développement du militantisme interprofessionnel et, à plus long terme, la réunification syndicale.

Son site: http://www.syndicaliste.fr/
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Re: Actualité du CSR

Message  Invité le Sam 15 Oct - 10:55

la réunification syndicale.
Alors là, ça me semble pas très bien parti, au moins pour ce que je peux voir en ce moment... C'est bien dommage, mais je ne vais m'étendre sur le sujet, en tout cas pas aujourd'hui.

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Message  spike le Sam 15 Oct - 13:34

Nyark nyark a écrit:
la réunification syndicale.
Alors là, ça me semble pas très bien parti, au moins pour ce que je peux voir en ce moment... C'est bien dommage, mais je ne vais m'étendre sur le sujet, en tout cas pas aujourd'hui.

Ce que je trouve malheureux c'est qu'aujourd'hui nous sommes les seuls à en parler. Alors oui, au jour d'aujourd'hui cela tient de l'utopie, mais c'est en commençant à l'évoquer que nous ferons avancer les choses sur ce terrain. Il ne faudrait non plus oublier que le Front Unique a déjà existé en 1920. Et tu l'as dit toi-même à de nombreuses reprises "les utopies d'aujourd'hui sont les réalités de demain!!"
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Re: Actualité du CSR

Message  Invité le Sam 15 Oct - 16:30

Je l'espère Spike, je ne demande pas mieux. Aussi bien Sud que la CGT vivent grâce à des militants de terrain, révolutionnaires et sincères. Je ne connais pas bien Sud (quelques militants rencontrés sur des actions, ou de simple potes) mais je connais bien la CGT et je sais qu'elle est suffisamment gangrénée et verrouillée pour que les militants en question finissent toujours par prendre le large, épuisés d'avoir tenté de "changer les choses de l'intérieur" (et je sais de quoi je parle Wink)

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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Sam 15 Oct - 19:25



Je ne connais pas bien Sud (quelques militants rencontrés sur des actions, ou de simple potes) mais je connais bien la CGT et je sais qu'elle est suffisamment gangrénée et verrouillée pour que les militants en question finissent toujours par prendre le large, épuisés d'avoir tenté de "changer les choses de l'intérieur" (et je sais de quoi je parle )

Je ne peux pas t'en dire plus sur le fonctionnement de SUD, pas que je ne veux pas mais parce que je ne sais pas, et rien que ça c'est grave. Par contre je peux te parler de mon ressenti. J'ai milité deux ans à SUD et je trouve qu'il ne développe pas assez le syndicalisme interpro. Quand j'y étais j'avais vraiment l'impression que notre action était une action isolée, parce que nous recevions jamais aucun conseil de la fédé. Donc on militait à 7 avec des dispo variables et donc notre action était limité. Je trouve aussi que SUD ne développe pas suffisamment la formation de ses militants. Bon après je prends mes responsabilités parce que je n'ai pas su me rendre disponible pour les formations organisées. Mais franchement j'ai plus appris quelques minutes en lisant le site du CSR qu'en deux ans à SUD.
Mais je sais que tu aspires à ce que la CNT devienne un syndicat de masse et moi ausssi. Seulement, il me semble que la situation est urgente et qu'il ne faut plus perdre de temps. Pourquoi prendre du temps à construire un syndicat de masse alors que la CGT est la plus avancée (et la plus gangrènée aussi je veux bien te croire) sur ce plan? Parce qu'en militant à la CNT, tu pratiques peut être le syndicalisme qui te ressemble, mais tu te coupes de la plus grosse masse du prolétariat organisée.
Alors moi ce que je souhaite c'est que la CNT se développe mais surtout qu'elle devienne "l'aile gauche" de la CGT.
Sans renoncer à ton militantisme à la CNT, j'espère que tu viendras au CSR.
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Ven 4 Nov - 19:50

Sur le site du CSR, vous trouverez 9 fiches de formation très intéressantes!
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Jeu 24 Nov - 18:55

Même si ce texte n'émane pas du CSR, il explique bien nos stratégies:


Le Syndicalisme Révolutionnaire
par Syndicalisme Révolutionnaire, samedi 27 août 2011, 11:01

L'article qui suit vise à donner au lecteur quelques connaissances générales et historiques sur le syndicalisme révolutionnaire, courant spécifique du mouvement ouvrier né à la fin du 19e siècle à la faveur de la méfiance suscitée par les partis politiques aux travailleurs ; il est  tombé dans l'oubli presque total  du public et reste de faible influence, mais son action et son passé gardent une influence sur la structuration et l’action du syndicalisme. Cela dit, au fil des décennies, il retrouve lentement une audience et se présente comme une nouvelle réponse aux échecs des projets révolutionnaires, de transformation sociale défendue par les partis.
Cet article ne parle pas de tel ou tel syndicat en particulier, les pratiques syndicales des organisations agissant à notre époque feront l’objet d’un article spécifique.
 
PRÉSENTATION
Le syndicalisme révolutionnaire est une référence mythique dans l’histoire sociale et ouvrière de la France ainsi que dans beaucoup d'autres pays du monde ; sa popularité émerge au tout début du 20e siècle. On retient son discours construit autour de quelques idées centrales : indépendance syndicale et autonomie ouvrière par rapport à l'État, au patronat, aux sectes religieuses et religions, aux partis et organisations politiques, grève générale révolutionnaire, expropriation et réappropriation, fédéralisme et démocratie directe, gestion syndicale de la société future et contrôle ouvrier du communisme qui se présente alors comme étant autogestionnaire.
Bien trop souvent, le syndicalisme révolutionnaire est assimilé à l'anarcho-syndicalisme. Ce dernier, bien que voulant le même but, a une stratégie et une organisation (structure) opposées au syndicalisme révolutionnaire, nous allons y revenir.
 
Tout d'abord, comme son nom l'indique, le syndicalisme révolutionnaire  fait reposer son alternative matérielle et idéologique tout particulièrement sur le syndicalisme.
 
DÉFINITION
Le syndicalisme est un mouvement qui groupe, par voie d’associations (locales, régionales, fédérales, nationales et internationales), les travailleurs-euses d’une même localité, d’une même région, d’une même profession ou industrie, d’un même pays, de l’ensemble de tous les pays, en vue de la défense commune de leurs intérêts immédiats et futurs, matériels et moraux, professionnels et sociaux.
Évidemment, le syndicalisme comme nous l'admettons ici a déjà une envergure que l'on qualifie « de classe » c'est à dire qu'il est conscient du rôle déterminant du peuple travailleur internationalement organisé et coordonné dans l'association libre que représente le syndicat confédéré pour l'émancipation globale et totale par la lutte de classe.
En effet, le syndicalisme révolutionnaire  est une réaction, il apparaît pour contrer et dépasser l'impasse social-démocrate et le modèle syndical corporatif anglais et allemand (sous contrôle du parti socialiste). Modèle qui s'impose aux travailleurs-euses à partir de 1889 avec la création de la Seconde Internationale.
Alors que les sociaux-démocrates/socialistes de parti pensent que c'est justement au parti de prendre le pouvoir et de détruire le capitalisme à coup de réformes institutionnelles, les syndicalistes révolutionnaires, de leur cotés, estiment que le communisme ne peut exister que si c’est la classe ouvrière (organisée sur la base de sa qualité d'exploitée, c'est à dire dans le syndicat) qui prend le pouvoir et qui gère la production des services et des objets nécessaires pour répondre aux besoins de la population.
Donc le syndicat, organisation « naturelle » des travailleurs-euses, prolongement matériel de la volonté prolétaire de faire valoir ses droits et intérêts, est l'outil pour la lutte au quotidien mais aussi et surtout devient la base de l'organisation de demain qui renversera l'ordre établi et placera le nouveau système sous le signe du bien-être, de la liberté et de la solidarité.
Le Syndicalisme Révolutionnaire, fort de sa pratique de lutte de classe  au quotidien, a donc cette particularité : l'idéologie découle de la pratique et non l'inverse comme c'est le cas dans les organisations politiques et philosophiques. C'est ce qui lui permet d'avoir toute sa place encore aujourd'hui, d'être une force de proposition et d'alternative constamment en lien avec l'actualité : grâce à son côté pragmatique d'indépendance face aux idéologies pré-construites autour de cercles d'intellectuels et autres avant-gardes philosophiques déconnectées des réalités économiques vécues par les travailleurs. Ceci signifie que c'est l'organisation des travailleurs qui est au fondement de ses orientations, de sa formation politique, des liens de solidarité qu'elle construit : on ne devient pas révolutionnaire en l'apprenant d'une organisation politique, d’une philosophie, on le devient en s'organisant dans un syndicat qui construit l'unité de la classe autour des luttes, de la solidarité, des valeurs du combat par l'affrontement direct avec le patronat.
 
 
OBJECTIF ET DISTINCTION DU SYNDICALISME RÉVOLUTIONNAIRE
Le syndicalisme révolutionnaire  a également la particularité de vouloir réunir et fusionner les terrains économique et politique. C'est pour cela que le syndicalisme révolutionnaire  ne se reconnaît généralement pas dans les désignations « extrême gauche ». Le syndicalisme révolutionnaire  considère qu'il n'y a aucune barrière entre « économique » et « politique » autre que celle que mettent en place ceux qui veulent avoir le pouvoir et la gestion de la société à la place des organisations de travailleurs... même si leur discours et leur sincérité n’est pas en cause. Mais les effets sont particulièrement destructeurs, et ce depuis plus d'un siècle.
Les militants politiques de gauche et d'extrême gauche (qu'ils soient de courants léninistes ou anarchistes) se consacrent à la création et au développement d'organisations politiques distinctes des organisations syndicales. Or ils reprennent le même schéma que la social-démocratie, c'est à dire séparer le domaine politique du domaine économique pour prendre le pouvoir. Ils ont donc une vision affinitaire et avant-gardiste de la révolution sociale. Les travailleurs-euses seront forcément perdant-e-s.
La classe se dote d’une culture à partir de pratiques de vie sociale, dans les entreprises mais aussi dans les quartiers. L’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre. Comment peut-on soutenir que ce qui se passe à l’usine, dans la boîte et l'entreprise (l'économique) serait du ressort du syndicat et ce qui se passe dans le quartier et la cité (le politique) serait du ressort du parti, alors que dans le même temps on affirme, fort justement, que tout ce qui existe est le fruit de l’activité productive des hommes et des femmes ? On ne peut donc pas séparer vie professionnelle et vie privée, chaque prolétaire s’en rend compte tous les jours, comme on ne peut séparer « domaine économique » et « domaine politique ». Le syndicalisme révolutionnaire  est à la fois idéologie et pratique visant à construire un communisme global et au sens premier.
L'argument est le même pour ce qui est de la stratégie. Ces mêmes militant-e-s politiques pensent que c'est de la prise du pouvoir politique par le parti (ou l'organisation politique) que la libération économique et culturelle de la population suivra automatiquement, or à plusieurs reprises l'Histoire nous a démontré que la prise du pouvoir politique n'amenait pas forcément à la libération économique et culturelle du prolétariat et du peuple en général (URSS, Chine, Cuba etc.).
Les syndicalistes révolutionnaires  estiment que c'est au contraire, en prenant le contrôle de l'économique par la grève générale expropriatrice, en imposant le contrôle et la gestion directe de la production et des services par les travailleurs-euses eux-mêmes, que le politique sera dès lors paralysé, et que nous pourrons construire un nouveau système à notre portée.
En effet, nous pouvons bien remarquer que le terrain politique ne peut contrôler ou paralyser le terrain économique si les travailleurs-euses font bloc, par contre, le contrôle du terrain économique permet de paralyser et donc contrôler le terrain politique... seul le syndicalisme permet ce contrôle s'il adopte la dimension « de classe » et la perspective révolutionnaire dans un but socialiste.
Et pour ce faire, le syndicalisme révolutionnaire se dote d'une structure particulière qui peut se substituer aux institutions actuelles à tous les niveaux de la société (voir l'article  sur les Bourses du Travail et celui à venir sur les Unions Locales). Le Syndicalisme Révolutionnaire n'est donc historiquement et idéologiquement pas lié à l'anarcho-syndicalisme et ce pour plusieurs raisons. Tandis que l'anarcho-syndicalisme prône à tout prix l'existence de l'organisation spécifique anarcho-syndicaliste, le syndicalisme révolutionnaire  lui, prône la constitution en tendance à l'intérieur de la confédération syndicale qui aura le plus d'outils approprié pour avoir une pratique « de classe » (l'interprofessionnel) et donc amener les travailleurs-euses à une conscience de classe homogène qui amène à la conscience révolutionnaire. Tandis que l'anarcho-syndicalisme assume et revendique une identité philosophique (anarchiste/libertaire), excluant d'emblée une unité autour de la condition de travailleur au profit de l'union autour d'une idéologie.De son coté, l'anarcho-syndicalisme est historiquement un combat affinitaire et idéaliste qui est apparu pour contrer les communistes pro-parti accusés de noyautage dans la CGT française et la CNT espagnole aux alentours des années 1920 et ceci afin de  garder ce qui leur apparait être la pureté du syndicalisme révolutionnaire. Cette stratégie se soldera par des scissions à répétitions amenant la création des différentes confédérations et unions syndicales se revendiquant du syndicalisme de lutte ou du syndicalisme de classe que nous connaissons aujourd'hui, contribuant à confiner le  syndicalisme révolutionnaire dans un milieu réduit et fortement marqué par l'idéalisme. L'anarcho-syndicalisme fera l'objet d'un article ultérieur.
 
 
MOYENS D’ACTION
Le syndicalisme révolutionnaire  préconise  un travail de diffusion, de formation et de pratique à l'intérieur de la grande confédération syndicale  elle-même à l'intérieur du prolétariat. Le syndicat constitue, alors, avec ses réalisations quotidiennes (luttes, réseaux d'entraide, presse militantes, action culturelle, conquêtes sociales, mutualisme, coopérativisme, éducation ouvrière) comme l'embryon d'une contre-société ayant vocation à se généraliser. Parce que le syndicat est un lieu de représentation et de formation prolétarienne, il est à même de diffuser le modèle de prise de pouvoir par les travailleurs.
La forme d’organisation syndicale préconisée par le syndicalisme révolutionnaire  est le syndicat d’industrie (souvent nommé syndicat local à notre époque), il rompt avec la logique du syndicat d’entreprise et vise à organiser les travailleurs au delà du repli de leur lieu de travail, il construit des liens de classe de boite en boite et constitue de façon spontané une étape féconde vers le syndicalisme interprofessionnel.
Le syndicalisme révolutionnaire défend le Front unique de classe comme outil indispensable : le syndicat étant l’organisation naturelle d’organisation et d’action des travailleurs, il est le mieux placé pour les réunir au delà des appartenances et divergences idéologiques : il préconise donc l’union des courants qui traverse la classe ouvrière dans une pratique de classe, l’action syndicale par l’affrontement direct (sans délégation à l’action politique). Cette logique de Front unique n’a de chance d’être effective qu’a la condition que le syndicat défende l’indépendance syndicale. En effet, la garantie que les travailleurs puissent se réunir dans une organisation de lutte sans conflit d’appartenance politique suppose que le syndicat reste préservé des controverses et tentatives de mise sous tutelle d’une organisation un d’une idéologie particulière. 
RÉSUMÉ
 
Ce qu'il faut retenir :
Le syndicalisme révolutionnaire n'est pas un courant syndical quelconque constitué de militants qui se réclameraient d'une appartenance révolutionnaire. Le syndicalisme révolutionnaire  est une position doctrinale à part entière qui fait du syndicat le fondement du mouvement révolutionnaire sur la base des liens de classe et de luttes qui se construisent entre travailleurs, liens qui trouvent une forme dans l'organisation naturelle des salariés que constitue le syndicat.
Le syndicalisme révolutionnaire  dénonce la séparation des appareils de lutte en deux pôles : syndicat et parti. Le parti fait déléguer l'action politique à une organisation qui n'est pas une organisation de luttes sociales mais un espace de controverses, de débats et de  conquête du pouvoir séparé des luttes sociales. En outre, le parti favorise l'émergence d'une classe de spécialistes de la politique, classe généralement recrutée dans les couches favorisées et qui vont opérer un ascendant politique sur les travailleurs qu'ils prétendent représenter.
Le syndicalisme révolutionnaire  impose, dans sa démarche, le développement de l'éducation, la formation des travailleurs, l'action irremplaçable de l'éducation populaire et ouvrière, les actions d'entraide de classe, les actions de solidarité politique etc. En effet, la lutte contre la société bourgeoise exige qu'une lutte culturelle, des valeurs soit menée sans relâche et dès maintenant. Le combat culturel, loin d'être un accessoire ou une dimension anecdotique est un aspect essentiel pour combattre aujourd'hui et gagner le ralliement de la classe ouvrière désinvestis des comportements et valeurs de la bourgeoisie. Une classe de travailleurs formée, dont l'autonomie ouvrière est développée, c'est a dire peu sujette à la tutelle de la bourgeoisie, gagnera en force et en conviction pour faire  passer le sens des luttes immédiates à celle de la grève générale, grève révolutionnaire de nature à réorganiser la société.
En effet, le syndicalisme révolutionnaire considère le syndicat comme l'unité organisée la mieux à même d'organiser le contrôle ouvrier de l'économie en cas de révolution : les travailleurs, organisés au niveau de l'entreprise, de la profession, de l'industrie et de la localité seront les mieux préparés à assurer la production des produits et des services dans un système autogestionnaire.
 
 
 
MOTS-CLEFS
 
 
Mouvement ouvrier
Syndicalisme révolutionnaire
Autonomie ouvrière
Social-démocratie
Vision affinitaire
Avant-gardiste
Bourses du Travail
Indépendance syndicale
Lutte de classe
Unions Locales      
Anarcho-syndicalisme
Tendance
Syndicat d’industrie
Front unique
Education
Lutte culturelle
Entraide de classe,
Autonomie ouvrière
Contrôle ouvrier
Grève générale
Système autogestionnaire
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Jeu 19 Jan - 13:35


Que ce soit en France au sein de la CGT, ou dans d’autres pays (comme en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis par exemple), les militants syndicalistes révolutionnaires ont toujours mené la lutte pour dépasser les syndicalismes de métier et d’entreprise et créer des syndicats d’industrie ou de branche.

Le syndicalisme de métier, c’est quoi ?

C’est la première forme du syndicalisme. Dans une localité se sont créés des syndicats rassemblant les ouvriers d’un même métier : ouvriers sur bronze, peintres en dorure,… Ces syndicats n’étaient pas liés à une seule entreprise : cela n’avait aucun sens, car les ouvriers changeaient souvent de patron (chômage, répression, recherche de meilleures conditions d’emploi, licenciements très faciles). La solidarité existait dans un même métier. Au niveau national, ces syndicats se regroupaient en fédérations de métiers.

Cela permettait une vraie solidarité quand les ouvriers changeaient de région : aide pour retrouver du travail dans son métier, aide financière lors des grèves.

Mais ce syndicalisme a un grand défaut : il reproduit la division du travail imposée par les patrons. Il rassemble les travailleurs mais seulement en partie. Les conséquences ont été très néfastes : sur un même lieu de travail, existaient plusieurs syndicats, car plusieurs métiers. Localement, plusieurs syndicats se faisaient une guerre ouverte pour recruter dans les mêmes métiers. De plus, face à la concentration capitaliste des entreprises, ce syndicalisme était incapable de donner aux travailleurs une maîtrise de leur industrie en vue d’une future gestion de la société par les travailleurs eux-mêmes.

C’était essentiellement un syndicalisme d’ouvriers qualifiés, tendant à exclure les travailleurs non qualifiés, de plus en plus nombreux du fait des modifications dans le mode capitaliste de la production (manoeuvres, travail à la chaîne,…).

La solidarité ouvrière s’arrêtait à la porte du métier.

Le syndicalisme d’industrie, c’est quoi ?

Le syndicalisme d’industrie consiste à regrouper les syndicats de métiers en syndicats d’industrie (métallurgie, bâtiment,…) organisés localement (ville, bassin d’emploi et de vie). Ainsi sur un même lieu de travail et dans une même zone d’emploi, un seul syndicat CGT regroupe tous les travailleurs syndiqués, quelque soit leur métier. Dans le même temps, il s’est agi de regrouper les fédérations de métier dans de puissantes fédérations d’industrie. Bien entendu, cette bataille n’a pas été facile, il a fallu contourner de nombreuses résistances.

Quand on parle d’industrie, il s’agit en fait d’une branche. Aujourd’hui il faut entendre une branche d’activité ayant une cohérence, que les activités se fassent sous formes d’entreprises privées, ou publiques, ou associatives. Ainsi les branches (ou industries) de l’Education, du Commerce, de l’Aide à domicile, de la chimie, de la métallurgie, de la construction,…

Aujourd’hui encore cette forme du syndicalisme d’industrie n’est pas totalement généralisée. Le syndicalisme de métier existe sous forme de syndicats autonomes, mais il est surtout fort dans l’éducation (que l’on pense aux nombreux syndicats de métiers de la FSU), chez les correcteurs et aussi partiellement dans l’éducation à la CGT. Il y a d’autres exemples.

Le syndicalisme d’entreprise, c’est quoi ?

Le syndicalisme d’entreprise est une forme pervertie du syndicalisme d’industrie. Dans un syndicat d’entreprise (ou parfois même d’établissement), les travailleurs sont tous organisés dans un même syndicat. Mais ils ne sont pas dans le même syndicat que leurs camarades d’une autre entreprise située dans la même zone d’emploi et faisant partie de la même branche !

Ainsi dans la construction : on a des syndicats par entreprise des gros donneurs d’ordre, et puis une quasi absence de syndicats chez les sous-traitants. On retrouve le même schéma dans l’automobile : un syndicat dans l’usine du donneur d’ordre, et autour, parfois, des syndicats très faibles chez les sous-traitants situés près de l’entreprise principale.

On a même aussi dans une même usine un syndicat CGT de l’employeur principal, et des travailleurs en intérim parfois syndiqués dans la boîte d’intérim !! Le syndicalisme d’entreprise a été progressivement presque généralisé à la CGT à partir de la fin des années 1950. Le fait est que pendant une vingtaine d’années, le mouvement syndical était à l’offensive.

Les luttes gagnantes dans les grandes entreprises et les grands services publics se traduisaient par une amélioration réelle de la situation d’une grande partie des autres travailleurs (acquis dans la convention collective, acquis sociaux de la protection sociale,…). Mais au tournant de la fin des année 1970, avec la crise économique mondiale du capitalisme, avec la crise du modèle d’exploitation sur les chaînes, et d’autres facteurs encore, le grand capital met progressivement en place d’autres formes de production et d’exploitation, notamment par la sous-traitance, la privatisation des secteurs publics,

… Alors les grandes concentrations de travailleurs sont explosées, les statuts sur un même lieu de travail sont de plus en plus nombreux. Les travailleurs sont de plus en plus divisés, éclatés,… Et les acquis sociaux sont régulièrement remis en cause, pour tous, mais beaucoup plus vite pour une partie toujours croissante des travailleurs (jeunes, femmes, immigrés, petites entreprises, sous-traitants, précaires).

Le modèle du syndicalisme d’entreprise a été incapable de s’opposer à cette restructuration capitaliste radicale. La crise du syndicalisme est en partie la crise du syndicalisme d’entreprise. Cela commence à être peu à peu analysé au sein de la CGT. Mais nous avons au moins trente ans de retard. Il s’agit de faire vite et de renouer avec le syndicalisme d’industrie.

Les objectifs du syndicalisme d’industrie

►Le premier objectif du syndicalisme d’industrie est de répondre efficacement à la stratégie de division des travailleurs d’une même branche, sur une même zone d’emploi, que l’on soit chez le donneur d’ordre ou le sous-traitant, en CDI ou en intérim.

Il unifie donc les travailleurs-euses sur la base d’une même plate-forme revendicative. Il a déjà fait ses preuves. C’est le syndicalisme d’industrie qui a permis dans le passé la mise en place des Conventions Collectives Nationales mais aussi des statuts et des mutuelles de branche.

De nos jours, le syndicalisme d’industrie permet toujours d’organiser tous les travailleurs de la même branche pour lutter contre leur mise en concurrence. C’est une arme pour défendre, faire appliquer et améliorer vraiment les conventions collectives. Sinon celles-ci ne deviennent que des coquilles vides : dans les grandes entreprises les accords sont supérieurs à la conventions. Dans les plus petites, les acquis régressent et ne sont de toute façon plus appliqués ou de moins en moins.

Regroupés ensuite dans une fédération d’industrie au niveau national, ce syndicalisme permet de prendre en compte la réalité du capital aujourd’hui : mener le combat efficacement au niveau international, lutter contre les grands groupes sur les lieux mêmes de travail, lutter contre la surexploitation des travailleurs d immigrés en les syndiquant ici même en contact les syndicats de leur pays d’origine.

►Le second objectif du syndicalisme d’industrie est de préparer les travailleurs à la gestion socialiste de la société. Cette gestion n’est possible que si les travailleurs de la base sont capables de connaître et de maîtriser réellement tout ce qui se passe sur leur lieu de travail, les liens entre leurs activités et celles d’autres travailleurs de la même branche, de coordonner leurs efforts et connaissances. Cela est impossible avec le syndicalisme de métier et le syndicalisme d’entreprise. Seul le syndicalisme d’industrie le permet.

Ainsi, par le moyen de leur fédération d’industrie, les travailleurs seront capables de gérer leur branche, en lien avec les autres branches dans le cadre des structures interprofessionnelles : unions locales, unions départementales et régionales, et confédération.



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Re: Actualité du CSR

Message  Invité le Jeu 19 Jan - 13:47

Suis pas allée voir mais ça, ça sent le P'tit Mat à plein nez !!! Very Happy

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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Ven 20 Jan - 17:54

Nyark nyark a écrit:Suis pas allée voir mais ça, ça sent le P'tit Mat à plein nez !!! Very Happy

Je ne sais pas précisément si c'est lui qui l'a écrit mais c'est lui qui l'a posté sur le CCC-F. Mais que ce soit lui où pas, ce texte a le mérite d'expliquer quelque chose qui peut être compliqué de manière simple. De plus, le développement du syndicalisme d'industrie est une revendication sur laquelle nous sommes unanime au CSR. C'est également le cas à la CNT non?
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Mar 7 Fév - 0:58


C'est également le cas à la CNT non?

Ma question n'était pas forcément une question rhétorique... Very Happy
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Sam 11 Fév - 1:57



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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Ven 17 Fév - 0:01



Journées internationales
de formations et débats
des CSR (France) et L&S (UK)

les 16, 17 et 18 juillet 2011

Trois journées de débats, de sociabilité et de formations !

Renforcer une tendance syndicaliste-révolutionnaire active :

Pour sortir de l’individualisme : les réflexions menées par les militants syndicaux restent dans le
cadre étroit de leur syndicat, ce qui amène le mouvement syndical à une perte de cohérence dans les
débats et dans l’action.

Pour sortir de la crise du syndicalisme : unifier le mouvement syndical, il faut se regrouper pour
construire des analyses et des perspectives, pour sortir de la position défensive et de la routine
syndicale. Une tendance syndicale est nécessaire pour enrichir la réflexion.

Renforcer une tendance syndicaliste-révolutionnaire active pour renforcer la stratégie révolutionnaire.
Créer un débat collectif pour politiser de nouveau le militantisme syndical.

Une tendance syndicaliste-révolutionnaire contre la décomposition du syndicalisme de classe et le
repli sur soi des syndicats

Ces journées de formation et de débats sont organisées par les CSR (France) et nos camarades de
Liberty and Solidarity (Royaume Uni). Elles seront axées sur le syndicalisme d’industrie et la
sociabilité ouvrière. C’est une des rares occasions de sortir du corporatisme et du syndicalisme
institutionnel. C’est aussi une initiative qui permet de se construire des loisirs sur une base à la fois
collective et socialiste.
Nous avons invité des camarades syndicalistes de différents pays. Nous espérons leur présence.






Les thèmes des journées de formation :

Lundi 16 juillet

Créer un syndicat d’industrie, le développer et l’animer.

Mardi 17 juillet

Réunions des participants par branches professionnelles : Infos, campagnes syndicales
en cours et à venir, mise en place du syndicalisme d’industrie et coordinations des
militants.

Mercredi 18 juillet

Sociabilité ouvrière. Organiser la solidarité, l’entraide et la sociabilité : quels outils,
quelles méthodes ?

Modalités pratiques

L’accueil démarre le matin à partir du lundi 16 juillet.

Déroulement des journées :


Matin : libre et préparation du repas de midi, achats,…


Après-midi : formation ; animations pour les enfants


Début de soirée : repas et fête

Animations pour les enfants

Des professionnels de l’animation pour enfants seront présents avec le CSR afin de permettre aux
parents de participer en toute tranquillité aux formations. Et aussi pour que les enfants passent un
séjour agréable.
Pour cela il est indispensable que vous nous informiez sur le nombre d’enfants qui vous
accompagneront et leurs âges.

L’accès à la piscine est libre pour les campeurs : amener brassards pour les enfants ne sachant pas
nager.

Lieu : un camping municipal près de TOURS, à 30 kms


Nous vous contacterons pour vous donner les modalités d’accès par route ou train.


Modalités de participation et réservation

Le lieu ne permet qu’un hébergement en camping, il faut prévoir tente et matériel de couchage !

Les repas sont préparés et pris en commun et chacun participe à leur réalisation à tour de rôle. C’est
l’occasion de se perfectionner en cuisine !… mais aussi de se réapproprier la capacité à organiser des
fêtes ouvrières.

Le camping est à coté de la piscine et des terrains de sport. Les balades sont magnifiques et plaisantes
dans ce coin de Touraine.

Inscrivez-vous auprès d’un CSR local ou alors envoyer un message à
syndicalistes@gmail.com en y laissant vos coordonnées, nombre d’adultes et d’enfants
(avec leur âge), dates où vous serez présents.


Participation financière : 20 € / jour / personne adulte

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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Mer 22 Fév - 0:00



Clarification des CSR pour un débat constructif et fraternel sur la réunification syndicale et le projet syndicaliste-révolutionnaire.

Nous allons essayer de dissiper des malentendus portés sur les CSR. En effet des camarades syndicalistes issus notamment des syndicats dits « alternatifs » (SUD, CNT, etc.) prétendent que les CSR ont une orientation exclusivement portée dans et vers la CGT.

Tout d’abord, il est bon de rappeler que depuis notre (re-)création,les CSR affichent la volonté de regrouper tous les militant-e-s syndicalistes honnêtes [color=red]reconnaissant leurs propres responsabilités dans la situation de crise du syndicalisme en menant la bataille des idées, relancer la réflexion, au sein des instances syndicales pour ne pas se satisfaire des faiblesses actuelles du syndicalisme. Renouer avec les pratiques syndicalistes de classe et syndicalistes révolutionnaires. Et aujourd’hui ?

Rien n’a changé ! Au contraire, nous persévérons. Nous affichons et assumons toujours l’objectif de regrouper les syndicalistes quel que soit leur appartenance (CGT, SUD, FSU, CNT, syndicats oppositionnels FO, CFDT, etc.) voulant développer :

les outils de solidarité interprofessionnelle telles les Bourses du Travail de la CGT au début du 20ème siècle.

de réorganiser les syndicats d’entreprises en véritables syndicats d’industrie selon le modèle historique du syndicalisme de classe.

de reconstruire la sociabilité ouvrière grâce à des activités d’entraide socialisées.

de pouvoir coordonner les syndicalistes révolutionnaires en isolant les bureaucraties pour rendre démocratique nos syndicats en redonnant le contrôle aux adhérent-e-s.

Les CSR forment donc un courant trans-syndical
qui est actuellement entrain de s’étendre au plan international grâce à notre campagne concernant le syndicalisme d’industrie afin de rassembler et d’organiser les travailleurs-euses et les équipes syndicales au delà des structures qui nous divisent.

Il s’agit de mettre en place des comités au sein des différentes confédérations citées plus haut pour faire évoluer les structures vers une pratique syndicale de classe cohérente. Il ne s’agit évidemment pas de prendre la direction des syndicats par des manoeuvres d’appareil comme le font les fractions politiques, mais au contraire de défendre nos propositions au grand jour en renforçant la formation, la capacité de débat d’un maximum de travailleurs-euses. Il s’agit donc de contribuer, par des pratiques syndicales honnêtes, à l’éducation et à l’organisation de notre classe pour défendre nos intérêts communs en vue d’une perspective révolutionnaire.

En même temps, dans la suite logique du premier objectif, les CSR ont pour rôle de mener le débat sur la nécessité de la réunification syndicale de classe. La division syndicale est un frein à la victoire de notre classe pour son émancipation intégrale, un frein à la révolution. Nous affirmons et assumons que notre objectif est bien d’arriver à fusionner dans la CGT toutes les organisations syndicales de classe (sections syndicales, syndicats, unions locales, autres confédérations...), pour réaliser concrètement le front unique.

Pourquoi la CGT et pas une autre organisation, qui se revendique plus combattive ?

La réunification du syndicalisme de classe, la révolution et le socialisme

Avant tout il faut rappeler un élément de base de notre stratégie : la bataille pour la réunification du syndicalisme de classe est un axe d’une stratégie révolutionnaire.

D’une façon logique, la réunification syndicale est bien entendu une garantie d’efficacité dans la lutte quotidienne contre le patronat et l’État.

Mais il ne s’agit pas là d’une orientation révolutionnaire. En effet, cet objectif peut très bien être partagé par des courants syndicalistes de classe sans projet politique révolutionnaire, ou même réformiste. En effet, qui peut refuser un meilleur outil de défense des intérêts immédiats du prolétariat dans une lutte des classes reconnue et assumée ?

La première raison d’une stratégie SR de la réunification syndicale est que le moyen concret de l’action révolutionnaire est la grève générale. Lors de celle-ci, où l’affrontement entre le prolétariat et la bourgeoisie/État bourgeois a pour objectif la prise du pouvoir, les meilleures conditions possibles seront obtenues si le syndicalisme de classe est uni, et non pas divisé. Ceci afin de se donner les meilleurs moyens pour détruire l’État bourgeois, de transformer la confédération en nouvel organe de pouvoir du prolétariat, et de neutraliser au maximum les bureaucraties réformistes qui, dans de telles conditions, recherchent toujours la division. Il ne faut pas oublier que les travailleurs doivent être unis pour dépasser les corporatismes et les statuts, pour aller plus loin que la seule résolution des crises du capitalisme.

La seconde raison d’une stratégie syndicaliste-révolutionnaire (SR) de la réunification syndicale consiste à atteindre l’objectif révolutionnaire à proprement parlé : le Socialisme.

La construction d’une société socialiste ne peut être obtenue qu’avec la gestion des entreprises et des services socialisés (santé, éducation, etc.) par le prolétariat. Or, le seul moyen dont il dispose est son outil de classe : sa confédération syndicale. A la différence des organisations politiques ou philosophiques qui conditionnent la révolution socialiste à l’aura d’un leader ou d’une avant-garde, nous affirmons que l’émancipation de travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes.

Parvenir à établir le Socialisme, c’est à dire la disparition du capitalisme, fut-il d’État, suppose une préparation, mais aussi une lutte quotidienne y compris après la révolution. Les meilleures conditions doivent être obtenues pour cela.

Comment le faire avec plusieurs confédérations de classe ? Comment la gestion des branches industrielles, des services publics par les syndicats sera-t-elle possible si plusieurs fédérations et confédérations interviennent, chacune défendant becs et ongles son appareil (ses syndicats d’industrie, ses unions locales, ses fédérations, etc.) ? Ce sera la désorganisation totale, avec soit le retour en arrière, les capitalistes reprenant la main, soit l’arrivée d’une nouvelle classe sociale dominante (l’encadrement) pour imposer une coordination indispensable.

De plus, la faiblesse actuelle du syndicalisme de classe nous place de fait dans le rôle de l’encadrement « socialiste » face à de nombreux travailleurs qui ne sont pas préparés à la gestion de la production socialiste. Nos divisions actuelles sont la cause principale de cette faiblesse, et donc du fossé qui se creuse chaque jour entre ce syndicalisme de classe et la masse des travailleurs.

Se battre donc dès aujourd’hui pour la réunification syndicale, en faire une axe incontournable du syndicalisme-révolutionnaire, fait donc partie de notre stratégie révolutionnaire et sa finalité : la construction d’une société socialiste.

Il n’y a en conséquence aucun patriotisme d’organisation qui consisterait à dire pour les CSR « hors de la CGT, point de salut ! ». Les CSR estiment que la CGT est la confédération la plus à même de porter ce projet : la révolution pour construire le socialisme. Nous n’avons pas d’autre objectif fondamental.

Cette question nous oblige à revenir aux bases mêmes du syndicalisme de classe.

Le syndicalisme de classe

Il est en tout premier point nécessaire d’éclaircir une notion : pour nous, le syndicalisme de classe, n’est pas celui dont se revendiquent un certain nombre de syndicalistes, y compris à la CGT.

Pour ces camarades, le syndicalisme de classe est avant tout idéologique, et se base sur un programme revendicatif. Plus les revendications sont « radicales », plus tu es « révolutionnaire », plus tu es « de classe » ! Et tout ce qui touche à l’outil syndical, aux pratiques syndicales, est soit totalement hors sujet, soit au mieux une question secondaire. Il s’agit là en général de syndicalistes « de classe » avant tout membres de fractions politiques, qui considèrent le syndicalisme comme mineur, et le parti comme le guide. Il est clair que nous ne pouvons prendre au sérieux ce « syndicalisme de classe » là. La bourgeoisie et l’État capitaliste n’ont jamais eu, et n’auront jamais peur des programmes « plus rouge que moi tu meurs » tant que l’outil efficace pour le gagner n’existe pas. Un programme sans outil c’est du vent. La bourgeoise a, contrairement à ces camarades, une véritable vision matérialiste dans la défense de ses intérêts de classe. Elle n’est pas classe dominante depuis si longtemps pour rien...

Pour schématiser, il y a, trois courants d’idée que l’on peut qualifier de classe dans l’histoire des luttes des travailleurs :

Le premier est un courant que nous qualifions d’« apolitique » : il reconnaît la lutte des classes, il s’en revendique dans les luttes, mais uniquement pour améliorer la situation quotidienne des travailleurs. Il ne défend pas le projet politique d’une autre société.

Le second est le courant réformiste, dans le plein sens du terme, c’est à dire se battant pour une autre société, mais estimant que l’État bourgeois est un cadre adéquat pour y arriver, par réformes successives. Celles-ci peuvent nécessiter parfois des luttes dures. Ce courant est anticapitaliste.

Le troisième est le courant révolutionnaire. Contrairement au précédent, il ne croit pas au « passage pacifique au socialisme » : la bourgeoisie fera tout pour conserver son pouvoir. La neutralisation et la destruction de l’appareil d’État bourgeois, et en priorité de son bras répressif (police, armée, milices parallèles, justice,...) est une tâche incontournable. Les CSR se placent dans ce troisième courant.

Mais on ne peut rester sur le seul plan des idées.

Le syndicalisme de classe est pour nous un ensemble de pratiques sociales que des travailleurs organisés mettent en oeuvre par le moyen d’outils cohérents et adaptés : leurs organisations syndicales, regroupées dans une confédération. Sans ces outils, il ne peut y avoir des pratiques syndicales de classe cohérentes, car aucune possibilité concrète n’est donnée au développement d’une conscience de classe réelle, stable et cohérente. C’est la une leçon tirée de plus de deux siècles d’histoire de la luttes des classes des travailleurs.

Quels sont ces outils ?

Nous en dénombrons trois :

1/ le syndicalisme interprofessionnel : unions locales, départementales

2/ syndicalisme d’industrie : syndicats locaux de branche (et donc tout le contraire des syndicats d’entreprise !) et fédérations d’industrie

3/ les organismes divers agissant dans le domaine de la solidarité, la sociabilité et l’entraide pour combattre la consommation capitaliste, et ses rapports sociaux en dehors du travail.

L’ensemble de ces outils doivent se regrouper dans une confédération pour avoir une cohérence de classe, pour combattre les localismes et les corporatismes. Cela suppose l’indépendance syndicale vis à vis du patronat, des partis, mais aussi vis à vis de l’État. Cela suppose aussi la mise en oeuvre intransigeante de la règle du mandatement, seul contre-poison efficace contre la bureaucratie, seule garantie de la démocratie syndicale.

Passons maintenant à l’examen de la situation du syndicalisme de classe en France au regard de ces critères.

Aucune organisation syndicale ne répond pleinement à ces conditions idéales. Mais pour les CSR c’est dans la CGT que l’on a le plus de chances et de potentiels pour les faire vivre tous. Elle a gardé, malgré son extrême bureaucratisation, accélérée après 1945, le cadre le plus adapté pour y défendre notre projet révolutionnaire, en tant que tendance syndicale.

Voilà le bilan tiré par les CSR qui au début de leur recréation à la fin des années 1990 étaient majoritairement dans une autre organisation syndicale. C’est un bilan pratique que nous avons tiré.

De plus, la CGT, bien que trop faible, reste l’organisation la plus importante, et elle garde au sein du prolétariat une tradition historique incontournable.

C’est tout cet ensemble de conditions réelles qui nous fait défendre la réunification syndicale de classe dans la CGT, et pas ailleurs.

Pour une tendance syndicaliste-révolutionnaire internationale

Les CSR ne s’adressent pas aux camarades de Solidaires, de la CNT, certains de FO, de la FSU,... et qui se revendiquent du syndicalisme-révolutionnaire en leur disant : « sans débat ni bilan, vous devez rejoindre la CGT ! ». Nous comprenons que le bilan que nous avons tiré puisse ne pas être partagé par ces camarades. D’ailleurs quelques adhérents des CSR sont membres d’autres organisations que la CGT. C’est le cas lorsque les pratiques locales de la bureaucratie cégétiste empêchent tout développement de notre tendance, il s’agit donc d’un repli tactique. Cependant aujourd’hui celle-ci est bien moins puissante, du fait de l’explosion du PCF, que dans les décennies précédentes. Les possibilités sont donc réelles pour y défendre l’existence publique d’une tendance syndicaliste-révolutionnaire.

Cet écrit étant destiné à clarifier les éléments qui nous sont parfois reprochés par des militants syndicalistes, souvent actifs et valeureux, qui lisent nos analyses. Nous nous permettons donc de leur poser la question suivante :

Camarades, vous qui vous revendiquez du syndicalisme-révolutionnaire, vous qui êtes critiques au sein même de votre organisation (Solidaires, CNT, FO, FSU), pourquoi ne créez-vous pas une tendance syndicaliste-révolutionnaire dans votre propre organisation syndicale ?

Nous voyons deux raisons possibles à cela. Et c’est là que devrait se situer le débat fraternel entre nous, et non dans un quelconque « cégétisme viscéral » des CSR.

[color=red]La première raison réside dans un certain confort intellectuel que procure l’adhésion à une structure « alternative » à la bureaucratie CGT. Mais les conséquences d’une telle attitude sont dramatiques : la division syndicale affaiblit la stratégie de préparation de la révolution et de la construction du socialisme. Ce repli amène, année après année, la production de justifications idéologiques à l’existence de la division. C’est pour nous injustifiable. Prenons le cas des élections en 2012 dans les entreprises du privé de moins de 11 salariés. Il y a là l’occasion de transformer cette campagne électoraliste de guerre inter-syndicale en une véritable campagne de syndicalisation parmi ce qui représente aujourd’hui l’une des, sinon la composante la plus importante du prolétariat. Mais pour syndiquer durablement, encore faut-il avoir les outils adéquats : les unions locales. Or seule la CGT en dispose d’un point de vue réaliste et national, même si elles sont souvent en mauvais état. Un autre outil à notre disposition est l’implantation de syndicats locaux de branche dont le principe a été gagné au 49ème congrès, et dont de plus en plus de militants en comprennent l’incontournable efficacité. Pourquoi alors va-t-on voir en campagne certains syndicats de classe incapables ensuite d’organiser durablement ces travailleurs, parce que ne disposant pas des outils pour le faire ? Voilà un exemple parmi d’autres de l’absence de justification matérialiste à la division syndicale qui perdure.

La seconde raison, possible, réside dans la confusion entre une organisation syndicale (syndicat, union locale, fédération, confédération) qui serait considérée comme « révolutionnaire » et une tendance syndicaliste-révolutionnaire.

Les CSR d’aujourd’hui ont tiré des leçons de l’histoire du syndicalisme-révolutionnaire : c’est une illusion de penser que dans une situation non révolutionnaire, un syndicat, une fédération, une UL et même une confédération, qui sont des organisations de masse et non pas des fractions politiques se cachant derrière l’enseigne « syndicaliste », puissent être révolutionnaires. C’est faux, et inefficace. En effet, le mythe d’une organisation syndicale révolutionnaire entraîne un isolement expose très facilement à la répression du patronat et de l’État. Le positionnement « révolutionnaire ou « alternatif » n’est d’ailleurs absolument pas une garantie contre l’existence d’une bureaucratie syndicale comme la réalité de ce syndicalisme là nous le montre dans les faits. La contradiction entre le discours « révolutionnaire » ou « radical », dépourvu d’une base suffisante au sein de toutes les couches de travailleurs, produit alors une fuite en avant. C’est alors l’activisme dans des collectifs diverses et variés (regroupant des responsables syndicaux coupés de leurs bases, des groupes politiques et philosophiques, des associations intellectuelles, voire caritatives...) qui fleurissent au gré des mobilisations et de l’actualité politique...

Par conséquent, l’organisation révolutionnaire doit exister sous forme de tendance syndicale, stable, permanente, et structurée, donc à l’image de la confédération (dans les syndicats de branche, dans les unions locales, en réseau de branche professionnelle, etc.), ainsi qu’au niveau international, sans quoi, tout cela n’aurait strictement aucun sens. Mais l’organisation révolutionnaire ne doit regrouper que des militants, et non pas des organisations de masse (syndicats, UL, etc.) que l’on aura fait adhérer artificiellement (sans débat réel et approfondi parmi tous les adhérents) à la tendance syndicaliste-révolutionnaire. Ce fut là l’erreur des premiers CSR, en 1919-1921.

En conclusion, nous ne disons pas que la construction de tendances syndicaliste-révolutionnaires dans d’autres organisations syndicales que la CGT est impossible. Nous appelons simplement ces militants à débattre concrètement avec nous de cette perspective : la construction d’une tendance syndicaliste-révolutionnaire dans leur propre organisation syndicale n’aura en effet de sens qu’avec une stratégie globale visant à la réunification syndicale. C’est sur cette base concrète que nous souhaitons engager un débat fraternel et constructif.
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Dim 26 Fév - 13:50

Que pensez-vous de ce texte?
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Dim 26 Fév - 14:06

ivo a écrit:perso, rien au mieux, tu le sais.

c'est pas ... mon optique des choses.

Ah... Tu ne penses pas que pour construire un rapport de force qui nous soit favorables nous devrions être unis?
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Re: Actualité du CSR

Message  ivo le Dim 26 Fév - 14:09

je sais que c'est ... ta grosse question.
je ne dis pas que c'est pas utile......

je dis juste que je perçois et vis les choses differement.
on peut en parler ailleurs, si tu y tiens, pour pas flooder ici.

pour resumer pour ce sujet.
- le rapport de force, comme tu dis, ne changera pas.
(y'en a mm pas de rapport de force !! XD)
- les syndicats et autres "choses" du genre, tu sais ce que j'en pense.


Dernière édition par ivo le Dim 26 Fév - 14:12, édité 1 fois
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Dim 26 Fév - 14:11

ivo a écrit:je sais que c'est ... ta grosse question.
je ne dis pas que c'est pas utile......

je dis juste que je perçois et vis les choses differement.
on peut en parler ailleurs, si tu y tiens, pour pas flooder ici.

Ok je t'envoie un MP, si tu veux bien, parce que c'est vrai que nos visions des choses semblent assez éloignées l'une de l'autre et ça peut être intéressant d'en parler Wink.
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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Dim 26 Fév - 19:03

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Re: Actualité du CSR

Message  spike le Sam 14 Juil - 10:55

Up!! Le camp d'été du CSR commence lundi dans la Loire.
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