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Etats-Unis

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Etats-Unis

Message  ivo le Lun 14 Nov - 10:49

Les Etats-Unis, un pays ingouvernable ?
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/13/les-etats-unis-un-pays-ingouvernable_1602093_3222.html?google_editors_picks=true
L'Amérique est-elle devenue ingouvernable ? Ses Pères fondateurs "se sont-ils plantés", comme le suggérait, fin septembre, le magazine American Prospect ? L'incapacité des responsables américains à répondre à la crise, la paralysie institutionnelle à Washington, l'omniprésence de l'argent dans le système politique ont propagé d'angoissantes questions aux Etats-Unis sur le modèle lui-même - un phénomène assez rare dans un pays qui s'enorgueillit d'avoir donné au monde les "checks and balances", le savant système d'équilibre des pouvoirs entre le président, le Congrès et la Cour suprême qui régit la démocratie américaine depuis 1787.
La Constitution a rang de "religion", comme le disent eux-mêmes les Américains. Quand George Washington et ses amis Benjamin Franklin, James Madison et autres Pères fondateurs (Thomas Jefferson était retenu par son ambassade à Paris) se sont enfermés à l'été 1787 à Philadelphie, ils avaient conscience de faire oeuvre historique. Personne n'avait jamais remplacé la monarchie par une république.

Rédigée alors pour un pays de 4 millions d'habitants, la Constitution est aujourd'hui la plus ancienne du monde, et la plus courte - 4 400 mots. Ce qui ne l'empêche pas de faire autorité pour 300 millions de personnes. Composée d'un préambule et de sept articles, auxquels se sont ajoutés au fil des ans 27 amendements, elle définit le rôle du président et du Congrès, leur mode d'élection, et pose les grands principes sur lesquels est fondée la nation américaine : la liberté d'expression et de religion, le droit de porter des armes à feu, la présomption d'innocence...

Depuis deux siècles, les écoles de pensée s'affrontent sur l'interprétation des formules évasives dont le texte est émaillé ("châtiment cruel et inhabituel", "fouilles déraisonnables"). Et régulièrement, les tensions s'exacerbent entre le pouvoir fédéral et les Etats, que ce soit sur l'éducation, les moeurs, la peine de mort, ou les aides sociales.

"NOUS SOMMES DEVENUS L'ANGLETERRE, OU ROME"

Mais depuis l'apparition du Tea Party, mouvement radical anti-Etat et contre Barack Obama, le débat sur la Constitution est sorti des prétoires. Rarement le système a été autant questionné qu'aujour-d'hui. Rarement les Américains ont autant douté de leurs institutions. La Charte de 1787 est devenue "un document assiégé", comme l'a titré Time Magazine. Le Tea Party aurait réussi à imposer sa lecture, "l'idée que les Fondateurs ont établi un gouvernement central faible", selon Elizabeth Wydra, juriste au Constitutional Accountability Center.

Dans un livre qui vient de paraître, Republic, Lost, le professeur de droit de Harvard Lawrence Lessig résume le climat actuel : "De trop nombreux Américains ont aujourd'hui l'impression que nous n'allons pas y arriver, écrit-il. Ce n'est pas que la fin soit proche mais il semble que ce sentiment si américain de notre grandeur inévitable - culturelle, économique ou politique - s'est évanoui. Nous sommes devenus l'Angleterre, ou Rome ou la Grèce."

Ce n'est pas la première fois que la morosité atteint les Américains et il suffit de relire le discours de Jimmy Carter, en 1979, sur le "malaise" de ses compatriotes pour relativiser. Mais selon le professeur Lessig, le mal d'aujourd'hui n'affecte pas les individus mais les structures : "Notre capacité à gouverner, le produit d'une Constitution que nous avons révérée depuis plus de deux siècles, est arrivée à son terme. Le gouvernement a perdu sa capacité à prendre les décisions les plus essentielles. Lentement, nous commençons à en prendre conscience : un navire qui n'est plus dirigé est un navire qui finira par couler."

La classe politique a atteint des records d'impopularité : 89 % des Américains n'ont pas confiance en leur gouvernement. 75 % d'entre eux pensent que l'argent "achète des résultats" au Congrès. Comme le note le professeur Sanford Levinson, auteur d'un livre sur les failles de la Constitution (Our Undemocratic Constitution, Oxford University Press), le système politique souffre d'un "sérieux problème de légitimité".

"LES ETATS-UNIS ONT-ILS BESOIN D'UN PREMIER MINISTRE ?"

Comment en est-on arrivé là, trois ans après l'élection de Barack Obama ? D'abord, par un phénomène purement politique : depuis que les démocrates ont perdu leur super-majorité au Sénat, en février 2010, Washington est paralysé par un affrontement titanesque avec les républicains. Dans le Washington du gridlock ("blocage"), 51 voix sur 100 ne suffisent pas pour gouverner. Il en faut 60 pour briser les manoeuvres d'obstruction des républicains - selon une règle de procédure qui n'est d'ailleurs pas inscrite dans la Constitution. Résultat : la première puissance du monde fonctionne d'une mesure budgétaire à la suivante sans qu'aucune loi de finances ait été votée.

En plein bras-de-fer avec les républicains sur le relèvement du plafond de la dette, en août, Barack Obama a mis ses compatriotes en garde. A l'heure de la mondialisation, les systèmes politiques n'échappent pas à la compétition : "Le monde entier nous observe, a-t-il prévenu. Montrons que les Etats-Unis sont toujours la plus grande nation de la planète." Mais l'accord a minima qui est intervenu entre la Maison Blanche et le Congrès n'a pas renforcé la crédibilité de Washington. Après la dégradation de la note des Etats-Unis, le politologue Fareed Zakaria a noté que seuls les pays à régime parlementaire bénéficiaient encore du triple A des trois agences de notation (la France étant une exception car un cas hybride, selon lui). "Les Etats-Unis ont-ils besoin d'un premier ministre ?", s'est-il interrogé.

Au-delà de la conjoncture politique actuelle, les structures sont en cause. Si le Tea Party estime que la Constitution est la solution, certains en viennent à penser qu'elle fait plutôt partie du problème. "Le système de "checks and balances" avait du sens au XVIIIe siècle, quand les problèmes se développaient beaucoup plus lentement, estime Larry Sabato, professeur à l'université de Virginie. Aujourd'hui, il rend difficile la possibilité de prendre des décisions rapides." Harold Meyerson, du magazine American Prospect, rappelle que le gridlock est inscrit, de fait, dans le système d'équilibre des pouvoirs : les Fondateurs voulaient se prémunir contre tout retour à la monarchie. L'Amérique "paie", selon lui, le fait qu'elle a rédigé sa Constitution la première, un demi-siècle avant que le règne de la majorité et du suffrage universel se soit propagé. "Des institutions inspirées par les phobies antiaristocratiques de l'Amérique et ses intérêts esclavagistes - le collège électoral, le Sénat - ont survécu à des principes qui ont été oubliés. Pourtant ils nous gouvernent toujours", regrette-t-il.

Sans aller jusqu'à déclarer la Constitution obsolète, Time a fait une liste de ce que l'Amérique de 1787 ignorait : les avions, l'ADN, les virus, les ordinateurs, Lady Gaga... George Washington ne pouvait pas imaginer qu'un homme traverserait un jour l'océan dans un engin volant, rappelle l'hebdomadaire. Et pourtant on l'interroge, parmi les auteurs de la Constitution, sur la légalité des frappes de drones en Libye...

"Il est clair qu'il y a un échec. Mais une partie de notre problème vient de notre difficulté à identifier où il réside", déclare Peter Alexander Meyers, spécialiste de Jean-Jacques Rousseau et auteur d'un livre sur la démocratie à l'âge du terrorisme (Civic War and the Corruption of the Citizen). A gauche, il est devenu presque banal de relever que le capitalisme autoritaire à la chinoise n'a pas que des inconvénients quand il s'agit de répondre aux défis multinationaux tels que le changement climatique. Au point que certains progressistes plaident pour un renforcement des pouvoirs du président, comme Bruce Ackerman, constitutionnaliste à la faculté de droit de Yale, ou Peter Orszag, le premier directeur du budget de Barack Obama. Dans l'hebdomadaire de gauche The Nation, Orszag a rédigé mi-septembre une chronique qui en a fait sursauter plus d'un : "Aussi radical que cela puisse paraître, nous devons répondre à la paralysie de nos institutions politiques en les rendant un peu moins démocratiques", avance-t-il. Ou quand les démocrates plaident pour moins de démocratie...

ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE

D'autres trouvent au contraire que c'est la démocratie qui manque et qu'il faut un mécanisme pour limiter les tentations présidentielles. Le chercheur Chris Phillips, qui vient de sortir un livre (Constitution Café), pense que le problème est moins dans le texte lui-même que dans les pouvoirs supplémentaires que se sont arrogés les branches exécutive et législative : le président, en engageant les forces armées sans approbation du Congrès, comme en Libye, ou en signant des décrets qui précisent l'interprétation qu'il fait des lois ; ou la Cour suprême, par un pouvoir de "révision judiciaire" qui ne figure pas dans la Constitution.

Pour son livre, Chris Phillips a organisé des "discussions citoyennes" autour de l'idée de réforme. Les participants ont émis des propositions iconoclastes : rédiger une "déclaration des responsabilités", qui accompagnerait la Déclaration des droits (Bill of Rights) ; mettre fin au pouvoir de n'importe quel juge fédéral de statuer sur la constitutionnalité des lois - ce qui aboutit in fine à ce que ce soit la Cour suprême, plutôt que le Congrès, qui ait à décider de sujets hautement contentieux comme l'avortement ; ou encore limiter la pratique du secret d'Etat en incluant un membre de la presse dans toutes les délibérations confidentielles. L'heureux journaliste n'aurait pas le droit de divulguer ses scoops sur-le-champ, "mais au moins on n'aurait pas besoin d'attendre trente ans pour savoir la vérité sur l'attaque du Tonkin" (qui a donné le prétexte à la guerre du Vietnam), dit Chris Phillips.

L'architecture du système institutionnel lui-même est en question, mais plus rarement, parce que c'est l'aspect le plus émotionnel. Les Etats-Unis sont "une république et pas une démocratie", selon la formule que répète à l'envi le Tea Party : le principe "un homme une voix" ne s'applique pas uniformément (les Fondateurs voulaient contrebalancer le poids du peuple). Comme le dit Laurence Tribe, ex-mentor de Barack Obama à Harvard, cette originalité est partie intégrante de l'""exceptionnalisme" américain", ce sentiment qu'ont les Américains d'avoir un destin particulier.

L'énoncé de ces dispositions est connu. Chaque Etat gros ou petit possède deux sénateurs. La Californie, avec 35 millions d'habitants, a donc autant de sénateurs que le Wyoming, 560 000 habitants. En vertu de cette représentation, un quart du Sénat est contrôlé par des Etats qui ne représentent que 5 % de la population. Le président n'est pas élu au suffrage universel direct mais par des grands électeurs choisis dans chaque Etat. Depuis la fin de la guerre, ce système a installé à la Maison Blanche cinq hommes qui n'avaient pas remporté 50 % des voix (Harry Truman, John Kennedy, Richard Nixon, Bill Clinton et George W. Bush), critique le professeur Levinson, le doyen des constitutionnalistes américains. Le héraut de l'écologie Al Gore a été déclaré perdant en 2000 alors qu'il avait 500 000 voix d'avance sur George W. Bush. Si le système avait été différent, les Etats-Unis n'en seraient peut-être pas à se désoler de l'avance prise par la Chine dans la fabrication de panneaux solaires...

Larry Sabato est l'un des politologues réputés du pays. Avec sa "boule de cristal" de l'université de Virginie, il donne régulièrement les prévisions les plus fiables sur les résultats électoraux. Quand il a publié un livre (A More Perfect Constitution) sur la réforme de la Constitution, en 2008, les médias ne s'en sont pas souciés. "La presse américaine est surtout orientée vers l'événementiel, excuse-t-il. Pas sur le débat d'idées."

Dans son livre, il fait 23 propositions pour moderniser le système politique. Augmenter le nombre d'élus, par exemple : Au lieu de 100, le Sénat comprendrait 136 membres, ce qui permettrait de diluer le poids des petits Etats. La chambre comprendrait 1 000 membres - contre 435 actuellement -, ce qui rapprocherait les élus de leurs administrés et limiterait les coûts des campagnes électorales. Les juges fédéraux ne pourraient plus être nommés à vie. Le mandat du président serait de six ans, non renouvelable, sauf à obtenir par référendum une extension de deux ans. Cela permettrait de limiter l'effet de campagne permanente : deux ans après l'élection de 2008, Barack Obama était déjà en campagne. Il n'aura finalement pleinement gouverné que deux ans.

Larry Sabato a eu la surprise de recevoir une lettre de soutien d'un descendant de James Madison, l'architecte de la Constitution. Lequel lui a rappelé que son ancêtre avait lui-même acquiescé à l'idée de Thomas Jefferson de rafraîchir le texte tous les vingt ans. Mais les Fondateurs, s'ils n'étaient pas fermés aux aménagements, ont fait en sorte qu'il soit difficile de défaire leur oeuvre. Pour réviser le texte (il n'y a eu que 17 modifications, outre les 10 amendements de la Déclaration des droits, pour quelque 11 000 propositions), il faut une majorité de deux tiers dans les deux chambres du Congrès et une ratification dans trois quarts des Etats dans les sept ans. "Pour changer, il faudrait une crise massive, dit le professeur Sabato, une situation extrême comme une catastrophe naturelle terrible, une épidémie, une chute de météorite." Et, aux yeux de la plupart des experts, l'époque est trop agitée pour ouvrir la boîte de Pandore de la Constitution.
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Re: Etats-Unis

Message  spike le Mar 15 Nov - 12:36


89 % des Américains n'ont pas confiance en leur gouvernement. 75 % d'entre eux pensent que l'argent "achète des résultats" au Congrès.

Et leur réponse c'est l'individualisme et le darwinisme social.
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Re: Etats-Unis

Message  Invité le Jeu 8 Déc - 18:20

Les merveilles de la justice étasunienne : la "Three Strikes Law".

Je ne sais pas si vous avez entendu parler des Three Strikes laws aux
USA? C'est assez hallucinant. En gros, elles permettent de condamner
quelqu'un à une peine de prison qui va de 25 ans à la perpétuité pour
n'importe quel crime/délit (la distinction entre les deux n'est pas
exactement la même qu'en France), à partir du moment où cette même
personne a déjà été condamnée deux fois dans le passé pour un crime
violent ou sérieux. Et surtout, en Californie, la troisième offense en
question ne doit même pas forcément être violente ou sérieuse pour jeter
quelqu'un à vie derrière les barreaux.

Bon, un cas concret (Wikipedia):

Santos
Reyes a commis un cambriolage lorsqu'il était mineur (premier strike);
le deuxième strike était un braquage lors duquel personne n'a été
blessé; après dix ans sans incident, Reyes a été déclaré coupable
d'avoir envoyé une candidature contenant de fausses informations alors
qu'il avait prêté serment, et, conformément à la three strikes law, il a
été condamné à une peine de prison de 26 ans minimum jusqu'à la
perpétuité.

(Désolée pour le style approximatif, j'ai traduit à l'arrache)

Lien wiki pour des infos plus complètes: http://en.wikipedia.org/wiki/Three_strikes_law

Source : forum Dynamite

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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 31 Oct - 9:29

Sandy : trois réacteurs nucléaires à l'arrêt, un quatrième en état d'alerte
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202357658899-sandy-un-reacteur-nucleaire-mis-a-l-arret-505694.php
La centrale Oyster Creek, la plus vieille du pays, suscite le plus d'inquiétudes. Bâtie en 1969 dans le New Jersey, elle est placée en état d'alerte depuis lundi en raison d'une montée des eaux à l'intérieur de son système de refroidissement et d'une perturbation de son circuit d'approvisionnement électrique.

Trois réacteurs à l'arrêt et une vieille centrale en état d'alerte : l'ouragan Sandy qui a déferlé sur le nord-est des Etats-Unis a soumis le secteur nucléaire américain à rude épreuve et soulevé des questions sur la sûreté des installations. « Tout semble sous contrôle à ce stade. Aucune infrastructure de centrale n'a été endommagée », affirmé à l'AFP Neil Sheehan, porte-parole de l'autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC). « Il n'y a aucune menace de fuite » radioactive, a renchéri Craig Fugate, de l'agence américaine de gestion des crises (FEMA), interrogé sur la chaîne NBC.
Installées principalement dans le nord-est, région la plus touchée par Sandy, les centrales nucléaires américaines n'ont pas été épargnées par l'ouragan et certaines d'entre elles ne pourront pas tourner à plein régime dans l'immédiat, alors que 8 millions de foyers restent privés d'électricité. « Sandy a montré que ces centrales étaient vulnérables face à ce genre de tempêtes, spécialement si elles augmentent en intensité et en fréquence », observe pour l'AFP Robert Alvarez, ex-conseiller au secrétaire à l'Energie sous l'administration Clinton.
Situé au bord de la rivière Delaware, à Hancocks Bridge (New Jersey), le réacteur nucléaire Salem 1 a été mis à l'arrêt mardi quand plusieurs pompes servant à le refroidir ont cessé de fonctionner. « La centrale reste stable », a assuré à l'AFP un porte-parole de l'opérateur, Public Service Electric and Gas (PSEG), ajoutant ne pas disposer d'estimations sur une date de remise en service de ce site qui fournit une partie de l'électricité de New York.
Le ministère de l'Energie a également annoncé mardi l'arrêt d'un deuxième réacteur, sur la centrale de Nine Mile dans le nord de l'Etat de New York, et d'un troisième, niché à une cinquantaine de kilomètres au nord de New York, au bord de la rivière Hudson. Son exploitant, la société Entergy, a affirmé sur son compte twitter qu'il n'y avait aucun « risque pour le public » ou pour les employés.
C'est toutefois une autre centrale, la plus vieille du pays, qui suscite le plus d'inquiétudes. Bâtie en 1969 dans le New Jersey à proximité de la rivière du même nom, Oyster Creek est placée en état d'alerte depuis lundi en raison d'une montée des eaux à l'intérieur de son système de refroidissement et d'une perturbation de son circuit d'approvisionnement électrique. « Le courant a été rétabli dans certaines parties de la centrale » et le générateur de secours a été activé, a affirmé par courriel à l'AFP un porte-parole d'Exelon, l'exploitant de la centrale.
Les autorités estiment qu'il faut désormais attendre que le niveau d'eau baisse mais rappellent que l'unique réacteur de la centrale était déjà à l'arrêt pour maintenance au moment du passage de Sandy. La situation de cette centrale, appelée à fermer ses portes en 2019, inquiète toutefois certains experts. « Si une forte inondation ou des vents violents mettaient à plat le système électrique de secours, la centrale serait alors en situation de +black out+ et c'est exactement ce genre de situation qui a mené au désastre de Fukushima », au Japon en 2011, assure Robert Alvarez.
Récusant un tel spectre, l'autorité de sûreté nucléaire admet toutefois que la remise en état des réacteurs devra se faire prudemment pour éviter tout incident. « Nous allons continuer à tout faire pour nous assurer qu'on peut remettre ces réacteurs en service en toute sécurité. Il reste encore à régler de nombreuses questions concernant la stabilité » de la température des réacteurs, a admis son porte-parole Neil Sheehan.
Le nucléaire américain fournit 20% des besoins en électricité des Etats-Unis.
SOURCE AFP
le meme scenario que fukushima ....
il n'y avait pas eu une etude et un stress test mondial apres fukushima ?? ..................
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Lun 5 Nov - 9:53

Russell Banks : "Si Romney gagne, les Etats-Unis se transformeront en ploutocratie"
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/01/russell-banks-aux-etats-unis-on-en-revient-toujours-a-la-question-raciale_1784527_3246.html?google_editors_picks=true
Russell Banks n'est pas seulement l'un des meilleurs romanciers américains, c'est aussi l'un des plus engagés. Issu d'un milieu pauvre, ancien militant d'extrême gauche dans sa jeunesse, cet homme, né en 1940, a soutenu Barack Obama en 2008. L'auteur d'American Darling et de La Réserve, parus chez Actes Sud, observe aujourd'hui le paysage politique de son pays et exprime sa déception.
Barack Obama est en difficulté pour l'élection du 6 novembre. Etes-vous inquiet ?

Je suis même très inquiet. Romney Inc. a convaincu suffisamment de Blancs des classes moyennes et ouvrières de voter contre leurs intérêts. En d'autres termes, de faire confiance aux patrons. Les travailleurs américains sont en train de perdre leur travail, leurs économies, leurs maisons, et ce qu'ils ressentent, ce n'est pas de la rage, mais de la peur. Ils se comportent comme si une menace métaphysique pesait sur eux, comme si toutes leurs certitudes les plus élémentaires étaient bouleversées. Romney et ses laquais millionnaires ont exploité cette peur sans relâche.

De son côté, Obama a mené une campagne terne, comme s'il était presque soulagé d'avance à l'idée de perdre et de retourner à sa vie d'universitaire. L'une de ses grandes qualités, c'est qu'il n'est ni fou, ni délirant, ni narcissique. Mais cette qualité-là, justement, fait qu'il a du mal à rester constamment sur la brèche. Visiblement, ça l'a ennuyé de faire campagne et de lever des fonds, pendant des mois. Il a trouvé le prétendu débat ridicule et il considère son adversaire comme un idiot et un lâche. Si on avait eu une campagne de huit semaines, avec un seul tête-à-tête, Obama se serait montré brillant et sa victoire aurait été écrasante. Là... peut-être qu'il va gagner, ou peut-être pas. Ça va se jouer à pile ou face.

Que va-t-il se passer si Romney gagne ?

La République se transformera en une ploutocratie.
Le New Deal de Franklin Roosevelt sera définitivement enterré. Ce mouvement n'est pas nouveau : les ploutocrates y travaillent d'arrache-pied depuis des générations. S'ils arrivent à leurs fins, il n'y aura pas de retour en arrière, sauf s'il se produit une deuxième révolution. Mais, pour qu'il y ait une révolution, il faudrait qu'une ruine totale s'abatte sur le pays et, grâce à la mondialisation, sur le monde entier : famine, migrations forcées, augmentation dramatique du nombre de sans-abri, effondrement des services publics. Qui peut souhaiter cela ? Personne. Donc, il n'y aura pas de seconde Révolution américaine. Si Romney gagne, nous devrons réfléchir à la manière dont nos petits-enfants vont survivre dans un âge de ténèbres.

Comment percevez-vous le paysage politique américain ?

Ce qui est frappant, quand on regarde les derniers mois et même les dernières années, c'est de voir à quel point le spectre politique a glissé vers la droite. Les démocrates sont là où Reagan se trouvait il y a vingt ans. Il faut avoir mon âge pour se souvenir qu'aujourd'hui Nixon serait presque à l'extrême gauche, et qu'Eisenhower ne pourrait pas faire partie du Parti républicain. Je pense que le changement a commencé du temps de Reagan, quand l'opposition entre les deux partis est devenue d'ordre raciale. Dans l'imaginaire américain, les démocrates sont le parti des gens de couleur : Latinos, Asiatiques, Afro-Américains... et des Blancs libéraux, comme moi.

A l'inverse, le Parti républicain est un parti de Blancs. Or la ploutocratie américaine, qui est très effrayante, a réussi à faire naître des alliances dans lesquelles la race l'emporte sur la classe. C'est un événement historique : vous pouvez dresser des gens contre leurs intérêts si vous brandissez la question raciale. Des Blancs pauvres voteront pour les intérêts des Blancs riches, s'ils pensent que le parti adverse est associé aux Noirs. Aux Etats-Unis, on en revient toujours à la question raciale. Mais le moment est très intéressant, dans la mesure où les Blancs américains sont en train de devenir une minorité. Environ 45 %.

Pourquoi les Américains ont si peur ?

Il y a eu tant de changements : culturels, sociaux, économiques. La classe moyenne inférieure et les ouvriers, surtout les Blancs, ont l'impression qu'ils ont perdu le contrôle de leur vie. Les vieilles hiérarchies sur lesquelles s'appuyait la supériorité de l'homme blanc ont été renversées. Sans compter la disparition des emplois industriels stables, dans lesquels vous vous engagiez à 18 ans et jusqu'à la retraite. Vous pouviez vous payer une maison, envoyer vos enfants à l'université, acheter une voiture à crédit, vivre de manière correcte dans une banlieue, en tondant votre pelouse le dimanche et en invitant vos amis pour le barbecue. Ces jours-là sont révolus et ils n'ont été remplacés par rien de rassurant. C'est l'une des causes de cette peur diffuse qui traverse le pays.


L'homme blanc était-il si convaincu d'être le maître du monde ?

La nature de cette société capitaliste individualiste que nous avons établie entraîne un mode de vie à haut risque. Dans le rêve américain, tout le monde est supposé réussir par ses moyens, et si vous n'y arrivez pas, c'est votre faute, pas celle de la société
. Une quête morale, en quelque sorte, qu'on est censés tenir pour une liberté, dans une économie ouverte. Mais cela engendre une pression terrible. C'est un débat intéressant qui se retrouve dans la campagne actuelle : l'aile droite du Parti républicain répète sans cesse que c'est chacun pour soi. Ils prêchent une espèce de darwinisme social. Ils disent : "Nous ne voulons pas devenir une autre Europe." Ce qui veut dire pas d'Etat-providence, mais une société capitaliste, individualiste à l'ancienne. Du côté démocrate, on plaide pour une plus grande responsabilité de l'Etat en matière sociale.

L'Europe est à ce point un contre-modèle ?

Beaucoup d'Américains ont peur de l'Etat-nounou, où les citoyens ne sont pas libres de contrôler leur propre destinée. "Ta maison est ton château" : vous devez pouvoir faire le tour de votre jardin avec votre fusil à l'épaule, sans que personne vienne vous ennuyer. Grimper sur votre cheval et partir vers l'ouest, vers des contrées sauvages où vous construirez votre propre château. Un individu robuste et libre, qui ne dépend de personne. C'est une particularité américaine, qui appartient à notre histoire, à nos mythes. Elle fait partie de nos classiques, on la retrouve dans Huckleberry Finn, dont le héros descend le Mississippi, ou dans Moby Dick, où le capitaine Achab part en direction de la haute mer sur son baleinier. Ces images puissantes ont forgé l'idée que les Américains ont d'eux-mêmes depuis des centaines d'années. On ne voit pas ça quand on regarde vers l'Europe.

Y a-t-il moins de liberté aux Etats-Unis aujourd'hui qu'il y a vingt ans ?

Ce qui est plus difficile maintenant, c'est d'obtenir la vérité. A cause des changements dans la structure capitalistique des médias. De plus en plus, les éditeurs de presse agissent d'abord dans l'intérêt des actionnaires et non dans celui du public. Cela dit, le développement d'Internet s'oppose à ce mouvement.

Le mensonge est-il très présent dans le discours politique ? Dans les mots utilisés ?

On est si accoutumés qu'on ne s'en rend même plus compte
, à moins d'avoir gardé le souvenir d'autres discours, d'autres époques. D'autres manières de s'adresser aux électeurs et de discuter des problèmes en public. On n'a pas eu de conversation honnête et intelligente dans la vie publique depuis longtemps. Même quelqu'un d'intelligent et de structuré comme Barack Obama n'a pas réussi cela, sauf en de très rares occasions. Durant les quatre années de son mandat, quelque chose s'est désintégré dans son langage. Tiédi. Comme s'il était écrasé par le monde politique de Washington. Je suis de plus en plus déçu par la manière dont son discours s'est ramolli, affadi, rempli de clichés, vidé de son sens politique. Le discours qu'il a fait devant la convention démocrate au moment de sa nomination était si plat, si banal, comparé à ceux qu'il a faits avant d'être élu.

Que s'est-il passé ?

A Washington, vous vivez dans une bulle, personne ne parle franchement au président, sauf peut-être sa femme. Il est entouré de gens comme lui. Difficile de penser clairement dans une salle de miroirs.

Mais historiquement ?

Le niveau d'éducation a baissé aux Etats-Unis. On a arrêté d'investir. La capacité des Américains à utiliser le langage, et à le décrypter, s'est détériorée. Ils ont des diplômes mais plus les mêmes compétences linguistiques des années 1950 ou 1960. On est devenu une société de consommation à un point tel que ça a pris le pas sur le reste. Les enfants sont bombardés de milliers de pubs chaque jour. Voilà l'ambiance. Un monde marchand. Le langage a été relégué au second plan, quand la télévision, donc l'image, a fait irruption. Au début, on pensait que les pubs rendaient les programmes possibles, avant de comprendre que c'était le contraire. Et ça s'amplifie avec Internet : pourquoi est-ce que Facebook existe ? Pourquoi les réseaux sociaux ? Pour vendre de la pub. Et même Google. C'est son but. Il s'agit d'un changement anthropologique radical. Mon petit-fils de 4 ans a un cerveau façonné différemment du mien. Si on lui donne un livre, il essaie de tourner les pages en les faisant glisser, comme sur un iPad. Je voudrais être là dans une centaine d'années pour voir les conséquences de tout ça.

Obama aussi est pris dans ce système où la communication l'emporte sur le reste ?

Pour devenir président maintenant, il faut 500 millions de dollars. Et les démocrates prennent le même argent que les autres. Au début, j'étais très excité quand j'ai lu les livres d'Obama ; il utilisait les mots d'une manière qui respirait l'authenticité. Et puis il est devenu président. Je l'ai soutenu, j'ai été très heureux qu'il soit élu et je le suis encore, mais il est très, très modéré, centriste. Je n'attendais pas de mesures réellement progressistes, mais j'aurais aimé qu'il soit un peu plus actif dans le domaine exécutif. Je suis déçu qu'il n'ait pas fermé Guantanamo, par exemple, ou démantelé l'arsenal des mesures sécuritaires prises par Bush après le 11-Septembre.

La surveillance est l'un des grands thèmes de votre dernier roman paru en France, "Lointain souvenir de la peau". Le héros, un jeune délinquant sexuel, est socialement invisible et tout le temps visible, puisqu'il est observé par des dispositifs électroniques de sécurité.

Les moyens technologiques destinés à voir et à être vus ont comme effet de déshumaniser. Si vous avez le pouvoir de surveiller quelqu'un, vous le transformez en objet. Dans les villes américaines, vous ne pouvez plus vous trouver dans un ascenseur sans être observé par une caméra. Or, l'un des grands fantasmes américains, c'est de disparaître. Partir acheter du pain et ne pas revenir. On ne peut plus faire ça, ici. On ne peut plus se cacher.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 7 Nov - 12:01

États-Unis : le mariage homosexuel et le cannabis, grands "gagnants" des référendums
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En plus de choisir entre Obama et Romney, les électeurs de 38 états devaient se prononcer sur 176 questions référendaires. Parmi elles, la question du mariage homosexuel ou encore la légalisation de la consommation du cannabis à des fins médicales.


Les Américains n'ont pas voté mardi que pour élire leur nouveau président. Dans 38 états, ils ont du se soumettre à 176 référendums. Premiers enseignements : les partisans du mariage homosexuel et de la consommation de cannabis ont remporté un franc succès.

Le cannabis autorisé à des "fins récréatives"

L'État du Colorado et l'État de Washington son devenus les premiers États à légaliser la consommation de cannabis à des " fins récréatives ". Jusqu'ici des États avaient autorisé la consommation de marijuana à des fins thérapeutiques, en clair pour soulager la douleur par exemple. L'usage du cannabis à des fins médicales a été autorisé mardi dans le Montana et rejeté par l'Arkansas.

Le mariage gay approuvé par un septième état

Le Maryland est devenu le 7ème État à légaliser le mariage entre des personnes du même sexe. D'après les premières estimations, le Maine et l'Etat de Washington pourraient aller dans ce sens.

La Californie dit non à l'abolition de la peine de mort

Les décisions souvent progressistes prises par la Californie sont scrutées de près par les observateurs. Les calforniens devaient trancher sur la fin de l'abolition de la peine de mort. Une option rejetée par les habitants de l'État le plus peuplé des États-Unis.

La Floride rejette une proposition conservatrice sur l'avortement

Les électeurs de Floride devaient se prononcer sur la fin d'affectation de fonds publics pour le financement de l'avortement. Un référendum rejeté par 55% des habitants de l'État.
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Re: Etats-Unis

Message  niouze le Mer 7 Nov - 23:28

Ces groupes français qui aimeraient se débarrasser d’Obama et financent l’ultra-droite américaine

Par Olivier Petitjean (5 novembre 2012)

Pendant la campagne électorale états-unienne, l’argent coule à flot. Et les grandes entreprises françaises, y compris publiques, ne sont pas les dernières à distribuer des milliers de dollars aux candidats. Avec un certain penchant pour les républicains les moins fréquentables : néoconservateurs et fondamentalistes chrétiens du tea party, dénégateurs du changement climatique, fanatiques des énergies fossiles et des armes à feu, jusqu’aux xénophobes avérés. Quand les intérêts économiques français se font complices de l’obscurantisme.


Aux États-Unis, le financement des campagnes électorales, que ce soit pour entrer à la Maison Blanche ou au Congrès, ne souffrent de quasiment aucune restriction, ni véritable obligation de transparence. Depuis deux ans, les dirigeants de sociétés cotées en bourse peuvent ainsi financer les campagnes, sans limites, via des comités d’action politique, appelés « Super PACs » (Lire notre article). De grandes entreprises françaises participent à cet afflux massif de dollars. Leur objectif premier : empêcher toute mesure significative de lutte contre le changement climatique, et toute régulation environnementale en général. Leurs financements favorisent également la frange des républicains la plus réactionnaire.

Avec des donations déclarées de 728 000 dollars, au 1er octobre 2012, auprès de candidats au Sénat et au Congrès, les entreprises françaises se placent au quatrième rang des firmes étrangères qui interviennent financièrement dans les élections. Elles sont certes moins généreuses que leurs homologues britanniques, suisses (2,3 millions par pays) et allemandes (près de 2 millions). Mais les sommes en jeu demeurent conséquentes, selon le relevé établi par le site états-unien opensecrets.org, animé par un centre de recherche indépendant qui scrute les financements des partis politiques états-uniens. Ces versements profitent d’abord au camp républicain : le groupe pharmaceutique Sanofi, EADS (aéronautique et défense), Areva (nucléaire), Lafarge (BTP), GDF-Suez (énergie) et le groupe Louis-Dreyfus (négoce de matières premières) ont chacun versé entre 55 000 et 192 500 dollars à des candidats, en majorité républicains, via les « Super PACs » que ces entreprises ont créés [1].

GDF-Suez et Lafarge misent sur les climato-sceptiques

A regarder dans le détail, on s’aperçoit que nos champions du CAC 40 portent une attention toute particulière aux candidats climato-sceptiques, qui nient la réalité du changement climatique, et aux membres ultraconservateurs du Tea party, aussi bien hostiles à toute régulation qu’aux minorités (homosexuels, migrants, noirs…). Sur les 33 candidats que GDF-Suez a soutenu, le groupe français a ainsi versé des milliers de dollars à seize républicains clairement climato-sceptiques, ainsi qu’à six autres s’opposant à toute forme de régulation des gaz à effet de serre. Près des trois quarts des contributions directes de l’entreprise – environ 40 000 dollars – leur sont destinées. Le groupe de BTP Lafarge finance de son côté douze candidats climato-sceptiques et cinq opposés à toute régulation sur le climat. Soit 17 candidats sur les 23, auprès desquels l’entreprise a distribué 48 500 dollars de subsides.

Parmi les politiciens les plus prisés des entreprises françaises, on trouve par exemple John Shimkus, membre du Congrès pour l’Illinois. Il avait défrayé la chronique en 2009 en déclarant ne pas craindre la montée du niveau des océans parce que Dieu a promis à Noé que l’humanité ne serait plus jamais menacée par un déluge, selon la Bible... Autre chouchou de cette french connection, Ed Whitfield (Kentucky) : on le retrouve derrière toute une série de tentatives d’abrogation de mesures environnementales adoptées par les démocrates, depuis la classification des gaz à effet de serre comme polluants jusqu’aux normes de pollution de l’air par les centrales électriques. Ou encore John Barrasso, sénateur du Wyoming – financé par Sanofi et GDF-Suez – et déterminé à empêcher l’Agence de protection environnementale de faire quoi que ce soit en matière de changement climatique. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Le Tea party, prisé par Vivendi et Sanofi

Parmi les élus républicains, figurent deux groupes de membres du Congrès spécialement mis à l’index par des associations citoyennes et écologistes à cause de leur acharnement à entraver toute forme de limitation de la pollution. Le premier est baptisé le « Five Flat Earth » (« les cinq de la Terre plate »), en référence à leur négation de toute considération scientifique environnementale. Le second est appelé le « Toxic Six » (les « six toxiques »), opposés à toute forme de lutte contre la pollution. Parmi leurs bienfaiteurs, on retrouve encore des entreprises françaises. Le républicain Dan Lungren (Californie), qui a le privilège douteux de faire partie des deux groupes, a reçu 2 000 dollars du groupe de services et restauration Sodexo.
L’assureur Axa a versé 6 000 dollars à la candidate Ann Marie Buerkle (New York), l’une des « five flat earth ». Lafarge soutient Chris Gibson (New York) des « Toxic Six », ainsi que Dan Benishek (Michigan) pour 7 500 dollars. La plus importante contribution directe de l’entreprise, qui clame pourtant son attachement à la « protection environnementale » et au « respect des communautés locales »… Membre des « five flat earth », Dan Benishek a qualifié le changement climatique de « foutaise », de « truc scientifique non prouvé », ou encore de « pure et simple machination ».



Financer le créationnisme

Et s’il n’y avait que les climato-sceptiques. Défendre le créationnisme, s’opposer à toute restriction des armes à feu, entraver les droits des homosexuels, des immigrés ou des Noirs, ne semble pas spécialement déranger les entreprises françaises. David Vitter, sénateur de Louisiane, financé par Lafarge et Louis Dreyfus, avait ainsi tenté de faire voter une subvention de 100 000 dollars à un groupe créationniste pour prêcher la « science chrétienne » dans les écoles de Louisiane. Le « Tea party », la frange la plus extrémiste des parlementaires républicains, bénéficie également de l’attention pécuniaire de Vivendi, Areva, Sanofi, GDF-Suez et du groupe Louis Dreyfus [2].

Des dizaines de milliers de dollars sont donc distribués ici et là, parmi les ultra-conservateurs. Et encore ne s’agit-il là que des sommes directement données à un candidat par des entreprises françaises. Si l’on considère les budgets d’ensemble des comités d’action politique (PACs), spécialement créés pour faire transiter les financements privés à but politique, les dépenses totales de ces entreprises hexagonales se portent à 700 000 dollars pour Axa, 644 000 pour Sanofi, 196 000 pour Vivendi ou 163 000 pour Areva.

Les dirigeants de la Société générale, fans de Mitt Romney

Le candidat républicain est, cette fois, le favori des banquiers : ceux de Goldman Sachs lui ont versé près d’un million de dollars, ceux du Crédit suisse un demi-million... Plusieurs cadres dirigeants de la Société générale aux États-Unis contribuent également à financer la campagne à travers les associations professionnelles et par des donations directes. Avec un net penchant pour Mitt Romney. Ils ont ainsi versé 218 000 dollars à la campagne du républicain (dont 52 500 dollars pour le seul Craig Overlander, directeur de la Société générale Amériques), selon le relevé des déclarations à la Commission électorale fédérale (FEC), dont nous avons consulté le détail [3]. Côté BNP-Paribas (32 000 dollars pour Romney), la répartition entre les deux camps est davantage partagée.

Du côté de la Société générale, on précise que la banque « n’a versé aucun fond à aucun des candidats de la campagne présidentielle américaine au niveau corporate. Le système américain est tel que des individus qui eux font des donations pour leurs candidats sont obligés de mentionner leur employeur. C’est certainement de cette pratique que vient la confusion ». Idem chez BNP-Paribas qui a tenu à expliquer le 6 novembre qu’elle « ne fait pas partie des entreprises ayant soutenu l’un ou l’autre des candidats à l’élection présidentielle américaine et n’a fait aucun don, ni à l’un, ni à l’autre » [4].

Les contributions de campagne des groupes français, via leurs comités d’action politique, s’ajoutent à leurs dépenses de lobbying à Washington. Air Liquide, Alstom, ArcelorMittal, Areva, GDF-Suez, Lafarge ou Michelin ont chacune dépensé annuellement entre 600 000 et 1,5 million de dollars ces dernières années pour peser sur des projets de loi relatifs au secteur de l’énergie et du climat. Dans le secteur pharmaceutique, Sanofi bat tous les records hexagonaux, avec 6 à 8 millions de dollars dépensés chaque année. Vivendi, en raison de ses intérêts dans Universal, figure parmi les plus gros contributeurs historiques en terme de lobbying, avec pour objectif quasi exclusif la protection et le durcissement de ses droits de propriété intellectuelle. Le groupe a ainsi dépensé plusieurs millions de dollars en 2011 et 2012 à l’occasion du projet de loi avorté Stop Online Piracy Act (connu sous l’acronyme SOPA).

Areva, le nucléaire à tout prix

Une entreprise comme Areva illustre à merveille la continuité entre lobbying et dépenses électorales. Sans surprise, l’équipementier nucléaire concentre la majeure partie de ses dépenses de lobbying – plus d’un million de dollars déclaré par an depuis 2005 – sur les projets de loi relatifs à l’énergie et aux normes de sécurité et de pollution qui pourraient affecter la viabilité des centrales nucléaires. Les dons aux candidats effectués par Areva dans le cadre de la campagne 2012 suivent la même logique. Ils sont versés à des politiciens influents et connus pour leur soutien au nucléaire, qu’ils soient républicains (Fred Upton et Mike Simpson) ou démocrates (Steny Hoyer et James Clyburn). L’entreprise a également organisé des séminaires dans le cadre des conventions républicaines et démocrates pour assurer la promotion du nucléaire [5]. Cette stratégie d’influence, déjà contestable en elle-même, semble désormais justifier toutes les dérives et toutes les compromissions. Comment expliquer qu’une entreprise publique française finance ainsi six congressistes républicains se réclamant du Tea party ?

Les contributions déclarées par les entreprises ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Il existe bien des moyens de contourner les faibles règles de transparence qui régissent encore leurs dépenses politiques et électorales. C’est le cas notamment des groupes dits « c4s », acteur émergent de la campagne 2012, et dont l’immense majorité est favorable à la cause républicaine. Contrairement aux « superPACs », ils ne sont pas tenus de révéler l’identité de leurs donateurs et sponsors. C’est le cas d’un puissant réseau néoconservateur et néolibéral : l’American Legislative Exchange Council (Alec), dans lequel Sanofi et Louis Dreyfus ont joué un rôle actif aux côtés de célèbres entreprises états-uniennes.

Louis Dreyfus et les « bienfaits du dioxyde de carbone »

L’Alec s’implique activement dans toutes les causes chères à la droite extrême américaine, depuis la répression de l’immigration [6] jusqu’à la dénégation du changement climatique, en passant par la liberté de porter des armes à feu et d’en faire usage à titre préventif. Sur tous ces sujets, l’organisation élabore et promeut des « législations modèles ». L’Alec a ainsi, parmi ses multiples activités, tenté de promouvoir une « législation modèle » sur les gaz de schiste, dont le but à peine caché est d’affaiblir tout moyen de protection de la qualité de l’eau et de maintenir le secret commercial sur la nature des substances chimiques utilisées pour la fracturation hydraulique. Lors de son congrès en 2011, le programme de l’Alec proposait aussi une session sur les « bienfaits du dioxyde de carbone ».

Les grands groupes finançant l’Alec ont été ciblés par une campagne citoyenne de grande envergure, Alec Exposed [7], après que les informations fragmentaires existant sur leurs financements aient été recoupées. Pointées du doigt, des dizaines de multinationales nord-américaines, dont Coca-Cola, PepsiCo, Wal-Mart, McDonald’s, ou Kraft Foods, ont annoncé publiquement qu’elles se dissociaient de l’Alec. Côté français, Sanofi, particulièrement actif dans l’Alec, a fini par officialiser son retrait début octobre 2012. Louis Dreyfus affirme également s’être désengagé du lobby.

Tout sauf Obama

Les associations professionnelles permettent aussi aux entreprises de soutenir, indirectement, des candidats peu recommandables tout en préservant une apparence vertueuse de neutralité, évitant ainsi de se retrouver la cible de campagnes citoyennes. C’est ainsi que l’association PhRMA, représentant l’industrie pharmaceutique (présidée jusqu’il y a quelques mois par Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi), a dépensé 10 millions de dollars lors de la campagne 2010 [8], contre seulement 200 000 dollars deux ans auparavant. En 2012, le secteur de l’énergie, emmené par des groupes comme l’American Petroleum Institute (dont sont membres ArcelorMittal, Technip, Total, Schlumberger et Schneider Electric), montre sa détermination à faire battre Obama en ayant déjà dépensé plus de 150 millions de dollars début septembre, avant même que la campagne officielle ne commence [9] !

La principale association professionnelle, l’US Chamber of Commerce, est systématiquement montée au créneau pour s’opposer à toutes les réformes de l’administration Obama, depuis la loi Dodd-Frank sur la finance jusqu’à la réforme du système de santé. Elle s’affiche comme la représentante de l’ensemble des entreprises américaines, mais est surtout déterminée à imposer sa vision néolibérale du monde. En 2012, elle a annoncé qu’elle comptait dépenser au moins 100 millions de dollars, principalement en spots télévisés ciblant indirectement Obama et les candidats démocrates vulnérables au Congrès et au Sénat [10]. La liste des membres et des donateurs de l’US Chamber of Commerce n’est pas publique, mais, là encore, Sanofi occupe un siège dans son conseil de direction. En 2010, une enquête avait révélé que près de 900 000 dollars collectés par la Chambre provenaient d’entreprises étrangères, parmi lesquelles Axa et Sanofi.

Des intérêts économiques qui s’accommodent du racisme et de l’homophobie

Déjà, à l’occasion des élections de mi-mandat de 2010, les financements accordés par les huit plus important émetteurs de gaz à effet de serre européens – dont ArcelorMittal, Lafarge, GDF-Suez et Solvay – s’orientaient principalement vers les candidats climato-sceptiques. 35% des contributions cumulées de ces huit entreprises étaient allées à des candidats niant purement et simplement le changement climatique, et 43% supplémentaires à des candidats opposés à toute forme de régulation des gaz à effet de serre, révélait le Réseau action climat Europe. L’ONG y voyait une illustration du double jeu des entreprises concernées, qui s’affichent comme écologiquement responsables, mais ne cessent de miner tout effort de législation ambitieuse sur le climat, que ce soit en Europe ou aux États-Unis.

En 2012, au-delà même du sujet central du climat et de l’énergie, l’engagement des entreprises françaises dans la vie politique américaine semble illustrer une complicité plus profonde avec la vision de la société et du monde véhiculée par la droite extrême américaine. L’opposition farouche et quasi religieuse à toute forme de régulation publique des entreprises et à toute forme de redistribution fiscale (exprimée de manière exacerbée aux États-Unis, et plus sourde en France) semble bien valoir quelques compromissions avec l’obscurantisme, le racisme et l’homophobie.

Olivier Petitjean

Photo de une : source

- Mise à jour : Des modifications ont été effectuées sur cet article le 6 novembre à 18h suite aux précisions apportées par BNP-Paribas et la Société générale, et à de nouveaux éléments envoyés par le Center of Responsive politics qui réalise un fastidieux travail pour tracer les financements de la campagne électorale. Pour mieux comprendre leur complexité, vous pouvez regarder cette infographie réalisée par Le Monde.

Sur les élections aux États-Unis, lire aussi :

- Quand les amis de Mitt Romney investissent dans les machines de vote

- Monsanto dépense des millions de dollars pour empêcher l’étiquetage des OGM
Notes

[1] Les premières entreprises françaises en terme de contributions déclarées, via ces sortes d’associations de financement que sont les PACs, sont Sanofi (192 500 dollars, à 57% pour des républicains), EADS (168 600 $, à 61% pour des républicains) et Axa (148 500 $, à 50,3% pour des républicains). Suivent Vivendi (89 000 $, à 53% pour des démocrates), Areva (82 000 $, à 67% pour des républicains), Lafarge (65 500 $, à 68% pour des républicains), GDF-Suez (55 000 $, à 68% pour des républicains) et le groupe Louis-Dreyfus (55 000 $, à 90% pour les républicains).

[2] Vivendi en soutient huit, Areva six, Sanofi, GDF-Suez et Louis Dreyfus cinq, Axa trois, ArcelorMittal et Lafarge deux, Arkema, Sodexo, Air Liquide et Michelin un.

[3] Contre à peine 25 000 dollars en faveur d’Obama.

[4] Voir leur communiqué.

[5] Source : arevablog ici et là.

[6] Lire cet article.

[7] Initiée par ColorOfChange, un groupe soutenant la participation politique des Noirs américains, la campagne regroupe aujourd’hui des organisations aussi diverses que Greenpeace, le Center for Media and Democracy (actif sur les questions de lobbying et de pouvoir des entreprises), ou encore Common Cause (dédiée à la promotion d’une véritable démocratie citoyenne, transparente et responsable).

[8] Source.

[9] Voir cet article du New York Times.

[10] Lire ici.
http://www.bastamag.net/article2758.html

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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 24 Jan - 20:05

Les femmes militaires américaines obtiennent le droit de se battre
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Depuis aujourd'hui, l'interdiction de se battre pour les femmes militaires américaines est levé. L'état-major américain a jusqu'à 2016 pour mettre en place cette décision.

L'armée américaine a levé jeudi l'interdiction faite aux femmes de prendre part aux combats. Le secrétaire à la Défense, Leon Panetta a expliqué cette décision : "Les femmes ont montré un grand courage et un grand sacrifice sur ou hors des champs de bataille. Elles ont contribué de manière sans précédente à la mission de l'armée et ont prouvé leur capacité à servir dans un nombre de plus en plus grand de missions".
Cette décision prend effet rapidement puisque les chefs d'état-major ont jusqu'à janvier 2016 pour soulever des exceptions à la nouvelle règle.

Cette question n'aurait pas provoqué de débat au sein de l'état-major. Les chefs militaires seraient davantage concentrés sur sa mise en œuvre pour que les règles au combat, y compris en matière de condition physique, soient respectées.

Comment les militaires américaines ont obtenu le droit de se battre? Analyse de Fabienne Sintès

Cette décision de l'armée américaine ne fait qu'officialiser un état de faits en Irak et en Afghanistan où les femmes ont déjà versé le prix du sang.

Les 204.714 femmes de l'armée (hors réserve et garde nationale), soit 14,5% des effectifs, n'étaient pas autorisées à servir au combat. Des femmes militaires américaines avaient déposé en novembre une plainte contre l'Etat fédéral pour discrimination. Elles reprochaient aux autorités de leur interdire de participer à des opérations de combat.

Dans la grande majorité des autres pays du monde, le sort des femmes militaires est équivalent à celui des hommes. Elles ont par conséquent le droit de participer aux combats.
En France, presque toutes les restrictions à l'emploi des femmes dans l'armée ont été levées en 1998. Seuls les postes à bord des sous-marins et les postes de sous-officiers dans les escadrons de gendarmerie mobile demeurent spécifiquement réservés aux hommes.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 30 Jan - 12:28

Barack Obama lance sa réforme sur l'immigration
Barack Obama a donné mardi soir le coup d'envoi du gros chantier de son second mandat : la réforme sur l'immigration. Elle devrait conduire à la régularisation de 11 millions de clandestins qui vivent aux États-Unis. Une réforme qui a de bonnes chances d'aboutir car les républicains n'y sont pas opposés.
>>>
http://www.franceinfo.fr/monde/barack-obama-lance-sa-reforme-sur-l-immigration-876827-2013-01-30
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mar 19 Fév - 9:16

Obama : un nouveau président à prix d’or
Barack Obama a augmenté au cours de son premier mandat, la dette US plus que ne l’ont fait en 53 mandats successifs, 42 présidents qui l’ont précédé.

Barack Obama avait raison ; Il pouvait le faire et il l’a fait : Au cours de son premier mandat, le président de la coolitude décomplexée bénéficiant de la part des grands médias d’une inexplicable mansuétude, a augmenté la dette du gouvernement fédéral de 5,8 trillions de dollars.
>>>
http://www.bakchich.info/international/2013/02/07/obama-un-nouveau-president-a-prix-dor-62174
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 21 Fév - 12:25

Les drones US ont tué 4700 personnes
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/02/20/97001-20130220FILWWW00763-les-drones-us-ont-tue-4700-personnes.php
Un sénateur américain a affirmé que les attaques par drones de la CIA au Pakistan et ailleurs avaient tué 4.700 personnes, un chiffre encore jamais confirmé par le gouvernement, rapporte la presse américaine aujourd'hui.

Le bilan des centaines d'attaques de drones contre des membres présumés d'al-Qaida au Pakistan, au Yémen et dans d'autres pays est un secret d'Etat bien gardé, le gouvernement américain refusant d'évoquer publiquement les détails de ce programme.
Mais le sénateur républicain Lindsey Graham, ardent défenseur de ce type d'actions militaires, a publiquement -et peut-être involontairement - donné un chiffre mardi, lors d'une réunion publique dans son Etat. "Nous en avons tué 4.700", a-t-il dit, selon le site local Easley Patch, en Caroline du Sud (sud-est). "Parfois on frappe des personnes innocentes, ce que je déteste, mais nous sommes en guerre, et nous avons tué plusieurs hauts responsables d'al-Qaida", a-t-il ajouté.

Des appels à la création d'une cour secrète

Contactés, les collaborateurs du sénateur n'avaient pas répondu dans l'immédiat sur la source du chiffre avancé par Lindsey Graham. Plusieurs ONG indépendantes tentent depuis des années de comptabiliser, sur la base d'articles de presse et d'autres sources, le nombre de membres d'al-Qaida et de civils tués dans les frappes américaines.

La New America Foundation, à Washington, estime à 350 le nombre de frappes effectuées par des drones depuis 2004, la majorité sous le mandat de Barack Obama, qui les a intensifiées. Le bilan se situerait selon ce centre de réflexion entre 1.963 et 3.293 morts, dont 261 à 305 civils. Une organisation britannique, le Bureau of Investigative Journalism, avance un chiffre plus élevé: entre 2.627 et 3.457 morts, dont 475 à 900 civils.

L'exécutif américain a mis du temps à reconnaître officiellement l'existence des frappes. La Maison-Blanche assure qu'elles ne sont déclenchées qu'en dernier recours contre des suspects qui ne peuvent pas être capturés et menacent les Etats-Unis. Mais pour la première fois en février, Barack Obama a reconnu que les Américains avaient besoin de plus de garanties que sa seule parole pour s'assurer de la légalité du programme. Et des sénateurs ont demandé la création d'une cour secrète pour valider chaque frappe.

LIRE AUSSI :
» Drones : Obama s'arroge «le droit de tuer»
http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/07/01003-20130207ARTFIG00711-drones-obama-invente-un-nouveau-droit-de-la-guerre.php
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 22 Fév - 8:39

La CIA, procureur, juge et bourreau
Il est le vrai « seigneur des drones », l’homme qui a la haute main sur la « kill list », et sur les assassinats ciblés : John Brennan, conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme — que le président américain Barack Obama veut nommer nouveau chef de la Central Intelligence Agency (CIA), en remplacement du général David Petraeus — devait s’expliquer à nouveau, ce mardi 12 février, devant la commission du renseignement du Sénat, mais à huis clos, sur les engagements en cours en Tunisie, Libye et au Mali. La ratification de sa nomination par le Sénat reviendra à re-légitimer l’usage des drones et des assassinats ciblés, une procédure utilisée dans le secret, sur un mode souvent préventif qui néglige les dégâts humains et politiques. Pourtant, cette nomination signera sans doute également la fin du processus de militarisation de la CIA...
>>>
http://blog.mondediplo.net/2013-02-14-La-CIA-procureur-juge-et-bourreau
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 1 Mar - 11:47

États-Unis : pas d'apocalypse budgétaire… dans l'immédiat
A partir de ce soir minuit, les 85 milliards de dollars de hausses d'impôts et de baisses de dépenses publiques entrent en vigueur A court terme, les effets seront limités. Les premiers licenciements sont attendus fin avril.
...
Dans l'immédiat les écoles situées dans les réserves indiennes et celles des bases militaires vont être les premières à ressentir l'effet d'économies forcées dans leur budget de fonctionnement. L'US Air Force va suspendre dès ce week-end ses survols de réunions sportives par des appareils en formation rapprochée. Des «centaines» d'immigrants sans papier, en instance d'expulsion ont déjà été libérés, faute de crédits pour financer leur détention.

L'administration fiscale a fait savoir hier qu'aucun de ses agents ne serait mis en chômage technique avant le 15 avril, date limite d'envoi des déclarations d'impôts. On croit comprendre par ailleurs que les licenciements éventuels d'enseignants, de policiers ou de pompiers, du fait d'une réduction des subventions fédérales aux États, ne devraient intervenir avant le mois de mai.

La moitié des coupures doit frapper le Pentagone. Les effets les plus spectaculaires de cette contrainte ne devraient pas intervenir avant la fin avril. Progressivement jusqu'à 750.000 civils employés par le Département de la défense risquent alors d'être mis en chômage un jour par semaine pour une durée de 22 semaines. Les agences fédérales ne savent pas encore exactement dans quelle proportion et à quel rythe leur budget sera effectivement réduit. Mais des centaines de contrôleurs aériens, d'agents fédéraux aux frontières, et d'inspecteurs d'hygiène dans les abattoirs, par exemple, risquent de connaître le même sort que les civils du Pentagone.
>>>
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/01/20002-20130301ARTFIG00343-etats-unis-pas-d-apocalypse-budgetaire8230-dans-l-immediat.php
commentaires:
La vraie crise mondialisée va commencer. Qui en tirera les marrons du feu? Rendez-vous dans 10 ans.
Jamais je ne comprendrais cette jouissance qui anime une frange de la droite quand le chaos économique pointe son nez. Elle l'espère, et travaille toujours férocement pour qu'il s'installe.
lui il n'a pas bien compris l'interet du fascisme ni ses methodes de mise en place.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 1 Mar - 19:29

Les Etats-Unis vers des coupes budgétaires généralisées

...
DEFENSE:
800.000 agents de la défense seraient mis au chômage partiel un jour par semaine, avec une baisse de salaire de 20% à partir d'avril. Le déploiement d'un second porte-avions dans le Golfe a été annulé. La maintenance des bases et équipements militaires est déjà différée, forçant les sous-traitants de la défense à licencier. Les militaires ne subiront aucune baisse de salaire.

EDUCATION:
L'Etat fédéral risque de baisser un subvention dont dépendent presque 10.000 emplois de professeurs dans le pays et 7.200 professeurs spécialisés dans l'enseignement aux enfants handicapés et d'autres personnels de l'éducation.Le programme de scolarisation Head Start, destinés aux enfants pauvres de moins de cinq ans, serait supprimé pour 70.000 enfants, ce qui entraînerait la suppression de 14.000 autres postes d'enseignants.

AEROPORTS:
l'attente moyenne des passagers arrivant aux Etats-Unis augmenterait de 30 à 50% en moyenne, et pourrait dépasser 4 heures aux heures de pointe dans les plus grands aéroports comme Newark et John F. Kennedy à New York, Chicago et Los Angeles.L'Etat est contraint de mettre 50.000 employés au chômage partiel un jour par mois. Les contrôleurs aériens subiraient aussi du chômage partiel, provoquant la fermeture de plus de 200 petits aéroports.

RECHERCHE:
gel ou annulation de projets de recherche; de nombreuses subventions supprimées; retard des autorisations de mise sur le marché de médicaments.

ALIMENTATION:
les inspecteurs sanitaires mèneront moins d'inspections alimentaires. L'administration a prévenu : les maladies liées aux contaminations pourraient être plus nombreuses.

PARCS NATIONAUX:
une bonne partie des 398 parcs naturels nationaux seraient fermés partiellement ou totalement

SECURITE:
les agents de la police aux frontières réduiront leurs heures pour l'équivalent de 5.000 temps pleins. Les services de l'immigration ont déjà relâché des étrangers en situation irrégulière qui avaient été arrêtés, afin d'anticiper des coupes budgétaires. Le FBI perdrait l'équivalent de 1.000 agents.
>>>
http://www.franceinfo.fr/economie/coupes-budgetaires-generalisees-aux-etats-unis-906893-2013-03-01
commentaire:
C'est une blague? La réalité est que ce pays est tellement endetté qu'il ne pourra JAMAIS rembourser. 5% n'est rien. Et 8% sur le militaire n'est rien. De toute façon, ils se préparent au pire (achats massifs de munitions pour le DHS, extension des pouvoirs du TSA, développement des programmes de drones domestiques et tentative de désarmement des citoyens).
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Lun 4 Mar - 10:11

Colin Powell : comment la CIA m'a trompé
http://tempsreel.nouvelobs.com/debat/20130301.OBS0470/exclusif-colin-powell-comment-la-cia-m-a-trompe.html

Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)

En 2003, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. "Une tache dans ma carrière", dit-il aujourd'hui.

Il y a dix ans, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak (voir vidéo ci-dessous). Les "preuves qu'il avancait se sont révélées fausses pour la plupart. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai eu de la chance" aux Editions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. Entretien exclusif avec Colin Powell.


Le 5 février 2003, vous avez prononcé à l'ONU votre "célèbre" discours sur les armes de destruction massive en Irak, dans lequel vous énonciez des "preuves" qui, pour la plupart, se sont révélées inexactes. Dix ans plus tard, vous écrivez dans votre nouveau livre que ce discours restera une "tache" dans votre carrière et que vous vous souvenez de ce 5 février aussi "profondément" que du jour de votre naissance. Pourquoi ?

- Il est très dur d'oublier un tel moment surtout quand on vous en parle chaque jour pendant dix ans ! Depuis que j'ai découvert qu'un grand nombre d'informations que l'on m'avait fournies étaient inexactes, je ne cesse de me demander : qu'aurais-je dû faire pour éviter cela ? Pour ma défense, je dirais que je n'ai eu que trois jours pour préparer cette présentation et que nous avions un très grand nombre de documents à analyser.

Pourquoi seulement trois jours ?

-Le problème était le suivant : le président Bush m'a demandé de présenter nos preuves à l'ONU à partir d'un texte rédigé par un conseiller du vice-président Cheney. Or, quand j'ai demandé aux services de renseignement des éléments concrets pour étayer certaines parties de ce document, ils m'ont répondu qu'ils n'avaient jamais vu ces informations-là ! Il fallait donc repartir de zéro et écrire un autre discours. J'ai dit au président que j'avais besoin de plus de trois jours, mais il m'a répondu qu'il avait déjà annoncé au monde la date de ce discours à l'ONU, qu'il ne pouvait pas la reculer.

Le fait que le texte écrit par le bureau du vice-président était si étrange ne vous a-t-il pas alerté ? Ne vous êtes-vous pas dit : on essaie de me manipuler ?

-Non, pas vraiment. J'étais déçu mais je ne paniquais pas : la CIA allait m'aider. Je suis allé au siège de l'Agence, et grâce aux informations fournies par son patron, George Tenet, j'ai pu bâtir le discours. Remarquez que j'y ai mis moins d'éléments controversés que le président, Condi Rice ou Rumsfeld avaient déjà utilisés publiquement et à plusieurs reprises. Le bureau de Cheney, par exemple, insistait pour que je parle des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida, que le vice-président avait souvent évoqués. Mais, comme les éléments n'étaient pas probants, je ne l'ai pas fait. J'ai également très peu parlé du programme nucléaire.

Mais sur le reste aussi, le chimique et le biologique, les "preuves" étaient fausses.

-Oui, mais ce n'était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais. Tout le monde, le président, les membres du gouvernement et le Congrès y croyaient. Le président m'a choisi parce que j'étais le plus crédible vis-à-vis de la communauté internationale, mais, encore une fois, je ne faisais que transmettre ce que les seize agences de renseignement disaient. Et je pense que si vous aviez été à ma place et que vous aviez vu les documents que l'on m'a présentés vous auriez cru à tout cela, vous aussi.

Evidemment je pensais que la CIA avait vérifié ses informations. Aussi, quand, quelques semaines plus tard, l'Agence nous a dit que l'"information" sur les laboratoires biologiques ambulants venait d'Allemagne et qu'aucun agent américain n'avait interrogé la source principale de ce canular, j'ai été stupéfait.

George Tenet, le patron de la CIA, vous avait-il dit que les Allemands l'avaient prévenu du manque de fiabilité de cette source ?

-Non et je ne sais toujours pas ce qu'il savait en réalité. Plus tard, il est apparu qu'un certain nombre de personnes dans les services de renseignement étaient au courant de cette alerte des Allemands et d'autres mises en garde. Ils ont dit : "Nous sommes allés voir Tenet mais il ne voulait pas nous écouter." Est-ce vrai ? Je ne sais pas. En tout cas, lors de ma présentation à l'ONU, je voulais qu'il soit à mes côtés, que la présence du patron de la CIA signifie au monde que ce que je disais reflétait ses conclusions. Dix ans plus tard, Tenet n'a toujours pas reconnu que celles-ci étaient fausses ! Pas une fois, il a expliqué pourquoi ses services avaient écrit, par exemple, que Saddam Hussein avait des centaines de tonnes d'armes chimiques, "dont la plupart avaient été fabriquées l'année passée" alors qu'il n'en possédait pas un gramme !

Il y a quelques années, vous avez dit qu'une commission du Congrès devrait enquêter sur tout cela.

-Passons à un autre sujet, voulez-vous ?


Dans votre livre, vous dites que les Etats-Unis sont toujours la nation "nécessaire", que voulez-vous dire ?

-L'ancienne secrétaire d'Etat Madeleine Albright utilise l'adjectif "indispensable". Je suis d'accord avec elle, mais "nécessaire" est un terme plus soft, moins arrogant. Quand il y a un problème dans le monde, au Moyen-Orient ou en Asie, on se tourne toujours vers les Etats-Unis. Prenez la Libye. C'était une bonne idée de laisser les Français et les Britanniques lancer l'opération militaire. Mais auriez-vous pu la mener à bien sans les Etats-Unis, leurs avions ravitailleurs, leurs missiles ? Je ne crois pas. Quand nos alliés veulent entreprendre quelque chose et n'ont pas tous les moyens pour le faire, les Etats-Unis sont la nation "nécessaire".


Le second mandat d'Obama vient de commencer, quel est son problème numéro un en politique étrangère ?

Notre situation internationale est celle-ci : depuis la fin de l'URSS, il n'y a plus de puissance équivalente à la nôtre qui veuille nous attaquer. Les deux seules nations ayant la population et le potentiel économique de rivaliser avec les Etats-Unis sont la Chine et l'Inde. Mais aucun des deux Etats n'a la moindre intention d'être notre ennemie.

Même pas la Chine ?

Bien sûr que non, les Chinois possèdent 2 000 milliards de notre dette ! Comment voudraient-ils faire exploser tout cela ? Ils vont moderniser leur armée, tout faire pour protéger les îles qu'ils considèrent être les leurs, mais ils n'ont aucun intérêt à devenir notre ennemi. Il y a des questions internationales comme la Corée du Nord, la Syrie ou l'Iran. Ce sont des problèmes sérieux, mais aucun ne représente une menace pour la survie des Etats-Unis et son système démocratique, comme ce fut le cas de l'Union soviétique. Cela ne veut pas dire qu'il faut les ignorer. Ils affectent nos alliés et amis. Et ils peuvent dégénérer en guerre comme au Mali ou en Syrie.

Mais aujourd'hui les Américains sont concentrés sur les problèmes internes des Etats-Unis, le chômage et le déficit budgétaire surtout. Nous devons donc faire ce que nous pouvons pour aider nos alliés, mais le président sera très réticent à engager militairement notre pays dans des confits régionaux.

Y compris en Iran ?

La position de la Maison-Blanche est que, dans ce dossier, aucun président ne peut renoncer à une option, quelle qu'elle soit. Ma conviction personnelle est qu'il y a des solutions diplomatiques au problème iranien. Je suis un vieux soldat qui a vu ce que le containment (politique d'endiguement) et la dissuasion peuvent accomplir. Les Iraniens n'ont pas encore d'arme nucléaire et, même s'ils en avaient, leur nombre serait très inférieur à la force atomique disponible de l'autre côté. Donc, je continue de penser que, même dans le cas de l'Iran, la dissuasion marche. D'ailleurs, regardez ce qu'a dit Ahmadinejad cet automne : pourquoi voudrais-je d'une arme atomique alors qu'en face ils en ont des dizaines de milliers ?

Après l'extraordinaire carrière qui a été la vôtre, que souhaitez-vous que l'on retienne de votre action ?

Que j'ai bien servi mon pays. Que j'ai travaillé à des traités qui ont éliminé de grandes quantités d'armes nucléaires ! Je voudrais que l'on n'oublie pas que j'ai toujours essayé d'éviter des guerres et toujours préféré la diplomatie pour régler les problèmes. Je pense que l'on se souviendra de moi à propos d'une doctrine militaire qui porte mon nom. Et puis je suis devenu le premier chef d'état-major noir et le premier secrétaire d'Etat noir des Etats-Unis. Malheureusement, on n'oubliera pas le discours à l'ONU, qui occupera une grande place dans ma nécrologie...
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 7 Mar - 12:41

Warren Buffett fait avancer ses trains au gaz de schiste
La plus importante compagnie ferroviaire des États-Unis, BNSF, est le deuxième consommateur de gazole du pays. Avec l'essor de l'extraction de gaz de schiste dans le sous-sol américain, les prix de gros du gaz naturel ont chuté.
>>>
http://www.lefigaro.fr/environnement/2013/03/07/01029-20130307ARTFIG00443-warren-buffett-fait-avancer-ses-trains-au-gaz-de-schiste.php
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 7 Mar - 12:47

Aux États-Unis, les «patriotes» extrémistes inquiètent
http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/06/01003-20130306ARTFIG00581-aux-etats-unis-les-patriotes-extremistes-inquietent.php

Entraînement du North Florida Survival Group, l'un des groupes pro-armes recensés par le SPLC.

Rien ne semble pouvoir arrêter la montée en puissance des milices extrémistes anti-gouvernementales. Racistes, surarmées, elles menaceraient la sécurité intérieure américaine.

Ils n'ont jamais été aussi nombreux. Une récente étude du Southern Poverty Law Center (SPLC), une association américaine de défense des droits, a comptabilisé 1360 groupes extrémistes ultraconservateurs, dits «patriotes» aux États-Unis, en 2012. C'est 7% de plus qu'en 2011. Parmi ces groupes, le SPLC a recensé plus de 300 groupes paramilitaires (les milices), un chiffre bien supérieur au précédent record de 1994, date à laquelle une loi d'interdiction des armes d'assaut avait suscité l'ire des radicaux. «Chaque proposition de contrôle des armes par l'État s'accompagne d'une furieuse réaction, c'est encore le cas avec l'administration Obama», analyse Mark Potok, chercheur au SPLC.


En rouge le nombre de groupes extrémistes dits «patriotes». En vert, les milices. Source: SPLC.

Opposées à toute ingérence de l'État fédéral, les milices «patriotes» seraient prêtes à prendre les armes pour défendre leur droit d'en porter. «Ils pensent sans cesse que la Constitution est violée. Avec ces groupes de haine, les choses vont empirer parce qu'ils croient mener une bataille», a expliqué David Gletty à CNN. Ancien informateur du FBI, ce spécialiste des milices radicales souligne que «la haine de certains Américains envers la personne du président Obama a accompagné la multiplication des groupes extrémistes».

«L'hystérie grandit»
Le SPLC s'inquiète: «Six mois après avoir alerté l'opinion sur la montée de l'extrémisme, en octobre 1994, une bombe explosait à Oklahoma City», l'attentat le plus destructeur sur le sol américain, jusqu'au 11 septembre 2001.

Encouragés par les échecs d'une économie atone, les militants extrémistes se retrouvent généralement autour d'une même haine des minorités ethniques, religieuses et sexuelles, qu'ils accusent de mener un vaste complot contre la nation. «L'hystérie grandit», affirme Mark Potok du SPLC, déplorant que les déclarations anxiogènes du Tea Party et de certains sites ultraconservateurs offrent un espace médiatique à des groupes plus radicaux.

«Ils se sentent dos au mur», résume Mark Potok. «Il est grand temps de prendre ce problème en main». D'autres études confirment les observations de l'association indépendante. Une enquête récemment menée par l'Académie militaire de West Point a souligné que la violence d'extrême-droite des dix dernières années était quatre fois plus importante que celle des années 1990. Même constat du côté du Congrès américain, dont le Service de recherche a comptabilisé une vingtaine d'actions d'extrémistes américains depuis 2001.

Une menace surestimée?
Sans nier les chiffres du SPLC, plusieurs chercheurs veulent toutefois relativiser les menaces qui pèseraient sur la sécurité intérieure. «La hausse du nombre de groupe extrémistes n'implique pas nécessairement une hausse de la violence», explique Jesse Walker, du think-tank conservateur Reason Foundation.

Certains ont même accusé le SPLC de vouloir noircir le tableau en posant l'étiquette d'«extrémistes» sur des groupes très différents. «Je suis une tueuse, a plaisanté Linda Hunnicutt sur CNN. Et pourtant j'ai 74 ans, les poumons malades et le cœur fragile. Mon activité du moment? Je brode un dessus-de lit!», a raillé la fondatrice des «Grands-mères combattantes», une organisation pro-armes ouvertement raciste. «On ne veut de mal à personne, a-t-elle assuré, on veut juste qu'Oncle Sam nous laisse tranquilles».
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Message  ivo le Sam 9 Mar - 20:12

USA : les enseignants pourront être armés dans le Dakota du Sud
Le gouverneur du Dakota du Sud a promulgué vendredi une loi autorisant les enseignants de son Etat à être armés pour assurer la sécurité de leurs élèves. Il s'agit du premier Etat américain autorisant le port d'armes des enseignants, près de trois mois après la tuerie de Newtown qui avait fait 26 morts, dont 20 enfants, dans une école du Connecticut.
>>>
http://www.franceinfo.fr/monde/usa-les-enseignants-pourront-etre-armes-dans-le-dakota-du-sud-914819-2013-03-09
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mar 7 Mai - 9:35

L’attentat de Boston relance le débat sur le flicage des conversations
...
En d’autres termes, dix ans après son abandon officiel face à l’hostilité générale, il semblerait que le programme « Total Information Awareness » et son logo vintage orwellien ait fait discrètement son retour, dans l’indifférence générale.

>>>
http://www.rue89.com/2013/05/06/lattentat-boston-relance-debat-flicage-conversations-242090
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 8 Mai - 10:12

Les abeilles sont tombées comme les mouches aux Etats-Unis
http://www.liberation.fr/sciences/2013/05/07/les-abeilles-sont-tombees-comme-les-mouches-aux-etats-unis_901646
Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012/2013, une surmortalité aussi préoccupante pour la pollinisation des plantes à fleurs qu’inexpliquée, selon les experts.

Publiée quelques jours après un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) qui pointaient déjà la disparition croissante de la population d’abeilles aux Etats-Unis, une étude a confirmé mardi les inquiétudes des experts.

Selon cette enquête, menée par l’USDA et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1% durant l’hiver dernier. C’est 42% de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9% d’entre elles avaient disparu.

Chaque année depuis 2007, les autorités américaines et les associations AIA (Apiary Inspectors of America) et Bee Informed Partnership interrogent à deux reprises un large échantillon d’apiculteurs sur leur élevage d’abeilles. «C’est une question simple que l’on pose dans l’ensemble du pays en octobre puis en avril, pour voir combien de colonies ont survécu à l’hiver», détaille Jeffery Pettis, qui dirige le service de recherches agricoles de l’USDA.

Quelque 6.200 producteurs, représentant 22,9% de la production totale du pays de 2,62 millions de colonies, ont répondu cette année. Or, «70% d’entre eux ont fait état de disparitions plus importantes» cette fois, selon l’étude. «Nous ne menions pas d’enquête comme celle-ci auparavant mais d’après notre expérience et nos contacts avec les producteurs il ressortait qu’en général les pertes se situaient entre 10% et 20%», indique Jeffery Pettis.

Désormais, et sans que les experts s’accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5% en moyenne des colonies d’abeilles meurent chaque année depuis l’hiver 2006/2007.

«Les abeilles ne peuvent pas attendre»

«C’est alarmant, à la fois pour les apiculteurs et pour répondre à nos besoins de pollinisation», poursuit-il. «Les prix pour polliniser les cultures ont plus que doublé, le prix des abeilles est en nette augmentation, mais si on ne peut pas en fournir, les récoltes vont en pâtir, se réduire et faire monter les prix de la nourriture, affectant au final notre nutrition et la chaîne alimentaire».

La Californie, l’Etat le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d’amandes, cet Etat de l’ouest des Etats-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 millions de colonies, soit 60% des abeilles élevées dans le pays.

Une nouvelle perte de 30% serait un désastre pour la culture d’amandes, prévoit l’USDA.

Outre l’action des parasites, de maladies et de facteurs génétiques, l’exposition aux pesticides et une mauvaise nutrition liée à la disparition progressive de la faune sauvage, ont contribué à cette hécatombe.

Mais, pour la première fois cet hiver, «il semble qu’un stress dû à la migration» des productions d’abeilles pour répondre à la demande de l’ensemble du territoire américain «ait été un facteur important», selon M. Pettis.

D’autre part, l’hiver particulièrement rigoureux, froid et sec, connu par les Etats-Unis ces derniers mois, notamment dans les grandes régions productrices d’abeilles du Nord, comme le Dakota du Nord et du Sud et l’Etat de New York, aurait pu jouer un rôle, selon les experts.

Quoiqu’il en soit, pour l’antenne américaine du réseau PAN (Pesticide Action Network), il est temps d’agir: «Les abeilles ne peuvent pas attendre. L’Europe a engagé des actions courageuses» en interdisant trois pesticides tueurs d’abeilles fin avril, «les Etats-Unis doivent s’élever également pour protéger les abeilles».

Le chercheur de l’USDA a indiqué qu’il prévoyait de rencontrer ses homologues européens en Italie le mois prochain pour faire le point sur la situation.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 23 Mai - 10:20

quand tous les temoins sont abattus par le fbi ... ^^


Attentat de Boston : un homme lié aux auteurs tué lors d'un interrogatoire du FBI
...
Reste une question : pourquoi les policiers américains auraient-ils abattu sans chercher à le maîtriser un homme qui ne disposait apparemment pas d'arme à feu et qui pouvait potentiellement constituer une source d'information de toute première importance sur les suspects de l'attentat de Boston ?
>>>
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/05/22/le-fbi-implique-dans-la-mort-d-un-homme-lie-aux-auteurs-de-l-attentat-de-boston_3415368_3222.html
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Sam 1 Juin - 9:38

Pourquoi le FBI a-t-il abattu Ibragim Todashev ?
Ce proche de Tamerlan Tsarnaev, l'un des deux auteurs présumés de l'attentat de Boston, a été tué lors d'un interrogatoire du FBI le 22 mai dans des circonstances encore non élucidées.
>>>
http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2013/05/31/pourquoi-le-fbi-a-t-il-abattu-ibragim-todashev
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