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Etats-Unis

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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Dim 2 Juin - 8:53

WikiLeaks: manifestation de soutien à Bradley Manning à deux jours de son procès
http://www.rfi.fr/ameriques/20130602-wikileaks-manifestation-soutien-bradley-manninf-deux-jours-son-proces-fort-meade
Le procès en cour martiale de Bradley Manning s’ouvre demain, lundi 3 juin, aux Etats-Unis. Bradley Manning, c’est ce soldat de l’armée américaine accusé d’être la taupe de WikiLeaks et d’avoir procuré au site internet des milliers de documents militaires classifiés. Hier, samedi, une manifestation de soutien à Bradley Manning était organisée devant Fort Meade, la base militaire où il doit être jugé.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Ils était quelques centaines à avoir bravé le soleil de plomb et les 38°C affichés au thermomètre, samedi 1er juin, pour soutenir celui qu’ils qualifient de « héros ».

Pour Joan, Bradley Manning a servi son pays en faisant fuiter les documents sur la guerre en Irak : « Camus disait : « Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la justice ». Bradley n’a reçu aucune justice. Il a dit la vérité et ça ne devrait pas être punissable. Surtout pas de la peine de mort, comme il la risquait au départ ».

Le procureur militaire a renoncé à la peine capitale. Bradley Manning risque à présent la prison à vie à l’issue de ce procès.

C’est absurde, affirme Helen, il n’a fait que son devoir de citoyen : « Nous finançons cette guerre, nous en sommes responsables moralement et donc nous le sommes aussi des crimes de guerre. Mon père était l’un des procureurs du procès de Nuremberg et je suis parfaitement consciente que ce pays commet des crimes de la même nature ».

Parmi les documents publiés par WikiLeaks, la vidéo d’une bavure commise par l’équipage d’un d’hélicoptère américain en Irak.

Pour Ken Howland, Bradley Manning devrait être recompense, pas jugé : « Les crimes de guerre doivent être dénoncés. Les gars dans l’hélicoptère devraient être jugés. Si Manning avait mis des vies en danger, ce serait une autre histoire. Mais ils ont retiré tout ce qui pouvait être dangereux avant de publier ».

Son procès devrait durer trois mois.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 6 Juin - 9:37

Le procès du soldat Manning ou l’honneur perdu de l’Amérique
http://www.marianne.net/Le-proces-du-soldat-Manning-ou-l-honneur-perdu-de-l-Amerique_a229354.html
Aux Etats-Unis s’est ouvert le procès du soldat Bradley Manning, qui a fourni les documents accusateurs au site WikiLeaks. Son crime ? Avoir fait connaître la vérité.

C’est un procès politique de la pire espèce qui se tient actuellement à Fort Meade, dans le Maryland (Etats-Unis). L’accusé est le soldat Bradley Manning, 25 ans. Accusé entre autres de « collusion avec l’ennemi » (sic) pour avoir organisé la fuite des 700.000 documents classifiés révélés par WikiLeaks, il encourt la prison à vie.

Etonnant retournement. Tout le monde, ou presque, a salué la publication de ces documents qui ont mis à nu certains des aspects les plus sordides de la pratique impériale des Etats-Unis, notamment en l’Irak. En revanche, personne ne s’émeut outre mesure de voir celui qui a permis de dévoiler la vérité traité comme un traître, à la manière des victimes expiatoires mises en scène lors des procès staliniens d’antan.

On n’ose imaginer ce qui se serait dit ou écrit si une telle mascarade judicaire avait eu lieu à Cuba, ou dans le Venezuela de Chavez. Mais là, on est aux Etats-Unis, au royaume de la liberté d’expression. On est donc prié de laisser sa conscience au vestiaire du tribunal et d’écouter sans broncher le réquisitoire du procureur militaire, Joe Morrow, qui parle comme au temps du sénateur Mc Carthy de la guerre froide.

Pour Joe Morrow, taillé dans le marbre des certitudes, le soldat Manning est un agent de « l’ennemi », rien de moins. Quel « ennemi » ? Al-Qaïda , tout simplement. Et d’exhiber des documents qui prouverait que dans sa tanière pakistanaise, Ben Laden avait demandé et reçu les rapports de WikiLeaks sur l’Afghanistan. Pour un peu, on reprocherait au soldat Manning d’être responsable a posteriori de l’attentat contre les sœurs jumelles de New York.

La réalité est celle d’un jeune militaire débarquant à 22 ans en Irak, imprégné de certains des idéaux de la démocratie américaine, au point d’avoir fait graver le mot « humaniste » sur sa médaille d’identification. Cela peut faire sourire, mais c’est plus respectable que d’avoir envahi un pays sous des prétextes mensongers, d’y avoir semé la mort, et de s’y être livré à des exactions dignes des grandes horreurs de l’histoire.

Ce n’est pas Bradley Manning qui devrait rendre des comptes à la justice mais l’ancien président Georges W.Bush, ou encore Colin Powell, son ex secrétaire d’Etat. On se souvient de ce dernier agitant à l’ONU ses petites fioles. Il entendait ainsi prouver l’existence des armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein, qui n’ont jamais existé que dans l’imagination des docteurs Folamour de l’administration américaine.

Le soldat Manning, lui, a vu les GI’s à l’œuvre, à Bagdad et ailleurs. Il a vu les bouchers trancher dans le vif, couverts par des gradés se lavant la conscience en même temps que les mains. Il a vu les assassins commettre leurs forfaits. Il a vu la guerre transformer ses collègues de chambrée en monstres à visage humain.

Il a voulu faire éclater le scandale en disant la vérité, aussi gênante soit-elle. D’ailleurs, il ne s’en cache pas puisqu’il a plaidé coupable de 10 chefs d’accusation sur les 22 qui pèsent contre lui. Mais il récuse toute idée de « collusion avec l’ennemi », et il a raison.

C’est ce qui fonde Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres pour échapper aux poursuites de la justice américaine, à dire que Bradley Manning est « le prisonnier politique le plus important de l’histoire moderne des Etats-Unis ».

Depuis quand peut-on assimiler la diffusion de faits avérés à une trahison? Le droit à l’information inscrit dans la Constitution des Etats-Unis relève-t-il des tribunaux ? Vouloir « faire de ce monde un monde meilleur », comme le disait le soldat Manning, est-ce un crime contre l’Etat ? Plutôt que le traiter comme un terroriste, ne serait-il pas temps de fermer le goulag tropical de Guantanamo, comme s’y était engagé Barack Obama ?

Le 21 janvier 2010, Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat, avait prononcé un important discours sur la liberté d’Internet. A cette occasion, elle avait repris à son compte le credo de l’actuel président : « Plus l’information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes ».

Si, par hypothèse funeste, le soldat Manning est condamné, la société américaine en ressortira encore plus ébranlée.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 6 Juin - 10:44

Verizon livre les relevés de ses abonnés aux renseignements américains
La surveillance massive des citoyens américains qui avait marqué l'ère Bush après le 11-Septembre semble ainsi avoir perduré à grande échelle sous l'administration Obama, observe le Guardian. Barack Obama avait promis de renforcer le contrôle sur les écoutes téléphoniques sans mandat. Dans la pratique, il a conservé le programme mis en place par l'administration Bush, avec la coopération des compagnies de téléphone.
>>>
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/06/e_3424889_3222.html
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Dim 9 Juin - 8:39

Etats-Unis: distribution d’armes aux résidents des quartiers dangereux de Houston
http://www.rfi.fr/ameriques/20130609-etats-unis-distribution-armes-houston-residents-quartiers-dangereux
Alors que dans de nombreuses villes américaines les autorités offrent de racheter les armes que possèdent les habitants, dans la banlieue de Houston, au Texas, une organisation à but non lucratif, The Armed Citizen Project, vient de lancer une initiative opposée : donner des armes gratuitement pour réduire la criminalité.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

L’idée est de fournir des armes aux femmes seules et aux résidents de quartiers dangereux afin qu’ils puissent se protéger. Ceux qui en reçoivent une apprennent à s’en servir avec des instructeurs expérimentés. L’un d’eux est un ancien agent du Secret Service. Le coût par personne pour une arme et la formation est de 300 dollars. Pour un quartier, 20 000 dollars.

L’association est financée par des dons. Le fondateur compte entrainer une cinquantaine de résidents d’Oak Forest, banlieue de Houston qui a connu récemment une vague de cambriolages et de vols à main armée. Il espère étendre l’expérience à l’ensemble du pays d’ici la fin de l’année et appliquer son programme dans des villes telles que Chicago et New York.

L’initiative a été accueillie de façon partagée par les Texans, certains exprimant leur inquiétude. Un expert de la santé publique de Harvard, David Hemenway, conteste la théorie selon laquelle être armé dissuade les criminels : cela, juge-t-il, ne fait qu’augmenter les risques que quelqu’un soit tué ou grièvement blessé.

Les partisans du projet répliquent que dans les villes ayant des lois anti-armes strictes, comme Chicago, le taux d’homicides est élevé. Le chef de la police d’Oak Forest, à l’inverse de la majorité de ses collègues à travers le pays, n’est pas opposé à une initiative qui lui fournit un certain nombre de shérifs honoraires.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Lun 10 Juin - 8:59

L'industrie de l'armement américaine à la conquête de la frontière avec le Mexique
http://www.rfi.fr/ameriques/20130609-industrie-armement-americaine-conquete-frontiere-etats-unis-mexique
En ces périodes de vaches maigres au Pentagone, les industriels de l'armement lorgnent vers de nouveaux marchés. Plusieurs appels d'offres se terminent cet été concernant des équipements de surveillance le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Une frontière qui se militarise singulièrement à mesure qu'arrivent drones et autres radars de dernière génération.

Un milliard de dollars pour fournir un réseau de tours de surveillance et une infrastructure de commandement le long de la frontière mexicaine. C’est le contrat proposé par le Département de la sécurité intérieur américain. Un juteux marché qui attire un genre nouveau de candidats : une demi-douzaine de groupes majeurs issus de l’industrie militaire termine de se positionner pour faire des propositions.

De Raytheon à Lockheed Martin, les entreprises de ce secteur s’intéressent de manière croissante à la surveillance des frontières. General Atomics, le fabricant des fameux drones Predator, est aussi sur la brèche : il espère doubler un premier contrat de 443 millions de dollars pour fournir des avions de surveillance sans pilotes dans leur version non armée. Northrop Grumman, autre acteur majeur de cette industrie, souhaite vendre aux gardes frontières son système de vidéo-détection « Vader ». Destiné initialement au Pentagone, pour détecter les poseurs d’engins explosifs improvisés en Afghanistan, il pourrait permettre de repérer et de traquer les clandestins mexicains.

Les industriels de défense américains ont longtemps boudé la surveillance des frontières. Les réductions budgétaires et le retrait d’Irak et d’Afghanistan risquent pourtant de faire chuter leurs carnets de commande. La surveillance et la sécurité apparaissent de plus en plus comme de juteuses opportunités d’amortir ce changement de contexte économique. Longtemps restés à l’écart des efforts de lobbying dans ce secteur, les géants de l’armement se font de plus en plus présents dans les gigantesques salons régulièrement organisés dans le sud des Etats-Unis.

Un « marché porteur » qui attire également les groupes européens, EADS et Thalès en tête. « Le marché des frontières est en recrudescence dans le monde entier », explique Amaël Cattaruzza. Cet enseignant de Saint-Cyr qui travaille sur la technologie des frontières estime que les Etats-Unis et Israël font actuellement office de « zones test » mais qu’à terme, le monde entier pourrait être intéressé par les nouvelles frontières « intelligentes ».

Technologie et militarisation de la frontière

Les attentats de septembre 2001 ont fournis le prétexte sécuritaire à un durcissement de la politique américaine. Le nombre de gardes frontières explose, passant de 4000 agents en 1993 à plus de 20 000 aujourd’hui. Il faut surveiller les 3000 kilomètres séparant les deux pays pour réduire la liberté de mouvement des clandestins et des trafiquants en tous genres, preuve pour les Américains de la porosité frontalière à d’éventuels projets terroristes. Les Etats-Unis commencent à ériger de longs pans de murs et de grillages. Ils multiplient les tours, les réseaux de caméras, parfois très sophistiqués et investissent dans plusieurs petits avions, hélicoptères et dans une escadre de drones.

Une tendance, entamée dans les années 1990, se confirme : les Etats-Unis mettent en œuvre des « smart borders » avec le Canada en 2001 et avec le Mexique en 2003. Ces frontières « intelligentes » permettent de mieux gérer les flux de personnes et de marchandises pour faciliter les échanges économiques. Elles permettent surtout de mieux identifier les clandestins grâce à la systématisation des contrôles biométriques, à une surveillance électronique systématisée et à des échanges d’informations bi-nationaux.

En 2006, George W. Bush accepte d’envoyer 6000 gardes nationaux renforcer la frontière, afin de former les forces civiles sur place. Une initiative reprise par Barack Obama qui déploiera 1200 soldats supplémentaires à partir de 2010. Le tout pour des résultats modérés : le coût des opérations fait que chacune des 25 000 interpellations auxquelles ils contribuent entraine une dépense de 6200 dollars par sans-papiers arrêté.

Inquiets de voir trafics et migrations continuer, des parlementaires républicains et démocrates du sud des Etats-Unis lancent le « Send equipment for national defense act » en 2010. Ils espèrent récupérer 10% du matériel militaire rapatrié d’Irak « payé par le contribuable » pour le redistribuer aux gardes frontières.

Cette course à la super frontière connaît tout de même ses limites. A la fin de la décennie, le concept de la « virtual border » expérimenté depuis 2005 est abandonné. Ce projet de frontière ultra-moderne devait permettre d’installer une multitude de capteurs infrarouges, sismiques ou encore thermiques capables de détecter la moindre intrusion. « Le nombre d’alertes a explosé, explique Amaël Cattaruzza, mais pas le nombre d’interpellation : le passage d’une simple vache pouvait déclencher le déploiement d’une patrouille de garde-frontière pour rien. » Les Etats-Unis y renoncent en 2011, après avoir dépensé plus d’un milliard de dollars.

Moins de migrants, plus de morts

La sécurisation massive de la frontière côté américain a obtenu des résultats. Le nombre de sans-papiers interceptés a chuté à 364 000 en 2012, lorsqu’il dépassait le million au début des années 2000. Les candidats sont pourtant toujours aussi nombreux. Côté mexicain, les cartels organisent de véritables réseaux de passage dont les tarifs ont explosé. Les clandestins doivent contourner les barrières et les surveillances, pour passer par des sentiers désertiques particulièrement hostiles. Le nombre de mort explose. En 2012, ils sont 477 à avoir perdu la vie au cours de ce périple. C’est 27% de plus que l’année précédente… et ils devraient être encore plus nombreux cette année.

Si la stratégie déployée par les Etats-Unis génère un intense débat entre les organisations de défense des droits de l’homme et l’aile droite des responsables politiques (Tea Party en tête), les plus pragmatiques constatent que toutes ces morts ont un coût. La situation de Brooks County est un exemple caractéristique. Cette bourgade, en pleine zone aride, doit prendre en charge les enterrements. En 2012, 129 personnes sont mortes dans ce secteur. Les autorités du comté s’inquiète : il a fallut dépenser 195 000 dollars pour offrir une sépulture descente à tous ces malheureux, soit presque 5% du budget annuel.

La tendance semble pourtant ne pas devoir s’inverser à court terme. La crise n’a fait qu’amplifier la répression envers les migrants illégaux. Barack Obama n’a pas inversé la situation, bien au contraire : le nombre d’expulsions, qui avait déjà doublé sous Georges W. Bush, a encore été multiplié par deux au cours du premier mandat du président démocrate. Il dépasse en 2012 les 400 000 reports à la frontière.


« Si vous avez besoin d'aide, appuyez sur le bouton rouge. » Les autorités américaines ont installé des bornes à travers le désert pour tâcher d'endiguer le nombre de morts.

La stèle d'un migrant mort pendant sa traversée et non identifié, près de Brooks County.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 28 Aoû - 18:10

Merrill Lynch, société de courtage et filiale de la Bank of America, a accepté de verser 160 millions de dollars (120 millions d'euros) à ses employés de couleur afin de mettre fin à des poursuites pour discrimination raciale. C'est la somme la plus importante jamais versée par une entreprise américaine dans une affaire de ce type.
>>>
http://www.franceinfo.fr/societe/la-societe-americaine-merrill-lynch-verse-160-million-de-dollars-pour-discrim-1122395-2013-08-28
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 29 Aoû - 8:39

Une bien longue marche vers l’égalité raciale
On se plaît la main sur le cœur à réciter l’envolée finale du discours de King, en voyant dans son appel à la fraternité l’annonce d’une ère post-raciale. Mais on oublie que le pasteur, qui avoua avant sa mort que son rêve avait tourné au cauchemar, commença son discours par la dénonciation d’un chèque sans provision que le pays avait signé aux Noirs. Ce chèque, c’est la promesse faite par la Constitution des Etats-Unis qu’ils seraient reconnus comme des citoyens à part entière. En 2013, le chèque ne semble toujours pas avoir été honoré. Les cinquante ans de la Marche sur Washington surviennent dans un contexte d’étiolement des libertés civiques. Cette dissonance historique s’entend dans les rangs des marcheurs activistes qui, dès samedi dernier, ont commencé à fouler le mall de Washington. Assez rêvé.
>>>
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-08-27-mlk
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Jeu 29 Aoû - 11:06

Lettre de Bradley Manning à Obama: “Je suis prêt à payer le prix pour vivre dans une société libre”
http://www.lesinrocks.com/2013/08/22/actualite/la-lettre-de-manning-a-obama-je-suis-pret-a-payer-le-prix-11419140/
Mercredi, Bradley Manning a été condamné à 35 ans de prison pour espionnage au détriment des Etats-Unis. Alors que son avocat a annoncé qu’il allait déposer un recours en grâce, le soldat a rédigé une lettre à Barack Obama. “Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays”, écrit-il. Voici la traduction intégrale de son texte.


La décision que j’ai prise en 2010 est le fruit d’une inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 Septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a fait le choix de ne pas nous affronter sur un champ de bataille classique. A cause de cela, nous avons dû adapter nos méthodes pour combattre ces menaces faites à notre mode de vie et à nous-mêmes.

Au début, j’étais en accord avec ces méthodes et j’ai choisi d’aider mon pays à se défendre. Ce n’est qu’une fois en Irak, lorsqu’au j’ai eu accès quotidiennement à des rapports militaires secrets, que j’ai commencé à m’interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que dans notre effort pour contrer la menace ennemie, nous avions mis de côté notre humanité. En toute conscience, nous avons choisi de dévaluer le coût de la vie humaine en Irak et en Afghanistan. En combattant ceux que nous percevions comme nos ennemis, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’en assumer la responsabilité, nous avons décidé de nous retrancher derrière le voile de la sécurité nationale et des informations classifiées afin de ne pas avoir à rendre de comptes publiquement.

Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons eu des débats en interne sur la définition du mot “torture”. Pendant des années, nous avons détenu des individus à Guantanamo sans respecter aucun procédure régulière. Nous avons fermé les yeux sur la torture et les exécutions perpétrées par le gouvernement irakien. Et nous avons laissé passer nombre d’autres actes au nom de notre guerre contre la terreur.

Le patriotisme est souvent invoqué quand des actes moralement douteux sont préconisés par des dirigeants. Quand ces appels au patriotisme prennent le dessus sur les interrogations légitimes, c’est généralement au soldat américain que revient la charge de mener à bien des missions immorales.


Notre nation a déjà traversé ce genre de troubles au nom de la démocratie : la Piste des larmes, l’affaire Dred Scott, le Maccarthysme, Internement des Japonais-américains pour n’en citer que quelques-uns. Je suis convaincu que la plupart des actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour perçues de la même manière.

Comme le disait feu Howard Zinn, “Aucun drapeau n’est assez large pour couvrir la honte d’avoir tué des innocents.”

Je sais que j’ai violé la loi. Si mes actions ont nui à quelqu’un ou aux Etats-Unis, je le regrette. Il n’a jamais été dans mes intentions de nuire à qui que ce soit. Je voulais seulement aider. Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays, avec un sens du devoir envers autrui.

Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine en sachant qu’il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux d’en payer le prix si, en échange, nous pouvons vivre dans un pays basé sur la liberté et qui défend l’idée que tous les hommes et les femmes naissent égaux.

Bradley Manning, le 21 août 2013
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 13 Sep - 9:55

Ces Américains qui se rebellent contre le système sécuritaire
http://www.rfi.fr/ameriques/20130912-americains-rebellent-contre-systeme-securitaire-chasse-drones
Alors que des drones commencent à être utilisés aux Etats-Unis pour effectuer des relevés agricoles ou pour aider la police, des habitants du Colorado menacent de les abattre à coups de fusil. Ailleurs dans le pays, on écrit le 4e amendement de la Constitution sur ses sous-vêtements pour dénoncer les scanners corporels des aéroports. Tout est bon pour lutter contre le système sécuritaire.

« Ceux qui abandonnent les libertés fondamentales, pour préserver une sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté, ni la sécurité ».

Cette célèbre citation de Benjamin Franklin illustre, au XVIIIe siècle, un débat typiquement américain qui secoue déjà les Pères fondateurs de la nation. Près de 250 ans plus tard, d’autres Américains perpétuent cette tradition de l’opposition à un système sécuritaire en redoublant d’ingéniosité face à une société qui, depuis une dizaine d’années, mise largement sur ses services de surveillance et de renseignement.

Au cours de l’été, c’est un petit village du Colorado qui s’est illustré à la pointe de cette lutte. À Deer Trail, on souhaite proposer des permis de chasse au drone, accompagnés de récompenses allant de 25 à 100 dollars pour chaque engin sans pilote abattu. Son maire, Philip Steel, assure dans les médias nationaux refuser de « vivre dans une société sous surveillance » avec « l’impression de vivre dans une prison virtuelle ». Sa motion a été bloquée de justesse, début août, par le conseil municipal, trois voix contre trois.

À Deer Trail, personne n’a pourtant jamais vu passer de drone. Et c’est bien normal, car la circulation de tels engins dans l’espace aérien civil n’est pour l’instant qu’un projet de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA).

Six zones test doivent permettre d’évaluer l’apport de ces appareils dans la vie quotidienne : suivi de trafic routier, relevés agricoles, mais surtout, selon les opposants, surveillance policière.

Sur le projet de permis de chasse de Philip Steel, il est précisé que l’usage est cantonné à « l’espace aérien souverain de Deer Trail » et qu’il pourrait « ne pas être reconnu par des municipalités, Etats et gouvernements tyranniques ». Le bruit médiatique a suscité un vrai enthousiasme pour le village qui espère en tirer quelques subsides touristiques, en devenant officiellement la première ville américaine à autoriser la chasse aux drones. Plusieurs centaines de personnes ont déjà demandé leur permis, en attendant un nouveau vote courant octobre.

Des perruques anti-caméras et des slips constitutionnels

Plusieurs associations et militants, à travers les Etats-Unis, multiplient les initiatives pour dénoncer la surveillance abusive des populations. Les membres de l’un des principaux mouvements nationaux, le Centre d’information sur la vie privée et l’électronique (EPIC) ont par exemple pris l’habitude d’inscrire le 4e amendement de la Constitution avec une encre métallique sur leurs sous-vêtements. Un moyen de protester contre les scanners corporels installés dans les aéroports depuis quelques années, en rappelant leur droit fondamental à ne pas subir de perquisition sans décision judiciaire.

Plus récemment, un artiste new-yorkais a lancé une gamme de vêtements et d’accessoires pour échapper à la surveillance électronique. Adam Harvey commercialise aussi bien des parkas métallisées qui bloquent les émissions thermiques pour ne pas être visible sur les caméras, que des perruques et maquillages qui neutralisent les logiciels de reconnaissance faciale.

Fin août, en plein scandale Prism, Adam Harvey finalisait une collecte pour un nouveau projet. Le Off Pocket, une housse pour téléphone mobile, permet de bloquer intégralement tous les signaux de son portable. Si l’accessoire empêche de recevoir SMS et coups de fil, il neutralise aussi la possibilité pour la NSA de suivre ou écouter son propriétaire. Le fabricant assure même que son système est plus efficace que ceux utilisés par les autorités américaines. Grâce à une collecte en ligne pour produire à grande échelle son Off Pocket, Adam Harvey a récolté quelque 56 000 dollars auprès de 668 donateurs.

Basculement de confiance historique dans l’opinion contre la NSA

Les révélations d’Edward Snowden sur un espionnage à grande échelle des populations par la NSA ont bouleversé l’opinion publique. Habituellement transigeante vis-à-vis de ce type de dispositifs, elle s’est montrée au cours de l’été plus sceptique que jamais envers les activités gouvernementales.

Selon un sondage mené par l’institut Pew Research, 47% des Américains se déclarent défavorables à la récolte massive de données par le gouvernement. Parmi eux, plus de la moitié se dit convaincue que ces informations ne permettent en aucun cas d’appréhender de potentiels terroristes.

En juillet, une autre étude du Pew Research révélait que, pour la première fois, le nombre d’Américains estimant que les infractions aux libertés individuelles étaient allées trop loin était passé au-dessus de ceux qui acceptaient ces mesures. Aujourd’hui, ils sont 47% à estimer que les services de renseignement ont dépassé les limites.

Un sentiment qui peine à se répercuter au sein du Congrès américain où les parlementaires siégeant dans les commissions sur le renseignement restent très favorables à la plupart des projets sécuritaires. Fin juillet, le site Wired relevait une inquiétante réalité dans les comptes de nombreux élus. Au cours du vote d’un projet d’amendement contre les écoutes téléphoniques de la NSA, ils étaient 217 contre 205 à rejeter le texte. En moyenne, ces 217 élus opposés à un meilleur contrôle de la NSA ont reçu deux fois plus de financements de la part des industries du secteur de la sécurité et de la défense que leurs adversaires…


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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mar 17 Sep - 11:08

Derrière les 400 Américains les plus riches, les inégalités explosent
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/16/derriere-les-400-americains-les-plus-riches-les-inegalites-explosent_3478765_3234.html
Au moment où chacun tire un bilan de la crise financière, cinq ans tout juste après la faillite de la banque Lehman Brothers, le palmarès des Américains les plus riches, publié lundi 16 septembre par le magazine Forbes, donne un éclairage instructif sur les principaux bénéficiaires de la reprise. Alors qu'aux Etats-Unis le taux de chômage peine à reculer et que les salaires stagnent, la fortune des 400 Américains les plus fortunés n'a jamais été aussi importante. En 2012, elle a passé la barre des 2 000 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB de la Russie. C'est 300 milliards de dollars de plus qu'en 2011 et plus du double qu'il y a dix ans, constate Forbes.
On peut lire ce palmarès comme un bottin mondain, en pointant ceux qui gagnent des places (Bill Gates, Warren Buffett, Carl Icahn ou Mark Zuckerberg) et ceux qui en perdent. Les aléas du classement, en somme. Mais l'enseignement le plus précieux est que, pour cette catégorie des 400 plus riches, la crise financière n'est qu'un lointain souvenir du point de vue de leur fortune, puisque celle-ci est globalement supérieure à ce qu'elle était en 2007.

Trois facteurs ont contribué à rendre les plus riches encore plus riches. La hausse de la Bourse, d'abord. Le Dow Jones a plus que doublé depuis 2009. L'économie sort de sa convalescence, mais surtout, la Bourse a bénéficié d'un afflux de liquidités sans précédent grâce aux politiques accommodantes de la Banque centrale américaine. Or 90 % des actions aux Etats-Unis sont détenues par les 10 % les plus riches. Deuxième facteur, la reprise des prix de l'immobilier, qui a créé un effet richesse, dont les plus fortunés ont été les principaux bénéficiaires. Enfin l'augmentation des profits des entreprises a permis de distribuer des dividendes généreux, tandis que la montagne de cash qu'elles ont accumulé les a incitées à racheter leurs propres actions, pour ensuite les annuler et augmenter ainsi mécaniquement la valeur de la part des actionnaires.

UNE PART GRANDISSANTE DE LA RICHESSE NATIONALE

Dans la dernière édition de leur étude sur les inégalités aux Etats-Unis, les économistes Emmanuel Saez et Thomas Piketty notent que 1 % des Américains les plus riches captent un cinquième du revenu total de la nation. Il s'agit du taux le plus élevé depuis 1913, date de la création par le gouvernement américain d'un impôt sur le revenu. Dans cette analyse, parue début septembre, M. Saez, économiste à l'université de Berkeley (Californie), explique que la Grande récession n'a que temporairement affecté les revenus les plus élevés et qu'elle n'a pas remis en question la part grandissante qu'ils occupent dans la richesse nationale depuis les années 1970. Le revenu des 0,01 % les plus riches a augmenté de plus de 32 % rien qu'en 2012. Les 1 % les plus privilégiés ont vu leur richesse plonger de 36 % pendant la récession, pour ensuite augmenter de 31 % en moyenne au cours de la reprise.

Les Américains sont donc loin d'être tous égaux face à la reprise. Pour les 99 % autres pour cent, le revenu a plongé de 12 %, mais ne s'est regonflé que de 0,4 % depuis. C'est-à-dire que le pourcentage le plus privilégié a capté 95 % des gains de la reprise, pointe encore M. Saez. Pis, quand on affine le panel, on se rend compte que 0,1 % des plus riches (ceux qui ont un revenu annuel supérieur à 1,9 million de dollars) ont capté plus de 60 % des gains de la reprise.

A titre indicatif, pour entrer dans le classement de Fortune, il faut gagner au minimum 1,3 millions d'euros.

Peu de surprise dans le peloton de tête

Bill Gates, la famille Walton (Walmart), le charismatique président d'Oracle, les frères Koch, le maire de New York Michael Bloomberg... Les têtes du peloton de tête du palmarès de Forbes ne changent guère depuis quelques années, même si l'ordre des premiers de la classe varie d'année en année.

Une vingtaine de nouvelles têtes font leur entrée, parmi eux un spécialiste du refinancement de prêts immobiliers (William Erbey), un spécialiste de la vente d'articles sportifs (Michael Rubin), un créateur d'outils de "networking" (Robert Pera), l'inventeur de la caméra GoPro (Nicholas Woodman) ou encore l'héritier d'une brasserie (Richard Yuengling).
tjs pas les guillotines ???
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mar 1 Oct - 10:48

États-Unis : le «shutdown» en six questions
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/01/20002-20131001ARTFIG00248-etats-unis-le-shutdown-en-six-questions.php
Depuis 0h01 ce mardi, les États-Unis n'ont pas de budget. Le gouvernement fédéral est paralysé, c'est le «shutdown». Quel impact pour Obama, les Américains, l'économie?

• Le «shutdown», qu'est-ce que c'est?

Littéralement, «shutdown», en anglais signifie fermeture. Le terme désigne l'arrêt du fonctionnement de nombreuses administrations et services fédéraux aux États-Unis. Cette paralysie du gouvernement américain a officiellement démarré ce mardi 1er octobre, premier jour de l'année budgétaire, à 0H01 à Washington, soit 6H01 à Paris.

• Comment les États-Unis en sont-ils arrivés là?

Le «shutdown» est prévu par la loi américaine dans le cas où le budget n'est pas voté par le Congrès. C'est ce qui vient de se produire. La Chambre des représentants (la chambre basse du Congrès), où le parti Républicain est majoritaire depuis les élections de novembre 2010, a adopté dimanche un projet de budget qui permettrait au gouvernement de payer ses factures jusqu'au 15 décembre. Ce texte exige le report d'un an de l'entrée en vigueur de la loi sur la santé, l'«Obamacare», réforme emblématique du président démocrate, honnie par les Républicains. Pour la Maison-Blanche, pas question de reporter l'Obamacare.
Le Sénat, à majorité démocrate, a rejeté lundi soir le projet de loi de la Chambre. L'année budgétaire, qui démarre le 1er octobre aux États-Unis, a donc commencé sans budget.

• Y-a-t-il eu des précédents historiques?

La paralysie gouvernementale la plus longue et la plus récente a eu lieu en 1995 et 1996, sous le premier mandat de Bill Clinton, à l'occasion du vote sur le budget 1996. La Chambre à majorité républicaine avait voté un texte limitant les dépenses de santé, qui avait essuyé un veto de Bill Clinton. À l'époque, c'est le financement de Medicare -la couverture santé des plus de 65 ans - qui était à l'origine de la crise budgétaire.
Le blocage du 1er octobre avait été évité in extremis grâce à un prolongement temporaire de crédits. Un nouveau rendez-vous fut fixé au 13 novembre à minuit. Sans succès. Le bras de fer s'est soldé par une fermeture des services fédéraux non essentiels pendant six jours, du 14 au 19 novembre 1995, puis à nouveau pendant deux semaines, du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996. Soit 28 jours au total.
À la différence du bras de fer actuel, un accord avait été trouvé en 1995, pour le financement du Pentagone, qui fut épargné par le «shutdown». Quelque 700.000 fonctionnaires jugés «non essentiels» avaient été mis au chômage forcé, ou ont vu leurs salaires suspendus pendant plusieurs semaines. Ils ont été payés une fois l'accord sur le budget trouvé en janvier 1996.
Le secteur aérien avait été touché par la crise, la distribution de passeports et de visa ayant été fortement perturbée. Les experts de la Maison-Blanche estiment aujourd'hui que cette fermeture des services fédéraux en 1995-1996 a coûté aux États-Unis plus de deux milliards de dollars - prix actuels, soit 0,01% de PIB.
Politiquement c'est Bill Clinton qui a gagné le bras de fer, les républicains apparaissant comme des râleurs, obsédés par le contrôle des dépenses. Bill Clinton a été réélu président, fin 1996.

• Quelles sont les conséquences pratiques pour les Américains?

Barack Obama lui-même sera touché dans son quotidien. Les trois quarts des 1701 fonctionnaires affectés à la Maison-Blanche sont en effet privés de travail, d'après le plan de crise de l'administration présidentielle. Barack Obama disposera de moins de personnel pour lui faire la cuisine, passer l'aspirateur dans le Bureau Ovale mais aussi pour surveiller l'économie ou même le conseiller en matière de sécurité.
À Washington DC, la collecte des ordures et le nettoyage de la voirie seront interrompus. Près d'un million de fonctionnaires, essentiellement dans la capitale, peuvent se retrouver, à partir de ce mardi matin, au chômage technique. Et pas question de travailler à la maison: les agents du fisc qui seraient tentés de se connecter chez eux, par conscience professionnelle, seraient repérés par le système informatique et risqueraient leur place pour de bon!
La plupart des grandes administrations vont tourner au ralenti. Au Pentagone, 400.000 civils - soit la moitié des effectifs - recevront dès ce mardi un courrier leur signifiant leur mise au chômage technique. Quant aux militaires, ils seront tenus de remplir leur devoir le paiement de leur solde sera différé, a prévenu Barack Obama lundi soir.
Quelque 90.000 agents des impôts vont cesser le travail. Au ministère de la Justice, 18.000 des 115.000 fonctionnaires vont devoir cesser le travail. Les procès civils vont être retardés par milliers.
Dans le domaine de la santé, l'hôpital de Bethesda, dans la banlieue de Washington, qui dépend des Instituts nationaux de la santé, refusera tout nouveau malade.
Comme il y a dix-sept ans, les musées fédéraux, les parcs nationaux, les agents du ministère de l'Environnement seront contraints de cesser leur activité.
Barack Obama, tout en dramatisant l'enjeu, dans une intervention télévisée lundi soir, a rassuré les deux astronautes américains actuellement en orbite sur la station spatiale internationale: la Nasa fermera dès mardi matin mais pas le centre de contrôle des missions.

• Quel impact sur les marchés et sur l'économie américaine?

Aux États-Unis, où les États sont très indépendants, la paralysie des agences fédérales concentrées à Washington ne devrait pas avoir de graves de répercussions sur la croissance, à condition que la fermeture ne se prolonge pas au delà de quelques jours. «L'impact sur le PIB et sur les marchés restera limité» estime Nathan Sheets de la banque Citi. «En revanche, la perte de crédibilité sera beaucoup plus importante!», ajoute-t-il.
En terme de richesses produites, les experts évoquent un recul du PIB de 0,3% à 1,4% au quatrième trimestre, selon la durée de la crise et le nombre de fonctionnaires mis au chômage technique. Le pire scénario se base sur une fermeture d'un mois.
Malgré tout, le S & P 500 qui est au plus haut depuis 2009, ne devrait pas perdre plus de 1,5%. les premiers jours. En 1995, le S & P 500 avait même gagné 0,1% sur la période du shutdown. «Historiquement, c'est une bonne occasion de faire des affaires en Bourse», rappelle Art Hogan, chez Lazard, à New York, «mais cette fois, c'est plus risqué d'acheter, avec le bras de fer qui se profile sur la dette»...

• Quel rapport entre le «shutdown» et le «plafond de la dette»?

L'impasse budgétaire pourrait compliquer le règlement de la crise de la dette, qui serait beaucoup plus grave pour les marchés. Depuis 1917, le Congrès fixe chaque année une limite d'emprunts que l'exécutif ne doit pas dépasser pour financer ses dépenses, c'est le «plafond de la dette». La dette atteindra son plafond de l'année, fixé à 16.700 milliards de dollars, le 17 octobre 2013. Mi-septembre, Barack Obama a demandé une rallonge au Congrès. Les républicains refusent, sauf si Barack Obama renonçait à sa réforme sur la santé.
Si ce plafond n'est pas relevé, par une autorisation du Congrès, le Trésor n'aura plus l'autorisation d'emprunter pour payer ses dépenses courantes, et rembourser ses milliards de dettes arrivant à échéance. Les États-Unis se retrouveraient alors en défaut de paiement, une situation inédite qui plongerait à coup sûr la planète dans une nouvelle crise financière.


À la différence du «shutdown» budgétaire, un tel blocage ne s'est jamais produit dans l'histoire américaine. Congrès et Maison-Blanche ont toujours trouvé des compromis assortis d'endettement supplémentaire et de nouvelles économies.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 11 Oct - 8:28

ÉTATS-UNIS - La prison, un business juteux
http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/10/la-prison-un-business-juteux
Les gestionnaires de prisons privées américaines ne connaissent pas la crise. Même si la criminalité diminue, des lois répressives et des "clauses d'occupation" assurent le remplissage de leurs établissements, souvent aux dépens du contribuable.

Le secteur des prisons privées vit des années fastes. La Corrections Corporation of America (CCA), géant américain des prisons privées, a vu depuis vingt ans son chiffre d'affaires croître de plus de 500 %. Et CCA entend se développer bien davantage. L'année dernière, la société a proposé à quarante-huit gouverneurs de leur racheter et de gérer leurs prisons [financées par les Etats]. L'argumentaire de CCA auprès des gouverneurs était particulièrement choquant car il comprenait une "clause d'occupation" prévoyant que l'Etat maintienne à tout moment les prisons remplies à 90 %, indépendamment de la hausse ou de la baisse de la criminalité.
Il s'avère que de telles clauses d'occupation sont monnaie courante dans le secteur des prisons privées. Un nouveau rapport de In the Public Interest [ITPI, association antiprivatisation] a épluché 62 contrats passés avec des prisons privées de tout le pays, à l'échelon local et au niveau de l'Etat. ITPI a découvert que 41 de ces contrats comprenaient des impératifs d'occupation obligeant les autorités locales ou les Etats à assurer un taux de remplissage des prisons situé entre 80 % et 100 %. En d'autres termes, l'Etat doit assurer l'occupation de ces places, que le crime augmente ou diminue.

Toutes les grandes sociétés carcérales prévoient des clauses d'occupation dans leurs contrats, à en croire le rapport. Parmi les Etats qui appliquent les clauses les plus strictes, on trouve notamment l'Arizona (où trois contrats comprennent des clauses d'occupation à 100 %), l'Oklahoma et la Virginie.

Une législation sur mesure

Parallèlement, les entreprises pénitentiaires privées ont favorisé l'adoption de lois sur la seconde récidive [les "three-strike laws" permettent de condamner les petits délinquants à perpétuité dès la troisième infraction] et la "vérité des condamnations" [les "truth-in-sentencing laws", qui prévoient des peines incompressibles afin que celles-ci correspondent aux sentences], lois qu'elles ont même contribué à rédiger. Cette législation fait augmenter la population carcérale. Pour prospérer, ces sociétés ont besoin que les villes, les grandes agglomérations et les Etats envoient davantage d'individus dans les prisons et les y fassent croupir.

On pourrait se demander ce qui se passe quand la criminalité baisse et que la population carcérale diminue dans les Etats qui ont accepté de garder leurs prisons privées pleines à 80 % ou 90 %. Prenez le Colorado. Le taux de criminalité de cet Etat s'est effondré d'un tiers au cours de la dernière décennie et, depuis 2009, cinq prisons gérées par l'Etat ont fermé parce qu'elles n'avaient plus d'utilité. De nombreuses places restent vides dans d'autres prisons de l'Etat.

Pourtant, le Colorado a choisi de ne pas occuper ces places, car le gouverneur démocrate, John Hickenlooper, et CCA ont conclu un accord prévoyant d'envoyer 3 330 prisonniers dans les trois prisons que possède le groupe au Colorado. Résultat, les contribuables de cet Etat paient la sous-occupation des prisons publiques. En mars, Christie Donner, directrice de la Colorado Criminal Justice Reform Coalition [Coalition pour la réforme de la justice pénale du Colorado], estimait que l'Etat gaspillait au moins 2 millions de dollars [1,47 million d'euros] en utilisant les prisons de CCA au lieu des siennes.

Ce n'est là qu'un exemple parmi d'autres de la manière dont les prisons privées continuent à s'enrichir, que la criminalité soit en hausse ou en baisse.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Sam 12 Oct - 8:59

L'ex-maire de Detroit condamné à 28 ans de prison ferme pour corruption
Aux Etats-Unis, l'ex-maire de Detroit a été condamné ce jeudi à 28 ans de prison pour corruption. C'est l'une des plus longues peines infligées à un homme politique de haut rang dans ce pays. Au cours de son mandat entre 2002 et 2008, Kwame Kilpatrick aurait détourné plusieurs millions de dollars et extorqué des fonds à des entreprises, dans une ville qui s'est déclarée en faillite en juillet dernier.
>>>
http://www.rfi.fr/ameriques/20131011-etats-unis-maire-detroit-prison-ferme-corruption-kilpatrick
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Sam 12 Oct - 10:51


Peine de mort aux États-Unis : face à la pénurie de barbituriques, le pays tente de trouver comment exécuter ses condamnés
La situation est compliquée et amène plusieurs des 32 États où la peine de mort est autorisée à penser à de nouvelles méthodes d'exécution, voire à envisager de revenir à des pratiques d'un autre temps comme la chambre à gaz ou la chaise électrique.
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/12/peine-mort-etats-unis-penurie-barbituriques-comment-executer-condamnes_n_4087259.html?utm_hp_ref=france&ir=France
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 18 Oct - 11:28

Les frères Koch, milliardaires libertariens et financiers du chantage au "shutdown"
Depuis des mois, cette galaxie de fondations, cercles de réflexion et autres entités "sans but lucratif", dévouée à leurs idées d'extrême droite, a conçu, organisé et scénarisé la crise budgétaire qui secoue l'Amérique.
>>>
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/10/17/les-freres-koch-milliardaires-libertariens-et-financiers-du-chantage-au-shutdown_3497183_3210.html
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 13 Déc - 8:41

Obama se posait en candidat de la paix et de la liberté – c'était facile contre des fous furieux comme Hillary Clinton aux primaires de 2008 et John McCain à l'élection présidentielle –, mais il a triplé le nombre de soldats en Afghanistan.
Il a expulsé plus de clandestins au cours de son premier mandat que George W. Bush en huit ans. Les révélations sur les nombreuses frappes de drones approuvées par Obama, sur la constitution d'une liste présidentielle de personnes à éliminer, ainsi que sur la collecte de données téléphoniques et l'interception du trafic Internet n'inspirent pas franchement de chaleureux sentiments.
>>>
http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/12/les-jeunes-se-revoltent-contre-obama
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Ven 13 Déc - 10:38

FRAPPES CHIRURGICALES – Quand l’armée américaine lobotomisait ses soldats
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/12/12/frappes-chirurgicales-quand-larmee-americaine-lobotomisait-ses-soldats/
A 90 ans, Roman Tritz, vétéran de l'armée américaine, est persuadé qu'il a travaillé pour les services secrets, que le FBI a fait échouer ses deux mariages et qu'il a rencontré Oussama Ben Laden.

Il n'a rien vécu de tout cela.

Roman Tritz a toujours été célibataire, a travaillé dans une usine de La Crosse, dans le Wisconsin, et n'a jamais croisé feu le chef d'Al-Qaida.

Son expérience des conflits se limite à la deuxième guerre mondiale, quand il était engagé dans l'armée de l'air. A son retour, il n'était plus le même, racontent ses proches au Wall Street Journal (WSJ), qui retrace son histoire. Souffrant d'hallucinations et d'un syndrome de persécution, il est d'abord traité par électrochocs. Puis ses parents autorisent, il a alors 30 ans, qu'il soit lobotomisé.

Deux mille vétérans concernés

Aujourd'hui interdite dans la majorité des Etats américains, ainsi que dans de nombreux pays, la lobotomie aurait été pratiquée sur près de deux mille vétérans souffrant de troubles psychiatriques à leur retour de guerre, selon le WSJ. "Dépressifs, psychotiques, schizophrènes et parfois parce qu'ils étaient identifiés comme homosexuels" – une orientation sexuelle non reconnue à l'époque –, ils ont subi une opération du cerveau, avant de sombrer dans l'oubli, écrit le journal.

"Parfois, cette pratique a soulagé des vétérans de leurs démons intérieurs, écrit le WSJ. Mais souvent, l'opération les a transformés en de grands enfants, incapables de se prendre en charge. Beaucoup ont subi des attaques cardio-vasculaires, des amnésies ou perdu certaines fonctions motrices. D'autres sont morts pendant l'opération."

"Il n'est pas possible de faire un lien direct entre l'expérience militaire de M. Tritz et sa maladie mentale, poursuit le WSJ, mais un rapport le concernant décrit un homme qui est parti en bonne santé à la guerre, a subi un traumatisme [...] et est rentré chez lui la tête peuplée de voix incessantes."

Et, soixante ans plus tard, il refuse obstinément toute nouvelle intervention chirurgicale.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Sam 11 Jan - 9:48

de la représentation représentative ...

États-Unis: la moitié des élus au Congrès sont millionnaires
http://www.rfi.fr/ameriques/20140111-etats-unis-moitie-elus-congres-millionnaires-center-responsive-politics
Aux États-Unis, le Center for Responsive Politics, une association qui analyse l’influence de l’argent en politique, vient de publier un rapport montrant que les membres du Congrès ont un patrimoine de 14 fois supérieur à celui de l’Américain moyen.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Alors que Barack Obama s’est fixé comme priorité cette année de réduire les inégalités entre riches et pauvres, l’étude du Center for Responsive Politics montre que près de la moitié des élus sont millionnaires.

Sur les 534 membres de la Chambre des représentants et du Sénat, au moins 268 ont un patrimoine dépassant le million de dollars. Pour l’Américain moyen, il est inférieur à 70 000 dollars. Les démocrates tendent à être légèrement plus riches que les républicains. D’une façon générale, le rapport montre que les sénateurs ont de plus gros patrimoines que leurs collègues de la Chambre.

Mais le Congrès a aussi ses pauvres. Même s’ils sont rares. C’est le cas notamment de David Valadao, propriétaire d’une ferme laitière, qui a sur les bras 12 millions de dettes.

Aux États-Unis, richesse n’est pas vice. Si les électeurs en veulent à leurs élus, ce n’est donc pas parce qu’ils sont riches, mais parce qu’ils ne font pas suffisamment pour les aider, notamment sur des questions telles que le renouvellement des allocations chômage ou l’octroi de fonds pour les coupons alimentaires pour les moins fortunés. Le magazine US News & World Report titre ironiquement son article sur la richesse des parlementaires en citant Marie-Antoinette : « Qu’ils mangent de la brioche ! »
bien sur chez nous ce n'est pas pareil, avec nos CHERS Zélus qui refusent de publier leurs patrimoines ^^
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mar 14 Jan - 9:00

ÉTATS-UNIS - Cinquante ans de "guerre contre la pauvreté", pour quoi faire ?
http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/13/cinquante-ans-de-guerre-contre-la-pauvrete-pour-quoi-faire
Un demi-siècle après le lancement de la grande croisade du président Lyndon B. Johnson, 46 millions d'Américains vivent sous le seuil de pauvreté.

Pour de nombreux Américains, la guerre contre la pauvreté déclarée il y a cinquante ans par le président démocrate Lyndon B. Johnson est un échec. Le taux de pauvreté n'est passé que de 19 % à 15 % en deux générations, et 46 millions d'Américains ne disposent toujours pas de ressources suffisantes, selon les chiffres du gouvernement.
Mais, d'un autre point de vue, le gouvernement fédéral a tout de même réussi à enrayer la montée de la pauvreté. Personne ne peut nier que les programmes de protection sociale mis en place depuis le New Deal [notamment entre 1933 et 1938 par le président F.D. Roosevelt] ont considérablement amélioré les conditions de vie des Américains les plus pauvres.

Cinquante ans après le désormais célèbre discours sur l'Etat de l'Union de L.B. Johnson [prononcé le 8 janvier 1964], le débat sur le rôle que doit jouer le gouvernement pour enrayer la pauvreté est à nouveau relancé. Il faut dire que les inégalités entre les riches et les pauvres sont aussi fortes que dans les années 1920, et que le nombre de pauvres et de personnes en situation de précarité atteint des records. (Parallèlement, ces dernières décennies, ce sont surtout les plus riches qui ont engrangé les plus grands bénéfices.) Les programmes sociaux comme les allocations chômage et les bons alimentaires permettent à des millions de familles de maintenir la tête hors de l'eau. Les républicains veulent faire des coupes dans ces deux programmes, preuve des désaccords majeurs qui existent entre les deux partis sur les solutions à apporter à ce problème.

Changer les mentalités des jeunes Américains

A Washington, le président Obama a qualifié les inégalités de "défi majeur de notre temps". Et, pour relever ce défi, il voudrait inciter les Etats à élargir leur programme Medicaid [programme fédéral d'assurance-maladie pour les plus pauvres] et augmenter le salaire minimum, ainsi que le financement de l'aide sociale à la petite enfance.

Mais des conservateurs, comme le député républicain du Wisconsin P.D. Ryan, portent un regard plus sceptique sur les statistiques de la pauvreté. Selon lui, le gouvernement dépense de manière inconsidérée les sommes destinées à la protection sociale et doit délaisser les aides directes pour se concentrer davantage sur la stimulation de l'économie et de l'emploi.

"Notre pays doit prendre en compte deux faits : le taux de pauvreté est trop élevé, notamment chez les enfants, et les aides du gouvernement sous condition de ressources ne sont pas une solution, écrit Ron Haskins de l'Institut Brookings dans son rapport sur les échecs de la guerre contre la pauvreté. Avec les sommes dépensées par Washington dans ses programmes de lutte contre la pauvreté, il ne devrait plus y avoir un seul Américain dans le besoin, déclare-t-il. Pour mener une guerre efficace contre la pauvreté, poursuit-il, nous devons faire changer les mentalités des jeunes Américains."

Des chiffres trompeurs

Pourtant un grand nombre de chercheurs soulignent à quel point la vie des plus pauvres s'est améliorée depuis le début de la croisade de Johnson. La mortalité infantile a dégringolé, le nombre d'Américains terminant leurs études supérieures a explosé, des millions de femmes sont entrées sur le marché du travail et la malnutrition a été éradiquée. Rappelons qu'à l'époque où Johnson a lancé sa campagne, certains foyers des Appalaches n'avaient ni électricité, ni eau courante.

Selon de nombreux économistes, les chiffres officiels de la pauvreté minimisent l'impact des programmes gouvernementaux. Le taux de pauvreté prend seulement en compte les revenus et non les avantages en nature comme les bons alimentaires par exemple. Avec une meilleure prise en compte de ce paramètre, on constate que le taux de pauvreté est passé à 16 % contre 26 % à la fin des années 1960.

Cependant, qu'elle soit évaluée selon les critères officiels du gouvernement ou par ceux des économistes, la pauvreté reste un problème récurrent et persistant de la société américaine. Environ 4 enfants africains-américains sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté ; pour les enfants hispaniques, la proportion est de 3 sur 10.

Selon une étude récente réalisée à la mi-2011, quelque 1,7 million de foyers vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne ; une très grande précarité que l'on observe généralement dans les pays en voie de développement et qui est en augmentation aux Etats-Unis depuis le milieu des années 1990.

Le plus grand espoir pour les Américains les plus pauvres serait une embellie économique qui permettrait de faire baisser le taux de chômage (actuellement de 7 % au niveau national) et au plus grand nombre de reprendre leur place sur le marché du travail. Chez les gens qui travaillent à temps plein le taux de pauvreté est seulement de 3 % alors qu'il dépasse les 33 % chez les chômeurs.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 15 Jan - 10:38

FEU À LA POUDRE – Les relations troubles entre les Etats-Unis et un cartel mexicain
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/01/14/feu-a-la-poudre-les-relations-troubles-entre-les-etats-unis-et-un-cartel-mexicain/
Selon une enquête fleuve du quotidien mexicain El Universal publiée lundi 6 janvier et relayée par le Huffington Post, l'agence antidrogue américaine (DEA) et des membres du ministère de la justice américain auraient collaboré pendant des années avec le cartel mexicain de Sinaloa en échange d'informations sur les cartels rivaux. Entre 2000 et 2012, les agents américains auraient ainsi organisé une cinquantaine de rencontres avec les mafieux, sans en informer les autorités mexicaines.

Le site américain Business Insider, qui reprend l'information, estime qu'aux termes de l'accord, en plus d'un abandon des charges pesant sur certains de ses membres, plusieurs milliards de dollars de drogue ont ainsi pu être écoulés par le cartel de Sinaloa. Son dirigeant Joaquin « El Chapo » Guzman est cité comme « le plus puissant trafiquant de drogue au monde ».

Le but pour les Etats-Unis aurait été de construire un vaste réseau d'informateurs et de saisir des convois de drogue transitant entre les deux pays. Selon El Universal, ces pratiques, violant le droit international et les procédures légales, auraient pourtant contribué à faire augmenter la violence au Mexique en accroissant les rivalités entre clans.

Si des allégations sur ce genre de pratiques ont déjà pu apparaître dans les médias, El Universal publie pour la première fois des documents judiciaires dans lesquels figurent les témoignages de membres de l'administration américaine qui en confirment l'existence. Le quotidien mexicain affirme cependant ne pas pouvoir se prononcer sur la validité desdits accords encore aujourd'hui.
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Re: Etats-Unis

Message  ivo le Mer 15 Jan - 10:41

La neutralité du Net menacée aux Etats-Unis ?
cette décision de la cour d'appel de Washington « donne aux entreprises commerciales l'incroyable autorité légale de bloquer le trafic Internet, de fournir un traitement préférentiel à certains services en ligne ou applications, et d'attirer ou, au contraire, d'écarter de certains sites Internet les utilisateurs en fonction de leurs propres intérêts commerciaux ».
>>>
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/01/15/la-neutralite-du-net-menacee-aux-etats-unis_4348117_651865.html#
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