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Euthanasie

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Message  spike le Ven 9 Déc - 19:11

J'ai vu le film "Vincent Humbert, L'Amour d'Une Mère" qui est vraiment dur mais qui à le mérite de poser des questions. Alors je sais qu'on en a déjà parlé entre nous, mais l'âge avançant j'ai un peu oublié ce qui a été dit et puis la position de chacun à peut-être évoluée.
Alors que pensez-vous de l'euthanasie?
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Message  niouze le Sam 10 Déc - 9:40

comme plein de truc sa devrait être un choix personnel librement consenti et applicable (excepté pour certain elle devrait être obligatoire ^^)

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Message  Groucho Marx le Sam 10 Déc - 10:46

du genre...

Very Happy


Dernière édition par Groucho Marx le Sam 10 Déc - 12:01, édité 1 fois
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Message  spike le Sam 10 Déc - 11:15

niouze a écrit:comme plein de truc sa devrait être un choix personnel librement consenti et applicable (excepté pour certain elle devrait être obligatoire ^^)

Totalement d'accord avec toi. Si la personne concernée est en mesure de décider, à mon avis, on devrait respecter son choix.
Mais comment fait-on si la personne concernée n'a plus les capacités physiques ou intellectuelles de prendre cette décision?
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Message  spike le Dim 11 Déc - 14:12

Le serment d'Hippocrate (version en vigueur depuis 1996)



« Au moment d'être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.
Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité. J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera.
Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés.
Reçu(e) à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances.
Je ne prolongerai pas abusivement les agonies.
Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission.
Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences.
Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.
Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d'Hippocrate_réactualisé

Une belle contradiction...
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Message  spike le Mer 21 Déc - 12:07

L'euthanasie dans le monde:



Allemagne

En Allemagne, elle a été largement pratiquée sous le régime nazi avec l'euthanasie de plus de 150 000 patients allemands, dont 6 000 enfants (Programme Aktion T4). L'euthanasie est actuellement interdite dans les textes mais sa forme passive est tolérée. Les Allemands ont tendance à employer le terme Sterbehilfe (mort assistée) plutôt que celui d'Euthanasie qui fait écho à l'Opération T4.

Australie

En Australie, l'euthanasie active et l'aide au suicide sont illégales, mais elles font l'objet d'un vif débat, surtout depuis que le Territoire-du-Nord a autorisé, par une loi de 1995, l'assistance au décès d'un patient en phase terminale. Cette loi, entrée en vigueur le 1er juillet 1996, a été abrogée en mars 1997 par la loi fédérale sur les lois d'euthanasie, alors que quatre personnes y avaient eu recours.

Belgique

La loi du 28 mai 20023 adoptée après deux ans de débats dépénalise l'euthanasie active. Celle-ci est définie dans la loi comme étant "l'acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d'une personne à la demande de celle-ci".
L'acte d'euthanasie est autorisé sous trois conditions :
le patient doit être majeur (ou mineur émancipé), capable et conscient au moment de sa demande;
celle-ci doit être formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée et ne résulte pas d'une pression extérieure;
le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable.
Le médecin qui pratique l'acte doit être volontaire, aucune personne ne peut être contrainte d'y participer.
La procédure à suivre par le médecin est strictement définie par la loi, complétée d'arrêtés d'application. Elle comprend l'information précise au patient quant à son état et aux possibilités de soins palliatifs, le respect des conditions imposées (voir ci-dessus), la consultation d'un deuxième médecin indépendant, et le respect d'un délai minimum d'un mois entre la demande écrite du patient et l'euthanasie.
La possibilité de rédiger devant témoins une déclaration anticipée, par toute personne majeure afin qu'il soit tenu compte de sa volonté, dans le cas où elle ne pourrait plus l'exprimer est prévue par un arrêté royal publié le 13 mai 20034.
Le médecin qui a pratiqué une euthanasie doit ensuite remettre un rapport à la "Commission fédérale de contrôle et d'évaluation" composée de médecins et de juristes qui examine le respect de la législation.

Canada

L'euthanasie active est légalement interdite mais il existe une tolérance dans certaines provinces sur l'euthanasie passive lors de la phase terminale.

Le 12 décembre 2008, un jury d'Alma dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean acquitta Stéphan Dufour, accusé d'avoir aidé son oncle malade à s'enlever la vie.

Danemark

En dehors du code pénal, qui condamne l'homicide, même s'il est commis sur demande de la victime, ainsi que l'aide au suicide, plusieurs textes évoquent l'euthanasie sans la nommer. Ils cherchent avant tout à limiter l'acharnement thérapeutique.

États-Unis

L'euthanasie passive est acceptée par la Cour suprême. La législation dépend en fait des Etats : l'Oregon et l'Etat de Washington sont les seuls, à ce jour, à accepter le suicide assisté (Death with Dignity Act (en)). Il ne légalise pas néanmoins l'euthanasie. Par le référendum du 4 novembre 2008, approuvé par 58% des voix, l'Etat de Washington a autorisé le recours à l’euthanasie pour les malades en phase terminale9. En mai 2009, 401 personnes avaient fait usage de cette loi dans l'Oregon, et la première femme, atteinte d'un cancer du pancréas (stade 4), l'avait utilisé dans l'État de Washington.

Espagne

Les professionnels du corps médical ont l'obligation de respecter la volonté des patients[citation nécessaire], même si cela peut entraîner leur décès[citation nécessaire]. La loi reconnaît la valeur contraignante des directives anticipées. Leur existence doit être indiquée sur le dossier médical du patient et sur un fichier national. Le consentement aux soins peut être donné par un tiers : un membre de la famille, un proche ou le représentant légal.

Finlande

L'euthanasie passive est légale [réf. nécessaire].

France

En France, la « [mort] » est encadrée principalement par deux lois: la premiere et la deuxieme, la loi de 2002 sur le droit des malades et la loi Leonetti (22 avril 2005) « relative aux droits des malades en fin de vie ». L'idée générale est de favoriser les soins palliatifs, d'interdire l'« euthanasie active » et d'encadrer l'« euthanasie passive », c'est-à-dire d'empêcher le médecin de pratiquer une « obstination déraisonnable » dans le soin des malades en fin de vie. Un équilibre est aussi recherché entre le fait d'éviter des souffrances jugées inutiles à un patient qu'on estime voué à la mort, et celui de le maintenir en vie.
La loi de 2002 a ainsi abouti à la reformulation du Code de déontologie médicale, lequel dispose désormais que le médecin :
« doit s'abstenir de toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique et peut renoncer à entreprendre ou poursuivre des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie11. »
Le Code de santé publique (L1110-5) prévoit par ailleurs la possibilité d'abréger les souffrances :
« Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort. Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical. »
Ce cadre législatif est l'aboutissement d'une mission parlementaire, présidée par Jean Leonetti, demandée par le président Chirac suite à l'affaire Vincent Humbert, et vise à assurer la qualité de fin de vie au malade en dispensant les soins palliatifs et en reconnaissant le devoir de respecter la « dignité du mourant » dont la volonté est reconnue à travers la rédaction de sa déclaration anticipée et la désignation d'une personne de confiance11. Une mission d'évaluation de la loi Leonetti a ensuite été effectuée, suite au cas de Chantal Sébire12.
Selon un commentaire du code de déontologie médicale, « l'acharnement thérapeutique est défini comme une obstination déraisonnable, refusant par un raisonnement buté de reconnaître qu'un homme est voué à la mort et qu'il n'est pas curable13 ». Dès lors, la définition de l'« acharnement thérapeutique » dépend des critères juridiques mêmes de la mort qui sont adoptés (lesquels se fondent en principe sur le concept de mort cérébrale et non du simple arrêt cardio-circulatoire). Mais d'autres critères, notamment la volonté du patient, sont pris en jeu. La loi Leonetti dispose ainsi, lorsqu'il s'agit de patients conscients :
« Art. L. 1111-10 Code de la santé publique. - Lorsqu'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, décide de limiter ou d'arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l'avoir informée des quences de son choix. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical.rienrpezkf
Grande-Bretagne14[modifier]

L'euthanasie y est assimilée au meurtre et passible de 14 ans de prison. Des décisions contradictoires de justice ont cependant été prises.

Mexique

L'euthanasie passive est autorisée depuis le 7 janvier 2008. L'euthanasie active reste illégale.

Grèce

L'euthanasie y est totalement illégale par n'importe qui et pour n'importe quelle maladie.

Hongrie

L'euthanasie passive est autorisée à la demande du patient [réf. nécessaire]. .

Italie

L'euthanasie active est considérée comme un crime passible d'un emprisonnement compris entre 5 et 16 ans.

Luxembourg

L'euthanasie et l'assistance au suicide y sont légaux depuis le 17 mars 2009.
Le 19 février 2008, les députés luxembourgeois ont voté, en première lecture et à une courte majorité15, la loi Err/Huss16 de dépénalisation de l'euthanasie, mais la loi n'est pas immédiatement entrée en vigueur car le grand-duc Henri a menacé de refuser de sanctionner la loi. Une deuxième lecture de la loi a eu lieu en décembre 2008, mais le souverain a informé le 2 décembre 2008 le Premier ministre qu'il ne sanctionnerait pas cette loi. Suite à cela, les prérogatives du souverain ont été limitées : à présent le grand-duc ne sanctionne plus les lois, mais les promulgue. Le 16 mars 2009, la loi dépénalisant l'euthanasie a ainsi été promulguée par le grand-duc Henri et le texte est entré en vigueur le 17 mars 2009.

Norvège

L'euthanasie passive est autorisée sur la demande du patient agonisant ou d'un proche si celui-ci est inconscient [réf. nécessaire].

Pays-Bas

L'euthanasie y est légale depuis avril 2001.
L'euthanasie aux Pays-Bas est légale en cas de :
demande répétée de la part du malade, s'il est en état de formuler un discours ;
la maladie doit être incurable ;
prendre l'avis d'un autre médecin ;
signaler la mort aux autorités.
De plus, dans ce même pays, depuis 2004, l'euthanasie est autorisée pour les enfants de moins de 12 ans, et l'avis des parents peut suppléer à celui de l'enfant.
En 2003, près de 1 800 euthanasies ont été effectuées.

Pologne

La législation refuse l'euthanasie.

Portugal

L'euthanasie active et passive sont condamnées mais le conseil d'éthique a admis l'arrêt des traitements dans certains cas désespérés.

Suède

L'euthanasie active est interdite. Le suicide assisté est toléré [réf. nécessaire].

Suisse

Article détaillé : Euthanasie en Suisse.
L'euthanasie active n'est pas admise. L'euthanasie passive et le suicide assisté sont tolérés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Législation_sur_l%27euthanasie_par_pays#Norv.C3.A8ge
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Message  spike le Sam 24 Déc - 19:47

L'euthanasie en Suisse:



Selon un rapport du groupe de travail Assistance au décès, institué par le département fédéral de la police et de la justice suisse : « Il n'existe pas de réglementation légale explicite de l'euthanasie passive et de l'euthanasie active indirecte. Ces deux formes d'euthanasie sont considérées aujourd'hui déjà comme admissibles. Actuellement ces formes d'euthanasie ne sont traitées que dans les directives s'y rapportant de l'Académie suisse des sciences médicales. »8
L'euthanasie passive et de l'euthanasie active indirecte sont donc tolérées en Suisse. Le code éthique de l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) autorise donc « la renonciation à la mise en œuvre ou arrêt des mesures nécessaires au maintien de la vie » (euthanasie passive) et l'« administration de substance pour réduire les souffrances et dont les effets secondaires sont susceptibles de réduire la durée de survie » (euthanasie indirecte active).
Exit, de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (A.D.M.D.), fournit aux résidents de suisse romande la possibilité de recevoir une aide au suicide. D'autres associations de ce type existent, comme Dignitas ou La Chrysalide.
La suite ici:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Euthanasie_en_Suisse
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Message  Groucho Marx le Sam 31 Déc - 11:01

A propos d'euthanasie en Suisse, j'ai vu il y a quelques années un documentaire intéressant :

Le choix de Jean
Atteint d’un cancer incurable, Jean Aebischer a décidé de choisir lui-même le jour et l’heure de sa mort. Le 6 janvier 2004, ce Fribourgeois de 58 ans a absorbé la potion mortelle que lui a remise un bénévole d’Exit. Ce reportage retrace avec tact et subtilité les derniers mois de Jean : de son combat contre la maladie jusqu’à son suicide librement assumé devant ses proches et la caméra.

En Suisse, l'assistance au suicide est une pratique autorisée. Depuis 1999, l'association Exit Suisse Romande pratique chaque année plusieurs dizaines d'assistances à l'auto délivrance. Ce film est la chronique des derniers mois de Jean Aebischer, un Fribourgeois de cinquante-huit ans qui a choisi de trouver refuge dans la mort avant que son état physique ne se dégrade. La caméra le suit dans sa vie quotidienne, jusqu'à son ultime moment. Une échéance qu'il a lui-même fixée.



Jean Aebischer vit près de Fribourg. Atteint d'un cancer, il a des métastases cérébrales, des petites bombes à retardement, qui vont en quelques semaines toucher des fonctions vitales. Ses médecins lui laissent l'espoir de vivre au plus quelques mois. Pourtant, il ne ressent aucun symptôme de sa maladie. Plus que la mort, Jean Aebischer craint la souffrance, la dégradation physique, l'image d'agonie qu'il laisserait aux siens. C'est ainsi qu'il décide de faire appel à l'association Exit qui aide des malades en fin de vie à mettre fin à leurs jours : un bénévole leur apporte une solution mortelle et ceux-ci glissent doucement dans les limbes. Auparavant, Exit examine leur dossier médical et rappelle ses conditions. Parmi celles-ci, l'obligation pour le malade d'absorber lui-même la solution mortelle.



Jean Aebischer est mort le 6 janvier 2004. Réflexion sur l'a ssistance au suicide, ce film est aussi un travail sur la maladie, la mort et le deuil. Pourquoi choisir l'assistance au suicide ? Comment fixer le moment de sa mort ? Contrôler le moment de partir apaise-t-il l'angoisse de la mort ? Comment se préparer à mourir ? Et comment y préparer ses proches ? Face au témoignage posthume de Jean, parfois, les mots nous manquent.

J'ai aussi vu sur Arte il y a quelques mois un film américain se passant dans la chambre d'un danseur atteint du sida, qui a organisé un dernier repas avec son compagnon avant de mettre fin à ses jours.
Ce huit-clos magnifique m'a troué le cul... je me rappelle plus trop bien le titre... le dernier repas... je crois... faut que je cherche
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Message  Groucho Marx le Sam 31 Déc - 11:24

http://www.arte.tv/fr/The-Last-Supper/3941982.html
The Last Supper
Un film de Cynthia Roberts
(Canada, 1995, 1h35mn)
Avec Ken McDougall, Jack D. Nicholsen, Daniel MacIvor

Un danseur atteint du sida chorégraphie sa propre mort. Une réflexion tout en sensibilité sur l'amour et l'euthanasie.
Euthanasie 3941982
Après un long générique rythmé par une respiration poussive, nous découvrons, dans la pénombre d’une chambre calfeutrée, un homme décharné allongé sur un lit. Cet homme, Chris, fut un grand danseur, mais il est atteint du SIDA et en est au stade terminal de la maladie. Alors il décide de partir à sa façon. Le protocole de son euthanasie a été déterminé par un ami médecin qui sera là, seul autre convive, avec le petit ami photographe de Chris, d’un dernier souper minutieusement planifié : le vin, la nourriture, la musique, une ultime danse, une étreinte prolongée, la mort. Et si le générique était long au début, c’était pour que la fin du film corresponde à celle du gisant : la dernière image, en blanc sur fond noir, rend hommage à l’acteur qui interprétait Chris, Ken McDougall, mort quatre jours après la fin du tournage.

Ce film file une grosse claque; à voir absolument!
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Message  spike le Sam 31 Déc - 16:11

Merci Groucho, je regarderais le doc demain je pense, si ma connec' internet le permet. Pour le film sur Arté, je l'avais raté...
(EDIT): J'ai regardé le documentaire, et j'ai pleuré pendant presque toute la durée du film...
Il montre tout sans aucun tabou.
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Message  spike le Dim 1 Jan - 20:10


Conditions pour obtenir une assistance au suicide



1. Il faut être membre de l'association EXIT Suisse romande, depuis un certain temps

2. Etre domicilié en Suisse romande

3. Avoir son discernement

4. Faire une demande sérieuse, manuscrite, avec un dossier médical complet

5. Etre atteint d'une maladie incurable, avec un pronostic fatal ou une invalidité complète

6. Avoir des souffrances physiques intolérables

http://www.exit-geneve.ch/conditions.htm
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Message  spike le Mer 4 Jan - 0:23



Je n’étais pas impatient d’interviewer le docteur Ra‘hamim Melamed-Cohen, le plus célèbre des malades incurables d’Israël.
J’étais peu disposé à rendre visite à un malade atteint de sclérose latérale amyotrophique, également appelée « maladie de Lou Gehrig », paralysé du cou jusqu’au bas du corps et attendant de mourir.
Erreur ! Le docteur Melamed-Cohen n’a pas l’intention de mourir. Au contraire, il salue gaiement ses visiteurs et leur énumère une liste des projets qui fatigueraient un homme bien portant et âgé de la moitié de ses soixante-cinq ans.
Bien qu’il soit confiné sur un fauteuil roulant, l’ancien Directeur général des programmes scolaires au Ministère israélien de l’éducation, déborde d’intelligence et d’humour, et il étonne par son énergie créatrice. Au cours des deux années écoulées, alors qu’il était branché sur des équipements destinés à le maintenir en vie, il a écrit deux livres sur les méthodes éducatives, et il en prépare trois autres, dont l’un sur l’euthanasie. Il donne aussi des conférences, reçoit un flot continu de visiteurs, et suit le Daf yomi, cette tranche quotidienne d’étude du Talmud, en honneur chez les Juifs du monde entier.
Qu’est-ce qui permet au docteur Melamed-Cohen de surmonter la douleur et le désespoir qui ont incités d’autres malades incurables à envisager le suicide ?
« Je ne suis pas plus incurable que tous les autres qui mourront un jour. »
L’autodéfinition occupe chez lui une grande part de sa sérénité. Il explique : « Je ne me définis pas comme un “malade” ou comme un “patient”. Je ne suis rien d’autre qu’un homme frappé par une maladie pour laquelle on me soigne. Le mot “malade” s’applique à quelqu’un qui se trouve passivement dans un lit et qui ne fait rien. Je continue, quant à moi, de faire beaucoup de choses, malgré mon affection.
Et je ne suis pas plus incurable que tous les autres qui mourront un jour. Cela fait déjà huit ans que les médecins disent de moi que je suis un “malade incurable”, mais je me sens chaque jour de moins en moins incurable. »
Au début, quand on a diagnostiqué qu’il souffrait de sclérose latérale amyotrophique, les médecins lui ont donné de trois à cinq ans à vivre, et il continue de réfuter leur pronostic.
Un autre élément essentiel dans la détermination de Melamed-Cohen est constitué par sa foi religieuse : « Il me semble parfois que D.ieu m’a permis de vivre pour montrer au monde que l’on peut continuer, même dans un tel état, d’avoir une activité créatrice et d’être utile à la société… Le judaïsme professe que l’on doit lutter jusqu’au dernier souffle de vie. Jusqu’au dernier moment, on doit vivre et se réjouir, et remercier le Créateur. »
Melamed-Cohen s’est acquis dans les médias israéliens une solide notoriété pour son opposition résolue au mouvement d’euthanasie. « Que veut dire tuer par pitié, demande-t-il ? Pour qui est la pitié ? Est-elle pour le malade ? Ou n’est-elle pas plutôt pour la famille, dont la souffrance sera atténuée ? Ou pour les systèmes hospitaliers, toujours à l’affût d’économies ? Ou pour les compagnies d’assurance ? Avoir pitié, c’est aider les gens à vivre, et dans la dignité. Les aider à abréger leur vie ne peut être appelé de la pitié. »
Et d’ailleurs, fait-il remarquer, la loi juive s’oppose fermement à ce que l’on interrompe les techniques employées pour maintenir en vie, à ce que l’on débranche les appareils.
« Au cours des deux années écoulées, je me suis battu contre ceux des médecins et des journalistes qui préconisent l’euthanasie. J’essaye d’être un porte-parole pour tous ces gens qui veulent continuer de vivre, mais qui sont soumis à d’énormes pressions exercées par une société dite “éclairée”. Au lieu de consacrer de vastes efforts et d’immenses ressources à persuader les gens de mourir, mieux vaudrait les utiliser à l’amélioration des conditions de vie de ceux pour lesquels on n’a pas encore découvert de remède efficace. »
Le mouvement pour l’euthanasie menace de remettre en cause la signification et la sainteté mêmes de la vie humaine.
Melamed-Cohen redoute que les développements du mouvement pour l’euthanasie aillent bien au-delà du domaine du « malade incurable ». Ils menacent de remettre en cause la signification et la sainteté mêmes de la vie humaine.
« La vie tend à devenir aujourd’hui une denrée de moins en moins précieuse, observe-t-il. Parmi les jeunes, cette banalisation trouve son expression dans les drogues, la violence et le suicide. Une jeune fille de 16 ans, apparemment en parfaite santé physique, m’a dit un jour : “S’il est une bonne chose d’abréger les jours de quelqu’un à cause de sa souffrance, eh bien, moi aussi je souffre, et je préférerais mourir que vivre.” »
Il y a quelques semaines, en Israël, un autre malade atteint de sclérose latérale amyotrophique a décidé d’en finir avec la vie. Sa famille y a consenti, et sa demande qu’on le débranche de son dispositif respiratoire a été acceptée par les autorités judiciaires et médicales. Interviewé par la télévision, il a décrit ses souffrances : « J’ai maintenant du mal à parler, je ne puis ni marcher, ni manger ni me mouvoir. J’ai perdu tout intérêt à la vie. Mon état est irréversible, et mes douleurs ne feront qu’augmenter. A quoi bon m’obstiner ? » Cependant, au dernier moment, il a ajouté : « J’espère que je ne me trompe pas ! »
Au dernier moment, il a ajouté : « J’espère que je ne me trompe pas ! »
Melamed-Cohen qui avait, de chez lui, suivi cette émission, remarqua : « Cet homme, manifestement, était ambivalent. D’une part, il voulait une bonne place au Ciel ; d’un autre côté, il n’était pas sûr d’avoir fait le bon choix. Sa voix exprimait beaucoup d’hésitation et de doute. C’est la pression sociale, à mon avis, qui l’a incité à prendre la décision qu’il valait mieux mourir que vivre. Si l’on s’était occupé de lui à la maison, dans une ambiance chaude et positive, il se peut qu’il eût réagi différemment. »
De fait, Melamed-Cohen n’a pas toujours été aussi déterminé qu’il l’est aujourd’hui pour ce qui le concerne. Il y a deux ans et demi, raconte-t-il, quand il a été hospitalisé en urgence après que sa respiration s’était arrêtée, il a demandé à ses proches de ne pas prendre de mesures particulières pour prolonger sa vie comme un branchement à un appareil respiratoire.
« Heureusement pour moi, on m’a branché sans me demander mon avis. Maintenant, deux ans et demi plus tard, je suis heureux qu’on ne m’ait pas écouté. J’aurais manqué les meilleures, les plus belles années de ma vie. On a toujours le droit de changer d’avis ! »

Avec l’aimable autorisation de Am Echad Resources.

Traduction et adaptation de Jacques KOHN
http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=967
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Message  spike le Mer 4 Jan - 0:41


« Je ne suis pas plus incurable que tous les autres qui mourront un jour. »

Oui c'est sûr on peut dire que la vie est une maladie incurable. Mais la vie n'implique pas d'être constamment immobilisé, rejeté, en non possession de ses moyens, de souffrir H24, dit plus vulgairement d'être un légume...
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Message  spike le Mer 4 Jan - 0:59


Publié le 28 octobre 2010 à 12h00 | Mis à jour le 28 octobre 2010 à 12h00
Réflexion sur l'euthanasie : la personne dépossédée de sa valeur propre

L'auteur souligne la méconnaissance des facteurs psychiatriques et psychologiques dans le débat entourant l'euthanasie.



À partir de mon expérience professionnelle de gérontopsychiatre et de ma formation en éthique, j'aimerais proposer une brève réflexion que m'inspire le débat actuel sur l'euthanasie. J'ai déjà contribué à ce débat dans un mémoire, hébergé sur le site de l'Assemblée nationale du Québec, auquel le lecteur pourra se référer.

La méconnaissance des facteurs psychiatriques et psychologiques dans ce débat me semble stupéfiante. Il existe en effet une différence notable entre les motifs invoqués pour la légalisation de l'euthanasie (douleur intolérable non soulagée) et ceux qui motivent les demandes réelles d'euthanasie, soient la dépression et la démoralisation. Une étude récente de 2009 du Marie Curie Palliative Care Institute de Liverpool (155 hôpitaux et 3893 patients du Royaume-Uni) révèle que 65% des patients dans les dernières 24 heures de vie sont confortables sans médication, 31% reçoivent de faibles doses d'analgésiques et 4%, des doses plus élevées de médication. En fin de vie, la douleur peut donc être prise en compte adéquatement. Cependant, seulement 3% des patients en phase terminale sont traités pour dépression, alors que de 20% à 50% en souffrent. Or les patients déprimés sont susceptibles de demander l'euthanasie 5.29 fois plus souvent que ceux qui ne le sont pas, et ces demandes sont éphémères: 50% changent d'idée après avoir exprimé une demande d'euthanasie en moins de deux semaines. Face à la détresse existentielle profonde que vivent ces patients, la demande d'euthanasie est un impératif clinique afin d'ouvrir un dialogue entre le patient, le médecin et l'équipe traitante pour en comprendre la signification. Cette évaluation permet d'apporter davantage de sérénité en traitant ce qu'un auteur a appelé la démoralisation psycho-spirituelle.

En ce qui a trait au suicide assisté, il me semble illusoire de vouloir séparer cette pratique de l'euthanasie : dans les deux cas, l'intention (procurer la mort) et le résultat (la mort) sont identiques. Il faut rappeler que le Québec continue année après année à se situer dans le tiercé de tête des juridictions avec les taux les plus élevés de suicide au monde (13,8/100,000 en 2004). Près de 3,5% des Québécois auront fait une tentative de suicide au cours de leur vie; 0,3% l'ont tenté l'année dernière. De ce nombre, 88% souffraient d'un trouble de l'humeur à vie et 70%, d'un trouble de l'humeur dans les douze derniers mois. Les services de santé et la société dans son ensemble doivent être mobilisés pour juguler ce fléau qui mine la collectivité québécoise, et concentrer les énergies disponibles déjà insuffisantes (personnel compétent en santé mentale et financement adéquat), afin de mieux prévenir les tentatives de suicide et les suicides, au lieu de mettre en oeuvre le suicide assisté.

Il ne faut pas négliger non plus la dérive inhérente aux pratiques de l'euthanasie et du suicide assisté comme le montrent les statistiques mêmes des Pays-Bas, où ces pratiques ont été mises en oeuvre depuis plus de 30 ans. En 2009, il y a eu une augmentation de 13% des décès par euthanasie par rapport à 2008, et 45% de plus qu'en 2003. 20% des décès ne sont pas rapportés aux autorités, contrevenant aux balises légales pourtant en place depuis la légalisation officielle de ces pratiques en 2002. De plus, en 20 ans, on a accepté aux Pays-Bas l'euthanasie non seulement pour les patients en phase terminale, mais aussi les patients déprimés depuis 1994, les mineurs de moins de 12 ans, les patients souffrant de démence depuis 2003 et les nouveaux-nés handicapés depuis 2005. Et en 2010, le lobby pro-euthanasie propose au gouvernement néerlandais d'étendre l'euthanasie aux personnes «de plus de 70 ans et fatiguées de vivre»!

Enfin, d'un point de vue plus fondamental, cette pression pour l'euthanasie enlève la dignité inaliénable et «le respect dû à tout être humain du simple fait qu'il est humain» (Paul Ricoeur). La valeur de la personne ne dépend plus que de son propre regard subjectif ou du regard d'autrui sur soi-même. Quand la date de « péremption » approche et que la qualité de vie diminue, la personne est jugée sans valeur et mieux vaudrait qu'elle soit euthanasiée! Une réflexion en profondeur est donc incontournable pour respecter, par la compassion et l'accompagnement, le mystère de la personne dans tout son être, et résister à l'attraction vers le néant que propose l'euthanasie.

François Primeau, MD, CSPQ, FRCPC, BPh, CTh

Professeur agrégé de clinique en psychiatrie et neuro-sciences, Université Laval

Chef, Service de gérontopsychiatrie, CHAU-Hôtel-Dieu de Lévis

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201010/25/01-4335901-reflexion-sur-leuthanasie-la-personne-depossedee-de-sa-valeur-propre.php
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Message  spike le Ven 6 Jan - 20:22

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Message  spike le Ven 20 Jan - 18:45

Quand on parle d'euthanasie une notion revient souvent: celle de dignité humaine. Mais comment pourrait-on concrètement la définir? L'article de wikipédia ne me convint pas totalement...
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Message  spike le Sam 17 Mar - 2:28


Par ERIC FAVEREAU
François Hollande a détaillé jeudi soir – lors de son émission télévisée sur France 2 –, sa position sur la fin de vie. Revenant sur la possibilité qu'il avait formulée dans ses 60 propositions d'aller vers une forme d'euthanasie.

Il n'empêche, sur cette question, prudent il est, prudent il restera.
«Je ne prends pas le mot d'euthanasie, a-t-il ainsi expliqué, car cela laisse penser qu'il serait accepté une forme de suicide.» Puis: «Il y a une loi utile, qui est la loi Leonetti (1), mais il y a un manque considérable sur les soins palliatifs», a-t-il poursuivi avant de révéler, lui le fils de médecin, qu'il avait vécu aussi «cette situation» de fin de vie difficile. «Il faut davantage de soins palliatifs, aussi bien à l'hôpital qu'à domicile. Je veillerai à ce qu'il y ait beaucoup plus de places en soins palliatifs dans les établissements.»

Certes... Mais le candidat socialiste le sait: comme l'ont montré plusieurs enquêtes, le soulagement de la souffrance ne suffit pas toujours, et les soins palliatifs ne font pas disparaître toutes les demandes de fin de vie. «Vous avez le cas d'une personne dans une extrême souffrance qu'on ne peut pas apaiser, a-t-il ainsi raconté, et qui demande, qui réitère, de pouvoir terminer sa vie dans la dignité, on ne peut pas écarter cette demande. Aujourd'hui, il y a 7000 à 8000 euthanasies qui se font sans que nul ne le sache.» Que faire, alors? «Il faudra une procédure: quand une personne demande, parce qu'elle n'en peut plus, quand sa famille appuie cette demande, qu'elle est réitérée, que quatre médecins se sont eux-mêmes prononcés, alors il sera possible d'en terminer avec cette souffrance.»

Bref, il définit un premier cadre. Comme pour atténuer ses propos, François Hollande a néanmoins conclu qu'il ne s'agit pas «de dépénaliser mais d'encadrer cette mort dans la dignité». Des propos complexes et un peu alambiqués. Quelle attitude prendre, par exemple, quand la personne n'est plus consciente, mais qu'elle a laissé des directives anticipées demandant d'arrêter tout soin ? Qui doit décider, les médecins, ou la famille?

En tout cas, si l'ouverture du candidat socialiste vers «le faire mourir» est réelle, il reste bien des questions sur les modalités de cette ouverture.

(1) La loi Leonetti permet le «laisser mourir», mais elle s'oppose à tout geste délibéré et actif qui provoquerait la mort.
http://www.liberation.fr/societe/01012396524-euthanasie-hollande-pose-le-cadre
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Message  niouze le Dim 25 Oct - 12:50


Deux ans avec sursis pour Nicolas Bonnemaison : un verdict déroutant
Deux ans avec sursis. La cour d’assises d’Angers n’a pas prononcé l’acquittement du Dr Nicolas Bonnemaison, comme l’avait fait en juin 2014 la cour d’assises de Pau. Elle l’a condamné, après sept heures de délibéré, pour un seul des sept cas où l’urgentiste de l’hôpital de Bayonne était poursuivi pour empoisonnement, celui de Françoise Iramuno, dont les proches étaient d’ailleurs parmi les rares parties civiles.
Un verdict déroutant, car dans l’histoire de cette patiente en pleine agonie, ce que l’on pouvait reprocher à l’ancien urgentiste, c’était d’avoir mal géré les rapports avec la famille, bien plus que la perfusion en elle-même d’un sédatif, l’Hypnovel en l’occurrence, car la situation clinique de cette femme était catastrophique. Et de fait, les jurés n’ont pas retenu un autre cas, plus problématique pour certains, où Nicolas Bonnemaison avait prescrit un curare, produit dont la seule finalité est clairement le décès. Bref, un verdict bizarre, incertain, à l’image de la situation actuelle de la fin de vie médicalisée en France, où les repères manquent, les pratiques se mélangent, et les malentendus restent nombreux.

http://www.liberation.fr/france/2015/10/24/fin-de-vie-nicolas-bonnemaison-condamne-a-deux-ans-avec-sursis_1408614

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