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Today's joke

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Re: Today's joke

Message  ivo le Sam 14 Déc - 10:01

Un soja OGM « sain » : la nouvelle idée de Monsanto et DuPont
Les OGM peuvent-ils être bons pour la santé ? Le débat est relancé alors que le groupe américain d'agrochimie Pioneer, filiale du géant DuPont, est en train de lancer, sur le marché américain et peut-être bientôt en Europe, une graine de soja génétiquement modifiée et « saine », de marque Plenish. Son rival, Monsanto, développe de son côté un produit similaire, Vistive Gold.
« On travaille depuis dix ans sur le Plenish. Il s'agit de la première huile de soja qui présente des bénéfices sanitaires pour le consommateur
>>>
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/13/un-soja-ogm-sain-la-nouvelle-idee-de-monsanto-et-dupont_4333447_3244.html
doit on comprendre qu'ils reconnaissent que les autres ogm ne sont pas sains ??? ^^
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Re: Today's joke

Message  ivo le Dim 15 Déc - 9:48

L’histoire de « Buck », l’espion disparu en Iran qui empoisonne la CIA
http://www.rue89.com/2013/12/14/lhistoire-buck-lespion-disparu-iran-empoisonne-cia-248336
C’est une histoire incroyable que nous raconte depuis jeudi la presse américaine, digne d’une série TV telle que « Homeland ». Celle d’un espion disparu en Iran et devenu une source d’embarras pour la CIA qui n’a pas su contrôler les bêtises de sa bureaucratie.

Dans les années 2000, Robert (« Bob ») Levinson, un homme d’apparence joviale, est un détective privé. Un ancien du FBI, spécialiste du crime organisé en Russie, qui a décidé de se mettre à son compte en 1998, afin de gagner un peu plus d’argent et élever convenablement ses sept enfants.

En mars 2007, il part pour le Moyen-Orient pour enquêter sur une histoire de trafic de cigarettes. Le New York Times précise qu’à l’escale de Genève, juste avant de s’envoler, il écrit un e-mail à un de ses amis :

« Peut-être est-ce parce que j’approche de mon 59e anniversaire, le 10 mars : après avoir fait quelques autres trucs assez dingues dans ma vie, je me demande pourquoi, à ce stade, avec sept enfants et une formidable femme, je continue à me mettre ainsi en danger. »

Quelques jours plus tard, depuis Dubaï, il s’envole pour Kish, une île sur la côte iranienne, où il a rendez-vous avec un Américain en fuite, qu’il espère transformer en informateur. Le lendemain, le 9 mars, veille son anniversaire. Il disparaît.

Habillé en tenue de prisonnier orange

Il y a trois ans, en 2010, une vidéo et des photos font surface : on le voit portant une longue barbe, habillé en tenue de prisonnier orange, tel un détenu de Guantanamo. Sa famille le reconnaît à peine.

Dans la vidéo, il déclare :

« J’ai besoin de l’aide du gouvernement américain qui doit répondre aux demandes du groupe qui me détient. Merci de m’aider à rentrer chez moi. Trente-trois ans au service des Etats-Unis, cela mérite quelque chose. »

Trente-trois ans ? Les autorités américaines affirment pourtant alors que Robert Levinson ne fait plus partie de leurs services. Il était parti vers l’Iran dans le cadre de son travail de détective privé...

Depuis 2010, le souvenir de Robert Levinson s’estompe peu à peu. Jusqu’à jeudi dernier, lorsque l’agence Associated Press (AP) affirme que l’Américain disparu en 2007 était également, à l’époque des faits, un contractuel de la CIA, accomplissant en Iran une mission qui n’avait pas été formellement validée et organisée.

L’affaire, selon les récits qu’en ont fait AP, le Washington Post et le New York Times (qui connaissaient tous la double-identité de l’agent mais avaient accepté de ne pas la dévoiler pour ne pas mettre sa vie en danger) a même causé un important scandale interne à la CIA, scandale soigneusement étouffé. Plusieurs têtes sont tombées.

2,5 millions à la famille contre le silence

Associated Press a décidé de « griller » la couverture de Levinson, la famille de Levinson jugeant que le gouvernement ne fait plus son travail pour ramener son agent. La Maison Blanche a tenté de dissuader AP de publier l’information, mais en vain. Cela fait des années que les autorités tentent d’empêcher ce moment. La CIA, selon AP, a même versé 2,5 millions de dollars à la famille de Levinson contre son silence.

Les services américains soupçonnent les Gardiens de la révolution iraniens de détenir Levinson, ou de l’avoir fait disparaitre définitivement. Mais Téhéran affirme avec constance qu’il n’est au courant de rien : l’Américain est probablement tombée aux mains d’un groupe terroriste radical, disent les officiels Iraniens.

Le New York Times, dans son très long article, narre la rencontre d’un homme d’action vieillissant mais désireux de ne pas décrocher avec d’obscurs gratte-papier de la CIA qui, depuis leur bureau douillet à Langley (Virginie), ne se rendaient pas compte des dangers qu’ils lui faisaient courir.

« Tu aurais aimé être une petite fourmi »

Levinson conduisait son business de détective privé depuis sa maison de Coral Springs, en Floride. En 2006, il a été approché par une de ses amies, Anne Jablonski, analyste à la CIA, spécialiste de la Russie et membre d’une nouvelle équipe chargée de rassembler des informations sur les circuits d’argent sale, le « Illicit Finance Group ». Selon le New York Times, qui a pu lire les e-mails de l’époque entre Jablonski (nom de code : « Toots ») et Levinson (nom de code : « Buck »), ce dernier était très excité à l’idée de reprendre du service.

Financé par l’équipe d’analystes de la CIA, le détective s’attelle à sa nouvelle tâche : il rédige une centaine de rapports nourris de l’expérience de ses voyages, en Amérique latine notamment. « Toots » le félicite dans ses messages. Dans l’un d’entre eux, daté de mi-2006, on comprend que le travail de Levinson devient un enjeu sensible dans la guerre interne que se livrent le département des analyses et le service action (les « ops ») de la CIA.

« Tu aurais tellement aimé être une petite fourmi, lors de notre réunion d’aujourd’hui qui t’était consacrée. Tout le monde était si heureux de tes infos, mais aussi si nerveux à l’idée que nos collègues des ops, qui font du moins bon travail, pètent les plombs. Sérieusement, nous devons rester prudents. »

Que s’est-il passé à Kish ?

A cette époque, la CIA cherche des informations pouvant embarrasser les hauts responsables iraniens, dans le contexte de l’embargo international décidé en 2006 par l’ONU contre Téhéran, suspecté de vouloir se doter de la bombe. Levinson ne connait pas du tout ce pays.

L’un de ses contacts, Ira Silverman, ancien journaliste d’investigation sur NBC, le met sur la piste d’un informateur potentiel, un Américain ayant fui en Iran. L’homme s’appelle Dawud Salahuddin, et il est recherché pour avoir, en 1980, assassiné sur le pas de sa porte un ancien conseiller du Shah, à Bethesda, dans la banlieue de Washington. Silverman explique à Levinson que Salahuddin, proche des modérés du régime, a alors un regard critique sur le régime iranien, et pourrait être utile. Levinson prend contact avec lui.

Mais fin 2006, le « Illicit Finance Group » est à court de crédit. « Les coffres sont VIDES », lui écrit « Toots », dans un e-mail reproduit par le New York Times. Elle l’invite à faire une pause dans son travail, le temps que l’argent revienne. Mais Levinson continue son enquête.

Il décide de partir pour le Moyen Orient pour une enquête privée sur le trafic de cigarette et prévient l’agence. Il doit se rendre à Dubaï, dans les Emirats arabes unis. Il espère, lui explique-t-il, rencontrer sur place « ou sur une île avoisinante » une personne qui affirme avoir des informations sur le blanchiment d’argent par les autorités iraniennes.

Il ne le nomme pas, mais il s’agit de Dawud Salahuddin, qu’il doit retrouver dans le Maryam Hotel, à Kish. Le journaliste Ira Silverman joue les intermédiaires : « Il dit qu’il sera dans le hall, tôt le matin, portant un béret noir », lui écrit-il. Levinson répond :

« J’aime assez la touche “béret”, ça semble sortir de “Casablanca”. »

A la CIA, « Toots » a été virée

Le 8 mars 2007, Levinson quitte son hôtel de Dubaï pour aller à son rendez-vous sur l’île iranienne. Il prend une chambre au Maryam Hotel. Le 9 mars, selon le registre de l’hôtel, il règle sa note et repart.

Puis, plus de nouvelles. Que s’est-il passé ? Salahuddin a raconté qu’ils s’étaient parlé pendant plusieurs heures, dans sa chambre d’hôtel, mais que la police l’avait ensuite emmené pour l’interroger à Téhéran.

La nouvelle a par la suite créé des remous à la CIA : une équipe d’analyste ne peut nullement valider une mission aussi dangereuse. Le chef du « Illicit Finance Group », Tim Sampson et un de ses adjoints ont démissionné. Anne Jablonski (« Toots ») a refusé de le faire : elle a été virée. Elle jure qu’elle ignorait que son ami prévoyait d’aller à Kish, et qu’elle l’en aurait empêché si elle l’avait su.
^^
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Re: Today's joke

Message  ivo le Lun 16 Déc - 9:21

Rapport sur l’intégration: «Pire qu’une erreur…»
http://www.marianne.net/Rapport-sur-l-integration-Pire-qu-une-erreur_a234603.html
«C’est pire qu’une erreur, c’est une faute.» Même les plus proches de Jean-Marc Ayrault se montraient, en privé, accablés par la publication sur le site de Matignon «d’un rapport irresponsable» sur l’intégration. Ne parlons pas de François Hollande, «exaspéré et par la forme et par le fond de cette affaire débile», ni des députés socialistes ulcérés de se faire «engueuler sur les marchés et dans leurs permanences» par les derniers sympathisants laïcs qui ne leur avaient pas tourné le dos. Une faute donc, et même plusieurs !

Premier bilan catastrophique. Tout le bénéfice pour le premier ministre de sa contre-offensive sur la fiscalité qu’il a entrepris de «remettre à plat», semblait balayé. Voilà ses adversaires requinqués qui recommencent à rêver de son rapide remplacement et ses proches qui se torturent les méninges pour trouver des moyens de sortir de ce mauvais pas ; un sacré piège où le chef du gouvernement s’est embourbé. Comment ? Pourquoi ? Par quelles inconséquences et imprévoyances ?

Il faudra d’abord que Jean-Marc Ayrault réponde à ces questions et fasse le clair comme le ménage dans son équipe. Car le Premier ministre n’est absolument pas sur certaines des positions anti-laiques caricaturales développées par ce rapport qu’on croirait rédigé par des provocateurs extrême-droitiers de l’acabit Eric Zemmour ou Yvan Rioufol.
Au temps où il présidait à l’Assemblée nationale le groupe socialiste, l’alors député-maire de Nantes en fut l’orateur pour le vote favorable à l’interdiction du voile à l’école. Pas une seconde il n’envisage de revenir sur cette mesure assumée aujourd’hui et par la droite et par la gauche. Il n’en reste pas moins qu’on ne comprend pas, aussi bien à l’Elysée que chez les parlementaires socialistes pourquoi il a laissé faire sans contrôle ni directive politique des réflexions-élucubrations touchant à des sujets chauds en général, brûlants à l’approche des élection municipales. Comment n’a-t-il pas vu, lui et son cabinet, que la gauche de la gauche sociologique et politique, ce courant qui se retrouve chez Martine Aubry et Harlem Désir, allait en profiter pour avancer ses pions et laisser croire que le gouvernement était favorable à l’abandon de la culture française traditionnelle et républicaine pour «un faire France» communautarisé ?

Trois interprétations revenaient en coulisse devant tant d’impéritie. «Le cynisme», pour commencer. Et comment ne pas s’arrêter un temps sur cette thèse ? D’un François l’autre, Hollande tel Mitterrand autrefois voudrait faire monter le Front national en agitant le chiffon noir de l’immigration, ce qui provoquerait aux municipales des triangulaires favorables à la gauche. Cette visée machiavélique s’accompagnerait de la stratégie élaborée par Terra Nova : puisque les socialistes ont perdu le peuple, changeons-le ! Et remplaçons-le par les immigrés qui ont choisi massivement le candidat de gauche à la présidentielle. Cette tentation existe sans aucun doute à gauche et… à droite : les sarkozystes eux-aussi tablent sur une montée de Marine Le Pen pour accréditer le retour de Sarkozy le retour. Mais ce dernier n’est pas au pouvoir, et ce sont les hollandais qui ont les moyens de jouer avec les allumettes. Et de se brûler !
La plupart des ministres et responsables du PS jurent qu’ils ne jouent pas (consciemment) «à ce jeu de con»
. Ce qui renvoie aux autres interprétations plus prosaïques : «l’amateurisme et le parisianisme».

Ces explications-là étaient le plus souvent invoquées hier, ce qui n’en laisse pas moins pantois. Car on a du mal à concevoir un tel manque de professionnalisme de l’équipe Matignon après plus d’un an et demi d’exercice du pouvoir où les nombreux faux-pas auraient du apprendre à marcher et à anticiper les obstacles. Les technocrates bobos parsianistes auraient-ils pris le pouvoir au pouvoir ? Qui a choisi les sociologues et chercheurs de ces groupes de travail sans les travailler politiquement ? Qui a livré ces travaux sur le net avec l’imprimatur «Matignon», sans précaution ni pare feu ? Qui a contribué à rendre impossible le débat en étant incapable d’en mesurer les termes ni la portée ? Et c’est bien là le pire dans cette carabistouille : un sujet grave, l’intégration, l’est devenu plus encore tant désormais les arrières pensées semblent l’emporter sur les pensées. On ne paraît plus chercher à régler un problème réel mais à l’utiliser contre son adversaire. Or il faudra bien à un moment ou à un autre l’affronter.

Il semble n’y avoir désormais plus que deux solutions pour que l’opinion imagine que les pouvoirs publics veuillent prendre à bras le corps la question de l’immigration. La solution extrémiste, illusoire, dangereuse et si peu française : «stop à l’invasion». Il s’agit du pire des trompes l’œil, mais ne nous y trompons pas, l’impuissance des politiques donne du crédit à ce qui n’en a pas. Le renoncement, la résignation des gouvernants même masquée sous des opérations de com laisse chaque jour plus d’espace aux démagogues. Ce qui nous conduit à la seul solution pour se sortir de ce marécage de soupçons et de procès d’intention : l’élaboration en commun d’une politique de l’immigration et de l’intégration.

Quel contrôle voulons nous ? Qu’est ce qui fonctionne et qu’est ce qui grippe. Qu’est ce que la France peut et doit apporter aux immigrés, et inversement ? En quoi l’apport étranger rend notre identité plus forte et conquérante ? Quels échanges voulons nous avec les pays d’émigration ? Et où donc les Français émigrent-ils ?Etc…Il paraît sans doute totalement illusoire d’imaginer qu’un quelconque accord puisse se dégager entre partis politiques qui ont fait de ces sujets un champs d’affrontement privilégié. Il ne s’agit pourtant pas de réaliser une grande coalition à l’Allemande telle celle que les sociaux-démocrates d’outre-Rhin viennent de ratifier à une écrasante majorité, mais juste de montrer un brin d’ambition salvatrice. Soyons un peu fous, afin que la Folie ne nous balaye pas un jour!
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Re: Today's joke

Message  ivo le Lun 16 Déc - 9:27

Marc Simoncini dit-il vrai sur le prix des lunettes en France ?
Le fondateur de Meetic, également patron d'un site de vente d'optique en ligne, affirme que "les Français paient leurs lunettes 50% plus chères qu'ailleurs. Les marges des opticiens sont ahurissantes", ajoute-t-il, en affirmant qu'ils peuvent multiplier par 50 le prix de certains verres. Vrai ou faux ? Réponse ici.

Vrai
>>>
http://www.franceinfo.fr/consommation/le-vrai-du-faux/marc-simoncini-dit-il-vrai-sur-le-prix-des-lunettes-en-france-1248267-2013-12-16
c'est la sécu qui paye ^^
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Re: Today's joke

Message  ivo le Lun 16 Déc - 10:24

Viande : chronique d'un scandale annoncé
Il ne s'agit pas d'une simple fraude isolée, réalisée par un sous-traitant véreux. L'affaire est plus étendue.
Dans ces conditions, la tentation de remplacer l'une par l'autre est grande. Et c'est là qu'intervient la deuxième explication : l'industrie agroalimentaire se montre d'autant moins regardante qu'elle est focalisée sur les coûts.
>>>
http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/02/15/viande-chronique-d-un-scandale-annonce_1833208_1651302.html
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Re: Today's joke

Message  ivo le Mer 18 Déc - 9:11

rappelez vous sa haine de hollande ... ^^


L'emblématique syndicaliste CFDT d'ArcelorMittal à Florange, Edouard Martin, conduira la liste PS dans la circonscription du Grand Est pour les élections européennes de 2014. Un choix qui suscite déjà de nombreuses réactions critiques sur les réseaux sociaux.
>>>
http://www.franceinfo.fr/europe/le-syndicaliste-martin-tete-de-liste-ps-pour-les-europeennes-1253165-2013-12-17
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Re: Today's joke

Message  ivo le Mer 8 Jan - 9:39

Radicalement décomplexé
http://www.bakchich.info/societe/2014/01/06/radicalement-decomplexe-63010
Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, vient de l’énoncer distinctement, dans une circulaire adressée aux préfets: «Il y a lieu de faire preuve de la plus grande vigilance lorsque sont susceptibles d'être prononcés des propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion donnée.»

Cela est parfaitement exact – et nous devons souhaiter que cette nécessaire «vigilance» s’applique dans toutes les occasions où de tels «propos» risquent d’être «prononcés».

Car en effet – et contrairement à ce que pourrait donner à penser l’actualité de ces derniers jours: ce n’est pas seulement dans les endroits où se produit un ex-humoriste reconverti dans la vomissure antisémite, que sont dits des «mots de haine».

Bien au-delà du cas de ce personnage: c’est tous les jours, ou presque, que sont formulées, dans l’espace public – le plus souvent sous le prétexte, un rien orwellien, de lutter contre une imaginaire censure des «bien-pensants» -, des proférations qui, de fait, discriminent des personnes (ou des groupes de personnes) «à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion donnée»…

…Et qui sont d’autant plus alarmantes qu’elles ne sont, quant à elles, pas du tout cantonnées dans quelques fétides recoins – mais (presque) partout exhibées, et (presque) partout données comme autant de gages d’un très salutaire iconoclasme: c’est ce que démontrent, par exemple, l’étude du traitement que la presse dominante, gavée d’aides publiques, réserve coutumièrement aux Roms ou (bien plus encore, et «à raison de leur appartenance à une religion donnée») aux musulman(e)s…



…Ou celle du comportement du personnel politique français, qui n’en finit plus - sous l’abri du bris de prétendus «tabous» - de libérer dans l’époque des logorrhées dont la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) assure qu’elles contribuent «du moins à légitimer des attitudes de méfiance à l’égard de l’Autre, du différent, de l’étranger».

Dans ces pratiques, où «le discours d’une partie de la classe politique semble», toujours selon la CNCDH, «rompre avec un discours “politiquement correct“ qui interdisait de mettre en cause voire de nommer certaines catégories de la population en fonction de leurs origines», et «vient» par conséquent «renforcer la légitimité d’un discours ou d’attaques visant nommément tel ou tel groupe»: la droite peut légitimement se prévaloir d’une certaine ancienneté.

Mais elles se rencontrent aussi dans des formations qui se réclament de la gauche.

À cet égard: il est intéressant de constater que l’un, parmi les plus chevronné(e)s, de ces politicien(ne)s «iconoclastes» - mainte fois salué comme tel par des publications versées sinon dans le sarkozysme désinhibé – vient du Parti «socialiste».

Dans ses années de députation: il s’est notamment fait connaître par sa visite d’un marché d’une importante ville du département de l’Essonne, où, découvrant plus de citoyen(ne)s noir(e)s de peau que dans – disons - les travées de l’Assemblée nationale (où il n’avait que peu réclamé qu’on mît plus de couleur[s]), il suggéra qu’on les mélange de «quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos».

Mais heureusement: ses camarades ne lui en ont pas tenu rigueur, et depuis un an, il est ministre.

D’État, comme il se doit.

Et dans ces nouvelles fonctions, il a, jusqu’à présent, régulièrement entretenu la flamme de ce que l’hebdomadaire Marianne, qui ne le hait point (du tout) – et ne reste jamais longtemps sans lui prodiguer quelque nouvel encouragement à ne pas se laisser circonvenir par la «gauche morale» - appelle sa «stratégie anticonformiste»: lorsqu’il a jugé, par exemple, que «les Roms» avaient «vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie» (car «ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation» avec nos lumineuses traditions)…

…Ou lorsqu’il a estimé – dans une démonstration qui lui a dit-on valu un regain de popularité dans les rangs de l’UMP - que «la question du regroupement familial» pouvait  «être posée»…

…Ou lorsqu’il a, souvent – car c’est, chez lui, presque une marotte –, administré aux musulman(e)s des leçons de maintien républicain.

Nous parlons ici, on l’aura reconnu, de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.

Qui vient donc de passer, pendant que son gouvernement continuait de subventionner une presse largement dédiée à l’entretien de phobies désinhibées, de longs mois, quant à lui, à lâcher, depuis les plus hautes hauteurs de l’appareil d’État, des proclamations qui n’incitaient pas exactement à l’empathie «à l’égard» de divers groupes «de personnes à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion donnée»…

…Mais qui tout soudain proclame qu’«il y a lieu de faire preuve de la plus grande vigilance lorsque» de tels «propos sont susceptibles d'être prononcés»: preuve qu’il est, de fait, radicalement décomplexé.
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Re: Today's joke

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 10:53

Dassault, Dieudonné... Birenbaum bashe... la justice à 15 vitesses
http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/21/guy-birenbaum-bashe_n_4566015.html?utm_hp_ref=france&ir=France
Les carambolages de l'actualité sont impitoyables.
Pour nos nerfs, c'est accessoire – quoique... - mais aussi pour la démocratie et l'État de Droit. Oui je majuscule le Droit et l'État.

D'un côté, il y a le sénateur Dassault, protégé par ses pairs, notamment des socialistes, qui conserve son immunité parlementaire, contre toute logique.
De l'autre, Dieudonné.
Vous ne voyez pas le rapport ?
Moi si. Et je n'ose même pas imaginer ce qui va s'écrire, notamment sur les réseaux sociaux, si, dans quelques heures, un spectacle de Dieudonné est interdit.

Sur la Justice à deux, pardon, à dix ou quinze vitesses.
Sur ces politiques qui s'épaulent entre eux - rien à voir avec une quenelle... - et traquent le "martyr".
Sur les médias qui s'inquiètent bien davantage de l'un que de l'autre (en proportion).
Sur l'inégalité entre un Dassault et un Dieudonné.

Comment des sénateurs, censés être des politiques réfléchis, responsables, peuvent-ils avoir osé agir de la sorte ?
C'est nourrir le "populisme" que d'oser mettre les deux sur le même plan ?
Non.
C'est pourrir notre démocratie que de ne pas comprendre que c'est bien ainsi que les faits seront interprétés.

Entre immunité et impunité, il n'y a qu'une consonne qui change.
Exactement comme entre nourrir et pourrir !
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Re: Today's joke

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 11:04

et suite de la blague à vomir
Dieudonné, la faute à l’école ? Bruno Le Maire, sortez vos preuves
Si Dieudonné n’existait pas, il faudrait l’inventer. A droite comme à gauche, les mouvements du menton, les condamnations véhémentes se multiplient. Elles permettent à chacun, par une posture antiraciste savamment composée, de se refaire à bon compte une virginité dans un domaine où, pourtant, la chose ne va pas de soi.
>>>
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/journal.histoire/2014/01/08/dieudonne-la-faute-lecole-bruno-le-maire-sortez-vos-preuves-232048
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Re: Today's joke

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 11:08

^^

Au Cameroun, Dieudonné, c’est « une histoire de Blancs qui en veulent à notre frère »
En temps normal, ce sont les Camerounais riches qui envoient leurs sous au pays des Blancs afin de le dissimuler.
Car fric pompé pour fric pompé, les Camerounais ont bien envie qu’on fasse les comptes, et qu’on regarde par exemple ce que les Français ont pompé du Cameroun depuis 1916, la date où ils chassèrent les Allemands du « Kamerun »…
>>>
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/08/cameroun-dieudonne-histoire-blancs-veulent-a-frere-248879
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Re: Today's joke

Message  ivo le Jeu 9 Jan - 11:22

Pétition pour que le «Washington Post» évoque les affaires d'Amazon avec la CIA
Une pétition signée 30 000 fois demande que le journal, propriété du patron d'Amazon, mentionne le contrat de 600 millions de dollars entre le géant de la vente en ligne et la CIA. Le journal s'y oppose et insiste sur sa déontologie.
>>>
http://www.liberation.fr/medias/2014/01/08/petition-pour-que-le-washington-post-evoque-les-affaires-d-amazon-avec-la-cia_971545?xtor=rss-450
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ivo

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Re: Today's joke

Message  ivo le Ven 10 Jan - 9:20

Dieudonné et le Valls à deux temps (à déconseiller aux âmes sensibles)
http://www.marianne.net/Dieudonne-et-le-Valls-a-deux-temps-a-deconseiller-aux-ames-sensibles_a234972.html
Où les derniers développements judiciaires du dossier Dieudonné tournent à l’imbroglio politique. Au profit de qui ?

C’est une triste histoire qui a commencé par une déclaration de matamore : moi, Manuel Valls, je me fais fort d’interdire les spectacles de cet antisémite de Dieudonné.  Et d’annoncer illico presto l’envoi d’une circulaire aux préfets afin que l’ordonnance suive.

Sur le constat, rien à dire. Oui, le dénommé M’bala M’bala est un antisémite avéré, un artiste dévoyé qui a su fédérer autour de lui une cohorte de fidèles en judéophobie (ça remonte loin), de nostalgiques de l’extrême droite, de soldats perdus du gauchisme ayant troqué la défense de la cause palestinienne pour la détestation des Juifs, et d’esprits tourneboulés confondant les tuyaux percés de l’antisystème avec le tout à l’égout de la haine

Contre ces dérives, il y a des lois, qui punissent le racisme ou l’antisémitisme. Il suffit de les appliquer, comme elles l’ont déjà été à l’encontre de Dieudonné, mal placé pour se muer en enfant de chœur découvrant les réalités de ce bas monde.

Mais il n’y a aucune loi édictant une condamnation a priori, et c’est tant mieux car cela s’appelle la censure. C’est peut-être gênant moralement, mais l’histoire enseigne que tout débordement en la matière peut aller loin.

Or Manuel Valls a bien décrété une condamnation a priori, ce qui a fait dire à Pierre Joxe, lui-même ancien ministre de l’Intérieur, que son lointain successeur aurait peut-être besoin de conseillers juridiques plus expérimentés. On a pu le vérifier avec la décision du tribunal administratif de Nantes invalidant la décision du préfet de Loire-Atlantique, annulée ensuite par le Conseil d’Etat, avant une suite éventuelle.

Résultat : l’infâme Dieudonné avait déjà gagné un premier round en s’assurant une campagne de pub comme il en a le secret, boosté gratuitement par le ministre de l’intérieur. Le voilà en passe de disputer le second grâce à une guérilla judiciaire qui risque de se répéter. On n’ose imaginer la suite du match et ses effets sur les spectateurs.

On aurait pu s’éviter une telle pantalonnade en demandant à Dieudonné les comptes juridiques qu’il doit rendre à chaque fois qu’il est pris la main dans le sac. Mais Manuel Valls, pour des raisons inavouables, a préféré la charge moralisante au droit. Il a troqué la posture du Républicain intransigeant pour celle chevalier blanc montant au front contre la « bête immonde », pensant tirer parti politique de ses légèretés judiciaires, calculées ou non.

On a déjà connu pareille situation. Dans le passé, la gauche socialiste a très bien su jouer de la sorte avec le FN, son meilleur ennemi, afin de ne pas avoir à s’expliquer sur les conséquences de ses choix économiques désastreux. On ne peut exclure que Manuel Valls, Machiavel au petit pied,  ait fait le même calcul avec Dieudonné. Mais vu l’état de la société, la perte des valeurs, l’état de décomposition du pacte social, la crise morale, il est des jeux dangereux qui devraient être interdits à un responsable politique se prenant pour un Clémenceau des temps modernes.
De deux choses l’une : soit Manuel Valls ne savait pas ce qu’il faisait - et c’est gênant pour un ministre de l’Intérieur, soit il le savait et c’est encore pire.

hier sur bfmtv, des heures de "live" sur dieudonné où en gros on a vu que sa bagnole (pas une 2CV) derriere des grillages.
et oui, ils viennent d'allumer les feux de la bm ....ah ben non ils les eteignent ...
et pendant ce temps là, madame la marquise ...
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Message  ivo le Dim 12 Jan - 10:05

Plus de 100 millions de cartes de crédit piratées aux Etats-Unis
Des pirates informatiques ont réussi à infiltrer le réseau et obtenu l'accès aux cartes de crédit du géant américain de la grande distribution Target. Et après enquête, 110 millions de personnes sont concernées par cette escroquerie.
>>>
http://www.franceinfo.fr/economie/plus-de-100-millions-de-cartes-de-credit-piratees-aux-etats-unis-1277745-2014-01-11
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Re: Today's joke

Message  ivo le Dim 19 Jan - 7:54

Une société de sécurité américaine a repéré ce qui pourrait être la première cyberattaque via des objets connectés. De fin décembre à début janvier, des centaines de milliers de spams et d'emails frauduleux ont été envoyés par des pirates qui se sont introduits dans des téléviseurs et au moins un réfrigérateur
>>>
http://www.franceinfo.fr/high-tech/etats-unis-spame-par-son-frigo-1286341-2014-01-18
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Re: Today's joke

Message  ivo le Lun 20 Jan - 9:21

Quand les laquais des stars se révoltent
Femme de ménage ou chauffeur, ils ont œuvré dans l'ombre des célébrités. Non déclarés, exploités, sous-payés, ils s'unissent aujourd'hui pour dénoncer leurs conditions de travail. Frustrations ?
>>>
http://www.marianne.net/Quand-les-laquais-des-stars-se-revoltent_a234379.html
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Re: Today's joke

Message  ivo le Lun 20 Jan - 9:42

Les élites françaises ont honte de la France
http://www.marianne.net/Les-elites-francaises-ont-honte-de-la-France_a235106.html
L'ancienne directrice de l'ENA, députée de l'Aisne apparentée au groupe socialiste, livre ici un regard très critique sur le rapport des classes dirigeantes françaises à notre nation. De sa fréquentation des politiques à celle des élèves des grandes écoles, Marie-Françoise Bechtel a rapporté de nombreuses anecdotes édifiantes.

Marianne : Vous venez d'affirmer dans un entretien publié dans l'Expansion que «la spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation». Pouvez-vous préciser cette pensée et la justifier par quelques exemples ?

Marie-Françoise Bechtel : C'est une idée qui me poursuit depuis assez longtemps. Je me souviens l'avoir soutenue pour la première fois dans un entretien accordé à Joseph Macé-Scaron dans le Figaro fin 2000. Je lui avais dit que j'étais très frappée de voir à quel point les élites britanniques étaient fières de leur nation. Aujourd'hui, pour moi, c'est plus que jamais un constat absolu et évident. Les élites françaises ont honte de la France, ce qui n'empêche qu'elles peuvent avoir un comportement extrêmement arrogant, même si cela peut paraître paradoxal. Je cite souvent l'exemple de Jean-Marie Messier. Ce pur produit des élites françaises avait qualifié les Etats-Unis de «vraie patrie des hommes d'affaires», et ce, juste avant de s'y installer. Ici, le propos est chimiquement pur. Toutes les élites ne sont pas aussi claires, mais beaucoup n'en pensent pas moins.

Ça ne fait qu'un exemple !

M.-F.B. : Je peux vous en trouver des dizaines. Prenons celui des grands patrons dont les groupes investissent à l'étranger et qui se soustraient au versement de leurs impôts en France. Vous ne pouvez pas dire que ce sont des comportements patriotiques... Total ne paie quasiment pas d'impôts en France. Bien sûr, à l'étranger, nombreux sont les groupes qui ont les mêmes comportements, mais ils savent être présents quand leur pays a besoin d'eux. Regardez aussi la façon dont on traite les commémorations de la guerre de 1914-1918 : les élites, dont le PS, incriminent les nations. On oublie que les peuples ne voulaient pas la guerre, et que c'est le déni de la nation qui nous entraîne aujourd'hui dans une Europe qui ne cesse de faire monter l'extrême droite. Autre exemple qui m'a été raconté de première main et qui illustre ce mélange de déni et d'arrogance. Dans les négociations européennes de 1997 à 1999, en vue de la conclusion du traité de Nice, Pierre Moscovici, alors ministre délégué aux Affaires européennes, avait traité les petits pays avec une morgue incroyable, coupant la parole aux uns, leur demandant d'abréger leur discours, exigeant que le représentant de la Belgique se taise. C'est ce même Pierre Moscovici, toute son action le démontre, qui est persuadé que la nation française a disparu, que nous sommes devenus une région de la grande nébuleuse libérale et atlantisée.

Face à ça, dans cette période de crise, en France, le peuple se replie sur la nation, et comme on lui interdit d'être fier de son pays, qu'à longueur d'émission de télévision on lui explique que la France est une nation rance et sur le déclin, il prend le mauvais chemin, une mauvaise direction. Tous ces petits messieurs font le jeu du Front national.

Mais il est intéressant aussi de se demander quand ce mépris de la nation a commencé à se développer chez nos élites. Je pense qu'une réponse se trouve dans les écrits de Jean-Pierre Chevènement. Il a pour la première fois, me semble-t-il, abordé cette question dans la République contre les bien-pensants, dans les années 90, il l'a ensuite développée dans La France est-elle finie ? En substance, il démontre que cette haine de la France et du peuple date de l'immédiat après-guerre, et je partage cette idée. Je pense que les élites ont trahi le peuple, qu'elles se sont compromises avec le régime de Vichy et qu'elles portent sur leur dos la défaite de 1939, «l'étrange défaite». C'est à ce moment-là que tout se joue. J'ai recueilli à travers des entretiens qui vont d'ailleurs être prochainement publiés les souvenirs du dernier membre vivant du CNR, Robert Chambeiron. Il explique avec beaucoup de précision l'état des partis politiques en 1940. La situation était catastrophique ! Ils n'ont plus aucune légitimité. Robert Chambeiron raconte ce discrédit et la façon dont peu à peu les principaux partis se sont reconstitués en admettant la nécessité d'une union nationale. Il raconte le premier entretien dans une pissotière entre Daniel Mayer, qui représente la SFIO, et l'envoyé du PC. L'entrée en matière est violente. Le premier envoie à l'autre les accords Molotov-Ribbentrop, l'alliance entre Staline et Hitler. Le communiste s'offusque et lui répond : «Comment pouvez-vous nous faire la morale après Munich ?» Tout le monde s'était déballonné devant Hitler. La chance des partis, il faut bien le dire, ça a été les Etats-Unis. Les Américains se méfiaient de De Gaulle, ils voulaient s'assurer du soutien des partis et des syndicats. C'est Washington qui les a réellement remis en selle.

Après la guerre, la droite a eu une chance, c'est ce même de Gaulle. De Gaulle a racheté la droite. C'est pour cela que toute la droite s'est retrouvée gaulliste pendant de longues années. Mais cela n'a pas duré...

Si de Gaulle a racheté la droite, qui pourrait racheter la gauche ?

M.-F.B. : C'est une bonne question, celle de savoir si la gauche est rachetable. Je ne vois qu'une seule personne pour la racheter, c'est Jean-Pierre Chevènement. Pierre Mendès France y a participé à sa manière et je ne pense pas que François Mitterrand mérite tout le mal que de nombreuses personnes disent de lui. Mais je ne dirais pas qu'il a racheté la gauche parce qu'il a fait l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui.

Aucune partie de nos élites ne trouve grâce à vos yeux ?

M.-F.B. : Je n'ai aucune admiration pour la grande majorité des élites économiques, mais je pense qu'il y a des exceptions. Ainsi, par exemple, Jean-Louis Beffa, l'ancien patron de Saint-Gobain, me semble avoir encore une conscience nationale. En revanche, ce n'est pas du côté des banques qu'il faut chercher. L'épargne française est énorme, 17 % du revenu... Qu'en font-elles ? Rien, ou plutôt rien d'utile à notre pays. Quant aux élites politiques, je les fréquente au quotidien, ils sont atteints d'un double syndrome : d'une part, ce que mon ami Sami Naïr appelle le «bonisme», c'est-à-dire la bien-pensance vertueuse. D'autre part, elles sont obsédées par l'idée que la gauche manque de légitimité. Celle-ci doit donc être convenable et le montrer. A chaque fois que des ministres se font agresser par la droite, ils se défendent en disant qu'ils respectent les codes du monde libéral. Aujourd'hui, je ne vois guère qu'Arnaud Montebourg qui sorte du lot, même s'il y a quand même des ministres qui travaillent utilement, Michel Sapin par exemple.

Dans les médias aussi, c'est un peu la Berezina. Le mot «nation» hérisse. Libération reste le journal du courant «libéral-libertaire», même si on y trouve encore quelques pépites ici et là. Le Monde ne cesse de me décevoir, cela remonte déjà à assez loin et c'est encore plus vrai ces derniers temps, il ne reste plus grand-chose de ce grand journal. Le Figaro ? Il est devenu l'organe officiel de la mise en accusation de la gauche au pouvoir et à peu près rien de plus.

Et les hauts fonctionnaires ? En tant qu'ancienne directrice de l'ENA et en tant que conseillère d'Etat, vous en avez beaucoup côtoyé...

M.-F.B. : Généralement, ils partagent l'idéal européiste angélique et vertueux. Ils ont tous appris que «l'Europe est notre avenir». Sur ce sujet, leur esprit critique est assez peu développé. Ils pensent tous que la France est une affaire dépassée.

Mais il faut se méfier des amalgames. Dans cet univers, il y a d'abord et surtout Bercy. Le gros morceau, c'est le couple Trésor-Budget. C'est là où tout se joue, tout se décide. C'est impressionnant, le pouvoir qu'ils ont, et je pèse mes mots. Laisser faire Bercy, c'est une grave erreur. D'abord, ces messieurs se méfient des politiques. Ils font bloc. J'ai été membre de la mission d'enquête sur l'affaire Cahuzac, eh bien, nous n'avons rien obtenu des directeurs ou responsables de ces deux administrations. Rien. Aucune réponse ! Blanc ! C'était impressionnant. Mais il y a en même temps des différences entre les deux. Les gens du Trésor sont toute la journée dans l'avion, un jour à Singapour, le lendemain à New York, pour placer l'argent public. Ils pensent en anglais. Au bout d'un certain temps, ils ne connaissent plus la France, c'est juste leur employeur. L'autre administration de Bercy qui compte, c'est le Budget, et cette direction serait plutôt gangrenée par l'idéologie allemande, si j'ose dire. Elle est devenue obsédée par l'équilibre budgétaire.

En dehors de ces deux administrations, certaines se tiennent encore bien. Je pense d'abord à mon corps d'origine, le Conseil d'Etat. La plus haute juridiction administrative française a longtemps résisté aux dérives européennes.

Même si c'est fini aujourd'hui, et je le déplore, elle reste une instance irremplaçable de conseil. Je pense ensuite à la préfectorale. Le corps des préfets me semble être une institution qui résiste. Elle le fait d'abord parce qu'elle est un corps qui représente l'Etat et non les féodalités régionales. Ces hauts fonctionnaires sont en contact avec la diversité des problèmes, ils vivent en province, rencontrent quotidiennement les Français. Il y a aussi l'armée. Lorsque j'étais directrice de l'ENA, j'ai rencontré régulièrement les dirigeants de Polytechnique ou de Saint-Cyr. L'armée a fait un très gros effort pour s'ouvrir à la nation, après la malheureuse suspension du service national par Jacques Chirac.

Mais vous avez une responsabilité dans cette histoire puisque vous avez sélectionné les élites et vous les avez formées lorsque vous étiez à l'ENA !

M.-F.B. : Il y a deux choses que je dois d'abord préciser. En tant que directeur de l'ENA, vous ne formez personne, ce sont les grandes administrations qui désignent les enseignants dans l'école. En revanche, c'est moi qui proposais au ministre les membres du jury, et j'avais d'ailleurs à l'époque choisi un journaliste de Marianne. Notre regretté Philippe Cohen avait ainsi participé à la sélection des futurs hauts fonctionnaires. Le deuxième élément que le grand public ignore souvent, c'est que l'ENA fonctionne comme une école d'application de Sciences-Po. Car, ne nous trompons pas, c'est Sciences-Po, la grande école. C'est là que les étudiants sont formés, voire déformés. Or Sciences-Po est devenue «l'école du marché», selon les termes mêmes de Richard Descoings, qui a reformaté cette école. Cet homme, à la fois très intelligent et très dangereux, était persuadé que le marché était la loi et que la loi était le marché. Il n'avait d'ailleurs pas vu venir la crise. Mais il a légué à cette école un formatage sans précédent. La victoire du marché se mesure aussi parce qu'il y a de plus en plus d'élèves d'écoles de commerce, notamment de HEC, qui entrent à l'ENA, tout ce petit monde jurant, la main sur la poitrine, que depuis sa plus tendre enfance il rêve de servir l'Etat. La conséquence est dramatique, ils récitent des discours appris. Je me souviens que de nombreux membres du jury m'ont dit que ces étudiants étaient tellement formatés que c'était difficile, voire impossible de les choisir, et encore moins de les classer. Et quand ils sont choisis, je me suis aperçue que je ne pouvais plus grand-chose pour des gens aussi - comment dire ? - fermés sur des certitudes, aggravées par le manque de culture.

D'où peut venir l'espoir ?

M.-F.B. : Je suis d'un tempérament optimiste. Regardez les Allemands. Il y a un renouveau de la langue et, au-delà, de la fierté allemande. Il y a dix ans, douze ans, j'avais été invitée à un colloque sur un thème tout particulièrement intéressant aujourd'hui : l'Allemagne a-t-elle le droit d'avoir sa propre élite ? L'Allemagne était à ce moment-là dans un trou, elle n'allait pas très bien. Il y avait là un conseiller de Gerhard Schröder qui était un peu sa tête pensante, un homme très connu à l'époque, je lui ai fait remarquer ma surprise de voir des Allemands qui parlaient en anglais de l'avenir des élites allemandes. Cela me paraissait très paradoxal. Eh bien, ce jour-là, nos hôtes me faisaient part de leur envie : «Vous vous rendez compte, dès que vous avez une réunion publique, politique, vous avez la Révolution française derrière vous, cela vous porte, et nous n'avons pas d'équivalent. Pis, se référer au passé est difficile.»

Je pense aussi que nous avons des bases solides. Nous sommes un très grand pays. Nous sommes encore la sixième puissance mondiale. Nous sommes encore une grande puissance économique, une grande puissance exportatrice, malgré notre déficit commercial. Je pense que tout cela est très mal enseigné. On devrait apprendre à nos élites le respect de cette histoire, de cette nation, et on leur apprend l'arrogance et la morgue.

Troisième élément, et non des moindres : je ne sais pas si c'est la nation ou l'Etat qui résiste, mais quelque chose en nous résiste. Nos bases, jusqu'à un certain point, restent solides.

Pour conclure, avec de tels propos, ne craignez-vous pas de rejoindre les intellectuels et politiques qui ont été qualifiés de «néocons» par l'hebdomadaire le Point ? Méfiez-vous, vous vous retrouvez en compagnie de Marine Le Pen...

M.-F.B. : Oublions le ridicule inventaire du Point. Je pense que, si l'on avait davantage écouté Jean-Pierre Chevènement, mieux, si on l'avait élu en 2002, on verrait aujourd'hui ce qu'est la différence entre une conception ouverte, généreuse et patriotique de la nation et le repli frileux, pour ne pas dire infantile, sur des valeurs régressives. Le problème aujourd'hui est de faire comprendre aux Français que la nation bien comprise est source de modernité, non de repliement : mais comment le leur faire comprendre alors que, à gauche comme à droite, l'Europe telle qu'elle dérive est devenue «la grande illusion» ?

Bio express

Marie-Françoise Bechtel fut directrice de l'ENA de 2000 à 2002. Elle est aujourd'hui députée de la 4e circonscription de l'Aisne, membre du Mouvement républicain et citoyen, apparenté au groupe socialiste. Elle est vice-présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Mais elle est aussi un exemple de l'efficacité du système scolaire républicain. Fille d'instituteurs, elle est agrégée de philosophie et conseillère d'Etat.
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