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enfants soldats

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enfants soldats

Message  ivo le Dim 12 Fév - 9:25

Enfants soldats : "L'Afrique ne représente qu’une facette du problème"
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/02/12/enfants-soldats-l-afrique-ne-represente-qu-une-facette-du-probleme_1639190_3212.html

Un enfant soldat enrôlé dans les Kamajors (milices civiles sierra-léonaises composées de chasseurs traditionnels) pose à Masiaka, le 13 mai 2000.AFP/ISSOUF SANOGO

A l’occasion de la Journée internationale contre l’utilisation d'enfants soldats, dimanche 12 février, Guillaume Landry, chercheur et expert en protection de l'enfance au sein du Bureau international des droits des enfants situé à Montréal, décrypte les tenants et aboutissants d’un phénomène complexe. Et bouscule au passage certaines idées reçues.

Que recouvre le terme d'enfant soldat ?

Dans le domaine des droits de l'enfant, on parle plutôt aujourd’hui d’"enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés". Si l’on a tendance à privilégier cette terminologie, beaucoup plus abstraite de mon point de vue, c'est parce que, dans l'imaginaire collectif, l’enfant soldat est nécessairement un garçon noir, africain et qui porte les armes. D’une certaine manière, en utilisant un terme volontairement plus technique, cela élargit les perspectives et pousse à reconnaître d'autres réalités, comme l'existence de filles soldates ou d’enfants ayant un rôle auxiliaire qui n’est pas forcément celui de combattant avec une arme. De fait, la définition que l’on retient aujourd’hui – et que l'on retrouve dans les Principes de Paris, édictés en février 2007 – est très large.

Il n’existe donc pas de profil type...

Lorsque l’on traite des conflits armés, il arrive, bien souvent, que l'on se concentre exclusivement sur le profil le plus spectaculaire, celui du garçon qui combat au front, les armes à la main. C’est évidemment une réalité, et il ne faut pas la négliger. Mais il y en a beaucoup d’autres. Ainsi, l’enfant recruté peut aussi remplir d’autres fonctions, comme celles de porteur, de messager, de cuisinier, de garde du corps ou encore d’espion.

Combien y a-t-il actuellement "d’enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés" à travers le monde ?

Il y a un véritable débat au niveau des statistiques et celui-ci n’est toujours pas tranché. Pendant longtemps, le chiffre de 300 000 a été avancé. On le retrouvait d’ailleurs régulièrement dans de nombreuses publications. Depuis 2008, il n’est plus cité dans les rapports internationaux. Cela tient à deux raisons : la première est que certains conflits armés, notamment au Liberia et en Sierra Leone, ont pris fin, ce qui a fait mécaniquement diminuer les statistiques ; la seconde est que ce chiffre ne reflétait en rien une réalité beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

A l’échelle d’un pays, il est déjà très difficile de disposer de données fiables dans la mesure où l’on parle plus volontiers "d’enfants associés aux groupes armés" que "d’enfants associés aux forces armées". Or, les groupes armés évoluent davantage dans l’illégalité, en s’appuyant sur des réseaux opaques. Par conséquent, il est pratiquement impossible de connaître avec exactitude l’étendue des forces dont ils disposent, qu’il s’agisse d’ailleurs du nombre d’adultes ou d’enfants. Toute estimation est donc, par nature, artificielle.

Quels sont les pays les plus concernés ?

La réalité des enfants soldats se confond souvent, dans l’esprit du grand public, avec celle de l’Afrique. Et cet aspect-là ne saurait être nié. C’est un fait : le cœur du continent Noir est encore en ébullition. Je pense en particulier à des pays comme la République démocratique du Congo, le Tchad, la République centrafricaine ou encore l’Ouganda. Cependant, l’Afrique ne représente qu’une facette du problème.

Ainsi, en Asie, l'utilisation d'enfants, généralement plus âgés qu’en Afrique, est aussi avérée. C’est notamment le cas au Népal, au Cachemire, au Pakistan, aux Philippines ou au Sri Lanka. Quant au Myanmar [nom officiel de la Birmanie], il serait le pays qui utiliserait le plus grand nombre d’enfants au sein de sa force armée gouvernementale. Si l’Asie constitue un terrain aussi propice au recrutement d’enfants, c’est parce que les missions des Nations unies y sont moins nombreuses. Une tendance qui s’explique par l’attachement viscéral de la plupart des Etats du continent à leur souveraineté. Corollaire : les ONG sont moins présentes sur le terrain pour mesurer l'ampleur du phénomène et, partant, le faire connaître.

Sur le continent américain, enfin, la situation des enfants soldats reste extrêmement préoccupante en Colombie, en raison de la durée du conflit [qui oppose les FARC au pouvoir depuis 1964].


Le phénomène des enfants soldats n'est pas exclusivement africain. Au fil des années, il s'est également développé en Asie, comme ici au Népal. Dans certains conflits, 40 % des enfants soldats sont des filles.AFP/RAVI MANANDHAR

Ce phénomène touche-t-il également les filles ?

Les filles ne sont pas épargnées. Preuve en est, selon l’Unicef, sur les 30 000 enfants qui ont été recrutés dans le cadre des conflits armés au Liberia et en Sierra Leone – les statistiques sont à peu près équivalentes pour les deux pays – la proportion de filles avoisinait les 40 % ! D'aucuns évoquent même un pourcentage plus élevé en RDC ou en Ouganda [où sévit, depuis 1986, l'Armée de résistance du seigneur, rébellion qui s’est fixé pour objectif de mettre en place un régime fidèle aux Dix Commandements de la Bible].

Occupent-elles des "fonctions" différentes de celles des garçons ?

Non, pour l’essentiel, leurs fonctions sont les mêmes que celles des garçons. Il serait illusoire de penser que les filles ne combattent pas sous prétexte qu’elles sont des filles. Beaucoup d’entre elles portent les armes et vont au front. Au Liberia et en Sierra Leone, on parlait souvent des "Small Girls Units", ces unités composées exclusivement de filles réputées pour leur violence – ce qui leur valait d’ailleurs un certain respect. A l’image des garçons, les filles tiennent des rôles très variés : combattante, espionne, messagère, porteuse, mais aussi garde du corps, comme en Colombie.

A cela s'ajoute une autre dimension, qui n'est pas à négliger non plus : celle de l'esclavage sexuel. Mais, là encore, il convient d'être prudent. On présume souvent que toute fille qui a été recrutée dans le cadre d’un conflit armé a été victime de violences sexuelles. Certes, cela est vrai pour la grande majorité d’entre elles, mais il serait faux de systématiser. Lorsque je travaillais en RDC, les groupes armés de l’Ituri et du Nord ou Sud-Kivu faisaient fréquemment appel à des filles maï-maï pour être des "gri-gri". Ces filles produisaient des amulettes censées protéger les combattants qui se rendaient sur le front. Dans le groupe, cette fonction leur donnait un statut particulier, mais pour l’obtenir, elles devaient être vierges.

Pour quelles raisons un groupe armé peut-il être tenté de recourir à des enfants ?

Du point de vue des groupes armés, le fait de recruter des enfants est une manière commode d’avoir à leur disposition une masse de soldats malléables, donc mieux contrôlables. Sur le plan psychologique, il est facile de les soumettre à un lavage de cerveau et d’obtenir leur obéissance en utilisant la terreur. Bien souvent, eux-mêmes ignorent leurs limites. En parvenant à les conditionner pour qu’ils commettent des atrocités, on crée une peur beaucoup plus forte chez l’ennemi, qui se trouve totalement désarçonné. Par ailleurs, lorsqu’il joue les espions, un enfant passe inaperçu, ce qui le rend plus efficace. Enfin, la prolifération des armes légères, faites pour de petites mains, explique aussi en partie le recours aux enfants.

Quel est l’impact psychologique sur les enfants qui ont vécu ce genre de situation ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre car cela dépend du vécu de chacun. L’image qui vient généralement en tête est celle d’un enfant recruté de force dans un village ou à l’école. Une fois sorti du cadre du conflit armé dans lequel il a été plongé, il est traumatisé, honteux, et tend à développer un fort sentiment de culpabilité, avant que la communauté internationale ne participe à sa réhabilitation. Ce parcours-là représente une réalité, c’est indéniable.

Cependant, sur le terrain, la donne est beaucoup plus complexe. Par exemple, en Côte d’Ivoire, quand les villages de l’Ouest ont mobilisé des enfants pour aller combattre les Forces nouvelles [ex-rébellion hostile au pouvoir de Laurent Gbagbo], ils ont été considérés comme des héros à leur retour. Dans ce cas précis, l’expérience n’a pas été perçue comme négative. Bien que la notion de consentement ne soit pas pertinente dans un contexte général de violence, il faut également garder à l’esprit que, parfois, les enfants se joignent d’eux-mêmes aux groupes armés. Derrière cet engagement, il peut y avoir plusieurs raisons : la volonté de se venger, de détenir du pouvoir ou d’obtenir davantage de ressources. Cela peut aussi être un exercice de valorisation.

Comment parvenir à réintégrer ces enfants à la vie en communauté ?

Le processus de réintégration comprend deux dimensions, l'une économique, l’autre sociale. Pour que le retour de l’enfant à la vie civile puisse se faire dans les meilleures conditions, il faut que celles-ci soient prises en compte de manière équilibrée et que le succès soit au rendez-vous de part et d'autre. La dimension économique implique trois options : le retour à l’école, la formation professionnelle ou les activités génératrices de revenus. La dimension sociale, elle, recouvre le soutien psycho-social ainsi que la médiation communautaire et familiale qui peut être nécessaire quand l’enfant devient bouc émissaire ou est rejeté. D’une manière générale, aider l’enfant à renouer les liens avec sa communauté est un processus qui prend beaucoup de temps.
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Message  ivo le Lun 10 Juin - 9:07

Documentaire : «Se battre comme des soldats, mourir comme des enfants»
http://www.rfi.fr/afrique/20130609-documentaire-battre-comme-soldats-mourir-comme-enfants
Près de vingt ans après le génocide rwandais, l’ancien chef des casques bleus dans ce pays, le général Dallaire, s’est donné une nouvelle mission : mettre fin à l’utilisation des enfants-soldats. Un documentaire vient juste de sortir pour illustrer son travail, il est intitulé Se battre comme des soldats, mourir comme des enfants. On voit le général Dallaire au Rwanda, en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud. Il est à la rencontre d’anciens enfants-soldats, mais aussi de commandants avec lesquels il essaie de discuter.

De notre correspondante à Montréal,

Neuf pilules, 13 ans de thérapie : le général Roméo Dallaire, ancien chef des casques bleus au Rwanda, ne prend pas de gants. Pour croire encore en l’être humain, pour ne pas être aigri, il avale des cachets et surtout, il s’est donné une nouvelle mission : mettre fin à l’utilisation des enfants soldats. Plus de 300 000 garçons et filles se battent dans plus de 30 pays en guerre.

Roméo Dallaire se souvient d’un regard croisé au Rwanda avec un enfant soldat : « Je pouvais voir dans ses yeux, la colère, l’horreur, la peur… et l’excitation », le doigt sur la gâchette. Près de vingt ans après le génocide rwandais, les images se bousculent toujours dans la tête du général canadien à la retraite. Il est persuadé et s’accroche à croire que « si on pouvait faire à nouveau pleurer cet enfant une fois, alors il quitterait son habit de soldat », pour redevenir un enfant.

« Se battre comme des soldats, mourir comme des enfants »

Le 7 juin, un documentaire sort dans les salles pour illustrer son travail : Se battre comme des soldats, mourir comme des enfants, du réalisateur Patrick Reed. A la première, à Montréal, Roméo Dallaire, en complet, a l’air un peu fatigué, mais il répond en français et en anglais au public. Dans sa poche gauche de veston, des pièces de monnaie qu’il va souvent manipuler nerveusement, comme pour se calmer. Il revient sur la mission de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda durant le génocide de 1994, lui témoin impuissant qui a fait le constat que « ce n’était pas dans l’intérêt des grandes puissances » que d’intervenir au Rwanda.

Puis il attaque le sujet du jour. Pour le documentaire, il est retourné encore une fois « en enfer », au Rwanda, mais aussi en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. « La difficulté n’était pas que logistique, explique le réalisateur Patrick Reed, c’était un lieu rempli d’émotion et de psychologie pour le général Dallaire ». Le documentaire fait la part belle à Roméo Dallaire, il montre aussi des enfants soldats, des personnes qui essaient de les démobiliser, et un commandant.

« Sur le terrain, on essaie d’influencer les chefs et les familles donc on utilise toutes sortes de méthodes : radio, communications, discussions », explique le général Dallaire. Dans une scène, il se retrouve face à un commandant d’une milice et discute stratégie militaire au début, avant de lui poser des questions plus directes sur les enfants soldats. L’homme, très éduqué et au fait des lois internationales, réplique qu’il n’en a pas dans ses troupes. On voit le général Dallaire s’interroger, mais ne rien dire. Puis dans une interview plus tard, il raconte qu’il avait envie de lui crier : « Ecoute, salaud, on le sait que tu utilises des enfants-soldats. Mais il ne l’a pas hurlé, car une option, c’est d’avoir un pistolet dans ma poche et de le descendre, mais il y en aura un autre pour le remplacer. Mon option c’est de le miner et le traiter comme un minable : comment n’es-tu pas capable de convaincre des adultes pour te battre ? ».

Car les enfants, comme le résume Roméo Dallaire à l’assemblée pendue à ses lèvres, sont disponibles en nombre, faciles à recruter et à contrôler par les drogues, les abus, la peur. Puis ça ne coûte pas cher et ça ne pose pas de question. Et quand l’un d’eux est blessé ou malade, « on s’en débarrasse et on le remplace ». À un ancien commandant, reconverti comme aide dans un camp pour réhabiliter les enfants soldats, le général canadien demande dans le documentaire pourquoi avoir besoin d’aller chercher des enfants ? Comment n’arrivait-il pas à recruter des adultes si la cause était noble ? L’homme tranche, en lui lançant un regard lourd : « Il n’y a pas de cause noble aujourd’hui. Ces groupes armés n’ont pas de raison d’être, ni de raison de recruter des petits ».

« Cet enfant pris dans un génocide est -il moins enfant que les nôtres ? »

Autre scène, dans un centre pour anciens enfants-soldats, des jeunes garçons rappent une chanson sur leur sort. Roméo Dallaire sourit. Il les voit comme des enfants et non plus des soldats. Comme pour le conflit au Rwanda, il dénonce l’inaction de la communauté internationale. « On est prêt à laisser perpétuer des conflits sur le dos des enfants, pas sur le dos des adultes. Et ça ne nous crée pas un besoin d’intervenir. On a peur des armes nucléaires, mais on n’a pas peur que des enfants soient utilisés », rage l’ancien soldat. Puis il poursuit, conscient que ses mots peuvent porter : « Est-ce que cet enfant pris dans un génocide est moins enfant, moins humain que les nôtres ? On semble dire qu’ils ne comptent peut-être pas autant… comment peut-on dire une chose semblable ? ».

Pour changer les choses, il demande à ce que tout le monde harcèle les politiciens pour que cet enjeu entre dans leur calendrier. Puis il se raccroche à la jeunesse du monde. Selon lui, les jeunes vont de plus en plus voyager dans les pays en développement et « c’est magnifique, c’est là où est le reste de l’humanité, c’est là qu’on peut ultimement influencer, il faut aller sur le terrain ».

Dans le documentaire est évoquée la rencontre entre un casque bleu et un enfant soldat, l’adulte fait feu. Peu avant la fin du film, le réalisateur demande au général Dallaire s’il est ce casque bleu qui a tiré sur l’enfant soldat. L’ancien commandant prend une longue pause avant de laisser comprendre qu’il ne répondra pas à cette question. La fin aurait pu se trouver ici. Patrick Reed explique qu’il y a songé : « C’est un moment puissant du film, mais il ne pouvait pas en être la fin, car ce n’est pas que son histoire, c’est l’histoire de cette région, de son engagement, de lui rencontrant d’autres ».

Deux mots ne devraient jamais aller ensemble : enfant et soldat. C’est ainsi que Roméo Dallaire parle de son Initiative Enfants soldats. Mais il sait que ces deux mots vont rester accolés encore de nombreuses années. « À la fin du film, on dit que ça prend 45 ans pour résoudre ce problème. Si on résout quelque chose dans 45 ans, c’est tout à fait raisonnable. Mais les pays développés sont souvent impatients, ils ne sont pas capables de voir aussi loin et c’est pour cela que beaucoup de problèmes empirent. Le vrai engagement, c’est à long terme ».
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Re: enfants soldats

Message  ivo le Sam 14 Sep - 9:26

RDC: plus de 2 500 enfants-soldats ont rendu les armes
Plus de 2 500 enfants ont rendu les armes dans l'est de la République démocratique du Congo. C'est le bilan de l'opération de démobilisation des enfants-soldats, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Lancée il y a six mois par plusieurs ONG, la campagne va se poursuivre dans les mois à venir, car ce n’est que n'est que le début d'une tâche qui s'annonce difficile, comme l’explique Sylvestre Ntumba Mudingayi, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU en RDC, au micro d'Anaïs Moutot.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130913-rdc-enfants-soldats-ntumba-mudingayi-ocha-reinsertion
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Re: enfants soldats

Message  ivo le Dim 19 Jan - 7:22

La Birmanie rend à la vie civile 96 enfants soldats
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140118-birmanie-rend-vie-civile-96-enfants-soldats-mineurs-demobilisation-armee-defense

Alors que l’armée birmane compte près d’un demi-million d’hommes, le personnel des agences onusiennes à Rangoon assure que le nombre d’enfants soldats se compte encore par milliers.
REUTERS

C’est une ancienne dictature militaire qui démobilise ses enfants soldats. La Birmanie a libéré de ses casernes, ce samedi 18 janvier, 96 mineurs ou jeunes incorporés alors qu’ils étaient mineurs. Rangoon a longtemps recruté des enfants soldats, que ce soit dans l’armée gouvernementale ou au sein des groupes ethniques rebelles. Ces libérations sont un pas en avant, mais un pas en avant timide.

Avec notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre

Personne ne sait au juste combien il y a d’enfants soldats en Birmanie mais, en privé, le personnel des agences onusiennes installées à Rangoon indique qu’ils se comptent probablement par milliers.

Les recrutements forcés de mineurs ont toujours lieu souvent dans des lieux publics, dans des gares, dans la rue. Ils visent la plupart du temps des jeunes qui ont fugué ou qui font l’école buissonnière. L’Organisation internationale du travail (OIT) reçoit environ 200 plaintes par an pour des recrutements de mineurs.

Au regard de ces chiffres, ces 96 jeunes relâchés ne constituent pas une démobilisation très significative. Cette vague de libérations d’enfants soldats est pourtant la plus importante depuis mi-2012. Depuis que le gouvernement birman, l’armée, l’Unicef et plusieurs ONG internationales collaborent pour identifier les mineurs dans les casernes, en vue de les relâcher.

Les familles, aujourd’hui, craignent de moins en moins d’alerter les ONG ou les Nations unies en cas de disparition d’enfants, notamment depuis que le pays est dirigé par un gouvernement civil réformateur. Depuis mi-2012, près de 300 enfants soldats ont été libérés en Birmanie.


→ A (RE) ECOUTER : Reportage international : Birmanie : la fin des enfants soldats ?
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Re: enfants soldats

Message  ivo le Mar 24 Juin - 8:25

Des enfants soldats dans les rangs des islamistes en Syrie
Les groupes islamistes armés en Syrie, et particulièrement l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ont mis en place des campagnes de recrutement d’enfants soldats, notamment dans le but de mener des attentats suicides.
Le nombre d’enfants soldats en Syrie est inconnu, mais le Centre de documentation des violations, une association syrienne qui recueille des statistiques sur le conflit, a documenté 194 décès de jeunes garçons parmi les « non-civils » depuis le début du conflit.
>>>
http://www.humanite.fr/des-enfants-soldats-dans-les-rangs-des-islamistes-en-syrie-545319

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Re: enfants soldats

Message  ivo le Dim 11 Jan - 8:54

Au moins 16 morts dans un attentat-suicide au Nigeria
http://www.france24.com/fr/20150110-nigeria-attentat-suicide-perpetre-fillette-marche-bonde-maiduguri-terrorisme/
Au moins 16 personnes ont péri samedi lorsqu'une bombe fixée sur une fillette d'une dizaine d'années a explosé dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria.

Une bombe fixée sur une fillette d'une dizaine d'années a explosé, samedi 10 janvier, dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria, faisant au moins 16 morts et plus de 20 blessés, a annoncé la police locale.

"Les engins explosifs étaient attachés autour de son corps et la fille n'avait pas l'air d'avoir plus de dix ans", a déclaré un policier.

Selon les services de sécurité nigérians, la bombe a explosé à 12 h 15 (11 h 15 GMT). Seize corps au moins ont été dénombrés dans un hôpital en milieu d'après-midi, a déclaré à Reuters Zakariya Mohammed, membre d'une unité civile ayant aidé à transporter les blessés. Il a cité le chiffre de 27 blessés à l'hôpital médical de Borno et indiqué que d'autres personnes étaient transférées dans d'autres établissements.

Boko Haram multiplie le recours aux femmes et aux fillettes

Il n'y a pour l'instant aucune revendication. Cependant, depuis six ans et le début de son combat pour imposer un État islamique rigoriste au Nigeria, le groupe rebelle Boko Haram a multiplié le recours à des femmes et des fillettes pour mener des attentats.

Selon Ashiru Mustapha, membre d'un groupe local d'auto-défense cité par l'AFP, la bombe a explosé alors que l'enfant faisait l'objet d'une fouille à l'entrée du marché. Ce dernier doute qu'il s'agisse d'un acte délibéré de la fillette. "Elle avait une dizaine d'années et je doute fort qu'elle savait véritablement ce qui était fixé à son corps," a-t-il déclaré.


Cet attentat intervient une semaine après une attaque meurtrière de Boko Haram sur le village de pêcheurs de Baga dans l'État de Borno (nord), peut-être la plus sanglante de celles menées depuis six ans par le groupe islamiste.

Nigeria: une bombe fixée sur une fillette explose dans un marché
Une fille est arrivée au marché et lorsque les policiers ont voulu la fouiller, elle a refusé. Ils ont fait alors une nouvelle tentative ne sachant pas ou ne comprenant pas qu'elle portait un engin explosif. Et c'est alors que cet engin à explosé. 20 personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées. Voilà ce qui s'est passé. Ce n'est pas la première fois que des choses comme ça se produisent et c'est pour cela que les policiers étaient vigilants. Ils voulaient la fouiller parce qu'ils trouvaient étrange la façon dont elle bougeait. Elle a résisté et sa bombe a explosé. Franchement, je n'ai pas de renseignement précis sur son identité ou sur son âge. Tout ce que je sais c'est qu'il s'agissait d'une fille.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20150110-nigeria-19-morts-attentat-suicide-fillette-explosion-bombe/


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Re: enfants soldats

Message  ivo le Ven 13 Fév - 8:39

En Afrique, le phénomène des enfants soldats reste une préoccupation
Ce jeudi 12 février est la Journée internationale des enfants soldats. Un phénomène qui touche près de 300 000 enfants et que l'on retrouve dans plusieurs pays en crise sur le continent africain.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20150212-afrique-le-phenomene-enfants-soldats-reste-une-preoccupation/

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Re: enfants soldats

Message  ivo le Dim 22 Fév - 8:34

Enfants-soldats : un groupe armé enlève 89 adolescents au Soudan du Sud
L'Unicef alerte sur l’enlèvement de 89 adolescents, cette semaine, au Soudan du Sud. Depuis le début de la guerre civile en décembre 2013, le pays compte environ 12 000 enfants-soldats, utilisés tant côté rebelle, que par l'armée.
>>>
http://www.france24.com/fr/20150221-enfants-soldats-groupe-arme-enlevement-adolescent-soudan-sud-salva-kiir-unicef-hrw-michael-makuei-guerre-addis-abeba/

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Re: enfants soldats

Message  ivo le Ven 6 Mar - 9:08

Enfants-soldats : les jeunes yazidis enrôlés de force par l'EI
Jalal Lazgin, chef d’un centre culturel yazidi dans la région de Sharia, province de Dohuk, estime que plus de 1 500 jeunes garçons yazidis "du nourrisson jusqu'à l'âge de 14 ou 15 ans" sont toujours retenus par l’EI.
Les membres de l’organisation terroriste croient qu’en convertissant les Yazidis de force à l'islam et en faisant d’eux des jihadistes, ils leur apportent le salut.
Sur Twitter, un militant de l’EI a posté une photo de deux jeunes garçons, dont un probablement âgé d’un an qui porte un pistolet, avec ce commentaire : "Des enfants yazidis. Avec la grâce de Dieu, ils seront parmi les dirigeants de l'État islamique dans la conquête de Rome".
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http://www.france24.com/fr/20150305-irak-syrie-jihadistes-etat-islamique-ei-yazidis-enfants-soldats/
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ivo

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Re: enfants soldats

Message  ivo le Mar 13 Oct - 10:38

Etat islamique : des enfants entraînés pour tuer à Racca
http://fr.euronews.com/2015/10/12/etat-islamique-des-enfants-entraines-pour-tuer-a-racca/
Le groupe Etat islamique entraîne des jeunes garçons militairement et idéologiquement pour former sa prochaine génération de combattants.
Sur cette vidéo de propagande, on découvre le camp d’entraînement de Racca en Syrie. Il s’agit de “l’Institut Farouq pour les enfants du califat”. Ces jeunes sont formés au maniement des armes. On leur inculque aussi les croyances extrémistes du groupe, un véritable lavage de cerveau.

Ils nous ont appris à égorger et à nous faire exploser. Il faut mettre notre main sur le front, tirer la tête, mettre le couteau sur la gorge et trancher. Et pour la ceinture qui est attachée à notre taille, on nous dit qu’il faut tirer vers le haut une pièce de métal blanche attachée à elle et on explose immédiatement. On nous a aussi appris à tirer la bague sur le dessus d’une grenade et à la jeter immédiatement, ou sinon elle explose sur nous“ explique Rhagib al-Yas Ahmed, 14 ans.

Ce jeune garçon avait été capturé par les djihadistes dans son village yézidi. Il a passé sept mois à Racca avant de pouvoir finalement s’en échapper avec son frère de 11 ans et sa mère. Ses deux soeurs ont été faites esclaves sexuelles.
Il a été obligé se convertir à l’Islam et a été maltraité et violenté. Il se trouve désormais dans un camp de réfugiés en Irak.

Ceux qui terminent l’entraînement sont envoyés dans un second camp pour un entraînement plus strict avant d‘être envoyés au combat à Kobané. Ils nous ont dit qu’on allait combattre les Yézidis et les tuer parce que ce sont des infidèles et que si on meurt, on va au paradis, et eux en enfer.

Au camp de réfugiés irakien de Qadiya, Raghib a retrouvé un parent, Hamada Shihab Ahmed, 10 ans. Lui a passé deux mois à Racca avec les militants d’Etat islamique avant de pouvoir aussi s‘échapper avec une tante il y a une vingtaine de jours.

Il témoigne, le visage caché :

“Nous étions plus de 80 enfants yézidis au camp en plus des enfants musulmans. Il y avait des enfants de 5 ans, 6 ans jusqu‘à 15 ans. Mon cousin de 15 ans est encore là-bas.“

On nous entraînait du matin au soir à l’Institut Farouq pour les enfants et nos photos et nos vidéos étaient publiées sur une page Facebook. On nous enseignait la religion et ceux qui ne pouvaient pas apprendre étaient punis. La punition, c‘était d‘être battu ou de rester debout au soleil. Ils nous faisaient lever à 4h pour prier et ils nous surveillaient et punissaient ceux qui ne se levaient pas. Y’avait peu de nourriture, on avait un repas par jour.“

Si ces enfants-là avaient été enlevés, le groupe Etat islamique persuade aussi souvent les parents d’envoyer leurs enfants dans ses camps d’entraînement en échange d’argent. Et à Racca, la misère est grande après trois ans de guerre…

http://fr.euronews.com/2015/10/12/etat-islamique-des-enfants-entraines-pour-tuer-a-racca/
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