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enfance ...

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enfance ...

Message  ivo le Mar 12 Juin - 9:53

En Europe, les "boîtes à bébés" se multiplient
http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/11/en-europe-les-boites-a-bebes-se-multiplient_1716529_3214.html?google_editors_picks=true
On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.
Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.


ONZE PAYS EUROPÉENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent.

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une de ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux". En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible". Or les bébés récupérés grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon". Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accoucher sous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec "l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.
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Re: enfance ...

Message  spike le Mar 12 Juin - 13:12

Comme ça, ça fera de la place dans le frigo^^!

Non, plus sérieusement, on voit là l'importance que revêt l'IVG.
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spike

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Re: enfance ...

Message  ivo le Lun 17 Juin - 8:31

Enfant africain: tour d'horizon des turpitudes vécues
Pour la Journée de l'enfant africain, l'Unicef et de nombreuses organisations de protection des enfants se mobilisent. Cette année 2013, le thème retenu est : « Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants ». Violences sexuelles, exploitation, enrôlement dans des groupes armés... Inventaire non exhaustif de situations et drames qui frappent des enfants d'Afrique.
>>>
http://www.rfi.fr/afrique/20130616-journee-enfants-afrique-viol-violences-rdc-congo-senegal-cameroun-maroc-mali
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Re: enfance ...

Message  ivo le Lun 13 Jan - 10:43

Afghanistan: «Je ferai des briques toute ma vie»
http://www.liberation.fr/monde/2014/01/06/je-ferai-des-briques-toute-ma-vie_970919?xtor=rss-450
Les plus jeunes ont 3 ans. En Afghanistan, ils sont des dizaines de milliers d’enfants à travailler onze heures par jour, esclaves comme leurs pères d’un système d’endettement infernal.
Ibrahim a 8 ans et des mains de vieillard. Les paumes sont boursouflées de cals gros comme des cailloux. Le dos est strié de rides tellement asséchées qu’elles semblent prêtes à se déchirer. «Ça fait mal», dit Ibrahim, en se massant les doigts. Il le dit comme si c’était normal, comme s’il n’y avait rien à faire. Il a de toute façon déjà trop parlé, il doit se remettre à travailler. Accroupi pieds nus dans la poussière, il reprend une poignée de boue, la jette dans un moule, le retourne, tape dessus d’un coup sec, l’enlève, et recommence.
Ibrahim est un enfant esclave. Onze heures par jour, six jours par semaine, cinquante-deux semaines par an, il moule des briques à Surkh Rod, à côté de Jalalabad, la grande ville de l’est de l’Afghanistan. Il ne l’a pas choisi, c’est ainsi. Son père, son frère et sa sœur travaillent à côté de lui. Aucun ne se plaint. «Je sais que je ferai des briques toute ma vie», dit Ibrahim.

«JE NE VOULAIS PAS DE CETTE VIE POUR MES ENFANTS»

Son père soupire à travers sa bouche édentée. Il ne connaît pas son âge exact, 60 ans peut-être. Il montre ses blessures par balles à la jambe gauche et à l’épaule droite, dit qu’il était un moudjahid, qu’il s’est battu contre les Russes en Afghanistan, qu’il n’avait plus rien après et qu’il a bien fallu trouver un travail. Ce fut donc une briqueterie de l’autre côté de la frontière, dans un faubourg de Peshawar, au Pakistan. Au gré des employeurs qui ont bien voulu de lui, il est revenu en Afghanistan, à Surkh Rod, il y a treize ans. «Je ne voulais pas de cette vie pour mes enfants. Ils devraient aller à l’école et jouer avec leurs amis. Mais je ne peux pas faire autrement, j’ai besoin d’eux pour m’aider à atteindre ma production.»

Chaque jour, Ibrahim et sa famille fabriquent environ 1 000 briques. Cela leur rapporte 520 roupies pakistanaises, moins de 3,50 euros. Pas assez pour bien se nourrir. Quand il part travailler à 5 heures, Ibrahim n’a bu qu’un thé. Le midi, il a droit à des pommes de terre, parfois des épinards ou des haricots. Même chose le soir. La viande est réservée aux jours de fête. «Les fruits, je les vois au marché, mais on ne peut pas les acheter», explique-t-il.

Ibrahim ne peut pas non plus aller chez le médecin. Il est pourtant souvent malade, à passer ses journées à malaxer la boue en restant accroupi, enveloppé de poussière. Il y a quelques jours, il toussait sans arrêt, avait mal à la poitrine et de la fièvre. Le soir, il s’endormait dès qu’il rentrait, trop épuisé pour manger.

Aujourd’hui, Ibrahim va mieux mais c’est son petit frère qui est fiévreux. A côté de son tas de boue, Jabar, 5 ans, a une mauvaise toux sèche qui le fait trembler à chaque quinte. «Je n’ai même pas les 150 afghanis [2 euros] pour l’emmener à Jalalabad voir un médecin», dit son père avant de repartir avec sa pelle chercher de la terre.

LOIN DES CONTRÔLES, DANS DES CAMPAGNES RECULÉES

Dans un restaurant de Kaboul, la capitale afghane, Sayed Hashemi, spécialiste de la protection de l’enfance à l’Unicef en Afghanistan, a l’air gêné. Il répète que la loi afghane est sans équivoque : les enfants n’ont pas le droit de travailler. Il affirme aussi que le gouvernement et son ministère des Affaires sociales «s’impliquent pour régler le problème des briqueteries». Mais qu’il faut du temps, et de l’argent. «La question est d’autant plus compliquée que l’on ne voit pas ces enfants. Ils sont souvent dans des campagnes reculées, à la différence de ceux qui mendient ou lavent des voitures dans les rues des grandes villes», justifie-t-il. L’Unicef n’a pas de véritable stratégie. Elle a seulement lancé un «programme pilote», en 2010, dans le district de Surkh Rod. Après des discussions avec les patrons des briqueteries, les parents et les enseignants locaux, 309 enfants ont été scolarisés.

Selon l’étude «Buried in bricks» («Enterrés sous les briques)», réalisée en 2011 par la société de conseil et de recherche Samuel Hall, ils sont plus de 4 000 enfants de moins de 15 ans à travailler dans le district. Près de 31 000 autres sont employés dans des briqueteries de Deh Sabz, au nord de Kaboul. Les plus jeunes ont 3 ans.

Ibrahim n’a jamais vu d’employés de l’Unicef, du gouvernement ou d’une quelconque ONG. Les seuls étrangers qu’il a croisés sont des militaires. «Des Américains, affirme-t-il. Ils étaient dans des tanks, dans le centre du village.» Il n’a pas compris ce qu’ils faisaient là, il n’a jamais entendu parler du 11 Septembre ou de la lutte contre les talibans. Mais aussi illettré et peu éduqué soit-il, il a bien saisi la nature du système qui a fait de lui un esclave. Un système de servitude, qui repose sur l’endettement des chefs de famille.

UNE NOUVELLE BRIQUETERIE TOUS LES TROIS ANS

«Le problème est ce prêt que nous devons rembourser», dit Ibrahim. Son père l’a contracté il y a plus de dix ans, lorsqu’il était au Pakistan. «Je ne m’en sortais pas, j’ai dû emprunter l’équivalent de 50 000 roupies à un intermédiaire. En échange, il a fallu que j’accepte de travailler et d’être logé ici, en Afghanistan», explique-t-il. Impossible depuis de rembourser ne serait-ce qu’une roupie. Alors, quand l’intermédiaire se fait pressant, le père d’Ibrahim lui rend son argent en réempruntant ailleurs la même somme. Il change simplement de créancier et de briqueterie. «Je dois faire ça tous les trois ans en moyenne. Je suis piégé, je ne peux pas chercher un autre travail, car il faudrait alors que je rembourse ma dette, mais je n’ai rien, juste de quoi vivre au jour le jour», dit-il.

Dans son infortune, le père d’Ibrahim a tout de même plus de chance que son voisin Nader, 65 ans. Endetté lui aussi depuis plus de dix ans, il vient de recontracter un prêt de 50 000 afghanis pour se soigner. Il ne sait pas ce qu’il a, un cancer au visage probablement. Il revient juste de Peshawar où il a été une nouvelle fois opéré. Le chirurgien a pris des bouts de peau sur la joue droite pour les greffer sur la gauche. La fois précédente, il avait prélevé un bout d’os pour tenter de reconstituer le nez. Mais la tumeur continue de progresser et s’attaque au front. Nader est défiguré, le nez de travers, les paupières gonflées, le front creusé de cicatrices purulentes. Il a surtout du mal à respirer et ne peut plus guère marcher. Il passe ses journées dans l’une des deux pièces, sans eau courante ni électricité, attribuées à sa famille de huit personnes. Le sol est en terre et le toit simplement recouvert de paille.

UN BAKCHICH POUR LA RETRAITE

Ancien officier dans l’armée afghane, Nader a théoriquement droit à une retraite. Mais en Afghanistan, pays le plus corrompu au monde, il faut payer un bakchich pour la toucher. La famille de Nader n’a même pas de quoi acheter à manger. Depuis quelques mois, elle s’endette auprès des épiciers du village. Saïd Omar, le patron de la briqueterie, n’a pas l’allure d’un esclavagiste. Vêtu du même shalwar kamiz, la tunique traditionnelle afghane, que ses employés, il reçoit dans une petite maison qui lui sert de bureau. L’ampoule qui pend au plafond est alimentée par une batterie. Les coussins posés à même le sol sont recouverts de plastique pour les protéger de la poussière.

Seuls signes apparents de richesse, deux tourterelles qui chantent dans leur cage à l’entrée de la maison. Saïd Omar a pris des parts dans la briqueterie il y a trois ans, avec de l’argent gagné grâce à son restaurant de Jalalabad. A l’entendre, il n’aurait pu choisir pire investissement. «Non seulement je ne gagne rien, mais en plus, je commence à perdre de l’argent», dit-il en mangeant des épinards au yaourt. Les affaires, ajoute-t-il, n’ont jamais été bonnes, même quand ses briques servaient à construire des écoles et des cliniques financées par la communauté internationale.

Et aujourd’hui, alors que personne ne sait s’il restera des troupes étrangères après 2014, date annoncée du retrait de l’Otan, plus rien ne se construit. «Il n’y a pas de sécurité et toutes sortes de rumeurs circulent sur ce qui va se passer. Certains prédisent une guerre civile, d’autres un retour au pouvoir des talibans. Moi, je n’en sais rien. Mais ce que je vois, c’est qu’il n’y a plus aucun investissement, plus aucun chantier. Les gens ne construisent même plus de maison !» Entre les stocks de briques qui s’accumulent et les fournisseurs de sable et de charbon à payer, Saïd Omar dit qu’il a perdu 400 000 roupies en trois ans. «Je revendrais bien mes parts, affirme-t-il, mais personne ne veutles racheter bien sûr. Je suis coincé.»

«CE N’EST MÊME PAS MOI QUI LES AI EMBAUCHÉS…»

Le patron de la briqueterie paraît surpris quand on lui demande s’il trouve normal que des enfants travaillent pour lui. Il hésite, réfléchit et finit par répondre que «non, ça ne l’est pas». «Mais je n’y suis pour rien, je ne force personne. Ce sont leurs pères qui les font travailler, pas moi ! Ce sont eux, les responsables ! Et puis, ce n’est même pas moi qui les ai embauchés, ce sont les intermédiaires», se justifie-t-il. Mal à l’aise, comme s’il craignait ne pas avoir été suffisamment convaincant, il prend un ton doucereux pour affirmer que «cela [lui] fend le cœur» et lui «donne envie de pleurer». «Mais bon, il ne faut pas exagérer, ajoute-t-il. Certains ne font quand même pas grand-chose.»

A quelques dizaines de mètres, Ibrahim travaille toujours. En ce milieu d’après-midi, il ne moule plus les briques mais prépare la terre pour le lendemain. Son petit frère creuse à ses côtés, avec une pelle plus grande que lui. Dans une heure ou deux, les deux enfants rejoindront la pièce au plafond de paille où ils passeront la nuit. «Parfois je rêve que mon père a une voiture et qu’on s’en va», dit Ibrahim.

Texte et photos de Luc Mathieu Envoyé spécial à Jalalabad (Afghanistan)


Ibrahim, 8 ans, son frère Jafar, 5 ans, leur père et leur sœur fabriquent des briques onze heures par jour, six jours par semaine, pour un salaire de misère qui ne leur permet même pas de se nourrir correctement. (Photo Luc Mathieu)


Théoriquement, la loi afghane interdit le travail des enfants. (Photo Luc Mathieu)
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Re: enfance ...

Message  ivo le Lun 13 Jan - 10:49

«La lutte contre les inégalités commence dans les crèches»
http://www.liberation.fr/societe/2014/01/13/la-lutte-contre-les-inegalites-commence-dans-les-creches_972309?xtor=rss-450
Le think-tank Terra Nova présente dix recommandations pour prévenir les inégalités dès le berceau.

A quatre ans, un enfant issu d’un milieu défavorisé aura entendu 30 millions de mots en moins qu’un enfant né dans une famille aisée.
Avant même l’entrée au CP, la pauvreté a déjà des conséquences négatives sur le développement linguistique et émotionnel des enfants. Et ces inégalités se répercutent par la suite sur leur scolarité et leur insertion professionnelle. Comme si tout se jouait, finalement dès le berceau.

La fondation Terra Nova, think tank proche du PS, dévoile dans un rapport de 65 pages rendu public ce lundi matin dix recommandations pour rectifier le tir et faire de la petite enfance un levier dans la lutte contre les inégalités, et non un creuset où elles commencent à se développer. «Les crèches sont des outils potentiels de rattrapage des inégalités», insiste Olivier Noblecourt, adjoint chargé de l’action sociale et familiale à la mairie de Grenoble et qui a présidé la rédaction de ce rapport. S’il pointe certaines carences de la politique de la petite enfance, il est présenté comme «une inspiration pour les élus locaux et les acteurs de terrain».

En effet, pour la première fois, toute une série d’expérimentations menées en France ou à l’étranger sont recensées. «Il s’agit, avant les municipales, d’inviter les acteurs locaux et nationaux à l’action en montrant que des expériences, avec des résultats probants sur les enfants ont été menées et méritent d’être généralisées», souligne Olivier Noblecourt.

LES ENFANTS PAUVRES SOUS-REPRÉSENTÉS DANS LES CRÈCHES

Parmi les propositions de Terra Nova, il y a bien sûr la création de places de crèches supplémentaires. Mais au-delà de l’objectif quantitatif de 30 000 places, il s’agit avant tout de mieux cibler les bénéficiaires. Si la France offre un taux d’accueil élevé et en forte croissance, l’offre de place est très inégalement répartie sur le territoire.

Plus préoccupant, parmi les 20% d’enfants les plus défavorisés du pays, seuls 8% bénéficient d’une place en crèche. «Nos crèches n’accueillent pas assez ceux qui en ont le plus besoin. Les enfants pauvres y sont sous représentés», relève Olivier Noblecourt. Pour Terra Nova, le conseil général d’Ille-et-Vilaine propose une solution innovante en la matière. Les nouvelles structures sont subventionnées à condition qu’elles accueillent au moins 40% d’enfants des familles en difficultés. «Il ne s’agit pas d’évincer les couples bi-actifs des crèches, note le rapport, mais de profiter des nouvelles places pour inclure davantage de familles pauvres. Les crèches sont un besoin important pour toutes les familles mais pour les enfants pauvres elles peuvent changer le cours d’une vie.»


STIMULER LE LANGAGE DES ENFANTS

La recommandation la plus innovante présentée dans ce rapport suggère de faire des crèches des lieux d’éducation. En somme, le premier lieu d’apprentissage bien avant la maternelle. «Nous envisageons trop souvent les crèches comme un simple service de garde», déplore Olivier Noblecourt. «Il ne s’agit pas d’en faire des classes prépas mais de reconnaître que des méthodes pédagogiques peuvent être mises en place pour stimuler le langage des enfants.»

Le rapport présente plusieurs expérimentations menées aux Etats-Unis dans les années 70 ou plus récemment en France. Depuis 2006 à Grenoble, le programme «Parler bambin» lancé dans des crèches de zones sensibles, vise à inciter les enfants à parler. Les séances de lecture sont individualisées et les parents sont impliqués pour poursuivre les activités à la maison. Six mois après sa mise en place, une évaluation a mis en évidence «des progrès significatifs et durables des enfants qui y ont participé: les enfants qui ont le plus progressé sont ceux qui avaient le niveau de départ le plus faible». «En expérimentant, en évaluant et en changeant d’échelle», martèle le rapport, «de telles innovations peuvent transformer les crèches en armes cruciales de lutte contre les inégalités.»

http://www.scribd.com/document_downloads/199120314?extension=pdf&from=embed&source=embed
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Message  ivo le Mer 15 Jan - 9:57

Jean, Max et Icham : il était une fois trois ados « violents »
Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS :

« Le problème n’est pas une modification récente du comportement de nos jeunes. Je vois en réalité deux enjeux de fond : le premier est un processus de judiciarisation aux termes duquel on poursuit aujourd’hui des mineurs pour des faits qui ne sont pas nouveaux, mais que, autrefois, on était capable de gérer sans saisir la police et la justice.

Le deuxième c’est le processus de ghettoïsation aux termes duquel sont concentrées dans les quartiers que l’Insee appelle les “zones urbaines sensibles” les familles les plus précaires à tous points de vue, ce qui a notamment pour conséquence l’importance du niveau de certaines délinquances juvéniles. »

Je pense que cette petite formule « Ils sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents » est un véritable lieu commun du débat public, répété en boucle depuis maintenant plus de quinze ans. Aucune étude scientifique n’a jamais établi ce point. Et les quelques indicateurs que nous avons, non pas sur les statistiques administratives mais sur les enquêtes en population générale, concluent tous à une stabilité de problèmes sur les dix dernières années.
>>>
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/jusquici-tout-va-bien/2014/01/14/jean-max-et-icham-il-etait-une-fois-trois-ados-violents-232080
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Re: enfance ...

Message  Hostyr le Jeu 16 Jan - 13:19

Pédophilie: démantèlement d'un réseau diffusant des images en direct sur internet


L'enquête qui s'est déroulée dans 12 pays et a abouti à l'arrestation de 17 Britanniques cherche à démanteler un réseau pédophile philippin qui diffuse des scènes d'abus sexuels en direct sur internet. 


Les polices britannique, américaine et australienne coopèrent afin de démanteler un réseau pédophile philippin qui diffuse des scènes d'abus sexuels en direct sur internet, a annoncé jeudi l'Agence nationale du crime britannique (NCA). 
La NCA, qui mène l'enquête sur ce réseau depuis sa découverte il y a deux ans de vidéos obscènes sur l'ordinateur d'un pédophile britannique, a qualifié l'abus de mineurs dans les pays en développement de "menace significative et émergente". 
"L'extrême pauvreté, la disponibilité croissante d'internet haut débit et l'existence de nombreux riches consommateurs étrangers conduisent le crime organisé à exploiter des enfants pour des gains financiers", a averti le NCA. 
L'enquête -- appelée Operation Endeavour ("Effort") -- s'est déroulée dans 12 pays et a abouti à l'arrestation de 17 Britanniques, dont cinq ont été condamnés. Quinze enfants âgés de 6 à 15 ans ont été secourus. 
Des suspects ont été identifié en Australie, aus Etats-Unis, en France, en Allemagne, au Canada, à Hong Kong, aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, à Taiwan, au Danemark et en Suisse. 
Aux Philippines, selon la BBC, 15 enfants âgés de six à 15 ans ont été sortis des grilles de ce réseau.  
L'enquête a commencé en 2012 après que la découverte par la police du Northamptonshire de vidéos et de DVD enregistrés avec une web cam au domicile d'un pédophile britannique fiché.


 


http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/philippines-enquete-sur-un-reseau-pedophile_1314608.html
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Message  ivo le Sam 13 Juin - 11:32

168 millions d’enfants au travail dans le monde
http://fr.euronews.com/2015/06/12/168-millions-d-enfants-au-travail-dans-le-monde/
La plupart ont entre 5 et 14 ans et ne touchent que des salaires de misère pour des emplois souvent dangereux.
Il y a encore 15 ans, ils étaient encore plus nombreux, un tiers de plus qu’en 2015, mais l’Organisation Mondiale du Travail estime, dans son dernier rapport, qu’encore aujourd’hui, 5 millions d’enfants sont maintenus en esclavage.

L’OIT révèle que sur les 168 millions d’enfants au travail dans le monde, 78 millions vivent dans les territoires d’Asie et du Pacifique, soit près de 10 % des enfants de cette région.

En Afrique sub-saharienne, 2 enfants sur 10 sont obligés de travailler. En Amérique Latine et dans les Caraïbes, ils sont 13 millions d’enfants au travail et plus de 10 millions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

L’Inde est particulièrement touchée. Dans un bidonville de New Delhi, un père explique ainsi être obligé de faire travailler ses trois filles et que tous, avec l’aide de leur mère, ne gagnent ensemble que 7 euros pas jour en ramassant des chiffons dans les poubelles.

Dans son dernier rapport, l’OIT rappelle que l’accès à l‘éducation primaire est essentiel pour lutter contre le travail des enfants et recommande la mise en place de programmes de formation professionnelle pour les jeunes sans profession : dans le monde, 75 millions de jeunes entre 15 et 24 ans n’ont aucune profession.
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Re: enfance ...

Message  ivo le Lun 15 Juin - 9:08

4 enfants « liushu ertong » de 5 à 13 ans se donnent la mort
http://blog.radiofrance.fr/philippe-reltien/4-enfants-liushu-ertong-de-5-13-ans-se-donnent-la-mort/
La Chine compte plus de 60 millions d’enfants de migrants confiés à de vagues parents dans leurs villages. Deux ans après le décès de 5 enfants intoxiqués au monoxyde de carbone dans une benne à ordures sur la commune de Bijie dans la province centrale de Guizhou, 4 enfants de 5 à 13 ans abandonnés par leurs parents « migrants » sont morts sur le meme territoire en buvant du pesticide. Le maire Chen Changxu avait annoncé à l’époque l’ouverture d’un fichier d’enregistrement des enfants « laissés derrière ». Les 3 soeurs et frères du village de Cizhu avaient quitté l’école et vivaient avec le mandat mensuel envoyé au village par leur père avec un grand oncle chargé de les surveillerà distance. C’est lui qui les a découvert inanimés tard dans la nuit de mardi.
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Message  ivo le Mar 16 Juin - 11:47

Plus en plus d’enfants hongrois sous le seuil de pauvreté
En Hongrie, plus de 42 pour cent des enfants de moins de 7 ans vivaient dans la pauvreté en 2014.
Maria Herczog est la président de l’organisation Eurochild : “De moins en moins de gens reçoivent des aides, et en même temps, il y a un mauvais état d’esprit à propos des pauvres. Cela nourrit certaines décisions politiques qui punissent d’abord les pauvres, dont les conditions de vie se détériorent.”
“La plupart de ces gens ont honte, ils préfèrent cacher le fait qu’ils ne peuvent pas acheter des médicaments pour leurs enfants : les enfants, c’est ce qui est le plus important pour eux. Ne pas pouvoir les soigner, pour eux, c’est être mauvais parent. Ces enfants qui meurent de faim, même s’ils ont un poids plus ou moins acceptable apprennent plus difficilement, ils ne peuvent pas se concentrer, ils font plus lentement leur exercices de maths, ils apprennent à lire plus lentement. Bien souvent, la faim atténue les capacités. Quand on parle aux parents, oui, on comprend la vérité. Quand une mère dit : “je n’ai pas eu le temps de lui donner un petit déjeuner” – c’est que non, elle n’a rien à lui donner.”
>>>
http://fr.euronews.com/2015/06/15/plus-en-plus-denfants-hongrois-sous-le-seuil-de-pauvrete/
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Message  ivo le Lun 29 Juin - 8:16

La détresse des enfants des migrants ''abandonnés'' dans les campagnes chinoises
Aujourd'hui environ 6 millions d’enfants sont ainsi ''abandonnés'', soit plus du tiers des enfants vivant en Chine rurale
>>>
http://observers.france24.com/fr/content/20150622-detresse-enfants-migrants-abandonnes-campagnes-chinoises

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Message  ivo le Dim 11 Oct - 8:39

Urmila, ex-enfant esclave
Dès la naissance, l'avenir d'Urmila était scellé. Elle est née dans une ethnie népalaise où les filles deviennent presque toute Kamalari, esclave domestique. A six ans, Urmila est achetée par une famille très riche de Katmandou à 12h de route de chez elle. Pendant douze ans, elle travaille 18 heures par jour.
Pendant des années au Népal, le système Kamalari est presque institutionnalisé. Une fois par an, lors de la fête de l'ethnie d'Urmila, très pauvre, les familles riches népalaises viennent choisir les fillettes en leur promettant une meilleure vie. "Ils disent : on prend cette fille et on va l'envoyer à l'école. Et les familles répondent : ok ! Si elle va à l'école, prenez-là". Car c'est à cause de l'ignorance que les familles acceptent. Avec une voix douce et un regard sérieux, Urmila explique que ses parents l'ont prêté pour 25 euros par an en pensant qu'elle irait à l'école.
Au Népal, même si le système Kamalari est interdit depuis deux ans, 13.000 filles sont encore esclaves domestiques.
>>>
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/urmila-ex-enfant-esclave-qui-se-bat-pour-l-education-737347
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Message  ivo le Mer 27 Jan - 11:03

Ce qui tue les enfants du monde
Près de huit millions d'enfants et adolescents sont morts en 2013, selon une étude portant sur 188 pays. Beaucoup de ces décès auraient pu être évités...
>>>
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/01/26/24535-ce-qui-tue-enfants-monde
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Message  ivo le Ven 10 Juin - 8:50

Les Nations unies accusent la coalition dirigée par l’Arabie saoudite d'être responsable de la mort de centaines d'enfants, tués dans les bombardements au Yémen. Mais sous la pression de Riyad, Ban Ki-moon a finalement retiré la mention
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http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160609-enfants-tues-yemen-ban-ki-moon-plaint-pressions-injustifiees-arabie-saoudite
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